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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ La Terre et Mars se rapprochent de plus d’un million de kilomètres par jour et l’éclat de notre petite voisine va surpasser celui de Jupiter durant pratiquement tout l’été.
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Au menu de cette 300e sélection hebdomadaire : intelligence artificielle et lecture, la ville du Cap n’a presque plus d’eau, la trousse à maquillage de la NASA, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Près de 200 000 de ces antilopes avaient péri en Asie centrale. Le temps anormalement chaud et humide aurait déclenché une épidémie bactérienne fulgurante.
<filname="PROF-env_sciences-3"> ¤                     
                                                

Les saïgas décimés en 2015 victimes d’une bactérie et d’un coup de chaud

Près de 200 000 de ces antilopes avaient péri en Asie centrale. Le temps anormalement chaud et humide aurait déclenché une épidémie bactérienne fulgurante.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 19h34
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 19h38
    |

                            Guillaume Rizza








                        



   


Les saïgas, antilopes d’Asie centrale facilement reconnaissables à leur museau arqué, avaient fait une apparition très médiatique en mai 2015 : près de deux cent mille cadavres avaient été recensés en quelques semaines dans les steppes du Kazakhstan, ex-république soviétique, laissant perplexes les scientifiques et spécialistes du comportement de ces mammifères. Les experts concluaient alors à une « combinaison de facteurs biologiques et écologiques » pour expliquer cette hécatombe sans précédent et simultanée dans toutes les régions du pays.

        Lire aussi :
         

                Mort mystérieuse de 120 000 antilopes saïgas, en voie d'extinction au Kazakhstan



Une nouvelle étude publiée dans Science Advances, mercredi 17 janvier, vient lever une partie du voile sur cette mort mystérieuse de saïgas. Menée par un groupe pluridisciplinaire de chercheurs, elle conclut à la responsabilité d’une bactérie, normalement inoffensive, qui se serait muée en tueuse à la faveur de conditions climatiques inhabituelles, qui ont été des « déclencheurs ».
Seize échantillons d’antilopes mortes ont été prélevés sur deux sites du pays, Torgai et Tengiz. Ils ont ensuite subi une batterie de tests, dont des analyses poussées de tissus biologiques des poumons, de la rate et des ganglions. Comme le souligne Richard Kock, l’un des auteurs de l’article et professeur au Royal Veterinary College (école vétérinaire anglaise), « la publication vient confirmer les travaux préliminaires effectués en 2015 et aboutit à la même conclusion, qui est celle d’une infection bactérienne par la bacille Pasteurella multocida ». Le chercheur précise que l’étude démontre l’absence d’autres pathogènes impliqués dans la mort des saïgas, comme d’éventuels virus, champignons ou expositions toxiques particulières.
Exeunt aussi d’autres hypothèses mettant en cause la radioactivité anormalement élevée des sols et des fleuves, vingt fois supérieure à la moyenne, engendrée par des tirs d’essais nucléaires soviétiques. Ou encore les rejets d’heptyle, le carburant des fusées décollant du centre spatial de Baïkonour tout proche, qui, en cas d’échec, s’écrasent dans les steppes kazakhes et y répandent jusqu’à 600 tonnes de cette substance cancérigène.
Le climat comme « déclencheur » du phénomène
Les travaux des chercheurs apportent la preuve que l’humidité et la température anormalement élevées ont constitué des « déclencheurs » de la septicémie, l’infection bactérienne qui a décimé les troupeaux d’antilopes des steppes sèches sur un territoire grand comme l’Angleterre. Les mêmes conditions avaient été observées lors d’autres phénomènes de mortalité de masse, moins prononcés, en 1981 et en 1988. Une corrélation avait alors été faite avec l’environnement, mais l’étude est inédite dans les conclusions scientifiques qu’elle apporte sur le climat. Selon les précisions du docteur Richard Kock :
« Nous avons établi que les facteurs météorologiques exceptionnels observés sont impliqués dans le déclenchement de la septicémie — aucun autre facteur comme le type de sol, la végétation, la toxicologie de l’eau ou des plantes ne semble impliqué. »
Les bactéries sont en temps normal neutralisées par la barrière immunitaire des saïgas. Une prochaine étape « nécessaire » consistera donc à étudier et à comprendre le comportement de Pasteurella multocida dans des conditions de température et d’humidité particulières, et ainsi expliquer comment cette bactérie devient un agent pathogène mortel.
Reste également à savoir si ces phénomènes anormaux sont liés au dérèglement climatique : « Notre étude ne prouve pas le lien avec le réchauffement climatique, puisque nous n’avons pas une vision assez fine de ses impacts en Asie centrale. Mais force est de constater que la tendance est à des conditions plus chaudes et plus humides, dit Richard Kock, qui ajoute : Nous nous sommes longtemps demandé pourquoi les dinosaures avaient subi une extinction de masse si rapide. Le cas des antilopes saïgas, par son ampleur et sa contemporanéité, doit pousser à la réflexion et à mieux protéger ces écosystèmes. Nous devons agir, au risque de voir ces phénomènes de mortalité de masse se reproduire. »
Classés en 2002 en « danger critique d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature, les saïgas sont par ailleurs victimes du braconnage : les cornes des mâles sont utilisées en Chine pour des remèdes de médecine traditionnelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ La circulaire du gouvernement prévoit une série de rencontres et de conférences dans toute la France en amont de la révision des lois de bioéthique.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤                     
                                                

Bioéthique : quels seront les thèmes débattus dans votre région ?

La circulaire du gouvernement prévoit une série de rencontres et de conférences dans toute la France en amont de la révision des lois de bioéthique.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 12h30
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Les Etats généraux de la bioéthique ont été lancés, jeudi 18 janvier, sur le thème : « Quel monde voulons-nous pour demain ? » Neuf sujets principaux ont été choisis pour être débattus, dont la PMA, la fin de vie, la santé « numérisée » ou encore intelligence artificielle. A terme, ils contribueront à réviser la loi de bioéthique qui date de 2011.

        Lire :
         

          PMA, fin de vie… Les grandes thématiques des Etats généraux de la bioéthique



Ces Etats généraux, pilotés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), trouvent dans chaque région une déclinaison avec le relais des « espaces de réflexion éthique » qui organisent des débats, des rencontres, des conférences sur certains des neuf thèmes des Etats généraux.
Ouverts aux citoyens et aux organisations (associations, sociétés savantes, organisations confessionnelles, etc.), une soixantaine de débats sont prévus ainsi que plusieurs auditions. Chacune de ces rencontres et auditions sera ensuite disponible en ligne sur le site de CCNE.




       



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prise en charge des personnes âgées ou handicapées ;organisation des soins (robotique, télémédecine, plateforme de e-santé,etc…).Constitution d'environ 20 groupes de discussion de 15 à 20 personnes : lycéens, étudiants, patients, professionnels de santé, ouvriers, cadres supérieurs, personnes âgées… en présence d'un animateur (journaliste, professeur de lycée, du 05/02 au 02/03).Espace de réflexion éthique Alsace : ERERAL ",
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greffe et don d'organe ;objets connectés/protection des données/secret/confidentialité ;neurosciences et intelligence artificielle ;fin de vie ;liberté d'aller et venir et sécurité (secteur médico-social, gériatrie, psychiatrie, vulnérabilités).Organisation de débats lycéens. Cafés éthiques, cafés expresso (déjeuners éthiques étudiants), cin'éthiques, café sciences selon les thèmes choisis. Conférences grand public organisées dans les différents territoires de la région à l'aide d'acteurs locaux.Espace de réflexion éthique Région Rhône-Alpes : ERERARA",
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fin de vie ;don d'organes et don de produits sanguins.Six débats menés avec le Conseil d'orientation de l'espace régional d'éthique, les comités d'éthique et la CRSA (janvier). Quatre débats régionaux grand public (Champagnole 31/01, Clamecy 6/02, Avallon 7/02, Giromagny 02/03). Quatre débats lycéens et étudiants à partir de février.Espace de réflexion éthique Bourgogne - Franche-Comté : EREBFC ",
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PMA ;dépistage précoce et médecine prédictive ; tests génétiques en population.Six conférences / débats grand public avec interventions scientifiques et juridiques. Entre autres : une conférence avec le Pr. Jean-François Delfraissy (31/01 à Brest), une conférence sur la PMA avec Frédéric Worms (février à Brest).Huit à dix débats : débat avec le public en présence d'un expert.Trois débats lycéensTrois débats étudiants pluridisciplinaires : préparation avec des enseignants-chercheurs de plusieurs facultés.Espace de réflexion éthique de Bretagne : EREB ",
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PMA : accès pour les femmes seules ou en couples de femmes, et autoconservation des ovocytes ;Consentement et outils de la e-santé ;Suicide assisté.PMA : pour les étudiants en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) et IFAS (Institut de Formation des Aides Soignants), méthode des murs de paroles puis forum de discussion de janvier à février.Consentement et outils de la e-santé : débat grand public et un débat avec des doctorants de plusieurs disciplines.Suicide assisté : débats grand public (notamment le 13/03 à 18 h à l'Université d'Orléans).Espace de réflexion éthique région Centre : ERERC",
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Médecine prédictive (généralisation des tests génétiques) ;la robotique pour la consultation médicale ou le développement des robots de diagnostic médical à distance.Conférences – débats en lycée (courant février),Conférences – débats : Université du temps libre (2 réunions) à Reims et Troyes,Conférence – débat : Université de Technologie de Troyes – SilverTech.Seront menés des entretiens par des étudiants en médecine et des étudiants en master du diplôme d'infirmières anesthésistes au sein de lycées.Espace de réflexion éthique Champagne-Ardenne : ERECA ",
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PMAmédecine dite « personnalisée » (médecine prédictive et big data).Douze Focus group (recherche sociale) de janvier à mars 2018.Une Scèn'éthique, projection du film « Bienvenue à Gattaca) (13/02, Lille)Une Conférence de consensus étudiants-citoyens organisée sur le mode des jurys citoyens (21/03 Science Po Lille).Deux conférences de restitution publique. (4 et 18 avril, Lille)Quinze séances de « PAT miroir » (temps d'échanges avec du grand public notamment en milieu multiculturel).Espace de réflexion éthique du Nord Pas-de-Calais : ERER NPDCEspace de réflexion éthique Hauts de France Territoire Picardie : ERER-Pic",
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Les rendez-vous de la bioéthique à la Mairie du 4e arrondissement de Paris :07/02 : « Guérir, réparer, augmenter : aux frontières de la médecine » ;07/03 : « Neurosciences : tout révéler de l'humain ? » ;11/04 : « Génomique : tout prédire de l'humain ? » ;09/05 : « Données massives : l'homme transparent, l'homme profilé ? » ;06/06 : « Procréatique et société : une nouvelle fabrique de l'humain ? ».Les ateliers de la bioéthique : conférence entre deux chercheurs en sciences et en sciences humaines suivie d'un débat :06/02 : « Quels nouveaux territoires pour la bioéthiques ? » ;06/03 : « Médecine de l'anticipation : demain tous malades ? » ;10/04 : « Utilisation des éléments et produits du corps humain : qu'en est-il de l'idée de respect ? » ;15/05 : « Assistance médicale à la procréation : quand la demande sociétale n'admet plus la justificationmédicale ».Plusieurs rencontres et colloques sont également organisés en partenariat avec l'ERE/IDF.Espace de réflexion éthique Ile-de-France : ERE/IDF",
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Espace Lorrain d'Ethique de la Santé : ELES ",
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Prise en charge des personnes âgées ou handicapées ;santé et environnement.En coordination avec le réseau de gérontologie : deux débats comités d'éthique de gérontologie et ERERM, débats CRSA et soins palliatifs, rencontre avec usagers. Deux débats régionaux avec le grand public. Deux débats lycéens et 2 débats étudiants.Espace de réflexion éthique de Martinique : ERERM ",
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Don de gamètes/PMA ;médecine prédictive et diagnostic pré-implantatoire.Une journée grand public (29/03, Rouen), une journée étudiants-citoyens avec conférence de clôture sur les enjeux de la révision des lois de bioéthique, en présence du Pr. Jean-François Delfraissy (09/04, Caen).Des journées lycéens-citoyens dans 2 lycées.Espace de réflexion éthique de Haute-Normandie : EREHN ",
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Indications sociétales de la PMABig Data.Débats : introduction par des experts de différentes disciplines (médecine, psychopathologie, droit, philosophie), suivie d'un débat au sein d'un groupe multidisciplinaire de professionnels, représentants d'associations dans le domaine de l'éthique et d'usagers :Bordeaux le 07/03 ;Bordeaux le 14/03 ;27/03 avec le Pr. Jean-François Delfraissy, à Pau.Journée d'ateliers avec des étudiants de plusieurs masters (philosophie, droit, sociologie, médecine) le 14/02.Espace de réflexion éthique d'Aquitaine : EREA",
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Fin de vie ;intelligence artificielle, Big Data, Médecine prédictive, e-sante ;indications sociétales de la PMA ;santé et environnement.Conférences débats (18/01, Limoges ; 28/02, Limoges ; 16/03, Saint-Yrieix-La-Perche).Espace de réflexion éthique du Limousin : ERELIM ",
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Médecine prédictive ;technologies numériques, l'e-santé, big data.Séances de travail en petits groupes ; rencontres citoyennes de février à avril dans plusieurs villes de la région.Espace de réflexion éthique Languedoc-Roussillon : ERELREspace de réflexion éthique Midi-Pyrénées : EREMIP ",
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PMA (don et auto conservation ovocytaire, IAD pour couples de femmes et femmes célibataires...) ;de la génétique à la génomique (dépistage, accès aux tests, Big Data, manipulations génétiques...).Trois débats grands publics (Nice 21/02, Corse 05-06/04, Marseille 18/04). Deux débats avec des étudiants, principalement en formation initiale (Nice 09/03, Marseille 16/03)Espace de réflexion éthique PACA-Corse",
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AMP : légitimité des normes et des critères d'accès ;quelle place pour les citoyens vulnérables dans la médecine de demain ?Grand débat citoyen, tables rondes grand public et étudiants (IFSI, Lycée, Sage-femme, …) : Nantes 20/01 et 21/02, Angers 30/01.Espace de réflexion éthique des Pays de la Loire : EREPL",
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<article-nb="2018/01/20/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Des anthropologues utilisent les archives photographiques produites par les studios pour étudier l’évolution de la société indienne.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Des soupçons pèsent sur l’intégrité scientifique des travaux de la biologiste, qui fait l’objet d’une enquête interne. L’informaticien Antoine Petit a été désigné en urgence pour la remplacer.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Enquête sur l’ex-présidente du CNRS Anne Peyroche

Des soupçons pèsent sur l’intégrité scientifique des travaux de la biologiste, qui fait l’objet d’une enquête interne. L’informaticien Antoine Petit a été désigné en urgence pour la remplacer.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 12h23
    |

            Hervé Morin et 
David Larousserie








                        



                                


                            

Deux des plus importants organismes de recherche français, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), font face à des soupçons d’inconduite scientifique touchant une figure majeure de ces institutions. La biologiste Anne Peyroche, présidente par intérim du CNRS et employée du CEA, a été convoquée en début de semaine par sa hiérarchie pour un entretien destiné à l’éclairer sur des anomalies constatées dans certains de ses articles. Dans l’urgence, l’informaticien Antoine Petit a été désigné, jeudi 18 janvier au Journal officiel, président par intérim de l’organisme, alors même qu’il était prévu qu’il soit nommé lors du prochain conseil des ministres, le 24 janvier, après avoir été auditionné cette semaine par deux commissions parlementaires.
Cette précipitation dans un passage de relais qui aurait dû être parfaitement orchestré a pour origine le signalement, en novembre 2017, sur le site Internet PubPeer, qui permet de mettre en cause de façon anonyme le contenu des publications scientifiques, de cinq articles scientifiques cosignés par Anne Peyroche. Ces mises en cause, dont certaines ont été nourries par le bloggeur scientifique allemand Leonid Schneider, sont intervenues peu après la nomination de la biologiste à la présidence par intérim du premier organisme de recherche français, en remplacement d’Alain Fuchs, élu à la tête de l’entité Paris Sciences & Lettres. En l’occurrence, certaines figures présentées dans les articles étaient suspectées d’avoir fait l’objet de manipulations.
Plusieurs anomalies inexpliquées
Anne Peyroche et l’une de ses coauteures ont produit sur PubPeer les documents originaux pour éclaircir la situation concernant deux de ces articles. Anne Peyroche y convenait que certaines modifications d’images auraient dû être mentionnées dans le manuscrit. Elle soulignait également la qualité du matériel d’imagerie pour expliquer...




                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-7">
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Alertés par la controverse sur l’herbicide de Monsanto, les eurodéputés veulent étudier les procédures d’évaluation des pesticides en Europe.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                     
                                                

Glyphosate : le Parlement européen annonce une commission d’enquête

Alertés par la controverse sur l’herbicide de Monsanto, les eurodéputés veulent étudier les procédures d’évaluation des pesticides en Europe.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 10h52
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


La saga européenne du glyphosate n’est pas tout à fait terminée. Quelques semaines à peine après la réautorisation pour cinq ans de l’herbicide controversé, les présidents de groupe du Parlement européen ont annoncé, jeudi 18 janvier, la création d’une commission spéciale chargée d’enquêter sur les modalités d’autorisation des pesticides en Europe. Portée par deux eurodéputés socialistes, Eric Andrieu et Marc Tarabella, l’initiative a été votée à l’unanimité par la Conférence des présidents du Parlement et doit être validée, début février, par un vote en séance plénière.
La mise en place de ce comité ad hoc a été suscitée par les expertises scientifiques divergentes qui ont marqué la procédure de réautorisation du glyphosate. Les agences européennes le considèrent en effet non cancérogène, à l’inverse du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui l’a classé « cancérogène probable », en mars 2015. Les révélations sur les « Monsanto Papers » ont, elles aussi, contribué à la création de cette commission d’enquête.
Rendus publics par la justice américaine dans le cadre d’une action collective lancée par plusieurs centaines de malades du cancer, ces milliers de documents internes de la firme ont dévoilé les stratégies de la société agrochimique pour faire pression sur le CIRC, peser sur les avis des agences sanitaires et défendre à tout prix son produit phare. Ils ont aussi montré que les toxicologues de la firme s’inquiètent en privé, de longue date, des risques posés par cette substance, ou encore que des études rédigées par des scientifiques présentés comme indépendants avaient en réalité été corédigées par des salariés de la firme…
Mention sibylline
« L’affaire du glyphosate a agi comme un révélateur des défaillances structurelles de la Commission européenne, déclarent MM. Andrieu et Tarabella dans un communiqué conjoint. Cette commission devra faire toute la lumière sur les “Monsanto Papers” et évaluer les potentiels conflits d’intérêt entre l’industrie et les agences européennes. » La commission d’enquête devrait être composée de trente parlementaires, elle travaillera pendant neuf mois pour rendre son rapport avant la fin de l’année, sauf prorogation de sa mission.

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Selon le projet de mandat de la commission spéciale que Le Monde a pu consulter, celle-ci devra « analyser et évaluer la procédure d’autorisation des pesticides dans l’Union européenne, y compris la méthodologie utilisée et sa qualité scientifique, son indépendance par rapport à l’industrie, la transparence du processus décisionnel et ses résultats ».
En particulier, les enquêteurs devront contrôler les « conflits d’intérêts éventuels », y compris au niveau « des organismes nationaux de l’Etat membre rapporteur ». Sibylline, cette mention est une référence directe à l’une des polémiques ayant marqué la réévaluation du glyphosate. A l’automne 2017, Global 2000, une ONG autrichienne, avait révélé que des chapitres entiers du rapport d’expertise préliminaire préparé par l’agence de sécurité sanitaire allemande avaient été copiés-collés depuis le dossier d’homologation soumis par les industriels.
Initiative citoyenne
Ce n’est pas tout. La commission des affaires juridiques du Parlement européen devrait voter, avant fin janvier, afin que ce dernier examine la possibilité d’un recours en annulation de la réautorisation du glyphosate.
Selon nos informations, plusieurs membres de la commission des affaires juridiques se fondent sur une analyse du juriste Olivier de Schutter, professeur de droit à l’université catholique de Louvain (Belgique). Selon l’étude de cet ancien rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, les modalités de la réautorisation du glyphosate ont violé le droit de l’Union. En cas de recours, ce sera à la Cour de justice de l’Union européenne de trancher.
La création de la commission d’enquête sur les pesticides intervient alors que plusieurs Etats membres, dont la France et l’Allemagne, ont demandé officiellement une réforme des procédures d’autorisation des produits phytosanitaires en Europe. Une exigence appuyée par une initiative citoyenne européenne lancée par plusieurs ONG en février 2017 et signée par 1,3 million d’Européens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ La NASA vient de publier une animation visualisant l’évolution des températures planétaires depuis le début des relevés thermométriques.
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ L’homogénéité génétique de la population islandaise a permis de faire ressortir les gènes africains de Hans Jonathan, mort il y a près de deux siècles.
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le psychiatre Pierre Lévy-Soussan estime que le seul lien biologique n’est pas en mesure de donner une sécurité narrative, familiale, symbolique, historique et enfin psychique à l’enfant.
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Anonymat du don de gamètes : « Il faut prendre en considération la construction psychique de l’enfant »

Dans une tribune au « Monde », le psychiatre Pierre Lévy-Soussan estime que le seul lien biologique n’est pas en mesure de donner une sécurité narrative, familiale, symbolique, historique et enfin psychique à l’enfant.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h15
    |

Pierre Lévy-Soussan (psychiatre, psychanalyste)







                        



                                


                            
Tribune. Véritable sensation le 17 janvier : un homme a annoncé avoir retrouvé son « géniteur », transgressant publiquement l’anonymat des dons de sperme en France, voire le remettant en cause, alors que vont débuter les Etats généraux de la bioéthique où cet anonymat sera à nouveau discuté, comme en 1994, 2004 et 2011.
Il ne sera pas question ici de donner un avis de type « pour » ou « contre » l’anonymat, mais d’éclairer cette question à la lumière d’une pratique clinique psychanalytique depuis près de vingt ans sur les filiations particulières que sont l’adoption et la procréation médicalement assistée (PMA) avec don.
A chaque fois qu’il est question d’anonymat concernant l’abandon des enfants ou les dons de sperme, d’ovocytes ou d’embryons, le discours énoncé dans les médias est toujours organisé en deux temps : celui d’une colère contre les médecins, voire les Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (Cecos), et contre l’Etat, responsable de l’organisation du secret. Le secret est alors accusé d’être à l’origine de tous les maux : de couvrir un mensonge, d’empêcher de connaître « les origines », donc d’empêcher l’enfant de se développer, de se construire.
Dans un second temps, la souffrance profonde et réelle des personnes est décrite en lien avec ce « vide », en recherche d’une cause à ce désarroi. Puis le lien est fait entre la cause première, l’anonymat, et ses effets seconds, le malaise à vivre, la souffrance qu’un père ne soit pas le géniteur, qu’une mère ne soit pas à l’origine de l’ovocyte. La dissociation, ici génétique, propre à la modalité de la conception, est vécue comme une souffrance et rationalisée par une quête des « origines », résumée à une identité inconnue.
Ne pas disqualifier les parents receveurs
Les conclusions de ces discours sont toujours univoques, sur le modèle « ma souffrance doit servir d’exemple à tout le monde ». Et de demander l’abrogation de l’anonymat, porteur...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le professeur Jean-Philippe Wolf considère qu’expliquer à l’enfant comment il a été conçu est plus important que lui révéler le nom de son père, donateur anonyme.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
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Don de gamètes : « Les enfants ne régleront pas tous leurs problèmes en rencontrant leur géniteur »

Dans une tribune au « Monde », le professeur Jean-Philippe Wolf considère qu’expliquer à l’enfant comment il a été conçu est plus important que lui révéler le nom de son père, donateur anonyme.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 07h05
    |

Jean Philippe Wolf (Chef du service de biologie de la reproduction de l’hôpital Cochin)







                        



                                


                            

Tribune. Ainsi, Arthur Kermalvezen a retrouvé, suite à un test génétique sur Internet, son géniteur, qu’il cherchait depuis si longtemps, et l’a fait savoir de manière spectaculaire peu avant le lancement des Etats généraux de la bioéthique, le jeudi 18 janvier. Nous lui souhaitons bien sûr d’être heureux de l’avoir retrouvé, et surtout que cela dure. Car s’il était si simple de faire le bonheur de tout le monde, personne, bien sûr, ne s’y opposerait. Mais il est difficile de croire que là est la solution définitive du problème de l’anonymat des donneurs. Et ce pour plusieurs raisons.
Ceux qui ont créé le Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (Cécos) ont cru que l’anonymat était la solution définitive :
– pour préserver le donneur qui ne souhaiterait pas rencontrer les enfants issus de son don,
– pour préserver les parents, dont rien ne dit qu’ils seraient particulièrement heureux de cette irruption dans leur vie d’un homme qu’ils avaient eux-mêmes choisi de garder dans l’anonymat et loin de leur univers familier,
– pour préserver l’enfant lui-même d’un univers par trop multipolaire et incertain.
Car l’anonymat n’a pas été fait pour nuire aux enfants ou à leurs parents. Il l’avait été précisément pour garantir la sérénité dans leur vie familiale, ainsi que celle du donneur, ce qui est un objectif louable.
Révélations traumatisantes
Et tout s’est très bien passé pendant longtemps, jusqu’à ce que les enfants grandissent, commencent à poser des questions ou apprennent malencontreusement, à la suite de révélations traumatisantes, qu’ils étaient issus d’un sperme de donneur. Ces circonstances ont été trop bien rapportées par les intéressés pour qu’il soit nécessaire de les raconter. Mais on imagine le choc d’une telle révélation pour un ou une jeune adulte quand on lui apprend qu’il y a un secret terrible dans sa propre histoire familiale, qu’il ou elle pensait classique, comme...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ La puissance des circuits intégrés double, à coût constant, tous les dix-huit mois : cette prophétie autoréalisatrice fait fantasmer les transhumanistes. Jusqu’à quand ?
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La loi de Moore est-elle morte ?

La puissance des circuits intégrés double, à coût constant, tous les dix-huit mois : cette prophétie autoréalisatrice fait fantasmer les transhumanistes. Jusqu’à quand ?



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h00
    |

                            Laurent Alexandre (chirurgien urologue, président de DNAVision)








                        



                                


                            
Carte blanche. Gordon Moore explique, le 19 avril 1965, dans la confidentielle revue Electronics Magazine, que la puissance informatique croît exponentiellement. Il énonce la loi qui va faire sa gloire : la puissance des circuits intégrés double, à coût constant, tous les dix-huit mois. La loi de Moore n’est pas une loi « physique », elle témoigne seulement que, à certaines périodes, la mobilisation des chercheurs et des industriels permet une croissance exponentielle du rendement industriel.
Il s’agit, en outre, d’une prophétie autoréalisatrice : l’association américaine des fabricants de circuits intégrés a convaincu ses adhérents que le fait de décrocher par rapport à la loi de Moore leur serait fatal. Moore explique : « C’est avant tout une loi économique. La concurrence acharnée entre les acteurs du secteur a été un facteur décisif. C’est une caractéristique étrange de l’informatique : plus c’est compact, plus c’est efficace. Mais le plus étonnant, c’est que le coût des puces baisse au même rythme que leur puissance augmente. »
En 1951, un transistor faisait 10 millimètres de large ; en 1971, 10 microns, soit le centième d’un millimètre. Fin 2017, les ­fabricants sortaient les premiers microprocesseurs gravés avec des transistors de 10 nanomètres ; dix mille fois plus fins qu’un cheveu. On dénombre désormais 10 milliards de transistors sur un seul microprocesseur et la puissance informatique a été multipliée par cent millions de milliards. Début janvier, les industriels ont ­présenté les nouvelles puces gravées en 7 nanomètres et annoncent, pour 2021, les premiers processeurs gravés en 2 et 3 nanomètres, soit 10 à 15 atomes de large : chaque usine coûterait 20 milliards de dollars. Un transistor expérimental gravé en 1 nanomètre a même été réalisé.
Fascination des transhumanistes
Début 2017, les nombreux spécialistes qui avaient annoncé la mort imminente de la loi de Moore se sont encore trompés. Cela fait...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Le blogueur Sylvestre Huet revient sur la mise en place du conseil scientifique de l’éducation nationale, qui fait la part belle aux neurosciences.
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<article-nb="2018/01/20/19-14">
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Le débat scientifique est toujours ouvert sur le responsable des graves épidémies ayant frappé les populations d’Amérique centrale après l’arrivée des Espagnols au XVIe siècle.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                

La fièvre typhoïde, fléau des Amériques ?

Le débat scientifique est toujours ouvert sur le responsable des graves épidémies ayant frappé les populations d’Amérique centrale après l’arrivée des Espagnols au XVIe siècle.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 10h46
    |

                            Fabien Goubet (Le Temps)








                        



   


On l’appelle cocoliztli, « peste » en langage nahuatl. Moins connue que la funeste peste noire européenne, elle est pourtant l’une des épidémies les plus dévastatrices que l’humanité ait subies. Lorsque, en 1519, Hernan Cortes et ses conquistadores ont foulé pour la première fois le sol de l’empire aztèque, dans l’actuel Mexique, la population indigène comptait environ 22 millions d’individus. A la fin du XVIe siècle, seules 2 millions de personnes avaient survécu aux diverses épidémies, soit un effondrement de près de 90 % dû en grande partie au cocoliztli.
Quels sont les coupables ? Il est établi que les Aztèques souffraient déjà d’une épidémie de variole lorsque les Espagnols les envahirent. Mais les deux plus grands pics de cocoliztli du XVIe siècle survinrent plus tard, en 1545 puis en 1576. S’agissait-il du virus de la rougeole, de la variole, voire de bactéries responsables du typhus ? Et d’où venait le pathogène ? D’Europe, ou bien était-il endémique du Nouveau Monde ? Les scientifiques s’écharpent depuis longtemps sur ces questions.
Et si c’était la fièvre typhoïde qui avait fait tant de victimes ? Une nouvelle étude publiée le 15 janvier dans Nature Ecology & Evolution va dans ce sens. Les auteurs y relatent la découverte, dans des restes humains ayant appartenu à des Mixtèques inhumés lors de la flambée de 1545, d’ADN de la bactérie Salmonella enterica, connue pour provoquer cette maladie, mortelle à l’époque.
Généticiens en renfort
Des généticiens de l’Institut Max-Planck pour les sciences de l’histoire humaine à Iéna, en Allemagne, sont venus prêter main-forte aux archéologues et aux historiens. Ils ont pu analyser l’ADN prélevé dans la pulpe dentaire de 29 individus enterrés sur le site de Teposcolula-Yucundaa, au nord-ouest de la ville d’Oaxaca. Ce site est doublement intéressant : non seulement les sépultures (principalement des fosses communes) sont les seules officiellement liées au cocoliztli de 1545 mais, de plus, la ville initialement bâtie au sommet d’une montagne a été abandonnée après l’épidémie et reconstruite dans la vallée, si bien que la plupart des tombes sont demeurées intactes jusqu’à leur ouverture, entre 2004 et 2010.
Les généticiens emmenés par Ashild Vagene ont utilisé une nouvelle méthode d’analyse bio-informatique de l’ADN. Plutôt que d’examiner, dans leur échantillon, la présence de tel ou tel ADN bactérien, un organisme à la fois (ce qui demande beaucoup de temps et de puissance informatique), ils ont eu recours à un nouveau programme capable de balayer l’ensemble des 2 700 bactéries suspectes en une seule fois. Ils ont ainsi mis en évidence la présence de l’ADN de la bactérie Salmonella enterica chez 10 des individus exhumés.
Poursuivant les travaux, les auteurs ont également pu reconstruire le génome entier de la bactérie et ont constaté qu’il s’agissait d’une salmonelle de sérotype Paratyphi C, responsable des fièvres typhoïdes. Il s’agit, d’après l’Institut Max-Planck, « de la première preuve moléculaire d’infection par cette bactérie à partir de vestiges du Nouveau Monde ».
Virus ou bactérie ?
Mais gare aux conclusions hâtives. Une autre théorie, échafaudée en 2006 par Rodolfo Acuna-Soto, de l’Institut national mexicain d’anthropologie et d’histoire à Mexico, propose que le cocoliztli soit en fait une fièvre hémorragique déclenchée par un virus (comme la maladie liée au virus Ebola) et antérieure à la conquête. Parmi ses arguments, le fait que les symptômes décrits par les témoins (un fléau ravageur tuant en quelques jours après de terribles fièvres, une langue noire, une urine verdâtre et des saignements par tous les orifices, comme le décrivit le médecin royal espagnol Francisco Hernandez dans un récit qui prête toutefois à caution), ne correspondent à aucune des maladies connues à l’époque en Europe. « Notre étude ne peut prouver l’absence de virus, reconnaît Alexander Herbig, un des auteurs de l’étude parue cette semaine. L’ARN viral étant moins stable [que l’ADN bactérien], on ne peut donc pas écarter que des personnes étaient infectées par un virus en plus de S. Paratyphi C. »
Virus ou bactérie, on ne sait donc pas très bien qui est le coupable. Ni d’où il vient, d’ailleurs. Les historiens ont longtemps suggéré que les Européens l’auraient amené avec eux, et transmis à des Aztèques dépourvus de défense immunitaire contre l’infection. Pour Rodolfo Acuna-Soto, le virus était déjà là, et n’attendait que des conditions propices pour sévir. Selon lui, les pluies diluviennes de 1545 et 1576 auraient contribué à l’explosion des populations de rats, qu’il imagine comme vecteurs de la maladie.
Quant à Salmonella enterica, les auteurs ne savent pas s’il s’agit d’une souche endémique. Mais ils comptent comparer son ADN avec celui d’une autre salmonelle, retrouvée dans une tombe norvégienne datant de 1200, soit trois siècles avant la conquête du Mexique. « Si les génomes sont similaires, cela pourrait confirmer l’hypothèse que la maladie vient d’Europe », estime Alexander Herbig.
Il ne fait plus aucun doute que les Aztèques, Mixtèques, Tarrasques et autres Totonaques ont péri de terribles épidémies, évidemment favorisées par les traitements inhumains infligés par les Espagnols. Il reste toutefois matière à débattre quant à la nature exacte de la maladie qui les a condamnés à disparaître.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ « On ne peut réussir qu’en créant localement des synergies », explique Pierre Guerreschi, chirurgien plasticien au CHRU de Lille, qui sera l’un de nos invités lors de la seconde édition d’« O21 / S’orienter au 21e siècle » à Lille, vendredi 19 et samedi 20 janvier.
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O21. « Nous avons conçu une bioprothèse mammaire en créant localement des synergies »

« On ne peut réussir qu’en créant localement des synergies », explique Pierre Guerreschi, chirurgien plasticien au CHRU de Lille, qui sera l’un de nos invités lors de la seconde édition d’« O21 / S’orienter au 21e siècle » à Lille, vendredi 19 et samedi 20 janvier.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 10h39
    |

                            Léa Iribarnegaray








                        



   


Il tisse sa toile pour ne pas marcher seul sur son fil. Chirurgien plasticien, Pierre Guerreschi soigne les patients au CHRU de Lille, enseigne à la faculté de médecine et fait de la recherche. Une triple mission assez courante pour un médecin hospitalo-universitaire, mais sa spécialité reste l’une des plus récentes : elle n’a émergé qu’après la seconde guerre mondiale et son lot de « gueules cassées ». L’une des plus petites aussi : elle compte 1 000 membres, dont une quarantaine d’hospitalo-universitaires travaillant en CHRU, loin de l’exercice en ville de la chirurgie esthétique. « C’est ce côté agile et encore neuf qui m’a donné le goût pour ce métier. Je savais d’emblée qu’il serait possible d’innover », raconte Pierre Guerreschi, qui tresse son maillage en le liant à l’histoire textile du Nord.

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Grâce au pôle de compétitivité UP-tex, installé entre Roubaix et Tourcoing, le chirurgien plastique rencontre notamment un ingénieur textile, Julien Payen, afin de progresser sur la reconstruction mammaire. Si de nombreuses techniques existent déjà dans le domaine, aucune n’est totalement aboutie : soit on pose un corps étranger – une prothèse en silicone –, soit on transfère du tissu de la patiente, mais en plusieurs interventions lourdes et répétitives. « Nous avons cherché à apporter de manière simple, en une seule fois, sans corps étranger, un volume suffisant de tissu graisseux », explique le chirurgien. La création s’appelle Mat(t)isse. Une coque imprimée en 3D, constituée d’un matériau résorbable, forme un bio-incubateur. On y place une petite quantité de tissu adipeux : celui-ci va grossir pour remplir finalement la cage qui, elle, disparaîtra au bout de six mois. Clin d’œil régional, renouveau d’un métier ancestral, c’est une dentelle de Calais qui sert de socle à la coque, son maillage désordonné permettant une meilleure accroche des cellules.
« On travaille désormais avec des chimistes, des ingénieurs et même des designers »
Avant sa commercialisation par l’intermédiaire de la start-up Lattice Medical, Mat(t)isse nécessite encore une année d’expérimentation animale, avant un essai clinique. « On travaille désormais avec des chimistes, des ingénieurs et même des designers. On ne peut réussir qu’en créant localement des synergies », souligne Pierre Guerreschi, qui se dit incapable d’innover sans transversalité. « Contrairement à un chirurgien cardiaque qui n’opère que le cœur, nous n’avons pas d’organe “à nous”. »L’artisan de 39 ans poursuit donc son cousu main arachnéen. Il travaille notamment avec ses collègues ORL pour transposer la technique de la reconstruction du sein à la membrane du tympan et au pavillon de l’oreille.

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Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (vendredi 1er et samedi 2 décembre 2017, au centre Prouvé), rendez-vous à Lille (vendredi 19 et samedi 20 janvier 2018, à Lilliad), à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), à Cenon, près de Bordeaux (vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer) et à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettront au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers sont aussi prévus.
Il reste des places pour participer à O21 Lille ! Pour toutes les villes, les inscriptions se font gratuitement via ce lien.

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Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Quinze économistes s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre le peu de place laissé à leur discipline dans le projet de réforme des lycées.
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Réforme des lycées : « Une solide culture économique est indispensable pour se comporter en citoyen éclairé »

Quinze économistes s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre le peu de place laissé à leur discipline dans le projet de réforme des lycées.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h15
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 15h25
    |

un collectif d'économistes







                        



                                


                            
Tribune. Une réforme du lycée est en préparation. Les décisions définitives ne sont pas prises, mais les informations qui circulent suscitent notre inquiétude en ce qui concerne l’enseignement des sciences économiques et sociales (SES). Dans l’état actuel du projet, l’enseignement des SES occuperait une place marginale en classe de seconde et ne figurerait pas dans le tronc commun du cycle terminal. La formation à la science économique et aux autres sciences sociales (sociologie, science politique) n’apparaît que dans deux des neuf couples d’enseignement de spécialisation qui seraient proposés aux lycéens.
La mise en œuvre d’une telle réforme conduirait donc à la marginalisation des SES dans la formation des lycéens français. Certes, une minorité seulement de lycéens se destinent à des formations spécialisées en sciences économiques, mais il est indispensable dans le monde d’aujourd’hui de disposer d’une solide culture économique pour se comporter en citoyen éclairé.
Comment comprendre les débats sur la lutte contre le réchauffement climatique si l’on ne maîtrise pas le rôle des prix, de la fiscalité et de la réglementation dans le fonctionnement des économies ? Comment comprendre les débats sur l’avenir de la construction européenne sans une solide culture concernant le rôle des marchés et des Etats dans l’intégration économique ? Comment comprendre la mondialisation sans disposer des concepts et des méthodes permettant d’analyser le commerce international, le rôle des firmes globales et les enjeux de la gouvernance mondiale ?
Des concepts essentiels
Il ne s’agit pas de former des spécialistes de l’analyse économique ou de surcharger les programmes. Mais il est indispensable de fournir à tous les élèves la maîtrise des raisonnements de base et des concepts essentiels leur per­mettant de porter un regard informé sur le monde économique et social. De mê­me que des enseignements portent sur les humanités (langues, littérature, philosophie)...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Une relecture surprenante de ce qu’on croyait être le premier et unique exemple d’une horloge astronomique.
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Une mythique machine démontée

Une relecture surprenante de ce qu’on croyait être le premier et unique exemple d’une horloge astronomique.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 14h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Le livre. C’est l’une des plus intrigantes ­découvertes archéologiques de ces dernières années : les restes d’une machine comportant une trentaine de roues dentées remontant à deux siècles avant notre ère. Ce puzzle de métal corrodé pourrait bien être le premier, et unique, exemple d’une horloge astronomique, puisque ce mécanisme affiche les phases de la Lune en fonction du jour dans le mois et permet de dire s’il y aura ou non une éclipse de Lune ou de Soleil.
Ce mécanisme très perfectionné, dit d’Anticythère, du nom de l’île grecque au large de ­laquelle il a été trouvé au début du XXe siècle, a été redécouvert dans le Musée d’Athènes dans les années 1950. A partir de 2006, des études recourant à des rayons X ont permis de percer les secrets de son fonctionnement.
Frédéric Lequèvre utilise, lui, une autre technique : le rationalisme critique, ou zététique. S’il ne remet pas en question les capacités ­astronomiques de la machine, il doute vraiment de ses plus de deux mille ans d’âge.
Dans une première partie, il revient sur ce que fait ce mécanisme : la correspondance jour et constellation du zodiaque, les phases de la Lune au cours du mois, les prévisions d’éclipses… Il explique ainsi l’ingénieuse idée qui permet au système de modifier la vitesse de la Lune sur son orbite et de se rapprocher de son mouvement réel dans le ciel. Il écorne cependant la légendaire précision du mécanisme dans le calcul des éclipses, et évacue la possibilité de mesurer la latitude et la longitude avec cet instrument. Lequel est d’ailleurs pour lui plus un mécanisme d’horloge astronomique qu’un calculateur, voire qu’un ordinateur, comme certains l’ont qualifié.
Le défi de la datation
Le deuxième tome détaille les arguments permettant de dater la machine, non pas du IIe siècle avant J.-C., mais plus vraisemblablement de la période 1500-1700. On découvre alors qu’aucune technique de datation n’a été appliquée sur ces pièces,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Les deux principales étoiles de la constellation des Gémeaux sont faciles à repérer en cette saison, en début de soirée.
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Les Etats généraux débutent jeudi pour six mois de débats. Un projet de loi verra le jour à l’automne afin de mettre à jour la législation française.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/01/2018
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PMA, fin de vie… Les grandes thématiques des Etats généraux de la bioéthique

Les Etats généraux débutent jeudi pour six mois de débats. Un projet de loi verra le jour à l’automne afin de mettre à jour la législation française.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h19
    |

            Gaëlle Dupont, 
Nathaniel Herzberg, 
Sandrine Cabut, 
Paul Benkimoun et 
François Béguin








                        



   


C’est une obligation depuis la dernière loi de 2011 : tous les sept ans au moins, la France doit réviser sa législation en matière de bioéthique. Le processus sera officiellement lancé jeudi 18 janvier avec l’ouverture d’Etats généraux qui doivent durer jusqu’au 7 juillet. L’objectif de ces six mois de débats, organisés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ? Eclairer le législateur, qui devra déposer un projet de loi à l’automne afin de mettre à jour les textes.
Les évolutions très rapides de la science interrogent sur l’attitude à avoir face à de nombreuses innovations : faut-il autoriser, interdire, contrôler ces pratiques ? Conditions du début et de la fin de vie, limites de l’intervention médicale sur le vivant… Les thèmes abordés, sensibles, intéressent militants, chercheurs, religieux. Les débats qui s’ouvrent seront donc vifs. Tour d’horizon des principaux enjeux.
Procréation médicalement assistée
C’est la question politiquement centrale, dont le président du CCNE, Jean-François Delfraissy, redoute qu’elle éclipse toutes les autres. Faut-il ouvrir l’accès de la procréation médicalement assistée (PMA), aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels infertiles, aux couples de femmes et aux femmes seules ? En la matière, ce n’est pas la science qui a évolué, mais la société. « La question avait été abordée lors des précédents Etats généraux [préalables à la loi de 2011], au même titre que la gestation pour autrui et l’anonymat des donneurs de gamètes, mais brièvement et de façon très abstraite, observe la sociologue au CNRS Dominique Mehl. Le débat sur le mariage pour tous a tout changé. »
La France a alors découvert que des milliers de femmes, en couples ou célibataires, avaient déjà recours à la procréation avec don de gamètes à l’étranger. Des médecins ont admis publiquement orienter leurs patientes vers des cliniques étrangères, bien que ce soit interdit par la loi. Le CCNE s’est déclaré en faveur de cette ouverture en juin 2017. Tout comme le président de la République, Emmanuel Macron, même s’il ne veut pas « brutaliser les consciences ». Or, religieux et groupes conservateurs s’y opposent. L’ouverture poserait une série de questions en cascade : la gratuité du don pourrait-elle être maintenue si la demande de gamètes mâles augmente, alors que le déficit est déjà criant ? Cette pratique serait-elle remboursée par la Sécurité sociale ?

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La possibilité de conserver pour soi-même des ovocytes, en vue d’une grossesse ultérieure, devrait également être abordée. Aujourd’hui, elle n’est autorisée qu’en cas de don. La question divise : certains y voient une liberté supplémentaire pour les femmes, d’autres une fausse promesse.
Gestation pour autrui
Si la GPA ne figure pas parmi les principaux thèmes annoncés, elle pourrait s’inviter dans les débats. Elle fait officiellement partie des techniques de procréation médicalement assistée, puisqu’elle permet à des couples d’hommes et à des couples hétérosexuels dont la femme ne peut pas porter d’enfant d’avoir une descendance grâce à l’implantation d’un embryon dans l’utérus d’une tierce personne, la mère porteuse. Dans une tribune publiée par Le Monde, 110 signataires plaident en faveur d’une GPA « éthique » respectant les parties prenantes. L’opposition à cette pratique reste cependant très forte en France, et le gouvernement a exclu toute évolution législative sur le sujet.

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Diagnostic préimplantatoire
Effectué à partir d’une ou de deux cellules prélevées au troisième jour sur l’embryon issu d’une fécondation in vitro, le diagnostic préimplantatoire (DPI) vise à dépister d’éventuelles anomalies chromosomiques ou génétiques afin de n’implanter que des embryons indemnes. Cette technique a été autorisée en 1994 et les conditions de sa réalisation précisées en 2004. Une cinquantaine de couples y auraient recours en France chaque année.

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Le DPI ne concerne que les couples à haut risque de maladie génétique grave et incurable qui de ce fait recourent à l’assistance médicale à la procréation. L’Agence de la biomédecine a recensé 221 maladies génétiques différentes pouvant donner lieu à un DPI. Celui-ci ne peut avoir pour objet que la recherche de l’affection considérée. En mars 2016, 130 médecins et biologistes appelaient dans Le Monde à élargir ces indications afin de « connaître le statut chromosomique de l’embryon » (comme c’est possible en Grande-Bretagne, Belgique, Italie ou Espagne) et limiter les échecs d’implantation. Certains y voient toutefois une dérive vers l’eugénisme.
Tests génétiques et médecine prédictive
Faut-il élargir le nombre de maladies génétiques dépistées à la naissance, voire autoriser le séquençage du génome des nouveau-nés ? Doit-on envisager de proposer des tests génétiques aux couples souhaitant avoir un enfant (tests préconceptionnels) même en l’absence d’antécédent familial de maladie génétique, comme une mucoviscidose ? Que faire lorsque le séquençage d’un génome – par exemple lors d’un cancer – identifie des anomalies inattendues, telle qu’une prédisposition à une autre maladie génétique ?
Voilà des thématiques relatives aux tests génétiques et à la médecine prédictive qui vont probablement s’inviter au cours des débats. « La question des tests préconceptionnels est très importante, les progrès technologiques nous forcent à nous la poser, sans préjuger de la réponse », souligne ainsi la généticienne Dominique Stoppa-Lyonnet (Institut Curie), ancienne membre du Comité d’éthique.
Modification du génome
Depuis les précédentes lois de bioéthique, un procédé d’édition de l’ADN nommé Crispr-Cas9 a changé le paysage. Mis au point en 2012, il permet d’intervenir sur les cellules pour soigner des maladies génétiques. Dans le cas de l’embryon humain, toute recherche reste conditionnée à une « finalité médicale ». « Celle-ci est difficile à définir », constate Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
L’Inserm, des parlementaires et l’Académie de médecine ont réclamé un assouplissement des contraintes dans ce domaine. Faudrait-il, par exemple, autoriser la conception d’embryons spécifiquement destinés à la recherche ? Les textes actuels ne permettent pas non plus d’envisager de thérapeutiques par modification des cellules sexuelles : la modification se transmettrait alors à la descendance, une perspective hantée par le spectre de l’eugénisme. En outre, « Crispr se heurte encore à de gros problèmes d’efficacité et de sûreté », note le biologiste de la reproduction Pierre Jouannet. « Sauf que d’ici sept ans, ça aura évolué », estime Hervé Chneiweiss.

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Fin de vie
Deux ans après l’adoption d’une nouvelle loi instaurant un droit à la sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale (loi Claeys-Leonetti), et quelques mois après la médiatisation du combat de l’écrivaine Anne Bert en faveur d’un droit à l’euthanasie et au suicide assisté, la question de la fin de vie revient – une nouvelle fois – dans le débat public. « Ce n’est pas parce qu’une loi a été votée qu’on arrête de réfléchir ou de débattre », assume Régis Aubry, membre du CCNE et chef du service de soins palliatifs du CHU de Besançon.

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L’inscription d’une problématique aussi « lourde » que celle de la fin de vie ne figurait pourtant pas dans les premiers projets des organisateurs. « On était partis sur un débat limité à la révision des lois de bioéthiques, avec la PMA ou le statut de l’embryon, mais le gouvernement a souhaité que l’on balaye large et que l’on inclue cette question », explique Régis Aubry. Outre la question de la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté, devrait également être posée celle de la responsabilité éthique des soignants, pour éviter que les avancées de la médecine ne conduisent à des situations humainement douloureuses et inextricables.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Pour l’industrie pharmaceutique et les start-up du secteur de la santé, l’accès aux informations des patients est un enjeu de plusieurs milliards de dollars.
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Les données génétiques, une mine d’or pour les laboratoires

Pour l’industrie pharmaceutique et les start-up du secteur de la santé, l’accès aux informations des patients est un enjeu de plusieurs milliards de dollars.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 20h19
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            
Identifier le meilleur cocktail de molécules pour traiter un cancer, retrouver ses ancêtres, identifier le gène prédisposant à une maladie rare ou sélectionner le patrimoine génétique de son futur enfant. Tout cela fait déjà partie de notre quotidien et représente des enjeux financiers gigantesques. Le marché des tests génétiques pourrait dépasser 5,8 milliards de dollars en 2022, contre 4,6 milliards en 2017.
Et ce n’est que le sommet de l’iceberg : les bases de données génétiques sont de véritables mines d’or pour les laboratoires pharmaceutiques et start-up qui misent sur une médecine de plus en plus personnalisée. Croisées avec des données cliniques issues des dossiers médicaux des patients et interprétées par des algorithmes, ces informations représentent une ressource stratégique. Le cadre dans lequel celle-ci peut être exploitée sera l’un des thèmes abordés lors des Etats généraux de la bioéthique, qui s’ouvrent jeudi 18 janvier.

Les tests génétiques grand public sont emblématiques de la bataille qui s’annonce. Pour moins de 100 dollars (81 euros), n’importe qui peut acheter en ligne un kit, avec la promesse de recevoir des indications sur ses origines géographiques, voire de trouver sa place dans un vaste arbre généalogique. Le géant américain Ancestry assure que 6 millions de personnes lui ont déjà confié leurs échantillons de salive. Et son concurrent californien 23andMe – qui commercialise aussi des tests de prédisposition à des maladies comme Parkinson et Alzheimer – totalise plus de 2 millions de clients.

Un marché évalué à 100 milliards de dollars en 2017
Mais ce business n’est qu’une facette de leur activité : pour ces start-up valorisées respectivement 3 et 1,75 milliards de dollars, le futur est dans l’exploitation de leurs bases de données. En signant le formulaire de consentement qui accompagne leurs échantillons, la majorité des clients acceptent que leur profil génétique soit utilisé à des...




                        

                        

