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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le ministre de l’éducation nationale et plusieurs de ses prédécesseurs ont réagi à la mort de l’ex-ministre.
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Les réactions politiques à la mort d’Alain Devaquet

Le ministre de l’éducation nationale et plusieurs de ses prédécesseurs ont réagi à la mort de l’ex-ministre.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 18h10
   





                        


L’ex-ministre RPR Alain Devaquet, père d’une réforme de l’université avortée en 1986 après le mouvement de contestation étudiante le plus important depuis Mai 1968 et la mort de Malik Oussekine, est mort vendredi à l’âge de 75 ans. Jean-Michel Blanquer, Valérie Pécresse, David Assouline ou Alexis Corbière ont réagi à sa disparition.
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale a salué la mémoire de son prédécesseur, sur Twitter : « Lire ou relire « L’Amibe et l’étudiant ». Alain Devaquet était un grand universitaire et un honnête homme à la recherche de l’intérêt général »Valérie Pécresse, ex-ministre de l’enseignement supérieur a aussi réagi sur Twitter : « J’apprends avec tristesse la disparition d’Alain #Devaquet. A Jacques Chirac, il portait la parole des chercheurs #Synchrotron. Il défendit trop tôt une réforme qui aurait changé le visage de l’université française. Mes pensées à Claude-Annick et leurs enfants ».Luc Chatel, ancien ministre de l’éducation nationale a salué sa mémoire par un message sur Twitter : « Hommage à Alain #Devaquet qui avait eu raison trop tôt. Fier a posteriori d’avoir soutenu son projet de réforme de l’université en 1986… ».David Assouline, sénateur PS, ancien leader du mouvement étudiant contre la réforme Devaquet a publié un message sur Twitter : « Triste d’apprendre la mort d’Alain Devaquet dont j’ai combattu la réforme qui portait son nom. C’était un républicain, un homme sensible et sincère, ouvert au dialogue, un universitaire de qualité, et que je savais profondément bouleversé par la mort de Malik Oussekine ».Alexis Corbière, député La France insoumise a réagi sur Twitter : « Je fais partie d’une génération qui a commencé à s’engager en politique pour le retrait d’un projet de loi de sélection à l’université qui portait son nom, une génération qui n’oubliera jamais Malik Oussekine. mais je rends hommage à l’homme qui s’est éteint : M. Alain #Devaquet »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Son nom restera associé à son projet de réforme de l’université, retiré après trois semaines de manifestations et la mort tragique de l’étudiant Malik Oussekine.
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Mort de l’ancien ministre Alain Devaquet, au cœur du mouvement étudiant de 1986

Son nom restera associé à son projet de réforme de l’université, retiré après trois semaines de manifestations et la mort tragique de l’étudiant Malik Oussekine.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 16h42
    |

            Luc Cédelle








                        



                                


                            

Les photos de 1986, son année maudite, montrent un jeune ministre affable, concentré, tirant sur sa pipe jusqu’à y paraître accroché. Ceux qui l’ont rencontré, collègues, journalistes ou même opposants, décrivent un homme sympathique, foncièrement modéré, ouvert au dialogue, sensible au doute, un peu égaré en politique. Celle-ci a été amère pour Alain Devaquet, dont la mort, vendredi 19 janvier à l’âge de 75 ans, à l’hôpital Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne), a été annoncée dimanche par sa famille.
« Je préfère me taire »
Son nom restera associé à son projet de réforme de l’université, retiré après trois semaines de manifestations et la mort tragique d’un étudiant âgé de 22 ans, Malik Oussekine, le 6 décembre 1986. « Je préfère me taire, répondait-il à ce sujet un an après, quelle que soit la sincérité que je peux mettre dans mon propos, les mots apparaîtront certainement maladroits et, dirais-je, convenus. Mais j’y pense. »
Né le 4 octobre 1942 à Raon-l’Etape (Vosges) dans une famille catholique, fils et petit-fils de boulangers, Alain Devaquet est d’abord un excellent élève qui, à 15 ans, entre à l’école normale d’instituteurs de Nancy. Vite, il vise les grandes écoles parisiennes. A 20 ans, il est reçu major à l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, puis enchaîne l’agrégation de physique, un doctorat en sciences, un premier poste au CNRS et deux séjours universitaires aux Etats-Unis et au Canada. A 31 ans, spécialisé dans la chimie, il est maître de conférence à Paris-VI et à Polytechnique.
Fervent gaulliste
Mais le jeune universitaire, motivé par les enjeux internationaux de la recherche, est aussi un fervent gaulliste : il adhère, en 1977, au RPR (Rassemblement pour la République) de Jacques Chirac, dont il devient le conseiller personnel sur les questions énergétiques. Celui-ci va lui ouvrir un parcours politique qui démarre en trombe : élu député du 11e arrondissement de Paris aux législatives...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’ex-ministre de Jacques Chirac était notamment connu pour son projet de réforme de l’université qui avait été avorté en 1986 après un grand mouvement de contestation estudiantin.
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L’ancien ministre de l’enseignement supérieur Alain Devaquet est mort

L’ex-ministre de Jacques Chirac était notamment connu pour son projet de réforme de l’université qui avait été avorté en 1986 après un grand mouvement de contestation estudiantin.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 15h13
   





                        



   


Son nom est associé à la réforme de l’université avortée en 1986 après un grand mouvement de contestation estudiantin. L’ex-ministre RPR Alain Devaquet est mort vendredi à l’âge de 75 ans, a annoncé dimanche 21 janvier sa compagne, Claude-Annick Tissot. M. Devaquet est décédé à l’hôpital Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) des suites d’un cancer, a précisé Mme Tissot. Ses obsèques auront lieu vendredi dans le XVIIe arrondissement de Paris, a-t-elle indiqué.
Lors de la première cohabitation, M. Devacquet avait dû démissionner de son poste de ministre délégué à la recherche et à l’enseignement supérieur du gouvernement Chirac dans la foulée du retrait de la « loi Devaquet ».
Ce texte prévoyait davantage d’autonomie aux universités, une sélection accrue pour y entrer et l’augmentation des frais d’inscription. Il avait aussitôt été dénoncé par les syndicats lycéens et étudiants car elle mettait en place, selon eux, une université à deux vitesses.
Manifestations marquées par la mort de Malik Oussekine

   


Le ministre avait alors dû affronter plusieurs semaines d’importantes manifestations à travers toute la France. Ces rassemblements avaient été marqués par la mort, le 6 décembre 1986, d’un étudiant, Malik Oussekine, à la suite d’une intervention de la police dans le quartier Latin à Paris.
Ce drame avait alors définitivement sonné le glas de cette réforme : M. Devaquet présenta sa démission et, le 8 décembre, le premier ministre Jacques Chirac retirait le projet de loi.
Né le 4 octobre 1942 à Raon-l’Etape (Vosges), Alain Devaquet, universitaire entré au RPR dès 1977, avait également été député de Paris (1978-1981 et 1988-1997) et maire du XIe arrondissement de la capitale (1983-1995).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ L’ancien premier ministre est l’invité de France Inter, « Le Monde » et France Télévisions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Pour justifier son choix, qui suscite nombre de critiques, le premier ministre avance les « faiblesses structurelles » du modèle économique du projet.
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La France retire sa candidature à l’Exposition universelle 2025

Pour justifier son choix, qui suscite nombre de critiques, le premier ministre avance les « faiblesses structurelles » du modèle économique du projet.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 04h18
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 10h25
   





                        


« J’ai décidé de ne pas donner suite à la candidature de la France à l’Exposition universelle, qui sera retirée. » C’est ce qu’a annoncé le premier ministre, Edouard Philippe, samedi 20 janvier, dans une lettre officielle révélée par Le Journal du dimanche (JDD).
Le chef du gouvernement évoque notamment les « faiblesses structurelles » du modèle économique du projet et précise que, dans le contexte de « redressement de nos finances publiques », il refuse de « grever l’avenir (…) d’engagements supplémentaires non maîtrisés ».

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                Pour l’expo universelle, « les élus doivent s’entendre, même s’ils ne sont pas du même bord »



Selon le JDD, la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse et le président du comité de candidature, Jean-Christophe Fromantin, ont également été informés samedi de la décision. « Je ne me retrouve pas dans cette France qui renonce, qui recule ou qui s’excuse », a réagi sur Twitter M. Fromantin.

Je ne me retrouve pas dans cette France qui renonce, qui recule ou qui s'excuse ... RV lundi https://t.co/aeYM94fK7q— JCFromantin (@J-C Fromantin)


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« Alors que nous pouvions, après le rugby en 2023 et les JO en 2024, recevoir le monde avec l’Expo universelle en 2025, cette décision est incompréhensible », a tweeté le vice-président du comité d’organisation, Luc Carvounas.

Alors que nous pouvions après le rugby en 2023 et les JO en 2024 recevoir le monde avec l’expo universelle en 2025,… https://t.co/KMz73gFzVL— luccarvounas (@Luc Carvounas)


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Un risque pour les finances publiques
Dans sa lettre adressée à Pascal Lamy, ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce, Edouard Philippe estime que les engagements qu’il avait demandés fin septembre 2017 concernant la « solidité du dispositif opérationnel proposé par la France » ne sont pas tenus.
La candidature française, bâtie autour du pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay, au sud de la capitale, a été déposée fin septembre auprès du Bureau international des expositions (BIE). Pour le premier ministre, le projet français n’a pas les moyens de se redresser dans « le délai qui nous sépare de la visite de la commission d’enquête du BIE », prévue à la mi-mars.

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                Exposition universelle 2025 : Paris tergiverse



Il relève également que « la marge d’aléas » du projet « ne permet pas d’absorber certaines hypothèses de fréquentations défavorables ». Les scénarios envisagés tablaient sur une fréquentation comprise entre 35 et 40 millions de visiteurs, avec une hypothèse haute à 65 millions. Mais une fréquentation comparable à celle de l’Exposition universelle qui s’est tenue à Milan en 2015 (environ 20 millions de visiteurs) entraînerait une chute des recettes (de 1,3 milliard à 455 millions d’euros), ce qui représente un risque pour les finances publiques, selon Matignon. Edouard Philippe a mis enfin en avant le manque de partenaires privés prêts à s’engager.
Le retrait de la France laisse la voie libre aux trois autres pays candidats pour accueillir l’Exposition de 2025 : la Russie (Ekaterinbourg), le Japon (Osaka) et l’Azerbaïdjan (Bakou). Le choix du pays hôte doit être annoncé le 15 novembre. L’Exposition universelle doit se tenir du 1er mai au 31 octobre 2025.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La ministre du travail rappelle, dans le « JDD », que les femmes gagnent 9 % de moins que les hommes à poste équivalent et 25 % de moins en moyenne, tous postes confondus.
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Muriel Pénicaud veut « prendre le mal à la racine » pour supprimer l’écart de salaire hommes-femmes

La ministre du travail rappelle, dans le « JDD », que les femmes gagnent 9 % de moins que les hommes à poste équivalent et 25 % de moins en moyenne, tous postes confondus.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 00h57
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 12h28
   





                        


Au moment où le féminisme est sur toutes les lèvres, la ministre du travail entend apporter sa pierre à l’édifice et « élaborer un plan d’action » contre les inégalités salariales. Dans un entretien au Journal du dimanche, le 21 janvier, Muriel Pénicaud déclare vouloir réunir les « partenaires sociaux » pour supprimer, d’ici à la fin du quinquennat, l’écart de 9 % existant entre hommes et femmes à poste égal.

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                La mode du « féminisme washing » atteint les entreprises



« L’égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel, et la loi Roudy sur l’égalité a 35 ans », rappelle la ministre. Mais dans les faits, « les femmes gagnent toujours 9 % de moins que les hommes à poste équivalent et 25 % de moins en moyenne (…), tous postes confondus, c’est inadmissible. »
Les 25 % d’écart, liés pour partie (« 15 % ou 16 % ») aux « retards culturels », à « la persistance de clichés sexistes dès l’enfance », selon la ministre, nécessitent une correction « sur le long terme, en prenant le mal à la racine ». En revanche, « l’écart de 9 % qui demeure à travail égal aurait déjà dû disparaître », insiste Mme Pénicaud, citant l’exemple « inacceptable » d’une « jeune diplômée de HEC » engagée avec « un salaire inférieur à celui d’un garçon » au cursus similaire.
Faute d’accord, 157 entreprises sanctionnées
« Notre ambition, avec le premier ministre [Edouard Philippe] et [la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes] Marlène Schiappa, est de supprimer cette différence de 9 % pour toutes les femmes pendant le quinquennat », assure-t-elle. Pour cela, les indicateurs existant sur « la situation comparée des hommes et des femmes dans les entreprises » doivent par exemple être perfectionnés, détaille Mme Pénicaud, appelant à « plus de transparence ».
« Cette question doit devenir un sujet prioritaire du dialogue social », plaide la ministre, évoquant notamment « des programmes de rattrapage salarial étalés sur plusieurs années » en cas d’« écarts démesurés » dans les entreprises.

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                L’Islande, championne de l’égalité hommes-femmes



Ecartant l’idée d’une nouvelle loi, la ministre souligne que « depuis 2013, plus de 3 000 entreprises » n’ayant pas d’accord sur l’égalité professionnelle ni de plan d’action « ont été mises en demeure », 157 ayant été « sanctionnées ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Baisse d’impôt, retraite minimale portée à 1 000 euros, revenu universel... les différentes formations politiques multiplient les propositions, mais la question de leur coût est éludée.
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Avant les élections législatives italiennes, les partis rivalisent de promesses

Baisse d’impôt, retraite minimale portée à 1 000 euros, revenu universel... les différentes formations politiques multiplient les propositions, mais la question de leur coût est éludée.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h09
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Et vous, que voulez-vous abroger ? Les premiers échanges de la campagne en vue des élections générales ­italiennes, qui se tiendront le 4 mars, ont été marqués par une surenchère vertigineuse dans les propositions d’allégements fiscaux de la part des principales coalitions en lice.
Tentant de chiffrer le coût de ces promesses qui, pour la plupart, restent entourées d’un épais brouillard, le quotidien Corriere della Sera était parvenu, début janvier, à un total de… 200 milliards d’euros.
Naturellement, l’ancien président du Conseil, Silvio Berlusconi, en route vers le plus improbable des retours politiques, ne s’est pas montré le plus timoré en la matière. Le programme qu’il a signé avec ses deux principaux partenaires, jeudi 18 janvier, et dont le détail n’est pas encore connu, contient plusieurs mesures dont chacune, prise isolément, serait de nature à bouleverser l’économie du pays.

La clé de voûte en est l’adoption d’une « flat tax », un prélèvement à taux unique venant se substituer à l’actuel impôt progressif sur le revenu. Cette mesure, qui figurait déjà dans le programme électoral de la droite par le passé, n’a jamais été mise en œuvre, en raison de son impact énorme sur les finances publiques. Le taux de ce nouvel impôt miracle ? Ce point n’est pas tranché.
Remise à plat de la réforme des retraites
En effet, si Forza Italia veut le porter à 23 %, après exemption des 12 000 premiers euros, afin de respecter le principe de progressivité inscrit dans la Constitution, ses alliés sont encore plus gourmands.
La Ligue du Nord de Matteo Salvini, elle, plaide pour un impôt unique de 15 %. Le coût d’une telle mesure ? Début janvier, le quotidien économique Il Sole 24 Ore l’estimait à 30 milliards d’euros en retenant le taux proposé par Silvio Berlusconi, mais d’autres économistes comme Francesco Daveri (université Bocconi de Milan) ­l’estiment à 95 milliards.
L’autre mesure phare proposée par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Peu avant la visite d’Emmanuel Macron, mardi 16 janvier, dans le Centre d’accueil et d’examen de situations administratives de Croisilles (Pas-de-Calais), Laurence Geai y a saisi pour « Le Monde » cette image à rebours des clichés.
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Migrants en contrechamp

Peu avant la visite d’Emmanuel Macron, mardi 16 janvier, dans le Centre d’accueil et d’examen de situations administratives de Croisilles (Pas-de-Calais), Laurence Geai y a saisi pour « Le Monde » cette image à rebours des clichés.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h00
    |

                            Marion Dupont








                        



                                


                            

Deux mains enserrent un livre, comme un écho au geste d’une mère passant son bras autour de sa fille sur le dessin ornant la page de droite. La prise de vue en plongée nous place tout près de l’épaule du lecteur, telle une invitation à s’approcher, voire à prendre sa place. La faible profondeur de champ et les couleurs pastel de l’illustration adoucissent la froideur du mobilier. Tout, dans la construction de cette image, semble en contradiction avec la grammaire visuelle habituelle des photographies de réfugiés, qui convoque d’ordinaire des émotions fortes.
Celle-ci a pourtant été prise à Croisilles (Pas-de-Calais), dans le centre d’accueil et d’examen des situations (CAES) qui offre une soixantaine de lits, des repas chauds, des cours de français et une assistance médicale aux migrants qui le souhaitent. Laurence Geai, photographe pour Le Monde, s’y trouvait le week-end du 13 janvier pour suivre le quotidien des réfugiés.

Un livre, un stylo-bille, des dominos, le temps semble s’écouler au rythme du petit village du Nord pour ce jeune Soudanais : « Nous étions dans le lieu de vie commun, après un cours de français. Pendant qu’il essayait de déchiffrer ce passage seul, un ami était sur son téléphone, d’autres jouaient. Le moment paisible, le livre enfantin ont attiré mon regard. »
Contrastes
Le passage par les CAES, éloignés de la frontière, est souvent une séquence de repos pour les migrants qui ont passé les semaines précédentes à tenter chaque nuit un passage vers le Royaume-Uni. C’est aussi là que l’ennui s’installe, loin des événements parfois douloureux qui ont ponctué les trajectoires de chacun d’entre eux – et qui habitent nos représentations. Par son cadrage serré, cette photographie congédie, pour un instant, les épreuves passées.
Laurence Geai se souvient avoir pensé à un autre contraste aumoment de la prise de vue : « Le moment tranchait avec le contexte un peu hostile. Quelques heures auparavant,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ « Le grand rendez-vous de l’investissement productif », qui se tiendra lundi, vise à inciter les épargnants à investir dans les fonds propres des PME.
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Les députés de la majorité en croisade pour réorienter l’épargne des Français

« Le grand rendez-vous de l’investissement productif », qui se tiendra lundi, vise à inciter les épargnants à investir dans les fonds propres des PME.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 12h18
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            
On ne compte plus les rapports qui se sont empilés ces dernières années sur le bureau des ministres de l’économie pour réorienter une partie de l’épargne des Français, férus de placements sûrs, comme l’assurance-vie et le Livret A, vers davantage d’investissements dans les entreprises, l’objectif étant de favoriser la croissance et de créer de l’emploi. Les résultats n’ont jamais été au rendez-vous.
Les députés de La République en marche (LRM) ont cette fois opté pour une nouvelle démarche : mobiliser, lundi 22 janvier, à l’Assemblée nationale, tous les acteurs de la finance, pour un « grand rendez-vous de l’investissement productif ». « A l’Assemblée, les députés ont fait évoluer la fiscalité de l’épargne. C’est maintenant à vous, professionnels de l’investissement, de prendre le relais », lance la page Internet consacrée à cette manifestation.
Le premier budget du quinquennat du président Emmanuel Macron a, en effet, transformé l’impôt sur la fortune (ISF) en un impôt sur la seule fortune immobilière, l’IFI, et instauré un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital mobilier de 30 %. Des mesures amèrement critiquées par l’opposition de gauche, qui a dénoncé « un cadeau aux plus riches ».

Doléances et vœux pieux
Pour aller au bout du projet porté par le chef de l’Etat, le plus dur reste à faire : persuader les Français qui ont bénéficié de ces réformes de placer leur épargne dans les fonds propres des entreprises. La majorité vise le doublement en cinq ans du montant de l’épargne investi dans les fonds propres des PME, qui avoisine aujourd’hui les 5 milliards d’euros. Alors même que disparaît le dispositif ISF PME, qui générait jusque-là plus d’un milliard d’euros par an d’investissements dans les petites entreprises.
Organisé sous l’impulsion de la députée Amélie de Montchalin, chef de file LRM au sein de la commission des finances, ce « grand rendez-vous » devrait rassembler plus de 300 banquiers,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La députée de l’Essonne veille à la tenue du groupe majoritaire sur les textes délicats, notamment sur le projet de loi asile-immigration.
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Marie Guévenoux, la juppéiste qui cadre les rangs de La République en marche

La députée de l’Essonne veille à la tenue du groupe majoritaire sur les textes délicats, notamment sur le projet de loi asile-immigration.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 10h00
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

Quand le 19 décembre 2017, Sonia Krimi, députée La République en marche (LRM), interpelle vivement Gérard Collomb sur son projet de loi asile-immigration, une femme la met immédiatement en garde en sortant de l’Hémicycle.
« Les différentes sensibilités doivent s’exprimer, mais en interne, sinon les Français n’y comprennent plus rien », insiste Marie Guévenoux, les yeux bleus cachés derrière de grandes lunettes rétro.
A 41 ans, cette ancienne juppéiste convertie au macronisme, fait partie de ceux qui veillent à resserrer les rangs de la majorité. En octobre 2017, si le vote de la loi antiterroriste s’est déroulé sans anicroche, ce serait, à en croire certains députés, grâce à elle. L’élue de l’Essonne portait alors la parole d’un groupe novice et nébuleux sur une loi délicate préparant la sortie de l’état d’urgence.
« On avait une grosse pression. On avait très peur des critiques sur l’amateurisme des députés et que le groupe se fracture », se souvient Raphaël Gauvain, rapporteur du texte. Depuis, discrètement, Marie Guévenoux monte. En novembre 2017, elle a intégré l’équipe de Christophe Castaner à la tête du mouvement LRM. Elle est aussi « dans la shortlist » pour être rapporteuse du texte asile-immigration selon un pilier du groupe.

Fidélité sans faille
La députée est une cadre politique aguerrie, qui a œuvré toute sa vie à l’ombre d’élus de droite. Son parcours va du syndicat étudiant UNI à Alain Madelin qu’elle a accompagné à Démocratie libérale et comme assistante parlementaire. Elle rejoint Alain Juppé en 2002 quand il fonde l’UMP. Mme Guévenoux lui voue depuis une fidélité sans faille. Il la propulse à la tête des Jeunes populaires, dont elle sera évincée deux ans plus tard lors de l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête du parti. Elle est chargée de trouver des fonds pour soutenir le maire de Bordeaux en vue de la primaire de la droite fin 2016. L’un de ses collègues...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ L’aile centriste et libérale peine à trouver sa place au sein des Républicains, sans avoir de piste d’atterrissage ailleurs.
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Chez LR, à la recherche de la droite modérée

L’aile centriste et libérale peine à trouver sa place au sein des Républicains, sans avoir de piste d’atterrissage ailleurs.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 15h21
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Selon Virginie Calmels, Damien Abad a « toujours le mot juste ». « De la mesure, en étant ferme sur le fond et agréable sur la forme », félicite la première vice-présidente du parti Les Républicains (LR) à propos de son collègue, troisième vice-président de LR. Le compliment n’est certainement pas étranger au fait qu’elle entend chez lui un écho de son propre discours. Le député de l’Ain plaide pour « une droite ouverte, humaniste, libérale et européenne », quand, de son côté, la première adjointe d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux défend un « libéralisme populaire », résolument proeuropéen.

Jeudi 18 janvier, le premier accueillait la seconde lors des vœux de la fédération LR de l’Ain, à Oyonnax. L’occasion de « chasser en meute » – l’expression est de M. Abad – et de tenter d’étouffer les critiques sur la « droitisation » du parti impulsée par le nouveau président de LR, Laurent Wauquiez, alors que les départs de représentants de la droite modérée se multiplient.
Certes, Damien Abad, ancien lieutenant de Bruno Le Maire, n’hésite pas à se lamenter de cette « laïcité honteuse qui empêche de dire vacances de Noël en hiver » ou à assurer que « ce n’est pas à la France de s’adapter à l’islam, c’est à l’islam de s’adapter à la France ». Mais il fut un temps où l’homme se faisait surnommer le « centriste de combat », à l’époque où il était député européen et qu’il militait au Nouveau Centre. Ce qui lui vaut un brevet de modération, attribut très bien coté à la « Bourse » du rassemblement de la « famille » LR – le maire d’Antibes (Alpes-Maritimes), Jean Leonetti, un ancien de l’UDF, s’est vu pour sa part offrir la présidence du conseil national, le parlement du parti.
« Le débat va être nourri »
En décembre 2017, Mme Calmels a plaidé auprès de Laurent Wauquiez pour que M. Abad devienne, comme elle, vice-président du parti. Elle ne voulait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Selon un sondage IFOP, à deux ans du scrutin municipal, le maire de Nice, qui hésite à quitter Les Républicains, serait crédité de 47 % des intentions de vote au premier tour.
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A Nice, Christian Estrosi joue la montre

Selon un sondage IFOP, à deux ans du scrutin municipal, le maire de Nice, qui hésite à quitter Les Républicains, serait crédité de 47 % des intentions de vote au premier tour.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h49
    |

                            Gilles Rof (Marseille - correspondance)








                        



                                


                            
Quitter Les Républicains (LR) ou y rester ? A l’inverse de Xavier Bertrand, Christian Estrosi, maire de Nice et fondateur de La France audacieuse, mouvement qui veut « porter la voix des territoires », n’a pas tranché. Et ce n’est pas le sondage commandé à l’IFOP par sa propre structure politique – Les Amis de Christian Estrosi –, rendu public en ce début d’année, qui poussera le toujours président de la fédération LR des Alpes-Maritimes à clarifier sa position.
Un entre-deux soigneusement entretenu depuis l’échec de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite en novembre 2016, qui lui permet notamment de contenir la guerre fratricide avec son rival départemental chez LR, Eric Ciotti. « Il est trop tôt pour se prononcer. Il faut laisser à Laurent Wauquiez le temps de présenter sa stratégie et son organigramme complet », confirme l’entourage du maire de Nice.

L’étude porte sur la situation politique dans la cinquième ville de France à un peu plus de deux ans du prochain scrutin municipal. Du 4 au 6 décembre 2017, 604 personnes ont été interrogées. Le sondage donne au maire Estrosi un bel indice de satisfaction (68 %) et teste trois hypothèses de premier tour dont il sort à chaque fois en tête.
Mais il montre d’abord qu’une investiture LR resterait la façon la plus efficace pour lui de conquérir un troisième mandat consécutif. Avec l’étiquette de son parti actuel, et donc sans candidature Ciotti face à lui, M. Estrosi récolte 47 % des intentions de vote et relègue sa première adversaire (la FN Marie-Christine Arnautu) à 30 points. Quarante-trois pour cent des personnes interrogées le considèrent d’ailleurs toujours comme un homme « à droite ou très à droite ».
« Un paradoxe total »
Mais le sondage, qui n’a pas testé d’hypothèse de second tour, souligne aussi que la stratégie de rapprochement avec Emmanuel Macron – un « dialogue constructif, ouvert et pragmatique », comme l’a défini l’élu niçois –...




                        

                        


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Immigration : la majorité joue la voie médiane

Les députés La République en marche veulent tirer profit des attaques opposées de la gauche et de la droite pour mieux les neutraliser.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h35
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
« Humanité et fermeté. » Emmanuel Macron et les principaux responsables de la Macronie ne cessent de répéter ce diptyque pour résumer le contenu du projet de loi asile-immigration, attendu en conseil des ministres le 21 février. Lors de sa visite à Calais, le 16 janvier, le chef de l’Etat a de nouveau revendiqué l’ambition d’une politique migratoire combinant un « accueil digne » pour les réfugiés mais aussi la « rapidité des procédures » à l’égard de ceux qui ne relèvent pas du droit d’asile. Sur l’immigration, le « en même temps » macronien est donc plus que jamais la boussole du pouvoir.
En face, l’opposition charge l’exécutif sur deux registres totalement opposés. D’un côté, la gauche condamne « une politique d’une incroyable dureté », selon les mots de l’ex-candidat socialiste, Benoît Hamon, suivie par La France insoumise (LFI), qui fustige « une mise en cause des droits humains ». De l’autre, la droite et l’extrême droite dénoncent le « laxisme » du projet de loi. « Avec Emmanuel Macron, les immigrés clandestins seront de plus en plus nombreux », met en garde le président du parti Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez.
« C’est un projet de loi totalement équilibré », rétorque le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui viendra présenter son projet de loi devant les 312 députés La République en marche (LRM), mardi 23 janvier, lors d’une réunion à l’Assemblée nationale. Attaqué sur ses deux flancs, le gouvernement tente de tirer profit du caractère contradictoire des critiques de l’opposition. L’objectif est d’incarner une voie médiane, faite de compromis et de pragmatisme, afin de dépasser le traditionnel clivage gauche-droite. Avec l’espoir d’incarner une troisième voie, susceptible de rassembler une majorité de Français.
Position « équilibrée »
Un argumentaire mis en avant par les responsables de la majorité. « En défendant une politique migratoire humaine,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ La rumeur d’un intérêt supposé du secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement pour la mairie de Marseille courait la ville depuis plusieurs semaines.
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La rumeur sur l’« affection » de Castaner pour la mairie de Marseille

La rumeur d’un intérêt supposé du secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement pour la mairie de Marseille courait la ville depuis plusieurs semaines.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h22
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 09h41
    |

                            Gilles Rof (Marseille - correspondance)








                        


Christophe Castaner s’est arrêté à Marseille vendredi 19 janvier. Un court crochet sur la route d’un déplacement dans le Var puis d’un week-end dans sa ville de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence). Le nouveau délégué général de La République en marche ne venait pas annoncer sa candidature aux prochaines élections municipales de Marseille mais inaugurer la permanence de la députée LRM Alexandra Louis. « Je serai demain à Draguignan pour les mêmes raisons, et je vous assure que je ne me présente pas là-bas non plus », s’est-il amusé, alors que les journalistes le pressaient.
Deux jours plus tôt, en titrant « Peut-il briguer Marseille ? », le quotidien La Provence avait donné corps à la rumeur qui courait la ville depuis plusieurs semaines et l’avait légitimitée. Celle d’un intérêt supposé du secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement pour la mairie de la deuxième ville de France.
En bon politique, Christophe Castaner n’a pas tordu le cou à l’hypothèse. « La question ne se pose pas aujourd’hui, et je ne suis pas là pour ça », a-t-il éludé, avec un sourire. « Qui sait si, dans quelques mois, Emmanuel Macron ne lui demandera pas de partir à la conquête d’un Marseille potentiellement gagnable ? Christophe ne lui refuse rien… », souligne un relais local de l’ex-porte-parole du gouvernement.
« Observateur attentif »
L’envie de l’intéressé ne semble pourtant pas au rendez-vous. Christophe Castaner connaît bien Marseille. Etudiant, il y a vécu de belles soirées à jouer à la moune, le poker alpin – sa passion d’alors –, avec des amis. Plus tard, vice-président du conseil régional de PACA, il a apprécié s’occuper d’économie et d’aménagement du territoire auprès du socialiste Michel Vauzelle. Mais, depuis, la campagne des régionales 2015 l’a marqué. Tête des listes PS, il a été contraint de se retirer entre les deux tours et d’appeler à voter Christian Estrosi (LR) pour faire échec à la frontiste Marion Maréchal-Le Pen. De l’épisode, il garde une aversion réelle pour le marigot politique local. Encore aujourd’hui, il ne cache pas que le clientélisme électoral, la brutalité des rapports politiques et l’hypocrisie de « certains élus » l’ont heurté. Une aversion pas étrangère à la célérité avec laquelle il a rejoint l’aventure En marche ! dès ses prémices.
Pourrait-il replonger dans un combat municipal à Marseille ? « Je reste un observateur attentif de cette ville qui mérite qu’on réinvente sa vie politique », concède le chef de file LRM. Dans un communiqué cinglant, ses ex-compagnons de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône se sont étonnés cette semaine de « l’intérêt tout nouveau de Marseille pour celui qui n’y a jamais habité, n’y habite pas, siège dans les Alpes-de Haute-Provence et travaille à Paris ».
« La rumeur d’une candidature à Marseille n’est pas partie de chez Castaner ou de La République en marche », commente Saïd Ahamada, député LRM des quartiers nord. L’élu regarde plutôt vers la mairie et l’entourage de Jean-Claude Gaudin (LR). Sur le Vieux-Port, la question de la succession du maire, 78 ans, devient chaque jour un peu plus centrale. M. Gaudin répète à qui le croise – le premier ministre, Edouard Philippe, mais aussi quelques élus locaux – que « la solution Castaner serait bonne pour Marseille ». Véritable sentiment ou façon de calmer les ardeurs de ceux qui, dans sa famille politique, s’impatientent ? « Je me méfie des marques d’affection, surtout lorsqu’elles arrivent aussi tôt », commentait vendredi soir le délégué général des « marcheurs ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ A Toulon, le chef de l’Etat a donné le cadre de la prochaine loi de programmation militaire pour 2019-2025.
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Macron s’engage à « consolider les armées »

A Toulon, le chef de l’Etat a donné le cadre de la prochaine loi de programmation militaire pour 2019-2025.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h17
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 11h52
    |

            Nathalie Guibert (Envoyée spéciale à Toulon)








                        



                                


                            

Dans le discours très solide qu’il a délivré lors de ses premiers vœux aux armées, vendredi 19 janvier à Toulon, le président de la République ne leur a pas seulement donné leur feuille de route pour le quinquennat. Il a souhaité montrer qu’il avait acquis une connaissance profonde de son sujet.
L’heure n’est plus aux coups de menton, six mois jour pour jour après la démission du général Pierre de Villiers de l’état-major. « Je suis votre chef ! », avait tancé Emmanuel Macron après le courroux exprimé par le général face à une énième coupe budgétaire. Un malentendu qu’il veut expédier aux archives de la défense nationale, au nom de « la relation singulière », voire de la transcendance qui, selon lui, unit le président de la Ve République aux armées. « Je veux avoir ces moments pour vous rencontrer et incarner cette responsabilité exorbitante que nous avons en partage au service de la France. Je veux pouvoir vous regarder les yeux dans les yeux et exprimer ce qui est indicible, et nous unit collectivement », a-t-il déclaré aux 1 500 militaires réunis à bord du porte-hélicoptères Dixmude.
Le chef des armées a dévoilé les grands choix qui scanderont, pour sept ans, entre 2019 et 2025, la loi de programmation militaire (LPM). Le texte sera déposé au Parlement dès son passage en conseil des ministres le 8 février.

« Une France forte »
En 2018, le budget augmente de 1,8 milliard d’euros, à 34,2 milliards. La progression continuera, 1,7 milliard par an jusqu’en 2022 (soit la promesse d’une dépense totale de 190 milliards sur le quinquennat). Le président évoque un saut de « 3 milliards en 2023 », quand seront engagées les lourdes dépenses de renouvellement des armes nucléaires. Le but, a-t-il déjà assuré, sera que le pays consacre 2 % de son PIB à la défense en 2025. « Les engagements seront tenus », a-t-il redit. La décision est prise « d’arrêter la lente érosion des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ « Il faut utiliser la coopération comme un démultiplicateur de ressources », a fait valoir le chef de l’Etat.
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Le président français se voit en pape de la défense européenne

« Il faut utiliser la coopération comme un démultiplicateur de ressources », a fait valoir le chef de l’Etat.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h16
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 15h21
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Emmanuel Macron se pense-t-il en nouveau pape de l’Europe de la défense ? « N’ayez pas peur ! », a-t-il lancé aux militaires lors de ses vœux vendredi 19 janvier à Toulon, en utilisant la formule du souverain pontife Jean Paul II en 1978.
La France compte sur ses partenaires européens pour résoudre l’équation financière à laquelle ses armées sont confrontées dans la prochaine loi de programmation militaire. Il faut utiliser la coopération comme « un démultiplicateur de ressources », a fait valoir le président de la République à Toulon. Emmanuel Macron sait que les militaires y sont réticents. Par culture – « J’ai beaucoup moins d’admiration pour Napoléon depuis que j’ai commandé une coalition », aiment dire les officiers en citant le maréchal Foch. Par expérience des réticences de leurs partenaires quand il s’agit d’opérations de guerre. Et parce que les derniers grands programmes industriels européens ne sont pas considérés comme de francs succès – bien que l’avion soit prometteur, seuls deux exemplaires des Airbus A400M sur les onze livrés volent dans l’armée de l’air.

« Certains voient un danger sur la taille des armées françaises tant cette coopération a été présentée comme une espèce de cache-sexe de la réduction des formats passés », a regretté le chef de l’Etat. Au lendemain du 35e sommet franco-britannique, rappel a été fait à Toulon des fondamentaux : en matière de défense, le Royaume-Uni est appelé à rester un « partenaire essentiel » en dépit du Brexit, et l’Allemagne est qualifiée de « partenaire primordial ». Le dossier du « futur système de combat aérien », qui doit succéder aux actuels avions de chasse à l’horizon 2030, pourrait être un bon test de ce volontarisme tous azimuts : le projet est franco-britannique, mais Paris cherche le moyen d’y associer Berlin, ce qui ne va pas de soi tant pour des raisons industrielles que politiques.
« Gagner la paix »
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.
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Abandon de l’aéroport de NDDL, Macron à Calais : l’actualité de la semaine à retenir

Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 09h57
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes officiellement abandonné
Après plus de cinquante ans de blocage, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mercredi la fin du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Le plan proposé par le gouvernement consiste à agrandir l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique ainsi qu’à moderniser celui de Rennes Saint-Jacques pour absorber la hausse du nombre de voyageurs.

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Sur la ZAD (pour « zone d’aménagement différé » ou « zone à défendre », pour les militants anti-aéroports), la nouvelle a été accueillie avec joie. Mais le soulagement pourrait être de courte durée, car Edouard Philippe a aussi annoncé, pour le printemps, l’expulsion de la ZAD afin que les terres « retrouvent leur vocation agricole », bien que les « zadistes » aient déjà lancé de longue date des projets de ce type.
Immigration : Emmanuel Macron à Calais
A l’occasion de son premier déplacement à Calais en tant que chef de l’Etat, Emmanuel Macron a prévenu, mardi, que la France ne laisserait pas s’installer une nouvelle « jungle », alors qu’entre 300 et 600 migrants sont toujours présents à Calais dans l’espoir de passer la frontière avec l’Angleterre. Jeudi, Emmanuel Macron et la première ministre britannique Theresa May ont par ailleurs réaffirmé l’importance de la coopération entre les deux pays. Londres a annoncé être prête à augmenter sa participation à la gestion des frontières côté français de la Manche.
Vendredi, le Défenseur des droits a recommandé le retrait de la circulaire sur l’hébergement d’urgence, qui organise le tri des personnes hébergées en fonction de leur situation administrative. Jacques Toubon estime que cette circulaire « se heurte aux principes fondateurs de l’hébergement d’urgence » en organisant « un traitement différencié ».

Ce déplacement intervient plusieurs jours après la présentation du projet de loi asile-immigration, vivement critiqué par les associations concernées. La veille de la venue de M. Macron, des associations ont déposé plainte contre X pour « destruction et dégradation » de biens leur appartenant. Elles ont réuni une série de témoignages racontant comment les biens appartenant aux quelques centaines de migrants qui errent dans le Calaisis et tentent de franchir la frontière sont confisqués et détruits.
Le mensonge au centre de la stratégie du Front national à la présidentielle
« La stratégie du mensonge », titrait Le Monde au lendemain du débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. Cette « une » visait directement l’attitude de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron.
Huit mois plus tard, une série d’enquêtes publiées par BuzzFeed News à partir de documents de travail utilisés par les équipes du Front national achève de démontrer que cette stratégie ne s’est pas limitée aux derniers instants de la campagne.
« Shutdown » de l’Etat fédéral aux Etats-Unis
Faute de compromis budgétaire, le « shutdown » est entré en vigueur aux Etats-Unis, vendredi 19 janvier à minuit. Les sénateurs ne sont pas parvenus à trouver un accord : les républicains, majoritaires avec 51 sièges, n’ont obtenu que 50 voix, loin des 60 – sur 100 – nécessaires pour une extension de quatre semaines, jusqu’au 16 février, du budget fédéral.
La Maison Blanche, qui fête également samedi la première année de la présidence de Donald Trump, a accusé les démocrates de prendre les Américains « en otages » alors que la majorité d’entre eux exigeaient, en échange d’un accord sur le budget, l’ajout d’un statut définitif pour les sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis et privés en septembre de la protection décrétée par l’administration de Barack Obama.

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Affaire Ferrand : le parquet national financier ouvre une information judiciaire
Le parquet national financier (PNF) a ouvert une information judiciaire dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, pour « prise illégale d’intérêts », à la suite de la plainte déposée en novembre 2017 par l’association Anticor contre l’ancien ministre Richard Ferrand, selon une information du Canard enchaîné, dont Le Monde a eu confirmation mardi 16 janvier. Le juge d’instruction désigné pour enquêter est le doyen des juges d’instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke.
Violences sexuelles : vingt-cinq ans d’accusations contre Woody Allen
Depuis vingt-cinq ans, des accusations d’agressions sexuelles planent sur le réalisateur américain Woody Allen, portées par sa fille adoptive, Dylan Farrow. Ces derniers jours, plusieurs actrices et acteurs ont dénoncé publiquement le cinéaste, déclarant regretter d’avoir travaillé avec lui.
Favoritisme à l’INA : Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis
Le jugement est lourd : l’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, Mathieu Gallet, a été condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, lundi 15 janvier. L’actuel président de Radio France était jugé pour « favoritisme », soupçonné d’avoir commandé environ 400 000 euros de prestations à deux sociétés de conseil sans avoir respecté les règles des marchés publics lorsqu’il présidait l’INA.
La Cour des comptes alerte sur le coût du Grand Paris Express
La Cour des comptes dresse un constat alarmant sur le Grand Paris Express — le nouveau réseau de lignes de métro automatiques prévu pour désengorger le réseau actuel — dans un rapport paru 17 janvier. Il évoque la dérive continuelle des coûts, émet de sérieux doutes sur le respect des échéances olympiques de 2024, et souligne le risque pour les finances publiques à court et à moyen terme.
Et aussi
Entreprise. PSA : les syndicats favorables à un projet de rupture conventionnelle collective.Lactalis. Des perquisitions ont eu lieu mercredi au siège social et dans l’usine de Craon (Mayenne) dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte après la découverte de lots de lait infantile contaminés.Transports. L’exécutif veut faciliter la mise en place de péages urbains.Justice. La Haute Autorité pour la transparence saisit la justice sur le patrimoine de David Douillet.Bioéthique. Quels seront les thèmes débattus dans votre région ?Maison Blanche. Donald Trump a passé un test cognitif, démentant les rumeurs sur sa santé mentale.Climat. Vague de démissions au sein du conseil des parcs nationaux aux Etats-Unis.Catalogne. Le principal parti nationaliste a reçu 6,6 millions d’euros de financements illégaux.Turquie. Prison ferme pour cinq journalistes.Danemark. 1 004 Danois âgés de quinze à une vingtaine d’années, dont 80 % sont des garçons, sont visés par une enquête pour distribution de pédopornographieHarcèlement sexuel. L’acteur Timothée Chalamet fait don du salaire qu’il a perçu pour le dernier Woody Allen.Gymnastique. Le sport à l’épreuve d’un scandale d’agressions sexuelles.JO. Les deux Corées formeront une équipe commune de hockey et défileront ensemble.Rugby. Mathieu Bastareaud suspendu trois matchs pour injure homophobe.Point météo. De combien d’heures de soleil avez-vous été privés par rapport à la normale, en décembre 2017 ?
Disparition
Dolores O’Riordan. L’interprète et autrice du tube Zombies, en 1994, du groupe irlandais The Cranberries, est morte subitement le 15 janvier dans sa chambre d’hôtel londonienne, où elle se trouvait pour une session d’enregistrement en studio. Elle était connue pour ses prises de position très conservatrices concernant les droits des femmes ou la peine de mort.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Trois questions au philosophe Jocelyn Benoist.
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édition abonné


Les « fake news » sont-elles de vrais mensonges ?

Trois questions au philosophe Jocelyn Benoist.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h30
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Jocelyn Benoist, spécialiste de Husserl et de phénoménologie, est professeur de philosophie à l’université Paris-I-Sorbonne. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont récemment L’Adresse du réel (Vrin, 2017).
Comment le philosophe que vous êtes définirait-il les « fake news » ? Quel est leur statut au regard de la vérité ?
L’idée de fausse nouvelle est vieille comme le monde. Le phénomène des « fake news », au sens où on l’entend aujourd’hui, semble en revanche lié au fonctionnement de nouveaux canaux de production et de circulation de l’information, ou de ce qui se fait passer pour de l’information. Il renvoie à une configuration déterminée du savoir et du non-savoir, sur laquelle il faudrait interroger le sociologue et l’historien.
« En un certain sens, on pourrait soutenir qu’avec les réseaux sociaux, ce sont toutes les “news” qui sont “fake”, ou disons “nouvelles fabriquées”, en vertu de leur statut même »
Une question conceptuelle qu’on peut se poser est de savoir si l’intention de tromper est essentielle à ce qu’on appelle aujourd’hui « fake news ». Ou bien, en dehors même d’une telle intention, une simple erreur, du fait du mode de diffusion viral propre aux nouveaux médias, ne peut-elle acquérir un tel statut ? La fausseté à elle seule, certainement, ne suffit pas. Les « fake news » ne vivent que de leur participation à l’horizon des « news ». Il faudrait donc réfléchir aux vicissitudes de la catégorie de « nouvelles », de l’invention du journalisme jusqu’aux nouveaux médias, les réseaux sociaux induisant finalement l’illusion d’un monde où, tendanciellement, l’événement, c’est la nouvelle elle-même. Dès lors, il n’est pas toujours facile de faire le tri et de séparer ce qui est « fake news » et ce qui ne l’est pas. En un certain sens, on pourrait soutenir qu’avec les réseaux sociaux, ce sont toutes les « news » qui sont « fake », ou disons « nouvelles fabriquées », en vertu de leur statut même.





                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La députée PS des Deux-Sèvres estime être empêchée de participer à l’élection à la tête du parti et fustige une « atteinte à une liberté fondamentale ».
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« Coup d’Etat statutaire » : Delphine Batho assigne le PS en référé

La députée PS des Deux-Sèvres estime être empêchée de participer à l’élection à la tête du parti et fustige une « atteinte à une liberté fondamentale ».



Le Monde
 |    19.01.2018 à 19h45
   





                        



   


La députée des Deux-Sèvres Delphine Batho a assigné en référé, vendredi, le Parti socialiste (PS) auprès du tribunal de grande instance (TGI), estimant être empêchée de briguer la tête du parti, a-t-elle annoncé à l’Agence France-Presse vendredi 19 janvier.
L’ancienne ministre de l’écologie, fustige « un coup d’Etat statutaire » et « une atteinte à une liberté fondamentale », celle d’une « candidature libre qui refuse de s’inscrire dans la logique des courants et des clans ».
Delphine Batho reproche aux PS d’avoir effectué des « modifications statutaires », qui devront être adoptées le 27 janvier lors du conseil national. La députée estime que l’obligation de « recueillir le soutien de 5 % des membres du conseil national », soit 16 parrainages, la privera « de la possibilité de concourir », peut-on lire dans le texte.

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                Delphine Batho, cinquième candidate à la tête du PS



La candidate à la tête du PS dénonce également la limitation à « 5 thématiques obligatoires et 50 000 signes » pour les textes d’orientation. Une telle mesure exclura, selon elle, « les débats sur le bilan du quinquennat (…), le féminisme, le travail, le terrorisme, la politique d’asile et d’immigration ».
Le 15 janvier, Mme Batho s’était déclaré candidate, dans les colonnes du Parisien, et décrivait le parti comme « une petite mafia politique » dont elle espérait « changer le système ». Elle est la cinquième candidate au poste de première secrétaire et première femme déclarée. Lundi, elle se définissait comme une « candidate libre », qui se présente « sans les parrains, sans les barons, sans les fausses cartes, en dehors de tout courant ».
« Si elle n’est pas d’accord, qu’elle le dise »
Afin de permettre à tout membre du conseil national de déposer une candidature, Mme Batho demande au TGI de suspendre la réunion statutaire du 27 janvier et de respecter les statuts actuels. Elle souhaite également que le PS soit condamné à lui verser 3 000 euros.
Des propos auxquels a vivement réagi la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann, invitée sur la chaîne LCP. « Est-ce qu’elle a besoin d’entretenir tous les populismes ? », s’est-elle indignée, notant qu’« une des raisons pour lesquelles elle va mettre en cause les statuts, c’est de dire : “On m’empêche d’être candidate” ».

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                Résultats des législatives 2017 dans les Deux-Sèvres : Delphine Batho, seule rescapée PS



L’ex-secrétaire d’Etat au logement a par ailleurs exhorté Mme Batho à venir s’exprimer directement devant les instances du parti. « Elle est membre de droit du conseil national, jamais elle ne prend la parole », a-t-elle relevé. « Si elle n’est pas d’accord, qu’elle le dise, qu’elle conteste, qu’on en débatte. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le président Macron a reçu la chancelière Merkel, affaiblie par les incertitudes quant à son accord de gouvernement avec le SPD, pour évoquer la relance du moteur franco-allemand
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A Paris, Merkel plaide pour « un gouvernement stable en Allemagne »

Le président Macron a reçu la chancelière Merkel, affaiblie par les incertitudes quant à son accord de gouvernement avec le SPD, pour évoquer la relance du moteur franco-allemand



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 09h52
    |

            Alain Salles et 
Solenn de Royer








                        



   


C’est une chancelière fragilisée qui est venue rendre visite, vendredi 19 janvier, à l’homme fort – et esseulé – de l’Europe. Le couple franco-allemand a souvent pâti de la faiblesse française, mais il apparaît handicapé désormais par les incertitudes outre-Rhin. La chancelière Angela Merkel a paru fatiguée lors d’un court point de presse tenu à l’Elysée, aux côtés d’Emmanuel Macron, avant un dîner de travail et un concert. Dans son pays, l’attention est focalisée sur l’issue du congrès du Parti social-démocrate (SPD), dimanche, qui doit se prononcer pour ou contre l’accord exploratoire conclu voici une semaine avec la CDU pour former un gouvernement.
Heureusement, la musique adoucit les mœurs. A l’issue de leur tête-à-tête, la chancelière et le président sont allés écouter des Préludes, Estampes et Arabesques de Debussy, interprétés par Daniel Barenboim à la Philharmonie. Le récital s’est achevé par L’Isle joyeuse, une note de gaieté pour clore une rencontre franco-allemande qu’on a connue plus réjouissante.

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« Dans un contexte interne très chargé, deux jours avant le vote du SPD sur la poursuite des négociations en vue d’une grande coalition, la chancelière prend le temps de passer une soirée à Paris, signe de l’importance de la relation bilatérale et de l’engagement européen du président », se félicite-t-on à l’Elysée.
« Un gouvernement stable en Allemagne »
« Pour agir en Europe, il est capital d’avoir un gouvernement stable en Allemagne », s’est rassurée Mme Merkel, alors qu’elle n’a toujours pas composé sa coalition, quatre mois après sa victoire étriquée aux législatives de septembre 2017. Elle s’est dite confiante quant à l’issue du congrès du SPD. Mais, même en cas d’accord des délégués du SPD, un nouveau gouvernement ne verra pas le jour avant la mi-mars. De quoi retarder encore les projets européens du président Macron.
Le chef de l’Etat et la chancelière ont insisté sur leurs ambitions communes pour l’Europe. Mme Merkel a rappelé que la question européenne avait été « prioritaire » dans les négociations de coalition. « La chancelière a une ambition européenne, les dirigeants du SPD ont manifesté une ambition européenne, et le texte commun en porte une », a souligné Emmanuel Macron, même si l’Allemagne donne la priorité aux questions migratoires et temporise au sujet de la réforme de la zone euro.
En réalité, l’accord exploratoire entre le SPD et la CDU laisse apparaître quelques dissonances – plus proche de la musique dodécaphonique allemande que de Debussy – avec les envolées lyriques de M. Macron dans son discours de la Sorbonne, en septembre 2017. Pas un mot sur le ministre et le Parlement de la zone euro, évoqués par M. Macron, mais une insistance sur la création d’un fonds monétaire européen, qui suscite de vives réserves à Paris.

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Le préaccord ouvre la porte à un budget de la zone euro, mais en l’encadrant sévèrement. Il s’agit de « privilégier une capacité budgétaire spécifique pour la stabilisation économique, la convergence sociale et pour le soutien aux réformes structurelles (…), qui pourrait être le point de départ vers un futur budget d’investissement pour la zone euro ». Autrement dit, l’Allemagne est prête à alimenter ce budget à condition que les pays destinataires des investissements fassent des réformes structurelles.
« Le document sur les pourparlers exploratoires est conçu de telle sorte que nous avons laissé de la marge pour des discussions avec la France afin de trouver une solution adéquate », a noté vendredi la chancelière, en parlant d’« ambiguïtés volontaires ». M. Macron a lui aussi minimisé ces divergences : « Ce qui doit constamment nous animer, c’est d’être au clair sur les finalités que nous poursuivons plutôt qu’être obsessionnels sur les instruments. »
Lundi, au lendemain du congrès du SPD, les deux dirigeants publieront une déclaration commune, à l’occasion du 55e anniversaire du traité de l’Elysée, signé le 22 janvier 1963 par le chancelier Konrad Adenauer et le président Charles de Gaulle pour sceller la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Le texte commun lancera la préparation d’un nouveau traité, appelé de ses vœux par M. Macron lors son discours de la Sorbonne, qui doit être finalisé, selon lui, dans le courant de l’année. Le même jour, l’Assemblée nationale et le Bundestag voteront une résolution commune dans le même sens. M. Macron et Mme Merkel doivent ensuite se retrouver, mercredi 24 janvier, au Forum économique mondial de Davos.



                            


                        

                        

