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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le syndicat étudiant FAGE a relevé des incongruités et des « clichés dégradants » sur le site d’information officiel supposé aider les lycéens à choisir leurs études supérieures.
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Parcoursup et l’Onisep se perdent dans leurs fiches métiers

Le syndicat étudiant FAGE a relevé des incongruités et des « clichés dégradants » sur le site d’information officiel supposé aider les lycéens à choisir leurs études supérieures.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 18h34
    |

            Eric Nunès








                        



   


Est-il vraiment utile d’aimer « organiser des fêtes » ou d’avoir un goût pour « les sports collectifs » pour devenir pharmacien ? Est-ce un atout d’avoir pour « passion » la réparation de machines à laver quand on aspire au métier d’infirmier ou encore d’avouer un faible pour les uniformes pour embrasser la carrière d’avocat ? Probablement pas. Ce sont pourtant des éléments que l’on pouvait lire en début de semaine sur les fiches métiers de l’Onisep, l’Office national d’information sur les enseignements et les professions. Des fiches directement accessibles sur le site terminales2017-2018.fr, auquel renvoie la nouvelle plate-forme d’Admission post bac Parcoursup, afin de guider les lycéens dans leur choix d’orientation.
« L’Onisep se fout de la gueule des lycéens », a immédiatement tweeté Jimmy Losfeld, président de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE, premier syndicat étudiant).

#ParcourSup : L'@Onisep se fout de la gueule des lycéens ! Il faut "aimer les uniformes" pour devenir avocat/e Il faut "organiser des fêtes" pour devenir pharmacien/ne Il faut "aimer réparer des machines à laver" pour devenir infirmer/èreBelle conception de l'#Orientation👏 pic.twitter.com/liB9lbYdT9— Jimmy Losfeld (@Jimmy_FAGE) 16 janvier 2018


Dans un communiqué, le syndicat étudiant a vivement dénoncé le contenu éditorial publié : 
« Il est inacceptable qu’un site destiné à l’orientation perpétue des clichés dégradants envers les professions. De plus, celui-ci engendre de la désinformation, dans un climat où il est plus que jamais important de lutter contre les stéréotypes qui entraînent une mauvaise orientation. » 
Toujours selon le syndicat, l’Etat n’a pas pris la mesure de « l’accompagnement et de l’orientation » dont ont besoin les lycéens, et « l’Onisep n’est pas à la hauteur des enjeux ».
Six collectifs représentant la profession de masseur kinésithérapeute ont également vu rouge à la lecture du descriptif de leur métier par l’Onisep : « Cette fiche cantonne le kinésithérapeute à un rôle d’exécutant. C’est oublier que le bilan diagnostic kinésithérapique est une réalité depuis presque vingt ans, et permet au kinésithérapeute d’orienter et d’adapter en permanence le traitement qu’il propose à son patient, s’étranglent les kinés. Ainsi rédigée, elle est un outil infantilisant et inapproprié de nature à désinformer les jeunes lycéens souhaitant s’orienter vers cette filière », taclent-ils dans un communiqué du 19 janvier.
Contacté à plusieurs reprises par Le Monde.fr, l’Onisep n’a pas répondu. Toutefois, plusieurs des incongruités relevées sur le site ont, depuis, été effacées ou corrigées, à la demande du ministère de l’éducation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Selon les syndicats, les agents de la RATP mais aussi les voyageurs font face à la présence de plus en plus forte de consommateurs de crack, un dérivé de la cocaïne.
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Consommation de drogue dans le métro : les syndicats sonnent l’alarme

Selon les syndicats, les agents de la RATP mais aussi les voyageurs font face à la présence de plus en plus forte de consommateurs de crack, un dérivé de la cocaïne.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 18h28
   





                        



   


Les conducteurs de la ligne 12 du métro parisien ont été appelés à la grève, vendredi 19 janvier, par les syndicats CGT et SUD-RATP, excédés par des problèmes croissants de toxicomanie dans le nord de la capitale.
Selon les syndicats, les agents de la RATP mais aussi les voyageurs font face à la présence de plus en plus forte de consommateurs de crack, un dérivé de la cocaïne, qui peut s’injecter ou se fumer à l’aide d’une pipe.
Ils dénoncent un « vrai manque de moyens humains » et veulent alerter les pouvoirs publics sur les perturbations et l’insécurité créées par certains consommateurs de drogue dans les stations de métro. Selon Jeremy Kahli, syndicaliste de SUD-RATP, quinze conducteurs ont été agressés sur la ligne 12 en 2017. Les agressions se font « à coups de poing, parfois à coups de seringue, sur les chauffeurs, les voyageurs et les agents de station, (…) souvent parce que quelqu’un s’est “shooté” et est en plein délire ».
« Présence de toxicomanes sur les voies »
Ces chiffres n’ont pas été confirmés par la RATP. Sollicitée par Le Monde, la direction reconnaît des « difficultés croissantes du fait de la présence d’usagers de drogue dans ses gares et stations, en particulier au nord de la ligne 12 et au nord de la ligne 4 ». Pour un conducteur de métro, qui parcourt la ligne 12 depuis six ans, c’est « principalement la présence des toxicomanes sur les voies » qui gêne leur travail, obligeant les agents à solliciter des coupures de courant pour éviter une électrocution, ce qui génère notamment des retards. Selon SUD-RATP, il y aurait eu plusieurs centaines « d’interruptions de pratique » sur la ligne 12 en 2017. Là encore, la RATP n’a pas communiqué de chiffres.
La toxicomanie dans le métro n’est pas neuve — « ça remonte à plus de vingt ans » —, mais elle s’est aggravée ces dernières années, selon le syndicaliste, qui constate que le « problème grossit chaque année ». Sont concernées plusieurs stations du nord de Paris : Marcadet-Poissonniers, Château-Rouge, Jules-Joffrin ou encore Porte-de-la-Chapelle. Un vrai problème social, pour lequel la RATP se fait aider du tissu associatif et social existant.
Des maraudes dans le métro
« La préfecture de la région Ile-de-France, la RATP et les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques des usagers de drogue (Caarud) ont ainsi signé fin novembre une convention afin de permettre une meilleure prise en charge des toxicomanes présents dans les espaces du métro parisien », fait savoir la régie des transports. Par ailleurs, des associations effectuent des « maraudes » depuis le 7 décembre, poursuit la RATP, ce que confirme une source associative :
« Ces maraudes ont pour objectif de réduire la présence des usagers consommant des drogues sur les quais du métro, de les sensibiliser au respect des voyageurs et des agents RATP, et de leur permettre d’accéder aux structures sanitaires et sociales en surface. »
« Pas de toxicomanes dans les rues et devant les magasins »
Jeremy Kahli estime qu’il s’agit d’un « serpent qui se mord la queue » et dénonce « l’hypocrisie des élus parisiens : on ne veut pas des toxicomanes dans les rues et devant les magasins, donc ils descendent dans le métro ». « C’est un problème social avant tout », reconnaît-il. Les syndicats demandent aujourd’hui « plus de moyens humains et de structures adaptées ». Ils devaient manifester à la gare de Lyon, en début d’après-midi, à l’occasion d’une table ronde rassemblant notamment la régie et la préfecture de police de Paris. De son côté, la RATP assure que le « trafic est quasi normal » sur la ligne 12, vendredi.

        Lire aussi :
         

                A Paris, des enfants des rues, drogués et violents, laissent les services sociaux désemparés



Au début de janvier, déjà, le syndicat UNSA-RATP et l’association SOS Usagers ont adressé une lettre au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, à la maire de Paris, Anne Hidalgo, et à la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, dénonçant un métro « envahi par des groupes de dealers » et des « toxicomanes souvent agressifs et dangereux ».
La RATP n’a pas été en mesure de donner au Monde le nombre d’agressions dues à des consommateurs de drogue dans le métro, mais elle assure que la collaboration avec les forces de l’ordre a été accentuée depuis plusieurs années.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ En lançant une expérimentation à petite échelle du revenu de base, l’association Mon revenu de base souhaite amener la société à réfléchir à cette idée. Elle espère aussi y sensibiliser les pouvoirs publics.
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« Et vous, que feriez-vous avec 1 000 euros par mois pendant un an ? » : une association propose de tester le revenu de base

En lançant une expérimentation à petite échelle du revenu de base, l’association Mon revenu de base souhaite amener la société à réfléchir à cette idée. Elle espère aussi y sensibiliser les pouvoirs publics.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 18h46
    |

            Camille Bordenet








                        


C’est une idée vieille de plusieurs siècles qui passionne autant qu’elle divise. Alors que le revenu universel s’est invité au cœur de la campagne présidentielle et reprend du terrain en Europe, Julien Bayou (porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts, EELV) n’entendait pas « laisser retomber le débat », lui qui milite depuis des années pour cette idée d’une allocation versée à tous pendant la vie entière.
D’autant moins à l’heure où plusieurs territoires français souhaitent l’expérimenter. Dernier en date : la commune de Grande-Synthe. En novembre, ce sont huit présidents de département socialistes qui faisaient part de leur volonté de tester ce dispositif, souhaitant porter un « projet d’expérimentation au Parlement ». 

        Lire :
         

          Huit départements candidats pour expérimenter un « revenu de base »



En attendant de savoir si ces expérimentations de terrain pourront voir le jour, l’association Mon revenu de base (MRB), créée par M. Bayou (mais indépendante d’EELV) et une équipe de dix bénévoles, soutenue par le Mouvement français pour un revenu de base (MFRB), a lancé une première expérimentation citoyenne du revenu de base, à petite échelle, en s’appuyant sur une opération de financement participatif.
En un mois, près de 80 000 personnes se sont inscrites sur le site de l’association, dont 20 000 ont accepté de répondre à un questionnaire, et près 36 000 euros ont pu être récoltés, permettant de financer trois revenus de base de 1 000 euros par mois sur un an. Le 6 décembre, trois bénéficiaires ont été tirés au sort : Denis, Caroline et Brigitte. Dans la foulée, une nouvelle opération a été lancée, pour espérer pouvoir élargir l’expérience.

        Lire leurs témoignages:
         

          Revenu de base : « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver »



Les revenus versés ne sont pas cumulables avec les minima sociaux. Quant à savoir s’ils seront soumis à impôt, l’association reste en attente de réponse de l’administration fiscale.
Cette initiative française s’inspire directement d’une version similaire menée en Allemagne, Mein Grundeinkommen, qui, depuis sa création en 2014, a récolté suffisamment d’argent pour distribuer à 139 personnes un revenu de 1 000 euros par mois pendant un an.

        Lire notre reportage:
         

          L’Allemagne expérimente le revenu universel grâce au crowdfunding



Derrière la question apparemment simple posée par MRB – « Et vous, que feriez-vous avec 1 000 euros par mois pendant un an ? » –, l’idée est « d’amener le plus de gens possible à se projeter dans une protection sociale du XXIe siècle et à réfléchir à ce que serait leur vie avec un revenu garanti », explique M. Bayou :
« Est-ce qu’on s’arrête de travailler ? On travaille moins ou mieux ? On se nourrit mieux ? On prend du temps pour soi ? »

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Le revenu universel entraînera-t-il la fin du travail ?



« Un filet de sécurité permettant aux individus de s’épanouir, de choisir leur vie »
Arguant du « manque d’efficacité du RSA pour vaincre la pauvreté » et de la nécessité de « repenser notre système de protection sociale », le militant défend l’idée que le revenu de base serait « un filet de sécurité permettant aux individus de s’épanouir, de choisir leur vie et de prendre des risques sans craindre l’extrême pauvreté ».
En étudiant l’impact de ce revenu dans la vie des trois bénéficiaires, mais aussi grâce aux témoignages des participants, l’association entend aussi tirer des enseignements. M. Bayou se dit d’ores et déjà frappé par la grande précarité qui en ressort : « près de 70 % disent avoir dû reporter des soins ». 
Le revenu de base a déjà fait l’objet d’expérimentations à petite échelle et sous différentes formes dans plusieurs pays, notamment en Finlande, premier pays européen à l’expérimenter au niveau national, depuis janvier 2017 : 2 000 demandeurs d’emploi, âgés de 25 à 58 ans, ont été tirés au sort pour percevoir 560 euros par mois pendant deux ans.

        Lire aussi :
         

                Carte : le revenu universel et ses expérimentations dans le monde



Plusieurs limites
Si ces expérimentations ont le mérite de nourrir le débat public, Guillaume Allègre, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et spécialiste des politiques sociales, se montre toutefois sceptique quant à leur pertinence d’un point de vue scientifique. Il note ainsi plusieurs limites : la taille de l’échantillon, « souvent trop petit et non représentatif » ; le fait que plusieurs effets sociaux et économiques ne soient pas mesurables ; leur limitation dans le temps « alors que les individus ne réagissent pas de la même façon à des mesures temporaires ou pérennes », ou encore la question du financement, auquel elles ne permettent pas de répondre. En cela, la proposition développée par le MFRB d’expérimenter le revenu de base à un niveau communautaire (une ville par exemple), lui paraîtrait plus pertinente.

        Lire :
         

          Bénéficiaires, montant, financement… Tout comprendre au revenu universel



Conscient des limites et des « biais inhérents à tout projet d’expérimentation », M. Bayou estime que « cela ne doit pas empêcher d’essayer et n’invalide pas les enseignements à en tirer ». Il rappelle également que cette initiative citoyenne à petite échelle n’a pas la prétention de « conduire à une étude scientifique », pas plus que de répondre à la question complexe de la faisabilité du principe au niveau d’un Etat. « Le but est avant tout de faire irruption dans le débat public et d’amener la société à se saisir de cette question ».
Avec, à terme, un autre objectif poursuivi également par les départements candidats : qu’une loi autorisant l’expérimentation du revenu de base par les collectivités territoriales soit votée, alors que M. Macron a récemment fait part de son intention de « réformer la Constitution pour assouplir le droit à l’expérimentation ». Les expérimentations par les collectivités doivent en effet passer par le vote d’une loi qui en fixe le cadre.
En 2016, une mission d’information du Sénat avait proposé d’expérimenter rapidement « dans des territoires volontaires » différentes modalités d’un revenu de base.

        Lire aussi :
         

                Débats : pour ou contre le revenu universel ?



Vendredi 19 janvier, les associations MRB et MFRB sont reçues à l’Elysée par une conseillère spéciale et par un délégué interministériel. L’objectif est de sensibiliser les pouvoirs publics sur la possibilité d’une expérimentation à plus grande échelle du revenu de base, dans le cadre du prochain plan de lutte contre la pauvreté. Plusieurs options de tests seront ainsi proposées, avec différents montants, territoires ou publics. Les associations ont évalué le coût de différents scénarios et réfléchi aux possibilités de financement, et espèrent convaincre du sérieux de leur démarche.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Lui interdire le smartphone ? En dernier recours. Il est plus constructif d’en limiter et d’en surveiller son utilisation en fonction de l’âge de l’enfant.
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5 astuces pour décrocher votre enfant des écrans


                      Lui interdire le smartphone ? En dernier recours. Il est plus constructif d’en limiter et d’en surveiller son utilisation en fonction de l’âge de l’enfant.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h35
    |

            Marlène Duretz








                              

                        
Afin de lui éviter d’avoir les yeux exorbités du loup de Tex Avery et le cerveau aussi éteint que l’œil de Droopy, le parent veillera à mettre une nécessaire distance entre son enfant et les écrans de tout acabit, du téléviseur au smartphone (dites désormais « mobile multifonction », selon les recommandations de la commission d’enrichissement de la langue française), en régulant notamment les temps d’exposition cumulés et en adaptant les contenus selon l’âge de l’enfant.

La règle « 3-6-9-12 »
Le psychiatre Serge Tisseron préconise d’« apprivoiser les écrans » en fonction de cinq tranches d’âge. Au rang des usages et parades à adopter, proscrire les écrans non interactifs avant 3 ans et la « connexion nocturne illimitée à l’Internet depuis sa chambre » après 12 ans.
3-6-9-12.org
La méthode des « 4 pas »
Pour ne pas être « captif de l’écran », la psychologue Sabine Duflo conseille la règle des « 4 pas » : pas d’écran le matin, pas d’écran durant les repas, pas d’écran avant de s’endormir, pas d’écran dans la chambre.
Sabineduflo.fr
Une charte de bonne conduite
Les parents peuvent élaborer un « contrat familial » sur le modèle de celui prôné par Jesse Weinberger, auteure de The Boogeyman Exists ; and He’s in Your Child’s Back Pocket (« Le croque-mitaine existe : il est dans la poche arrière de votre enfant », Paperback, 2014, non traduit) : 21 préceptes à cosigner après avoir convenu de ce que risquera le contrevenant.
Overnightgeekuniversity.com
Le contrôle parental
Solution à part entière (Parentsdanslesparages.com) ou associé à son opérateur, le contrôle parental permet d’outiller les parents, mais aussi les enfants comme avec le Digital Coach de Xooloo, pour délimiter ­l’« e-périmètre sécurisé » et les temps de connexion des moins de 17 ans. Modulables à souhait.
Fake Phone
Le subterfuge ne tiendra pas longtemps....




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Une loi d’avril 2016 votée après l’affaire dite « de Villefontaine » oblige le ministère de la justice à transmettre à ceux de l’éducation nationale et de la jeunesse et des sports toutes les condamnations de personnes concernant des infractions sur mineurs.
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L’éducation nationale radie 26 agents condamnés pour atteinte sur mineur

Une loi d’avril 2016 votée après l’affaire dite « de Villefontaine » oblige le ministère de la justice à transmettre à ceux de l’éducation nationale et de la jeunesse et des sports toutes les condamnations de personnes concernant des infractions sur mineurs.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h07
   





                        



   


Mis en place après une affaire de pédophilie à Villefontaine, dans l’Isère, le contrôle des casiers judiciaires des personnels de l’éducation nationale a permis de relever vingt-six condamnations pour infractions sur mineurs, qui ont débouché sur autant de radiations.

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                Isère : placé en garde à vue, un directeur d'école primaire reconnaît avoir violé des élèves



Installé en 2016 sous la houlette de la ministre de l’éducation d’alors, Najat Vallaud-Belkacem, ce contrôle concerne tous les personnels placés sous la responsabilité de l’éducation nationale (enseignants, chefs d’établissement, infirmiers scolaires, personnel administratif, etc.), mais pas les personnes dépendant des collectivités locales. Cette opération, qui vise plus d’un million d’agents, sera achevée au second semestre 2018, a indiqué vendredi 19 janvier le ministère de l’éducation, confirmant les informations de BFMTV.
Ces vingt-six agents de l’éducation nationale ont été révoqués pour les fonctionnaires, ou ont vu leur contrat terminé pour les contractuels. Plus largement, le contrôle a relevé quatre-vingt-trois condamnations pour faits graves, qui ont donné ou donneront lieu à une réponse de l’administration (révocations notamment pour violences sur mineurs ou pédopornographie, mais aussi suspensions, blâmes, etc.).
« Dans ce type de situation, notre exigence, c’est la protection des élèves mineurs et donc la fermeté absolue », a réagi le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer.
« Lorsqu’on est sur des cas d’atteinte sexuelle, l’éviction est systématiquement prononcée. Pour d’autres violences, il y a soit éviction quand la gravité des faits le justifie, soit d’autres types de sanctions, a expliqué Edouard Geffray, directeur général des ressources humaines de l’éducation nationale. Quand des parents confient leurs parents à l’école de la République, ils sont en droit d’attendre le maximum en termes de sécurité et de contrôle. »
Les casiers inspectés sont le B2, qui intègre la plupart des condamnations pour crime et délit, et le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).
Contrôle lancé après l’affaire de Villefontaine
Cette vaste opération avait été décidée par le gouvernement précédent à la suite de l’affaire de Villefontaine. Un directeur d’école maternelle avait été mis en examen pour des viols de très jeunes élèves. Radié quelques jours après, il s’est suicidé en détention en avril 2016.

        Lire aussi :
         

                Le directeur d’école de Villefontaine soupçonné de pédophilie s’est suicidé



Dans cette affaire, l’enseignant avait été condamné en 2008 pour recel d’images pornographiques, mais il avait continué d’exercer — après un long congé maladie —, l’éducation nationale n’ayant pas été informée des faits.
Après ce scandale, les ministres de l’éducation et de la justice d’alors, Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira, avaient mis en place des référents au sein des parquets et des rectorats pour améliorer la transmission d’informations.
Une loi d’avril 2016 oblige le ministère de la justice à transmettre à ceux de l’éducation nationale et de la jeunesse et des sports toutes les condamnations de personnes concernant des infractions sur mineurs.
Cette loi dite « de Villefontaine » oblige désormais le procureur de la République à informer l’administration des condamnations et de certaines mesures de contrôle judiciaire prononcées à l’encontre des personnes exerçant une activité en contact avec des mineurs, notamment pour des infractions sexuelles. Jusqu’alors, les casiers des agents de l’éducation nationale étaient consultés seulement à l’embauche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Collés à leur smartphone, certains deviennent cyberaddicts tandis que les parents cherchent des solutions. Leur inquiétude ? Les nombreux problèmes liés à l’hyperconnexion : sédentarité, troubles du comportement, autodépréciation et harcèlement.
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Ecrans : ados accros, parents à cran


                      Collés à leur smartphone, certains deviennent cyberaddicts tandis que les parents cherchent des solutions. Leur inquiétude ? Les nombreux problèmes liés à l’hyperconnexion : sédentarité, troubles du comportement, autodépréciation et harcèlement.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h09
    |

            Marlène Duretz








                              

                        

C’était pour la bonne cause, les parents en conviennent – avant de s’en mordre les doigts. Etre joignables par leurs « petits » et, en retour, pouvoir les marquer à la culotte, c’est l’alibi légitimement avancé par trois quarts de ceux qui ont équipé leurs enfants d’un téléphone portable. « Un passage o-bli-gé », selon tous ceux qui ont cédé aux pressions de leur progéniture, lassés de la voir vampiriser le smartphone parental. « Et c’est là que les emmerdes commencent », selon bon nombre de parents, passés maîtres en sommations à répétition pour qu’elle lâche son « précieux », ne serait-ce que le temps du dîner. A l’école, c’est un peu le même combat. A tel point que le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a récemment promis de renforcer la mise au ban du doudou numérique dans les établissements scolaires, dès la rentrée 2018.
« Ma fille de 14 ans est constamment dessus, on en arrive à lui envoyer un texto pour capter son attention ! » Un directeur d’école
Les 6-17 ans passent plus de quatre heures par jour devant un écran, les 15-16 ans, plus de cinq heures ; soit une à deux heures de plus en moyenne qu’il y a dix ans, dont cinquante-huit minutes par jour pour le seul smartphone chez les 15-24 ans (Médiamétrie, avril 2017). Cette prédilection pour les écrans peut grimper jusqu’à dix heures par jour, agitant le spectre de la cyberaddiction. Un combat continuel : 67 % des parents reconnaissent que le téléphone de leur enfant « a déjà été une source de conflits ». « C’est un véritable prolongement d’elle-même, déplore un quadragénaire, directeur d’école. Ma fille de 14 ans est constamment dessus, on en arrive à lui envoyer un texto pour capter son attention ! » « C’est une bataille de tous les jours », renchérit, dans un appel à témoignages publié sur le site Lemonde.fr, Mylène, qui restreint le temps de connexion pour éviter « trop de distractions ».
Etablir des règles coercitives
Laisser...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Pour les économistes Arnaud Chéron et Pierre Courtioux, dans une tribune au « Monde », les seniors et les parents de jeunes enfants devraient être – comme les moins qualifiés et les chômeurs –, une piste prioritaire de la réforme de la formation professionnelle.
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« Il demeure un certain nombre de freins directs et objectifs à l’accès à la formation professionnelle »

Pour les économistes Arnaud Chéron et Pierre Courtioux, dans une tribune au « Monde », les seniors et les parents de jeunes enfants devraient être – comme les moins qualifiés et les chômeurs –, une piste prioritaire de la réforme de la formation professionnelle.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h31
    |

Arnaud Chéron et Pierre Courtioux (Membres du Pôle de recherche en économie de l’Edhec)







                        



                                


                            
Tribune. Le 15 novembre 2017, le gouvernement a transmis un document d’orientation dont se sont saisis les partenaires sociaux, avec pour objectif la rédaction d’un accord national interprofessionnel d’ici au 16 février. L’agenda de la négociation est donc serré, tout autant que le cadrage donné par Muriel Pénicaud, la ministre du travail.
En France, le financement de la formation continue s’est historiquement appuyé sur l’obligation faite aux entreprises de « former ou payer »
Les prin­cipaux axes de discussion concernent la généralisation et l’extension du compte personnel formation (CPF) – qui devrait conduire notamment à la suppression du congé individuel de formation (CIF) ; une accentuation de l’effort de formation à destination des chômeurs et des salariés les moins qualifiés, avec des modalités d’accès facilitées, plus particulièrement au sein des TPE et des PME ; une refonte du système de formation en alternance (apprentissage et professionnalisation) ; et, enfin, le renforcement de l’évaluation de la qualité des formations dispensées.
En France, le financement de la formation continue s’est historiquement appuyé sur l’obligation faite aux entreprises de « former ou payer ». Celles-ci doivent organiser la formation de leurs salariés ou s’acquitter d’une taxe qui, sur la base d’un principe de mutualisation, permet de ­contribuer au financement de formations dispensées à d’autres travailleurs, sans, donc, qu’elles puissent en attendre un bénéfice propre.
Des droits à la formation plus inclusifs
Ce système a généré d’importantes inégalités d’accès aux formations. Celles-ci bénéficient plus souvent aux salariés les plus diplômés et les plus qualifiés. L’individualisation progressive des droits à la formation, avec la création du droit individuel à la formation (DIF) en 2003, puis du CPF en 2014, a certes permis de construire un cadre qui remet le travailleur au cœur du système. Il demeure cependant un certain nombre de freins...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’essayiste, signataire de la tribune sur la « liberté d’importuner », défend ce texte porteur selon elle d’une « parole différente ». De même qu’un féminisme « biologique », en opposition avec le mouvement culturaliste dominant.
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Peggy Sastre, le féminisme à la sauce Darwin


                      L’essayiste, signataire de la tribune sur la « liberté d’importuner », défend ce texte porteur selon elle d’une « parole différente ». De même qu’un féminisme « biologique », en opposition avec le mouvement culturaliste dominant.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h28
    |

                            Zineb Dryef








                              

                        

Dimanche 14 janvier. Café Marly, Paris. Peggy Sastre descend tout juste de son train en provenance d’un village de l’Yonne, où elle s’est réfugiée en 2011, lassée du bruit de la ville. Elle a donné rendez-vous dans ce café en face du Louvre, parce que « tout a commencé ici ». C’était à la mi-décembre 2017. Après avoir écouté Catherine Millet sur France Culture, elle « respire ». L’essayiste n’en pouvait plus « des excès de #BalanceTonPorc » et de ses « réseaux de ragots ». Elle contacte la critique d’art pour la remercier de cette « bouffée d’oxygène ».

Elles conviennent de se retrouver au Marly, pour en discuter avec leur amie commune, l’écrivaine Abnousse Shalmani. C’est heureux, elles partagent une autre connaissance, la psychanalyste Sarah Chiche, et l’envie de « libérer une autre parole ». Pourquoi ne pas écrire quelque chose ? Elles s’y attellent avec le concours de Catherine Robbe-Grillet. Sastre, la plus jeune, 36 ans, se charge des passages « cinglants ». Publié dans Le Monde daté 10 janvier, le texte revendique la « liberté d’importuner ». Signé par cent femmes, dont Catherine Deneuve, il suscite une controverse mondiale. Sastre plaide le malentendu : « Notre tribune n’est pas un appel au viol, ce n’est pas non plus une parole contre le mouvement #MeToo, c’est une parole différente, une parole en plus. »
Un style péremptoire
Ceux qui la connaissent n’ont pas été surpris de la voir associée à cette tribune. Depuis 2009, Peggy Sastre, docteure en philosophie et passionnée de Darwin, écrit régulièrement des essais aux titres aussi peu équivoques que Ex utero. Pour en finir avec le féminisme ou La domination masculine n’existe pas. Elle publie le 26 janvier, entre deux traductions de romans Harlequin, Comment l’amour empoisonne les femmes (éditions Anne Carrière, 250 p., 16 euros). Ou « comment...




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La GPA, l’invitée non officielle des Etats généraux de la bioéthique

Si la pratique ne figure pas parmi les thèmes prévus des Etats généraux de la bioéthique, la gestation pour autrui promet déjà de s’inviter dans les débats.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 16h17
   





                        



   


Dans la présentation officielle des Etats généraux de la bioéthique, il n’y a que deux occurrences du terme. La gestation pour autrui (GPA) ne sera au programme de nulle réunion publique « citoyenne » ou table ronde organisée dans les différentes régions françaises durant les six prochains mois. Mais si la pratique ne figure pas parmi les principaux thèmes annoncés, la GPA promet déjà de s’inviter dans les débats.
Qu’est-ce que la GPA ?
La GPA est une technique de procréation médicalement assistée (PMA). Il s’agit d’implanter un embryon (un ovule fécondé) dans l’utérus d’une autre femme, la mère porteuse, lorsque la femme ne peut pas le faire, ou dans le cas d’un couple d’hommes par exemple. A la naissance, la mère porteuse donne le bébé au couple et n’est pas considérée, juridiquement, comme la mère de l’enfant.
Dans une tribune publiée par Le Monde, 110 signataires plaident en faveur d’un débat de fond sur la GPA. L’opposition à cette pratique reste, cependant, très forte en France, et le gouvernement a exclu toute évolution législative sur le sujet.
Pourquoi la GPA n’est-elle pas au menu des discussions ?
La GPA est interdite en France, et aucun des principaux partis politiques ne propose de la légaliser, contrairement à ce qui est parfois annoncé par certains groupes conservateurs. Le gouvernement a d’ores et déjà exclu toute évolution législative sur le sujet de la légalisation de la GPA.
Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), chargé d’organiser les Etats généraux de la bioéthique tous les sept ans, est, lui aussi, catégoriquement hostile à la GPA. Le comité la distingue clairement de la PMA, car elle engendre, selon lui, des « violences juridiques, économiques, sanitaires et psychiques qui s’exercent sur les femmes recrutées comme “gestatrices” ainsi que sur les enfants qui naissent et sont objets de contrats passés entre des parties très inégales », ce qui n’est pas le cas dans l’insémination avec donneur. Officiellement donc, la pratique n’a pas été inscrite au programme des débats.
Pourquoi débattra-t-on de la GPA quand même ?
L’opposition à cette pratique est très forte en France, ses opposants craignant notamment une « marchandisation » du corps des femmes, comme ces quarante personnalités, parmi lesquelles Sylviane Agacinski, José Bové et René Frydman, qui signent, vendredi 19 janvier, une tribune dans Le Monde intitulée « Non au marché de la personne humaine ».
Mais la société évolue et, selon un récent sondage IFOP paru dans La Croix, près des deux tiers des Français se prononcent pour l’autorisation du recours à une « mère porteuse ». Dans le détail, 18 % s’y déclarent favorables « dans tous les cas », et 46 % « pour raisons médicales seulement ». Difficile, dès lors, d’imaginer qu’elle ne s’invitera pas dans le débat public consacré aux évolutions de la science et à l’attitude de la société face à ces pratiques.
Surtout, c’est le statut des enfants nés d’une GPA qui pose question, à l’heure où la France a été à plusieurs reprises condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour avoir refusé de transcrire des actes de naissance d’enfants nés d’une gestation pour autrui à l’étranger. En juin 2014, la CEDH avait estimé que la France pouvait interdire la GPA sur son territoire, mais qu’elle ne pouvait refuser de reconnaître les enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger.

        Lire aussi :
         

                Un état civil sous condition pour les enfants nés de GPA



Le débat a-t-il lieu ailleurs ?
« On ne peut plus ignorer les enfants nés par GPA », s’alarment ainsi dans une tribune au Monde 110 signataires, dont Elisabeth Badinter, Pierre Rosanvallon et Irène Théry. Tous plaident pour une « réforme urgente sur la transcription de la filiation » des enfants nés d’une GPA à l’étranger, à l’occasion de la révision des lois de la bioéthique :
« C’est ici le rôle et la responsabilité du législateur, en relation avec la société, de faire évoluer le droit. »
Les signataires s’appuient notamment sur un sondage IFOP de juin 2017 montrant que 71 % des Français sont favorables à « la transcription intégrale à l’état civil français de la filiation de l’enfant établie légalement à l’étranger à l’égard de ses parents ».

        Lire aussi :
         

                PMA, GPA, quel pays autorise quoi ? 


C’est aussi une des raisons qui risquent d’obliger la France à tenir, de fait, ce débat sur la GPA, même en dehors des programmes officiels. Royaume-Uni, Pays-Bas, Portugal, Grèce, il existe autour de nous de nombreux pays qui appliquent des protocoles de GPA, encadrés par une législation qui a déjà été l’occasion d’être débattue sur le plan éthique. Des modèles qui devraient obliger la France à discuter plus avant de cette pratique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ En septembre 2004, Bernard D., ostréiculteur à Gujan-Mestras (Gironde), décide de remplacer sa machine à trier les huîtres (elle les trie en fonction de leur calibre, lequel, lié au poids, détermine leur prix de vente). Il en veut une plus performante…
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le président de la République attend d’ici le 30 janvier des propositions pour préfigurer la nouvelle Agence nationale du travail d’intérêt général.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
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Comment se prépare la réhabilitation de la peine de travail d’intérêt général

Le président de la République attend d’ici le 30 janvier des propositions pour préfigurer la nouvelle Agence nationale du travail d’intérêt général.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h15
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

C’est à une étrange journée de travail qu’une quarantaine de procureurs, juges, conseillers de probation, avocats, membres d’associations ou de collectivités et informaticiens ont été conviés jeudi 18 janvier par Didier Paris, député La République en marche, et David Layani, président fondateur de la société de conseil en transformation numérique Onepoint. Les deux hommes ont été chargés en décembre 2017 par le premier ministre de remettre d’ici le 30 janvier des propositions pour préfigurer l’Agence nationale du travail d’intérêt général décidée par Emmanuel Macron.
Des séances de brainstorming façon start-up ont été organisées jeudi au siège de Onepoint à Paris pour identifier les blocages et faire émerger des solutions afin que cette sanction pénale, créée il y a trente-quatre ans, décolle enfin. Cette peine dont « le sens et l’utilité sociale sont incontestés », soulignait Edouard Philippe dans la lettre de mission, en particulier car « elle repose sur la participation active de la personne condamnée », ne représente que 7 % des peines prononcées. Au total, 40 000 travaux d’intérêt général (TGI) ont été pris en charge par les services pénitentiaires en 2016.
Plus efficace sur toute la chaîne
Pour M. Layani et M. Paris, il s’agit à la fois de développer l’offre de TIG et de connecter les acteurs (magistrats, services pénitentiaires d’insertion, collectivités ou entreprises accueillant des TIG, associations) entre eux afin que le dispositif soit plus efficace en travaillant sur toute la chaîne, du jugement jusqu’à l’exécution du TIG en passant par le service d’application des peines et le service d’insertion et de probation.
Car, quand cela marche, les acteurs s’en réjouissent. Jean-Marc Evrard, directeur adjoint en charge de l’insertion au sein de l’association CPCV Ile-de-France, souligne ainsi que sur les 138 personnes condamnées qu’il a accueillies en TIG en 2016, seules 6 ont abandonné. Pourtant, le travail proposé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le renouvellement doit faciliter la mise en oeuvre des priorités gouvernementales.
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Les postes valsent au ministère du logement et dans les agences satellites

Le renouvellement doit faciliter la mise en oeuvre des priorités gouvernementales.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h07
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Le candidat Macron avait prévenu que, devenu président de la République, il appliquerait le « spoil system » à l’américaine, c’est-à-dire qu’il procéderait à des changements dans la haute fonction publique pour désigner des profils en accord avec sa politique. Huit mois après son élection, une série de départs et nominations vient concrétiser cette volonté dans le monde du logement.
Laurent Girometti, directeur de l’Habitat, de l’urbanisme et des paysages (DHUP) depuis juillet 2014, serait sur le départ pour prendre la direction de l’Etablissement public d’aménagement de Marne-la-Vallée. Diriger la DHUP est un poste stratégique à l’heure où s’écrit la future loi logement, et difficile, écartelé entre deux ministres, Jacques Mézard et Julien Denormandie (ministre et secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires) aux champs d’action mal définis. Jean-Martin Delorme, actuellement directeur régional d’Ile-de-France de l’hébergement et du logement à la préfecture, pourrait lui succéder.
Mobiliser le parc privé
Jacques Mézard remanie par ailleurs son cabinet et en profite pour désigner ses anciens collaborateurs à des fonctions-clés. Sa directrice adjointe de cabinet, Valérie Mancret-Taylor, vient d’être nommée à la direction de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), cruciale pour mobiliser le parc privé pour loger des publics modestes et lutter contre la précarité énergétique, deux priorités du gouvernement. Cette ancienne architecte connaît bien l’Anah pour y avoir œuvré avant 2003. Elle succède à Blanche Guillemot, à la tête de l’agence depuis trois ans après avoir été collaboratrice de l’ex-ministre du logement de Cécile Duflot.

Valérie Mancret-Taylor est remplacée au cabinet du ministre, par Jérôme Masclaux, venu de la direction du logement de la Ville de Paris. Un va-et-vient entre administration parisienne et ministères assez classique.
Le remue-ménage a lieu aussi au cabinet de Julien Denormandie. Son...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ La circulaire du gouvernement prévoit une série de rencontres et de conférences dans toute la France en amont de la révision des lois de bioéthique.
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Bioéthique : quels seront les thèmes débattus dans votre région ?

La circulaire du gouvernement prévoit une série de rencontres et de conférences dans toute la France en amont de la révision des lois de bioéthique.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 12h30
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Les Etats généraux de la bioéthique ont été lancés, jeudi 18 janvier, sur le thème : « Quel monde voulons-nous pour demain ? » Neuf sujets principaux ont été choisis pour être débattus, dont la PMA, la fin de vie, la santé « numérisée » ou encore intelligence artificielle. A terme, ils contribueront à réviser la loi de bioéthique qui date de 2011.

        Lire :
         

          PMA, fin de vie… Les grandes thématiques des Etats généraux de la bioéthique



Ces Etats généraux, pilotés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), trouvent dans chaque région une déclinaison avec le relais des « espaces de réflexion éthique » qui organisent des débats, des rencontres, des conférences sur certains des neuf thèmes des Etats généraux.
Ouverts aux citoyens et aux organisations (associations, sociétés savantes, organisations confessionnelles, etc.), une soixantaine de débats sont prévus ainsi que plusieurs auditions. Chacune de ces rencontres et auditions sera ensuite disponible en ligne sur le site de CCNE.




       



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prise en charge des personnes âgées ou handicapées ;organisation des soins (robotique, télémédecine, plateforme de e-santé,etc…).Constitution d'environ 20 groupes de discussion de 15 à 20 personnes : lycéens, étudiants, patients, professionnels de santé, ouvriers, cadres supérieurs, personnes âgées… en présence d'un animateur (journaliste, professeur de lycée, du 05/02 au 02/03).Espace de réflexion éthique Alsace : ERERAL ",
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greffe et don d'organe ;objets connectés/protection des données/secret/confidentialité ;neurosciences et intelligence artificielle ;fin de vie ;liberté d'aller et venir et sécurité (secteur médico-social, gériatrie, psychiatrie, vulnérabilités).Organisation de débats lycéens. Cafés éthiques, cafés expresso (déjeuners éthiques étudiants), cin'éthiques, café sciences selon les thèmes choisis. Conférences grand public organisées dans les différents territoires de la région à l'aide d'acteurs locaux.Espace de réflexion éthique Région Rhône-Alpes : ERERARA",
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fin de vie ;don d'organes et don de produits sanguins.Six débats menés avec le Conseil d'orientation de l'espace régional d'éthique, les comités d'éthique et la CRSA (janvier). Quatre débats régionaux grand public (Champagnole 31/01, Clamecy 6/02, Avallon 7/02, Giromagny 02/03). Quatre débats lycéens et étudiants à partir de février.Espace de réflexion éthique Bourgogne - Franche-Comté : EREBFC ",
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PMA ;dépistage précoce et médecine prédictive ; tests génétiques en population.Six conférences / débats grand public avec interventions scientifiques et juridiques. Entre autres : une conférence avec le Pr. Jean-François Delfraissy (31/01 à Brest), une conférence sur la PMA avec Frédéric Worms (février à Brest).Huit à dix débats : débat avec le public en présence d'un expert.Trois débats lycéensTrois débats étudiants pluridisciplinaires : préparation avec des enseignants-chercheurs de plusieurs facultés.Espace de réflexion éthique de Bretagne : EREB ",
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PMA : accès pour les femmes seules ou en couples de femmes, et autoconservation des ovocytes ;Consentement et outils de la e-santé ;Suicide assisté.PMA : pour les étudiants en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) et IFAS (Institut de Formation des Aides Soignants), méthode des murs de paroles puis forum de discussion de janvier à février.Consentement et outils de la e-santé : débat grand public et un débat avec des doctorants de plusieurs disciplines.Suicide assisté : débats grand public (notamment le 13/03 à 18 h à l'Université d'Orléans).Espace de réflexion éthique région Centre : ERERC",
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"titre": "Champagne-Ardenne",
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Médecine prédictive (généralisation des tests génétiques) ;la robotique pour la consultation médicale ou le développement des robots de diagnostic médical à distance.Conférences – débats en lycée (courant février),Conférences – débats : Université du temps libre (2 réunions) à Reims et Troyes,Conférence – débat : Université de Technologie de Troyes – SilverTech.Seront menés des entretiens par des étudiants en médecine et des étudiants en master du diplôme d'infirmières anesthésistes au sein de lycées.Espace de réflexion éthique Champagne-Ardenne : ERECA ",
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"titre": "Hauts-de-France",
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PMAmédecine dite « personnalisée » (médecine prédictive et big data).Douze Focus group (recherche sociale) de janvier à mars 2018.Une Scèn'éthique, projection du film « Bienvenue à Gattaca) (13/02, Lille)Une Conférence de consensus étudiants-citoyens organisée sur le mode des jurys citoyens (21/03 Science Po Lille).Deux conférences de restitution publique. (4 et 18 avril, Lille)Quinze séances de « PAT miroir » (temps d'échanges avec du grand public notamment en milieu multiculturel).Espace de réflexion éthique du Nord Pas-de-Calais : ERER NPDCEspace de réflexion éthique Hauts de France Territoire Picardie : ERER-Pic",
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Les rendez-vous de la bioéthique à la Mairie du 4e arrondissement de Paris :07/02 : « Guérir, réparer, augmenter : aux frontières de la médecine » ;07/03 : « Neurosciences : tout révéler de l'humain ? » ;11/04 : « Génomique : tout prédire de l'humain ? » ;09/05 : « Données massives : l'homme transparent, l'homme profilé ? » ;06/06 : « Procréatique et société : une nouvelle fabrique de l'humain ? ».Les ateliers de la bioéthique : conférence entre deux chercheurs en sciences et en sciences humaines suivie d'un débat :06/02 : « Quels nouveaux territoires pour la bioéthiques ? » ;06/03 : « Médecine de l'anticipation : demain tous malades ? » ;10/04 : « Utilisation des éléments et produits du corps humain : qu'en est-il de l'idée de respect ? » ;15/05 : « Assistance médicale à la procréation : quand la demande sociétale n'admet plus la justificationmédicale ».Plusieurs rencontres et colloques sont également organisés en partenariat avec l'ERE/IDF.Espace de réflexion éthique Ile-de-France : ERE/IDF",
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Espace Lorrain d'Ethique de la Santé : ELES ",
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Prise en charge des personnes âgées ou handicapées ;santé et environnement.En coordination avec le réseau de gérontologie : deux débats comités d'éthique de gérontologie et ERERM, débats CRSA et soins palliatifs, rencontre avec usagers. Deux débats régionaux avec le grand public. Deux débats lycéens et 2 débats étudiants.Espace de réflexion éthique de Martinique : ERERM ",
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Don de gamètes/PMA ;médecine prédictive et diagnostic pré-implantatoire.Une journée grand public (29/03, Rouen), une journée étudiants-citoyens avec conférence de clôture sur les enjeux de la révision des lois de bioéthique, en présence du Pr. Jean-François Delfraissy (09/04, Caen).Des journées lycéens-citoyens dans 2 lycées.Espace de réflexion éthique de Haute-Normandie : EREHN ",
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Indications sociétales de la PMABig Data.Débats : introduction par des experts de différentes disciplines (médecine, psychopathologie, droit, philosophie), suivie d'un débat au sein d'un groupe multidisciplinaire de professionnels, représentants d'associations dans le domaine de l'éthique et d'usagers :Bordeaux le 07/03 ;Bordeaux le 14/03 ;27/03 avec le Pr. Jean-François Delfraissy, à Pau.Journée d'ateliers avec des étudiants de plusieurs masters (philosophie, droit, sociologie, médecine) le 14/02.Espace de réflexion éthique d'Aquitaine : EREA",
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"titre": "Nouvelle-Aquitaine (Limoges)",
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Fin de vie ;intelligence artificielle, Big Data, Médecine prédictive, e-sante ;indications sociétales de la PMA ;santé et environnement.Conférences débats (18/01, Limoges ; 28/02, Limoges ; 16/03, Saint-Yrieix-La-Perche).Espace de réflexion éthique du Limousin : ERELIM ",
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"titre": "Nouvelle-Aquitaine (Poitiers)",
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PMA et indications sociétales ;fin de vie - sédation profonde et continue jusqu'au décès ;santé et environnement.Conférences-débats avec classes de terminale (23/01, Poitiers), IFSI (14/02, Poitiers), étudiants (01/03)... Plusieurs conférences-débats (avec spécialistes) grand public prévues.Espace de réflexion éthique Poitou-Charentes : EREPC",
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Médecine prédictive ;technologies numériques, l'e-santé, big data.Séances de travail en petits groupes ; rencontres citoyennes de février à avril dans plusieurs villes de la région.Espace de réflexion éthique Languedoc-Roussillon : ERELREspace de réflexion éthique Midi-Pyrénées : EREMIP ",
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PMA (don et auto conservation ovocytaire, IAD pour couples de femmes et femmes célibataires...) ;de la génétique à la génomique (dépistage, accès aux tests, Big Data, manipulations génétiques...).Trois débats grands publics (Nice 21/02, Corse 05-06/04, Marseille 18/04). Deux débats avec des étudiants, principalement en formation initiale (Nice 09/03, Marseille 16/03)Espace de réflexion éthique PACA-Corse",
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AMP : légitimité des normes et des critères d'accès ;quelle place pour les citoyens vulnérables dans la médecine de demain ?Grand débat citoyen, tables rondes grand public et étudiants (IFSI, Lycée, Sage-femme, …) : Nantes 20/01 et 21/02, Angers 30/01.Espace de réflexion éthique des Pays de la Loire : EREPL",
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Pour le Défenseur des droits, la circulaire Collomb se heurte « aux principes fondateurs de l’hébergement d’urgence » avec le « traitement différencié ».
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Le Défenseur des droits recommande le retrait de la circulaire sur l’hébergement d’urgence

Pour le Défenseur des droits, la circulaire Collomb se heurte « aux principes fondateurs de l’hébergement d’urgence » avec le « traitement différencié ».



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 18h02
    |

            Maryline Baumard








                        


A l’issue d’une analyse approfondie, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, recommande au premier ministre, Edouard Philippe, de retirer la circulaire sur l’hébergement d’urgence, dans une décision rendue vendredi 19 janvier. Cette « circulaire relative à l’examen des situations administratives dans l’hébergement d’urgence », rebaptisée « circulaire Collomb », suscite un profond malaise dans le monde associatif, et au-delà, depuis sa publication le 12 décembre 2017.
La circulaire en question veut réorienter les personnes hébergées selon leur situation administrative, et faire sortir de ce dispositif les personnes étrangères en situation irrégulière à l’issue d’une évaluation effectuée par une équipe mobile de représentants de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et de la préfecture. L’objectif est à la fois de désengorger le parc d’hébergements en extrayant les sans-papiers et de voir le statut de chacun clarifié.

        Lire :
         

          En France, une politique migratoire d’une dureté sans précédent



« Un élément d’une politique d’ensemble »
Face à des associations très hostiles à la mise en œuvre de ce texte, Emmanuel Macron est monté au créneau pour le défendre, mardi 16 janvier à Calais.
Si Jacques Toubon avait lui-même saisi le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, d’une demande d’explication dès le 13 décembre 2017, il a ensuite été sollicité par une série d’associations sur ce texte qu’elles estimaient contraire au principe de l’hébergement inconditionnel : la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), accompagnée de 26 associations, SOS Racisme et le maire de la commune de Grande-Synthe (Nord).

        Lire aussi :
         

                Contrôle des migrants : les associations entrent en « résistance passive »



Sans réponse à sa lettre du 13 décembre, M. Toubon a relancé la Place Beauvau le 22 décembre avant de finalement recevoir une réponse du premier ministre lui signifiant que ce texte constituait « un élément d’une politique d’ensemble conduite par le gouvernement ».
M. Toubon, qui a analysé la circulaire en profondeur, observe, lui, qu’elle « se heurte aux principes fondateurs de l’hébergement d’urgence » en organisant « un traitement différencié » de ses résidents en fonction de leur situation administrative.
« Contraire aux règles de confidentialité »
Le Défenseur des droits relève plusieurs points à ses yeux problématiques. Ainsi, si le texte du ministère de l’intérieur pose que l’accueil en centre d’hébergement reste « inconditionnel », il ajoute qu’il peut être « différencié » et doit se concilier avec les obligations légales qui incombent aux personnes étrangères en situation irrégulière sur le territoire français. Deux points qui cassent de fait cette inconditionnalité de principe.
En second lieu, le Défenseur doute de la pertinence de la mise en place d’un suivi de l’OFII dans un parc d’hébergement de droit commun qui accueille des personnes en situation de détresse, quelles que soient leur nationalité et leur situation au regard du séjour, et relève du code de la famille. Ce qui signifie en creux que le Défenseur ne s’oppose en rien à une évaluation des situations des migrants, mais pas dans ces lieux de répit.
Par ailleurs, et c’est le dernier point relevé par le Défenseur, l’intervention des agents de l’OFII au sein de ces structures est envisagée sans cadre légal, estime M. Toubon, et « paraît contraire aux règles de confidentialité qui s’imposent ».
Une autre procédure a été intentée en parallèle par les associations auprès du Conseil d’Etat. L’avocat qui la porte, Me Patrice Spinosi, fait une analyse voisine de celle de Jacques Toubon. Il a d’ailleurs déposé un recours sur le fait que les agents de l’OFII ne sont pas habilités à intervenir dans les centres d’hébergement. L’audience aura lieu le 16 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Des soupçons pèsent sur l’intégrité scientifique des travaux de la biologiste, qui fait l’objet d’une enquête interne. L’informaticien Antoine Petit a été désigné en urgence pour la remplacer.
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Enquête sur l’ex-présidente du CNRS Anne Peyroche

Des soupçons pèsent sur l’intégrité scientifique des travaux de la biologiste, qui fait l’objet d’une enquête interne. L’informaticien Antoine Petit a été désigné en urgence pour la remplacer.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 16h02
    |

            Hervé Morin et 
David Larousserie








                        



                                


                            

Deux des plus importants organismes de recherche français, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), font face à des soupçons d’inconduite scientifique touchant une figure majeure de ces institutions. La biologiste Anne Peyroche, présidente par intérim du CNRS et employée du CEA, a été convoquée en début de semaine par sa hiérarchie pour un entretien destiné à l’éclairer sur des anomalies constatées dans certains de ses articles. Dans l’urgence, l’informaticien Antoine Petit a été désigné, jeudi 18 janvier au Journal officiel, président par intérim de l’organisme, alors même qu’il était prévu qu’il soit nommé lors du prochain conseil des ministres, le 24 janvier, après avoir été auditionné cette semaine par deux commissions parlementaires.
Cette précipitation dans un passage de relais qui aurait dû être parfaitement orchestré a pour origine le signalement, en novembre 2017, sur le site Internet PubPeer, qui permet de mettre en cause de façon anonyme le contenu des publications scientifiques, de cinq articles scientifiques cosignés par Anne Peyroche. Ces mises en cause, dont certaines ont été nourries par le bloggeur scientifique allemand Leonid Schneider, sont intervenues peu après la nomination de la biologiste à la présidence par intérim du premier organisme de recherche français, en remplacement d’Alain Fuchs, élu à la tête de l’entité Paris Sciences & Lettres. En l’occurrence, certaines figures présentées dans les articles étaient suspectées d’avoir fait l’objet de manipulations.
Plusieurs anomalies inexpliquées
Anne Peyroche et l’une de ses coauteures ont produit sur PubPeer les documents originaux pour éclaircir la situation concernant deux de ces articles. Anne Peyroche y convenait que certaines modifications d’images auraient dû être mentionnées dans le manuscrit. Elle soulignait également la qualité du matériel d’imagerie pour expliquer...




                        

                        


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A La Courneuve, « on essaie de faire réussir de la même façon les filles et les garçons »

Dans cette banlieue parisienne, la mairie et les équipes enseignantes se mobilisent contre les stéréotypes de genre au moment des choix d’orientation.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 14h25
    |

                            Ondine Debré








                        



                                


                            

Un décor de film, gris et glauque, dans une banlieue à la centaine de nationalités, pour un établissement public qui en compte tout autant. Sa réputation le précède, et les jugements à l’emporte-pièce qui vont avec : aucune chance pour ses enfants de réussir avec ce départ dans la vie.
Mais non, Gwenaëlle Badufle, professeur principale d’économie en classe terminale ES au lycée Jacques-Brel, balaye les a priori d’un haussement d’épaules : « J’y enseigne depuis douze ans, j’aurais largement la possibilité d’en partir, mais c’est un bon lycée, pas du tout le cliché du lycée de banlieue. Les équipes sont très investies, les élèves ont beaucoup de chance. »
Avant d’ajouter : « J’aime ma classe, je suis attachée à mes élèves, nous avons noué une relation de confiance. Notre travail porte ses fruits, il y a 83 % de réussite au bac dans notre lycée, ce qui est un bon score pour la région. »
Attention aux terminales
Heureuse d’aller enseigner à La Courneuve, cette professeure de 38 ans raconte ce que le lycée a mis en place pour ses élèves : cours du soir tous les jours de la semaine et dans toutes les matières, soutien scolaire, encadrement attentif des professeurs, rencontre avec d’anciens élèves, tutorat pour ceux qui le souhaitent… Presque rien ne semble laissé au hasard, particulièrement pour les terminales, qui font l’objet de toutes les attentions, aussi bien du côté des professeurs que de la municipalité.
« L’échec à la fac, par exemple, c’est avant tout un échec d’orientation », explique Gwenaëlle Badufle.
La terminale, lieu de tous les possibles, est aussi celui des incertitudes. Le maire de la ville, Gilles Poux, a créé plusieurs événements pour aider les élèves à s’orienter vers la bonne filière. Deux conseillers d’orientation, que l’on appelle aujourd’hui des psychologues de l’éducation nationale, épaulent les deux professeurs principaux dans l’accompagnement des élèves dans leur choix de filières....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Dès janvier, les salariés verront leur rémunération augmenter suite à la baisse des cotisations sociales, malgré l’augmentation parallèle de la CSG.
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La paie augmentera d’au moins 0,5 % pour tous les salariés du privé

Dès janvier, les salariés verront leur rémunération augmenter suite à la baisse des cotisations sociales, malgré l’augmentation parallèle de la CSG.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 11h35
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

C’était l’une des promesses du candidat Macron lors de la campagne présidentielle : redonner du pouvoir d’achat aux salariés en supprimant les cotisations « maladie » et « chômage » acquittées par ces derniers.
Contrainte budgétaire oblige, cette baisse sera finalement étalée dans le temps. La cotisation maladie (qui représente 0,75 % du salaire) est supprimée dès le 1er janvier 2018. La cotisation chômage (2,4 % du salaire) est, quant à elle, abaissée de 1,45 point de pourcentage, en attendant d’être totalement supprimée au 1er octobre 2018. Un report qui permet aux caisses publiques d’économiser quelques milliards d’euros.
La CSG présente l’avantage de reposer sur une assiette plus large que les revenus d’activité
Mais cette hausse de 2,2 % (0,75 %+1,45 %) du salaire est rognée par l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 % du salaire. Parce qu’il faut bien continuer à financer la protection sociale, le gouvernement a décidé en parallèle d’augmenter cet impôt.
La CSG présente l’avantage de reposer sur une assiette plus large que les revenus d’activité : cet impôt est payé par tous les contribuables, dont les retraités, et aussi sur les revenus du capital. Dès le 1er janvier 2018, la CSG passe de 7,5 %, à 9,2 % du montant du salaire.
Si cette hausse rabote le gain obtenu par la suppression des cotisations salariales, elle ne l’annule pas complètement. In fine, les salariés verront leur fiche de paie augmenter de 0,5 % fin janvier 2018, puis à nouveau de 0,95 % en octobre suite à ces mesures.
Ce changement s’accompagne de la généralisation du bulletin de paie simplifié étendu à toutes les entreprises, auparavant obligatoire pour les entreprises de plus de 300 salariés seulement.
Augmentation proportionnelle au salaire
Tous les salariés ne ressentiront pas la hausse de la même manière. « Plus le salaire est élevé, plus le gain sera important »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Sous-effectifs, violence, insécurité, incivilités… Plusieurs surveillants racontent au « Monde » leurs conditions de travail.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/01/2018
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En prison, « la violence physique devient de plus en plus fréquente »

Sous-effectifs, violence, insécurité, incivilités… Plusieurs surveillants racontent au « Monde » leurs conditions de travail.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 17h20
    |

            Jean-Baptiste Jacquin, 
                                Luc Leroux (Marseille, correspondant) et 
                            Anne-Hélène Dorison (Nantes (intérim)








                        



                                


                            

Le mouvement de protestation des surveillants pénitentiaires est entré vendredi 19 janvier dans sa deuxième semaine, avec le blocage dès 6 heures du matin de plusieurs établissements, et notamment des incidents violents à Fleury-Mérogis. S’il a pris une telle ampleur, c’est que le thème de la sécurité liée à la radicalisation islamiste qu’il porte a rencontré un très large écho dans les coursives. Mais le sujet des tensions et violences croissantes dues à la surpopulation carcérale est plus large.
Sur les quelque 70 000 personnes détenues en France, condamnées ou en détention provisoire, 500 le sont pour des affaires liées de près ou de loin au terrorisme islamiste, et 1 200 « droits communs » sont identifiés comme étant radicalisés. A la maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne), ils sont une centaine, dont soixante « terros » et quarante « droits communs » sur 2 800 détenus. Dans leur vécu, les surveillants de cet établissement vétuste dont le taux d’occupation atteint aujourd’hui 203 %, évoquent surtout les incivilités et tensions quotidiennes dans la détention « ordinaire », avec des perceptions nuancées.
Aurélie, 24 ans, surveillante titulaire depuis un an après une année comme stagiaire, assure « n’avoir encore jamais eu peur en détention », même s’il lui est arrivé d’être seule pour gérer une coursive. Son « record » : 142 détenus. « C’est sûr que ce n’est pas très sécuritaire, concède-t-elle. Certains services sont géniaux, car les personnes détenues sont détendues, et dans d’autres, on ne sait pas pourquoi, c’est le bordel. » C’est « par plaisir et par choix » qu’elle reste affectée aux coursives, car avec les heures supplémentaires et le travail de nuit, sa rémunération nette monte à environ 1 700 euros par mois.
« La violence vient souvent de la frustration »
Cet ancien agent de sécurité entré dans la pénitentiaire à 32 ans, se souvient d’avoir été agressé une fois en 2008,...




                        

                        


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Woody Allen dans la tourmente de #metoo

Plusieurs acteurs ont pris leurs distances avec le réalisateur après que Dylan Farrow a réitéré ses accusations.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 11h35
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



   


On ne connaissait d’elle que les photos d’enfance où elle figure avec Woody Allen. La fille adoptive du cinéaste, Dylan Farrow, est apparue pour la première fois à la télévision dans une interview, diffusée le 18 janvier, pour renouveler les accusations d’agression sexuelle portées contre son père depuis 1992. « Je veux montrer mon visage et raconter mon histoire », a-t-elle dit à la chaîne CBS.
Agée de 32 ans, la jeune femme n’a pas nié qu’elle avait choisi son moment pour reparler de l’affaire. Dans la foulée de l’affaire Weinstein et des mouvements #metoo et Time’s Up, les victimes d’abus ou de harcèlement se sentent enfin écoutées. « Cela fait vingt ans que je répète les mêmes accusations et j’ai été systématiquement réduite au silence, ignorée ou discréditée, a-t-elle expliqué. Cela a été très important pour moi de voir que cette conversation se tenait enfin en public. »

Dylan Farrow, adoptée par Woody Allen et l’actrice Mia Farrow, avait 7 ans lorsque le metteur en scène, accuse-t-elle, l’a fait venir dans le grenier de leur maison de campagne du Connecticut. « Il m’a dit de m’allonger sur le ventre et de jouer avec le train électrique de mon frère qui était installé là. » Après quoi, il s’est assis derrière elle. « Et il m’a agressée sexuellement. » Les baby-sitters avaient reçu de Mia Farrow la consigne de ne pas laisser la fillette seule avec le réalisateur.
« Il y a un quart de siècle »
Ces accusations contre Woody Allen avaient été portées dès 1992-1993, notamment devant la justice, qui n’avait pas poursuivi le cinéaste – tout en spécifiant qu’il y aurait une « cause probable » de le faire – et qui ne lui avait pas non plus confié la garde de l’enfant. A l’époque, Woody Allen et Mia Farrow étaient en procédure de divorce après treize films et douze ans de vie commune.
L’héroïne de Rosemary’s Baby venait de découvrir que le cinéaste avait une liaison depuis 1989 avec une autre de ses filles adoptives, Soon-Yi Previn, alors âgées de 19 ans. Ronan, 5 ans, le fils biologique du couple, avait pris le parti de sa mère. Moses, l’un de leurs fils adoptifs, le parti de son père, accusant Mia Farrow d’avoir « lavé le cerveau » des enfants par haine de son ex-compagnon. « En quoi cette histoire de lavage de cerveau est-elle plus crédible que ce que je dis sur l’agression commise par mon père ? », interroge Dylan aujourd’hui.

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La jeune femme était revenue à la charge dans une lettre publiée, en 2014, par le chroniqueur du New York Times Nicholas Kristof. Pour mettre des mots sur le terme « agression », il lui a fallu des années. « A 7 ans, je disais : il a touché mes parties intimes, précise-t-elle dans l’interview à CBS. A 32 ans, ce que je dis, c’est : “Il a touché ma vulve et mes lèvres avec son doigt.” » La jeune femme cite d’autres exemples. Le réalisateur lui aurait souvent demandé de venir dans son lit « alors qu’il était en sous-vêtements » et elle aussi.
Woody Allen, 82 ans, a une nouvelle fois réfuté les accusations de sa fille. « La famille Farrow a beau utiliser cyniquement l’occasion offerte par le mouvement Time’s Up de répéter cette accusation discréditée, cela ne la rend pas plus vraie que précédemment, a-t-il affirmé dans un communiqué publié par son avocat. Je n’ai jamais attenté à la pudeur de ma fille, et c’est ce qu’ont conclu toutes les enquêtes, il y a un quart de siècle. »
Jessica Chastain, Natalie Portman et Reese Witherspoon ont apporté leur soutien à la fille adoptive du cinéaste
Mais le temps où les accusations glissaient est révolu. L’introspection a saisi Hollywood. Hier, le milieu cinématographique n’avait aucune peine à « fermer les yeux » (l’expression de Dylan), alors que le réalisateur se présentait aux festivals avec Soon-Yi – épousée en 1997. Ni aucun mal à ignorer la rancune du clan Farrow contre les hommages rendus à l’artiste.
Dylan ne cache pas qu’il s’agit d’une véritable campagne. « Pourquoi ne devrais-je pas vouloir le faire tomber ? », interroge-t-elle sur CBS. En 2014, son texte était paru dans le New York Times juste avant la cérémonie des Golden Globes. Elle avait aussi très publiquement interpellé Diane Keaton, l’ex-égérie de Woody Allen, mais l’actrice avait défendu celui qui restait son « ami ».

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Il aura fallu l’affaire Weinstein et la persistance de son frère Ronan, le « tombeur » du fondateur de Miramax, à faire entendre les victimes. Car c’est le fils de Woody Allen, grand pourfendeur de l’hypocrisie hollywoodienne, qui a publié dans le New Yorker du 10 octobre 2017 l’enquête qui a fait le plus de tort à Harvey Weinstein : elle démontait le système d’intimidation déployé pour faire taire les victimes de ses ardeurs.
Alec Baldwin soutient le cinéaste
Début décembre, Dylan Farrow publiait un nouvel appel dans le Los Angeles Times : « Pourquoi la révolution #metoo a-t-elle épargné Woody Allen ? ». Effet Weinstein : le milieu a commencé à prendre ses distances. Les actrices Jessica Chastain, Natalie Portman et Reese Witherspoon ont apporté leur soutien à la jeune femme. Ellen Page a déclaré qu’avoir tourné avec le réalisateur était son « plus grand regret ».
Colin Firth, qui a joué dans Magic in the Moonlight, en 2013, a fait savoir qu’il ne travaillerait plus avec le cinéaste, de même que Mira Sorvino, Rachel Brosnahan et Greta Gerwig. « Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas joué [sous sa direction] », a ­affirmé cette dernière. Rebecca Hall et Timothée Chalamet, qui jouent dans le prochain film ­d’Allen, A Rainy Day in New York, ont annoncé qu’ils donneraient leurs cachets au fonds de solidarité avec les victimes d’abus sexuels, créé par Time’s Up.
Après l’affaire Weinstein, Allen avait espéré, dans une interview à la BBC, que l’affaire ne déclencherait pas « une chasse aux sorcières ». Alec Baldwin, l’un des rares à le défendre publiquement, partage cette inquiétude. « Accuser des personnes de tels crimes devrait être traité avec soin, a-t-il observé. J’ai travaillé trois fois avec Woody Allen. Ç’a été l’un des plus grands privilèges de ma carrière. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Plusieurs lignes de métro sur lesquelles s’appuyaient les organisateurs pourraient ne pas être prêtes à temps pour les Jeux.
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Jeux olympiques : les transports, première fissure dans le projet de Paris 2024

Plusieurs lignes de métro sur lesquelles s’appuyaient les organisateurs pourraient ne pas être prêtes à temps pour les Jeux.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 10h41
    |

            Yann Bouchez et 
Béatrice Jérôme








                        



   


L’atout maître va-t-il se transformer en boulet ? En pleine course olympique, entre le printemps 2015 et l’été 2017, les soutiens de Paris 2024 ont souvent mis en avant le dossier des transports, présenté comme bien meilleur que celui de Los Angeles. Mais le sujet des lignes de métro du « Grand Paris Express » prend désormais l’allure d’un futur casse-tête pour les organisateurs.
Mardi 16 janvier, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a fait savoir, devant le Sénat, que « le gouvernement présentera[it] dans les prochains jours le calendrier recalé sur des bases réalistes pour tenir les délais et éviter la dérive des coûts ».
Un rapport de la Cour des comptes, présenté mercredi 17 janvier par son premier président, Didier Migaud, devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, met en effet un point d’interrogation devant les lignes prévues pour les JO.
Trois lignes « stratégiques »
Le document, long de 175 pages, dresse un bilan sévère des dérapages du chantier du Grand Paris Express, futur réseau de 200 kilomètres de lignes et 68 gares en Ile-de-France d’ici à 2030. Il estime que les délais pour livrer l’ensemble ne seront pas respectés et préconise de revoir l’agenda.
Parmi les raisons des dérives budgétaires de la Société du Grand Paris (SGP), l’établissement public chargé de réaliser ce réseau, la Cour des comptes pointe « l’ambitieux calendrier de mise en service et l’échéance des Jeux olympiques de 2024 ».

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Le 9 juillet 2014, alors que Paris n’était pas encore officiellement candidate à l’organisation des Jeux, le gouvernement avait décidé d’accélérer le calendrier concernant la construction de certains pans du Grand Paris Express dans la perspective éventuelle de l’organisation des JO 2024 et de l’exposition universelle en 2025.
Aux journalistes, les membres de la candidature parisienne répétaient d’ailleurs que les Jeux allaient agir comme « un accélérateur de projets », dont ceux concernant les transports, particulièrement dans la Seine-Saint-Denis. Auprès du Comité international olympique (CIO), ils ne se privaient pas d’utiliser la future extension du réseau francilien comme une arme de conviction massive.
« Le volet transport a été l’atout maître pour l’emporter face à Los Angeles », rappelait en septembre Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France.
« La prolongation de la ligne 14 et les nouvelle lignes 16 et 17 sont stratégiques pour la desserte des sites olympiques », pouvait-on lire dans la première partie du dossier envoyé au CIO. A lire la présentation alors réalisée par le comité de candidature, c’est comme si c’était déjà fait.
Calendrier « quasi inatteignable »
Le rapport de la Cour des comptes montre pourtant que cette accélération volontariste a posé plusieurs problèmes. D’une part, elle a créé « une tension laissant peu de marge pour la survenue d’aléas ». D’autre part, elle a alourdi sensiblement l’addition, car la SGP s’est résolue à mettre en action plusieurs tunneliers supplémentaires. Le surcoût, pour atteindre les objectifs, serait « de l’ordre de 625 millions d’euros, chiffrent les experts de la Cour des comptes, dont 300 millions d’euros ont d’ores et déjà été décidés par le directoire de l’établissement pour les lignes 15 sud et 16 ».
Malgré cette hausse des coûts pour raccourcir les délais, la Cour des comptes estime que « le calendrier de mise en service des lignes 17 et 18 en vue des Jeux olympiques de 2024 est quasi inatteignable ».
Les magistrats financiers révèlent que le gouvernement était, du reste, informé du risque de non-respect du calendrier. Dans une note au premier ministre, en janvier 2017, la SGP l’ avait alerté : les études sur la ligne 17 et 18 font apparaître des dates de mise en service qui ne sont « compatibles ni avec les échéances des JO de juillet 2024, ni avec l’échéance de l’Exposition universelle de 2025 », avait-elle écrit à Bernard Cazeneuve, à moins de mettre en action plus de tunneliers pour terminer à temps. La SGP estimait le coût des tunneliers supplémentaires à 180 à 200 millions d’euros pour la ligne 17 et à 125 millions d’euros pour la ligne 18.
La ligne 17, qui devrait relier Le Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) à Saint-Denis Pleyel, où se trouvera le village des athlètes, est stratégique. Elle doit desservir l’aéroport Charles-de-Gaulle et les sites du Bourget, où sera localisé le village des médias, qui accueillera des milliers de journalistes étrangers.
Or, dans un rapport remis quelques jours après la victoire de la France à Lima, le préfet de l’Ile-de-France, Michel Cadot, suggérait déjà de reporter de 2024 à 2030 la mise en service du tronçon nord de la ligne 17.
Dans ses promesses de ville candidate, Paris assurait que « 85 % des athlètes [seraient] à moins de 30 minutes de leur site de compétition ». Mais cet objectif partait du principe que tous ces travaux seraient terminés.
En l’absence de ligne 17, il faudrait penser à des moyens de transports alternatifs supplémentaires, ce qui engendrerait « un coût très important et une complexité d’organisation très lourde », selon les mots de Tony Estanguet, désormais président du Comité d’organisation des Jeux de Paris 2024 (COJO), dont les statuts seront publiés au Journal officiel samedi 20 janvier. Quitte à modifier certains sites pour prendre en compte cette nouvelle donne, même si Tony Estanguet se veut confiant quant au fait qu’il n’y aura « pas de changement majeur ».
Estanguet : « Cela va être une difficulté forte »
« C’est sûr que pour nous, cela va être une difficulté forte si certaines lignes ne sont pas livrées à temps », a reconnu Tony Estanguet lors d’une audition devant la commission de la culture, de l’éducation et de la communication au Sénat, mercredi. Sollicité, le Comité international olympique n’a pas répondu à nos questions, indiquant juste par son service de communication qu’il était « très pris par les prochains Jeux d’hiver de Pyeongchang ».
Le triple champion olympique de canoë-kayak a conscience du danger. Et il n’a pas attendu le rapport de la Cour des comptes pour cela. Dès octobre 2017, il écrivait à Emmanuel Macron et à Edouard Philippe.
« Je me suis permis de faire savoir au président de la République et au premier ministre combien ce plan de transports était important pour la réussite des Jeux olympiques et paralympiques. Depuis, j’ai pu les rencontrer et on a parlé de ce sujet de vive voix, pour qu’ils comprennent bien nos besoins en matière de transport, en fonction des secteurs. C’est vrai que sur la ligne 17, il y aura un impact direct et la nécessité d’anticiper une réorganisation si d’aventure elle ne desservait pas le pôle du Bourget. »
Le patron du COJO tient toutefois à rappeler que « les arbitrages ne sont pas faits. Il ne faut pas aujourd’hui surréagir sur ce sujet, mais attendre ». Attendre avant de juger, à l’aune des choix qui seront faits, du poids des Jeux olympiques dans les décisions du gouvernement.



                            


                        

                        

