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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Selon les syndicats, les agents de la RATP mais aussi les voyageurs font face à la présence de plus en plus forte de consommateurs de crack, un dérivé de la cocaïne.
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Consommation de drogue dans le métro : les syndicats sonnent l’alarme

Selon les syndicats, les agents de la RATP mais aussi les voyageurs font face à la présence de plus en plus forte de consommateurs de crack, un dérivé de la cocaïne.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 18h28
   





                        



   


Les conducteurs de la ligne 12 du métro parisien ont été appelés à la grève, vendredi 19 janvier, par les syndicats CGT et SUD-RATP, excédés par des problèmes croissants de toxicomanie dans le nord de la capitale.
Selon les syndicats, les agents de la RATP mais aussi les voyageurs font face à la présence de plus en plus forte de consommateurs de crack, un dérivé de la cocaïne, qui peut s’injecter ou se fumer à l’aide d’une pipe.
Ils dénoncent un « vrai manque de moyens humains » et veulent alerter les pouvoirs publics sur les perturbations et l’insécurité créées par certains consommateurs de drogue dans les stations de métro. Selon Jeremy Kahli, syndicaliste de SUD-RATP, quinze conducteurs ont été agressés sur la ligne 12 en 2017. Les agressions se font « à coups de poing, parfois à coups de seringue, sur les chauffeurs, les voyageurs et les agents de station, (…) souvent parce que quelqu’un s’est “shooté” et est en plein délire ».
« Présence de toxicomanes sur les voies »
Ces chiffres n’ont pas été confirmés par la RATP. Sollicitée par Le Monde, la direction reconnaît des « difficultés croissantes du fait de la présence d’usagers de drogue dans ses gares et stations, en particulier au nord de la ligne 12 et au nord de la ligne 4 ». Pour un conducteur de métro, qui parcourt la ligne 12 depuis six ans, c’est « principalement la présence des toxicomanes sur les voies » qui gêne leur travail, obligeant les agents à solliciter des coupures de courant pour éviter une électrocution, ce qui génère notamment des retards. Selon SUD-RATP, il y aurait eu plusieurs centaines « d’interruptions de pratique » sur la ligne 12 en 2017. Là encore, la RATP n’a pas communiqué de chiffres.
La toxicomanie dans le métro n’est pas neuve — « ça remonte à plus de vingt ans » —, mais elle s’est aggravée ces dernières années, selon le syndicaliste, qui constate que le « problème grossit chaque année ». Sont concernées plusieurs stations du nord de Paris : Marcadet-Poissonniers, Château-Rouge, Jules-Joffrin ou encore Porte-de-la-Chapelle. Un vrai problème social, pour lequel la RATP se fait aider du tissu associatif et social existant.
Des maraudes dans le métro
« La préfecture de la région Ile-de-France, la RATP et les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques des usagers de drogue (Caarud) ont ainsi signé fin novembre une convention afin de permettre une meilleure prise en charge des toxicomanes présents dans les espaces du métro parisien », fait savoir la régie des transports. Par ailleurs, des associations effectuent des « maraudes » depuis le 7 décembre, poursuit la RATP, ce que confirme une source associative :
« Ces maraudes ont pour objectif de réduire la présence des usagers consommant des drogues sur les quais du métro, de les sensibiliser au respect des voyageurs et des agents RATP, et de leur permettre d’accéder aux structures sanitaires et sociales en surface. »
« Pas de toxicomanes dans les rues et devant les magasins »
Jeremy Kahli estime qu’il s’agit d’un « serpent qui se mord la queue » et dénonce « l’hypocrisie des élus parisiens : on ne veut pas des toxicomanes dans les rues et devant les magasins, donc ils descendent dans le métro ». « C’est un problème social avant tout », reconnaît-il. Les syndicats demandent aujourd’hui « plus de moyens humains et de structures adaptées ». Ils devaient manifester à la gare de Lyon, en début d’après-midi, à l’occasion d’une table ronde rassemblant notamment la régie et la préfecture de police de Paris. De son côté, la RATP assure que le « trafic est quasi normal » sur la ligne 12, vendredi.

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                A Paris, des enfants des rues, drogués et violents, laissent les services sociaux désemparés



Au début de janvier, déjà, le syndicat UNSA-RATP et l’association SOS Usagers ont adressé une lettre au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, à la maire de Paris, Anne Hidalgo, et à la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, dénonçant un métro « envahi par des groupes de dealers » et des « toxicomanes souvent agressifs et dangereux ».
La RATP n’a pas été en mesure de donner au Monde le nombre d’agressions dues à des consommateurs de drogue dans le métro, mais elle assure que la collaboration avec les forces de l’ordre a été accentuée depuis plusieurs années.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le pays revendique le titre de deuxième producteur et exportateur mondial de fèves, derrière son voisin la Côte d’Ivoire. La poudre brune représente 10 % de son produit intérieur brut. Mais la filière, contrôlée par le gouvernement, reste fragile.
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Au Ghana, le cacao est une affaire d’Etat

Le pays revendique le titre de deuxième producteur et exportateur mondial de fèves, derrière son voisin la Côte d’Ivoire. La poudre brune représente 10 % de son produit intérieur brut. Mais la filière, contrôlée par le gouvernement, reste fragile.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h46
    |

            Laurence Girard (Ghana)








                        



                                


                            

Sur les troncs des cacaoyers, les cabosses prennent des teintes jaunes. Prêtes à être tranchées par le go to hell  (« va au diable »), nom donné à la machette au Ghana. La grande saison de récolte des fèves de cacao, qui s’étend d’octobre à mars, bat son plein dans ce pays anglophone.
Et l’effervescence croît chez les acheteurs. Pour preuve, la petite échoppe très rudimentaire gérée par la société de négoce Nyonkopa, dans le village de Deduako (sud), au cœur du pays Ashanti, bassin de cette production agricole, vient de faire peau neuve. Elle stocke les sacs de fèves déjà fermentées, puis séchées au soleil, acquises auprès des planteurs. Toutes les transactions sont inscrites dans un registre, première étape des opérations de traçabilité imposées par le gouvernement.
Dans cette « communauté », pas moins de trois comptoirs d’achat se disputent les précieuses fèves. Nyonkopa doit croiser le fer avec Ecom et Produce Buying Company (PBC). Il faut donc convaincre les fermiers de céder leur marchandise, voire les fidéliser. Nyonkopa a choisi de leur livrer la bonne parole… dans une église. Seul bâtiment en dur du village, capable, il est vrai, d’accueillir une telle réunion.
L’employé du comptoir qui harangue les planteurs leur promet, s’ils s’engagent à livrer au moins dix sacs par an pendant cinq ans, de leur verser une retraite. Une pension estimée à 22 dollars (18 euros) par mois – le salaire minimum est de 50 dollars mensuels au Ghana. Un discours très écouté. Dans l’assistance aux boubous colorés, l’âge moyen est très avancé. Le vieillissement des agriculteurs est un des motifs d’inquiétude des entreprises consommatrices de cacao, mais il n’est pas le seul, car la filière compte de nombreuses fragilités.

Troisième richesse du pays, derrière l’or et le pétrole
Or, au Ghana, le cacao est d’abord une affaire d’Etat. Et pour cause. Le pays revendique le titre de deuxième producteur et exportateur mondial de fèves, pesant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Brigitte, Denis et Caroline ont été tirés au sort pour participer à la première expérimentation citoyenne du revenu de base. Pendant un an, ils recevront 1 000 euros par mois, grâce à une opération de financement participatif. Témoignages.
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Ils testent le revenu de base : « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver »

Brigitte, Denis et Caroline ont été tirés au sort pour participer à la première expérimentation citoyenne du revenu de base. Pendant un an, ils recevront 1 000 euros par mois, grâce à une opération de financement participatif. Témoignages.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 18h45
    |

            Camille Bordenet








                        


Ils n’y ont d’abord pas cru, eux qui n’ont « jamais rien gagné ». Jusqu’à voir apparaître le premier montant sur leur compte bancaire, au début de janvier : 1 000 euros. Une somme qui leur sera versée chaque mois pendant un an, sans contrepartie, et dont ils peuvent disposer comme ils le souhaitent. Le 6 décembre, Brigitte, Denis et Caroline* ont été tirés au sort, parmi 80 000 inscrits, pour participer à une première expérimentation citoyenne du revenu de base, cette idée vieille de plusieurs siècles et âprement débattue durant la présidentielle. A l’origine de cette initiative, une petite association, Mon revenu de base, qui a récolté de quoi financer ces trois revenus grâce à une opération de financement participatif sur Internet.

        Lire les explications:
         

          « Et vous, que feriez-vous avec 1000 euros par mois pendant un an ? » : une association propose de tester le revenu de base



Alors qu’ils viennent de percevoir leur première allocation et commencent à se projeter, les trois bénéficiaires ont accepté de livrer leurs ressentis et leurs questionnements.
Quand il a appris la nouvelle, Denis a eu le sentiment de pouvoir « à nouveau respirer », pour la première fois depuis longtemps. « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver », décrit le trentenaire célibataire qui n’était « plus habitué à avoir un choix de vie ». « Car j’ai goûté au fond du système social », confie-t-il d’une voix rauque. Charpentier depuis ses 14 ans, Denis est venu s’installer à la campagne en Nouvelle-Aquitaine pour le travail. Mais il y a un an et demi, « après des années à trop forcer », des douleurs au dos l’ont contraint à s’arrêter de travailler. « A partir de là, ça a été la dégringolade. » 
Denis n’a pas les moyens de se soigner, encore moins de remplacer son vieux véhicule qui vient de le lâcher, rendant impossibles les déplacements pour les formations que lui propose Pôle emploi, à plus de 30 kilomètres de chez lui… Son loyer et ses factures deviennent de plus en plus difficiles à payer, les dettes et les lettres d’huissier s’accumulent et son propriétaire menace de l’expulser… « Au bout d’un moment, on lâche prise, dit-il. Et les temps sont durs pour se relever tout seul. » Il raconte les « réunions entre pauvres au Resto du cœur », son logement « qui fuit de partout », son jean et ses baskets troués. Et l’enfermement progressif dans la pauvreté, « jusqu’à perdre toute estime de soi ».
« Le RSA ne suffit plus à affronter la vie »
Dans ces conditions, « le RSA [revenu de solidarité active de 545 euros par mois] ne vous permet pas de vous remettre à flot », assure-t-il. Il se demande si les politiques ont conscience que cette allocation « ne suffit plus à affronter la vie ». Il pointe son côté stigmatisant, « qui vous oblige sans cesse à justifier que vous êtes pauvre ». Sans compter « toute cette paperasse qui vous bouffe ». 
Avec le revenu de base, Denis a l’impression qu’on lui permet de « redevenir acteur de [s]a vie, de redevenir quelqu’un ». Sans avoir à se justifier et sans que l’aide soit conditionnée à son « statut de pauvre ». « Ça ne réglera pas tous mes problèmes, mais j’ai l’esprit plus tranquille. Maintenant je vais pouvoir bâtir un projet de vie. »
Ses premières dépenses iront dans une séance chez un ostéopathe, l’achat d’une Peugeot 206 d’occasion, et celui de vêtements « pour être présentable à un entretien d’embauche ». Il commence à réfléchir à des pistes de reconversion, conscient qu’il ne pourra pas continuer dans la charpente. Il va aussi tenter de mettre un peu d’argent de côté, « pour se mettre à l’abri des embûches ».

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          Le revenu universel, généalogie d’une utopie



Son premier virement, elle l’a mis de côté « pour les imprévus »
Pas question non plus pour Brigitte, 53 ans, de « gaspiller cet argent », elle qui a toujours fait attention. Son premier virement, elle l’a mis de côté, comme elle prévoit de le faire pour les suivants. « Pour les imprévus, car on ne sait pas de quoi l’avenir est fait. » Pour ne pas avoir à « embêter » sa fille plus tard par exemple, alors qu’elle sait qu’elle ne touchera « qu’une petite retraite ». « Le jour où j’en aurai besoin, je serai contente de me dire que le revenu de base était là », dit-elle.
Brigitte vit dans une petite ville des Côtes-d’Armor, chez son compagnon, électricien. Vendeuse en maroquinerie dans un supermarché, elle a un CDI de vingt-huit heures par semaine, faute d’avoir pu trouver un contrat avec plus d’heures. Mais elle est satisfaite d’avoir décroché cet emploi, après avoir connu le chômage à la suite d’un licenciement économique lorsqu’elle habitait dans le Nord. Elle gagne autour de 920 euros par mois, plus la prime d’activité tous les trimestres, environ 108 euros. « Je ne roule pas sur l’or, mais je n’ai pas de loyer à payer et je partage les factures avec mon compagnon », dit-elle.
Quand on lui demande si elle estime « bien vivre », elle répond que ça dépend de ce qu’on entend par là. « Je vis normalement, j’ai le nécessaire, même s’il faut toujours veiller à économiser. » « Bien sûr, il y a toujours des choses qui feraient envie », concède-t-elle, en évoquant cette thalassothérapie qu’elle s’offrirait bien pour soulager son dos, ou ce séjour au ski, où elle n’est jamais allée de sa vie. Il y a surtout ce vieux rêve : s’acheter une maison, « un petit quelque chose ». Mais elle doute qu’une banque accepte de lui octroyer un prêt.
La première fois que Brigitte a entendu parler du revenu universel par le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, elle a trouvé l’idée séduisante, comme beaucoup, « même si ça paraissait trop beau ». Elle a eu du mal à se figurer comment il pourrait être financé ou combien serait alloué à chacun. Bien qu’elle doute que le gouvernement puisse un jour mettre en place une telle mesure, elle est heureuse de pouvoir participer à une expérimentation qui va peut-être permettre à la société d’y réfléchir.

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                Débats : pour ou contre le revenu universel ?



Caroline partage cette même « fierté ». La troisième bénéficiaire a commencé à noter dans un carnet ses ressentis et questionnements, pour pouvoir apporter un retour au fil de l’année. Parce qu’elle n’est « pas en situation de précarité », cette secrétaire dans le domaine de la formation de presque 50 ans a ressenti une forme de culpabilité d’avoir été tirée au sort, soulevant la question de l’universalité de ce revenu. Elle n’est pourtant pas millionnaire… A mi-temps, elle gagne 1 500 euros par mois, plus le salaire de son mari, cogérant de société. Leurs deux enfants sont partis de la maison franc-comtoise, l’un travaille, l’autre est étudiant.
« Comment utiliser ce revenu du mieux possible »
Après avoir réfléchi à « comment utiliser ce revenu du mieux possible », Caroline a prévu d’en redistribuer chaque mois la moitié à ses enfants, à sa sœur et à sa mère. Quant à l’autre moitié, ce sera « un petit pécule de plaisir » pour son mari et elle. Elle marque un silence : « Car paradoxalement, on gagne bien notre vie, mais à la fin du mois il faut quand même compter. »
C’est encore tôt, mais Caroline commence aussi à entrevoir l’opportunité de se former pour se reconvertir. Et peut-être réaliser un vieux rêve, « reprendre une boutique d’habillement ou de maroquinerie ». « J’aime ce que je fais, je ne subis pas mon boulot, mais j’en ai fait le tour », dit-elle. « Jusqu’à présent, je ne voyais pas comment mettre ça en œuvre. Le revenu de base sera peut-être le tremplin qui va me permettre de trouver ce qu’il y a de mieux pour moi. » Travaillant dans ce domaine, elle est bien placée pour savoir que beaucoup de gens qui voudraient pouvoir se former pour se reconvertir n’en ont pas la possibilité, faute de prise en charge.
Bien qu’elle reste « plutôt sceptique » quant à la faisabilité du revenu universel à l’échelle nationale, Caroline y voit une mesure de justice sociale qui permettrait à certains de « vivre plutôt que de survivre », en même temps que la possibilité offerte à tout salarié de « se remettre en question ». Denis, qui s’y intéresse aussi de près depuis la présidentielle, continue d’en parler autour de lui, « aux pauvres comme aux riches », dans l’espoir de faire avancer l’idée.
*Comme avec nos confrères de Libération, les bénéficiaires ont souhaité rester anonymes, pour ne pas risquer d’être trop sollicités et pour pouvoir se confier plus librement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Des discussions sont actuellement en cours entre le directeur de la fiction du producteur Banijay et le groupe public pour remplacer Xavier Couture.
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France Télévisions : Takis Candilis pressenti comme directeur des programmes

Des discussions sont actuellement en cours entre le directeur de la fiction du producteur Banijay et le groupe public pour remplacer Xavier Couture.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h01
   





                        


L’ancien président de Lagardère Studios, Takis Candilis, est pressenti pour devenir directeur des programmes et de la stratégie de France Télévisions. Selon l’entreprise d’audiovisuel public, des discussions sont actuellement en cours. Le Figaro a affirmé, vendredi 19 janvier, que M. Candilis avait été désigné pour remplacer Xavier Couture, qui est partance pour se consacrer à des « projets personnels », notamment la création d’un institut d’études des médias.

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                Xavier Couture, numéro deux de France Télévisions, va quitter le groupe



Venu de l’opérateur Orange, ancien directeur d’antenne de TF1 dans les années 1990, M. Couture avait été recruté par Delphine Ernotte en octobre 2016 pour redresser les audiences, mais également pour son expérience dans le numérique.
En septembre 2016, Takis Candilis, qui dirigeait jusqu’alors Lagardère Studios, était devenu directeur de la fiction de Banijay, qui produit notamment l’émission de télévision « Touche pas à mon poste » et la série « Versailles ». Il a travaillé à TF1 entre 1999 et 2008.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Alors que la plus vieille centrale nucléaire doit fermer d’ici fin 2018 ou en 2019, le secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, s’est rendu à Fessenheim pour rencontrer les acteurs locaux.
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Fessenheim : le gouvernement dévoile ses projets pour la reconversion du site nucléaire

Alors que la plus vieille centrale nucléaire doit fermer d’ici fin 2018 ou en 2019, le secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, s’est rendu à Fessenheim pour rencontrer les acteurs locaux.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 16h45
   





                        



   


En déplacement à Fessenheim (Haut-Rhin), vendredi 19 janvier, le secrétaire d’Etat auprès du ministère de la transition écologique Sébastien Lecornu a esquissé les projets du gouvernement pour la reconversion du site nucléaire. Alors que la plus vieille centrale de France doit fermer fin 2018 ou en 2019, M. Lecornu a souhaité que soient privilégié « des activités durables et prometteuses ». 

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                A la recherche d’un plan pour fermer Fessenheim



« La centrale fermera, j’assume cette décision. (…) Je ne viens pas avec un chèque, mais je ne viens pas les mains vides. Il s’agit de construire un projet pour le territoire qui soit exemplaire. » 
L’Etat souhaite lancer un appel à projets pour le territoire dans les domaines des énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien…) et installer une cellule de traitement des prestataires et sous-traitants du site – 330 personnes – pour leur permettre de retrouver du travail, en collaboration avec l’Allemagne « qui a besoin de ces profils », a précisé M. Lecornu.

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                L’arrêt d’autres centrales nucléaires durant le quinquennat est peu probable



Perte de recettes fiscales
En faveur des collectivités locales, qui craignent une chute des recettes fiscales d’environ 14 millions d’euros, après la fermeture de la centrale nucléaire, le secrétaire d’Etat a annoncé la mise en place d’une fiscalité spécifique dans une zone allant de Colmar à Mulhouse.
Les discussions ont « ouvert des perspectives » pour une partie du Haut-Rhin et de l’Alsace, a estimé le président de la région Grand Est, Jean Rottner (Les Républicains). « On s’est fait une raison, il faut maintenant travailler à apporter une nouvelle ambition pour le territoire », a-t-il ajouté.
Un nouveau comité de pilotage aura lieu à Colmar, les 12 et 13 avril, qui abordera plus précisément la question du calendrier de la fermeture de la centrale et de son démantèlement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le « crowdfunding » immobilier a drainé 101 millions d’euros en 2017 – contre 68 en 2016 – pour financer 220 opérations, selon HelloCrowdfunding.
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Le financement participatif immobilier en plein essor

Le « crowdfunding » immobilier a drainé 101 millions d’euros en 2017 – contre 68 en 2016 – pour financer 220 opérations, selon HelloCrowdfunding.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h00
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

L’argent afflue sur les plates-formes Internet de « crowdfunding » immobilier, elles-mêmes de plus en plus nombreuses. Né en 2013, en France, ce financement participatif s’installe désormais dans le paysage de la promotion. Il a, en 2017, drainé 101 millions d’euros (contre 68 en 2016) pour financer 220 opérations (134 en 2016), au vu des données collectées par HelloCrowdfunding et publiées le 11 janvier. Mais c’est encore peu, dans un marché évalué à 2 milliards d’euros.
Selon l’étude menée par Céline Mahinc, d’Eden Finances, et Chloé Magnier, de CM Economics, 42 plates-formes proposaient ce service en juin 2017, probablement une cinquantaine aujourd’hui. Ce secteur morcelé est dominé par une poignée d’acteurs : Anaxago (25 millions d’euros collectés en 2017), Wiseed (43 millions d’euros), Homunity (8 millions d’euros) et ClubFunding (12 millions d’euros).
Le système satisfait à la fois les investisseurs, par ses rendements attrayants de 9 % à 10 % sur des durées courtes – douze à dix-huit, voire vingt-quatre mois – et les promoteurs qui y puisent des fonds complémentaires aux prêts bancaires, dont la marge de manœuvre est bridée par les règles prudentielles.

Engouement évident
La nouvelle donne fiscale introduite par la loi de finances pour 2018, devrait, en outre, accélérer le mouvement, ce placement n’entrant pas dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière. La formule attire d’ailleurs de plus en plus de gestionnaires de patrimoine, des « family offices » et quelques institutionnels : « Ils viennent chercher du rendement », observe Mme Mahinc.

Les promoteurs immobiliers clients de ces plates-formes sont, en général, des sociétés de taille moyenne, locales et régionales, qui ne peuvent pas, comme les grands groupes, émettre d’obligations. Ainsi, REI Habitat, spécialiste des immeubles à structure bois, en pleine croissance, fait régulièrement appel au site Wiseed : « Un prêt bancaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Alors que près de 600 stations de Vélib’devaient être ouvertes au 1er janvier, seules 113 le sont au 19 janvier.
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Retard du Vélib’ à Paris : le mois de janvier sera remboursé aux abonnés

Alors que près de 600 stations de Vélib’devaient être ouvertes au 1er janvier, seules 113 le sont au 19 janvier.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h28
   





                        



   


A la suite des gros retards d’installation des nouveaux Vélib, le Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole a annoncé, vendredi 19 janvier, que le mois de janvier sera remboursé aux abonnés du service de vélo en libre-service. Par ailleurs, le nouvel opérateur Smovengo sera pénalisé d’un million d’euros.

        Lire aussi :
         

                La course contre la montre de l’opérateur de Vélib’



Au 19 janvier, 113 stations étaient ouvertes selon le syndicat, bien loin des 600 stations promises au 1er janvier par le groupement qui a pris la suite du groupe JCDecaux et doit avoir mis en place 1 400 stations à la fin du mois de mars.
Nous voulons « dédommager par un nouveau geste les abonnés », a fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP) Catherine Baratti-Elbaz qui préside ce syndicat d’élus. Ce « n’est pas beaucoup à titre individuel pour chaque abonné, mais c’est la reconnaissance de la part du syndicat qu’il y a une promesse qui n’est pas tenue par la faute de l’opérateur », a ajouté Mme Baratti-Elbaz, en précisant que « si le service continue à ne pas être à la hauteur de nos attentes en février, se reposera la question » d’autres remboursements.

        Lire aussi :
         

                Vélib’ en Ile-de-France : de l’entreprise Smovengo au syndicat mixte, qui fait quoi ?



Un coût de 250 000 euros
Le coût de cette mesure sera « a minima » près de 250 000 euros. Mme Baratti-Elbaz a, par ailleurs, déclaré que le syndicat allait « faire appliquer les pénalités » prévues dans le contrat à l’encontre du consortium, qui seront utilisées au bénéfice des usagers.
« Nous sommes aux deux tiers du mois. Je suis obligée de constater que ni les engagements pris au 1er janvier ni le déploiement de 80 stations par semaine ne sont tenus », a-t-elle dit, en précisant que cette pénalité s’élève à « légèrement au-dessus du million d’euros au regard du service rendu au 1er janvier ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Pour les économistes Arnaud Chéron et Pierre Courtioux, dans une tribune au « Monde », les seniors et les parents de jeunes enfants devraient être – comme les moins qualifiés et les chômeurs –, une piste prioritaire de la réforme de la formation professionnelle.
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« Il demeure un certain nombre de freins directs et objectifs à l’accès à la formation professionnelle »

Pour les économistes Arnaud Chéron et Pierre Courtioux, dans une tribune au « Monde », les seniors et les parents de jeunes enfants devraient être – comme les moins qualifiés et les chômeurs –, une piste prioritaire de la réforme de la formation professionnelle.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h31
    |

Arnaud Chéron et Pierre Courtioux (Membres du Pôle de recherche en économie de l’Edhec)







                        



                                


                            
Tribune. Le 15 novembre 2017, le gouvernement a transmis un document d’orientation dont se sont saisis les partenaires sociaux, avec pour objectif la rédaction d’un accord national interprofessionnel d’ici au 16 février. L’agenda de la négociation est donc serré, tout autant que le cadrage donné par Muriel Pénicaud, la ministre du travail.
En France, le financement de la formation continue s’est historiquement appuyé sur l’obligation faite aux entreprises de « former ou payer »
Les prin­cipaux axes de discussion concernent la généralisation et l’extension du compte personnel formation (CPF) – qui devrait conduire notamment à la suppression du congé individuel de formation (CIF) ; une accentuation de l’effort de formation à destination des chômeurs et des salariés les moins qualifiés, avec des modalités d’accès facilitées, plus particulièrement au sein des TPE et des PME ; une refonte du système de formation en alternance (apprentissage et professionnalisation) ; et, enfin, le renforcement de l’évaluation de la qualité des formations dispensées.
En France, le financement de la formation continue s’est historiquement appuyé sur l’obligation faite aux entreprises de « former ou payer ». Celles-ci doivent organiser la formation de leurs salariés ou s’acquitter d’une taxe qui, sur la base d’un principe de mutualisation, permet de ­contribuer au financement de formations dispensées à d’autres travailleurs, sans, donc, qu’elles puissent en attendre un bénéfice propre.
Des droits à la formation plus inclusifs
Ce système a généré d’importantes inégalités d’accès aux formations. Celles-ci bénéficient plus souvent aux salariés les plus diplômés et les plus qualifiés. L’individualisation progressive des droits à la formation, avec la création du droit individuel à la formation (DIF) en 2003, puis du CPF en 2014, a certes permis de construire un cadre qui remet le travailleur au cœur du système. Il demeure cependant un certain nombre de freins...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Face à l’ampleur du scandale du lait contaminé, le PDG de Lactalis s’est exprimé dans le « Journal du Dimanche », le 14 janvier. Peut-être va-t-il communiquer davantage et ouvrir un compte Facebook ou Twitter.
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Il est comme ça… Emmanuel Besnier


                      Face à l’ampleur du scandale du lait contaminé, le PDG de Lactalis s’est exprimé dans le « Journal du Dimanche », le 14 janvier. Peut-être va-t-il communiquer davantage et ouvrir un compte Facebook ou Twitter.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h25
    |

            Philippe Ridet








                              

                        

Il a parlé ! Le « Salinger des fromages », « l’Howard Hughes des produits laitiers », « le muet de la Mayenne », patron et premier actionnaire de Lactalis, la huitième fortune de France (selon le classement Forbes de 2017) a brisé, dimanche 14 janvier dans le JDD, le vœu de silence auquel il s’astreignait depuis qu’il a pris les rênes de l’entreprise familiale, succédant, à 30 ans à peine, à son père qui lui-même avait pris la place du sien. Trois générations de taiseux. Mais l’omerta pouvait se confondre avec l’indifférence dès lors que des dizaines de cas de salmonellose ont été détectés chez des nourrissons ayant consommé du lait en poudre fabriqué par le premier groupe laitier du monde, obligeant l’entreprise à rapatrier douze millions de boîtes en application du principe de précaution. « No milk today… » vagissent les nouveau-nés.
« C’est vrai, je ne suis pas d’une nature expansive. (…) Peut-être n’ai-je pas pris le temps nécessaire pour expliquer les choses », concède celui qui deux jours auparavant se présentait au ministère de l’économie et des finances où Bruno Le Maire l’avait convoqué par la porte du garage pour fuir les médias.

Et maintenant ? Faudra-t-il attendre de nouveau vingt ans pour lire un nouvel entretien d’Emmanuel Besnier ? Allez, encore un effort, vous verrez c’est le premier pas qui coûte. A 47 ans (il est né, selon Wikipédia, le 18 septembre 1970, jour de la mort de Jimi Hendrix, mais ça n’a rien à voir), il est encore temps de passer au niveau supérieur de la com’ et d’ouvrir un compte Facebook ou Twitter pour dialoguer en temps réel avec les consommateurs.
Une révolution copernicienne pour Lactalis
Il paraît que les réseaux sociaux, c’est addictif. Juste trois exemples, comme ça, pour donner une idée. Une date de péremption qui s’approche pour votre calendos Président ? Hop, un petit SMS signé E. B. pour prévenir le client. Une moisissure suspecte sur votre plaquette...




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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Guillaume Paoli, cofondateur du site de vente en ligne de véhicules d’occasion Aramisauto, regrette, dans une tribune au « Monde », l’absence d’une ligne politique lisible concernant l’achat de voitures.
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Automobile : « Les Français ont besoin d’une feuille de route claire »

Guillaume Paoli, cofondateur du site de vente en ligne de véhicules d’occasion Aramisauto, regrette, dans une tribune au « Monde », l’absence d’une ligne politique lisible concernant l’achat de voitures.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h15
    |

Guillaume Paoli (Cofondateur d’Aramisauto, site de vente en ligne de véhicules d’occasion, contrôlé par le groupe PSA)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis plus de vingt ans, choisir une nouvelle voiture était une question de budget… et de capacité à bénéficier de l’une des incitations qui, depuis la « balladurette » jusqu’au « bonus », nous guidaient vers ce que nous pensions être le bon choix. Bien malin qui sait aujourd’hui quelle voiture acheter ! Les Français attendent des indications claires et craignent de payer les incertitudes d’une transition énergétique complexe.
Deux Français sur trois utilisent leur voiture chaque jour pour aller travailler
Deuxième budget de dépenses des Français, source de pollution et de consommation de pétrole, la voiture est aujourd’hui contestée. Les grandes villes en découragent l’usage et favorisent une mobilité multimodale d’une grande modernité, mais encore souvent à l’état de projet. Désengorgement des centres-villes, coup de frein à la pollution atmosphérique et sonore, reconquête des espaces publics, redécouverte du vélo et de la marche à pied… les politiques de transports urbains ne manquent pas d’arguments.
Mais Paris, Lyon ou Bordeaux ne font pas la France. Quatre-vingts pour cent des ménages possèdent une voiture. Deux tiers de nos compatriotes l’utilisent chaque jour pour aller travailler. En ville comme à la campagne, nous sommes irrémédiablement attachés à une liberté fondamentale rendue possible depuis les années 1950 par la voiture individuelle : le droit de se déplacer quand et où nous le souhaitons. Le temps d’un monde sans automobile est donc encore loin.
Le conducteur dans une situation inconfortable
Si la transition énergétique bénéficie d’un consensus positif, les étapes et décisions politiques qui l’accompagnent et orientent les Français dans leurs choix quotidiens manquent parfois de clarté. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne l’automobile.
Longtemps encouragé par la fiscalité, le diesel a désormais mauvaise presse
Le conducteur moyen est coincé entre, d’une part, la nécessité de posséder...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste du « Monde » Annie Kahn revient sur plusieurs études récentes qui plaident – pour de bonnes ou mauvaises ­raisons – en faveur de la diversité en entreprise.
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« Les hommes mentent plus souvent que les femmes »

Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste du « Monde » Annie Kahn revient sur plusieurs études récentes qui plaident – pour de bonnes ou mauvaises ­raisons – en faveur de la diversité en entreprise.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h00
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            
Ma vie en boîte. A mesure que la cause des ­femmes gagne en popularité, celle des hommes semble ­dégringoler, redoutent certains ­d’entre eux. En entreprise particulièrement. Une étude relayée le 16 novembre 2017 par Insead Knowledge, lettre d’information de cette business school ­de renommée internationale, risque de les affoler encore un peu plus.
Sous le titre « Pourquoi certains hommes ressentent-ils le besoin de gagner à n’importe quel prix », cet article – dont nous précisons qu’il est signé par un homme, Stefan Thau, professeur de comportement des organisations à l’Insead – part du principe que « si les hommes négocient plus durement en affaires, c’est sans doute aussi qu’ils se battent de façon plus douteuse, non éthique, trompeuse ». Pour l’auteur, « les rôles respectifs des hommes et des femmes dans l’évolution des espèces expliquent cette différence entre les sexes, ­en matière de négociations ».
la combativité masculine viendrait du besoin primitif de l’espèce humaine de trouver des partenaires pour se reproduire
Il le prouve dans un article de recherche, publié en septembre 2016 dans l’Academy of Management ­Journal, ­cosigné par deux autres ­chercheurs, Marko Pitesa de l’Université de management de Singapour et Madan ­Pillutla de la London ­Business School, et une chercheuse, Margaret Lee, également de la London Business School.
Leur thèse est que la combativité masculine vient du besoin primitif de l’espèce humaine de trouver des partenaires pour se reproduire. « Les femmes devaient être plus sélectives que les hommes car chaque grossesse prend du temps et de l’énergie. (…) Les hommes devaient donc se battre les uns contre les autres. Quitte à tricher. Alors que les femmes ne ressentaient pas ce besoin, et avaient même plus à perdre dans des conflits entre congénères. D’autant qu’élever des enfants nécessitait l’entraide de leurs semblables. »
Libido et mensonge
Ces...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ En septembre 2004, Bernard D., ostréiculteur à Gujan-Mestras (Gironde), décide de remplacer sa machine à trier les huîtres (elle les trie en fonction de leur calibre, lequel, lié au poids, détermine leur prix de vente). Il en veut une plus performante…
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/01/19/19-13">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La chute du diesel menace le site du premier employeur privé de l’Aveyron. Le 26 janvier, la direction du groupe doit venir sur le site pour y annoncer le sort réservé à cette usine de pièces automobiles.
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Chez Bosch à Rodez, l’Etat veut éviter un nouveau GM&S

La chute du diesel menace le site du premier employeur privé de l’Aveyron. Le 26 janvier, la direction du groupe doit venir sur le site pour y annoncer le sort réservé à cette usine de pièces automobiles.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h21
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

C’est un des dossiers industriels les plus chauds du moment. Un de ceux qui mobilisent les équipes de Bercy et les deux hommes chargés par l’Etat de dessiner un avenir pour la filière diesel, Jean-Pierre Floris et Philippe Varin. Vendredi 26 janvier, la direction de Bosch doit venir sur le site d’Onet-le-Château (Aveyron), tout près de Rodez, pour y annoncer le sort réservé à cette énorme usine de pièces automobiles, qui fait travailler 1 600 personnes, et environ 8 500 en comptant les emplois indirects. Elle est aujourd’hui menacée par la crise du diesel. Les syndicats redoutent sa fermeture à terme. Ce serait un « désastre économique » dans une zone où l’emploi est rare. Un nouveau GM&S, en bien plus grave.
Pour l’éviter, Bruno Le Maire compte rencontrer lundi le président de Bosch, Volkmar Denner, pour lui demander d’investir à Rodez et de diversifier l’activité du site. « Je verrai lundi, dans le cadre du sommet de l’attractivité qu’a organisé le président de la République à Versailles, le président de Bosch, je vais en discuter longuement avec lui », a déclaré le ministre de l’Economie vendredi 19 janvier sur Europe 1.

La production a commencé à décroître
L’enjeu dépasse l’Aveyron. Onet-le-Château, un site spécialisé dans les injecteurs et les bougies pour moteurs diesel, est la première usine française mise en péril par les déboires de cette technologie. Mais le diesel occupe 50 000 personnes dans l’ensemble du groupe Bosch. Et en France, les sites de Delphi à Blois et de Honeywell à Thaon-les-Vosges sont eux aussi concernés. Sans oublier ceux de Renault et PSA.
Depuis la mise en évidence des méfaits des particules fines sur la santé et le scandale des moteurs truqués, le diesel est en plein déclin. En France, son poids dans les achats de véhicules neufs est passé de 73 % en 2012 à 47 % en 2017. La chute risque de s’accélérer avec la hausse de la fiscalité sur le gazole, le carburant des moteurs diesel.
Un...




                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-14">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le renouvellement doit faciliter la mise en oeuvre des priorités gouvernementales.
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Les postes valsent au ministère du logement et dans les agences satellites

Le renouvellement doit faciliter la mise en oeuvre des priorités gouvernementales.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h07
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Le candidat Macron avait prévenu que, devenu président de la République, il appliquerait le « spoil system » à l’américaine, c’est-à-dire qu’il procéderait à des changements dans la haute fonction publique pour désigner des profils en accord avec sa politique. Huit mois après son élection, une série de départs et nominations vient concrétiser cette volonté dans le monde du logement.
Laurent Girometti, directeur de l’Habitat, de l’urbanisme et des paysages (DHUP) depuis juillet 2014, serait sur le départ pour prendre la direction de l’Etablissement public d’aménagement de Marne-la-Vallée. Diriger la DHUP est un poste stratégique à l’heure où s’écrit la future loi logement, et difficile, écartelé entre deux ministres, Jacques Mézard et Julien Denormandie (ministre et secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires) aux champs d’action mal définis. Jean-Martin Delorme, actuellement directeur régional d’Ile-de-France de l’hébergement et du logement à la préfecture, pourrait lui succéder.
Mobiliser le parc privé
Jacques Mézard remanie par ailleurs son cabinet et en profite pour désigner ses anciens collaborateurs à des fonctions-clés. Sa directrice adjointe de cabinet, Valérie Mancret-Taylor, vient d’être nommée à la direction de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), cruciale pour mobiliser le parc privé pour loger des publics modestes et lutter contre la précarité énergétique, deux priorités du gouvernement. Cette ancienne architecte connaît bien l’Anah pour y avoir œuvré avant 2003. Elle succède à Blanche Guillemot, à la tête de l’agence depuis trois ans après avoir été collaboratrice de l’ex-ministre du logement de Cécile Duflot.

Valérie Mancret-Taylor est remplacée au cabinet du ministre, par Jérôme Masclaux, venu de la direction du logement de la Ville de Paris. Un va-et-vient entre administration parisienne et ministères assez classique.
Le remue-ménage a lieu aussi au cabinet de Julien Denormandie. Son...




                        

                        


<article-nb="2018/01/19/19-15">
<filnamedate="20180119"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180119"><AAMMJJHH="2018011919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Delphine Gény-Stephann, Jean-Pierre Floris et Philippe Varin, les trois personnes choisies par le gouvernement pour relancer l’industrie sont toutes liées au groupe verrier.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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La politique industrielle française porte le sceau de… Saint-Gobain

Delphine Gény-Stephann, Jean-Pierre Floris et Philippe Varin, les trois personnes choisies par le gouvernement pour relancer l’industrie sont toutes liées au groupe verrier.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 12h49
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Une femme, deux hommes. De Paris à Rodez en passant par La Souterraine (Creuse), trois nouveaux mousquetaires défendent depuis quelques semaines les couleurs de l’industrie française : Delphine Gény-Stephann, Jean-Pierre Floris, Philippe Varin. Le trio de choc a été désigné par l’Etat en fin d’année 2017 pour mettre en œuvre la nouvelle politique du gouvernement et accélérer la mutation du tissu industriel bleu-blanc-rouge, au moment où l’économie redémarre enfin. Unis par des convictions réformatrices similaires, ces professionnels aguerris sont aussi liés à une même maison : Saint-Gobain. Comme si la politique industrielle française était en partie déléguée aux héritiers de Colbert, fondateur de Saint-Gobain en 1665…
« Delphine et Jean-Pierre sont des produits Saint-Gobain », confirme le PDG du groupe, Pierre-André de Chalendar. M. Varin en est, lui, l’un des grands administrateurs. « Je ne suis pour rien dans le choix du gouvernement, et il n’y a pas de volonté d’influence de notre part, précise le PDG. C’est une forme de reconnaissance de l’école Saint-Gobain, considérée comme un vivier de compétences industrielles. » 
« Modèle Saint-Gobain »
« Ce n’est pas un hasard, acquiesce M. Floris, nommé le 8 décembre 2017 délégué interministériel aux restructurations d’entreprises. Il y a une proximité entre le “modèle Saint-Gobain’’ et celui promu par Emmanuel Macron et Edouard Philippe. L’idée, c’est que les entreprises établies en France soient les plus performantes de leur secteur, et en même temps qu’elles aient une vision sociale. Si des restructurations sont nécessaires, il faut qu’elles soient menées le plus humainement possible, avec l’accord des syndicats. On se rapproche de la vision allemande, rhénane, de l’entreprise. » 
Une convergence que ne renierait pas Jean-Louis Beffa, l’ex-PDG de Saint-Gobain et actuel président du conseil de surveillance du Monde, inlassable promoteur...




                        

                        


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Les grossistes chinois du textile sortent du centre de Marseille

Le complexe MIF68 , dans le nord de la ville, veut réunir une centaine de revendeurs textiles.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h28
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                            Gilles Rof








                        



                                


                            

Quatre longues barres de boutiques aménagées dans des conteneurs vitrés, dont l’alignement sombre est rehaussé de porte-à-faux aux couleurs vives. Une vue exceptionnelle sur la rade de Marseille. Deux larges allées où s’activent engins de chantier et camions de livraison. Et, tout autour, des espaces de parking au goudron encore frais. Simple et fonctionnel, le MIF68, centre de vente de textile en gros, prépare son ouverture officielle, le 19 février.
Le site, installé sur un ancien terrain industriel – cinq hectares au pied du centre commercial Grand Littoral dans le 16e arrondissement – tout au nord de la ville, est destiné à accueillir des grossistes, majoritairement chinois. Il a poussé en six mois et compte devenir un nouvel acteur majeur du secteur sur le pourtour méditerranéen. « 85 % de nos 95 boutiques sont déjà occupées, se félicite Xavier Giocanti, fondateur de la société de promotion immobilière Résiliance, propriétaire du site et porteur du projet. Nous attendons le remplissage total de nos 16 500 mètres carrés [m2] de surface d’ici à fin 2018. »
Cet entrepreneur, compagnon de la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, s’est fait une spécialité des projets dans les zones franches urbaines de Marseille. L’idée de ce centre du textile au nom incongru – MIF pour Marseille International Fashion, 68 « parce que c’est un chiffre porte-bonheur en Asie » – lui a été apportée par un groupe de grossistes chinois intallés en France depuis plusieurs années. Des professionnels inspirés par la réussite du CIFA d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), marché de gros qui a accueilli, dès 2006, les professionnels du Sentier parisien. « Nous avons besoin d’un espace adapté à notre activité que nous ne pouvons plus exercer normalement en centre-ville, explique Dingguo Chen, membre de l’Association des commerçants chinois de Marseille et chef de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Après General Electric, qui étudie un éclatement du groupe, c’est au tour du britannique Rolls Royce d’envisager une scission de ses activités sous la pression des investisseurs activistes.
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Trois Rolls pour le prix d’une

Après General Electric, qui étudie un éclatement du groupe, c’est au tour du britannique Rolls Royce d’envisager une scission de ses activités sous la pression des investisseurs activistes.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 14h19
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. La plus belle marque du monde, devenue un nom commun pour désigner le summum du luxe et de la qualité, n’est pas allemande mais britannique. Depuis 1973, les géniales inventions de Henry Royce et Charles Rolls (démarrées en 1906) se déclinent dans deux entreprises aux destinées bien différentes. Les automobiles n’ont pas survécu à l’épreuve de la solitude et ont été récupérées, sacrilège, par l’Allemand BMW en 1998. Il pourrait bientôt y avoir trois Rolls-Royce dans le paysage industriel.

Le fabricant de moteurs d’avion envisage en effet de se séparer de sa division marine, qui motorise des bateaux civils et militaires et s’est développée dans le parapétrolier. En dévoilant ce projet, mercredi 17 janvier, le PDG Warren East s’est empressé cependant de préciser que les activités militaires, qui comprennent les moteurs nucléaires des sous-marins et des porte-avions, ainsi que les moteurs de navires commerciaux, ne seraient par concernés par ce sévère recentrage.
Ce mouvement intervient la même semaine que l’annonce choc du nouveau patron de General Electric, John Flannery, reconnaissant étudier l’éclatement du plus célèbre conglomérat américain et principal concurrent mondial de Rolls-Royce dans les moteurs d’avion. La raison invoquée en est la même. L’activité aéronautique, en plein boom, est pénalisée par des activités de moins en moins rentables, notamment dans l’énergie. Ce qui autrefois était considéré comme une sécurité fait figure maintenant de boulet pour les résultats et la valeur boursière de l’entreprise.
Timing parfait
Cette préoccupation financière n’est pas nouvelle, mais elle connaît depuis un an un regain puissant. La combinaison inédite d’une bonne conjoncture économique et de taux d’intérêt au plancher a précipité nombre d’investisseurs sur les actions, et les a conduits à s’intéresser de plus près aux performances des entreprises cotées. D’où le retour des investisseurs activistes, toujours...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La réforme doit être bouclée dans des délais très serrés puisqu’elle fera l’objet d’un texte de loi présenté, en principe, au début du printemps.
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Apprentissage : les concessions faites aux régions inquiètent le Medef

La réforme doit être bouclée dans des délais très serrés puisqu’elle fera l’objet d’un texte de loi présenté, en principe, au début du printemps.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h16
    |

            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
La réforme de l’apprentissage constitue l’un des trois volets du projet gouvernemental visant à sécuriser les parcours des actifs – les deux autres portant sur la transformation de l’assurance-chômage et de la formation professionnelle. Un chantier à la fois lourd et complexe, qui doit être bouclé dans des délais extrêmement serrés puisqu’il fera l’objet d’un texte de loi présenté, en principe, au début du printemps.
Le vœu de l’exécutif consiste à promouvoir une filière qui pâtit d’une mauvaise image bien qu’elle ait fait ses preuves. Selon la ministre du travail, Muriel Pénicaud, sept apprentis sur dix parviennent à trouver un poste après leur formation en alternance (aller-retour entre une entreprise et une structure d’enseignement).
Plusieurs orientations importantes ont été arrêtées, à la fin de l’automne 2017. Il s’agit tout d’abord de mettre fin à la « régulation administrative » du système afin qu’il réponde plus rapidement aux besoins en compétences des employeurs.
Changement de taille : le financement
A l’heure actuelle, les centres de formation des apprentis (CFA) ne peuvent ouvrir leurs portes que si une convention est passée avec les régions (ou avec l’Etat) : l’exécutif voudrait qu’ils puissent être créés librement à l’initiative des branches professionnelles, confiant, ainsi, à celles-ci un rôle cardinal – ce que réclame le Medef depuis des lustres. Les régions s’en inquiètent, notamment parce qu’elles pensent que le monde rural et les zones urbaines sensibles risquent d’être délaissés. Mais aussi parce que des CFA pourraient ainsi entrer en concurrence avec des lycées professionnels – lesquels sont construits avec les deniers des exécutifs régionaux.
Autre changement de taille : le financement de l’apprentissage. Aujourd’hui, l’une des principales sources d’argent provient d’une taxe, dont 51 % du produit est reversé aux régions (soit environ 1,6 milliard d’euros). Cette contribution pourrait être remplacée par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Smovengo évoque des difficultés techniques « impossibles à anticiper ». Six cents stations de vélos en libre-service auraient dû être installées au 1er janvier en Ile-de-France.
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La course contre la montre de l’opérateur de Vélib’

Smovengo évoque des difficultés techniques « impossibles à anticiper ». Six cents stations de vélos en libre-service auraient dû être installées au 1er janvier en Ile-de-France.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 11h22
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                            Olivier Razemon








                        



   


Dur, dur, la vie de chantier. Jeudi 18 janvier, les ouvriers de l’entreprise Colas, combinaison et casque orange fluo, coulent le béton dans lequel sera scellée la future station Vélib’ de la rue de Madrid, dans le 8e arrondissement de Paris. Mais il pleut à verse et l’eau s’engouffre à torrents dans le caniveau, puis dans la fosse où seront fichées les bornettes devant accueillir les vélos. Dans l’urgence, armés de seaux, les ouvriers se mettent à écoper la fosse qui se remplit à toute vitesse.
L’incident n’aura pas de répercussions sur le séchage du béton, assure Jorge Azevedo, directeur général du consortium Smovengo, nouveau concessionnaire du Vélib’, venu superviser l’opération. Mais il illustre les difficultés techniques auxquelles est confronté l’opérateur depuis le 1er janvier. Six cents stations Vélib’ devaient être installées à cette date en Ile-de-France, selon le contrat passé entre Smovengo et le Syndicat Vélib’Autolib’Métropole (SAVM), qui regroupe les élus des 68 communes franciliennes concernées. En pratique, on ne comptait que 110 stations le 18 janvier, soit à peine 30 de plus qu’une semaine plus tôt.

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« Nous allons accélérer la cadence, installer 80 stations par semaine pour dépasser les 200 fin janvier et atteindre le millier fin mars », affirme M. Azevedo. Smovengo se livre à une véritable course contre la montre. Au-delà de 200 stations manquantes, la société doit verser, selon les termes du contrat passé avec le SAVM, une pénalité de 1 million d’euros par mois.
Pour l’heure, le SAVM n’a pas notifié de pénalités à l’opérateur. « Ce sujet est abordé dans nos discussions », lâche M. Azevedo, semblant indiquer que des négociations sont en cours, sans toutefois les confirmer. L’application des pénalités est « en cours de consolidation juridique », indique de son côté le SAVM, qui évoque « des échanges » avec son concessionnaire à ce sujet.
Mauvaise coopération
Chacun des quelque 1 400 chantiers prend environ trois semaines, « à condition de ne rencontrer aucun problème électrique », précise M. Azevedo. Une fois que JCDecaux, le précédent concessionnaire, a démonté ses équipements et nettoyé le site, des opérations de génie civil sont lancées, suivies par le coulage du béton, la pose de la borne et des bornettes d’attache, l’électrification et la pose des vélos.

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Mais les entreprises de construction partenaires de Smovengo, Colas et Bouygues Energies Services, se heurtent à des difficultés de plusieurs ordres. Le sous-sol parisien est truffé de fils électriques, la qualité des réseaux n’est pas la même partout et le concessionnaire assure que rien ne permet de savoir, avant de creuser, comment se présentera le sous-sol.

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                Vélib’ en Ile-de-France : de l’entreprise Smovengo au syndicat mixte, qui fait quoi ?



La mauvaise coopération entre les deux concessionnaires successifs n’a pas aidé. Smovengo affirme avoir perdu six semaines en raison du recours intenté par son prédécesseur JCDecaux, un délai que ce dernier minimise à trois semaines. Les pouvoirs publics, qui souhaitaient installer des dizaines de milliers de Vélib’, dont un tiers avec une assistance électrique, en quelques jours à peine, se sont-ils montrés trop exigeants ? M. Azevedo regrette en tout cas qu’il ait été « impossible d’anticiper les problèmes pour un si grand nombre de stations ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le directeur général Pierre Conte a annoncé vendredi plusieurs mesures, nominations et investissements destinés à relancer le deuxième groupe français d’édition.
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Editis se réorganise pour faire face à la crise du monde de l’édition

Le directeur général Pierre Conte a annoncé vendredi plusieurs mesures, nominations et investissements destinés à relancer le deuxième groupe français d’édition.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h10
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            Nicole Vulser








                        



                                


                            
Reprendre la main : c’est l’objectif de Pierre Conte, directeur général d’Editis, qui a pris ses fonctions début septembre 2017 et a annoncé, vendredi 19 janvier, une série d’initiatives pour relancer le deuxième groupe français d’édition – derrière Hachette Livre. Au menu : réorganisation du pôle littérature générale, des nominations, des investissements dans de nouveaux projets, comme le livre audio, la création d’une plate-forme numérique commune à toutes les maisons de l’éditeur et enfin des efforts accrus de marketing.
Cette première salve de décisions – qui fait partie d’un plan quinquennal de développement, avalisé le 12 décembre à Barcelone par l’actionnaire espagnol, le groupe Planeta – a pour ambition de redessiner les contours des quatre pôles de littérature. Robert Laffont (littérature générale) et Univers Poche restent en l’état. En revanche, les périmètres d’Edi8 et de Place des éditeurs sont modifiés. Le premier (First, Gründ) se voit complété par l’adjonction de Lonely Planet et Solar afin de créer un pôle consacré à l’illustré, à la vie pratique et à la jeunesse. Place des éditeurs se recentre pour sa part sur la littérature générale et l’histoire : Plon, Perrin et Le Cherche Midi rejoindront Belfond et Presses de la Cité. La présidence de cet ensemble reviendra à Sofia Bengana, éditrice du Groupe Figaro, une maison d’où vient aussi M. Conte.
Deux millions d’euros dans le livre audio
Autre nomination, celle de Stéphanie Chevrier, directrice générale des Editions Don Quichotte, qui succède à la présidence des Editions La Découverte à Hugues Jallon, qui, lui, quitte le groupe pour prendre la présidence des Editions du Seuil en avril.
Dès lundi 22 janvier, une plate-forme numérique, baptisée Lisez !, présentera les ouvrages des 38 maisons d’éditions qui composent la galaxie Editis. Il sera possible de rechercher les œuvres par auteur, par thématique ou par maison d’édition. Editis ouvre, par ailleurs, un nouveau pan d’activité,...




                        

                        

