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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Editorial. « Affaire russe », climat, accord nucléaire iranien… Après un an de mandat, le président américain dispose déjà d’un début de bilan.
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Donald Trump doit être jugé pour ce qu’il fait autant que pour ce qu’il est

Editorial. « Affaire russe », climat, accord nucléaire iranien… Après un an de mandat, le président américain dispose déjà d’un début de bilan.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 16h50
   





                        


Editorial du « Monde ». Donald Trump ne pouvait imaginer pire anniversaire. Un an après son arrivée à la Maison Blanche, ce n’est pas dans sa luxueuse propriété de Mar-a-Lago, en Floride, qu’il a célébré l’événement, comme il l’avait prévu, mais du bureau Ovale, pour tenter de trouver une solution à la paralysie de l’administration américaine. En effet, faute de compromis sur le budget entre républicains et démocrates au Congrès, l’Etat se retrouve, samedi 20 janvier, à court d’argent, obligeant la première puissance mondiale à fonctionner au ralenti.

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Ce shutdown illustre jusqu’à la caricature le fonctionnement chaotique de la présidence de M. Trump. Depuis douze mois, il est engagé dans une campagne électorale perpétuelle qui préfère exciter sa base plutôt que représenter le plus grand nombre. Un responsable qui entretient un rapport torturé aux faits et qui attaque la presse avec des accents d’autocrate. Le commandant en chef de la plus puissante armée au monde qui manie l’insulte publique sans le moindre filtre.
Le déni, un péril insidieux
Une administration aussi peu conventionnelle ne peut que désorienter, aux Etats-Unis comme partout dans le monde, au risque d’exposer les détracteurs du président à un péril insidieux : le déni. Un procès en illégitimité resurgit en effet régulièrement, au travers de débats de comptoir sur la santé mentale de Donald Trump, l’éventualité d’un impeachment ou l’application du vingt-cinquième amendement de la Constitution, qui dispose que le président peut être remplacé par son vice-président lorsqu’il se trouve dans l’incapacité d’exercer ses fonctions.
Ce déni occulte le fait qu’une élection présidentielle n’est pas un relevé d’aptitudes mais bien une compétition démocratique que le magnat de l’immobilier a remportée, même s’il n’a pas obtenu la majorité des suffrages exprimés. Elu pour quatre ans, doté d’une « excellente » santé, selon le médecin de la Maison Blanche, Donald Trump a déjà en ligne de mire sa réélection en 2020.
Un début de bilan
Le déni empêche surtout de voir que, en dépit du tumulte qui entoure son exercice singulier du pouvoir, ce président dispose déjà d’un début de bilan, aussi poussif soit-il : une réforme fiscale, une vague de dérégulation, des nominations massives de juges fédéraux en place pour les décennies à venir. Et puis, malgré une impopularité sans précédent après douze mois de pouvoir, il est à la tête d’une économie florissante, et cette bonne santé sera peut-être portée un jour à son seul crédit, alors qu’il est partagé aujourd’hui avec un prédécesseur qu’il exècre, Barack Obama.
Certes, des ombres persistent dans ce tableau. L’enquête « russe » tout d’abord, consacrée aux interférences avec la campagne électorale de 2016 prêtées à la Russie par le renseignement américain. Conduite par un procureur spécial dont l’intégrité est à toute épreuve, Robert Mueller, elle n’en finit pas de hanter la Maison Blanche en mettant en cause l’entourage direct du président. La volonté de Donald Trump, ensuite, de soumettre les équilibres incertains du monde à des crash-tests permanents, que ce soit sur la lutte contre le réchauffement climatique, le commerce international, le dossier israélo-palestinien ou encore l’accord nucléaire conclu avec l’Iran.
Autant de dossiers qui imposent de prendre en compte Donald Trump pour ce qu’il fait autant que pour ce qu’il est. C’est à cette aune qu’il doit être jugé, plus que sur le tapage soulevé par les messages matutinaux intempestifs qu’il publie sur son réseau social préféré.



                            


                        

                        


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Chefs et politiques rendent hommage à Paul Bocuse, « monument de la cuisine »

De nombreux chefs décrivent un homme « visionnaire », « convivial », « qui a rendu la gastronomie populaire ».



Le Monde
 |    20.01.2018 à 15h22
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 17h24
   





                        



   


La mort du « pape » de la gastronomie française a suscité de nombreux hommages, samedi 20 janvier. Grands chefs ou politiques, tous saluent ce « cuisinier du siècle », mort à l’âge de 91 ans, dans sa célèbre auberge de Collonges-au-Mont-d’Or, près de Lyon.

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          Le chef Paul Bocuse, infatigable héraut du prestige tricolore, est mort



Le président de la République, Emmanuel Macron, a rendu hommage à un homme qui était « l’incarnation de la cuisine française ». « Son nom seul résumait la gastronomie française dans sa générosité, son respect des traditions mais aussi son inventivité », a-t-il souligné dans un communiqué, estimant que la gastronomie française perdait « une figure mythique qui l’aura profondément transformée ».
« Les chefs pleurent dans leurs cuisines, à l’Elysée et partout en France. Mais ils poursuivront son travail. »
« Symbole de la ville de Lyon »
Gérard Collomb, actuel ministre de l’intérieur et ancien maire de Lyon a salué sur Twitter la « simplicité et la générosité », « l’excellence et l’art de vivre », qu’incarnait Paul Bocuse. « Puissent nos chefs, à Lyon, comme aux quatre coins du monde, longtemps cultiver les fruits de sa passion », a-t-il ajouté.

Paul Bocuse est mort, la Gastronomie est en deuil.
— gerardcollomb (@Gérard Collomb)


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D’autres personnalités politiques de Lyon ont rendu hommage à « Monsieur Paul », qui avait fait ses études dans cette ville, avant d’y ouvrir plusieurs brasseries. Le maire, Thierry Philip, a estimé que la mort du grand cuisinier constituait une part de l’histoire de la ville « qui s’en va ».
Le club de football de l’Olympique lyonnais a aussi réagi sur Twitter : « Quelle triste journée avec la disparition de Monsieur Paul Bocuse, icône de la gastronomie mondiale et symbole de la ville de Lyon. »
« Pour moi, Dieu est mort », a déclaré le restaurateur lyonnais Christophe Marguin, interrogé par Le Progrès.
« Big bang dans la gastronomie »
Le guide Michelin a salué la mémoire du seul chef au monde à détenir trois étoiles depuis cinquante-trois ans, disant être « en deuil d’une de ses figures les plus emblématiques », dans un communiqué transmis samedi. « Figure iconique de la cuisine française, Paul Bocuse a œuvré tout au long de sa vie au rayonnement de la gastronomie française et à la valorisation du métier de cuisinier, qu’il a révolutionné », a commenté Claire Dorland-Clauzel, membre du comité exécutif du groupe Michelin.
Cyril Lignac, chef du restaurant Le Quinzième, a salué la mémoire du chef sur Twitter : « Merci Monsieur Paul pour tous ces bons moments passés ensemble, nos rigolades, tes conseils, ta bienveillance et les lettres de noblesse que tu as données à notre métier ». Yannick Alleno, chef cuisinier français étoilé, a publié une photo sur Instagram où il est posté aux côtés du chef, qu’il remercie : « Pour tout ce que vous avez fait le monde vous pleure ce matin ». 
Le patron du guide Gault & Millau, Côme de Chérisey, a lui salué « le grand homme mais surtout celui avec qui Henri Gault et Christian Millau ont lancé la Nouvelle Cuisine. Il a été à l’origine de ce big bang dans la gastronomie française et mondiale ».

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                Sept choses à savoir sur Paul Bocuse, le pape de la gastronomie lyonnaise et hexagonale



« Deuil national pour la gastronomie »
« Pour moi c’était un peu un papa », a déclaré samedi le chef triplement étoilé Régis Marcon, président du concours du Bocuse d’or France. « C’est un monument de la cuisine, c’est quelqu’un qui a mis en avant ce métier », a déclaré le chef, lui-même lauréat du Bocuse d’or en 1995. « Des leaders tels que lui, cela booste un métier », a-t-il ajouté.
« Il exprimait la générosité, et ce qui est important en France, ce côté convivial, de se rencontrer autour d’une table. »
« Il y a un sentiment de profonde tristesse, c’est un jour de deuil national pour la gastronomie », a réagi le chef Marc Veyrat. « C’était un avant-gardiste, un visionnaire. Il a effectué un travail énorme qui a rendu la gastronomie populaire », a ajouté le seul chef cuisinier français à avoir obtenu deux fois 3 étoiles au guide Michelin et deux fois 20/20 au Gault & Millau.
« C’était un homme de la terre, il aimait la terre, il la respectait, il magnifiait le produit, il était contre une cuisine trop moderne. Quand vous allez manger chez lui, il n’y a que des jeunes. Sa cuisine soi-disant passéiste était complètement dans le ton actuel. »
« C’était un grand seigneur, un vrai rassembleur, il a fédéré la cuisine autour de lui », a réagi le chef triplement étoilé Pierre Gagnaire, saluant « une capacité unique à se renouveler ». « Comme toute la profession je suis triste et malheureux. Je fais partie des gens qui ont connu Monsieur Paul. J’ai travaillé pour lui en 1965, il venait d’avoir sa troisième étoile au Michelin », a-t-il déclaré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ La France affronte la Suède pour son premier match dans le tour principal du championnat d’Europe de handball 2018. Une victoire rapprocherait les Bleus d’une potentielle demi-finale.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Les adversaires du projet d’aéroport, abandonné par Edouard Philippe, ont annoncé la libération, pour lundi, de la D281, qui donne accès à la ZAD.
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Notre-Dame-des-Landes : les opposants concèdent la « route des chicanes »

Les adversaires du projet d’aéroport, abandonné par Edouard Philippe, ont annoncé la libération, pour lundi, de la D281, qui donne accès à la ZAD.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 14h58
   





                        



   


Les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, finalement abandonné par le gouvernement, ont annoncé la libération lundi 22 janvier d’une route départementale d’accès à la ZAD, entravée par des chicanes, dans un document reçu samedi 20 janvier.
Après l’annonce, par le premier ministre Edouard Philippe, de l’abandon du projet d’aéroport, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb a donné jusqu’à « la fin de la semaine prochaine » aux opposants pour libérer les routes d’accès à la zone de Notre-Dame-des-Landes, ajoutant qu’il préférait le faire « par la discussion et la négociation » plutôt que par la force.
Ils devront « dégager la route » et « s’ils ne le font pas d’eux-mêmes, les gendarmes iront la dégager », a déclaré la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, fixant l’échéance au « milieu de semaine prochaine ».

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          Notre-Dame-des-Landes : les forces de l’ordre dans l’expectative



« On vous invite donc à venir lundi 22 janvier, dès 10 heures au “Lama fâché” autour d’un café, pour reboucher les trous et enlever les chicanes », écrivent ces opposants dans un document intitulé « Invitation à chantier collectif sur la D281 ».
« Prendre cette décision, c’est sûr, n’a pas été facile et ce n’est pas seulement de gaîté de cœur que nous voulons transformer cette route » mais « c’est parce que nous pensons un futur commun et avons confiance dans notre force collective que nous vous appelons à faire ce chantier entre “nous”, sans la presse », dit l’Association citoyenne des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa).
« Cette route était et restera un symbole de notre résistance commune, et c’est tous ensemble que nous mettons en œuvre son usage partagé, puisqu’il n’y aura pas d’aéroport. »
Bloquée depuis cinq ans
L’association met en garde contre d’éventuelles expulsions des occupants de la ZAD. « Nous portons ceci collectivement, et collectivement nous pourrions revenir sur cette décision si des menaces d’expulsion venaient à se concrétiser, en refermant cette route et les autres traversant la ZAD », écrit-elle.
Pour que les automobilistes puissent de nouveau circuler « tranquillement » sur la route, « il y a aura immédiatement des ralentisseurs provisoires, puis par la suite des ralentisseurs pérennes, et des voies de passage seront créées pour nos amis tritons, salamandres et autres habitants du bocage », annonce l’Acipa, en appelant à un rassemblement « avec pique-nique, pelles, gants, fourche, grands sacs de ferme et volonté ».
La route des chicanes était obstruée depuis cinq ans par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tous genres) et « gardée » quasi en permanence depuis des cabanes et miradors. Sa libération fait débat depuis de longs mois au sein du mouvement anti-aéroport.
Médiation
La médiation privilégiée par les autorités semble avoir prévalu, et les forces de l’ordre discrètement déployées depuis jeudi matin n’auraient finalement pas à intervenir. Les occupants de la ZAD se disent « prêts à négocier » avec l’Etat sur le futur projet de territoire agricole mais ont répondu à l’ultimatum d’Edouard Philippe, qui a donné jusqu’au 30 mars, fin de la trève hivernale, pour évacuer les lieux, par un « refus de toute expulsion ».
« Nous discuterons avec tout le monde, par principe, à une condition cependant : tous ceux qui ne seront pas détenteurs d’un titre de propriété pour leur terrain à la fin de la trêve hivernale devront être partis, a répondu samedi le porte-parole du gouvernement Benjamin Grivaux, au quotidien régional Ouest France. S’ils ne sont pas partis au 31 mars, ils seront expulsés. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Un an après l’élection de Trump et l’affaire de l’ingérence russe, Mark Zuckerberg, le patron du groupe américain, le promet : son réseau va changer.
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Le Monde
 |
                  19.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 16h34


Un an après l’élection de Trump et l’affaire de l’ingérence russe, Mark Zuckerberg, le patron du groupe américain, le promet : son réseau va changer.

Par             Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)





                     
Ce lundi 8 janvier n’est pas le meilleur jour pour la visite. Le porte-avions Facebook est noyé sous les pluies diluviennes qui se sont abattues sur San Francisco. Ancré au bord de la baie, le siège du réseau social aux 2 milliards d’amis est englouti par le gris. Il ne faut pas songer à monter sur le toit, un parc bordé de plus de quatre cents arbres et traversé d’un sentier de randonnée de huit cents mètres qui permet aux salariés d’aller s’aérer en plein ciel.
Mais ne boudons pas notre plaisir. Il est rare d’être invité au siège de Facebook. Même quand votre journal entretient un partenariat – rémunéré – avec le réseau social pour traquer les fausses infos. Approcher Mark Zuckerberg est impensable, être invité à sa « Christmas Party » un graal journalistique. D’ailleurs, il ne sera pas de la visite. Dans la presse tech’, Facebook a la réputation d’être l’une des entreprises les plus difficiles d’accès. Dès qu’on les aborde, les Français qui travaillent au siège se ferment comme des huîtres. Même pour rencontrer des ministres ou des patrons de passage, ils doivent demander la permission.

Miracle – ou plus probablement nécessité –, cette fois, un seul courriel a suffi, adressé au service de presse, à l’adresse fb.com. La demande a rebondi de Menlo Park à Paris, avant de revenir. Et nous voilà, dans le parking mouillé du hangar géant aux tuyauteries apparentes dessiné par Frank Gehry. Une bulle de quatre hectares, posée entre la Bayfront Expressway et les marais où la National Audubon Society a dénombré quarante-trois espèces d’oiseaux.
En ce début d’année, l’assaut ne vient pas seulement du climat. Depuis un an, Facebook fait face à une tempête mondiale de critiques. Sur son modèle, ses pratiques, qui encouragent le tribalisme et les addictions. Zuckerberg est accusé d’avoir « fait » l’élection de Donald Trump. La presse américaine fait pleuvoir les reproches avec cette même intensité que lorsqu’elle s’enthousiasmait hier pour les champions...





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Une offensive terrestre a été lancée à Afrin, une enclave tenue par une milice kurde considérée par Ankara comme terroriste mais alliée des Etats-Unis dans la lutte contre l’organisation Etat islamique.
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La Turquie annonce le lancement d’une opération militaire en Syrie

Une offensive terrestre a été lancée à Afrin, une enclave tenue par une milice kurde considérée par Ankara comme terroriste mais alliée des Etats-Unis dans la lutte contre l’organisation Etat islamique.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 17h56
   





                        



   


L’opération militaire inquiète Moscou et Washington. L’armée turque a lancé une offensive terrestre et aérienne dans le nord de la Syrie contre une milice kurde considérée par Ankara comme une organisation terroriste, a affirmé samedi 20 janvier le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Baptisée « Rameau d’olivier », l’opération, qui vise les Unités de protection du peuple (YPG), a débuté en début d’après-midi.
« L’opération Afrin a commencé de facto sur le terrain », a déclaré M. Erdogan dans un discours télévisé. « Ensuite, ce sera Manbij », a-t-il ajouté, en référence à une autre ville syrienne sous contrôle kurde située plus à l’est. « Plus tard, étape par étape, nous débarrasserons notre pays jusqu’à la frontière irakienne de cette croûte de terreur qui essaye de nous assiéger », a-t-il promis.
La Turquie a déclaré samedi qu’elle tenait le président syrien Bachar al-Assad informé de son offensive dans la région syrienne d’Afrine contrôlée par les Kurdes.L’armée turque a précisé que l’opération serait menée « en respectant l’intégrité territoriale de la Syrie » et était fondée sur les droits de la Turquie en vertu du droit international.
Des correspondants de l’Agence France-Presse dans la ville frontalière de Reyhanli, dans la province turque de Hatay, ont vu samedi plusieurs nouveaux véhicules militaires se diriger vers la frontière. Le ministre adjoint des affaires étrangères syrien, Fayçal Mekdad, avait affirmé jeudi que l’aviation syrienne abattrait tout appareil militaire turc s’aventurant dans son espace aérien.
Les YPG, alliés des Etats-Unis
L’armée turque a procédé dès vendredi à des frappes contre des positions des YPG en Syrie et massé des centaines de soldats et des dizaines de blindés le long de la frontière, menaçant de passer à l’offensive avec l’aide de rebelles syriens pro-Ankara. Samedi, des avions de combat turcs ont bombardé à nouveau des positions kurdes en Syrie, a déclaré le premier ministre turc, tandis que des rebelles pro-turcs sont entrés dans la région syrienne d’Afrin, selon l’organe de communication étatique Anatolie.

        Lire aussi :
         

                Syrie : Erdogan prêt à envahir l’enclave d’Afrin



Ankara accuse les YPG d’être la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une rébellion dans le sud-est de la Turquie depuis plus de trente ans et est considéré par Ankara et ses alliés occidentaux comme une organisation terroriste.
Mais les YPG ont aussi été un allié incontournable des Etats-Unis, partenaires de la Turquie au sein de l’OTAN, dans la guerre contre le groupe Etat islamique. Elles ont joué un rôle majeur dans l’éviction des djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) de tous leurs principaux fiefs de Syrie.

   


Moscou « préoccupée »
Les analystes estiment qu’aucune offensive majeure ne peut être lancée en Syrie sans l’aval de la Russie, présente militairement dans la région et qui entretient de bonnes relations avec les YPG. Moscou s’est déclaré samedi « préoccupé » et a appelé à la « retenue », après l’annonce d’une offensive terrestre et aérienne. « Nous appelons les parties opposées à faire preuve de retenue », a déclaré le ministère russe des affaires étrangères dans un communiqué.
Le ministère russe de la défense a annoncé samedi que les militaires russes déployés dans la zone d’Afrine avaient quitté leurs positions pour « empêcher d’éventuelles provocations » ou menaces à leur encontre.

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« Nous ne pensons pas qu’une opération militaire (…) aille dans le sens de la stabilité régionale, de la stabilité de la Syrie, ou de l’apaisement des craintes de la Turquie pour la sécurité de sa frontière », a par ailleurs averti vendredi un haut responsable du département d’Etat américain.
Une opération turque constituerait « un sérieux coup dur » pour la coalition dirigée par les Etats-Unis en Syrie, qui dépend encore lourdement des YPG pour stabiliser la région après la débandade de l’EI, selon l’analyste Anthony Skinner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ L’hôtel a déjà été la cible d’une attaque revendiquée par les talibans en juin 2011, qui avait fait 21 morts.
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Attaque contre l’hôtel Intercontinental à Kaboul

L’hôtel a déjà été la cible d’une attaque revendiquée par les talibans en juin 2011, qui avait fait 21 morts.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 18h48
   





                        


Plusieurs assaillants, trois ou quatre, ont pris d’assaut samedi 20 janvier, en fin de journée, l’Hôtel Intercontinental de Kaboul.
Des échanges de tir ont éclaté entre assaillants et forces de sécurité. Des kamikazes figurent apparemment parmi le commando, a déclaré le porte-parole Najib Danish sans pouvoir fournir de bilan des victimes.
L’attaque a commencé avec une explosion et l’électricité a été coupée, selon une source des services de lutte contre le terrorisme. Le commando a mis le feu au quatrième étage de l’hôtel avant de se retrancher au deuxième étage, selon une autre source sécuritaire. Des clients sont encore dans leurs chambres et attendent l’intervention des forces antiterroristes.
Les principaux axes menant à l’établissement, situé sur une colline de l’ouest de Kaboul, ont été fermés à la circulation.
L’hôtel Intercontinental de Kaboul a déjà été la cible d’une attaque revendiquée par les talibans en juin 2011, qui avait fait 21 morts. Depuis, l’hôtel était placé sous haute surveillance, avec accès réservés.
Une conférence sur la présence et l’investissement chinois en Afghanistan s’y est tenue samedi matin.



                            


                        

                        


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Biathlon : Boe frappe fort, Fourcade s’accroche

Le Norvégien a assommé ses adversaires lors de la poursuite d’Anterselva, mais le Français reste en tête de la Coupe du monde. Ca promet pour les Jeux.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 17h59
   





                        


Et si l’élève était en train de dépasser le maître ? Le Norvégien Johannes Boe, de nouveau impérial samedi 20 janvier lors de la poursuite d’Anterselva (Italie), après son succès sur le sprint de la veille, se pose en épouvantail du biathlon à trois semaines des Jeux olympiques de Pyeongchang.
Martin Fourcade, qui conserve cependant le dossard jaune de leader de la Coupe du monde, sait depuis longtemps que le cadet des frères Boe sera son principal challenger en février en Corée du Sud. Mais la démonstration de force du jeune Boe (24 ans) à Anterselva a de quoi interpeller.
Non content de partir samedi avec treize secondes d’avance sur Martin Fourcade - fruit de son succès dans le sprint -, Johannes Boe a systématiquement creusé l’écart. Sur les skis d’abord, où son rythme élevé a empêché le Pyrénéen de revenir sur lui lors des premiers instants de l’épreuve.
Sur le pas de tir ensuite, où le Norvégien - désormais entraîné comme l’ensemble de son équipe par Sigfried Mazet, ancien mentor de Martin Fourcade - a signé un sans-faute, une performance pas si fréquente pour lui. Le Français, au contraire, a lâché encore du lest dès son premier passage sur le pas de tir, au couché.
La Norvège monte en puissance
Au final, l’addition est salée, avec certes une deuxième place de la poursuite, mais un écart supérieur à la minute (1 min 0 sec 5), qui ressemble à s’y méprendre à ce que le meilleur Fourcade est d’habitude capable d’infliger à ses adversaires... Le Russe Anton Shipulin, autre homme fort du circuit, confirme le constat. Il complète le podium, à la troisième place, mais à 1 min 18 sec du Norvégien, intouchable.

   


La Norvège d’ailleurs, semble globalement monter en puissance, à l’approche des Jeux. Emil Svendsen, autre adversaire historique de Martin Fourcade, a signé dimanche une superbe poursuite. Parti en 32e position après son sprint raté, il a signé le meilleur chrono d’ensemble de la poursuite, pour remonter à la cinquième place finale. Le Norvégien termine juste devant la révélation française, Emilien Jacquelin, sixième (2 fautes, 2 min 0 sec 8 de retard).
Martin Fourcade, double champion olympique à Sotchi, a suffisamment d’expérience pour profiter des prochaines semaines pour peaufiner sa préparation et combler l’écart.
Marie Dorin assure sa sélection
Chez les dames, celles qui seront les favorites à Pyeongchang ont également montré leur force, lors de la poursuite. L’Allemande Laura Dahlmeier a signé son premier succès en 2018, son deuxième de l’hiver, au meilleur moment.
La Norvégienne Tiril Eckhoff, qui avait remporté le sprint, a craqué face aux cibles (4 fautes) pour échouer au pied du podium. Le podium est complété par l’Italienne Dorothea Wierer (2e à 17 secondes) et la Bélarusse Darya Domracheva (3e à 20 secondes), triple championne olympique à Sotchi qui, comme Dahlmeier, semble retrouver son meilleur niveau au meilleur moment.
Les Françaises, en revanche, n’ont pas brillé, même si elles font un tir groupé dans le top 20. Seule Anaïs Bescond s’est glissé dans le top 10, avec sa huitième place. La quintuple championne du monde Marie Dorin a pris la treizième place, assurant ainsi sa sélection pour les Jeux olympiques, après un début de saison catastrophique qui l’avait fait s’interroger sur la suite à donner à sa carrière.
Deux mass-starts sont au programme de ce dimanche 21 janvier : ce seront les dernières courses de Coupe du monde avant les Jeux de Pyeongchang.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Ex-champion de Kamoulox, ­baron noir à la télévision et éminence grise de la comédie, l’acteur est devenu, sur le tard, incontournable sur les écrans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
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Un apéro avec Kad Merad : « Pendant vingt ans, j’ai appris mon métier »


                      Ex-champion de Kamoulox, ­baron noir à la télévision et éminence grise de la comédie, l’acteur est devenu, sur le tard, incontournable sur les écrans.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h46
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 15h12
    |

            Magali Cartigny








                              

                        

Da Rosa, c’était sa cantine quand il habitait dans le 6e arrondissement. Dix-sept ans que le patron, José, tient ce restaurant portugais de la rue de Seine, à Paris. La serveuse Andrea a réservé un salon privé au fond de la salle du deuxième étage, ­mi-boudoir mi-salle de conférences. Une petite pièce cachée derrière un rideau, ornée de vitrines en bois anciennes et de banquettes en velours rouge. Au plafond, deux des six lampes art déco ont rendu l’âme. Un classeur rouge a été abandonné dans un coin. De la musique jazz résonne dans le fond. J’attends Kad Merad devant un verre de prosecco, essayant de chasser l’image de Manitas de la Bitas, l’hidalgo qui joue de la guitare avec un instrument « particulier ». En bas, ça s’agite. « Bonjour, désolé pour le retard ! » (cinq minutes, mais le temps est compté).
Grand, massif, barbe au cordeau et gilet jacquard, non cela n’a décidément plus grand-chose à voir avec Manitas. Kad Merad, 53 ans, est une star. Derrière le rideau s’installent Marcel, son assistant, et Myriam, son attachée de presse, qui l’accompagnent un peu partout depuis dix ans. José arrive avec un verre de rouge portugais, du Freixo. « C’est très bon mais c’est fort », concède l’acteur. « Vous allez commander quoi, vous ? » On se décide pour des croquettes de morue, des empanadas et de la pata negra. On les mangera avec les doigts.
La promo dans le package du succès
Il est 12 h 55, « Kado » doit partir impérativement à 14 h 15 pétantes pour « un truc perso » avant d’enfiler un costume pour l’avant-première de la saison 2 de Baron noir, diffusée sur Canal+ à partir du 22 janvier. C’est son unique journée à Paris avant la mi-mars. Demain, départ pour Genève où il continue la tournée d’Acting, avec Niels Arestrup. Ensuite, direction le Festival de l’Alpe-d’Huez, où son dernier film, Le Doudou, a été sélectionné. Puis Poissy, Vichy, après un crochet par Strasbourg pour...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le protocole d’accord, qui doit encore être validé par la base, a été remis vendredi à la ministre de la justice et aux syndicats.
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Prisons : un « projet d’accord » prévoit la création de 1 100 emplois

Le protocole d’accord, qui doit encore être validé par la base, a été remis vendredi à la ministre de la justice et aux syndicats.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 08h17
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 17h29
   





                        


Une semaine après l’agression dans la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), qui a lancé un mouvement de blocage des prisons françaises, un « projet d’accord » issu de négociations a été soumis, vendredi 19 janvier au soir, aux deux syndicats de surveillants ayant participé aux discussions entamées mardi, l’UFAP-UNSA et la CGT-Pénitentiaire, et à la ministre de la justice.
Le document, publié sur le site de l’UFAP-UNSA (syndicat majoritaire), prévoit notamment :
la création de 1 100 emplois sur quatre ans ;des mesures pour améliorer la sécurité des gardiens ;un régime de détention défini pour les « détenus terroristes et radicalisés », permettant une « étanchéité totale de la gestion des détenus les plus dangereux ».
Il doit maintenant être examiné par les surveillants. Le troisième syndicat principal, FO, n’a pas participé aux négociations avec la chancellerie.
FO appelle à « durcir » le ton
FO-Pénitentiaire, qui n’a pas participé aux négociations, rejette le projet d’accord. « C’est de la poudre aux yeux », a réagi samedi Yoan Karar, secrétaire général adjoint du syndicat. En conséquence, FO appelle à « durcir » le mouvement par le biais notamment de « dépôts de clés », geste qui consiste pour les surveillants à ne pas prendre leur travail. « Une vingtaine » d’établissements étaient touchés par ce mouvement samedi matin, selon M. Karar. « Le dépôt de clés, c’est la mesure ultime », a commenté Yoan Kara : « Quand c’est comme ça, ce sont les forces de l’ordre qui prennent le relais. »
« FO a appelé à des dépôts de clés partout en France, mais ça n’est pas le cas », a dit samedi à l’Agence France-Presse (AFP) une source au sein de l’administration pénitentiaire. Trois établissements pénitentiaires étaient touchés à la mi-journée sur tout le territoire par la mobilisation des surveillants, a ajouté cette source.
A Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande prison d’Europe, seul un bâtiment sur les cinq que compte la maison d’arrêt des hommes fonctionnait normalement samedi matin, selon Thibault Capelle, secrétaire local FO-Pénitentiaire. A Fresnes (Val-de-Marne), en revanche, une quarantaine de surveillants se sont rassemblés devant l’entrée de la prison et ont retardé leur prise de service jusqu’aux alentours de 8 heures.
C’est dans ce climat qu’à la prison de Maubeuge (Nord) un « mouvement d’excitation » a gagné samedi une vingtaine de détenus, selon Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires, entraînant l’intervention des équipes régionales d’intervention et de sécurité. « Le problème est réglé », a-t-il ajouté, refusant de parler de « mutinerie ».
Plusieurs agressions
Depuis l’agression, le 11 janvier, de surveillants par un détenu islamiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), d’autres agressions ont crispé les négociations avec l’administration pénitentiaire. Vendredi, deux gardiens de prison ont notamment été blessés par trois détenus de droit commun, dont un signalé pour radicalisation, dans le centre pénitentiaire de Borgo en Haute-Corse. Selon l’administration pénitentiaire, 80 établissements sur 188 ont été bloqués vendredi. Dans la matinée, des incidents ont eu lieu à Fleury-Mérogis : les forces de l’ordre ont chargé et tiré des gaz lacrymogènes sur 150 gardiens qui bloquaient l’accès à la prison qui comprend plus de 4 300 détenus.

        Lire :
         

          Les surveillants maintiennent le blocage vendredi ; nouvelles agressions en Corse



Les deux gardiens de Borgo, dont l’un a été plus gravement touché, ont été transférés vers l’hôpital de Bastia où la garde des sceaux, qui a condamné dans un communiqué une agression « grave » et « intolérable », est arrivée vendredi dans l’après-midi. Mme Belloubet s’est ensuite rendue à la prison de Borgo où elle s’est entretenue avec les organisations syndicales et le personnel avant d’être huée devant l’établissement par une centaine d’agents qui ont refusé de lui parler. Notant l’« émotion » et la « colère » des personnels, elle s’est engagée à « apporter des réponses » à tous les points soulevés, notamment en matière de sécurité et de gestion des détenus radicalisés.

   


Jugé en comparution immédiate, Andy Glatigny, le détenu poursuivi pour avoir frappé une surveillante du centre de détention de Tarascon (Bouches-du-Rhône) mardi, a été condamné à quatre ans de prison ferme, a-t-on appris de source judiciaire samedi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La circulaire du gouvernement prévoit une série de rencontres et de conférences dans toute la France en amont de la révision des lois de bioéthique.
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Bioéthique : quels seront les thèmes débattus dans votre région ?

La circulaire du gouvernement prévoit une série de rencontres et de conférences dans toute la France en amont de la révision des lois de bioéthique.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 12h30
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Les Etats généraux de la bioéthique ont été lancés, jeudi 18 janvier, sur le thème : « Quel monde voulons-nous pour demain ? » Neuf sujets principaux ont été choisis pour être débattus, dont la PMA, la fin de vie, la santé « numérisée » ou encore intelligence artificielle. A terme, ils contribueront à réviser la loi de bioéthique qui date de 2011.

        Lire :
         

          PMA, fin de vie… Les grandes thématiques des Etats généraux de la bioéthique



Ces Etats généraux, pilotés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), trouvent dans chaque région une déclinaison avec le relais des « espaces de réflexion éthique » qui organisent des débats, des rencontres, des conférences sur certains des neuf thèmes des Etats généraux.
Ouverts aux citoyens et aux organisations (associations, sociétés savantes, organisations confessionnelles, etc.), une soixantaine de débats sont prévus ainsi que plusieurs auditions. Chacune de ces rencontres et auditions sera ensuite disponible en ligne sur le site de CCNE.




       



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prise en charge des personnes âgées ou handicapées ;organisation des soins (robotique, télémédecine, plateforme de e-santé,etc…).Constitution d'environ 20 groupes de discussion de 15 à 20 personnes : lycéens, étudiants, patients, professionnels de santé, ouvriers, cadres supérieurs, personnes âgées… en présence d'un animateur (journaliste, professeur de lycée, du 05/02 au 02/03).Espace de réflexion éthique Alsace : ERERAL ",
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greffe et don d'organe ;objets connectés/protection des données/secret/confidentialité ;neurosciences et intelligence artificielle ;fin de vie ;liberté d'aller et venir et sécurité (secteur médico-social, gériatrie, psychiatrie, vulnérabilités).Organisation de débats lycéens. Cafés éthiques, cafés expresso (déjeuners éthiques étudiants), cin'éthiques, café sciences selon les thèmes choisis. Conférences grand public organisées dans les différents territoires de la région à l'aide d'acteurs locaux.Espace de réflexion éthique Région Rhône-Alpes : ERERARA",
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fin de vie ;don d'organes et don de produits sanguins.Six débats menés avec le Conseil d'orientation de l'espace régional d'éthique, les comités d'éthique et la CRSA (janvier). Quatre débats régionaux grand public (Champagnole 31/01, Clamecy 6/02, Avallon 7/02, Giromagny 02/03). Quatre débats lycéens et étudiants à partir de février.Espace de réflexion éthique Bourgogne - Franche-Comté : EREBFC ",
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PMA ;dépistage précoce et médecine prédictive ; tests génétiques en population.Six conférences / débats grand public avec interventions scientifiques et juridiques. Entre autres : une conférence avec le Pr. Jean-François Delfraissy (31/01 à Brest), une conférence sur la PMA avec Frédéric Worms (février à Brest).Huit à dix débats : débat avec le public en présence d'un expert.Trois débats lycéensTrois débats étudiants pluridisciplinaires : préparation avec des enseignants-chercheurs de plusieurs facultés.Espace de réflexion éthique de Bretagne : EREB ",
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PMA : accès pour les femmes seules ou en couples de femmes, et autoconservation des ovocytes ;Consentement et outils de la e-santé ;Suicide assisté.PMA : pour les étudiants en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) et IFAS (Institut de Formation des Aides Soignants), méthode des murs de paroles puis forum de discussion de janvier à février.Consentement et outils de la e-santé : débat grand public et un débat avec des doctorants de plusieurs disciplines.Suicide assisté : débats grand public (notamment le 13/03 à 18 h à l'Université d'Orléans).Espace de réflexion éthique région Centre : ERERC",
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Médecine prédictive (généralisation des tests génétiques) ;la robotique pour la consultation médicale ou le développement des robots de diagnostic médical à distance.Conférences – débats en lycée (courant février),Conférences – débats : Université du temps libre (2 réunions) à Reims et Troyes,Conférence – débat : Université de Technologie de Troyes – SilverTech.Seront menés des entretiens par des étudiants en médecine et des étudiants en master du diplôme d'infirmières anesthésistes au sein de lycées.Espace de réflexion éthique Champagne-Ardenne : ERECA ",
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PMAmédecine dite « personnalisée » (médecine prédictive et big data).Douze Focus group (recherche sociale) de janvier à mars 2018.Une Scèn'éthique, projection du film « Bienvenue à Gattaca) (13/02, Lille)Une Conférence de consensus étudiants-citoyens organisée sur le mode des jurys citoyens (21/03 Science Po Lille).Deux conférences de restitution publique. (4 et 18 avril, Lille)Quinze séances de « PAT miroir » (temps d'échanges avec du grand public notamment en milieu multiculturel).Espace de réflexion éthique du Nord Pas-de-Calais : ERER NPDCEspace de réflexion éthique Hauts de France Territoire Picardie : ERER-Pic",
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Les rendez-vous de la bioéthique à la Mairie du 4e arrondissement de Paris :07/02 : « Guérir, réparer, augmenter : aux frontières de la médecine » ;07/03 : « Neurosciences : tout révéler de l'humain ? » ;11/04 : « Génomique : tout prédire de l'humain ? » ;09/05 : « Données massives : l'homme transparent, l'homme profilé ? » ;06/06 : « Procréatique et société : une nouvelle fabrique de l'humain ? ».Les ateliers de la bioéthique : conférence entre deux chercheurs en sciences et en sciences humaines suivie d'un débat :06/02 : « Quels nouveaux territoires pour la bioéthiques ? » ;06/03 : « Médecine de l'anticipation : demain tous malades ? » ;10/04 : « Utilisation des éléments et produits du corps humain : qu'en est-il de l'idée de respect ? » ;15/05 : « Assistance médicale à la procréation : quand la demande sociétale n'admet plus la justificationmédicale ».Plusieurs rencontres et colloques sont également organisés en partenariat avec l'ERE/IDF.Espace de réflexion éthique Ile-de-France : ERE/IDF",
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Prise en charge des personnes âgées ou handicapées ;santé et environnement.En coordination avec le réseau de gérontologie : deux débats comités d'éthique de gérontologie et ERERM, débats CRSA et soins palliatifs, rencontre avec usagers. Deux débats régionaux avec le grand public. Deux débats lycéens et 2 débats étudiants.Espace de réflexion éthique de Martinique : ERERM ",
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Don de gamètes/PMA ;médecine prédictive et diagnostic pré-implantatoire.Une journée grand public (29/03, Rouen), une journée étudiants-citoyens avec conférence de clôture sur les enjeux de la révision des lois de bioéthique, en présence du Pr. Jean-François Delfraissy (09/04, Caen).Des journées lycéens-citoyens dans 2 lycées.Espace de réflexion éthique de Haute-Normandie : EREHN ",
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PMA (don et auto conservation ovocytaire, IAD pour couples de femmes et femmes célibataires...) ;de la génétique à la génomique (dépistage, accès aux tests, Big Data, manipulations génétiques...).Trois débats grands publics (Nice 21/02, Corse 05-06/04, Marseille 18/04). Deux débats avec des étudiants, principalement en formation initiale (Nice 09/03, Marseille 16/03)Espace de réflexion éthique PACA-Corse",
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Carlos Sainz, en Peugeot, et Matthias Walkner, sur KTM, remportent le Dakar 2018

Pour Sainz, il s’agit du second sacre huit ans après le premier ; pour Walkner, c’est la première victoire en quatre participations.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 17h32
   





                        



   


L’Espagnol Carlos Sainz a remporté, samedi 20 janvier, le Dakar 2018. C’est son second sacre, huit ans après le premier. En tête depuis une semaine, l’équipage Sainz-Lucas Cruz (Peugeot) a logiquement validé son titre samedi, au terme de la 14e et dernière étape, autour de Cordoba en Argentine.
Sur le podium, sa Peugeot 3008 DKR Maxi N.303 devance les Toyota du Qatarien Nasser Al-Attiyah et du Sud-Africain Giniel de Villiers.
Membre du cercle sélect des pilotes à avoir remporté à la fois le Championnat du monde des rallyes WRC et le plus dur des rallye-raids, aux côtés des Finlandais Juha Kankkunen et Ari Vatanen, Sainz est aussi devenu le vainqueur auto le plus âgé de l’histoire, à 55 ans et 284 jours. Pourtant, au départ de Lima le 6 janvier, il était moins question de déterminer ses chances de victoire que de savoir si c’était sa dernière ronde, pour sa 11e participation.
N’ayant terminé qu’un seul de ses six Dakar courus depuis sa victoire en 2010 avec Volkswagen, il semblait être le plus en retrait de la « Dream Team » de la marque au lion, aux côtés des Français Stéphane Peterhansel, Sébastien Loeb et Cyril Despres.
Sainz a ainsi gagné, pour lui et son équipe Peugeot, une sortie réussie. L’équipage français va tourner le chapitre Dakar par une troisième victoire en quatre participations.
Première victoire pour Matthias Walkner, 17e pour KTM
Côté motos, l’Autrichien Matthias Walkner (KTM) a remporté le titre, son premier sur l’épreuve, au terme de la 14e étape. Le pilote âgé de 31 ans devance au classement général final Benavides et l’Australien Toby Price (KTM).

   


Walkner succède au palmarès à l’Anglais Sam Sunderland, son coéquipier qui a abandonné lors de la 4e spéciale après une chute. Pour sa quatrième participation, l’Autrichien devient le premier Autrichien à être sacré en deux roues. Il avait terminé second en 2017.
Cette victoire couronne sa régularité, alors qu’il n’a jamais connu une journée hors du top 6 du général depuis le départ de Lima le 6 janvier. Grâce à Walkner, l’écurie autrichienne KTM remporte un 17e Dakar consécutif, une performance unique toutes catégories confondues.
Côté français, Antoine Meo termine à la 4e place. Deux autres chances tricolores de podium, Adrien Van Beveren et Xavier De Soultrait (Yamaha), ont abandonné au cours de l’épreuve.



                            


                        

                        


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Aux Etat-Unis, la première année de Donald Trump s’achève sur un « shutdown »

Les administrations fédérales vont être fermées après l’échec, vendredi soir au Sénat, d’un vote sur le financement temporaire de l’Etat.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h52
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 13h35
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Donald Trump avait prévu de quitter Washington vendredi pour pouvoir célébrer le lendemain le premier anniversaire de son arrivée à la Maison Blanche en Floride, samedi 20 janvier, dans sa résidence luxueuse de Mar-a-Lago. Un « dîner de la victoire Trump », occasion d’une levée de fonds de campagne pour 2020, était au programme. Une impasse au Congrès l’a empêché de quitter la capitale fédérale. A minuit, le président n’a pu que méditer sur le présent encombrant délivré par le Sénat : un shutdown (« fermeture ») du gouvernement fédéral.
Il se traduira à partir de lundi par la mise au chômage technique sans salaire de plus de 850 000 employés fédéraux considérés comme « non essentiels » au fonctionnement de l’administration. Les activités de nombreuses agences fédérales, comme les services fiscaux, ceux des parcs nationaux, ou la délivrance de passeports, seront réduites. En revanche, les services de sécurité seront relativement épargnés. Les militaires américains poursuivront leurs opérations mais sans toucher leur solde.
« Losers » de démocrates
Le Parti républicain, dont la majorité ne tient qu’à un siège au Sénat, n’a pu en effet obtenir la majorité qualifiée nécessaires (60 voix) pour l’adoption d’une rallonge budgétaire d’un mois déjà votée par la Chambre des représentants. Et ceci, faute d’un accord global sur un projet de budget pour l’année fiscale en cours, repoussé depuis septembre. Seuls quatre démocrates exposés à des réélections difficiles cet automne dans des Etats remportés par Donald Trump en 2016 ont voté en faveur du texte. Mais un nombre identique de républicains, hostiles à une troisième rallonge, s’y est en revanche opposé.
La majorité des démocrates exigeaient en échange des voix nécessaires l’ajout d’un statut définitif pour les sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis et privés en septembre de la protection décrétée par l’administration de Barack Obama. L’expiration de cette mesure va survenir au début du mois de mars.

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                L’impréparation, péché originel de l’administration Trump



La porte-parole du président, Sarah Sanders, a rapidement rejeté la responsabilité de cet échec retentissant sur les démocrates. Dans un communiqué au ton virulent, elle s’en est prise aux sénateurs de l’opposition, baptisant l’impasse du nom du chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer (New York). Mme Sanders les a accusé de « prendre en otage » les citoyens américains en raison « d’exigences inconsidérées » concernant des « immigrants illégaux ». Elle a assuré que la Maison Blanche ne rouvrirait les négociations sur ces sans-papiers, également connus sous le nom de « Dreamers », qu’une fois que « les démocrates », qualifiés de « losers », « auront commencé à payer nos forces armées et le personnel de secours ».
Le président a lui-même réagi samedi matin à l’aube en accusant l’opposition démocrate de faire passer « les immigrants illégaux » avant l’armée ou la sécurité des frontières. Les démocrates « auraient pu facilement conclure un accord mais ils ont préféré jouer la carte du “shutdown” » à la place, a tweeté le président américain.
Les arguments du camp Trump ont de bonnes chances de porter au sein du camp républicain, mais ils visent aussi à occulter plusieurs faits embarrassants. Aucun président n’a été auparavant mis en difficulté de cette manière en contrôlant les deux chambres du Congrès. Il souligne par ailleurs les limites des capacités de négociateur dont se targue souvent Donald Trump. Alors simple citoyen, il avait assuré lors du dernier shutdown, en 2013, que sa responsabilité devait reposer sur le président, qui était alors le démocrate Barack Obama. En mai 2017, sur son compte Twitter, le président avait enfin vanté les vertus d’« un bon shutdown » pour « mettre de l’ordre dans ce bazar », la mission qu’il jurait d’accomplir.
Au Sénat, Chuck Schumer a d’ailleurs repris cet argument en évoquant à de nombreuses reprises un « Trump shutdown » découlant selon lui du chaos qui prévaut au sein de l’administration. « Même quand le président semble approuver les grandes lignes d’un accord, il ne demande pas à son parti au Congrès de l’accepter », a-t-il assuré.
Signaux contradictoires
Le chef de la minorité démocrate a eu beau jeu de rappeler les propos du président, le 9 janvier, incitant les élus du Congrès à s’entendre sur une « loi d’amour » à propos des « Dreamers ». Deux jours plus tard, le président avait repoussé avec virulence le compromis auquel étaient parvenus des élus des deux camps au Sénat.
La polémique qui a enflé des jours durant à la suite de termes injurieux prêtés ce jour-là à Donald Trump à propos de certains Etats africains – qualifiés de « pays de merde », termes que la Maison Blanche n’avait initialement pas démentis – a contribué à une crise de confiance à l’orgine du blocage de vendredi. Au cours des heures précédentes, même certains républicains ont déploré ouvertement les signaux contradictoires émis par la Maison Blanche sur l’immigration. Un ultime tête-à-tête entre M. Trump et M. Schumer, vendredi en milieu de journée, n’a pas permis la moindre percée.
Des sondages publiés par le Washington Post et la chaîne d’information CNN ont montré qu’une majorité de personnes interrogées incriminaient jusqu’à présent plutôt le Parti républicain et le président pour un éventuel blocage, sans épargner totalement les démocrates. L’enquête de CNN montre que si une écrasante majorité de personnes interrogées (82 %) souhaite une solution pérenne pour les « Dreamers », elle n’en juge pas moins (à 56 % contre 34 %) que la priorité doit être accordée à la continuité de l’Etat, un souci potentiel pour la stratégie de Chuck Schumer.
En campant sur une ligne intransigeante, la Maison Blanche fait le pari qu’un désaveu des démocrates dans l’opinion les contraindra à reculer. Un pari compliqué par la mauvaise image du président auprès d’une majorité d’Américains. D’autant que si le blocage s’installe dans la durée, il risque de n’épargner in fine aucun de ses protagonistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Ryom Tae-ok et Kim Ju-sik, qui emmèneront la délégation nord-coréenne aux Jeux olympiques de Pyeongchang, se sont entraînés pendant l’été 2017 sous la houlette d’entraîneurs québécois. Sans rien révéler de leur parcours et de leur vie.
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A Montréal, le couple nord-coréen de patinage a gardé tout son mystère

Ryom Tae-ok et Kim Ju-sik, qui emmèneront la délégation nord-coréenne aux Jeux olympiques de Pyeongchang, se sont entraînés pendant l’été 2017 sous la houlette d’entraîneurs québécois. Sans rien révéler de leur parcours et de leur vie.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 17h12
   





                        



   


Vingt-deux sportifs nord-coréens – skieurs, hockeyeuses et patineurs – participeront aux Jeux olympiques de Pyeongchang (Corée du Sud), prévus du 9 au 25 février. L’annonce officielle en été faite samedi 20 janvier, après une réunion entre la Corée du Nord, la Corée du Sud et le Comité international olympique (CIO), au siège lausannois de ce dernier.
Les patineurs Ryom Tae-ok et Kim Ju-sik, qui emmèneront cette délégation, sont les seuls à avoir obtenu leur qualification sur le terrain, lors d’une épreuve organisée en septembre en Allemagne. Ils s’y étaient préparés pendant huit semaines à Montréal, au Canada, afin de profiter de l’expertise d’entraîneurs québécois réputés, Bruno et Julie Marcotte.
Bruno Marcotte se souvient avoir remarqué et encouragé le duo de 18 et 25 ans lors d’une compétition internationale, à Taipei, en 2016. Une année plus tard, aux championnats du monde d’Helsinki, les patineurs nord-coréens sont venus le voir pour le remercier et lui demander son aide et celle de sa sœur Julie.
Après plusieurs mois de démarches administratives, Bruno Marcotte a finalement été informé que les deux patineurs arrivaient trois jours plus tard, en compagnie de leur entraîneuse et d’un représentant de la fédération nord-coréenne de patinage. Le québécois se souvient d’une « panique générale » quand il a fallu trouver un appartement avec quatre chambres et organiser la logistique pour la délégation nord-coréenne qui ne possédait ni carte de crédit ni permis de conduire valide et ne maîtrisait pas les langues locales. Seul le représentant de la fédération parlait un peu l’anglais, qu’il avait appris en lisant des dictionnaires, selon ses dires.
« Impliqués à 200 % »
Pendant tout l’été, Ryom Tae-ok et Kim Ju-sik se sont joints aux patineurs canadiens, japonais, américains et sud-coréens qui s’entraînent quotidiennement à la patinoire de Sainte-Julie, près de Montréal. Ils ont ainsi pu discuter avec le couple sud-coréen composé d’Alex Kang-chan Kam et Kim Kyu-eun. La double championne du monde canadienne Meagan Duhamel, épouse de Bruno Marcotte, raconte qu’ils échangeaient des plats coréens comme le kimchi, du chou fermenté. « On se soutenait mutuellement et on s’est dit qu’on se retrouverait à Pyeongchang », a raconté Alex Kang-chan Kam à la chaîne canadienne CBC.
« Ils ont une tellement bonne éthique de travail que ça motivait les autres patineurs sur la glace », dit Bruno Marcotte. « A chaque seconde, ils étaient impliqués à 200 %, tu avais 200 % de leur attention », ajoute Julie Marcotte, qui a créé la chorégraphie de leur programme long.

Avant de choisir la musique, l’entraîneuse a passé du temps à observer les patineurs et leur a fait écouter plusieurs morceaux en examinant leurs réactions. Le choix s’est finalement porté sur un morceau de la chanteuse locale Ginette Reno, Je ne suis qu’une chanson.
La mise au point de la chorégraphie a également été laborieuse, à cause de la barrière de la langue. Julie Marcotte considère qu’en deux jours, elle réalisait deux heures de travail réel, car il fallait « tout décortiquer ». Elle a finalement loué la patinoire pour des heures supplémentaires et demandé au couple de patineurs américains Mervin Tran et Marissa Castelli de venir l’aider : « Je leur expliquais ce que je voulais et ils le montraient au couple nord-coréen. On n’avait plus besoin de paroles. »
Meagan Duhamel a également fréquenté les Nord-Coréens pendant l’été, les conduisant à l’entraînement et les emmenant à ses cours de pilates et d’étirements pour leur montrer de nouvelles techniques. Ryom Tae-ok et Kim Ju-sik lui posaient beaucoup de questions, notamment sur le fonctionnement des compétitions internationales.
« Une place dans le top 10 serait incroyable »
Mais l’échange est resté à sens unique : « Ils n’étaient pas très ouverts à partager leur histoire en tant que patineurs, raconte la Canadienne. Quand je leur demandais depuis quand ils patinaient, la conversation changeait de sujet. » Quant à Bruno Marcotte, il a seulement réussi à savoir que les deux patineurs vivaient dans un complexe doté d’une patinoire où ils s’entraînent selon les méthodes chinoises et russes.
Pendant leur séjour, les Nord-Coréens menaient une vie calme, se promenant chaque soir dans le quartier du stade olympique, où ils habitaient. « Parfois, je leur demandais ce qu’ils avaient fait en fin de semaine et ils me répondaient qu’ils s’étaient reposés pour mieux patiner le lundi, raconte Meagan Duhamel. Je pense qu’ils savaient qu’ils avaient été envoyés au Canada pour le patinage et que rien ne devait interférer avec ça. »
Le jour de la fête nationale canadienne, le 1er juillet, ils ont confié à Bruno Marcotte qu’ils trouvaient « charmante la façon dont les Canadiens célébraient de façon sobre » cet événement, confie l’entraîneur.

   


Bruno et Julie Marcotte ont revu Ryom Tae-ok et Kim Ju-sik fin septembre, en Allemagne, lors des qualifications pour les Jeux olympiques, que le couple a franchies avec succès. « Ils patinent avec énormément d’émotion et de cœur et ne font pas beaucoup d’erreurs », juge l’entraîneur québécois.
Ce dernier estime que le couple, actuellement classé au quinzième rang mondial, peut viser une place dans les douze premiers aux Jeux de Pyeongchang. « Une place dans le top 10 serait incroyable », estime-t-il.
Clothilde Goujard, Montréal (correspondance)



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
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RATP et police sont impuissantes face à la consommation de crack dans le métro parisien

Deux syndicats ont appelé à la grève sur la ligne 12 pour dénoncer la présence croissante de toxicomanes dans les stations.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 10h48
    |

                            Florian Reynaud et 
Julia Pascual








                        


Les autorités d’Île-de-France ont décidé de renforcer la présence des forces de l’ordre dans le métro parisien, en particulier sur les lignes 4 et 12, pour lutter contre le trafic de drogue. A l’issue d’une réunion avec les syndicats qui avaient appelé les agents de la ligne 12 à faire grève pour dénoncer une présence de plus en plus importante, dans les stations de métro, de consommateurs de crack, un dérivé de la cocaïne, la RATP, la Préfecture de police de Paris, la préfecture d’Ile-de-France et le parquet de Paris ont multiplié les annonces.
En premier lieu, les équipes d’agents de sécurité de la RATP et de policiers de la brigade des réseaux franciliens (BRF) seront davantage présentes sur les lignes les plus sensibles et bénéficieront d’une « présence régulière d’unités de forces mobiles » dans les stations prioritaires pour sécuriser les usagers et le personnel. La situation dans le métro sera en outre « aussi prise en compte dans le plan stups 2018 piloté par la direction régionale de la police judiciaire de Paris » pour démanteler les réseaux. Enfin, « pour améliorer l’efficacité de ces actions », le parquet de Paris va créer un groupe local de traitement de la délinquance « placé sous l’autorité du procureur de Paris, dont l’objectif sera de traiter le problème des stupéfiants dans les transports ».
« C’est de pire en pire »
Vendredi 19 janvier, sur la ligne 12 du métro parisien, qui relie Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), un conducteur de la RATP commentait, désabusé, le « buzz » médiatique du jour : « Ça fait trente ans que je bosse dans le métro. Les toxicos, ils ont toujours été là. Et c’est de pire en pire. » « Drogue. Les zombies du métro », avait titré en « une » le journal Le Parisien, montrant deux fumeurs de crack en photo.
Drogue peu coûteuse, qui se présente sous la forme de petits cailloux et qui peut se fumer ou s’injecter, elle entraîne une dépendance rapide. « Le crack a un effet sur la santé particulièrement désocialisant », explique Agnès Cadet-Taïrou, médecin de santé publique à l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
Même si le profil des usagers tend à se diversifier, ceux présents dans le métro se trouvent essentiellement dans des situations précaires, vivent souvent en squat ou dans la rue. 
« Le crack est arrivé en métropole depuis les Antilles et la Guyane à la fin des années 1980, retrace Agnès Cadet-Taïrou. Son marché existe essentiellement en Ile-de-France, à Paris et en Seine-Saint-Denis. A l’échelle de la population générale, sa consommation est très faible. »
Selon les derniers chiffres disponibles, 0,6 % des 18 à 64 ans avaient déjà expérimenté cette drogue en 2014.

        Lire aussi :
         

                La lutte contre la drogue en France : « Le résultat est un échec difficile à contester »



Dans leur préavis de grève, la CGT et SUD-RATP ont dénoncé un défaut de « sécurisation » de la ligne 12, qui met « en danger les salariés et voyageurs ». D’après Jérémy Kahli, syndicaliste SUD-RATP, quinze conducteurs de la ligne auraient été agressés en 2017, « souvent parce que quelqu’un s’est “shooté” et est en plein délire ». Ces chiffres n’ont pas été confirmés par la RATP. Elle reconnaît toutefois des « difficultés croissantes », « en particulier au nord de la ligne 12 et de la ligne 4 ».
Pour ce conducteur de métro, qui parcourt la ligne 12 depuis six ans, plus que la violence, c’est « principalement la présence des toxicomanes sur les voies » qui gêne le travail. « Ils traversent pour aller de quai en quai, font leurs besoins sur les voies ou cachent leur dose dans le tunnel », dit-il, obligeant les agents à solliciter des coupures de courant pour éviter une électrocution, ce qui génère des retards.
Un phénomène qui s’étend
Un autre conducteur, venu de la « réserve » renforcer les effectifs de la ligne 12, ajoute : « Il y a aussi ce sentiment que la régie ou l’Etat ne font rien. Il y a des époques où on les chasse à la surface et puis la surface les chasse et les remet dans le métro. » Vendredi, la Préfecture de police de Paris et la RATP ont rappelé que, depuis deux ans, « plus de 400 affaires liées à ce trafic de stupéfiants ont conduit à l’interpellation de 283 vendeurs et 406 consommateurs ».
La consommation de crack dans le métro est un phénomène ancien. Mais il s’étend : « Depuis environ trois ans, cela explose, confie un délégué du syndicat Alliance-Police nationale au sein de la BRF. Il y a quinze ans, ça se passait beaucoup dans le nord de Paris, déjà le 18e et aussi le 19e. Aujourd’hui, toute la ligne 12 est touchée. » Alors qu’il arrive à la station Assemblée nationale, dans le 7e arrondissement, un conducteur de métro commente : « C’en est un », opinant du menton en direction d’un homme, assis sur le quai, la mine fatiguée et semblant saisi de spasmes.
« Problème social avant tout »
L’OFDT confirme une « augmentation tendancielle et régulière » du marché du crack. « Dans les structures de réduction des risques pour les usagers de drogues, en 2008, 22 % d’entre eux avaient consommé de la cocaïne basée. On était à 32 % en 2015. Si on prend l’Ile-de-France, on passe de 45 à 51 % », rapporte Agnès Cadet-Taïrou.
La plus forte visibilité des consommateurs, dont témoignent les agents de la RATP, s’explique aussi par d’autres facteurs. Le climat hivernal, bien sûr, qui peut les pousser à se réfugier dans le métro. Mais également la politique de répression de la délinquance.
« Dès 2012, avec la création des zones de sécurité prioritaires, qui a accru la surveillance policière sur la voie publique, on a constaté une présence plus importante des usagers dans le métro, rappelle-t-elle. En 2014, le démantèlement du trafic de la cité Reverdy, dans le 19e, qui était depuis plusieurs années une plaque importante de vente du crack, a aussi été un tournant. »

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                Pour la paix des drogues



Dans les souterrains de Paris, un sentiment de désarroi domine : « Le GPSR [groupe de protection et de sécurisation des réseaux] fait juste le coup de force de les dégager, mais ils redescendent le quart d’heure d’après, constate un conducteur. Ils sont paumés, tombent dans la drogue et c’est un cercle infernal. »
Depuis décembre 2017, quatre associations spécialisées réalisent quatre maraudes par semaine avec des agents RATP. Elles permettent notamment de proposer « un accompagnement médical et social », explique Isabelle Roux, de l’association Charonne. « C’est un problème social avant tout », reconnaît Jérémy Kahli.
Les vendeurs, principalement originaires d’Afrique de l’Ouest, font le même constat. « Ce sont plutôt des jeunes majeurs sans papiers qui vivent dans la misère », rapporte le délégué syndical à la BRF. L’organisation du trafic de crack demeure assez méconnue, mais il se tiendrait surtout dans l’enceinte de la gare du Nord, dans le 10e arrondissement. « Il y a entre vingt et trente vendeurs depuis l’ouverture jusqu’à la fermeture du métro, poursuit le syndicaliste policier. Ils conservent la drogue dans leur bouche, sous la forme de petites bonbonnes emballées dans du film plastique. C’est un moyen de se délester du produit en l’avalant, en cas d’interpellation. »
Le 9 novembre 2017, Massar D., un jeune homme d’une vingtaine d’années et d’origine sénégalaise, a été interpellé. Victime d’un arrêt cardiorespiratoire, il est mort quelques jours plus tard. Une enquête a été ouverte pour rechercher les causes de la mort. Il avait une trentaine de pochons de crack dans la bouche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Collés à leur smartphone, certains deviennent cyberaddicts, tandis que les parents s’inquiètent des nombreux problèmes liés à l’hyperconnexion.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
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Ecrans : ados accros, parents à cran


                      Collés à leur smartphone, certains deviennent cyberaddicts, tandis que les parents s’inquiètent des nombreux problèmes liés à l’hyperconnexion.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 12h47
    |

            Marlène Duretz








                              

                        

C’était pour la bonne cause, les parents en conviennent – avant de s’en mordre les doigts. Etre joignables par leurs « petits » et, en retour, pouvoir les marquer à la culotte, c’est l’alibi légitimement avancé par trois quarts de ceux qui ont équipé leurs enfants d’un téléphone portable. « Un passage o-bli-gé », selon tous ceux qui ont cédé aux pressions de leur progéniture, lassés de la voir vampiriser le smartphone parental. « Et c’est là que les emmerdes commencent », selon bon nombre de parents, passés maîtres en sommations à répétition pour qu’elle lâche son « précieux », ne serait-ce que le temps du dîner. A l’école, c’est un peu le même combat. A tel point que le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a récemment promis de renforcer la mise au ban du doudou numérique dans les établissements scolaires, dès la rentrée 2018.
« Ma fille de 14 ans est constamment dessus, on en arrive à lui envoyer un texto pour capter son attention ! » Un directeur d’école
Les 6-17 ans passent plus de quatre heures par jour devant un écran, les 15-16 ans, plus de cinq heures ; soit une à deux heures de plus en moyenne qu’il y a dix ans, dont cinquante-huit minutes par jour pour le seul smartphone chez les 15-24 ans (Médiamétrie, avril 2017). Cette prédilection pour les écrans peut grimper jusqu’à dix heures par jour, agitant le spectre de la cyberaddiction. Un combat continuel : 67 % des parents reconnaissent que le téléphone de leur enfant « a déjà été une source de conflits ». « C’est un véritable prolongement d’elle-même, déplore un quadragénaire, directeur d’école. Ma fille de 14 ans est constamment dessus, on en arrive à lui envoyer un texto pour capter son attention ! » « C’est une bataille de tous les jours », renchérit, dans un appel à témoignages publié sur le site Lemonde.fr, Mylène, qui restreint le temps de connexion pour éviter « trop de distractions ».
Etablir des règles coercitives
Laisser...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Les patineurs français, qui ont battu le record du monde de points au passage, confirment leur statut de favoris pour le titre olympique.
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Danse sur glace : quatrième titre européen pour les Français Papadakis et Cizeron

Les patineurs français, qui ont battu le record du monde de points au passage, confirment leur statut de favoris pour le titre olympique.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 16h21
   





                        



   


La performance est de bon augure à trois semaines des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud. Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont été sacrés champions d’Europe de danse sur glace pour la quatrième année consécutive, en signant un nouveau record du monde de points (203,16), samedi 20 janvier à Moscou.
Papadakis et Cizeron, dont le programme libre a été récompensé par 121,87 points – là aussi un nouveau record du monde – ont très largement devancé deux duos russes, Ekaterina Bobrova et Dmitri Soloviev (187,13), et Alexandra Stepanova et Ivan Bukin (184,86). Invaincus cet hiver, les danseurs français aborderont les Jeux de Pyeongchang en position de favoris pour l’or olympique.
Barre des deux cents points
A chacune de leurs sorties cette saison, Papadakis et Cizeron ont franchi la barre des deux cents points – ce que personne d’autre n’a encore réussi – et amélioré le record du monde de points. Leur précédent (202,16) datait de la finale du Grand Prix début décembre au Japon, où ils s’étaient offert leur toute première victoire sur leurs partenaires d’entraînement et rivaux numéro un, les Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir. Celui du programme libre (120,58) remontait lui à l’étape du Grand Prix à Grenoble mi-novembre.

Doubles champions du monde en 2015 et 2016, et vice-champions du monde en titre, désormais quadruples champions d’Europe, à seulement 22 ans pour elle et 23 ans pour lui, les élèves de Romain Haguenauer, qui s’entraînent à Montréal, au Canada, impriment encore un peu plus leur empreinte dans l’histoire du patinage français.
Seuls Surya Bonaly, au début des années 1990, et Alain Giletti, entre 1955 et 1961, comptent davantage de couronnes continentales à leur palmarès – cinq – que le duo clermontois.
Sur la glace moscovite, la Russie poursuit elle sa fructueuse moisson de médailles : la voilà à sept récoltées sur neuf distribuées. Les trois dernières seront attribuées dans la soirée à l’issue du programme libre dames.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Dahomey (7/9). Après plusieurs jours de marche, notre reporter arrive à la Porte du non-retour, face à l’Atlantique.
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Reportage

« Quand nous avons atteint la plage, j’ai espéré que le sable de Ouidah s’ouvre et m’engloutisse »

Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Dahomey (7/9). Après plusieurs jours de marche, notre reporter arrive à la Porte du non-retour, face à l’Atlantique.

Pierre Lepidi (envoyé spécial au Bénin)
    



LE MONDE
              datetime="2018-01-20T15:00:35+01:00"

        Le 20.01.2018 à 15h00






    
Des enfants près de l’Arbre du retour de Ouidah, en octobre 2017.
Crédits : Pierre Lepidi


Ce sont les dernières foulées de notre marche de 125 km sur le chemin des esclaves du Dahomey, commencée il y a cinq jours. Ce sont aussi les premiers pas vers l’enfer. Nous sommes à Ouidah, dans le sud du pays. Notre guide dans la ville, Nadal, désigne une habitation située près du grand ficus planté au milieu de la place Chacha : « Dans cette maison, on marquait les esclaves au fer rouge derrière l’épaule, explique-t-il. On gravait dans la peau l’initiale de l’acheteur et celle du pays de destination. Il fallait bâillonner les esclaves avec un bout de bois pour ne pas qu’ils mordent le bourreau… Ils avançaient ensuite enchaînés, reliés par le cou. » 

        Présentation de notre série
         

          Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Bénin



Cette route de misère, de souffrances et d’angoisse qui menait vers la plage où les attendaient les navires négriers se poursuivait par un arrêt devant l’Arbre de l’oubli. « Ce rituel a été initié par le roi Agadja pour rendre les hommes plus dociles et faciliter leur embarquement, raconte Nadal. Ils devaient tourner neuf fois [les femmes sept] autour de l’arbre dans le but d’oublier leur passé, leur maison, leurs enfants. » En lieu et place de l’arbre maudit, il y a aujourd’hui une statue réalisée par l’artiste béninois Dominique Kouas. Elle représente une silhouette en forme d’hippocampe lançant symboliquement un appel à la diaspora pour qu’elle revienne fouler cette terre africaine.
« Je n’avais pas conscience que c’était mon dernier repas en Afrique, raconte l’ancien esclave Mahommah Gardo Baquaqua dans sa biographie publiée en 1854. Je ne savais pas quelle serait ma destination. Heureusement pour moi, je ne savais pas ! Je savais seulement que j’étais un esclave, enchaîné par le cou, et que je devais immédiatement me soumettre. »
« Des hurlements dans la nuit »
Comme lors de ma première venue à Ouidah, il y a six ans, j’ai des frissons et mal à la tête lorsque nous arrivons à Zoungbodji, ultime village avant la plage. A la case Zomaï (qui signifie « que la lumière ne s’y hasarde point »), les esclaves étaient parqués dans l’obscurité, sans toilettes ni autorisation de sortir. L’attente pouvait durer plusieurs semaines, le temps qu’un bateau accoste. « C’était pour les endurcir, pour les habituer aux conditions de la traversée, lâche Nadal. Ceux qui ne survivaient pas étaient jetés dans des fosses communes. »
A une cinquantaine de mètres, ces dernières sont recouvertes par de larges dalles de béton. En regardant le dénuement de ces plaques grises et glaciales, je me revois devant celles du mémorial de Kigali, au Rwanda, où les restes de 250 000 victimes du génocide sont enterrés. Existe-t-il une limite à la folie des hommes ?

        Cinquième épisode
         

          « Le commerce des esclaves était alimenté par les conflits entre les royaumes du Dahomey »



Une voix grave m’arrache à ces sombres pensées. « Ouidah célèbre aujourd’hui ses jumeaux, me dit un homme sur le pas de sa porte. C’est une fête importante qui existe depuis 1951. J’ai des jumeaux dans ma famille. Entrez donc quelques minutes. » Dans la cour de sa maison, un petit temple vaudou. Trois assiettes et quelques bouteilles viennent d’être offertes à une divinité. Je demande à Rémi Tossou s’il a toujours vécu ici, dans ce lieu chargé d’histoire et de souffrances. « Cette maison appartient à ma famille depuis plusieurs générations, répond-il. Je suis triste quand je pense à ce qui s’est passé ici, mais au fil du temps on s’habitue… Sauf aux appels et aux hurlements de nos ancêtres qu’on entend parfois au milieu de la nuit. »

    
Près de l’Arbre du retour de Ouidah, des enfants s’amusent.
Crédits : Pierre Lepidi


Planté en 1727 un peu plus loin, l’Arbre du retour a vu passer près de son tronc toutes les souffrances des damnés. « Les esclaves devaient en faire trois fois le tour afin que leur âme revienne », raconte Nadal. En ce dimanche matin d’octobre, cinq gamins dansent et s’amusent autour du tronc puissant de ce Kigelia africana séculaire. Sur un même lieu, les époques et les générations se croisent, s’enchevêtrent. Les rires succèdent aux larmes et, dans un tourbillon qui traverse les siècles, tout se mêle.
« Dieu m’a épargné »
Après Zoungbodji, il faut passer sur un pont pour enjamber la zone marécageuse qui précède la plage. Ici commence la fin. Ils ont tous foulé ce sable. Dans ces grains minuscules, les esclaves du Dahomey ont laissé leurs dernières empreintes en Afrique. « Quand nous avons atteint la plage et que nous nous sommes tenus debout sur le sable, j’ai espéré qu’il s’ouvre et m’engloutisse, relate Mahommah Gardo Baquaqua. Je ne peux pas décrire la misère dans laquelle j’étais. C’était au-delà de toute description. »

        Sixième épisode
         

          A Ouidah, « personne ne peut être considéré responsable de ce que ses ancêtres ont commis »



L’arrachement au continent se faisait dans la fureur. « Certains se jetaient au sol pour tenter de se suicider en mangeant du sable, explique Nadal. Souvent, les chaloupes qui emmenaient les esclaves enchaînés vers les navires se retournaient au milieu des requins. » Mahommah Gardo Baquaqua, lui, n’avait jamais vu de bateau avant de s’asseoir dans la pirogue qui l’a emmené vers le large. « J’étais à la pire des places mais Dieu m’a épargné, raconte-t-il après avoir vu la chaloupe qui le précédait se renverser et précipiter au fond de l’océan une trentaine de personnes. Comment peut-on décrire de telles horreurs ? Frères de l’humanité, ayez pitié pour ces pauvres Africains qui ont été envoyés loin de leurs amis et de leur maison. »

    
La Porte du non-retour, sur la plage de Ouidah, en octobre 2017.
Crédits : Pierre Lepidi


« Marche doucement sur cette terre, elle est sacrée », m’avait-on recommandé à mon départ d’Abomey. En silence et d’un pas lent, nous montons avec Hubert, le guide qui m’accompagne depuis le début, les quelques marches qui mènent à la Porte du non-retour, érigée par l’Unesco et inaugurée en 1995 face à l’Atlantique. Puis, comme nous l’avions décidé au premier soir de notre périple, nous avançons symboliquement dans la mer en guise d’hommage. Au-delà de la barrière formée par les vagues, l’immensité de l’Océan semble dangereusement calme. Nous restons de longues minutes à contempler sa couleur argent qui se confond à l’horizon avec le ciel.

Sommaire de notre série Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Dahomey

        Cinquième épisode
         

          « Le commerce des esclaves était alimenté en permanence par les conflits »



        Quatrième épisode
         

          « Certains arbres, au Bénin, portaient des signes laissés par les esclaves »



        Troisième épisode
         

          « Cette histoire d’esclavage au Bénin, je l’ai apprise à l’école, mais elle ne me rend pas triste »



        Deuxième épisode
         

          Au Bénin, « nous avons des cousins partout où ont été envoyés les esclaves »



        Premier épisode
         

          « Marche doucement sur cette route des esclaves, elle est sacrée »



        Présentation de notre série
         

          Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Bénin


D’Abomey à Ouidah, notre reporter a emprunté la route suivie en 1860 par Cudjo Lewis, le dernier esclave de la traite négrière vers les Etats-Unis.










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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Figure de proue du football français, l’ancienne internationale s’est imposée au poste de sélectionneuse des Bleues, avec, en ligne de mire, le Mondial organisé en France en 2019.
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édition abonné


Corinne Diacre, une autorité naturelle

Figure de proue du football français, l’ancienne internationale s’est imposée au poste de sélectionneuse des Bleues, avec, en ligne de mire, le Mondial organisé en France en 2019.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 06h37
    |

            Anthony Hernandez








                        



                                


                            

Il n’est pas évident de trouver un domaine du football féminin dans lequel Corinne Diacre ne soit pas une ­pionnière. Ex-internationale aux 121 sélections, la Nordiste en est l’incontestable tête d’affiche en France. Elle a été la première femme à obtenir le plus haut diplôme d’entraîneuse de football, le brevet d’entraîneur profes­sionnel de football, en 2014, avant de devenir un mois plus tard la première à entraîner un club professionnel masculin.
Mais samedi 20 janvier, au ­Stade-Vélodrome de Marseille, Corinne Diacre ne dirigera face à l’Italie que son septième match en tant que sélectionneuse des Bleues. Loin du record des 113 rencontres de sa prédécesseure ­Elisabeth Loisel, qui était, jusqu’à la nomination de Corinne Diacre le 30 août 2017, l’unique femme à avoir occupé ce poste tenu successivement par trois hommes depuis dix ans.
Après un championnat d’Europe désastreux cet été, jamais une candidature ne s’était imposée avec autant de clarté. Surtout qu’en 2019, la France accueillera pour la première fois la Coupe du monde féminine. « Elle est absolument légitime. Son intronisation sonne comme une évidence », assène son ex-coéquipière Marinette Pichon, toujours meilleure buteuse sous le maillot tricolore. Le règne de l’ancien joueur Olivier Echouafni n’aura été qu’une éphémère transition avant que Noël Le Graët ne parvienne enfin à convaincre Corinne Diacre.
Car, en 2016, le président de la Fédération française de football avait déjà proposé la place à celle qui avait été élue la saison précédente meilleure coach de Ligue 2. L’ancienne défenseuse ne se voyait alors pas abandonner son club de Clermont (Puy-de-Dôme). « Corinne est quelqu’un d’honnête et de fidèle. Elle a refusé la première proposition. En août, nous avons à nouveau discuté. Entraîner l’équipe de France lors d’un Mondial, c’est un poste dont on n’hérite nor­malement que dans une pochette-surprise », confie Claude Michy, président du Clermont Foot 63.
Leadeuse...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Brigitte, Denis et Caroline ont été tirés au sort pour participer à la première expérimentation citoyenne : ils recevront 1 000 euros par mois durant un an.
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Ils testent le revenu de base : « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver »

Brigitte, Denis et Caroline ont été tirés au sort pour participer à la première expérimentation citoyenne : ils recevront 1 000 euros par mois durant un an.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 12h45
    |

            Camille Bordenet








                        


Ils n’y ont d’abord pas cru, eux qui n’ont « jamais rien gagné ». Jusqu’à voir apparaître le premier montant sur leur compte bancaire, au début de janvier : 1 000 euros. Une somme qui leur sera versée chaque mois pendant un an, sans contrepartie, et dont ils peuvent disposer comme ils le souhaitent. Le 6 décembre, Brigitte, Denis et Caroline* ont été tirés au sort, parmi 80 000 inscrits, pour participer à une première expérimentation citoyenne du revenu de base, cette idée vieille de plusieurs siècles et âprement débattue durant la présidentielle. A l’origine de cette initiative, une petite association, Mon revenu de base, qui a récolté de quoi financer ces trois revenus grâce à une opération de financement participatif sur Internet.

        Lire les explications:
         

          « Et vous, que feriez-vous avec 1000 euros par mois pendant un an ? » : une association propose de tester le revenu de base



Alors qu’ils viennent de percevoir leur première allocation et commencent à se projeter, les trois bénéficiaires ont accepté de livrer leurs ressentis et leurs questionnements.
Quand il a appris la nouvelle, Denis a eu le sentiment de pouvoir « à nouveau respirer », pour la première fois depuis longtemps. « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver », décrit le trentenaire célibataire qui n’était « plus habitué à avoir un choix de vie ». « Car j’ai goûté au fond du système social », confie-t-il d’une voix rauque. Charpentier depuis ses 14 ans, Denis est venu s’installer à la campagne en Nouvelle-Aquitaine pour le travail. Mais il y a un an et demi, « après des années à trop forcer », des douleurs au dos l’ont contraint à s’arrêter de travailler. « A partir de là, ça a été la dégringolade. » 
Denis n’a pas les moyens de se soigner, encore moins de remplacer son vieux véhicule qui vient de le lâcher, rendant impossibles les déplacements pour les formations que lui propose Pôle emploi, à plus de 30 kilomètres de chez lui… Son loyer et ses factures deviennent de plus en plus difficiles à payer, les dettes et les lettres d’huissier s’accumulent et son propriétaire menace de l’expulser… « Au bout d’un moment, on lâche prise, dit-il. Et les temps sont durs pour se relever tout seul. » Il raconte les « réunions entre pauvres au Resto du cœur », son logement « qui fuit de partout », son jean et ses baskets troués. Et l’enfermement progressif dans la pauvreté, « jusqu’à perdre toute estime de soi ».
« Le RSA ne suffit plus à affronter la vie »
Dans ces conditions, « le RSA [revenu de solidarité active de 545 euros par mois] ne vous permet pas de vous remettre à flot », assure-t-il. Il se demande si les politiques ont conscience que cette allocation « ne suffit plus à affronter la vie ». Il pointe son côté stigmatisant, « qui vous oblige sans cesse à justifier que vous êtes pauvre ». Sans compter « toute cette paperasse qui vous bouffe ». 
Avec le revenu de base, Denis a l’impression qu’on lui permet de « redevenir acteur de [s]a vie, de redevenir quelqu’un ». Sans avoir à se justifier et sans que l’aide soit conditionnée à son « statut de pauvre ». « Ça ne réglera pas tous mes problèmes, mais j’ai l’esprit plus tranquille. Maintenant je vais pouvoir bâtir un projet de vie. »
Ses premières dépenses iront dans une séance chez un ostéopathe, l’achat d’une Peugeot 206 d’occasion, et celui de vêtements « pour être présentable à un entretien d’embauche ». Il commence à réfléchir à des pistes de reconversion, conscient qu’il ne pourra pas continuer dans la charpente. Il va aussi tenter de mettre un peu d’argent de côté, « pour se mettre à l’abri des embûches ».

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          Le revenu universel, généalogie d’une utopie



Son premier virement, elle l’a mis de côté « pour les imprévus »
Pas question non plus pour Brigitte, 53 ans, de « gaspiller cet argent », elle qui a toujours fait attention. Son premier virement, elle l’a mis de côté, comme elle prévoit de le faire pour les suivants. « Pour les imprévus, car on ne sait pas de quoi l’avenir est fait. » Pour ne pas avoir à « embêter » sa fille plus tard par exemple, alors qu’elle sait qu’elle ne touchera « qu’une petite retraite ». « Le jour où j’en aurai besoin, je serai contente de me dire que le revenu de base était là », dit-elle.
Brigitte vit dans une petite ville des Côtes-d’Armor, chez son compagnon, électricien. Vendeuse en maroquinerie dans un supermarché, elle a un CDI de vingt-huit heures par semaine, faute d’avoir pu trouver un contrat avec plus d’heures. Mais elle est satisfaite d’avoir décroché cet emploi, après avoir connu le chômage à la suite d’un licenciement économique lorsqu’elle habitait dans le Nord. Elle gagne autour de 920 euros par mois, plus la prime d’activité tous les trimestres, environ 108 euros. « Je ne roule pas sur l’or, mais je n’ai pas de loyer à payer et je partage les factures avec mon compagnon », dit-elle.
Quand on lui demande si elle estime « bien vivre », elle répond que ça dépend de ce qu’on entend par là. « Je vis normalement, j’ai le nécessaire, même s’il faut toujours veiller à économiser. » « Bien sûr, il y a toujours des choses qui feraient envie », concède-t-elle, en évoquant cette thalassothérapie qu’elle s’offrirait bien pour soulager son dos, ou ce séjour au ski, où elle n’est jamais allée de sa vie. Il y a surtout ce vieux rêve : s’acheter une maison, « un petit quelque chose ». Mais elle doute qu’une banque accepte de lui octroyer un prêt.
La première fois que Brigitte a entendu parler du revenu universel par le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, elle a trouvé l’idée séduisante, comme beaucoup, « même si ça paraissait trop beau ». Elle a eu du mal à se figurer comment il pourrait être financé ou combien serait alloué à chacun. Bien qu’elle doute que le gouvernement puisse un jour mettre en place une telle mesure, elle est heureuse de pouvoir participer à une expérimentation qui va peut-être permettre à la société d’y réfléchir.

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Caroline partage cette même « fierté ». La troisième bénéficiaire a commencé à noter dans un carnet ses ressentis et questionnements, pour pouvoir apporter un retour au fil de l’année. Parce qu’elle n’est « pas en situation de précarité », cette secrétaire dans le domaine de la formation de presque 50 ans a ressenti une forme de culpabilité d’avoir été tirée au sort, soulevant la question de l’universalité de ce revenu. Elle n’est pourtant pas millionnaire… A mi-temps, elle gagne 1 500 euros par mois, plus le salaire de son mari, cogérant de société. Leurs deux enfants sont partis de la maison franc-comtoise, l’un travaille, l’autre est étudiant.
« Comment utiliser ce revenu du mieux possible »
Après avoir réfléchi à « comment utiliser ce revenu du mieux possible », Caroline a prévu d’en redistribuer chaque mois la moitié à ses enfants, à sa sœur et à sa mère. Quant à l’autre moitié, ce sera « un petit pécule de plaisir » pour son mari et elle. Elle marque un silence : « Car paradoxalement, on gagne bien notre vie, mais à la fin du mois il faut quand même compter. »
C’est encore tôt, mais Caroline commence aussi à entrevoir l’opportunité de se former pour se reconvertir. Et peut-être réaliser un vieux rêve, « reprendre une boutique d’habillement ou de maroquinerie ». « J’aime ce que je fais, je ne subis pas mon boulot, mais j’en ai fait le tour », dit-elle. « Jusqu’à présent, je ne voyais pas comment mettre ça en œuvre. Le revenu de base sera peut-être le tremplin qui va me permettre de trouver ce qu’il y a de mieux pour moi. » Travaillant dans ce domaine, elle est bien placée pour savoir que beaucoup de gens qui voudraient pouvoir se former pour se reconvertir n’en ont pas la possibilité, faute de prise en charge.
Bien qu’elle reste « plutôt sceptique » quant à la faisabilité du revenu universel à l’échelle nationale, Caroline y voit une mesure de justice sociale qui permettrait à certains de « vivre plutôt que de survivre », en même temps que la possibilité offerte à tout salarié de « se remettre en question ». Denis, qui s’y intéresse aussi de près depuis la présidentielle, continue d’en parler autour de lui, « aux pauvres comme aux riches », dans l’espoir de faire avancer l’idée.
*Comme avec nos confrères de Libération, les bénéficiaires ont souhaité rester anonymes, pour ne pas risquer d’être trop sollicités et pour pouvoir se confier plus librement.



                            


                        

                        


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Les accusations contre l’acteur Aziz Ansari provoquent un débat sur le mouvement #metoo

Le témoignage d’une jeune femme sur sa soirée avec le créateur de la série « Master of None » témoigne, pour certains, des dérives du mouvement.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 05h40
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 06h35
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        


Après son aventure d’une nuit avec l’acteur américain Aziz Ansari, la jeune femme ne savait pas elle-même si elle venait de vivre « une expérience sexuelle bizarre » ou « une agression sexuelle ». Finalement, quatre mois après les faits, la photographe de 22 ans a tranché et porté sur la place publique ce qu’elle décrit comme sa « pire expérience avec un homme ». Le long récit qu’elle a livré, sous le pseudonyme de Grace, au site Babe, le 13 janvier, suscite depuis de nombreuses réactions dans la presse américaine : il alimente la polémique sur les potentiels excès du mouvement #metoo, lancé pour lutter contre les agressions sexuelles, interroge sur la légitimité des dénonciations anonymes et soulève la question du consentement explicite.
D’après le témoignage de la jeune femme, la soirée de septembre commence comme un classique rendez-vous galant. Elle choisit minutieusement sa tenue et se prépare « avec excitation » à cette soirée avec l’un des acteurs les plus en vue du moment. Après un dîner au restaurant, le retour dans l’appartement commence par des baisers et du sexe oral consentis, rapporte la jeune femme. Puis elle fait comprendre à M. Ansari qu’elle ne désire pas aller plus loin ; celui-ci insiste lourdement à plusieurs reprises, puis finit par lui proposer de regarder la télé « habillés sur le canapé ». Peu après, elle quitte l’appartement et fond en larmes dans le hall. Dans un message, elle lui reproche le lendemain de ne pas avoir compris « les signaux non verbaux » qu’elle lui a adressés pour lui faire part de son malaise. M. Ansari répond alors à Grace en se disant « triste » d’avoir « mal analysé » la situation, et s’excuse.
Fossé générationnel
Fallait-il publier ce récit, s’interrogent depuis intellectuels, chercheurs, féministes dans la presse ? Ce que certains qualifient de « déception amoureuse » devait-il forcément rejoindre le flot d’abus et d’agressions sexuels caractérisés et dénoncés depuis plusieurs mois à visage découvert ? Faut-il désormais classer Ansari dans la catégorie des prédateurs sexuels ? Oui, estiment les militants, souvent jeunes, pour qui la mésaventure vécue par Grace démontre la distorsion entre la perception qu’ont les hommes et les femmes des interactions sexuelles entre adultes.
La personnalité de l’agresseur présumé et le déroulé de la rencontre, décrit avec une précision clinique par Grace, expliquent l’emballement autour de cette affaire, « la plus controversée » depuis l’éclatement du scandale Weinstein, selon le site Vox. Etiqueté « mec bien » par la presse, Aziz Ansari avait soutenu dès le départ les femmes dénonçant les agressions sexuelles et se définit lui-même comme un féministe. Il a depuis réitéré son engagement dans le mouvement #metoo.
L’affaire confirmerait en outre la nécessité d’un consentement explicite, afin que les deux partenaires soient sur un pied d’égalité. La blogueuse et féministe américaine Jessica Valenti affirme par exemple que beaucoup d’hommes verront dans cette histoire « une aventure sexuelle banale et raisonnable », alors que pour les femmes qui prennent aujourd’hui la parole, « ce type de rapports ne les satisfont pas et sont parfois blessants ». Un écho au débat déjà engagé sur la victimisation des femmes.
Beaucoup reconnaissent aussi que cette description de la « zone grise » que sont parfois les rapports entre adultes consentants soulève un débat nécessaire
Liz Wolfe, rédactrice en chef du site Young Voices, qui promeut des textes écrits par des « millennials », note, elle, un fossé générationnel entre des femmes plus âgées qui estiment que « Grace aurait pu se montrer plus affirmative ou tout simplement quitter l’appartement » ; et des jeunes femmes pour qui « Ansari n’a pas été suffisamment à l’écoute des réserves physiques et verbales de Grace ».
Scepticisme
Beaucoup reconnaissent aussi que cette description de la « zone grise » que sont parfois les rapports entre adultes consentants soulève un débat nécessaire. Car ce type d’expériences – malheureuses – sont « plus courantes et d’une certaine manière plus difficile à évoquer que la plupart des agressions sexuelles qui ont été [récemment] dénoncées », écrit Vox.
Dans le même temps, Caitlin Flanagan du magazine The Atlantic, s’indigne de « l’humiliation » subie par l’acteur, dépeint avec force détails dans une situation intime. Le procédé montre selon elle qu’il y a « dans ce pays de nombreuses femmes en colère, temporairement puissantes » et susceptibles de « détruire un homme qui ne le méritait pas ».
Enfin, certains se demandent si ce genre de témoignages ne risque pas de pénaliser le mouvement #metoo et de jeter le scepticisme sur des abus rapportés par d’autres femmes.
Depuis 2015, Master of None, la série d’Aziz Ansari diffusée sur Netflix, dans laquelle le jeune homme d’origine indienne et de culture musulmane aborde le racisme, le sexisme et sa vie amoureuse, connaît un succès persistant. Elle lui a même valu un Golden Globe pour sa performance d’acteur lors de la cérémonie du 7 janvier, marquée par le soutien des artistes à la campagne Time’s up et au mouvement #metoo.



                            


                        

                        

