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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Depuis une dizaine d’années, près de 500 000 personnes en France ont bénéficié d’une réduction du volume de l’estomac.  Si les bienfaits sont avérés, le nécessaire suivi au long cours des patients n’est pas toujours assuré.
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Obésité : les dérives de la chirurgie bariatrique

Depuis une dizaine d’années, près de 500 000 personnes en France ont bénéficié d’une réduction du volume de l’estomac.  Si les bienfaits sont avérés, le nécessaire suivi au long cours des patients n’est pas toujours assuré.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 17h52
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Depuis plusieurs années, la chirurgie de l’obésité a le vent en poupe. Le nombre d’interventions de chirurgie bariatrique (issu du grec baros, poids) a été multiplié par plus de trois entre 2006 et 2017, avec près de 450 000 personnes opérées sur cette période, selon le site de l’Assurance-maladie. Mais est-elle allée trop loin ? Opère-t-on trop en France ? Si la chirurgie reste, dans le cas de l’obésité ­sévère, la méthode qui donne les résultats les plus ­durables et les plus significatifs, ce n’est pas non plus une baguette magique. Elle est aujourd’hui sous la loupe des autorités sanitaires.
La France constitue en effet un paradoxe. Si l’obésité touche 17 % environ de la population adulte (40 % sont en surpoids), ces taux sont moindres que dans d’autres pays industrialisés. Pourtant, la France ­figure parmi les pays qui opèrent le plus de l’obésité dans le monde, avec quatre fois plus d’opérations qu’en Allemagne ou au Royaume-Uni, mais moins qu’en Suède ou en Belgique, proportionnellement parlant. Cette situation suscite des interrogations des autorités sanitaires sur la pertinence de cette stratégie. En préparation depuis des mois, une mission de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), chargée de réaliser un état des lieux de cette chirurgie, doit remettre dans les prochains jours ses conclusions au ministère de la santé. De même, les derniers indicateurs des établissements de santé demandés par la Haute Autorité de santé (HAS) montrent des ­résultats parfois préoccupants. Les données de l’Assurance-maladie, auxquelles nous avons eu accès, sont également contrastées. L’Académie de médecine vient de publier un rapport sur la prise en charge.

Cette technique, réalisée principalement par voie naturelle, a émergé il y a une vingtaine d’années. Dès 1954, des chirurgiens de Minneapolis ont expérimenté sur l’animal, puis chez l’homme, une dérivation drastique du circuit de l’intestin grêle (le bypass jéjuno-iléal), comme le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’impact psychologique de la chirurgie est trop rarement pris en compte, la consultation à ce sujet se ­réduisant parfois à quelques minutes.
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Obésité : la chirurgie a des répercussions psychologiques négligées

L’impact psychologique de la chirurgie est trop rarement pris en compte, la consultation à ce sujet se ­réduisant parfois à quelques minutes.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 17h51
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22.01.2018 à 17h52
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            Pascale Santi








                        



                                


                            
« Je retourne à la piscine où je n’allais plus depuis tant et tant d’années, par peur du regard des autres », dit cet homme opéré au CHU de Rouen. Pour beaucoup de patients, la chirurgie de l’obésité a permis une nouvelle vie. Mais son retentissement psychologique n’est pas toujours bien appréhendé. On constate une « amélioration majeure de l’humeur et de la qualité de vie tant que dure la perte de poids et qu’elle se maintient, de même qu’une meilleure image corporelle et de l’estime de soi », note Olivier Ziegler, diabétologue-nutritionniste, coordinateur du Centre spécialisé de l’obésité de Nancy (CHRU Nancy).

Mais tout n’est pas si simple. « Cela a été très difficile pour moi de m’habituer à ce nouveau corps qui subit tant de transformations », dit Yolande Pontonnier, présidente de l’association Vers un nouveau regard. Opérée il y a onze ans avec la technique du bypass, elle a perdu 50 kg. Mais avoue qu’elle a dû ­subir plusieurs chirurgies réparatrices pour « affronter » ce nouveau corps. « Les médecins n’ont pas le temps de parler de ce qu’ils considèrent parfois comme des détails. » C’est entre autres pour cela qu’elle a créé, avec Danièle Longue, cette association en 2013. Pour expliquer aux patients ce long parcours de la chirurgie.
Regret du corps « carapace »
La plupart des patients obèses n’aiment pas leur corps obèse, si loin du corps prétendument idéal qui répond à la « norme ». Pour autant, « alors que c’est ce que je souhaite depuis tant d’années, la perte du poids estpsychologiquement difficile », dit Florence, opérée il y a cinq ans, qui a perdu 50 kilos en quelques mois. Notamment à cause de l’angoisse de reprendre des kilos. Certains patients vont même jusqu’à ­regretter ce « ventre carapace, cette protection, cette bouée »… « L’aspect psychologique est fondamental », insiste Anne-Sophie Joly, elle-même opérée, présidente du Collectif national des associations d’obèses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ La chirurgie bariatrique a fait la preuve de son efficacité métabolique avec une amélioration spectaculaire du diabète de type 2, parfois même avant la perte de poids.
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Obésité : l’impact de la chirurgie reconnue dans le diabète

La chirurgie bariatrique a fait la preuve de son efficacité métabolique avec une amélioration spectaculaire du diabète de type 2, parfois même avant la perte de poids.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 17h52
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            Pascale Santi








                        



                                


                            
C’est une tendance lourde au niveau mondial. Les indications pour la chirurgie bariatrique sont en train d’être étendues à des personnes moins obèses, mais diabétiques. Ce traitement était initialement réservé aux patients dont l’indice de masse corporelle (IMC) dépassait 40 kg/m2 (ou 35 lorsqu’une ou plusieurs maladies sont associées) et dont l’état était susceptible d’être amélioré par la chirurgie. Mais la part des personnes opérées avec un IMC situé entre 30 et 35 est passée de 29 % en 2011 à 35 % en 2015 (selon les chiffres de l’Assurance-maladie).
La chirurgie bariatrique a fait la preuve de son efficacité métabolique avec une amélioration spectaculaire du diabète de type 2, parfois même avant la perte de poids. Un enjeu quand on sait que la prévalence du diabète a doublé en trente ans dans le monde, selon le Lancet, avec 445 millions de personnes touchées – en France, cela représente 5 % de la population.
Dès 1925, puis dans les années 1940, l’amélioration de la glycémie était rapportée comme un effet ­secondaire de la gastrectomie, comme l’indiquait le chirurgien et chercheur Laurent Genser (hôpital la Pitié-Salpêtrière), lors d’une séance à l’Académie nationale de chirurgie en novembre 2016.
Risques cardio-vasculaires
Plus récemment, une méta-analyse, qui a recensé une quinzaine d’études randomisées (94 000 patients obèses), a montré que la chirurgie était toujours plus efficace qu’un traitement médicamenteux, et ce, indépendamment de la sévérité de l’obésité et du taux d’hémoglobine glyquée (HbA1c) initiale, reflet de la glycémie. En outre, la chirurgie diminue le risque cardio-vasculaire.
Mais qu’en est-il sur la durée ? Si les études montrent qu’un an après entre 60 % et 80 % des diabètes sont soignés, seulement 30 % à 40 % des personnes sont en rémission à cinq ans. L’étude suédoise SOS (pour swedish obese subjects) avait en effet montré que 72 % des patients avec un diabète de type 2 opérés étaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Parmi ses 40 000 étudiants, cette université anglophone installée au Québec compte 1 875 Français, soit le plus fort contingent d’étrangers après les Chinois et les Américains.
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A Montréal, l’université McGill séduit les étudiants français

Parmi ses 40 000 étudiants, cette université anglophone installée au Québec compte 1 875 Français, soit le plus fort contingent d’étrangers après les Chinois et les Américains.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 17h48
    |

            Anne Pélouas (Montréal, correspondance)








                        



                                


                            

Un cursus emballant, des méthodes pédagogiques innovantes, une ouverture à l’international affirmée… Margaux Delalex est pleinement satisfaite d’avoir choisi l’université McGill il y a trois ans, après obtention d’un bac international en Suisse. A 20 ans, cette Française qui a roulé sa bosse de Strasbourg à Dubaï, en passant par plusieurs autres pays dont les Etats-Unis, avec ses parents expatriés, vit à Montréal depuis septembre 2015.
Elle complétera en décembre sa troisième année de bachelor avec majeure en géographie et deux mineures en développement international et développement urbain. La présence de sa sœur, qui étudiait déjà à McGill, et les droits de scolarité à tarif préférentiel pour les étudiants français figurent également parmi les raisons de son choix. Depuis 2015, les Français paient le même montant que les étudiants canadiens, soit 7 400 dollars canadiens environ par an (4 840 euros), contre trois fois plus pour les étrangers originaires d’autres pays.

Pour Juliette Lequesne, outre sa volonté d’étudier dans l’« une des meilleures universités anglo-saxonnes » – McGill ne prend que la « crème » des étudiants, ceux qui ont de fortes notes au bac –, l’attrait de droits de scolarité à tarifs réduits a joué un rôle important dans sa décision de postuler. A 21 ans, après un bac international à Fontainebleau, elle termine à Montréal sa quatrième année de « bachelor of arts », avec double majeure en sciences politiques et histoire. Ses droits de scolarité sont moins élevés encore : 4 000 dollars canadiens (2 620 euros) par an depuis 2014. Elle bénéficie en effet d’un statut plus avantageux qu’aujourd’hui, en vertu d’une entente bilatérale France-Québec qui donnait alors droit à des tarifs équivalents à ceux d’étudiants québécois.
Partenariats à l’étranger
Classée 32e au dernier QS World Université Rankings, McGill – l’une des quatre grandes universités de Montréal – détient depuis douze ans le titre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ En France, le coût du logement est excessif dans le budget de 20 % des locataires et de 29,4 % des propriétaires.
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La flambée de l’immobilier creuse les inégalités en Europe

En France, le coût du logement est excessif dans le budget de 20 % des locataires et de 29,4 % des propriétaires.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 18h04
    |

            Jérôme Porier








                        



   


L’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) a publié le 21 janvier une étude sur le logement en Europe, réalisée à partir de chiffres collectés en 2016. Premier constat, les prix immobiliers ont augmenté quasiment partout en Europe cette année-là en raison d’une hausse de la demande de logements, conséquence de taux historiquement bas et d’une amélioration de la conjoncture économique depuis 2014.
Le renchérissement de l’immobilier est en grande partie responsable de la hausse des inégalités partout en Europe. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la part des dépenses consacrée par les foyers à leur logement (loyer, crédit, charges…) dans leur budget a ainsi augmenté de 20,3 % en 2000 à 24,4 % en 2016. La France figure parmi les pays où ce niveau est le plus élevé : 26,4 % en 2016 contre 23,2 % en 2000.

        Lire aussi :
         

                La laborieuse mise en place de la baisse des APL



Malgré des conditions d’emprunt avantageuses, la hausse des prix a affecté la solvabilité des ménages modestes. Un nombre croissant d’habitants sacrifient plus de 40 % de leur budget au logement, atteignant donc un « coût excessif », selon la norme internationale.
Dans les pays de l’OCDE, 15 % des locataires et 10 % des propriétaires, avec un prêt en cours, sont dans cette situation de « coût excessif ». En France, 20 % des locataires et 29,4 % des propriétaires sont dans une telle situation.

        Lire aussi :
         

                Copropriété, normes simplifiées, attribution des HLM… les grandes lignes du projet de loi



Le marché européen de l’immobilier résidentiel, explique l’IEIF, est particulièrement sensible aux variables économiques comme la croissance économique et le niveau des taux d’intérêt. La corrélation entre la croissance des prix résidentiels dans l’Union européenne et celle du PIB atteint même 83 % au cours des dix dernières années (source : Deloitte).
« Ces variables conditionnent le pouvoir d’achat des ménages et leur niveau de confiance. Ils anticipent l’évolution des prix selon le contexte plus ou moins favorable de l’environnement économique. Malgré la reprise, les niveaux tendanciellement attendus de la croissance du PIB, devraient limiter l’inflation des prix des logements à moyen terme au niveau national », estime Charles-Henri de Marignan, responsable du pôle immobilier direct à l’IEIF.
Selon cet organisme de recherche indépendant, les politiques monétaires de la Banque centrale européenne (BCE) et des autres banques centrales de l’Union européenne (UE) ne devraient donc pas imposer de tour de vis monétaire brutal en 2018, ce qui permettra d’éviter un effondrement de la demande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Il n’y a pas eu d’embrasement généralisé, mais une extension de la violence de proche en proche dans les banlieues pauvres.
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Les émeutes de 2005 vues comme une épidémie de grippe

Il n’y a pas eu d’embrasement généralisé, mais une extension de la violence de proche en proche dans les banlieues pauvres.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 16h50
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            
Les violences urbaines de 2005, qui ont secoué les banlieues françaises pendant trois semaines, se sont propagées sur le territoire comme une épidémie de grippe. C’est ce qu’est parvenue à identifier et modéliser une équipe pluridisciplinaire de sept chercheurs, réunissant des sociologues, des physiciens, des mathématiciens et un informaticien.
Les résultats de leurs travaux ont été publiés le 8 janvier dans la revue Scientific Reports, du groupe Nature. Les auteurs montrent que ces émeutes, « les plus longues et les plus étendues géographiquement d’Europe contemporaine », ont agi comme un virus, contaminant des émeutiers de proche en proche, et se déplaçant sur de longues distances sans que les émeutiers eux-mêmes ne se déplacent : parties de Clichy-sous-Bois, où deux jeunes garçons sont morts électrocutés alors qu’ils cherchaient à échapper à un contrôle de police, elles ont peu à peu gagné d’autres communes d’Ile-de-France.

Il n’y a donc pas eu d’embrasement généralisé ni simultané mais une « diffusion sur la base d’une proximité géographique » qui a généré « une sorte de vague d’émeutes autour de Paris », peut-on lire dans l’article.
Effet de proximité
« Les gens sont influencés par ce qui se passe près de chez eux. La tendance à rejoindre l’émeute est d’autant plus grande qu’il y a des émeutes à proximité. Cela produit un déplacement de la vague, c’est assez étonnant, explique l’un des auteurs, le physicien Jean-Pierre Nadal, du CNRS et de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Alors qu’à l’époque, on avait l’impression que les émeutes se déroulaient un peu partout et en même temps, en fait elles durent deux ou trois jours à un endroit, ­elles se renforcent, puis elles décroissent de manière douce, même à ­Clichy-sous-Bois. Cela a fonctionné comme une ola dans un stade. »

Cette observation relativise l’impact des moyens de communication modernes :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les Etats généraux de la bioéthique ont commencé le 18 janvier. L’objectif est de débattre des sujets qui feront l’objet d’une loi prévue pour l’automne.
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PMA, GPA, fin de vie, « Crispr-Cas9 »… un lexique pour comprendre le débat sur la bioéthique

Les Etats généraux de la bioéthique ont commencé le 18 janvier. L’objectif est de débattre des sujets qui feront l’objet d’une loi prévue pour l’automne.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 16h08
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Tous les sept ans, débattre de grands sujets de société qui nous concernent tous. Depuis 2004, la loi de bioéthique, votée en 1994, doit être révisée régulièrement. Elle l’a été en 2011 et l’est désormais maintenant pour 2018.
Avant que le Parlement se prononce à l’automne sur ces sujets délicats, une grande concertation est lancée jusqu’à cet été, avec des débats dans chaque région (liste disponible dans cet article). De l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples de femmes à l’accompagnement de la fin de vie en milieu hospitalier, le programme des Etats généraux est large. Voici un petit lexique pour comprendre les débats et y participer.




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La procréation médicalement assistée ou assistance médicale à la procréation (AMP) désigne les techniques médicales consistant à manipuler les gamètes (spermatozoïdes et/ou ovules) pour aider un couple avec des problèmes d'infertilité à concevoir un enfant.La PMA comprend deux techniques :l'insémination artificielle : on introduit artificiellement le sperme dans l'utérus de la femme pour féconder son ovule ;la fécondation in vitro (FIV), qui consiste à recueillir ovules et spermatozoïdes, à procéder à une fécondation artificielle en dehors de l'appareil producteur, puis d'introduire les embryons obtenus dans l'utérus de la femme. Un diagnostic préimplantatoire (DPI) permet alors d'étudier l'ADN des embryons afin de détecter d'éventuelles anomalies génétiques ou chromosomiques.La PMA est légale pour les couples hétérosexuels dont l'infertilité est médicalement constatée. En 2015, ce dispositif a concerné 3,1 % des naissances, selon le dernier rapport de l'Agence de biomédecine.Lire : La PMA en 8 questionsLa secrétaire d'Etat, Marlène Schiappa a annoncé, en septembre 2017, que l'ouverture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes serait proposée par le gouvernement dans la révision de la loi sur la bioéthique. Et le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) avait donné un avis positif en juin 2017.Le principal argument des opposants à la généralisation de la PMA est qu'elle ouvrira les portes à la gestation pour autrui (GPA) car les couples d'hommes pourraient demander qu'elle soit légalisée par équité avec les couples de femmes.",
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La gestation pour autrui (GPA) correspond à une technique d'aide médicale à la procréation. Un embryon est introduit dans l'utérus d'une mère porteuse qui, à la fin de la gestation, remet l'enfant au couple de parents « intentionnels ». La GPA peut concerner les couples homosexuels ou hétérosexuels, en cas d'infertilité féminine liée à une malformation de l'utérus par exemple.Selon les pays qui l'autorisent, la mère porteuse peut recevoir ou non une indemnisation. Il est autorisé de payer la mère porteuse aux Etats-Unis mais au Royaume-Uni par exemple, les « parents intentionnels » n'ont pas le droit de la rémunérer et peuvent uniquement couvrir les frais liés à la grossesse.La GPA est illégale en France selon le principe d'indisponibilité du corps humain selon lequel le corps ne peut pas faire l'objet d'un contrat. Néanmoins, sept pays européens l'autorisent comme le Royaume-Uni, la Belgique ou la Pologne.Lire : PMA, GPA, quel pays autorise quoi ? La GPA n'est pour l'instant pas officiellement inclue dans les débats des Etats généraux de la bioéthique. Néanmoins, 110 signataires, dont Elisabeth Badinter, ont signé une tribune dans Le Monde, le 16 janvier 2018, pour demander qu'elle le soit.",
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Cette technique consiste à faire prélever ses ovules et à les conserver grâce à la vitrification (congélation ultrarapide), idéalement avant 35 ans, en vue d'une utilisation ultérieure. Ce procédé permet donc de pallier l'infertilité liée à l'âge. Après 40 ans, la conservation est largement déconseillée car la qualité des ovules se dégrade avec l'âge.L'autoconservation des ovocytes est interdite en France sauf dans certains cas restreints :les femmes dont la fertilité risque d'être prématurément altérée, en cas d'endométriose (maladie qui touche l'endomètre, le tissu qui recouvre l'utérus) ou d'insuffisance ovarienne prématurée (baisse de la production d'ovocytes qui provoque une ménopause précoce) ;les femmes qui suivent un traitement qui risque de les rendre infertiles, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie ;pour les femmes sans enfant donneuses d'ovules qui souhaitent en conserver pour elles-mêmes, selon un arrêté du 24 décembre 2015, afin d'encourager les dons d'ovocytes, insuffisants.Cette technique coûteuse est néanmoins légale en Belgique, en Espagne ou encore aux Etats-Unis.Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) est contre sa généralisation mais l'Académie de médecine, qui se prononce régulièrement sur les questions de santé publique, s'y est déclarée favorable en juin 2017. Elle a souligné que souvent, les femmes qui ont recours à ce procédé le font en attendant d'avoir un partenaire stable. Selon le rapport de l'Insee de 2015, l'âge moyen des femmes qui donnent naissance à leur premier enfant est de 28,5 ans et de 31 à 32,6 ans pour leur deuxième enfant. Un âge qui ne cesse d'augmenter.",
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"slug": "m\u00e9thode qui permet de couper et modifier l'ADN",
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"titre": "Crispr-Cas9",
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Aussi appelé « couteau suisse », Crispr-Cas9 est un procédé qui permet de couper et de remplacer un fragment de la molécule d'ADN très précisément, grâce à une enzyme spécialisée appelée Cas9, qui fonctionne comme une « paire de ciseaux ». Mise au point en 2012 par la Française Emmanuelle charpentier et l'Américaine Jennifer Doudna, la méthode ouvre un large champs de possibilités. Elle pourrait permettre de soigner des maladies génétiques, d'autant plus qu'elle est relativement simple et peu coûteuse.En août 2017, une équipe internationale de chercheurs a réussi à supprimer une mutation génétique responsable d'une maladie cardiaque dans des embryons humains grâce à cette méthode, avant d'interrompre leur développement. En 2016, en Chine, une étude était menée sur des patients atteints du cancer du poumon. Les chercheurs ont injecté des cellules dont l'ADN avait été modifié par le biais de Crispr-Cas9.Au-delà des éventuels effets secondaires, cette méthode, qui relève de l'eugénisme (les techniques visant à améliorer le patrimoine génétique humain), soulève un débat éthique.",
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"titre": "Loi Claeys-Leonetti",
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La loi Claeys-Leonetti  de janvier 2016 instaure un droit à la « sédation profonde et continue jusqu'au décès » pour les malades en phase terminale et prévoit que les soins soient arrêtés en cas d' « obstination déraisonnable », « lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu'ils n'ont d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie », afin d'éviter l'acharnement thérapeutique. La sédation peut être demandée :par le patient dont le pronostic vital est engagé à court terme et dont la souffrance est insupportable ;par le médecin, lorsque le patient n'est pas en mesure d'exprimer sa volonté et qu'il ne s'y est pas opposé dans ses directives anticipées ou, à défaut, s'il n'a pas fait part de ses vœux à ses proches.La décision de l'arrêt des soins est prise collégialement.Dans le cadre de cette loi, trois décisions majeures ont été rendues par la justice. La dernière en date concerne Inès, 14 ans, dans le coma depuis juin 2017. Le Conseil d'Etat a autorisé l'arrêt des soins, le 6 janvier 2018, contre l'avis des parents qui ont décidé de saisir la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). A l'inverse, le 8 mars 2017, le Conseil d'Etat avait décidé qu'un hôpital de Marseille avait tort de vouloir mettre un terme aux soins de Marwa, une petite fille de 15 mois lourdement handicapée.Le débat public avait été lancé avec l'affaire très médiatisée de Vincent Lambert, dans un état végétatif depuis 2008, alors que l'avis des parents, opposés à l'arrêt des soins, allait à l'encontre de celui de sa femme. Après une bataille judiciaire, en juillet 2017, la plus haute juridiction administrative a jugé illégal de suspendre la procédure d'examen de l'interruption des traitements. C'est le médecin de Vincent Lambert qui devra se prononcer sur l'arrêt des soins.",
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"slug": "Le patient se suicide, accompagn\u00e9 par son m\u00e9decin",
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Aussi appelé « aide au suicide », le suicide médicalement assisté consiste à donner au patient, qui subit des souffrances mentales ou physiques intolérables, les substances létales nécessaires pour qu'il puisse mettre fin à sa vie. Le médecin accompagne le patient dans la procédure mais c'est bien ce dernier qui s'injecte les substances létales, contrairement à l'euthanasie, qui fait intervenir une tierce personne.Cette pratique est légale dans cinq Etats des Etats-Unis, au Canada, en Suisse, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Belgique mais pas en France, où seule la « sédation profonde et continue jusqu'au décès » est autorisée. ",
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"titre": "Euthanasie active",
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L'euthanasie active implique qu'une tierce personne, un médecin, mette fin à la vie d'un patient en lui administrant une substance létale. Elle est autorisée aux Pays-Bas par exemple, la souffrance du patient doit être due à une maladie incurable, « insupportable et sans perspective d'amélioration ».Ce n'est pas légal en France puisque seule la sédation est admise, pour soulager une personne dont le pronostic vital est engagé à court terme et non pas l'administration de substances létales.L'euthanasie passive consiste à arrêter des soins ou à retirer des instruments qui permettent de maintenir en vie une personne.",
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"titre": "Intelligence artificielle",
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Elles répondent à nos questions et sont même capables d'humour. Les technologies comme Siri ou encore Google Home sont capables de simuler le fonctionnement de l'esprit humain, autrement dit, elles sont dotées d'intelligence artificielle. Un domaine en pleine expansion.Au-delà des applications dans le domaine des loisirs, les innovations sont nombreuses et pourraient révolutionner les transports, avec les voitures autonomes par exemple, ou bien le secteur de la santé, comme pour diagnostiquer les patients. Aux Etats-Unis, un logiciel controversé a même été créé pour aider les juges à évaluer les risques de récidive d'un condamné.Protection de la vie privée et des données personnelles, conséquences sociales, l'intelligence artificielle soulève des angoisses, comme dans le domaine de l'emploi. Mais la peur que les travailleurs soient remplacés par des robots doit être relativisée. Si en 2013, des chercheurs ­d'Oxford estimaient que 47 % des ­emplois américains seraient menacés dans les 10 à 20 ans à venir, trois ans plus tard, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) affirmait que seuls 9 % des ­emplois étaient menacés.Lire en édition abonnés : Enquête au cœur de l'intelligence artificielle, ses promesses et ses périls",
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Pour compenser des peines de plus en plus nombreuses, on a dû permettre aux détenus de n’en purger qu’une partie. Le magistrat Jean de Maillard décrit, dans une tribune au « Monde », un système devenu ubuesque.
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édition abonné


« Il y a un bogue dans le logiciel judiciaire, qui tourne en boucle indéfiniment »

Pour compenser des peines de plus en plus nombreuses, on a dû permettre aux détenus de n’en purger qu’une partie. Le magistrat Jean de Maillard décrit, dans une tribune au « Monde », un système devenu ubuesque.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 13h36
    |

Jean de Maillard (Magistrat honoraire, membre du conseil national d'Unité Magistrats-Syndicat national des magistrats Force ouvrière)







                        



                                


                            
Tribune. On lie souvent la question des prisons à celle des chiffres de l’emprisonnement. Mais il y en a d’autres. D’abord la population française a augmenté de plus de 10 % entre 2000 et 2016 : il serait surprenant que les chiffres de la délinquance ne s’en soient pas ressentis. Il y a aussi ceux qui concernent l’activité judiciaire : dans la même période, le nombre d’« affaires poursuivables » (faits caractérisés, auteurs identifiés), a augmenté de 17,5 % et celui des condamnations prononcées pour crimes et délits (auxquelles on ajoute les compositions pénales, sortes de semi-condamnations imaginées pour aller plus vite) de plus de 50 %. Ce pourcentage, à lui seul, intrigue : il signifie que les juridictions sont soumises à un train d’enfer. Mais pourquoi et par qui ?
la justice est un récipient comme un autre, qui déborde au-delà de certaines limites
Ce sont les parquets qui fournissent aux juridictions pénales le gros des troupes à juger et la politique pénale est du ressort du garde des sceaux : tous les gouvernements de la Ve République ont toujours revendiqué cette prérogative et M. Macron vient de rappeler qu’il l’assumait pleinement et n’entendait rien y changer. Dont acte. L’orientation pénale qui s’est dessinée à partir des années 2000 repose ainsi sur une doctrine qui est aujourd’hui scrupuleusement observée par les parquets : celle du « traitement en temps réel des procédures » (TTR) et de la « réponse pénale systématique ».
On a voulu des poursuites rapides, c’est-à-dire des enquêtes abrégées (pour ne pas dire plus), et des poursuites exhaustives pour ne pas laisser les délinquants dans l’idée d’impunité. Sauf que la justice est un récipient comme un autre, qui déborde au-delà de certaines limites. Il en va de même des prisons. Les places de prison ont augmenté de 19,5 % depuis 2000, mais c’était insuffisant pour absorber le flux des entrées en détention, qui s’est accru de plus de 30 %. Haro donc sur les juges,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le retrait de la candidature française fait planer un doute sur le calendrier de mise en service de la ligne 18 du métro.
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Edouard Philippe débranche l’Exposition universelle

Le retrait de la candidature française fait planer un doute sur le calendrier de mise en service de la ligne 18 du métro.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 15h30
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

La France accueillera la Coupe du monde de rugby en 2023, les Jeux olympiques en 2024 mais pas l’Exposition universelle en 2025. Edouard Philippe a pris la décision de retirer la candidature tricolore pourtant déposée par l’Etat en septembre avec le sceau présidentiel d’Emmanuel Macron. Dans le contexte de « redressement de nos finances publiques », il s’agit de ne pas « grever l’avenir (…) d’engagements supplémentaires non maîtrisés », écrit le premier ministre dans une lettre adressée samedi 20 janvier au délégué interministériel chargé du dossier, Pascal Lamy, révélée par Le Journal du dimanche dans son édition du 21 janvier.
Si « les faiblesses structurelles » du dossier sont l’unique raison invoquée dans la missive de Matignon, elles ne sont pas le seul motif du retrait. Le projet de métro Grand Paris Express, qui prévoit 200 kilomètres de nouvelles lignes en lle-de France, connaît une dérive des coûts telle que M. Philippe pourrait annoncer en milieu de semaine un étalement du calendrier. Le premier ministre a sur son bureau un rapport du préfet d’Ile-de-France, Michel Cadot, qui suggère de reporter de 2025 à 2030 la date de mise en service de la ligne 18 qui devait desservir notamment le plateau de Saclay (Essonne), site choisi pour accueillir l’Exposition.

En renonçant à l’Exposition, le chef du gouvernement lève un gros obstacle au décalage éventuel de la date de livraison du métro. Il est vrai aussi qu’il n’a jamais adhéré au dossier de l’Exposition universelle. Matignon a même tenté d’empêcher que la France dépose sa candidature.
Refus du principe d’un emprunt gagé par l’Etat
Depuis 2011, Jean- Christophe Fromantin, maire (divers droite) de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), à l’origine du projet, prétend financer l’événement grâce à la vente des billets et aux retombées commerciales. Dans son schéma initial, l’Etat devait uniquement se porter garant d’un emprunt remboursé...




                        

                        


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Compte rendu

Violences sexuelles en Centrafrique : Bangui déplore le non-lieu de la justice française

Révélées en 2015, les accusations de viols sur mineurs avaient terni la réputation de l’armée française, déployée dans le pays sous l’égide de l’ONU.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 22.01.2018 à 11h39

     •
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        Mis à jour le 22.01.2018 à 12h32






    
Des soldats français de l’opération « Sangaris » en patrouille dans le quartier PK5 de Bangui, en février 2016.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Les autorités centrafricaines ont déploré, samedi 20 janvier, la décision de la justice française de prononcer un non-lieu dans l’affaire des violences sexuelles présumées commises par des soldats français de l’opération « Sangaris » entre 2013 et 2014 sur des enfants mineurs en Centrafrique.
« J’aurais pensé qu’on devrait aller un peu plus loin (…). On parle de cela comme s’il s’agissait de biens matériels, alors que ce sont des enfants centrafricains sur qui ont été commis des abus, a déclaré Ange Maxime Kazagui, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement à la radio d’Etat samedi. J’entends que la société civile et des avocats veulent se pourvoir en cassation. J’espère que les choses vont aller un peu plus loin. »

        Lire aussi :
         

                Accusations de viols contre des soldats français en Centrafrique : non-lieu ordonné



Trois ans après des accusations de viols d’enfants en Centrafrique visant des militaires français, la justice française a écarté la perspective d’un procès au terme d’une enquête délicate qui laisse des questions en suspens et des parties civiles déçues. Conformément aux réquisitions du parquet de Paris, les juges d’instruction ont rendu mi-janvier un non-lieu dans ce dossier clos sans aucune inculpation, faute de « charges suffisantes » selon l’ordonnance dont l’AFP a eu connaissance.
« Variation des témoignages »
Révélées en 2015, les accusations de viols avaient terni la réputation de l’armée française déployée dans le pays sous l’égide de l’ONU pour restaurer la sécurité après des mois de violences. Dans ses réquisitions, le parquet soulignait qu’au terme de l’enquête, « il ne peut être affirmé (…) qu’aucun abus sexuel n’a été commis ». Mais il estimait que les incohérences et « la variation des témoignages ne permettent pas d’établir des faits circonstanciés et étayés à l’encontre des militaires », selon une source proche du dossier.

        Lire aussi :
         

                Centrafrique : au moins 25 000 nouveaux déplacés dans le nord-ouest



Face à des photos, un enfant a dit reconnaître son agresseur alors qu’il ne s’agissait pas d’un militaire. Un autre a concédé avoir menti. Un autre disait avoir lu le nom d’un soldat sur son uniforme mais un test a montré qu’il ne savait pas déchiffrer le mot « maman », a relevé le réquisitoire.
L’affaire avait éclaté en avril 2015. Le quotidien britannique The Guardian avait alors fait état d’une note interne de l’ONU relatant les auditions de six garçons de 9 à 13 ans qui accusaient des militaires de les avoir violentés dans le camp de déplacés de l’aéroport M’Poko de Bangui. Des viols commis en échange d’argent et de rations de nourriture, entre décembre 2013 et juin 2014, selon leur récit. Depuis, d’autres scandales touchant des contingents d’autres pays ont éclaté, et les Nations unies ont été critiquées pour leur manque de réactivité.


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Pour Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération Addiction, la sanction policière n’est pas le meilleur outil pour lutter contre la consommation de cannabis.
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Cannabis : « Cette réforme n’est pas une mesure de santé publique »

Pour Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération Addiction, la sanction policière n’est pas le meilleur outil pour lutter contre la consommation de cannabis.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h17
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
Jean-Pierre Couteron est le président de la Fédération Addiction, une structure qui regroupe des acteurs de la médecine de ville et des hôpitaux et fédère la grande majorité des associations du médico-social en charge de la prévention, de la réduction des risques et du traitement des addictions. Ses membres se sont prononcés en faveur de la « régulation » de la production et de l’usage du cannabis.

Deux députés recommandent dans un rapport la mise en place d’une amende ou d’une contravention de 150 à 200 euros pour usage de cannabis. Peut-elle faire baisser le niveau de consommation ?
Cette réforme ne marquera pas un changement fondamental dans la politique à l’égard du cannabis et des stupéfiants. C’est un toilettage de la pratique policière, pas une mesure de santé publique. Nous aurions souhaité qu’on se demande comment aller à la rencontre des millions de consommateurs, et notamment les mineurs. Or ceux-ci ne seront pas concernés. Seules les 140 000 personnes interpellées chaque année pour usage le seront. On est donc bien en dessous de tout seuil d’efficacité.
Les deux rapporteurs font valoir les avantages d’une réponse « immédiate et systématique »…
En leur temps, le rappel à la loi, l’injonction thérapeutique ou les stages « stupéfiants » nous avaient déjà été vendus comme des mesures « rendant la sanction plus efficace ». L’amende ou la contravention viendront donc s’ajouter à cette liste. Car contrairement à ce qu’on peut croire, la sanction policière n’est pas le meilleur outil d’accès aux soins ou de motivation au changement. A l’issue de cette mission parlementaire, j’aurais aimé que soit évoqué autre chose que la sanction.
Quelle différence faites-vous entre « l’amende forfaitaire délictuelle » proposée par Eric Pouillat (LRM) et la contravention de quatrième ou cinquième classe souhaitée par Robin Reda (LR) ?
L’amende forfaitaire apparaît comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Un premier projet d’accord a été rejeté par les syndicats. Les blocages ont repris.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Les surveillants de prison durcissent le conflit

Un premier projet d’accord a été rejeté par les syndicats. Les blocages ont repris.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h10
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        


La ministre de la justice, Nicole Belloubet, se retrouve en première ligne alors que le mouvement de protestation des surveillants pénitentiaires se durcit avec des risques de dérapages. Sur le terrain, les blocages de prisons ont repris de plus belle dès la première heure lundi 22 janvier tandis que la garde des sceaux devait recevoir séparément les trois organisations syndicales dans l’après-midi.
Selon un point fait par l’administration pénitentiaire lundi à 9 h 30, quinze prisons dont Fleury-Mérogis, la plus grande, et d’autres centres importants comme Lille-Sequedin, Amiens ou Villefranche, étaient affectés par des « dépôts de clés » des surveillants. Autrement dit, aucun détenu ne sortira de sa cellule dans la journée, sauf intervention de la police ou des équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) de l’administration pénitentiaire. Au cours de la première semaine du mouvement des surveillants, un seul établissement avait connu un « dépôt de clés ».
Par ailleurs, près de quarante prisons étaient touchées lundi matin par des opérations de blocage, ayant empêché les équipes de jour de prendre leur service à 6 h 45. Des interventions de la police ou de la gendarmerie étaient prévues pour débloquer certains établissements. Au total, les deux tiers des 188 établissements étaient touchés à des degrés divers.

        Lire aussi :
         

                Malaise social dans les prisons



Statuts et rémunérations
Onze jours après l’agression de trois surveillants à la prison de Vendin-le-Vieil, les revendications sont également montées d’un cran. L’UFAP-UNSA, premier syndicat de surveillants (environ 40 % des voix aux élections), et la CGT, troisième (15 %), avaient chacun fait un pas pour élaborer une plate-forme commune de revendications lundi 15 janvier. Après le rejet samedi 20 janvier du projet de relevé de conclusions proposé par l’administration pénitentiaire, ils avancent de nouveau chacun de leur côté, le premier mettant davantage la pression sur les questions de sécurité et le second sur les questions statutaires.
« J’ai peur que le mouvement parte en cacahuètes, avec des violences », explique aujourd’hui Jean-François Forget, secrétaire général de l’UFAP-UNSA, débordé par le terrain. Il avait accueilli favorablement le projet d’accord proposé samedi, prévoyant notamment la création de 1 100 emplois supplémentaires de surveillants en quatre ans.
Le pari de FO Pénitentiaire de refuser de participer à la plate-forme commune, et donc aux négociations, sous prétexte qu’elles n’abordaient que les questions de sécurité et d’effectifs, a été payant. Non seulement le conflit redouble, mais l’ensemble des organisations syndicales réclame désormais de mettre sur la table la question des statuts et de la rémunération des 26 000 surveillants. Matignon va devoir s’impliquer au côté de Nicole Belloubet dans des discussions dont les conséquences seront nécessairement budgétaires.
Le fait que plusieurs agressions de surveillants par des personnes détenues soient survenues pendant le conflit a eu un effet catalyseur. Après Mont-de-Marsan et Tarascon, l’agression à la prison de Borgo (Corse) vendredi 19 janvier s’est avérée très grave. Deux surveillants ont été blessés, dont l’un grièvement, à coups de couteau, par un condamné de droit commun ayant été repéré comme radicalisé.
« Les attentes ne sont plus les mêmes qu’il y a une semaine », souligne Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT Pénitentiaire. Le syndicat FO Pénitentiaire, qui appelait depuis huit jours à des actions de blocages plus dures, s’est officiellement « félicité » de l’échec des négociations et qu’« enfin l’UFAP et la CGT entendent la colère des personnels ». Cette concurrence entre syndicats s’exacerbe alors que les élections professionnelles prévues à la fin de 2018 sont en ligne de mire. L’UFAP accuse FO de jeter de l’huile sur le feu de façon irresponsable.

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                Prisons : les surveillants inquiets face au nombre grandissant de détenus radicalisés


Le mouvement porte des risques de dérapage. D’abord entre les forces de l’ordre et les manifestants qui empêchent les agents de regagner leurs postes. Ensuite en détention. Dans un contexte de surpopulation carcérale, la réduction des temps de promenades, de l’accès aux activités et au parloir avec les familles, voire leur suppression, est génératrice de tensions supplémentaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ A Orsay, une formation est organisée pour faire face aux questions des élèves, mais aussi des parents.
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Des professeurs débutants en quête de réponses sur la laïcité

A Orsay, une formation est organisée pour faire face aux questions des élèves, mais aussi des parents.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 13h19
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
S’agit-il d’entorses à la laïcité – ces « atteintes » en milieu scolaire dont le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, s’est engagé à fournir un état des lieux ? De provocations adolescentes ? De revendications identitaires de la part de jeunes qui se cherchent ? La cinquantaine d’enseignants débutants rassemblés, ce mardi matin de janvier, dans l’un des amphis du campus d’Orsay (université Paris-Sud) pour deux heures de formation à la laïcité, ne se posent pas ce type de questions. 
« On les laisse au débat politico-médiatique », souffle Maxime, assis au cinquième rang. Face à des « attitudes » d’élèves qui les interrogent, dans les collèges et lycées de l’académie de Versailles où ces enseignants débutants exercent déjà à mi-temps – en tant que fonctionnaires stagiaires –, ils sont venus chercher des réponses, pas la polémique.

De ces « attitudes », ils parlent sans tabou. « Dans mon lycée du Val-d’Oise, qui accueille 80 % de filles, des élèves viennent avec un bandeau autour de la tête, raconte une enseignante. Je sais qu’un bandeau, ce n’est pas un voile, et elles aussi le savent… Mais je m’interroge : qu’est-ce qui est signe religieux, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Ne devraient-elles pas ôter leur bandeau à l’entrée ? »
Deux rangs derrière elle, une professeure affectée dans un collège des Hauts-de-Seine prend la parole. « Moi, je m’interroge sur mes difficultés à rencontrer certains parents, notamment cinq mamans d’une cité voisine qui ne se déplacent pas sans présence masculine. Elles n’assistent pas aux réunions, et leurs enfants en jouent, raconte-t-elle. Est-ce que je peux m’appuyer sur la loi pour les persuader de venir ? »
Questions du terrain
Sur l’estrade, face à ces jeunes profs pour moitié de science de la vie et de la Terre (SVT), pour moitié de physique-chimie, l’historien Jean-Louis Auduc a endossé, à la demande de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ La loi doit entrer en vigueur le 1er  février, mais l’arrêté fixant les modalités n’est toujours pas publié.
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La laborieuse mise en place de la baisse des APL

La loi doit entrer en vigueur le 1er  février, mais l’arrêté fixant les modalités n’est toujours pas publié.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 10h15
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Depuis que la loi de finances pour 2018 a été votée puis validée par le Conseil constitutionnel, les organismes HLM sont contraints d’appliquer son article 52 qu’ils ont combattu, en vain, depuis des mois. Le texte réduit le concours de l’Etat au financement de l’aide personnalisée au logement (APL) des seuls ménages logés dans le parc social, soit la moitié des locataires HLM, exigeant une baisse équivalente de leurs loyers sous forme de réduction de loyer de solidarité (RLS) devant apparaître sur leur quittance.
L’Etat en attend une économie de 800 millions d’euros dès 2018, puis 800 autres en 2019 et 1,5 milliard d’euros en 2020, le tout entièrement à la charge des bailleurs sociaux. Mais du principe à la réalité, le chemin est semé d’embûches. D’autant que cette disposition a été improvisée et décidée sans étude d’impact.
La loi doit bien entrer en vigueur le 1er février mais l’arrêté qui en fixe les modalités, notamment les plafonds de ressources des locataires concernés et le montant de la RLS, n’est toujours pas publié.
Depuis le début de l’année, pas moins de trois réunions se sont tenues avec la direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages du ministère de la transition écologique et solidaire, les bailleurs sociaux et la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) chargée, elle, du calcul et du versement des APL, sans parvenir à un texte définitif. Mi-janvier, un projet a circulé, prévoyant une réduction de loyer de 30 à 32 euros par mois appliquée le 1er avril avec effet rétroactif au 1er février, mais on parle désormais de mai ou juin.
« Opération très complexe »
Une difficulté réside dans les échanges de données entre bailleurs sociaux et CNAF sur les loyers et les ressources des locataires, car ils exigent des développements informatiques et de nouveaux logiciels. Les appels d’offres sont lancés mais « cela va entraîner d’importants coûts de gestion. Plaine commune habitat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Voici la suite de l’histoire de Bernard D., ostréiculteur à Gujan-Mestras (Gironde). Il achète en octobre 2004 une machine à trier les huîtres, qui s’avère défectueuse. Son avocat, Me Fabrice D., poursuit le vendeur pour vice caché, et non pour défaut de conformité, ce qui le prive de toute indemnisation.
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<filnamedate="20180122"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180122"><AAMMJJHH="2018012219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Des pluies intenses ont touché la France ce week-end. Plusieurs départements du Sud-Ouest sont placés en vigilance orange inondation. En montagne, la vigilance est renforcée pour les pluies et les avalanches.
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Intempéries : 13 départements en vigilance orange inondation et avalanche

Des pluies intenses ont touché la France ce week-end. Plusieurs départements du Sud-Ouest sont placés en vigilance orange inondation. En montagne, la vigilance est renforcée pour les pluies et les avalanches.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 07h50
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 09h27
   





                        


Treize départements étaient classés en vigilance orange, lundi 22 janvier au matin, notamment en raison de pluies et de risques d’inondation liés à une perturbation s’étirant du Nord aux Alpes et au Sud-Ouest, a fait savoir Météo France dans son bulletin de 6 heures.
Ce week-end, des vents violents se sont abattus sur la Corse, soufflant jusqu’à « 160 km/h sur le cap Corse, 120 km/h dans la région bastiaise et jusqu’à 140 km/h sur le relief et la côte orientale » de l’île. Dans d’autres départements français, ce sont la pluie et la neige qui ont engendré des perturbations.
Dimanche après-midi, quinze départements étaient placés en vigilance orange. La Dordogne et la Corrèze ne sont plus en vigilance crue.
Les treize départements désormais concernés par ces vigilances orange sont les suivants :
En vigilance orange pluie-inondation : l’Ain, le Doubs, l’Isère, le Jura, la Savoie et la Haute-Savoie. Savoie, Haute-Savoie et Isère sont également placées en vigilance orange avalanche.En vigilance orange crue : l’Aveyron, le Tarn, Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne, la Haute-Marne, la Nièvre et l’Yonne.
En montagne, le risque d’avalanche est classé « très fort », notamment en Haute-Savoie, et en Savoie. « Les chutes de neige accumulées depuis plusieurs jours en altitude sont très importantes, de l’ordre d’un mètre de neige fraîche en deux jours sur les massifs savoyards. Il neige toujours ce matin [lundi 22 janvier] au-dessus de 2 000 mètres environ, les pluies sont soutenues en dessous. », écrit Météo France sur son site.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Compter le temps de travail en jours peut paraître plus simple pour l’entreprise, mais ce dispositif qui a généré de nombreux cas de souffrance au travail est délicat à mettre en œuvre.
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Le forfait jours ne dispense pas l’employeur de mesurer la charge de travail des salariés

Compter le temps de travail en jours peut paraître plus simple pour l’entreprise, mais ce dispositif qui a généré de nombreux cas de souffrance au travail est délicat à mettre en œuvre.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 16h56
    |

                            Gaëlle Picut








                        


                                                        
Le forfait jours, formule dérogatoire aux 35 heures instaurée en 2000, concerne près de 50 % des cadres français selon la dernière enquête de la Dares publiée en septembre 2017. Ce dispositif permet de rémunérer le salarié en fonction du nombre de jours travaillés dans l’année (218 jours maximum, 235 sous certaines conditions) et non d’horaires hebdomadaires. En échange, le salarié organise son temps de travail comme il l’entend et bénéficie de jours de repos supplémentaires, en plus des congés payés. Les forfaits jours sont mis en place par un accord collectif d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, par une convention ou un accord de branche complété par une convention individuelle de forfait signée par le salarié.
Périodiquement, il est sanctionné pour dérives ou abus, sur le plan civil ou pénal. Un des derniers exemples en date : le groupe de conseil et de services informatiques Accenture a été condamné pour usage abusif du forfait jours concernant 1 980 salariés le 21 décembre 2017 (Tribunal de Police, n° 17/C63650), suite à une inspection du travail. Cette décision concerne une formule un peu particulière du forfait jours, qui avait été négociée lors d’un accord d’entreprise dans les années 2000 et qui cumulait une durée hebdomadaire et un nombre maximum de jours travaillés dans l’année (en l’occurrence 40 heures et 218 jours).
Accenture s’est fait sanctionner pour ne pas avoir mis en place un dispositif satisfaisant de décompte horaire et pour avoir soumis à cette formule des salariés n’en remplissant pas les conditions d’éligibilité. Le juge a notamment considéré qu’un simple outil déclaratif de gestion comptable des heures ne constituait pas un dispositif suffisant. En septembre 2017, l’entreprise avait déjà été condamnée pour n’avoir pas respecté les durées minimales de repos quotidien et hebdomadaire. Accenture en signant cet accord s’était partiellement affranchi de la convention collective à laquelle l’entreprise était pourtant soumise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Un rapport préconise de verbaliser les usagers pour soulager les forces de l’ordre, mais anticipe un impact limité sur la consommation.
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Cannabis : les fumeurs bientôt à l’amende

Un rapport préconise de verbaliser les usagers pour soulager les forces de l’ordre, mais anticipe un impact limité sur la consommation.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 11h50
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            

Il n’y a pas eu de consensus. Les deux députés qui étudiaient la mise en place d’une amende pour sanctionner l’usage de stupéfiants ne sont pas parvenus aux mêmes conclusions. Eric Poulliat (La République en marche) et Robin Reda (Les Républicains) étaient missionnés pour fournir une base à la réforme promise par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle. Le gouvernement veut que les forces de l’ordre puissent infliger une amende forfaitaire aux consommateurs de drogues, sans toucher à la loi de 1970, qui fait de l’usage de stupéfiants un délit pénal, passible en théorie d’un an de prison et de 3 750 euros d’amende. Une façon d’éviter un procès en laxisme.

Au terme des travaux de la mission d’information, pendant lesquels ont été croisés les regards de policiers, gendarmes, magistrats, associations d’usagers ou encore experts, le député de la majorité Eric Pouillat souscrit à ce scénario. A contrario, l’élu de l’opposition Robin Reda plaide pour s’affranchir du délit et faire de l’usage de stupéfiants une simple contravention. Les deux hommes partagent en revanche le constat de l’échec de la politique pénale en vigueur.
« Il existe un décalage entre l’arsenal théoriquement très répressif en matière d’usage de stupéfiants et la “dépénalisation” de fait qui peut être constatée aujourd’hui », martèle le rapport d’information révélé dimanche 21 janvier par Le Parisien, qui doit être présenté mercredi à l’Assemblée nationale et que Le Monde a consulté.
140 000 interpellations par an
La France est l’un des pays d’Europe où la consommation de cannabis est la plus importante, avec 1,4 million d’usagers réguliers, parmi lesquels 700 000 sont des usagers quotidiens. La lutte contre les stupéfiants est pourtant majoritairement axée sur le consommateur. « Le nombre d’interpellés pour usage simple de cannabis a été multiplié par 7 en vingt ans », écrivent les députés. Il s’établit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’actrice souhaite que les débats actuels n’opposent pas les hommes aux femmes et s’inquiète de « la violence des mots utilisés ».
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Laetitia Casta : « Le combat des femmes qui ont le courage de briser le silence est le mien »

Dans une tribune au « Monde », l’actrice souhaite que les débats actuels n’opposent pas les hommes aux femmes et s’inquiète de « la violence des mots utilisés ».



Le Monde
 |    22.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 12h10
    |

Laetitia Casta (Actrice et mannequin)







                        



                                


                            

[Au détour d’un entretien récemment donné par Laetitia Casta à Corse-Matin, l’actrice déclare : « Je ne suis pas une féministe, je suis une femme. » Des propos abondamment commentés mais sortis, selon elle, de leur contexte. Celle qui joue actuellement dans Scènes de la vie conjugale, d’Ingmar Bergman, mise en scène par Safy Nebbou, explicite sa position sur le sujet.]
Tribune. J’ai été choquée de découvrir dans les médias mes propos déformés sur le sujet éminemment brûlant du phénomène #balancetonporc et du féminisme. J’ai également été choquée de voir les réactions provoquées, et une mise au point m’est apparue nécessaire. Non, je ne suis pas contre le féminisme, non je ne suis pas contre la prise de parole des femmes.

Je connais le milieu de la mode et du cinéma depuis l’âge de 15 ans et lorsqu’on me demande ce que je pense des traitements parfois violents, humiliants et vexatoires infligés aux femmes, qu’ils soient physiques ou psychiques, je ne peux que m’en indigner et mener le même combat que toutes ces femmes qui ont le courage de briser le silence, de dire non, de s’adresser à la justice.
Un combat pour « l’harmonie des relations »
Ayant eu l’honneur d’être investie par l’Unicef d’une mission pour les droits des femmes et des enfants, je crois en ces combats au plus profond de moi. Mais ne nous trompons pas, c’est un combat pour les femmes, et non pas contre les hommes, pour le respect et pas contre l’expression du désir, pour l’harmonie des relations. Je rêve que nous restions unis, hommes et femmes, pour rejeter avec dégoût les comportements de certains qui tentent de forcer le consentement de celles qu’ils considèrent comme des proies. Mais je rêve aussi que nous restions unis pour condamner les amalgames qui simplifient un débat grave et complexe.
« Je ne prétends pas parler au nom de toutes les femmes »
Je suis inquiète des demandes de retrait de tableaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’auteure violée dans son enfance par Roman Polanski explique les raisons de son soutien à la tribune cosignée par Catherine Deneuve.
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Samantha Geimer : « Toute cette haine, cette revanche, ne guériront pas les femmes »

Dans une tribune au « Monde », l’auteure violée dans son enfance par Roman Polanski explique les raisons de son soutien à la tribune cosignée par Catherine Deneuve.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 10h25
    |

Samantha Geimer (Auteure de « La fille. Ma vie dans l’ombre de Roman Polanski », Plon, 2013)







                        



                                


                            

[En 1977, lorsqu’elle avait 13 ans, Samantha Geimer a été violée par Roman Polanski. Elle a récemment expliqué avoir pardonné à son agresseur. Elle a demandé à la justice américaine de clore le dossier afin qu’elle puisse retrouver une vie normale, déclarant qu’elle était toujours assaillie par la presse, quarante ans après les faits et le début de la procédure. Un juge de Los Angeles a refusé d’abandonner les poursuites et continue de considérer le réalisateur comme un fugitif. Peu après l’éclatement de l’affaire, Roman Polanski avait reconnu avoir eu des relations sexuelles avec une mineure et avait passé un accord amiable avec la justice, mais craignant que l’entente ne soit subitement annulée, il a pris la fuite vers la France en 1978.]
Tribune. On peut être surpris de me voir signer ou approuver une tribune critiquant le mouvement #metoo. Je suis une féministe, défendant les droits des victimes, et l’on me connaît d’ailleurs surtout pour avoir été moi-même victime d’un viol. Mais laissez-moi vous expliquer pourquoi je suis entièrement d’accord avec la tribune « Nous défendons une liberté d’importuner », [signée, entre autres, par Catherine Deneuve, Catherine Millet et Ingrid Caven].
#metoo devrait être une plate-forme de soutien pour les victimes, un espace où l’on témoigne de sa solidarité, où l’on se soutient les unes les autres. Toutes celles qui, comme nous, ont souffert de différentes (mais semblables) façons, mais ont toujours eu conscience d’appartenir à un groupe plus vaste, de mères, de sœurs ou d’amies, ne sont pas une minorité. Nous nous sommes toujours soutenues.

On ne peut pas empêcher les conservateurs politiques et religieux de détourner à leurs fins les initiatives les plus louables. Pour attaquer, par exemple, Meryl Streep, Hollywood en général ou des hommes politiques qui ne leur plaisent pas, ils se serviront de #metoo ou de n’importe quel autre mouvement, sans aucun souci...




                        

                        

