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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les critères ont dû être élaborés par les facs en quelques semaines, alors que les candidats pourront, dès lundi, commencer à inscrire leurs vœux d’orientation sur Parcoursup.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/01/2018
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Comment les universités vont trier les lycéens

Les critères ont dû être élaborés par les facs en quelques semaines, alors que les candidats pourront, dès lundi, commencer à inscrire leurs vœux d’orientation sur Parcoursup.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 17h41
    |

            Séverin Graveleau et 
Camille Stromboni








                        



   


Quels seront les véritables critères à l’entrée des licences universitaires ? Alors que les lycéens peuvent, à compter du 22 janvier, commencer à inscrire leurs vœux d’orientation sur Parcoursup, la nouvelle plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur, ils sont nombreux – ainsi que leurs parents – à se poser la question. Voire à s’inquiéter.
En décembre 2017, ils ont pu découvrir les compétences désormais attendues dans chaque discipline : « aptitude à la logique » en droit, « compétences scientifiques » en physique, « bon niveau rédactionnel » en lettres, etc. Reste maintenant à savoir comment ces formations vérifieront, en coulisses, que les bacheliers possèdent bien ces « attendus ».
Car avec la réforme en cours d’examen au Parlement, qui modifie les règles d’admission à l’université, toutes les formations vont désormais classer l’ensemble des candidats à partir de leurs dossiers. Un classement qui doit permettre de les départager, dans le cas où les capacités d’accueil d’une formation sont atteintes, remplaçant ainsi le tirage au sort pratiqué jusque-là.
Notes, appréciations, lettre de motivation, avis du conseil de classe de terminale, activités extrascolaires… Pour effectuer ce classement sensible, les universitaires ont travaillé, en quelques semaines seulement, sur ces critères généraux qu’ils comptent utiliser, afin de les faire remonter au ministère de l’enseignement supérieur dès le 17 janvier. Mais selon les disciplines et les universités, les formules envisagées pour trier les dossiers à partir de ces éléments varient fortement.

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Un même modèle dans toutes les facs pour les Staps
Ainsi, dans la filière des sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps), particulièrement sous pression depuis plusieurs années, le modèle a été pensé depuis plus de six mois. Chacune des compétences demandées (scientifique, littéraire, sportive, engagement associatif) sera évaluée sur 30 points, prévoient les doyens de cette discipline, à partir des notes obtenues en mathématiques, physique, français, philosophie ainsi que grâce à divers justificatifs d’activités extrascolaires (BAFA, inscription dans un club sportif, attestation d’un niveau sportif, etc.).

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« Avec l’avis du conseil de classe, que l’on transformera aussi en une note sur 30 points, cela fera un total sur 150 points, qui permettra de classer tous les candidats », décrit Didier Delignières, à la tête de la conférence de doyens. Situation sans doute exceptionnelle : ce modèle devrait être appliqué de la même manière dans toutes les facs du territoire.
Si les Staps en sont déjà à la formule mathématique et à l’algorithme pour classer les futurs candidats, d’autres filières ont pour l’instant simplement validé les pièces qui seront prises en compte pour évaluer chaque attendu. Ainsi en droit à l’université Paris-Descartes, les notes de 1re et terminale en mathématiques, histoire-géographie, philosophie, ou encore sciences économiques et sciences sociales, seront utilisées pour évaluer cette « aptitude à la logique » des candidats, ainsi que le classement de chaque élève dans sa classe, et l’avis du conseil de classe.
Les bulletins, critère incontournable
Notes de physique ou de maths dans les filières scientifiques, notes de français et d’histoire-géographie dans les sciences humaines et sociales… De manière générale, les bulletins des lycéens apparaissent comme un critère incontournable. La raison en est simple : ils sont facilement quantifiables. « Nous nous attendons, dans certaines licences, à 15 000 vœux de candidats : il va être impossible d’avoir un examen approfondi de chaque dossier, souligne Olivier Oudar, vice-président de la commission de la formation et de la vie universitaire à l’université Paris-XIII. Les notes permettront d’en trier automatiquement une grande partie, pour ensuite regarder finement un plus petit nombre de dossiers. »
Quelque 3 millions d’euros sont promis par le ministère pour financer l’examen des dossiers, somme qui peut paraître limitée au vu de la masse de vœux attendue (les 800 000 candidats pourront chacun faire dix vœux).
Autre question qui fâche : la filière de bac pourra-t-elle avoir un impact sur le classement de l’élève ?
Même dans les filières moins en tension, où un tri automatisé semble moins nécessaire, les notes auront toutes leur importance, d’après les universitaires contactés par Le Monde. Un scénario que la FAGE, premier syndicat étudiant favorable à la réforme, voit se profiler avec angoisse. « Une note ne permet pas d’évaluer une compétence », dénonce Jimmy Losfeld, son président, qui appelle à ce que les autres pièces du dossier (appréciations des enseignants, avis du conseil de classe, lettre de motivation…) soient également prises en compte.
De fait, si l’avis du conseil de classe doit lui aussi être largement utilisé, car il peut être facilement quantifié (les mentions « favorable », « non favorable »… pouvant être transformées en nombre de points), la lettre de motivation, de même que les appréciations des enseignants, devraient plutôt être examinées à la marge, pour départager les candidats ex aequo par exemple. Il faudra, de toutes façons, « faire attention aux biais de cette lettre, prévient Pierre-Yves Gilles, président de la Conférence de doyens d’arts, lettres, langues et sciences humaines et sociales. On n’aura aucune certitude sur qui l’a rédigée : parents, enseignants, lycéens ».

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Consignes peu claires
Dans les facultés, la réflexion se poursuit pour affiner la méthode de classement qui sera appliquée, avec encore de nombreux doutes sur ce qui sera autorisé. Entre les discours du ministère, des recteurs, des présidents d’université… les consignes ne sont pas toujours claires. Ce qui crée « une sacrée pagaille », selon les mots employés par plusieurs universitaires.
« Nous recevons parfois des informations très contradictoires, rapporte ainsi Alain Tallon, à la tête de la faculté des lettres de Sorbonne université [Paris-Sorbonne et UPMC]. On nous disait, par exemple, au départ, qu’on pourrait fixer comme critère une fourchette de notes dans laquelle le candidat devrait se situer. Finalement, on nous dit que non. »
La fac de lettres parisienne – qui s’attend à recevoir au moins 40 000 dossiers ! – a décidé de ne pas faire apparaître sur Parcoursup le détail des critères qu’elle envisage d’appliquer pour chacun de ses 56 parcours de formation, afin de se laisser le temps de les élaborer précisément, et éviter d’aboutir à « une usine à gaz ». Ils figureront, à terme, sur son propre site Internet, avec des conseils précis aux candidats.
Autre question qui fâche : la filière de bac pourra-t-elle avoir un impact sur le classement de l’élève ? Plusieurs licences ont fait remonter au ministère, d’après les documents que Le Monde s’est procurés, cette exigence, tel un bac S exigé pour entrer dans une licence de biologie francilienne. Pourtant, les rectorats répètent dans de nombreuses académies que cela serait totalement interdit.
Néanmoins, si le critère n’est pas affiché tel quel sur la plate-forme Parcoursup, plusieurs formations envisagent tout de même de le prendre en compte. « Bien sûr que nous accorderons plus d’importance à un 15/20 en maths en terminale S qu’un 15/20 en filière littéraire », confirme tout simplement Yves Bertrand, à la tête de la conférence des doyens de sciences. « De toute façon, Parcoursup nous permet d’extraire, dans un fichier Excel, la liste des candidats et celle de leurs caractéristiques afin d’effectuer le classement », lâche un autre universitaire, sous-entendant que les formations auront, dans les faits, une grande marge de liberté.

Un comité scientifique et éthique  pour chapeauter Parcoursup
Le comité scientifique et éthique de la plate-forme Parcoursup sera présidé par l’avocate, ancienne ministre et déontologue de l’Assemblée nationale, Noëlle Lenoir. Cette instance avait été créée en septembre 2017 à la suite de la mise en demeure de la Commission nationale de l’informatique et des libertés sur le manque de transparence de la précédente plate-forme Admission post bac (APB). Ce comité regroupera des personnalités scientifiques variées : chercheurs, sociologues, économistes, etc. Ilsera chargé de « s’assurer au quotidien du respect par la plate-forme des principes juridiques et éthiques qui la fondent, de vérifier son bon fonctionnement et d’évaluer son impact pour proposer des améliorations », avait détaillé la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, le 14 janvier dans Le JDD.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Ce résultat permet un début de sortie de crise en Allemagne, sans gouvernement depuis les élections législatives de septembre dernier.
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Allemagne : les sociaux-démocrates approuvent le principe d’une coalition avec Merkel

Ce résultat permet un début de sortie de crise en Allemagne, sans gouvernement depuis les élections législatives de septembre dernier.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 16h38
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 18h53
   





                        



   


C’est un début de sortie de crise. Réunis en congrès à Bonn, les délégués sociaux-démocrates allemands (SPD) ont approuvé, dimanche 21 janvier, lors d’un vote à main levée (362 voix pour, 279 contre, soit 56 %), le principe d’une coalition avec Angela Merkel. Ce résultat est une bonne nouvelle pour la chancelière conservatrice, alors que le pays est sans gouvernement depuis les élections législatives de septembre 2017.
Mme Merkel a « salué » dimanche soir ce résultat, tout en notant « que beaucoup de questions doivent encore être résolues (…) il reste beaucoup de travail ». Dès lundi, de premières discussions sur l’ordre du jour doivent avoir lieu.
Le SPD avait signé, le 12 janvier, avec la CDU et la CSU, un premier accord préparatoire en vue d’une nouvelle « grande coalition », comme celle qui a dirigé l’Allemagne ces quatre dernières années. Cet accord a été validé dimanche par les sociaux-démocrates. De nouvelles discussions sur le programme de la coalition devraient débuter la semaine prochaine, mais ce vote était l’étape la plus délicate.

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Lors de son discours, avant le vote dimanche, le chef du SPD Martin Schulz a défendu le projet d’alliance, assurant avoir obtenu des concessions « historiques » qui marqueraient la fin de la politique « d’austérité » en Europe portée par Mme Merkel et du « fantôme du néolibéralisme ».
« La république nous regarde, et je sais que des gens à travers toute l’Europe regardent aujourd’hui le SPD. Nous pouvons vaincre la vague de droite qui frappe l’Europe en formant un gouvernement stable avec un profil social-démocrate », a-t-il lancé, révélant avoir reçu un appel de soutien samedi du président de la République, Emmanuel Macron.

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« Une boucle infinie »
L’opposition face à cette grande coalition a été forte au sein du SPD. Ces militants qui se retrouvent sous la bannière #NoGroKo du chef des jeunes du parti, Kevin Kühnert, estiment que trop de concessions ont été faites aux conservateurs lors des pourparlers préliminaires de janvier, notamment sur la fiscalité, la santé et l’immigration.
« La grande coalition, ce n’est pas un choix (…), à chaque fois on se dit “on n’a pas envie, mais on est obligé”. C’est une boucle infinie dans laquelle nous sommes depuis des années et qu’il faut briser », a martelé M. Kühnert dimanche.
Le vote de dimanche ne signifie pas que l’Allemagne sera dirigée comme en 2005-2009 et 2013-2017 par une grande coalition. En effet, le résultat des négociations à venir sera soumis à un vote des 440 000 militants sociaux-démocrates. Or la base du parti est divisée sur l’opportunité de gouverner de nouveau sous la houlette de la chancelière, au pouvoir depuis 12 ans.
Bonne nouvelle pour les partenaires de l’Allemagne
La décision du SPD de dimanche reste un soulagement pour les partenaires européens de l’Allemagne, la France en tête. Après le Brexit et la poussée de l’extrême droite et des anti-européens un peu partout en Europe, Emmanuel Macron a fait une série de propositions, tout comme le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, pour combattre le désamour des citoyens. Sans l’Allemagne ces ambitions seront difficiles à concrétiser.
« Très bonne nouvelle pour une Europe plus unie, plus forte et plus démocratique ! », a réagi sur Twitter Martin Selmayr, le chef de cabinet allemand de M. Juncker. Le commissaire aux affaires économiques, le Français Pierre Moscovici a salué pour sa part, « le sens des responsabilités du SPD ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’OL, une des rares équipes à poser régulièrement des problèmes à Paris, reçoit le leader en clôture de la 22e journée.
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Ligue 1 : Lyon, une ville qui réussit mal au PSG

L’OL, une des rares équipes à poser régulièrement des problèmes à Paris, reçoit le leader en clôture de la 22e journée.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 18h35
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Le Paris Saint-Germain, promis à son cinquième titre de champion de Ligue 1 en six saisons, retrouve son dauphin au classement, l’Olympique Lyonnais, lors du choc de la 22e journée, dimanche 21 janvier.
A domicile, les Lyonnais espéreront troubler la marche parisienne. En cas de victoire, ils reviendraient à huit points de leurs adversaires du jour. Un écart toujours important, mais pas insurmontable pour la deuxième partie de saison, d’autant que Paris devra gérer son parcours en Ligue des champions.
Pour cela, les Lyonnais vont devoir faire ce que trois équipes seulement – Montpellier, Marseille et Strasbourg – ont réussi depuis le début de la saison : prendre des points contre Paris.
A ce petit jeu-là, les hommes de Bruno Génésio sont généralement efficaces. Depuis leur rachat par le fonds souverain Qatar Investment Authority en mai 2011, les Parisiens n’ont pris que huit points à Lyon, en six déplacements (deux victoires, deux nuls et deux défaites), et ne s’y sont jamais imposés par plus d’un but d’écart. Sur ces rencontres, Lyon peut d’ailleurs s’estimer malheureux à deux ou trois reprises.
En 2012, Guillaume Hoarau était allé chercher le point du match nul au bout du temps additionnel (4-4) ;En 2015, Zlatan Ibrahimovic avait bénéficié d’un penalty à retirer après un premier arrêt d’Anthony Lopes (1-1), parce que le portier lyonnais s’était avancé avant la frappe (une attitude pourtant rarement sanctionnée) ;En 2016, les Lyonnais pouvaient regretter leurs nombreuses occasions gâchées quand Paris avait su profiter de ses rares bons moments en seconde période pour arracher la victoire (2-1) dans les dix dernières minutes.
En moyenne, Paris n’a fait pire que contre cinq équipes en championnat, et le nombre de matchs joués ne permet pas souvent pas à ces performances d’être représentatives.
« Des matchs compliqués »
« On a toujours des difficultés à jouer à Gerland et maintenant au Groupama Stadium », reconnaît le défenseur parisien Marquinhos lorsqu’on lui parle de l’OL. 
« Ce sont à chaque fois des matchs compliqués. Ils arrivent à nous imposer un rythme de jeu très soutenu. Ce ne sera pas facile. Il faudra vraiment attaquer le match à 100 % et rester concentré pour ramener la victoire. »
« Dimanche, ce sera comme un “derby”, et ce sera difficile aussi pour Paris », ajoute dans les colonnes du Progrès Fernando Marçal, le défenseur lyonnais
« Chez nous, on doit montrer qu’on est les patrons. Ce qu’on veut, c’est gagner, mais si l’on y arrive, on pourra encore jouer le titre, on aura toujours cette possibilité ».
Les rencontres passées ne permettent certes pas de prédire comment un match va se dérouler, mais elles permettent de constater des tendances : Lyon est une des rares équipes à poser régulièrement des problèmes à un PSG habitué à se comporter comme l’ogre du championnat. Dans ce contexte, le forfait de Neymar Jr. pour une douleur à la cuisse droite est encore plus dommageable pour le club parisien.

        Notre portrait :
         

          Javier Pastore, l’artiste incompris du PSG



Le PSG tout de même pourra compter sur le retour de Javier Pastore dans le groupe, et trouver, lui aussi, dans les chiffres des raisons d’espérer. Sur les dix dernières rencontres toutes compétitions confondues entre les deux clubs, les Parisiens se sont imposés à huit reprises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le mouvement #metoo, loin d’imposer la chasteté générale, favorise la liberté sexuelle, estime Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/01/2018
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Les hommes féministes sont-ils de meilleurs partenaires sexuels ?


                      Le mouvement #metoo, loin d’imposer la chasteté générale, favorise la liberté sexuelle, estime Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale ».



Le Monde
 |    21.01.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 16h43
    |

                            Maïa Mazaurette








   


L’inquiétude court parmi les adversaires du #metoo : les féministes vont détruire la séduction, la bonne entente sociale, le sexe, et le climat aussi, tant qu’à faire. Le postulat est intéressant : il implique que ces activistes, dont les avancées ont considérablement facilité la liberté sexuelle, aient subitement changé leur sécateur d’épaule afin de pourrir leur existence personnelle et limiter leurs propres libertés. Faute de tomber la culotte, voilà qui constituerait un intéressant retournement de veste. Et de paradigme.
Reprenons donc les choses calmement. Le féminisme peut-il sauver le sexe ? Personne ne contestera que le sexisme malveillant ne s’intéresse pas au bien-être des femmes. Ses supporteurs se contenteront d’une sexualité phallocentrée égoïste, sans chichis (« La beauté est un truc de nana ») et probablement sans plaisir (« Les gonzesses n’en valent pas la peine »). Cette misogynie brutale déteste les femmes sexuellement compétentes, culpabilise les séductrices et menace la sécurité de toutes : bienvenue au bagne. S’il fallait trouver un avantage au machisme, ces hommes tendent à avoir plus de partenaires sexuelles. Mais moins d’intimité, et des relations antagonistes.
Sauf que, en 2018, les sexistes malveillants se planquent, dans des grottes, et apparemment sur Twitter. Le misogyne lambda, disponible au café du commerce, défend plutôt le bon sens de papi : la complémentarité naturelle des genres, fixée dans l’ADN – le fameux chromosome du tutu rose. Comme plus personne n’oserait annoncer en public « Les femmes sont des êtres inférieurs », nous nous coltinons la version light : « Les femmes sont plus faibles que les hommes, mais tellement courageuses/matures/belles/intuitives, notamment quand elles portent un tutu rose. »

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Ce sexisme bienveillant place les femmes sur un piédestal, leur accorde des traitements de faveur, revendique son paternalisme et ses comportements chevaleresques. Or quelle femme ne voudrait pas profiter d’un amant totalement dévoué à son plaisir ? Le souci, c’est qu’en jouant les descentes de lit imprimées léopard, le vassal impose une division des tâches sexuelles qui va considérablement amputer le Kama-sutra : homme actif, femme passive, homme chargé du plaisir, femme chargée du désir, adieu veaux, vaches, cochons, adieu aussi jeux de rôles, transgressions, BDSM, pénétrations prostatiques, sex-toys, etc. L’heureuse élue sera priée non seulement d’être parfaite en toutes circonstances (le fameux missionnaire sans transpiration), ce qui interdit la perte de contrôle, mais elle devra aussi ne jamais exprimer ses préférences (« Les mots du sexe sont sales dans la bouche d’une femme en tutu rose ») parce que le paladin est un homme, donc il sait. Pire encore : le sexisme bienveillant empêche les femmes de donner du plaisir aux hommes. Elles sont réduites à un réceptacle. Adoré, certes. Mais ennuyé.
Débarrassées de l’obligation de jouer un rôle
Reste les hommes féministes. Remarque préliminaire : un homme capable d’une telle revendication, même en 2018, a du courage. Or sous la couette, ça n’est pas complètement anodin : la confiance en soi limite les accidents d’impuissance (ce sont les hommes les plus machos qui ont le plus de pannes). Savoir contester les normes sociales étend évidemment les possibilités sexuelles. Un allié de la cause sera débarrassé de toutes sortes de croyances incapacitantes : « Les femmes sont compliquées » (pas vraiment, quand on s’intéresse à leur corps), « les femmes ont forcément moins de désir » (pas vraiment, quand on fait un effort), « le rapport s’arrête après l’éjaculation » (car comme chacun sait, la Terre cesse instantanément de tourner une fois la sainte semence répandue).
En prenant en charge sa part des tâches domestiques (pour rappel, la moitié, c’est 50 %), l’homme féministe laisse plus de temps à sa compagne pour les acrobaties nocturnes, et la met de meilleure humeur (Journal of Family Psychology, 2016 ; seules les anciennes études montrent qu’une répartition traditionnelle des corvées aboutit à des relations sexuelles plus fréquentes. Les temps ont changé. Et de toute façon, la fréquence ne garantit pas la satisfaction).
Avec 200 millions de femmes excisées dans le monde selon l’Unicef, il faut une solide dose de mauvaise foi pour accuser la libération des femmes (qui lutte contre l’excision) de vouloir dynamiter nos samedis soir
Les possibilités d’échange de savoirs sont également multipliées : débarrassée du devoir de jouer les oies blanches, la partenaire d’un féministe s’exprimera plus librement, sans craindre de blesser, et pourra proposer des jeux moins phallocentrés. Ses demandes seront écoutées, et cette bienveillance se répercutera sur des aspects bien concrets de l’intimité : la prise en compte des insécurités, des complexes, des limites. Les hommes féministes créent un climat sécure, où les femmes ne sont ni culpabilisées pour leur désir ni menacées dans leur plaisir. C’est-à-dire qu’elles sont enfin débarrassées de l’obligation de toujours jouer un rôle (goodbye simulation !). Or, que se passe-t-il quand on laisse de la place au désir et au plaisir ? Comme toute tache d’encre qui se respecte, ils s’étendent.
Erosion rapide de la stigmatisation liée au féminisme
Enfin, que dire des femmes féministes elles-mêmes ? Mal baisées, mal baisantes, comme le veut l’adage ? Pas quand on demande aux spécialistes ! Selon une étude de Rudman, L.A. & Phelan (« Sex Roles », 2007), leurs partenaires masculins trouveront aux côtés de ces terribles marâtres… des relations plus stables et un meilleur épanouissement sexuel. Constat identique chez Bay-Chang et Zucker (Psychology of Women Quarterly, 2007) : les femmes féministes sont plus érotophiles que les autres, c’est-à-dire qu’elles sont plus ouvertes sexuellement, plus en contrôle de leur contraception, et qu’elles disposent de plus de connaissances sexuelles.

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                Le grand remplacement des humains par des sextoys est-il en cours ?



Au cas où vous voudriez un dessin, ce sont de meilleurs coups. Par ailleurs, le mouvement sex-positif, avec son infini champ des possibles, sa tolérance, son ludisme revendiqué, est depuis les années 1980 inextricablement lié au féminisme : on parle de féminisme « pro-sexe » ou « sex-radical ».
Si vous ajoutez à ces super-pouvoirs une érosion rapide de la stigmatisation liée au féminisme (Beyoncé, Emma Watson, Eva Longoria, Barbra Streisand, mais aussi Daniel Radcliffe, Will Smith ou Barack Obama ont toutes et tous rejoint le mouvement), l’homme contemporain ne risque plus grand-chose à faire partie des alliés – au contraire.
Enfin, rappelons que si nous continuons d’entendre sporadiquement que le féminisme castre les hommes et que le mouvement #metoo veut imposer la chasteté générale (aucun de ces deux événements ne s’étant produit, à ma connaissance, mais on peut discuter), il faut dire, et redire, que la misogynie castre des femmes à tour de bras, et pas de manière figurative. Avec 200 millions de femmes excisées dans le monde selon l’Unicef, potentiellement privées à tout jamais de leur potentiel de plaisir, il faut une solide dose de mauvaise foi pour accuser la libération des femmes (qui lutte contre l’excision) de vouloir dynamiter nos samedis soir.
Ce sont les porcs qui ruinent le sexe, pas celles qui les balancent.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Son nom restera associé à son projet de réforme de l’université, retiré après trois semaines de manifestations et la mort tragique de l’étudiant Malik Oussekine.
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Mort de l’ancien ministre Alain Devaquet, au cœur du mouvement étudiant de 1986

Son nom restera associé à son projet de réforme de l’université, retiré après trois semaines de manifestations et la mort tragique de l’étudiant Malik Oussekine.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 16h42
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            Luc Cédelle








                        



                                


                            

Les photos de 1986, son année maudite, montrent un jeune ministre affable, concentré, tirant sur sa pipe jusqu’à y paraître accroché. Ceux qui l’ont rencontré, collègues, journalistes ou même opposants, décrivent un homme sympathique, foncièrement modéré, ouvert au dialogue, sensible au doute, un peu égaré en politique. Celle-ci a été amère pour Alain Devaquet, dont la mort, vendredi 19 janvier à l’âge de 75 ans, à l’hôpital Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne), a été annoncée dimanche par sa famille.
« Je préfère me taire »
Son nom restera associé à son projet de réforme de l’université, retiré après trois semaines de manifestations et la mort tragique d’un étudiant âgé de 22 ans, Malik Oussekine, le 6 décembre 1986. « Je préfère me taire, répondait-il à ce sujet un an après, quelle que soit la sincérité que je peux mettre dans mon propos, les mots apparaîtront certainement maladroits et, dirais-je, convenus. Mais j’y pense. »
Né le 4 octobre 1942 à Raon-l’Etape (Vosges) dans une famille catholique, fils et petit-fils de boulangers, Alain Devaquet est d’abord un excellent élève qui, à 15 ans, entre à l’école normale d’instituteurs de Nancy. Vite, il vise les grandes écoles parisiennes. A 20 ans, il est reçu major à l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, puis enchaîne l’agrégation de physique, un doctorat en sciences, un premier poste au CNRS et deux séjours universitaires aux Etats-Unis et au Canada. A 31 ans, spécialisé dans la chimie, il est maître de conférence à Paris-VI et à Polytechnique.
Fervent gaulliste
Mais le jeune universitaire, motivé par les enjeux internationaux de la recherche, est aussi un fervent gaulliste : il adhère, en 1977, au RPR (Rassemblement pour la République) de Jacques Chirac, dont il devient le conseiller personnel sur les questions énergétiques. Celui-ci va lui ouvrir un parcours politique qui démarre en trombe : élu député du 11e arrondissement de Paris aux législatives...




                        

                        


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Mort de Paul Bocuse, négociations en Allemagne, combats en Syrie… Les infos à retenir du week-end

Vous n’avez rien suivi de l’actualité ces deux derniers jours ? Petite séance de rattrapage avec les informations de ces deux derniers jours à retenir.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 18h08
   





                        


Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les informations principales à retenir des samedi 20 et dimanche 21 janvier.
Le chef Paul Bocuse, infatigable héraut du prestige tricolore, est mort 

   


« Pape de la gastronomie française », « primat des gueules » ou simplement « M. Paul ». Le grand chef français Paul Bocuse, infatigable héraut du prestige tricolore et de sa propre renommée, est mort dans son sommeil, samedi à l’âge de 91 ans.
Celui qui fut élu « cuisinier du siècle » s’est éteint dans sa célèbre auberge de Collonges-au-Mont-d’Or, près de la capitale des Gaules. Il était atteint depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson.
Allemagne : les sociaux-démocrates approuvent le principe d’une coalition avec Merkel

   


Vers une sortie de crise en Allemagne ? Réunis en congrès à Bonn, les délégués sociaux-démocrates (SPD) ont approuvé, dimanche, lors d’un vote à main levée, le principe d’une coalition avec Angela Merkel. Ce résultat est une bonne nouvelle pour la chancelière conservatrice dans un pays qui est sans gouvernement depuis les élections législatives de septembre dernier.
Mais l’opposition face à cette grande coalition a été forte au sein du SPD. Ces militants qui se retrouvent sous la bannière #NoGroKo du chef des jeunes du parti, Kevin Kühnert, estiment que trop de concessions ont été faites aux conservateurs lors des pourparlers préliminaires de janvier, notamment sur la fiscalité, la santé et l’immigration.
L’armée turque poursuit son offensive dans l’enclave kurde d’Afrin, en Syrie

   


Le premier ministre turc, Binali Yildirim, a annoncé dimanche que des soldats turcs ont pénétré dans Afrin, enclave kurde située au nord de la Syrie et contrôlée par le Parti de l’Union démocratique (PYD). Cette milice, majoritaire dans l’alliance entre combattants kurdes et syriens des Forces démocratiques syriennes (FDS), est considérée comme « terroriste » par Ankara.
La Turquie les considère en effet comme l’extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation politco-militaire autonomiste et révolutionnaire qui lui livre une guerre de guérilla depuis 1984 dans le sud-est de la Turquie. Dans un discours à Bursa dimanche, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a dit espérer que cette opération se termine « en très peu de temps ».
Prisons : les syndicats rejettent le projet d’accord, de nouveaux débrayages prévus 

   


La crise se poursuit dans les prisons françaises. Les surveillants ont rejeté, samedi, un projet d’accord négocié avec le gouvernement et appelé à un « blocage total » des établissements, dès lundi à 6 heures. Ce projet d’accord prévoyait notamment :
la création de 1 100 emplois de surveillant sur quatre ans, « dont une première tranche de 100 emplois dès 2018 » ;des mesures pour améliorer la sécurité des gardiens ;un régime de détention spécifique pour les « détenus terroristes et radicalisés ».
Pour la CGT-Pénitentiaire cette proposition est « bien en deçà des attentes des collègues mobilisés, notamment en termes de reconnaissance et d’attractivité de (ses) missions de service public (indemnité et statut) et de l’insuffisance de création de postes proposés ».
Le français Hedi Slimane nommé directeur artistique de Céline 

   


Le styliste français Hedi Slimane a été nommé directeur de la création artistique et de l’image de la maison de luxe Céline, a annoncé dimanche le groupe LVMH, qui détient la marque parisienne depuis 1996.
Hedi Slimane, 49 ans, qui a auparavant été responsable de la création chez Yves Saint Laurent entre 2012 et 2016, « dirigera à partir du mois de février l’ensemble des collections de la maison [Céline] qu’il étendra à la mode masculine, à la couture et aux parfums », précise le communiqué. Jusqu’à présent la maison Céline ne présentait pas de collection masculine.
Le week-end sportif :
Euro 2018 de handball. Les Experts se rapprochent des demi-finales 
Coupe d’Europe de rugby. Toulon, le Racing et Clermont, qualifiés pour les quarts de finale. Montpellier est éliminé
Ligue 1. Javier Pastore, l’artiste incompris du PSG qui affronte Lyon dimanche soir



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Cette région située à la frontière entre la Turquie et la Syrie est dominée par la milice kurde du Parti de l’Union démocratique, considéré comme « terroriste » par Ankara.
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Syrie : l’armée turque poursuit son offensive dans l’enclave kurde d’Afrin

Cette région située à la frontière entre la Turquie et la Syrie est dominée par la milice kurde du Parti de l’Union démocratique, considéré comme « terroriste » par Ankara.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 16h19
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


L’armée turque a poursuivi, dimanche 21 janvier, son offensive terrestre sur l’enclave d’Afrin, tenue par les Kurdes syriens du Parti de l’Union démocratique (PYD) au nord ouest de la Syrie. La Turquie considère que le PYD et son bras armé, les « unités de défense du peuple » (YPG), sont une menace à sa sécurité en raison de leur proximité avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre les forces turques.
Les YPG coopèrent cependant aussi avec la coalition arabo-occidentale au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS), servant de fer de lance à la lutte contre les djihadistes de l’Etat islamique.
Selon l’agence officielle Anadolu, des supplétifs syriens formés par l’armée turque ont pénétré sur cinq kilomètres dans l’enclave. Le premier ministre Binali Yildirim a indiqué dimanche à la chaîne de télévision Habertürk qu’Ankara cherchait à créer une zone de sécurité d’une profondeur de trente kilomètres en territoire syrien.
« Corridor kurde »
Dans une note publiée sur son compte Twitter, le cabinet du premier ministre explique en douze points le pourquoi de l’opération. Il s’agit, entre autres, de faire en sorte d’éviter que la Turquie « ne perde son contact géographique avec le monde arabe ». Sur 911 kilomètres de frontière avec la Syrie, 600 sont tenus par les Kurdes syriens du PYD. La principale crainte des Turcs est de voir, à l’Est, la région d’Afrin et celle de Kobané former une continuité territoriale avec le Rojava, soit les terres conquises par les Kurdes au nord-est de la Syrie, et achever ainsi le « corridor kurde ». A l’Ouest, les Kurdes pourraient « gagner la Méditerranée », dit la note.

        Lire aussi :
         

                Dans le nord de la Syrie, le « laboratoire » kurde



Selon des plans révélés l’avant-veille par le journal pro-gouvernemental Yeni Safak, l’état-major turc a opté pour une attaque « en tenaille » sur l’enclave, encerclée par l’armée turque au nord, par des éléments de l’Armée syrienne libre (ASL) formés par les Turcs à l’ouest et par l’armée turque implantée à Idlib, plus au sud. Par ailleurs, l’aviation turque basée à Incirlik, au sud du pays, et à Diyarbakir, au sud-est, mène des bombardements intensifs sur l’enclave.
Appelée « Rameau d’olivier », l’offensive, dirigée par le général Metin Temel, le chef de la seconde armée, est aussi menée depuis Azaz, la ville syrienne sous contrôle turc à l’est d’Afrin. 5 000 hommes de l’ASL sont aux avant-postes de l’opération qui vise en priorité les aérodromes de Tel Riffat et de Mannagh. Dans une déclaration, les rebelles de l’ASL ont assuré dimanche matin avoir pris le village de Shankal, au nord de l’enclave. Les forces kurdes démentent. Leurs unités ont tiré plusieurs roquettes sur Reyhanli, la ville turque de la région du Hatay de l’autre côté de la frontière. Une personne a été tuée et 32 blessés ont été admis à l’hôpital de Reyhanli selon le maire de la ville, Hüseyin Sanverdi.

   


La France « attentive »
« Au deuxième jour, l’opération Rameau d’olivier continue de garantir la paix et la sécurité de notre peuple, de protéger l’intégrité territoriale de la Syrie et d’éliminer les éléments terroristes dans la région », a écrit Ibrahim Kalin, le porte-parole de la présidence turque, sur son compte Twitter. Ankara souhaite « que ses alliés soutiennent son combat contre le terrorisme sous toutes ses formes ». Il s’agit d’une réponse au ministère français des affaires étrangères qui a appelé Ankara à « agir avec retenue ». « La France est attentive à la sécurité de la Turquie, de son territoire et de ses frontières », dit un communiqué du Quai d’Orsay.
Le ministre français des affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, qui s’est entretenu dimanche matin par téléphone avec son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu, a demandé une réunion du Conseil de sécurité afin d’« évaluer les risques humanitaires ». Epargnée jusqu’ici par la guerre et les destructions, la région d’Afrin héberge 800 000 personnes, en majorité des civils, dont beaucoup sont des déplacés venus des autres régions de Syrie.
En interne, la nouvelle de l’offensive n’a guère suscité de critiques. « Nous sommes avec notre armée héroïque ! », a déclaré Kemal Kiliçdaroglu, le secrétaire général du Parti républicain du peuple (CHP), le principal parti d’opposition.
Seul le parti pro-kurde de la Démocratie des peuples (HDP), dont les leaders sont en prison depuis plus d’un an, a appelé ses partisans à manifester à Istanbul et à Diyarbakir. Dimanche après-midi à Kadiköy, sur la rive asiatique du Bosphore, les forces de police étaient plus nombreuses que les manifestants.
Le président Recep Tayyip Erdogan a mis en garde, dimanche, ceux qui seraient tentés de manifester, leur assurant qu’ils « paieraient un prix très élevé ». « Le HDP appelle mes frères kurdes à manifester. Jusqu’ici, très peu sont sortis dans la rue », a-t-il renchéri lors d’un discours tenu devant les militantes de son parti de la Justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) à Bursa, au sud de la mer de Marmara. « C’est une lutte nationale et nous écraserons quiconque s’y oppose », a-t-il menacé. Le but de la Turquie, a-t-il finalement révélé, « est de favoriser le retour chez eux de trois millions de réfugiés syriens ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Menée par quatre assaillants pendant douze longues heures, l’attaque a fait dix-huit morts, dont quatorze étrangers.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/01/2018
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Afghanistan : dix-huit personnes sont mortes lors de l’attaque d’un hôtel de luxe à Kaboul

Menée par quatre assaillants pendant douze longues heures, l’attaque a fait dix-huit morts, dont quatorze étrangers.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 18h48
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 16h27
   





                        



   


L’attaque d’un hôtel de luxe de Kaboul a pris fin dimanche 21 janvier au matin, après douze heures de résistance de la part du commando armé qui avait fait irruption samedi soir en tirant à vue sur les clients et le personnel. L’opération, qui a été revendiquée par les talibans dimanche, a fait 18 morts dont 14 étrangers selon le porte-parole du ministère de l’intérieur Najib Danish.
Selon une source de sécurité, le dernier membre du commando s’était retranché « dans une grande chambre avec des otages, afghans et étrangers » qu’il menaçait de tuer. Avant d’être abattu. « On l’entend crier aux otages qu’il les tuera tous s’il ne peut pas s’en sortir », précisait cette source, illustrant ainsi la terreur qui a régné toute la nuit dans l’établissement, l’Intercontinental de Kaboul, propriété de l’Etat afghan et non de la chaîne internationale éponyme.
« Nous sommes cachés dans nos chambres »
Le commando s’était introduit dans l’hôtel samedi peu après 21 heures, heure locale (18 h 30, heure française), déclenchant une explosion avant d’ouvrir le feu au hasard. Un journaliste de la chaîne de télévision locale Tolo News, qui se trouvait sur les lieux, a rapporté sur Twitter que les agresseurs ont d’abord abattu les gardes de sécurité postés à l’entrée du complexe.
« Quatre assaillants sont à l’intérieur du bâtiment, ils tirent sur les clients », avait annoncé un responsable de la Direction nationale de la sécurité (NDS), les services de renseignements afghans. L’électricité a été coupée dans le quartier et l’hôtel, situé sur une colline de l’ouest de Kaboul, plongé dans l’obscurité toute la nuit à l’exception de hautes flammes qui s’échappaient du toit, en raison d’un incendie déclenché par les assaillants.
« Je peux entendre des coups de feu qui semblent provenir du premier étage, mais je ne sais pas où ils sont. Nous sommes cachés dans nos chambres. Faites que les secours arrivent vite », a supplié un client retranché au 3e étage, joint au téléphone par l’Agence France-Presse, sous couvert de l’anonymat.
Gardes inexpérimentés
Au cours de la nuit, les forces spéciales épaulées par des forces de l’OTAN ont repris progressivement le contrôle des étages. Plusieurs fortes explosions ont été entendues peu après 4 h 30, heure locale (1 heure, heure française) après une relative accalmie. Puis le jour s’est levé sur la façade en partie noircie du bâtiment. Alors qu’une fumée noire s’échappait du sixième et dernier étage peu après 8 heures, heure locale (4 h 30, heure française) dimanche, des hommes ont tenté de s’enfuir par un balcon au moyen de draps noués. L’un d’eux a lâché prise, en direct à la télévision.
Un comptable de l’hôtel qui a pu s’échapper grâce à sa bonne connaissance des lieux a affirmé que « les gardes se sont sauvés sans combattre, ils n’ont pas riposté, ils n’avaient aucune expérience ».
Le porte-parole du ministère de l’intérieur a confirmé qu’une nouvelle compagnie privée avait pris début janvier en charge la sécurité de l’hôtel, « nous enquêtons pour comprendre par où sont entrés les assaillants ».
21 morts dans une attaque en 2011
L’hôtel, l’un des deux cinq étoiles de la capitale, ouvert en septembre 1969, a été la cible d’une précédente attaque en juin 2011. Egalement revendiquée par les talibans, elle avait fait 21 morts. Les neuf assaillants avaient été abattus après l’intervention des forces spéciales afghanes appuyées par les hélicoptères de l’OTAN, pour mettre fin à la tuerie. Depuis, l’hôtel avait renforcé la surveillance. Mais une journaliste de l’AFP a constaté samedi matin que la fouille au corps, à l’entrée même du bâtiment, pouvait être aisément contournée en sautant les barrières.
Des mises en garde précises avaient été lancées depuis 48 heures concernant le risque d’attaques contre des lieux fréquentés par les étrangers. Ce qui avait conduit l’ONU et certaines ambassades à décréter l’état d’alerte. Cette attaque survient cinq jours après la visite d’une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies à Kaboul, qui a donné lieu vendredi à une réunion de haut niveau au siège de l’ONU à New York.



                            


                        

                        


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Sept choses à savoir sur Paul Bocuse, le pape de la gastronomie lyonnaise et hexagonale

Le « cuisinier du siècle » est devenu une icône internationale en assumant sa mégalomanie, son génie du commerce et de la gourmandise.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 15h46
    |

                            Le Monde.fr (avec Stéphane Davet)








                        



   


Le grand chef français Paul Bocuse, infatigable héraut du prestige tricolore et de sa propre renommée, est mort dans son sommeil, samedi 20 janvier à l’âge de 91 ans.

        Lire :
         

          Le chef Paul Bocuse, infatigable héraut du prestige tricolore, est mort



Un fils et petit-fils de cuisinier
Paul Bocuse appartient à une dynastie de cuisiniers qui remonte jusqu’au XVIIIe siècle. Son grand-père paternel était propriétaire du Restaurant Bocuse, à Collonges-au-Mont-d’Or, à 7 km de Lyon, quand ses grands-parents maternels tenaient l’Hôtel du Pont, situé à 400 m du précédent. En 1936, son père rachète ce dernier à ses beaux-parents, et le rebaptise Auberge du Pont. C’est dans cet établissement à la façade verte et rose, en bord de rivière, à Collonges-au-Mont-d’Or, qu’il est né le 11 février 1926, dans la même chambre qu’il habita jusqu’à sa mort.
Plus ancien « trois étoilé » du monde
En 1961, Paul Bocuse décroche le titre prestigieux de Meilleur ouvrier de France. L’année suivante, il obtient sa deuxième étoile, avant qu’une troisième ne le consacre en 1965 avec des classiques comme le jambon cuit au foin, la poularde en vessie, le rouget poché au pistou.
Ambassadeur de la « Nouvelle Cuisine »
Dans Paul Bocuse, le feu sacré (éd. Glénat, 2005), « Monsieur Paul » se définissait comme « un adepte de la cuisine traditionnelle », qui « aime le beurre, la crème, le vin », et pas « les petits pois coupés en quatre ». « Oui, sûrement, ma cuisine est ringarde », admettait ce bon vivant qui se régalait de « plats simples » comme le pot-au-feu ou le bœuf bourguignon.
Henri Gault et Christian Millau, qui viennent, à l’orée des années 1970, de fonder un magazine et un guide culinaire qui deviendra une référence, écriront à propos de Bocuse, après avoir goûté à sa simple salade de haricots verts al dente : « La Nouvelle Cuisine existe, je l’ai rencontrée. »
« Cuisinier du siècle »
Elu « cuisinier du siècle » en 1989 par le Gault & Millau, puis sacré « chef du siècle » en 2011 par le prestigieux Culinary Institute of America (CIA), Bocuse aura ouvert de nouveaux horizons à la gastronomie française, érigeant son nom en marque.
On afflue du monde entier pour déguster sa « poularde demi-deuil », son « gratin de queues d’écrevisses », ou sa « soupe VGE » aux truffes noires, un consommé à la truffe surmonté d’un dôme de pâte feuilletée, créé en 1975 pour la remise de sa Légion d’honneur à l’Elysée.
A la tête d’un empire 
Grâce à une vingtaine de restaurants en France et à l’étranger, une résidence hôtelière, l’exploitation de produits dérivés… Pauls Bocuse bâti un empire générant plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.
En 1970, il lance l’association de la Grande Cuisine française, regroupant 14 membres. Elle attire de gros contrats (Air France, Servair…) et initie des voyages dans le monde entier, notamment au Japon, où la « bande à Bocuse » plante le drapeau tricolore en VRP de l’excellence française.
Personnage surdimensionné
Assumant de façon truculente sa mégalomanie, le chef a toujours géré sa notoriété avec le même allant : « On me reproche de prendre des poses à la César, mais ça c’est le théâtre, se défendait-il dans le numéro du mensuel Gault & Millau de janvier 1981. En fait, je suis très timide. Je ne sais jamais où mettre mes mains. Sauf avec les femmes. »
Polygame assumé
En 2005, il révèle dans Paul Bocuse, le feu sacré, (Glénat) écrit avec Eve-Marie Zizza-Lalu, qu’il mène une vie de polygame assumé. Trois femmes ont partagé sa vie. Raymonde, épousée en 1946, qui donne naissance en 1947 à leur fille Françoise, est Mme Bocuse, régnant depuis toujours sur la maison étoilée. Raymone Carlut, une ancienne directrice de clinique, lui donne ensuite un fils, Jérôme, reconnu par son père à ses 18 ans. Enfin Patricia Zizza, rencontrée dans les années 1970, est devenue son attachée de presse, fondatrice avec lui de la société Produits Paul Bocuse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Pour justifier son choix, qui suscite nombre de critiques, le premier ministre avance les « faiblesses structurelles » du modèle économique du projet.
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La France retire sa candidature à l’Exposition universelle 2025

Pour justifier son choix, qui suscite nombre de critiques, le premier ministre avance les « faiblesses structurelles » du modèle économique du projet.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 04h18
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 10h25
   





                        


« J’ai décidé de ne pas donner suite à la candidature de la France à l’Exposition universelle, qui sera retirée. » C’est ce qu’a annoncé le premier ministre, Edouard Philippe, samedi 20 janvier, dans une lettre officielle révélée par Le Journal du dimanche (JDD).
Le chef du gouvernement évoque notamment les « faiblesses structurelles » du modèle économique du projet et précise que, dans le contexte de « redressement de nos finances publiques », il refuse de « grever l’avenir (…) d’engagements supplémentaires non maîtrisés ».

        Lire aussi :
         

                Pour l’expo universelle, « les élus doivent s’entendre, même s’ils ne sont pas du même bord »



Selon le JDD, la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse et le président du comité de candidature, Jean-Christophe Fromantin, ont également été informés samedi de la décision. « Je ne me retrouve pas dans cette France qui renonce, qui recule ou qui s’excuse », a réagi sur Twitter M. Fromantin.

Je ne me retrouve pas dans cette France qui renonce, qui recule ou qui s'excuse ... RV lundi https://t.co/aeYM94fK7q— JCFromantin (@J-C Fromantin)


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« Alors que nous pouvions, après le rugby en 2023 et les JO en 2024, recevoir le monde avec l’Expo universelle en 2025, cette décision est incompréhensible », a tweeté le vice-président du comité d’organisation, Luc Carvounas.

Alors que nous pouvions après le rugby en 2023 et les JO en 2024 recevoir le monde avec l’expo universelle en 2025,… https://t.co/KMz73gFzVL— luccarvounas (@Luc Carvounas)


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Un risque pour les finances publiques
Dans sa lettre adressée à Pascal Lamy, ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce, Edouard Philippe estime que les engagements qu’il avait demandés fin septembre 2017 concernant la « solidité du dispositif opérationnel proposé par la France » ne sont pas tenus.
La candidature française, bâtie autour du pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay, au sud de la capitale, a été déposée fin septembre auprès du Bureau international des expositions (BIE). Pour le premier ministre, le projet français n’a pas les moyens de se redresser dans « le délai qui nous sépare de la visite de la commission d’enquête du BIE », prévue à la mi-mars.

        Lire aussi :
         

                Exposition universelle 2025 : Paris tergiverse



Il relève également que « la marge d’aléas » du projet « ne permet pas d’absorber certaines hypothèses de fréquentations défavorables ». Les scénarios envisagés tablaient sur une fréquentation comprise entre 35 et 40 millions de visiteurs, avec une hypothèse haute à 65 millions. Mais une fréquentation comparable à celle de l’Exposition universelle qui s’est tenue à Milan en 2015 (environ 20 millions de visiteurs) entraînerait une chute des recettes (de 1,3 milliard à 455 millions d’euros), ce qui représente un risque pour les finances publiques, selon Matignon. Edouard Philippe a mis enfin en avant le manque de partenaires privés prêts à s’engager.
Le retrait de la France laisse la voie libre aux trois autres pays candidats pour accueillir l’Exposition de 2025 : la Russie (Ekaterinbourg), le Japon (Osaka) et l’Azerbaïdjan (Bakou). Le choix du pays hôte doit être annoncé le 15 novembre. L’Exposition universelle doit se tenir du 1er mai au 31 octobre 2025.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Dans les salles d’entraînement, CrossFit, boxe thaïe et autres activités extrêmes sont à la mode, traduisant un besoin de repousser ses limites.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/01/2018
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Le sport extrême, un moyen de se surpasser


                      Dans les salles d’entraînement, CrossFit, boxe thaïe et autres activités extrêmes sont à la mode, traduisant un besoin de repousser ses limites.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 13h34
    |

                            François Rousseaux








                              

                        

C’est une ligne sur son CV, et bien plus dans sa vie. Aurore Meynot, cadre de 37 ans et mère de deux enfants, monte sur le ring cinq fois par semaine à La Salle de Sport dans le quartier de la Madeleine, à Paris. Elle a choisi la boxe thaïe, où il est permis de frapper avec les poings, les genoux, les coudes, les tibias, et d’envoyer son partenaire au sol après un corps-à-corps. « Je voulais un sport qui me fasse transpirer, qui me régule », ­explique-t-elle, en nage, après la séance. Comme elle recherche « la rudesse », elle préfère, en dépit de son petit gabarit – 1,65 m, 46 kg –, combattre « avec un homme plutôt qu’une femme, parce qu’il n’y a pas de retenue ». La semaine d’avant, elle a pris des coups qui lui ont « fait voir des papillons », elle a saigné du nez, mais elle s’en moque. « Je suis sans filet, je suis dans la prise de risque. Je préfère être dans le moment intense et dans le plaisir. » A l’entendre, la pratique va bien au-delà du ring. « La boxe m’a appris à mieux appréhender le stress, les situations d’opposition lors d’une négociation houleuse avec un client ou lorsqu’il faut dire quelque chose à son boss. »
« L’injonction de vivre intensément »
Comme elle, des centaines de milliers de Français optent pour un sport à haute intensité, option adrénaline au maximum. La Salle de Sport, nouveau temple parisien de la sueur, a remplacé en juillet 2017 la Pinacothèque, place de la Madeleine. D’immenses espaces y sont aujourd’hui destinés à la boxe (française, anglaise ou thaïe), au CrossFit ou à l’indoor cycling (vélo en salle). « Des activités très individualistes, avec l’idée que l’on est en construction. La nécessité du temps court, d’une pratique très efficace, c’est très contemporain, c’est l’injonction de vivre intensément », analyse Loïc ­Artiaga, historien et maître de conférences à l’université de Limoges.
« La zone rouge, c’est celle où tu ne serais jamais...



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ La directrice générale de l’ex-GDF Suez, seule femme à la tête d’un groupe du CAC 40, devra accepter la nomination d’un nouveau président à la place de Gérard Mestrallet, dont le mandat s’achève en mai.
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Engie : Isabelle Kocher ne sera pas présidente

La directrice générale de l’ex-GDF Suez, seule femme à la tête d’un groupe du CAC 40, devra accepter la nomination d’un nouveau président à la place de Gérard Mestrallet, dont le mandat s’achève en mai.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 18h32
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Après des mois de valse-hésitation, l’Etat a finalement annoncé officiellement sa position : Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, n’occupera pas la fonction de présidente du groupe. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, l’a confirmé dimanche sur BFM TV, après la publication d’informations allant dans ce sens dans le Journal du Dimanche.
Pour comprendre cette décision, il faut remonter à l’arrivée au poste de directrice générale d’Isabelle Kocher en 2016. A l’époque Gérard Mestrallet, patron du groupe et artisan de la fusion GDF Suez, pousse cette normalienne, ingénieure des mines, à la tête du groupe, avec la volonté affichée de lui laisser les rênes à son départ, au printemps 2018.
Climat électrique
Mais les relations entre les deux dirigeants se tendent rapidement. Isabelle Kocher engage l’ancien géant gazier dans une transition à marche rapide : elle transforme les instances dirigeantes, vend pour 15 milliards d’actifs et engage Engie à devenir d’abord un groupe de services énergétiques, tourné vers le numérique et les énergies renouvelables. Une orientation qui n’est pas toujours populaire en interne, notamment auprès des anciens de Gaz de France, qui lui reprochent d’abandonner les métiers du gaz, pourtant au cœur du modèle économique du groupe.
Depuis plusieurs semaines, Gérard Mestrallet et ses proches ne cachent pas leur volonté de voir Isabelle Kocher chaperonnée par un président.
Macron tranchera sur le nom
« Il se trouve que le conseil d’administration d’Engie a décidé de dissocier les fonctions de président du conseil d’administration (de celle) de directeur général, respectons les choix de la gouvernance », a fait savoir dimanche le ministre de l’économie Bruno Le Maire. Il a affirmé que la dirigeante avait fait un « très bon travail à la tête d’Engie » et avait « la confiance de l’Etat ».
Dimanche, la dirigeante d’Engie a pris acte de cette dissociation : « Si un président nous rejoint et que, parce qu’il est complémentaire, parce qu’il est convaincu du projet, il nous aide à l’accélérer, je suis ravie, » a-t-elle déclaré au Grand Rendez-vous, sur CNews et Europe 1. Elle a également salué le travail de Gérard Mestrallet à la tête du groupe.
En interne les choses sont un peu plus complexes : l’Etat est actionnaire d’Engie à 24 % et compte cinq membres sur 19 au conseil d’administration. Selon plusieurs sources proches du dossier, la décision sur la succession de Gérard Mestrallet sera prise par Emmanuel Macron, et l’orientation donnée par l’exécutif devrait être suivie sans difficulté par les autres membres du conseil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Dans le cadre du projet européen « Les nouveaux arrivants », « Le Monde » suit un groupe de réfugiés installés à Vichy. Durant un an, nous racontons l’intégration de ces hommes originaires du Soudan et d’Erythrée.
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Ali, hier universitaire au Soudan, aujourd’hui réfugié et bénévole au Secours catholique

Dans le cadre du projet européen « Les nouveaux arrivants », « Le Monde » suit un groupe de réfugiés installés à Vichy. Durant un an, nous racontons l’intégration de ces hommes originaires du Soudan et d’Erythrée.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 18h15
    |

                            Emile Costard (Vichy, envoyé spécial)








                        



   


« Bonjour Ali ! » « Salut camarade ! », répond Ali à chaque poignée de mains. Dans les locaux du Secours catholique de Vichy, les bénévoles se saluent avant de s’activer. Il est 13 h 30 et bientôt les bénéficiaires passeront la grande porte bleue de l’association pour venir acheter des vêtements, des jouets ou de la vaisselle. Tout doit être prêt pour les accueillir en cette période de fêtes.
Depuis cinq mois, Ali, Soudanais de 30 ans, fait du bénévolat dans l’association créée en 1946 par l’abbé Jean Rodhain. Au Secours catholique, il aide et se sent utile. « C’est très important d’avoir des bénévoles jeunes et arabophones », confirme Jacques Dhaussy, 70 ans, bénévole à l’accueil de l’association.
Ici, Ali observe cette partie de la société française qui est invisible :
« La France est un pays riche, je n’imaginais pas qu’il puisse y avoir autant de gens en difficulté. En venant ici chaque semaine, j’observe un petit bout de la société française, j’analyse les relations entre les gens, je me sociabilise et je perfectionne mon français. »
Ali est arrivé en France en 2015, par les mêmes routes migratoires que des milliers de ses compatriotes. La Libye, la Méditerranée, l’Italie puis la France. A Paris, il squatte quelques mois le lycée Jean-Quarré, avec des centaines de Soudanais, avant d’être transféré dans le centre d’orientation de Varennes-sur-Allier. Depuis 2016 et l’obtention de son statut de réfugié, il vit dans un studio du centre-ville de Vichy et tente de se construire un chez-soi.
« Au Soudan, j’avais des problèmes politiques avec le régime d’Al-Bachir. Il y a eu plusieurs événements qui ont mis ma vie en danger. J’ai tout laissé pour sauver ma peau. L’histoire est longue, triste et tragique. Maintenant je suis à Vichy et je poursuis mon chemin. »

   


Assis sur son canapé rouge, chez lui, une tasse de café à la main, Ali replonge dans ses souvenirs. Il parle de l’université, de ses engagements politiques et associatifs, de son master en sociologie et du poste d’assistant professeur à l’université de Khartoum qu’il occupait avant de fuir son pays. Ali est un intellectuel. Sur une petite commode trône un exemplaire de La Misère du monde, un ouvrage sociologique réalisé sous la direction de Pierre Bourdieu.
Il raconte son quotidien, les cours de français, les matchs de foot avec l’équipe de réfugiés de Vichy dont il est l’entraîneur. Il parle de ses lectures, des textes de Victor Hugo et de la Révolution française. Il évoque les difficultés qu’il a pu rencontrer avec l’administration et analyse les lourdeurs bureautiques en citant le sociologue allemand Max Weber.
« J’avais des idées communistes »
Ali souligne à plusieurs reprises son attachement à la notion de séparation de l’Eglise et de l’Etat, « car le système politique en place aujourd’hui au Soudan gouverne depuis vingt-neuf ans au nom de la religion, ment au nom de la religion, tue au nom de la religion ». Soudain, sa voix s’enroue et ses mains s’agrippent. Ali raconte les terribles interrogatoires des services de renseignement soudanais. La torture.
« J’avais des idées communistes… A l’université, je parlais librement devant les étudiants. En 2010, j’avais aussi dénoncé des fraudes dans un bureau de vote où j’étais observateur. J’étais dans le collimateur. »
Un jour, alors qu’il rend visite à sa famille dans sa région natale d’Um Rawaba, qui connaît des troubles, Ali est arrêté à un barrage et accusé de faire partie des forces d’opposition qui déstabilisent la région. Un procès expéditif devant un tribunal militaire le condamne à mort. Ali est réveillé en pleine nuit, embarqué par des militaires qui le poussent dans une voiture : direction le peloton d’exécution.
« On a roulé, roulé, quand soudain les militaires se sont mis à parler d’une embuscade sur la route. Ils ont commencé à accélérer, on roulait très vite. Tout à coup, il y a eu des tirs et on a percuté un obstacle. C’était un arbre sur le bas-côté. Le choc a été tellement violent que j’en ai eu la jambe fracturée, mais j’ai réussi à m’extirper du véhicule et à m’échapper. J’ai pu ramper jusqu’à un cours d’eau, j’ai traversé à la nage et je me suis évanoui. »
Quand il reprend connaissance, un paysan de la région est en train de le soigner. L’homme lui jure qu’il n’a rien à craindre, qu’il ne lui posera aucune question et lui demande s’il souhaite appeler un membre de sa famille.
« J’ai décidé de contacter un oncle car je craignais que mes proches soient sur écoute. Mon oncle m’a dit que je devais partir au plus vite en Libye. Il m’a assuré une somme d’argent importante et il a contacté un passeur. Je ne peux pas décrire la tristesse dans laquelle j’étais. Je pensais à ma mère, j’imaginais la peine que je lui causais. Mais je n’avais pas le choix si je voulais vivre. Alors je suis parti avec un conducteur à la frontière libyenne. »

   


De son passé, il ne lui reste que des souvenirs et une douleur à la jambe qui ne veut pas finir. Alors c’est derrière une petite table d’écriture qu’il soigne ses blessures psychiques.
« J’écris tous les jours, j’y trouve de la sérénité, je n’ai rien de mieux dans cette vie que l’écriture. »
Ses rêves ? Pouvoir retourner un jour au Soudan et valider une thèse de sociologie. Pour Ali, « la vie n’est pas un paradis mais un long militantisme ».
Interprète : Adel Al-Kordi



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le Racing 92, La Rochelle, Clermont et Toulon seront à ce stade de la compétition.
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Coupe d’Europe de rugby : avec le Racing et La Rochelle, quatre clubs français en quarts

Le Racing 92, La Rochelle, Clermont et Toulon seront à ce stade de la compétition.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 16h18
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 18h22
   





                        



   


Le Racing 92 et La Rochelle se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe d’Europe, portant à quatre le nombre de clubs français à ce stade de la compétition.
Le Racing doit sa qualification à sa victoire sur le terrain de Leicester (23-20), dimanche 21 janvier. Les finalistes en 2016 l’ont emporté sur une pénalité de Maxime Machenaud à 5 minutes de la fin. En tête de la poule 4 avec 19 points en attendant, ils sont au moins assurés de décrocher un des trois billets de meilleurs deuxièmes synonymes de qualification.
La Rochelle, qualifiée pour la première fois de son histoire, a battu les Anglais des Harlequins (16-7). Le Stade Rochelais a terminé en tête de la poule 1 aux dépens des Irlandais de l’Ulster.

   


Ils rejoignent Clermont et Toulon, qui ont respectivement battu les Gallois des Ospreys (24-7) et perdu face aux Scarlets (27-30). Grâce à un point de bonus défensif, les Toulonnais sont sortis de leur groupe. L’ASM, finaliste à trois reprises (2013, 2015 et 2017), jouera les quarts pour la neuvième fois et le RCT, triple vainqueur (2013 à 2015), pour la 7e.
Le Montpellier de Vern Cotter est, en revanche, éliminé après sa défaite à domicile (14-23) face aux Irlandais du Leinster. Et ceci malgré les nouveaux investissements consentis à l’intersaison par son propriétaire Mohed Altrad.
Dans les matchs restants, Castres jouera contre Munster sans qu’il n’y ait d’enjeu pour eux puisque la victoire du Racing les a automatiquement éliminés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le Français a devancé le Norvégien Boe lors de la dernière sortie avant les Jeux de Pyeongchang.
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Biathlon : Fourcade remporte la mass start, 3 semaines avant les JO

Le Français a devancé le Norvégien Boe lors de la dernière sortie avant les Jeux de Pyeongchang.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 16h38
   





                        



   


Dans ce qui était sa dernière sortie avant les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, Martin Fourcade s’est imposé lors de la mass start d’Antholz-Anterselva, dimanche 21 janvier.
Il a devancé son éternel rival norvégien Johannes Boe, qui finit 6e après avoir remporté lors des épreuves de sprint et poursuite. Pour Fourcade, il s’agit de la 6e victoire de la saison, et la 69e de sa carrière. Il creuse aussi un peu plus son avance en tête du classement général de la Coupe du monde de biathlon.

Martin Fourcade revient sur sa course #lequipeBIATHLON https://t.co/VGPGltS7Ry— lachainelequipe (@la chaine L'ÉQUIPE)


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Au micro de L’Equipe, il est revenu sur sa course et son état d’esprit alors que se profilent des JO où il sera un des gros favoris :
« Je suis très content ce n’était pas qu’une course avec Johannes, il y avait beaucoup de monde. J’ai fait une course plutôt intelligente en gestion, en en gardant pour le dernier tour au cas où, ça m’a permis de finir tranquillement, j’avais le corps un peu fatigué après 3 semaines de compétition ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Selon des études, les jeunes Américains de la génération « iGen » seraient moins autonomes et davantage sujets au mal-être, voire à la dépression.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/01/2018
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Aux Etats-Unis, la génération iPhone sous haute surveillance


                      Selon des études, les jeunes Américains de la génération « iGen » seraient moins autonomes et davantage sujets au mal-être, voire à la dépression.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 15h53
    |

            Laurent Borredon








                              

                        

Ils sont de l’« iGen », la génération iPhone : « Nés depuis 1995, ils ont grandi avec le téléphone portable, avaient un compte Instagram avant même d’entrer au lycée et n’ont pas le souvenir d’une époque avant Internet. » Dans son livre iGen (Atria Books, 2017, non traduit), la professeure de psychologie à l’université de San Diego Jean Twenge se penche sur les adolescents américains d’aujourd’hui. Et met en garde sur les effets ravageurs des smartphones.
« On aime nos téléphones plus que les vraies gens »
En partant des études régulièrement menées auprès des jeunes aux Etats-Unis – et qui concernent 11 millions de personnes sur plusieurs décennies –, elle a noté un changement brutal en 2011-2012. La date correspond à un autre basculement majeur : la généralisation des smartphones. « Je pense qu’on aime nos téléphones plus que les vraies gens », résume dans le livre Athena, 13 ans. Les élèves en dernière année de lycée passent… six heures par jour sur leur téléphone. Pour ceux en dernière année du collège (correspondant, en termes d’âge, à la 4e en France), c’est cinq heures.

Dans cette génération, qui pourrait être incarnée par l’adolescente surveillée par sa mère par une tablette dans l’épisode « Arkangel », dans la quatrième saison de la série britannique Black Mirror (Netflix), l’indépendance et l’aventure sont singulièrement réduites. En 1999, près de 45 % des élèves de 2de estimaient que leurs parents savaient en permanence où ils étaient, 50 % avec qui. En 2015, on est à plus de 60 % pour « où », 65 % pour « avec qui ».
Même lorsqu’ils entrent à l’université – traditionnellement une deuxième coupure du cordon ombilical, aux Etats-Unis –, note Jean Twenge, « les parents d’étudiants continuent de les traiter comme des enfants ». Attitude qui s’appuie, là encore, sur le téléphone portable : la responsable des nouveaux à l’université Stanford s’étonne de les...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le styliste de 49 ans a auparavant été responsable de la création chez Yves Saint Laurent et de la création homme chez Dior.
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La nomination surprise du Français Hedi Slimane, nouveau directeur artistique de Céline


                      Le styliste de 49 ans a auparavant été responsable de la création chez Yves Saint Laurent et de la création homme chez Dior.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 16h31
    |

                            Carine Bizet








   


La nouvelle est arrivée comme un électrochoc dans un dimanche gris et paresseux de fin de fashion week homme : le Français Hedi Slimane vient d’être nommé directeur de la création artistique et l’image chez Céline. C’est une très grosse surprise dans le milieu de la mode. Depuis des mois, les rumeurs enflaient et annonçaient son arrivée chez Christian Dior, la maison de couture star du groupe LVMH où le créateur avait officié à l’homme, de 2000 à 2007, et inventé une silhouette longiligne sous influence rock, fondatrice pour le style masculin moderne. Ses clichés en noir et blanc (il est également photographe) avaient contribué à imposer son esthétique.
Chez Céline, le départ de Phoebe Philo a été annoncé en décembre 2017. L’Anglaise signera en mars sa dernière collection pour la maison avant de passer les rênes à Hedi Slimane. Arrivée chez Céline en 2008, la créatrice a donné un nouvel élan à la griffe qui appartient à LVMH depuis 1996. Sous sa direction, Céline est devenu synonyme de luxe minimaliste et pointu, le symbole d’une féminité avant-garde et moderne. L’aura de la marque portée par des produits à succès (notamment les sacs aux lignes épurées) et des campagnes publicitaires hors codes (les images de Joan Didion signées de Juergen Teller sont des modèles du genre) en a fait une des signatures les plus désirables du marché. Malgré cela et sa bonne santé économique, Céline est restée une griffe relativement niche à l’échelle de LVMH qui possède des blockbusters comme Louis Vuitton et Christian Dior.
Gestion globale
L’arrivée de Hedi Slimane devrait changer cet état de fait. Autodidacte, précis, organisé, le designer est aussi réputé pour ses qualités artistiques que pour ses capacités à faire exploser les chiffres d’affaires. À la tête de la création chez Yves Saint Laurent de 2012 à 2016, il avait offert à la marque du groupe concurrent Kering une croissance annuelle à deux chiffres.
LVMH lui a offert chez Céline le contrôle global de tous les aspects de la marque, de la création de produits aux campagnes publicitaires en passant par l’architecture des boutiques. Surtout, le créateur français prend la tête du chantier le plus ambitieux que le groupe ait mis sur pieds depuis longtemps. En plus de la mode féminine, il développera de nouveaux départements : la mode homme, la couture et les parfums. Autrement dit, Hedi Slimane a pour mission de faire passer Céline dans la première division des grandes maisons du luxe global. Un défi dont il se réjouit. « Je suis très heureux de retrouver Bernard Arnault et de commencer ce projet holistique pour la maison Céline. Je me réjouis de revenir dans l’univers de la mode et des ateliers de couture », explique-t-il dans le communiqué de sa nomination.
Le designer a toujours voulu obtenir la gestion globale d’une maison et de toutes ses divisions pour mieux harmoniser son image et ses contenus. Cela avait été impossible chez Saint Laurent (dont la partie parfums est gérée par L’Oréal), et cela avait participé à la rupture entre Hedi Slimane et la griffe. Chez Céline, structure de taille plus modeste, la gestion d’un tel portefeuille s’annonce beaucoup plus facile à mettre en place que chez un mastodonte comme Dior.
« Virtuosité esthétique »
Le retour du designer réjouit ses fans et une majorité d’acteurs du milieu de la mode, en recherche de vraie excitation dans un marché où règne une certaine molesse créative. Il fait aussi la fierté de Bernard Arnault, propriétaire resté proche d’un talent qu’il admire et estime ouvertement depuis son époque Dior homme. « Je suis particulièrement heureux que Hedi retrouve le groupe LVMH et prenne les rênes de la maison Céline », déclarait l’homme d’affaires à l’annonce de la nomination. 
« Il est l’un des créateurs les plus talentueux de notre époque. Je l’apprécie et l’admire depuis que j’ai travaillé avec lui chez Dior homme, qu’il a lancé avec le succès que l’on connait dans les années 2000. Son arrivée chez Céline conforte les très grandes ambitions que le groupe LVMH a pour cette maison. Hedi y développera toute sa créativité pour la mode tant féminine que masculine, mais aussi pour la maroquinerie, les accessoires et les parfums. Il en fera, j’en suis certain, l’une des maisons françaises les plus emblématiques. Il nous apportera sa vision globale du monde et sa virtuosité esthétique absolument unique. »
Très attendue, la première collection d’Hedi Slimane chez Céline sera présentée à Paris en septembre, pour la saison printemps-été 2018-2019. Le Céline nouvel ère risque d’occuper une place inédite sur le marché, sur le territoire de Dior, comme sur celui de Saint Laurent qui prospère aujourdhui grâce à une esthétique rock, cousine glamour du style Slimane.
Une chose est sûre : cette arrivée devrait faire bouger les lignes au sein du groupe LVMH, qui semble sur une dynamique de restructuration, mais aussi sur le marché de la mode en général. A suivre.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Après une semaine de tensions, les syndicats de surveillants appellent à un « blocage total » des établissements lundi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/01/2018
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Prisons : les syndicats rejettent le projet d’accord, nouveaux débrayages

Après une semaine de tensions, les syndicats de surveillants appellent à un « blocage total » des établissements lundi.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 20h02
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 18h35
   





                        



   


Le mouvement de colère des gardiens de prisons, lancé lundi après l’agression de surveillants par un détenu djihadiste à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, s’était ralenti samedi pendant une phase de consultation. Il promet désormais de se durcir à nouveau. Les surveillants ont rejeté, samedi 20 janvier, un projet d’accord négocié avec le gouvernement et appelé à un « blocage total » des établissements, dès lundi à 6 heures.
Dimanche, le mouvement se poursuivait comme la veille, au ralenti. Les prisons de Borgo en Corse, où deux surveillants ont été gravement blessés, et celle de Gradignan (Gironde) étaient totalement bloquées, a-t-on indiqué de source syndicale et à la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP). « L’essentiel de la mobilisation se traduit ce matin par des retards de prise de fonction », a-t-on précisé à la DAP.
Le secrétaire général de FO-Pénitentiaire, Emmanuel Baudin, a affirmé qu’il y avait encore dimanche matin « des débrayages dans un grand nombre d’établissements », citant notamment Borgo, Gradignan, Val-de-Rueil (Eure), Saran (Loiret) et l’unité hospitalière psychiatrique de la région de Bordeaux. En revanche, les grandes maisons d’arrêt de la région parisienne, Fleury-Mérogis et Fresnes, n’étaient pas touchées selon des sources syndicales locales.
« Des propositions en deçà des attentes »
L’UFAP-UNSA, majoritaire (40 %), a fait savoir tard dans la soirée qu’après avoir interrogé ses militants, il ne signerait pas le texte. La CGT-Pénitentiaire (environ 15 %) avait déjà annoncé dans l’après-midi qu’elle ne le signerait pas, évoquant des propositions « bien en deçà des attentes des collègues mobilisés, notamment en termes de reconnaissance et d’attractivité de (ses) missions de service public (indemnité et statut) et de l’insuffisance de création de postes proposés ».
Ce projet d’accord prévoyait notamment :
la création de 1 100 emplois de surveillant sur quatre ans, « dont une première tranche de 100 emplois dès 2018 » ;des mesures pour améliorer la sécurité des gardiens ;un régime de détention spécifique pour les « détenus terroristes et radicalisés ».
A l’heure actuelle, on compte 28 000 surveillants pour près de 70 000 détenus dans 188 établissements en France. La chancellerie estime à environ 500 les détenus incarcérés pour des faits de terrorisme et à 1 500 ceux considérés comme potentiellement radicalisés.

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          En prison, « la violence physique devient de plus en plus fréquente »



L’UFAP-UNSA, qui avait fait de la sécurité l’axe prioritaire de ses revendications, explique avoir « entendu » ses militants et « acte la demande de revalorisation indemnitaire des personnels mobilisés et meurtris dans leur chair ».
De son côté, FO-Pénitentiaire (environ 30 %), qui fait cavalier seul depuis le début du mouvement, a appelé à durcir le ton en appelant à des débrayages mais aussi à des « dépôts de clés », geste qui consiste pour les surveillants à ne pas prendre leur travail et à laisser, le cas échéant, les forces de l’ordre prendre le relais.
Une vingtaine d’établissements touchés
Le mouvement a été renforcé ces derniers jours par une série d’agressions de surveillants. Au total, en une semaine, une vingtaine d’établissements ont été touchés « à des degrés divers » par le mouvement des surveillants, consistant pour la moitié d’entre eux en des retards de prise de service, selon la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP).

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                Malaise social dans les prisons



Selon Yoan Karar, de FO-Pénitentiaire, « il y a encore eu un concours de recrutement de gardiens de prison [mercredi] et 70 % des candidats ne se sont même pas présentés ». Des chiffres globalement validés par la DAP, qui évoque « 34 % de candidats qui se sont présentés sur les 15 000 inscrits » ; pour quelque 1 200 postes.
C’est dans ce climat pesant qu’à la prison de Maubeuge (Nord), un « mouvement d’excitation » a gagné samedi une vingtaine de détenus, selon Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires, entraînant l’intervention d’équipes régionales de sécurité. « Le problème est réglé », a-t-il ajouté, refusant de parler de « mutinerie ».
Des détenus refusent de regagner leur cellule
La situation est revenue à la normale, dimanche en fin de journée, dans les prisons de Maubeuge et Lille-Loos-Sequedin(Nord) après l’intervention des Eris (Equipes régionales d’intervention et de sécurité) alors que des détenus avaient refusé de regagner leur cellule.
« Les détenus voulaient être solidaires du mouvement des surveillants, on ne sait pas trop si c’est vrai ou si c’est une blague », a déclaré Guillaume Pottier, secrétaire Ufap-Unsa pour les Hauts-de-France.
Environ 160 détenus avaient refusé dans l’après-midi de rejoindre leur cellule après la promenade. Le même phénomène, concernant une quarantaine de prisonniers, s’était produit à la prison de Maubeuge.
Samedi, des Eris avaient été dépêchées à la prison de Maubeuge à la suite d’un « mouvement d’excitation » d’une vingtaine de détenus, selon l’administration régionale pénitentiaire.
La prison de Maubeuge, ouverte en 1990, offre 400 places, avec un quartier maison d’arrêt hommes majeurs (200 places) et un quartier de centre de détention (200 places), selon le ministère de la justice. Le centre pénitentiaire de Lille-Loos-Sequedin a, lui, ouvert en 2005, avec une capacité d’accueil de 976 personnes, d’après la même source.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Un rapport parlementaire, qui doit être présenté mercredi à l’Assemblée nationale, propose de sanctionner les usagers par une amende allant de 150 à 200 euros.
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Les consommateurs de cannabis bientôt sanctionnés par une amende ?

Un rapport parlementaire, qui doit être présenté mercredi à l’Assemblée nationale, propose de sanctionner les usagers par une amende allant de 150 à 200 euros.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 17h12
   





                        


Une amende plutôt qu’une peine de prison pour les consommateurs de cannabis ? Un rapport parlementaire, mené par les députés Eric Pouillat (La République en marche) et Robin Reda (Les Républicains) et diffusé dimanche 21 janvier par Le Parisien, préconise de sanctionner les consommateurs par une amende allant de 150 à 200 euros.
Pour rappel, aujourd’hui ils sont susceptibles d’être punis d’une peine de prison d’un an et 3 750 euros d’amende pénale. Mais, pour le député LR de l’Essonne Robin Reda, interviewé par Le Parisien : « On vit une gigantesque hypocrisie : il est plus facile de sanctionner quelqu’un qui consomme de l’alcool sur la voie publique que du cannabis. » 
Les deux options mises sur la table par les rapporteurs :
Le député LR de l’Essonne Robin Reda préconise une « amende contraventionnelle de 150 à 200 euros », afin de « permettre aux forces de l’ordre de mettre fin à la procédure sur le terrain. L’avantage c’est la sanction immédiate et systématique » ;Eric Pouillat (LRM) propose, lui, une « amende forfaitaire délictuelle » qui permet de dresser un procès-verbal dans les 45 jours. Si l’amende n’est pas réglée dans ce délai, le contrevenant devra passer devant un tribunal.
Sur près de 140 000 interpellations chaque année pour usage de stupéfiants, 3 098 peines de prison ont été prononcées en 2015 selon les derniers chiffres publiés, alors que la loi prévoit jusqu’à un an de prison et 3 750 euros d’amende.

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                Légalisé, dépénalisé, prescrit… le cannabis dans le monde en neuf graphiques



En 2016, 17 millions de personnes âgées de 11 à 64 ans ont déclaré avoir fumé au moins une fois du cannabis au cours de leur vie. Parmi eux, 5 millions ont déclaré avoir fumé dans l’année et ils sont 1,4 million à avoir fumé au moins dix fois par mois, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Trois questions au philosophe Jocelyn Benoist.
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édition abonné


Les « fake news » sont-elles de vrais mensonges ?

Trois questions au philosophe Jocelyn Benoist.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h30
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Jocelyn Benoist, spécialiste de Husserl et de phénoménologie, est professeur de philosophie à l’université Paris-I-Sorbonne. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont récemment L’Adresse du réel (Vrin, 2017).
Comment le philosophe que vous êtes définirait-il les « fake news » ? Quel est leur statut au regard de la vérité ?
L’idée de fausse nouvelle est vieille comme le monde. Le phénomène des « fake news », au sens où on l’entend aujourd’hui, semble en revanche lié au fonctionnement de nouveaux canaux de production et de circulation de l’information, ou de ce qui se fait passer pour de l’information. Il renvoie à une configuration déterminée du savoir et du non-savoir, sur laquelle il faudrait interroger le sociologue et l’historien.
« En un certain sens, on pourrait soutenir qu’avec les réseaux sociaux, ce sont toutes les “news” qui sont “fake”, ou disons “nouvelles fabriquées”, en vertu de leur statut même »
Une question conceptuelle qu’on peut se poser est de savoir si l’intention de tromper est essentielle à ce qu’on appelle aujourd’hui « fake news ». Ou bien, en dehors même d’une telle intention, une simple erreur, du fait du mode de diffusion viral propre aux nouveaux médias, ne peut-elle acquérir un tel statut ? La fausseté à elle seule, certainement, ne suffit pas. Les « fake news » ne vivent que de leur participation à l’horizon des « news ». Il faudrait donc réfléchir aux vicissitudes de la catégorie de « nouvelles », de l’invention du journalisme jusqu’aux nouveaux médias, les réseaux sociaux induisant finalement l’illusion d’un monde où, tendanciellement, l’événement, c’est la nouvelle elle-même. Dès lors, il n’est pas toujours facile de faire le tri et de séparer ce qui est « fake news » et ce qui ne l’est pas. En un certain sens, on pourrait soutenir qu’avec les réseaux sociaux, ce sont toutes les « news » qui sont « fake », ou disons « nouvelles fabriquées », en vertu de leur statut même.





                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Des défilés étaient organisés dans plus de 250 villes des Etats-Unis et à l’étranger. A Los Angeles, 500 000 personnes ont marché pour marquer leur opposition au président.
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La deuxième « Marche des femmes », contre la politique de Trump mobilise aux Etats-Unis

Des défilés étaient organisés dans plus de 250 villes des Etats-Unis et à l’étranger. A Los Angeles, 500 000 personnes ont marché pour marquer leur opposition au président.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 09h49
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 11h54
   





                        



   


Samedi 20 janvier signait le retour des bonnets roses à oreilles de chat (« pussy hat »). Portée par le mouvement #Metoo et les élections de mi-mandat en novembre prochain, la « Marche des femmes » a fait un retour en force, un an après la première du genre, dans les grandes villes américaines, dont Washington, Philadelphie, Boston ou Denver – pour beaucoup des bastions démocrates qui ont voté contre Trump en novembre 2016.
La plus importante manifestation a eu lieu à Los Angeles, deuxième ville du pays, avec quelque 500 000 manifestants, selon le maire démocrate Eric Garcetti. A New York, la police a estimé la foule rassemblée sur plusieurs dizaines de pâtés de maisons le long de Central Park à 200 000 personnes. Beaucoup étaient coiffées des bonnets roses emblématiques de la marche anti-Trump de l’an dernier, qui avait selon le Washington Post rassemblé plus de trois millions de personnes à travers le pays.
Dans plusieurs villes, les stars étaient au rendez-vous : le réalisateur Rob Reiner a dénoncé depuis la Californie un président « raciste » et « sexiste ». Appelant à « une révolution du désir » à Los Angeles, Natalie Portman a galvanisé les manifestants en soulignant que « l’an dernier, nous parlions du début d’une révolution (…) Aujourd’hui, grâce à vous, la révolution est en marche ! » Au festival de cinéma de Sundance, dans l’Utah, les manifestants emmenés par Jane Fonda ont aussi bravé le froid et la neige pour manifester.
« Clown »
Au-delà du #Metoo, les pancartes brandies par les manifestants reflétaient les multiples raisons de leur opposition à l’administration Trump : du durcissement de la politique migratoire aux menaces pesant sur le droit à l’avortement en passant par des accusations d’incompétence. « Quand on élit un clown, on récolte un cirque », clamait une pancarte.
« Par où commencer ? Il y a trop de choses qui ne vont pas, je ne peux pas choisir », a déclaré LeighAnn Ferrara, une mère de 35 ans, quant aux raisons qui l’ont poussée à venir manifester avec deux voisines depuis le nord de l’Etat de New York. Toutes avaient ressorti les bonnets roses tricotés pour la marche de l’an dernier.
En réaction, le président américain a tâché de présenter les choses à son avantage. Dans un tweet, il a encouragé à défiler pour « célébrer les réussites historiques et les succès économiques sans précédent des 12 derniers mois » :
« Magnifique temps sur l’ensemble de notre super pays, un jour idéal pour que toutes les femmes défilent. Sortez marcher pour célébrer les réussites historiques, les succès économiques sans précédent et les créations de richesses de ces 12 derniers mois. Plus faible taux de chômage pour les femmes depuis 18 ans ! »

Beautiful weather all over our great country, a perfect day for all Women to March. Get out there now to celebrate… https://t.co/0mof82VUry— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Elections de mi-mandat en ligne de mire
A quelques exceptions près, la foule était massivement hostile au locataire de la Maison Blanche et déterminée à se mobiliser pour les élections de mi-mandat de novembre prochain, lorsque les démocrates espèrent ravir aux républicains la majorité du Congrès.
La Women’s March a d’ailleurs appelé dimanche à un nouveau rassemblement à Las Vegas, dans l’Etat du Nevada (ouest), dont elle espère faire un exemple de bataille réussie pour la reconquête du Congrès. D’autres manifestations sont prévues dimanche par les organisatrices, dans quelques villes américaines mais aussi européennes, notamment à Berlin.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Comme en janvier 2017, des dizaines de milliers de participantes ont défilé coiffées du « Pussyhat », ici, dans le métro de New York, ces bonnets de maille rose aux oreilles de chat, référence à des propos tenus par Donald Trump qui se vantait en 2005 d’« attraper les femmes par la chatte » et d’en « faire tout ce qu’on veut »."
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            data-slide-description="A New York, la foule avait commencé dès la fin de la matinée à envahir l’avenue longeant l’ouest de Central Park sur 20 pâtés de maisons, jusqu’au pied du Trump International Hotel, un des hôtels de l’empire immobilier du président."
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            data-slide-description="Les stars étaient au rendez-vous : Whoopi Goldberg, à New York , a déclaré que « la seule façon de changer les choses est de s’engager »."
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            data-slide-description="Les militants de "Gays Against Guns" (les gays contre les armes)  se sont joints à la marche qui a rassemblé 100 000 personnes à New York, selon une porte-parole de la police."
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            data-slide-description="Les organisateurs espèrent donner un coup de projecteur sur l’initiative « Power to the Polls », « le pouvoir dans les urnes », pour traduire dans les urnes le climat anti-Trump comme ce fut le cas lors de la victoire surprise d’un candidat démocrate dans l’Etat conservateur d’Alabama alors que se profilent en novembre les élections de mi-mandat."
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            data-slide-description="Les panneaux brandis par les milliers de manifestants, comme ici, à Cambridge, dans le Massachusetts, reflètent les raisons de leurs frustrations : du durcissement de l’immigration au harcèlement des femmes, qui n’a jamais été autant exposé qu’avec le mouvement #Metoo, en passant par la santé ou l’environnement."
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            data-slide-description="Une campagne en faveur des inscriptions électorales a été lancée et ses initiateurs espèrent obtenir un million de nouveaux électeurs avant l’échéance du vote de l’automne."
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            data-slide-description="« Nous ferons entendre notre message dans les urnes cet automne », a déclaré Emily Patton, une organisatrice, à des milliers de manifestantes réunies sur le National Mall à Washington. « C’est pourquoi nous vous invitons à vous inscrire dès maintenant sur les listes électorales. »"
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            data-slide-description="Les participantes à la Marche des femmes dénoncent la politique de Trump qu’elles jugent hostile aux droits des femmes. Le président américain a notamment déclaré vendredi que la législation américaine sur l’avortement était trop « permissive » et assuré que son administration défendrait toujours le « droit à la vie »."
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            data-slide-description="La marche intervient dans un contexte marqué par l’émergence des mouvements « #MeToo » et « TimesUp » qui dénoncent le traitement dégradant réservé aux femmes à Hollywood et ailleurs."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Alors que les manifestants dénonçaient en masse les politiques de l’administration Trump, le président américain a tenté de tourner les choses à son avantage : dans un tweet, il a encouragé à défiler pour « célébrer les réussites historiques et les succès économiques sans précédent des 12 derniers mois ».« Taux de chômage féminin au plus bas depuis 18 ans ! », a-t-il ajouté."
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            data-slide-description="Le défilé de 2018 n’échappe pas aux critiques, notamment de ceux qui lui reprochent de ne pas avoir d’objectif clairement défini. Shikha Dalmia, analyste à la Reason Foundation, regrette que la Marche ne se soit pas, par exemple, saisie de questions telles que celle de l’immigration."
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            data-slide-description="Quelques personnalités du Parti démocrate étaient présentes au rassemblement dans la capitale fédérale, dont le sénateur de Virginie Tim Kaine, ancien candidat à la vice-présidence aux côtés de Hillary Clinton. Il s’en est pris à l’administration Trump à propos de la fermeture des agences fédérales faute d’accord pour les financer."
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            data-slide-description="A West Palm Beach, en Floride, les manifestants ont marché vers la résidence du président, à Mar-a-Lago, pour manifester leur opposition à l’administration Trump."
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Comme en janvier 2017, des dizaines de milliers de participantes ont défilé coiffées du « Pussyhat », ici, dans le métro de New York, ces bonnets de maille rose aux oreilles de chat, référence à des propos tenus par Donald Trump qui se vantait en 2005 d’« attraper les femmes par la chatte » et d’en « faire tout ce qu’on veut ».

ANDREW KELLY / REUTERS
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