<FILE-date="2018/01/19/19">

<article-nb="2018/01/19/19-1">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ David Lappartient souhaite que l’équipe Sky ne fasse pas courir son leader Chris Froome dans l’attente de la décision concernant son contrôle antidopage anormal.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Cyclisme : le président de l’UCI souhaite que Froome soit suspendu par son équipe

David Lappartient souhaite que l’équipe Sky ne fasse pas courir son leader Chris Froome dans l’attente de la décision concernant son contrôle antidopage anormal.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h54
   





                        



   


Le président de l’Union cycliste internationale (UCI), David Lappartient, souhaite que l’équipe Sky ne fasse pas courir son chef de file Chris Froome dans l’attente de la décision concernant son contrôle antidopage anormal de la dernière Vuelta et a affirmé redouter que l’affaire traîne en longueur, « au moins un an ».
« Sky devrait suspendre Froome. Maintenant, ce n’est pas à moi d’interférer », a déclaré le président français de l’UCI dans un entretien accordé au quotidien régional Le Télégramme à propos du cas du Britannique, quadruple vainqueur du Tour de France.

        Lire aussi :
         

                Cyclisme : l’indépendance du processus de sanction à l’épreuve du cas Froome



« Aux yeux du grand public, il est déjà coupable »
« Sans présager de la culpabilité du coureur, ce serait plus simple pour tout le monde. A Brailsford [son manager] de prendre ses responsabilités. Je crois d’ailleurs que c’est ce que souhaitent les autres coureurs. Ils en ont marre de l’image générale véhiculée », a estimé David Lappartient, en rappelant que le champion du monde du contre-la-montre, le Néerlandais Tom Dumoulin, avait dit que « si cela lui était arrivé, sa formation l’aurait suspendu à titre conservatoire ».
David Lappartient a précisé avoir appris le résultat du contrôle de Froome « une heure après » son élection à la tête de l’UCI, le 21 septembre : « Que le résultat soit anormal ou pas, de manière naturelle ou frauduleuse, c’est terrible. Aux yeux du grand public, il est déjà coupable. » « Nous sommes dans le processus des experts, a expliqué le président de la Fédération internationale. C’est en tout cas à Froome de démontrer les raisons qui ont pu conduire à une telle concentration de salbutamol, la charge de la preuve lui incombe. A lui de constituer son dossier . »
« A partir de là, le Legal Anti-Doping Services [LADS] de l’UCI verra si ses arguments sont recevables. Si ce n’est pas le cas, une sanction qui peut être de deux ans lui sera proposée. S’il ne l’accepte pas, on ira au tribunal antidopage de l’UCI avec possibilité d’appel, d’un côté comme de l’autre, devant le TAS [Tribunal arbitral du sport]. On est parti pour une bagarre juridique qui va durer longtemps. Cette affaire ne va pas se régler en deux minutes. Elle peut au moins durer un an. On va traîner cela comme un boulet. »
Les AUT en question
Le président de l’UCI a déclaré « comprendre » la réaction de Romain Bardet, sceptique sur la possibilité pour Froome d’être blanchi pour le taux élevé de salbutamol (deux fois la quantité plafond) décelé dans ses analyses à la Vuelta : « Il dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. »

        Lire aussi :
         

                Cyclisme : Le peloton reste réservé devant le cas Froome



« Je ne suis pas contre » les AUT (autorisations à usage thérapeutique), a ajouté David Lappartient. Mais il a rappelé, pour la critiquer, la position de l’ancien entraîneur de la Sky, Shane Sutton, qui a justifié d’aller chercher un gain supplémentaire de performance par le biais des AUT : « C’est la raison pour laquelle je souhaite mettre en place une surveillance médicale indépendante au niveau de l’UCI avec un no-start [une interdiction de départ au cas où...]. Cela permettra notamment de régler le problème des corticoïdes. »
Le Monde et le quotidien britannique The Guardian avaient révélé le 13 décembre dernier que le Britannique avait subi un contrôle révélant une forte concentration en salbutamol à l’issue de la 18e étape de la Vuelta



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-2">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Contraints d’évoluer par des températures torrides, plusieurs joueurs et joueuses ont pointé les risques que la chaleur faisait peser sur la santé des participants.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

A l’Open d’Australie, la canicule échauffe les esprits des joueurs

Contraints d’évoluer par des températures torrides, plusieurs joueurs et joueuses ont pointé les risques que la chaleur faisait peser sur la santé des participants.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 15h23
   





                        



   


Alors que les températures ont plusieurs fois dépassé les 40 °C à Melbourne, sur les courts où se joue l’Open d’Australie, plusieurs joueurs et joueuses ont élevé la voix, vendredi 19 janvier, pour réclamer un changement du règlement. Changement auquel les organisateurs sont réticents.
A Melbourne, la heat rule prévoit l’arrêt des matchs en cas de trop forte chaleur. Ce n’est pas le thermomètre seul qui est pris en compte, mais une combinaison complexe de la température, du taux d’humidité et de la vitesse du vent.
Apparemment, les conditions n’étaient pas réunies ni jeudi ni vendredi malgré une température qui a dépassé 40 °C, car les matchs se sont poursuivis comme si de rien n’était, au grand dam de certains joueurs. La dernière application de la règle date de 2014.
« J’ai l’impression qu’ils attendent un drame »
« On n’est pas des robots, on n’est pas des pions qu’on met sur le court », a protesté Alizé Cornet après sa défaite contre la Belge Elise Mertens. Victime d’un coup de chaleur, la Française a failli avoir un malaise sur le court.

        Lire aussi :
         

                Open d’Australie : Alizé Cornet éliminée dans une chaleur étouffante



« Personne n’a envie de vivre ce qu’on a vécu sur les courts ces deux derniers jours. On a envie que la règle change. Je comprends qu’ils [les organisateurs] aient envie de lancer les matchs quoi qu’il arrive. C’est du business. Faut que ça roule et faut que ça tourne », a-t-elle ajouté.

   


« J’ai l’impression qu’ils attendent qu’il y ait un drame pour changer [la règle], un drame qui peut survenir à n’importe quel moment dans ces conditions. Il faudrait peut-être une coalition de joueurs et qu’on dise qu’on boycotte, qu’on n’y va pas. Notre santé n’est pas prise en compte », a-t-elle dit.
Rafael Nadal s’est montré solidaire, même s’il a eu l’avantage de jouer le soir. « Parfois, c’est trop et ça peut devenir dangereux. Ce n’est pas joli de voir les joueurs souffrir comme ça sur le court », a-t-il dit.
La veille, Gaël Monfils avait estimé qu’on avait « pris des risques » en faisant jouer les matchs. Comme sa compatriote, il avait failli se sentir mal sur le court. « Pendant quarante minutes, je me suis éteint sur le court. C’était difficile de respirer. Je crois que c’était les conditions les plus difficiles dans lesquelles j’ai jamais joué », a-t-il ajouté. Le Français a d’ailleurs plusieurs fois réclamé du temps de récupération à l’arbitre, lui demandant d’abandonner la règle qui impose un temps maximum de 25 secondes entre les points.

   


Son vainqueur Novak Djokovic avait lui aussi estimé que les conditions étaient « limites ». « Certains jours, le superviseur du tournoi devrait reconnaître qu’il faut laisser aux joueurs quelques heures pour que [la température] baisse. Je sais qu’il y a la question des billets. Si les matchs n’ont pas lieu, les gens ne seront pas contents », a-t-il dit.
Andrea Petkovic, qui a été battue par Lauren Davis, jeudi 18 janvier, a aussi éprouvé beaucoup de difficultés pendant le match, faisant savoir qu’elle ne parvenait pas à retrouver ses esprits. « Je tentais juste de survivre », a-t-elle témoigné.
Les organisateurs se défendent
Mais les organisateurs ont défendu leur pratique. « Pour les joueurs, il y a des vestes de glace, de plus longues périodes de repos et, bien sûr, ils sont à l’ombre sur leur chaise. Ce sont des athlètes professionnels », a argumenté le directeur du tournoi Craig Tiley.
Quant à la possibilité de fermer les toits des trois courts qui en disposent, il a répondu : « Nous sommes quand même un événement en plein air et nous voulons le rester, tout en garantissant la santé et le bien-être des joueurs », a-t-il dit.

   


D’ailleurs, il n’y a pas d’unanimité parmi ces derniers pour réclamer un changement de règles. Le plus illustre d’entre eux, Roger Federer, a estimé que, « pour être au sommet, il fallait jouer dans toutes les conditions ».
« On sait qu’il peut faire chaud en Australie. C’est un challenge, c’est dur de s’y préparer, mais on sait que ça peut arriver quand on vient ici », a dit le Suisse, qui a eu l’avantage de jouer le soir, à sa demande, durant la night session de jeudi. « J’ai vu que les autres souffraient, mais tant que rien de mauvais ne se produit, tout va bien », a-t-il estimé.
Le changement de direction du vent, qui va apporter de l’air frais de l’Antarctique, devrait éteindre la polémique dès samedi. Les températures avaient déjà commencé à baisser vendredi soir.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-3">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’arbitrage vidéo, présenté comme une incontestable et absolue nécessité par ses partisans, doit amener un débat qui n’a jamais eu lieu, estime Jérôme Latta.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/01/19/19-4">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le Français, qui s’est incliné en quatre sets, 7-6, 4-6, 7-6, 7-6, a fait jeu égal avec l’Australien, mais n’a pas su hausser son niveau de jeu lors des tie-breaks du tournoi de tennis.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Open d’Australie 2018 : Tsonga éliminé par Kyrgios

Le Français, qui s’est incliné en quatre sets, 7-6, 4-6, 7-6, 7-6, a fait jeu égal avec l’Australien, mais n’a pas su hausser son niveau de jeu lors des tie-breaks du tournoi de tennis.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 13h26
   





                        



   


Le Français Jo-Wilfried Tsonga, 15e mondial, a été éliminé par l’Australien Nick Kyrgios (17e) en quatre sets 7-6 (7-5), 4-6, 7-6 (8-6), 7-6 (7-5) au troisième tour de l’Open de tennis d’Australie, vendredi 19 janvier à Melbourne.
Le Manceau peut avoir des regrets car ce match entre deux grands serveurs s’est joué à rien. Il a fait jeu égal au nombre d’aces avec son adversaire (28 chacun) et dans l’échange il a souvent pris l’initiative.
Pas au niveau dans les tie-breaks
Le numéro un français n’a perdu qu’une seule fois son service au tout début du match et n’a eu à sauver que trois autres balles de break. Mais il n’a pas su élever son niveau de jeu dans les tie-breaks et sortir les trois ou quatre coups qui auraient pu faire basculer le match. Il peut s’en vouloir particulièrement d’avoir laissé échapper celui du quatrième set, où il a mené 5-2 avec deux services à suivre avant d’encaisser les cinq points suivants.
Tsonga, 32 ans, ne rééditera pas sa performance de 2008, lorsqu’il avait été le dernier Français à atteindre la finale d’un Grand Chelem. L’un de ses admirateurs à l’époque n’était autre que Nick Kyrgios, qui avait alors 13 ans. « Gagner contre Jo, c’est un rêve qui devient réalité », a déclaré l’Australien au public de la Rod Laver Arena.
En huitième de finale, il affrontera le Bulgare Grigor Dimitrov, troisième joueur mondial.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-5">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le tournoi de tennis, qui se déroule jusqu’au 28 janvier à Melbourne, n’est plus le parent pauvre du Grand Chelem.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Comment l’Open d’Australie a réussi sa mue

Le tournoi de tennis, qui se déroule jusqu’au 28 janvier à Melbourne, n’est plus le parent pauvre du Grand Chelem.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 13h03
    |

            Bruno Lesprit (Melbourne, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Quand il se promène dans les allées verdoyantes de Melbourne Park, Rod Laver peut admirer une statue à son effigie située devant un stade portant son nom, temple de l’Open d’Australie disputé jusqu’au 28 janvier. Lors de l’inauguration, en janvier 2017, celui qui est qualifié sur la plaque de « trésor national » en tant que seul tennisman à avoir réalisé deux Grands Chelems calendaires (en 1962 et en 1969) a observé qu’il n’aurait « jamais imaginé qu’une telle chose puisse arriver » quand il était muni de sa « petite raquette en bois ». Et il a émis l’espoir que ce monument contribuera à « attirer encore plus de monde à Melbourne Park ».
La seule statue, on peut en douter. Mais le chantier environnant indique que tout est fait pour que le tournoi continue de prospérer depuis son transfert, il y a trente ans, à Melbourne Park. Alors que l’extension de Roland-Garros, interminable feuilleton, a été retardée par les recours des opposants, le concurrent des antipodes est déjà entré dans sa deuxième tranche de travaux pour que la Rod Laver Arena soit rénovée en 2019, et une troisième a été annoncée. L’Etat de Victoria aura dépensé plus de 700 millions de dollars australiens (environ 456 millions d’euros) ces dernières années afin que l’équipement, situé à une dizaine de minutes de marche seulement du centre-ville, s’impose comme le « centre du sport et du spectacle en Australie ». 
A 79 ans, Rod Laver ne peut plus exécuter de volée de revers acrobatique comme celle qu’a figée le bronze de plus de deux mètres. Mais, en 2014, il a quand même effectué quelques échanges sur « son » court avec l’actuel tenant du titre, Roger Federer. C’est à Brisbane que la légende vivante avait conquis son troisième sacre australien en 1969, année de la transformation des championnats australasiens en Open d’Australie. Les tournois du Grand Chelem s’ouvraient aux professionnels. Et le circuit était alors dominé par les Australiens,...




                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-6">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Contraint à l’abandon sur le Dakar, le Français va effectuer son retour dans le championnat du monde des rallyes, qu’il a remporté à neuf reprises.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Sébastien Loeb revient à ses premières amours

Contraint à l’abandon sur le Dakar, le Français va effectuer son retour dans le championnat du monde des rallyes, qu’il a remporté à neuf reprises.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 12h36
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Sébastien Loeb courait son troisième Dakar en favori. Ses espoirs se sont ensablés avec sa Peugeot 3008 DKR Maxi à dix étapes de l’arrivée, prévue samedi 20 janvier à Cordoba, en Argentine. Contraint à l’abandon sur blessure du copilote Daniel Elena, l’équipage rentrait dès le lendemain en France par l’avion des « éclopés ».
Sébastien Loeb, déçu sur le moment, sort paradoxalement rajeuni de cette expérience en rallye-raid. Les vents du désert d’Ica, au Pérou, ont comme balayé ses doutes. Pilote invétéré, il compte bien remporter le plus prometteur des championnats du monde récemment créés, celui de rallycross. Même si c’est en rallye pur qu’on l’attend… près de six ans après sa retraite officielle.

        Lire aussi :
         

                Dakar : abandon de Sébastien Loeb



Etre plus près de sa femme et de sa fille, passer plus de temps dans leur maison située au-dessus du lac Léman : telles étaient les raisons qui l’ont poussé à lâcher le rallye en 2012, après avoir conquis neuf titres mondiaux d’affilée. Les préparatifs et les reconnaissances prenaient trop de temps et prenaient le pas sur le plaisir de conduire. La mort de sa mère, en septembre 2012, avait fini de le convaincre que le temps de la remise en question était venu.
Le Dakar des quinquas
« Quand j’ai arrêté, c’était pour être un peu plus tranquille. J’ai fait du championnat en circuit, où il y avait moins de courses », confirme Sébastien Loeb. Parallèlement, il crée sa propre écurie, Sébastien Loeb Racing. Mais là… « Je me suis retrouvé au bord de la piste à encadrer l’équipe et les pilotes. J’ai bien senti que ma place était dans la voiture. Quand je voyais les autres tourner, cela me démangeait. »
Encore faut-il trouver quelle voiture piloter. Ce sera un 4x4 au Dakar. « Le Dakar ? Il faut du temps et de la discipline. Oublions », écrivait-il pourtant en 2013 dans sa biographie, Ma ligne de conduite (Michel Lafon). Peugeot finit par le convaincre : il termine sixième pour sa première participation au rallye-raid historique en 2016 ; deuxième en 2017 à cinq minutes seulement du vainqueur, Stéphane Peterhansel ; avant l’abandon, le 10 janvier.
« Finalement, pour le Dakar, je suis encore trop jeune. Apparemment il n’y a que les plus de 50 ans qui y arrivent ! », s’amuse Sébastien Loeb. A 43 ans, il ne se sent pas trop vieux pour les autres compétitions. Il parie sur le rallycross, championnat mondial né en 2014, dont chaque épreuve se compose de plusieurs sessions rapides où s’alignent cinq pilotes, en tracé fermé, moitié terre moitié asphalte. Sur le papier, le rallycross apparaît comme la discipline automobile de demain : plus jeune, plus fun, plus écolo, puisque les voitures, de série, doivent passer à l’électrique en 2020.
Le Rallycross, plus fun

   


« La discipline colle bien à l’électrique, parce que l’on est dans une arène, les courses sont courtes, les voitures très puissantes. Le spectacle reste du même niveau », assure le pilote. Un engagement qu’il partage avec Peugeot, écurie avec laquelle il est lié jusqu’en 2020. Seul bémol : si le rallycross attire un vrai public de fans sur le bord des pistes, ce sport-spectacle reste peu médiatisé.
Sombrero et santiags

   


Sébastien Loeb s’apprête également à revenir en championnat du monde de rallye avec Citroën, l’autre entité du groupe PSA, pour trois courses : au Mexique (en mars), au rallye de Corse (en avril) et en Espagne (en octobre). Sa motivation est simple : « Les sensations qu’on a en rallye, on ne les trouve pas dans d’autres disciplines. »
C’est peu de dire qu’il est attendu au tournant : « Je suis bien conscient qu’aucune personne ayant arrêté le rallye pendant cinq ans n’a réussi à revenir et à gagner. » Mais aucun pilote - à part lui - n’a été neuf fois champion du monde… « Non, mais si on remet tout dans l’ordre, je vais me retrouver avec une voiture que je ne connais pas, sur des spéciales que je n’ai pas faites depuis cinq ans, plus le fait que j’ai perdu le rythme : cela risque de ne pas être simple. Or vu mon statut, les gens s’attendent à me voir à la bagarre devant. » 

   


Un tel come-back, même partiel, se prépare, imagine-t-on. Et bien pas tant que cela : avant le rallye du Mexique, Sébastien Loeb va effectuer « une séance d’essais, et c’est tout ». Même s’il a, déjà à six reprises, coiffé le sombrero et chaussé les santiags offerts au vainqueur, cela paraît léger. « Faire des essais en rallye a un coût. Alors je prends la place d’un pilote lors d’une séance d’essais, puis voilà », dit-il.

        Lire aussi :
         

                Le Dakar de trop pour Sébastien Loeb ?


Chez Citroën Racing, on n’écarte cependant pas l’hypothèse de proposer au pilote alsacien quelques séances d’essais supplémentaires.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-7">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Battue en deux sets par la Belge Elise Mertens, la Française a pâti d’un thermomètre qui a atteint les 40 degrés et lui donnait l’impression « d’être dans un four ».
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Open d’Australie : Alizé Cornet éliminée dans une chaleur étouffante

Battue en deux sets par la Belge Elise Mertens, la Française a pâti d’un thermomètre qui a atteint les 40 degrés et lui donnait l’impression « d’être dans un four ».



Le Monde
 |    19.01.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 10h52
   





                        


Battue en deux sets par la Belge Elise Mertens (5-7, 4-6) au troisième tour de l’Open d’Australie, Alizé Cornet a mis en cause l’organisation du tournoi alors que les températures, pendant les matchs, atteignaient parfois les 40 degrés. Cornet a d’ailleurs été obligée de s’allonger sur le court au début du deuxième set, puis de demander un temps mort médical.

        A suivre en direct :
         

          Kyrgios prend le premier set contre Tsonga



« On pousse nos limites super loin. Parfois le corps ne peut pas absorber toute cette chaleur. Au retour de service, quand je baissais la tête, j’avais l’impression d’être dans un four », a-t-elle dit :
« C’est le coup de chaud typique. J’ai commencé à me sentir très mal, à avoir la tête qui tourne et des frissons partout dans le corps. Je sentais que, si je continuais sur le même rythme, j’avais de grandes chances de faire un vrai malaise. J’ai tout de suite appelé les kinés et, grâce à leurs soins, j’ai pu me sentir un peu mieux et finir le match. »
« Personne n’a envie de vivre ce qu’on a vécu sur les courts ces deux derniers jours. On a envie que la règle change. Je comprends qu’ils aient envie de lancer les matchs quoi qu’il arrive. C’est du business. Faut que ça roule et faut que ça tourne. Mais, à un moment donné, on n’est pas des robots, on n’est pas des pions qu’on met sur le court. »

🙈🙉🙊

— AustralianOpen (@#AusOpen)


require(["twitter/widgets"]);

Cornet a repris à son compte une expression employée la veille par son compatriote Julien Benneteau :
« Je suis d’accord, ils nous envoient un peu à l’abattoir. J’ai l’impression qu’ils attendent qu’il y ait un drame pour changer [la règle], un drame qui peut survenir à n’importe quel moment dans ces conditions. Il faudrait peut-être une coalition de joueurs et qu’on dise qu’on boycotte, qu’on n’y va pas. Notre santé n’est pas prise en compte. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-8">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le Français défiait l’espoir australien sur ses terres au troisième tour du tournoi de Melbourne. Tsonga s’est incliné en quatre sets (6-7, 6-4, 6-7, 6-7).
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/01/19/19-9">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Plusieurs lignes de métro sur lesquelles s’appuyaient les organisateurs pourraient ne pas être prêtes à temps pour les Jeux.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 18/01/2018
Découvrir l’application


                        

Jeux olympiques : les transports, première fissure dans le projet de Paris 2024

Plusieurs lignes de métro sur lesquelles s’appuyaient les organisateurs pourraient ne pas être prêtes à temps pour les Jeux.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 10h41
    |

            Yann Bouchez et 
Béatrice Jérôme








                        



   


L’atout maître va-t-il se transformer en boulet ? En pleine course olympique, entre le printemps 2015 et l’été 2017, les soutiens de Paris 2024 ont souvent mis en avant le dossier des transports, présenté comme bien meilleur que celui de Los Angeles. Mais le sujet des lignes de métro du « Grand Paris Express » prend désormais l’allure d’un futur casse-tête pour les organisateurs.
Mardi 16 janvier, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a fait savoir, devant le Sénat, que « le gouvernement présentera[it] dans les prochains jours le calendrier recalé sur des bases réalistes pour tenir les délais et éviter la dérive des coûts ».
Un rapport de la Cour des comptes, présenté mercredi 17 janvier par son premier président, Didier Migaud, devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, met en effet un point d’interrogation devant les lignes prévues pour les JO.
Trois lignes « stratégiques »
Le document, long de 175 pages, dresse un bilan sévère des dérapages du chantier du Grand Paris Express, futur réseau de 200 kilomètres de lignes et 68 gares en Ile-de-France d’ici à 2030. Il estime que les délais pour livrer l’ensemble ne seront pas respectés et préconise de revoir l’agenda.
Parmi les raisons des dérives budgétaires de la Société du Grand Paris (SGP), l’établissement public chargé de réaliser ce réseau, la Cour des comptes pointe « l’ambitieux calendrier de mise en service et l’échéance des Jeux olympiques de 2024 ».

        Lire aussi :
         

                La Cour des comptes appelle à « réviser le périmètre » du Grand Paris Express



Le 9 juillet 2014, alors que Paris n’était pas encore officiellement candidate à l’organisation des Jeux, le gouvernement avait décidé d’accélérer le calendrier concernant la construction de certains pans du Grand Paris Express dans la perspective éventuelle de l’organisation des JO 2024 et de l’exposition universelle en 2025.
Aux journalistes, les membres de la candidature parisienne répétaient d’ailleurs que les Jeux allaient agir comme « un accélérateur de projets », dont ceux concernant les transports, particulièrement dans la Seine-Saint-Denis. Auprès du Comité international olympique (CIO), ils ne se privaient pas d’utiliser la future extension du réseau francilien comme une arme de conviction massive.
« Le volet transport a été l’atout maître pour l’emporter face à Los Angeles », rappelait en septembre Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France.
« La prolongation de la ligne 14 et les nouvelle lignes 16 et 17 sont stratégiques pour la desserte des sites olympiques », pouvait-on lire dans la première partie du dossier envoyé au CIO. A lire la présentation alors réalisée par le comité de candidature, c’est comme si c’était déjà fait.
Calendrier « quasi inatteignable »
Le rapport de la Cour des comptes montre pourtant que cette accélération volontariste a posé plusieurs problèmes. D’une part, elle a créé « une tension laissant peu de marge pour la survenue d’aléas ». D’autre part, elle a alourdi sensiblement l’addition, car la SGP s’est résolue à mettre en action plusieurs tunneliers supplémentaires. Le surcoût, pour atteindre les objectifs, serait « de l’ordre de 625 millions d’euros, chiffrent les experts de la Cour des comptes, dont 300 millions d’euros ont d’ores et déjà été décidés par le directoire de l’établissement pour les lignes 15 sud et 16 ».
Malgré cette hausse des coûts pour raccourcir les délais, la Cour des comptes estime que « le calendrier de mise en service des lignes 17 et 18 en vue des Jeux olympiques de 2024 est quasi inatteignable ».
Les magistrats financiers révèlent que le gouvernement était, du reste, informé du risque de non-respect du calendrier. Dans une note au premier ministre, en janvier 2017, la SGP l’ avait alerté : les études sur la ligne 17 et 18 font apparaître des dates de mise en service qui ne sont « compatibles ni avec les échéances des JO de juillet 2024, ni avec l’échéance de l’Exposition universelle de 2025 », avait-elle écrit à Bernard Cazeneuve, à moins de mettre en action plus de tunneliers pour terminer à temps. La SGP estimait le coût des tunneliers supplémentaires à 180 à 200 millions d’euros pour la ligne 17 et à 125 millions d’euros pour la ligne 18.
La ligne 17, qui devrait relier Le Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) à Saint-Denis Pleyel, où se trouvera le village des athlètes, est stratégique. Elle doit desservir l’aéroport Charles-de-Gaulle et les sites du Bourget, où sera localisé le village des médias, qui accueillera des milliers de journalistes étrangers.
Or, dans un rapport remis quelques jours après la victoire de la France à Lima, le préfet de l’Ile-de-France, Michel Cadot, suggérait déjà de reporter de 2024 à 2030 la mise en service du tronçon nord de la ligne 17.
Dans ses promesses de ville candidate, Paris assurait que « 85 % des athlètes [seraient] à moins de 30 minutes de leur site de compétition ». Mais cet objectif partait du principe que tous ces travaux seraient terminés.
En l’absence de ligne 17, il faudrait penser à des moyens de transports alternatifs supplémentaires, ce qui engendrerait « un coût très important et une complexité d’organisation très lourde », selon les mots de Tony Estanguet, désormais président du Comité d’organisation des Jeux de Paris 2024 (COJO), dont les statuts seront publiés au Journal officiel samedi 20 janvier. Quitte à modifier certains sites pour prendre en compte cette nouvelle donne, même si Tony Estanguet se veut confiant quant au fait qu’il n’y aura « pas de changement majeur ».
Estanguet : « Cela va être une difficulté forte »
« C’est sûr que pour nous, cela va être une difficulté forte si certaines lignes ne sont pas livrées à temps », a reconnu Tony Estanguet lors d’une audition devant la commission de la culture, de l’éducation et de la communication au Sénat, mercredi. Sollicité, le Comité international olympique n’a pas répondu à nos questions, indiquant juste par son service de communication qu’il était « très pris par les prochains Jeux d’hiver de Pyeongchang ».
Le triple champion olympique de canoë-kayak a conscience du danger. Et il n’a pas attendu le rapport de la Cour des comptes pour cela. Dès octobre 2017, il écrivait à Emmanuel Macron et à Edouard Philippe.
« Je me suis permis de faire savoir au président de la République et au premier ministre combien ce plan de transports était important pour la réussite des Jeux olympiques et paralympiques. Depuis, j’ai pu les rencontrer et on a parlé de ce sujet de vive voix, pour qu’ils comprennent bien nos besoins en matière de transport, en fonction des secteurs. C’est vrai que sur la ligne 17, il y aura un impact direct et la nécessité d’anticiper une réorganisation si d’aventure elle ne desservait pas le pôle du Bourget. »
Le patron du COJO tient toutefois à rappeler que « les arbitrages ne sont pas faits. Il ne faut pas aujourd’hui surréagir sur ce sujet, mais attendre ». Attendre avant de juger, à l’aune des choix qui seront faits, du poids des Jeux olympiques dans les décisions du gouvernement.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-10">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’ex-footballeur a créé un parcours pédagogique destiné aux plus jeunes, dans le musée parisien consacré au peintre.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 18/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Lilian Thuram joue le guide au musée Delacroix

L’ex-footballeur a créé un parcours pédagogique destiné aux plus jeunes, dans le musée parisien consacré au peintre.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 10h15
    |

                            Emmanuelle Lequeux








                        



                                


                            

On peut être footballeur et romantique, sportif et amateur de peinture. La preuve en est donnée par Lilian Thuram, invité d’une carte blanche au Musée Delacroix. Le coquet musée, niché place de Furstenberg, dans l’ancien atelier du peintre du XIXe siècle, lui a confié le soin d’accrocher les collections de l’institution à son gré, répondant favorablement à une proposition de la fondation du footballeur, créée en 2008 et ­consacrée à l’éducation contre le racisme. Pour le champion du monde 1998, ce n’est pas un coup d’essai : en 2012, il a été co-commissaire de l’exposition « Exhibitions, l’invention du sauvage », au Musée du quai Branly.
En proposant une évocation libre de l’orientalisme, à partir du voyage d’Eugène Delacroix au Maroc, Thuram n’a qu’un but : tirer des fils avec la réalité contemporaine, et rappeler aux jeunes invités à faire la visite en sa compagnie que « l’image n’est pas la réalité, mais le produit du point de vue d’un homme, résume-t-il. Je veux leur montrer que Delacroix a toujours produit une représentation très respectueuse des personnes de couleur noire, tout en soulignant que le discours de l’époque était beaucoup plus négatif ».
« Montrer que nous sommes tout sauf un lieu retranché »
Lui, se souvient encore des visites de musées qu’il faisait dans le cadre scolaire : « Les tableaux que je regardais ne me disaient pas grand-chose, jusqu’à ce qu’un prof de français m’initie, en m’expliquant un tableau de Soutine et le contexte de travail de l’artiste. J’ai alors pris conscience que les œuvres racontaient une histoire, et qu’il était essentiel de les remettre dans leur contexte de production. »
Evoquer le scandale du maquillage blackface porté par le footballeur Antoine Griezmann en le rapprochant de la vogue pour les déguisements orientaux lors des guerres coloniales ; comparer la posture sensuelle des odalisques avec les publicités sexistes ; examiner les schémas...




                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-11">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Les clichés auraient été piratés sur le téléphone de Nora Mork. Faute d’excuse de la Fédération norvégienne de handball, elle menace de ne plus porter le maillot national.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Handball : la star norvégienne Nora Mork accuse des joueurs d’avoir diffusé ses photos intimes

Les clichés auraient été piratés sur le téléphone de Nora Mork. Faute d’excuse de la Fédération norvégienne de handball, elle menace de ne plus porter le maillot national.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 02h33
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 10h54
    |

            Clément Martel (Zagreb, envoyé spécial)








                        



   


En pleine montée en puissance dans l’Euro 2018 en Croatie, après une courte défaite inaugurale contre les Experts, le handball norvégien se retrouve pris dans une polémique fort éloignée du terrain. La star nationale du handball féminin, Nora Mork, a dénoncé – sans les nommer – mardi 16 janvier certains de ses homologues de l’équipe masculine d’avoir laissé circuler des photos intimes d’elle issues du piratage de son téléphone.
Au pays des fjords, Nora Mork est une icône. Meilleure marqueuse des trois dernières compétitions internationales (Jeux olympiques 2016, Euro 2016 et Mondial 2017, où son équipe s’est inclinée en finale face aux Bleues), l’arrière-droit du club hongrois de Györ a une voix qui porte. Elle a dominé la décennie écoulée avec son équipe nationale à l’instar des Bleus de France chez les hommes.
La joueuse menace d’arrêter sa carrière en équipe nationale
Comme de nombreuses célébrités – notamment à Hollywood lors du piratage massif de 2014 –, Nora Mork a été victime du piratage de son téléphone. Et à l’automne dernier, plusieurs clichés, ne concernant que la jeune femme, se sont retrouvés sur Internet. Si elle a alors reconnu avoir « été complètement brisée » par cette intrusion dans sa vie privée, la joueuse de 26 ans s’est reprise et a porté ses coéquipières jusqu’en finale du Mondial en décembre, n’échouant à conquérir une nouvelle couronne que dans les dernières minutes face aux Françaises.

        Lire aussi :
         

                Handball : les Françaises sur le toit du monde



L’affaire a rebondi mardi avec la publication dans le tabloïd VG d’une interview de la joueuse. Affirmant que des joueurs de l’équipe norvégienne masculine ont eu accès à ses clichés dans le plus simple appareil et les ont fait circuler au sein de l’équipe, Nora Mork réclame des excuses publiques de la part de la Fédération norvégienne de handball (NHF), qui était, selon elle, au courant de la situation depuis la fin du mois d’octobre. Un fait que dément la NHF, qui a refusé de discuter publiquement de la situation. Face à ce qu’elle voit comme une fin de non-recevoir, la joueuse affirme « hésiter à poursuivre [sa] carrière en équipe nationale » : « Je ne sais pas si je veux porter le maillot d’une fédération qui protège davantage les collègues qui commettent du harcèlement sexuel que moi-même. »
Dans un pays mettant le respect des droits des femmes au premier plan – depuis octobre, les femmes et les hommes de l’équipe nationale de football gagnent les mêmes primes –, cette tribune a fait grand bruit. Et plusieurs de ses coéquipières, parmi lesquelles la capitaine Stine Oftedal et la gardienne Kari Grimsbö, ont cosigné une lettre de soutien envoyée à la NHF.
Les joueurs reconnaissent « ne pas avoir réfléchi »
A plusieurs milliers de kilomètres de leur terre natale, sur le terrain de la Zagreb Arena, les Norvégiens ont entamé par le bon bout le second tour de cet Euro hivernal. Battus in extremis par la France en entame de la compétition (32-31), les vice-champions du monde ont pris le dessus jeudi sur l’équipe de Serbie (32-27). Après la rencontre, la sélection scandinave a tenu à se focaliser sur le jeu. « No comment » de rigueur en zone mixte au sujet de leur consœur. Dans le peloton des favoris de la compétition au même titre que la France, les vice-champions du monde souhaitaient rester concentrés.
L’équipe a toutefois répondu sur le sujet à la presse norvégienne lors de son jour de repos, mercredi. « Lors d’un rassemblement de l’équipe, certains ont reçu les images, n’ont pas réfléchi et les ont montrées à d’autres – pas tout le monde, d’après ce que je sais, a expliqué le demi-centre Christian O’Sullivan sur TV2. Par la suite, nous avons alerté Nora pour la prévenir que ces images circulaient. Elle nous a dit de les supprimer, nous l’avons fait. (…) Nous avons essayé de lui donner le soutien qu’elle mérite, mais il y a des choses qu’on aurait pu faire différemment », admet-il. Reconnaissant qu’ils ont pu agir de manière « stupide », il réfute le terme de « harcèlement » de la part de ses coéquipiers.
Soulignant son « plus grand respect pour Nora et ce qu’elle a enduré », Sander Sagosen a néanmoins regretté que sa tribune « jette le doute sur toute une équipe ». Même son de cloche chez le capitaine Bjarte Myrhol, qui a déploré le timing de l’annonce de Nora Mork, tout en affichant son soutien. Celle qui a désormais ajouté dans sa « bio » Instagram la mention « Don’t use my pics without my approval ! » (« n’utilisez pas mes photos sans mon approbation ») a reconnu mercredi ne pas avoir eu la maîtrise du moment de la publication de sa tribune. Elle a toutefois demandé à tous les hommes d’essayer de se représenter comment une femme vit une situation pareille : « Vous ne savez pas qui vous voit, ou qui vous a vu. Vous êtes nue et vulnérable pour le reste de votre vie. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-12">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’attaquant chilien d’Arsenal pourrait devenir le joueur le mieux payé de Premier League si son transfert, dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, se concrétise.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Football : Alexis Sanchez et Arsenal au centre du jeu de chaises musicales du mercato

L’attaquant chilien d’Arsenal pourrait devenir le joueur le mieux payé de Premier League si son transfert, dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, se concrétise.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h42
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Chaque période de mercato est rythmée par ce gros transfert qui semble s’éterniser et ne jamais se concrétiser, alimenté par les spéculations des agents, de leur entourage et de la presse. Cet hiver, ce feuilleton porte le nom d’Alexis Sanchez, attaquant mécontent d’Arsenal.
Le Chilien est, selon la presse anglaise, sur le point de signer chez les rivaux de Manchester United pour 34 millions d’euros. Il deviendrait, à 29 ans, le joueur le mieux payé de Premier League.
L’entraîneur d’Arsenal, Arsène Wenger, comme tous ses collègues s’étant trouvés dans cette position, est passé par toutes les étapes du deuil – le déni, la colère, le marchandage – avant d’arriver, jeudi 18 janvier, à l’acceptation. « La transaction a des chances d’aboutir », a-t-il reconnu devant des journalistes, avant d’ajouter, évasif : « Tant que ce n’est pas signé, vous devez accepter que ça peut ne pas se faire, ce genre de choses n’est jamais garanti. »
Les envies d’ailleurs de Sanchez datent au moins de cet été. Elles sont autant liées à son contrat, qui se termine en 2018 et pour lequel il a ignoré toute proposition de prolongation, qu’à la mauvaise saison d’Arsenal. Le club de Londres est 6e de Premier League, à 23 points de la machine Manchester City, et déjà loin des places qualificatives pour la Ligue des champions.

        Lire aussi :
         

                Football : Liverpool fait tomber Manchester City



C’est d’ailleurs chez les Citizens que Sanchez était d’abord annoncé. Mais ses revendications salariales auraient été telles qu’elles ont refroidi même les propriétaires émiratis des Citizens. Les poches de Manchester United ne sont pas plus pleines que celles de ses voisins mais semblent plus ouvertes – ou son entraîneur José Mourinho est plus convaincant vis-à-vis des actionnaires. Selon les informations des divers journaux et tabloïds britanniques, le salaire exigé par Sanchez, accepté par United, serait dans une fourchette allant de 450 000 à 560 000 euros brut. Par semaine, bien sûr.
Henrikh Mkhitaryan en monnaie d’échange ?

   


Si rien n’est encore signé entre Arsenal, United et l’agent de Sanchez, c’est que la transaction inclut une quatrième variable : le milieu de terrain arménien Henrikh Mkhitaryan, en disgrâce à Manchester.
Mino Raiola, l’agent italo-néerlandais de Mkhitaryan (celui-là même qui avait touché 49 millions d’euros de commissions dans le transfert de Paul Pogba à Manchester), a essayé de peser dans les négociations. Dans le Times, il conditionnait la venue de Sanchez au départ de son client à Arsenal :
« Manchester United ne recrutera pas Sanchez sauf si “Mkhi” est d’accord pour aller à Arsenal. »
Pour Arsène Wenger, « c’est une possibilité, parce qu’[il] aime le joueur ». Il remplacerait numériquement Alexis Sanchez dans l’effectif londonien. Pour le Guardian, en revanche, la déclaration de Raiola ne serait que du bluff pour faire monter la cote de son joueur, et le départ de Sanchez aura lieu avec ou sans l’Arménien.
Arsenal chasse Malcom et Aubameyang

   


Si la piste Mkhitaryan ne se concrétise pas, Arsenal devra trouver une façon de compenser le départ de Sanchez, et celui de l’enfant-plus-si-prodige-que-ça Theo Walcott, désormais à Everton. Ne serait-ce que pour montrer aux fans qu’il ne tire pas un trait sur la saison, que le club peut encore sauver en revenant dans les places qualificatives pour la Ligue des champions et en remportant la Coupe de la Ligue, pour laquelle les Gunners rencontrent Chelsea en demi-finale retour le 24 janvier (0-0 au match aller).
« Pourra-t-on trouver un joueur exactement de la même trempe pour le remplacer ? Bien sûr que non, reconnaît Wenger, mais il y a toujours moyen de trouver un nouvel équilibre ».
Cet équilibre passera peut-être par le Brésilien de Bordeaux Malcom, un phénomène de 20 ans dont la position au club girondin est précaire. Pris en grippe par le public, il vient d’être convoqué à un entretien disciplinaire pour « manque de maturité, de solidarité et de respect envers l’institution ». Jusqu’ici, les Girondins refusaient de considérer son départ mais le renvoi de l’entraîneur Jocelyn Gourvennec pourrait changer la donne.
La presse sportive évoque aussi l’arrivée possible de Pierre-Emerick Aubameyang, l’attaquant gabonais du Borussia Dortmund, lui aussi fragilisé dans son club. Il vient d’être suspendu pour indiscipline, et les tabloïds allemands le voient déjà à Londres, où son père aurait séjourné cette semaine pour discuter du transfert.
Interrogé sur le sujet jeudi, en conférence de presse, Arsène Wenger n’a pas démenti être intéressé, tout en refusant de commenter « tant que rien n’est fait ». Une manière de faire qui n’a pas plu au Borussia Dortmund, qui affirme ne pas être en contact direct avec le club londonien.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-13">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Dans un arrêt prononcé jeudi, la Cour européenne des droits de l’homme valide le dispositif de localisation des sportifs.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

La CEDH offre une victoire majeure à la lutte antidopage

Dans un arrêt prononcé jeudi, la Cour européenne des droits de l’homme valide le dispositif de localisation des sportifs.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 21h38
    |

            Clément Guillou








                        



   


L’Agence mondiale antidopage (AMA) peut souffler : le dispositif de localisation des sportifs, pan essentiel de la stratégie de dissuasion des tricheurs, a été validé jeudi 18 janvier par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
L’instance de Strasbourg était amenée à se prononcer sur ce principe en réponse à deux requêtes émanant de sportifs français, des syndicats de sports collectifs, d’une part, et de la cycliste Jeannie Longo, d’autre part. Tous estimaient que l’obligation de donner aux acteurs de la lutte contre le dopage leur emploi du temps et un créneau d’une heure par jour pour être contrôlé par surprise constituait une atteinte intolérable à la vie privée, en violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

        Lire aussi :
         

                Dopage : la localisation obligatoire des sportifs devant la justice européenne



Le principe avait été validé par la justice de plusieurs pays, dont la France, et par la justice sportive avec le Tribunal arbitral du sport, mais certains juristes estimaient qu’il serait jugé plus sévèrement par la CEDH. La requête visait l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), mais toute décision aurait pu avoir des conséquences internationales.
« D’une particulière importance »
Dans son jugement, la Cour reconnaît l’impact sur la vie privée mais elle considère « que les motifs d’intérêt général qui les rendent nécessaires sont d’une particulière importance et justifient les restrictions apportées aux droits accordés par l’article 8 de la Convention », avant d’ajouter :
« Elle [la CEDH] estime que la réduction ou la suppression de ces obligations conduirait à accroître les dangers du dopage pour la santé des sportifs et celle de toute la communauté sportive et irait à l’encontre de la communauté de vue européenne et internationale sur la nécessité d’opérer des contrôles inopinés pour conduire la lutte antidopage. »
Les juges, dont l’arrêt est rendu respectivement sept et quatre ans après le dépôt des deux requêtes, soulignent en particulier deux rôles essentiels de la lutte antidopage : la protection de la santé, notamment des jeunes sportifs amateurs, et la « protection des droits et libertés d’autrui », estimant que la lutte antidopage autorise une compétition plus loyale.
« Une question de proportionnalité »
Le consensus des autorités médicales, gouvernementales et internationales sur le danger du dopage et sur les moyens de lutter contre est aussi mis au crédit de la lutte antidopage.
« L’arrêt de la Cour confirme que la validité des réglementations sportives est très souvent, sinon toujours, une question de proportionnalité ou de pesée des intérêts, observe Me Antonio Rigozzi, spécialiste d’arbitrage en matière de sport au cabinet Lévy Kaufmann-Kohler. En l’espèce, les intérêts en question ont été clairement identifiés et l’analyse est convaincante, même s’il est vrai que le nombre statistiquement très faible de contrôle inopinés qui se révèlent positifs pose la question de savoir si le jeu en vaut la chandelle. Sur ce dernier point, le raisonnement de la Cour aurait pu être plus fouillé. »
L’AMA suivait de très près le destin de ces requêtes devant la CEDH. L’instance régulatrice de la lutte antidopage n’avait pas ménagé ses efforts de lobbying pour échapper à une décision qui remettrait en cause, selon elle, l’efficacité de la lutte antidopage.
Signe de son souci de satisfaire au droit européen, l’AMA a fait surveiller la rédaction du dernier code mondial antidopage, entré en vigueur en 2015, par le juge français Jean-Paul Costa, ancien président de la CEDH. Elle continue depuis de faire régulièrement appel à son expertise.
Lobbying
« C’est une belle journée pour le sport propre, s’est réjoui Olivier Niggli, directeur général de l’AMA. Bien que les règles soient inévitablement source d’inconvénients pour les athlètes, qui doivent divulguer un certain nombre d’informations personnelles et les tenir à jour, il est clair que c’est tout à fait proportionnel aux bénéfices que peut en tirer le sport mondial. »
L’arrêt de la CEDH n’a pas surpris outre mesure les requérants, à qui la longueur de la procédure avait fait craindre un rejet. Jean-François Reymond, directeur du syndicat des joueurs de rugby français Provale, l’attribue aux « manœuvres politiques de ces six dernières années ». 
« Je ne peux que féliciter l’AMA pour son travail de lobbying auprès de la CEDH », a ironisé celui qui était à l’origine de la fronde alors qu’il dirigeait le syndicat des basketteurs français. Toutefois, sa requête n’a pas été vaine puisque les conditions dans lesquelles les athlètes des sports collectifs signalent leur localisation ont été assouplies depuis par l’AFLD.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-14">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Après une nouvelle défaite mardi soir, les Girondins de Bordeaux ont annoncé jeudi matin un changement d’entraîneur.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Football : Bordeaux se sépare de Jocelyn Gourvennec

Après une nouvelle défaite mardi soir, les Girondins de Bordeaux ont annoncé jeudi matin un changement d’entraîneur.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 11h00
   





                        


La huitième défaite en dix matchs aura été celle de trop : deux jours après une défaite 2-0 à domicile face à Caen, les Girondins de Bordeaux ont écarté jeudi Jocelyn Gourvennec de la tête de l’équipe.

Communiqué :
— girondins (@FCGirondins Bordeaux)


require(["twitter/widgets"]);

Bordeaux est 13e du classement de Ligue 1 à l’issue de la 21e journée, à trois points de la zone de relégation, et éliminé dans toutes les coupes. Gourvennec était sous pression depuis plusieurs semaines, un automne catastrophique ayant succédé à un été prometteur.
Eric Bedouet, préparateur physique du club, prend provisoirement en charge l’entraînement de l’équipe mais un nouvel entraîneur sera nommé prochainement. La presse belge a déjà annoncé l’arrivée de Michel Preud’homme, technicien chevronné qui a quitté la tête du FC Bruges en fin de saison dernière.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-15">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le Français Julien Benneteau, 36 ans, a éliminé le 7e joueur mondial. De son côté, Gaël Monfils a été battu en quatre sets par le Serbe.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Open d’Australie : Benneteau réalise l’exploit face à Goffin, Monfils impuissant contre Djokovic

Le Français Julien Benneteau, 36 ans, a éliminé le 7e joueur mondial. De son côté, Gaël Monfils a été battu en quatre sets par le Serbe.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 09h56
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 11h04
   





                        



   


Julien Benneteau est décidément inoxydable. Le 59e mondial a éliminé le Belge David Goffin - pourtant 7e à l’ATP et candidat au dernier carré à Melbourne - au deuxième tour de l’Open d’Australie (1-6 ; 7-6 ; 6-1 ; 7-6).
À 36 ans, le Bressan connaît une deuxième jeunesse depuis l’automne dernier. En novembre, il avait atteint pour la première fois les demi-finales du Masters 1000 de Paris-Bercy. Lors de son beau parcours, il avait déjà éliminé Goffin, ainsi que Jo-Wilfried Tsonga et Marin Cilic.
Benneteau a subi ensuite une grosse déception lorsqu’il n’a pas été sélectionné pour disputer la finale de la Coupe Davis contre la Belgique, mais cette désillusion ne lui a pas enlevé l’envie de briller. Il y a moins de deux ans, il était classé 696e mondial après une opération à l’adducteur qui l’avait tenu longtemps écarté des courts, en 2015 et 2016.
Au prochain tour, Benneteau affrontera l’Italien Fabio Fognini, 25e mondial.
Pas d’exploit pour Monfils

   


Pour la quinzième fois en autant de confrontations, Gaël Monfils s’est incliné contre Novak Djokovic. Sous une chaleur écrasante, le Serbe a mis un set pour entrer dans la partie avant de faire cavalier seul (4-6 ; 6-3 ; 6-1 ; 6-3).
Particulièrement fringuant après avoir été absent six mois du circuit pour soigner son coude, l’ancien numéro un mondial (aujourd’hui 14e à l’ATP) affrontera au prochain tour l’Espagnol Albert Ramos.
Gasquet sans accroc

   


Moins attendu que certains de ses compatriotes, Richard Gasquet passe les tours sans faire de bruit à Melbourne. Le Biterrois s’est imposé en trois sets contre l’Italien Lorenzo Sonego, 219e mondial (6-2 ; 6-2 ; 6-3).
La tâche s’annonce plus ardue au troisième tour, où Gasquet retrouvera Roger Federer si celui-ci se défait de l’Allemand Jan-Lennard Struff dans la matinée.
Adrian Mannarino s’est lui débarrassé du Tchèque Jir Vesely (6-3 ; 7-6 ; 5-7 ; 6-3). Pour la première fois de carrière au troisième en Australie, il affrontera l’Autrichien Dominic Thiem, 5e mondial.
Garcia a eu chaud

   


Huitième mondiale, Caroline Garcia n’est pas passée loin de l’élimination. La Française n’a fait plier la Tchèque Marketa Vondrousova qu’au bout du troisième set (6-7 ; 6-2 ; 8-6). La Lyonnaise aura l’occasion de se rassurer au prochain tour, où elle croisera le fer avec une adversaire normalement à sa porté : la Biélorusse Aliaksandra Sasnovich, 87e à la WTA.
Muguruza prend la porte

   


Vainqueure l’an passé de Wimbledon, l’Espagnole Muguruza ne sera pas parvenue à faire mentir ceux qui doutent de sa constance. La numéro 3 mondiale a pris la porte contre la Taïwanaise Su-Wei Hsieh (7-6 ; 6-4).
Maria Sharapova confirme de son côté sa bonne forme. La Russe a disposé en deux temps de la Lettonne Anastasija Sevastova (6-1 ; 7-6). Elle retrouvera au tour suivant l’Allemande Angelique Kerber.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-16">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ D’une réponse évasive à une question sur son avenir international, le pivot camerounais a lancé les spéculations sur une sélection en équipe de France.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Le basket français face à la tentation Joel Embiid, star camerounaise de la NBA

D’une réponse évasive à une question sur son avenir international, le pivot camerounais a lancé les spéculations sur une sélection en équipe de France.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 07h00
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


« On ne sait jamais » : en quatre mots, répondant à la question d’un journaliste français sur son avenir en sélection, l’intérieur camerounais Joel Embiid, jeune vedette du basket international, a semé un début de zizanie dans le basket français.
C’était le vendredi 12 janvier, lors de la conférence de presse précédant un match de NBA délocalisé à Londres entre les Boston Celtics et les 76ers de Philadelphie, franchise que Joel Embiid porte sur ses larges épaules. Et entre le Cameroun, d’où il est originaire, les Etats-Unis, où il vit aujourd’hui, et la France, où il a des attaches, Embiid dit ne pas avoir tranché.
« Je ne viens pas de France, mais ce serait une belle opportunité. J’y ai de la famille. Pour l’instant, je n’ai pas eu d’offres, du Cameroun, de la France ou d’ailleurs, mais on ne sait jamais. »
La réponse est assez ambiguë pour lancer une série de spéculations sur la possibilité de voir un jour en bleu un joueur candidat au All Star Game et présentant cette saison des statistiques de 23,8 points et 10,8 rebonds par match.
Dès le lendemain, Patrick Beesley ancien directeur technique national (DTN) et actuel manageur général à la Fédération française de basket (FFBB), fait comprendre que la porte n’est pas fermée. « C’est un signal qui mérite d’être creusé, dit-il dans L’Equipe, rappelant que cette hypothèse avait déjà été évoquée en 2016. Il avait manifesté son intérêt. Mais ce n’était pas allé plus loin. »
Fournier : « C’est dérangeant »
Les propos du joueur, que certains pourraient considérer comme un appel du pied, a visiblement incité la Fédération à relancer les discussions pour sonder la volonté du joueur. Elle n’est pas seule. L’Equipe rapporte que « Nicolas Batum et Boris Diaw auraient déjà fait du lobbying auprès du joueur de Philadelphie pour le convaincre de franchir le pas ».
Une démarche qui ne fait pas l’unanimité parmi les actuels internationaux français.
Dans une série de tweets, Evan Fournier, l’arrière des Orlando Magics, a rappelé que, pour lui, « l’équipe nationale, c’est pas juste un challenge sportif ».
« Pour moi, jouer pour un pays avec lequel tu n’as pas d’attaches, c’est dérangeant. C’est pas du tout contre Joel. Ça me dérange quand les autres sélections le font et c’est donc valable pour l’équipe de France. »
« Les équipes nationales, c’est pour représenter son pays, récompenser la formation, mettre en avant une fédé, les entraîneurs de jeunes. C’est tout un système », a dit, dans la même veine, l’international français Edwin Jackson.
« Toutes les personnes qui sont pour qu’Embiid soit en équipe de France, ne venez pas dire : “nous sommes pour la formation française, faut faire avancer les clubs, etc.” »

   


L’arrivée d’Embiid en bleu alors que la France ne manque pas de talents confirmés (Gobert, Lauvergne, Séraphin) ou en devenir (Tillie, Poirier, les frères Fall) dans ce secteur pourrait aussi être mal vu par les joueurs déjà installés. Ou comme le dit Evan Fournier : « Le respect pour Rudy [Gobert], il est où ? »
Une rencontre en février
Joint mercredi 17 janvier, après ces réactions réservées de deux joueurs majeurs de l’équipe de France, le président de la Fédération, Jean-Pierre Siutat, préfère éteindre le début d’incendie.
« Nous avons eu un contact avec Joël il y a deux ans, mais cela n’a pas été très poussé », dit-il. Rien n’indiquait à l’époque une volonté du joueur de faire partie de l’équipe de France. Et rien ne l’indique aujourd’hui. Or, pour M. Siutat, c’est la condition sine qua non pour en être.
« Tout le monde aimerait avoir un joueur de 2,13 m qui marque 20 points par match. Mais je préfère avoir une équipe de garçons et de filles, qui ont envie d’être là. En parler aujourd’hui est un faux débat. »

   


La Fédération veut tout de même en avoir le cœur net, et une délégation rencontrera Joel Embiid à Philadelphie au mois de février pour aborder, une nouvelle fois, la question.
Jean-Pierre Siutat rappelle qu’une naturalisation, et donc une place éventuelle en équipe de France, est un processus long, qui se mérite, en vue des prochaines échéances (Coupe du monde en 2019, Jeux olympiques en 2020). A l’image de l’intérieur sénégalais Youssoupha Fall, arrivé en France en 2012 et désormais éligible, après avoir obtenu la nationalité en mars 2017. Surtout, la Fédération ne tient pas à imiter son homologue espagnole, dont Jean-Pierre Siutat ne se privait pas de dénoncer le comportement il y a moins d’un an.
En 2017, il dénonçait dans Le Monde le « pillage » des talents du continent, notamment par l’Espagne « dont les équipes de jeunes ont toujours un ou une Africaine ».

        Notre analyse :
         

          Basket : l’Afrique, gisement de talents mal exploité, « dans un esprit de colonisation »



« Je ne veux pas qu’on soit taxé d’aller chercher des talents comme d’autres le font. Les jeunes joueurs ne sont pas licenciés et ne sont donc pas protégés. Et, à terme, ils ne représentent plus leur pays. Je souhaite, au contraire, que les joueurs soient licenciés dans leur pays, jouent pour leur pays et que leur éventuel départ soit régulé par la Fédération internationale. »
Faire la cour à Embiid reviendrait à se contredire, même si son cas n’est pas celui d’un tout jeune basketteur africain que la France viendrait attirer en sortant son chéquier. Embiid est déjà, à 23 ans, une superstar de la NBA qui a signé un contrat de 148 millions de dollars et dont chaque décision est soupesée à l’aune de ce statut.
Son cas rappelle celui d’un autre intérieur d’origine africaine, le Congolais Serge Ibaka. Passé, deux mois seulement, par l’équipe de Prissé-Mâcon en Nationale 2 en 2006, il arrivera au fil des accords entre clubs, fédérations et agents dans le club espagnol de L’Hospitalet. Il y jouera deux saisons, sera drafté par les Oklahoma Thunders et prendra la nationalité espagnole en 2011.
La polémique sur sa naturalisation ne l’avait pas empêché d’aider son pays d’adoption à remporter, cette année-là, le championnat d’Europe… en battant la France en finale.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-17">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le centre international de Toulon avait insulté un adversaire en le qualifiant, en anglais, de « putain de pédé ».
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Rugby : Mathieu Bastareaud suspendu trois matchs pour injure homophobe

Le centre international de Toulon avait insulté un adversaire en le qualifiant, en anglais, de « putain de pédé ».



Le Monde
 |    17.01.2018 à 18h14
   





                        



   


Le centre international de Toulon Mathieu Bastareaud a été suspendu trois semaines et manquera donc le match du XV de France face à l’Irlande, pour avoir qualifié un joueur de Trévise de « pédé », a annoncé, mercredi 17 janvier, l’organisateur de la Coupe d’Europe.
Bastareaud ne pourra pas participer aux deux prochains matchs de Toulon, ni à l’ouverture du Tournoi des six nations, le 3 février, avec les Bleus, au sein desquels il est remplacé par le Parisien Jonathan Danty, a annoncé peu après l’encadrement du XV de France.
« Putain de pédé »
Bastareaud, qui peut faire appel de la décision prise par la commission de discipline de l’European Professional Rugby Club (EPCR), organisateur de la Coupe d’Europe, pourra retrouver les Bleus la semaine du déplacement en Ecosse, le 11 février.
Avec le RCT, dont il est le capitaine depuis le début de saison, Bastareaud sera un absent majeur du déplacement samedi à Llanelli chez les Scarlets, décisif en vue de la qualification pour les quarts de finale, et de la réception de Bordeaux-Bègles, le 27 janvier, en Top 14, importante pour la course à la phase finale.
Lors d’un accrochage avec le deuxième ligne italien Sebastian Negri à la fin du match remporté dimanche par le RCT (36-0), Bastareaud semble avoir répondu à une insulte similaire mais moins clairement identifiable de son adversaire, en le qualifiant en anglais de « putain de pédé ».
« Aucun facteur aggravant »
La commission de discipline « a déterminé que la nature de l’insulte aurait mérité un carton rouge », a précisé l’EPCR dans son communiqué. « Elle a estimé que l’infraction correspondait à la sanction minimale du barème des sanctions de World Rugby et a sélectionné six semaines comme point d’entrée. »
« Etant donné qu’il n’y avait aucun facteur aggravant et, en prenant en compte le fait que le joueur ait plaidé coupable, la Commission a ensuite réduit la sanction de moitié (le maximum autorisé), avant de prononcer une suspension de trois semaines. »
Après le match, Bastareaud s’était rapidement excusé sur Twitter, reconnaissant avoir « mal réagi en répondant à sa provocation ». « J’en suis sincèrement navré pour les personnes que j’ai pu blesser », avait-il ajouté.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-18">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Une des plus belles carrières de l’histoire du football, faite de gestes insensés, de courses, de dribbles et d’un sourire constant, s’est officiellement terminée.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Football : Ronaldinho, légende du Brésil et du FC Barcelone, prend sa retraite

Une des plus belles carrières de l’histoire du football, faite de gestes insensés, de courses, de dribbles et d’un sourire constant, s’est officiellement terminée.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 14h50
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Ronaldo d’Assis Moreira, dit Ronaldinho Gaucho au Brésil et simplement Ronaldinho dans le reste du monde, a officiellement mis un terme à sa carrière professionnelle, selon son frère et agent, Roberto Assis.
« Sa carrière professionnelle est terminée. Il veut désormais être un ambassadeur du football, aider les œuvres caritatives et travailler avec ses amis dans la musique. »
Après la Coupe du monde en Russie, cela fera trois ans que Ronaldinho n’aura plus disputé un match professionnel. Sa retraite ne faisait presque plus de doute, tant il semblait déjà loin du monde du football professionnel. En juillet, après quelques balles tapées lors d’un match en Tchétchénie, il avait reconnu être « trop vieux » pour reprendre la compétition.
« Merci pour toute la magie, Ronaldinho »
La dernière tentative, en 2015 avec le Fluminense, n’a duré que deux mois et demi. La pige précédente d’une saison dans le club mexicain de Queretaro n’a pas été bien plus marquante. Comme son passage dans une équipe de futsal du… championnat indien.
Qu’importe une fin un peu dissipée, la carrière footballistique de Ronaldinho restera comme l’une des plus belles du début du XXIe siècle.
Toutes ses étapes – au Gremio Porto Alegre, au Paris-SG (2001-2003), au FC Barcelone (2003-2008), au Milan AC (2008-2011), à Flamengo (2011-2012) et à l’Atletico Mineiro (2012-2014) – ont été marquées par des récompenses individuelles et des trophées collectifs, des courses fulgurantes depuis la ligne de touche gauche et des gestes incroyables. Et chacun de ses clubs lui a rendu hommage après l’annonce de la fin de sa carrière.
La Fédération brésilienne a salué « cette star qui a tant brillé avec le maillot jaune. Merci pour toute la magie, Ronaldinho. » Un de ses plus beaux tours était ce lob sur David Seaman lors de la Coupe du monde 2002. Ce sera la seule que Ronnie remportera, après avoir joué 101 matchs et marqués 35 buts pour son pays.

En Europe, c’est bien en France, et au Paris-Saint-Germain, que Ronnie se révèle. En dépit d’une relation compliquée avec l’entraîneur de l’époque, Luis Fernandez, Ronaldinho éclabousse de toute sa classe le championnat de France. La défense de Guingamp s’en souvient encore.

Après deux saisons passées dans un championnat trop étriqué pour son talent, Ronaldinho s’envole pour l’Espagne et le grand Barça. C’est sur cette pelouse qu’il vit le zénith de sa carrière : 207 matchs, 94 buts, 61 passes décisives, deux victoires en Liga, deux Supercoupes, une Ligue des champions (2006), un Ballon d’or (2005), deux récompenses du joueur FIFA de l’année (2004 et 2005).
Son entrée en matière, lors de son premier match sur la pelouse catalane en 2003, marqua les esprits.

Deux ans plus tard, il inventa une feinte pour neutraliser Franck Lampard, John Terry, Ricardo Carvalho et Eidur Gudjohnsen en bougeant à peine.

Le Milan AC n’était pas encore le crépuscule, mais presque. Une victoire en Serie A en 2010-2011, la dernière d’un club qui ne soit pas la Juventus depuis, et quelques gestes extraterrestres restent des beaux souvenirs pour les rossoneri qui ont salué « l’homme qui a enchanté San Siro et tous les fans de football ».

⚽ Goal of the Day from the Man of the Day 💥 
Take a bow, @10Ronaldinho! 🇧🇷 
🔊 Just listen to the crowd roar!
— acmilan (@AC Milan)


require(["twitter/widgets"]);

Le retour au pays, après un détour par le Flamengo, fut aussi un triomphe. Quand Ronaldinho arrive à l’Atletico Mineiro, c’est la définition du club du ventre mou du championnat. Il les portera jusqu’à la deuxième place du classement en 2012, et l’année d’après sur le toit de l’Amérique latine en remportant la Copa Libertadores.

O futebol ficou mais triste. Toda a arte, alegria, magia e irreverência do ídolo R10 passam dos gramados para a his… https://t.co/12tzG7egt5— atletico (@Atlético)


require(["twitter/widgets"]);

En l’honneur du désormais ex-footballeur de 37 ans, Roberto Assis promet une tournée d’adieux mondiale « après la Coupe du monde en Russie, probablement en août ». « Nous ferons plusieurs tournois au Brésil, en Europe et en Asie et, bien sûr, nous regardons pour disputer un match avec une sélection du Brésil », a-t-il confié à la chaîne Globo. Si les contours et les dates de la tournée de Ronnie restent flous, Assis a déjà laissé entendre que « Nike participera à l’élaboration du projet » et que le fait que son frère soit déjà un ambassadeur pour le FC Barcelone facilitera sa conception.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-19">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Trente-six athlètes russes ont renoncé à courir après l’arrivée des contrôleurs antidopage, prétextant être tombés malades ou renonçant simplement à prendre le départ.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Plus de 30 athlètes russes tombent malades à l’arrivée des contrôleurs antidopage

Trente-six athlètes russes ont renoncé à courir après l’arrivée des contrôleurs antidopage, prétextant être tombés malades ou renonçant simplement à prendre le départ.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h37
   





                        



   


Plus de 30 athlètes russes sont subitement tombés malades ou n’ont pas pris le départ de leur épreuve en voyant arriver les contrôleurs de l’Agence antidopage russe (Rusada) lors d’une compétition régionale à Irkoutsk (Sibérie).
Alors que se déroulaient samedi et dimanche les championnats d’athlétisme du district fédéral de Sibérie, 36 athlètes russes ont renoncé à courir après l’arrivée des contrôleurs de la Rusada, prétextant être tombés malades ou renonçant simplement à prendre le départ, rapporte le journal sportif en ligne Championat.com.

        Lire aussi :
         

                Dopage : le CIO suspend la Russie aux JO d’hiver de 2018, pas ses athlètes



La Fédération russe d’athlétisme lance une enquête
Parmi les athlètes ayant renoncé figurait la spécialiste du 3 000 m steeple Natalya Aristarkhova. Elle était la grande favorite de sa course après avoir porté en décembre son record personnel à 9 min 6 s 1 ; ce qui ferait d’elle, en cas d’homologation, la dixième performeuse mondiale de tous les temps, ironise encore Championat.com.
« La commission de discipline de la Fédération russe d’athlétisme (FRA) a lancé une enquête interne », a annoncé dans un communiqué la FRA, ajoutant avoir réclamé aux organisateurs et aux fédérations régionales concernées « des informations sur les athlètes qui se sont retirés » de la compétition.
« Au vu des résultats de l’enquête, la commission de discipline prendra les sanctions appropriées », ajoute le communiqué. La Fédération russe d’athlétisme précise avoir recommandé dimanche à la Rusada de cibler particulièrement les compétitions de jeunes et les compétitions régionales en Russie.
Shubenkov scandalisé
« Des contrôleurs antidopage se sont invités aux championnats de Sibérie. Est-ce la raison pour laquelle deux dizaines de participants se sont retirés avant le début de la compétition ? », a de son côté écrit sur Twitter le champion du monde du 110 m haies (2015) Sergey Shubenkov, visiblement scandalisé.

        Lire aussi :
         

                Dopage : « Interdire les JO à la Russie est non seulement justifié, mais nécessaire »



La Rusada a été suspendue par l’Agence mondiale antidopage (AMA) en novembre 2015, quand a éclaté le scandale qui a abouti à la révélation d’un système de dopage impliquant de nombreux rouages de l’Etat russe, du ministère des sports aux services secrets, sur la période 2011-2015. En juin, elle a été à nouveau autorisée à mener ses propres programmes de contrôles antidopage.
La Russie est engluée dans un scandale de dopage qui a débouché sur l’exclusion de ses athlètes des JO 2016 de Rio et des Mondiaux 2017 d’athlétisme à Londres, puis a conduit le Comité international olympique (CIO) à suspendre la Russie des JO 2018 le mois prochain à Pyeongchang.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-20">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ La Cour européenne des droits de l’homme rend jeudi une décision potentiellement cruciale pour l’avenir de la lutte antidopage.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Dopage : la localisation obligatoire des sportifs devant la justice européenne

La Cour européenne des droits de l’homme rend jeudi une décision potentiellement cruciale pour l’avenir de la lutte antidopage.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 16h36
    |

            Clément Guillou








                        



   


La lutte antidopage viole-t-elle depuis 2004 la Convention européenne des droits de l’homme ? La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) doit se prononcer, jeudi 18 janvier, sur cette question qui divise les juristes spécialistes de l’antidopage, en réponse à deux requêtes de sportifs français.
L’une est portée depuis 2011 par les syndicats de joueurs des quatre principaux sports collectifs (football, basket, rugby, handball) ; l’autre est au nom de Jeannie Longo, l’un des plus grands palmarès du sport tricolore. Sa carrière finissant, la cycliste se plaignait d’un acharnement de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui l’inscrivait chaque année dans le groupe des sportifs obligés de signaler leur localisation. Déboutée en 2013 par le Conseil d’Etat, elle s’était tournée vers l’Europe.

        Lire :
         

          Contrôles antidopage : pas vu, (pas) pris



Les requérants voient, dans le système de localisation auquel ils sont soumis, une atteinte à leur vie privée. Depuis 2009, ce régime oblige les sportifs à donner un créneau d’une heure par jour durant lequel ils se rendent disponibles pour des contrôles antidopage, à l’endroit de leur choix. C’est sur ce système que reposent les contrôles aléatoires, qui, selon les experts, sont les plus efficaces pour dissuader les sportifs de se doper.
L’AMA vigilante
Pour cette raison, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a toujours suivi de très près le destin de ces requêtes devant la CEDH. L’instance régulatrice de la lutte antidopage se refuse à tout commentaire avant la décision, mais n’a pas ménagé ses efforts de lobbying pour échapper à une décision qui remettrait en cause, selon elle, l’efficacité de la lutte antidopage.
En 2009, elle avait dû réviser à la marge les règles de localisation afin de satisfaire la Commission européenne. Depuis, le dispositif a été davantage assoupli, notamment dans le volet des sanctions associées au défaut de localisation.

        Lire :
         

          Valérie Fourneyron : « Le logiciel Adams, ce n’est pas Big Brother »



Signe de son souci de satisfaire au droit européen, l’AMA a fait surveiller la rédaction du dernier code mondial antidopage, entré en vigueur en 2015, par le juge français Jean-Paul Costa, ancien président de la CEDH. Elle continue depuis de faire régulièrement appel à son expertise.
« Quelques athlètes – bien que, je suis heureux de le dire, ils ne soient pas en majorité – ont critiqué le système de localisation, le jugeant invasif et contraignant ; cependant, la plupart d’entre nous dans le monde du sport le considérons comme un moyen efficace et nécessaire pour faire en sorte que le sport propre l’emporte », justifiait Craig Reedie, président de l’AMA, dans une tribune en 2015.
« On a dépassé le délai raisonnable »
Les sportifs et leurs avocats, eux, évoquent l’article 8 de la convention. Il dispose que « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance », et que les exceptions à cette ingérence ne s’appliquent pas à la lutte antidopage.
Ils évoquent en outre la liberté de circulation, contrainte, selon eux, par l’obligation de rester une heure par jour en un endroit donné.
Le dispositif est également validé par le tribunal arbitral du sport
Leur espoir est mince : en France, le Conseil d’Etat a validé la localisation des sportifs et la Cour de cassation a estimé qu’il n’y avait pas lieu de renvoyer au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité. Le dispositif est également validé par le tribunal arbitral du sport. Et quand bien même la CEDH jugerait non conforme le dispositif de localisation, les juristes de l’AMA se battraient pied à pied pour ne pas avoir à y renoncer.
Les requérants, eux, sont presque passés à autre chose. « Au bout de six ans, je ne sais pas si on est encore en droit d’avoir des espoirs. On a largement dépassé le délai raisonnable », dit Jean-François Reymond, directeur du Syndicat des joueurs de rugby, qui avait auparavant mené la fronde à la tête de celui des basketteurs.
Depuis que sa requête a été déposée, il témoigne d’une nette amélioration des relations avec l’AFLD, le nouveau directeur des contrôles, Damien Ressiot, ayant facilité les démarches de localisation. Elles sont désormais remplies le plus souvent par les clubs et les manquements sont rares dans les sports collectifs.
Jeannie Longo, de son côté, estime que sa fin de carrière a été gâchée par ses relations avec l’AFLD qui, en 2011, avait voulu la sanctionner pour avoir fait défaut à trois reprises aux règles de localisation. Elle avait finalement été blanchie par la Fédération française de cyclisme (FFC), mais continuait d’être inscrite dans le « groupe cible » des athlètes de haut niveau.
Sa plainte contre l’AFLD avait été rejetée par le Conseil d’Etat.
« La CEDH a prouvé qu’elle était plus scrupuleuse sur le respect de la vie privée que le Conseil d’Etat, veut croire Me Bruno Ravaz, conseil de Jeannie Longo. Si Jeannie gagne, elle s’estimera un peu réhabilitée. Pour elle, c’était une opération de harcèlement afin de la forcer à raccrocher son vélo. » Jeudi, l’ancienne cycliste sera au ski.



                            


                        

                        

