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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’ex-députée de la Moselle avait été exclue dix-huit mois par le Parti socialiste en octobre pour avoir soutenu un candidat dissident lors des élections sénatoriales.
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Aurélie Filippetti confirme quelle va adhérer au mouvement de Benoît Hamon, Génération.s

L’ex-députée de la Moselle avait été exclue dix-huit mois par le Parti socialiste en octobre pour avoir soutenu un candidat dissident lors des élections sénatoriales.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 18h26
   





                        



   


L’ancienne ministre socialiste Aurélie Filippetti a annoncé, jeudi 18 janvier, sa décision d’adhérer au mouvement de Benoît Hamon, Génération.s, confirmant une information du Figaro. Pendant la campagne présidentielle, après avoir soutenu Arnaud Montebourg pour la primaire, elle avait exercé les fonctions de porte-parole du candidat.
L’ex-députée de la Moselle ne souhaite pas s’épancher davantage sur ce qui est « le début d’un processus », a-t-elle dit, précisant que « c’est quelque chose de normal, de naturel ».
Du côté de Génération.s, on se dit « ravi ». « Aurélie Filippetti est quelqu’un qui nous apportera beaucoup, et pas uniquement dans le domaine culturel », a déclaré le député européen Guillaume Balas.
Quant à la possibilité que l’ancienne ministre de la culture occupe des fonctions au sein du mouvement, « on est encore en discussion avec elle », a-t-il dit. « Le fait qu’elle soit présente est déjà une force en soi », a renchéri M. Balas.
Soutien à Delphine Batho
En octobre 2016, Mme Filippetti avait été exclue dix-huit mois par le Parti socialiste pour avoir soutenu Philippe Gasparella, son suppléant aux législatives, lors des élections sénatoriales. « Je préfère désormais tourner complètement cette page et quitter définitivement le Parti socialiste », avait-elle déclaré le 26 décembre au micro de France Bleu Lorraine-Nord.
L’ancienne membre du gouvernement a toutefois affiché lundi sur sa page Facebook son soutien à Delphine Batho, candidate à la tête du Parti socialiste.
« J’ai dit ma sympathie pour la démarche de Delphine Batho, je trouve qu’elle est courageuse », a-t-elle dit. « Je voulais simplement rappeler que Delphine était quelqu’un qui avait un parcours qui lui donne toute légitimité » pour briguer la tête du parti, a-t-elle poursuivi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Lors de ses vœux à la presse, la maire de Lille a apporté son soutien au chef du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.
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Congrès du PS : Martine Aubry choisit Olivier Faure

Lors de ses vœux à la presse, la maire de Lille a apporté son soutien au chef du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h44
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        


Elle est sortie de son silence ce jeudi 18 janvier, lors des vœux à la presse organisés à Lille. Multipliant les piques contre la politique d’Emmanuel Macron, Martine Aubry s’est aussi exprimée sur l’élection du futur premier secrétaire du Parti socialiste, juste avant le congrès des 7 et 8 avril prochains : pour elle, ce sera Olivier Faure. Car la maire de Lille est « convaincue par les convictions » de son ancien attaché parlementaire, qui « refuse les accords d’appareils et les combines » et « veut remettre le parti au travail ».

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Martine Aubry a donc choisi son candidat, mais que pèse encore l’« aubrisme » dans le parti ? « On ne parle plus d’aubristes, de vallsistes, de strauss-kahniens ou de fabiusiens, confie-t-elle. Les courants du PS, c’est fini. Heureusement, tous ceux qui les dirigeaient sont un peu comme moi : dans la dernière partie de leur vie politique. »
Ils sont pourtant nombreux au PS à continuer à penser que sa voix porte toujours. « Martine Aubry n’a jamais eu un courant à proprement parler, à la différence de Fabius ou Strauss-Kahn, et elle n’a jamais eu de réseau très structuré, plutôt un ensemble d’individualités autour d’elle comme François Lamy, Jean-Marc Germain ou Christian Paul, explique Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’université Lille-II. Mais elle a toujours une espèce d’aura qui joue un peu sur la rareté de ses interventions publiques. »

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« L’aubrisme, c’est une certaine idée de la gauche »
Depuis juin dernier, la maire de Lille a été médiatiquement peu présente. Les Français la placent assez haute dans les différents baromètres politiques. Première secrétaire de la fédération PS du Nord, Martine Filleul lui reconnaît « une audience importante auprès des Français à un moment où les socialistes ne sont plus audibles ».
Une audience liée en partie à son action de ministre du gouvernement Jospin. « L’aubrisme, c’est une certaine idée de la gauche basée sur l’égalité, la justice sociale, de réformes », explique Patrick Kanner, qui fut un temps l’un de ses proches avant d’être mis à l’écart, suite à son entrée au gouvernement de Manuel Valls en 2014, où il fut ministre de la ville. Un socialisme basé sur une ligne idéologique démocrate-chrétienne qui s’appuie sur ce qu’elle a réalisé en tant que ministre : la CMU (couverture mutuelle universelle), les emplois jeunes, les 35 heures, etc.
La fille de Jacques Delors est également reconnue pour son travail mené à la tête du PS, de fin 2008 à 2012. « Elle a été une très bonne secrétaire, elle a remis les gens au boulot, elle nous a rassemblé, alors que ce n’était pas facile », raconte le député européen Gilles Pargneaux, ancien lieutenant de Martine Aubry, lui aussi banni depuis son rapprochement avec les positions du président Macron.
« L’aubrisme n’existe plus, c’est évident »
Mais depuis le quinquennat de François Hollande et les défaites électorales successives du PS, les rangs des aubristes, plus ou moins frondeurs, se sont resserrés. Des proches de Martine Aubry ont perdu leur écharpe de député en juin 2017, comme Jean-Marc Germain, Anne-Lise Dufour ou François Lamy, quand d’autres avaient déjà perdu leur poste de maire comme Adeline Hazan à Reims, en 2014. Idéologiquement, Martine Aubry a lancé plusieurs réflexions autour d’une gauche sociale et solidaire à travers Réussir, Renaissance, ou le Carrefour des gauches, mouvements aujourd’hui en veille.
De sa génération, tous les anciens ministres de Jospin (Dominique Strauss-Kahn, Elisabeth Guigou, Claude Allègre, Marylise Lebranchu etc.) ont quitté les responsabilités. Sauf elle. A moins de trois mois du congrès, difficile de quantifier le nombre d’aubristes. « Qui pèse quoi ? Difficile à dire, estime la sénatrice du Nord Martine Filleul. Beaucoup de camarades sont partis, mais on ne sait pas, en terme de sensibilité, qui est ce noyau dur qui est resté. » Certains ont rejoint Génération·s de Benoît Hamon, d’autres ont préféré se rapprocher de La République en marche d’Emmanuel Macron, comme le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt ou le sénateur et ancien maire d’Hellemmes Frédéric Marchand – encore un élu rayé du cercle d’Aubry. « L’aubrisme n’existe plus, c’est évident, tranche Gilles Pargneaux, toujours membre du PS mais définitivement partisan d’une sociale-démocratie comme aiguillon social de la majorité présidentielle. Au niveau national, les lieutenants sont réduits à peau de chagrin. Une page est tournée. »
« On n’a jamais été nombreux »
Pour l’un de ses fidèles bras droits, François Lamy, la question n’est pas de se compter. « On n’a jamais été nombreux, dit-il. Physiquement, on représentait 30 % de la majorité dans les instances au dernier congrès ». Ce qu’il retient, c’est que l’aubrisme restera une référence dans la manière de faire de la politique. « L’aubrisme est né en 1997, avec la création du mouvement Agir, puis de Réformer, autour de 70 parlementaires, se souvient l’ancien député. Ensuite, il y a eu la période où elle est devenue première secrétaire du PS [de 2008 à 2012]. Là, c’était l’image de l’autorité, la défense des valeurs, une certaine façon de faire de la politique. » Autour d’un leitmotiv : valeurs et convictions. Ce que Martine Aubry retrouve dans la candidature d’Olivier Faure. « Désormais, il faut faire du totalement neuf, ajoute l’ancien ministre François Lamy. De nouveaux courants vont apparaître mais dans les partis de gauche, Martine Aubry reste une référence. Nous, aubristes, on peut parler à tous les responsables de la gauche, politiques et syndicalistes. »
« Elle est comme une murène. Elle sort de son trou, elle mord et elle revient dans sa grotte »
Hier, devant la presse, la maire de Lille a souhaité que le PS retrouve la confiance des Français en faisant une analyse du bilan du quinquennat de François Hollande, puis en se positionnant clairement vis-à-vis d’Emmanuel Macron et enfin en construisant un grand projet autour d’une social-démocratie de gauche. « Il faut remettre tout le monde en marche en discutant et en avançant », a-t-elle insisté, entourée de son premier adjoint et des maires de Lomme et Hellemmes.
A Lille aussi, les aubristes sont de plus en plus discrets. En ayant perdu la présidence de la métropole européenne de Lille et la main mise sur la fédération PS du Nord, la maire de Lille a perdu de l’influence. Mais beaucoup connaissent ses capacités à rebondir. « C’est une femme d’Etat qui a une vie politique majeure, confie un parlementaire socialiste. Il vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi ». Au PS, chacun connaît son pouvoir de nuisance et sa capacité à décocher des flèches bien senties. Même si c’en est fini des courants comme l’aubrisme, Martine Aubry n’a pas pour autant annoncé qu’elle cesserait de s’exprimer au PS. « Elle est comme une murène, sourit ce parlementaire PS. Elle sort de son trou, elle mord et elle revient dans sa grotte. » Hier, c’est la politique d’Emmanuel Macron qui a été mordue.



                            


                        

                        


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Centrale nucléaire de Fessenheim : en cinq ans, les deux réacteurs ont cumulé 1 044 jours d’arrêt

La centrale alsacienne, la plus ancienne du parc nucléaire français, doit être fermée en 2018.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h17
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h41
    |

                            Les Décodeurs








                        


Dix mois après la signature du décret qui abroge son autorisation d’exploitation, et quarante ans après son ouverture, la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) vit ses derniers mois puisque sa fermeture devrait avoir lieu entre la fin de l’année 2018 et le début de 2019. Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, est allé sur place du 18 au 20 janvier pour rencontrer les différents acteurs du dossier et tenter de le déminer.
Ces dernières années, les jours « d’indisponibilité » des deux réacteurs se sont multipliés. Souvent bénignes, à en croire EDF, parfois « fortuites » (comprendre « liées à l’indisponibilité d’un matériel, à un arrêt automatique » de sécurité), ces indisponibilités atteindront 1 044 jours entre juillet 2013 et mars 2018 — soit près de cinq ans (ou 1 718 jours) — dont :
1 014 jours d’indisponibilité planifiée ;30 jours d’indisponibilité fortuite.
Le réacteur 2 est arrêté depuis le 13 juin 2016 (et a priori jusqu’au 15 mars 2018) en raison d’une « irrégularité dans la fabrication, par l’usine Areva du Creusot, d’une des parties du générateur de vapeur », fait savoir EDF. Par ailleurs, en 2015 la production de Fessenheim a atteint 12,864 térawatt-heure, soit sa deuxième meilleure performance depuis 1977.

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Réacteurs de Fessenheim : 1 044 jours d'arrêt en près de cinq ans
Ce graphique représente les périodes d'arrêt des deux réacteurs nucléaires de la centrale de Fessenheim entre juillet 2013 et mars 2018 (soit 1 718 jours).
Sélectionnez les rectangles pour afficher le détail des arrêts.

 Arrêt fortuit
 Arrêt planifié


Source : EDF


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        weekdaysMin: "Di_Lu_Ma_Me_Je_Ve_Sa".split("_"),
        longDateFormat: {
            LT: "HH:mm",
            LTS: "HH:mm:ss",
            L: "DD/MM/YYYY",
            LL: "D MMMM YYYY",
            LLL: "D MMMM YYYY LT",
            LLLL: "dddd D MMMM YYYY LT"
        },
        calendar: {
            sameDay: "[Aujourd'hui à] LT",
            nextDay: '[Demain à] LT',
            nextWeek: 'dddd [à] LT',
            lastDay: '[Hier à] LT',
            lastWeek: 'dddd [dernier à] LT',
            sameElse: 'L'
        },
        relativeTime: {
            future: "dans %s",
            past: "il y a %s",
            s: "%d secondes",
            m: "une minute",
            mm: "%d minutes",
            h: "une heure",
            hh: "environ %d heures",
            d: "une journée",
            dd: "%d jours",
            M: "un mois",
            MM: "environ %d mois",
            y: "un an",
            yy: "environ %d ans"
        },
        ordinalParse: /\d{1}(er)/,
        ordinal: function(number) {
er' : '');
        },
    });

    var largeur = document.getElementById("graphe_fessenheim").offsetWidth;

    var tasks = [{ "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1372756200, "endDate": 1372903200 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1375229400, "endDate": 1375282800 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1380135600, "endDate": 1380240000 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1380814500, "endDate": 1381104000 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1383881700, "endDate": 1383954600 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1385438400, "endDate": 1385467200 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1386000780, "endDate": 1386288000 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1388955600, "endDate": 1388966400 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1390068300, "endDate": 1390204800 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1397066400, "endDate": 1397347200 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1397861100, "endDate": 1397966400 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1418431800, "endDate": 1419020400 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1425085200, "endDate": 1429308600 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1425148800, "endDate": 1425729600 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1429380900, "endDate": 1429381800 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1429593600, "endDate": 1429658400 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1432657200, "endDate": 1432776600 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1432998000, "endDate": 1433001600 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1433329800, "endDate": 1433419200 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1433419200, "endDate": 1433721540 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1437580800, "endDate": 1437962400 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1437789600, "endDate": 1439164800 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1439596800, "endDate": 1440007200 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1440753300, "endDate": 1440822600 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1443216600, "endDate": 1443387600 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1447755240, "endDate": 1447858800 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1454720400, "endDate": 1462424400 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1463595300, "endDate": 1463681700 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1463681700, "endDate": 1471906800 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1465849800, "endDate": 1521072000 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1472256000, "endDate": 1472380200 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1481328000, "endDate": 1483127100 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1491004800, "endDate": 1491670800 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1492543800, "endDate": 1492705800 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1500681600, "endDate": 1506883800 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1514372400, "endDate": 1514390400 }],
        taskStatus = {
            "planifiée": "planifiee",
            "fortuite": "fortuite"
        },
        reacteurs = [1, 2];

    d3.gantt = function() {
        var FIT_TIME_DOMAIN_MODE = "fit";
        var FIXED_TIME_DOMAIN_MODE = "fixed";

        var margin = {
            top: 20,
            right: 30,
            bottom: 20,
            left: 80
        };

        var timeDomainMode = FIT_TIME_DOMAIN_MODE; // fixed or fit
        var taskTypes = [];
        var taskStatus = [];
        var width = largeur - margin.right - margin.left - 5;
        var height = (largeur / 2) - margin.top - margin.bottom - 5;

        var tickFormat = function(d) {
            if (largeur             else return moment(d, "X").format("MM/YYYY")
        };
        var yTickFormat = function(d) {
            return "Réact. " + d
        };

        var keyFunction = function(d) {
            return d.startDate + d.reacteur + d.endDate;
        };

        var rectTransform = function(d) {
            return "translate(" + x(d.startDate) + "," + y(d.reacteur) + ")";
        };


        function gantt(tasks) {


            x = d3.scale.linear().domain([d3.min(tasks, function(d) { return d.startDate - (86400 * 15); }), d3.max(tasks, function(d) { return d.endDate; })]).range([0, width]);
            y = d3.scale.ordinal().domain(taskTypes).rangeRoundBands([0, height - margin.top - margin.bottom], .1);

            xAxis = d3.svg.axis().scale(x).orient("bottom").tickFormat(tickFormat).tickSize(4).tickPadding(8).outerTickSize(0).ticks(10);

            yAxis = d3.svg.axis().scale(y).orient("left").tickFormat(yTickFormat).tickSize(0).tickPadding(8).outerTickSize(0);


            var svg = d3.select("#arrets")
                .append("svg")
                .attr("class", "chart")
                .attr("width", "100%")
                .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
                .append("g")
                .attr("class", "gantt-chart")
                .attr("width", width + margin.left + margin.right)
                .attr("height", height + margin.top + margin.bottom)
                .attr("transform", "translate(" + margin.left + ", " + margin.top + ")");

            svg.selectAll(".chart")
                .data(tasks, keyFunction).enter()
                .append("rect")
                .attr("class", function(d) {
                    return "bar " + taskStatus[d.status];
                })
                .attr("title", function(d) {
                    /* dates */
                    deb = moment(d.startDate, "X").format('Do MMMM')
                    fin = moment(d.endDate, "X").format('Do MMMM YYYY')
                    if (moment(d.startDate, "X").format('MMMM') == moment(d.endDate, "X").format('MMMM')) {
                        deb = moment(d.startDate, "X").format('Do')
                    }
                    if (moment(d.startDate, "X").format('YY') != moment(d.endDate, "X").format('YY')) {
                        deb = moment(d.startDate, "X").format('Do MMMM YYYY')
                    }

                    /* tooltip */
Réacteur " + d.reacteur + ""
Indisponibilité " + d.status + ""
"
Du " + deb + " au " + fin
"
Soit " + moment.duration(d.endDate - d.startDate, "s").humanize() + ""
                    return html
                })
                .attr("y", 0)
                .attr("transform", rectTransform)
                .attr("height", function(d) { return y.rangeBand(); })
                .attr("width", function(d) {
                    return Math.max((x(d.endDate) - x(d.startDate)), 2);
                });


            svg.append("g")
                .attr("class", "x axis")
                .attr("transform", "translate(0, " + (height - margin.top - margin.bottom) + ")")
                .call(xAxis);

            svg.append("g").attr("class", "y axis").call(yAxis);

            return gantt;

        };

        gantt.margin = function(value) {
            if (!arguments.length)
                return margin;
            margin = value;
            return gantt;
        };

        gantt.taskTypes = function(value) {
            if (!arguments.length)
                return taskTypes;
            taskTypes = value;
            return gantt;
        };

        gantt.taskStatus = function(value) {
            if (!arguments.length)
                return taskStatus;
            taskStatus = value;
            return gantt;
        };

        gantt.width = function(value) {
            if (!arguments.length)
                return width;
            width = +value;
            return gantt;
        };

        gantt.height = function(value) {
            if (!arguments.length)
                return height;
            height = +value;
            return gantt;
        };




        return gantt;
    };


    var gantt = d3.gantt().taskTypes(reacteurs).taskStatus(taskStatus);
    gantt(tasks);



    /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
    $("#arrets").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
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        },
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            effect: "fade",
            duration: 0
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            my: 'left-30 top+50',
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        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
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                elem.tooltip('close');
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    $("#graphe_fessenheim a").click(function(event) {
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le choix fait par le gouvernement de préférer un agrandissement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse beaucoup de questions en suspens.
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Calendrier, alternative, coûts : les questions que pose l’abandon de Notre-Dame-des-Landes

Le choix fait par le gouvernement de préférer un agrandissement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse beaucoup de questions en suspens.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h22
   





                        



Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). L’annonce de l’abandon du projet, mercredi 17 janvier, par le premier ministre, Edouard Philippe, met un coup d’arrêt définitif à un débat vieux de cinquante ans. Mais le choix fait par le gouvernement de préférer un réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse de nombreuses questions en suspens.

        Lire :
         

          « Déni de démocratie » ou « décision courageuse », les réactions à l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes affluent



Que va coûter la rupture de contrat avec Vinci ?
Pour l’heure, on ne sait pas à combien peut se monter la facture. Le contrat fixe de manière assez claire le principe d’une compensation en cas de résiliation pour motif d’intérêt général, dans l’article 81, publié au Journal officiel en 2010.
Le ministre des finances, Bruno Le Maire, a annoncé qu’il recevrait jeudi 18 janvier, dans l’après-midi, avec la ministre des transports Elisabeth Borne, le PDG de Vinci, Xavier Huillard, pour parler de l’indemnisation. Bruno Le Maire a précisé que cette réunion avait pour objet, notamment, de « regarder avec lui [Xavier Huillard] comment nous pouvons réduire le coût de cette opération pour le contribuable ». 
Les trois médiateurs mandatés par l’Etat à l’automne 2017 avaient estimé que la somme à verser à Vinci pourrait varier de 0 à 350 millions d’euros. De son côté, l’expert financier des opposants au projet, Jean-Marie Ravier, avait estimé à 250 millions d’euros la facture pour l’Etat, en s’appuyant sur les clauses du contrat de concession.
A Matignon, on avance que les négociations devront tenir compte de plusieurs éléments juridiques qui ont des implications financières. S’agit-il d’un « cas de force majeure » qui oblige à l’abandon du projet ? Est-il annulé pour « motif d’intérêt général » ? Les modalités d’entente avec Vinci détermineront la hauteur de la compensation.
Ce qui est sûr, c’est que Vinci est gestionnaire des aéroports actuels de Nantes, de Rennes et de Saint-Nazaire, et que la société va probablement vouloir rester dans le jeu. L’hypothèse d’une compensation financière semble donc moins probable qu’une négociation. C’était déjà la stratégie choisie par l’Etat en 2014 avec la société Ecomouv après l’abandon du projet d’écotaxe. Plusieurs pistes sont envisageables pour l’Etat, comme l’allongement de la concession accordée à Vinci pour l’aéroport de Nantes-Atlantique, qui risque d’être un enjeu de taille.

        Lire :
         

          Abandon de Notre-Dame-des-Landes : quelle indemnisation pour Vinci ?



L’Etat va-t-il faire des économies en abandonnant le projet de Notre-Dame-des-Landes ?
En mettant de côté ces indemnisations éventuelles avec Vinci, l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes pourrait ne pas être si coûteux pour l’Etat.
Les subventions prévues pour la construction de la tour de contrôle et le raccordement routier à l’aéroport étaient évaluées à 85 millions d’euros pour l’Etat. Les collectivités locales avaient en outre accepté de contribuer à hauteur de 225 millions d’euros le financement du tramway censé desservir le site. Reste à savoir ce que coûtera le réaménagement de l’autre aéroport nantais.
Comment l’aéroport Nantes-Atlantique va-t-il être agrandi et dans quel délai ?
Edouard Philippe a annoncé que, dans « des délais rapides », l’aérogare de Nantes-Atlantique allait être modernisée et que les abords de pistes seraient aménagés afin d’accueillir plus de passagers. On ignore toutefois les détails exacts de ce calendrier gouvernemental.
Dans un second temps, la piste d’atterrissage de l’actuel aéroport nantais devrait être allongée, afin qu’il puisse accueillir neuf millions de passagers par an à l’horizon 2040, tout en diminuant les nuisances sonores, selon le premier ministre. « Si cela n’est techniquement pas possible, [ces nuisances] feront l’objet de compensations exemplaires », a-t-il promis aux riverains.
De leur côté, les médiateurs ont rendu en décembre un rapport dans lequel ils écrivaient qu’une optimisation progressive des aménagements aéroportuaires pourrait se faire à partir de 2020, découpant en trois temps les travaux jusqu’à 2035.

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          Abandon de Notre-Dame-des-Landes : quelle indemnisation pour Vinci ?



Quel est le budget pour l’aménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique ?
Les chiffres sont à prendre avec des pincettes, tant rien de précis n’a été évoqué dans ce dossier. Les opposants à Notre-Dame-des-Landes estiment ainsi à 45 millions d’euros le coût d’un réaménagement de la plate-forme existante. Ses défenseurs estiment eux que ce projet pourrait coûter jusqu’à 340 millions d’euros…
Selon les médiateurs, « la comparaison financière entre les deux options pour l’Etat et les collectivités fait apparaître un écart de l’ordre de 250 millions à 350 millions d’euros en faveur de l’option de Nantes-Atlantique, hors prise en compte d’une éventuelle indemnisation du titulaire du contrat de concession, le cas échéant ».
Pour financer l’aéroport actuel de Nantes, l’Etat devrait pouvoir s’appuyer sur environ 100 millions d’euros récoltés depuis sept ans par l’aviation civile, au titre des taxes réévaluées à la hausse pour financer Notre-Dame-des-Landes. Tout dépendra ensuite de l’importance du réaménagement, des études préparatoires concernant notamment l’allongement de la piste, du temps nécessaire de travaux et de fermeture de l’aéroport. L’agrandissement de Nantes-Atlantique avait ainsi longtemps été écarté des options envisagées en raison notamment de la présence d’une zone naturelle protégée à proximité.
Avant le réaménagement, l’Etat devra dire si Vinci conserve la concession de Nantes-Atlantique, ou s’il lance un nouvel appel d’offres, comme il l’a fait récemment à Toulouse et Nice. Une chose est sûre : les négociations risquent de durer.

   


Y aura-t-il des conséquences sur le transport breton ?
Le premier ministre a bien annoncé que l’aéroport de Rennes fera aussi l’objet d’un agrandissement pour mieux répartir le trafic aérien en Bretagne – si la région « le souhaite », a ajouté Edouard Philippe.
Ce dernier a par ailleurs précisé vouloir travailler sur « la complémentarité rail et air ». Sans donner davantage de détails, le chef du gouvernement a annoncé que les liaisons à grande vitesse qui relient la région aux aéroports de Paris seront « fluidifiées et multipliées ». La ministre déléguée aux transports, Elisabeth Borne, a été chargée d’étudier dans un délai de six mois les conditions de mise en œuvre de ces différents chantiers.
Quel sort pour les zadistes de Notre-Dame-des-Landes ?
La « zone à défendre » (ZAD), installée sur les 1 650 hectares du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, est occupée depuis 2009. Lors d’un récent repérage, les autorités ont recensé 350 occupants sur le site.
« Les occupants illégaux devront partir d’eux-mêmes d’ici au printemps prochain » et la fin de la trêve hivernale fixée au 31 mars, a annoncé le premier ministre, mercredi. Faute de quoi les forces de l’ordre les délogeront. L’Etat appelle également à rendre la libre circulation sur les trois routes qui traversent le site : « Les squats qui débordent sur la route devront être évacués, les obstacles, retirés », a dit Edouard Philippe. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a précisé que les trois routes devraient être débloquées « d’ici la fin de semaine prochaine ».
Reste à savoir comment réagiront les habitants. Ces derniers demandent notamment à ce que la ZAD reste « un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole ».

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          Notre-Dame-des-Landes : les forces de l’ordre dans l’expectative



Que vont devenir les terres de Notre-Dame-des-Landes ?
La réallocation des parcelles agricoles s’annonce comme un casse-tête, tant les situations sont complexes. L’intégralité de l’emprise foncière consacrée au projet d’aéroport – 1 650 hectares de surfaces déclarées d’utilité publique en 2008 – appartient à l’Etat, à l’exception de trois routes traversant la ZAD, propriétés du département Loire-Atlantique.
Le premier ministre a annoncé qu’il n’était pas question de garder ces terres, vu que le projet d’aéroport ne se fera pas. Les terres vont donc soit revenir aux agriculteurs expropriés en 2012, qui rendront l’argent touché lors de leur cession, soit seront vendues dans le cadre de projets agricoles qui restent à définir. C’est tout l’objet des discussions qui vont avoir lieu avec les zadistes engagés dans des activités agricoles mais qui n’ont aucun titre de propriété.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Notre-Dame-des-Landes : le devenir des terres, autre source de conflits



« Un délai raisonnable de deux ou trois ans doit être accordé », estime Jean-Paul Naud, maire de Notre-Dame-des-Landes, opposé au projet, car « il y aura énormément de problèmes à résoudre ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, pourraient décider de diviser quasiment par deux la liste noire, en biffant les noms de 8 pays, sur un total de 17.
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Paradis fiscaux : la liste noire européenne bientôt divisée par deux

Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, pourraient décider de diviser quasiment par deux la liste noire, en biffant les noms de 8 pays, sur un total de 17.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h56
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Déjà sérieusement remise en question lors de sa publication en décembre 2017, la liste européenne des paradis fiscaux risque, de nouveau, de concentrer les critiques dans les jours qui viennent. Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne (UE), réunis à Bruxelles, pourraient décider de la diviser quasiment par deux, en biffant les noms de 8 pays, sur un total de 17.
Le Panama, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, la Tunisie, la Mongolie, Macao, Grenade et la Barbade sont ainsi sur le point de sortir de cette liste stigmatisante. Ces pays y figuraient pourtant pour n’avoir pas pris à temps (avant fin novembre 2017) les engagements exigés par le groupe « Code de conduite ». Cette émanation du Conseil européen, qui a effectué le travail préparatoire à l’établissement de la liste, exigeait des promesses d’en finir avec des législations beaucoup trop accommodantes (taux zéro sur le profit des sociétés, par exemple), un agenda précis pour ces réformes, etc.

        Lire aussi :
         

                Bruxelles : la liste des paradis fiscaux déjà critiquée



Les ONG et les députés verts européens avaient vivement réagi, en décembre 2017, contestant la méthode de travail du « Code de conduite », un groupe d’experts nationaux travaillant dans la plus grande opacité. Ils soulignaient aussi l’absence, dans la liste finale, de membres de l’UE, alors qu’il est de notoriété publique que certains pratiquent des politiques fiscales particulièrement accommodantes (Luxembourg, Irlande, Malte…).
Aucune complaisance
Les 8 pays sortis de la liste noire devraient se retrouver sur une « liste grise » de 47 autres, dont les engagements n’avaient pas été jugés suffisants par le « Code de conduite » en décembre 2017. Certains ministres avaient pourtant contesté, à l’époque, que la liste noire soit aussi rapidement « révisée », estimant que les pays retardataires ne devaient bénéficier d’aucune forme de complaisance. Ils n’ont visiblement pas été suivis par leurs pairs.

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                Paradis fiscaux : l’Union européenne a adopté une liste noire de 17 pays



« Si on demande la transparence aux autres, on doit l’être nous-même »
Pierre Moscovici, le commissaire aux affaires économiques et financières, fiscalité et douanes, qui avait initié le processus de la liste noire, a estimé, jeudi 18 janvier, que ce processus de réduction du nombre de pays inscrits était un peu rapide. Certes, « la liste n’est pas une fin en soi », a estimé le Français, mais il demande aux ministres des finances « de rendre publics les engagements pris par les pays » sortis de la liste. « Ces engagements n’ont aucune raison d’être discrets. Si on demande la transparence aux autres, on doit l’être nous-même », a ajouté M. Moscovici.
Qu’adviendra t-il, par ailleurs, des huit autres pays touchés par les ouragans de la fin de l’été 2017 (les Bahamas, les îles Vierges américaines…), à qui le « Code de conduite » avait donné quelques semaines de plus (jusqu’au 14 février) pour s’engager à changer leurs pratiques ? Les ministres européens choisiront-ils de les placer dans la liste noire ou dans la grise ? Rendront-ils publics leurs motivations et les engagements de ces juridictions ?

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                Plongée dans l’arrière-cuisine fiscale de Bruxelles



« Une faiblesse »
M. Moscovici met lui-même le doigt sur le problème : « Le caractère intergouvernemental et forcément un peu diplomatique de la liste est une faiblesse… » Cette dernière aurait gagné en crédibilité sans les soupçons de petits arrangements entre Etats membres : pourquoi le Qatar a-t-il été sorti au dernier moment du projet de liste noire, au tout début de décembre 2017 ? Tout comme le Maroc et le Cap Vert ? « Nous ne pouvons accepter que les Etats membres négocient en catimini des exemptions pour les paradis fiscaux qui ont leurs faveurs », a réagi, jeudi, l’eurodéputée Eva Joly (EELV).
Et surtout : quid des sanctions que la Commission aurait souhaité adjoindre à la liste noire ? L’institution communautaire a, à plusieurs reprises, proposé que l’argent de l’UE ne puisse pas transiter par les paradis fiscaux de la liste noire. Mais les ministres des finances avaient refusé de se prononcer fin 2017. Et, pour l’instant, ce sujet crucial n’est pas à l’ordre du jour de leur réunion de mardi 23…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Trois consultants en entreprise – Anne-France Bonnet, Agnès Rambaud et Bruno Rebelle – plaident, dans une tribune au « Monde », en faveur de l’adoption du statut « d’entreprise à mission ».
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Le cadre juridique de l’entreprise « est décalé au regard des enjeux de transition de nos sociétés »

Trois consultants en entreprise – Anne-France Bonnet, Agnès Rambaud et Bruno Rebelle – plaident, dans une tribune au « Monde », en faveur de l’adoption du statut « d’entreprise à mission ».



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h00
    |

Anne-France Bonnet, Agnès Rambaud et Bruno Rebelle (Membres du Comité Développement Durable & RSE de Consult’in France)







                        



                                


                            
Tribune. Lancé par le ministère de l’Economie et des Finances le 23 octobre, le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) veut donner à celles-ci les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois. A l’occasion d’une phase de consultation qui s’est clôturée le 10 décembre, l’article 1833 du code civil s’est vu remettre en question.
« Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés » : cette formule publiée il y a plus de deux siècles, qui se concentre sur les associés, se révèle aujourd’hui décalée au regard des défis planétaires de durabilité et des formidables enjeux de transition de nos sociétés.

Avec d’autres, nous appelons à tracer un cadre législatif plus adapté à ces réalités et qui contribuerait à réguler les pratiques des acteurs économiques par une prise en compte plus formelle des impacts économiques, sociaux et environnementaux de leurs activités.
Parmi les propositions du projet de loi à l’étude, la création d’un nouveau statut « d’entreprise à mission » nous semble particulièrement intéressante : parce que choisie librement, parce que nécessairement innovante, parce que forcément inspirante.
Nouvelles formes juridiques
Le questionnement français n’est pas un cas isolé. Diverses expériences sont menées depuis quelques années, aux Etats-Unis comme en Europe, par des pionniers promoteurs de nouveaux contrats de société pour mieux servir leurs missions sociétales. Les professionnels de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) de Consult’in France observent et accompagnent depuis l’origine ces initiatives. Quelles en sont les caractéristiques ?
Aux Etats-Unis, quatre nouvelles formes juridiques d’entreprise ont été votées entre 2007 et 2013 : Benefit Corporation, Socially Responsible Corporation, Flexible Purpose Corporation (FPC) rebaptisée Social Purpose Corporation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ L’ONG salue l’élection du président français comme « un coup d’arrêt à la vague populiste ». Mais s’inquiète de « faux pas » au sujet des migrants, de la Chine et de la guerre au Yémen.
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Droits de l’homme : Human Rights Watch souligne les « contrastes » de Macron

L’ONG salue l’élection du président français comme « un coup d’arrêt à la vague populiste ». Mais s’inquiète de « faux pas » au sujet des migrants, de la Chine et de la guerre au Yémen.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h20
    |

            Marc Semo








                        



   


C’est la première fois que Human Rights Watch, la grande organisation internationale de défense des droits de l’homme, rend public son rapport annuel depuis la capitale française. « Un hommage à Emmanuel Macron et au symbole qu’avait représenté sa victoire électorale. Elle a marqué un coup d’arrêt à la vague populiste, notamment après le Brexit et l’élection de Donald Trump, montrant qu’il était possible de gagner une élection en affirmant des principes démocratiques », explique Kenneth Roth, juriste et directeur exécutif de HRW.
En trente ans, M. Roth a transformé la modeste ONG en une multinationale de 425 salariés, financée par des dons de particuliers et de fondations. Mais, lucide, il souligne que maintenant « le défi pour le président français est de gouverner selon les principes qu’il a avancés pendant sa campagne ». Or, de l’avis du juriste américain, pour le moment « le bilan est pour le moins contrasté ».
Si la France est en première ligne de la contre-offensive face aux populismes, sa défense des droits de l’homme est inégale, tant en politique intérieure que sur la scène internationale. « Il y a de réels faux pas d’Emmanuel Macron qu’il va, j’espère, corriger », relève Kenneth Roth, s’inquiètant notamment de la loi antiterroriste entrée en vigueur le 1er novembre 2017, qui, en remplacement de l’état urgence, intègre dans le droit commun un certain nombre de mesures liberticides.
« C’est facile quand c’est gratuit »
Il pointe aussi sa politique envers les migrants. HRW approuve le discours tenu à Calais par le chef de l’Etat, affirmant une tolérance zéro pour des abus des forces de l’ordre à l’encontre des migrants, mais la volonté de Paris de raccourcir les délais d’instruction des demandes d’asile et l’introduction de contrôles administratifs des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence préoccupent l’ONG.
L’hypocrisie est évidente à propos de la Libye. « Les autorités françaises reconnaissent que l’on ne peut pas renvoyer de force les migrants dans ce pays où ils sont traités de manière atroce, mais elles acceptent que l’UE et en particulier l’Italie fassent indirectement ce que Paris ne peut pas faire directement, en formant les garde-côtes libyens qui ramènent les migrants sur le territoire libyen », insiste Kenneth Roth, rappelant « qu’il y a plus de migrants qui meurent en Libye qu’en essayant de traverser la Méditerranée ».

        Lire aussi la tribune sur les migrants en France :
         

          « M. Macron, votre politique contredit l’humanisme que vous prônez ! »



Même ambivalence sur la scène internationale. Au crédit d’Emmanuel Macron, M. Roth salue l’attitude de la France face à la Russie de Vladimir Poutine, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, la Hongrie de Viktor Orban et le Venezuela de Nicolas Maduro. Mais « le président n’est pas encore à l’aise avec la défense des droits de l’homme quand elle a un coût », fustige Kenneth Roth, notant le silence de M. Macron sur les violations des droits de l’homme lors de sa visite en Chine, son refus de donner des « leçons » au président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, et ses prudences sur le Yémen et la « tragédie humanitaire » entraînée par la guerre menée par l’Arabie saoudite. Sur ce dossier, Londres comme Washington font tout autant profil bas. « C’est facile de défendre les droits de l’homme quand c’est gratuit », insiste le responsable de HRW.
« Année noire » en Russie
Ce vingt-huitième rapport annuel, un texte de 643 pages dans la version intégrale en anglais, passe en revue la situation des droits de l’homme dans 91 pays, de l’Afghanistan au Zimbabwe. En Chine et en Russie, le directeur de l’ONG dénonce « une vague de répression sans précédent en une génération ». « L’année 2017 a été une année noire pour les voix indépendantes en Russie, et à l’approche de l’élection présidentielle de mars, le Kremlin prend des mesures répressives pour dissuader l’opposition politique, le militantisme indépendant et la critique », note le texte.
La situation n’est pas moins alarmante en Turquie, où « à tous les niveaux, les contre-pouvoirs qui protègent les droits humains et l’Etat de droit sont menacés ». Le rapport évoque longuement le cas de la Birmanie et du nettoyage ethnique contre les Rohingya, mais aussi la situation interne aux Etats-Unis après un an de présidence Trump. Le président républicain, selon HRW, « a promu des politiques mettant en danger les personnes vulnérables et affaiblissant les protections constitutionnelles des droits humains de chacun ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Les deux médias ont suspendu leur partenariat avec l’émission présentée par Frédéric Haziza, qui a fait son retour à l’antenne après une plainte pour agression sexuelle.
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« Le Monde » et Franceinfo se retirent de l’émission « Questions d’info », sur LCP

Les deux médias ont suspendu leur partenariat avec l’émission présentée par Frédéric Haziza, qui a fait son retour à l’antenne après une plainte pour agression sexuelle.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h14
   





                        



   


Le Monde et Franceinfo, deux médias partenaires de l’émission « Questions d’info », sur LCP, ont suspendu leur collaboration à cette émission. La direction du Monde met en avant « la dégradation du climat interne à LCP, illustrée par le vote récent d’une motion de défiance ».
Une motion de défiance a en effet été adoptée par la rédaction de LCP pour protester contre la réintégration à l’antenne de Frédéric Haziza. Le journaliste avait été suspendu le 21 novembre à la suite de la plainte d’une journaliste de la chaîne, Astrid de Villaines, pour une agression sexuelle qui serait survenue en 2014. La direction a décidé de réintégrer le journaliste après qu’un rapport interne a conclu qu’il n’y avait eu aucun « geste inapproprié » de la part du journaliste depuis 2014, date à laquelle il avait été sanctionné en interne pour ces faits.
De son côté, Franceinfo a nié tout lien avec les allégations contre le présentateur, invoquant pour justifier son retrait, « le temps que les choses s’apaisent pour LCP », le départ du Monde, tout comme un « contexte perturbé et perturbant », lié selon la radio au renouvellement en cours de la présidence de la chaîne. « Nous estimons que les conditions du partenariat ne sont plus remplies puisque Le Monde est parti », dit-on à Franceinfo.
« Le Point » en renfort, l’AFP maintient sa participation
L’actuelle présidente de LCP-AN (La Chaîne parlementaire Assemblée nationale), Marie-Eve Malouines, dont le mandat s’achève en juin et qui est candidate à sa propre succession, a confirmé que les deux médias seraient remplacés par l’hebdomadaire Le Point. « Nous avons été mis devant le fait accompli », a-t-elle déclaré, précisant que Le Monde avait annoncé son retrait en fin de semaine dernière, et Franceinfo au début de cette semaine. Cependant, l’émission sera bien diffusée ce jeudi, a-t-elle dit. Pour sa part, la direction de l’AFP a fait savoir que l’agence de presse maintenait sa participation à l’émission.
« Questions d’info », une interview d’une personnalité politique diffusée chaque jeudi à 20 h 30, animée par des journalistes des quatre médias partenaires, a été lancée en 2004-2005 par LCP et Franceinfo.
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Mise à jour du 18 janvier à 16 heures : Franceinfo n’a pas mis fin au partenariat avec LCP mais a simplement suspendu sa participation, comme la chaîne nous l’a fait savoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Les occupants de la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes ont fêté l’abandon du projet d’aéroport, mercredi 17 janvier.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le niveau trop élevé de rémunération des travailleurs les moins qualifiés expliquerait leur chômage. A moins que celui-ci soit dû au déclassement des salariés plus qualifiés, s’interroge l’économiste Jean Vercherand dans une tribune au « Monde ».
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« Il faudrait comprendre pourquoi, tout d’un coup, le smic est devenu un problème »

Le niveau trop élevé de rémunération des travailleurs les moins qualifiés expliquerait leur chômage. A moins que celui-ci soit dû au déclassement des salariés plus qualifiés, s’interroge l’économiste Jean Vercherand dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 12h28
    |

Jean Vercherand (Economiste et historien à l’Institut national de la recherche agronomique)







                        



                                


                            
Tribune. Comme le montre à nouveau le récent débat sur les modalités de la revalorisation du salaire minimum, certains économistes justifient leurs critiques contre le smic par le fait qu’il réduit l’employabilité des chômeurs ne disposant que d’une faible qualification. Cette dernière ne leur permettrait pas de dégager une productivité (marginale) qui soit égale ou supérieure au salaire minimum. Aussi, pour résorber ce chômage, il faudrait soit améliorer la qualification professionnelle de ces travailleurs, soit baisser le niveau du salaire minimum. C’est, à notre avis, en rester à l’apparence des choses.
Si on étudie l’histoire de l’enseignement général et professionnel, on s’aperçoit que, pour la grande masse des salariés, leur formation s’est effectuée uniquement sur le tas, jusqu’à très récemment. Pourtant, cela n’a pas empêché l’économie de connaître des mutations technologiques de grande ampleur depuis l’aube de la révolution industrielle. A chaque fois, les entreprises et les travailleurs ont su s’adapter.

Prenons par exemple la main-d’œuvre qui a « réalisé » les « trente glorieuses », celle qui était en activité en 1960, en plein cœur de cette période de mutations intenses. On constaterait probablement que 85 %, voire 90 % des actifs n’avaient pas dépassé le niveau du certificat d’études primaires – sachant que tous ne l’avaient pas – et ne possédaient strictement aucune formation professionnelle initiale au moment d’entrer dans la vie active. Sans compter les travailleurs immigrés ne pratiquant pas ou peu la langue du pays d’accueil, parfois analphabètes, que les entreprises ont alors recrutés massivement.
Phénomène de déclassement
Ce sont les générations nées après la seconde guerre mondiale, surtout après 1950, qui ont bénéficié d’une formation nettement plus importante que leurs prédécesseurs nés avant guerre. Or, paradoxalement, ce sont ces générations qui se sont trouvées confrontées à la montée du chômage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Dans la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, que le gouvernement ­souhaite voire évacuée fin mars, a lieu depuis dix ans une expérience politique ­singulière. Quels sont les fondements de ce mouvement, et ses points ­communs avec l’occupation du Larzac dans ­les années 1970 ?
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                   
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Notre-Dame-des-Landes, Larzac : mêmes combats ?

Dans la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, que le gouvernement ­souhaite voire évacuée fin mars, a lieu depuis dix ans une expérience politique ­singulière. Quels sont les fondements de ce mouvement, et ses points ­communs avec l’occupation du Larzac dans ­les années 1970 ?



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h02
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Le gouvernement Macron a donc tranché : il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Au cœur du bocage nantais, sur ces 1 650 hectares dont l’Etat possède la ­majeure partie, quelques centaines de paysans et militants opposés au projet occupent depuis des années le terrain, en toute illégalité. Pour eux comme pour la ZAD (« zone d’aménagement différé » pour les promoteurs de l’aéroport, devenue « zone à défendre » pour ses habitants), l’avenir reste à écrire et certains redoutent de devoir quitter les lieux d’ici le printemps, de gré ou de force.
Mais aujourd’hui, l’heure est à la victoire. Leur victoire. Comment croire en effet que le gouvernement aurait renoncé à ce projet sans la mobilisation qu’ils ont initiée, et sans le soutien d’une ampleur inattendue dont ils ont bénéficié ces dernières années ? Une conclusion qui rappelle singulièrement celle obtenue en 1981 par les opposants à l’extension du camp militaire du Larzac, après dix années de mobilisation.

« Monsieur le Président, mon cher camarade, cher François, (…) vous êtes face à un nouveau Larzac ! », assurait, dans une lettre ouverte adressée en octobre 2012 à François Hollande, son ancien camarade de promotion à l’ENA Patrick Warin, en lui enjoignant d’abandonner le projet d’aéroport. Mais l’héritage est-il réel ou seulement symbolique ? Dans quelle mesure ce qui s’est joué ces dernières années à Notre-Dame-des-Landes est-il comparable à la lutte d’occupation menée dans les années 1970 sur le causse de l’Aveyron, au cri de « Gardarem lo Larzac » ?
Aux bâtons qui martelaient le sol lors des marches vers Paris des paysans aveyronnais répondent aujourd’hui les centaines de bouts de bois fichés en terre dans le bocage nantais
Une certitude : en signant un engagement commun à « repousser toute tentative de séduction ou d’intimidation et toute offre d’achat de nos terres de la part de l’armée et toute indemnisation », les 103 éleveurs de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Privilégier l’autoproduction, limiter les dépenses, adopter un fonctionnement coopératif... La sociologue étudie les pratiques qui s’inventent sur la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs en France.
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Geneviève Pruvost : « La ZAD de Notre-Dame-des-Landes rend visible toute une palette de modes de vie »

Privilégier l’autoproduction, limiter les dépenses, adopter un fonctionnement coopératif... La sociologue étudie les pratiques qui s’inventent sur la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs en France.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h02
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Geneviève Pruvost est chargée de recherches au Centre d’étude des mouvements sociaux de l’Ecole des hautes études en sciences sociales.
« Décroissants », « utopistes », « écolos radicaux » : quel est le dénominateur commun à ceux qui choisissent aujourd’hui des modes de vie radicalement alternatifs ?
Cette population entend mettre son mode de vie en cohérence avec sa pensée politique, dans des domaines aussi variés que le rapport au travail ou à l’argent, la manière de se nourrir, l’occupation de l’espace ou les relations sociales. Il s’agit de vivre autrement en limitant les dépenses et en augmentant la part d’auto­production au sein d’un fonctionnement horizontal et coopératif, avec une prédilection pour les groupes de petite taille.
Quelles sont les lignes de fracture qui divisent ces adeptes de la décroissance ?
Elles sont essentiellement de trois ordres. Le premier clivage concerne l’engagement dans la vie marchande et salariale : il y a des alternatifs qui vivent en squat, de récupération et du RSA ­ [revenu de solidarité active], tandis que d’autres sont autoentrepreneurs, membres d’une SCOP ­ [société coopérative et participative], salariés à mi-temps ou vendeurs de leur production en vente directe.
Le second clivage porte sur le niveau de collectivisation. Certains sont propriétaires de leur terrain, y construisent un habitat léger et pratiquent un haut degré d’hospitalité. D’autres choisissent un projet plus collectif et mettront leurs ressources en commun. D’autres encore, comme une partie des habitants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, militent pour une étatisation des terres, mises à disposition et autogérées par leurs locataires, à l’image de ce qui existe au Larzac.

Le troisième clivage important concerne le niveau d’exigence écologique, plus ou moins élevé en termes d’énergie, d’alimentation, de consommation. Mais tous ces « alternatifs du quotidien »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Cédric Pietralunga, journaliste au service politique du « Monde », a répondu aux questions des internautes après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
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Notre-Dame-des-Landes : « La décision prise par l’exécutif est la moins risquée pour lui »

Cédric Pietralunga, journaliste au service politique du « Monde », a répondu aux questions des internautes après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 13h55
   





                        


Cédric Pietralunga, journaliste au service politique du Monde, a répondu aux questions des internautes après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Bernard : Est-ce que la décision d’abandonner le projet ne met pas le président et le gouvernement en difficulté puisque le résultat de la consultation était en faveur de la construction de l’aéroport ?
Cédric Pietralunga : Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était à plusieurs reprises prononcé en faveur de la construction de l’aéroport, estimant qu’il fallait respecter le référendum local organisé en 2016. On peut donc y voir un reniement de sa part et c’est d’ailleurs l’angle d’attaque choisi par l’opposition.
Pour autant, le chef de l’Etat et le premier ministre estiment que le procès en trahison qui leur est intenté n’aura pas d’impact dans l’opinion qui, au contraire, sera redevable à l’exécutif d’avoir enfin pris une décision sur un dossier ouvert il y a un demi-siècle et qui empoisonnait les gouvernements depuis une quinzaine d’années.

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Ugo : Lors de son discours, Edouard Philippe a très peu mis en avant les arguments écologiques. Peut-on qualifier cette décision de victoire de Nicolas Hulot ?
La décision de ne pas construire d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes est incontestablement une victoire pour Nicolas Hulot, même s’il ne faisait pas partie des plus farouches opposants au projet parmi les écologistes. Elle lui permet d’afficher une victoire alors que le ministre de la transition écologique est régulièrement accusé depuis le début du quinquennat de servir de caution verte à Emmanuel Macron.
Pour autant, Nicolas Hulot et ses soutiens ne font pas de triomphalisme, estimant qu’ils ont d’autres arbitrages à gagner (fermeture de centrales nucléaires, baisse de la part du diesel dans le parc automobile, etc.) avant la fin du quinquennat.

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Maxime : Le renoncement à la construction de NDDL ne s’inscrit-il pas dans la logique de réexamen attentif de tous les grands projets d’infrastructures français ?
Le gouvernement a en effet indiqué dès le début du quinquennat que la priorité n’était plus à la construction de grands projets d’infrastructures, davantage pour des raisons budgétaires que par conviction écologique d’ailleurs. L’abandon de NDDL peut être analysé à travers ce prisme, même si le coût du renoncement sera sans doute élevé : certains évoquent un montant de quelque 350 millions d’euros que l’Etat devra verser à Vinci, qui s’était vu attribuer le projet.
Pour autant, tous les grands projets d’infrastructures ne sont pas enterrés : en 2017, Emmanuel Macron a ainsi assuré à Paolo Gentiloni, le président du conseil italien, que le chantier ferroviaire Lyon-Turin n’était pas abandonné.
Philippe D : Je pense que le retrait du gouvernement est lié au fait que nous n’avons pas les forces de l’ordre nécessaires pour évacuer et sécurisé pendant des mois un chantier aussi vaste. C’est une marche arrière difficile à admettre, non ?
L’aspect sécuritaire a bien évidemment compté dans la décision prise par l’exécutif. Tous les acteurs du dossier s’accordaient à dire qu’évacuer la zone de NDDL de ses zadistes et les empêcher d’y revenir nécessiterait la présence durable de plusieurs milliers de représentants des forces de l’ordre – certains évoquaient le chiffre de 3 000. Un effort financier et humain difficile à tenir alors que la France est sous la menace du terroriste et que les forces de l’ordre sont mobilisées depuis plusieurs années sur l’ensemble du territoire.

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Thierry : Il semble que l’opinion soit plutôt favorable à la décision annoncée par le premier ministre. Est-ce que l’on ne surjoue pas un peu les aspects polémiques dans ce dossier ?
C’est le pari d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe : convaincre les Français que c’est le fait de prendre une décision qui est important et non pas la décision elle-même. Selon les sondages publiés depuis hier soir, mais qui méritent d’être affinés compte tenu du court délai dans lequel ils ont été réalisés, le pari semble pour l’instant gagnant, une majorité de personnes interrogées se déclarant satisfaites de la décision de l’exécutif.
Gigi : L’annonce de l’arrêt du projet est souvent présentée comme un déni de démocratie après le référendum. Pourriez-vous rappeler que ce référendum n’était pas unanime (46 % de non) et surtout sujet à caution du fait du périmètre de vote ?
Le référendum local décidé par François Hollande et organisé en 2016 a effectivement donné un résultat serré : le oui ne l’a emporté qu’à 55,17 % des voix. Concernant le périmètre du vote, il a été critiqué mais ses partisans estimaient qu’il fallait à un moment choisir et que consulter uniquement les habitants de Loire-Atlantique avait l’avantage de la cohérence.
Cet argument est néanmoins repris aujourd’hui par l’Elysée afin d’expliquer qu’Emmanuel Macron n’a pas changé d’avis sur le sujet par rapport à ses propos de campagne… mais qu’il ne maîtrisait pas l’ensemble des paramètres du dossier, et notamment celui des conditions du vote au référendum.
Emily : Le gouvernement n’a-t-il finalement pas pris la décision la moins coûteuse politiquement ? Hulot ne démissionne pas, la gauche et les écologistes approuvent, la tension baisse sur le terrain…
La décision prise par l’exécutif est sans doute celle qui est la moins risquée pour lui. Ces dernières semaines, les proches d’Edouard Philippe et d’Emmanuel Macron expliquaient que les deux options étaient étudiées en détail et que, in fine, ce serait celle qui comporterait le plus d’occurrences dans la colonne « + » qui l’emporterait. Les considérations politiques ont beaucoup pesé dans cette décision.
Rom21 : Cette décision ne permet-elle pas également à l’exécutif de donner des gages à la gauche de son électorat alors que la rhétorique de « président des riches » est toujours présente ? Inversement, ne peut-elle pas donner un nouvel élan à une opposition de droite qui met en avant le déficit d’autorité de l’Etat et le déni de démocratie ?
Il est difficile de répondre à cette question car le projet de NDDL transcendait le traditionnel clivage droite-gauche. Le président socialiste du conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, et la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, faisaient partie des plus farouches soutiens au projet. De la même façon, dire que renoncer à un projet d’infrastructure est une position de gauche plutôt que de droite me semble un peu rapide.

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Par contre, vous avez raison, le fait de donner satisfaction aux zadistes présents sur le site, qui ont exprimé leur joie à l’annonce du renoncement, et ce malgré une déclaration d’utilité publique et quelque 178 décisions de justice favorables au projet, donne un angle d’attaque idéal à la droite, qui peut facilement accuser Emmanuel Macron de ne pas être légitimiste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Editorial. Pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouvait le dossier de l’aéroport NDDL, Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont procédé à une analyse coûts-bénéfices approfondie.
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Notre-Dame-des-Landes : un atterrissage maîtrisé

Editorial. Pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouvait le dossier de l’aéroport NDDL, Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont procédé à une analyse coûts-bénéfices approfondie.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 14h29
   





                        



   


Editorial du « Monde ». L’on ignore si, à leurs moments perdus, le président de la République et le premier ministre pratiquent ce nouveau loisir en vogue que sont les ­« escape games » : ce jeu en équipes consiste à relever quelques défis et à résoudre un certain nombre d’énigmes permettant de trouver la sortie d’un espace clos dans un temps limité. Emmanuel Macron et Edouard Philippe y seraient sans aucun doute performants, si l’on en juge par la manière dont ils viennent de dénouer ­l’invraisemblable pataquès de Notre-Dame-des-Landes.
En effet, cela fait un demi-siècle que ce site a été retenu pour construire un nouvel aéroport régional, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes. Une zone d’aménagement différé (ZAD) a été créée dès 1974 pour l’accueillir. Mis en sommeil, le projet a été relancé en 2000 par le gouvernement Jospin et déclaré d’utilité publique en 2008 par le gouvernement Fillon.

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Objet de quelque 180 recours (tous écartés par la justice), soutenu par bon nombre des élus locaux, approuvé à 55 % par les habitants de Loire-Atlantique lors d’une consultation en juin 2016, cet aménagement se heurtait à une opposition virulente : quelques centaines de « zadistes » radicaux qui occupent les lieux depuis des années et des militants écologistes (mais pas seu­lement) qui jugeaient le futur aéroport surdimensionné, excessivement coûteux et nuisible pour l’environnement. Bref, le dossier était dans l’impasse.
Pour en sortir, le gouvernement, premier ministre en tête, a donc tranché, sur la base d’un rapport d’experts qui lui a été remis il y a un mois et après d’intenses consultations avec toutes les parties prenantes. Mercredi 17 janvier, il a annoncé l’abandon du projet Notre-Dame-des-Landes et préconisé le ­développement et la modernisation de l’actuel aéroport de Nantes. Qu’elle relève d’une réelle hésitation ou d’une soigneuse mise en scène, cette décision repose, en tout cas, sur une analyse coûts-bénéfices approfondie.
Coûts politiques
Les coûts possibles sont surtout politiques. Le candidat Macron avait dit, durant la campagne présidentielle, son intention de respecter le résultat de la consultation de 2016. Cela valait approbation du projet de nouvel aéroport. L’abandonner aujourd’hui revient à renier cet engagement et à bafouer la démocratie, martèle donc désormais la droite, trop heureuse de trouver enfin un angle d’attaque contre cet insaisissable président. Et pour faire bon poids, elle ajoute le défaut d’autorité de l’Etat qui a préféré ­capituler devant quelques « zadistes » au détriment de l’intérêt général supposé. Quant aux élus locaux, largement favorables au projet, ils s’insurgent contre le mépris dont ils s’estiment victimes.

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A l’inverse, le gouvernement souligne avec énergie, et non sans raison, que sa décision est courageuse, ferme et raisonnable. De fait, contrairement à ce qu’avaient fait ses prédécesseurs depuis des années, il a enfin tranché plutôt que de laisser pourrir davantage encore ce dossier. Il a clairement averti les occupants illégaux du site qu’ils devraient quitter les lieux, appelés à retrouver leur vocation agricole, d’ici au printemps – et cela n’est pas sans risques. Il s’engage enfin à ouvrir rapidement le chantier du développement de l’aéroport existant pour répondre aux besoins de la région et il ne doute pas que, passé leur frustration, les élus locaux s’y associeront.

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Sur un terrain aussi miné que le bocage nantais, l’atterrissage était périlleux. Il a été habilement maîtrisé.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le secteur du transport, 5 millions d’emplois directs dans l’UE, risque de diviser l’Est et l’Ouest en 2018.
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Après le travail détaché, le transport, prochaine pomme de discorde au sein de l’Union européenne

Le secteur du transport, 5 millions d’emplois directs dans l’UE, risque de diviser l’Est et l’Ouest en 2018.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 11h28
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Après le travail détaché, qui a polarisé les débats bruxellois tout au long de 2017, c’est le secteur du transport, 5 millions d’emplois directs dans l’Union européenne (UE), qui risque de diviser l’Est et l’Ouest en 2018. Et peut-être plus brutalement encore. « C’est simple, je ne vois pas comment on va pouvoir s’entendre ; pour l’instant, les positions semblent irréconciliables », explique une source au Parlement européen.
En mai 2017, la Commission européenne a présenté une série de propositions législatives sur le transport, allant de la réduction des émissions de CO2 à l’amélioration de la compétitivité, en passant par la mutation numérique et – sujet encore plus sensible – les conditions de travail des chauffeurs. Théoriquement, dans une opération de transport international, c’est la directive sur le travail détaché de 1996 qui s’applique (sa révision n’étant toujours pas actée à Bruxelles), dès que le camion franchit la frontière d’un Etat membre. Le chauffeur est alors payé au salaire minimum du pays traversé sur la durée du trajet.

Dans les faits, cette législation est très peu appliquée, étant donné la complexité de sa mise en œuvre. D’où les vives tensions apparues ces dernières années. Les PME françaises, belges ou autrichiennes de transport ont été concurrencées par des lettones, hongroises ou tchèques, qui ont tiré avantage des bas salaires de leurs conducteurs. Surtout lors des opérations de cabotage, quand un transporteur européen effectue une livraison à l’intérieur d’un Etat de l’UE qui n’est pas le sien.
Contraintes multipliées
Se voulant réaliste et équilibrée, la Commission a recommandé l’application des conditions du détachement aux conducteurs, seulement si leur opération de transport international excède trois jours (par mois) dans un pays membre. Ce seuil, retenu après des pressions de Paris (Bruxelles travaillait plutôt sur cinq jours), a suscité de vives protestations en France, mais aussi dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Accusés de dumping social et fiscal, les ex-pays de l’Est, qui n’ont pas encore rattrapé le niveau de vie de occidental, se sentent floués.
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Entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest, le fossé se creuse

Accusés de dumping social et fiscal, les ex-pays de l’Est, qui n’ont pas encore rattrapé le niveau de vie de occidental, se sentent floués.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h01
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
                                Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

La Bulgarie, l’Autriche et la Roumanie vont se succéder à la présidence de l’Union européenne dans les dix-huit prochains mois. Ce décentrage vers l’est des centres de décision européens permettra-t-il de réduire le fossé qui s’est creusé avec l’Europe de l’Ouest ? La crise des migrants a exacerbé cette division, certains Etats de l’Est refusant catégoriquement d’accueillir des réfugiés. Les dérives illibérales de la Hongrie et de la Pologne n’ont rien arrangé.
Mais c’est sur le front économique que la division est la plus manifeste entre les économies des pays fondateurs et celles, toujours en rattrapage, des ex-pays du bloc soviétique, entrés dans le club lors des phases d’élargissement de 2004 (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie), 2007 (Bulgarie, Roumanie) et 2013 (Croatie).
La révision de la directive sur le travail détaché, une priorité d’Emmanuel Macron (et de François Hollande, avant lui) a polarisé les débats pendant des mois. Finalement, seuls quatre pays ont voté contre au Conseil (dont la Pologne et la Hongrie). Mais l’affrontement pourrait reprendre au printemps sur les conditions de travail des chauffeurs routiers.
« Démantèlement de l’Union »
Quelles sont les principales lignes de fracture, et pourquoi ? A Paris, Berlin et Bruxelles, on accuse Budapest et Varsovie d’abuser de la libre circulation des services et des personnes, en contournant la directive sur le détachement de 1996, qui impose que le travailleur étranger soit payé au salaire minimum du pays d’accueil. Depuis Bucarest, fin août 2017, Emmanuel Macron avait fustigé ce « dumping social et fiscal », qui pourrait conduire à un « démantèlement de l’Union ».

Pas du tout, répond-on à l’Est : s’il existe des entorses aux directives, elles doivent être sanctionnées. Mais le fait que les salaires y restent bien inférieurs à ceux de l’Ouest n’a rien à voir avec du dumping,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le ministre de l’écologie fait profil bas et assure ne pas avoir fait pression sur le premier ministre qui a annoncé mercredi qu’il n’y aurait pas de nouvel aéroport.
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Abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes : la victoire discrète de Nicolas Hulot

Le ministre de l’écologie fait profil bas et assure ne pas avoir fait pression sur le premier ministre qui a annoncé mercredi qu’il n’y aurait pas de nouvel aéroport.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h34
    |

            Audrey Garric








                        



   


Nicolas Hulot a remporté un succès politique majeur avec l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, bien qu’il s’en défende et fasse profil bas. Dans un entretien au Parisien paru jeudi 18 janvier, le ministre de la transition écologique et solidaire assure que ce n’est « la victoire de personne aujourd’hui » et qu’il aurait préféré « qu’une solution qui fasse un large consensus se dégage d’elle-même ». « Je n’ai pas fait reculer Edouard Philippe », a-t-il martelé le même jour au micro de RTL.
Le ministre, qui nie catégoriquement avoir conditionné son maintien dans le gouvernement à l’abandon du projet, assure « s’être effacé » et « en aucun cas avoir fait pression » sur la décision du premier ministre, qui n’était « pas évidente ». Il avoue même avoir eu quelques doutes en écoutant les arguments des élus favorables à Notre-Dame-des-Landes, notamment sur le déni démocratique – en juin 2016, les électeurs de Loire-Atlantique s’étaient prononcés à 55 % pour le projet de transfert.

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                Notre-Dame-des-Landes : l’exécutif fait le pari du renoncement



« Soulagement »
Reste qu’il reconnaît « ressentir du soulagement ». « C’est la moins mauvaise des solutions qui a été retenue, assure au Parisien celui qui a toujours été opposé au nouvel aéroport. Ce projet, conçu au milieu du XXe siècle pour accueillir le Concorde, n’était plus en phase avec les enjeux écologiques du XXIe siècle, ni avec les besoins du territoire, qui sont réels. »
Comme le premier ministre mercredi, Nicolas Hulot a redit que « ceux qui occupent illégalement » la ZAD, environ 300 personnes, devront partir d’ici au printemps et rendre le réseau routier de nouveau accessible « dans un délai de quelques jours ». Il appelle par ailleurs à l’apaisement : « S’il n’y a pas de provocation sur place, si tout le monde respecte la loi, je ne vois pas pourquoi il y aurait un recours à la force. » « Mais l’Etat ne tolérera aucune exaction ni aucune forme de pression », prévient-il.
Le ministre juge enfin qu’« il y a des leçons à tirer » de cette affaire. « On ne peut plus laisser s’enliser des dossiers contestés pendant des décennies », assure-t-il, remettant sur la table le chantier d’une nouvelle démocratie participative, déjà ouvert par François Hollande après la mort du manifestant Rémi Fraisse à Sivens fin 2014 : « A l’avenir, les élus locaux devront écouter davantage les critiques et les oppositions et ne pas proposer à leurs administrés un projet déjà ficelé à l’avance comme cela pourrait être le cas dans d’autres projets en France. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Quelles seront les conséquences politiques de l’abandon du projet d’aéroport ? Cédric Pietralunga, journaliste au service politique, a répondu à vos questions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La formation centriste présidée par Jean-Christophe Lagarde sort d’une année éprouvante.
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Amputée de ses deux ailes, l’UDI cherche un point d’atterrissage

La formation centriste présidée par Jean-Christophe Lagarde sort d’une année éprouvante.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 09h51
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Pour la cuvée 2018 des vœux de l’UDI, mercredi 17 janvier, Jean-Christophe Lagarde, le président du parti centriste, a décidé de commencer par donner la parole au député de Loir-et-Cher Maurice Leroy, alias « Momo ». « L’homme de la bonne humeur dans le parti, même quand les choses vont mal », selon M. Lagarde. C’est donc que l’heure est grave.
Fondée en 2012 par Jean-Louis Borloo, l’UDI se félicite de compter dans ses rangs un nombre de parlementaires historique pour elle. Mais son espace politique a été considérablement réduit par l’élection d’Emmanuel Macron comme président de la République.
« Il occupe l’espace du centre. Dire le contraire serait mentir comme un arracheur de dents, concède M. Leroy. Mais je pense que les gens préfèrent l’original à la copie. Nous étions macronistes avant lui. »
Ce qui ne change rien à la sévérité de la gueule de bois.
« L’année 2017 a été très difficile pour notre famille politique », souligne M. Lagarde. En effet, l’UDI a soutenu un candidat – François Fillon (Les Républicains) – qui ne s’est pas qualifié pour le second tour de la présidentielle ; le Parti radical, une composante du parti centriste, a quitté le navire pour former une nouvelle famille avec les radicaux de gauche ; et le Nouveau Centre, d’Hervé Morin – rebaptisé Les Centristes –, s’en est allé lui aussi, et chemine en direction du président de LR, Laurent Wauquiez.
« La multiplication de nos chapelles, de nos luttes internes, nous a paralysés, reconnaît M. Lagarde. Nous avons subi cette année sans jamais réussir à imprimer. » « Le jour où on arrêtera de faire comme les écolos – ils sont trois, ils font quatre courants –, on pèsera davantage », ajoute M. Leroy. Une note d’espoir, peut-être ? « Notre mouvement politique a été moins touché que le PS, que LR », veut croire M. Lagarde, espérant récupérer des frondeurs de M. Wauquiez.
« Orientation sélective »
Forts...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Après une quasi-absence à la fin de l’année 2017, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon met toutes ses forces contre la réforme de l’accès à l’université.
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Les « insoumis » en quête de batailles

Après une quasi-absence à la fin de l’année 2017, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon met toutes ses forces contre la réforme de l’accès à l’université.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 12h33
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Mais où était passée La France insoumise (LFI) ? Après une rentrée de septembre où le mouvement de Jean-Luc Mélenchon était omniprésent sur le front social à la faveur de l’opposition aux ordonnances réformant le code du travail, LFI a traversé une sorte de trou d’air à la fin de l’année. On a, en effet, très peu entendu les « insoumis » sur deux débats qui ont agité la société française : la laïcité et la libération de la parole des femmes. Une absence qui coïncidait avec un aveu d’impuissance de la part de Jean-Luc Mélenchon, qui avait reconnu samedi 28 octobre au micro de France info un échec face à Emmanuel Macron lors du premier affrontement social du quinquennat.
Le rebond apparaît, aujourd’hui, obligatoire, pour revenir sur le devant de la scène politique alors que M. Mélenchon doit présenter ses vœux vendredi à Marseille. Pour nombre de cadres « insoumis », LFI était pourtant bien présente sur les débats sociétaux de l’automne. « On est intervenus sur tous les sujets. On a signé très tôt [le 26 octobre] une tribune dans Le Monde de tout le groupe à l’Assemblée contre le harcèlement sexuel, Jean-Luc Mélenchon en a parlé lors de son discours à la convention à Clermont-Ferrand, fin novembre 2017 », note Bastien Lachaud, député de Seine-Saint-Denis. 
« Je me suis beaucoup exprimée là-dessus, abonde Clémentine Autain, elle aussi députée de ce département. C’est un mouvement de la société qu’il faut accompagner. » Quant à la laïcité, pas question de rentrer, selon LFI, « dans l’agenda et la stratégie de Manuel Valls », qui se sert de ce thème « pour diviser ». Surtout, plusieurs lignes existent au sein de LFI sur ce sujet et personne ne voulait mettre au jour des divergences qui sont, pour l’instant, mises sous le boisseau en interne.
Des limites à l’organisation horizontale
Pas de hiérarchie entre les sujets, donc, mais une priorité donnée à certains d’entre eux....




                        

                        

