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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ La France et l’Allemagne font partie des vingt-trois pays qui dépassent les limites d’émissions fixées dans l’UE pour le dioxyde d’azote et les particules fines.
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Neuf pays de l’Union européenne convoqués par Bruxelles pour non-respect des normes de qualité de l’air

La France et l’Allemagne font partie des vingt-trois pays qui dépassent les limites d’émissions fixées dans l’UE pour le dioxyde d’azote et les particules fines.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 18h07
   





                        


Un sommet ministériel se tiendra le 30 janvier à Bruxelles, qui regroupera neuf pays, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, visés par des procédures d’infraction pour non-respect des normes de qualité de l’air, a annoncé vendredi 19 janvier la Commission européenne.
Ces pays font partie des vingt-trois qui dépassent les limites d’émissions fixées dans l’UE pour le dioxyde d’azote ou les particules fines (PM10), des polluants notamment liés à la circulation routière et dangereux pour la santé.

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La Commission envisageant de saisir la Cour de justice de l’Union européenne, les ministres de l’environnement des neuf Etats membres (qui comporte également la République tchèque, l’Espagne, l’Italie, la Hongrie, la Roumanie et la Slovaquie) sont donc convoqués à Bruxelles.
Il s’agit d’une étape avancée des procédures d’infraction européennes quand un pays ne se plie pas aux recommandations de la Commission en dépit de plusieurs avertissements. Ce pas a déjà été franchi pour la Bulgarie et la Pologne pour non-respect des normes de qualité de l’air.
Plus de 480 000 décès dans l’Union européenne
Seize pays sont par ailleurs visés par des procédures d’infraction, qui sont actuellement à différents stades, liées aux limites d’émission de particules fines. Ainsi, en avril 2017 la Bulgarie avait-elle été condamnée par la Cour de justice de l’UE.
Le rapport de l’année 2017 de l’Agence européenne de l’environnement (AEE) avait établi qu’en 2014 la pollution de l’air avait causé la mort prématurée (avant 65 ans) de 520 400 personnes dans les quarante et un pays du continent européen, dont 487 600 dans l’Union européenne.

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Ce sommet ministériel doit, selon le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella, « clarifier que s’il n’y a pas d’amélioration de la qualité de l’air, il y aura des conséquences légales ».
« Les parents d’enfants souffrant de bronchites ou les enfants de personnes ayant une maladie du poumon veulent voir des améliorations de la qualité de l’air aussi vite que possible », a insisté M. Vella, qui précise que ce sommet vise à « protéger les citoyens ». 
Un « plan d’action » a par ailleurs été annoncé par la Commission, qui comprend des mesures visant à aider les Etats membres à se conformer aux règles environnementales de l’Union. Parmi les mesures proposées l’année dernière par la Commission figuraient notamment « la réduction du volume global du trafic », « le passage aux voitures électriques », « l’adaptation du comportement des conducteurs » ou encore « la réduction des émissions des véhicules à moteur diesel ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le président français et la chancelière allemande se sont retrouvés avant le 55e anniversaire du traité de l’Elysée pour étudier les propositions de relance européenne.
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A Paris, Merkel plaide pour « un gouvernement stable en Allemagne »

Le président français et la chancelière allemande se sont retrouvés avant le 55e anniversaire du traité de l’Elysée pour étudier les propositions de relance européenne.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 18h46
    |

            Alain Salles et 
Solenn de Royer








                        


La chancelière allemande, Angela Merkel, est à Paris vendredi 19 janvier pour rencontrer Emmanuel Macron avant de célébrer le 55e anniversaire du traité de l’Elysée. Lors d’une conférence de presse commune avec le président français, la chancelière a déclaré que « pour agir en Europe, il est capital d’avoir un gouvernement stable en Allemagne. » 
Angela Merkel fait face à d’importantes difficultés, et cela depuis plusieurs mois, alors qu’elle doit trouver une coalition gouvernementale. Les délégués du Parti social-démocrate (SPD) doivent se prononcer dimanche sur le projet d’alliance entre leur parti et la CDU de Mme Merkel, et leur réponse pourrait compromettre le projet de la chancelière.

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Impulser une plus grande coopération
Angela Merkel et Emmanuel Macron devraient s’afficher ensemble dans la soirée à la Philharmonie de Paris, à l’issue d’un dîner de travail à l’Elysée. Les deux dirigeants écouteront une œuvre de Debussy, dirigée par Daniel Barenboim, que le chef de l’Etat avait rencontré à Salzbourg à l’été 2017 lors d’une masterclass. L’Elysée se félicite que :
« Dans un contexte interne très chargé, deux jours avant le vote du SPD sur la poursuite des négociations en vue d’une grande coalition, la chancelière pren[ne] le temps de passer une soirée à Paris, signe de l’importance de la relation bilatérale et de l’engagement européen du président. »
Auparavant, lors d’une longue séance de travail, Mme Merkel et M. Macron ont étudié ensemble plusieurs sujets, notamment les propositions françaises de relance européenne ou encore le 55e anniversaire du traité de l’Elysée, signé au Château le 22 janvier 1963 par le chancelier Konrad Adenauer et le président Charles de Gaulle, pour impulser une plus grande coopération entre la France et l’Allemagne. Lors de son discours de la Sorbonne, en septembre 2017, le chef de l’Etat avait dit qu’il souhaitait « réviser le traité de l’Elysée ».

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Session commune inédite
Les deux dirigeants publieront lundi 22 janvier, jour de l’anniversaire, une déclaration commune qui inaugurera la préparation d’un nouveau traité, lequel doit être finalisé dans le courant de 2018, selon la présidence française.
Le même jour, l’Assemblée nationale et le Bundestag, à l’occasion d’une session commune inédite, feront une déclaration dans le même sens, appelant à un nouveau traité et au renforcement de la coopération entre les deux Parlements.
M. Macron et Mme Merkel se retrouveront, mercredi 24 janvier, au Forum économique de Davos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Ozlem Cekic, l’auteure de la nouvelle éditée par l’ONG Oxfam, est accusée de prosélytisme et est attaquée sur les réseaux sociaux. L’extrême droite exige le retrait du livre.
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Un livre danois relance la polémique sur la circoncision


                      Ozlem Cekic, l’auteure de la nouvelle éditée par l’ONG Oxfam, est accusée de prosélytisme et est attaquée sur les réseaux sociaux. L’extrême droite exige le retrait du livre.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 14h44
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








   


C’est l’histoire d’Ayse, une petite Danoise d’origine kurde, dont les parents préparent une fête pour la circoncision du petit frère, qui vient tout juste de naître. « Le zizi d’Isak va être circoncis, parce qu’il est musulman », explique-t-elle à ses copains. La maîtresse, Ingrid, précise qu’il s’agit d’une « tradition religieuse », comme celle du baptême, sauf qu’au lieu de baigner la tête des bébés, « on coupe le prépuce des garçons ». La petite Louise ne veut rien entendre : son père lui a dit que c’était « bizarre et dangereux ».
La nouvelle, écrite par l’ancienne députée du Parti populaire socialiste Özlem Cekic, fait partie de l’ouvrage collectif LæseRaketten (littéralement « la fusée de la lecture »). Et suscite depuis sa publication le 10 janvier une vive polémique au Danemark. L’extrême droite danoise est immédiatement montée au créneau pour exiger le retrait du livre, considéré comme un outil d’« endoctrinement ».
« La réalité est qu’il y a des milliers de garçons qui sont circoncis. Nous avons besoin d’en parler avec eux, sans les stigmatiser. Car ils voient bien qu’ils sont différents. » Ozlem Cekic
Edité chaque année par l’ONG Oxfam, ce livre est distribué aux écoles primaires du royaume afin d’expliquer aux 175 000 élèves « comment les enfants vivent dans d’autres pays et leur donner envie d’apprendre des choses qui sont étrangères à leur vie quotidienne, mais en font aussi partie », précise l’association. Née en Turquie et mère de deux garçons circoncis, Özlem Cekic, 41 ans, confie avoir eu des doutes, « en tant que mère », sur le bien-fondé de cette tradition. « La réalité est qu’il y a des milliers de garçons qui sont circoncis, observe-t-elle, dans un entretien au quotidien Politiken. Nous avons besoin d’en parler avec eux, sans les stigmatiser. Car ils voient bien qu’ils sont différents. » Violemment attaquée sur les réseaux sociaux, elle est accusée de prosélytisme par plusieurs organisations. Parmi elles, l’association Intact Denmark, qui prône l’interdiction de la circoncision : une proposition soutenue par neuf Danois sur dix, selon un sondage réalisé en 2016.
Lire aussi : Sale temps pour la circoncision
La polémique n’est pas nouvelle. Il y a deux ans, 400 médecins avaient publié une tribune dans laquelle ils s’opposaient à l’ablation du prépuce pour des motifs religieux, rappelant que leur tâche était de « protéger les plus faibles de la société contre des abus et des violations, y compris les enfants de tout âge, indépendamment de leurs antécédents familiaux ». L’Association des médecins danois a depuis pris position, jugeant que la circoncision, sans le consentement du sujet et en l’absence d’indication médicale, était « éthiquement inacceptable ».

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La plupart des formations politiques, y compris les populistes, sont toutefois contre une interdiction. En 2016, le Parti populaire socialiste – qu’Özlem Cekic a quitté un an plus tard, en raison de désaccords idéologiques – avait proposé d’engager un dialogue avec les communautés religieuses « pour établir un âge minimum ». L’idée n’a pour l’instant pas été retenue.



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Quelque 22 900 migrants, selon Frontex, ont atteint les rivages espagnols l’an dernier en provenance du Maroc ou de l’Algérie, contre 10 231 en 2016.
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Espagne : l’arrivée de migrants en forte hausse

Quelque 22 900 migrants, selon Frontex, ont atteint les rivages espagnols l’an dernier en provenance du Maroc ou de l’Algérie, contre 10 231 en 2016.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 13h33
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 13h44
   





                        


Le nombre d’immigrés illégaux arrivés en Espagne par la mer a plus que doublé en 2017 par rapport à l’année précédente et devrait encore augmenter cette année, a déclaré jeudi le directeur de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières extérieures de l’Union. Quelque 22 900 migrants, selon les chiffres officiels, ont atteint les rivages espagnols l’an dernier en provenance du Maroc ou de l’Algérie, contre 10 231 en 2016.
Même si les arrivées sur les côtes italiennes et grecques au départ de la Libye ont baissé, elles restent quand même plus nombreuses que les arrivées en Espagne et rien ne laisse supposer que cela pourrait changer, a précisé Fabrice Leggeri, le président de Frontex. « Les migrants économiques ne veulent pas finir dans un pays [la Libye] où il y a des affrontements entre des groupes armés. (…) Certains cherchent d’autres itinéraires (que via l’Italie ou la Grèce pour gagner l’Europe), mais ils ne sont pas très nombreux. »
Les troubles dans le Rif, dans le nord du Maroc, et l’amélioration économique en Espagne ont joué un rôle dans la hausse de l’arrivée des migrants dans la péninsule ibérique mais on constate aussi la présence de personnes d’origine subsaharienne, note Fabrice Leggeri. Près de 40 % des migrants interceptés en mer alors qu’ils se dirigeaient vers l’Espagne étaient des Algériens et des Marocains, selon les chiffres de Frontex. « Ce flux vers l’Espagne en provenance des pays du Maghreb va très probablement croître en 2018 », a estimé Leggeri, évoquant notamment le recours plus fréquent à des vedettes rapides.

Plus de cent migrants secourus au large de la Libye
Quelque 106 migrants, « en danger de mort », ont été secourus mardi par l’Aconit – une frégate française basée à Toulon et actuellement en mission en Méditerranée – au large de la Libye, a annoncé vendredi Emmanuel Macron en présentant ses vœux à l’armée. Le président a présenté ses « félicitations à l’équipage de la frégate Aconit pour le sauvetage, ce mardi, de 106 migrants en danger de mort, au large de la Libye ».
Plusieurs centaines de migrants, dont nombre de femmes et d’enfants, ont été secourus ces derniers jours au large de la Libye, où le mauvais temps et le manque de bateaux rendent les secours difficiles, selon les garde-côtes italiens et des associations. En 2017, au moins 3 116 migrants sont morts ou disparus en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, dont 2 833 au large de la Libye, selon un décompte de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le président sortant de la Généralité, en lice pour renouveler son mandat après la victoire des indépendantistes aux législatives de décembre, est toujours poursuivi par la justice espagnole pour rébellion et sédition.
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Carles Puigdemont souhaite diriger la Catalogne depuis la Belgique

Le président sortant de la Généralité, en lice pour renouveler son mandat après la victoire des indépendantistes aux législatives de décembre, est toujours poursuivi par la justice espagnole pour rébellion et sédition.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 12h19
   





                        



   


En exil à Bruxelles, le président sortant de la Catalogne, Carles Puigdemont, ne compte toujours pas revenir en Espagne, où il est poursuivi par la justice pour rébellion et sédition. Dans une interview à la radio catalane, Catalunya Radio, diffusée vendredi 19 janvier, le dirigeant indépendantiste a déploré qu’en prison il ne pourra « ni [s’adresser] aux gens, ni écrire, ni recevoir de visiteurs. La seule manière est de pouvoir continuer à le faire en liberté, en sécurité. Je ne peux pas agir comme président [régional] si je suis prisonnier ».
« Il est évident que ce ne sont pas les conditions de normalité que nous aimerions, mais malheureusement il serait beaucoup plus difficile de le faire depuis l’Etat espagnol, où nous serions en prison… que de le faire depuis ici. »
Cet entretien intervient alors que le nouveau président du Parlement catalan, Roger Torrent, consulte les différents partis pour proposer un candidat à la présidence régionale, après les élections du 21 décembre où les indépendantistes ont remporté la majorité absolue. Depuis un accord entre sa formation, Ensemble pour la Catalogne (JxC), la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et les sécessionnistes de la Candidature d’unité populaire (CUP), M. Puigdemont est le seul candidat au poste de président.

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                La Catalogne, loin d’un retour à la normale



Madrid reste inflexible
Le président sortant compte ainsi être investi à distance, bien que les services juridiques ont jugé cette initiative illégale. Et Madrid se montre toujours aussi inflexible face à M. Puigdemont. Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a été clair, le 15 janvier, lors d’une réunion avec la direction du Parti populaire :
« Dans le cas supposé où on prétendrait que M. Puigdemont assiste à un débat d’investiture depuis Bruxelles, le gouvernement déposerait un recours immédiat. »

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                Indépendance de la Catalogne : résumé de la crise entre Madrid et Barcelone



Et, a-t-il ajouté, dans l’« hypothèse impossible » qu’il soit élu président de la Généralité depuis Bruxelles, il devra prendre ses fonctions « et cela doit se faire physiquement ». 
« S’il ne le fait pas, l’article 155 [celui de la mise sous tutelle de la région] restera en vigueur, non pas parce que je le dis moi, mais parce que le Sénat a décidé que l’article 155 resterait en vigueur jusqu’à la prise de possession de son mandat par le nouveau président après les élections en Catalogne. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Livre. Dans son dernier essai, l’eurosceptique Christian Saint-Etienne presse le gouvernement d’agir vite pour sauver le Vieux Continent d’un échec maintenant certain.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Oser l’Europe des nations

Livre. Dans son dernier essai, l’eurosceptique Christian Saint-Etienne presse le gouvernement d’agir vite pour sauver le Vieux Continent d’un échec maintenant certain.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h26
    |

                            Come Prost-Boucle








                        



                                


                            

Livre. Economiste reconnu, Christian Saint-Etienne a travaillé dans diverses institutions de renommée mondiale telles que le FMI ou l’OCDE. S’il est impliqué dans les questions de gouvernance économique globale, il l’est aussi dans la vie politique française, s’engageant notamment auprès des Républicains en mai 2015. Il est actuellement conseiller (divers droite) de Paris et conseiller d’arrondissement dans le XIe.
Auteur de nombreux ouvrages comme La Fin de l’euro et Relever la France, il est familier des débats liés au futur de l’Union Européenne. C’est cette vision d’eurosceptique que l’on retrouve dans les pages de Osons l’Europe des nations. Une seule question anime cet ouvrage : Comment sauver l’Europe de son échec maintenant certain ?
« C’est la France qui a fait l’Europe ! », clame Christian Saint-Etienne en ouverture de son livre. Un message qui se veut clair même s’il est réducteur. La France doit être au cœur de la construction européenne, en perdition depuis le traité de Maastricht. Souvent dramatique à l’extrême dans ses propos, l’auteur fait même planer la menace d’un continent en proie au sous-développement. Scandant à longueur de pages l’insignifiance de l’Europe au sein de l’économie monde contemporaine, l’excluant du cœur des réseaux mondiaux, il juge qu’il reste deux ans à l’Europe pour se ressaisir, tout en reconnaissant que l’Union constitue aujourd’hui encore la première puissance commerciale du monde.
Ambiguïté
Christian Saint-Etienne énumère divers conseils qui permettraient à l’Europe d’utiliser enfin son potentiel inexploité. Il faut agir vite car selon ses mots le monde s’apprête à basculer dans la seconde phase de la troisième révolution industrielle : celle de la biotechnologie et de l’intelligence artificielle. Mais passée cette énumération, l’auteur reconnaît que ses conseils ne suffiront pas.
Seule la construction d’une Europe des nations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Pierre Moscovici, le commissaire chargé de l’économie et de la fiscalité, a promis, jeudi, un cadre « moderne, plus efficace et étanche à la fraude ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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La Commission européenne veut moderniser le système de fixation des taux de TVA en Europe

Pierre Moscovici, le commissaire chargé de l’économie et de la fiscalité, a promis, jeudi, un cadre « moderne, plus efficace et étanche à la fraude ».



Le Monde
 |    19.01.2018 à 10h47
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Elle les avait annoncées dès 2016 : après dix-huit mois de travail, la Commission présente enfin ses propositions législatives pour réformer le système de fixation des taux de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) dans l’Union. Jeudi 18 janvier, Pierre Moscovici, le commissaire chargé de l’économie et de la fiscalité, a promis un cadre « moderne, plus efficace et étanche à la fraude », cette dernière ayant été évaluée dans une étude interne à près de 170 milliards d’euros de manque à gagner pour les Etats sur la seule année 2013. Un montant colossal.

En quoi consiste le système actuel et comment Bruxelles entend le moderniser ? Il repose sur une première directive TVA datant de la fin des années 1960. Modifiée en 1992, elle stipulait que les Etats membres devaient, pour les biens et les services, fixer un taux minimal de TVA de 15 % (afin d’éviter la concurrence fiscale exacerbée entre territoires). Un taux réduit de 5 % pouvait être appliqué, mais seulement sur les biens et les services figurant sur une liste préétablie. Au fil des ans, certains Etats ont obtenu des dérogations, avec de nouveaux taux réduits (ou nuls), notamment lors de leur adhésion à l’Union.
Des situations cocasses
Il en résulte une situation brouillonne, inadaptée à la globalisation, à la digitalisation de l’économie et injuste, la liste préétablie restant absurdement rigide (il faut l’unanimité des capitales pour la modifier) et certains pays jouissant d’exceptions dont d’autres sont privés… Ces aberrations ont pu conduire à des situations cocasses : ainsi de ce sommet crucial de mars 2016, en pleine crise migratoire, et à trois mois du référendum sur le Brexit, durant lequel David Cameron, l’ex-premier ministre britannique, a dépensé beaucoup d’énergie pour obtenir un allégement de la TVA sur les protections féminines au Royaume-Uni. Il faut dire que les rasoirs pour hommes bénéficiaient d’un taux zéro, eux. Et qu’en Irlande, toute proche, la « taxe tampon »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ En déplacement à Saint-Pétersbourg, le chef du Kremlin, au pouvoir depuis dix-huit ans, vante l’unité nationale et le patriotisme, mais reste inaccessible au public.
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Le candidat Poutine lance une campagne présidentielle ultra-sécurisée

En déplacement à Saint-Pétersbourg, le chef du Kremlin, au pouvoir depuis dix-huit ans, vante l’unité nationale et le patriotisme, mais reste inaccessible au public.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 09h52
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 10h03
    |

            Isabelle Mandraud (Saint-Pétersbourg, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Tardive, la campagne de Vladimir Poutine, candidat à sa propre succession pour un quatrième mandat, n’en a pas moins commencé dans un contexte où personne ne doute, en Russie, de sa victoire. Cela limite les débats de l’opposition à cette seule interrogation : participer ou non à l’élection présidentielle du 18 mars. Pour le chef du Kremlin, qui vient d’ouvrir son QG électoral à Moscou, l’exercice consiste surtout à faire passer dans les régions le même message que sur ses affiches : « Un président fort, une Russie forte ».
Le président-candidat s’est rendu, jeudi 18 janvier, dans la région de Saint-Pétersbourg, sa ville natale, pour y célébrer le 75e anniversaire de l’opération « Iskra », la brèche ouverte par les forces soviétiques qui devait mettre fin en 1944, après 872 jours de siège, à l’encerclement de Leningrad par l’armée allemande. Les pertes humaines furent colossales – 1,8 million de morts dont un million de civils.
Un lieu de douleur, mais aussi d’héroïsme et de sacrifice qu’aime exalter M. Poutine. Depuis son accession au pouvoir, il y a dix-huit ans, les célébrations de la victoire sur le régime nazi lors de la « grande guerre patriotique » ont revêtu un lustre particulier. Patriotisme et unité nationale font partie des fondamentaux du Kremlin.
« Le sacrifice de soi »
Après une photo solitaire, un bouquet d’œillets rouges à la main, au cimetière mémorial de Piskarevskoïe, qui abrite 186 fosses communes, le président russe a inauguré dans un décor de neige, une cinquantaine de kilomètres plus loin, tout près de la ville de Kirovsk, un nouvel espace d’exposition avec reconstitution des terribles combats sur une maquette de 40 mètres de long et six de profondeur. « Nos soldats n’ont jamais reculé, la mort les a surpris alors qu’ils avançaient les armes à la main tournées vers l’ennemi », a-t-il souligné devant quelques vétérans bardés de médailles.
« C’est exactement l’amour pour la patrie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le Brexit fragilise les projets militaires communs relancés en 2010 par le traité de Lancaster.
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Le nucléaire, cheville de la relation de défense franco-britannique

Le Brexit fragilise les projets militaires communs relancés en 2010 par le traité de Lancaster.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 09h23
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Sur les sujets de défense, les dirigeants français et britanniques ont dû se livrer, pour le 35e sommet bilatéral de jeudi 18 janvier, à un exercice de pensée positive : la France et le Royaume-Uni sont des partenaires indéfectibles, et cette entente va encore s’approfondir, assurent-ils.
Face au Brexit, cependant, les dossiers de pure coopération militaire mis en œuvre par le traité de Lancaster House de 2010 sont en apesanteur. La « force expéditionnaire conjointe » a bien été qualifiée par une longue série d’exercices, mais il manque toujours un accord politique pour l’employer, les états-majors n’évoquant son plein-emploi qu’à l’horizon 2020. Le projet de « futur système de combat aérien » (drone ou chasseur) n’en est qu’à ses prémices, la question pour Paris étant de savoir s’il convient d’ouvrir la coopération aux Allemands. Londres promet d’envoyer trois hélicoptères lourds en soutien de Paris au Sahel, mais l’opération « Barkhane » attend depuis trois ans des renforts. Les experts décrivent une armée britannique épuisée après dix ans d’engagements extérieurs et de coupes budgétaires.
Le nucléaire militaire fait, pour l’heure, exception. Ce domaine étaie sur le très long terme la relation de sécurité des deux seules puissances atomiques européennes – la coopération bilatérale a débuté dans les années 1970, et une commission nucléaire conjointe a été mise en place dès 1992.

Le volet nucléaire de Lancaster « avance globalement bien », assure-t-on ainsi au ministère des armées. A Londres comme à Paris, on souligne qu’en 1995, Jacques Chirac et John Major se sont engagés à admettre que si les « intérêts vitaux » d’un des deux alliés étaient mis en cause, ceux de son partenaire le seraient aussi. Ceci a été rappelé dans le communiqué du 18 janvier. Ce pacte a des conséquences directes sur l’arme nucléaire, qui a pour vocation de défendre ces intérêts en dernier recours.
« Moderniser la...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Le président est un interlocuteur incontournable sur la scène européenne, mais sa capacité à convaincre sur de grandes réformes reste à démontrer.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/01/2018
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Emmanuel Macron, leader esseulé d’une Europe convalescente

Le président est un interlocuteur incontournable sur la scène européenne, mais sa capacité à convaincre sur de grandes réformes reste à démontrer.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 14h54
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen), 
Philippe Ricard et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

« France is back », la France est de retour. C’est indéniable sur la scène internationale, cela l’est aussi au niveau européen, surtout depuis qu’Angela Merkel tente de sauver son poste. Après un sommet avec la première ministre britannique, Theresa May, la veille au sud de Londres, le président de la République, Emmanuel Macron, devait accueillir la chancelière allemande à l’Elysée, vendredi 19 janvier, pour parler de « l’avenir de l’Union européenne ». Quand il s’agissait d’adopter des décisions importantes, en pleine crise grecque ou au plus fort des tensions sur la migration, tout le monde prenait l’avion pour Berlin…
Autre symbole : c’est depuis l’ambassade du Portugal à Paris que le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem a passé le témoin à Mario Centeno, nouveau président de l’Eurogroupe, vendredi 12 janvier. « Un hasard de calendrier », assure-t-on dans l’entourage du ministre portugais des finances. Mais un hasard très significatif. Tout comme la visite de Sebastian Kurz à Paris, le même jour. Le jeune chancelier autrichien, venu réitérer ses engagements proeuropéens alors qu’il a formé une coalition avec l’extrême droite, s’est aussi rendu à Berlin. Mais cinq jours plus tard.

L’Europe était au cœur du programme du candidat Macron, et il assume aujourd’hui cette responsabilité de nouvel « homme fort » d’une Union toujours divisée et ébranlée par le Brexit. Il a multiplié les interventions – à Athènes sur la démocratie européenne, à la Sorbonne pour formuler des dizaines de propositions de réformes – ou prôné une intégration plus poussée de la zone euro. « Macron est devenu influent par défaut ; il remplit le vide, mais cette position ne sera pas facile à maintenir s’il ne se trouve pas des alliés solides, analyse Sébastien Maillard, directeur de l’Institut Jacques Delors. Sa capacité à convaincre reste à démontrer, même s’il sait imposer son agenda. »
Infléchir l’agenda européen
« Regardez...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ La rencontre entre Theresa May et Emmanuel Macron, à Sandhurst, a toutefois débouché sur la signature d’un traité sur le contrôle de l’immigration.
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Au sommet franco-britannique, l’« entente cordiale » a du mal à résister au Brexit

La rencontre entre Theresa May et Emmanuel Macron, à Sandhurst, a toutefois débouché sur la signature d’un traité sur le contrôle de l’immigration.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 07h10
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

L’elephant in the room, autrement dit le sujet tabou du Brexit, aurait normalement dû le rester, jeudi 18 janvier lors du 35e sommet franco-britannique. Emmanuel Macron, reçu en grande pompe par la première ministre britannique Theresa May à l’académie militaire de Sandhurst – accueil par les Coldstream guards avec leurs bonnets noirs en poils d’ours, défilé aérien de Typhoon et Rafale –, était venu célébrer l’« entente cordiale » et non soulever les dossiers qui fâchent. Les négociations sur le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), a glissé le président français, « ne doivent jamais nous amener à revenir sur la qualité de la relation bilatérale ».

Mais l’éléphant a fait son apparition lorsque, en réponse à une question de la presse sur la possibilité d’inclure la City dans un futur accord commercial avec l’Union, M. Macron a répondu vivement :
 J’ai une exigence : préserver le marché unique parce qu’il est au cœur de l’UE. Le choix est du côté britannique, pas du mien. Si vous voulez accéder au marché unique, ne vous gênez pas [« be my guest »] mais cela suppose de contribuer au budget et de respecter les juridictions européennes. »
Le rappel de cette réalité – qui tient de l’évidence pour les Européens mais que les Britanniques peinent à admettre – a été immédiatement perçu comme un signe de l’arrogance française, d’autant que le « be my guest » un brin provocateur avait été prononcé en anglais pour appuyer son effet sur l’auditoire.
Mme May, debout derrière le pupitre voisin, regardait dans le vide, elle qui se fait forte d’obtenir un accord spécial pour la City. Puis elle a affirmé que le futur accord devait, « dans l’intérêt (…) de l’UE », couvrir « à la fois les biens et les services ». La « qualité de la relation bilatérale » a du mal à résister au Brexit et l’annonce du prêt de la tapisserie de Bayeux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le ministre de l’intérieur, Herbert Kickl, du parti d’extrême droite FPÖ, a annoncé jeudi la création d’une unité visant à « assurer une gestion ordonnée des frontières ».
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Immigration : l’Autriche crée une « unité de protection des frontières »

Le ministre de l’intérieur, Herbert Kickl, du parti d’extrême droite FPÖ, a annoncé jeudi la création d’une unité visant à « assurer une gestion ordonnée des frontières ».



Le Monde
 |    18.01.2018 à 22h33
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 07h26
   





                        


Herbert Kickl, le nouveau ministre de l’intérieur autrichien (du parti d’extrême droite Freiheitliche Partei Österreichs, FPÖ) a annoncé jeudi 18 janvier qu’une « unité de protection des frontières » allait être créée pour faire face à l’arrivée de migrants.
« Il n’est pas question de permettre une répétition de 2015. J’ai donc donné des instructions pour la création d’une “unité de protection des frontières” », dit Herbert Kickl, dans un entretien au quotidien Tiroler Tageszeitung.
Des centaines de milliers de personnes cherchant à se rendre en Allemagne ou ailleurs en Europe lors de la crise des migrants en 2015 sont passées par l’Autriche. Cette année-là, Vienne a enregistré un nombre record de demandes d’asile.
« L’objectif est d’assurer une gestion ordonnée des frontières en quelques heures », dit l’ancienne plume de Jörg Haider, chef historique du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), mort en 2008. L’unité pourra être mobilisée pour « sécuriser un passage frontalier et procéder à des contrôles d’identité » a-t-il ajouté, promettant que « se contenter de laisser passer les gens ne se reproduira pas ».
Proposition polémique
La semaine dernière, Herbert Kickl avait proposé de cantonner les demandeurs d’asile de manière « concentrée » dans des centres. Une terminologie rappelant les camps de concentration nazis.
Le président de la République l’avait alors rappelé à l’ordre, et l’écologiste Alexander Van der Bellen avait déclaré : « Qu’elles soient délibérément utilisées ou non, les formules pouvant être comprises comme autant d’allusions aux heures les plus sombres de notre histoire ne doivent trouver aucune place dans le discours politique. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, pourraient décider de sortir de la liste noire 8 pays sur un total de 17.
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Paradis fiscaux : la liste noire européenne bientôt divisée par deux

Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, pourraient décider de sortir de la liste noire 8 pays sur un total de 17.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 09h48
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Déjà sérieusement remise en question lors de sa publication en décembre 2017, la liste européenne des paradis fiscaux devrait de nouveau concentrer les critiques dans les jours qui viennent. Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne (UE), réunis à Bruxelles, devraient décider de la diviser quasiment par deux, en biffant les noms de huit pays, sur un total de dix-sept. Sans discussion : il s’agirait d’une simple formalité, précisait un diplomate, jeudi 18 janvier, depuis Bruxelles.
Le Panama, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, la Tunisie, la Mongolie, Macao, Grenade et la Barbade sont ainsi sur le point de sortir de cette liste stigmatisante. Ces pays y figuraient pourtant pour n’avoir pas pris à temps (avant fin novembre 2017) les engagements exigés par le groupe « Code de conduite ». Cette émanation du Conseil européen, qui a effectué le travail préparatoire à l’établissement de la liste, exigeait des promesses, précises, d’en finir avec des pratiques ou des législations beaucoup trop accommodantes (taux zéro sur le profit des sociétés, par exemple).

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                Bruxelles : la liste des paradis fiscaux déjà critiquée



Les ONG et les députés Verts européens avaient certes salué la publication de cette liste – une première dans l’Union – mais néanmoins vivement réagi en décembre 2017 : ils contestaient la méthode de travail du « Code de conduite », ce groupe d’experts des différents Etats européens travaillant dans la plus grande opacité. Ils soulignaient aussi l’absence, dans la liste finale, de membres de l’UE, alors qu’il est de notoriété publique que certains pratiquent des politiques fiscales particulièrement accommodantes (Luxembourg, Irlande, Malte…).
Aucune complaisance
Les huit pays sortis de la liste noire devraient se retrouver sur une « liste grise » déjà forte de 47 autres juridictions, dont les engagements n’avaient pas été jugés suffisants par le « Code de conduite » en décembre 2017. Certains ministres avaient pourtant contesté, à l’époque, que la liste noire puisse être aussi rapidement « révisée », estimant que les pays retardataires ne devaient bénéficier d’aucune forme de complaisance. Ils n’ont visiblement pas été suivis par leurs pairs.

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                Paradis fiscaux : l’Union européenne a adopté une liste noire de 17 pays



« Si on demande la transparence aux autres, on doit l’être nous-même »
Pierre Moscovici, le commissaire aux affaires économiques et financières, fiscalité et douanes, qui était à l’origine du processus de la liste noire en 2015, a estimé jeudi que la réduction du nombre de pays inscrits était un peu rapide. Certes, « la liste n’est pas une fin en soi », a estimé le Français, mais il demande aux ministres des finances « de rendre publics les engagements pris par les pays » sortis de la liste. « Si on demande la transparence aux autres, on doit l’être nous-même », a t-il ajouté, réclamant avec insistance que ces engagements soient rendus publics.
Une liste d’engagements, pour la « liste grise », avait bien été publiée en décembre, mais jugée trop imprécise par les ONG. La Commission serait prête à mettre en ligne elle-même les informations manquantes si les pays membres continuent à rechigner. Le commissaire a par ailleurs suggéré qu’il faudrait aussi faire la chasse aux « trous noirs fiscaux » en Europe, « où subsistent des législations excessivement favorables ».
Qu’adviendra-t-il, par ailleurs, des huit autres pays touchés par les ouragans de la fin de l’été 2017 (Bahamas, îles Vierges américaines…), à qui le « Code de conduite » avait donné quelques semaines de plus (jusqu’au 14 février) pour s’engager à changer leurs pratiques ? Les ministres européens choisiront-ils de les placer dans la liste noire ou dans la grise ? Rendront-ils publics leurs motivations et les engagements de ces juridictions ?

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                Plongée dans l’arrière-cuisine fiscale de Bruxelles



« Une faiblesse »
M. Moscovici met lui-même le doigt sur le problème : « Le caractère intergouvernemental et forcément un peu diplomatique de la liste est une faiblesse… » Cette dernière aurait gagné en crédibilité sans les soupçons de petits arrangements entre Etats membres : pourquoi le Qatar a-t-il été sorti au dernier moment du projet de liste noire, au tout début de décembre 2017 ? Tout comme le Maroc et le Cap-Vert ? « Nous ne pouvons accepter que les Etats membres négocient en catimini des exemptions pour les paradis fiscaux qui ont leurs faveurs », a réagi, jeudi, l’eurodéputée Eva Joly (EELV).
La réduction de la liste « n’est pas une évolution négative, cela veut dire que la pression sur les juridictions fonctionnent. Evidemment, il faudra s’assurer que les engagements sont tenus », précise-t-on à Bercy. La France fait partie des pays qui à Bruxelles, avec l’Allemagne, défendent avec le plus de constance la chasse aux pratiques fiscales agressives.
Mais surtout : quid des sanctions que la Commission aurait souhaité adjoindre à la liste noire ? L’institution communautaire a, à plusieurs reprises, proposé que l’argent de l’UE ne puisse pas transiter par les paradis fiscaux de la liste noire. Mais les ministres des finances avaient refusé de se prononcer fin 2017. Et, pour l’instant, ce sujet crucial n’est même pas à l’ordre du jour de leur réunion de mardi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Dans un arrêt prononcé jeudi, la Cour européenne des droits de l’homme valide le dispositif de localisation des sportifs.
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La CEDH offre une victoire majeure à la lutte antidopage

Dans un arrêt prononcé jeudi, la Cour européenne des droits de l’homme valide le dispositif de localisation des sportifs.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 21h38
    |

            Clément Guillou








                        



   


L’Agence mondiale antidopage (AMA) peut souffler : le dispositif de localisation des sportifs, pan essentiel de la stratégie de dissuasion des tricheurs, a été validé jeudi 18 janvier par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
L’instance de Strasbourg était amenée à se prononcer sur ce principe en réponse à deux requêtes émanant de sportifs français, des syndicats de sports collectifs, d’une part, et de la cycliste Jeannie Longo, d’autre part. Tous estimaient que l’obligation de donner aux acteurs de la lutte contre le dopage leur emploi du temps et un créneau d’une heure par jour pour être contrôlé par surprise constituait une atteinte intolérable à la vie privée, en violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

        Lire aussi :
         

                Dopage : la localisation obligatoire des sportifs devant la justice européenne



Le principe avait été validé par la justice de plusieurs pays, dont la France, et par la justice sportive avec le Tribunal arbitral du sport, mais certains juristes estimaient qu’il serait jugé plus sévèrement par la CEDH. La requête visait l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), mais toute décision aurait pu avoir des conséquences internationales.
« D’une particulière importance »
Dans son jugement, la Cour reconnaît l’impact sur la vie privée mais elle considère « que les motifs d’intérêt général qui les rendent nécessaires sont d’une particulière importance et justifient les restrictions apportées aux droits accordés par l’article 8 de la Convention », avant d’ajouter :
« Elle [la CEDH] estime que la réduction ou la suppression de ces obligations conduirait à accroître les dangers du dopage pour la santé des sportifs et celle de toute la communauté sportive et irait à l’encontre de la communauté de vue européenne et internationale sur la nécessité d’opérer des contrôles inopinés pour conduire la lutte antidopage. »
Les juges, dont l’arrêt est rendu respectivement sept et quatre ans après le dépôt des deux requêtes, soulignent en particulier deux rôles essentiels de la lutte antidopage : la protection de la santé, notamment des jeunes sportifs amateurs, et la « protection des droits et libertés d’autrui », estimant que la lutte antidopage autorise une compétition plus loyale.
« Une question de proportionnalité »
Le consensus des autorités médicales, gouvernementales et internationales sur le danger du dopage et sur les moyens de lutter contre est aussi mis au crédit de la lutte antidopage.
« L’arrêt de la Cour confirme que la validité des réglementations sportives est très souvent, sinon toujours, une question de proportionnalité ou de pesée des intérêts, observe Me Antonio Rigozzi, spécialiste d’arbitrage en matière de sport au cabinet Lévy Kaufmann-Kohler. En l’espèce, les intérêts en question ont été clairement identifiés et l’analyse est convaincante, même s’il est vrai que le nombre statistiquement très faible de contrôle inopinés qui se révèlent positifs pose la question de savoir si le jeu en vaut la chandelle. Sur ce dernier point, le raisonnement de la Cour aurait pu être plus fouillé. »
L’AMA suivait de très près le destin de ces requêtes devant la CEDH. L’instance régulatrice de la lutte antidopage n’avait pas ménagé ses efforts de lobbying pour échapper à une décision qui remettrait en cause, selon elle, l’efficacité de la lutte antidopage.
Signe de son souci de satisfaire au droit européen, l’AMA a fait surveiller la rédaction du dernier code mondial antidopage, entré en vigueur en 2015, par le juge français Jean-Paul Costa, ancien président de la CEDH. Elle continue depuis de faire régulièrement appel à son expertise.
Lobbying
« C’est une belle journée pour le sport propre, s’est réjoui Olivier Niggli, directeur général de l’AMA. Bien que les règles soient inévitablement source d’inconvénients pour les athlètes, qui doivent divulguer un certain nombre d’informations personnelles et les tenir à jour, il est clair que c’est tout à fait proportionnel aux bénéfices que peut en tirer le sport mondial. »
L’arrêt de la CEDH n’a pas surpris outre mesure les requérants, à qui la longueur de la procédure avait fait craindre un rejet. Jean-François Reymond, directeur du syndicat des joueurs de rugby français Provale, l’attribue aux « manœuvres politiques de ces six dernières années ». 
« Je ne peux que féliciter l’AMA pour son travail de lobbying auprès de la CEDH », a ironisé celui qui était à l’origine de la fronde alors qu’il dirigeait le syndicat des basketteurs français. Toutefois, sa requête n’a pas été vaine puisque les conditions dans lesquelles les athlètes des sports collectifs signalent leur localisation ont été assouplies depuis par l’AFLD.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ L’augmentation des investissements chinois dans les ex-pays de l’Est suscite la méfiance à l’Ouest.
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L’offensive de charme de Pékin en Europe centrale et orientale

L’augmentation des investissements chinois dans les ex-pays de l’Est suscite la méfiance à l’Ouest.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 11h28
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            Marie de Vergès








                        



                                


                            

« Si l’Union européenne [UE] ne peut payer, nous nous tournerons vers la Chine. » Evoquant les retards en infrastructures qui subsistent en Europe centrale, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, invité d’un Salon économique, à Berlin, le 10 janvier, n’a pas pris de pincettes. L’avertissement, teinté de provocation, ne surprend guère de la part du dirigeant. Pourfendeur des « bureaucrates de Bruxelles », M. Orban est aussi un ardent soutien des investissements chinois à domicile.
Ceux-là se sont accrus, ces dernières années, dans les pays d’Europe centrale et orientale (PECO). Pékin a marqué son intérêt économique pour la zone à travers la formation du club « 16+1 ». Le forum, auquel participent 11 pays membres de l’UE et 5 candidats à l’adhésion, suscite la méfiance en Europe de l’Ouest, où l’on regarde d’un œil soupçonneux les attentions du géant asiatique pour les PECO.
Lors du dernier raout du « 16+1 », à Budapest, en novembre 2017, la Chine a annoncé l’octroi de quelque 3 milliards d’euros destinés au financement de projets dans ces pays et une dotation de 1 milliard d’euros pour un fonds d’investissement majoritairement consacré à la région. Selon des calculs du think tank américain Center for Strategic and International Studies, les annonces d’investissements chinois en infrastructures, depuis 2012, se chiffreraient à 15 milliards de dollars (12,3 milliards d’euros).
« Ces pays n’ont pas reçu en proportion de ce qu’ils attendaient »
Mais la traduction de ces promesses en projets concrets est encore balbutiante. Les investissements chinois dans l’industrie et les infrastructures des PECO se sont élevés à moins de 3 milliards d’euros en 2016. S’ils ont été multipliés par sept depuis 2009, ils constituent une fraction minime des investissements chinois dans l’ensemble de l’UE (35 milliards d’euros en 2016).
« Ces pays n’ont pas reçu en proportion de ce qu’ils attendaient », souligne François...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le secteur du transport, 5 millions d’emplois directs dans l’UE, risque de diviser l’Est et l’Ouest en 2018.
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Après le travail détaché, le transport, prochaine pomme de discorde au sein de l’Union européenne

Le secteur du transport, 5 millions d’emplois directs dans l’UE, risque de diviser l’Est et l’Ouest en 2018.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 11h28
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            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Après le travail détaché, qui a polarisé les débats bruxellois tout au long de 2017, c’est le secteur du transport, 5 millions d’emplois directs dans l’Union européenne (UE), qui risque de diviser l’Est et l’Ouest en 2018. Et peut-être plus brutalement encore. « C’est simple, je ne vois pas comment on va pouvoir s’entendre ; pour l’instant, les positions semblent irréconciliables », explique une source au Parlement européen.
En mai 2017, la Commission européenne a présenté une série de propositions législatives sur le transport, allant de la réduction des émissions de CO2 à l’amélioration de la compétitivité, en passant par la mutation numérique et – sujet encore plus sensible – les conditions de travail des chauffeurs. Théoriquement, dans une opération de transport international, c’est la directive sur le travail détaché de 1996 qui s’applique (sa révision n’étant toujours pas actée à Bruxelles), dès que le camion franchit la frontière d’un Etat membre. Le chauffeur est alors payé au salaire minimum du pays traversé sur la durée du trajet.

Dans les faits, cette législation est très peu appliquée, étant donné la complexité de sa mise en œuvre. D’où les vives tensions apparues ces dernières années. Les PME françaises, belges ou autrichiennes de transport ont été concurrencées par des lettones, hongroises ou tchèques, qui ont tiré avantage des bas salaires de leurs conducteurs. Surtout lors des opérations de cabotage, quand un transporteur européen effectue une livraison à l’intérieur d’un Etat de l’UE qui n’est pas le sien.
Contraintes multipliées
Se voulant réaliste et équilibrée, la Commission a recommandé l’application des conditions du détachement aux conducteurs, seulement si leur opération de transport international excède trois jours (par mois) dans un pays membre. Ce seuil, retenu après des pressions de Paris (Bruxelles travaillait plutôt sur cinq jours), a suscité de vives protestations en France, mais aussi dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Les revenus des Hongrois n’ont pas rattrapé ceux des pays de l’Ouest, malgré de fortes hausses depuis deux ans.
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A Györ, en Hongrie, « les salaires ont augmenté, le coût de la vie aussi »

Les revenus des Hongrois n’ont pas rattrapé ceux des pays de l’Ouest, malgré de fortes hausses depuis deux ans.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 12h02
    |

                            Blaise Gauquelin (Györ, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Istvan Sabo jouit d’une situation enviable en Hongrie. Depuis dix-sept ans, il badge sur le site rutilant des usines Audi à Györ, dans le nord-ouest de ce pays d’Europe centrale qui compte 9,8 millions d’habitants. A l’époque, être embauché pour assembler les moteurs de voitures allemandes de prestige, c’était s’assurer une ascension sociale jalousée. Et aujourd’hui encore, les 11 600 employés du complexe peuvent s’enorgueillir d’avoir dégoté une bonne place. Ils touchent des revenus mensuels nettement supérieurs au salaire moyen.
Pourtant, comme l’immense majorité de ses collègues, cet ouvrier a soutenu la première grève jamais déclarée par un syndicat dans le puissant secteur automobile, qui représente 20 % des exportations hongroises, compte 700 entreprises – dont Mercedes, Suzuki et Opel –, emploie 155 500 personnes à un salaire médian de 1 071 euros brut et produit 520 000 véhicules par an. C’était au début de 2017. Ceux qui, à partir des années 1990, ont profité de la délocalisation massive de pans entiers de l’industrie automobile occidentale et asiatique ont débrayé deux heures. Une vraie petite révolution.
« On gagne toujours quatre ou cinq fois moins d’argent que nos collègues travaillant sur les sites Audi en Allemagne, dénonce Istvan Sabo. Certes, au début, c’était dix fois moins, mais il y a toujours une grande différence ! » « Et puis, nos conditions de travail sont moins bonnes que les leurs », renchérit György Csalogany, lui aussi embauché sur le site, qu’il présente comme la plus grande usine de moteurs du monde.
« C’est dur d’associer un emploi avec une vie de famille »

Elle en produit près de 2 millions par an. « A l’Ouest, les chaînes sont beaucoup plus souvent automatisées. Le droit du travail est plus favorable aux employés. Les gens connaissent leur planning un an à l’avance. Ici, on nous dit le mardi qu’on doit bosser le samedi. C’est dur, alors, d’associer un emploi avec une vie de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Accusés de dumping social et fiscal, les ex-pays de l’Est, qui n’ont pas encore rattrapé le niveau de vie de occidental, se sentent floués.
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Entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest, le fossé se creuse

Accusés de dumping social et fiscal, les ex-pays de l’Est, qui n’ont pas encore rattrapé le niveau de vie de occidental, se sentent floués.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 09h27
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
                                Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

La Bulgarie, l’Autriche et la Roumanie vont se succéder à la présidence de l’Union européenne dans les dix-huit prochains mois. Ce décentrage vers l’est des centres de décision européens permettra-t-il de réduire le fossé qui s’est creusé avec l’Europe de l’Ouest ? La crise des migrants a exacerbé cette division, certains Etats de l’Est refusant catégoriquement d’accueillir des réfugiés. Les dérives illibérales de la Hongrie et de la Pologne n’ont rien arrangé.
Mais c’est sur le front économique que la division est la plus manifeste entre les économies des pays fondateurs et celles, toujours en rattrapage, des ex-pays du bloc soviétique, entrés dans le club lors des phases d’élargissement de 2004 (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie), 2007 (Bulgarie, Roumanie) et 2013 (Croatie).
La révision de la directive sur le travail détaché, une priorité d’Emmanuel Macron (et de François Hollande, avant lui) a polarisé les débats pendant des mois. Finalement, seuls quatre pays ont voté contre au Conseil (dont la Pologne et la Hongrie). Mais l’affrontement pourrait reprendre au printemps sur les conditions de travail des chauffeurs routiers.
« Démantèlement de l’Union »
Quelles sont les principales lignes de fracture, et pourquoi ? A Paris, Berlin et Bruxelles, on accuse Budapest et Varsovie d’abuser de la libre circulation des services et des personnes, en contournant la directive sur le détachement de 1996, qui impose que le travailleur étranger soit payé au salaire minimum du pays d’accueil. Depuis Bucarest, fin août 2017, Emmanuel Macron avait fustigé ce « dumping social et fiscal », qui pourrait conduire à un « démantèlement de l’Union ».

Pas du tout, répond-on à l’Est : s’il existe des entorses aux directives, elles doivent être sanctionnées. Mais le fait que les salaires y restent bien inférieurs à ceux de l’Ouest n’a rien à voir avec du dumping,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le parti italien embarrasse ses partenaires en faisant campagne sur la question identitaire.
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La Ligue du Nord provoque pour exister

Le parti italien embarrasse ses partenaires en faisant campagne sur la question identitaire.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h09
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Provocation parfaitement assumée ou malheureux « lapsus », comme il a cherché à s’en défendre plus tard ? Attilio Fontana, candidat pressenti par la droite pour le poste de gouverneur de la région Lombardie, qui sera désigné le 4 mars, jour des élections générales italiennes, a suscité une véritable tempête, lundi 15 janvier, en affirmant sur les ondes de Radio Padania (la fréquence radiophonique de son parti, la Ligue du Nord), en réponse à une question sur l’immigration d’un auditeur : « Si nous acceptons tous les migrants, nous ne serons plus nous. (…) Nous devons décider si notre ethnie, notre société, notre race blanche doit continuer à exister ou si elle doit être anéantie. Ce n’est pas une question d’être raciste ou xénophobe. »
Une déclaration qui a immédiatement provoqué un torrent de réactions outrées. Matteo Renzi, secrétaire général du Parti démocrate (centre gauche), a ainsi qualifié ces déclarations de « délirantes », tandis que le candidat du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, prenait à partie le chef de file de la coalition de centre droit, Silvio Berlusconi, demandant si M. Fontana « était toujours leur candidat ». Quant à la représentante de la communauté juive de Rome, Ruth Dureghello, elle a immédiatement dénoncé ces propos : « Doit-on encore répéter aux ignorants en 2018, 80 ans après les lois raciales [promulguées durant le fascisme], qu’il n’existe pas de race blanche à défendre ? »

Du côté des partenaires de la Ligue, c’est l’embarras qui domine. A l’image de Silvio Berlusconi lui-même qui, tout en qualifiant la phrase d’Attilio Fontana de « malheureuse », précisait, mardi, qu’il serait dangereux « de focaliser son attention sur une expression erronée et non pas sur le risque que l’Europe perde son identité ». De son côté, la dirigeante de l’autre fraction de la coalition, Giorgia Meloni (Fratelli d’Italia, droite postfasciste), rejetait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Humilié, le PP n’a pas obtenu de Ciudadanos qu’il lui « prête » un député pour lui permettre de constituer un groupe parlementaire.
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Le Parti populaire catalan privé de groupe parlementaire

Humilié, le PP n’a pas obtenu de Ciudadanos qu’il lui « prête » un député pour lui permettre de constituer un groupe parlementaire.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 10h56
    |

            Sandrine Morel (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



   


Qui est le neuvième député à avoir voté blanc lors de l’élection du président du Parlement catalan ? Aussitôt les résultats connus, la question a agité l’hémicycle. Le vote blanc des huit députés de gauche radicale de la liste Catalogne en commun-Podem, opposés au candidat indépendantiste comme à celui de Ciudadanos pour présider la Chambre régionale, était annoncé et attendu. Les indépendantistes, sourire ironique au coin des lèvres, ont vite suggéré qu’un élu du Parti populaire (PP, droite) était sans doute le neuvième à afficher de la sorte son mécontentement.

        Lire aussi :
         

                La Catalogne, loin d’un retour à la normale



Humilié, le PP n’a en effet pas obtenu de Ciudadanos qu’il lui « prête » un député pour lui permettre de constituer un groupe parlementaire, possible à partir de cinq élus. Sauf changement d’avis de dernière minute, avec seulement quatre députés, les conservateurs devront donc siéger au sein d’un groupe mixte… en compagnie des députés du parti d’extrême gauche anticapitaliste, antieuropéen et séparatiste CUP (Candidature d’union populaire). Leurs pires ennemis dans la région.
Disposer d’un groupe parlementaire n’est pas une simple question de prestige pour la formation de Mariano Rajoy. C’est aussi l’assurance de davantage de ressources financières et d’une participation dans toutes les commissions, ainsi qu’un surcroît de temps de parole lors des sessions de contrôle du gouvernement régional. Une présence que le PP et la CUP devront donc négocier et se partager.
« Mesquinerie »
Les réactions du PP, en Catalogne et à Madrid, n’ont pas tardé. Le porte-parole du PP au Parlement espagnol, Rafael Hernando, a critiqué la « mesquinerie » de Ciudadanos et rappelé que grâce au PP, Ciudadanos préside plusieurs commissions et détient la vice-présidence du Congrès des députés, à Madrid. De son côté, le coordinateur général du PP, Fernando Martinez-Maillo, s’en est pris sur Twitter à « l’égoïsme de Ciudadanos » et parlé de « grande erreur ».
« Nous avons besoin d’un groupe parlementaire, sinon les indépendantistes auront la majorité absolue dans toutes les commissions », a aussi averti le chef de file du PP catalan, Xavier Garcia Albiol. Pour Ciudadanos, la raison de son refus est que « les Catalans n’ont pas à payer pour quelque chose qui n’a pas été remporté dans les urnes ».
Cette bataille entre le PP et Ciudadanos illustre les tensions de plus en plus vives entre les deux formations, qui se battent pour capitaliser le vote anti-indépendance, « unioniste », dans le reste du royaume. Or, Ciudadanos est perçu comme un vrai rival pour le PP depuis que des sondages donnent aux libéraux la victoire en Espagne, en cas d’élections législatives anticipées.



                            


                        

                        

