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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Carolyn Fairbairn, la patronne des patrons britanniques, demande à la première ministre britannique de « revoir les limites qu’elle a fixées et ses positions de départ ». Elle appelle aussi Bruxelles à davantage de flexibilité.
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Brexit : le patronat britannique critique les choix de Theresa May

Carolyn Fairbairn, la patronne des patrons britanniques, demande à la première ministre britannique de « revoir les limites qu’elle a fixées et ses positions de départ ». Elle appelle aussi Bruxelles à davantage de flexibilité.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 16h13
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

De plus en plus exaspéré, le patronat britannique lance la contre-offensive à propos du Brexit. Selon nos informations, Carolyn Fairbairn, la directrice générale de la Confederation of British Industry (CBI), la principale organisation patronale du Royaume-Uni, devait demander, lundi 22 janvier, à Theresa May de « revoir les limites qu’elle a fixées et ses positions de départ ».
Dans un discours prononcé à l’université de Warwick (centre de l’Angleterre), faisant fi de toute précaution oratoire, elle s’apprêtait à remettre en cause les grands choix pris par la première ministre britannique sur le Brexit, en particulier la sortie du marché unique et de l’Union douanière (le premier supprime les frontières commerciales au sein de l’Union européenne, la seconde impose des droits de douane communs au reste du monde).

Officiellement, Mme Fairbairn renvoie Londres et Bruxelles dos à dos, estimant que les deux camps doivent faire preuve de davantage de flexibilité. En réalité, ses attaques se concentrent surtout sur Downing Street. « La partie britannique ne parvient même pas à parler d’une seule voix, alors se mettre d’accord avec l’UE... Il y a trop d’idéologie et une prise de conscience limitée quant à l’urgence de la situation. » Elle réclame une approche « fondée sur des faits et des preuves ».
L’appel de Carolyn Fairbairn à plus de réalisme n’est pas nouveau. Le CBI a toujours été opposé au Brexit. Le changement de ton, cependant, est manifeste. Il y a péril en la demeure, souligne Mme Fairbairn. Fin mars 2019, dans un peu plus de quatorze mois, le Royaume-Uni sera, en théorie, sorti de l’UE.
« Partir des règles que nous partageons déjà »
Dans l’immédiat, « d’ici à soixante-dix jours », il convient donc de négocier une période de transition afin de conserver le statu quo pour environ deux années supplémentaires. Ensuite, dès avril, le CBI veut que Londres présente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Pour justifier son choix, qui suscite nombre de critiques, le premier ministre avance les « faiblesses structurelles » du modèle économique du projet.
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La France retire sa candidature à l’Exposition universelle 2025

Pour justifier son choix, qui suscite nombre de critiques, le premier ministre avance les « faiblesses structurelles » du modèle économique du projet.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 04h18
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 10h25
   





                        


« J’ai décidé de ne pas donner suite à la candidature de la France à l’Exposition universelle, qui sera retirée. » C’est ce qu’a annoncé le premier ministre, Edouard Philippe, samedi 20 janvier, dans une lettre officielle révélée par Le Journal du dimanche (JDD).
Le chef du gouvernement évoque notamment les « faiblesses structurelles » du modèle économique du projet et précise que, dans le contexte de « redressement de nos finances publiques », il refuse de « grever l’avenir (…) d’engagements supplémentaires non maîtrisés ».

        Lire aussi :
         

                Pour l’expo universelle, « les élus doivent s’entendre, même s’ils ne sont pas du même bord »



Selon le JDD, la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse et le président du comité de candidature, Jean-Christophe Fromantin, ont également été informés samedi de la décision. « Je ne me retrouve pas dans cette France qui renonce, qui recule ou qui s’excuse », a réagi sur Twitter M. Fromantin.

Je ne me retrouve pas dans cette France qui renonce, qui recule ou qui s'excuse ... RV lundi https://t.co/aeYM94fK7q— JCFromantin (@J-C Fromantin)


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« Alors que nous pouvions, après le rugby en 2023 et les JO en 2024, recevoir le monde avec l’Expo universelle en 2025, cette décision est incompréhensible », a tweeté le vice-président du comité d’organisation, Luc Carvounas.

Alors que nous pouvions après le rugby en 2023 et les JO en 2024 recevoir le monde avec l’expo universelle en 2025,… https://t.co/KMz73gFzVL— luccarvounas (@Luc Carvounas)


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Un risque pour les finances publiques
Dans sa lettre adressée à Pascal Lamy, ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce, Edouard Philippe estime que les engagements qu’il avait demandés fin septembre 2017 concernant la « solidité du dispositif opérationnel proposé par la France » ne sont pas tenus.
La candidature française, bâtie autour du pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay, au sud de la capitale, a été déposée fin septembre auprès du Bureau international des expositions (BIE). Pour le premier ministre, le projet français n’a pas les moyens de se redresser dans « le délai qui nous sépare de la visite de la commission d’enquête du BIE », prévue à la mi-mars.

        Lire aussi :
         

                Exposition universelle 2025 : Paris tergiverse



Il relève également que « la marge d’aléas » du projet « ne permet pas d’absorber certaines hypothèses de fréquentations défavorables ». Les scénarios envisagés tablaient sur une fréquentation comprise entre 35 et 40 millions de visiteurs, avec une hypothèse haute à 65 millions. Mais une fréquentation comparable à celle de l’Exposition universelle qui s’est tenue à Milan en 2015 (environ 20 millions de visiteurs) entraînerait une chute des recettes (de 1,3 milliard à 455 millions d’euros), ce qui représente un risque pour les finances publiques, selon Matignon. Edouard Philippe a mis enfin en avant le manque de partenaires privés prêts à s’engager.
Le retrait de la France laisse la voie libre aux trois autres pays candidats pour accueillir l’Exposition de 2025 : la Russie (Ekaterinbourg), le Japon (Osaka) et l’Azerbaïdjan (Bakou). Le choix du pays hôte doit être annoncé le 15 novembre. L’Exposition universelle doit se tenir du 1er mai au 31 octobre 2025.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ A Babcock Ranch, un promoteur bâtit une cité idéale, cernée par la nature et desservie par des navettes robots… mais un peu chère pour ses visiteurs.
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En Floride, ville verte privée cherche habitants fortunés

A Babcock Ranch, un promoteur bâtit une cité idéale, cernée par la nature et desservie par des navettes robots… mais un peu chère pour ses visiteurs.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 09h19
    |

            Grégoire Allix (Fort Myers (Floride), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sous le ciel azur de Floride, la navette autonome rouge longe un lac, dépasse quelques palmiers et s’arrête devant les porches aux poteaux blancs de deux cottages américains typiques, fauteuils à bascule le long des façades de clins gris clair. Ebahis par ce trajet sans chauffeur, une demi-douzaine de passagers en descendent, en direction des logements. Aucun n’y habite : dans ces maisons témoins, des promoteurs espèrent séduire les futurs résidents de ce qui veut devenir la première ville verte des Etats-Unis, entièrement alimentée par l’énergie solaire, débarrassée des voitures, mêlant 20 000 logements et 500 000 m2 de commerces et de bureaux, préservant les ressources naturelles et l’environnement…
Bienvenue à Babcock Ranch, dans le sud-ouest de la Floride. Objectif : 50 000 habitants d’ici vingt ans… Après des années de préparation, le projet prend vie : les premières âmes, deux couples de retraités, ont emménagé en janvier. Robin et Richard Kinley vivaient à Atlanta (Géorgie) ; Donna et James Aveck habitaient dans la municipalité voisine de Punta Gorda.

« J’ai découvert le projet sur Internet et j’ai été conquis. Si je devais dessiner une ville idéale, elle ressemblerait à cela, explique Richard Kinley dans sa maison toute neuve avec jacuzzi extérieur au bord d’un étang, baptisé « lac Kinley », en l’honneur de ses premiers résidents. Le coucher de soleil a achevé de nous convaincre ! » Sa nouvelle voisine, Donna Aveck, complète : « J’aime le fait que ce soit une ville ouverte à tous, où il y aura des familles, des enfants, où l’on pourra tout faire à pied. Ne rien pouvoir faire sans voiture, cela n’a plus de sens aujourd’hui. »
« Mille personnes s’installent chaque jour en Floride »
Drôle de ville, quand même. Ne cherchez pas la mairie ou un conseiller municipal : la cité est entièrement conçue, construite et gérée par un promoteur privé, Syd Kitson. Cet ancien joueur professionnel de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Dans une tribune au « Monde », plusieurs économistes, dont Thomas Philippon et Agnès Bénassy-Quéré, plaident pour un processus de nominations le plus transparent et ouvert possible et le choix d’experts qualifiés.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

L’après-Mario Draghi à la Banque centrale européenne : « attention danger »

Dans une tribune au « Monde », plusieurs économistes, dont Thomas Philippon et Agnès Bénassy-Quéré, plaident pour un processus de nominations le plus transparent et ouvert possible et le choix d’experts qualifiés.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 13h46
    |

                            Collectif (économistes)








                        


Tribune. Lundi 22 janvier, l’Eurogroupe, le conseil des ministres des finances de la zone euro, ouvre le bal du renouvellement des dirigeants de la Banque centrale européenne (BCE). Pour rappel, la BCE est dirigée par son directoire, composé de six membres nommés pour huit ans et non renouvelables. Ce sont eux qui préparent les décisions, généralement avalisées par le Conseil des gouverneurs qui inclut, en plus du directoire, les gouverneurs de toutes les banques centrales de la zone euro. Les dirigeants de la BCE sont nommés par les chefs d’Etats et de gouvernements sur recommandation de l’Eurogroupe.

        Lire aussi :
         

                BCE : la course à la succession de Mario Draghi est lancée



Dans les deux ans qui viennent, quatre des six membres du directoire de la BCE vont achever leur mandat. Le premier remplacement aura lieu dans les semaines qui viennent. Or les candidats sont rares, conditionnant l’ensemble des nominations qui vont suivre. La prochaine nomination aura une influence importante sur celles qui suivront, en raison de règles tacites de répartition géographique Nord-Sud au sein de la zone euro. La démocratie européenne étant encore à ses balbutiements, le Parlement européen ne peut arrêter ce train : il donne seulement un avis consultatif et son poids reste faible en pratique.
« Les personnes devraient être nommées en fonction de leurs compétences et non en fonction de précaires équilibres géographiques ou politiques ».
C’est pourquoi nous pensons que les quatre processus de nomination à venir devraient être les plus transparents et les plus ouverts possibles, avec pour but de nommer les personnes en fonction de leurs compétences et non en fonction de précaires équilibres géographiques ou politiques.
Si le mandat de la BCE est d’assurer la stabilité des prix et la stabilité financière, en pratique elle a un rôle beaucoup plus large dans l’économie, la stabilité financière et le bien-être des citoyens européens. Mais la politique monétaire et les questions financières sont des questions arides et techniques qui ne mobilisent pas les opinions publiques. Elles ne semblent pas non plus au cœur des préoccupations des gouvernements, qui sont tentés de considérer les nominations à la BCE comme faisant partie du jeu habituel de partage des postes de prestige international.
Un travail crucial et hautement technique
Pourtant, après l’expérience dévastatrice de la crise de la zone euro, il devrait être évident que ces nominations sont d’une très grande importance : sans la BCE, la zone euro aurait connu une crise encore plus dramatique, ou aurait explosé. Ceux qui ont connu l’inflation à deux chiffres des années 1980 devraient aussi se rappeler que les banques centrales ont souvent failli par le passé.
Or, précisément parce que le travail de la BCE est hautement technique, ceux qui en ont la responsabilité doivent être des experts parfaitement qualifiés. Ils doivent être au fait des connaissances les plus pointues sur la monnaie et ses effets économiques, et ils doivent comprendre comment fonctionnent les marchés financiers. Durant la crise financière, on a vu les banques centrales innover sur tous les fronts, mettant à profit ce type de connaissances. Les conséquences de cette crise ont été profondes, avec son cortège de chômeurs et la montée des inégalités, suivies de la montée des populismes, mais cela aurait pu être bien pire !
Penser aux femmes
Les chefs d’Etat et de gouvernement ont nombre de dossiers urgents à traiter et cette question pourrait ne pas leur paraître primordiale. Ce serait une erreur. Le mandat des membres du Conseil exécutif est de huit ans. Durant ces années, bien des choses peuvent se produire et il est essentiel de savoir que la BCE est entre des mains hautement compétentes. Ce n’est pas parce que l’enjeu – la survie à long terme de l’euro, tout simplement – est distant qu’il n’est pas crucialement important.
Heureusement, l’Europe ne manque pas d’experts de haut niveau. La plupart d’entre eux ne fréquentent pas nécessairement les allées du pouvoir. Il faut les identifier là où ils sont, y compris en pensant aux femmes puisqu’une seule (sur six) est actuellement en poste. Enfin, il faut traiter la question de manière ouverte, en s’entourant d’avis compétents. Avoir le bon passeport au bon moment ne peut pas servir de critère principal.
Signataires : Charles Wyplosz, professeur d’économie à l’Institut des hautes études internationales et du développement de Genève (Suisse), Thomas Philippon, professeur d’économie à la NYU Stern (Etats-Unis), Pierre-Olivier Gourinchas, professeur d’économie à l’université de Berkeley (Etats-Unis), Jacques Delpla, chercheur associé à l’Ecole d’économie de Toulouse, et Agnès Bénassy-Quéré, professeur d’économie à l’Ecole d’économie de Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ En 2018, les banques centrales vont accélérer la normalisation de leur politique. Un virage que la planète finance, accro aux liquidités monétaires, attend avec nervosité.
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Taux d’intérêt : une douloureuse cure de désintox en vue pour les marchés

En 2018, les banques centrales vont accélérer la normalisation de leur politique. Un virage que la planète finance, accro aux liquidités monétaires, attend avec nervosité.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h53
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Chronique. Alcool, cigarette, héroïne : quelle que soit la substance, mettre un terme à dix ans d’addiction est aussi difficile que douloureux. Il en va de même dans le monde financier. Après une décennie de taux bas et de soutiens monétaires exceptionnels, les grandes banques centrales vont, en 2018, tourner la page. Doucement, bien sûr. La Réserve fédérale américaine (Fed) va poursuivre le relèvement de ses taux. Et la Banque centrale européenne (BCE) devrait, en toute fin d’année, interrompre ses rachats de dettes publiques et privées (le quantitative easing en anglais, ou QE), en prélude à une hausse de ses taux, courant 2019.
Cela veut dire que les taux auxquels les Etats s’endettent vont remonter des deux côtés de l’Atlantique. Cela signifie aussi que l’épargne des ménages rapportera plus. Dans tous les cas, cette hausse est inévitable, et même souhaitable, puisqu’elle est synonyme d’une économie mondiale en meilleure santé : croissance plus solide, rentrées fiscales regonflées, salaires en augmentation, moindre chômage… Alors, où est le problème ?
La tension monte
Le sevrage, justement. Sur la planète finance, il se déroule rarement sereinement. Tels des patients entrant en cure de désintoxication, les marchés, accros aux liquidités des instituts monétaires, conscients qu’il faudra tôt au tard réduire la dose, sont nerveux. Voire un peu paranos. Ils surinterprètent des paroles anodines, qu’ils comprennent parfois de travers – en particulier celles des banquiers centraux. Voilà pourquoi la mission de ces derniers est si difficile.
Ces derniers jours, la tension est montée d’un cran lorsque Bill Gross, l’un des grands gourous de la finance, aujourd’hui chez Janus Capital, a déclaré sur Twitter que « la tendance observée depuis vingt-cinq ans sur les taux américains à 5 et 10 ans est rompue ». C’est-à-dire qu’ils allaient remonter. De fait, les taux à 10 ans sont repassés au-dessus de la barre des 2,5 %.

Dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ L’« or bleu » était autrefois rare et cher, il est désormais abondant et bon marché. A moyen et long terme, il a encore un avenir, veulent croire les pétroliers.
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Matières premières : trop de gaz tue le prix du gaz

L’« or bleu » était autrefois rare et cher, il est désormais abondant et bon marché. A moyen et long terme, il a encore un avenir, veulent croire les pétroliers.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h34
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            
Chronique. Il y a quelques années, Fulvio Conti, alors patron du géant italien de l’électricité Enel, avait cette formule choc : brûler du gaz dans les centrales, c’est comme « brûler du champagne ». C’était le temps béni où ce que certains appelaient l’« or bleu » était rare et cher. Il est désormais abondant et bon marché. Les prix du pétrole ont beau avoir progressé de 50 % en six mois, la règle historique qui voulait que l’or noir tire les cours du gaz naturel vers le haut ne se vérifie plus : il oscille toujours autour de 3 dollars (2,45 euros) par million de British Thermal Units (BTU), soit 28 m3, quand il sort des puits. Et il n’est pas près de remonter, même si certaines régions, comme le nord-est des Etats-Unis, connaissent de nouvelles vagues de froid.
Depuis la révolution des gaz de schiste outre-Atlantique, il y a surabondance partout. Et surtout en Amérique. L’agence Bloomberg estime qu’en 2018 la production additionnelle de gaz américain représentera l’équivalent de celle du Turkménistan, l’un des premiers producteurs mondiaux ! Alors qu’elles exploitent de nouveaux gisements de pétrole de schiste au Texas, les compagnies ne savent plus comment écouler le gaz associé, faute de gazoducs et de débouchés commerciaux. Et, pour le plus grand bonheur du président Donald Trump, la Chine va devenir en partie dépendante du gaz naturel liquéfié (GNL) américain.

L’Amérique n’est pas seule responsable de cette surproduction qui maintient des prix bas. Estimées à plus de cent ans, les réserves de méthane, déjà abondantes, ont été dopées par les récentes découvertes dans d’autres zones comme l’Afrique de l’Est, l’Argentine, la Méditerranée orientale ou l’Arctique. L’offre a aussi été soutenue – trop pour l’heure – par le développement accéléré de l’industrie du GNL, d’abord au Qatar dans les années 2000, puis en Australie, aux Etats-Unis et en Russie.
Energie de transition post-charbon
A moyen et à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’enseigne britannique s’est engagée à supprimer ce dérivé d’hydrocarbure de tous ses emballages d’ici à 2023. Le défi s’annonce difficile à relever.
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Grande distribution : sus au plastique chez Iceland

L’enseigne britannique s’est engagée à supprimer ce dérivé d’hydrocarbure de tous ses emballages d’ici à 2023. Le défi s’annonce difficile à relever.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h29
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Vu de Londres. Avec ses affiches rouges et jaune vif, ses boîtes de haricots à la sauce tomate à 50 centimes et ses devantures criardes, Iceland s’apparente davantage à du hard discount qu’à un supermarché haut de gamme. La grande surface britannique est pourtant devenue, mardi 16 janvier, la première au Royaume-Uni à promettre de sortir du plastique. D’ici à 2023, et uniquement pour ses marques propres, elle s’engage à le supprimer de tous ses emballages. Le groupe assure qu’il deviendra la première « enseigne généraliste » du monde à agir de la sorte.

Une simple déambulation dans ses rayons suffit à mesurer l’ampleur de la tâche. Fruits, légumes, boissons… tout est ceint de plastique. Certains changements sont néanmoins possibles à court terme. Ainsi, l’enseigne a déjà retiré les pailles en plastique. Dès le mois prochain, elle va remplacer les barquettes des plats à emporter par une base en carton. Quant aux surgelés, solides et moins fragiles, ils nécessitent moins d’emballage. De ce fait, les Cellophane entourant les steaks hachés vont être retirées.
Pour le reste, l’affaire s’annonce beaucoup plus délicate. L’emballage du lait et de la viande, en particulier, pose problème. Progressivement, Iceland promet d’utiliser plus de carton, de cellulose, de métal, de verre… Dans de nombreux cas, cela signifie aussi revenir aux anciennes méthodes : bouteilles de verre consignées et ventes en vrac, notamment.
Emoi populaire
Le Royaume-Uni est actuellement un grand utilisateur de plastique. Entre les déjeuners composés de sandwichs emballés et de bouteilles de soda, les gobelets jetés par millions et les supermarchés qui entourent leurs fruits de trois couches d’emballage (barquette au-dessous, coquille en plastique dur par-dessus et de la Cellophane pour entourer le tout), le pays est accro à ce dérivé d’hydrocarbure.
Une prise de conscience collective est pourtant en train d’émerger. Au cours des derniers mois,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Cet indicateur de risque demeure peu élevé, en raison, notamment, de l’action vigoureuse des banques centrales. Le calme avant la tempête ?
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Bourse : la volatilité reste faible sur les marchés… pour le moment

Cet indicateur de risque demeure peu élevé, en raison, notamment, de l’action vigoureuse des banques centrales. Le calme avant la tempête ?



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 12h22
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            
Chronique. Si l’on vous explique que la volatilité des performances d’un actif financier se calcule par l’écart-type des rendements périodiques, sans doute serez-vous tenté de passer directement à la page suivante. Si toutefois vous lisez encore ces lignes, rassurez-vous : le concept n’est pas si difficile à comprendre. Et il est primordial. La volatilité historique d’un actif financier mesure l’amplitude des variations de son cours : sur votre Livret A, les intérêts acquis s’accumulent à chaque quinzaine avec une régularité métronomique, ce qui dénote une volatilité faible, voire nulle. A l’inverse, les sociétés de biotechnologie cotées sont sujettes à des variations importantes et brutales : ce sont des actifs volatils.
La volatilité est considérée comme un indicateur de risque : entre deux actions ayant un potentiel de valorisation égal, les investisseurs ont, a priori, intérêt à choisir la moins volatile, même si les actions sont des placements qu’il est conseillé de détenir sur une longue période. « Une forte volatilité signifie une incertitude, or les investisseurs n’aiment pas l’inconnu. Ils se focalisent souvent sur le trajet plus que sur la destination. Risquons une comparaison avec le passager d’un avion : il a beau savoir qu’un trou d’air est bénin, cela lui rappelle que, de temps à autre, un avion est susceptible de s’écraser », explique Vincent Juvyns, stratégiste chez JPMorgan AM.
Sauter en marche
Pour les gestionnaires de fonds, il y a une bonne raison de fuir la volatilité : dans leur cas, elle matérialise un risque bien tangible. Un fonds actions est généralement valorisé tous les jours, ce qui permet aux investisseurs ayant confié leur capital au gérant de recouvrer leur argent à tout moment. Si une baisse brutale de la valeur de la part du fonds survient, ils auront tôt fait de sauter en marche, réduisant les encours gérés par le fonds, dont dépend directement la rémunération d’une société de gestion.
Evidemment,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Baisse d’impôt, retraite minimale portée à 1 000 euros, revenu universel... les différentes formations politiques multiplient les propositions, mais la question de leur coût est éludée.
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Avant les élections législatives italiennes, les partis rivalisent de promesses

Baisse d’impôt, retraite minimale portée à 1 000 euros, revenu universel... les différentes formations politiques multiplient les propositions, mais la question de leur coût est éludée.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h09
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Et vous, que voulez-vous abroger ? Les premiers échanges de la campagne en vue des élections générales ­italiennes, qui se tiendront le 4 mars, ont été marqués par une surenchère vertigineuse dans les propositions d’allégements fiscaux de la part des principales coalitions en lice.
Tentant de chiffrer le coût de ces promesses qui, pour la plupart, restent entourées d’un épais brouillard, le quotidien Corriere della Sera était parvenu, début janvier, à un total de… 200 milliards d’euros.
Naturellement, l’ancien président du Conseil, Silvio Berlusconi, en route vers le plus improbable des retours politiques, ne s’est pas montré le plus timoré en la matière. Le programme qu’il a signé avec ses deux principaux partenaires, jeudi 18 janvier, et dont le détail n’est pas encore connu, contient plusieurs mesures dont chacune, prise isolément, serait de nature à bouleverser l’économie du pays.

La clé de voûte en est l’adoption d’une « flat tax », un prélèvement à taux unique venant se substituer à l’actuel impôt progressif sur le revenu. Cette mesure, qui figurait déjà dans le programme électoral de la droite par le passé, n’a jamais été mise en œuvre, en raison de son impact énorme sur les finances publiques. Le taux de ce nouvel impôt miracle ? Ce point n’est pas tranché.
Remise à plat de la réforme des retraites
En effet, si Forza Italia veut le porter à 23 %, après exemption des 12 000 premiers euros, afin de respecter le principe de progressivité inscrit dans la Constitution, ses alliés sont encore plus gourmands.
La Ligue du Nord de Matteo Salvini, elle, plaide pour un impôt unique de 15 %. Le coût d’une telle mesure ? Début janvier, le quotidien économique Il Sole 24 Ore l’estimait à 30 milliards d’euros en retenant le taux proposé par Silvio Berlusconi, mais d’autres économistes comme Francesco Daveri (université Bocconi de Milan) ­l’estiment à 95 milliards.
L’autre mesure phare proposée par...




                        

                        


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Textile : Damart crée à Roubaix, mais tricote en Tunisie

Dix ans après l’arrêt de la fabrication des célèbres sous-vêtements Thermolactyl dans le Nord, la délocalisation a permis à l’entreprise de se redresser.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 06h40
    |

                            Laurie Moniez (Zriba, Tunisie)








                        



                                


                            
La France a froid ? « Mets ton Damart », conseillent nos grands-mères. Peu de marques sont à ce point entrées dans le langage courant. L’entreprise familiale nordiste s’appuie sur 65 ans d’expérience et une réputation de spécialiste du sous-vêtement réchauffant. Depuis la création de ce premier textile intelligent (en 1953, par les trois frères Despature, tailleurs pour hommes à Roubaix), 400 millions de Thermolactyl ont été vendus dans le monde. Lors des pics de grand froid, 40 000 articles se vendent chaque jour. Le Thermolactyl habille les polices belge et française, l’armée, mais aussi les acteurs sur les tournages et les motards.
Pourtant, il y a tout juste dix ans, la direction annonçait la fermeture de son usine en Angleterre (60 salariés) et de celle de Roubaix (115 salariés). Avec 5 millions d’euros de pertes nettes sur l’exercice 2007-2008 et un chiffre d’affaires en baisse de 3,8 %, Damart décidait de délocaliser pour économiser 4 millions d’euros par an, soit un euro sur chaque pièce fabriquée annuellement. Aucun licenciement n’était annoncé. Damart préférait prendre son temps pour reclasser son personnel.
A Roubaix, on compte actuellement 800 salariés, du back-office et des achats au pôle technique recherche et innovation, en passant par l’approvisionnement matière, etc. La délocalisation était motivée par la nécessité de faire baisser les coûts face à la pression constante sur les prix et à la concurrence grandissante. Pendant des décennies, personne ne s’était attaqué à cette gamme de vêtements prisés des seniors. Damart affronte désormais Uniqlo, Camaïeu ou Helly Hansen.
Un salaire mensuel de 150 euros
C’est aujourd’hui sous le soleil tunisien que sont fabriqués les produits Thermolactyl. A Zriba, à 60 kilomètres de Tunis, Damart a investi 7 millions d’euros pour construire en 2008 une usine de 8 000 mètres carrés consacrée à la production de ses sous-vêtements réchauffants. Des aides à l’installation et la présence de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Cinq postes-clés vont se libérer au sein de la Banque centrale européenne au cours des deux années à venir. En coulisse, les négociations entre capitales ont déjà commencé.
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BCE : la course à la succession de Mario Draghi est lancée

Cinq postes-clés vont se libérer au sein de la Banque centrale européenne au cours des deux années à venir. En coulisse, les négociations entre capitales ont déjà commencé.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 13h47
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

C’est l’un des feuilletons politiques dont l’issue déterminera en grande partie la nature des politiques économiques menées dans la zone euro ces prochaines années. Lundi 22 janvier, l’Eurogroupe devrait officiellement ouvrir la procédure de présélection des candidats à la vice-présidence de la Banque centrale européenne (BCE).
Le Portugais Vitor Constancio quittera en effet son poste le 31 mai. Luis de Guindos, l’actuel ministre espagnol de l’économie, est sur les rangs pour le remplacer. « C’est le premier d’une série de changements majeurs au sommet de l’institut monétaire, relève Maxime Sbaihi, économiste chez Bloomberg Intelligence. Ces deux prochaines années, cinq des postes-clés seront renouvelés. »

Après huit ans de mandat, Mario Draghi quittera la présidence de la BCE en octobre 2019. Dans la foulée, le Français Benoît Cœuré, responsable des opérations de marché et membre du directoire, abandonnera lui aussi ses fonctions. Le 31 décembre 2018, le mandat de la Française Danièle Nouy, présidente du gendarme bancaire logé au sein de la BCE, touchera à sa fin. Tout comme celui du Belge Peter Praet, économiste en chef et membre du directoire, qui partira au printemps 2019.
« Trouver un équilibre entre les différentes sensibilités »
Cette série de départs signera la fin de l’ère Draghi. Arrivé en 2011, l’Italien a considérablement fait évoluer l’institution. En 2012, il a mis fin à la spéculation sur les dettes souveraines en se déclarant prêt à faire « tout ce qu’il faut » pour sauver l’euro.
Pour les dirigeants de la zone euro, les enjeux de ces tractations sont aussi politiques
Puis il a soutenu la reprise, en lançant un programme de rachat massif d’obligations publiques (en anglais, le quantitative easing, ou QE). « Sans ces mesures, la zone euro n’en serait pas là aujourd’hui », souligne Gilles Moëc, économiste chez Bank of America Merrill Lynch.
Son successeur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le Brexit pèse sur les revenus des ménages, mais le pays s’en sort grâce à la bonne conjoncture mondiale, favorable aux exportateurs.
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Au Royaume-Uni, la consommation patine, l’économie résiste

Le Brexit pèse sur les revenus des ménages, mais le pays s’en sort grâce à la bonne conjoncture mondiale, favorable aux exportateurs.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 11h32
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Noël aura été particulièrement douloureux pour les commerçants au Royaume-Uni. Les Britanniques se sont serré la ceinture en cette période capitale pour le chiffre d’affaires des magasins. En décembre, la consommation a chuté de 1,5 % par rapport au mois précédent, d’après les statistiques publiées vendredi 19 janvier. C’est la plus forte chute mensuelle depuis juin 2016, mois du référendum sur le Brexit.

   


S’il ne faut pas trop s’attacher aux statistiques mensuelles, très volatiles, tout indique que le ralentissement de la consommation, débuté il y a un an, se ­poursuit. Sur trois mois (d’octobre à décembre 2017), celle-ci n’a progressé que de 0,4 % par rapport aux trois mois précédents. Une telle évolution fait du Royaume-Uni un cas à part – et inquiétant –, alors que l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis ­connaissent actuellement une période d’embellie généralisée.
L’explication est connue : le Brexit pèse sur le revenu des ménages. Certes, la sortie de l’UE n’a pas encore eu lieu, mais le référendum a provoqué une violente dévaluation de la livre sterling. Cela renchérit mécaniquement le prix des biens importés, qui représentent la majorité des produits de consommation. Résultat, l’inflation atteint aujourd’hui 3 % (plus que la hausse des salaires) et le pouvoir d’achat des Britanniques diminue. « Clairement, la baisse des revenus réels pèse lourd », estime Elizabeth Martins, économiste chez HSBC.

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                Brexit : les nuages s’amoncellent au-dessus des Britanniques



Dans ces circonstances, les commerces ont passé une période de fêtes difficile. Vendredi 19 janvier, Carpetright, une enseigne de 420 magasins de moquette et de tapis, a émis un avertissement sur résultats et le cours de Bourse du groupe a chuté de 43 %. « Le nombre de transactions depuis Noël est en forte baisse, et nous pensons que cela indique une baisse de la confiance des consommateurs », s’inquiète son directeur général, Wilf Wash.
L’impact négatif de la dévaluation de la livre se résorbe
Les grands magasins Debenhams, l’enseigne d’équipements pour bébé Mothercare et même la chaîne de pompes funèbres Dignity traversent également une zone de turbulences. Dignity, qui prend en charge 12 % des funérailles au Royaume-Uni, se plaint de la guerre des prix qui prévaut depuis près de dix-huit mois. Elle-même va baisser de 25 % le prix de ses enterrements les moins chers.
Le ralentissement de la consommation n’équivaut cependant pas à un effondrement. D’autres enseignes, mieux positionnées sur le marché, tiennent bon, à l’image des supermarchés Sainsbury’s, qui ont connu une période de fêtes faste, de même que les groupes d’habillement Superdry, Ted Baker ou Fat Face.

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                Le ressort brisé de l’économie britannique



Mieux encore : l’impact négatif de la dévaluation est en train de se résorber. La chute de la livre sterling a eu lieu il y a un an et demi, et le choc s’éloigne. L’inflation a d’ailleurs commencé à ralentir. « Nous prévoyons une baisse notable en 2018 », explique George Buckley, chef économiste à Nomura.
Malgré le coup de mou de la consommation, l’économie britannique résiste. Au quatrième trimestre, la croissance devrait même ­légèrement rebondir et osciller autour de 1,7 % pour l’ensemble de 2017. Ce serait à peine 0,2 point en dessous du niveau de la France.
Le Royaume-Uni a de la chance : la bonne conjoncture mondiale arrive à temps pour soutenir ses exportateurs. Pour eux, la chute de la livre sterling est une excellente nouvelle, qui vient renforcer la compétitivité des entreprises.
A contre-courant du reste du monde
En conséquence, la production industrielle tourne à plein régime. Elle a progressé de plus de 3 % à la fin de l’année dernière. « Il y a eu une croissance forte et généralisée de tout le secteur, particulièrement dans l’énergie renouvelable, l’industrie navale, l’aéronautique et l’automobile destinées à l’exportation », note Ole Black, de l’Office britannique des statistiques. Cette progression des exportations a permis de réduire légèrement le déficit commercial du pays (malgré la hausse parallèle des importations), qui est au plus bas depuis quatre ans.
Une petite entreprise comme Brandauer illustre cette tendance. Cette PME de soixante employés fabrique des composants métalliques, utilisés notamment dans les mécanismes des bouilloires. Depuis le référendum sur le Brexit, elle se porte bien. « Initialement, c’était grâce à la baisse de la livre sterling, parce que nous exportons 70 % de ce que nous fabriquons, expliquait récemment à la BBC son directeur général, Rowan Crozier. Mais la croissance mondiale nous prépare à continuer à grandir en 2018. Nos clients vont bien et donc nous aussi. »
Pour les partisans du Brexit, la résistance de l’économie britannique prouve que les prévisions catastrophiques d’avant le référendum étaient erronées. Le Royaume-Uni n’en reste pas moins l’une des économies les moins performantes du moment en Occident, à contre-courant du reste du monde.
Les entreprises, attentistes, hésitent à se lancer dans de lourds investissements tant qu’elles ignorent ce à quoi ressemblera la sortie de l’UE. Et celle-ci n’entrera pas en vigueur avant mars 2019, voire début 2021 si une période de transition est mise en place, comme le souhaitent Londres et Bruxelles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ « Le grand rendez-vous de l’investissement productif », qui se tiendra lundi, vise à inciter les épargnants à investir dans les fonds propres des PME.
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Les députés de la majorité en croisade pour réorienter l’épargne des Français

« Le grand rendez-vous de l’investissement productif », qui se tiendra lundi, vise à inciter les épargnants à investir dans les fonds propres des PME.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 12h18
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            
On ne compte plus les rapports qui se sont empilés ces dernières années sur le bureau des ministres de l’économie pour réorienter une partie de l’épargne des Français, férus de placements sûrs, comme l’assurance-vie et le Livret A, vers davantage d’investissements dans les entreprises, l’objectif étant de favoriser la croissance et de créer de l’emploi. Les résultats n’ont jamais été au rendez-vous.
Les députés de La République en marche (LRM) ont cette fois opté pour une nouvelle démarche : mobiliser, lundi 22 janvier, à l’Assemblée nationale, tous les acteurs de la finance, pour un « grand rendez-vous de l’investissement productif ». « A l’Assemblée, les députés ont fait évoluer la fiscalité de l’épargne. C’est maintenant à vous, professionnels de l’investissement, de prendre le relais », lance la page Internet consacrée à cette manifestation.
Le premier budget du quinquennat du président Emmanuel Macron a, en effet, transformé l’impôt sur la fortune (ISF) en un impôt sur la seule fortune immobilière, l’IFI, et instauré un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital mobilier de 30 %. Des mesures amèrement critiquées par l’opposition de gauche, qui a dénoncé « un cadeau aux plus riches ».

Doléances et vœux pieux
Pour aller au bout du projet porté par le chef de l’Etat, le plus dur reste à faire : persuader les Français qui ont bénéficié de ces réformes de placer leur épargne dans les fonds propres des entreprises. La majorité vise le doublement en cinq ans du montant de l’épargne investi dans les fonds propres des PME, qui avoisine aujourd’hui les 5 milliards d’euros. Alors même que disparaît le dispositif ISF PME, qui générait jusque-là plus d’un milliard d’euros par an d’investissements dans les petites entreprises.
Organisé sous l’impulsion de la députée Amélie de Montchalin, chef de file LRM au sein de la commission des finances, ce « grand rendez-vous » devrait rassembler plus de 300 banquiers,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La réforme fait disparaître une niche fiscale de 500 millions d’euros, au risque de décourager les business angels, ces investisseurs soutenant l’essor des jeunes pousses.
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Les start-up pleurent la fin de l’impôt sur la fortune

La réforme fait disparaître une niche fiscale de 500 millions d’euros, au risque de décourager les business angels, ces investisseurs soutenant l’essor des jeunes pousses.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 11h08
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Meetic, Criteo, Talend, Carmat, Deezer, Teads : ces start-up à succès françaises ont un point commun : elles ont bénéficié au début de leur existence d’une niche fiscale, qui leur a permis de se mettre en route. « Attractive World n’aurait jamais existé sans l’ISF PME », témoigne Marc Menasé, entrepreneur et « business angel », qui a investi 75 000 euros dans le site de rencontres des « célibataires exigeants » avec d’autres particuliers.
Cette carotte fiscale permettait jusqu’à l’an passé aux particuliers assujettis à l’impôt sur la fortune (ISF) de défiscaliser jusqu’à 45 000 euros, pour un investissement de 90 000 euros par an dans l’économie. Abondamment utilisé par les jeunes pousses françaises, mais aussi par des PME traditionnelles, le dispositif s’arrête avec la réforme de l’ISF du président Emmanuel Macron, qui réduit aux biens immobiliers le périmètre de cet impôt, désormais baptisé impôt sur la fortune immobilière (IFI). « C’est un milliard d’euros d’investissement dans les PME par an qui disparaît. C’est glauque », se désole Benoist Grossmann, vice-président de l’Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC) et dirigeant du fonds Idinvest.
Aucun dispositif de remplacement de cette mesure, qui coûtait environ 500 millions d’euros à l’Etat, n’est prévu à ce stade. « Nous comptons sur tous ceux qui payaient l’ISF pour réinvestir cet argent dans l’économie », explique-t-on au cabinet du ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire, où l’on rappelle aussi que le plafond d’une autre niche fiscale nettement moins attractive – l’IR-PME – a été légèrement relevé.
Plusieurs centaines de millions de manque à gagner
Plutôt que de mettre en place une nouvelle incitation fiscale, Bercy préfère les opérations de sensibilisation des épargnants. Le ministère interviendra lundi 22 janvier au « Grand rendez-vous de l’investissement productif », une journée organisée par la députée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ L’usine nordiste du constructeur automobile japonais s’apprête à accueillir 700 salariés supplémentaires pour produire un nouveau véhicule, en plus de la Yaris.
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Toyota va investir 400 millions d’euros sur son site d’Onnaing

L’usine nordiste du constructeur automobile japonais s’apprête à accueillir 700 salariés supplémentaires pour produire un nouveau véhicule, en plus de la Yaris.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 10h08
    |

                            Éric Béziat et 
                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



   


La rumeur enflait depuis plusieurs heures, vendredi 19 janvier, dans l’usine de Toyota à Onnaing (Nord), près de Valenciennes. « La présence de nombreux policiers venus inspecter les abords de l’usine ainsi que les lignes nous avait mis la puce à l’oreille », témoigne Eric Pecqueur, délégué CGT du site.
Le constat des salariés est venu accréditer l’information qui, vendredi soir, faisait la « une » des sites Internet de plusieurs médias régionaux : le président Emmanuel Macron devrait se rendre, lundi 22 janvier, à Toyota-Onnaing pour annoncer que le géant japonais investira 400 millions d’euros dans l’usine. Ni l’Elysée ni Toyota France, contactés par Le Monde, n’ont confirmé la venue du chef de l’Etat, mais, sur place, personne n’en doute : « il » arrive.
Un montant aussi massif que rare
Dans l’entourage du président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, aucune invitation n’a été reçue, aucun protocole n’a été prévu. « Mais le président de la République prévient régulièrement à la dernière minute », glisse-t-on. Alors tout le monde se tient prêt.
Il faut dire que le montant de l’investissement prévu par l’entreprise japonaise est aussi massif que rare dans les usines automobiles françaises. Le chiffre de 400 millions d’euros révélé par Les Echos, vendredi, a été confirmé au Monde par des sources locales.
Concrètement, le site nordiste de Toyota va accueillir 700 nouveaux salariés (pour un peu moins de 3 900 CDI et intérimaires actuellement) pour permettre la production d’un nouveau véhicule, en plus de celle de la Yaris. Toyota souhaite en effet lancer, dès 2020, la fabrication de 300 000 citadines compactes (dites « du segment B », comme la Renault Clio, par exemple) contre 230 000 actuellement.

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                Toyota relance prudemment la construction d’usines



Attractivité française
Luciano Biondo, président de Toyota Motor Manufacturing France (TMMF), avait évoqué ce dossier fin juin à l’occasion de la pose de la première pierre de la future concession Toyota de l’avenue Pompidou, à l’entrée de Valenciennes. Quelques semaines plus tard, un accord d’entreprise était signé à l’usine d’Onnaing entre la direction et quatre organisations syndicales. Il prévoyait, dès le 1er janvier, une modulation du temps de travail en fonction des flux d’activité et l’embauche de 300 salariés supplémentaires. Mais le président de Toyota France attendait le feu vert du siège du groupe nippon pour confirmer la localisation de cette nouvelle unité dans le nord de la France.
Avec cette décision, Toyota vient consolider sa position d’industriel majeur de l’automobile en France. La Yaris était déjà en 2017 la voiture la plus produite sur le territoire national avec 233 650 véhicules assemblés sur les lignes de l’usine d’Onnaing, talonnée par la Peugeot 3008 (218 000 voitures produites en 2017), selon le cabinet Inovev. La Yaris est aussi l’une des voitures « françaises » les plus exportées, puisque ses ventes dans l’Hexagone ont culminé l’an dernier à 31 400 véhicules, soit 13 % de la production, les 87 % restants étant écoulés dans le reste de l’Europe.
L’implication depuis vingt ans du géant japonais dans le Nord (trois millions de véhicules ont été produits à Toyota Onnaing depuis 1999) est un parfait symbole pour M. Macron, qui recevra à Versailles, lundi 22 janvier, 140 PDG étrangers pour un sommet sur l’attractivité de la France. Lors de cet événement, quatre ou cinq accords d’investissement devaient être annoncés, a précisé l’Elysée vendredi 19 janvier.
« Un pari sur l’avenir »
De son côté, le président des Hauts-de-France annonce que la région mettra 11 millions dans ce projet. « Le véritable enjeu, c’est la question de la compétitivité économique, confie M. Bertrand. Il fallait que l’on montre que, malgré des inconvénients fiscaux par rapport à d’autres lieux où Toyota aurait pu investir, nous nous engageons. »
Présent sur tous les gros dossiers industriels de la région, M. Bertrand souhaite que les Hauts-de-France demeurent l’une des premières régions d’Europe en production automobile. D’où l’investissement important de la région, mais aussi de la communauté d’agglomération Valenciennes Métropole, qui va annoncer une enveloppe de 5 millions d’euros. « C’est un pari sur l’avenir, ajoute l’élu. Et je le ferai aussi pour PSA et MCA (Renault) à Maubeuge ». A l’inverse, M. Macron ne devrait pas annoncer plus de 4 millions d’euros directement apportés par l’Etat.
Le cas d’Ascoval
L’Etat est, par ailleurs, attendu de pied ferme dans le Valenciennois par les salariés d’Ascoval, l’aciérie de Saint-Saulve (Nord) détenue par Ascometal et Vallourec, que M. Macron, alors ministre de l’économie, avait promis de sauver quand il était venu chez Vallourec en 2015. Parmi les offres de reprise du sidérurgiste Ascometal, déposées vendredi 19 janvier, seul l’anglo-indien Liberty House, soutenu financièrement – à hauteur de 80 millions d’euros – par les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Grand-Est et Hauts-de-France et par Vallourec, a proposé de reprendre l’ensemble des sites et des employés.

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                Quatre candidats sur les rangs pour reprendre le sidérurgiste Ascometal



M. Bertrand, qui regrette qu’il n’y ait pas de ministère de l’industrie, a entamé un nouveau bras de fer avec le gouvernement pour qu’il s’engage sur ce dossier. « Sinon, c’en est fini pour les salariés », craint-il.



                            


                        

                        


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Le gouvernement souhaite promouvoir la destination France

L’exécutif va renforcer les moyens alloués au secteur touristique, dans l’espoir d’attirer 100 millions de visiteurs d’ici à 2020.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 10h03
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Des investissements et des conseils en in­génierie. Ce sont les « deux jambes » sur ­lesquelles le gouvernement entend faire reposer le dévelop­pement du secteur touristique. L’objectif est clair : assurer le leadership de la France comme première destination mondiale.
A l’occasion d’un déplacement à Chambéry (Savoie), vendredi 19 janvier, précédé d’un deuxième comité interministériel du tourisme (CIT), le premier ministre, Edouard Philippe, a réaffirmé la volonté de l’exécutif de faire « fructifier (…) un potentiel d’emploi et de croissance immense pour la France et ses territoires ».
Après un recul du nombre de touristes en 2016, 2017 a connu un net rebond. Ainsi, l’an dernier, entre 88 millions et 89 millions de visiteurs sont venus en France. Un afflux qui efface les deux années noires qu’avaient été 2015 et 2016 en raison des attentats.

« Continuer à développer les partenariats »
Malgré ce retour à des jours meilleurs, le secteur du tourisme reste encore ­largement en deçà des attentes du gouvernement, qui vise 100 millions de visiteurs d’ici à 2020. A ce niveau, le chiffre d’affaires de cette activité devrait avoisiner les 50 milliards d’euros, contre 40 milliards aujourd’hui. En 2017, l’industrie du tourisme représentait deux millions d’emplois directs et indirects et pesait 7,5 % du produit intérieur brut (PIB).
Ce deuxième CIT a conforté la place d’Atout France. Qualifié de « maison commune » des acteurs du tourisme, l’organisme chargé de la promotion de la destination France va bénéficier de quinze millions d’euros de recettes ­supplémentaires qui viendront s’ajouter, dès cette année, à ses 70 millions de budget annuel.
L’agence profitera aussi, dès 2019, de 3 % des recettes prélevées sur l’établissement des visas. Le but est d’atteindre un budget de 100 millions d’euros dès 2020. A cette date, l’organisme espère pouvoir disposer de un euro par touriste. Pour parvenir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le Samsung A5, le ténor du moyen de gamme, vient d’être remplacé. Nous avons confronté son successeur au Oneplus 5T, pour un spectaculaire combat de smartphones aux écrans sans bord.
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Successeur du Samsung A5 ou Oneplus 5T : quel smartphone de « milieu de gamme » choisir ?

Le Samsung A5, le ténor du moyen de gamme, vient d’être remplacé. Nous avons confronté son successeur au Oneplus 5T, pour un spectaculaire combat de smartphones aux écrans sans bord.





Le Monde
 |    20.01.2018 à 08h00
    |

                            Nicolas Six





C’est une opposition que les connaisseurs suivent depuis des années. Le plus célèbre des deux adversaires est issu de la lignée des A5, le fort bon milieu de gamme de Samsung. Quatrième représentant de la dynastie, le petit nouveau – en vente depuis vendredi 19 janvier – porte un nom qui tranche : A8.
Son adversaire est issu d’une autre dynastie, celle des Oneplus, une marque appréciée par les passionnés de technologie et vendue exclusivement sur Internet. Le 5T – commercialisé depuis deux mois – est le sixième représentant de sa lignée.
Si ces smartphones attirent les connaisseurs, c’est que leurs ancêtres ont réussi à offrir des fonctions proches des smartphones haut de gamme pour un tarif bien plus accessible – aux alentours de 430 euros. Polyvalence, esthétique, qualité photo : ils avaient tout pour eux.
Ces smartphones restent-ils un bon investissement ? Peut-on persister à les qualifier de « milieu de gamme » quand leur tarif s’est alourdi, passant cette année à 500 euros ?

   


Esthétique :
SAMSUNG
Ces deux smartphones se métamorphosent lorsqu’on les allume. Leur écran dévore littéralement leur façade. Le métal semble disparaître derrière l’image, particulièrement lumineuse et contrastée. Ces écrans « sans bord » sont la principale nouveauté de ces deux smartphones.
Le dessin du Samsung A8 est plus élancé que celui de son ancêtre, le A5. Pour un œil attentif, ses tranches particulièrement courbées le distinguent de la concurrence, rappelant le dessin du S8, le haut de gamme Samsung, aux lignes plus aériennes encore. Le Oneplus, de son côté, parvient à donner l’illusion visuelle d’une certaine légèreté malgré son gabarit imposant.



Confort :
SAMSUNG
Le Oneplus est un très grand mobile, bien moins confortable en main que le Samsung, qui n’est lui-même guère agréable à tenir dans une paume étroite. Le Oneplus se rattrape grâce à son confort visuel un peu meilleur. Son écran plus large (6 mm) rend les textes plus lisibles.
Face à leurs prédécesseurs, ces mobiles affichent des diagonales d’écran en progression d’un demi-pouce, un écart considérable. Mais leurs écrans n’ont presque pas changé de largeur. L’espace a principalement été gagné à la verticale. Cet étirement n’a d’intérêt que pour une petite partie des applications et rend ces smartphones plus difficiles à manipuler : difficile de promener son pouce en haut de l’écran, d’accéder aux notifications ou aux raccourcis rapides.
Sur le Oneplus, la manipulation à une main est même très difficile, à moins d’avoir des doigts de basketteur et un pouce souple comme celui d’un yogi. Le Samsung est nettement moins large. Lorsqu’on n’a pas le choix, il reste possible de manipuler le A8 à une main. Mais cela ralentit la navigation dans ses menus.
Déverrouillage :
ONEPLUS
Puisque l’écran occupe tout l’avant du mobile, le lecteur d’empreintes digitales est chassé à l’arrière. Pour déverrouiller ces mobiles, il faut les saisir en main, puis placer l’index à l’aveugle sur le lecteur d’empreintes. C’est gênant quand le mobile est posé sur une table et qu’on peut difficilement le saisir – en réunion par exemple.
Le Samsung et le Oneplus proposent une autre façon de déverrouiller le mobile, par reconnaissance faciale. Le système de Samsung est facile à tromper : il suffit de lui présenter une photo du propriétaire. Exactement comme son grand frère, le Galaxy S8 :



La reconnaissance faciale du Oneplus est beaucoup plus convaincante. Nous n’avons pas réussi à la tromper, ni avec une photo du visage du propriétaire, ni même avec une vidéo. Le système, qui repose simplement sur le capteur photo du mobile, et non sur un arsenal technologique poussé comme l’iPhone X, n’est pas impossible à déjouer, comme le souligne d’ailleurs Oneplus.
Sur le Oneplus, la reconnaissance faciale est particulièrement rapide. Lorsqu’on présente le visage à l’écran et qu’on presse la touche de réveil du smartphone, il se déverrouille en une demi-seconde. Le système refuse rarement de reconnaître son propriétaire. Chausser des lunettes ne l’empêche pas de fonctionner. Il marche dans le noir mais connaît parfois des ratés dans la pénombre.
Simplicité :
MATCH NUL
Le Oneplus et le Samsung sont assez simples à utiliser. Ça n’est pas une surprise pour Samsung, qui a beaucoup amélioré l’ergonomie de ses mobiles depuis quatre ans. Mais c’est une surprise pour le Oneplus. Si l’on fusionnait les qualités de ces deux mobiles, on obtiendrait un smartphone à la simplicité exceptionnelle.
Le Oneplus offre une page d’accueil très épurée affichant des icônes particulièrement claires et envoie peu de notifications. Le 5T embarque peu d’applications. Une seule fait doublon avec une application similaire, contre cinq chez Samsung.

   


Mais le Samsung A8 se rattrape grâce à la clarté remarquable de ses applications maison. Son lecteur MP3, notamment, est beaucoup plus limpide que celui du Oneplus. Ses réglages sont mieux hiérarchisés, son clavier guide mieux les doigts, et lorsqu’on le connecte à un PC, on accède plus facilement à sa mémoire.
Personnalisation :
SAMSUNG
Le Oneplus embarque une version d’Android quasiment brute. Quelques petits raffinements y sont ajoutés, comme un bouton latéral à trois positions : silencieux/ne pas déranger/sonnerie. Une originalité que le Samsung ne propose pas.
Le A8 propose deux fois plus de fonctionnalités avancées. Certaines sont destinées aux débutants, comme les thèmes, qui permettent de changer radicalement l’allure des menus. D’autres se destinent aux passionnés de technologie, comme l’assistant de maintenance, le mode « manipulation à une main », ou le verrouillage automatique, quand les yeux cessent de regarder l’écran.
Autonomie :
SAMSUNG
La batterie du A5 de 2017 était exceptionnelle : elle tenait deux jours en usage modéré. Son successeur, le A8, s’avère moins endurant, mais son autonomie est tout de même excellente. Pour vider sa batterie avant la fin de la journée, Il faut le solliciter beaucoup. Le OnePlus offre quelques heures d’autonomie en moins, mais reste dans la bonne moyenne.
Photo :
MATCH NUL
Il faut être amoureux de la photo pour remarquer la différence avec la génération précédente. Le Oneplus et le Samsung ont chacun travaillé sur l’un de leurs plus gros défauts.
Le Samsung A5 avait une fâcheuse tendance à brûler les parties les plus claires des images : le A8 s’y fait moins souvent prendre. Le Oneplus 3T avait tendance à faire des erreurs de colorimétrie, le 5T en fait nettement moins. Mais il continue de photographier des clichés un peu trop sombres, particulièrement la nuit.

   


Le Oneplus et le Samsung sont deux fort bons appareils photo impossibles à départager. A moins d’être passionné de photo, dans la plupart des cas, leurs images sont comparables à celles des meilleurs mobiles à 800 euros. C’est seulement la nuit qu’ils montrent leurs limites.
Durabilité :
ONEPLUS
Les composants électroniques du Oneplus sont nettement plus rapides que ceux du Samsung. Au quotidien, la différence est difficile à percevoir. Mais dans deux ans, les menus du Samsung commenceront probablement à montrer quelques signes de ralentissement. Certains jeux 3D refuseront de tourner en pleine résolution. Le Oneplus ne devrait pas connaître ces soucis.
La batterie de ces mobiles n’est, hélas, pas amovible. Avec son dos en aluminium, le Oneplus paraît plus robuste que le Samsung, tout de verre vêtu. En revanche, le Samsung est étanche alors que le Oneplus ne l’est pas. Et sa mémoire est extensible par carte mémoire tandis que celle du Oneplus est figée.
Tarif :
MATCH NUL
A 500 euros, tarif en hausse, le rapport qualité prix du Oneplus et du Samsung n’est plus aussi attirant que par le passé. Les mobiles à 200 euros ont beaucoup progressé entre-temps. On peut penser au Huawei P8 lite 2017 :

   


Par rapport aux Oneplus et Samsung, son écran est moins spectaculaire, ses composants électroniques moins durables et sa batterie un peu moins durable, mais l’écart n’est pas spectaculaire, à moins d’être passionné de photo ou de jeux vidéo. Dans 90 % des cas, le Huawei P8 lite 2017 rend un service équivalent pour un prix 60 % inférieur.
En conclusion
Le Oneplus et le Samsung progressent légèrement en qualité photo, leur esthétique est beaucoup plus attirante, dominée par leur spectaculaire écran sans bord. Samsung a eu la bonne idée d’affiner la ligne du A8.
Passée la première impression, au quotidien, ces mobiles se montrent à peine plus utiles que les modèles qu’ils remplacent. Leur confort en main, lui, régresse, précisément à cause de leur écran spectaculaire. Face aux mobiles à 200 €, l’écart se réduit.
Faut-il choisir le Oneplus ou le Samsung ? Sur le papier, ils font quasiment match nul. Mais leur personnalité est assez différente.
Optez pour le Samsung si :
Vous aimez les beaux objets ;Vous n’avez pas une main de basketteur ;Vos journées sont longues et mouvementées.
Optez pour le Oneplus si : 
Vous jouez beaucoup et vous regardez des vidéos ;Vous tenez à ce que votre mobile réagisse à toute vitesse ;Vous avez peur de casser votre smartphone.




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L’histoire de la petite reine et les coulisses de Lactalis : nos idées de replays

Chaque samedi, « La Matinale du Monde » vous propose des programmes à voir ou à écouter en différé.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 07h01
   





                        



   


LES CHOIX DE LA MATINALE
La bicyclette : une passion française ; la série britannique « Grand Designs » et un « Cash investigation » consacré au premier groupe laitier en France. Voilà notre sélection hebdomadaire de replays.
« La Reine bicyclette », une passion française

Drôle, instructive et riche de nombreuses archives filmées, dont certaines ­datent du début du XXe siècle, voici l’histoire d’une passion française : la bicyclette. Dès son apparition, aux alentours des années 1890, elle est présentée comme un bienfait social. D’abord réservée aux classes aisées, elle se démocratise, permet aux femmes de se déplacer, aux ouvriers d’aller au turbin. Mais, très vite, à Paris – où vélos, calèches, omnibus, charrettes et piétons se disputent l’espace public –, la cohabitation se révèle difficile.
Après une dizaine d’années de bagarre, le vélo et l’automobile vont finir par chasser des rues le cheval et le piéton. Au début des années 1910, la bicyclette devient un outil banal de la vie quotidienne. Dans les années 1920, la vente par correspondance (avec notamment le catalogue Manufrance) permet à tout le pays, même dans les coins les plus reculés, de s’offrir un vélo. Et plus tard, les premiers congés payés vont en faire un symbole de liberté.
Précieux outil de ravitaillement pour les citadins durant l’Occupation, il perd cependant du terrain après-guerre. En cause : la bagnole et les deux-roues motorisés. Mais en 1973, le choc pétrolier redonne de l’espoir aux amateurs de la petite reine. En 1974, la ville de La Rochelle met gratuitement à disposition de la population 300 vélos jaunes en libre-service. Suivront Strasbourg, Lyon, Paris. Symbole de la modernité à ses débuts, la bicyclette devient – ironie de l’histoire – celui d’une contre-modernité nécessaire. Alain Constant
La Reine bicyclette : l’histoire des Français à vélo, de Laurent Védrine (Fr., 2013, 55 min). Sur LCP.
« Grand Designs », chantiers en folie

« Grand Designs », l’un des programmes les plus appréciés de la chaîne britannique Channel 4, a connu à ce jour dix-sept saisons. Décorateur de théâtre de formation, Kevin McCloud la présente depuis ses débuts avec un enthousiasme communicatif doublé d’un humour savamment dosé, parfois sarcastique – en un mot : British. Cette série repose sur la même dramaturgie : McCLoud suit la restructuration ou la construction d’une maison, du début à la fin du projet. Tout finit en général bien, mais que de catastrophes évitées dont la description par le menu tient le spectateur en haleine.
Les situations sont-elles absolument réelles ou légèrement noircies ? Il semblerait, comme le montre le numéro de la maison flottante au bord de la Tamise (saison 12, ép. 7) – remarquable emboîtement d’un cube bétonné flottant dans une cuve également bétonnée –, que, parfois, les choses ne puissent être terminées à temps pour la diffusion…
Chaque épisode de « Grand Designs » fait aussi le portrait d’une relation de couple, parfois mise à mal par les hauts et les bas particulièrement capricants que connaissent les chantiers domestiques – ceux qui sont passés par là le savent : dépassements de budget, retards, affaires au garde-meuble… Renaud Machart
Grand Designs, de Kevin McCloud. Saisons 11 et 12 (GB, 2011-2012,16 × 40 min). Sur Netflix.
Les vaches à traire de l’industrie laitière

C’est l’histoire d’un paradoxe. Celui d’un secteur d’activité évalué à 27 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France, qui pourtant ne rapporte rien à ceux qui en sont la source. En octobre 2016 déjà, France 2 avait consacré un numéro d’« Envoyé spécial » à l’industrie laitière, qui se concentrait principalement sur la mobilisation des éleveurs laitiers contre Lactalis. En cause, les cours intenables imposés par le numéro un mondial aux producteurs.
Où passe l’argent de la production ? C’est à cette question, cette fois, qu’a tenté de répondre Jean-Baptiste Renaud pour « Cash investigation ». Le journaliste a enquêté pendant un an sur le secteur laitier, notamment sur Lactalis – au cœur de l’actualité avec le scandale des laits infantiles contaminés par des salmonelles –, réputé faire partie des groupes qui paient le moins bien les agriculteurs. Loin des reportages cousus de fil blanc sur la énième manifestation d’agriculteurs mécontents, le magazine s’attache à comprendre pourquoi, dans un secteur où tout va bien pour les industriels, les agriculteurs survivent à peine. Si la réputation de Lactalis n’est plus à faire, la partie consacrée à Sodiaal, maison mère de Yoplait et Candia, elle, est plus surprenante. Mathieu Ait Lachkar
Produits laitiers : où va l’argent du beurre ?, de Jean-Baptiste Renaud (Fr., 2017, 140 min). Sur France.tv



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.
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Abandon de l’aéroport de NDDL, Macron à Calais : l’actualité de la semaine à retenir

Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 09h57
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes officiellement abandonné
Après plus de cinquante ans de blocage, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mercredi la fin du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Le plan proposé par le gouvernement consiste à agrandir l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique ainsi qu’à moderniser celui de Rennes Saint-Jacques pour absorber la hausse du nombre de voyageurs.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : un atterrissage maîtrisé



Sur la ZAD (pour « zone d’aménagement différé » ou « zone à défendre », pour les militants anti-aéroports), la nouvelle a été accueillie avec joie. Mais le soulagement pourrait être de courte durée, car Edouard Philippe a aussi annoncé, pour le printemps, l’expulsion de la ZAD afin que les terres « retrouvent leur vocation agricole », bien que les « zadistes » aient déjà lancé de longue date des projets de ce type.
Immigration : Emmanuel Macron à Calais
A l’occasion de son premier déplacement à Calais en tant que chef de l’Etat, Emmanuel Macron a prévenu, mardi, que la France ne laisserait pas s’installer une nouvelle « jungle », alors qu’entre 300 et 600 migrants sont toujours présents à Calais dans l’espoir de passer la frontière avec l’Angleterre. Jeudi, Emmanuel Macron et la première ministre britannique Theresa May ont par ailleurs réaffirmé l’importance de la coopération entre les deux pays. Londres a annoncé être prête à augmenter sa participation à la gestion des frontières côté français de la Manche.
Vendredi, le Défenseur des droits a recommandé le retrait de la circulaire sur l’hébergement d’urgence, qui organise le tri des personnes hébergées en fonction de leur situation administrative. Jacques Toubon estime que cette circulaire « se heurte aux principes fondateurs de l’hébergement d’urgence » en organisant « un traitement différencié ».

Ce déplacement intervient plusieurs jours après la présentation du projet de loi asile-immigration, vivement critiqué par les associations concernées. La veille de la venue de M. Macron, des associations ont déposé plainte contre X pour « destruction et dégradation » de biens leur appartenant. Elles ont réuni une série de témoignages racontant comment les biens appartenant aux quelques centaines de migrants qui errent dans le Calaisis et tentent de franchir la frontière sont confisqués et détruits.
Le mensonge au centre de la stratégie du Front national à la présidentielle
« La stratégie du mensonge », titrait Le Monde au lendemain du débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. Cette « une » visait directement l’attitude de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron.
Huit mois plus tard, une série d’enquêtes publiées par BuzzFeed News à partir de documents de travail utilisés par les équipes du Front national achève de démontrer que cette stratégie ne s’est pas limitée aux derniers instants de la campagne.
« Shutdown » de l’Etat fédéral aux Etats-Unis
Faute de compromis budgétaire, le « shutdown » est entré en vigueur aux Etats-Unis, vendredi 19 janvier à minuit. Les sénateurs ne sont pas parvenus à trouver un accord : les républicains, majoritaires avec 51 sièges, n’ont obtenu que 50 voix, loin des 60 – sur 100 – nécessaires pour une extension de quatre semaines, jusqu’au 16 février, du budget fédéral.
La Maison Blanche, qui fête également samedi la première année de la présidence de Donald Trump, a accusé les démocrates de prendre les Américains « en otages » alors que la majorité d’entre eux exigeaient, en échange d’un accord sur le budget, l’ajout d’un statut définitif pour les sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis et privés en septembre de la protection décrétée par l’administration de Barack Obama.

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Affaire Ferrand : le parquet national financier ouvre une information judiciaire
Le parquet national financier (PNF) a ouvert une information judiciaire dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, pour « prise illégale d’intérêts », à la suite de la plainte déposée en novembre 2017 par l’association Anticor contre l’ancien ministre Richard Ferrand, selon une information du Canard enchaîné, dont Le Monde a eu confirmation mardi 16 janvier. Le juge d’instruction désigné pour enquêter est le doyen des juges d’instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke.
Violences sexuelles : vingt-cinq ans d’accusations contre Woody Allen
Depuis vingt-cinq ans, des accusations d’agressions sexuelles planent sur le réalisateur américain Woody Allen, portées par sa fille adoptive, Dylan Farrow. Ces derniers jours, plusieurs actrices et acteurs ont dénoncé publiquement le cinéaste, déclarant regretter d’avoir travaillé avec lui.
Favoritisme à l’INA : Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis
Le jugement est lourd : l’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, Mathieu Gallet, a été condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, lundi 15 janvier. L’actuel président de Radio France était jugé pour « favoritisme », soupçonné d’avoir commandé environ 400 000 euros de prestations à deux sociétés de conseil sans avoir respecté les règles des marchés publics lorsqu’il présidait l’INA.
La Cour des comptes alerte sur le coût du Grand Paris Express
La Cour des comptes dresse un constat alarmant sur le Grand Paris Express — le nouveau réseau de lignes de métro automatiques prévu pour désengorger le réseau actuel — dans un rapport paru 17 janvier. Il évoque la dérive continuelle des coûts, émet de sérieux doutes sur le respect des échéances olympiques de 2024, et souligne le risque pour les finances publiques à court et à moyen terme.
Et aussi
Entreprise. PSA : les syndicats favorables à un projet de rupture conventionnelle collective.Lactalis. Des perquisitions ont eu lieu mercredi au siège social et dans l’usine de Craon (Mayenne) dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte après la découverte de lots de lait infantile contaminés.Transports. L’exécutif veut faciliter la mise en place de péages urbains.Justice. La Haute Autorité pour la transparence saisit la justice sur le patrimoine de David Douillet.Bioéthique. Quels seront les thèmes débattus dans votre région ?Maison Blanche. Donald Trump a passé un test cognitif, démentant les rumeurs sur sa santé mentale.Climat. Vague de démissions au sein du conseil des parcs nationaux aux Etats-Unis.Catalogne. Le principal parti nationaliste a reçu 6,6 millions d’euros de financements illégaux.Turquie. Prison ferme pour cinq journalistes.Danemark. 1 004 Danois âgés de quinze à une vingtaine d’années, dont 80 % sont des garçons, sont visés par une enquête pour distribution de pédopornographieHarcèlement sexuel. L’acteur Timothée Chalamet fait don du salaire qu’il a perçu pour le dernier Woody Allen.Gymnastique. Le sport à l’épreuve d’un scandale d’agressions sexuelles.JO. Les deux Corées formeront une équipe commune de hockey et défileront ensemble.Rugby. Mathieu Bastareaud suspendu trois matchs pour injure homophobe.Point météo. De combien d’heures de soleil avez-vous été privés par rapport à la normale, en décembre 2017 ?
Disparition
Dolores O’Riordan. L’interprète et autrice du tube Zombies, en 1994, du groupe irlandais The Cranberries, est morte subitement le 15 janvier dans sa chambre d’hôtel londonienne, où elle se trouvait pour une session d’enregistrement en studio. Elle était connue pour ses prises de position très conservatrices concernant les droits des femmes ou la peine de mort.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Ces profils, associés à une agence considérée comme une « usine à trolls » proche du Kremlin, portent à 3 814 le nombre de comptes suspendus pour un rôle suspect dans la campagne présidentielle américaine.
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Soupçons d’ingérence russe : Twitter a fermé 1 000 nouveaux comptes

Ces profils, associés à une agence considérée comme une « usine à trolls » proche du Kremlin, portent à 3 814 le nombre de comptes suspendus pour un rôle suspect dans la campagne présidentielle américaine.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 02h22
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 11h54
   





                        



   


Plus de mille nouveaux comptes Twitter douteux liés à une agence de propagande numérique installée en Russie, soupçonnée d’avoir voulu influencer la campagne électorale américaine de 2016, ont été fermés, a annoncé vendredi 19 janvier le réseau social.

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Dans le détail, il s’agit de 1 062 profils associés à l’Internet Research Agency (IRA), considérée comme une « usine à trolls » proche du Kremlin – 3 814 comptes suspects ont été fermés au total. Pendant la campagne, 175 993 tweets ont été publiés.
« Conformément à notre volonté de transparence, nous envoyons des e-mails à 677 775 personnes aux Etats-Unis, ayant suivi un de ces comptes, ou ayant retweeté ou “aimé” l’un de leurs messages pendant la période électorale [de 2016]. »
Twitter – comme Facebook et Google – a été sommé par des parlementaires américains de rendre publiques ses investigations sur la présence de contenus problématiques liés à la Russie autour de la présidentielle. Le réseau social a également fait savoir qu’il avait identifié 13 512 comptes de plus ayant créé des contenus automatiques, portant le total de comptes de ce type à 50 258.

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Twitter, Facebook et Google sont sous le feu des critiques depuis plusieurs mois, accusés d’avoir malgré eux servis de plate-forme à une propagande venue de Russie. Les accusations d’ingérence pleuvent contre le Kremlin depuis plus d’un an, entre hackers, « trolls » et médias sous contrôle. Des allégations rejetées en bloc par Moscou.



                            


                        

                        

