<FILE-date="2018/01/20/19">

<article-nb="2018/01/20/19-1">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ La Chine compte 23 millions de musulmans, majoritairement hui et ouïgours, une minorité religieuse très encadrée par le pouvoir. Décryptage en infographie.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/01/20/19-2">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Peu avant la visite d’Emmanuel Macron, mardi 16 janvier, dans le Centre d’accueil et d’examen de situations administratives de Croisilles (Pas-de-Calais), Laurence Geai y a saisi pour « Le Monde » cette image à rebours des clichés.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Migrants en contrechamp

Peu avant la visite d’Emmanuel Macron, mardi 16 janvier, dans le Centre d’accueil et d’examen de situations administratives de Croisilles (Pas-de-Calais), Laurence Geai y a saisi pour « Le Monde » cette image à rebours des clichés.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h00
    |

                            Marion Dupont








                        



                                


                            

Deux mains enserrent un livre, comme un écho au geste d’une mère passant son bras autour de sa fille sur le dessin ornant la page de droite. La prise de vue en plongée nous place tout près de l’épaule du lecteur, telle une invitation à s’approcher, voire à prendre sa place. La faible profondeur de champ et les couleurs pastel de l’illustration adoucissent la froideur du mobilier. Tout, dans la construction de cette image, semble en contradiction avec la grammaire visuelle habituelle des photographies de réfugiés, qui convoque d’ordinaire des émotions fortes.
Celle-ci a pourtant été prise à Croisilles (Pas-de-Calais), dans le centre d’accueil et d’examen des situations (CAES) qui offre une soixantaine de lits, des repas chauds, des cours de français et une assistance médicale aux migrants qui le souhaitent. Laurence Geai, photographe pour Le Monde, s’y trouvait le week-end du 13 janvier pour suivre le quotidien des réfugiés.

Un livre, un stylo-bille, des dominos, le temps semble s’écouler au rythme du petit village du Nord pour ce jeune Soudanais : « Nous étions dans le lieu de vie commun, après un cours de français. Pendant qu’il essayait de déchiffrer ce passage seul, un ami était sur son téléphone, d’autres jouaient. Le moment paisible, le livre enfantin ont attiré mon regard. »
Contrastes
Le passage par les CAES, éloignés de la frontière, est souvent une séquence de repos pour les migrants qui ont passé les semaines précédentes à tenter chaque nuit un passage vers le Royaume-Uni. C’est aussi là que l’ennui s’installe, loin des événements parfois douloureux qui ont ponctué les trajectoires de chacun d’entre eux – et qui habitent nos représentations. Par son cadrage serré, cette photographie congédie, pour un instant, les épreuves passées.
Laurence Geai se souvient avoir pensé à un autre contraste aumoment de la prise de vue : « Le moment tranchait avec le contexte un peu hostile. Quelques heures auparavant,...




                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-3">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les petites villes ont beau multiplier les appels du pied aux généralistes, rien n’y fait, les zones rurales ne parviennent pas à les attirer, déplore Benoît Hopquin, directeur adjoint de la rédaction du « Monde », dans sa chronique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Recherche médecin de campagne désespérément »

Les petites villes ont beau multiplier les appels du pied aux généralistes, rien n’y fait, les zones rurales ne parviennent pas à les attirer, déplore Benoît Hopquin, directeur adjoint de la rédaction du « Monde », dans sa chronique.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 10h14
    |

            Benoît Hopquin








                        



                                


                            

Chronique. Il fait bon vivre à Boran-sur-Oise. « C’est un charmant village, calme et dynamique de 2 200 habitants. Situé dans le parc naturel régional Oise Pays-de-France, [il] offre un cadre de vie idéal pour les amoureux de la nature et de la campagne, à quelques kilomètres seulement de la région parisienne. » Château-Thierry (Aisne) semble bien agréable aussi : « Son environnement fortement boisé, ses vignobles de champagne classés au patrimoine mondial de l’Unesco et la vallée de la Marne lui confèrent un caractère particulier et atypique de “ville à la campagne” qui invite à la promenade et à la détente. » Et que dire de Saint-Philibert, sur le littoral du Morbihan ? « Pour les amoureux de la mer, le secteur offre une multitude d’activités nautiques et de loisirs. » Attirante pour d’autres raisons, Novillars (Doubs), près de Besançon : « Une vie associative dynamique ponctue le calendrier de nombreuses manifestations très fréquentées et appréciées. »
Diplômés de la faculté de médecine, comme on vous envie ! Où vous siérait-il d’exercer votre beau métier, de poser votre mallette, de jouer du stéthoscope et du tensiomètre ? Car, femmes et hommes de l’art, ces petites annonces, façon danse du ventre, repérées au hasard d’Internet sont pour vous. Elles viennent de municipalités qui rêvent d’un pas de deux avec vous, d’entrelacs à la manière des serpents du caducée.
« Ces mots doux sont bien des appels au secours, des SOS de populations en détresse, des bouteilles à la mer numérique face à une pénurie dramatique »
Ces bucoliques retapes ne sont qu’un florilège au milieu de centaines, de milliers d’autres. Elles émargent à une rubrique vilainement contagieuse par les temps qui courent : recherche médecin généraliste désespérément. Puisque ces mots doux sont bien des appels au secours, des SOS de populations en détresse, des bouteilles à la mer numérique face à une pénurie dramatique....




                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-4">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les députés La République en marche veulent tirer profit des attaques opposées de la gauche et de la droite pour mieux les neutraliser.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Immigration : la majorité joue la voie médiane

Les députés La République en marche veulent tirer profit des attaques opposées de la gauche et de la droite pour mieux les neutraliser.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h35
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
« Humanité et fermeté. » Emmanuel Macron et les principaux responsables de la Macronie ne cessent de répéter ce diptyque pour résumer le contenu du projet de loi asile-immigration, attendu en conseil des ministres le 21 février. Lors de sa visite à Calais, le 16 janvier, le chef de l’Etat a de nouveau revendiqué l’ambition d’une politique migratoire combinant un « accueil digne » pour les réfugiés mais aussi la « rapidité des procédures » à l’égard de ceux qui ne relèvent pas du droit d’asile. Sur l’immigration, le « en même temps » macronien est donc plus que jamais la boussole du pouvoir.
En face, l’opposition charge l’exécutif sur deux registres totalement opposés. D’un côté, la gauche condamne « une politique d’une incroyable dureté », selon les mots de l’ex-candidat socialiste, Benoît Hamon, suivie par La France insoumise (LFI), qui fustige « une mise en cause des droits humains ». De l’autre, la droite et l’extrême droite dénoncent le « laxisme » du projet de loi. « Avec Emmanuel Macron, les immigrés clandestins seront de plus en plus nombreux », met en garde le président du parti Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez.
« C’est un projet de loi totalement équilibré », rétorque le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui viendra présenter son projet de loi devant les 312 députés La République en marche (LRM), mardi 23 janvier, lors d’une réunion à l’Assemblée nationale. Attaqué sur ses deux flancs, le gouvernement tente de tirer profit du caractère contradictoire des critiques de l’opposition. L’objectif est d’incarner une voie médiane, faite de compromis et de pragmatisme, afin de dépasser le traditionnel clivage gauche-droite. Avec l’espoir d’incarner une troisième voie, susceptible de rassembler une majorité de Français.
Position « équilibrée »
Un argumentaire mis en avant par les responsables de la majorité. « En défendant une politique migratoire humaine,...




                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-5">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le protocole d’accord, qui doit encore être validé par la base, a été remis vendredi à la ministre de la justice et aux syndicats.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Prisons : un « projet d’accord » prévoit la création de 1 100 emplois

Le protocole d’accord, qui doit encore être validé par la base, a été remis vendredi à la ministre de la justice et aux syndicats.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 08h17
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 17h29
   





                        


Une semaine après l’agression dans la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), qui a lancé un mouvement de blocage des prisons françaises, un « projet d’accord » issu de négociations a été soumis, vendredi 19 janvier au soir, aux deux syndicats de surveillants ayant participé aux discussions entamées mardi, l’UFAP-UNSA et la CGT-Pénitentiaire, et à la ministre de la justice.
Le document, publié sur le site de l’UFAP-UNSA (syndicat majoritaire), prévoit notamment :
la création de 1 100 emplois sur quatre ans ;des mesures pour améliorer la sécurité des gardiens ;un régime de détention défini pour les « détenus terroristes et radicalisés », permettant une « étanchéité totale de la gestion des détenus les plus dangereux ».
Il doit maintenant être examiné par les surveillants. Le troisième syndicat principal, FO, n’a pas participé aux négociations avec la chancellerie.
FO appelle à « durcir » le ton
FO-Pénitentiaire, qui n’a pas participé aux négociations, rejette le projet d’accord. « C’est de la poudre aux yeux », a réagi samedi Yoan Karar, secrétaire général adjoint du syndicat. En conséquence, FO appelle à « durcir » le mouvement par le biais notamment de « dépôts de clés », geste qui consiste pour les surveillants à ne pas prendre leur travail. « Une vingtaine » d’établissements étaient touchés par ce mouvement samedi matin, selon M. Karar. « Le dépôt de clés, c’est la mesure ultime », a commenté Yoan Kara : « Quand c’est comme ça, ce sont les forces de l’ordre qui prennent le relais. »
« FO a appelé à des dépôts de clés partout en France, mais ça n’est pas le cas », a dit samedi à l’Agence France-Presse (AFP) une source au sein de l’administration pénitentiaire. Trois établissements pénitentiaires étaient touchés à la mi-journée sur tout le territoire par la mobilisation des surveillants, a ajouté cette source.
A Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande prison d’Europe, seul un bâtiment sur les cinq que compte la maison d’arrêt des hommes fonctionnait normalement samedi matin, selon Thibault Capelle, secrétaire local FO-Pénitentiaire. A Fresnes (Val-de-Marne), en revanche, une quarantaine de surveillants se sont rassemblés devant l’entrée de la prison et ont retardé leur prise de service jusqu’aux alentours de 8 heures.
C’est dans ce climat qu’à la prison de Maubeuge (Nord) un « mouvement d’excitation » a gagné samedi une vingtaine de détenus, selon Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires, entraînant l’intervention des équipes régionales d’intervention et de sécurité. « Le problème est réglé », a-t-il ajouté, refusant de parler de « mutinerie ».
Plusieurs agressions
Depuis l’agression, le 11 janvier, de surveillants par un détenu islamiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), d’autres agressions ont crispé les négociations avec l’administration pénitentiaire. Vendredi, deux gardiens de prison ont notamment été blessés par trois détenus de droit commun, dont un signalé pour radicalisation, dans le centre pénitentiaire de Borgo en Haute-Corse. Selon l’administration pénitentiaire, 80 établissements sur 188 ont été bloqués vendredi. Dans la matinée, des incidents ont eu lieu à Fleury-Mérogis : les forces de l’ordre ont chargé et tiré des gaz lacrymogènes sur 150 gardiens qui bloquaient l’accès à la prison qui comprend plus de 4 300 détenus.

        Lire :
         

          Les surveillants maintiennent le blocage vendredi ; nouvelles agressions en Corse



Les deux gardiens de Borgo, dont l’un a été plus gravement touché, ont été transférés vers l’hôpital de Bastia où la garde des sceaux, qui a condamné dans un communiqué une agression « grave » et « intolérable », est arrivée vendredi dans l’après-midi. Mme Belloubet s’est ensuite rendue à la prison de Borgo où elle s’est entretenue avec les organisations syndicales et le personnel avant d’être huée devant l’établissement par une centaine d’agents qui ont refusé de lui parler. Notant l’« émotion » et la « colère » des personnels, elle s’est engagée à « apporter des réponses » à tous les points soulevés, notamment en matière de sécurité et de gestion des détenus radicalisés.

   


Jugé en comparution immédiate, Andy Glatigny, le détenu poursuivi pour avoir frappé une surveillante du centre de détention de Tarascon (Bouches-du-Rhône) mardi, a été condamné à quatre ans de prison ferme, a-t-on appris de source judiciaire samedi.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-6">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
Découvrir l’application


                        

Abandon de l’aéroport de NDDL, Macron à Calais : l’actualité de la semaine à retenir

Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 09h57
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes officiellement abandonné
Après plus de cinquante ans de blocage, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mercredi la fin du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Le plan proposé par le gouvernement consiste à agrandir l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique ainsi qu’à moderniser celui de Rennes Saint-Jacques pour absorber la hausse du nombre de voyageurs.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : un atterrissage maîtrisé



Sur la ZAD (pour « zone d’aménagement différé » ou « zone à défendre », pour les militants anti-aéroports), la nouvelle a été accueillie avec joie. Mais le soulagement pourrait être de courte durée, car Edouard Philippe a aussi annoncé, pour le printemps, l’expulsion de la ZAD afin que les terres « retrouvent leur vocation agricole », bien que les « zadistes » aient déjà lancé de longue date des projets de ce type.
Immigration : Emmanuel Macron à Calais
A l’occasion de son premier déplacement à Calais en tant que chef de l’Etat, Emmanuel Macron a prévenu, mardi, que la France ne laisserait pas s’installer une nouvelle « jungle », alors qu’entre 300 et 600 migrants sont toujours présents à Calais dans l’espoir de passer la frontière avec l’Angleterre. Jeudi, Emmanuel Macron et la première ministre britannique Theresa May ont par ailleurs réaffirmé l’importance de la coopération entre les deux pays. Londres a annoncé être prête à augmenter sa participation à la gestion des frontières côté français de la Manche.
Vendredi, le Défenseur des droits a recommandé le retrait de la circulaire sur l’hébergement d’urgence, qui organise le tri des personnes hébergées en fonction de leur situation administrative. Jacques Toubon estime que cette circulaire « se heurte aux principes fondateurs de l’hébergement d’urgence » en organisant « un traitement différencié ».

Ce déplacement intervient plusieurs jours après la présentation du projet de loi asile-immigration, vivement critiqué par les associations concernées. La veille de la venue de M. Macron, des associations ont déposé plainte contre X pour « destruction et dégradation » de biens leur appartenant. Elles ont réuni une série de témoignages racontant comment les biens appartenant aux quelques centaines de migrants qui errent dans le Calaisis et tentent de franchir la frontière sont confisqués et détruits.
Le mensonge au centre de la stratégie du Front national à la présidentielle
« La stratégie du mensonge », titrait Le Monde au lendemain du débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. Cette « une » visait directement l’attitude de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron.
Huit mois plus tard, une série d’enquêtes publiées par BuzzFeed News à partir de documents de travail utilisés par les équipes du Front national achève de démontrer que cette stratégie ne s’est pas limitée aux derniers instants de la campagne.
« Shutdown » de l’Etat fédéral aux Etats-Unis
Faute de compromis budgétaire, le « shutdown » est entré en vigueur aux Etats-Unis, vendredi 19 janvier à minuit. Les sénateurs ne sont pas parvenus à trouver un accord : les républicains, majoritaires avec 51 sièges, n’ont obtenu que 50 voix, loin des 60 – sur 100 – nécessaires pour une extension de quatre semaines, jusqu’au 16 février, du budget fédéral.
La Maison Blanche, qui fête également samedi la première année de la présidence de Donald Trump, a accusé les démocrates de prendre les Américains « en otages » alors que la majorité d’entre eux exigeaient, en échange d’un accord sur le budget, l’ajout d’un statut définitif pour les sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis et privés en septembre de la protection décrétée par l’administration de Barack Obama.

        Lire aussi :
         

                Aux Etat-Unis, la première année de Donald Trump s’achève sur un « shutdown »



Affaire Ferrand : le parquet national financier ouvre une information judiciaire
Le parquet national financier (PNF) a ouvert une information judiciaire dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, pour « prise illégale d’intérêts », à la suite de la plainte déposée en novembre 2017 par l’association Anticor contre l’ancien ministre Richard Ferrand, selon une information du Canard enchaîné, dont Le Monde a eu confirmation mardi 16 janvier. Le juge d’instruction désigné pour enquêter est le doyen des juges d’instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke.
Violences sexuelles : vingt-cinq ans d’accusations contre Woody Allen
Depuis vingt-cinq ans, des accusations d’agressions sexuelles planent sur le réalisateur américain Woody Allen, portées par sa fille adoptive, Dylan Farrow. Ces derniers jours, plusieurs actrices et acteurs ont dénoncé publiquement le cinéaste, déclarant regretter d’avoir travaillé avec lui.
Favoritisme à l’INA : Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis
Le jugement est lourd : l’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, Mathieu Gallet, a été condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, lundi 15 janvier. L’actuel président de Radio France était jugé pour « favoritisme », soupçonné d’avoir commandé environ 400 000 euros de prestations à deux sociétés de conseil sans avoir respecté les règles des marchés publics lorsqu’il présidait l’INA.
La Cour des comptes alerte sur le coût du Grand Paris Express
La Cour des comptes dresse un constat alarmant sur le Grand Paris Express — le nouveau réseau de lignes de métro automatiques prévu pour désengorger le réseau actuel — dans un rapport paru 17 janvier. Il évoque la dérive continuelle des coûts, émet de sérieux doutes sur le respect des échéances olympiques de 2024, et souligne le risque pour les finances publiques à court et à moyen terme.
Et aussi
Entreprise. PSA : les syndicats favorables à un projet de rupture conventionnelle collective.Lactalis. Des perquisitions ont eu lieu mercredi au siège social et dans l’usine de Craon (Mayenne) dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte après la découverte de lots de lait infantile contaminés.Transports. L’exécutif veut faciliter la mise en place de péages urbains.Justice. La Haute Autorité pour la transparence saisit la justice sur le patrimoine de David Douillet.Bioéthique. Quels seront les thèmes débattus dans votre région ?Maison Blanche. Donald Trump a passé un test cognitif, démentant les rumeurs sur sa santé mentale.Climat. Vague de démissions au sein du conseil des parcs nationaux aux Etats-Unis.Catalogne. Le principal parti nationaliste a reçu 6,6 millions d’euros de financements illégaux.Turquie. Prison ferme pour cinq journalistes.Danemark. 1 004 Danois âgés de quinze à une vingtaine d’années, dont 80 % sont des garçons, sont visés par une enquête pour distribution de pédopornographieHarcèlement sexuel. L’acteur Timothée Chalamet fait don du salaire qu’il a perçu pour le dernier Woody Allen.Gymnastique. Le sport à l’épreuve d’un scandale d’agressions sexuelles.JO. Les deux Corées formeront une équipe commune de hockey et défileront ensemble.Rugby. Mathieu Bastareaud suspendu trois matchs pour injure homophobe.Point météo. De combien d’heures de soleil avez-vous été privés par rapport à la normale, en décembre 2017 ?
Disparition
Dolores O’Riordan. L’interprète et autrice du tube Zombies, en 1994, du groupe irlandais The Cranberries, est morte subitement le 15 janvier dans sa chambre d’hôtel londonienne, où elle se trouvait pour une session d’enregistrement en studio. Elle était connue pour ses prises de position très conservatrices concernant les droits des femmes ou la peine de mort.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-7">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Deux syndicats ont appelé à la grève sur la ligne 12 pour dénoncer la présence croissante de toxicomanes dans les stations.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
Découvrir l’application


                        

RATP et police sont impuissantes face à la consommation de crack dans le métro parisien

Deux syndicats ont appelé à la grève sur la ligne 12 pour dénoncer la présence croissante de toxicomanes dans les stations.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 10h48
    |

                            Florian Reynaud et 
Julia Pascual








                        


Les autorités d’Île-de-France ont décidé de renforcer la présence des forces de l’ordre dans le métro parisien, en particulier sur les lignes 4 et 12, pour lutter contre le trafic de drogue. A l’issue d’une réunion avec les syndicats qui avaient appelé les agents de la ligne 12 à faire grève pour dénoncer une présence de plus en plus importante, dans les stations de métro, de consommateurs de crack, un dérivé de la cocaïne, la RATP, la Préfecture de police de Paris, la préfecture d’Ile-de-France et le parquet de Paris ont multiplié les annonces.
En premier lieu, les équipes d’agents de sécurité de la RATP et de policiers de la brigade des réseaux franciliens (BRF) seront davantage présentes sur les lignes les plus sensibles et bénéficieront d’une « présence régulière d’unités de forces mobiles » dans les stations prioritaires pour sécuriser les usagers et le personnel. La situation dans le métro sera en outre « aussi prise en compte dans le plan stups 2018 piloté par la direction régionale de la police judiciaire de Paris » pour démanteler les réseaux. Enfin, « pour améliorer l’efficacité de ces actions », le parquet de Paris va créer un groupe local de traitement de la délinquance « placé sous l’autorité du procureur de Paris, dont l’objectif sera de traiter le problème des stupéfiants dans les transports ».
« C’est de pire en pire »
Vendredi 19 janvier, sur la ligne 12 du métro parisien, qui relie Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), un conducteur de la RATP commentait, désabusé, le « buzz » médiatique du jour : « Ça fait trente ans que je bosse dans le métro. Les toxicos, ils ont toujours été là. Et c’est de pire en pire. » « Drogue. Les zombies du métro », avait titré en « une » le journal Le Parisien, montrant deux fumeurs de crack en photo.
Drogue peu coûteuse, qui se présente sous la forme de petits cailloux et qui peut se fumer ou s’injecter, elle entraîne une dépendance rapide. « Le crack a un effet sur la santé particulièrement désocialisant », explique Agnès Cadet-Taïrou, médecin de santé publique à l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
Même si le profil des usagers tend à se diversifier, ceux présents dans le métro se trouvent essentiellement dans des situations précaires, vivent souvent en squat ou dans la rue. 
« Le crack est arrivé en métropole depuis les Antilles et la Guyane à la fin des années 1980, retrace Agnès Cadet-Taïrou. Son marché existe essentiellement en Ile-de-France, à Paris et en Seine-Saint-Denis. A l’échelle de la population générale, sa consommation est très faible. »
Selon les derniers chiffres disponibles, 0,6 % des 18 à 64 ans avaient déjà expérimenté cette drogue en 2014.

        Lire aussi :
         

                La lutte contre la drogue en France : « Le résultat est un échec difficile à contester »



Dans leur préavis de grève, la CGT et SUD-RATP ont dénoncé un défaut de « sécurisation » de la ligne 12, qui met « en danger les salariés et voyageurs ». D’après Jérémy Kahli, syndicaliste SUD-RATP, quinze conducteurs de la ligne auraient été agressés en 2017, « souvent parce que quelqu’un s’est “shooté” et est en plein délire ». Ces chiffres n’ont pas été confirmés par la RATP. Elle reconnaît toutefois des « difficultés croissantes », « en particulier au nord de la ligne 12 et de la ligne 4 ».
Pour ce conducteur de métro, qui parcourt la ligne 12 depuis six ans, plus que la violence, c’est « principalement la présence des toxicomanes sur les voies » qui gêne le travail. « Ils traversent pour aller de quai en quai, font leurs besoins sur les voies ou cachent leur dose dans le tunnel », dit-il, obligeant les agents à solliciter des coupures de courant pour éviter une électrocution, ce qui génère des retards.
Un phénomène qui s’étend
Un autre conducteur, venu de la « réserve » renforcer les effectifs de la ligne 12, ajoute : « Il y a aussi ce sentiment que la régie ou l’Etat ne font rien. Il y a des époques où on les chasse à la surface et puis la surface les chasse et les remet dans le métro. » Vendredi, la Préfecture de police de Paris et la RATP ont rappelé que, depuis deux ans, « plus de 400 affaires liées à ce trafic de stupéfiants ont conduit à l’interpellation de 283 vendeurs et 406 consommateurs ».
La consommation de crack dans le métro est un phénomène ancien. Mais il s’étend : « Depuis environ trois ans, cela explose, confie un délégué du syndicat Alliance-Police nationale au sein de la BRF. Il y a quinze ans, ça se passait beaucoup dans le nord de Paris, déjà le 18e et aussi le 19e. Aujourd’hui, toute la ligne 12 est touchée. » Alors qu’il arrive à la station Assemblée nationale, dans le 7e arrondissement, un conducteur de métro commente : « C’en est un », opinant du menton en direction d’un homme, assis sur le quai, la mine fatiguée et semblant saisi de spasmes.
« Problème social avant tout »
L’OFDT confirme une « augmentation tendancielle et régulière » du marché du crack. « Dans les structures de réduction des risques pour les usagers de drogues, en 2008, 22 % d’entre eux avaient consommé de la cocaïne basée. On était à 32 % en 2015. Si on prend l’Ile-de-France, on passe de 45 à 51 % », rapporte Agnès Cadet-Taïrou.
La plus forte visibilité des consommateurs, dont témoignent les agents de la RATP, s’explique aussi par d’autres facteurs. Le climat hivernal, bien sûr, qui peut les pousser à se réfugier dans le métro. Mais également la politique de répression de la délinquance.
« Dès 2012, avec la création des zones de sécurité prioritaires, qui a accru la surveillance policière sur la voie publique, on a constaté une présence plus importante des usagers dans le métro, rappelle-t-elle. En 2014, le démantèlement du trafic de la cité Reverdy, dans le 19e, qui était depuis plusieurs années une plaque importante de vente du crack, a aussi été un tournant. »

        Lire aussi :
         

                Pour la paix des drogues



Dans les souterrains de Paris, un sentiment de désarroi domine : « Le GPSR [groupe de protection et de sécurisation des réseaux] fait juste le coup de force de les dégager, mais ils redescendent le quart d’heure d’après, constate un conducteur. Ils sont paumés, tombent dans la drogue et c’est un cercle infernal. »
Depuis décembre 2017, quatre associations spécialisées réalisent quatre maraudes par semaine avec des agents RATP. Elles permettent notamment de proposer « un accompagnement médical et social », explique Isabelle Roux, de l’association Charonne. « C’est un problème social avant tout », reconnaît Jérémy Kahli.
Les vendeurs, principalement originaires d’Afrique de l’Ouest, font le même constat. « Ce sont plutôt des jeunes majeurs sans papiers qui vivent dans la misère », rapporte le délégué syndical à la BRF. L’organisation du trafic de crack demeure assez méconnue, mais il se tiendrait surtout dans l’enceinte de la gare du Nord, dans le 10e arrondissement. « Il y a entre vingt et trente vendeurs depuis l’ouverture jusqu’à la fermeture du métro, poursuit le syndicaliste policier. Ils conservent la drogue dans leur bouche, sous la forme de petites bonbonnes emballées dans du film plastique. C’est un moyen de se délester du produit en l’avalant, en cas d’interpellation. »
Le 9 novembre 2017, Massar D., un jeune homme d’une vingtaine d’années et d’origine sénégalaise, a été interpellé. Victime d’un arrêt cardiorespiratoire, il est mort quelques jours plus tard. Une enquête a été ouverte pour rechercher les causes de la mort. Il avait une trentaine de pochons de crack dans la bouche.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-8">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le témoignage d’une jeune femme sur sa soirée avec le créateur de la série « Master of None » témoigne, pour certains, des dérives du mouvement.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Les accusations contre l’acteur Aziz Ansari provoquent un débat sur le mouvement #metoo

Le témoignage d’une jeune femme sur sa soirée avec le créateur de la série « Master of None » témoigne, pour certains, des dérives du mouvement.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 05h40
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 06h35
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        


Après son aventure d’une nuit avec l’acteur américain Aziz Ansari, la jeune femme ne savait pas elle-même si elle venait de vivre « une expérience sexuelle bizarre » ou « une agression sexuelle ». Finalement, quatre mois après les faits, la photographe de 22 ans a tranché et porté sur la place publique ce qu’elle décrit comme sa « pire expérience avec un homme ». Le long récit qu’elle a livré, sous le pseudonyme de Grace, au site Babe, le 13 janvier, suscite depuis de nombreuses réactions dans la presse américaine : il alimente la polémique sur les potentiels excès du mouvement #metoo, lancé pour lutter contre les agressions sexuelles, interroge sur la légitimité des dénonciations anonymes et soulève la question du consentement explicite.
D’après le témoignage de la jeune femme, la soirée de septembre commence comme un classique rendez-vous galant. Elle choisit minutieusement sa tenue et se prépare « avec excitation » à cette soirée avec l’un des acteurs les plus en vue du moment. Après un dîner au restaurant, le retour dans l’appartement commence par des baisers et du sexe oral consentis, rapporte la jeune femme. Puis elle fait comprendre à M. Ansari qu’elle ne désire pas aller plus loin ; celui-ci insiste lourdement à plusieurs reprises, puis finit par lui proposer de regarder la télé « habillés sur le canapé ». Peu après, elle quitte l’appartement et fond en larmes dans le hall. Dans un message, elle lui reproche le lendemain de ne pas avoir compris « les signaux non verbaux » qu’elle lui a adressés pour lui faire part de son malaise. M. Ansari répond alors à Grace en se disant « triste » d’avoir « mal analysé » la situation, et s’excuse.
Fossé générationnel
Fallait-il publier ce récit, s’interrogent depuis intellectuels, chercheurs, féministes dans la presse ? Ce que certains qualifient de « déception amoureuse » devait-il forcément rejoindre le flot d’abus et d’agressions sexuels caractérisés et dénoncés depuis plusieurs mois à visage découvert ? Faut-il désormais classer Ansari dans la catégorie des prédateurs sexuels ? Oui, estiment les militants, souvent jeunes, pour qui la mésaventure vécue par Grace démontre la distorsion entre la perception qu’ont les hommes et les femmes des interactions sexuelles entre adultes.
La personnalité de l’agresseur présumé et le déroulé de la rencontre, décrit avec une précision clinique par Grace, expliquent l’emballement autour de cette affaire, « la plus controversée » depuis l’éclatement du scandale Weinstein, selon le site Vox. Etiqueté « mec bien » par la presse, Aziz Ansari avait soutenu dès le départ les femmes dénonçant les agressions sexuelles et se définit lui-même comme un féministe. Il a depuis réitéré son engagement dans le mouvement #metoo.
L’affaire confirmerait en outre la nécessité d’un consentement explicite, afin que les deux partenaires soient sur un pied d’égalité. La blogueuse et féministe américaine Jessica Valenti affirme par exemple que beaucoup d’hommes verront dans cette histoire « une aventure sexuelle banale et raisonnable », alors que pour les femmes qui prennent aujourd’hui la parole, « ce type de rapports ne les satisfont pas et sont parfois blessants ». Un écho au débat déjà engagé sur la victimisation des femmes.
Beaucoup reconnaissent aussi que cette description de la « zone grise » que sont parfois les rapports entre adultes consentants soulève un débat nécessaire
Liz Wolfe, rédactrice en chef du site Young Voices, qui promeut des textes écrits par des « millennials », note, elle, un fossé générationnel entre des femmes plus âgées qui estiment que « Grace aurait pu se montrer plus affirmative ou tout simplement quitter l’appartement » ; et des jeunes femmes pour qui « Ansari n’a pas été suffisamment à l’écoute des réserves physiques et verbales de Grace ».
Scepticisme
Beaucoup reconnaissent aussi que cette description de la « zone grise » que sont parfois les rapports entre adultes consentants soulève un débat nécessaire. Car ce type d’expériences – malheureuses – sont « plus courantes et d’une certaine manière plus difficile à évoquer que la plupart des agressions sexuelles qui ont été [récemment] dénoncées », écrit Vox.
Dans le même temps, Caitlin Flanagan du magazine The Atlantic, s’indigne de « l’humiliation » subie par l’acteur, dépeint avec force détails dans une situation intime. Le procédé montre selon elle qu’il y a « dans ce pays de nombreuses femmes en colère, temporairement puissantes » et susceptibles de « détruire un homme qui ne le méritait pas ».
Enfin, certains se demandent si ce genre de témoignages ne risque pas de pénaliser le mouvement #metoo et de jeter le scepticisme sur des abus rapportés par d’autres femmes.
Depuis 2015, Master of None, la série d’Aziz Ansari diffusée sur Netflix, dans laquelle le jeune homme d’origine indienne et de culture musulmane aborde le racisme, le sexisme et sa vie amoureuse, connaît un succès persistant. Elle lui a même valu un Golden Globe pour sa performance d’acteur lors de la cérémonie du 7 janvier, marquée par le soutien des artistes à la campagne Time’s up et au mouvement #metoo.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-9">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Triple médaillée d’or olympique, la sportive a été l’une des victimes de Larry Nassar, ancien médecin de l’équipe nationale de gymnastique. Ce dernier a agressé sexuellement et durant de nombreuses années plusieurs jeunes gymnastes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

L’ex-gymnaste américaine Aly Raisman réclame une enquête sur l’omerta dans le milieu

Triple médaillée d’or olympique, la sportive a été l’une des victimes de Larry Nassar, ancien médecin de l’équipe nationale de gymnastique. Ce dernier a agressé sexuellement et durant de nombreuses années plusieurs jeunes gymnastes.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 22h58
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 11h38
   





                        



   


Aly Raisman, triple médaillée d’or olympique et l’une des figures les plus connues de la gymnastique, a demandé vendredi 19 janvier une enquête indépendante pour faire la lumière sur les agissements de l’ancien médecin de l’équipe américaine Larry Nassar. La gymnaste américaine réclame cette enquête pour comprendre comment Larry Nassar a pu agresser sexuellement des centaines de sportives dans une impunité totale.
« Nous avons besoin d’une enquête indépendante sur ce qui s’est passé exactement, ce qui a mal tourné, et comment cela peut être évité à l’avenir. C’est seulement à ce moment-là que nous pourrons savoir quels changements sont nécessaires. C’est seulement à ce moment-là que nous pourrons croire que de tels changements sont réels », a déclaré la championne olympique.

        Lire aussi :
         

                Aux Etats-Unis, le monde de la gymnastique à l’épreuve d’un scandale d’agressions sexuelles



Depuis quatre jours, l’ancien médecin est confronté à une série de témoignages poignants de gymnastes, célèbres ou anonymes, devant un tribunal de Lansing, dans le Michigan, où il encourt la peine de prison à perpétuité. Il a déjà plaidé coupable d’avoir agressé plus de cent femmes, pour l’immense majorité d’anciennes gymnastes mineures à l’époque des faits.
« Faiseur de miracle »
Nassar, s’est livré, pendant toutes ces années, à des attouchements et à des agressions sexuelles sur des jeunes filles, en prétextant des massages pour soigner des blessures au dos ou aux hanches. Déjà condamné à soixante ans de prison pour détention de matériel pédopornographique, il a plaidé coupable de dix chefs d’inculpation d’agressions sexuelles.
« Tu as profité de nos passions et de nos rêves », a lancé Aly Raisman, aujourd’hui âgée de 23 ans. « Tu es tellement tordu. Je n’arrive même pas à saisir l’ampleur de la colère que je ressens quand je pense à toi », a-t-elle lâché à Larry Nassar.

        Lire aussi :
         

                La gymnaste Simone Biles révèle avoir été abusée par l’ancien médecin de l’équipe américaine



Un peu plus tôt, sa coéquipière Jordyn Wieber, avec qui elle a remporté le titre par équipe aux JO de Londres en 2012, avait révélé qu’elle faisait aussi partie des victimes du Dr Nassar. La fédération nationale « USA Gymnastics est responsable. Le comité olympique américain est responsable », a dénoncé cette dernière, visiblement nerveuse.
« La plus grande épreuve que j’ai connue est le fait d’accepter que je suis une victime de Larry Nassar », a déclaré Jordyn Wieber. Vu comme un « faiseur de miracles », le comportement du Dr Nassar n’était pas remis en cause à l’époque à cause de sa réputation, a expliqué Jordyn Wieber, qui a été agressée à partir de ses 14 ans.
L’université du Michigan sous le feu des critiques
La fédération américaine de gymnastique a annoncé jeudi dernier mettre fin à son partenariat avec le célèbre centre d’entraînement national, connu sous le nom de ranch Karolyi, où la championne Simone Biles a affirmé avoir été agressée par le Dr Nassar.
L’université du Michigan, la MSU, est également sous le feu des critiques. M. Nassar y travaillait jusqu’en 2016. Son conseil d’administration a demandé vendredi au procureur général de l’Etat, Bill Schuette, de se pencher sur leur gestion du scandale.
L’université s’est défendue jusqu’alors d’avoir couvert les agissements du médecin mais un courrier signé des membres de l’université souligne que « de telles questions sont devenues plus pressantes cette semaine avec l’impact des témoignages de victimes ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-10">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le syndicat étudiant FAGE a vivement dénoncé le contenu éditorial du site d’information officiel supposé aider les lycéens à choisir leurs études supérieures.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

« Clichés dégradants » dans les fiches métiers de l’Onisep et Parcoursup

Le syndicat étudiant FAGE a vivement dénoncé le contenu éditorial du site d’information officiel supposé aider les lycéens à choisir leurs études supérieures.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 20h33
    |

            Eric Nunès








                        



   


Est-il vraiment utile d’aimer « organiser des fêtes » ou d’avoir un goût pour « les sports collectifs » pour devenir pharmacien ? Est-ce un atout d’avoir pour « passion » la réparation de machines à laver quand on aspire au métier d’infirmier ou encore d’avouer un faible pour les uniformes pour embrasser la carrière d’avocat ? Probablement pas. Ce sont pourtant des éléments que l’on pouvait lire en début de semaine sur les fiches métiers de l’Onisep, l’Office national d’information sur les enseignements et les professions. Des fiches directement accessibles sur le site terminales2017-2018.fr, auquel renvoie la nouvelle plate-forme d’Admission post bac Parcoursup, afin de guider les lycéens dans leur choix d’orientation.
« L’Onisep se fout de la gueule des lycéens », a immédiatement tweeté Jimmy Losfeld, président de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE, premier syndicat étudiant).

#ParcourSup : L'@Onisep se fout de la gueule des lycéens ! Il faut "aimer les uniformes" pour devenir avocat/e Il faut "organiser des fêtes" pour devenir pharmacien/ne Il faut "aimer réparer des machines à laver" pour devenir infirmer/èreBelle conception de l'#Orientation👏 pic.twitter.com/liB9lbYdT9— Jimmy Losfeld (@Jimmy_FAGE) 16 janvier 2018


Dans un communiqué, le syndicat étudiant a vivement dénoncé le contenu éditorial publié : 
« Il est inacceptable qu’un site destiné à l’orientation perpétue des clichés dégradants envers les professions. De plus, celui-ci engendre de la désinformation, dans un climat où il est plus que jamais important de lutter contre les stéréotypes qui entraînent une mauvaise orientation. » 
Toujours selon le syndicat, l’Etat n’a pas pris la mesure de « l’accompagnement et de l’orientation » dont ont besoin les lycéens, et « l’Onisep n’est pas à la hauteur des enjeux ».
Six collectifs représentant la profession de masseur kinésithérapeute ont également vu rouge à la lecture du descriptif de leur métier par l’Onisep : « Cette fiche cantonne le kinésithérapeute à un rôle d’exécutant. C’est oublier que le bilan diagnostic kinésithérapique est une réalité depuis presque vingt ans, et permet au kinésithérapeute d’orienter et d’adapter en permanence le traitement qu’il propose à son patient, s’étranglent les kinés. Ainsi rédigée, elle est un outil infantilisant et inapproprié de nature à désinformer les jeunes lycéens souhaitant s’orienter vers cette filière », taclent-ils dans un communiqué du 19 janvier.
Contacté à plusieurs reprises par Le Monde.fr, l’Onisep n’a pas répondu. Toutefois, plusieurs des incongruités relevées sur le site ont, depuis, été effacées ou corrigées, à la demande du ministère de l’éducation.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-11">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Selon les syndicats, les agents de la RATP mais aussi les voyageurs font face à la présence de plus en plus forte de consommateurs de crack, un dérivé de la cocaïne.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Consommation de drogue dans le métro : les syndicats sonnent l’alarme

Selon les syndicats, les agents de la RATP mais aussi les voyageurs font face à la présence de plus en plus forte de consommateurs de crack, un dérivé de la cocaïne.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 19h00
   





                        



   


Les conducteurs de la ligne 12 du métro parisien ont été appelés à la grève, vendredi 19 janvier, par les syndicats CGT et SUD-RATP, excédés par des problèmes croissants de toxicomanie dans le nord de la capitale.
Selon les syndicats, les agents de la RATP mais aussi les voyageurs font face à la présence de plus en plus forte de consommateurs de crack, un dérivé de la cocaïne, qui peut s’injecter ou se fumer à l’aide d’une pipe.
Ils dénoncent un « vrai manque de moyens humains » et veulent alerter les pouvoirs publics sur les perturbations et l’insécurité créées par certains consommateurs de drogue dans les stations de métro. Selon Jeremy Kahli, syndicaliste de SUD-RATP, quinze conducteurs ont été agressés sur la ligne 12 en 2017. Les agressions se font « à coups de poing, parfois à coups de seringue, sur les chauffeurs, les voyageurs et les agents de station, (…) souvent parce que quelqu’un s’est “shooté” et est en plein délire ».
« Présence de toxicomanes sur les voies »
Ces chiffres n’ont pas été confirmés par la RATP. Sollicitée par Le Monde, la direction reconnaît des « difficultés croissantes du fait de la présence d’usagers de drogue dans ses gares et stations, en particulier au nord de la ligne 12 et au nord de la ligne 4 ». Pour un conducteur de métro, qui parcourt la ligne 12 depuis six ans, c’est « principalement la présence des toxicomanes sur les voies » qui gêne leur travail, obligeant les agents à solliciter des coupures de courant pour éviter une électrocution, ce qui génère notamment des retards. Selon SUD-RATP, il y aurait eu plusieurs centaines « d’interruptions de pratique » sur la ligne 12 en 2017. Là encore, la RATP n’a pas communiqué de chiffres.
La toxicomanie dans le métro n’est pas neuve — « ça remonte à plus de vingt ans » —, mais elle s’est aggravée ces dernières années, selon le syndicaliste, qui constate que le « problème grossit chaque année ». Sont concernées plusieurs stations du nord de Paris : Marcadet-Poissonniers, Château-Rouge, Jules-Joffrin ou encore Porte-de-la-Chapelle. Un vrai problème social, pour lequel la RATP se fait aider du tissu associatif et social existant.
Des maraudes dans le métro
« La préfecture de la région Ile-de-France, la RATP et les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques des usagers de drogue (Caarud) ont ainsi signé fin novembre une convention afin de permettre une meilleure prise en charge des toxicomanes présents dans les espaces du métro parisien », fait savoir la régie des transports. Par ailleurs, des associations effectuent des « maraudes » depuis le 7 décembre, poursuit la RATP, ce que confirme une source associative :
« Ces maraudes ont pour objectif de réduire la présence des usagers consommant des drogues sur les quais du métro, de les sensibiliser au respect des voyageurs et des agents RATP, et de leur permettre d’accéder aux structures sanitaires et sociales en surface. »
« Pas de toxicomanes dans les rues et devant les magasins »
Jeremy Kahli estime qu’il s’agit d’un « serpent qui se mord la queue » et dénonce « l’hypocrisie des élus parisiens : on ne veut pas des toxicomanes dans les rues et devant les magasins, donc ils descendent dans le métro ». « C’est un problème social avant tout », reconnaît-il. Les syndicats demandent aujourd’hui « plus de moyens humains et de structures adaptées ». Ils devaient manifester à la gare de Lyon, en début d’après-midi, à l’occasion d’une table ronde rassemblant notamment la régie et la préfecture de police de Paris. De son côté, la RATP assure que le « trafic est quasi normal » sur la ligne 12, vendredi.

        Lire aussi :
         

                A Paris, des enfants des rues, drogués et violents, laissent les services sociaux désemparés



Au début de janvier, déjà, le syndicat UNSA-RATP et l’association SOS Usagers ont adressé une lettre au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, à la maire de Paris, Anne Hidalgo, et à la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, dénonçant un métro « envahi par des groupes de dealers » et des « toxicomanes souvent agressifs et dangereux ».
La RATP n’a pas été en mesure de donner au Monde le nombre d’agressions dues à des consommateurs de drogue dans le métro, mais elle assure que la collaboration avec les forces de l’ordre a été accentuée depuis plusieurs années.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-12">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ En lançant une expérimentation à petite échelle, l’association Mon Revenu de base souhaite amener la société à réfléchir à cette idée.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
Découvrir l’application


                        

« Et vous, que feriez-vous avec 1 000 euros par mois pendant un an ? » : une association propose de tester le revenu de base

En lançant une expérimentation à petite échelle, l’association Mon Revenu de base souhaite amener la société à réfléchir à cette idée.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 06h37
    |

            Camille Bordenet








                        


C’est une idée vieille de plusieurs siècles, qui passionne autant qu’elle divise. Alors que le revenu universel s’est invité au cœur de la campagne présidentielle et reprend du terrain en Europe, Julien Bayou (porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts, EELV) n’entendait pas « laisser retomber le débat », lui qui milite depuis des années pour cette idée d’une allocation versée à tous pendant la vie entière.
D’autant moins à l’heure où plusieurs territoires français souhaitent l’expérimenter. Dernier en date : la commune de Grande-Synthe. En novembre 2017, ce sont huit présidents de département socialistes qui faisaient part de leur volonté de tester ce dispositif, souhaitant porter un « projet d’expérimentation au Parlement ». 

        Lire :
         

          Huit départements candidats pour expérimenter un « revenu de base »



En attendant de savoir si ces expérimentations de terrain pourront voir le jour, l’association Mon Revenu de base (MRB), créée par M. Bayou (mais indépendante d’EELV) et une équipe de dix bénévoles, soutenue par le Mouvement français pour un revenu de base (MFRB), a lancé une première expérimentation citoyenne du revenu de base, à petite échelle, en s’appuyant sur une opération de financement participatif.
En un mois, près de 80 000 personnes se sont inscrites sur le site de l’association, dont 20 000 ont accepté de répondre à un questionnaire, et près 36 000 euros ont pu être récoltés, permettant de financer trois revenus de base de 1 000 euros par mois sur un an. Le 6 décembre, trois bénéficiaires ont été tirés au sort : Denis, Caroline et Brigitte. Dans la foulée, une nouvelle opération a été lancée, pour espérer pouvoir élargir l’expérience.

        Lire leurs témoignages:
         

          Revenu de base : « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver »



Les revenus versés ne sont pas cumulables avec les minima sociaux. Quant à savoir s’ils seront soumis à impôt, l’association reste en attente de réponse de l’administration fiscale.
Cette initiative française s’inspire directement d’une version similaire menée en Allemagne, Mein Grundeinkommen, qui, depuis sa création en 2014, a récolté suffisamment d’argent pour distribuer à 139 personnes un revenu de 1 000 euros par mois pendant un an.

        Lire notre reportage:
         

          L’Allemagne expérimente le revenu universel grâce au crowdfunding



Derrière la question apparemment simple posée par MRB – « Et vous, que feriez-vous avec 1 000 euros par mois pendant un an ? » –, l’idée est « d’amener le plus de gens possible à se projeter dans une protection sociale du XXIe siècle et à réfléchir à ce que serait leur vie avec un revenu garanti », explique M. Bayou :
« Est-ce qu’on s’arrête de travailler ? On travaille moins ou mieux ? On se nourrit mieux ? On prend du temps pour soi ? »
« Un filet de sécurité permettant aux individus de s’épanouir, de choisir leur vie »
Arguant du « manque d’efficacité du RSA pour vaincre la pauvreté » et de la nécessité de « repenser notre système de protection sociale », le militant défend l’idée que le revenu de base serait « un filet de sécurité permettant aux individus de s’épanouir, de choisir leur vie et de prendre des risques sans craindre l’extrême pauvreté ».
En étudiant l’impact de ce revenu dans la vie des trois bénéficiaires, mais aussi grâce aux témoignages des participants, l’association entend aussi tirer des enseignements. M. Bayou se dit d’ores et déjà frappé par la grande précarité qui en ressort : « près de 70 % disent avoir dû reporter des soins ». 

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Le revenu universel entraînera-t-il la fin du travail ?



Le revenu de base a déjà fait l’objet d’expérimentations à petite échelle et sous différentes formes dans plusieurs pays, notamment en Finlande, premier pays européen à l’expérimenter au niveau national, depuis janvier 2017 : 2 000 demandeurs d’emploi, âgés de 25 à 58 ans, ont été tirés au sort pour percevoir 560 euros par mois pendant deux ans.

        Lire aussi :
         

                Carte : le revenu universel et ses expérimentations dans le monde



Plusieurs limites
Si ces expérimentations ont le mérite de nourrir le débat public, Guillaume Allègre, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et spécialiste des politiques sociales, se montre toutefois sceptique quant à leur pertinence d’un point de vue scientifique. Il note ainsi plusieurs limites : la taille de l’échantillon, « souvent trop petit et non représentatif » ; le fait que plusieurs effets sociaux et économiques ne soient pas mesurables ; leur limitation dans le temps « alors que les individus ne réagissent pas de la même façon à des mesures temporaires ou pérennes », ou encore la question du financement, auquel elles ne permettent pas de répondre. En cela, la proposition développée par le MFRB d’expérimenter le revenu de base à un niveau communautaire (une ville, par exemple), lui paraîtrait plus pertinente.

        Lire :
         

          Bénéficiaires, montant, financement… Tout comprendre au revenu universel



Conscient des limites et des « biais inhérents à tout projet d’expérimentation », M. Bayou estime que « cela ne doit pas empêcher d’essayer et n’invalide pas les enseignements à en tirer ». Il rappelle également que cette initiative citoyenne à petite échelle n’a pas la prétention de « conduire à une étude scientifique », pas plus que de répondre à la question complexe de la faisabilité du principe au niveau d’un Etat. « Le but est avant tout de faire irruption dans le débat public et d’amener la société à se saisir de cette question. »
Avec, à terme, un autre objectif poursuivi également par les départements candidats : qu’une loi autorisant l’expérimentation du revenu de base par les collectivités territoriales soit votée, alors que M. Macron a récemment fait part de son intention de « réformer la Constitution pour assouplir le droit à l’expérimentation ». Les expérimentations par les collectivités doivent en effet passer par le vote d’une loi qui en fixe le cadre.
En 2016, une mission d’information du Sénat avait proposé d’expérimenter rapidement « dans des territoires volontaires » différentes modalités d’un revenu de base.

        Lire aussi :
         

                Débats : pour ou contre le revenu universel ?



Vendredi 19 janvier, les associations MRB et MFRB ont été reçues à l’Elysée par une conseillère spéciale et par un délégué interministériel. L’objectif était de sensibiliser les pouvoirs publics sur la possibilité d’une expérimentation à plus grande échelle du revenu de base, dans le cadre du prochain plan de lutte contre la pauvreté. Plusieurs options de tests seront ainsi proposées, avec différents montants, territoires ou publics. Les associations ont évalué le coût de différents scénarios et réfléchi aux possibilités de financement, et espèrent convaincre du sérieux de leur démarche.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-13">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Lui interdire le smartphone ? En dernier recours. Il est plus constructif d’en limiter et d’en surveiller son utilisation en fonction de l’âge de l’enfant.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                
                                       
édition abonné


5 astuces pour décrocher votre enfant des écrans


                      Lui interdire le smartphone ? En dernier recours. Il est plus constructif d’en limiter et d’en surveiller son utilisation en fonction de l’âge de l’enfant.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h35
    |

            Marlène Duretz








                              

                        
Afin de lui éviter d’avoir les yeux exorbités du loup de Tex Avery et le cerveau aussi éteint que l’œil de Droopy, le parent veillera à mettre une nécessaire distance entre son enfant et les écrans de tout acabit, du téléviseur au smartphone (dites désormais « mobile multifonction », selon les recommandations de la commission d’enrichissement de la langue française), en régulant notamment les temps d’exposition cumulés et en adaptant les contenus selon l’âge de l’enfant.

La règle « 3-6-9-12 »
Le psychiatre Serge Tisseron préconise d’« apprivoiser les écrans » en fonction de cinq tranches d’âge. Au rang des usages et parades à adopter, proscrire les écrans non interactifs avant 3 ans et la « connexion nocturne illimitée à l’Internet depuis sa chambre » après 12 ans.
3-6-9-12.org
La méthode des « 4 pas »
Pour ne pas être « captif de l’écran », la psychologue Sabine Duflo conseille la règle des « 4 pas » : pas d’écran le matin, pas d’écran durant les repas, pas d’écran avant de s’endormir, pas d’écran dans la chambre.
Sabineduflo.fr
Une charte de bonne conduite
Les parents peuvent élaborer un « contrat familial » sur le modèle de celui prôné par Jesse Weinberger, auteure de The Boogeyman Exists ; and He’s in Your Child’s Back Pocket (« Le croque-mitaine existe : il est dans la poche arrière de votre enfant », Paperback, 2014, non traduit) : 21 préceptes à cosigner après avoir convenu de ce que risquera le contrevenant.
Overnightgeekuniversity.com
Le contrôle parental
Solution à part entière (Parentsdanslesparages.com) ou associé à son opérateur, le contrôle parental permet d’outiller les parents, mais aussi les enfants comme avec le Digital Coach de Xooloo, pour délimiter ­l’« e-périmètre sécurisé » et les temps de connexion des moins de 17 ans. Modulables à souhait.
Fake Phone
Le subterfuge ne tiendra pas longtemps....




<article-nb="2018/01/20/19-14">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une loi d’avril 2016 votée après l’affaire dite « de Villefontaine » oblige le ministère de la justice à transmettre à ceux de l’éducation nationale et de la jeunesse et des sports toutes les condamnations de personnes concernant des infractions sur mineurs.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

L’éducation nationale radie 26 agents condamnés pour atteinte sur mineur

Une loi d’avril 2016 votée après l’affaire dite « de Villefontaine » oblige le ministère de la justice à transmettre à ceux de l’éducation nationale et de la jeunesse et des sports toutes les condamnations de personnes concernant des infractions sur mineurs.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h07
   





                        



   


Mis en place après une affaire de pédophilie à Villefontaine, dans l’Isère, le contrôle des casiers judiciaires des personnels de l’éducation nationale a permis de relever vingt-six condamnations pour infractions sur mineurs, qui ont débouché sur autant de radiations.

        Lire aussi :
         

                Isère : placé en garde à vue, un directeur d'école primaire reconnaît avoir violé des élèves



Installé en 2016 sous la houlette de la ministre de l’éducation d’alors, Najat Vallaud-Belkacem, ce contrôle concerne tous les personnels placés sous la responsabilité de l’éducation nationale (enseignants, chefs d’établissement, infirmiers scolaires, personnel administratif, etc.), mais pas les personnes dépendant des collectivités locales. Cette opération, qui vise plus d’un million d’agents, sera achevée au second semestre 2018, a indiqué vendredi 19 janvier le ministère de l’éducation, confirmant les informations de BFMTV.
Ces vingt-six agents de l’éducation nationale ont été révoqués pour les fonctionnaires, ou ont vu leur contrat terminé pour les contractuels. Plus largement, le contrôle a relevé quatre-vingt-trois condamnations pour faits graves, qui ont donné ou donneront lieu à une réponse de l’administration (révocations notamment pour violences sur mineurs ou pédopornographie, mais aussi suspensions, blâmes, etc.).
« Dans ce type de situation, notre exigence, c’est la protection des élèves mineurs et donc la fermeté absolue », a réagi le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer.
« Lorsqu’on est sur des cas d’atteinte sexuelle, l’éviction est systématiquement prononcée. Pour d’autres violences, il y a soit éviction quand la gravité des faits le justifie, soit d’autres types de sanctions, a expliqué Edouard Geffray, directeur général des ressources humaines de l’éducation nationale. Quand des parents confient leurs parents à l’école de la République, ils sont en droit d’attendre le maximum en termes de sécurité et de contrôle. »
Les casiers inspectés sont le B2, qui intègre la plupart des condamnations pour crime et délit, et le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).
Contrôle lancé après l’affaire de Villefontaine
Cette vaste opération avait été décidée par le gouvernement précédent à la suite de l’affaire de Villefontaine. Un directeur d’école maternelle avait été mis en examen pour des viols de très jeunes élèves. Radié quelques jours après, il s’est suicidé en détention en avril 2016.

        Lire aussi :
         

                Le directeur d’école de Villefontaine soupçonné de pédophilie s’est suicidé



Dans cette affaire, l’enseignant avait été condamné en 2008 pour recel d’images pornographiques, mais il avait continué d’exercer — après un long congé maladie —, l’éducation nationale n’ayant pas été informée des faits.
Après ce scandale, les ministres de l’éducation et de la justice d’alors, Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira, avaient mis en place des référents au sein des parquets et des rectorats pour améliorer la transmission d’informations.
Une loi d’avril 2016 oblige le ministère de la justice à transmettre à ceux de l’éducation nationale et de la jeunesse et des sports toutes les condamnations de personnes concernant des infractions sur mineurs.
Cette loi dite « de Villefontaine » oblige désormais le procureur de la République à informer l’administration des condamnations et de certaines mesures de contrôle judiciaire prononcées à l’encontre des personnes exerçant une activité en contact avec des mineurs, notamment pour des infractions sexuelles. Jusqu’alors, les casiers des agents de l’éducation nationale étaient consultés seulement à l’embauche.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-15">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Collés à leur smartphone, certains deviennent cyberaddicts, tandis que les parents s’inquiètent des nombreux problèmes liés à l’hyperconnexion.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                


Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
Découvrir l’application


                     
édition abonné


Ecrans : ados accros, parents à cran


                      Collés à leur smartphone, certains deviennent cyberaddicts, tandis que les parents s’inquiètent des nombreux problèmes liés à l’hyperconnexion.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 12h47
    |

            Marlène Duretz








                              

                        

C’était pour la bonne cause, les parents en conviennent – avant de s’en mordre les doigts. Etre joignables par leurs « petits » et, en retour, pouvoir les marquer à la culotte, c’est l’alibi légitimement avancé par trois quarts de ceux qui ont équipé leurs enfants d’un téléphone portable. « Un passage o-bli-gé », selon tous ceux qui ont cédé aux pressions de leur progéniture, lassés de la voir vampiriser le smartphone parental. « Et c’est là que les emmerdes commencent », selon bon nombre de parents, passés maîtres en sommations à répétition pour qu’elle lâche son « précieux », ne serait-ce que le temps du dîner. A l’école, c’est un peu le même combat. A tel point que le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a récemment promis de renforcer la mise au ban du doudou numérique dans les établissements scolaires, dès la rentrée 2018.
« Ma fille de 14 ans est constamment dessus, on en arrive à lui envoyer un texto pour capter son attention ! » Un directeur d’école
Les 6-17 ans passent plus de quatre heures par jour devant un écran, les 15-16 ans, plus de cinq heures ; soit une à deux heures de plus en moyenne qu’il y a dix ans, dont cinquante-huit minutes par jour pour le seul smartphone chez les 15-24 ans (Médiamétrie, avril 2017). Cette prédilection pour les écrans peut grimper jusqu’à dix heures par jour, agitant le spectre de la cyberaddiction. Un combat continuel : 67 % des parents reconnaissent que le téléphone de leur enfant « a déjà été une source de conflits ». « C’est un véritable prolongement d’elle-même, déplore un quadragénaire, directeur d’école. Ma fille de 14 ans est constamment dessus, on en arrive à lui envoyer un texto pour capter son attention ! » « C’est une bataille de tous les jours », renchérit, dans un appel à témoignages publié sur le site Lemonde.fr, Mylène, qui restreint le temps de connexion pour éviter « trop de distractions ».
Etablir des règles coercitives
Laisser...




<article-nb="2018/01/20/19-16">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Pour les économistes Arnaud Chéron et Pierre Courtioux, dans une tribune au « Monde », les seniors et les parents de jeunes enfants devraient être – comme les moins qualifiés et les chômeurs –, une piste prioritaire de la réforme de la formation professionnelle.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il demeure un certain nombre de freins directs et objectifs à l’accès à la formation professionnelle »

Pour les économistes Arnaud Chéron et Pierre Courtioux, dans une tribune au « Monde », les seniors et les parents de jeunes enfants devraient être – comme les moins qualifiés et les chômeurs –, une piste prioritaire de la réforme de la formation professionnelle.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h31
    |

Arnaud Chéron et Pierre Courtioux (Membres du Pôle de recherche en économie de l’Edhec)







                        



                                


                            
Tribune. Le 15 novembre 2017, le gouvernement a transmis un document d’orientation dont se sont saisis les partenaires sociaux, avec pour objectif la rédaction d’un accord national interprofessionnel d’ici au 16 février. L’agenda de la négociation est donc serré, tout autant que le cadrage donné par Muriel Pénicaud, la ministre du travail.
En France, le financement de la formation continue s’est historiquement appuyé sur l’obligation faite aux entreprises de « former ou payer »
Les prin­cipaux axes de discussion concernent la généralisation et l’extension du compte personnel formation (CPF) – qui devrait conduire notamment à la suppression du congé individuel de formation (CIF) ; une accentuation de l’effort de formation à destination des chômeurs et des salariés les moins qualifiés, avec des modalités d’accès facilitées, plus particulièrement au sein des TPE et des PME ; une refonte du système de formation en alternance (apprentissage et professionnalisation) ; et, enfin, le renforcement de l’évaluation de la qualité des formations dispensées.
En France, le financement de la formation continue s’est historiquement appuyé sur l’obligation faite aux entreprises de « former ou payer ». Celles-ci doivent organiser la formation de leurs salariés ou s’acquitter d’une taxe qui, sur la base d’un principe de mutualisation, permet de ­contribuer au financement de formations dispensées à d’autres travailleurs, sans, donc, qu’elles puissent en attendre un bénéfice propre.
Des droits à la formation plus inclusifs
Ce système a généré d’importantes inégalités d’accès aux formations. Celles-ci bénéficient plus souvent aux salariés les plus diplômés et les plus qualifiés. L’individualisation progressive des droits à la formation, avec la création du droit individuel à la formation (DIF) en 2003, puis du CPF en 2014, a certes permis de construire un cadre qui remet le travailleur au cœur du système. Il demeure cependant un certain nombre de freins...




                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-17">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ L’essayiste, signataire de la tribune sur la « liberté d’importuner », défend ce texte porteur selon elle d’une « parole différente ». De même qu’un féminisme « biologique », en opposition avec le mouvement culturaliste dominant.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                
                                       
édition abonné


Peggy Sastre, le féminisme à la sauce Darwin


                      L’essayiste, signataire de la tribune sur la « liberté d’importuner », défend ce texte porteur selon elle d’une « parole différente ». De même qu’un féminisme « biologique », en opposition avec le mouvement culturaliste dominant.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h28
    |

                            Zineb Dryef








                              

                        

Dimanche 14 janvier. Café Marly, Paris. Peggy Sastre descend tout juste de son train en provenance d’un village de l’Yonne, où elle s’est réfugiée en 2011, lassée du bruit de la ville. Elle a donné rendez-vous dans ce café en face du Louvre, parce que « tout a commencé ici ». C’était à la mi-décembre 2017. Après avoir écouté Catherine Millet sur France Culture, elle « respire ». L’essayiste n’en pouvait plus « des excès de #BalanceTonPorc » et de ses « réseaux de ragots ». Elle contacte la critique d’art pour la remercier de cette « bouffée d’oxygène ».

Elles conviennent de se retrouver au Marly, pour en discuter avec leur amie commune, l’écrivaine Abnousse Shalmani. C’est heureux, elles partagent une autre connaissance, la psychanalyste Sarah Chiche, et l’envie de « libérer une autre parole ». Pourquoi ne pas écrire quelque chose ? Elles s’y attellent avec le concours de Catherine Robbe-Grillet. Sastre, la plus jeune, 36 ans, se charge des passages « cinglants ». Publié dans Le Monde daté 10 janvier, le texte revendique la « liberté d’importuner ». Signé par cent femmes, dont Catherine Deneuve, il suscite une controverse mondiale. Sastre plaide le malentendu : « Notre tribune n’est pas un appel au viol, ce n’est pas non plus une parole contre le mouvement #MeToo, c’est une parole différente, une parole en plus. »
Un style péremptoire
Ceux qui la connaissent n’ont pas été surpris de la voir associée à cette tribune. Depuis 2009, Peggy Sastre, docteure en philosophie et passionnée de Darwin, écrit régulièrement des essais aux titres aussi peu équivoques que Ex utero. Pour en finir avec le féminisme ou La domination masculine n’existe pas. Elle publie le 26 janvier, entre deux traductions de romans Harlequin, Comment l’amour empoisonne les femmes (éditions Anne Carrière, 250 p., 16 euros). Ou « comment...




<article-nb="2018/01/20/19-18">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Si la pratique ne figure pas parmi les thèmes prévus des Etats généraux de la bioéthique, la gestation pour autrui promet déjà de s’inviter dans les débats.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

La GPA, l’invitée non officielle des Etats généraux de la bioéthique

Si la pratique ne figure pas parmi les thèmes prévus des Etats généraux de la bioéthique, la gestation pour autrui promet déjà de s’inviter dans les débats.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 16h17
   





                        



   


Dans la présentation officielle des Etats généraux de la bioéthique, il n’y a que deux occurrences du terme. La gestation pour autrui (GPA) ne sera au programme de nulle réunion publique « citoyenne » ou table ronde organisée dans les différentes régions françaises durant les six prochains mois. Mais si la pratique ne figure pas parmi les principaux thèmes annoncés, la GPA promet déjà de s’inviter dans les débats.
Qu’est-ce que la GPA ?
La GPA est une technique de procréation médicalement assistée (PMA). Il s’agit d’implanter un embryon (un ovule fécondé) dans l’utérus d’une autre femme, la mère porteuse, lorsque la femme ne peut pas le faire, ou dans le cas d’un couple d’hommes par exemple. A la naissance, la mère porteuse donne le bébé au couple et n’est pas considérée, juridiquement, comme la mère de l’enfant.
Dans une tribune publiée par Le Monde, 110 signataires plaident en faveur d’un débat de fond sur la GPA. L’opposition à cette pratique reste, cependant, très forte en France, et le gouvernement a exclu toute évolution législative sur le sujet.
Pourquoi la GPA n’est-elle pas au menu des discussions ?
La GPA est interdite en France, et aucun des principaux partis politiques ne propose de la légaliser, contrairement à ce qui est parfois annoncé par certains groupes conservateurs. Le gouvernement a d’ores et déjà exclu toute évolution législative sur le sujet de la légalisation de la GPA.
Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), chargé d’organiser les Etats généraux de la bioéthique tous les sept ans, est, lui aussi, catégoriquement hostile à la GPA. Le comité la distingue clairement de la PMA, car elle engendre, selon lui, des « violences juridiques, économiques, sanitaires et psychiques qui s’exercent sur les femmes recrutées comme “gestatrices” ainsi que sur les enfants qui naissent et sont objets de contrats passés entre des parties très inégales », ce qui n’est pas le cas dans l’insémination avec donneur. Officiellement donc, la pratique n’a pas été inscrite au programme des débats.
Pourquoi débattra-t-on de la GPA quand même ?
L’opposition à cette pratique est très forte en France, ses opposants craignant notamment une « marchandisation » du corps des femmes, comme ces quarante personnalités, parmi lesquelles Sylviane Agacinski, José Bové et René Frydman, qui signent, vendredi 19 janvier, une tribune dans Le Monde intitulée « Non au marché de la personne humaine ».
Mais la société évolue et, selon un récent sondage IFOP paru dans La Croix, près des deux tiers des Français se prononcent pour l’autorisation du recours à une « mère porteuse ». Dans le détail, 18 % s’y déclarent favorables « dans tous les cas », et 46 % « pour raisons médicales seulement ». Difficile, dès lors, d’imaginer qu’elle ne s’invitera pas dans le débat public consacré aux évolutions de la science et à l’attitude de la société face à ces pratiques.
Surtout, c’est le statut des enfants nés d’une GPA qui pose question, à l’heure où la France a été à plusieurs reprises condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour avoir refusé de transcrire des actes de naissance d’enfants nés d’une gestation pour autrui à l’étranger. En juin 2014, la CEDH avait estimé que la France pouvait interdire la GPA sur son territoire, mais qu’elle ne pouvait refuser de reconnaître les enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger.

        Lire aussi :
         

                Un état civil sous condition pour les enfants nés de GPA



Le débat a-t-il lieu ailleurs ?
« On ne peut plus ignorer les enfants nés par GPA », s’alarment ainsi dans une tribune au Monde 110 signataires, dont Elisabeth Badinter, Pierre Rosanvallon et Irène Théry. Tous plaident pour une « réforme urgente sur la transcription de la filiation » des enfants nés d’une GPA à l’étranger, à l’occasion de la révision des lois de la bioéthique :
« C’est ici le rôle et la responsabilité du législateur, en relation avec la société, de faire évoluer le droit. »
Les signataires s’appuient notamment sur un sondage IFOP de juin 2017 montrant que 71 % des Français sont favorables à « la transcription intégrale à l’état civil français de la filiation de l’enfant établie légalement à l’étranger à l’égard de ses parents ».

        Lire aussi :
         

                PMA, GPA, quel pays autorise quoi ? 


C’est aussi une des raisons qui risquent d’obliger la France à tenir, de fait, ce débat sur la GPA, même en dehors des programmes officiels. Royaume-Uni, Pays-Bas, Portugal, Grèce, il existe autour de nous de nombreux pays qui appliquent des protocoles de GPA, encadrés par une législation qui a déjà été l’occasion d’être débattue sur le plan éthique. Des modèles qui devraient obliger la France à discuter plus avant de cette pratique.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/20/19-19">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ En septembre 2004, Bernard D., ostréiculteur à Gujan-Mestras (Gironde), décide de remplacer sa machine à trier les huîtres (elle les trie en fonction de leur calibre, lequel, lié au poids, détermine leur prix de vente). Il en veut une plus performante…
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/01/20/19-20">
<filnamedate="20180120"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180120"><AAMMJJHH="2018012019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le président de la République attend d’ici le 30 janvier des propositions pour préfigurer la nouvelle Agence nationale du travail d’intérêt général.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Comment se prépare la réhabilitation de la peine de travail d’intérêt général

Le président de la République attend d’ici le 30 janvier des propositions pour préfigurer la nouvelle Agence nationale du travail d’intérêt général.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h15
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

C’est à une étrange journée de travail qu’une quarantaine de procureurs, juges, conseillers de probation, avocats, membres d’associations ou de collectivités et informaticiens ont été conviés jeudi 18 janvier par Didier Paris, député La République en marche, et David Layani, président fondateur de la société de conseil en transformation numérique Onepoint. Les deux hommes ont été chargés en décembre 2017 par le premier ministre de remettre d’ici le 30 janvier des propositions pour préfigurer l’Agence nationale du travail d’intérêt général décidée par Emmanuel Macron.
Des séances de brainstorming façon start-up ont été organisées jeudi au siège de Onepoint à Paris pour identifier les blocages et faire émerger des solutions afin que cette sanction pénale, créée il y a trente-quatre ans, décolle enfin. Cette peine dont « le sens et l’utilité sociale sont incontestés », soulignait Edouard Philippe dans la lettre de mission, en particulier car « elle repose sur la participation active de la personne condamnée », ne représente que 7 % des peines prononcées. Au total, 40 000 travaux d’intérêt général (TGI) ont été pris en charge par les services pénitentiaires en 2016.
Plus efficace sur toute la chaîne
Pour M. Layani et M. Paris, il s’agit à la fois de développer l’offre de TIG et de connecter les acteurs (magistrats, services pénitentiaires d’insertion, collectivités ou entreprises accueillant des TIG, associations) entre eux afin que le dispositif soit plus efficace en travaillant sur toute la chaîne, du jugement jusqu’à l’exécution du TIG en passant par le service d’application des peines et le service d’insertion et de probation.
Car, quand cela marche, les acteurs s’en réjouissent. Jean-Marc Evrard, directeur adjoint en charge de l’insertion au sein de l’association CPCV Ile-de-France, souligne ainsi que sur les 138 personnes condamnées qu’il a accueillies en TIG en 2016, seules 6 ont abandonné. Pourtant, le travail proposé...




                        

                        

