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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Notre choix du soir. Sous la forme d’une mini-série, l’humoriste livre un redoutable pastiche d’un univers régi par les audiences (sur Canal+ Décalé à 22 h 20).
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TV- « Importantissime » : quand Chris Esquerre détourne les talk-shows

Notre choix du soir. Sous la forme d’une mini-série, l’humoriste livre un redoutable pastiche d’un univers régi par les audiences (sur Canal+ Décalé à 22 h 20).



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h45
    |

            Véronique Cauhapé








                        


Mini-série sur Canal+ décalé



Avec son air de petit garçon premier de la classe, Chris Esquerre peut dire les pires horreurs, et ça passe. Les hochements de tête, de droite à gauche, et les moues satisfaites qu’il adopte pour les appuyer, rendent irrésistibles les stupidités qu’il prononce. Parce que le bougre sait observer et écouter le monde – particulièrement celui des médias dont il épingle les prétentieux débiles qui s’y agitent –, il est capable d’en reproduire les travers, les mesquineries, les absurdités. Et ça passe. Il dézingue, en douceur, avec l’air de ne pas y toucher : une signature à nulle autre comparable.
Miroir tendu à la télévision
Ici, Chris Esquerre se livre à une immersion dans les coulisses d’un magazine d’« Infotainment », en endossant le rôle de l’animateur-producteur. A ses côtés et surtout, à son service, œuvre une équipe dont les membres tentent de répondre à toutes les lubies du « patron ».
Redoutable pastiche d’un monde régi par les audiences, Importantissime met en scène les situations et les personnages ridicules qu’un tel système génère.
Choix de sujets racoleurs, « concernants et impactants », gestion humaine humiliante, discours creux et autocentré, réunions qui brassent de l’air… l’humoriste et sa bande tendent un miroir à une télévision qu’ils connaissent bien, sur ce format des talk-shows où alternent interviews politiques, reportages dits « sociétaux » et chroniques « tendance ». Un format sur les plateaux duquel Chris Esquerre se produit depuis plus de dix ans. D’abord à France 2, M6 puis Canal+, il a, en effet, délivré ses pastilles humoristiques, surréalistes et décalées.

   


Dans sa vraie-fausse émission dont il reproduit le quotidien (de l’élaboration à la mise à l’antenne), les horoscopes prédisent aux poissons « la possibilité d’un dégât des eaux » pouvant « entraîner une grave dépression » qu’ils surmonteront cependant « en moins de deux ans ». Le planning prévoit à chaque numéro, trois invités : un principal, un secondaire, et un de secours au cas où les deux précédents se montreraient ennuyeux. La miss météo ne dit pas un mot mais honore le plateau de sa présence en maillot de bain. Les chroniques s’attachent à la guerre des deux fromages (le comté et l’emmenthal), aux endives « victimes d’un préjugé », ou au cabillaud. Quant à la Corée, « bof, on sait jamais qui est le méchant », alors on passe. C’est à peine si l’on croit, parfois, à une parodie.
Importantissime (saison 1), série créée par Chris Esquerre (Fr., 2017, 6 × 15 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ A voir aussi ce soir. Sans apporter de réelle analyse, Philippe Thuillier retrace, sous la forme d’un grand zapping, une décennie qui bouleversa le petit écran (sur France 3 à 20 h 55).
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TV - « La Télé des années 80. Les dix ans qui ont tout changé »

A voir aussi ce soir. Sans apporter de réelle analyse, Philippe Thuillier retrace, sous la forme d’un grand zapping, une décennie qui bouleversa le petit écran (sur France 3 à 20 h 55).



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h30
    |

            Christine Rousseau








                        


Documentaire sur France 3 à 20 h 55

   


A l’aube des années 1980, avec ses trois chaînes dont la toute jeune France 3, la télévision ronronne. Et les Français, qui n’aiment rien de moins que la critiquer, commencent à faire part de leur lassitude devant cet écran qui voit défiler toujours les mêmes têtes. Tout particulièrement dans le domaine roi – celui des variétés – que se partagent Danielle Gilbert, le midi, Guy Lux et Maritie et ­Gilbert Carpentier, le samedi soir. Quand les artistes – souvent les mêmes également – ne font pas halte l’après-midi sur les plateaux d’« Aujourd’hui madame ».
« C’est une télévision de rendez-vous, qui n’a pas beaucoup de moyens, sauf pour le divertissement », concède Michel Drucker, qui animera durant cette décennie 1980 le légendaire « Champs-Elysées ». Une décennie qui voit, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, le 10 mai 1981, le paysage audiovisuel connaître sa première grande révolution marquée, notamment, par la création, en 1984, d’une chaîne payante, Canal+. ­Suivra, deux ans plus tard, la naissance de La Cinq de Silvio Berlusconi et de TV6, qui devient M6 lorsqu’elle est attribuée au groupe RTL en 1987 ; cette même année, TF1, la chaîne historique, est privatisée et ­confiée, au grand dam de Jean-Luc Lagardère à Francis Bouygues.
Myriade d’émissions inédites
Cet éclatement va profondément bouleverser la télévision, exacerber la concurrence et la projeter dans une nouvelle ère au cours de laquelle apparaissent – et parfois disparaissent aussi vite – une myriade d’émissions inédites qui laissent entrevoir de nouvelles tendances. Et avec elles, de nouvelles figures, tant dans le domaine des variétés et des divertissements (Christophe Dechavanne, Thierry Ardisson, Antoine de Caunes…) que dans le secteur de l’infor­mation (Christine Ockrent, Anne ­Sinclair, Patrick Poivre d’Arvor, Guillaume Durand…).

   


Pour retracer cette décennie aussi turbulente qu’innovante, Philippe Thuillier a ouvert très largement – trop sans doute – la boîte aux archives, où il a puisé la matière d’un documentaire en deux longues parties, dont la seconde sera diffusée le vendredi 26 janvier, à 20 h 50. Ce gigantesque zapping, agrémenté de commentaires et d’anecdotes des acteurs de l’époque (journalistes, producteurs, animateurs…), ravira sans doute les amateurs du genre, heureux de retrouver – même pour la énième fois – des extraits de « Droit de réponse », des « Enfants du rock », de « Nulle part ailleurs », du « Jeu de la ­vérité » ou de « Psy-show ».
Quant aux autres, gavés après les fêtes de best of et autres bêtisiers, qui attendraient un décryptage – hors d’une simple narration chronologique – et une analyse sur les grandes tendances qui se font jour et marqueront les ­décennies à venir (telles que la montée en puissance des ano­nymes ou des chaînes d’info), ils en seront pour leurs frais.
Recyclage indigeste
Dire et redire que cette décennie révolutionne la télévision est une chose, en faire la démonstration en prenant de la hauteur en est une autre. Philippe Thuillier n’y parvient pas, qui demeure au ras des images et du propos. Avec une volonté d’être quasi exhaustif, ­sinon comment comprendre les deux fois deux heures qu’il nous inflige, où malheureusement sont à peine mentionnés les émissions culturelles, les magazines de société et les fictions (téléfilms et séries). Cette décennie méritait mieux qu’un recyclage aussi indigeste et indigent.
La Télé des années 80. Les dix ans qui ont tout changé, de Philippe Thuillier (Fr., 2017, 2 x 125 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Le chorégraphe présente au Théâtre du Rond-Point, à Paris, « My Ladies Rock », un show au ton très féministe.
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Gallotta met des tigresses dans son moteur

Le chorégraphe présente au Théâtre du Rond-Point, à Paris, « My Ladies Rock », un show au ton très féministe.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h26
    |

                            Rosita Boisseau








                        



                                


                            

Le tourbillon de la vie donne le vertige à Jean-Claude Gallotta. Les émotions qui se tamponnent, les désirs qui se chevauchent ont toujours fait ­cavaler plus vite que la musique le chorégraphe à la silhouette ­sautillante. Et c’est la danse, sa danse nerveuse, instable, qu’il somme de rattraper le manège infernal pour rester vivant.
La tension intime de Gallotta, figure de la scène chorégraphique depuis le début des années 1980, explique que son taux de fraîcheur n’ait jamais chuté. Amoureux de la musique pop bien avant qu’elle soit à la mode sur les plateaux contemporains, il met en scène des comédies musicales comme La Légende de Roméo et Juliette (1991) ou celle de Don Juan (1992). Depuis 2004, il repique régulièrement à la veine variété et rock. L’Homme à la tête de chou, à partir de l’album de Serge Gainsbourg dans la version d’Alain Bashung, My Rock (2015), Volver (2016) avec Olivia Ruiz, n’ont pas étanché sa soif d’émotions urgentes. Avec My Ladies Rock, il ressort sa discographie rock pour un nouvel opus dédié aux voix féminines.
Au menu de cette balade dans le répertoire de celles qui ne seraient « que des égéries aux yeux énamourés, des icônes secrètes ou des muses manipulatrices » si ­elles n’avaient pas sauté les barrières de sécurité, les grands noms de Brenda Lee, Marianne Faithfull, Siouxsie and the Banshees, Aretha Franklin, Nina Hagen se succèdent.
Elan bondissant
Après My Rock, très masculin, Gallotta désirait « requalifier l’apport des femmes dans cette musique ». Comme dans le premier volet, il la joue simple, très show clippé. Il enchaîne les tubes en présentant leurs auteures, tandis que des projections d’images ­d’archives donnent vie à ses commentaires aussi documentés que personnels. « Plusieurs d’entre elles se sont heurtées à la porte fermée qui menait les hommes à la reconnaissance et à la notoriété, et sont tombées dans l’oubli,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Le cinéaste, qui a eu une liaison avec l’écrivaine, cède à l’université Yale les 112 lettres qu’elle lui a envoyées, faute d’être autorisé à les publier en France.
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Beauvoir : l’exil américain des lettres à Lanzmann

Le cinéaste, qui a eu une liaison avec l’écrivaine, cède à l’université Yale les 112 lettres qu’elle lui a envoyées, faute d’être autorisé à les publier en France.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h47
    |

                            Franck Nouchi (propos recueillis par)








                        



                                


                            

La bibliothèque Beinecke de livres rares et de manuscrits de l’université Yale (New Haven, Connecticut) vient de se porter acquéreuse, par l’intermédiaire de Christie’s, de 112 lettres que ­Simone de Beauvoir a écrites et adressées à Claude Lanzmann à partir de 1953. Des lettres d’amour qui témoignent de la relation qu’ont entretenue la philosophe et le cinéaste, et que ce dernier avait jusque-là ­conservées. Il s’explique sur cette décision, regrettant que la fille de Simone de Beauvoir, Sylvie Le Bon de Beauvoir, s’oppose à leur ­publication en France.
Pourquoi ne pas avoir publié ces 112 lettres chez Gallimard, l’éditeur de votre livre « Le Lièvre de Patagonie » ?
J’aurais à coup sûr préféré les faire publier par mon éditeur habituel, à savoir Gallimard, mais cela s’est avéré impossible. En effet, selon la loi française, les lettres appartiennent à ceux ou celles qui les écrivent, mais jamais à leurs destinataires, à qui elles sont adressées. Dès lors, la situation était la suivante : même si je demandais à Gallimard de publier ces lettres, la maison d’édition n’avait pas d’autre choix que de refuser de le faire.

Pour quelle raison ?
Sylvie Le Bon de Beauvoir, la fille adoptive de Simone de Beauvoir, détient les droits ­moraux de l’œuvre littéraire de sa mère. Etant opposée à la publication de ces lettres, elle a contraint Gallimard à renoncer à leur publication. Avant d’expliquer les raisons de ce refus, je voudrais souligner un paradoxe : ­de Beauvoir m’avait demandé d’être le parrain lorsqu’elle a adopté Sylvie Le Bon. Sartre m’avait demandé la même chose lors de l’adoption d’Arlette Elkaïm en 1964. Je n’avais évidemment aucune raison de refuser.
Pourquoi Sylvie Le Bon de Beauvoir ­s’oppose-t-elle à la publication de ces ­lettres, alors qu’elle a fait publier les ­lettres de Simone de Beauvoir à Sartre, à Nelson Algren et à Jacques-Laurent Bost ?
Bien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Sylvie Le Bon de Beauvoir, la fille adoptive de Simone de Beauvoir, s’ oppose à la publication en France des lettres écrites à Claude Lanzmann.
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La pièce manquante dans la correspondance du « Castor »

Sylvie Le Bon de Beauvoir, la fille adoptive de Simone de Beauvoir, s’ oppose à la publication en France des lettres écrites à Claude Lanzmann.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h38
    |

                            Franck Nouchi








                        


                                                        
Du vaste puzzle de la vie épistolaire – et amoureuse – de Simone de Beauvoir, c’est la pièce manquante. Cent douze lettres au total, à l’écriture si reconnaissable, toutes adressées à Claude Lanzmann. Que l’auteure du Deuxième Sexe ait eu une longue relation amoureuse avec le réalisateur de Shoah, cela n’était un secret pour personne. Ni Simone de Beauvoir ni Claude Lanzmann, qui en parle longuement dans Le Lièvre de Patagonie (Gallimard, 2009), ne l’ont jamais caché. En revanche, on ignorait l’existence d’une correspondance entre ces deux personnalités. Au soir de sa vie, Claude Lanzmann, 92 ans, aurait aimé voir ces lettres publiées. Cela ne lui sera pas possible. Sylvie Le Bon de Beauvoir, la fille adoptive et, à ce titre, l’exécutrice testamentaire de l’écrivaine, s’y oppose.

Pourquoi réserver un tel sort à ces lettres, alors que furent publiées, apparemment sans la moindre réticence, les correspondances que Simone de Beauvoir eut avec d’autres hommes, Jean-Paul Sartre évidemment, mais aussi Nelson Algren et Jacques-Laurent Bost ? Sylvie Le Bon de Beauvoir n’ayant pas donné suite à notre demande d’en­tretien, nous nous contenterons pour l’heure des explications de Claude Lanzmann. Empêché en France, ce dernier vient de vendre ces lettres à la ­bibliothèque Beinecke de l’université Yale. Qu’adviendra-t-il ensuite ? Nul ne le sait, même si l’on peut imaginer que les nombreux spécialistes de Beauvoir et de Lanzmann travaillant dans cette prestigieuse université américaine auront à cœur de décrypter ces lettres et, éventuellement, plus tard, de les publier. A condition, bien sûr, d’en avoir le droit, tant il est vrai qu’aux Etats-Unis, la reconnaissance du droit moral est variable selon les Etats.
Deux types de droits distincts
La loi française sur le droit d’auteur, elle, distingue entre la propriété matérielle du support de l’œuvre (la toile en tant qu’objet, un manuscrit…) et la propriété immatérielle, qui porte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Initiatrice du succès du Théâtre national populaire aux côtés de Jean Vilar, Sonia Debeauvais est morte le 2 janvier, à 92 ans.
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Mort de Sonia Debeauvais, cheville-ouvrière du Théâtre national populaire

Initiatrice du succès du Théâtre national populaire aux côtés de Jean Vilar, Sonia Debeauvais est morte le 2 janvier, à 92 ans.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h55
    |

            Brigitte Salino








                        


C’était une grande femme énergique que l’on croisait dans les rues d’Avignon, où elle aura vécu soixante festivals : Sonia Debeauvais, qui avait été une des collaboratrices de Jean Vilar, est morte le 2 janvier, à 92 ans. Elle laisse un legs qui a contribué à la réussite, et au mythe, du Théâtre national populaire. Quand elle y entre, en 1956, le TNP a cinq ans. Jean Vilar, qui cherche inlassablement à conquérir un nouveau public, lui confie la tâche de développer les réseaux. L’époque est à l’utopie humaniste, l’enthousiasme est généreux, mais il faut organiser, coordonner, inventer des actions.
Travail de l’ombre
Jean Rouvet, l’administrateur de Jean Vilar, a déjà mis en place ce qui révolutionne l’accueil du public : les trompettes de Jarre à l’entrée dans la salle, l’absence de pourboire, la distribution des programmes avec le texte des pièces, les retards interdits… Sonia Debeauvais travaille dans l’ombre, en nouant des relations avec les associations, les comités d’entreprise, les amicales laïques de banlieue, les fameux militants que l’on appelle « les relais », et qui jouent un rôle essentiel en facilitant les abonnements.
Sonia Debeauvais, qui fut une pionnière en la matière, n’aimait pas l’expression de « relations publiques ». Elle lui préférait celle de « relations avec le public », plus concrète, précise et engagée, à l’image du TNP. A la mort de Jean Vilar, en 1971, elle a continué à travailler au côté de son successeur, Paul Puaux. Elle a également été secrétaire générale, puis responsable du département international du CFPJ (Centre de formation professionnel des journalistes), à Paris, et elle a activement participé à l’Association Jean Vilar, qu’elle a contribué à fonder. Par ailleurs, Sonia Debeauvais était la grand-mère de la scénariste et réalisatrice Emma Luchini, fille de Fabrice Luchini.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ L’artiste présente ses peintures aux références aussi bien historiques que personnelles.
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Sélection galerie : Nazanin Pouyandeh chez Vincent Sator

L’artiste présente ses peintures aux références aussi bien historiques que personnelles.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h23
    |

                            Philippe Dagen








                        


Jusqu’ici, la peinture de Nazanin Pouyandeh surprenait par sa dextérité figurative, son inventivité onirique, l’étrangeté de ­scènes où postures et situations ne se laissaient pas interpréter. Elle montre cette fois deux grandes toiles dans lesquelles la part de l’histoire est plus clairement visible. Dans l’une, un groupe de femmes semble en persécuter une qui ne sait ­comment se défendre de ces furies. Elles sont très coquettement habillées, mais la scène se déroule dans un paysage de ruines urbaines qui évoque aussitôt les images d’Alep.

   


Dans l’autre, un groupe féminin, drapé de noir ou de bleu, armé de javelots, ­attaque une géante nue. La campagne brûle au loin et des ­corneilles passent en rafales. Ces visions entre cauchemar et ­allégorie sont accompagnées d’œuvres plus ­petites où l’on voit la représentation picturale des corps et ­des visages se faire et se défaire comme pour rappeler qu’il n’y a ­­là que fictions et faux-semblants, visions et leurres. D’autres ­encore, nées d’un séjour au Bénin et souvenirs de son enfance en Iran, sont d’une ­remarquable acuité dans ce qu’elles suggèrent des relations­ ­entre cultures africaine et iranienne d’autrefois et culture ­globalisée d’aujourd’hui. La peinture de ­Pouyandeh devient de plus en plus dense et profonde.
« Ruines et plaisirs », de Nazanin Pouyandeh. Galerie Vincent Sator, 8, passage des Gravilliers, Paris 3e. Tél. : 01-42-78-04 84. Du mardi au samedi de 14 heures à19 heures. Jusqu’au 3 mars. www.galerie-sator.com et nazaninpouyandeh.free.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Le livre de la danseuse et chercheuse en art, qui s’est assignée depuis 2015 à une minute de danse par jour, interroge ce geste micropolitique et poétique.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Sélection livre : la virgule chorégraphique de Nadia Vadori-Gauthier

Le livre de la danseuse et chercheuse en art, qui s’est assignée depuis 2015 à une minute de danse par jour, interroge ce geste micropolitique et poétique.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h20
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 16h29
    |

                            Rosita Boisseau








                        



   


Danser une minute chaque jour dans n’importe quel lieu et en toutes saisons pendant mille et un jours consécutifs est le pari affolant tenu par la danseuse et chorégraphe Nadia Vadori-Gauthier. Depuis le 14 janvier 2015, cette performeuse, également chercheuse au sein du Corps collectif, laboratoire artistique et groupe de performance, s’est jetée au milieu de la foule, aux pieds des CRS, dans les rues, les gares et les jardins, sous une fontaine ou dans une piscine, la nuit, le jour, pour y exécuter sa Minute de danse par jour. Filmée, cette virgule chorégraphique était postée dans la foulée, quasiment sans montage, sur Vimeo, Tumblr et le compte Facebook de la chorégraphe.


Diaporama : Une minute de danse par jour from Nadia Vadori-Gauthier on Vimeo.

L’idée s’impose à elle au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo. Nadia Vadori-Gauthier décide de s’assigner « une action quotidienne, petite mais réelle et répétée, qui œuvre pour une poésie en acte, en [se] mettant réellement en jeu, seule ou en relation à d’autres », comme elle le relate dans le livre Danser, résister, conçu sous sa direction. Avec cette performance qui table sur le hasard et la rencontre, qu’il s’agisse d’un handicapé sur son fauteuil, d’un joggeur ou d’une personne âgée dans sa maison de retraite, Nadia Vadori-Gauthier fait de la danse l’étincelle d’un moment magique.
La danseuse évoque la part d’absurdité téméraire et clownesque de ces minutes de danse
Dans le livre, largement illustré de photos de ces minutes égrenées pendant près de trois ans, elle a rassemblé un panel d’analyses et de témoignages de chercheurs et universitaires comme Eric Bonnet, Roland Huesca ou Flore Garcin-Marrou, qui prolongent, en les questionnant, ses actions poétiques et politiques. Avec Marie-Luce Liberge, la danseuse évoque la part d’absurdité téméraire et clownesque de ces minutes de danse, tandis qu’en complicité avec Barbara Glowczewski, spécialiste des Aborigènes, la performeuse pointe la visibilité et l’invisibilité de ses intrusions inopinées dans un environnement urbain. « Je ne cherche pas la performance, ne veux pas me soumettre au spectaculaire, ajoute-t-elle. Je désire juste me glisser dans les interstices du banal pour faire sourdre un peu de poésie. Je me sens un peu comme un sismographe dans un environnement dont je capte les échos. »Rosita Boisseau
« Danser, résister. Une minute de danse par jour », de Nadia Vadori-Gauthier. Editions Textuel, 192 pages, 35 euros. www.uneminutededanseparjour.com/evenements-projections



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ A écouter cette semaine : le contreténor argentin à la virtuosité fiévreuse, un pianiste surdoué qui garde le rythme, deux légendes du jazz à nouveau réunies...
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Sélection albums : Franco Fagioli, David Lively,Chick Corea & Steve Gadd Band...

A écouter cette semaine : le contreténor argentin à la virtuosité fiévreuse, un pianiste surdoué qui garde le rythme, deux légendes du jazz à nouveau réunies...



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h43
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 16h30
   





                        


Franco Fagioli Haendel Arias Extraits d’Oreste, Serse, Rinaldo, Imeneo, Il pastor fido, Rodelinda, regina de’ Longobardi, Giulio Cesare in Egitto, Ariodante, Partenope Franco Fagioli (contre-ténor), Il Pomo d’Oro, Zefira Valova (violon et direction).

   


En devenant le premier contreténor à signer avec le label Deutsche Grammophon, Franco Fagioli est entré dans l’histoire. Il y restera avec ce nouveau récital consacré à Haendel, où le gosier véloce du roi de la vocalise sur trois octaves ne le cède en rien à l’interprète féru d’une musicalité embrassant avec le même bonheur tous les registres expressifs. Pas moins de neuf opéras en italien sont ici abordés par l’Argentin, avec la complicité de l’ensemble Il Pomo d’Oro, dirigé par la violoniste Zefira Valova. Entre virtuosité fiévreuse (Agitato da fiere tempeste d’Oreste) et sereine élégie (le Serse du fameux Ombra mai fu), Fagioli déploie un art qui force l’admiration : une incroyable longueur de souffle, une richesse exceptionnelle du legato, une palette étourdissante de couleurs et de nuances, sans oublier la maîtrise virtuose des ornements comme dans le « Cara sposa, amante cara » de Rinaldo. Le « Broadway baroque » de Haendel – Fagioli dixit – a trouvé son Fred Astaire vocal. Marie-Aude Roux
1 CD Deutsche Grammophon/Universal Music.
David Lively I Got Rhythm

   


Avec ce programme époustouflant, David Lively – pianiste français d’origine américaine – semble réaliser, à 68 ans, un rêve de gosse, consistant moins à honorer ses ancêtres qu’à enchaîner sans modération les plaisirs d’un interprète surdoué. 28 pièces made in USA, 28 états de la musique – souvent d’essence populaire – fédérés par le rythme. Pas d’antagonisme Nord-Sud dans cette géographie étoilée mais une polarité ragtime-blues investie par des compositeurs tels que Scott Joplin, Aaron Copland, Samuel Barber ou William Bolcom. Une touche latino aussi, avec Louis Moreau Gottschalk (Souvenir de Porto Rico), et une adrénaline de base-ball avec Charles Ives (Some Southpaw Pitching). Si la colonne vertébrale de cet « Homo americanus » est figurée par une douzaine de mélodies signées George Gershwin (dont celle qui fournit le titre de l’album), sa nature d’Iron Man est attestée par les exigences virtuoses de William Albright (Hoedown) et d’Elliott Carter (Caténaires). Pierre Gervasoni
1 CD La Musica/Harmonia Mundi.
Chick Corea & Steve Gadd Band Chinese Butterfly

   


Au début des années 1970, le batteur Steve Gadd avait fait partie, brièvement, du groupe Return To Forever, mené par le claviériste Chick Corea. La formation était alors dans une période de fusion du jazz et du rock avec un apport des musiques brésiliennes, avant que l’emphase virtuose ne prenne le pas avec Al di Meola à la guitare, Stanley Clarke à la basse et Lenny White à la batterie. Corea et Gadd se sont depuis retrouvés à diverses occasions. Les voici à nouveau ensemble, avec Chinese Butterfly, double album qui pourrait rappeler ce premier Return To Forever, léger, mélodique, sans trop d’envols virevoltants et pyrotechnies musicales. Avec eux, le guitariste et chanteur Lionel Loueke, le saxophoniste et flûtiste Steve Wilson, le bassiste Carlitos del Puerto et le percussionniste Luisito Quintero. Trois longs thèmes, sur le deuxième CD, abordent des envies d’improvisations plus marquées. L’ensemble, par la fluidité des développements, son alliance d’acoustique et d’électrique, est des plus réussis. Sylvain Siclier
2 CD Concord Music Group/Universal Music.
L’Alba A Parulluccia

   


Du chant corse. A voix nue (parfois) ou drapé de couleurs instrumentales (cordes et vents). Collectif de la Balagne (Haute-Corse), créé en 2004, L’Alba avait enregistré deux albums, sans les commercialiser, avant celui-ci, dans lequel il invite la chanteuse italienne Enza Pagliara (de l’ensemble féminin Assurd). Au-delà de la qualité vocale et de la finesse des arrangements, on appréciera également la diversité des inspirations de ces musiciens chanteurs, grâce à la traduction des chansons, disponible sur le site du groupe L-alba.com. Entre une lumineuse paghjella, quintessence de la polyphonie corse, et une ballade mélancolique (Sappra Fatellu) soulignée d’un trait d’accordéon romantique (le musicien malgache Régis Gizavo, mort en juillet 2017), l’Alba glisse un souffle d’érotisme (Dolce senu) : « Si doux ce sein, doux comme un rêve/Que ce matin ma main délicatement caresse/Car ta beauté s’est enfin donnée/A mon désir ardent de tes courbes »). Patrick Labesse
1 CD L’Alba/Ma Case/Absilone.



                            


                        

                        


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Le jeune rock viscéral de Shame

Le groupe originaire du quartier de Brixton, au sud de Londres, publie un premier album qui tient les promesses de ses étourdissants concerts.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 18h01
    |

                            Stéphane Davet








                        



                                


                            

Il y a un an tout juste, on ressortait ébouriffé d’un concert de Shame donné dans un petit club de Groningue, la ville du nord des Pays-Bas où se tient, chaque année à la mi-janvier, le festival Eurosonic, fréquenté par une nuée de programmateurs venus repérer de nouveaux talents. A portée de postillons et d’éclaboussures de bières, le public avait communié avec ces cinq gamins de Brixton électrisés par une foi débordante en l’urgence punk et la vitalité régénérée des guitares.
Les Londoniens avaient beau n’avoir publié que deux singles, leur frénésie marquait les esprits et faisait grimper leur cote. Au point de passer sur la route l’essentiel de l’année 2017. « Près de 140 concerts ! 47 festivals ! A se demander si notre agent veut notre peau ! », s’esclaffe Charlie Steen, le chanteur à la bouille de cockney espiègle. « On a parfois l’impression de vivre dans un décalage horaire permanent », renchérit le bassiste Josh Finerty. « Tous ces mois ont été un grand mélange d’émotions, d’erreurs et de leçons », philosophe le guitariste Eddie Green.
A peine descendus du vieux van rouge dans lequel ils sillonnent à nouveau l’Europe, après une première tournée américaine, les Anglais (20 ans de moyenne d’âge) ne désunissent pas le gang pour répondre aux questions, ce 1er décembre 2017, au bar de la salle parisienne du Point Ephémère, où ils donneront le soir même un concert, à nouveau étourdissant. Si, sur scène, le quintette s’ébroue en mode Angry Young Men, la complicité de ces rockeurs, plus chérubins que voyous, s’affiche autrement dans la bonne humeur.
Explosivité et lyrisme
Stakhanovistes de la performance live, Shame a tout de même trouvé dix jours, en avril 2017, pour enregistrer son premier album, Songs of Praise (sorti le 12 janvier). Produit par un duo de réalisateurs, Dan Foat et Nathan Boddy, jusque-là repérés dans l’électro, ce coup d’essai tient ses promesses. Loin de se contenter de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Après quelques drames internes, le trio rock séminal californien recharge les batteries sur un huitième album habité.
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Le Black Rebel Motorcycle Club carbure à nouveau

Après quelques drames internes, le trio rock séminal californien recharge les batteries sur un huitième album habité.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h55
   





                        



   


C’est souvent dans l’adversité que naissent les grandes oeuvres. Pour un groupe comme Black Rebel Motorcycle Club, qui a fait de la noirceur son fond de commerce, les drames traversés ces dernières années (une opération chirurgicale de la boîte crânienne pour la batteuse Leah Shapiro en 2015, et en 2010, la mort de Michael Been, père du chanteur Robert Been et ingénieur du son du groupe en tournée) semblent avoir régénéré leur musique. Car depuis le départ du batteur Nick Jago en 2008, il faut concéder que le moteur du trio rock californien, révélé au début des années 2000, ronronnait tranquillement, voire ne parvenait plus à passer la vitesse supérieure. Jusqu’à la sérieuse cale d’inspiration sur Specter at the Feast (2013).

Ce Wrong Creatures est donc plutôt une bonne surprise et le trio californien signe là son meilleur album depuis Baby 81 (2007). Un huitième opus emmené par les deux guitaristes/chanteurs Peter Hayes et Robert Levon Been qui déclinent avec un savoir-faire indéniable, leur rock ténébreux teinté de blues et d’effluves shoegaze dissonantes. On peut reprocher à ces douze titres de ne rien révolutionner dans la forme mais l’on perçoit à nouveau cette lueur, ce vague à l’âme en forme d’exutoire, qui faisait cruellement défaut au groupe sur leurs derniers disques. Une flamme retrouvée qui s’avère particulièrement intense sur le réverbéré Echo aux relents « wild side » de Lou Reed, Calling Them All Away avec son finale grandiose, jusqu’à la conclusion All Rise, intense ballade au piano.
Comme sur la plupart des albums du BRMC, tout est loin d’être parfait (le raté Circus Bazooko, dans une veine Doors chamanique embarrassante), mais la jauge qualité demeure bien remplie dans l’ensemble. Les Californiens sont encore capables de sortir de leurs bottes en cuir des brûlots rock tels que l’imparable Spook, un King of Bones aux sonorités industrielles, ou l’habité Question of Faith, dont le titre, justement, n’est nullement à remettre en question. Ce Wrong Creatures, produit par Nick Launay (Yeah Yeah Yeahs, Nick Cave, Arcade Fire) est aussi un bon prétexte pour s’en retourner voir le groupe sur scène, leur terrain de prédilection. Ils seront justement à l’affiche du festival Lollapalooza, le 21 juillet.

Black Rebel Motorcycle Club - Wrong Creatures (Abstract Dragon/PIAS) www.blackrebelmotorcycleclub.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Le Russe de 26 ans confirme, dans un récital à la Philharmonie, qu’il est un des artistes les plus doués de sa génération.
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Daniil Trifonov, pianiste phénomène

Le Russe de 26 ans confirme, dans un récital à la Philharmonie, qu’il est un des artistes les plus doués de sa génération.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h19
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 18h03
    |

                            Marie-Aude Roux








                        



                                


                            

L’auditorium de la Philharmonie de Paris est tellement plein ce 15 janvier qu’il a fallu disposer une centaine de chaises en fond de plateau pour que tout le public puisse assister au récital du pianiste Daniil Trifonov. A 26 ans, ce phénomène du clavier, né le 5 mars 1991 à Nijni-Novgorod et formé à la célèbre Académie Gnessine, l’école pour enfants prodiges de Moscou, s’est fait une belle place au soleil. Il ne lui a pas suffi de remporter, en 2010 et 2011, alors qu’il était encore étudiant de Sergei Babayan au Cleveland Institute of Music, le concours Chopin de Varsovie (troisième prix), le ­concours Rubinstein de Tel-Aviv (premier prix) et le prestigieux concours Tchaïkovski de Moscou.
En 2013, il a signé un contrat d’exclusivité chez Deutsche Gram­mophon : le disque The Carnegie Recital lui a valu d’emblée une nomination aux Grammy Awards, tandis que le double album ­Transcendental, dédié au Liszt virtuose, recevait le Prix ECHO Klassik 2017. Une année faste puisqu’en octobre paraissait aussi ­Chopin Evocations, mettant en miroir l’influence du compositeur sur cinq de ses homologues, tout en faisant la part belle au « maître modèle » (les deux concertos pour piano avec le Mahler Chamber ­Orchestra sous la direction de Mikhaïl Pletnev). C’est ce double album que l’artiste russe joue ce 15 janvier dans une version évidemment condensée.
Original et inventif
Il y a chez Trifonov quelque chose de presque furtif. Le jeune homme svelte et barbu, s’il ne portait la queue-de-pie, pourrait tout aussi bien être celui qui vient réparer votre chaudière à gaz. ­Daniil Trifonov est là pour faire le job. Cela commence très fort avec les Variations sur un thème de Chopin de Federico Mompou (1893-1987), compositeur catalan ramené depuis peu sur le devant de la scène par des artistes comme Arcadi Volodos (un CD sorti en 2013 chez Sony Classical).
Avec Trifonov, le terme de fluidité est un mot grossier tant le ­toucher...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Le première épisode de la deuxième saison de la série anthologique « American Crime Story », de Ryan Murphy, est disponible sur le site de visionnage à la demande de Canal+.
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Télévision : le meurtre en série de Gianni Versace

Le première épisode de la deuxième saison de la série anthologique « American Crime Story », de Ryan Murphy, est disponible sur le site de visionnage à la demande de Canal+.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h05
    |

            Renaud Machart








                        



American Crime Story est une série anthologique : chaque saison, sous la houlette de Ryan Murphy, créateur de séries de haut vol (Nip/Tuck, Glee, American Horror Story, Feud), un thème de société fameux est réincarné avec une rare sophistication de moyens, mis au service d’un réel souvent stupéfiant de vérité.
En 2016, The People vs. O.J. Simpson avait subjugué par un tempo haletant et une distribution incarnant, avec un sens du mimétisme rare, le procès retentissant de l’ancien joueur de football américain.
La deuxième saison d’American Crime Story devait être consacrée aux tragédies liées à l’Ouragan Katrina qui, en août 2005, dévastait les régions côtières de la Louisiane, et en particulier La Nouvelle Orléans. Mais celle-ci a été repoussée à l’an prochain pour laisser d’abord place au récit de la fin de vie du couturier Gianni Versace, assassiné il y a un peu de vingt ans, à Miami, le 17 juillet 1997, par un jeune tueur en série.

Nous avons pu voir le « pilote » de cette nouvelle saison, diffusée sur la chaîne nord-américaine FX le 17 janvier et que Canal+ diffusera en mars, en version originale sous-titrée et en version française. En attendant, le site de diffusion à la demande de la chaîne câblée proposait ce pilote dès vendredi 19 janvier, en version originale seulement.
Avant même sa diffusion, cette saison a subi les attaques de la famille Versace, reprochant à la production ses libertés prises avec les événements. Le 8 janvier, elle publiait un communiqué :
« La famille Versace n’a pas autorisé la série prochainement diffusée et n’en a en aucune manière été partie prenante […]. Puisque [la société] Versace n’a pas cautionné la publication du livre sur lequel elle est en partie fondée, et qu’elle n’a pas davantage pris part à l’écriture du scénario, cette série télévisée devrait être uniquement considérée comme une œuvre de fiction. »
Ce à quoi Ryan Murphy a rétorqué, dans Entertainment Weekly : « Versace est basée sur un livre […] d’investigation de Maureen Orth. Elle a travaillé pour Vanity Fair. Maureen Orth [qui est créditée comme consultante de la série] est une impeccable journaliste et nous nous fions à son enquête. » Si, pour Murphy, il s’agit d’une œuvre « aucunement romancée avec d’évidents éléments de docufiction », le créateur de la série assure pour autant « n’avoir pas fait un documentaire. »

   


La famille Versace s’est notamment émue que soit rapportée dans la série une information selon laquelle le couturier était séropositif, ce que cet homme à la vie privée complexe – mêlant esprit de famille, rapports sexuels avec de jeunes hommes en dépit d’un compagnonnage de quinze ans avec son partenaire Antonio D’Amico, joué à l’écran par Ricky Martin – n’avait jamais rendu public.
Il est trop tôt pour juger si cette saison d’American Crime Story sera à la hauteur de la précédente. Mais on est ébahi par la ressemblance d’Edgar Ramírez avec Versace et par celle de Darren Criss (comédien et chanteur de Broadway, connu à la télévision pour sa participation à Glee) avec Andrew Cunanan, le meurtrier de l’Italien.
Pas plus que les scènes « gore » montrant l’assassinat de Sharon Tate dans la saison 7 d’American Horror Story n’ont dû réjouir Roman Polanski, celles retraçant celui de Versace, devant sa villa luxueuse et chamarrée de Miami Beach, n’ont dû être goûtées par Donatella Versace, la sœur du couturier, qui a repris la direction artistique de la maison milanaise.
En dépit de la présence de son amie Pénélope Cruz, qui l’incarne à l’écran, Donatella Versace n’a pas du non plus apprécié de voir son personnage, dans ce premier épisode, s’occuper immédiatement de business avant même d’avoir été se recueillir sur le corps de son frère.
The Assassination of Gianni Versace : American Crime Story, série créée par Ryan Murphy. Avec Édgar Ramírez, Darren Criss, Ricky Martin, Pénélope Cruz (EU, 2018, 9 x 52 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Quatre expositions racontent les avancées modernes de la capitale alsacienne à la fin du XIXe siècle.
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Strasbourg, creuset européen pour un monde nouveau

Quatre expositions racontent les avancées modernes de la capitale alsacienne à la fin du XIXe siècle.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h51
    |

            Florence Evin








                        



                                


                            

Une traversée des cinq ­décennies qui, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, propulsèrent Strasbourg à la pointe des avant-gardes artistiques, scientifiques, ­sociales, architecturales en Europe : c’est ce que propose « Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930 », une série de quatre expositions présentées au Musée ­d’art moderne et contemporain (Mamcs), au Palais Rohan, au ­Musée zoologique et au Ciné-Bal de l’Aubette, à Strasbourg.
En 1870, après la capitulation de la France à Sedan face aux Allemands, l’Alsace-Lorraine annexée, Strasbourg devient capitale du Reichsland et la vitrine moderniste du nouveau pouvoir, qui s’en donnera les moyens. Faire ressurgir ces années d’innovations progressistes demeura longtemps inconcevable pour la population stigmatisée par les années nazies. Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg, européen ­convaincu, travaillait à la récon­ciliation depuis vingt ans. En avril 2017, il a inauguré le tram transfrontalier reliant les deux rives du Rhin. En juin 2017, Strasbourg a reçu le label « Patrimoine mondial » de l’Unesco, pour son quartier de la Neustadt, la Nouvelle Ville, quartier de 500 hectares arborés, bâti par le Reich. Il ­restait à rappeler les avancées ambitieuses de Strasbourg nées de ce mariage forcé.

Joëlle Pijaudier-Cabot, conser­vatrice en chef du Patrimoine, ­directrice des Musées de la ville de Strasbourg, et Roland Recht, ­professeur honoraire au Collège de France, co-commissaires des ­expositions, racontent ces années d’innovation. Pour renaître, Strasbourg misa sur la culture – arts plastiques, musique, théâtre, photos, littérature, sciences et techniques… – et attira les artistes, écrivains, musiciens, savants et intellectuels du monde entier. Cela lui vaudra douze prix Nobel.
Parti pris interactif
Au Mamcs, sur 3 000 m2, mille objets et documents dialoguent dans un savant brouhaha orchestré par les deux commissaires : « On voulait une exposition...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Ex-champion de Kamoulox, ­baron noir à la télévision et éminence grise de la comédie, l’acteur est devenu, sur le tard et depuis une dizaine d’années, incontournable sur les écrans.
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Un apéro avec Kad Merad : « Pendant vingt ans, j’ai appris mon métier »


                      Ex-champion de Kamoulox, ­baron noir à la télévision et éminence grise de la comédie, l’acteur est devenu, sur le tard et depuis une dizaine d’années, incontournable sur les écrans.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h46
    |

            Magali Cartigny








                              

                        

Da Rosa, c’était sa cantine quand il habitait dans le 6e arrondissement. Dix-sept ans que le patron, José, tient ce restaurant portugais de la rue de Seine, à Paris. La serveuse Andrea a réservé un salon privé au fond de la salle du deuxième étage, ­mi-boudoir mi-salle de conférences. Une petite pièce cachée derrière un rideau, ornée de vitrines en bois anciennes et de banquettes en velours rouge. Au plafond, deux des six lampes art déco ont rendu l’âme. Un classeur rouge a été abandonné dans un coin. De la musique jazz résonne dans le fond. J’attends Kad Merad devant un verre de prosecco, essayant de chasser l’image de Manitas de la bitas, l’hidalgo qui joue de la guitare avec un instrument « particulier ». En bas, ça s’agite. « Bonjour, désolé pour le retard ! » (cinq minutes, mais le temps est compté).
Grand, massif, barbe au cordeau et gilet jacquard, non cela n’a décidément plus grand-chose à voir avec Manitas. Kad Merad, 53 ans, est une star. Derrière le rideau s’installent Marcel, son assistant, et Myriam, son attachée de presse, qui l’accompagnent un peu partout depuis dix ans. José arrive avec un verre de rouge portugais, du Freixo. « C’est très bon mais c’est fort », concède l’acteur. « Vous allez commander quoi, vous ? » On se décide pour des croquettes de morue, des empanadas et de la pata negra. On les mangera avec les doigts.
La promo dans le package du succès
Il est 12 h 55, « Kado » doit partir impérativement à 14 h 15 pétantes pour « un truc perso » avant d’enfiler un costume pour l’avant-première de la saison 2 de Baron noir, diffusée sur Canal+ à partir du 22 janvier. C’est son unique journée à Paris avant la mi-mars. Demain, départ pour Genève où il continue la tournée d’Acting, avec Niels Arestrup. Ensuite, direction le Festival de l’Alpe-d’Huez, où son dernier film, Le Doudou, a été sélectionné. Puis Poissy, Vichy, après un crochet par Strasbourg pour...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Femme d’affaires puissante et respectée, Katharine Graham fera entrer le « Washington Post » dans la légende avec deux faits d’armes : le Watergate, précédé, en 1971, par les « Pentagon Papers », rapport brûlant sur l’engagement américain au Vietnam. Un épisode porté à l’écran par Steven Spielberg.
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Kay Graham, la femme qui révéla le Watergate et les Pentagon Papers 
                  
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Le Monde
 |
                  19.01.2018 à 14h24


Femme d’affaires puissante et respectée, Katharine Graham fera entrer le « Washington Post » dans la légende avec deux faits d’armes : le Watergate, précédé, en 1971, par les « Pentagon Papers », rapport brûlant sur l’engagement américain au Vietnam. Un épisode porté à l’écran par Steven Spielberg.

Par                             Stéphanie Chayet





                     
Elle est la grande absente des Hommes du président, le célèbre thriller de 1976 sur le scandale du Watergate pour lequel Alan Pakula avait méticuleusement recréé la salle de rédaction du Washington Post dans un studio de la Warner Bros. Pas un cendrier, pas une corbeille à papier ne manquent au tableau, mais la patronne du quotidien n’est mentionnée qu’une fois, lorsque les journalistes Carl Bernstein et Bob Woodward – interprétés par Dustin Hoffman et Robert Redford en Starsky et Hutch du reportage d’investigation – appellent le directeur de campagne du président Nixon pour vérifier une information.

« Dites à Katie Graham qu’elle va se prendre le nichon dans une essoreuse si vous publiez ça », menace alors John Mitchell (la réplique est authentique). À part ça, aucune allusion à la femme qui soutient les deux jeunes reporters jour après jour pendant cet interminable été 1972, alors que la Maison Blanche la harcèle et que le reste de la presse ne suit pas. À la décharge d’Alan Pakula, les apparitions de Katharine Graham dans le récit éponyme publié par Woodward et Bernstein en 1974 se comptaient déjà sur les dix doigts.
Comme le rappelle la journaliste politique Margaret Carlson, qui fut la première femme chroniqueuse au magazine Time, « Les Hommes du président est un livre sur des hommes écrit par des hommes à une époque où les femmes étaient invisibles à Washington, y compris cette femme influente. On oublie combien le monde a changé en quarante ans. » 
Les mensonges de trois administrations
Quarante ans plus tard, alors que les stars sont en noir sur le tapis rouge pour dénoncer le sexisme et les violences faites aux femmes, un nouveau film sur l’âge d’or du Washington Post replace sa propriétaire et éditrice – disparue en 2001 à 84 ans – au premier plan. Sur les écrans mercredi prochain sous le titre de Pentagon Papers (The Post, en V.O.), le dernier Steven Spielberg...





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Kay Graham, la femme qui révéla le Watergate et les Pentagon Papers
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Le directeur général Pierre Conte a annoncé vendredi plusieurs mesures, nominations et investissements destinés à relancer le deuxième groupe français d’édition.
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Editis se réorganise pour faire face à la crise du monde de l’édition

Le directeur général Pierre Conte a annoncé vendredi plusieurs mesures, nominations et investissements destinés à relancer le deuxième groupe français d’édition.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h10
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            
Reprendre la main : c’est l’objectif de Pierre Conte, directeur général d’Editis, qui a pris ses fonctions début septembre 2017 et a annoncé, vendredi 19 janvier, une série d’initiatives pour relancer le deuxième groupe français d’édition – derrière Hachette Livre. Au menu : réorganisation du pôle littérature générale, des nominations, des investissements dans de nouveaux projets, comme le livre audio, la création d’une plate-forme numérique commune à toutes les maisons de l’éditeur et enfin des efforts accrus de marketing.
Cette première salve de décisions – qui fait partie d’un plan quinquennal de développement, avalisé le 12 décembre à Barcelone par l’actionnaire espagnol, le groupe Planeta – a pour ambition de redessiner les contours des quatre pôles de littérature. Robert Laffont (littérature générale) et Univers Poche restent en l’état. En revanche, les périmètres d’Edi8 et de Place des éditeurs sont modifiés. Le premier (First, Gründ) se voit complété par l’adjonction de Lonely Planet et Solar afin de créer un pôle consacré à l’illustré, à la vie pratique et à la jeunesse. Place des éditeurs se recentre pour sa part sur la littérature générale et l’histoire : Plon, Perrin et Le Cherche Midi rejoindront Belfond et Presses de la Cité. La présidence de cet ensemble reviendra à Sofia Bengana, éditrice du Groupe Figaro, une maison d’où vient aussi M. Conte.
Deux millions d’euros dans le livre audio
Autre nomination, celle de Stéphanie Chevrier, directrice générale des Editions Don Quichotte, qui succède à la présidence des Editions La Découverte à Hugues Jallon, qui, lui, quitte le groupe pour prendre la présidence des Editions du Seuil en avril.
Dès lundi 22 janvier, une plate-forme numérique, baptisée Lisez !, présentera les ouvrages des 38 maisons d’éditions qui composent la galaxie Editis. Il sera possible de rechercher les œuvres par auteur, par thématique ou par maison d’édition. Editis ouvre, par ailleurs, un nouveau pan d’activité,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Jeudi, Dylan Farrow, la fille adoptive du réalisateur, l’a de nouveau accusé de l’avoir agressée sexuellement lorsqu’elle avait 7 ans.
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Violences sexuelles : vingt-cinq ans d’accusations contre Woody Allen

Jeudi, Dylan Farrow, la fille adoptive du réalisateur, l’a de nouveau accusé de l’avoir agressée sexuellement lorsqu’elle avait 7 ans.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 12h22
    |

                            Le Monde.fr








                        



   


Depuis vingt-cinq ans, des accusations d’agressions sexuelles planent sur le réalisateur américain Woody Allen, portées par sa fille adoptive, Dylan Farrow. Ces derniers jours, plusieurs actrices et acteurs ont dénoncé publiquement le cinéaste, déclarant regretter d’avoir travaillé avec lui. Rebecca Hall et Timothée Chalamet, qui jouent dans le prochain long-métrage de Woody Allen, A Rainy Day in New York, ont annoncé qu’ils allaient faire don de leur salaire à l’association Time’s Up, nouvellement créée, qui vient en aide aux victimes de violences sexuelles.

        Lire aussi :
         

                Harcèlement sexuel : la controverse renaît autour de Woody Allen



Ces prises de position font suite à la publication d’une lettre ouverte de Dylan Farrow, aujourd’hui âgée de 32 ans, dans le Los Angeles Times au début du mois de décembre 2017. Elle en appelle au monde du cinéma, demandant pourquoi le mouvement de libération de la parole lancé ces derniers mois contre les violences sexuelles semblait, pour l’instant, épargner son père adoptif.
« Pourquoi Harvey Weinstein [producteur américain accusé d’agressions sexuelles et de viols par de nombreuses femmes] et les autres célébrités accusées ont été exclues de Hollywood, alors qu’Allen a récemment signé un contrat de plusieurs millions de dollars avec Amazon ? »
Elle dénonce l’ambivalence d’acteurs et d’actrices ayant condamné publiquement Harvey Weinstein, mais qui, interrogés sur le réalisateur de Manhattan, Annie Hall et Match Point, esquivent le sujet.
Quelles sont les accusations ?
Woody Allen et l’actrice Mia Farrow ont entretenu une relation amoureuse et professionnelle entre 1980 et 1992. Ensemble, ils ont eu et adopté plusieurs enfants, jusqu’à ce que ce Mia Farrow découvre la relation entre Woody Allen et Soon-Yi Previn, qu’elle avait adoptée avec son compagnon précédent –. Le réalisateur l’a depuis épousée.
Mais le cinéaste est accusé d’avoir agressé sexuellement la fille qu’il avait adoptée avec Mia Farrow, Dylan Farrow, alors qu’elle avait 7 ans, le 4 août 1992 dans une maison de campagne, dans le Connecticut, en l’absence de sa mère. C’est la baby-sitter, qui a aperçu le réalisateur, seul avec l’enfant, qui n’avait plus son pantalon, et a alerté sa mère. La jeune fille a, par la suite, expliqué que son père avait touché son sexe. Des accusations que le cinéaste a toujours réfutées, jusque dans un communiqué envoyé jeudi 18 janvier.
Les accusations portées contre le réalisateur ont été décrites dans une longue enquête de la journaliste Maureen Orth, dans le magazine Vanity Fair, publiée en 1992. Un article qui décrivait, en s’appuyant sur plusieurs sources de la famille Farrow, des comportements déplacés à l’encontre de leur fille adoptive, et débutait ainsi : « Il y avait une règle implicite chez Mia Farrow : Woody Allen ne devait jamais être laissé seul avec leur fille adoptive de 7 ans, Dylan. » Avant l’agression présumée, le réalisateur aurait fait part de son comportement « inapproprié » auprès d’une psychologue pour enfants, Susan Coates, selon Vanity Fair.
Ce n’est que vingt-deux ans plus tard que Dylan Farrow s’est exprimée publiquement sur cette affaire. En 2014, elle a publié une lettre ouverte dans le New York Times pour appuyer les accusations : « Si je ne parle pas, je le regretterai sur mon lit de mort. »
Jeudi 18 janvier, elle s’est exprimée pour la première fois à la télévision sur CBS News, dans une interview enregistrée. Elle est notamment revenue sur son combat et les souffrances qu’elle a endurées. « Pourquoi ne pourrais-je pas être en colère, ressentir de l’indignation, après avoir été ignorée, écartée, et alors que l’on ne m’a pas crue ? », explique-t-elle dans un extrait diffusé par la chaîne.

Comment Woody Allen s’est défendu ?
L’affaire dramatique et complexe qui entoure Woody Allen depuis vingt-cinq ans est faite d’enquêtes, de contre-enquêtes, et d’accusations de manipulation de toutes parts. En 2014, peu après la première déclaration publique de Dylan Farrow, le réalisateur lui a répondu par une longue lettre ouverte publiée également dans le New York Times.
Accusant Mia Farrow d’avoir manipulé sa fille adoptive et de l’avoir « coachée » pour qu’elle accuse son père, il y nie les faits qui lui sont reprochés et estime que ces accusations sont nées au milieu d’une bataille juridique pour la garde des enfants, lors du très compliqué divorce du couple Allen-Farrow en 1992.
Autre fils adoptif du couple, Moses Farrow a pris la défense de son père en 2014, accusant lui aussi Mia Farrow d’avoir manipulé ses enfants pour les pousser à haïr leur père. « Je ne sais pas si ma sœur croit réellement qu’elle a été agressée ou si elle essaye de faire plaisir à sa mère », assurait-il dans une interview au magazine People. Il y accuse également Mia Farrow de mauvais traitements et explique avoir été frappé à plusieurs reprises pendant son enfance.
Enfin, M. Allen et ses avocats citent régulièrement une expertise rendue à l’époque des faits par la clinique de Yale-New Haven, rédigée par plusieurs praticiens et concluant que Dylan Farrow n’avait pas été abusée sexuellement.
Pourquoi cette défense est contestée ?
Tous les arguments avancés par Woody Allen et son fils sont balayés par Mia Farrow, Dylan Farrow et d’autres observateurs depuis que l’affaire a été relancée. « Ma mère ne m’a jamais manipulée. Elle n’a jamais mis de faux souvenirs dans ma tête », a assuré Dylan Farrow en 2014.
« Mes souvenirs sont à moi. Je m’en souviens. Quand je lui ai raconté mon histoire, elle espérait que je l’avais inventée. Au cours d’une des conversations les plus difficiles que j’ai eue, elle m’a demandé si je disais la vérité, expliquant que papa assurait n’avoir rien fait. Et je lui ai répondu : “Il ment.” »
Lorsque Woody Allen a perdu la procédure judiciaire pour obtenir la garde de ses enfants en 1993, le juge Elliott Wilk n’a pas trouvé de « preuve » crédible soutenant que Mme Farrow aurait manipulé sa fille adoptive et a, par ailleurs, dénoncé le comportement de Woody Allen en tant que père, dans un jugement acide.
Plusieurs membres de la famille Farrow nient également que l’agression ait été inventée pour faire perdre la garde des enfants à Woody Allen et expliquent que ces procédures ont été lancées après l’agression présumée. « En réalité, Allen a lancé les poursuites pour obtenir ma garde et celle de Ronan [son frère adoptif] uniquement après le début de l’enquête sur ses abus. Charmant », assurait récemment Dylan Farrow.
Aucun procès n’a eu lieu, mais le procureur du Connecticut, Frank Maco, avait estimé en 1993 qu’il disposait d’éléments suffisants pour inculper le cinéaste pour agression sexuelle sur sa fille mineure, comme le racontait le New York Times à l’époque. Il avait, cependant, préféré épargner à la jeune Dylan Farrow le traumatisme d’un témoignage public en procès.
Enfin, le jugement rendu par Elliot Wilk en 1993 a estimé que l’expertise de la clinique Yale New Haven, qui a conclu que Dylan Farrow n’avait pas été agressée, n’était pas crédible.
Le silence de Hollywood et la machine médiatique
En 2016, le journaliste et avocat de formation Ronan Farrow (depuis à l’origine de l’une des enquêtes ayant lancé l’affaire Weinstein), fils biologique de Mia Farrow et de Woody Allen, a également pris la parole, alors que son père était appelé à présider la cérémonie du Festival de Cannes, malgré les accusations portées par sa fille adoptive.
Dans une tribune publiée par The Hollywood Reporter, il dénonce le silence des médias, étouffés par une puissante défense élaborée par son père, au moment où sa sœur témoignait publiquement :
« Chaque jour, des collègues dans des rédactions me transféraient des e-mails envoyés par les puissants agents d’Allen (…). Ces e-mails contenaient des arguments prêts à être transformés en articles, avec des propositions de psychothérapeutes, avocats, amis, tous ceux prêts à qualifier une jeune femme s’attaquant à un homme puissant de folle, manipulée et agressive. Au début, ils envoyaient des liens vers des blogs, puis vers des titres réputés, une machine qui s’auto-alimentait. »

        Lire aussi :
         

                Qui est Ronan Farrow, le « tombeur » d’Harvey Weinstein ?



Dylan Farrow espère aujourd’hui que l’affaire Weinstein, qui a vu tomber de nombreuses personnalités de Hollywood, accusées de harcèlement sexuel, d’agressions ou de viols, tels que Brett Ratner et Kevin Spacey, permettra de lever un nouveau jour sur son histoire, et sur son père. « Il ment depuis si longtemps. C’est difficile pour moi de le voir et d’entendre sa voix », a-t-elle répété jeudi sur CBS.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Peter Mayle avait été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2002 pour sa contribution à la culture française.
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L’écrivain anglais Peter Mayle, auteur d’« Une année en Provence » est mort

Peter Mayle avait été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2002 pour sa contribution à la culture française.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 10h55
   





                        



   


Il était notamment connu pour son best-seller Une année en Provence, paru en 1989. L’écrivain anglais Peter Mayle est mort, jeudi 19 janvier, à l’âge de 78 ans. L’annonce a été faite par la maison d’édition américaine Alfred A. Knopf sur son compte Twitter :
« Nous avons le regret de vous faire part de la mort de Peter Mayle, auteur bien-aimé de plusieurs succès littéraires sur la vie en Provence. Il est décédé dans un hôpital près de chez lui, dans le sud de la France. »
Après avoir travaillé dans la publicité, M. Mayle s’était installé dans le sud de la France en 1987. Il racontera son déménagement de l’Angleterre vers la France dans Une année en Provence, qui a été vendu à plus de six millions d’exemplaires dans le monde.
Chevalier de la Légion d’honneur
Dans un entretien donné au Guardian en 2010, l’écrivain anglais expliquait son coup de cœur pour le sud de la France :
« Je me suis trouvé complètement distrait – beaucoup plus préoccupé par les curiosités de la vie en Provence que par le travail de mon roman. La dose quotidienne d’éducation que je recevais de la part du plombier, du fermier d’à côté, du chasseur de champignons et de la dame à l’âne frustré était infiniment plus fascinante que tout ce que je pouvais inventer. »
Auteur également d’« Une bonne année », Peter Mayle avait été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2002 pour sa contribution à la culture française.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Jean-Christophe Levassor dirige La Condition publique, « outil partagé » au coeur de la ville la plus pauvre de France. Il est l’un des invités de nos conférences « O21/S’orienter au 21e siècle » à Lille, vendredi 19 et samedi 20 janvier.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

O21. Diplômé d’HEC, il dirige un « laboratoire » culturel à Roubaix

Jean-Christophe Levassor dirige La Condition publique, « outil partagé » au coeur de la ville la plus pauvre de France. Il est l’un des invités de nos conférences « O21/S’orienter au 21e siècle » à Lille, vendredi 19 et samedi 20 janvier.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 13h01
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                            Léa Iribarnegaray








                        



   


Si l’on tape son nom sur Google – Jean-Christophe Levassor –, le premier résultat référencé est une interview de lui sur le site d’HEC. Diplômé de la grande école de commerce en 2004, Jean-Christophe Levassor affiche une carrière brillante et fulgurante, mais dans la culture. Après une expérience dans la production au Théâtre national de Chaillot, il devient administrateur du Centre dramatique national de Nancy à tout juste 25 ans, avant d’entrer au ministère de la culture en tant que chef du bureau du secteur audiovisuel public. Deux ans plus tard, il prend la casquette de directeur de la culture de la métropole européenne de Lille. Une succession de postes importants et passionnants, certes, « sauf qu’il manquait un truc ». 

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« Le truc » se définit par l’envie de s’ancrer dans un territoire. De jouer un rôle « plus incarné ». Jean-Christophe Levassor choisit alors La Condition publique, sorte de « laboratoire créatif » à Roubaix, dont il est le directeur depuis 2016. Implanté dans le quartier ouvrier de la ville la plus pauvre de France, il n’a pas fait dans la dentelle en termes de « territoire » : si plus de la moitié de la population a moins de 30 ans et vit sous le seuil de pauvreté, la matière à explorer révèle une grande richesse, avec un engagement associatif très fort. Entre deux maisons typiques en briques, La Condition publique, anciennement utilisée pour le conditionnement des matières textiles, ressemble à une énorme friche industrielle.
« Une multitude de petites choses font tomber les barrières et permettent de se détacher d’une consommation passive de la culture »
Jean-Christophe Levassor tente d’y façonner « une ruche, un pôle de développement, un outil partagé ». Il expérimente de nouveaux croisements, incarne lui-même ce carrefour entre enjeux sociaux, culturels, urbains. « D’habitude, le directeur d’un établissement culturel en est le directeur artistique. Moi, je ne cherche pas la verticalité, j’accepte de lâcher prise. Chacun doit pouvoir s’emparer du projet et apprivoiser le lieu », explique-t-il. Ainsi, une partie de l’activité est tournée vers la traditionnelle programmation culturelle, une autre vers la construction de programmes d’innovation sociale et d’accompagnement pour des associations, entreprises et autres collectifs indépendants. Résultat ? Un potager pédagogique posé sur le toit, des ateliers de bricolage ou d’écriture, de la sérigraphie côté fab lab… « Une multitude de petites choses font tomber les barrières et permettent de se détacher d’une consommation passive de la culture », se félicite Jean-Christophe Levassor. Pour que chacun trouve sa porte d’entrée, sans avoir fait HEC.

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Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (vendredi 1er et samedi 2 décembre 2017, au centre Prouvé), rendez-vous à Lille (vendredi 19 et samedi 20 janvier 2018, à Lilliad), à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), à Cenon, près de Bordeaux (vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer) et à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettront au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers sont aussi prévus.
Il reste des places pour participer à O21 Lille ! Pour toutes les villes, les inscriptions se font gratuitement via ce lien.

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Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.





                            


                        

                        

