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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ La Turquie poursuit l’opération « Rameau d’olivier » contre les Kurdes, qui maîtrisent cette enclave du nord-ouest de la Syrie.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Rodrigue Ngaibona était l’un des principaux chefs de milice anti-balaka à Bangui. Il était jugé pour des crimes commis entre octobre 2014 et janvier 2015.
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Compte rendu

Centrafrique : un ancien chef de guerre condamné à la perpétuité

Rodrigue Ngaibona était l’un des principaux chefs de milice anti-balaka à Bangui. Il était jugé pour des crimes commis entre octobre 2014 et janvier 2015.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 22.01.2018 à 17h56

     •
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          datetime="2018-01-22T18:00:50+01:00"

        Mis à jour le 22.01.2018 à 18h00






    
Des miliciens anti-balaka à Bambari, le 31 juillet 2014.
Crédits : AFP/Andoni Lubaki


L’ex-chef de guerre anti-balaka Rodrigue Ngaibona, arrêté en 2015 en République centrafricaine (RCA), a été condamné lundi 22 janvier aux travaux forcés à perpétuité par la Cour criminelle de Bangui. Surnommé « général Andjilo », il a été reconnu coupable des cinq chefs d’accusation - assassinat, association de malfaiteurs, vols aggravés, séquestration, détention illégale d’armes et de munitions de guerre - pour une série de crimes commis à Bangui et sur la route de Bouca (300 km au nord de Bangui) entre octobre 2014 et janvier 2015.
Rodrigue Ngaibona était l’un des principaux chefs anti-balaka à Bangui avant d’être arrêté en 2015 par l’ONU dans le nord-ouest de la RCA. Il est notamment accusé d’avoir été l’un des meneurs des miliciens qui avaient lancé les massacres de musulmans en décembre 2013 à Bangui.

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« Il ne s’agit probablement que d’une première condamnation pour le Général Andjilo, l’accusation n’ayant couvert qu’une partie des crimes dont il est suspecté », a rappelé Me Mathias Morouba, président de l’Observatoire centrafricain pour les droits de l’Homme (OCDH). « Il n’est pas impossible qu’Andjilo puisse être appelé à répondre d’autres faits, qualifiables le cas échéant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, devant la Cour pénale spéciale », a-t-il ajouté. La CPS - en cours d’installation - est une juridiction spéciale composée en partie de juges internationaux et chargée, à terme, de juger les crimes les plus graves commis en RCA depuis le 1er janvier 2013.
La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), la Ligue centrafricaine pour les droits de l’Homme (LCDH) et l’Observatoire centrafricain pour les droits de l’Homme (OCDH) se sont félicités de cette condamnation qu’elles qualifient de « premier pas décisifs en attendant le jugement d’autres chefs de guerre ». L’avocat de la défense, Me Gonenzapa, a annoncé son intention de faire appel du jugement.

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Depuis un an, la République centrafricaine est de nouveau le théâtre d’un regain de violences exercées par des groupes armés. « Issus de l’ex-rébellion Séleka qui avait renversé le pouvoir en avril 2013, ou des groupes d’autodéfense anti-balaka constitués pour les combattre, ces groupes continuent de contrôler une large partie du territoire centrafricain, et de commettre des violations graves des droits humains », s’inquiète la FIDH.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Début janvier, des engins armés, conçus grâce à Internet avec moins de 1000 dollars, ont visé les installations militaires russes.
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édition abonné


Syrie : les drones artisanaux changent les règles sur le champ de bataille

Début janvier, des engins armés, conçus grâce à Internet avec moins de 1000 dollars, ont visé les installations militaires russes.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 18h27
    |

            Madjid Zerrouky








                        



                                


                            

Avec un investissement initial de quelques milliers de dollars, un groupe rebelle syrien a-t-il réussi à causer plusieurs millions de dégâts à l’armée russe ? Voire plus. C’est ce qui semble bien s’être passé début janvier quand plusieurs attaques de drones armés ont visé des installations militaires russes, dont la base aérienne de Hmeimim.
Dans la nuit du 31 décembre 2017 au 1er janvier 2018, deux militaires russes ont été tués lors d’une attaque attribuée à un groupe rebelle par Moscou dans ce qui a été présenté dans un premier temps comme une attaque au mortier. Le 3 janvier, le quotidien russe Kommersant assurait que 7 appareils (quatre bombardiers Sukhoï-24, deux chasseurs multirôle Su-35 et un avion de transport Antonov 72) avaient été détruits. Une information réfutée par l’armée russe. Des images, dont l’authenticité n’a pu être confirmée, montrent des dommages sur au moins un Sukhoï-24, dont le numéro d’immatriculation correspond à un appareil déployé en Syrie.
Fait troublant, ce même 31 décembre, une tentative de raid utilisant des drones a visé la base russe, selon le site d’investigation britannique Bellingcat, qui se fonde sur une vidéo postée par un compte progouvernemental syrien sur les réseaux sociaux où l’on voit les restes de l’un des appareils, qui s’est écrasé près de l’aéroport.
Un autre de ces appareils a d’ailleurs été abattu par le groupe salafiste Ahrar Al-Cham à la même période. Le groupe rebelle semble l’avoir pris pour cible par erreur, pensant avoir affaire à un engin gouvernemental ou russe. Une troisième attaque du même type de drone artisanal aurait enfin visé l’académie militaire de Homs, le 3 janvier.
« Moins de 1 000 dollars »
Dans la nuit du 6 janvier, Moscou a fait état cette fois de l’attaque simultanée de treize drones chargés d’engins explosifs contre les bases russes en Syrie. Dix de ces engins ont été détectés alors qu’ils s’approchaient de la base...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’initiative de Pékin des nouvelles routes de la soie ouvre les portes du continent africain à une pléiade de marques encore peu connues hors de Chine.
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Chronique

Ces marques chinoises qui débarquent en Afrique

L’initiative de Pékin des nouvelles routes de la soie ouvre les portes du continent africain à une pléiade de marques encore peu connues hors de Chine.

Par                                            Sébastien Le Belzic (chroniqueur Le Monde Afrique, Pékin)




LE MONDE
              datetime="2018-01-22T15:44:26+01:00"

        Le 22.01.2018 à 15h44






    
L’une des locomotives acquises par le Kenya, avec à son bord le président Uhuru Kenyatta, lors de l’inauguration, le 31 mai 2017, de la liaison construite par la Chine entre Nairobi et Mombasa.
Crédits : TONY KARUMBA / AFP


L’initiative des nouvelles routes de la soie est, pour de nombreuses entreprises chinoises, l’occasion de percer sur le continent africain. Ce projet, initié par le président chinois Xi Jinping en 2013, a donné un nouvel élan à la relation Chine-Afrique en associant notamment l’Ethiopie, l’Egypte, le Kenya, l’Afrique du Sud et plus récemment le Maroc.
La construction d’infrastructures de transports comme la ligne de chemin de fer Nairobi-Mombasa au Kenya, un investissement de 4 milliards de dollars (3,26 milliards d’euros) inauguré en 2017, a ouvert de nouvelles routes commerciales en Afrique de l’Est. L’objectif principal de la Chine est de faire du continent africain une plate-forme de production vers l’Europe et de fluidifier le transport de matières premières du continent africain vers l’empire du Milieu. La banque mondiale évalue à 86 millions le nombre d’emplois qui pourraient être ainsi créés par les entreprises chinoises en Afrique, dont une grande partie sera occupée par des Chinois.
Les expatriés et les touristes chinois, première cible
Dans les bagages des expatriés chinois – déjà estimés à 1 à 2 millions en Afrique – on retrouve certaines de leurs habitudes de consommation. Prenez le baiju. Cette liqueur si prisée dans l’empire du Milieu se vend désormais jusqu’en Afrique !

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En Chine, aucun contrat d’affaires digne de ce nom ne peut se conclure sans quelques verres de baiju, un alcool à base de sorgho qui affiche plus de 50 degrés. Une particularité chinoise qui, du fait des volumes de contrats signés entre la Chine et l’Afrique, entend couler à flot sur le continent.
La plus grande marque, Kweichow Moutai, a ainsi ouvert en Afrique du Sud ses premiers bureaux fin 2017. « Une porte d’entrée vers le continent africain », a expliqué le directeur général de ce groupe qui pèse 120 milliards de dollars, Li Baofang. Prochaine étape : la Namibie et le Mozambique. Les expatriés chinois sont évidemment une cible pour Moutai, mais le groupe espère également séduire une clientèle africaine de plus en plus tournée vers la Chine et les produits chinois haut de gamme. Exit donc la mauvaise réputation du made in China.

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Autre marque à faire son apparition sur les routes de la soie : Alipay. On connaît peu en Occident ce moyen de paiement apparu bien après Visa et American Express. Pourtant Alipay est déjà le plus gros émetteur de cartes de paiement au monde avec un demi-milliard d’utilisateurs en Chine ! Créée en 2002, Alipay est arrivé en Afrique en 2016 et couvre aujourd’hui 48 pays sur le continent.
Par ailleurs, en Afrique du Sud, au Kenya et à Maurice, 90 % des distributeurs acceptent désormais les cartes émises par la société Union Pay. Le groupe de Pékin a signé un accord avec la filiale africaine de Barclays pour émettre cinq millions de nouvelles cartes dans dix pays anglophones d’Afrique, notamment le Ghana, Maurice et le Botswana. Au Kenya, Alipay travaille en coopération avec le groupe bancaire KCB pour là encore diffuser ses moyens de paiement le long des routes africaines de la soie.
Comme pour Moutai, ce sont d’abord les expatriés et les touristes chinois qui sont visés, mais l’objectif à terme est de toucher les clients africains et d’imposer ces marques hors de Chine. C’est la même ambition qui a conduit le fabriquant de téléphones portables Huawei à accélérer son développement en Afrique. Pionnier sur le continent où il est présent depuis 1998, le groupe de télécommunications a aujourd’hui des bureaux dans quarante pays d’Afrique.
La classe moyenne africaine visée à terme
D’autres marques font aussi leur apparition progressive sur le continent. C’est le cas de Xiaomi, un autre fabricant de téléphones portables et d’appareils électroniques, du groupe Tencent WeChat qui là encore propose de nouveaux moyens de paiement par smartphone en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya, ou encore des marques automobiles comme BYD au Maroc ou Haval en Algérie.

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En Afrique, la classe moyenne atteint déjà 350 millions de personnes selon la Banque africaine de développement, soit autant qu’en Chine continentale. Une cible de choix pour ces entreprises qui y voient une opportunité de s’ouvrir à l’international et profiter des nouveaux espaces de diffusion qu’offrent les routes de la soie. « On peut parler de l’Afrique comme d’une “zone d’influence” chinoise, explique Peter Fabricius, consultant au sein de l’Institut des études sur la sécurité en Afrique du Sud. Alors que les Etats-Unis de Donald Trump sont en retrait, la Chine entend capitaliser sur son influence économique et imposer ses marques ».
De nombreuses entreprises se sont engouffrées dans la brèche. « Nous voyons une diversification des opportunités qui vont désormais bien au-delà de l’exploitation des matières premières et des infrastructures et qui sont portées par des entreprises privées, précise Benjamin Barton, professeur de relations internationales à Kuala Lumpur. Il faut s’attendre à voir de plus en plus de Chinois s’installer en Afrique », transportant avec eux leur mode de vie et de consommation.
Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica. info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ La Chine a diffusé les vidéos filmées par les pompiers venus chercher la boîte noire du navire.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le procès de Manuel Vicente, accusé d’avoir corrompu le procureur portugais Orlando Figueira, est source de tensions entre Luanda et Lisbonne.
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Compte rendu

L’ancien vice-président de l’Angola jugé pour corruption au Portugal

Le procès de Manuel Vicente, accusé d’avoir corrompu le procureur portugais Orlando Figueira, est source de tensions entre Luanda et Lisbonne.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-22T15:03:40+01:00"

        Le 22.01.2018 à 15h03






    
Manuel Vicente à l’ONU, à New York, le 22 septembre 2016.
Crédits : DOMINICK REUTER / AFP


Source de tensions diplomatiques entre le Portugal et l’Angola, le procès pour corruption impliquant l’ancien vice-président angolais Manuel Vicente s’est ouvert en son absence lundi 22 janvier à Lisbonne, alors que Luanda s’estime « offensé » par son ancienne puissance coloniale.
Il y a cinq ans déjà, les premières informations publiées dans la presse portugaise sur une enquête visant plusieurs hauts responsables angolais, dont M. Vicente, avaient jeté un froid dans les rapports entre ces deux pays, pourtant très liés au plan économique.
Manuel Vicente, qui était à la tête de la compagnie pétrolière nationale Sonangol à l’époque des faits présumés, est accusé par le ministère public portugais d’avoir corrompu le procureur Orlando Figueira, en lui versant la somme de 763 500 euros pour que ce dernier classe deux enquêtes ouvertes en 2011, dans lesquelles il était soupçonné de blanchiment d’argent.

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Tout en niant les imputations faites à son encontre, l’ancien dirigeant angolais de 61 ans ne s’est jamais présenté devant la justice portugaise car les autorités de son pays refusent de donner suite aux commissions rogatoires adressées depuis Lisbonne pour lui signifier son inculpation, arguant qu’il dispose d’une immunité pour avoir occupé le poste de vice-président entre 2012 et 2017.
« Une offense »
Afin d’éviter que M. Vicente soit jugé par contumace, une hypothèse sur laquelle le tribunal pourrait se prononcer lundi, ses avocats portugais et la justice angolaise ont demandé que la partie de l’affaire qui le concerne soit transférée vers Angola, à l’abri des conventions signées par les deux pays dans le cadre de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).
« La séparation de la procédure concernant Manuel Vicente nous semble inévitable. S’il n’est pas ici aujourd’hui c’est parce qu’il ne peut pas. L’immunité n’est pas un privilège personnel, c’est une affaire d’Etat », a déclaré son avocat, Rui Patricio, à l’arrivée au tribunal où il représentait aussi l’homme d’affaires Armindo Pires, accusé d’avoir agi comme l’intermédiaire de M. Vicente.

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Le ministère public portugais a cependant rejeté la demande de transfert du dossier, en faisant valoir que « les autorités angolaises ne donneraient pas suite à la procédure ou, du moins, ne donnent pas de garanties qu’elles le feraient ». Cette décision a été très mal reçue par le nouveau président angolais Joao Lourenço. « Nous considérons cela comme une offense et nous n’accepterons pas d’être traités ainsi », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse le 8 janvier.
« Pour que les relations entre l’Angola et le Portugal reviennent au niveau d’un passé récent, nous voulons un geste : remettre la procédure à l’Angola », a prévenu le chef d’Etat arrivé au pouvoir en septembre 2017.
En attendant que la justice portugaise trouve une issue à cette impasse, la presse locale s’inquiétait d’une éventuelle escalade diplomatique, qui pourrait pousser l’Angola à suspendre sa participation à la CPLP ou à réduire ses importations en provenance du Portugal, qui a dans son ancienne colonie son huitième marché extérieur.
« Une question de souveraineté »
Dès son discours d’investiture, le président Joao Lourenço avait sciemment omis le Portugal lorsqu’il avait énuméré les partenaires stratégiques de l’Angola. « C’était un message très significatif car, jusque-là, le Portugal jouait le rôle de porte d’entrée en Europe », explique Alex Vines, du centre de réflexion britannique Chatham House.
« Les Angolais ont décidé de diversifier leurs relations pour ne plus dépendre autant du Portugal », où a beaucoup investi l’entourage de l’ancien président José Eduardo dos Santos, qui a quitté le pouvoir après avoir régné sans partage sur le pays pendant trente-huit ans.
Mais, d’après M. Vines, la sensibilité de Luanda au sujet du procès de Manuel Vicente découle « surtout d’une question de souveraineté et d’une volonté de ne pas voir trop de linge sale angolais s’étaler dans les médias et les salles d’audience portugaises ». L’Angola est classé 164e sur 176 pays au dernier classement de l’ONG Transparency International sur la corruption.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Les Etats-Unis « pressent fortement » les dirigeants palestiniens de revenir à la table des négociations, a ajouté le vice-président américain.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

L’ambassade américaine de Jérusalem ouvrira avant 2020, assure Mike Pence en Israël

Les Etats-Unis « pressent fortement » les dirigeants palestiniens de revenir à la table des négociations, a ajouté le vice-président américain.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 14h46
   





                        


Le vice-président des Etats-Unis, Mike Pence, a assuré lundi 22 janvier devant le Parlement israélien que l’ambassade américaine en Israël ouvrirait à Jérusalem avant fin 2019, à la suite de la décision du président Donald Trump de reconnaître la Ville sainte comme la capitale d’Israël.
« En reconnaissant enfin Jérusalem comme la capitale d’Israël, les Etats-Unis ont choisi de préférer les faits à la fiction – et ces faits sont la seule fondation possible à une paix juste et durable », a déclaré M. Pence devant la Knesset.
Les Etats-Unis « pressent fortement » les dirigeants palestiniens de revenir à la table des négociations, a aussi déclaré le vice-président américain, face à la décision de la direction palestinienne de geler les contacts avec les officiels américains.

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                Mike Pence se rend en Israël mais ne rencontrera pas l’Autorité palestinienne



De son côté, le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a appelé lundi les Etats membres de l’UE à reconnaître « rapidement » la Palestine comme un Etat indépendant, jugeant qu’il n’y avait pas de « contradiction » avec « une reprise des négociations » de paix avec Israël.
Une visite snobée par les Palestiniens
M. Pence est arrivé dimanche soir en Israël pour une visite de moins de quarante-huit heures placée sous le signe du remerciement israélien et du courroux palestinien, après la décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Les relations se sont tendues entre les autorités palestiniennes et les Etats-Unis, depuis la décision de M. Trump.
Les dirigeants palestiniens ont décidé de snober M. Pence qui, fait exceptionnel, ne rencontrera aucun d’entre eux au cours de cette ultime étape de sa première tournée dans la région. Elle l’a conduit auparavant en Egypte et en Jordanie.

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                Isolés sur Jérusalem à l’ONU, les Etats-Unis sauvent la face



Le statut de Jérusalem est l’une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien. Israël, qui s’est emparé de Jérusalem-Est par la force en 1967, l’a annexée et proclame toute la ville sa capitale indivisible. L’annexion est illégale pour l’ONU. Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Ministre des finances du Portugal depuis à peine plus de deux ans, cet économiste de gauche, chantre de la flexisécurité, prend la tête de l’Eurogroupe. A son actif : le redressement de l’économie lusitanienne.
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édition abonné


Le discret Mario Centeno, nouveau capitaine de l’eurozone

Ministre des finances du Portugal depuis à peine plus de deux ans, cet économiste de gauche, chantre de la flexisécurité, prend la tête de l’Eurogroupe. A son actif : le redressement de l’économie lusitanienne.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 14h00
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Il a ouvert un compte Twitter quelques heures après sa désignation, le 4 décembre 2017, et a recruté pour gérer sa communication un talentueux compatriote, ancien journaliste habitué du corps de presse bruxellois. De surcroît, il a fait son premier déplacement officiel en marquant les bons arrêts : rencontre avec le président français Emmanuel Macron, puis avec son ministre des finances, Bruno Le Maire, à Paris, mi-janvier, et visite dans la foulée chez Peter Altmaier, son homologue allemand, à Berlin.
Mario Centeno, le nouveau président de l’Eurogroupe, devait présider sa première réunion des dix-neuf ministres des finances de l’eurozone, lundi 22 janvier. S’attendait-il à cette consécration, lui le quasi-novice en politique et ministre des finances du Portugal depuis novembre 2015 ? A 51 ans, ce discret économiste a dû sentir la pression sur ses épaules : par la magie des alliances politico-diplomatiques européennes, il se retrouve à la tête du gouvernement officieux de l’eurozone.

Costume cintré, mains dans les poches, très à l’aise face aux caméras, son prédécesseur, Jeroen Dijsselbloem, aurait bien rempilé pour un troisième mandat, si cela avait été possible. Le fringant ministre des finances néerlandais avait réussi à se faire respecter de ses pairs et à se démarquer – un peu – de Wolf­gang Schäuble, l’ancien ministre des finances allemand, à l’écrasante présence. Avec son large sourire toujours accroché aux lèvres, son abondante chevelure poivre et sel, son air timoré et un peu embarrassé, Mario Centeno inaugure une nouvelle ère à Bruxelles.
Ce fan du Benfica Lisbonne vient d’un gouvernement de gauche et d’un pays qui, à l’instar de la Grèce, échappa de peu à la faillite durant la crise, alors que, jusqu’à présent, une règle implicite de l’entre-soi bruxellois voulait que le président de l’Eurogroupe fût issu d’un Etat classé « triple A » par les agences de notation financière.
Va-t-il pour autant dynamiter ce club,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ L’ancien leadeur du parti Nigel Farage songe à créer un parti rival, afin de relancer la campagne en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.
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Brexit : le parti europhobe UKIP est au bord de l’implosion

L’ancien leadeur du parti Nigel Farage songe à créer un parti rival, afin de relancer la campagne en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 12h11
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Le Brexit lamine le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, extrême droite), mais son ancien leadeur charismatique, Nigel Farage, pourrait en profiter pour créer une nouvelle formation europhobe. Dimanche 21 janvier, les instances dirigeantes du UKIP ont voté à l’unanimité (moin s sa propre voix) la défiance envers leur chef, Henry Bolton, un ancien officier de l’armée britannique de 54 ans dont la vie conjugale tumultueuse fait le bonheur des tabloïds.

Elu en septembre 2017 à la tête du UKIP, M. Bolton a quitté son épouse et leurs deux enfants pour Jo Marney, 25 ans, mannequin et militante du parti. L’histoire a quitté la rubrique des potins début janvier lorsque le Mail on Sunday a révélé le contenu de SMS envoyés par cette dernière à un ami. La maîtresse du leadeur UKIP y estimait que le prochain mariage du prince Harry avec l’actrice américaine Meghan Markle allait « souiller [leur] famille royale ». Le père de la jeune femme est blanc, sa mère est noire.
Même au UKIP, pareil racisme a du mal à passer et Henry Bolton a annoncé à la mi-janvier qu’il avait rompu avec son amie. L’ennui est que le même Mail a publié jeudi des photos du couple attablé dans un bar à vin londonien et se caressant. En dépit du vote de défiance de dimanche, M. Bolton a annoncé qu’il n’avait nullement l’intention de démissionner. « Je crois n’avoir rien fait de mal », s’est-il expliqué. Formellement, un vote des adhérents doit intervenir dans le mois à venir si M. Bolton ne se résout pas à jeter l’éponge.
Avenir hypothétique
Mais l’avenir du parti, dont le Brexit a longtemps été la raison d’exister, semble désormais hypothétique. Henry Bolton est le troisième dirigeant du UKIP depuis que Nigel Farage a démissionné, voici dix-huit mois, au lendemain du référendum. En deux ans, le parti a dégringolé de 12,6 % des voix à 1,8 % et n’a cessé d’être agité par des querelles intestines.

Profitant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Révélées en 2015, les accusations de viols sur mineurs avaient terni la réputation de l’armée française, déployée dans le pays sous l’égide de l’ONU.
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Compte rendu

Violences sexuelles en Centrafrique : Bangui déplore le non-lieu de la justice française

Révélées en 2015, les accusations de viols sur mineurs avaient terni la réputation de l’armée française, déployée dans le pays sous l’égide de l’ONU.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 22.01.2018 à 11h39

     •
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        Mis à jour le 22.01.2018 à 12h32






    
Des soldats français de l’opération « Sangaris » en patrouille dans le quartier PK5 de Bangui, en février 2016.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Les autorités centrafricaines ont déploré, samedi 20 janvier, la décision de la justice française de prononcer un non-lieu dans l’affaire des violences sexuelles présumées commises par des soldats français de l’opération « Sangaris » entre 2013 et 2014 sur des enfants mineurs en Centrafrique.
« J’aurais pensé qu’on devrait aller un peu plus loin (…). On parle de cela comme s’il s’agissait de biens matériels, alors que ce sont des enfants centrafricains sur qui ont été commis des abus, a déclaré Ange Maxime Kazagui, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement à la radio d’Etat samedi. J’entends que la société civile et des avocats veulent se pourvoir en cassation. J’espère que les choses vont aller un peu plus loin. »

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                Accusations de viols contre des soldats français en Centrafrique : non-lieu ordonné



Trois ans après des accusations de viols d’enfants en Centrafrique visant des militaires français, la justice française a écarté la perspective d’un procès au terme d’une enquête délicate qui laisse des questions en suspens et des parties civiles déçues. Conformément aux réquisitions du parquet de Paris, les juges d’instruction ont rendu mi-janvier un non-lieu dans ce dossier clos sans aucune inculpation, faute de « charges suffisantes » selon l’ordonnance dont l’AFP a eu connaissance.
« Variation des témoignages »
Révélées en 2015, les accusations de viols avaient terni la réputation de l’armée française déployée dans le pays sous l’égide de l’ONU pour restaurer la sécurité après des mois de violences. Dans ses réquisitions, le parquet soulignait qu’au terme de l’enquête, « il ne peut être affirmé (…) qu’aucun abus sexuel n’a été commis ». Mais il estimait que les incohérences et « la variation des témoignages ne permettent pas d’établir des faits circonstanciés et étayés à l’encontre des militaires », selon une source proche du dossier.

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                Centrafrique : au moins 25 000 nouveaux déplacés dans le nord-ouest



Face à des photos, un enfant a dit reconnaître son agresseur alors qu’il ne s’agissait pas d’un militaire. Un autre a concédé avoir menti. Un autre disait avoir lu le nom d’un soldat sur son uniforme mais un test a montré qu’il ne savait pas déchiffrer le mot « maman », a relevé le réquisitoire.
L’affaire avait éclaté en avril 2015. Le quotidien britannique The Guardian avait alors fait état d’une note interne de l’ONU relatant les auditions de six garçons de 9 à 13 ans qui accusaient des militaires de les avoir violentés dans le camp de déplacés de l’aéroport M’Poko de Bangui. Des viols commis en échange d’argent et de rations de nourriture, entre décembre 2013 et juin 2014, selon leur récit. Depuis, d’autres scandales touchant des contingents d’autres pays ont éclaté, et les Nations unies ont été critiquées pour leur manque de réactivité.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Lors de son voyage au Chili et au Pérou, François a déçu des victimes, discréditant les accusations portées à l’encontre d’un évêque chilien soupçonné d’avoir couvert un prêtre pédophile.
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Pédophilie : le pape François tancé par un cardinal

Lors de son voyage au Chili et au Pérou, François a déçu des victimes, discréditant les accusations portées à l’encontre d’un évêque chilien soupçonné d’avoir couvert un prêtre pédophile.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 15h39
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

La remontrance n’est pas venue de n’importe qui. Elle a été formulée par le principal conseiller du pape François pour les affaires de pédophilie dans l’Eglise catholique, qui est aussi l’un des neuf cardinaux du conseil qu’il a institué autour de lui. Dans un texte publié samedi 20 janvier, le cardinal américain Sean Patrick O’Malley a jugé « compréhensible que la déclaration du pape François à Santiago du Chili ait été une source de grande douleur pour les survivants d’agressions sexuelles par des membres du clergé ou par d’autres agresseurs ».
L’archevêque de Boston se référait aux propos tenus jeudi par le pontife argentin à des médias chiliens, qualifiant de « calomnies » les accusations portées contre un évêque chilien, Juan Barros, accusé par des victimes d’un prêtre pédophile d’avoir couvert les actes de leur agresseur, Fernando Karadima, condamné par l’Eglise à une vie de « pénitence et de prières », en 2011. Jeudi, à Iquique, le pape avait affirmé qu’il n’y avait « pas une seule preuve contre » Mgr Barros. « Ce ne sont que calomnies. C’est clair ? », avait-t-il ajouté d’un ton tranchant. « Les paroles qui transmettent le message : “Si vous ne pouvez pas prouver vos accusations, alors vous ne serez pas crus”, abandonnent ceux qui ont subi des violations criminelles répréhensibles de leur dignité humaine et relèguent les survivants dans un exil discrédité », a ajouté le cardinal O’Malley.

« Ici, il y a des preuves »
L’archevêque de Boston, qui a succédé à ce poste à Bernard Law, accusé avant son récent décès d’avoir couvert pendant des décennies des prêtres pédophiles dans son diocèse, a précisé que le pape connaît parfaitement « les énormes échecs » de l’Eglise en matière de pédophilie et « les conséquences dévastatrices » que ces crimes ont eues sur les « survivants ». Il a attesté aussi de la réalité de sa volonté de « tolérance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ L’administration d’Enrique Peña Nieto est accusée de protéger l’ex-gouverneur de l’Etat de Chihuahua César Duarte.
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Au Mexique, une marche anticorruption ébranle la présidence

L’administration d’Enrique Peña Nieto est accusée de protéger l’ex-gouverneur de l’Etat de Chihuahua César Duarte.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 11h32
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

Un drapeau mexicain dans la main, Javier Corral, gouverneur de l’Etat de Chihuahua (nord), a pris la tête, samedi 20 janvier, d’une marche anticorruption qui défie le président Enrique Peña Nieto. Inédit, ce cortège traversera le pays durant seize jours pour dénoncer un vaste système de détournement de fonds publics au profit du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre) au pouvoir. L’affaire, qui implique les hautes sphères du PRI, ébranle le gouvernement à cinq mois du scrutin présidentiel.
Issu du Parti d’action nationale (PAN, droite, opposition), M. Corral accuse l’administration de M. Peña Nieto de protéger son prédécesseur, César Duarte (2010-2016) du PRI. L’ancien gouverneur, qui est notamment inculpé pour détournement de financements fédéraux, serait en fuite aux Etats-Unis. « Nous exigeons son extradition », martèle M. Corral qui a raflé, en 2016, l’Etat de Chihuahua au PRI.
Depuis, cet ancien journaliste soutient sans relâche une enquête sur les dérives financières de son prédécesseur : 250 millions de pesos (11 millions d’euros), provenant du ministère fédéral des finances, auraient été détournés pour renflouer, en 2016, les caisses de campagne des candidats du PRI à plusieurs postes de gouverneur. M. Duarte aurait participé à un schéma sophistiqué de triangulation de fonds fédéraux à partir de sociétés fantômes qui décrochaient des marchés publics.
« Caravane pour la dignité »
« Duarte en prison ! », ont scandé, samedi, des centaines de participants. Les cinq bus de cette marche baptisée « Caravane pour la dignité » devraient terminer leur périple, le 4 février, dans la capitale, à l’instar du célèbre révolutionnaire Pancho Villa. L’affaire embarrasse le président Peña Nieto qui, lors de son élection en 2012, avait présenté M. Duarte comme l’incarnation d’un nouveau PRI, en rupture avec la corruption de l’ancien parti hégémonique revenu au pouvoir après avoir gouverné le pays de 1929 à 2000.
L’étau...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Au centre des tensions à la frontière turco-syrienne, l’expansion militaire des Kurdes ennuie Ankara ; retour sur la nation kurde et son implantation au Proche-Orient.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Hyon Song-wol, que la presse sud-coréenne présente comme une ex-petite amie de Kim Jong-un, fait partie d’une délégation de sept personnalités qui ont traversé la frontière entre les deux pays.
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Une pop star nord-coréenne se rend en Corée du Sud pour préparer les JO

Hyon Song-wol, que la presse sud-coréenne présente comme une ex-petite amie de Kim Jong-un, fait partie d’une délégation de sept personnalités qui ont traversé la frontière entre les deux pays.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 12h17
    |

            Philippe Pons (Tokyo, correspondant)








                        



   


L’ouverture, dimanche 21 janvier, de la frontière séparant les deux Corées – l’une des plus militarisées du monde, truffée de champs de mines et fermée par des grillages et des barbelés – pour permettre le passage d’une délégation de sept personnalités nord-coréennes est un nouveau signe de la détente qui se dessine dans la péninsule à la faveur des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang. Cette délégation séjournera deux jours au Sud pour préparer les événements culturels nord-coréens qui se dérouleront pendant les JO.
Les médias sud-coréens se sont surtout focalisés avec la frénésie accordée généralement aux stars de la K-pop (pop sud-coréenne) sur la chef de cette délégation : la chanteuse Hyon Song-wol, la plus célèbre pop star nord-coréenne. A son arrivée à la gare de Séoul pour prendre le train en direction du site des JO, elle a été accueillie par une nuée de journalistes et de curieux. L’initiative n’enchante pas tous les Sud-Coréens : à Séoul, lundi, des manifestants, peu nombreux il est vrai, ont brûlé un drapeau portant l’effigie du dirigeant Kim Jong-un.

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                JO 2018 : les deux Corées défileront ensemble, une équipe commune en hockey sur glace



Une des artistes les plus célèbres en République populaire démocratique de Corée (RPDC), Hyon Song-wol, âgée d’une trentaine d’années, est une figure influente du domaine musical. Elle dirige l’orchestre Samjiyon et le fameux groupe féminin Moranbong créé en 2012 sur instruction personnelle du dirigeant Kim Jong-un. Colonel dans l’armée populaire, elle a été nommée membre suppléante du comité central du Parti du travail en octobre 2017.
Liaison supposée
Composé d’une dizaine de chanteuses et musiciennes portant mini-jupes, vareuses blanches à brandebourgs et casquettes de style militaire, jouant avec talent de la guitare électrique et du violon, le groupe Moranbong, dont on voit en boucle les concerts à la télévision et dans les avions de la compagnie nationale, est très populaire, en particulier dans le public féminin. Sa chorégraphie, un brin sexy, tranche avec les opéras révolutionnaires et son répertoire va des succès américains comme My Way aux chansons de propagande telles que Nous pensons jour et nuit au maréchal. Le grand succès personnel de Hyon Song-wol est la chanson La Fille chevauchant un coursier, ode à une ouvrière aussi courageuse qu’infatigable.

En août 2013, Hyon Song-wol avait été l’objet de l’une de ces rumeurs dont s’empare avec délice la presse sud-coréenne, qui avait annoncé qu’elle avait été exécutée, ajoutant qu’elle aurait été la maîtresse du jeune dirigeant avant son mariage avec une autre artiste, Ri Sol-ju. En fait, elle réapparut un an plus tard dans un spectacle télévisé, mais le bruit autour de sa supposée liaison avec le dirigeant avait courroucé Pyongyang, qui y avait vu « une atteinte à la dignité du dirigeant suprême ».
A la veille de la venue de la délégation pour les JO, des médias sud-coréens ont continué à présenter Hyon Song-wol comme une ancienne « girlfriend » du dirigeant, au point que des commentateurs se demandent si ce n’est pas une raison expliquant l’arrivée avec un jour de retard de la délégation sans qu’aucune explication ait été fournie. Les autorités sud-coréennes ont demandé aux médias d’éviter de spéculer sur ce qui se passe au Nord pendant les Jeux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Les autorités françaises ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, qui doit se réunir à huis clos lundi.
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Syrie : Washington et Paris appellent Ankara « à la retenue »

Les autorités françaises ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, qui doit se réunir à huis clos lundi.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h15
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            
Les condamnations de l’offensive lancée par l’armée turque contre l’enclave kurde syrienne d’Afrin sont unanimes et les alliés occidentaux de la Turquie, à commencer par les Etats-Unis, appellent Ankara « à faire preuve de retenue ».
Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est entretenu le 21 janvier avec son homologue turc, Mevlut Cavusoglu. Il a demandé aux « autorités turques d’agir avec retenue dans un contexte difficile où la situation humanitaire se détériore dans plusieurs régions de Syrie en conséquence des opérations militaires qui y sont menées par le régime de Damas et ses alliés ». Les autorités françaises ont en outre demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, qui devait se tenir à huis clos lundi 22 janvier. Elles s’inquiètent aussi des conséquences de cette offensive sur la lutte – dans laquelle les forces kurdes syriennes jouent un rôle-clé avec le soutien de la coalition – contre un Etat islamique aux abois.

« Il ne s’agit pas de mettre la Turquie en accusation et nous comprenons son besoin d’assurer la sécurité de sa frontière, mais une telle offensive ajoute encore un peu plus au chaos au nord de la Syrie », explique-t-on à Paris, en insistant sur la nécessité « de replacer l’ONU au centre du jeu alors que les Russes veulent la mettre de côté ou à tout le moins au second plan. » Les négociations de Genève sous l’égide des Nations unies entre le régime et l’opposition sont au point mort.
Situation humanitaire tragique
La situation humanitaire est de plus en plus tragique, notamment dans la Ghouta orientale, zone sous contrôle rebelle près de Damas, assiégée par le régime. Dans le Nord-Ouest, dans le secteur d’Idlib, dernier grand bastion rebelle, l’offensive lancée par les forces de Damas avec l’aide de l’Iran, au sol, et de la Russie, en charge des frappes aériennes, risque d’entraîner un nouvel afflux de réfugiés vers la frontière turque.
La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Pour relancer l’inflation, la banque centrale nippone achète (aussi) des ETF, ces produits répliquant la performance d’indices boursiers. Au risque d’alimenter une bulle sur les marchés.
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Les achats de produits financiers de la Banque du Japon font débat

Pour relancer l’inflation, la banque centrale nippone achète (aussi) des ETF, ces produits répliquant la performance d’indices boursiers. Au risque d’alimenter une bulle sur les marchés.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h10
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Ceux qui estiment que la politique de la Banque centrale européenne (BCE) est trop audacieuse ont sans doute la migraine lorsqu’ils examinent celle de la Banque du Japon (BoJ). En effet, l’institution, qui se réunissait lundi 22 et mardi 23 janvier, est allée plus loin que toutes ses homologues pour tenter de tirer l’Archipel de la déflation dans laquelle il se débat depuis deux décennies.
Depuis 2013 et l’arrivée du gouverneur Haruhiko Kuroda, la BoJ a accéléré les achats de dettes publiques, suivant l’exemple de la Réserve fédérale américaine (Fed). Mais elle achète aussi des parts de sociétés d’investissement immobilier cotées, ainsi que des ETF actions (pour Exchange Traded Funds), ces produits répliquant les performances d’indices boursiers, au rythme de 6 trillions de yens par an (soit environ 44 milliards d’euros). Ce qui signifie qu’indirectement, la BoJ détient une grande quantité d’actions japonaises – une mesure difficilement concevable dans la zone euro. Fin décembre, elle possédait ainsi pour près de 126 milliards d’euros d’ETF, couvrant à peu près toutes les entreprises nippones cotées…
Le risque d’alimenter des bulles spéculatives
En théorie, ces achats visent à doper l’investissement des entreprises (et, par ricochet, les prix) par différents mécanismes. Mais cela risque de perturber le fonctionnement des marchés ou d’alimenter des bulles spéculatives, redoutent désormais certains membres de l’institution, de même que nombre d’observateurs. Le 8 janvier, l’indice Nikkei a ainsi culminé à 23 952,61 points, au plus haut depuis vingt-six ans, gonflé par les achats d’ETF de la BoJ. Certaines entreprises pourraient également être tentées de relâcher leur gouvernance, préviennent des économistes, puisque, quoi qu’il advienne, elles ont l’assurance que la BoJ soutiendra leur cours de Bourse.

Ces arguments suffiront-ils à convaincre l’institution de réduire ses rachats d’ETF lors de sa prochaine réunion ? L’amélioration...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ La paralysie budgétaire se traduit par la mise au chômage technique de centaines de milliers d’employés fédéraux jugés « non essentiels ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Les Etats-Unis entrent dans leur troisième jour de « shutdown » budgétaire

La paralysie budgétaire se traduit par la mise au chômage technique de centaines de milliers d’employés fédéraux jugés « non essentiels ».



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 12h23
   





                        


Au lendemain d’un nouveau report, le Sénat américain doit voter lundi 22 janvier sur un éventuel accord budgétaire, au troisième jour de « shutdown », la fermeture partielle de l’administration fédérale, aux Etats-Unis.
Cette paralysie budgétaire devait se traduire par la mise au chômage technique de centaines de milliers d’employés fédéraux jugés « non essentiels ». Les secteurs jugés « essentiels » au fonctionnement du pays ne sont pas touchés : contrôleurs aériens, gardiens de prison, scientifiques des stations spatiales internationales, armée, etc.
Alors que le shutdown signifie généralement la fermeture des monuments nationaux et des parcs naturels, l’Etat de New York va payer de sa poche pour que la statue de la Liberté — fermée aux touristes depuis samedi — rouvre lundi. L’administration Trump souhaite que les parcs nationaux restent ouverts pour limiter la colère des citoyens. Le célèbre Smithsonian, à Washington, fermé lors du précédent shutdown, sera par exemple ouvert lundi.
Dans certains secteurs — comme l’agriculture, le commerce, l’énergie et l’environnement —, la grande majorité des employés fédéraux sera renvoyée chez elle. Ces derniers sont tenus de n’effectuer aucun travail pendant leur congé forcé, sous peine de lourdes sanctions. Il n’est pas garanti non plus qu’ils toucheront un salaire, même si cela a été le cas chaque fois par le passé.
Autre effet collatéral possible de cette paralysie budgétaire, la Maison Blanche a reconnu que l’incertitude pesait désormais sur la participation de Donald Trump au Forum économique de Davos (Suisse), en milieu de semaine prochaine.

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Désaccord sur l’immigration
Il s’agit de la première paralysie du gouvernement fédéral américain depuis celle qui avait duré seize jours en octobre 2013, sous la présidence de Barack Obama. Il s’agissait du premier shutdown depuis 1995 et 1996, sous la présidence de Bill Clinton.
Dimanche, le Congrès est resté paralysé en raison d'un désaccord sur la question sensible de l’immigration. Les démocrates insistent en effet pour que tout texte prolongeant le financement des dépenses à court terme de l’administration fédérale inclue une protection pour les jeunes migrants clandestins qui bénéficient pour quelques semaines encore d’un programme mis en place en 2012 par Barack Obama.
En vertu du programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals), près de 700 000 jeunes clandestins, les « dreamers », entrés illégalement sur le territoire américain avec leurs parents, sont protégés de toute expulsion des Etats-Unis et autorisés à travailler légalement. Donald Trump a annoncé en septembre dernier la suppression de ce programme à compter du 5 mars.
Un compromis évoqué par les républicains consisterait à voter un budget temporaire jusqu’au 8 février en s’engageant à aborder la question de l’immigration dans les plus brefs délais.
Trump menace les règles du Sénat
La Maison Blanche dénonce de son côté l’attitude de certains élus démocrates tentés d’après elle de prolonger le blocage jusqu’au discours sur l’état de l’Union de Donald Trump, prévu le 30 janvier. Le président américain a évoqué dans un tweet, dimanche, un hypothétique changement des règles du vote au Sénat. Le règlement intérieur du Sénat, qui est composé de cent élus, prévoit que pour chaque motion, comme la programmation d’un vote, tout sénateur a le droit d’objecter. Cette objection ne peut être surmontée que par un vote des trois cinquièmes du Sénat. En pratique, donc, il faut soixante sénateurs sur cent pour faire quoi que ce soit.
Prendre la décision unilatérale d’abaisser la barre de soixante à cinquante et une voix transformerait en profondeur le fonctionnement du Congrès, et une majorité de sénateurs est hostile à une telle initiative. Cette hypothèse est connue à Washington sous le nom d’« option nucléaire » tant elle marquerait une rupture radicale dans le fonctionnement de cette institution censée contrebalancer les excès partisans de la tumultueuse Chambre des représentants.



                            


                        

                        


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Silvio Berlusconi, inéligible mais incontournable en Italie

Le système électoral favorise la coalition de l’ancien premier ministre. Mais les législatives du 4 mars s’annoncent des plus incertaines.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 10h39
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Dimanche 14 janvier à 17 heures sur Canale 5, mardi 16, à 23 h 30 sur la même chaîne, jeudi 18 à 11 heures sur La7 puis à 21 h 15 sur Rete4, vendredi 19 à 9 h 55, de nouveau sur Canale 5, et dimanche 21 à 20 h 30, encore sur La7… Silvio Berlusconi est de retour, et comme aux plus belles heures de sa longue carrière politique, à un mois et demi de législatives très incertaines, il enchaîne les interviews, à toute heure du jour et de la nuit, sur les chaînes de son empire télévisuel. Jeudi matin, interrogé sur son âge – 81 ans –, il a lancé à son intervieweuse : « Je me sens comme un jeune homme ! »
Du fait de sa condamnation pour fraude fiscale, cause de son inéligibilité et de son exclusion du Sénat, en 2013, l’ancien président du conseil ne sera pas en mesure de se présenter. Mais son nom figurera quand même sur les bulletins de vote, vu le slogan adopté par son parti, Forza Italia, « Berlusconi président ».
D’ailleurs, a-t-il vraiment besoin de siéger dans une assemblée pour peser ? Omniprésent dans la campagne qui commence, l’ancien président du conseil a pu jouer de toute son influence pour parvenir une fois de plus à constituer une large alliance des forces de droite, malgré l’étendue de leurs divergences. Il continue à faire planer le doute sur sa volonté de reprendre la tête du gouvernement, ce que son inégibilité ne lui interdit en théorie pas. Dans tous les cas, il sait qu’il sera au centre du jeu au soir des élections du 4 mars.
Comme à chaque fois depuis son entrée en politique, en 1994, il concourra aux côtés des postfascistes, groupés au sein de Fratelli d’Italia, sous la direction de Giorgia Meloni, et de la Ligue du Nord, qui, sous l’impulsion de Matteo Salvini, allié de Marine Le Pen au Parlement européen, se baptise désormais « Ligue » et cherche à gommer son discours régionaliste pour mieux insister sur la lutte contre l’immigration.
« Très bon analyste de la société »
L’alliance, formalisée jeudi...




                        

                        


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Compte rendu

En RDC, le régime Kabila réprime toute tentative de manifestation

Six personnes sont mortes lors de marches organisées dimanche à l’appel d’un collectif proche de l’Eglise catholique.

Joan Tilouine
    



LE MONDE
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        Le 22.01.2018 à 10h37

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        Mis à jour le 22.01.2018 à 17h08






                        

Crédits : KENNY KATOMBE / REUTERS


                    

Des curés en tête de cortège, des églises encerclées, des manifestants qui psalmodient des textes saints et des militaires qui tirent à balles réelles, tuant six personnes selon les Nations unies, deux selon les autorités. Dimanche 21 janvier, à Kinshasa comme dans les autres villes du pays, il fallait une solide foi en Dieu et en l’alternance politique pour prendre part aux manifestations convoquées par un collectif proche de l’Eglise catholique et interdites par le régime.
Le pape François, en déplacement au Pérou, avait exprimé ses pensées pour la République démocratique du Congo (RDC), exhortant les autorités à « éviter toute forme de violence ». Son appel n’a manifestement pas été entendu.

Les forces de sécurité ont, une fois encore, brutalement réprimé ce mouvement de protestation qui réclame le départ du président Joseph Kabila, qui se maintient au pouvoir malgré la fin de son dernier mandat en décembre 2016. Selon la Mission des Nations unies en RDC (Monusco), qui avait déployé des observateurs, six manifestants ont été tués dont une femme de 24 ans, abattue d’une rafale devant l’église Saint-François-de-Sales, à Kinshasa. Et 57 ont été blessés durant ces marches pacifiques organisées dans les principales villes du pays.
La police congolaise dresse un autre bilan, faisant état de deux morts, côté manifestants, et de neuf policiers blessés, dont « deux grièvement ». Cette fois, quelques manifestants, bien que désarmés, n’ont pas fui les affrontements avec les forces de sécurité qui ont également procédé à une vague d’« arrestations arbitraires », selon la Monusco, qui dénombre 111 personnes interpellées. Parmi elles se trouvent 24 jeunes militants du mouvement citoyen Lutte pour le changement, Lucha, de la ville de Beni, dans le Nord-Kivu. Huit religieux ont aussi été arrêtés, selon l’association congolaise pour l’accès à la justice. Des policiers ont pénétré dans des églises, selon des témoignages...



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Compte rendu

L’ex-footballeur de légende George Weah investi président du Liberia

Avec ses promesses sur l’emploi et l’éducation, il a soulevé l’espoir d’améliorer la vie dans le pays, classé parmi les derniers du monde en termes de développement.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 22.01.2018 à 10h33

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        Mis à jour le 22.01.2018 à 15h32






    
Le nouveau président du Liberia et ancienne star du football, George Weah, lors de sa prestation de serment, lundi 22 janvier, dans un stade de Monrovia.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Enfant des bidonvilles de Monrovia devenu star planétaire du foot dans les années 1990, George Weah (51 ans) a entamé sa seconde vie en prêtant serment, lundi 22 janvier, comme président du Liberia, quinze ans après la fin de la guerre civile. Il succède à Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique en 2005, qui quitte le pouvoir après deux mandats successifs.

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Lors de la cérémonie, dans le stade Samuel Kanyon Doe, une enceinte de 35 000 places bondée en périphérie de la capitale, le drapeau libérien a été abaissé puis hissé pour marquer la transition avec la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, 79 ans, première femme élue chef d’Etat en Afrique en 2005, face à George Weah. Le nouveau chef de l’Etat, vêtu d’une tunique blanche, a prêté serment devant le président de la Cour suprême Francis Korkpor.
« J’ai passé beaucoup d’années de ma vie dans des stades, mais le sentiment que j’éprouve aujourd’hui est incomparable », a déclaré, entre les rugissements de la foule enthousiaste, l’ancien attaquant de Monaco, du Paris SG et du Milan AC, 51 ans, seul Africain à avoir remporté le Ballon d’or, en 1995. « Unis, nous sommes certains de réussir en tant que nation. Divisés, nous sommes certains d’échouer », a ajouté George Weah, qui est seulement, après Samuel Doe (1980-1990), le deuxième président de la plus ancienne république d’Afrique à ne pas appartenir à l’élite « américano-libérienne » descendant d’esclaves affranchis qui y domine la vie politique depuis 170 ans.
Accompagné de son épouse Clar et de ses enfants, il a placé son mandat sous le signe de la lutte contre la corruption : « Nous devons y mettre fin. Nos fonctionnaires doivent avoir un salaire décent », a-t-il dit. Il a également lancé un appel au secteur privé, en assurant que « le Liberia est ouvert aux affaires ».
Espoir de changement
Les chefs d’Etat du Ghana, du Mali, du Nigeria, de la Côte d’Ivoire et du Togo étaient attendus à la cérémonie d’investiture organisée au stade Samuel Kanyon Doe, près de la capitale Monrovia. La France était représentée par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
Des volontaires s’affairaient dimanche aux dernières décorations dans les rues de Monrovia, passant les ultimes couches de peinture dans une capitale où beaucoup nourrissent l’espoir d’un véritable changement dans leurs vies quotidiennes. « C’est la première fois que j’assiste au Liberia à un transfert pacifique du pouvoir », déclare à l’AFP Samuel Harmon, un marchand ambulant de 30 ans, à Monrovia. « Tout l’espoir de ce peuple et de ce pays repose sur lui. Chacun pense que s’il échoue, la majorité des gens seront déçus des hommes politiques. »

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Pendant ses douze ans au pouvoir, Ellen Johnson Sirleaf est parvenue à maintenir la paix après des guerres civiles particulièrement atroces qui ont fait quelque 250 000 morts entre 1989 et 2003. Mais sur le plan des réformes économiques et sociales, son bilan est moins brillant et l’extrême pauvreté reste répandue dans le pays, classé parmi les derniers au monde en termes de santé, d’éducation et de développement.
La transformation d’une économie en dépression, encore largement dépendante du caoutchouc et du minerai de fer, et la réponse aux espoirs d’emplois des jeunes qui l’ont porté au pouvoir figurent parmi les premiers défis du nouveau président.
« Pressions »
« Vous voulez me voir comme un ancien footballeur mais je suis un être humain. Je m’efforce d’être excellent et je peux réussir », a déclaré samedi George Weah à des journalistes, réaffirmant que sa priorité était de maintenir la paix et rejetant les critiques sur son manque d’expérience dans la gestion des affaires publiques.

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Des observateurs font cependant part de leur inquiétude sur la poursuite de la lutte contre une corruption endémique dans le pays. « Il subit des pressions de la part de plusieurs circonscriptions électorales. C’est peu probable qu’il nomme un gouvernement d’experts resserré comme il l’a annoncé après sa victoire », a jugé Malte Liewerscheidt, analyste politique dans un cabinet basé à Londres. Les noms qui circulent « indiquent clairement qu’on se dirige plutôt vers le remboursement de dettes politiques, suggérant une continuité de pratiques davantage qu’une nouvelle ère politique au Liberia », a-t-il ajouté.

