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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ La Chine a diffusé les vidéos filmées par les pompiers venus chercher la boîte noire du navire.
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<article-nb="2018/01/22/19-2">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des relevés thermométriques.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’Allemagne, dépendante du charbon, a abandonné son objectif de diminuer ses émissions de 40 % d’ici à 2020.
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L’Europe en pleine contradiction sur le climat

L’Allemagne, dépendante du charbon, a abandonné son objectif de diminuer ses émissions de 40 % d’ici à 2020.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 17h25
    |

            Simon Roger et 
                                Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Dans le dossier climatique, l’Union européenne avance plus que jamais à hue et à dia, au gré des humeurs de ses Etats membres. Fin 2017, le conseil des ministres de l’UE réitérait son soutien aux énergies fossiles les plus émettrices de gaz à effet de serre. Après un lobbying décisif de la Pologne et de l’Allemagne, les Vingt-Huit décidaient de maintenir jusqu’en 2035, et non 2020 comme le proposaient de nombreux pays, les « mécanismes de capacité » qui autorisent les pouvoirs publics à financer les centrales à charbon en cas de pic de consommation électrique.
Le 12 janvier, Berlin envoyait un autre signal négatif. Dans la perspective d’un accord de coalition gouvernementale entre les partis de l’Union chrétienne (CDU et CSU) et le Parti social-démocrate (SPD), la chancellerie renonçait à ses objectifs climat pour 2020, qui prévoient à cette date une baisse des émissions allemandes de gaz à effet de serre de 40 % par rapport à leur niveau de 1990. Réunis en congrès dimanche 21 janvier, les délégués du SPD ont validé le projet d’accord et s’orientent vers cette reculade lourde de sens pour un pays qui se considère volontiers comme un pionnier du tournant énergétique et de la lutte contre le réchauffement.

Mais cette marche arrière n’a pas empêché le pas en avant du Parlement de Strasbourg. Le 17 janvier, les députés européens ont arrêté des positions plus ambitieuses que celles de la Commission sur le « paquet climat-énergie », le document qui fixe les orientations stratégiques de l’UE en la matière.
Une majorité s’est dégagée au moment du vote pour rehausser le contenu des directives sur la gouvernance de l’Union, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Sur le premier point, les parlementaires ont adopté un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. « C’est le seul horizon possible pour respecter les engagements de l’accord de Paris, salue Neil Makaroff, chargé des politiques européennes pour le Réseau...




                        

                        


<article-nb="2018/01/22/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Des pluies intenses ont touché la France ce week-end. Plusieurs départements du Sud-Ouest sont placés en vigilance orange inondation. En montagne, la vigilance est renforcée pour les pluies et les avalanches.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Intempéries : 13 départements en vigilance orange inondation et avalanche

Des pluies intenses ont touché la France ce week-end. Plusieurs départements du Sud-Ouest sont placés en vigilance orange inondation. En montagne, la vigilance est renforcée pour les pluies et les avalanches.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 07h50
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 09h27
   





                        


Treize départements étaient classés en vigilance orange, lundi 22 janvier au matin, notamment en raison de pluies et de risques d’inondation liés à une perturbation s’étirant du Nord aux Alpes et au Sud-Ouest, a fait savoir Météo France dans son bulletin de 6 heures.
Ce week-end, des vents violents se sont abattus sur la Corse, soufflant jusqu’à « 160 km/h sur le cap Corse, 120 km/h dans la région bastiaise et jusqu’à 140 km/h sur le relief et la côte orientale » de l’île. Dans d’autres départements français, ce sont la pluie et la neige qui ont engendré des perturbations.
Dimanche après-midi, quinze départements étaient placés en vigilance orange. La Dordogne et la Corrèze ne sont plus en vigilance crue.
Les treize départements désormais concernés par ces vigilances orange sont les suivants :
En vigilance orange pluie-inondation : l’Ain, le Doubs, l’Isère, le Jura, la Savoie et la Haute-Savoie. Savoie, Haute-Savoie et Isère sont également placées en vigilance orange avalanche.En vigilance orange crue : l’Aveyron, le Tarn, Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne, la Haute-Marne, la Nièvre et l’Yonne.
En montagne, le risque d’avalanche est classé « très fort », notamment en Haute-Savoie, et en Savoie. « Les chutes de neige accumulées depuis plusieurs jours en altitude sont très importantes, de l’ordre d’un mètre de neige fraîche en deux jours sur les massifs savoyards. Il neige toujours ce matin [lundi 22 janvier] au-dessus de 2 000 mètres environ, les pluies sont soutenues en dessous. », écrit Météo France sur son site.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Une loi-cadre entrée en vigueur le 1er janvier oblige le gouvernement à mener une politique en accord avec les objectifs climatiques adoptés par le Parlement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/01/2018
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La Suède se dote d’une loi climatique extrêmement ambitieuse

Une loi-cadre entrée en vigueur le 1er janvier oblige le gouvernement à mener une politique en accord avec les objectifs climatiques adoptés par le Parlement.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 11h27
    |

            Olivier Truc (Stockholm, correspondance)








                        



                                


                            
En Suède, le Notre-Dame-des-Landes local s’appelle Arlanda et Sälen. Pas de ZAD ni de zadistes mais, face aux projets d’agrandissement de ces deux aéroports, l’un pour la capitale et l’autre pour une station de ski, c’est bien le gouvernement suédois lui-même qui pourrait se retrouver dans le rôle du contestataire s’il veut faire appliquer la nouvelle et très ambitieuse loi climat entrée en vigueur le 1er janvier et largement saluée par les organisations environnementales.
Pour la première fois, la Suède s’est dotée d’une loi-cadre qui oblige le gouvernement à mener une politique en cohérence avec les objectifs climatiques adoptés par le Parlement. Elle se veut un instrument déterminant pour permettre à la Suède de respecter ses engagements pris lors de l’accord de Paris en 2015. « Les mesures politiques dans les secteurs de l’industrie, de l’agriculture et des transports vont être très importants », a annoncé la ministre du climat, Isabella Lövin.
Tous les partis politiques représentés au Parlement, à l’exception de l’extrême droite, soutiennent cette loi, lui donnant un poids exceptionnel. Présentée comme la plus importante réforme climatique de l’histoire du royaume, cette loi-cadre va contraindre les entreprises et la société à la transition écologique. Elle accompagne l’ambition du gouvernement suédois d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2045.
Exigences comptables
Les contrôles et exigences comptables en sont des éléments-clés. Désormais, le gouvernement doit rendre compte chaque année au Parlement de ses choix budgétaires au regard de la lutte contre le réchauffement climatique. Tous les quatre ans, il devra présenter un plan d’action garantissant la cohérence des actions. Un Conseil du climat constitué d’experts indépendants est chargé du contrôle.
« Il est inefficace d’investir des ressources dans la politique climatique si des décisions contre-productives sont prises dans d’autres domaines politiques,...




                        

                        


<article-nb="2018/01/22/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Selon des images prises par satellite, les trois nappes d’hydrocarbure mesurent au total 332 km2, contre 101 km2 mercredi.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

En mer de Chine, la marée noire a triplé de taille en quatre jours

Selon des images prises par satellite, les trois nappes d’hydrocarbure mesurent au total 332 km2, contre 101 km2 mercredi.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 15h32
   





                        



   


La marée noire provoquée par le naufrage d’un pétrolier en mer de Chine orientale a triplé de taille en l’espace de quatre jours, couvrant désormais plus de 300 km2, selon des chiffres du gouvernement chinois diffusés lundi 22 janvier.

        Lire aussi :
         

                Fortes craintes d’une marée noire en mer de Chine après le naufrage d’un pétrolier



Des images prises par satellite ont permis de détecter trois nappes d’hydrocarbure mesurant au total 332 km2, a écrit dimanche soir dans un communiqué l’Administration nationale des océans, qui mercredi avait fait état d’une marée noire de 101 km2.
Une quantité incertaine de polluants
Le Sanchi, qui transportait 136 000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, a sombré le 14 janvier après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d’une collision avec un cargo à environ 300 kilomètres à l’est de Shanghai. Trente-deux marins, dont trente Iraniens et deux Bangladais, ont péri dans la catastrophe.
Le Sanchi gît à présent par 115 mètres de profondeur. La quantité de polluants encore éventuellement dans le bateau n’est pas connue. En plus de sa cargaison, le Sanchi, qui battait pavillon panaméen, pouvait transporter environ 1 000 tonnes de diesel lourd pour faire tourner ses machines.
La marée noire se déplace vers le nord en raison des vents et des courants marins, avait annoncé la semaine dernière l’administration océanique, menaçant potentiellement les côtes sud-coréennes et japonaises.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ La directrice générale de l’ex-GDF Suez, seule femme à la tête d’un groupe du CAC 40, devra accepter la nomination d’un nouveau président à la place de Gérard Mestrallet, dont le mandat s’achève en mai.
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Isabelle Kocher ne sera pas présidente d’Engie

La directrice générale de l’ex-GDF Suez, seule femme à la tête d’un groupe du CAC 40, devra accepter la nomination d’un nouveau président à la place de Gérard Mestrallet, dont le mandat s’achève en mai.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 18h32
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 07h31
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Après des mois de valse-hésitation, l’Etat a finalement annoncé officiellement sa position : Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, n’occupera pas la fonction de présidente du groupe. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, l’a confirmé dimanche 21 janvier sur BFM-TV, après la publication d’informations allant dans ce sens par Le Journal du dimanche.
Pour comprendre cette décision, il faut remonter à l’arrivée d’Isabelle Kocher au poste de directrice générale du groupe, en 2016. A l’époque, Gérard Mestrallet, président-directeur général du groupe et artisan de la fusion GDF Suez, pousse la normalienne, ingénieure des mines, à la tête du groupe, avec la volonté affichée de lui laisser les rênes à son départ, au printemps 2018.
Climat électrique
Mais les relations entre les deux dirigeants se tendent rapidement. Isabelle Kocher engage l’ancien géant gazier dans une transition à marche rapide : elle transforme les instances dirigeantes, vend pour 15 milliards d’euros d’actifs et engage Engie à devenir d’abord un groupe de services énergétiques, tourné vers le numérique et les énergies renouvelables. Une orientation qui n’est pas toujours populaire en interne, notamment auprès d’anciens de Gaz de France qui lui reprochent d’abandonner les métiers du gaz, pourtant au cœur du modèle économique du groupe.
Depuis plusieurs semaines, Gérard Mestrallet et ses proches ne cachent pas leur volonté de voir Isabelle Kocher chaperonnée par un président.
Macron tranchera sur le nom
« Il se trouve que le conseil d’administration d’Engie a décidé de dissocier les fonctions de président du conseil d’administration [de celles] de directeur général, respectons les choix de la gouvernance », a fait savoir, dimanche, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Il a dit que la dirigeante avait fait un « très bon travail à la tête d’Engie » et qu’elle avait « la confiance de l’Etat ».
Dimanche, la dirigeante d’Engie a pris acte de cette dissociation : « Si un président nous rejoint et que, parce qu’il est complémentaire, parce qu’il est convaincu du projet, il nous aide à l’accélérer, je suis ravie », a-t-elle déclaré au « Grand Rendez-vous », sur CNews et Europe 1. Elle a également salué le travail de Gérard Mestrallet à la tête du groupe.
En interne, les choses sont un peu plus complexes : l’Etat est actionnaire d’Engie à 24 % et compte cinq membres sur dix-neuf au conseil d’administration. Selon plusieurs sources proches du dossier, la décision sur la succession de Gérard Mestrallet sera prise par Emmanuel Macron, et l’orientation donnée par l’exécutif devrait être suivie sans difficulté par les autres membres du conseil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ RAPPORT D’ÉTONNEMENT. Des associations s’élèvent contre les conditions atroces de la mise à mort de ces créatures, envers lesquelles la plupart d’entre nous n’éprouve aucune empathie.
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Les poissons, suppliciés en silence

RAPPORT D’ÉTONNEMENT. Des associations s’élèvent contre les conditions atroces de la mise à mort de ces créatures, envers lesquelles la plupart d’entre nous n’éprouve aucune empathie.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 12h00
   





                        



                                


                            
En 1497, longeant les côtes de Terre-Neuve, le navigateur vénitien Giovanni Caboto signala dans son journal que les morues étaient si nombreuses qu’elles bloquaient son vaisseau. Cinq siècles plus tard, pour cause de surpêche, 90 % des morues, ou cabillauds, comme la plupart des grands poissons – colins, églefins, espadons, thons, raies, requins… – ont disparu. Le massacre des animaux marins, dont l’habitat couvre 71 % de notre planète, est inouï. Il est cruel et invisible.
« Le pire a lieu en mer »
La Revue semestrielle de droit animalier (RSDA, Université de Limoges), dans son numéro paru en décembre 2017, consacre un dossier effrayant à ces animaux « méprisés et décimés » que sont les poissons. Si, chaque année, nous tuons 64 milliards de vertébrés terrestres pour les manger, nous exterminons entre 970 et 2 740 milliards de vertébrés marins : un chiffre colossal, évalué en 2010 par l’ONG britannique Fishcount. Et cette estimation ne tient pas compte des poissons non homologués que les pêcheurs rejettent à la mer blessés, condamnés à mort : ils représenteraient entre 10 % et 40 % du tonnage. Le rapport de Fishcount conclut : « Le pire a lieu en mer. »
Mais le pire du pire est que nous nous en fichons. Nous n’éprouvons aucune empathie à l’égard de ces créatures si peu anthropomorphes, sans visage, sans regard, silencieuses. Dans une tribune publiée dans la revue, Yves Bonnardel, coordinateur de la campagne mondiale 2016 « Qui sont les poissons ? », explique : « La préoccupation à l’égard des poissons est faible, parce qu’ils nous semblent très différents de nous, que nous n’entendons pas leurs cris de détresse et ne nous identifions guère à ce qu’ils peuvent subir. Pour cette raison, les modes même d’exploitation sont très peu réglementés et causent des souffrances incommensurables. »
Des animaux sociaux
Nous n’imaginons pas que les poissons souffrent. Habitués par la pêche de loisir à les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ A Babcock Ranch, un promoteur bâtit une cité idéale, cernée par la nature et desservie par des navettes robots… mais un peu chère pour ses visiteurs.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/01/2018
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En Floride, ville verte privée cherche habitants fortunés

A Babcock Ranch, un promoteur bâtit une cité idéale, cernée par la nature et desservie par des navettes robots… mais un peu chère pour ses visiteurs.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 09h19
    |

            Grégoire Allix (Fort Myers (Floride), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sous le ciel azur de Floride, la navette autonome rouge longe un lac, dépasse quelques palmiers et s’arrête devant les porches aux poteaux blancs de deux cottages américains typiques, fauteuils à bascule le long des façades de clins gris clair. Ebahis par ce trajet sans chauffeur, une demi-douzaine de passagers en descendent, en direction des logements. Aucun n’y habite : dans ces maisons témoins, des promoteurs espèrent séduire les futurs résidents de ce qui veut devenir la première ville verte des Etats-Unis, entièrement alimentée par l’énergie solaire, débarrassée des voitures, mêlant 20 000 logements et 500 000 m2 de commerces et de bureaux, préservant les ressources naturelles et l’environnement…
Bienvenue à Babcock Ranch, dans le sud-ouest de la Floride. Objectif : 50 000 habitants d’ici vingt ans… Après des années de préparation, le projet prend vie : les premières âmes, deux couples de retraités, ont emménagé en janvier. Robin et Richard Kinley vivaient à Atlanta (Géorgie) ; Donna et James Aveck habitaient dans la municipalité voisine de Punta Gorda.

« J’ai découvert le projet sur Internet et j’ai été conquis. Si je devais dessiner une ville idéale, elle ressemblerait à cela, explique Richard Kinley dans sa maison toute neuve avec jacuzzi extérieur au bord d’un étang, baptisé « lac Kinley », en l’honneur de ses premiers résidents. Le coucher de soleil a achevé de nous convaincre ! » Sa nouvelle voisine, Donna Aveck, complète : « J’aime le fait que ce soit une ville ouverte à tous, où il y aura des familles, des enfants, où l’on pourra tout faire à pied. Ne rien pouvoir faire sans voiture, cela n’a plus de sens aujourd’hui. »
« Mille personnes s’installent chaque jour en Floride »
Drôle de ville, quand même. Ne cherchez pas la mairie ou un conseiller municipal : la cité est entièrement conçue, construite et gérée par un promoteur privé, Syd Kitson. Cet ancien joueur professionnel de...




                        

                        


<article-nb="2018/01/22/19-10">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les adversaires du projet d’aéroport, abandonné par Edouard Philippe, ont annoncé la libération, pour lundi, de la D281, qui donne accès à la ZAD.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/01/2018
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Notre-Dame-des-Landes : les opposants concèdent la « route des chicanes »

Les adversaires du projet d’aéroport, abandonné par Edouard Philippe, ont annoncé la libération, pour lundi, de la D281, qui donne accès à la ZAD.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 07h15
   





                        



   


Les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, finalement abandonné par le gouvernement, ont annoncé la libération, lundi 22 janvier, d’une route départementale d’accès à la ZAD, entravée par des chicanes, dans un document reçu samedi 20 janvier.
Après l’annonce, par le premier ministre Edouard Philippe, de l’abandon du projet d’aéroport, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb a donné jusqu’à « la fin de la semaine prochaine » aux opposants pour libérer les routes d’accès à la zone de Notre-Dame-des-Landes, ajoutant qu’il préférait le faire « par la discussion et la négociation » plutôt que par la force.
Ils devront « dégager la route » et « s’ils ne le font pas d’eux-mêmes, les gendarmes iront la dégager », a déclaré la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, fixant l’échéance au « milieu de semaine prochaine ».

        Lire :
         

          Notre-Dame-des-Landes : les forces de l’ordre dans l’expectative



« On vous invite donc à venir lundi 22 janvier, dès 10 heures, au “Lama fâché” autour d’un café, pour reboucher les trous et enlever les chicanes », écrivent ces opposants dans un document intitulé « Invitation à chantier collectif sur la D281 ».
« Prendre cette décision, c’est sûr, n’a pas été facile et ce n’est pas seulement de gaîté de cœur que nous voulons transformer cette route », mais « c’est parce que nous pensons un futur commun et avons confiance dans notre force collective que nous vous appelons à faire ce chantier entre “nous”, sans la presse », dit l’Association citoyenne des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa).
« Cette route était et restera un symbole de notre résistance commune, et c’est tous ensemble que nous mettons en œuvre son usage partagé, puisqu’il n’y aura pas d’aéroport. »
Bloquée depuis cinq ans
L’association met en garde contre d’éventuelles expulsions des occupants de la ZAD. « Nous portons ceci collectivement, et collectivement nous pourrions revenir sur cette décision si des menaces d’expulsion venaient à se concrétiser, en refermant cette route et les autres traversant la ZAD », écrit-elle.
Pour que les automobilistes puissent de nouveau circuler « tranquillement » sur la route, « il y a aura immédiatement des ralentisseurs provisoires, puis par la suite des ralentisseurs pérennes, et des voies de passage seront créées pour nos amis tritons, salamandres et autres habitants du bocage », annonce l’Acipa, en appelant à un rassemblement « avec pique-nique, pelles, gants, fourche, grands sacs de ferme et volonté ».
La route des chicanes était obstruée depuis cinq ans par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tous genres) et « gardée » quasi en permanence depuis des cabanes et miradors. Sa libération fait débat depuis de longs mois au sein du mouvement anti-aéroport.
Médiation
La médiation privilégiée par les autorités semble avoir prévalu, et les forces de l’ordre discrètement déployées depuis jeudi matin n’auraient finalement pas à intervenir. Les occupants de la ZAD se disent « prêts à négocier » avec l’Etat sur le futur projet de territoire agricole, mais ont répondu à l’ultimatum d’Edouard Philippe, qui a donné jusqu’au 30 mars, fin de la trêve hivernale, pour évacuer les lieux, par un « refus de toute expulsion ».
« Nous discuterons avec tout le monde, par principe, à une condition cependant : tous ceux qui ne seront pas détenteurs d’un titre de propriété pour leur terrain à la fin de la trêve hivernale devront être partis, a répondu samedi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, au quotidien régional Ouest-France. S’ils ne sont pas partis au 31 mars, ils seront expulsés. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Météo France met en garde contre de possibles « difficultés de circulation », voire d’éventuels « dégâts ».
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Vent violent, neige et verglas attendus dans 18 départements

Météo France met en garde contre de possibles « difficultés de circulation », voire d’éventuels « dégâts ».



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h43
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 17h19
   





                        


Dix-huit départements ont été placés en vigilance orange pour vent violent, neige et verglas ou risques de crues, a annoncé samedi Météo France, qui met en garde contre de possibles « difficultés de circulation », voire d’éventuels dégâts.
La vigilance orange pour vent violent concerne sept départements du Sud : les Alpes-Maritimes, le Var, l’Hérault, l’Aude, les Pyrénées-Orientales, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud. Quatre départements alpins sont en vigilance orange « neige-verglas » : les Hautes-Alpes, la Savoie, la Haute-Savoie et l’Isère. Enfin, la vigilance orange pour risques d’inondation s’applique à trois départements de l’Est (Meuse, Haute-Marne et Vosges) et quatre du Sud-Ouest (Corrèze, Dordogne, Landes et Pyrénées-Atlantiques).
En Corse, le vent d’ouest « soufflera en tempête dans la nuit de samedi à dimanche, mais toutefois moins fort que les coups de vent » de ces derniers jours. Dans la deuxième partie de la nuit de samedi à dimanche, Météo France prévoit « des rafales atteignant 160 km/h sur le cap Corse, 120 km/h dans la région bastiaise et jusqu’à 140 km/h sur le relief et la côte orientale » de l’île.
Attention aux chutes d’arbres
Dans les autres départements concernés par la vigilance pour vent violent, les rafales pourront atteindre 130 km/h dans la nuit de samedi à dimanche. Météo France conseille de « limiter ses déplacements » dans les départements touchés par le vent et de prendre particulièrement « garde aux chutes d’arbres ou d’objets divers ».
L’épisode neigeux, lui, est « suffisamment notable pour engendrer des difficultés de circulation et perturber certaines activités économiques ». « Sur les Savoie, l’Isère et les Hautes-Alpes, les quantités de neige iront de quelques centimètres temporaires en plaine du nord Isère à l’avant-pays savoyard en début d’après-midi, à 10 centimètres en vallées intérieures des massifs, 20-30 centimètres vers 1 500 m, 30-50 centimètres en haute montagne d’ici samedi minuit, précise Météo France. La neige continuera de tomber sur les Alpes vers 800 m la nuit suivante et la journée de dimanche. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.
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Abandon de l’aéroport de NDDL, Macron à Calais : l’actualité de la semaine à retenir

Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 09h57
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes officiellement abandonné
Après plus de cinquante ans de blocage, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mercredi la fin du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Le plan proposé par le gouvernement consiste à agrandir l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique ainsi qu’à moderniser celui de Rennes Saint-Jacques pour absorber la hausse du nombre de voyageurs.

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Sur la ZAD (pour « zone d’aménagement différé » ou « zone à défendre », pour les militants anti-aéroports), la nouvelle a été accueillie avec joie. Mais le soulagement pourrait être de courte durée, car Edouard Philippe a aussi annoncé, pour le printemps, l’expulsion de la ZAD afin que les terres « retrouvent leur vocation agricole », bien que les « zadistes » aient déjà lancé de longue date des projets de ce type.
Immigration : Emmanuel Macron à Calais
A l’occasion de son premier déplacement à Calais en tant que chef de l’Etat, Emmanuel Macron a prévenu, mardi, que la France ne laisserait pas s’installer une nouvelle « jungle », alors qu’entre 300 et 600 migrants sont toujours présents à Calais dans l’espoir de passer la frontière avec l’Angleterre. Jeudi, Emmanuel Macron et la première ministre britannique Theresa May ont par ailleurs réaffirmé l’importance de la coopération entre les deux pays. Londres a annoncé être prête à augmenter sa participation à la gestion des frontières côté français de la Manche.
Vendredi, le Défenseur des droits a recommandé le retrait de la circulaire sur l’hébergement d’urgence, qui organise le tri des personnes hébergées en fonction de leur situation administrative. Jacques Toubon estime que cette circulaire « se heurte aux principes fondateurs de l’hébergement d’urgence » en organisant « un traitement différencié ».

Ce déplacement intervient plusieurs jours après la présentation du projet de loi asile-immigration, vivement critiqué par les associations concernées. La veille de la venue de M. Macron, des associations ont déposé plainte contre X pour « destruction et dégradation » de biens leur appartenant. Elles ont réuni une série de témoignages racontant comment les biens appartenant aux quelques centaines de migrants qui errent dans le Calaisis et tentent de franchir la frontière sont confisqués et détruits.
Le mensonge au centre de la stratégie du Front national à la présidentielle
« La stratégie du mensonge », titrait Le Monde au lendemain du débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. Cette « une » visait directement l’attitude de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron.
Huit mois plus tard, une série d’enquêtes publiées par BuzzFeed News à partir de documents de travail utilisés par les équipes du Front national achève de démontrer que cette stratégie ne s’est pas limitée aux derniers instants de la campagne.
« Shutdown » de l’Etat fédéral aux Etats-Unis
Faute de compromis budgétaire, le « shutdown » est entré en vigueur aux Etats-Unis, vendredi 19 janvier à minuit. Les sénateurs ne sont pas parvenus à trouver un accord : les républicains, majoritaires avec 51 sièges, n’ont obtenu que 50 voix, loin des 60 – sur 100 – nécessaires pour une extension de quatre semaines, jusqu’au 16 février, du budget fédéral.
La Maison Blanche, qui fête également samedi la première année de la présidence de Donald Trump, a accusé les démocrates de prendre les Américains « en otages » alors que la majorité d’entre eux exigeaient, en échange d’un accord sur le budget, l’ajout d’un statut définitif pour les sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis et privés en septembre de la protection décrétée par l’administration de Barack Obama.

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Affaire Ferrand : le parquet national financier ouvre une information judiciaire
Le parquet national financier (PNF) a ouvert une information judiciaire dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, pour « prise illégale d’intérêts », à la suite de la plainte déposée en novembre 2017 par l’association Anticor contre l’ancien ministre Richard Ferrand, selon une information du Canard enchaîné, dont Le Monde a eu confirmation mardi 16 janvier. Le juge d’instruction désigné pour enquêter est le doyen des juges d’instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke.
Violences sexuelles : vingt-cinq ans d’accusations contre Woody Allen
Depuis vingt-cinq ans, des accusations d’agressions sexuelles planent sur le réalisateur américain Woody Allen, portées par sa fille adoptive, Dylan Farrow. Ces derniers jours, plusieurs actrices et acteurs ont dénoncé publiquement le cinéaste, déclarant regretter d’avoir travaillé avec lui.
Favoritisme à l’INA : Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis
Le jugement est lourd : l’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, Mathieu Gallet, a été condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, lundi 15 janvier. L’actuel président de Radio France était jugé pour « favoritisme », soupçonné d’avoir commandé environ 400 000 euros de prestations à deux sociétés de conseil sans avoir respecté les règles des marchés publics lorsqu’il présidait l’INA.
La Cour des comptes alerte sur le coût du Grand Paris Express
La Cour des comptes dresse un constat alarmant sur le Grand Paris Express — le nouveau réseau de lignes de métro automatiques prévu pour désengorger le réseau actuel — dans un rapport paru 17 janvier. Il évoque la dérive continuelle des coûts, émet de sérieux doutes sur le respect des échéances olympiques de 2024, et souligne le risque pour les finances publiques à court et à moyen terme.
Et aussi
Entreprise. PSA : les syndicats favorables à un projet de rupture conventionnelle collective.Lactalis. Des perquisitions ont eu lieu mercredi au siège social et dans l’usine de Craon (Mayenne) dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte après la découverte de lots de lait infantile contaminés.Transports. L’exécutif veut faciliter la mise en place de péages urbains.Justice. La Haute Autorité pour la transparence saisit la justice sur le patrimoine de David Douillet.Bioéthique. Quels seront les thèmes débattus dans votre région ?Maison Blanche. Donald Trump a passé un test cognitif, démentant les rumeurs sur sa santé mentale.Climat. Vague de démissions au sein du conseil des parcs nationaux aux Etats-Unis.Catalogne. Le principal parti nationaliste a reçu 6,6 millions d’euros de financements illégaux.Turquie. Prison ferme pour cinq journalistes.Danemark. 1 004 Danois âgés de quinze à une vingtaine d’années, dont 80 % sont des garçons, sont visés par une enquête pour distribution de pédopornographieHarcèlement sexuel. L’acteur Timothée Chalamet fait don du salaire qu’il a perçu pour le dernier Woody Allen.Gymnastique. Le sport à l’épreuve d’un scandale d’agressions sexuelles.JO. Les deux Corées formeront une équipe commune de hockey et défileront ensemble.Rugby. Mathieu Bastareaud suspendu trois matchs pour injure homophobe.Point météo. De combien d’heures de soleil avez-vous été privés par rapport à la normale, en décembre 2017 ?
Disparition
Dolores O’Riordan. L’interprète et autrice du tube Zombies, en 1994, du groupe irlandais The Cranberries, est morte subitement le 15 janvier dans sa chambre d’hôtel londonienne, où elle se trouvait pour une session d’enregistrement en studio. Elle était connue pour ses prises de position très conservatrices concernant les droits des femmes ou la peine de mort.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Pour « La Matinale du Monde », « B.B. » raconte le traumatisme de ses années cinéma, son antipathie pour le genre humain, et le sens de la vie qu’elle a trouvé dans le combat pour la protection des animaux.
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Brigitte Bardot : « Sans les animaux, je me serais suicidée »

Pour « La Matinale du Monde », « B.B. » raconte le traumatisme de ses années cinéma, son antipathie pour le genre humain, et le sens de la vie qu’elle a trouvé dans le combat pour la protection des animaux.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 17h23
    |

            Annick Cojean








                        



                                


                            

Brigitte Bardot, 83 ans, publie le 25 janvier « Larmes de combat » (Plon, 264 pages, 16,90 €) un livre « testamentaire » portant ses convictions, ses révoltes et ses espérances pour la défense des animaux. Retirée dans sa maison de Saint-Tropez (Var), mais toujours très active à la tête de sa fondation, qui emploie plus d’une centaine de salariés à Paris et mobilise des milliers de bénévoles, l’actrice la plus mythique du cinéma français s’est confiée au Monde sur ce qui fut le grand combat de sa vie. Une vie singulière qui l’a vue mettre fin, à 38 ans, à une carrière fulgurante au cinéma pour s’engager auprès des animaux. « Pionnière », dit-elle, convaincue qu’on ne comprendra l’ampleur de son travail qu’après sa mort.
Je ne serais pas arrivée là si…
… si je n’avais pas pris conscience de la souffrance qu’endurent les animaux sur Terre, et n’avais pas brusquement arrêté le cinéma pour m’occuper d’eux. Fini la futilité et ce monde de faux-semblants qui m’avait rendue si malheureuse pendant toutes ces années. Stop ! Certains ont cru à un caprice, d’autres m’ont prise pour une cinglée. Je m’en foutais. Ma décision était irréversible. A 38 ans, j’ai tout quitté pour les animaux. C’est la plus belle décision de ma vie.
De quand date ce lien si fort avec les animaux ?
Depuis toujours, je pense. Je me sens animale. Et je rejette l’espèce humaine. Elle m’a toujours fait peur. C’est une espèce arrogante et sanguinaire qui m’a fait beaucoup de mal. J’étais toute petite lorsque j’ai vu le film Blanche-Neige, les yeux émerveillés, je crois que ce rêve n’a cessé de me porter. Vivre dans une petite maison, au milieu d’une multitude d’animaux… Au fond, c’est un peu ce que je fais aujourd’hui.
Mais vous rappelez-vous d’un moment charnière ? D’un point de bascule dans votre deuxième vie ?
Oui. Le dernier film que j’ai tourné s’appelait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Début janvier, quatorze bûcherons ont été retrouvés morts dans une région où sévissent trafiquants et indépendantistes.
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Compte rendu

Après le massacre en Casamance, le gouvernement sénégalais s’attaque au trafic de bois

Début janvier, quatorze bûcherons ont été retrouvés morts dans une région où sévissent trafiquants et indépendantistes.

Par                                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-01-19T19:27:01+01:00"

        Le 19.01.2018 à 19h27






    
Lors de l’enterrement d’une victime de la tuerie de la forêt de Bayotte, au cimetière de Zinguinchor, au Sénégal, le 7 janvier 2018.
Crédits : SEYLLOU / AFP


Après le massacre de quatorze bûcherons au Sénégal début janvier, une réglementation visant le trafic de bois a été prise en conseil des ministres, mercredi 17 janvier. Le président, Macky Sall, a demandé à son gouvernement « de suspendre jusqu’à nouvel ordre toutes les autorisations de coupe de bois et de procéder sans délai à la révision du Code forestier ». Une mesure qui s’applique à l’ensemble du territoire sénégalais et qui vise à enrayer le trafic de bois, à l’intérieur du pays comme en direction des nations limitrophes que sont la Gambie et la Guinée-Bissau.

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Poumon vert du Sénégal, la Casamance, région agricole et arboricole où ont eu lieu les assassinats, est en proie à un important trafic de bois précieux. Si l’on ne connaît pas encore l’étendue des dispositions qui seront mises en place afin d’assurer l’applicabilité et l’efficacité d’une telle mesure, pour Haïdar El Ali, militant écologiste et ancien ministre sénégalais, le gouvernement fait un pas dans la bonne direction.
« Il est nécessaire de lutter contre la déforestation de nos régions, dit-il. Depuis des années, un trafic de bois de vène a cours entre le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau. En 2015, selon les douanes chinoises, entre 5 000 et 7 000 conteneurs de bois sénégalais ont transité par la Gambie jusqu’en Chine », pays où le bois précieux est notamment prisé pour le mobilier de luxe.

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Si ce commerce a diminué depuis la chute de l’autocrate gambien Yahya Jammeh, en janvier 2017, les mafias du bois continuent de trafiquer des troncs issus de forêts protégées, comme celle de Bayotte, lieu du massacre. « Mes sentinelles en Casamance m’avertissent que des charrettes et des camions remplis de troncs partent à destination de scieries locales ou étrangères, poursuit Haïdar El Ali. J’espère que cette mesure du gouvernement permettra de mieux contrôler les camions qui emprunteront les routes du trafic. Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, tous les véhicules transportant du bois sont considérés comme frauduleux. »
Règlement de comptes
Mais dans cette vaste région où des milices se sont formées pour pallier l’impuissance des gendarmes et des douaniers, jugés trop peu nombreux pour endiguer le trafic, l’application de cette interdiction paraît compliquée. « Il faut que l’Etat dresse avec les gouvernements de la sous-région un plan Marshall de protection de notre environnement, des forêts jusqu’à nos ressources halieutiques », avance Haïdar El Ali.
Mercredi, en conseil des ministres, le chef de l’Etat a demandé « aux forces de défense et de sécurité d’engager tous les moyens requis afin de neutraliser durablement toutes les bandes armées qui sévissent sur l’ensemble du territoire national ».

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L’annonce de cette mesure laisse croire que les autorités privilégient la piste d’un règlement de comptes lié au trafic de bois plutôt qu’au conflit indépendantiste casamançais. Au lendemain des exécutions du 6 janvier, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) avait été immédiatement montré du doigt par de nombreux médias et politiques. Les rebelles avaient réfuté ces accusations, présentant leurs condoléances aux familles des victimes et imputant la responsabilité aux trafiquants de bois, avec la supposée complicité des autorités.
Si le gouvernement s’est jusqu’à présent gardé de désigner des coupables, de nombreux témoins ont fait état d’échanges de tirs à proximité des zones revendiquées par la rébellion, et des camps du MFDC ont été pilonnés au mortier dans le cadre de la traque des responsables du massacre. Le 14 janvier, l’enquête a mené à l’arrestation de 22 personnes.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La France et l’Allemagne font partie des vingt-trois pays qui dépassent les limites d’émissions fixées dans l’UE pour le dioxyde d’azote et les particules fines.
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Neuf pays de l’UE convoqués par Bruxelles pour non-respect des normes de qualité de l’air

La France et l’Allemagne font partie des vingt-trois pays qui dépassent les limites d’émissions fixées dans l’UE pour le dioxyde d’azote et les particules fines.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 19h59
   





                        


Un sommet ministériel se tiendra le 30 janvier à Bruxelles, qui regroupera neuf pays, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, visés par des procédures d’infraction pour non-respect des normes de qualité de l’air, a annoncé vendredi 19 janvier la Commission européenne.
Ces pays font partie des vingt-trois qui dépassent les limites d’émissions fixées dans l’UE pour le dioxyde d’azote ou les particules fines (PM10), des polluants notamment liés à la circulation routière et dangereux pour la santé.

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La Commission envisageant de saisir la Cour de justice de l’Union européenne, les ministres de l’environnement des neuf Etats membres (qui comporte également la République tchèque, l’Espagne, l’Italie, la Hongrie, la Roumanie et la Slovaquie) sont donc convoqués à Bruxelles.
Il s’agit d’une étape avancée des procédures d’infraction européennes quand un pays ne se plie pas aux recommandations de la Commission en dépit de plusieurs avertissements. Ce pas a déjà été franchi pour la Bulgarie et la Pologne pour non-respect des normes de qualité de l’air.
Plus de 480 000 décès dans l’Union européenne
Seize pays sont par ailleurs visés par des procédures d’infraction, qui sont actuellement à différents stades, liées aux limites d’émission de particules fines. Ainsi, en avril 2017 la Bulgarie avait-elle été condamnée par la Cour de justice de l’UE.
Le rapport de l’année 2017 de l’Agence européenne de l’environnement (AEE) avait établi qu’en 2014 la pollution de l’air avait causé la mort prématurée (avant 65 ans) de 520 400 personnes dans les quarante et un pays du continent européen, dont 487 600 dans l’Union européenne.

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Ce sommet ministériel doit, selon le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella, « clarifier que s’il n’y a pas d’amélioration de la qualité de l’air, il y aura des conséquences légales ».
« Les parents d’enfants souffrant de bronchites ou les enfants de personnes ayant une maladie du poumon veulent voir des améliorations de la qualité de l’air aussi vite que possible », a insisté M. Vella, qui précise que ce sommet vise à « protéger les citoyens ». 
Un « plan d’action » a par ailleurs été annoncé par la Commission, qui comprend des mesures visant à aider les Etats membres à se conformer aux règles environnementales de l’Union. Parmi les mesures proposées l’année dernière par la Commission figuraient notamment « la réduction du volume global du trafic », « le passage aux voitures électriques », « l’adaptation du comportement des conducteurs » ou encore « la réduction des émissions des véhicules à moteur diesel ».



                            


                        

                        


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Automobile : « Les Français ont besoin d’une feuille de route claire »

Guillaume Paoli, cofondateur du site de vente en ligne de véhicules d’occasion Aramisauto, regrette, dans une tribune au « Monde », l’absence d’une ligne politique lisible concernant l’achat de voitures.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h15
    |

Guillaume Paoli (Cofondateur d’Aramisauto, site de vente en ligne de véhicules d’occasion, contrôlé par le groupe PSA)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis plus de vingt ans, choisir une nouvelle voiture était une question de budget… et de capacité à bénéficier de l’une des incitations qui, depuis la « balladurette » jusqu’au « bonus », nous guidaient vers ce que nous pensions être le bon choix. Bien malin qui sait aujourd’hui quelle voiture acheter ! Les Français attendent des indications claires et craignent de payer les incertitudes d’une transition énergétique complexe.
Deux Français sur trois utilisent leur voiture chaque jour pour aller travailler
Deuxième budget de dépenses des Français, source de pollution et de consommation de pétrole, la voiture est aujourd’hui contestée. Les grandes villes en découragent l’usage et favorisent une mobilité multimodale d’une grande modernité, mais encore souvent à l’état de projet. Désengorgement des centres-villes, coup de frein à la pollution atmosphérique et sonore, reconquête des espaces publics, redécouverte du vélo et de la marche à pied… les politiques de transports urbains ne manquent pas d’arguments.
Mais Paris, Lyon ou Bordeaux ne font pas la France. Quatre-vingts pour cent des ménages possèdent une voiture. Deux tiers de nos compatriotes l’utilisent chaque jour pour aller travailler. En ville comme à la campagne, nous sommes irrémédiablement attachés à une liberté fondamentale rendue possible depuis les années 1950 par la voiture individuelle : le droit de se déplacer quand et où nous le souhaitons. Le temps d’un monde sans automobile est donc encore loin.
Le conducteur dans une situation inconfortable
Si la transition énergétique bénéficie d’un consensus positif, les étapes et décisions politiques qui l’accompagnent et orientent les Français dans leurs choix quotidiens manquent parfois de clarté. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne l’automobile.
Longtemps encouragé par la fiscalité, le diesel a désormais mauvaise presse
Le conducteur moyen est coincé entre, d’une part, la nécessité de posséder...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La circulaire du gouvernement prévoit une série de rencontres et de conférences dans toute la France en amont de la révision des lois de bioéthique.
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Bioéthique : quels seront les thèmes débattus dans votre région ?

La circulaire du gouvernement prévoit une série de rencontres et de conférences dans toute la France en amont de la révision des lois de bioéthique.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 12h30
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Les Etats généraux de la bioéthique ont été lancés, jeudi 18 janvier, sur le thème : « Quel monde voulons-nous pour demain ? » Neuf sujets principaux ont été choisis pour être débattus, dont la PMA, la fin de vie, la santé « numérisée » ou encore intelligence artificielle. A terme, ils contribueront à réviser la loi de bioéthique qui date de 2011.

        Lire :
         

          PMA, fin de vie… Les grandes thématiques des Etats généraux de la bioéthique



Ces Etats généraux, pilotés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), trouvent dans chaque région une déclinaison avec le relais des « espaces de réflexion éthique » qui organisent des débats, des rencontres, des conférences sur certains des neuf thèmes des Etats généraux.
Ouverts aux citoyens et aux organisations (associations, sociétés savantes, organisations confessionnelles, etc.), une soixantaine de débats sont prévus ainsi que plusieurs auditions. Chacune de ces rencontres et auditions sera ensuite disponible en ligne sur le site de CCNE.




       



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prise en charge des personnes âgées ou handicapées ;organisation des soins (robotique, télémédecine, plateforme de e-santé,etc…).Constitution d'environ 20 groupes de discussion de 15 à 20 personnes : lycéens, étudiants, patients, professionnels de santé, ouvriers, cadres supérieurs, personnes âgées… en présence d'un animateur (journaliste, professeur de lycée, du 05/02 au 02/03).Espace de réflexion éthique Alsace : ERERAL ",
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greffe et don d'organe ;objets connectés/protection des données/secret/confidentialité ;neurosciences et intelligence artificielle ;fin de vie ;liberté d'aller et venir et sécurité (secteur médico-social, gériatrie, psychiatrie, vulnérabilités).Organisation de débats lycéens. Cafés éthiques, cafés expresso (déjeuners éthiques étudiants), cin'éthiques, café sciences selon les thèmes choisis. Conférences grand public organisées dans les différents territoires de la région à l'aide d'acteurs locaux.Espace de réflexion éthique Région Rhône-Alpes : ERERARA",
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fin de vie ;don d'organes et don de produits sanguins.Six débats menés avec le Conseil d'orientation de l'espace régional d'éthique, les comités d'éthique et la CRSA (janvier). Quatre débats régionaux grand public (Champagnole 31/01, Clamecy 6/02, Avallon 7/02, Giromagny 02/03). Quatre débats lycéens et étudiants à partir de février.Espace de réflexion éthique Bourgogne - Franche-Comté : EREBFC ",
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PMA ;dépistage précoce et médecine prédictive ; tests génétiques en population.Six conférences / débats grand public avec interventions scientifiques et juridiques. Entre autres : une conférence avec le Pr. Jean-François Delfraissy (31/01 à Brest), une conférence sur la PMA avec Frédéric Worms (février à Brest).Huit à dix débats : débat avec le public en présence d'un expert.Trois débats lycéensTrois débats étudiants pluridisciplinaires : préparation avec des enseignants-chercheurs de plusieurs facultés.Espace de réflexion éthique de Bretagne : EREB ",
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PMA : accès pour les femmes seules ou en couples de femmes, et autoconservation des ovocytes ;Consentement et outils de la e-santé ;Suicide assisté.PMA : pour les étudiants en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) et IFAS (Institut de Formation des Aides Soignants), méthode des murs de paroles puis forum de discussion de janvier à février.Consentement et outils de la e-santé : débat grand public et un débat avec des doctorants de plusieurs disciplines.Suicide assisté : débats grand public (notamment le 13/03 à 18 h à l'Université d'Orléans).Espace de réflexion éthique région Centre : ERERC",
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Médecine prédictive (généralisation des tests génétiques) ;la robotique pour la consultation médicale ou le développement des robots de diagnostic médical à distance.Conférences – débats en lycée (courant février),Conférences – débats : Université du temps libre (2 réunions) à Reims et Troyes,Conférence – débat : Université de Technologie de Troyes – SilverTech.Seront menés des entretiens par des étudiants en médecine et des étudiants en master du diplôme d'infirmières anesthésistes au sein de lycées.Espace de réflexion éthique Champagne-Ardenne : ERECA ",
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PMAmédecine dite « personnalisée » (médecine prédictive et big data).Douze Focus group (recherche sociale) de janvier à mars 2018.Une Scèn'éthique, projection du film « Bienvenue à Gattaca) (13/02, Lille)Une Conférence de consensus étudiants-citoyens organisée sur le mode des jurys citoyens (21/03 Science Po Lille).Deux conférences de restitution publique. (4 et 18 avril, Lille)Quinze séances de « PAT miroir » (temps d'échanges avec du grand public notamment en milieu multiculturel).Espace de réflexion éthique du Nord Pas-de-Calais : ERER NPDCEspace de réflexion éthique Hauts de France Territoire Picardie : ERER-Pic",
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Les rendez-vous de la bioéthique à la Mairie du 4e arrondissement de Paris :07/02 : « Guérir, réparer, augmenter : aux frontières de la médecine » ;07/03 : « Neurosciences : tout révéler de l'humain ? » ;11/04 : « Génomique : tout prédire de l'humain ? » ;09/05 : « Données massives : l'homme transparent, l'homme profilé ? » ;06/06 : « Procréatique et société : une nouvelle fabrique de l'humain ? ».Les ateliers de la bioéthique : conférence entre deux chercheurs en sciences et en sciences humaines suivie d'un débat :06/02 : « Quels nouveaux territoires pour la bioéthiques ? » ;06/03 : « Médecine de l'anticipation : demain tous malades ? » ;10/04 : « Utilisation des éléments et produits du corps humain : qu'en est-il de l'idée de respect ? » ;15/05 : « Assistance médicale à la procréation : quand la demande sociétale n'admet plus la justificationmédicale ».Plusieurs rencontres et colloques sont également organisés en partenariat avec l'ERE/IDF.Espace de réflexion éthique Ile-de-France : ERE/IDF",
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Espace Lorrain d'Ethique de la Santé : ELES ",
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Prise en charge des personnes âgées ou handicapées ;santé et environnement.En coordination avec le réseau de gérontologie : deux débats comités d'éthique de gérontologie et ERERM, débats CRSA et soins palliatifs, rencontre avec usagers. Deux débats régionaux avec le grand public. Deux débats lycéens et 2 débats étudiants.Espace de réflexion éthique de Martinique : ERERM ",
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Don de gamètes/PMA ;médecine prédictive et diagnostic pré-implantatoire.Une journée grand public (29/03, Rouen), une journée étudiants-citoyens avec conférence de clôture sur les enjeux de la révision des lois de bioéthique, en présence du Pr. Jean-François Delfraissy (09/04, Caen).Des journées lycéens-citoyens dans 2 lycées.Espace de réflexion éthique de Haute-Normandie : EREHN ",
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Indications sociétales de la PMABig Data.Débats : introduction par des experts de différentes disciplines (médecine, psychopathologie, droit, philosophie), suivie d'un débat au sein d'un groupe multidisciplinaire de professionnels, représentants d'associations dans le domaine de l'éthique et d'usagers :Bordeaux le 07/03 ;Bordeaux le 14/03 ;27/03 avec le Pr. Jean-François Delfraissy, à Pau.Journée d'ateliers avec des étudiants de plusieurs masters (philosophie, droit, sociologie, médecine) le 14/02.Espace de réflexion éthique d'Aquitaine : EREA",
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Fin de vie ;intelligence artificielle, Big Data, Médecine prédictive, e-sante ;indications sociétales de la PMA ;santé et environnement.Conférences débats (18/01, Limoges ; 28/02, Limoges ; 16/03, Saint-Yrieix-La-Perche).Espace de réflexion éthique du Limousin : ERELIM ",
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PMA et indications sociétales ;fin de vie - sédation profonde et continue jusqu'au décès ;santé et environnement.Conférences-débats avec classes de terminale (23/01, Poitiers), IFSI (14/02, Poitiers), étudiants (01/03)... Plusieurs conférences-débats (avec spécialistes) grand public prévues.Espace de réflexion éthique Poitou-Charentes : EREPC",
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Médecine prédictive ;technologies numériques, l'e-santé, big data.Séances de travail en petits groupes ; rencontres citoyennes de février à avril dans plusieurs villes de la région.Espace de réflexion éthique Languedoc-Roussillon : ERELREspace de réflexion éthique Midi-Pyrénées : EREMIP ",
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PMA (don et auto conservation ovocytaire, IAD pour couples de femmes et femmes célibataires...) ;de la génétique à la génomique (dépistage, accès aux tests, Big Data, manipulations génétiques...).Trois débats grands publics (Nice 21/02, Corse 05-06/04, Marseille 18/04). Deux débats avec des étudiants, principalement en formation initiale (Nice 09/03, Marseille 16/03)Espace de réflexion éthique PACA-Corse",
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AMP : légitimité des normes et des critères d'accès ;quelle place pour les citoyens vulnérables dans la médecine de demain ?Grand débat citoyen, tables rondes grand public et étudiants (IFSI, Lycée, Sage-femme, …) : Nantes 20/01 et 21/02, Angers 30/01.Espace de réflexion éthique des Pays de la Loire : EREPL",
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Alertés par la controverse sur l’herbicide de Monsanto, les eurodéputés veulent étudier les procédures d’évaluation des pesticides en Europe.
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Glyphosate : le Parlement européen annonce une commission d’enquête

Alertés par la controverse sur l’herbicide de Monsanto, les eurodéputés veulent étudier les procédures d’évaluation des pesticides en Europe.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 10h52
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


La saga européenne du glyphosate n’est pas tout à fait terminée. Quelques semaines à peine après la réautorisation pour cinq ans de l’herbicide controversé, les présidents de groupe du Parlement européen ont annoncé, jeudi 18 janvier, la création d’une commission spéciale chargée d’enquêter sur les modalités d’autorisation des pesticides en Europe. Portée par deux eurodéputés socialistes, Eric Andrieu et Marc Tarabella, l’initiative a été votée à l’unanimité par la Conférence des présidents du Parlement et doit être validée, début février, par un vote en séance plénière.
La mise en place de ce comité ad hoc a été suscitée par les expertises scientifiques divergentes qui ont marqué la procédure de réautorisation du glyphosate. Les agences européennes le considèrent en effet non cancérogène, à l’inverse du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui l’a classé « cancérogène probable », en mars 2015. Les révélations sur les « Monsanto Papers » ont, elles aussi, contribué à la création de cette commission d’enquête.
Rendus publics par la justice américaine dans le cadre d’une action collective lancée par plusieurs centaines de malades du cancer, ces milliers de documents internes de la firme ont dévoilé les stratégies de la société agrochimique pour faire pression sur le CIRC, peser sur les avis des agences sanitaires et défendre à tout prix son produit phare. Ils ont aussi montré que les toxicologues de la firme s’inquiètent en privé, de longue date, des risques posés par cette substance, ou encore que des études rédigées par des scientifiques présentés comme indépendants avaient en réalité été corédigées par des salariés de la firme…
Mention sibylline
« L’affaire du glyphosate a agi comme un révélateur des défaillances structurelles de la Commission européenne, déclarent MM. Andrieu et Tarabella dans un communiqué conjoint. Cette commission devra faire toute la lumière sur les “Monsanto Papers” et évaluer les potentiels conflits d’intérêt entre l’industrie et les agences européennes. » La commission d’enquête devrait être composée de trente parlementaires, elle travaillera pendant neuf mois pour rendre son rapport avant la fin de l’année, sauf prorogation de sa mission.

        Lire aussi :
         

                Glyphosate : les ONG portent plainte contre les agences d’expertise européennes



Selon le projet de mandat de la commission spéciale que Le Monde a pu consulter, celle-ci devra « analyser et évaluer la procédure d’autorisation des pesticides dans l’Union européenne, y compris la méthodologie utilisée et sa qualité scientifique, son indépendance par rapport à l’industrie, la transparence du processus décisionnel et ses résultats ».
En particulier, les enquêteurs devront contrôler les « conflits d’intérêts éventuels », y compris au niveau « des organismes nationaux de l’Etat membre rapporteur ». Sibylline, cette mention est une référence directe à l’une des polémiques ayant marqué la réévaluation du glyphosate. A l’automne 2017, Global 2000, une ONG autrichienne, avait révélé que des chapitres entiers du rapport d’expertise préliminaire préparé par l’agence de sécurité sanitaire allemande avaient été copiés-collés depuis le dossier d’homologation soumis par les industriels.
Initiative citoyenne
Ce n’est pas tout. La commission des affaires juridiques du Parlement européen devrait voter, avant fin janvier, afin que ce dernier examine la possibilité d’un recours en annulation de la réautorisation du glyphosate.
Selon nos informations, plusieurs membres de la commission des affaires juridiques se fondent sur une analyse du juriste Olivier de Schutter, professeur de droit à l’université catholique de Louvain (Belgique). Selon l’étude de cet ancien rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, les modalités de la réautorisation du glyphosate ont violé le droit de l’Union. En cas de recours, ce sera à la Cour de justice de l’Union européenne de trancher.
La création de la commission d’enquête sur les pesticides intervient alors que plusieurs Etats membres, dont la France et l’Allemagne, ont demandé officiellement une réforme des procédures d’autorisation des produits phytosanitaires en Europe. Une exigence appuyée par une initiative citoyenne européenne lancée par plusieurs ONG en février 2017 et signée par 1,3 million d’Européens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ La NASA vient de publier une animation visualisant l’évolution des températures planétaires depuis le début des relevés thermométriques.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ 
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<filnamedate="20180122"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180122"><AAMMJJHH="2018012219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le Bilan du Monde 2018 : géopolitique, environnement, économie (218 p., 12 €). Vendu en kiosque et sur le site Boutique.lemonde.fr
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

« Le Bilan du monde » 2018

Le Bilan du Monde 2018 : géopolitique, environnement, économie (218 p., 12 €). Vendu en kiosque et sur le site Boutique.lemonde.fr



Le Monde
 |    19.01.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 17h10
    |

            Antoine Reverchon








                        



   


Comme chaque année au mois de janvier, les correspondants et la rédaction du Monde dressent le panorama politique, économique et environnemental de l’année écoulée. Chacun des 198 Etats de la planète fait l’objet d’un article analysant les principaux événements survenus en 2017. Analyses auxquelles s’ajoute, pour la première fois dans cette édition, un portfolio offrant un choix de 36 photos d’actualité.
La victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle française, le 7 mai, a écarté le spectre d’une victoire de l’extrême droite dans un des principaux pays de l’Union européenne. Son activisme en faveur d’une nouvelle phrase de la construction européenne, son engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique, son opposition au style de dirigeants comme Donald Trump et Vladimir Poutine ont semblé pouvoir offrir à la France un rôle nouveau sur une scène internationale où la défaite de l’organisation Etat islamique en Irak et en Syrie paraissait devoir mettre un terme à un cycle de montée de la violence.
Mais l’agenda international en a, pour l’instant, décidé autrement. En Europe, l’extrême droite a repris sa marche en avant, participant au gouvernement en Autriche et faisant une entrée massive et fracassante au Bundestag en Allemagne, pour la première fois depuis 1945, prenant méthodiquement le contrôle de tous les pouvoirs en ­Pologne – tout cela malgré les protestations, de plus en plus faibles, des institutions européennes, dont la réforme reste au point mort : Berlin ­attend un gouvernement, Madrid est paralysé par la menace de sécession catalane, Rome par les élections à venir.
En Asie, la menace de conflit
L’année 2017 a connu un paroxysme de violence des catastrophes climatiques, avec les ouragans qui ont ravagé les Caraïbes, le golfe du Mexique, la mer de Chine, et les incendies qui ont frappé le Portugal ou la Californie. Mais Donald Trump a confirmé le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, dont les engagements restent de toute façon insuffisants pour limiter vraiment le réchauffement.
La disparition du « califat » djihadiste a exacerbé les tensions entre les acteurs du conflit au Moyen-Orient, laissant libre cours aux diffé­rentes déclinaisons de la rivalité entre l’Iran et l’Arabie saoudite, au Yémen, au Liban, au Qatar, en Syrie. Moscou et Washington choisissent peu à peu leur camp, au risque de rallumer le souvenir de la guerre froide.
Mais, pour Donald Trump, l’ennemi de plus en plus clairement désigné est la Chine, rival commercial et stratégique depuis les rives du Pacifique, Amérique latine comprise, jusqu’à celles de l’Afrique, avec les « routes de la soie » que Pékin lance jusqu’en Europe de l’Est via l’Asie centrale, la mer de Chine et l’océan Indien. C’est en Asie que la menace de conflit, avec la crise des missiles nord-coréens, a été la plus forte en 2017. Bien loin de la France.
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