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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’émission « Capital » diffusée par M6 dimanche, qui dénonçait la « facture du train de vie » de l’Etat, a fait réagir de nombreux députés.
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Salaires, frais, réceptions… Trois idées reçues sur les députés

L’émission « Capital » diffusée par M6 dimanche, qui dénonçait la « facture du train de vie » de l’Etat, a fait réagir de nombreux députés.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 18h03
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 18h39
    |

            Mathilde Damgé








                        


Intitulée « Train de vie de l’Etat : la facture va-t-elle enfin baisser ? », l’émission « Capital » diffusée par M6 le 21 janvier a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, notamment de la part de députés, mis en cause à plusieurs reprises, et qui critiquent de nombreuses inexactitudes et exagérations.

#capital
— auroreberge (@Aurore Bergé)


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Annonçant des « révélations sur le budget de l’Etat », l’émission dominicale met en réalité en scène des informations déjà mises à la disposition du public, réunies sur le site de l’Assemblée nationale. S’il existe des zones d’ombre regrettables sur l’utilisation des deniers publics par les députés, la plupart des faits exposés dans l’émission sont tout à fait connus.
1. Le salaire et les frais des députés
Une capture d’écran du reportage a beaucoup circulé, laissant croire qu’un député empochait 24 000 euros par mois.

Morandini Zap: Capital révèle qu'un député français touche en réalité une dotation de... 24.000 euros par mois !… https://t.co/rtBzi8sOBS— morandiniblog (@Jean Marc Morandini)


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Cette image prête à confusion car elle mélange plusieurs indemnités et crédits, qui n’arrivent pas tous, loin s’en faut, dans la poche des élus. Le président de l’Assemblée nationale a déploré que « le reportage procède par amalgames en assimilant l’indemnité que perçoivent les députés – dont le montant n’a pas évolué depuis dix ans – et les moyens qui leur sont accordés pour travailler (avance sur frais de mandats justifiés et désormais contrôlés, salaires des collaborateurs, équipement informatique, frais d’affranchissements, etc.). »
Depuis le 1er février 2017, détaille le site du Palais-Bourbon, les indemnités mensuelles brutes des députés sont de :
– indemnité de base : 5 599,80 euros ;
– indemnité de résidence : 167,99 euros ;
– indemnité de fonction : 1 441,95 euros.
Au total, un montant brut mensuel de : 7 209,74 euros, ce qui fait environ 5 500 euros net de rémunération.
En outre, contrairement à ce qu’affirme l’émission, chaque député ne peut pas faire ce qu’il veut avec ses frais professionnels. L’avance de frais de mandat (l’ancienne indemnité représentative de frais de mandat), d’un montant de 5 373 euros mensuels, ne permet plus, depuis 2015 et une série de scandales, l’achat d’une permanence ou de tout bien immobilier. Et, outre l’obligation d’avoir un compte bancaire spécial, distinct de son compte personnel, pour cette avance, celle-ci doit être reversée à l’Assemblée nationale si elle n’est pas utilisée en intégralité.
« Le contrôle sera basé sur un tirage aléatoire, de façon à ce que les frais de mandat de chaque député soient contrôlés au moins une fois au cours de la législature », précise encore la présidence de l’Assemblée.

#capital Non les députés ne gèrent pas leurs frais de mandat comme ils l’entendent ▶️ Nous avons posé des règles cl… https://t.co/Yi8u61CqFY— lauriannerossi (@Laurianne Rossi)


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Si les élus pouvaient effectivement à une époque conserver le reliquat de certains crédits, cela concernait l’enveloppe destinée à rétribuer leurs collaborateurs (9 168 euros par mois) et dans la limite d’un plafond très limité : au maximum 5 958 euros par an, soit moins de 6 % de l’enveloppe totale. Cette pratique a été définitivement interdite au 1er janvier 2013.
2. Le coût de l’Assemblée
« C’est l’institution la plus chère de France, près de six fois plus que la présidence de la République… », affirme « Capital » dans un second temps.
Les dépenses de fonctionnement de l’Assemblée nationale s’élèvent à environ 506 millions d’euros. C’est en effet l’institution la plus chère de France, près de cinq (et non six) fois plus que la présidence de la République… mais pour une raison simple : elle finance l’activité de 577 élus. A titre de comparaison, et sans même parler de l’Elysée et de son unique élu, le Sénat n’a que 384 sénateurs et sénatrices. Il emploie par ailleurs autant de fonctionnaires que l’Assemblée (environ 1 150 au 1er janvier 2017).
L’Assemblée décide seule de son budget et de son train de vie et n’a de compte à rendre à personne, affirme le documentaire de « Capital ». Certes, c’est « un principe de base, l’autonomie financière de chacune des assemblées parlementaires, qui lui-même procède du principe plus général de séparation des pouvoirs ». Mais cela ne revient pas à dire que l’Assemblée n’a pas de comptes à rendre.
Chaque année, une commission composée des questeurs des deux assemblées (nationale et Sénat) et présidée par un membre de la Cour des comptes (qui doit certifier les comptes en fin d’année) décide du montant nécessaire à leur fonctionnement. Les assemblées gèrent ensuite leur budget comme elles l’entendent, mais ce dernier est contrôlé en interne par quinze députés désignés à la représentation proportionnelle des groupes politiques. Ils établissent chaque année un rapport qui est rendu public.
3. Les réceptions « grandioses »
Enfin, le magazine souligne le faste déployé pour la réception du président libanais Michel Aoun : « Il est sans doute loin d’imaginer le travail accompli en coulisses pour lui préparer un déjeuner plus que parfait. »
C’est justement l’objectif du protocole républicain. L’accueil d’un chef d’Etat ou d’un responsable politique important peut sembler impressionnant aux citoyens. Mais le protocole a une fonction bien précise : assurer la représentation de l’institution au niveau national et international, du dépôt de gerbes et de l’inauguration de plaques à une mission à l’étranger. « Longtemps destiné à sacraliser le pouvoir politique (…), le protocole reflète la permanence et l’unité de l’Etat », résume le ministère des affaires étrangères.
Au Palais-Bourbon, une division de neuf fonctionnaires est consacrée à la « gestion protocolaire », mais elle peut faire appel de façon transversale à d’autres services de l’Assemblée nationale, ce qui expliquerait la difficulté de trouver un chiffre précis concernant ses lignes budgétaires. Les dépenses sont toutefois surveillées de près, assure l’Assemblée : la division est chargée « de conseiller les fonctionnaires responsables de l’emploi des fonds et de vérifier les comptes que ces derniers rendent à l’issue de la mission ou de la réception ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ En France, le coût du logement est excessif dans le budget de 20 % des locataires et de 29,4 % des propriétaires.
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La flambée de l’immobilier creuse les inégalités en Europe

En France, le coût du logement est excessif dans le budget de 20 % des locataires et de 29,4 % des propriétaires.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 18h04
    |

            Jérôme Porier








                        



   


L’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) a publié le 21 janvier une étude sur le logement en Europe, réalisée à partir de chiffres collectés en 2016. Premier constat, les prix immobiliers ont augmenté quasiment partout en Europe cette année-là en raison d’une hausse de la demande de logements, conséquence de taux historiquement bas et d’une amélioration de la conjoncture économique depuis 2014.
Le renchérissement de l’immobilier est en grande partie responsable de la hausse des inégalités partout en Europe. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la part des dépenses consacrée par les foyers à leur logement (loyer, crédit, charges…) dans leur budget a ainsi augmenté de 20,3 % en 2000 à 24,4 % en 2016. La France figure parmi les pays où ce niveau est le plus élevé : 26,4 % en 2016 contre 23,2 % en 2000.

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Malgré des conditions d’emprunt avantageuses, la hausse des prix a affecté la solvabilité des ménages modestes. Un nombre croissant d’habitants sacrifient plus de 40 % de leur budget au logement, atteignant donc un « coût excessif », selon la norme internationale.
Dans les pays de l’OCDE, 15 % des locataires et 10 % des propriétaires, avec un prêt en cours, sont dans cette situation de « coût excessif ». En France, 20 % des locataires et 29,4 % des propriétaires sont dans une telle situation.

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Le marché européen de l’immobilier résidentiel, explique l’IEIF, est particulièrement sensible aux variables économiques comme la croissance économique et le niveau des taux d’intérêt. La corrélation entre la croissance des prix résidentiels dans l’Union européenne et celle du PIB atteint même 83 % au cours des dix dernières années (source : Deloitte).
« Ces variables conditionnent le pouvoir d’achat des ménages et leur niveau de confiance. Ils anticipent l’évolution des prix selon le contexte plus ou moins favorable de l’environnement économique. Malgré la reprise, les niveaux tendanciellement attendus de la croissance du PIB, devraient limiter l’inflation des prix des logements à moyen terme au niveau national », estime Charles-Henri de Marignan, responsable du pôle immobilier direct à l’IEIF.
Selon cet organisme de recherche indépendant, les politiques monétaires de la Banque centrale européenne (BCE) et des autres banques centrales de l’Union européenne (UE) ne devraient donc pas imposer de tour de vis monétaire brutal en 2018, ce qui permettra d’éviter un effondrement de la demande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Alors qu’Emmanuel Macron est venu visiter l’usine nordiste lundi, la direction de l’entreprise japonaise a également annoncé la création de 700 CDI.
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Toyota va investir 400 millions d’euros dans son usine à Onnaing

Alors qu’Emmanuel Macron est venu visiter l’usine nordiste lundi, la direction de l’entreprise japonaise a également annoncé la création de 700 CDI.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 17h09
   





                        



   


A l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron à l’usine Toyota d’Onnaing, près de Valenciennes (Nord), la direction de l’entreprise japonaise a annoncé, lundi 22 janvier, un investissement total de « 400 millions d’euros », dont 100 millions pour la formation. Le fabricant d’automobiles va également créer 700 CDI.
Le vice-président monde de Toyota, Didier Leroy, s’est réjoui de ces annonces auprès de l’Agence France-Presse:
« Je suis non seulement très heureux [de la décision d’investissement] mais c’est moi qui ai pris la décision au Japon, où je suis le plus souvent. On va moderniser le site, où certains équipements sont là depuis l’origine. »

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Une centaine de dirigeants de grands groupes à Versailles
Durant sa visite du site, le président de la République est allé à la rencontre des salariés de Toyota : « Des coups durs, il y en aura d’autres dans le pays... Si ça se passe bien ici, c’est parce qu’il y a vous, il y a ici un dialogue social exemplaire dans l’entreprise. » Pour lui, « il n’y a pas de secrets, l’Etat peut faire beaucoup de choses pour aider, mais ne peut pas se substituer ».

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Le chef de l’Etat doit maintenant se rendre au château de Versailles où sont conviés 140 dirigeants de grands groupes. Parmi les invités, figurent des patrons de géants américains, chinois et européens, comme Coca-Cola, Facebook, Google, Goldman Sachs, UPS, Alibaba, Bosch, SAP, Ikea, Barilla, Siemens, Volvo ou Rolls-Royce.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Economistes et chefs d’entreprise prennent position pour ou contre le projet de modification du statut juridique des sociétés dans le code civil.
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édition abonné


Retrouvez nos tribunes sur « l’objet social de l’entreprise »

Economistes et chefs d’entreprise prennent position pour ou contre le projet de modification du statut juridique des sociétés dans le code civil.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 15h54
   





                        



                                


                            

Faut-il ou non intégrer la responsabilité sociale et environnementale dans le cadre juridique qui définit l’« objet » des sociétés à but lucratif ? Ou au moins en laisser la possibilité aux associés qui le souhaitent ?
Dès le 18 octobre 2017, lors du Club de l’économie où il était invité au Monde, le ministre de l’économie Bruno Le Maire avait indiqué qu’une réforme de « l’objet social de l’entreprise » serait l’une des propositions du plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), projet de loi qu’il entend présenter au printemps. Il l’a répété lors de la présentation du pacte aux partenaires sociaux, le 23 octobre 2017.
A la demande de Bercy, un groupe de travail dirigé par le député Stanislas Guerini (député LRM) et par Agnès Touraine, présidente de l’Institut français des administrateurs (IFA), a remis le 21 décembre 2017 des propositions sur le sujet après avoir audité des chercheurs, comme Armand Hatchuel et Blanche Segrestin (Mines ParisTech), parmi les inspirateurs du concept « d’entreprise à mission », ou des entrepreneurs comme Antoine Frérot, PDG de Veolia, militant de cette cause depuis plusieurs années.
Une mission interministérielle sur le sujet
Le 11 décembre 2017, le ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, avait repris l’idée lors d’un discours au siège du Medef devant de nombreux chefs d’entreprises réunis à l’occasion du One Planet Summit, suscitant de fortes réactions.
Pas moins de quatre ministres (économie, environnement, travail et justice) étaient présents lors du lancement, le 5 janvier, d’une mission interministérielle sur le sujet, dont la coordination a été confiée à Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT et présidente de l’agence de notation sociale Vigeo Eiris et à Jean-Dominique Senard, patron de Michelin.
Or, économistes, experts et chefs d’entreprise restent très divisés sur la question, comme le montrent les tribunes et chroniques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ L’initiative de Pékin des nouvelles routes de la soie ouvre les portes du continent africain à une pléiade de marques encore peu connues hors de Chine.
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Chronique

Ces marques chinoises qui débarquent en Afrique

L’initiative de Pékin des nouvelles routes de la soie ouvre les portes du continent africain à une pléiade de marques encore peu connues hors de Chine.

Par                                            Sébastien Le Belzic (chroniqueur Le Monde Afrique, Pékin)




LE MONDE
              datetime="2018-01-22T15:44:26+01:00"

        Le 22.01.2018 à 15h44






    
L’une des locomotives acquises par le Kenya, avec à son bord le président Uhuru Kenyatta, lors de l’inauguration, le 31 mai 2017, de la liaison construite par la Chine entre Nairobi et Mombasa.
Crédits : TONY KARUMBA / AFP


L’initiative des nouvelles routes de la soie est, pour de nombreuses entreprises chinoises, l’occasion de percer sur le continent africain. Ce projet, initié par le président chinois Xi Jinping en 2013, a donné un nouvel élan à la relation Chine-Afrique en associant notamment l’Ethiopie, l’Egypte, le Kenya, l’Afrique du Sud et plus récemment le Maroc.
La construction d’infrastructures de transports comme la ligne de chemin de fer Nairobi-Mombasa au Kenya, un investissement de 4 milliards de dollars (3,26 milliards d’euros) inauguré en 2017, a ouvert de nouvelles routes commerciales en Afrique de l’Est. L’objectif principal de la Chine est de faire du continent africain une plate-forme de production vers l’Europe et de fluidifier le transport de matières premières du continent africain vers l’empire du Milieu. La banque mondiale évalue à 86 millions le nombre d’emplois qui pourraient être ainsi créés par les entreprises chinoises en Afrique, dont une grande partie sera occupée par des Chinois.
Les expatriés et les touristes chinois, première cible
Dans les bagages des expatriés chinois – déjà estimés à 1 à 2 millions en Afrique – on retrouve certaines de leurs habitudes de consommation. Prenez le baiju. Cette liqueur si prisée dans l’empire du Milieu se vend désormais jusqu’en Afrique !

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En Chine, aucun contrat d’affaires digne de ce nom ne peut se conclure sans quelques verres de baiju, un alcool à base de sorgho qui affiche plus de 50 degrés. Une particularité chinoise qui, du fait des volumes de contrats signés entre la Chine et l’Afrique, entend couler à flot sur le continent.
La plus grande marque, Kweichow Moutai, a ainsi ouvert en Afrique du Sud ses premiers bureaux fin 2017. « Une porte d’entrée vers le continent africain », a expliqué le directeur général de ce groupe qui pèse 120 milliards de dollars, Li Baofang. Prochaine étape : la Namibie et le Mozambique. Les expatriés chinois sont évidemment une cible pour Moutai, mais le groupe espère également séduire une clientèle africaine de plus en plus tournée vers la Chine et les produits chinois haut de gamme. Exit donc la mauvaise réputation du made in China.

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Autre marque à faire son apparition sur les routes de la soie : Alipay. On connaît peu en Occident ce moyen de paiement apparu bien après Visa et American Express. Pourtant Alipay est déjà le plus gros émetteur de cartes de paiement au monde avec un demi-milliard d’utilisateurs en Chine ! Créée en 2002, Alipay est arrivé en Afrique en 2016 et couvre aujourd’hui 48 pays sur le continent.
Par ailleurs, en Afrique du Sud, au Kenya et à Maurice, 90 % des distributeurs acceptent désormais les cartes émises par la société Union Pay. Le groupe de Pékin a signé un accord avec la filiale africaine de Barclays pour émettre cinq millions de nouvelles cartes dans dix pays anglophones d’Afrique, notamment le Ghana, Maurice et le Botswana. Au Kenya, Alipay travaille en coopération avec le groupe bancaire KCB pour là encore diffuser ses moyens de paiement le long des routes africaines de la soie.
Comme pour Moutai, ce sont d’abord les expatriés et les touristes chinois qui sont visés, mais l’objectif à terme est de toucher les clients africains et d’imposer ces marques hors de Chine. C’est la même ambition qui a conduit le fabriquant de téléphones portables Huawei à accélérer son développement en Afrique. Pionnier sur le continent où il est présent depuis 1998, le groupe de télécommunications a aujourd’hui des bureaux dans quarante pays d’Afrique.
La classe moyenne africaine visée à terme
D’autres marques font aussi leur apparition progressive sur le continent. C’est le cas de Xiaomi, un autre fabricant de téléphones portables et d’appareils électroniques, du groupe Tencent WeChat qui là encore propose de nouveaux moyens de paiement par smartphone en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya, ou encore des marques automobiles comme BYD au Maroc ou Haval en Algérie.

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En Afrique, la classe moyenne atteint déjà 350 millions de personnes selon la Banque africaine de développement, soit autant qu’en Chine continentale. Une cible de choix pour ces entreprises qui y voient une opportunité de s’ouvrir à l’international et profiter des nouveaux espaces de diffusion qu’offrent les routes de la soie. « On peut parler de l’Afrique comme d’une “zone d’influence” chinoise, explique Peter Fabricius, consultant au sein de l’Institut des études sur la sécurité en Afrique du Sud. Alors que les Etats-Unis de Donald Trump sont en retrait, la Chine entend capitaliser sur son influence économique et imposer ses marques ».
De nombreuses entreprises se sont engouffrées dans la brèche. « Nous voyons une diversification des opportunités qui vont désormais bien au-delà de l’exploitation des matières premières et des infrastructures et qui sont portées par des entreprises privées, précise Benjamin Barton, professeur de relations internationales à Kuala Lumpur. Il faut s’attendre à voir de plus en plus de Chinois s’installer en Afrique », transportant avec eux leur mode de vie et de consommation.
Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica. info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ L’économie planétaire devrait progresser de 3,9 % cette année et la suivante, après 3,7 % en 2017, selon les prévisions du Fonds monétaire international publiées lundi.
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La croissance mondiale va encore accélérer en 2018 et 2019, selon le FMI

L’économie planétaire devrait progresser de 3,9 % cette année et la suivante, après 3,7 % en 2017, selon les prévisions du Fonds monétaire international publiées lundi.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 15h09
    |

            Marie de Vergès








                        



   


L’économie mondiale est lancée sur de bons rails et sa croissance devrait encore accélérer. Dans ses dernières prévisions, publiées lundi 22 janvier, le Fonds monétaire international (FMI) estime que le produit intérieur brut (PIB) planétaire devrait progresser de 3,9 % en 2018 et 2019, après 3,7 % en 2017. Ces chiffres ont tous été révisés à la hausse depuis les perspectives publiées à l’automne par l’institution de Washington (+ 0,2 point de pourcentage pour cette année et l’an prochain, et + 0,1 point pour 2017).
Une reprise qui se raffermit
Ces derniers mois, la croissance a accéléré dans quelque 120 pays, constituant les trois quarts du PIB mondial. Il s’agit de la reprise la plus large et synchronisée depuis 2010, note le FMI, qui souligne des performances bien meilleures qu’attendu en Asie et en Europe.
Cet élan devrait se renforcer en 2018 et 2019, sur fond de conditions financières favorables et de reprise de l’investissement. La zone euro devrait progresser plus vite que prévu à 2,2 % en 2018 et 2 % en 2019 (1,9 % en France les deux années). La croissance sera particulièrement dynamique aux Etats-Unis, à 2,7 % cette année et 2,5 % la suivante. Ces derniers pronostics ont été largement revus à la hausse dans la foulée de la réforme fiscale américaine (respectivement + 0,4 et + 0,6 point de pourcentage). L’accélération de l’activité sur le territoire américain aura des répercussions positives pour les partenaires commerciaux des Etats-Unis.
Réforme fiscale américaine : des effets à double tranchant
A court terme, le FMI prévoit que la réforme fiscale américaine, votée avant Noël, stimule l’activité. D’ici à 2020, ce programme de baisses d’impôts – qui ne devrait pas être compensé par des coupes dans les dépenses – devrait faire gonfler le PIB américain de 1,2 %. Mais le Fonds met en exergue un « produit dérivé » de cette réforme : l’accélération de la demande interne qui en résultera devrait accroître les importations et, de ce fait, creuser le déficit de la balance commerciale américaine. Un effet ambivalent alors que le président américain Donald Trump n’a cessé de fustiger les excédents commerciaux qu’entretiennent certains de leurs partenaires vis-à-vis des Etats-Unis (Chine, Mexique, Allemagne)…
Le déficit budgétaire va aussi s’aggraver et nécessiter, à l’avenir, des ajustements. Cumulé à la nature temporaire des dispositions fiscales, l’effet de la réforme sur la croissance devrait être négatif à compter de 2022.
Des risques qui persistent
Des risques continuent à peser sur la croissance à moyen terme. Le FMI cite, notamment, la menace d’une correction sur les marchés, si l’inflation et les taux d’intérêt aux Etats-Unis remontent plus vite que prévu. Un retour de bâton qui exposerait particulièrement les économies les plus endettées. A l’inverse, des conditions financières demeurant très favorables encourageraient la prise de risques, au nom de la recherche de rendement. Le Fonds met ainsi en garde contre « l’accumulation de vulnérabilités au sein du système financier ».
Au moment où les Etats-Unis, le Mexique et le Canada renégocient leur accord de libre-échange, l’Alena, et où l’Union européenne discute du Brexit, le FMI met aussi en garde contre le risque de nouvelles barrières commerciales.
Une fenêtre de tir pour les réformes
La reprise de la croissance « offre une opportunité idéale pour [mener] des réformes », insiste le FMI. Les pistes de travail sont nombreuses. Les dirigeants sont exhortés à engager des réformes structurelles pour accroître la croissance potentielle et la rendre plus inclusive. Le FMI appelle aussi à renforcer la résilience du système financier et à œuvrer en faveur de la coopération multilatérale, « vitale pour sécuriser la reprise mondiale ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel devrait se prononcer sur le maintien ou non de Mathieu Gallet à la tête de Radio France, le 31 janvier.
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Présidence de Radio France : le CSA rendra sa décision à la fin du mois

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel devrait se prononcer sur le maintien ou non de Mathieu Gallet à la tête de Radio France, le 31 janvier.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 16h20
   





                        



   


Le sort de Mathieu Gallet à la présidence de Radio France sera connu mercredi 31 janvier, date à laquelle le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) devrait annoncer sa décision, dans le cadre de la procédure qu’il a lancée mercredi 17 janvier à son encontre.
Cette procédure, prévue par la loi (le CSA ayant pouvoir de nommer et de révoquer les présidents de l’audiovisuel public), a été lancée à la suite de la condamnation de M. Gallet, le 15 janvier, à 20 000 euros d’amende et un an de prison avec sursis pour « favoritisme » lorsque celui-ci présidait l’Institut national de l’audiovisuel, entre 2010 et 2014. M. Gallet a depuis annoncé faire appel.
La ministre de la culture, Françoise Nyssen, avait appelé le CSA, le 17 janvier, à « tirer les conséquences » du jugement, estimant qu’un « dirigeant d’entreprise publique condamné pour favoritisme, ce n’est pas une situation acceptable ». Le président du CSA, Olivier Schrameck, avait souligné fin novembre qu’une éventuelle condamnation du patron de Radio France constituerait une situation qui n’avait « pas de précédent ».

        Lire :
         

          L’exécutif met le CSA en difficulté



Entre-temps, les sept membres du CSA auditionneront Mathieu Gallet, le lundi 29 janvier à 11 heures. Le régulateur précise qu’il prendra connaissance des contributions écrites qui lui seraient adressées avant ce mercredi, pour qu’elles soient transmises à Mathieu Gallet dès réception. Le vote du 31 janvier devrait se dérouler à la majorité simple.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Ministre des finances du Portugal depuis à peine plus de deux ans, cet économiste de gauche, chantre de la flexisécurité, prend la tête de l’Eurogroupe. A son actif : le redressement de l’économie lusitanienne.
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Le discret Mario Centeno, nouveau capitaine de l’eurozone

Ministre des finances du Portugal depuis à peine plus de deux ans, cet économiste de gauche, chantre de la flexisécurité, prend la tête de l’Eurogroupe. A son actif : le redressement de l’économie lusitanienne.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 14h00
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Il a ouvert un compte Twitter quelques heures après sa désignation, le 4 décembre 2017, et a recruté pour gérer sa communication un talentueux compatriote, ancien journaliste habitué du corps de presse bruxellois. De surcroît, il a fait son premier déplacement officiel en marquant les bons arrêts : rencontre avec le président français Emmanuel Macron, puis avec son ministre des finances, Bruno Le Maire, à Paris, mi-janvier, et visite dans la foulée chez Peter Altmaier, son homologue allemand, à Berlin.
Mario Centeno, le nouveau président de l’Eurogroupe, devait présider sa première réunion des dix-neuf ministres des finances de l’eurozone, lundi 22 janvier. S’attendait-il à cette consécration, lui le quasi-novice en politique et ministre des finances du Portugal depuis novembre 2015 ? A 51 ans, ce discret économiste a dû sentir la pression sur ses épaules : par la magie des alliances politico-diplomatiques européennes, il se retrouve à la tête du gouvernement officieux de l’eurozone.

Costume cintré, mains dans les poches, très à l’aise face aux caméras, son prédécesseur, Jeroen Dijsselbloem, aurait bien rempilé pour un troisième mandat, si cela avait été possible. Le fringant ministre des finances néerlandais avait réussi à se faire respecter de ses pairs et à se démarquer – un peu – de Wolf­gang Schäuble, l’ancien ministre des finances allemand, à l’écrasante présence. Avec son large sourire toujours accroché aux lèvres, son abondante chevelure poivre et sel, son air timoré et un peu embarrassé, Mario Centeno inaugure une nouvelle ère à Bruxelles.
Ce fan du Benfica Lisbonne vient d’un gouvernement de gauche et d’un pays qui, à l’instar de la Grèce, échappa de peu à la faillite durant la crise, alors que, jusqu’à présent, une règle implicite de l’entre-soi bruxellois voulait que le président de l’Eurogroupe fût issu d’un Etat classé « triple A » par les agences de notation financière.
Va-t-il pour autant dynamiter ce club,...




                        

                        


<article-nb="2018/01/22/19-9">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Eric Campos, directeur de la Fondation Grameen Crédit agricole, estime que le modèle de l’entreprise sociale est une des voix du capitalisme, portant la parole de « ceux qui désirent découvrir les sources d’un entrepreneuriat utile ».
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« L’utilité sociale doit pouvoir être comptabilisée dans les revenus et le bilan financier de l’entreprise »

Dans une tribune au « Monde », Eric Campos, directeur de la Fondation Grameen Crédit agricole, estime que le modèle de l’entreprise sociale est une des voix du capitalisme, portant la parole de « ceux qui désirent découvrir les sources d’un entrepreneuriat utile ».



Le Monde
 |    22.01.2018 à 13h23
    |

Eric Campos (Directeur général de la Fondation Grameen Crédit Agricole)







                        



                                


                            
Tribune. La moitié du patrimoine économique mondial est détenu par 1 % de la population. La concentration de la richesse entre les mains de quelques-uns continue de s’accélérer. Ce constat, sévère et indécent, remet en question un fondement de nos croyances économiques et sociales : non, la loi des marchés n’aboutit pas à un équilibre naturellement équitable ; non, la somme des intérêts particuliers ne converge pas vers le meilleur intérêt général possible.
Nous ne pouvons plus échapper au questionnement des conséquences environnementales et sociales de notre machine à créer de la richesse
Rendre les riches plus riches ne profite pas au plus grand nombre, le soi-disant effet de « ruissellement » ne fonctionne pas autant qu’on l’imagine. Si le produit du capital bénéficie en premier chef à celui qui en détient la propriété, alors la croissance ne sera jamais répartie équitablement entre toutes les parties prenantes. Cette primauté propre au capitalisme moderne a signé une longue ère de développement économique, mais celle-ci a surtout été permise par l’exploitation de ressources épuisables. Ce temps s’achève. Nous ne pouvons plus échapper au questionnement des conséquences environnementales et sociales de notre machine à créer de la richesse.
Théorisé par le Professeur Yunus, prix Nobel de la Paix 2006, le « social business », modèle d’entreprise ou l’utilité sociale prime sur le rendement du capital investi, est expérimenté en tant que tel depuis une dizaine d’années. En France, ce modèle existe également. Dans l’ancien paradigme économique, où l’individualisme était triomphant et la précarisation généralisée sa conséquence, la rencontre entre performances financière et sociale résonnait comme une contradiction, un paradoxe, une lubie d’idéaliste. Pourtant, leur rencontre, aussi singulière soit-elle, est une voie d’avenir pour repenser et redéfinir un capitalisme plus responsable et une économie volontairement inclusive.
Créer...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Jean-Charles Simon, candidat à la présidence du Medef, rejette le principe d’une modification de l’objet social de l’entreprise défini par le Code civil.
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« Contraindre a priori l’objet social de l’entreprise serait une forme de prohibition par de nouvelles ligues de vertu »

Dans une tribune au « Monde », Jean-Charles Simon, candidat à la présidence du Medef, rejette le principe d’une modification de l’objet social de l’entreprise défini par le Code civil.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 13h00
    |

Jean-Charles Simon (Economiste)







                        



                                


                            
Tribune. C’est une forme de marronnier dans le rapport des politiques français à l’entreprise. A intervalles réguliers, ils éprouvent le besoin d’en faire un problème ou au moins un sujet. Alors qu’ils semblent avoir la plus grande peine du monde à réformer un tant soit peu ce qui devrait être leur obsession, la sphère publique, ils viennent morigéner les entreprises sur leur fonctionnement et leurs impacts. Tantôt c’est le partage de la valeur ajoutée ou des profits qui est stigmatisé. Parfois, c’est la gouvernance des entreprises qui est critiquée. Ou encore l’entreprise est-elle réprimandée en raison des conséquences des activités économiques sur la santé, la cohésion sociale ou l’environnement.
notre Code civil fait de l’entreprise un projet dont les associés sont libres dès lors qu’il est licite
Aucun de ces débats n’est illégitime et, de par son importance, il est tout à fait normal que l’entreprise soit au centre de nombreuses études et réflexions. Mais il est en revanche fâcheux et souvent dangereux d’en faire un instrument de tactique politique. En mettant en cause la finalité de l’entreprise, le gouvernement semble emprunter ce chemin. Comme s’il fallait, après l’épisode des ordonnances sur le droit du travail ou l’allégement de prélèvements sur le capital, donner des gages en admonestant et en contraignant un peu plus les entreprises de France.
Ainsi, notre Code civil fait de l’entreprise un projet dont les associés sont libres dès lors qu’il est licite. C’est la clé de voûte d’une économie de marché. Sans cette liberté, il n’est pas possible de chercher à innover, à investir, à recruter pour faire croître l’économie, répondre à des besoins ou offrir de nouveaux biens et services, optimiser l’allocation des ressources en capital et en travail, et donc la croissance. Certains voudraient que l’entreprise ne soit pas seulement licite, mais aussi morale ou vertueuse, notions qu’ils définissent eux-mêmes… en toute subjectivité.
L’Etat...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Cinq dirigeants d’entreprise ou de think tank prennent position, dans une tribune au « Monde », en faveur d’une révision de l’objet social de l’entreprise dans le Code civil.
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« Inscrire solennellement la responsabilité sociale dans la raison d’être de l’entreprise »

Cinq dirigeants d’entreprise ou de think tank prennent position, dans une tribune au « Monde », en faveur d’une révision de l’objet social de l’entreprise dans le Code civil.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 13h00
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. L’entreprise n’a en France ni la reconnaissance ni le statut qu’elle mérite. Les grands textes du droit continuent d’ignorer les mutations majeures que l’entreprise a conduites depuis la fin des « trente glorieuses » et que le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) du gouvernement veut, enfin, prendre en compte. Il y a pourtant bien longtemps que le rôle de l’entreprise dépasse largement la production. Bien longtemps qu’à côté d’institutions comme l’Etat, la famille, la religion et l’école, qui voient leur légitimité contestée et leurs moyens diminués, l’entreprise émerge comme un repère de stabilité, de sociabilité, de sens et de dynamisme.
La révolution numérique et la demande citoyenne effacent progressivement la frontière entre l’entreprise et la société civile
L’entreprise est devenue un acteur à part entière de la société. Au-delà de la création de biens, de services et d’emplois, sa mission ne cesse de s’étendre à d’autres dimensions incarnées par d’autres parties prenantes. La révolution numérique et la demande citoyenne effacent progressivement la frontière entre l’entreprise et la société civile, déplaçant les limites de la responsabilité et proposant une autre répartition des tâches.
La séparation dogmatique confiant le risque aux entreprises et la norme aux Etats n’est plus de mise. Les Etats continueront à réguler, mais autrement. Pour faire avancer leurs grandes causes environnementales ou sociales, ils nouent des partenariats avec les entreprises, grandes ou petites, qui veulent s’engager davantage dans la société. Ils s’en remettent aux savoir-faire et au sens de l’innovation des entreprises, à leur capacité de déceler les technologies, les talents et les financements de demain. L’impulsion politique restera un moteur important mais, quand des entreprises pionnières prendront l’initiative, l’Etat viendra en appui pour inscrire ces pratiques dans un cadre réglementaire pérenne....




                        

                        


<article-nb="2018/01/22/19-12">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Un collectif de chercheurs scientifiques, parmi lesquels le mathématicien et député LRM Cédric Villani, interpelle le gouvernement dans une tribune au « Monde » sur la nécessité de développer les transports publics vers Paris-Saclay, alors que les échos du gouvernement laissent entendre que le Grand Paris Express ne reliera pas Orly à Saclay en 2024.
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« Si les transports en commun ne sont pas rapidement mis à niveau, le campus Paris-Saclay mourra »

Un collectif de chercheurs scientifiques, parmi lesquels le mathématicien et député LRM Cédric Villani, interpelle le gouvernement dans une tribune au « Monde » sur la nécessité de développer les transports publics vers Paris-Saclay, alors que les échos du gouvernement laissent entendre que le Grand Paris Express ne reliera pas Orly à Saclay en 2024.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 12h54
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 13h17
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Voilà dix ans que l’Etat a engagé la construction du campus Paris-Saclay, destiné à regrouper une vingtaine d’établissements prestigieux d’enseignement supérieur et de recherche, des entreprises de toutes tailles, une population nombreuse de chercheurs, ingénieurs, entrepreneurs, étudiants, le tout au service de la connaissance et de l’innovation. La variété des cultures de ces acteurs, la nécessaire cohabitation harmonieuse avec le monde agricole du plateau de Saclay, l’éparpillement de la gouvernance locale, font de ce projet le chantier le plus complexe de France.
Si des communes attachées à leur cadre de vie ont accepté de se lancer dans une aventure aussi mouvementée ; si les universitaires ont accepté les dizaines de projets successifs, les centaines de nuits blanches, les milliers de réunions d’organisation ; si les grands établissements se sont démenés pour convaincre leurs conseils d’administration de se lancer dans des déménagements incertains, depuis les écoles de recherche jusqu’à l’hôpital en passant par de gigantesques centres d’innovation industrielle, c’était bien parce que tous trouvaient de la fierté à participer, aux côtés de l’université Paris-Sud, de l’Ecole polytechnique, du Commissariat à l’énergie atomique, à un projet de classe mondiale, qui ferait honneur à la culture scientifique et technologique de la France, à son esprit d’entreprise, à son ambition internationale. Mais parfois, on se demande si l’Etat a bien compris son propre projet !
Partout dans le monde, la mise en place d’un grand campus inclut le développement rapide de transports adaptés. Mais peut-être pas en France ? Depuis des années les acteurs du plateau interpellent l’Etat, quasi quotidiennement, sur l’insupportable état des transports : la RN 118 et ses embouteillages permanents ; le RER B avec ses rames bondées jusqu’à minuit et au-delà, ses retards et incidents quotidiens ; le bus 9106 si souvent saturé, alors que les flux...




                        

                        


<article-nb="2018/01/22/19-13">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le président de la République s’exprimait devant la Cour des comptes lors de l’audience solennelle de rentrée.
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Emmanuel Macron souhaite finaliser la réforme des retraites en 2019

Le président de la République s’exprimait devant la Cour des comptes lors de l’audience solennelle de rentrée.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 14h50
   





                        



   


Le président de la République s’est exprimé, lundi 22 janvier, devant la Cour des comptes, lors de l’audience solennelle de rentrée de l’institution supérieure de contrôle chargée de vérifier l’emploi des fonds publics.
En préambule, le président de la cour, Didier Migaud avait prévenu le président de la République que l’amélioration actuelle des finances publiques ne devait pas « faire illusion ». « Pour respecter la trajectoire prévue, des réformes d’ampleur structurelle devront être mises en œuvre sans retard », a-t-il ajouté.

        Lire aussi :
         

                Les hauts fonctionnaires des finances publiques trop payés selon la Cour des comptes



Le chef de l’Etat a confirmé quant à lui les objectifs financiers de son quinquennat et a pris quelques engagements :
Dépense publiques et impôts
Le chef de l’Etat s’est à nouveau engagé à baisser de trois points de produit intérieur brut la dépense publique et de cinq points la dette publique, tout en baissant les prélèvements obligatoires d’un point.
Le texte de la réforme des retraites finalisé en 2019
Les travaux sur la réforme des retraites, qui doit simplifier le système français, ont commencé, a souligné Emmanuel Macron, avant de préciser son horizon pour finaliser cette réforme, soit l’été 2019.
Ces derniers mois, M. Macron a fait valoir que cette transformation a vocation à entrer en vigueur à un horizon de dix ans et qu’elle ne participera pas au redressement des comptes publics à court terme.
Elle devra permettre « de passer des 37 régimes de retraite actuels à un régime simplifié et lisible », a-t-il ajouté, lundi, sans entrer dans les détails.
Le président français a également fait savoir qu’après une réunion interministérielle le mois prochain, il sera rendu compte chaque semaine en conseil des ministres des actions pour transformer l’action publique, ministère par ministère.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/22/19-14">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le géant américain du e-commerce ouvre lundi au public son premier supermarché Amazon Go à Seattle, dans l’Etat de Washington.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Amazon joue la carte des supérettes sans caisses pour grandir dans l’alimentaire

Le géant américain du e-commerce ouvre lundi au public son premier supermarché Amazon Go à Seattle, dans l’Etat de Washington.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 12h01
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Un magasin sans caisses, des articles qui n’ont plus besoin d’être scannés et un paiement automatique. Lundi 22 janvier, Amazon devait ouvrir au public son premier concept de supermarché du futur dans son fief de Seattle (Etat de Washington). Ce projet symbolise les ambitions du e-marchand américain dans le commerce physique, porte d’entrée vers le gigantesque marché des produits alimentaires, estimé à 700 milliards de dollars (570 milliards d’euros) par an rien qu’aux Etats-Unis, mais qui lui échappe encore.
Baptisée Amazon Go, cette supérette s’étend sur environ 170 mètres carrés. Ses rayons sont garnis de salades, sandwiches, kits repas à cuisiner à domicile, snacks, boissons, mais aussi de quelques produits non alimentaires, comme des pansements et des piles. En entrant dans le magasin, les clients doivent scanner un code-barres affiché sur leur smartphone. Ils n’ont alors plus qu’à déposer des articles dans leur sac de course. En sortant, leur compte bancaire est automatiquement débité.

        Lire aussi :
         

                Amazon : plus personne à la caisse



Caméras, capteurs de poids et algorithme
Pour fonctionner, le système repose sur des dizaines de caméras et des capteurs de poids. Grâce à un algorithme informatique, dopé à l’intelligence artificielle, il peut identifier les clients et savoir lorsqu’ils s’emparent d’un produit, le déposent dans leur sac ou le reposent en rayon. La technologie a été testée pendant plus d’un an, lors d’une phase réservée aux employés d’Amazon. La société a pris son temps, repoussant l’ouverture au public de plusieurs mois. Elle assure désormais que le nombre d’erreur est limité.

   


Ce n’est pas la première fois que le groupe fondé par Jeff Bezos ouvre des magasins physiques. Il dispose de plusieurs points de vente dans de grands centres commerciaux aux Etats-Unis pour mettre en avant ses produits électroniques, comme l’assistant vocal Echo. Depuis 2015, il a par ailleurs ouvert plusieurs librairies. En 2017, il a aussi racheté la chaîne de supermarchés Whole Foods, qui compte 450 points de vente sur le sol américain. Et il teste des « drive » pour permettre à ses clients de récupérer les achats effectués en ligne.
Avance technologique et réduction des coûts
« L’alimentaire constitue le plus important segment du commerce de détail, avec une fréquence d’achats élevée, souligne Michelle Grant, analyste chez Euromonitor. C’est pour cette raison qu’Amazon s’y intéresse depuis longtemps et qu’il se doit d’y être dominant ». Problème : selon les estimations du cabinet Kantar, Internet n’a représenté que 1,5 % des achats alimentaires l’an passé. Malgré d’importants investissements, les initiatives de la société, comme le service de livraison Fresh, s’adressent à un petit nombre. Sa part de marché reste donc minime, très loin derrière Walmart.

   


Face à des rivaux déjà bien installés, la société mise sur son avance technologique. Si Amazon Go constitue son innovation la plus visible, elle pourrait aussi utiliser son expertise pour améliorer la chaîne logistique, une importante source de coûts. « Amazon est réputé pour répercuter les gains liés à son échelle et à son efficacité en économies pour les consommateurs », rappelle Mme Grant. L’entreprise a d’ailleurs déjà baissé les prix chez Whole Foods.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le retrait de la candidature française fait planer un doute sur le calendrier de mise en service de la ligne 18 du métro.
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Edouard Philippe débranche l’Exposition universelle

Le retrait de la candidature française fait planer un doute sur le calendrier de mise en service de la ligne 18 du métro.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 15h30
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

La France accueillera la Coupe du monde de rugby en 2023, les Jeux olympiques en 2024 mais pas l’Exposition universelle en 2025. Edouard Philippe a pris la décision de retirer la candidature tricolore pourtant déposée par l’Etat en septembre avec le sceau présidentiel d’Emmanuel Macron. Dans le contexte de « redressement de nos finances publiques », il s’agit de ne pas « grever l’avenir (…) d’engagements supplémentaires non maîtrisés », écrit le premier ministre dans une lettre adressée samedi 20 janvier au délégué interministériel chargé du dossier, Pascal Lamy, révélée par Le Journal du dimanche dans son édition du 21 janvier.
Si « les faiblesses structurelles » du dossier sont l’unique raison invoquée dans la missive de Matignon, elles ne sont pas le seul motif du retrait. Le projet de métro Grand Paris Express, qui prévoit 200 kilomètres de nouvelles lignes en lle-de France, connaît une dérive des coûts telle que M. Philippe pourrait annoncer en milieu de semaine un étalement du calendrier. Le premier ministre a sur son bureau un rapport du préfet d’Ile-de-France, Michel Cadot, qui suggère de reporter de 2025 à 2030 la date de mise en service de la ligne 18 qui devait desservir notamment le plateau de Saclay (Essonne), site choisi pour accueillir l’Exposition.

En renonçant à l’Exposition, le chef du gouvernement lève un gros obstacle au décalage éventuel de la date de livraison du métro. Il est vrai aussi qu’il n’a jamais adhéré au dossier de l’Exposition universelle. Matignon a même tenté d’empêcher que la France dépose sa candidature.
Refus du principe d’un emprunt gagé par l’Etat
Depuis 2011, Jean- Christophe Fromantin, maire (divers droite) de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), à l’origine du projet, prétend financer l’événement grâce à la vente des billets et aux retombées commerciales. Dans son schéma initial, l’Etat devait uniquement se porter garant d’un emprunt remboursé...




                        

                        


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Amazon : plus personne à la caisse

Le géant américain ouvre au public son premier magasin sans caisse, à Seattle. Un concept qui fait frémir les grands noms de la distribution, notamment Carrefour, qui présente mardi son plan stratégique, note Philippe Escande dans sa chronique.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h56
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. L’endroit ne fait pas rêver. Il ressemble à ces supérettes d’autoroute pleines de sandwiches sous Cellophane et de salades en barquette. Plus les gâteaux secs et les boissons sucrées. Sur 170 mètres carrés, difficile de caser beaucoup plus de choses, mais cela suffit à faire trembler la grande distribution.
Ouvert à tous, lundi 22 janvier, le magasin pilote d’Amazon, au rez-de-chaussée de son siège social de Seattle (nord-ouest des Etats-Unis), n’a pas de caisse. Un exploit en apparence modeste. Pour économiser deux emplois et cinq minutes d’attente, le consommateur est accueilli par un déluge de caméras qui scrutent ses moindres faits et gestes afin de lui facturer directement sur son compte le jambon cornichon et la salade César emportés. Cinq ans de travail, un important investissement informatique et humain ainsi qu’une année de tests pour en arriver là.

Cette histoire ressemble aux prémices de la voiture autonome. Les expérimentations, il y a une dizaine d’années, nécessitaient, elles aussi, une avalanche de technologies de pointe pour faire avancer d’improbables pots de yaourt dans le désert qui, généralement, rendaient l’âme au bout de quelques dizaines de kilomètres. Google en a désormais parcouru des millions avec ses voitures sans pilote et tous les constructeurs préparent la sortie de modèles d’ici à 2020.
Double défi
C’est bien cela qui angoisse désormais les professionnels de la grande distribution : la rapidité avec laquelle une technologie balbutiante se banalise grâce aux progrès de l’électronique et de l’intelligence artificielle. Le magasin de demain aura toujours des vendeurs, mais plus de caissières et de caissiers. C’est pourquoi Amazon sera dans toutes les têtes et tous les discours, mardi 23 janvier, lorsque Carrefour présentera son plan stratégique.
Celui-ci est supposé répondre à deux défis qui engagent l’avenir du premier distributeur français et premier employeur privé...




                        

                        


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Alena : le Canada et le Mexique cherchent à empêcher un retrait unilatéral américain

Durant sa campagne, Donald Trump avait évoqué une rupture des négociations. Rien n’a changé.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 11h58
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

L’accord de libre-échange nord-américain (Alena) joue sa survie cette semaine à Montréal. Les négociateurs américains, canadiens et mexicains s’y sont retrouvé dès dimanche 21 janvier, avec deux jours d’avance sur le calendrier, pour réécrire cet accord vieux d’un quart de siècle. Les cinq premières séances de la négociation tenues depuis août 2017 n’ont pas abouti. Dans un climat exécrable, Canadiens et Mexicains vont s’efforcer d’empêcher Donald Trump de mettre à exécution sa menace de retrait unilatéral de l’Alena. Il a réitéré ses propos lors d’un entretien avec le Wall Street Journal (WSJ) jeudi 11 janvier : « Pendant ma campagne, j’ai dit que soit je renégocierai l’Alena, soit j’y mettrai fin. Rien n’a changé, j’ai tenu beaucoup de mes promesses de campagne », a déclaré M. Trump, qui a précisé : « Je préférerais en sortir. » Iran, ambassade américaine à Jérusalem, sans-papiers aux Etats-Unis, le président tient effectivement les promesses auxquelles bien peu croyaient. M. Trump a certes déclaré qu’il laisserait « un peu de flexibilité » dans le calendrier, en raison de l’élection présidentielle mexicaine de juillet – « beaucoup de choses sont dures à négocier avant une élection ».

Mais il a depuis à nouveau durci le ton, d’autant que deux conflits majeurs enveniment la négociation. Le premier tient à l’impossible financement du mur à la frontière mexicaine, ce qui a conduit M. Trump à faire un Tweet rageur le 18 janvier. « le mur sera payé, directement ou indirectement, par le Mexique, qui a un excédent commercial ridicule de 71 milliards de dollars avec les Etats Unis. Les 20 milliards de dollars [plus de 16 milliards d’euros] du mur sont des “cacahuètes” par rapport à ce que le Mexique gagne des Etats-Unis. L’Alena est une mauvaise plaisanterie ! »
Opportunité politique
Le second concerne les contentieux commerciaux qui se multiplient avec le Canada et ont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Pour relancer l’inflation, la banque centrale nippone achète (aussi) des ETF, ces produits répliquant la performance d’indices boursiers. Au risque d’alimenter une bulle sur les marchés.
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Les achats de produits financiers de la Banque du Japon font débat

Pour relancer l’inflation, la banque centrale nippone achète (aussi) des ETF, ces produits répliquant la performance d’indices boursiers. Au risque d’alimenter une bulle sur les marchés.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h10
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Ceux qui estiment que la politique de la Banque centrale européenne (BCE) est trop audacieuse ont sans doute la migraine lorsqu’ils examinent celle de la Banque du Japon (BoJ). En effet, l’institution, qui se réunissait lundi 22 et mardi 23 janvier, est allée plus loin que toutes ses homologues pour tenter de tirer l’Archipel de la déflation dans laquelle il se débat depuis deux décennies.
Depuis 2013 et l’arrivée du gouverneur Haruhiko Kuroda, la BoJ a accéléré les achats de dettes publiques, suivant l’exemple de la Réserve fédérale américaine (Fed). Mais elle achète aussi des parts de sociétés d’investissement immobilier cotées, ainsi que des ETF actions (pour Exchange Traded Funds), ces produits répliquant les performances d’indices boursiers, au rythme de 6 trillions de yens par an (soit environ 44 milliards d’euros). Ce qui signifie qu’indirectement, la BoJ détient une grande quantité d’actions japonaises – une mesure difficilement concevable dans la zone euro. Fin décembre, elle possédait ainsi pour près de 126 milliards d’euros d’ETF, couvrant à peu près toutes les entreprises nippones cotées…
Le risque d’alimenter des bulles spéculatives
En théorie, ces achats visent à doper l’investissement des entreprises (et, par ricochet, les prix) par différents mécanismes. Mais cela risque de perturber le fonctionnement des marchés ou d’alimenter des bulles spéculatives, redoutent désormais certains membres de l’institution, de même que nombre d’observateurs. Le 8 janvier, l’indice Nikkei a ainsi culminé à 23 952,61 points, au plus haut depuis vingt-six ans, gonflé par les achats d’ETF de la BoJ. Certaines entreprises pourraient également être tentées de relâcher leur gouvernance, préviennent des économistes, puisque, quoi qu’il advienne, elles ont l’assurance que la BoJ soutiendra leur cours de Bourse.

Ces arguments suffiront-ils à convaincre l’institution de réduire ses rachats d’ETF lors de sa prochaine réunion ? L’amélioration...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ S’il est condamné dans l’affaire Tapie, l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde devra démissionner.
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Orange : l’Etat prêt à renouveler Stéphane  Richard à la tête de l’opérateur

S’il est condamné dans l’affaire Tapie, l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde devra démissionner.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 12h14
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


L’horizon se dégage pour Stéphane Richard. L’Etat, premier actionnaire d’Orange, avec 23 % du capital, soutiendra le renouvellement du PDG à un troisième mandat. « Stéphane Richard a fait du beau travail à la tête d’Orange, il a vocation à être reconduit », a confirmé le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, sur Radio Classique, le 22 janvier. L’Etat avait fait savoir ces derniers jours à M. Richard et aux administrateurs indépendants qu’il voterait en faveur de l’ancien inspecteur des finances. Le tout sera acté lors d’un comité de gouvernance le 25 janvier.

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                En quête d’un troisième mandat, Stéphane Richard défend son bilan et ses projets pour Orange



En revanche, si l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde est condamné dans l’affaire Tapie, il devra démissionner. « Les choses sont très claires entre nous », a poursuivi M. Le Maire. En décembre 2017, M. Richard, déjà mis en examen, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « complicité d’escroquerie » et « complicité de détournement de fonds publics » entre 2007 et 2009. Le procès pourrait se tenir soit avant l’été, soit cet automne.
Il s’agissait là d’un important obstacle à sa candidature. Les détracteurs du PDG n’avaient pas hésité à mettre en garde contre un procès à grand spectacle, qui aurait pu ternir l’image de Stéphane Richard, pénalisant ainsi Orange. En septembre 2017, une missive adressée sous le manteau à l’Elysée invitait déjà l’Etat à ne pas « subir le calendrier judiciaire », et à changer de capitaine. Plus récemment, de bonne source, l’influent Alain Minc avait aussi milité contre la candidature de M. Richard. Mais en décembre 2017, Bercy mettait en avant la présomption d’innocence dont le PDG devait bénéficier.
Bec et ongles
Le 20 février, le conseil d’administration doit voter le renouvellement de Stéphane Richard comme administrateur. Grâce à l’appui de l’Etat, le PDG d’Orange, qui bénéficie également du soutien de ses salariés également représentés au conseil, devrait facilement remporter cette étape. Le nom du nouveau PDG d’Orange sera soumis à l’assemblée générale des actionnaires le 4 mai. Parmi les autres candidats, seul le nom de Nicolas Dufourcq avait filtré, sans que l’on sache si le patron de Bpifrance était allé jusqu’au bout de sa candidature. Nommé par Nicolas Sarkozy, maintenu par François Hollande en 2014 et renouvelé par Emmanuel Macron, M. Richard serait le premier président d’Orange à exercer trois mandats. Il fera partie de la délégation de patrons accompagnant le chef de l’Etat en février en Tunisie et au Sénégal.
Au-delà de la problématique judiciaire, Stéphane Richard a quand même dû défendre sa candidature bec et ongles chez M. Le Maire, et surtout à l’Elysée. « Mon bilan et ma feuille de route sont apparus convaincants », se félicite le PDG auprès du Monde. Parmi ses futurs projets pour Orange, le PDG a particulièrement détaillé sa stratégie en matière d’innovation et de cybersécurité, à laquelle il avait mis un coup d’accélérateur en ouvrant un centre de recherche-développement à Châtillon en 2016, et en créant une nouvelle entité, Orange Cyberdéfense. « Nous allons développer la partie innovation. Il faut que l’on fasse quelques opérations de consolidation dans de grandes start-up françaises », poursuit le PDG. Les investissements dans les réseaux vont également se poursuivre.
Une bonne image auprès des salariés
En revanche, M. Richard n’a pas présenté de grande stratégie de consolidation des télécoms à l’international. Sans doute parce que l’Elysée ne l’attendait pas sur ce terrain. L’exécutif est, selon nos informations, échaudé par des discussions menées en toute discrétion entre mai et septembre 2017 entre Deutsche Telekom et Orange. Les deux groupes ont étudié pendant plusieurs mois une fusion entre égaux. Mais Deutsche Telekom, qui est également présent aux Etats-Unis, est deux fois plus gros que l’ex-France Télécom, et l’opération se serait traduite par une absorption pure et simple d’Orange. Les discussions ont donc été interrompues. Autre dossier qui peut un jour s’ouvrir, celui de Telecom Italia. Vivendi, qui détient un quart du capital, pourrait un jour décider d’en partir. En attendant, Orange préfère se concentrer sur l’innovation et la cybersécurité.

        Lire aussi :
         

                Orange Bank, le pari historique de Stéphane Richard



Côté bilan, M. Richard n’a pas à rougir. Propulsé PDG en 2011, l’énarque a d’abord dû pacifier Orange, alors en proie à une crise sociale aiguë. Depuis cette date, Il jouit d’une très bonne image auprès des salariés de l’entreprise. Egalement à son actif, le PDG a bien résisté à l’arrivée en 2012 de Free (dont le fondateur, Xavier Niel, est également actionnaire à titre individuel du Monde) dans le mobile. Grâce à un accord d’itinérance, qui permettait au trublion des télécoms d’utiliser le réseau d’Orange, l’opérateur historique a pu encaisser des recettes supplémentaires compensant la guerre des prix.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le créateur Hedi Slimane, qui a révolutionné la mode masculine, aura carte blanche chez Céline. Sous sa houlette, la marque espère doubler ses ventes en cinq mois.
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Céline : LVMH mise sur Hedi Slimane pour concurrencer Hermès

Le créateur Hedi Slimane, qui a révolutionné la mode masculine, aura carte blanche chez Céline. Sous sa houlette, la marque espère doubler ses ventes en cinq mois.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 12h06
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

LVMH n’a pas tardé à exploiter l’image d’Hedi Slimane. Quelques heures après sa nomination à la tête de la direction artistique et de l’image de Céline, dimanche 21 janvier, le portrait en noir et blanc du créateur apparaissait sur la page d’accueil de son site de vente en ligne.
Car le Français âgé de 49 ans, ancien directeur artistique de Dior Homme et de Saint Laurent, qui signe son retour au sein du groupe LVMH, est un nom, une figure de la mode. « C’est l'un des créateurs les plus talentueux de notre époque », a souligné Bernard Arnault, président et actionnaire de référence du groupe aux 37,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Hedi Slimane, c’est aussi un filon. « Tout ce qu’il a touché, il l’a transformé en or », reconnaît un expert du secteur. Le designer a, notamment, relancé les ventes de Saint Laurent, filiale de Kering. Sous sa houlette, elles ont triplé entre 2012 et 2016. Et, à son tour, c’est ce dont rêve LVMH pour Céline.
Une croissance folle
Aux yeux du groupe, la marque fondée en 1945 présenterait tout le potentiel pour devenir le troisième de ses piliers dans la mode et la maroquinerie et rivaliser avec Hermès, marque parisienne qui, en 2014, à l’issue d’une longue bataille judiciaire et boursière, a échappé à M. Arnault.

Fondé par Céline Vipiana et son mari, cet ancien bottier pour enfants né après guerre à Paris pèse aujourd’hui près de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Soit « près de cinq fois plus que lors de la nomination de Phoebe Philo en 2007 », affirme-t-on dans l’entourage du groupe. Sous l’impulsion de la styliste londonienne, pendant dix ans, la marque Céline s’est développée à une croissance folle. Elle est devenue fort rentable en cultivant une image chic et sobre, de qualité, qui n’est pas sans rappeler celle, précisément, du sellier Hermès.
Ce fut notamment grâce à des sacs à main minimalistes, dépourvus de logos ostentatoires, les...




                        

                        

