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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ La puissance des circuits intégrés double, à coût constant, tous les dix-huit mois : cette prophétie autoréalisatrice fait fantasmer les transhumanistes. Jusqu’à quand ?
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La loi de Moore est-elle morte ?

La puissance des circuits intégrés double, à coût constant, tous les dix-huit mois : cette prophétie autoréalisatrice fait fantasmer les transhumanistes. Jusqu’à quand ?



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h00
    |

                            Laurent Alexandre (chirurgien urologue, président de DNAVision)








                        



                                


                            
Carte blanche. Gordon Moore explique, le 19 avril 1965, dans la confidentielle revue Electronics Magazine, que la puissance informatique croît exponentiellement. Il énonce la loi qui va faire sa gloire : la puissance des circuits intégrés double, à coût constant, tous les dix-huit mois. La loi de Moore n’est pas une loi « physique », elle témoigne seulement que, à certaines périodes, la mobilisation des chercheurs et des industriels permet une croissance exponentielle du rendement industriel.
Il s’agit, en outre, d’une prophétie autoréalisatrice : l’association américaine des fabricants de circuits intégrés a convaincu ses adhérents que le fait de décrocher par rapport à la loi de Moore leur serait fatal. Moore explique : « C’est avant tout une loi économique. La concurrence acharnée entre les acteurs du secteur a été un facteur décisif. C’est une caractéristique étrange de l’informatique : plus c’est compact, plus c’est efficace. Mais le plus étonnant, c’est que le coût des puces baisse au même rythme que leur puissance augmente. »
En 1951, un transistor faisait 10 millimètres de large ; en 1971, 10 microns, soit le centième d’un millimètre. Fin 2017, les ­fabricants sortaient les premiers microprocesseurs gravés avec des transistors de 10 nanomètres ; dix mille fois plus fins qu’un cheveu. On dénombre désormais 10 milliards de transistors sur un seul microprocesseur et la puissance informatique a été multipliée par cent millions de milliards. Début janvier, les industriels ont ­présenté les nouvelles puces gravées en 7 nanomètres et annoncent, pour 2021, les premiers processeurs gravés en 2 et 3 nanomètres, soit 10 à 15 atomes de large : chaque usine coûterait 20 milliards de dollars. Un transistor expérimental gravé en 1 nanomètre a même été réalisé.
Fascination des transhumanistes
Début 2017, les nombreux spécialistes qui avaient annoncé la mort imminente de la loi de Moore se sont encore trompés. Cela fait...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Le blogueur Sylvestre Huet revient sur la mise en place du conseil scientifique de l’éducation nationale, qui fait la part belle aux neurosciences.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Le débat scientifique est toujours ouvert sur le responsable des graves épidémies ayant frappé les populations d’Amérique centrale après l’arrivée des Espagnols au XVIe siècle.
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La fièvre typhoïde, fléau des Amériques ?

Le débat scientifique est toujours ouvert sur le responsable des graves épidémies ayant frappé les populations d’Amérique centrale après l’arrivée des Espagnols au XVIe siècle.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 10h46
    |

                            Fabien Goubet (Le Temps)








                        



   


On l’appelle cocoliztli, « peste » en langage nahuatl. Moins connue que la funeste peste noire européenne, elle est pourtant l’une des épidémies les plus dévastatrices que l’humanité ait subies. Lorsque, en 1519, Hernan Cortes et ses conquistadores ont foulé pour la première fois le sol de l’empire aztèque, dans l’actuel Mexique, la population indigène comptait environ 22 millions d’individus. A la fin du XVIe siècle, seules 2 millions de personnes avaient survécu aux diverses épidémies, soit un effondrement de près de 90 % dû en grande partie au cocoliztli.
Quels sont les coupables ? Il est établi que les Aztèques souffraient déjà d’une épidémie de variole lorsque les Espagnols les envahirent. Mais les deux plus grands pics de cocoliztli du XVIe siècle survinrent plus tard, en 1545 puis en 1576. S’agissait-il du virus de la rougeole, de la variole, voire de bactéries responsables du typhus ? Et d’où venait le pathogène ? D’Europe, ou bien était-il endémique du Nouveau Monde ? Les scientifiques s’écharpent depuis longtemps sur ces questions.
Et si c’était la fièvre typhoïde qui avait fait tant de victimes ? Une nouvelle étude publiée le 15 janvier dans Nature Ecology & Evolution va dans ce sens. Les auteurs y relatent la découverte, dans des restes humains ayant appartenu à des Mixtèques inhumés lors de la flambée de 1545, d’ADN de la bactérie Salmonella enterica, connue pour provoquer cette maladie, mortelle à l’époque.
Généticiens en renfort
Des généticiens de l’Institut Max-Planck pour les sciences de l’histoire humaine à Iéna, en Allemagne, sont venus prêter main-forte aux archéologues et aux historiens. Ils ont pu analyser l’ADN prélevé dans la pulpe dentaire de 29 individus enterrés sur le site de Teposcolula-Yucundaa, au nord-ouest de la ville d’Oaxaca. Ce site est doublement intéressant : non seulement les sépultures (principalement des fosses communes) sont les seules officiellement liées au cocoliztli de 1545 mais, de plus, la ville initialement bâtie au sommet d’une montagne a été abandonnée après l’épidémie et reconstruite dans la vallée, si bien que la plupart des tombes sont demeurées intactes jusqu’à leur ouverture, entre 2004 et 2010.
Les généticiens emmenés par Ashild Vagene ont utilisé une nouvelle méthode d’analyse bio-informatique de l’ADN. Plutôt que d’examiner, dans leur échantillon, la présence de tel ou tel ADN bactérien, un organisme à la fois (ce qui demande beaucoup de temps et de puissance informatique), ils ont eu recours à un nouveau programme capable de balayer l’ensemble des 2 700 bactéries suspectes en une seule fois. Ils ont ainsi mis en évidence la présence de l’ADN de la bactérie Salmonella enterica chez 10 des individus exhumés.
Poursuivant les travaux, les auteurs ont également pu reconstruire le génome entier de la bactérie et ont constaté qu’il s’agissait d’une salmonelle de sérotype Paratyphi C, responsable des fièvres typhoïdes. Il s’agit, d’après l’Institut Max-Planck, « de la première preuve moléculaire d’infection par cette bactérie à partir de vestiges du Nouveau Monde ».
Virus ou bactérie ?
Mais gare aux conclusions hâtives. Une autre théorie, échafaudée en 2006 par Rodolfo Acuna-Soto, de l’Institut national mexicain d’anthropologie et d’histoire à Mexico, propose que le cocoliztli soit en fait une fièvre hémorragique déclenchée par un virus (comme la maladie liée au virus Ebola) et antérieure à la conquête. Parmi ses arguments, le fait que les symptômes décrits par les témoins (un fléau ravageur tuant en quelques jours après de terribles fièvres, une langue noire, une urine verdâtre et des saignements par tous les orifices, comme le décrivit le médecin royal espagnol Francisco Hernandez dans un récit qui prête toutefois à caution), ne correspondent à aucune des maladies connues à l’époque en Europe. « Notre étude ne peut prouver l’absence de virus, reconnaît Alexander Herbig, un des auteurs de l’étude parue cette semaine. L’ARN viral étant moins stable [que l’ADN bactérien], on ne peut donc pas écarter que des personnes étaient infectées par un virus en plus de S. Paratyphi C. »
Virus ou bactérie, on ne sait donc pas très bien qui est le coupable. Ni d’où il vient, d’ailleurs. Les historiens ont longtemps suggéré que les Européens l’auraient amené avec eux, et transmis à des Aztèques dépourvus de défense immunitaire contre l’infection. Pour Rodolfo Acuna-Soto, le virus était déjà là, et n’attendait que des conditions propices pour sévir. Selon lui, les pluies diluviennes de 1545 et 1576 auraient contribué à l’explosion des populations de rats, qu’il imagine comme vecteurs de la maladie.
Quant à Salmonella enterica, les auteurs ne savent pas s’il s’agit d’une souche endémique. Mais ils comptent comparer son ADN avec celui d’une autre salmonelle, retrouvée dans une tombe norvégienne datant de 1200, soit trois siècles avant la conquête du Mexique. « Si les génomes sont similaires, cela pourrait confirmer l’hypothèse que la maladie vient d’Europe », estime Alexander Herbig.
Il ne fait plus aucun doute que les Aztèques, Mixtèques, Tarrasques et autres Totonaques ont péri de terribles épidémies, évidemment favorisées par les traitements inhumains infligés par les Espagnols. Il reste toutefois matière à débattre quant à la nature exacte de la maladie qui les a condamnés à disparaître.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ « On ne peut réussir qu’en créant localement des synergies », explique Pierre Guerreschi, chirurgien plasticien au CHRU de Lille, qui sera l’un de nos invités lors de la seconde édition d’« O21 / S’orienter au 21e siècle » à Lille, vendredi 19 et samedi 20 janvier.
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O21. « Nous avons conçu une bioprothèse mammaire en créant localement des synergies »

« On ne peut réussir qu’en créant localement des synergies », explique Pierre Guerreschi, chirurgien plasticien au CHRU de Lille, qui sera l’un de nos invités lors de la seconde édition d’« O21 / S’orienter au 21e siècle » à Lille, vendredi 19 et samedi 20 janvier.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 10h39
    |

                            Léa Iribarnegaray








                        



   


Il tisse sa toile pour ne pas marcher seul sur son fil. Chirurgien plasticien, Pierre Guerreschi soigne les patients au CHRU de Lille, enseigne à la faculté de médecine et fait de la recherche. Une triple mission assez courante pour un médecin hospitalo-universitaire, mais sa spécialité reste l’une des plus récentes : elle n’a émergé qu’après la seconde guerre mondiale et son lot de « gueules cassées ». L’une des plus petites aussi : elle compte 1 000 membres, dont une quarantaine d’hospitalo-universitaires travaillant en CHRU, loin de l’exercice en ville de la chirurgie esthétique. « C’est ce côté agile et encore neuf qui m’a donné le goût pour ce métier. Je savais d’emblée qu’il serait possible d’innover », raconte Pierre Guerreschi, qui tresse son maillage en le liant à l’histoire textile du Nord.

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                Choisir son orientation : nos conférences O21 de retour à Lille les 19 et 20 janvier



Grâce au pôle de compétitivité UP-tex, installé entre Roubaix et Tourcoing, le chirurgien plastique rencontre notamment un ingénieur textile, Julien Payen, afin de progresser sur la reconstruction mammaire. Si de nombreuses techniques existent déjà dans le domaine, aucune n’est totalement aboutie : soit on pose un corps étranger – une prothèse en silicone –, soit on transfère du tissu de la patiente, mais en plusieurs interventions lourdes et répétitives. « Nous avons cherché à apporter de manière simple, en une seule fois, sans corps étranger, un volume suffisant de tissu graisseux », explique le chirurgien. La création s’appelle Mat(t)isse. Une coque imprimée en 3D, constituée d’un matériau résorbable, forme un bio-incubateur. On y place une petite quantité de tissu adipeux : celui-ci va grossir pour remplir finalement la cage qui, elle, disparaîtra au bout de six mois. Clin d’œil régional, renouveau d’un métier ancestral, c’est une dentelle de Calais qui sert de socle à la coque, son maillage désordonné permettant une meilleure accroche des cellules.
« On travaille désormais avec des chimistes, des ingénieurs et même des designers »
Avant sa commercialisation par l’intermédiaire de la start-up Lattice Medical, Mat(t)isse nécessite encore une année d’expérimentation animale, avant un essai clinique. « On travaille désormais avec des chimistes, des ingénieurs et même des designers. On ne peut réussir qu’en créant localement des synergies », souligne Pierre Guerreschi, qui se dit incapable d’innover sans transversalité. « Contrairement à un chirurgien cardiaque qui n’opère que le cœur, nous n’avons pas d’organe “à nous”. »L’artisan de 39 ans poursuit donc son cousu main arachnéen. Il travaille notamment avec ses collègues ORL pour transposer la technique de la reconstruction du sein à la membrane du tympan et au pavillon de l’oreille.

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                O21. Lille mène sa transition digitale




Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (vendredi 1er et samedi 2 décembre 2017, au centre Prouvé), rendez-vous à Lille (vendredi 19 et samedi 20 janvier 2018, à Lilliad), à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), à Cenon, près de Bordeaux (vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer) et à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettront au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers sont aussi prévus.
Il reste des places pour participer à O21 Lille ! Pour toutes les villes, les inscriptions se font gratuitement via ce lien.

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                En images : les temps forts d’O21, nos conférences pour s’orienter au 21e siècle, à Nancy



Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Quinze économistes s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre le peu de place laissé à leur discipline dans le projet de réforme des lycées.
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Réforme des lycées : « Une solide culture économique est indispensable pour se comporter en citoyen éclairé »

Quinze économistes s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre le peu de place laissé à leur discipline dans le projet de réforme des lycées.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h15
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 15h25
    |

un collectif d'économistes







                        



                                


                            
Tribune. Une réforme du lycée est en préparation. Les décisions définitives ne sont pas prises, mais les informations qui circulent suscitent notre inquiétude en ce qui concerne l’enseignement des sciences économiques et sociales (SES). Dans l’état actuel du projet, l’enseignement des SES occuperait une place marginale en classe de seconde et ne figurerait pas dans le tronc commun du cycle terminal. La formation à la science économique et aux autres sciences sociales (sociologie, science politique) n’apparaît que dans deux des neuf couples d’enseignement de spécialisation qui seraient proposés aux lycéens.
La mise en œuvre d’une telle réforme conduirait donc à la marginalisation des SES dans la formation des lycéens français. Certes, une minorité seulement de lycéens se destinent à des formations spécialisées en sciences économiques, mais il est indispensable dans le monde d’aujourd’hui de disposer d’une solide culture économique pour se comporter en citoyen éclairé.
Comment comprendre les débats sur la lutte contre le réchauffement climatique si l’on ne maîtrise pas le rôle des prix, de la fiscalité et de la réglementation dans le fonctionnement des économies ? Comment comprendre les débats sur l’avenir de la construction européenne sans une solide culture concernant le rôle des marchés et des Etats dans l’intégration économique ? Comment comprendre la mondialisation sans disposer des concepts et des méthodes permettant d’analyser le commerce international, le rôle des firmes globales et les enjeux de la gouvernance mondiale ?
Des concepts essentiels
Il ne s’agit pas de former des spécialistes de l’analyse économique ou de surcharger les programmes. Mais il est indispensable de fournir à tous les élèves la maîtrise des raisonnements de base et des concepts essentiels leur per­mettant de porter un regard informé sur le monde économique et social. De mê­me que des enseignements portent sur les humanités (langues, littérature, philosophie)...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Une relecture surprenante de ce qu’on croyait être le premier et unique exemple d’une horloge astronomique.
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Une mythique machine démontée

Une relecture surprenante de ce qu’on croyait être le premier et unique exemple d’une horloge astronomique.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 14h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Le livre. C’est l’une des plus intrigantes ­découvertes archéologiques de ces dernières années : les restes d’une machine comportant une trentaine de roues dentées remontant à deux siècles avant notre ère. Ce puzzle de métal corrodé pourrait bien être le premier, et unique, exemple d’une horloge astronomique, puisque ce mécanisme affiche les phases de la Lune en fonction du jour dans le mois et permet de dire s’il y aura ou non une éclipse de Lune ou de Soleil.
Ce mécanisme très perfectionné, dit d’Anticythère, du nom de l’île grecque au large de ­laquelle il a été trouvé au début du XXe siècle, a été redécouvert dans le Musée d’Athènes dans les années 1950. A partir de 2006, des études recourant à des rayons X ont permis de percer les secrets de son fonctionnement.
Frédéric Lequèvre utilise, lui, une autre technique : le rationalisme critique, ou zététique. S’il ne remet pas en question les capacités ­astronomiques de la machine, il doute vraiment de ses plus de deux mille ans d’âge.
Dans une première partie, il revient sur ce que fait ce mécanisme : la correspondance jour et constellation du zodiaque, les phases de la Lune au cours du mois, les prévisions d’éclipses… Il explique ainsi l’ingénieuse idée qui permet au système de modifier la vitesse de la Lune sur son orbite et de se rapprocher de son mouvement réel dans le ciel. Il écorne cependant la légendaire précision du mécanisme dans le calcul des éclipses, et évacue la possibilité de mesurer la latitude et la longitude avec cet instrument. Lequel est d’ailleurs pour lui plus un mécanisme d’horloge astronomique qu’un calculateur, voire qu’un ordinateur, comme certains l’ont qualifié.
Le défi de la datation
Le deuxième tome détaille les arguments permettant de dater la machine, non pas du IIe siècle avant J.-C., mais plus vraisemblablement de la période 1500-1700. On découvre alors qu’aucune technique de datation n’a été appliquée sur ces pièces,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Les deux principales étoiles de la constellation des Gémeaux sont faciles à repérer en cette saison, en début de soirée.
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Les Etats généraux débutent jeudi pour six mois de débats. Un projet de loi verra le jour à l’automne afin de mettre à jour la législation française.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/01/2018
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PMA, fin de vie… Les grandes thématiques des Etats généraux de la bioéthique

Les Etats généraux débutent jeudi pour six mois de débats. Un projet de loi verra le jour à l’automne afin de mettre à jour la législation française.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h19
    |

            Gaëlle Dupont, 
Nathaniel Herzberg, 
Sandrine Cabut, 
Paul Benkimoun et 
François Béguin








                        



   


C’est une obligation depuis la dernière loi de 2011 : tous les sept ans au moins, la France doit réviser sa législation en matière de bioéthique. Le processus sera officiellement lancé jeudi 18 janvier avec l’ouverture d’Etats généraux qui doivent durer jusqu’au 7 juillet. L’objectif de ces six mois de débats, organisés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ? Eclairer le législateur, qui devra déposer un projet de loi à l’automne afin de mettre à jour les textes.
Les évolutions très rapides de la science interrogent sur l’attitude à avoir face à de nombreuses innovations : faut-il autoriser, interdire, contrôler ces pratiques ? Conditions du début et de la fin de vie, limites de l’intervention médicale sur le vivant… Les thèmes abordés, sensibles, intéressent militants, chercheurs, religieux. Les débats qui s’ouvrent seront donc vifs. Tour d’horizon des principaux enjeux.
Procréation médicalement assistée
C’est la question politiquement centrale, dont le président du CCNE, Jean-François Delfraissy, redoute qu’elle éclipse toutes les autres. Faut-il ouvrir l’accès de la procréation médicalement assistée (PMA), aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels infertiles, aux couples de femmes et aux femmes seules ? En la matière, ce n’est pas la science qui a évolué, mais la société. « La question avait été abordée lors des précédents Etats généraux [préalables à la loi de 2011], au même titre que la gestation pour autrui et l’anonymat des donneurs de gamètes, mais brièvement et de façon très abstraite, observe la sociologue au CNRS Dominique Mehl. Le débat sur le mariage pour tous a tout changé. »
La France a alors découvert que des milliers de femmes, en couples ou célibataires, avaient déjà recours à la procréation avec don de gamètes à l’étranger. Des médecins ont admis publiquement orienter leurs patientes vers des cliniques étrangères, bien que ce soit interdit par la loi. Le CCNE s’est déclaré en faveur de cette ouverture en juin 2017. Tout comme le président de la République, Emmanuel Macron, même s’il ne veut pas « brutaliser les consciences ». Or, religieux et groupes conservateurs s’y opposent. L’ouverture poserait une série de questions en cascade : la gratuité du don pourrait-elle être maintenue si la demande de gamètes mâles augmente, alors que le déficit est déjà criant ? Cette pratique serait-elle remboursée par la Sécurité sociale ?

        Lire aussi :
         

                PMA : l’Agence de la biomédecine alerte sur l’insuffisance de dons de gamètes



La possibilité de conserver pour soi-même des ovocytes, en vue d’une grossesse ultérieure, devrait également être abordée. Aujourd’hui, elle n’est autorisée qu’en cas de don. La question divise : certains y voient une liberté supplémentaire pour les femmes, d’autres une fausse promesse.
Gestation pour autrui
Si la GPA ne figure pas parmi les principaux thèmes annoncés, elle pourrait s’inviter dans les débats. Elle fait officiellement partie des techniques de procréation médicalement assistée, puisqu’elle permet à des couples d’hommes et à des couples hétérosexuels dont la femme ne peut pas porter d’enfant d’avoir une descendance grâce à l’implantation d’un embryon dans l’utérus d’une tierce personne, la mère porteuse. Dans une tribune publiée par Le Monde, 110 signataires plaident en faveur d’une GPA « éthique » respectant les parties prenantes. L’opposition à cette pratique reste cependant très forte en France, et le gouvernement a exclu toute évolution législative sur le sujet.

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                La gestation pour autrui côté business



Diagnostic préimplantatoire
Effectué à partir d’une ou de deux cellules prélevées au troisième jour sur l’embryon issu d’une fécondation in vitro, le diagnostic préimplantatoire (DPI) vise à dépister d’éventuelles anomalies chromosomiques ou génétiques afin de n’implanter que des embryons indemnes. Cette technique a été autorisée en 1994 et les conditions de sa réalisation précisées en 2004. Une cinquantaine de couples y auraient recours en France chaque année.

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Le DPI ne concerne que les couples à haut risque de maladie génétique grave et incurable qui de ce fait recourent à l’assistance médicale à la procréation. L’Agence de la biomédecine a recensé 221 maladies génétiques différentes pouvant donner lieu à un DPI. Celui-ci ne peut avoir pour objet que la recherche de l’affection considérée. En mars 2016, 130 médecins et biologistes appelaient dans Le Monde à élargir ces indications afin de « connaître le statut chromosomique de l’embryon » (comme c’est possible en Grande-Bretagne, Belgique, Italie ou Espagne) et limiter les échecs d’implantation. Certains y voient toutefois une dérive vers l’eugénisme.
Tests génétiques et médecine prédictive
Faut-il élargir le nombre de maladies génétiques dépistées à la naissance, voire autoriser le séquençage du génome des nouveau-nés ? Doit-on envisager de proposer des tests génétiques aux couples souhaitant avoir un enfant (tests préconceptionnels) même en l’absence d’antécédent familial de maladie génétique, comme une mucoviscidose ? Que faire lorsque le séquençage d’un génome – par exemple lors d’un cancer – identifie des anomalies inattendues, telle qu’une prédisposition à une autre maladie génétique ?
Voilà des thématiques relatives aux tests génétiques et à la médecine prédictive qui vont probablement s’inviter au cours des débats. « La question des tests préconceptionnels est très importante, les progrès technologiques nous forcent à nous la poser, sans préjuger de la réponse », souligne ainsi la généticienne Dominique Stoppa-Lyonnet (Institut Curie), ancienne membre du Comité d’éthique.
Modification du génome
Depuis les précédentes lois de bioéthique, un procédé d’édition de l’ADN nommé Crispr-Cas9 a changé le paysage. Mis au point en 2012, il permet d’intervenir sur les cellules pour soigner des maladies génétiques. Dans le cas de l’embryon humain, toute recherche reste conditionnée à une « finalité médicale ». « Celle-ci est difficile à définir », constate Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
L’Inserm, des parlementaires et l’Académie de médecine ont réclamé un assouplissement des contraintes dans ce domaine. Faudrait-il, par exemple, autoriser la conception d’embryons spécifiquement destinés à la recherche ? Les textes actuels ne permettent pas non plus d’envisager de thérapeutiques par modification des cellules sexuelles : la modification se transmettrait alors à la descendance, une perspective hantée par le spectre de l’eugénisme. En outre, « Crispr se heurte encore à de gros problèmes d’efficacité et de sûreté », note le biologiste de la reproduction Pierre Jouannet. « Sauf que d’ici sept ans, ça aura évolué », estime Hervé Chneiweiss.

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Fin de vie
Deux ans après l’adoption d’une nouvelle loi instaurant un droit à la sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale (loi Claeys-Leonetti), et quelques mois après la médiatisation du combat de l’écrivaine Anne Bert en faveur d’un droit à l’euthanasie et au suicide assisté, la question de la fin de vie revient – une nouvelle fois – dans le débat public. « Ce n’est pas parce qu’une loi a été votée qu’on arrête de réfléchir ou de débattre », assume Régis Aubry, membre du CCNE et chef du service de soins palliatifs du CHU de Besançon.

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L’inscription d’une problématique aussi « lourde » que celle de la fin de vie ne figurait pourtant pas dans les premiers projets des organisateurs. « On était partis sur un débat limité à la révision des lois de bioéthiques, avec la PMA ou le statut de l’embryon, mais le gouvernement a souhaité que l’on balaye large et que l’on inclue cette question », explique Régis Aubry. Outre la question de la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté, devrait également être posée celle de la responsabilité éthique des soignants, pour éviter que les avancées de la médecine ne conduisent à des situations humainement douloureuses et inextricables.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Pour l’industrie pharmaceutique et les start-up du secteur de la santé, l’accès aux informations des patients est un enjeu de plusieurs milliards de dollars.
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Les données génétiques, une mine d’or pour les laboratoires

Pour l’industrie pharmaceutique et les start-up du secteur de la santé, l’accès aux informations des patients est un enjeu de plusieurs milliards de dollars.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h00
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            
Identifier le meilleur cocktail de molécules pour traiter un cancer, retrouver ses ancêtres, identifier le gène prédisposant à une maladie rare ou sélectionner le patrimoine génétique de son futur enfant. Tout cela fait déjà partie de notre quotidien et représente des enjeux financiers gigantesques. Le marché des tests génétiques pourrait dépasser 5,8 milliards de dollars en 2022, contre 4,6 milliards en 2017.
Et ce n’est que le sommet de l’iceberg : les bases de données génétiques sont de véritables mines d’or pour les laboratoires pharmaceutiques et start-up qui misent sur une médecine de plus en plus personnalisée. Croisées avec des données cliniques issues des dossiers médicaux des patients et interprétées par des algorithmes, ces informations représentent une ressource stratégique. Le cadre dans lequel celle-ci peut être exploitée sera l’un des thèmes abordés lors des Etats généraux de la bioéthique, qui s’ouvrent jeudi 18 janvier.

Les tests génétiques grand public sont emblématiques de la bataille qui s’annonce. Pour moins de 100 dollars (81 euros), n’importe qui peut acheter en ligne un kit, avec la promesse de recevoir des indications sur ses origines géographiques, voire de trouver sa place dans un vaste arbre généalogique. Le géant américain Ancestry assure que 6 millions de personnes lui ont déjà confié leurs échantillons de salive. Et son concurrent californien 23andMe – qui commercialise aussi des tests de prédisposition à des maladies comme Parkinson et Alzheimer – totalise plus de 2 millions de clients.

Un marché évalué à 100 milliards de dollars en 2017
Mais ce business n’est qu’une facette de leur activité : pour ces start-up valorisées respectivement 3 et 1,75 milliards de dollars, le futur est dans l’exploitation de leurs bases de données. En signant le formulaire de consentement qui accompagne leurs échantillons, la majorité des clients acceptent que leur profil génétique soit utilisé à des...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Plusieurs études montrent que le genre de l’expérimentateur influence le comportement des ­cobayes humains, le sexe opposé ayant toujours un effet dopant sur les performances.
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Au laboratoire, une femme n’est pas un homme

Plusieurs études montrent que le genre de l’expérimentateur influence le comportement des ­cobayes humains, le sexe opposé ayant toujours un effet dopant sur les performances.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 09h00
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



Dalby started out as a nurse in 2003 and is now qualified to conduct facial skin cancer excisions and carpal tunnel surgery without a surgeon present. Britain is one of the European countries considered at the forefront of this reform in the role of nurses, which originated in North America. / AFP PHOTO / Oli SCARFF / TO GO WITH AFP STORY by Joe JACKSON
                                Dalby started out as a nurse in 2003 and is now qualified to conduct facial skin cancer excisions and carpal tunnel surgery without a surgeon present. Britain is one of the European countries considered at the forefront of this reform in the role of nurses, which originated in North America. / AFP PHOTO / Oli SCARFF / TO GO WITH AFP STORY by Joe JACKSON



                            
Vie des labos. En 2014, une étude conduite à l’université McGill de Montréal et publiée dans Nature Methods avait fait sensation. Le psychologue Jeffrey Mogil y révélait l’importance du sexe de l’expérimentateur sur le comportement des rongeurs. Mesures à l’appui, il démontrait l’influence ­néfaste des hommes sur le comportement de rats de laboratoire. Leur seule présence provoquait sur les animaux un surcroît de stress équivalent à trois minutes de nage forcée. Des résultats qui n’ont pourtant pas bouleversé la vie des équipes de recherche. Sauf exception, elles ne se préoccupent guère de savoir si le manipulateur ne serait pas une manipulatrice.
L’article que la revue Science Advances a publié le 10 janvier aura-t-il d’avantage ­d’influence ? Une équipe de l’université d’Uppsala, en Suède, a voulu voir si le genre de l’expérimentateur ne pèserait pas de la même façon sur le comportement des ­cobayes humains. Tout est parti d’un souci de reproductibilité des expériences. « J’avais conduit une étude sur le rôle de l’ocytocine dans l’obésité, se souvient le neuroscientifique Colin Chapman, et je ne retrouvais pas les résultats que plusieurs équipes avaient mis en évidence. J’ai soupçonné un biais lié au genre de l’expérimentateur. J’ai parcouru la littérature et, là, ce fut la surprise. Des scientifiques avaient déjà montré que le cerveau, le corps, aussi bien que le comportement s’en trouvaient affectés. Activation ­cérébrale, performances physiques, douleur, apprentissage, intelligence, créativité… La liste semble sans fin. »
Prenons les deux derniers exemples. Une équipe américaine a montré que des ­enfants observés par une examinatrice réussissaient mieux aux tests de QI que lorsque ceux-ci étaient conduits par un homme. A l’inverse, une autre étude a établi que les jeunes obtenaient de meilleurs ­résultats à des épreuves de créativité proposées par un homme, un résultat particulièrement net chez...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Deux chercheurs de l’université d’Oxford ont modélisé le problème.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/01/2018
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Comment ne plus renverser son café en marchant

Deux chercheurs de l’université d’Oxford ont modélisé le problème.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 10h13
    |

                            Guillaume Rizza








                        



                                


                            
Qui n’a jamais renversé son café en marchant trop vite, pour peu que la tasse soit bien remplie et la boisson brûlante ? Cette situation a déjà suscité plusieurs études, dont deux récompensées par les Ig Nobels, qui honorent chaque année les recherches les plus improbables. En 2017, Jiwon Han, de la Korean Minjok Leadership Academy (un établissement préparant aux écoles d’ingénieurs), a été distingué pour sa description des mouvements de café dans une tasse… en marchant en arrière.
L’article s’inspire lui-même de l’autre étude primée, publiée dans la Physical Review E en avril 2012, et dans laquelle les cobayes marchaient à des vitesses différentes avec des contenants plus ou moins remplis. Le sujet a également vu naître sur le marché un surprenant gadget dénommé Spill Not, reposant sur le principe d’une anse ­pivotante et d’un support où positionner son mug, pour le transporter sans risque.
Hillary et John R. Ockendon, de l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, viennent d’apporter un nouvel éclairage dans un article publié par le Journal de la société pour l’industrie et les mathématiques appliquées (SIAM Review), le 6 novembre 2017 : « Les études précédentes ne donnaient pas d’explications rationnelles assez précises sur le phénomène ; a contrario, ­celle-ci modélise le problème pour qu’il soit plus largement compréhensible et en apportant une solution pratique originale afin d’éviter de renverser sa boisson ! »
Il s’agit d’abord de comprendre pourquoi tenir sa tasse remplie en marchant est si périlleux. Un ­liquide se met à osciller fortement selon une ou plusieurs fréquences, on parle alors de résonance. Pour le café, celle-ci se produit entre deux et trois oscillations par seconde, et correspond peu ou prou à l’allure moyenne de marche qui est de deux à trois pas par seconde. En clair, notre rythme de marche est très proche de la fréquence de résonance du café, expliquant le risque important de débordement.
Petites...



                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Des chercheurs japonais ont créé une intelligence artificielle capable de transcrire nos pensées en images. Imparfaite mais autonome, elle fonctionne comme un être humain : elle devine.
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Arthur et Audrey Kermalvezen, nés par PMA, se battent depuis de longues années pour l’accès à leurs origines des enfants conçus grâce au don.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/01/2018
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Comment Arthur Kermalvezen, né d’un don de gamètes anonyme, a retrouvé son géniteur

Arthur et Audrey Kermalvezen, nés par PMA, se battent depuis de longues années pour l’accès à leurs origines des enfants conçus grâce au don.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h01
    |

            Gaëlle Dupont








                        



   


Cela faisait plusieurs semaines qu’ils tenaient leurs découvertes secrètes et se demandaient quand ils allaient faire exploser cette bombe. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Le lancement des Etats généraux de la bioéthique, jeudi 18 janvier, les a décidés. Arthur et Audrey Kermalvezen, âgés de 34 ans et 37 ans, sont mariés et tous deux nés par procréation médicalement assistée avec don de sperme. Depuis des années, ils luttent ensemble contre l’anonymat à vie des donneurs, comme c’est la règle en France. Ils pensent qu’elle ne tiendra plus longtemps. Et en donnent la preuve.
De simples tests génétiques récréatifs, de ceux qui sont offerts en cadeau de Noël aux Etats-Unis pour connaître les origines géographiques de ses ancêtres, ont permis à Arthur de retrouver son géniteur. Audrey a, quant à elle, eu l’assurance que son frère était né du même donneur qu’elle, et s’est découvert un demi-frère et une demi-sœur.

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                Bioéthique : des Etats généraux pour ouvrir le débat le plus largement possible



Ils n’ont pas fait ces tests « de gaieté de cœur », car la loi française interdit d’y recourir, mais « en dernier recours ». Elle, juriste spécialisée en droit de la bioéthique, et lui, commercial dans l’immobilier, ont été auditionnés ensemble et séparément depuis une dizaine d’années par une ribambelle de ministres de la santé, de la famille, de la justice. Ils ont saisi les tribunaux pour avoir accès à tout ou partie de leurs origines personnelles. En vain. « Nous restons inaudibles et invisibles », constate Arthur.
Un besoin médical et existentiel
Si l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules fait partie des principaux thèmes des Etats généraux de la bioéthique, l’accès à leurs origines des enfants conçus par don ne figure pas au menu des débats. « Nous ne sommes pas contre la PMA, sinon nous ne serions pas là, dit Audrey. Mais nous pensons qu’elle peut être améliorée et humanisée. » Ils souhaitent le maintien de l’anonymat lors du don, mais la possibilité pour l’enfant de connaître l’identité du donneur à sa majorité. Pour eux, cette quête relève du besoin médical (connaître ses antécédents), mais surtout existentiel.
« Nos pères [non biologiques] sont assurés de l’amour que nous leur portons, dit Audrey. Ce que nous voulons, c’est connaître un visage, savoir qui nous a permis de naître. » 
L’« aventure humaine extraordinaire » qu’ils sont en train de vivre commence le 23 septembre. Une dizaine de membres de l’association PMAnonyme (qui en compte 300) ou de proches, tous nés d’un don de gamètes, se réunissent pour procéder à des tests génétiques. Baptisés Ancestry Composition, ils ont été achetés 99 dollars (81 euros) pièce sur 23andme.com et expédiés par La Poste. Pour savoir si vos ancêtres étaient bretons ou africains, il suffit de placer sa salive dans un tube et d’expédier les échantillons à l’entreprise, qui se charge d’identifier les variants génétiques spécifiques à certaines origines.
Mais celle-ci propose aussi, en option, de participer au programme « DNA relatives » (« parents ADN »). Après décryptage, elle recherche des correspondances entre les génomes de sa base de données, des « matchs ». « A ce moment-là, l’espoir, c’est d’avoir dans dix ou quinze ans un “match” avec quelqu’un de la famille du donneur et de remonter le fil », explique Arthur.
« En voyant mon demi-frère et ma demi-sœur, je peux m’imaginer mon géniteur. Je me sens plus ancrée. Et en même temps, je suis inquiète. Combien ai-je de demi-frères et demi-sœurs dans la nature ? » Audrey
Tout va aller plus vite… Trois semaines après, les résultats arrivent. Stupeur : sur les dix personnes qui ont effectué le test, quatre sont demi-frères et sœurs, donc nés du même donneur. Audrey et son frère, qui ignoraient avoir été conçus avec les gamètes du même homme, et Sophie et David, deux membres de l’association, également frère et sœur, dont Audrey est proche.
« Je suis ravie, dit Audrey. En voyant mon demi-frère et ma demi-sœur, je peux m’imaginer mon géniteur. Je me sens plus ancrée. Et en même temps, je suis inquiète. Combien ai-je de demi-frères et demi-sœurs dans la nature ? » La loi interdit aujourd’hui la conception de plus de dix enfants avec les paillettes de sperme d’un même homme, mais cette limite n’existait alors pas. Dans le cas d’Audrey, elle connaissait deux d’entre eux en ignorant leur lien de parenté. « On nous dit qu’il n’y a pas de risque de consanguinité, ce n’est pas vrai », commente-t-elle.
« Bravo de m’avoir retrouvé »
Arthur, de son côté, se découvre un « match » à 6,28 % avec un certain Larry, qui vit en Angleterre. Larry est un first cousin, un cousin germain. Magie des réseaux sociaux, Arthur le retrouve sur LinkedIn et entre en contact avec lui sur WhatsApp. « Si je matche avec vous, c’est que le donneur est dans votre entourage familial », explique Arthur. Sans lui donner la réponse, Larry ne dément pas, l’encourage à chercher, lui indique la région française d’où une partie de sa famille est originaire. Et lui livre ce faisant la clé de l’énigme. Larry a composé son arbre généalogique, accessible sur le site Internet Ancestry. Un seul homme de la branche française a l’âge compatible avec un don, le petit frère du grand-père de Larry.

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Arthur a de la chance : son géniteur ne s’appelle pas Paul Durand ou François Martin. Avec seulement un prénom et un nom, il retrouve son adresse. « Voilà trente ans que je cherchais quelqu’un qui vit à une heure trente en voiture de chez moi », s’exclame-t-il. Contrairement à Audrey, qui l’a appris à l’âge de 29 ans, Arthur a toujours connu son mode de conception, et explique avoir attendu cette rencontre depuis son plus jeune âge. Mais il ne veut pas l’importuner, ni lui faire peur. Il rédige une lettre, avec l’aide de ses parents, de sa sœur et de sa femme. 
« Je m’appelle Arthur, j’ai 34 ans. (…) Depuis toujours je me pose la question, à qui dois-je aussi d’être né ? (…) Cela me permettrait de raconter à mes enfants qui est mon géniteur, de leur expliquer d’où ils viennent. (…) J’ai déjà un père, je n’en cherche pas un autre. J’espère du plus profond de mon cœur que vous serez sensible à ma demande. » 
« Il m’a dit qu’on avait l’obstination comme point commun. Et qu’il trouvait très bien que ce que j’ai fait puisse servir aux autres qui cherchent » Arthur
Pour plus de discrétion, Arthur charge des voisins de remettre sa lettre en main propre au donneur, sans témoin. Le 25 décembre, son téléphone sonne. « D’abord, bravo de m’avoir retrouvé, je ne sais pas comment tu as fait, mais bravo », dit la voix. Son géniteur n’a pas choisi le jour au hasard, son appel est un cadeau. Alors Arthur a enfin su où, quand, et « surtout pourquoi » cet homme avait fait ce geste. Donneur de sang régulier, il était sensible à l’idée qu’un couple de parents aide un autre couple à le devenir. Arthur a appris au passage être issu de paillettes congelées pendant dix ans, le don ayant eu lieu dans les années 1970.
« Il m’a dit qu’on avait l’obstination comme point commun, détaille Arthur. Et qu’il trouvait très bien que ce que j’ai fait puisse servir aux autres qui cherchent. » D’autant que le géniteur du jeune homme a appris être porteur d’une maladie génétique rare qu’il pourrait avoir transmise à Arthur et à ses enfants, et que ceux-ci doivent donc pratiquer des examens. Une rencontre est prévue mais pour l’instant, ils se sont seulement parlé au téléphone. Et Arthur a vu une photo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Depuis novembre, 77 cas ont été recensés autour de Bordeaux. En cause, une insuffisance de la couverture vaccinale qui avait permis jusqu’ici d’éradiquer cette maladie.
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Faut-il craindre un retour de la rougeole ?

Depuis novembre, 77 cas ont été recensés autour de Bordeaux. En cause, une insuffisance de la couverture vaccinale qui avait permis jusqu’ici d’éradiquer cette maladie.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 18h01
    |

            Mathilde Damgé








                        



   


Depuis le mois de novembre, 77 cas de rougeole (dont douze hospitalisations) ont été recensés dans l’agglomération bordelaise, émanant d’une épidémie sur le campus universitaire de la ville. L’Agence régionale de santé (ARS) met en garde contre une insuffisance de la couverture vaccinale, notamment en Nouvelle-Aquitaine.

[⚠️Alerte sanitaire] Agglomération @Bordeaux : 77 cas de #rougeole recensés sur @BxMetro depuis novembre 2017. Pour… https://t.co/2Zoen0qmMd— ARS_NAquit (@ARS Nouvelle-Aquitaine)


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La rougeole, qui touche habituellement les très jeunes enfants, concerne cette fois aussi des adultes. Des cas potentiellement dangereux. Le point sur l’épidémie actuelle, ses origines et la réponse des autorités sanitaires.
1. La rougeole, une fièvre très contagieuse
La rougeole a trop souvent l’image d’une maladie bénigne, alors qu’elle peut être très grave dans certains cas. La transmission se fait essentiellement par voie aérienne : éternuements ou persistance du virus dans l’air (le virus reste actif pendant deux heures). Le malade devient contagieux la veille de l’apparition des premiers symptômes et le reste jusqu’à cinq jours après le début de l’apparition des boutons. Une personne malade peut à elle seule contaminer quinze à vingt personnes.
La plupart des décès sont dus aux complications de la maladie, explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :
« De sérieuses complications sont plus fréquentes avant l’âge de 5 ans ou chez l’adulte de plus de 30 ans. »
En effet, le virus peut avoir des conséquences neurologiques laissant de lourdes séquelles : cécité, encéphalite (inflammation aiguë du cerveau). Il peut causer aussi des infections graves des poumons.
Au moins dix personnes sont mortes de la rougeole sur la dernière décennie : trois sujets vaccinables mais non vaccinés et sept ayant des contre-indications – bébés trop jeunes, femmes enceintes ou personnes immunodépressives (dont les défenses immunitaires sont largement affaiblies ou inexistantes). En somme, des victimes dont la protection dépendait, de façon volontaire ou pas, de la vaccination des autres.


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Rougeole : 1 500 cas de pneumopathies graves en 9 ans
Du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France.

Source : Santé publique France



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		}	
	}

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Or l’immunité de groupe, qui permet de protéger ces sujets vulnérables, n’est plus garantie quand la population passe sous un certain seuil de vaccination. Résultat, ces personnes ne sont plus protégées.
2. Pourquoi des gens ont arrêté de se faire vacciner
En 2015, la couverture vaccinale rougeole-oreillons-rubéole (ROR) de la Gironde était de 80,3 % chez les enfants de 2 ans, alors que l’OMS recommande 95 % de couverture. Au niveau national, ce taux est encore plus faible (en dessous de 80 %). En fait, aucun département n’atteint les 95 % de couverture vaccinale à 2 ans pour les deux doses de vaccin, rendant possible une propagation de l’épidémie à toutes les régions françaises.

 .tooltipdecodeurs{border-radius:4px; padding: 8px; position: absolute; z-index:9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222; } .dcdr_graticule {fill: none;stroke-width: .5px;} .dcdr_pays{cursor:pointer;} .dcdr_general{padding:16px;} #dcdr_container15161209682{padding:5px 0px 0px 0px;width:100%;background-color:#f5f6f8;} #dcdr_container15161209682 #legend_fond{fill:#ffffff;fill-opacity:0;} .tooltipdecodeurs img {padding: 1px;border: 1px solid #A2A9AE;background-color: #FFF;height: 1.5rem;margin-right: .7rem;margin-bottom: -.2rem;}.dcdr_general .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.7rem;font-weight: bold;}.ui-tooltip-content .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.3rem;font-weight: bold;}#dcdr_soustitre15161209682{padding-top:8px;}#dcdr_source15161209682{font-size:12px;text-align:right;}#dcdr_notes15161209682{font-size:12px;color:#8b9299;text-align:justify;line-height:110%;padding-top:16px;}


Rubéole : aucun département n'a une couverture de 95 %
L’OMS recommande 95 % de couverture vaccinale pour garantir l'immunité de groupe, qui protège les personnes non vaccinées (bébés, femmes enceintes, personnes immunodéficientes...).



Source : INVS Santé publique
Taux de couvertures vaccinales ROR (rougeole, oreillons, rubéole) à 24 mois, en 2015 (onze départements n'ont pas communiqué de données aux autorités sanitaires).



require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/3.5.6", "d3-topojson/v1", "d3-geo-projection/v0", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/js/francedom.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, topojson) {

d3.geo.franceDom = franceDom;

var margin = {top: 0,left: 0,bottom: 0,right: 0};
var width = ($("#dcdr_map15161209682").width()/10)*9.8,
width = width - margin.left - margin.right,
mapRatio = 1,
height = width * mapRatio;
var projection = d3.geo.franceDom().scale(width/0.173).translate([width/1.1, height/2.2]);
var path = d3.geo.path().projection(projection);
var graticule = d3.geo.graticule();

var svg = d3.select("#dcdr_map15161209682").append("svg").attr("id", "mapSVG15161209682").attr("width", width).attr("height", height);

var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15161209682");
var svgcarte = svg.append("g").attr("id", "carte15161209682");
var svglegende = svg.append("g").attr("id", "legende15161209682");

d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/fr_dept.json", function(error, maps) {
if (error) throw error;
var data = [["Département","Couverture"],["Ain",86.7],["Aisne",71.5],["Allier",81.2],["Hautes-Alpes",61.9],["Alpes-Maritimes",77.5],["Ardèche",71.2],["Ardennes",83.9],["Ariège",63.7],["Aube",76.8],["Aude",66.9],["Aveyron",66.2],["Bouches-du-Rhône",74.3],["Calvados",78],["Cantal",77.1],["Charente",74.6],["Charente-Maritime",72.2],["Cher",77],["Corrèze",80.9],["Côte-d'Or",79.5],["Côtes-d'Armor",76.2],["Dordogne",74.3],["Doubs",76.9],["Eure",77.4],["Corse-du-Sud",72.9],["Haute-Corse",78.7],["Eure-et-Loir",84.3],["Finistère",78.7],["Gard",76.4],["Haute-Garonne",78],["Gers",62],["Gironde",80.3],["Hérault",80.6],["Ille-et-Vilaine",80.7],["Indre",76.9],["Indre-et-Loire",76.4],["Jura",67.6],["Landes",81],["Loir-et-Cher",77.7],["Loire",82.5],["Haute-Loire",73.7],["Loire-Atlantique",78.6],["Loiret",77],["Lot",68.7],["Lot-et-Garonne",72.4],["Lozère",78.8],["Maine-et-Loire",75.4],["Manche",75.8],["Marne",80.6],["Haute-Marne",76.5],["Mayenne",74.7],["Meurthe-et-Moselle",84],["Morbihan",78.1],["Moselle",72.7],["Nièvre",73.3],["Nord",73.9],["Oise",82.6],["Orne",68.9],["Pas-de-Calais",77.8],["Puy-de-Dôme",80.5],["Pyrénées-Atlantiques",74.8],["Hautes-Pyrénées",73.3],["Bas-Rhin",80.1],["Haut-Rhin",82.1],["Rhône",83],["Haute-Saône",85.8],["Saône-et-Loire",82.5],["Sarthe",78.1],["Haute-Savoie",78.3],["Paris",87.8],["Seine-Maritime",79.8],["Seine-et-Marne",83.8],["Yvelines",82.9],["Deux-Sèvres",70.8],["Somme",76],["Tarn-et-Garonne",77],["Vendée",79.9],["Vienne",75.8],["Haute-Vienne",79.6],["Vosges",76.5],["Yonne",76.1],["Essonne",83.2],["Hauts-de-Seine",84],["Seine-Saint-Denis",84.9],["Val-de-Marne",84.5],["Val-d'Oise",83.1],["Guadeloupe",80.5],["Martinique",76.5],["Guyane",70.4],["La Réunion",64.9]];

var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
var a = [61.9,73.3,76.5,78.6,82.1,87.8];
var color=["#edf8e9","#bae4b3","#74c476","#31a354","#006d2c"]
var quantize = d3.scale.threshold()
.domain([73.3,76.5,78.6,82.1])
.range(d3.range(5).map(function(i) {return color[i]}));
svgcarte.selectAll("path")
.data(topojson.feature(maps, maps.objects.fr_dept).features)
.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return "dcdr_pays"}
})
.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
.attr("fill", function(d, i) {
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
} else {
return "#fff"}});
var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
.attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
return i*14
})
.attr("width", 15)
.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
.attr("shape-rendering", "crispEdges")
.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
.attr("y", function(d,i){
return i*14 + 11
})
.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,2);
var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
return t0 + " - " + t1 + " " + " %"});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
.attr("x", 0)
.attr("y", -5)
.style("font-size", "11px")
.attr("font-weight", "bold").attr("fill", "#000000")
.text("");
var rect = document.getElementById("legende15161209682").getBBox();
legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
.attr("y", rect.y - 5)
.attr("width", rect.width + 10 * 2)
.attr("height", rect.height + 5 * 2);

var w = $("#dcdr_map15161209682").width();
var h = $("#dcdr_map15161209682").height();
var x = w * 4 / 100, y = h * 70 / 100; 
svglegende.attr("transform", "translate("+x+","+y+")");

var isNumber = [1], data_modif_title = ["Département","Couverture"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
return m;}

$(function() {
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tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
track: true,
content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
return color;
}
= 0){var virgule = Math.pow(10, 2);
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
}}
var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name")); var titre = "{{Département}}";
var content = "{{Couverture}} %";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g);
titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
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var str = "";
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" + titre + ""
}
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" + content + ""
}
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" + notes + ""}
return str;
}
});
});

})

$("#dcdr_container15161209682 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});


Cette couverture vaccinale insuffisante peut notamment s’expliquer par la controverse provoquée par une étude parue en 1998 dans la revue The Lancet par le britannique Andrew Wakefield, faisant le lien entre le vaccin ROR et l’autisme. Alors même que l’étude en question a été strictement contredite par tous les travaux de recherche ultérieurs, que la revue l’ayant publiée s’est rétractée, qu’elle était gravement entachée de manquements méthodologiques (elle était basée sur l’étude de douze patients seulement) et motivée par un financement de son auteur, l’impact médiatique qu’elle a eu sur l’opinion occidentale a alimenté une méfiance qui perdure.
La confiance dans les vaccins a été si émoussée qu’en 2016, 41 % des Français interrogés estimaient que les vaccins ne sont pas sûrs, un record mondial. Selon des résultats du Baromètre santé, publié en octobre, les Français sont favorables à 75 % à la vaccination. Mais cette proportion dépassait 90 % au début des années 2000.

        Lire aussi :
         

                L’efficacité des vaccins en onze maladies



3. Les autorités sortent l’artillerie lourde
La rougeole est devenue l’une des bêtes noires des autorités sanitaires françaises, ainsi que de l’ensemble des campagnes antivaccins. Pour la ministre de la santé, Agnès Buzyn, lors d’un point presse le 5 janvier :
« Quand on prend la décision de désinformer l’opinion publique, qu’on fait circuler des fausses informations et que des familles hésitent et ne font pas vacciner des enfants, et que ces familles perdent un enfant de méningite, aujourd’hui elles ne peuvent pas se retourner contre ces distilleurs de mauvaises informations. Et donc les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités. »
Depuis le 1er janvier, quel que soit l’âge, les autorités imposent donc une obligation vaccinale (et les enfants non vaccinés ne seront plus admis dans les crèches et écoles à partir du 1er juin) :
une première dose du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole à 12 mois ;une seconde dose du vaccin entre 16 mois et 18 mois ;pour les enfants, adolescents et adultes nés depuis 1980 et n’ayant pas reçu les deux doses préconisées, un rattrapage peut se faire à n’importe quel âge.


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Le nombre de cas de rougeole au plus haut depuis 5 ans
La dernière résurgence de l'épidémie de rougeole, entre 2009 et 2011, avait été résorbée en 2012.

Source : INVS Santé publique



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La France n’est pas le seul pays concerné par cette résurgence de la rougeole. Les hôpitaux italiens ont aussi été confrontés à une hausse brutale des cas. La Roumanie doit, de son côté, combattre une épidémie très active avec plus de trente morts depuis deux ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Une équipe de chercheurs a pu filmer, à l’Institut de la vision à Paris, des images inédites d’embryons.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Spécialiste de protohistoire, professeur d’archéologie, Dominique Garcia vient d’être reconduit à la tête de l’Institut national de recherches archéologiques préventives.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤                     
                                                   
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Dominique Garcia : « L’Inrap a transformé la France en grand site archéologique »

Spécialiste de protohistoire, professeur d’archéologie, Dominique Garcia vient d’être reconduit à la tête de l’Institut national de recherches archéologiques préventives.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 13h00
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Spécialiste de protohistoire, professeur d’archéologie, Dominique Garcia vient d’être reconduit, par un décret présidentiel du 27 décembre 2017, à la tête de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).
L’Inrap est un institut de recherches encore jeune et pas toujours bien connu du public. Quelle est sa mission ?
L’Inrap est effectivement jeune puisqu’il a été créé en 2002, sous la double tutelle des ­ministère de la culture et de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il a vu le jour à la suite de la loi de 2001 sur l’archéologie préventive, c’est-à-dire l’étude du patrimoine archéologique réalisée en préalable aux chantiers d’aménagement du territoire. Pour donner une idée, 700 km2 sont aménagés chaque année en France. 8 % de cette superficie sont soumis à un diagnostic – une opération où l’on sonde le terrain pour voir si des sites ­archéologiques sont conservés, quel est leur intérêt pour la réflexion historique et scientifique. Au bout du compte, seulement 2 % des 700 km2 font l’objet d’une fouille. Ces chiffres montrent que l’archéologie préventive n’est pas quelque chose de systématique, mais que nous intervenons, de manière raisonnée, uniquement sur les zones qui ont un potentiel scientifique.
La loi de 2001 est un changement de paradigme : auparavant, le patrimoine enfoui était sanctuarisé par une loi de 1941. Mais quand la France de l’après-guerre a agrandi ses villes, s’est équipée d’autoroutes et de TGV, a construit des grands parkings, etc., on s’est aperçu qu’on ne pouvait pas conserver dans le sous-sol tout le patrimoine qui s’y trouvait, qu’on ne pouvait pas fossiliser les sites archéologiques et qu’on détruisait en réalité beaucoup de sites si des opérations dites « de sauvetage » n’étaient pas organisées par des citoyens, des élus et des archéologues attentifs. On a donc préféré préserver le patrimoine en l’étudiant, en envoyant les archéologues avant les...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ En France, une hausse de 10 % des espaces verts autour des ­habitations pourrait permettre d’économiser chaque année 56 millions d’euros sur les traitements de l’asthme, et 38 millions sur ceux de l’hypertension artérielle.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤                     
                                                   
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Le bonheur est dans le parc

En France, une hausse de 10 % des espaces verts autour des ­habitations pourrait permettre d’économiser chaque année 56 millions d’euros sur les traitements de l’asthme, et 38 millions sur ceux de l’hypertension artérielle.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 06h38
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Petit sondage à l’usage des lecteurs citadins : à quelle distance est le parc le plus proche de votre domicile (ou de votre lieu de travail), et qu’y avez-vous fait la dernière fois que vos pas vous y ont porté ? Pour les employés du Monde, Montsouris est à 1,1 km, soit 1 500 à 1 800 pas. L’équipe des « runners » du journal y trottine au moins une fois par semaine. Ce poumon de 15,5 hectares du 14e arrondissement de la capitale est aussi un lieu privilégié pour marcher, organiser des pique-niques, bouquiner au bord du lac pendant que les enfants profitent des aires de jeux. Ou pratiquer d’autres activités plus ou moins avouables. « Le parc Montsouris c’est le domaine/où je promène mes anomalies/où j’me ­décrasse les antennes/des mesquineries de la vie », chanta Jacques Higelin.
Mais qu’on s’y décrasse les antennes, les poumons ou les gambettes, les parcs et autres espaces verts urbains sont indiscutablement des vecteurs de santé mentale et physique, dont les effets sont de mieux en mieux établis par la science.
Même sans y mettre les pieds, un îlot de nature peut être bénéfique pour notre organisme, comme en témoignage une étude américaine publiée en 1984 dans la revue Science. Roger Ulrich a suivi la convalescence de 46 patients opérés de la vésicule biliaire, une moitié bénéficiant d’une chambre donnant sur des arbres, l’autre ayant vue sur un mur de brique. Devinez quel groupe a consommé moins d’antalgiques, et a quitté l’hôpital en moyenne un jour plus tôt ! ­
Depuis, des centaines d’études ont exploré d’une ­façon ou d’une autre les liens entre ­espaces verts ­urbains – dont la définition est éminemment variable – et santé. Cette abondante littérature a été décortiquée dans un passionnant rapport du bureau ­européen de l’Organisation mondiale de la santé de novembre 2016, intitulé « Urban Green Spaces and Health ». On y découvre par exemple que des études menées...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Pourquoi l’eau peut-elle, dans certaines conditions, rester liquide en dessous de zéro degré ? Parce qu’elle serait double, prétendent certains chercheurs.
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤                     
                                                   
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Guerres de l’eau chez les physiciens

Pourquoi l’eau peut-elle, dans certaines conditions, rester liquide en dessous de zéro degré ? Parce qu’elle serait double, prétendent certains chercheurs.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
La situation commence à devenir ­agaçante. La molécule parmi les plus essentielles à la vie et les plus simples qui soient, H2O, échappe encore à notre entendement, se comportant des plus bizarrement par rapport à ses congénères. Un exemple simple. Refroidir un liquide diminue les mouvements des molécules en son sein, donc les rapproche et donc augmente la densité. Si bien qu’un solide se forme, plus lourd que le liquide de départ. Sauf, qu’à l’inverse, un glaçon d’eau flotte.
Idem, en pressurant un liquide, il devient plus visqueux puisque les molécules se rapprochent. Sauf l’eau, qui peut couler même deux fois mieux à forte pression, comme l’a démontré en ­septembre 2017 une équipe de l’Institut Lumière Matière (Lyon) dirigée par Frédéric Caupin, ­professeur à l’université Lyon-I.
Des anomalies comme celles-ci, la petite molécule d’eau en compte en fait des dizaines. Abandonner l’espoir de les comprendre n’empêchera pas les glaçons de flotter, mais a des inconvénients. « Nous ignorons quelle est exactement la probabilité que l’eau se transforme en glace en fonction de la température, note Frédéric Caupin. Or, ce paramètre est important pour modéliser les nuages et donc leur effet sur le climat. »
Entre deux eaux
Evidemment, sur ces problèmes, les physico-chimistes ne sont pas secs, et les hypothèses ne manquent pas. L’une d’elles, évoquée dès 1892 par le découvreur des rayons X, Wilhelm Rœntgen, vient de refaire surface dans deux articles parus dans Science le 22 décembre 2017 et dans Physical Review Letters (PRL) le 5 janvier.
Elle est assez troublante. Il n’y aurait pas une seule eau liquide, mais deux, dont l’une plus dense que l’autre. Si bien que, dans certaines ­conditions de température et de pression, elles pourraient coexister, l’une flottant sur l’autre, comme l’huile sur l’eau. Leur différence est que les molécules seraient plus ou moins agrégées dans chacune de ces deux phases....




                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-19">
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Le psychiatre et spécialiste de la douleur Daniel Annequin explique comment médecins et patients se sont retrouvés dans la spirale infernale des opiacés.
<filname="PROF-env_sciences-19"> ¤                     
                                                   
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Douleur chronique : le piège des opiacés

Le psychiatre et spécialiste de la douleur Daniel Annequin explique comment médecins et patients se sont retrouvés dans la spirale infernale des opiacés.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 11h22
   





                        



                                


                            
Les Etats-Unis font face à une épidémie de décès par overdose aux opiacés d’une ampleur inégalée. La grande majorité est liée aux médicaments contre la douleur (opiacés, morphiniques naturels ou synthétiques…). Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation ­dramatique.
Il y a d’abord le marketing agressif des laboratoires pharmaceutiques qui en ont banalisé, minoré, caché les effets indésirables ; et leur lobbying massif vis-à-vis des professionnels de santé. Les politiques de lutte contre la douleur – « le droit de ne plus souffrir » – ont également favorisé l’escalade médicamenteuse vers les produits les plus puissants. La politique du « tout-médicament », particulièrement développée aux Etats-Unis, ­médicalise et privilégie les réponses médicamenteuses à des problématiques complexes : prescription d’anti­dépresseurs pour la tristesse ou la ­dépression, usage massif des amphétamines pour les enfants agités ou hyperactifs, large utilisation des produits antalgiques pour toute plainte douloureuse… La nature des produits, leur profil pharmacologique, leur rapidité d’action vont également faciliter les risques d’appétence et d’addiction.
La consommation des antalgiques puissants a augmenté de 74 % entre 2004 et 2015
Un facteur important qui permet de comprendre cette spirale infernale nous paraît avoir été jusqu’à présent négligé : la prescription d’opiacés pour la douleur chronique non cancéreuse. Dans les années 1950, les anesthésistes américains vont être les premiers à faire du soulagement de la douleur l’objectif principal de leur ­démarche. Grâce à leurs succès, en ­raison de l’utilisation décomplexée de la morphine pour des douleurs ­sévères, jusque-là très mal soulagées (cancer, fin de vie, traumatologie, ­chirurgie), des structures spécialisées dans la douleur vont apparaître. Mais cette efficacité sur la douleur aiguë va vite se heurter à d’autres douleurs particulièrement invalidantes et pour lesquelles tous les bilans s’avèrent négatifs :...




                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-20">
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Ces images fascinantes obtenues par des équipes françaises permettent de tirer un nouvel atlas d’anatomie moléculaire de notre développement.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 15/01/2018
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Des images d’embryon d’une précision inégalée porteuses d’espoirs pour la recherche

Ces images fascinantes obtenues par des équipes françaises permettent de tirer un nouvel atlas d’anatomie moléculaire de notre développement.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h02
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            

Une main de tanagra, ornée de sa dentelle de nerfs bleus, verts ou violets. Un pied lilliputien où court l’arborescence des vaisseaux sanguins – jaunes, pourpres, turquoise. Un tout petit bras avec les palmes de ses muscles naissants. Et ce délicat, saisissant profil où file une arabesque verte : le système nerveux périphérique.
Et puis cette face étrange qui semble nous fixer, surgit de sa nuit utérine. Pour nous confier quelles lois de son développement ? Pour nous livrer, sur nos premières semaines de vie, quelle mémoire-fantôme ? Nous avons tous vécu ces étapes de vie primordiale, nichée dans le ventre maternel, sans qu’elles inscrivent, dans nos cerveaux en ­devenir, la moindre trace consciente.
Ces images subjuguent ou dérangent, ravissent ou donnent le frisson. Toutes proviennent d’embryons ou de fœtus humains morts, âgés de 6 à 14 semaines (on parle de fœtus à partir de la 8e semaine de vie). Ces poids plume de 1,5 gramme (à 6 semaines) à 110 grammes (à 14 semaines) ­mesurent respectivement huit millimètres et neuf centimètres de long, du sommet du crâne au bas du dos – les bourgeons des jambes sont alors repliés sur l’avant.
Une finesse de cristal
Leur anatomie est ici révélée dans ses détails les plus purs, à l’échelle de la cellule dont chaque sous-type peut être identifié avec certitude. Des vidéos associées permettent d’appréhender dans l’espace le développement de cette architecture arachnéenne. Une finesse de cristal. Prenez garde : face à ces chefs-d’œuvre de la nature, vous risquez le syndrome de Stendhal, ce vertige qui saisit l’écrivain visitant l’Italie, en 1817.
Ces épures qui ourlent les lignes, retracent la construction des organes embryonnaires ou fœtaux, nous les devons à des miniaturistes français. Avant 8 semaines de développement, l’embryon est relativement bien connu car il est ­encore peu complexe. Quant au fœtus, après 15 semaines de développement, son anatomie se rapproche de celle de l’enfant...




                        

                        

