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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Baisse d’impôt, retraite minimale portée à 1 000 euros, revenu universel... les différentes formations politiques multiplient les propositions, mais la question de leur coût est éludée.
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Avant les élections législatives italiennes, les partis rivalisent de promesses

Baisse d’impôt, retraite minimale portée à 1 000 euros, revenu universel... les différentes formations politiques multiplient les propositions, mais la question de leur coût est éludée.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h09
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Et vous, que voulez-vous abroger ? Les premiers échanges de la campagne en vue des élections générales ­italiennes, qui se tiendront le 4 mars, ont été marqués par une surenchère vertigineuse dans les propositions d’allégements fiscaux de la part des principales coalitions en lice.
Tentant de chiffrer le coût de ces promesses qui, pour la plupart, restent entourées d’un épais brouillard, le quotidien Corriere della Sera était parvenu, début janvier, à un total de… 200 milliards d’euros.
Naturellement, l’ancien président du Conseil, Silvio Berlusconi, en route vers le plus improbable des retours politiques, ne s’est pas montré le plus timoré en la matière. Le programme qu’il a signé avec ses deux principaux partenaires, jeudi 18 janvier, et dont le détail n’est pas encore connu, contient plusieurs mesures dont chacune, prise isolément, serait de nature à bouleverser l’économie du pays.

La clé de voûte en est l’adoption d’une « flat tax », un prélèvement à taux unique venant se substituer à l’actuel impôt progressif sur le revenu. Cette mesure, qui figurait déjà dans le programme électoral de la droite par le passé, n’a jamais été mise en œuvre, en raison de son impact énorme sur les finances publiques. Le taux de ce nouvel impôt miracle ? Ce point n’est pas tranché.
Remise à plat de la réforme des retraites
En effet, si Forza Italia veut le porter à 23 %, après exemption des 12 000 premiers euros, afin de respecter le principe de progressivité inscrit dans la Constitution, ses alliés sont encore plus gourmands.
La Ligue du Nord de Matteo Salvini, elle, plaide pour un impôt unique de 15 %. Le coût d’une telle mesure ? Début janvier, le quotidien économique Il Sole 24 Ore l’estimait à 30 milliards d’euros en retenant le taux proposé par Silvio Berlusconi, mais d’autres économistes comme Francesco Daveri (université Bocconi de Milan) ­l’estiment à 95 milliards.
L’autre mesure phare proposée par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Peu avant la visite d’Emmanuel Macron, mardi 16 janvier, dans le Centre d’accueil et d’examen de situations administratives de Croisilles (Pas-de-Calais), Laurence Geai y a saisi pour « Le Monde » cette image à rebours des clichés.
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Migrants en contrechamp

Peu avant la visite d’Emmanuel Macron, mardi 16 janvier, dans le Centre d’accueil et d’examen de situations administratives de Croisilles (Pas-de-Calais), Laurence Geai y a saisi pour « Le Monde » cette image à rebours des clichés.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h00
    |

                            Marion Dupont








                        



                                


                            

Deux mains enserrent un livre, comme un écho au geste d’une mère passant son bras autour de sa fille sur le dessin ornant la page de droite. La prise de vue en plongée nous place tout près de l’épaule du lecteur, telle une invitation à s’approcher, voire à prendre sa place. La faible profondeur de champ et les couleurs pastel de l’illustration adoucissent la froideur du mobilier. Tout, dans la construction de cette image, semble en contradiction avec la grammaire visuelle habituelle des photographies de réfugiés, qui convoque d’ordinaire des émotions fortes.
Celle-ci a pourtant été prise à Croisilles (Pas-de-Calais), dans le centre d’accueil et d’examen des situations (CAES) qui offre une soixantaine de lits, des repas chauds, des cours de français et une assistance médicale aux migrants qui le souhaitent. Laurence Geai, photographe pour Le Monde, s’y trouvait le week-end du 13 janvier pour suivre le quotidien des réfugiés.

Un livre, un stylo-bille, des dominos, le temps semble s’écouler au rythme du petit village du Nord pour ce jeune Soudanais : « Nous étions dans le lieu de vie commun, après un cours de français. Pendant qu’il essayait de déchiffrer ce passage seul, un ami était sur son téléphone, d’autres jouaient. Le moment paisible, le livre enfantin ont attiré mon regard. »
Contrastes
Le passage par les CAES, éloignés de la frontière, est souvent une séquence de repos pour les migrants qui ont passé les semaines précédentes à tenter chaque nuit un passage vers le Royaume-Uni. C’est aussi là que l’ennui s’installe, loin des événements parfois douloureux qui ont ponctué les trajectoires de chacun d’entre eux – et qui habitent nos représentations. Par son cadrage serré, cette photographie congédie, pour un instant, les épreuves passées.
Laurence Geai se souvient avoir pensé à un autre contraste aumoment de la prise de vue : « Le moment tranchait avec le contexte un peu hostile. Quelques heures auparavant,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ « Le grand rendez-vous de l’investissement productif », qui se tiendra lundi, vise à inciter les épargnants à investir dans les fonds propres des PME.
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Les députés de la majorité en croisade pour réorienter l’épargne des Français

« Le grand rendez-vous de l’investissement productif », qui se tiendra lundi, vise à inciter les épargnants à investir dans les fonds propres des PME.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 12h18
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            
On ne compte plus les rapports qui se sont empilés ces dernières années sur le bureau des ministres de l’économie pour réorienter une partie de l’épargne des Français, férus de placements sûrs, comme l’assurance-vie et le Livret A, vers davantage d’investissements dans les entreprises, l’objectif étant de favoriser la croissance et de créer de l’emploi. Les résultats n’ont jamais été au rendez-vous.
Les députés de La République en marche (LRM) ont cette fois opté pour une nouvelle démarche : mobiliser, lundi 22 janvier, à l’Assemblée nationale, tous les acteurs de la finance, pour un « grand rendez-vous de l’investissement productif ». « A l’Assemblée, les députés ont fait évoluer la fiscalité de l’épargne. C’est maintenant à vous, professionnels de l’investissement, de prendre le relais », lance la page Internet consacrée à cette manifestation.
Le premier budget du quinquennat du président Emmanuel Macron a, en effet, transformé l’impôt sur la fortune (ISF) en un impôt sur la seule fortune immobilière, l’IFI, et instauré un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital mobilier de 30 %. Des mesures amèrement critiquées par l’opposition de gauche, qui a dénoncé « un cadeau aux plus riches ».

Doléances et vœux pieux
Pour aller au bout du projet porté par le chef de l’Etat, le plus dur reste à faire : persuader les Français qui ont bénéficié de ces réformes de placer leur épargne dans les fonds propres des entreprises. La majorité vise le doublement en cinq ans du montant de l’épargne investi dans les fonds propres des PME, qui avoisine aujourd’hui les 5 milliards d’euros. Alors même que disparaît le dispositif ISF PME, qui générait jusque-là plus d’un milliard d’euros par an d’investissements dans les petites entreprises.
Organisé sous l’impulsion de la députée Amélie de Montchalin, chef de file LRM au sein de la commission des finances, ce « grand rendez-vous » devrait rassembler plus de 300 banquiers,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ La députée de l’Essonne veille à la tenue du groupe majoritaire sur les textes délicats, notamment sur le projet de loi asile-immigration.
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Marie Guévenoux, la juppéiste qui cadre les rangs de La République en marche

La députée de l’Essonne veille à la tenue du groupe majoritaire sur les textes délicats, notamment sur le projet de loi asile-immigration.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 10h00
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

Quand le 19 décembre 2017, Sonia Krimi, députée La République en marche (LRM), interpelle vivement Gérard Collomb sur son projet de loi asile-immigration, une femme la met immédiatement en garde en sortant de l’Hémicycle.
« Les différentes sensibilités doivent s’exprimer, mais en interne, sinon les Français n’y comprennent plus rien », insiste Marie Guévenoux, les yeux bleus cachés derrière de grandes lunettes rétro.
A 41 ans, cette ancienne juppéiste convertie au macronisme, fait partie de ceux qui veillent à resserrer les rangs de la majorité. En octobre 2017, si le vote de la loi antiterroriste s’est déroulé sans anicroche, ce serait, à en croire certains députés, grâce à elle. L’élue de l’Essonne portait alors la parole d’un groupe novice et nébuleux sur une loi délicate préparant la sortie de l’état d’urgence.
« On avait une grosse pression. On avait très peur des critiques sur l’amateurisme des députés et que le groupe se fracture », se souvient Raphaël Gauvain, rapporteur du texte. Depuis, discrètement, Marie Guévenoux monte. En novembre 2017, elle a intégré l’équipe de Christophe Castaner à la tête du mouvement LRM. Elle est aussi « dans la shortlist » pour être rapporteuse du texte asile-immigration selon un pilier du groupe.

Fidélité sans faille
La députée est une cadre politique aguerrie, qui a œuvré toute sa vie à l’ombre d’élus de droite. Son parcours va du syndicat étudiant UNI à Alain Madelin qu’elle a accompagné à Démocratie libérale et comme assistante parlementaire. Elle rejoint Alain Juppé en 2002 quand il fonde l’UMP. Mme Guévenoux lui voue depuis une fidélité sans faille. Il la propulse à la tête des Jeunes populaires, dont elle sera évincée deux ans plus tard lors de l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête du parti. Elle est chargée de trouver des fonds pour soutenir le maire de Bordeaux en vue de la primaire de la droite fin 2016. L’un de ses collègues...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’aile centriste et libérale peine à trouver sa place au sein des Républicains, sans avoir de piste d’atterrissage ailleurs.
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Chez LR, à la recherche de la droite modérée

L’aile centriste et libérale peine à trouver sa place au sein des Républicains, sans avoir de piste d’atterrissage ailleurs.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 15h21
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Selon Virginie Calmels, Damien Abad a « toujours le mot juste ». « De la mesure, en étant ferme sur le fond et agréable sur la forme », félicite la première vice-présidente du parti Les Républicains (LR) à propos de son collègue, troisième vice-président de LR. Le compliment n’est certainement pas étranger au fait qu’elle entend chez lui un écho de son propre discours. Le député de l’Ain plaide pour « une droite ouverte, humaniste, libérale et européenne », quand, de son côté, la première adjointe d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux défend un « libéralisme populaire », résolument proeuropéen.

Jeudi 18 janvier, le premier accueillait la seconde lors des vœux de la fédération LR de l’Ain, à Oyonnax. L’occasion de « chasser en meute » – l’expression est de M. Abad – et de tenter d’étouffer les critiques sur la « droitisation » du parti impulsée par le nouveau président de LR, Laurent Wauquiez, alors que les départs de représentants de la droite modérée se multiplient.
Certes, Damien Abad, ancien lieutenant de Bruno Le Maire, n’hésite pas à se lamenter de cette « laïcité honteuse qui empêche de dire vacances de Noël en hiver » ou à assurer que « ce n’est pas à la France de s’adapter à l’islam, c’est à l’islam de s’adapter à la France ». Mais il fut un temps où l’homme se faisait surnommer le « centriste de combat », à l’époque où il était député européen et qu’il militait au Nouveau Centre. Ce qui lui vaut un brevet de modération, attribut très bien coté à la « Bourse » du rassemblement de la « famille » LR – le maire d’Antibes (Alpes-Maritimes), Jean Leonetti, un ancien de l’UDF, s’est vu pour sa part offrir la présidence du conseil national, le parlement du parti.
« Le débat va être nourri »
En décembre 2017, Mme Calmels a plaidé auprès de Laurent Wauquiez pour que M. Abad devienne, comme elle, vice-président du parti. Elle ne voulait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Selon un sondage IFOP, à deux ans du scrutin municipal, le maire de Nice, qui hésite à quitter Les Républicains, serait crédité de 47 % des intentions de vote au premier tour.
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A Nice, Christian Estrosi joue la montre

Selon un sondage IFOP, à deux ans du scrutin municipal, le maire de Nice, qui hésite à quitter Les Républicains, serait crédité de 47 % des intentions de vote au premier tour.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h49
    |

                            Gilles Rof (Marseille - correspondance)








                        



                                


                            
Quitter Les Républicains (LR) ou y rester ? A l’inverse de Xavier Bertrand, Christian Estrosi, maire de Nice et fondateur de La France audacieuse, mouvement qui veut « porter la voix des territoires », n’a pas tranché. Et ce n’est pas le sondage commandé à l’IFOP par sa propre structure politique – Les Amis de Christian Estrosi –, rendu public en ce début d’année, qui poussera le toujours président de la fédération LR des Alpes-Maritimes à clarifier sa position.
Un entre-deux soigneusement entretenu depuis l’échec de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite en novembre 2016, qui lui permet notamment de contenir la guerre fratricide avec son rival départemental chez LR, Eric Ciotti. « Il est trop tôt pour se prononcer. Il faut laisser à Laurent Wauquiez le temps de présenter sa stratégie et son organigramme complet », confirme l’entourage du maire de Nice.

L’étude porte sur la situation politique dans la cinquième ville de France à un peu plus de deux ans du prochain scrutin municipal. Du 4 au 6 décembre 2017, 604 personnes ont été interrogées. Le sondage donne au maire Estrosi un bel indice de satisfaction (68 %) et teste trois hypothèses de premier tour dont il sort à chaque fois en tête.
Mais il montre d’abord qu’une investiture LR resterait la façon la plus efficace pour lui de conquérir un troisième mandat consécutif. Avec l’étiquette de son parti actuel, et donc sans candidature Ciotti face à lui, M. Estrosi récolte 47 % des intentions de vote et relègue sa première adversaire (la FN Marie-Christine Arnautu) à 30 points. Quarante-trois pour cent des personnes interrogées le considèrent d’ailleurs toujours comme un homme « à droite ou très à droite ».
« Un paradoxe total »
Mais le sondage, qui n’a pas testé d’hypothèse de second tour, souligne aussi que la stratégie de rapprochement avec Emmanuel Macron – un « dialogue constructif, ouvert et pragmatique », comme l’a défini l’élu niçois –...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les députés La République en marche veulent tirer profit des attaques opposées de la gauche et de la droite pour mieux les neutraliser.
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Immigration : la majorité joue la voie médiane

Les députés La République en marche veulent tirer profit des attaques opposées de la gauche et de la droite pour mieux les neutraliser.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h35
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
« Humanité et fermeté. » Emmanuel Macron et les principaux responsables de la Macronie ne cessent de répéter ce diptyque pour résumer le contenu du projet de loi asile-immigration, attendu en conseil des ministres le 21 février. Lors de sa visite à Calais, le 16 janvier, le chef de l’Etat a de nouveau revendiqué l’ambition d’une politique migratoire combinant un « accueil digne » pour les réfugiés mais aussi la « rapidité des procédures » à l’égard de ceux qui ne relèvent pas du droit d’asile. Sur l’immigration, le « en même temps » macronien est donc plus que jamais la boussole du pouvoir.
En face, l’opposition charge l’exécutif sur deux registres totalement opposés. D’un côté, la gauche condamne « une politique d’une incroyable dureté », selon les mots de l’ex-candidat socialiste, Benoît Hamon, suivie par La France insoumise (LFI), qui fustige « une mise en cause des droits humains ». De l’autre, la droite et l’extrême droite dénoncent le « laxisme » du projet de loi. « Avec Emmanuel Macron, les immigrés clandestins seront de plus en plus nombreux », met en garde le président du parti Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez.
« C’est un projet de loi totalement équilibré », rétorque le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui viendra présenter son projet de loi devant les 312 députés La République en marche (LRM), mardi 23 janvier, lors d’une réunion à l’Assemblée nationale. Attaqué sur ses deux flancs, le gouvernement tente de tirer profit du caractère contradictoire des critiques de l’opposition. L’objectif est d’incarner une voie médiane, faite de compromis et de pragmatisme, afin de dépasser le traditionnel clivage gauche-droite. Avec l’espoir d’incarner une troisième voie, susceptible de rassembler une majorité de Français.
Position « équilibrée »
Un argumentaire mis en avant par les responsables de la majorité. « En défendant une politique migratoire humaine,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ La rumeur d’un intérêt supposé du secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement pour la mairie de Marseille courait la ville depuis plusieurs semaines.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

La rumeur sur l’« affection » de Castaner pour la mairie de Marseille

La rumeur d’un intérêt supposé du secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement pour la mairie de Marseille courait la ville depuis plusieurs semaines.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h22
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 09h41
    |

                            Gilles Rof (Marseille - correspondance)








                        


Christophe Castaner s’est arrêté à Marseille vendredi 19 janvier. Un court crochet sur la route d’un déplacement dans le Var puis d’un week-end dans sa ville de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence). Le nouveau délégué général de La République en marche ne venait pas annoncer sa candidature aux prochaines élections municipales de Marseille mais inaugurer la permanence de la députée LRM Alexandra Louis. « Je serai demain à Draguignan pour les mêmes raisons, et je vous assure que je ne me présente pas là-bas non plus », s’est-il amusé, alors que les journalistes le pressaient.
Deux jours plus tôt, en titrant « Peut-il briguer Marseille ? », le quotidien La Provence avait donné corps à la rumeur qui courait la ville depuis plusieurs semaines et l’avait légitimitée. Celle d’un intérêt supposé du secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement pour la mairie de la deuxième ville de France.
En bon politique, Christophe Castaner n’a pas tordu le cou à l’hypothèse. « La question ne se pose pas aujourd’hui, et je ne suis pas là pour ça », a-t-il éludé, avec un sourire. « Qui sait si, dans quelques mois, Emmanuel Macron ne lui demandera pas de partir à la conquête d’un Marseille potentiellement gagnable ? Christophe ne lui refuse rien… », souligne un relais local de l’ex-porte-parole du gouvernement.
« Observateur attentif »
L’envie de l’intéressé ne semble pourtant pas au rendez-vous. Christophe Castaner connaît bien Marseille. Etudiant, il y a vécu de belles soirées à jouer à la moune, le poker alpin – sa passion d’alors –, avec des amis. Plus tard, vice-président du conseil régional de PACA, il a apprécié s’occuper d’économie et d’aménagement du territoire auprès du socialiste Michel Vauzelle. Mais, depuis, la campagne des régionales 2015 l’a marqué. Tête des listes PS, il a été contraint de se retirer entre les deux tours et d’appeler à voter Christian Estrosi (LR) pour faire échec à la frontiste Marion Maréchal-Le Pen. De l’épisode, il garde une aversion réelle pour le marigot politique local. Encore aujourd’hui, il ne cache pas que le clientélisme électoral, la brutalité des rapports politiques et l’hypocrisie de « certains élus » l’ont heurté. Une aversion pas étrangère à la célérité avec laquelle il a rejoint l’aventure En marche ! dès ses prémices.
Pourrait-il replonger dans un combat municipal à Marseille ? « Je reste un observateur attentif de cette ville qui mérite qu’on réinvente sa vie politique », concède le chef de file LRM. Dans un communiqué cinglant, ses ex-compagnons de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône se sont étonnés cette semaine de « l’intérêt tout nouveau de Marseille pour celui qui n’y a jamais habité, n’y habite pas, siège dans les Alpes-de Haute-Provence et travaille à Paris ».
« La rumeur d’une candidature à Marseille n’est pas partie de chez Castaner ou de La République en marche », commente Saïd Ahamada, député LRM des quartiers nord. L’élu regarde plutôt vers la mairie et l’entourage de Jean-Claude Gaudin (LR). Sur le Vieux-Port, la question de la succession du maire, 78 ans, devient chaque jour un peu plus centrale. M. Gaudin répète à qui le croise – le premier ministre, Edouard Philippe, mais aussi quelques élus locaux – que « la solution Castaner serait bonne pour Marseille ». Véritable sentiment ou façon de calmer les ardeurs de ceux qui, dans sa famille politique, s’impatientent ? « Je me méfie des marques d’affection, surtout lorsqu’elles arrivent aussi tôt », commentait vendredi soir le délégué général des « marcheurs ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ A Toulon, le chef de l’Etat a donné le cadre de la prochaine loi de programmation militaire pour 2019-2025.
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Macron s’engage à « consolider les armées »

A Toulon, le chef de l’Etat a donné le cadre de la prochaine loi de programmation militaire pour 2019-2025.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h17
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 11h52
    |

            Nathalie Guibert (Envoyée spéciale à Toulon)








                        



                                


                            

Dans le discours très solide qu’il a délivré lors de ses premiers vœux aux armées, vendredi 19 janvier à Toulon, le président de la République ne leur a pas seulement donné leur feuille de route pour le quinquennat. Il a souhaité montrer qu’il avait acquis une connaissance profonde de son sujet.
L’heure n’est plus aux coups de menton, six mois jour pour jour après la démission du général Pierre de Villiers de l’état-major. « Je suis votre chef ! », avait tancé Emmanuel Macron après le courroux exprimé par le général face à une énième coupe budgétaire. Un malentendu qu’il veut expédier aux archives de la défense nationale, au nom de « la relation singulière », voire de la transcendance qui, selon lui, unit le président de la Ve République aux armées. « Je veux avoir ces moments pour vous rencontrer et incarner cette responsabilité exorbitante que nous avons en partage au service de la France. Je veux pouvoir vous regarder les yeux dans les yeux et exprimer ce qui est indicible, et nous unit collectivement », a-t-il déclaré aux 1 500 militaires réunis à bord du porte-hélicoptères Dixmude.
Le chef des armées a dévoilé les grands choix qui scanderont, pour sept ans, entre 2019 et 2025, la loi de programmation militaire (LPM). Le texte sera déposé au Parlement dès son passage en conseil des ministres le 8 février.

« Une France forte »
En 2018, le budget augmente de 1,8 milliard d’euros, à 34,2 milliards. La progression continuera, 1,7 milliard par an jusqu’en 2022 (soit la promesse d’une dépense totale de 190 milliards sur le quinquennat). Le président évoque un saut de « 3 milliards en 2023 », quand seront engagées les lourdes dépenses de renouvellement des armes nucléaires. Le but, a-t-il déjà assuré, sera que le pays consacre 2 % de son PIB à la défense en 2025. « Les engagements seront tenus », a-t-il redit. La décision est prise « d’arrêter la lente érosion des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ « Il faut utiliser la coopération comme un démultiplicateur de ressources », a fait valoir le chef de l’Etat.
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Le président français se voit en pape de la défense européenne

« Il faut utiliser la coopération comme un démultiplicateur de ressources », a fait valoir le chef de l’Etat.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h16
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 15h21
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Emmanuel Macron se pense-t-il en nouveau pape de l’Europe de la défense ? « N’ayez pas peur ! », a-t-il lancé aux militaires lors de ses vœux vendredi 19 janvier à Toulon, en utilisant la formule du souverain pontife Jean Paul II en 1978.
La France compte sur ses partenaires européens pour résoudre l’équation financière à laquelle ses armées sont confrontées dans la prochaine loi de programmation militaire. Il faut utiliser la coopération comme « un démultiplicateur de ressources », a fait valoir le président de la République à Toulon. Emmanuel Macron sait que les militaires y sont réticents. Par culture – « J’ai beaucoup moins d’admiration pour Napoléon depuis que j’ai commandé une coalition », aiment dire les officiers en citant le maréchal Foch. Par expérience des réticences de leurs partenaires quand il s’agit d’opérations de guerre. Et parce que les derniers grands programmes industriels européens ne sont pas considérés comme de francs succès – bien que l’avion soit prometteur, seuls deux exemplaires des Airbus A400M sur les onze livrés volent dans l’armée de l’air.

« Certains voient un danger sur la taille des armées françaises tant cette coopération a été présentée comme une espèce de cache-sexe de la réduction des formats passés », a regretté le chef de l’Etat. Au lendemain du 35e sommet franco-britannique, rappel a été fait à Toulon des fondamentaux : en matière de défense, le Royaume-Uni est appelé à rester un « partenaire essentiel » en dépit du Brexit, et l’Allemagne est qualifiée de « partenaire primordial ». Le dossier du « futur système de combat aérien », qui doit succéder aux actuels avions de chasse à l’horizon 2030, pourrait être un bon test de ce volontarisme tous azimuts : le projet est franco-britannique, mais Paris cherche le moyen d’y associer Berlin, ce qui ne va pas de soi tant pour des raisons industrielles que politiques.
« Gagner la paix »
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
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Abandon de l’aéroport de NDDL, Macron à Calais : l’actualité de la semaine à retenir

Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 09h57
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes officiellement abandonné
Après plus de cinquante ans de blocage, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mercredi la fin du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Le plan proposé par le gouvernement consiste à agrandir l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique ainsi qu’à moderniser celui de Rennes Saint-Jacques pour absorber la hausse du nombre de voyageurs.

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Sur la ZAD (pour « zone d’aménagement différé » ou « zone à défendre », pour les militants anti-aéroports), la nouvelle a été accueillie avec joie. Mais le soulagement pourrait être de courte durée, car Edouard Philippe a aussi annoncé, pour le printemps, l’expulsion de la ZAD afin que les terres « retrouvent leur vocation agricole », bien que les « zadistes » aient déjà lancé de longue date des projets de ce type.
Immigration : Emmanuel Macron à Calais
A l’occasion de son premier déplacement à Calais en tant que chef de l’Etat, Emmanuel Macron a prévenu, mardi, que la France ne laisserait pas s’installer une nouvelle « jungle », alors qu’entre 300 et 600 migrants sont toujours présents à Calais dans l’espoir de passer la frontière avec l’Angleterre. Jeudi, Emmanuel Macron et la première ministre britannique Theresa May ont par ailleurs réaffirmé l’importance de la coopération entre les deux pays. Londres a annoncé être prête à augmenter sa participation à la gestion des frontières côté français de la Manche.
Vendredi, le Défenseur des droits a recommandé le retrait de la circulaire sur l’hébergement d’urgence, qui organise le tri des personnes hébergées en fonction de leur situation administrative. Jacques Toubon estime que cette circulaire « se heurte aux principes fondateurs de l’hébergement d’urgence » en organisant « un traitement différencié ».

Ce déplacement intervient plusieurs jours après la présentation du projet de loi asile-immigration, vivement critiqué par les associations concernées. La veille de la venue de M. Macron, des associations ont déposé plainte contre X pour « destruction et dégradation » de biens leur appartenant. Elles ont réuni une série de témoignages racontant comment les biens appartenant aux quelques centaines de migrants qui errent dans le Calaisis et tentent de franchir la frontière sont confisqués et détruits.
Le mensonge au centre de la stratégie du Front national à la présidentielle
« La stratégie du mensonge », titrait Le Monde au lendemain du débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. Cette « une » visait directement l’attitude de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron.
Huit mois plus tard, une série d’enquêtes publiées par BuzzFeed News à partir de documents de travail utilisés par les équipes du Front national achève de démontrer que cette stratégie ne s’est pas limitée aux derniers instants de la campagne.
« Shutdown » de l’Etat fédéral aux Etats-Unis
Faute de compromis budgétaire, le « shutdown » est entré en vigueur aux Etats-Unis, vendredi 19 janvier à minuit. Les sénateurs ne sont pas parvenus à trouver un accord : les républicains, majoritaires avec 51 sièges, n’ont obtenu que 50 voix, loin des 60 – sur 100 – nécessaires pour une extension de quatre semaines, jusqu’au 16 février, du budget fédéral.
La Maison Blanche, qui fête également samedi la première année de la présidence de Donald Trump, a accusé les démocrates de prendre les Américains « en otages » alors que la majorité d’entre eux exigeaient, en échange d’un accord sur le budget, l’ajout d’un statut définitif pour les sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis et privés en septembre de la protection décrétée par l’administration de Barack Obama.

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Affaire Ferrand : le parquet national financier ouvre une information judiciaire
Le parquet national financier (PNF) a ouvert une information judiciaire dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, pour « prise illégale d’intérêts », à la suite de la plainte déposée en novembre 2017 par l’association Anticor contre l’ancien ministre Richard Ferrand, selon une information du Canard enchaîné, dont Le Monde a eu confirmation mardi 16 janvier. Le juge d’instruction désigné pour enquêter est le doyen des juges d’instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke.
Violences sexuelles : vingt-cinq ans d’accusations contre Woody Allen
Depuis vingt-cinq ans, des accusations d’agressions sexuelles planent sur le réalisateur américain Woody Allen, portées par sa fille adoptive, Dylan Farrow. Ces derniers jours, plusieurs actrices et acteurs ont dénoncé publiquement le cinéaste, déclarant regretter d’avoir travaillé avec lui.
Favoritisme à l’INA : Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis
Le jugement est lourd : l’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, Mathieu Gallet, a été condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, lundi 15 janvier. L’actuel président de Radio France était jugé pour « favoritisme », soupçonné d’avoir commandé environ 400 000 euros de prestations à deux sociétés de conseil sans avoir respecté les règles des marchés publics lorsqu’il présidait l’INA.
La Cour des comptes alerte sur le coût du Grand Paris Express
La Cour des comptes dresse un constat alarmant sur le Grand Paris Express — le nouveau réseau de lignes de métro automatiques prévu pour désengorger le réseau actuel — dans un rapport paru 17 janvier. Il évoque la dérive continuelle des coûts, émet de sérieux doutes sur le respect des échéances olympiques de 2024, et souligne le risque pour les finances publiques à court et à moyen terme.
Et aussi
Entreprise. PSA : les syndicats favorables à un projet de rupture conventionnelle collective.Lactalis. Des perquisitions ont eu lieu mercredi au siège social et dans l’usine de Craon (Mayenne) dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte après la découverte de lots de lait infantile contaminés.Transports. L’exécutif veut faciliter la mise en place de péages urbains.Justice. La Haute Autorité pour la transparence saisit la justice sur le patrimoine de David Douillet.Bioéthique. Quels seront les thèmes débattus dans votre région ?Maison Blanche. Donald Trump a passé un test cognitif, démentant les rumeurs sur sa santé mentale.Climat. Vague de démissions au sein du conseil des parcs nationaux aux Etats-Unis.Catalogne. Le principal parti nationaliste a reçu 6,6 millions d’euros de financements illégaux.Turquie. Prison ferme pour cinq journalistes.Danemark. 1 004 Danois âgés de quinze à une vingtaine d’années, dont 80 % sont des garçons, sont visés par une enquête pour distribution de pédopornographieHarcèlement sexuel. L’acteur Timothée Chalamet fait don du salaire qu’il a perçu pour le dernier Woody Allen.Gymnastique. Le sport à l’épreuve d’un scandale d’agressions sexuelles.JO. Les deux Corées formeront une équipe commune de hockey et défileront ensemble.Rugby. Mathieu Bastareaud suspendu trois matchs pour injure homophobe.Point météo. De combien d’heures de soleil avez-vous été privés par rapport à la normale, en décembre 2017 ?
Disparition
Dolores O’Riordan. L’interprète et autrice du tube Zombies, en 1994, du groupe irlandais The Cranberries, est morte subitement le 15 janvier dans sa chambre d’hôtel londonienne, où elle se trouvait pour une session d’enregistrement en studio. Elle était connue pour ses prises de position très conservatrices concernant les droits des femmes ou la peine de mort.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Trois questions au philosophe Jocelyn Benoist.
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Les « fake news » sont-elles de vrais mensonges ?

Trois questions au philosophe Jocelyn Benoist.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h30
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Jocelyn Benoist, spécialiste de Husserl et de phénoménologie, est professeur de philosophie à l’université Paris-I-Sorbonne. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont récemment L’Adresse du réel (Vrin, 2017).
Comment le philosophe que vous êtes définirait-il les « fake news » ? Quel est leur statut au regard de la vérité ?
L’idée de fausse nouvelle est vieille comme le monde. Le phénomène des « fake news », au sens où on l’entend aujourd’hui, semble en revanche lié au fonctionnement de nouveaux canaux de production et de circulation de l’information, ou de ce qui se fait passer pour de l’information. Il renvoie à une configuration déterminée du savoir et du non-savoir, sur laquelle il faudrait interroger le sociologue et l’historien.
« En un certain sens, on pourrait soutenir qu’avec les réseaux sociaux, ce sont toutes les “news” qui sont “fake”, ou disons “nouvelles fabriquées”, en vertu de leur statut même »
Une question conceptuelle qu’on peut se poser est de savoir si l’intention de tromper est essentielle à ce qu’on appelle aujourd’hui « fake news ». Ou bien, en dehors même d’une telle intention, une simple erreur, du fait du mode de diffusion viral propre aux nouveaux médias, ne peut-elle acquérir un tel statut ? La fausseté à elle seule, certainement, ne suffit pas. Les « fake news » ne vivent que de leur participation à l’horizon des « news ». Il faudrait donc réfléchir aux vicissitudes de la catégorie de « nouvelles », de l’invention du journalisme jusqu’aux nouveaux médias, les réseaux sociaux induisant finalement l’illusion d’un monde où, tendanciellement, l’événement, c’est la nouvelle elle-même. Dès lors, il n’est pas toujours facile de faire le tri et de séparer ce qui est « fake news » et ce qui ne l’est pas. En un certain sens, on pourrait soutenir qu’avec les réseaux sociaux, ce sont toutes les « news » qui sont « fake », ou disons « nouvelles fabriquées », en vertu de leur statut même.





                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ La députée PS des Deux-Sèvres estime être empêchée de participer à l’élection à la tête du parti et fustige une « atteinte à une liberté fondamentale ».
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« Coup d’Etat statutaire » : Delphine Batho assigne le PS en référé

La députée PS des Deux-Sèvres estime être empêchée de participer à l’élection à la tête du parti et fustige une « atteinte à une liberté fondamentale ».



Le Monde
 |    19.01.2018 à 19h45
   





                        



   


La députée des Deux-Sèvres Delphine Batho a assigné en référé, vendredi, le Parti socialiste (PS) auprès du tribunal de grande instance (TGI), estimant être empêchée de briguer la tête du parti, a-t-elle annoncé à l’Agence France-Presse vendredi 19 janvier.
L’ancienne ministre de l’écologie, fustige « un coup d’Etat statutaire » et « une atteinte à une liberté fondamentale », celle d’une « candidature libre qui refuse de s’inscrire dans la logique des courants et des clans ».
Delphine Batho reproche aux PS d’avoir effectué des « modifications statutaires », qui devront être adoptées le 27 janvier lors du conseil national. La députée estime que l’obligation de « recueillir le soutien de 5 % des membres du conseil national », soit 16 parrainages, la privera « de la possibilité de concourir », peut-on lire dans le texte.

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                Delphine Batho, cinquième candidate à la tête du PS



La candidate à la tête du PS dénonce également la limitation à « 5 thématiques obligatoires et 50 000 signes » pour les textes d’orientation. Une telle mesure exclura, selon elle, « les débats sur le bilan du quinquennat (…), le féminisme, le travail, le terrorisme, la politique d’asile et d’immigration ».
Le 15 janvier, Mme Batho s’était déclaré candidate, dans les colonnes du Parisien, et décrivait le parti comme « une petite mafia politique » dont elle espérait « changer le système ». Elle est la cinquième candidate au poste de première secrétaire et première femme déclarée. Lundi, elle se définissait comme une « candidate libre », qui se présente « sans les parrains, sans les barons, sans les fausses cartes, en dehors de tout courant ».
« Si elle n’est pas d’accord, qu’elle le dise »
Afin de permettre à tout membre du conseil national de déposer une candidature, Mme Batho demande au TGI de suspendre la réunion statutaire du 27 janvier et de respecter les statuts actuels. Elle souhaite également que le PS soit condamné à lui verser 3 000 euros.
Des propos auxquels a vivement réagi la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann, invitée sur la chaîne LCP. « Est-ce qu’elle a besoin d’entretenir tous les populismes ? », s’est-elle indignée, notant qu’« une des raisons pour lesquelles elle va mettre en cause les statuts, c’est de dire : “On m’empêche d’être candidate” ».

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                Résultats des législatives 2017 dans les Deux-Sèvres : Delphine Batho, seule rescapée PS



L’ex-secrétaire d’Etat au logement a par ailleurs exhorté Mme Batho à venir s’exprimer directement devant les instances du parti. « Elle est membre de droit du conseil national, jamais elle ne prend la parole », a-t-elle relevé. « Si elle n’est pas d’accord, qu’elle le dise, qu’elle conteste, qu’on en débatte. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le président Macron a reçu la chancelière Merkel, affaiblie par les incertitudes quant à son accord de gouvernement avec le SPD, pour évoquer la relance du moteur franco-allemand
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A Paris, Merkel plaide pour « un gouvernement stable en Allemagne »

Le président Macron a reçu la chancelière Merkel, affaiblie par les incertitudes quant à son accord de gouvernement avec le SPD, pour évoquer la relance du moteur franco-allemand



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 09h52
    |

            Alain Salles et 
Solenn de Royer








                        



   


C’est une chancelière fragilisée qui est venue rendre visite, vendredi 19 janvier, à l’homme fort – et esseulé – de l’Europe. Le couple franco-allemand a souvent pâti de la faiblesse française, mais il apparaît handicapé désormais par les incertitudes outre-Rhin. La chancelière Angela Merkel a paru fatiguée lors d’un court point de presse tenu à l’Elysée, aux côtés d’Emmanuel Macron, avant un dîner de travail et un concert. Dans son pays, l’attention est focalisée sur l’issue du congrès du Parti social-démocrate (SPD), dimanche, qui doit se prononcer pour ou contre l’accord exploratoire conclu voici une semaine avec la CDU pour former un gouvernement.
Heureusement, la musique adoucit les mœurs. A l’issue de leur tête-à-tête, la chancelière et le président sont allés écouter des Préludes, Estampes et Arabesques de Debussy, interprétés par Daniel Barenboim à la Philharmonie. Le récital s’est achevé par L’Isle joyeuse, une note de gaieté pour clore une rencontre franco-allemande qu’on a connue plus réjouissante.

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« Dans un contexte interne très chargé, deux jours avant le vote du SPD sur la poursuite des négociations en vue d’une grande coalition, la chancelière prend le temps de passer une soirée à Paris, signe de l’importance de la relation bilatérale et de l’engagement européen du président », se félicite-t-on à l’Elysée.
« Un gouvernement stable en Allemagne »
« Pour agir en Europe, il est capital d’avoir un gouvernement stable en Allemagne », s’est rassurée Mme Merkel, alors qu’elle n’a toujours pas composé sa coalition, quatre mois après sa victoire étriquée aux législatives de septembre 2017. Elle s’est dite confiante quant à l’issue du congrès du SPD. Mais, même en cas d’accord des délégués du SPD, un nouveau gouvernement ne verra pas le jour avant la mi-mars. De quoi retarder encore les projets européens du président Macron.
Le chef de l’Etat et la chancelière ont insisté sur leurs ambitions communes pour l’Europe. Mme Merkel a rappelé que la question européenne avait été « prioritaire » dans les négociations de coalition. « La chancelière a une ambition européenne, les dirigeants du SPD ont manifesté une ambition européenne, et le texte commun en porte une », a souligné Emmanuel Macron, même si l’Allemagne donne la priorité aux questions migratoires et temporise au sujet de la réforme de la zone euro.
En réalité, l’accord exploratoire entre le SPD et la CDU laisse apparaître quelques dissonances – plus proche de la musique dodécaphonique allemande que de Debussy – avec les envolées lyriques de M. Macron dans son discours de la Sorbonne, en septembre 2017. Pas un mot sur le ministre et le Parlement de la zone euro, évoqués par M. Macron, mais une insistance sur la création d’un fonds monétaire européen, qui suscite de vives réserves à Paris.

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Le préaccord ouvre la porte à un budget de la zone euro, mais en l’encadrant sévèrement. Il s’agit de « privilégier une capacité budgétaire spécifique pour la stabilisation économique, la convergence sociale et pour le soutien aux réformes structurelles (…), qui pourrait être le point de départ vers un futur budget d’investissement pour la zone euro ». Autrement dit, l’Allemagne est prête à alimenter ce budget à condition que les pays destinataires des investissements fassent des réformes structurelles.
« Le document sur les pourparlers exploratoires est conçu de telle sorte que nous avons laissé de la marge pour des discussions avec la France afin de trouver une solution adéquate », a noté vendredi la chancelière, en parlant d’« ambiguïtés volontaires ». M. Macron a lui aussi minimisé ces divergences : « Ce qui doit constamment nous animer, c’est d’être au clair sur les finalités que nous poursuivons plutôt qu’être obsessionnels sur les instruments. »
Lundi, au lendemain du congrès du SPD, les deux dirigeants publieront une déclaration commune, à l’occasion du 55e anniversaire du traité de l’Elysée, signé le 22 janvier 1963 par le chancelier Konrad Adenauer et le président Charles de Gaulle pour sceller la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Le texte commun lancera la préparation d’un nouveau traité, appelé de ses vœux par M. Macron lors son discours de la Sorbonne, qui doit être finalisé, selon lui, dans le courant de l’année. Le même jour, l’Assemblée nationale et le Bundestag voteront une résolution commune dans le même sens. M. Macron et Mme Merkel doivent ensuite se retrouver, mercredi 24 janvier, au Forum économique mondial de Davos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Brigitte, Denis et Caroline ont été tirés au sort pour participer à la première expérimentation citoyenne : ils recevront 1 000 euros par mois durant un an.
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Ils testent le revenu de base : « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver »

Brigitte, Denis et Caroline ont été tirés au sort pour participer à la première expérimentation citoyenne : ils recevront 1 000 euros par mois durant un an.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 12h45
    |

            Camille Bordenet








                        


Ils n’y ont d’abord pas cru, eux qui n’ont « jamais rien gagné ». Jusqu’à voir apparaître le premier montant sur leur compte bancaire, au début de janvier : 1 000 euros. Une somme qui leur sera versée chaque mois pendant un an, sans contrepartie, et dont ils peuvent disposer comme ils le souhaitent. Le 6 décembre, Brigitte, Denis et Caroline* ont été tirés au sort, parmi 80 000 inscrits, pour participer à une première expérimentation citoyenne du revenu de base, cette idée vieille de plusieurs siècles et âprement débattue durant la présidentielle. A l’origine de cette initiative, une petite association, Mon revenu de base, qui a récolté de quoi financer ces trois revenus grâce à une opération de financement participatif sur Internet.

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          « Et vous, que feriez-vous avec 1000 euros par mois pendant un an ? » : une association propose de tester le revenu de base



Alors qu’ils viennent de percevoir leur première allocation et commencent à se projeter, les trois bénéficiaires ont accepté de livrer leurs ressentis et leurs questionnements.
Quand il a appris la nouvelle, Denis a eu le sentiment de pouvoir « à nouveau respirer », pour la première fois depuis longtemps. « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver », décrit le trentenaire célibataire qui n’était « plus habitué à avoir un choix de vie ». « Car j’ai goûté au fond du système social », confie-t-il d’une voix rauque. Charpentier depuis ses 14 ans, Denis est venu s’installer à la campagne en Nouvelle-Aquitaine pour le travail. Mais il y a un an et demi, « après des années à trop forcer », des douleurs au dos l’ont contraint à s’arrêter de travailler. « A partir de là, ça a été la dégringolade. » 
Denis n’a pas les moyens de se soigner, encore moins de remplacer son vieux véhicule qui vient de le lâcher, rendant impossibles les déplacements pour les formations que lui propose Pôle emploi, à plus de 30 kilomètres de chez lui… Son loyer et ses factures deviennent de plus en plus difficiles à payer, les dettes et les lettres d’huissier s’accumulent et son propriétaire menace de l’expulser… « Au bout d’un moment, on lâche prise, dit-il. Et les temps sont durs pour se relever tout seul. » Il raconte les « réunions entre pauvres au Resto du cœur », son logement « qui fuit de partout », son jean et ses baskets troués. Et l’enfermement progressif dans la pauvreté, « jusqu’à perdre toute estime de soi ».
« Le RSA ne suffit plus à affronter la vie »
Dans ces conditions, « le RSA [revenu de solidarité active de 545 euros par mois] ne vous permet pas de vous remettre à flot », assure-t-il. Il se demande si les politiques ont conscience que cette allocation « ne suffit plus à affronter la vie ». Il pointe son côté stigmatisant, « qui vous oblige sans cesse à justifier que vous êtes pauvre ». Sans compter « toute cette paperasse qui vous bouffe ». 
Avec le revenu de base, Denis a l’impression qu’on lui permet de « redevenir acteur de [s]a vie, de redevenir quelqu’un ». Sans avoir à se justifier et sans que l’aide soit conditionnée à son « statut de pauvre ». « Ça ne réglera pas tous mes problèmes, mais j’ai l’esprit plus tranquille. Maintenant je vais pouvoir bâtir un projet de vie. »
Ses premières dépenses iront dans une séance chez un ostéopathe, l’achat d’une Peugeot 206 d’occasion, et celui de vêtements « pour être présentable à un entretien d’embauche ». Il commence à réfléchir à des pistes de reconversion, conscient qu’il ne pourra pas continuer dans la charpente. Il va aussi tenter de mettre un peu d’argent de côté, « pour se mettre à l’abri des embûches ».

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          Le revenu universel, généalogie d’une utopie



Son premier virement, elle l’a mis de côté « pour les imprévus »
Pas question non plus pour Brigitte, 53 ans, de « gaspiller cet argent », elle qui a toujours fait attention. Son premier virement, elle l’a mis de côté, comme elle prévoit de le faire pour les suivants. « Pour les imprévus, car on ne sait pas de quoi l’avenir est fait. » Pour ne pas avoir à « embêter » sa fille plus tard par exemple, alors qu’elle sait qu’elle ne touchera « qu’une petite retraite ». « Le jour où j’en aurai besoin, je serai contente de me dire que le revenu de base était là », dit-elle.
Brigitte vit dans une petite ville des Côtes-d’Armor, chez son compagnon, électricien. Vendeuse en maroquinerie dans un supermarché, elle a un CDI de vingt-huit heures par semaine, faute d’avoir pu trouver un contrat avec plus d’heures. Mais elle est satisfaite d’avoir décroché cet emploi, après avoir connu le chômage à la suite d’un licenciement économique lorsqu’elle habitait dans le Nord. Elle gagne autour de 920 euros par mois, plus la prime d’activité tous les trimestres, environ 108 euros. « Je ne roule pas sur l’or, mais je n’ai pas de loyer à payer et je partage les factures avec mon compagnon », dit-elle.
Quand on lui demande si elle estime « bien vivre », elle répond que ça dépend de ce qu’on entend par là. « Je vis normalement, j’ai le nécessaire, même s’il faut toujours veiller à économiser. » « Bien sûr, il y a toujours des choses qui feraient envie », concède-t-elle, en évoquant cette thalassothérapie qu’elle s’offrirait bien pour soulager son dos, ou ce séjour au ski, où elle n’est jamais allée de sa vie. Il y a surtout ce vieux rêve : s’acheter une maison, « un petit quelque chose ». Mais elle doute qu’une banque accepte de lui octroyer un prêt.
La première fois que Brigitte a entendu parler du revenu universel par le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, elle a trouvé l’idée séduisante, comme beaucoup, « même si ça paraissait trop beau ». Elle a eu du mal à se figurer comment il pourrait être financé ou combien serait alloué à chacun. Bien qu’elle doute que le gouvernement puisse un jour mettre en place une telle mesure, elle est heureuse de pouvoir participer à une expérimentation qui va peut-être permettre à la société d’y réfléchir.

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Caroline partage cette même « fierté ». La troisième bénéficiaire a commencé à noter dans un carnet ses ressentis et questionnements, pour pouvoir apporter un retour au fil de l’année. Parce qu’elle n’est « pas en situation de précarité », cette secrétaire dans le domaine de la formation de presque 50 ans a ressenti une forme de culpabilité d’avoir été tirée au sort, soulevant la question de l’universalité de ce revenu. Elle n’est pourtant pas millionnaire… A mi-temps, elle gagne 1 500 euros par mois, plus le salaire de son mari, cogérant de société. Leurs deux enfants sont partis de la maison franc-comtoise, l’un travaille, l’autre est étudiant.
« Comment utiliser ce revenu du mieux possible »
Après avoir réfléchi à « comment utiliser ce revenu du mieux possible », Caroline a prévu d’en redistribuer chaque mois la moitié à ses enfants, à sa sœur et à sa mère. Quant à l’autre moitié, ce sera « un petit pécule de plaisir » pour son mari et elle. Elle marque un silence : « Car paradoxalement, on gagne bien notre vie, mais à la fin du mois il faut quand même compter. »
C’est encore tôt, mais Caroline commence aussi à entrevoir l’opportunité de se former pour se reconvertir. Et peut-être réaliser un vieux rêve, « reprendre une boutique d’habillement ou de maroquinerie ». « J’aime ce que je fais, je ne subis pas mon boulot, mais j’en ai fait le tour », dit-elle. « Jusqu’à présent, je ne voyais pas comment mettre ça en œuvre. Le revenu de base sera peut-être le tremplin qui va me permettre de trouver ce qu’il y a de mieux pour moi. » Travaillant dans ce domaine, elle est bien placée pour savoir que beaucoup de gens qui voudraient pouvoir se former pour se reconvertir n’en ont pas la possibilité, faute de prise en charge.
Bien qu’elle reste « plutôt sceptique » quant à la faisabilité du revenu universel à l’échelle nationale, Caroline y voit une mesure de justice sociale qui permettrait à certains de « vivre plutôt que de survivre », en même temps que la possibilité offerte à tout salarié de « se remettre en question ». Denis, qui s’y intéresse aussi de près depuis la présidentielle, continue d’en parler autour de lui, « aux pauvres comme aux riches », dans l’espoir de faire avancer l’idée.
*Comme avec nos confrères de Libération, les bénéficiaires ont souhaité rester anonymes, pour ne pas risquer d’être trop sollicités et pour pouvoir se confier plus librement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Ses textes parlent aux nostalgiques de l’Indochine ou encore de l’Algérie française. Parmi les fans qui assistaient au concert de l’artiste au Casino de Paris les 13 et 14 janvier, on pouvait croiser quelques personnalités.
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Jean-Pax Méfret, le chanteur qui fait taper des mains Zemmour et Madelin


                      Ses textes parlent aux nostalgiques de l’Indochine ou encore de l’Algérie française. Parmi les fans qui assistaient au concert de l’artiste au Casino de Paris les 13 et 14 janvier, on pouvait croiser quelques personnalités.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h42
    |

                            François Krug








                              

                        

Le polémiste Eric Zemmour est en plein selfie avec des jeunes qui viennent de le reconnaître. Quelques mètres plus haut, on a déjà croisé l’ancien ministre de l’économie Alain Madelin ou le directeur des rédactions du Figaro Alexis Brézet. Ce samedi 13 janvier au soir, il y a du beau monde devant le Casino de Paris. Le lendemain après-midi sur le même trottoir, des familles bourgeoises côtoient des bikers, d’anciens soldats baraqués dans des blousons de cuir aux couleurs du Veterans Motorcycle Club.
« Diên Biên Phu » repris en chœur
Tous viennent fêter un chanteur aux disques introuvables, non diffusés à la radio. A son dernier passage à Paris, en 2012, il a rempli l’Olympia. Les billets pour ses deux concerts au Casino de Paris, une salle de 1 500 places, se sont vite envolés. Dans la queue, un blagueur fait rire un prêtre en soutane : « On n’a plus Johnny mais on a encore Jean-Pax ! »
Jean-Pax Méfret, 73 ans, monte sur scène sous les vivats. Le public enchaîne les standing ovations, reprend en chœur Diên Biên Phu (« Ils attendaient/Dans la cuvette/Le tout dernier/Assaut des Viets… »). Quand la sonnerie aux morts conclut Le Vieux Soldat, la salle se lève, le garde-à-vous pas loin. Même les plus jeunes connaissent les paroles du Chanteur de l’Occident, sorti en 1975 (« Je viens chanter l’espoir/Je chante contre le Grand Soir… »). Pour introduire Djebel Amour, un de ses nombreux hommages à l’Algérie française, le chanteur évoque « le gouvernement socialiste de l’époque » mais recadre vite les spectateurs qui huent : « C’est pas un meeting ! »
« A partir du moment où des gens adhèrent à mes chansons, je ne demande pas autre chose. S’ils ont des idées extrémistes, moi, je n’y adhère pas. » Jean-Pax Méfret
Ne dites pas à Jean-Pax Méfret qu’il est chanteur. Son vrai métier, insiste-t-il quand on le rencontre, c’est le journalisme. Il a travaillé à Minute,...




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Pour les économistes Arnaud Chéron et Pierre Courtioux, dans une tribune au « Monde », les seniors et les parents de jeunes enfants devraient être – comme les moins qualifiés et les chômeurs –, une piste prioritaire de la réforme de la formation professionnelle.
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« Il demeure un certain nombre de freins directs et objectifs à l’accès à la formation professionnelle »

Pour les économistes Arnaud Chéron et Pierre Courtioux, dans une tribune au « Monde », les seniors et les parents de jeunes enfants devraient être – comme les moins qualifiés et les chômeurs –, une piste prioritaire de la réforme de la formation professionnelle.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h31
    |

Arnaud Chéron et Pierre Courtioux (Membres du Pôle de recherche en économie de l’Edhec)







                        



                                


                            
Tribune. Le 15 novembre 2017, le gouvernement a transmis un document d’orientation dont se sont saisis les partenaires sociaux, avec pour objectif la rédaction d’un accord national interprofessionnel d’ici au 16 février. L’agenda de la négociation est donc serré, tout autant que le cadrage donné par Muriel Pénicaud, la ministre du travail.
En France, le financement de la formation continue s’est historiquement appuyé sur l’obligation faite aux entreprises de « former ou payer »
Les prin­cipaux axes de discussion concernent la généralisation et l’extension du compte personnel formation (CPF) – qui devrait conduire notamment à la suppression du congé individuel de formation (CIF) ; une accentuation de l’effort de formation à destination des chômeurs et des salariés les moins qualifiés, avec des modalités d’accès facilitées, plus particulièrement au sein des TPE et des PME ; une refonte du système de formation en alternance (apprentissage et professionnalisation) ; et, enfin, le renforcement de l’évaluation de la qualité des formations dispensées.
En France, le financement de la formation continue s’est historiquement appuyé sur l’obligation faite aux entreprises de « former ou payer ». Celles-ci doivent organiser la formation de leurs salariés ou s’acquitter d’une taxe qui, sur la base d’un principe de mutualisation, permet de ­contribuer au financement de formations dispensées à d’autres travailleurs, sans, donc, qu’elles puissent en attendre un bénéfice propre.
Des droits à la formation plus inclusifs
Ce système a généré d’importantes inégalités d’accès aux formations. Celles-ci bénéficient plus souvent aux salariés les plus diplômés et les plus qualifiés. L’individualisation progressive des droits à la formation, avec la création du droit individuel à la formation (DIF) en 2003, puis du CPF en 2014, a certes permis de construire un cadre qui remet le travailleur au cœur du système. Il demeure cependant un certain nombre de freins...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Si la pratique ne figure pas parmi les thèmes prévus des Etats généraux de la bioéthique, la gestation pour autrui promet déjà de s’inviter dans les débats.
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La GPA, l’invitée non officielle des Etats généraux de la bioéthique

Si la pratique ne figure pas parmi les thèmes prévus des Etats généraux de la bioéthique, la gestation pour autrui promet déjà de s’inviter dans les débats.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 16h17
   





                        



   


Dans la présentation officielle des Etats généraux de la bioéthique, il n’y a que deux occurrences du terme. La gestation pour autrui (GPA) ne sera au programme de nulle réunion publique « citoyenne » ou table ronde organisée dans les différentes régions françaises durant les six prochains mois. Mais si la pratique ne figure pas parmi les principaux thèmes annoncés, la GPA promet déjà de s’inviter dans les débats.
Qu’est-ce que la GPA ?
La GPA est une technique de procréation médicalement assistée (PMA). Il s’agit d’implanter un embryon (un ovule fécondé) dans l’utérus d’une autre femme, la mère porteuse, lorsque la femme ne peut pas le faire, ou dans le cas d’un couple d’hommes par exemple. A la naissance, la mère porteuse donne le bébé au couple et n’est pas considérée, juridiquement, comme la mère de l’enfant.
Dans une tribune publiée par Le Monde, 110 signataires plaident en faveur d’un débat de fond sur la GPA. L’opposition à cette pratique reste, cependant, très forte en France, et le gouvernement a exclu toute évolution législative sur le sujet.
Pourquoi la GPA n’est-elle pas au menu des discussions ?
La GPA est interdite en France, et aucun des principaux partis politiques ne propose de la légaliser, contrairement à ce qui est parfois annoncé par certains groupes conservateurs. Le gouvernement a d’ores et déjà exclu toute évolution législative sur le sujet de la légalisation de la GPA.
Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), chargé d’organiser les Etats généraux de la bioéthique tous les sept ans, est, lui aussi, catégoriquement hostile à la GPA. Le comité la distingue clairement de la PMA, car elle engendre, selon lui, des « violences juridiques, économiques, sanitaires et psychiques qui s’exercent sur les femmes recrutées comme “gestatrices” ainsi que sur les enfants qui naissent et sont objets de contrats passés entre des parties très inégales », ce qui n’est pas le cas dans l’insémination avec donneur. Officiellement donc, la pratique n’a pas été inscrite au programme des débats.
Pourquoi débattra-t-on de la GPA quand même ?
L’opposition à cette pratique est très forte en France, ses opposants craignant notamment une « marchandisation » du corps des femmes, comme ces quarante personnalités, parmi lesquelles Sylviane Agacinski, José Bové et René Frydman, qui signent, vendredi 19 janvier, une tribune dans Le Monde intitulée « Non au marché de la personne humaine ».
Mais la société évolue et, selon un récent sondage IFOP paru dans La Croix, près des deux tiers des Français se prononcent pour l’autorisation du recours à une « mère porteuse ». Dans le détail, 18 % s’y déclarent favorables « dans tous les cas », et 46 % « pour raisons médicales seulement ». Difficile, dès lors, d’imaginer qu’elle ne s’invitera pas dans le débat public consacré aux évolutions de la science et à l’attitude de la société face à ces pratiques.
Surtout, c’est le statut des enfants nés d’une GPA qui pose question, à l’heure où la France a été à plusieurs reprises condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour avoir refusé de transcrire des actes de naissance d’enfants nés d’une gestation pour autrui à l’étranger. En juin 2014, la CEDH avait estimé que la France pouvait interdire la GPA sur son territoire, mais qu’elle ne pouvait refuser de reconnaître les enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger.

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                Un état civil sous condition pour les enfants nés de GPA



Le débat a-t-il lieu ailleurs ?
« On ne peut plus ignorer les enfants nés par GPA », s’alarment ainsi dans une tribune au Monde 110 signataires, dont Elisabeth Badinter, Pierre Rosanvallon et Irène Théry. Tous plaident pour une « réforme urgente sur la transcription de la filiation » des enfants nés d’une GPA à l’étranger, à l’occasion de la révision des lois de la bioéthique :
« C’est ici le rôle et la responsabilité du législateur, en relation avec la société, de faire évoluer le droit. »
Les signataires s’appuient notamment sur un sondage IFOP de juin 2017 montrant que 71 % des Français sont favorables à « la transcription intégrale à l’état civil français de la filiation de l’enfant établie légalement à l’étranger à l’égard de ses parents ».

        Lire aussi :
         

                PMA, GPA, quel pays autorise quoi ? 


C’est aussi une des raisons qui risquent d’obliger la France à tenir, de fait, ce débat sur la GPA, même en dehors des programmes officiels. Royaume-Uni, Pays-Bas, Portugal, Grèce, il existe autour de nous de nombreux pays qui appliquent des protocoles de GPA, encadrés par une législation qui a déjà été l’occasion d’être débattue sur le plan éthique. Des modèles qui devraient obliger la France à discuter plus avant de cette pratique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Sur la base navale de Toulon, le président a adressé vendredi ses vœux aux forces armées.
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Budget, service national universel, nucléaire… Ce qu’a dit Emmanuel Macron aux armées

Sur la base navale de Toulon, le président a adressé vendredi ses vœux aux forces armées.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 06h33
   





                        



   


Pour ses premiers vœux à l’armée, le président Emmanuel Macron s’est rendu vendredi 19 janvier sur la base navale de Toulon. Après avoir rencontré les militaires, il s’est exprimé à bord du bâtiment de projection et de commandement Dixmude, l’un des trois porte-hélicoptères français.
Au cours de son discours de plus d’une heure, le chef d’Etat a évoqué sa promesse de mettre en place un service national universel. Il a également confirmé son intention de porter le budget du ministère de la défense à 2 % du PIB d’ici à 2025.

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Un effort « inédit » pour la défense
Durant son discours, M. Macron a qualifié d’« inédit et incomparable » « l’effort » prévu pour le budget du ministère de la défense à 2 % du PIB en 2025. Il a également confirmé qu’il était augmenté de 1,8 milliard d’euros en 2018 pour le porter à 34,2 milliards. La moitié de cette somme financera les engagements pris précédemment par François Hollande, a-t-il précisé.
Le montant de la provision pour les opérations extérieures a, lui, été porté à 650 millions d’euros contre 450 millions d’euros l’an dernier et atteindra 1,1 milliard d’euros en 2020. En contrepartie, M. Macron a réclamé aux armées « la plus grande exigence collective », prévenant qu’il y veillerait « personnellement ». « Chaque dépense sera évaluée à l’aune de son utilité opérationnelle », a-t-il averti. Selon lui, la France est « en train de devenir l’armée de référence européenne ».


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Le service national universel « mené à son terme »
Promesse de campagne, le président de la République a réaffirmé son intention de mettre en place un service national universel.
« Je veux rassurer chacun, il sera mené à son terme, il entrera à bon port, il sera conduit par l’ensemble des ministères concernés, et pas simplement par le ministère des armées, il aura un financement ad hoc, qui ne viendra en rien impacter la loi de programmation militaire » 2019-2025, qui doit être prochainement présentée.
« Renouvellement » de la dissuasion nucléaire
Le chef de l’Etat a également évoqué la dissuasion nucléaire de la France. Il a promis que des « travaux de renouvellement de nos deux composantes, dont la complémentarité ne fait pas de doute : la force océanique et la composante aérienne », seraient menés au cours du quinquennat.

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La dissuasion nucléaire est « depuis plus de cinquante ans la clé de voûte de notre stratégie de défense », a rappelé M. Macron, estimant que les « débats » sur ce sujet étaient « aujourd’hui tranchés ». « La dissuasion fait partie de notre histoire, de notre stratégie de défense et elle le restera », a martelé le président de la République, pour qui ce modèle de dissuasion « nous permet de conserver notre autonomie stratégique et notre liberté d’action ».
M. Macron a également promis « un effort important » pour le renseignement militaire et des « capacités de cyberdéfense renforcées ».



                            


                        

                        


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Le Conseil constitutionnel confirme l’élection de trois députés et invalide celle de Ramlati Ali

Les élections de Danièle Obono (La France insoumise) et de M’jib El Guerrab (LRM) ont été confirmées, tandis que celle de Ramlati Ali (LRM) a été annulée.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 14h01
   





                        



   


Le Conseil constitutionnel a validé, vendredi 19 janvier, l’élection de trois députés, dont celles de Danièle Obono (La France insoumise) à Paris et M’jib El Guerrab (La République en marche) pour les Français de l’étranger.
En revanche, l’élection de Ramlati Ali (LRM) comme députée de la première circonscription de Mayotte a été annulée, donnant suite à un recours déposé par son adversaire Les Républicains, Elad Chakrina. « Compte tenu du faible écart de voix entre les candidats présents au second tour, la sincérité du scrutin est altérée », peut-on lire dans les conclusions du Conseil constitutionnel, qui écrit notamment avoir constaté la diffusion de « propagande électorale », les 17 et 18 juin 2017, veille et jour du scrutin, ainsi que des irrégularités en matière de procurations.

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Les élections d’Obono et El Guerrab confirmées
A Paris, un recours avait été déposé contre Danièle Obono par son adversaire de La République en marche (LRM), Béatrice Faillès, battue au second tour des élections législatives en juin à 319 voix près. La perdante avait mis en avant des irrégularités dans le vote, comme des procès-verbaux non signés, l’absence d’assesseurs dans certains bureaux, la présence d’assesseurs non électeurs à Paris ou encore des signatures différentes de mêmes électeurs entre le premier et le second tour. Les deux anciennes candidates et leurs avocats avaient été entendus par le Conseil constitutionnel mardi dernier.
« Compte tenu de la répartition des suffrages au second tour de scrutin, même si les 86 suffrages irrégulièrement exprimés étaient déduits du nombre de voix obtenues par Mme Obono, les irrégularités constatées ne sont pas de nature à affecter le résultat de l’élection. La requête doit donc être rejetée », écrivent les membres du Conseil constitutionnel.
Autre scrutin examiné, celui ayant conduit à la victoire du candidat LRM M’jib El Guerrab dans la neuvième circonscription des Français de l’étranger. Les requêtes notamment déposées par le candidat Les Républicains Erwan Davoux ont été rejetées.
Enfin, dans la quatrième circonscription des Vosges, une requête déposée par Raynald Magnien-Cœurdacier (La République en marche), arrivé en troisième position et donc non qualifié pour le second tour, a été rejetée, confirmant l’élection de Jean-Jacques Gaultier (LR).



                            


                        

                        

