<FILE-date="2018/01/18/19">

<article-nb="2018/01/18/19-1">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ La future loi mobilité devrait favoriser la mise en place de péages urbains en France, selon la ministre des transports, Elisabeth Borne.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Comment fonctionnent les péages urbains ?

La future loi mobilité devrait favoriser la mise en place de péages urbains en France, selon la ministre des transports, Elisabeth Borne.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h19
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Comment restreindre embouteillages et pollution ? Le péage urbain pourrait être un élément de réponse. La ministre des transports, Elisabeth Borne, a annoncé dans Les Echos, mardi 16 janvier, que la loi mobilité, qui devrait être présentée au printemps, facilitera la mise en place du dispositif, aujourd’hui très limité en France.

        Lire :
         

          L’exécutif veut faciliter la mise en place de péages urbains



Mis en place à Londres, à Milan et dans plusieurs villes des pays nordiques, le péage urbain peut coûter cher aux automobilistes mais, sous forme d’éco bonus, il peut aussi leur rapporter de l’argent.
Quels sont les tarifs des péages urbains en Europe ?
Les péages urbains existent depuis les années 1980 et on en trouve plusieurs exemples en Europe. Le principe est simple : les automobilistes doivent s’acquitter d’une taxe en entrant dans la zone réglementée. Le paiement peut se faire soit par prélèvement automatique, par le biais d’un portique qui identifie les plaques d’immatriculation, soit en espèces, avec un parcmètre par exemple. Les modalités de fonctionnement sont presque aussi nombreuses qu’il y a de péages. Le prix peut :
être à la journée, comme à Londres ;diminuer aux heures creuses, comme à Stockholm ;augmenter en fonction du temps passé sur place, comme à La Valette (Malte), où le prix est compté par demi-heure.
De manière générale, l’accès est gratuit le soir et le week-end.


	#container_15161968468{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15161968468{
		height:500px;
	}
	#container_15161968468 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15161968468 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15161968468.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15161968468.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15161968468 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



13 € pour circuler au centre de Londres
Coup d’œil sur le prix des péages urbains de nos voisins européens. Le tarif peut varier selon le temps passé sur place, les horaires ou le nombre de passages.





require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15161968468",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#f19300","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  €",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  €",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["La Valette (Malte)","Stockholm","Durham (Royaume-Uni)","Oslo","Milan","Londres"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: 3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Tarif ",
    "color": "#f19300",
    "data": [
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        2
      ],
      [
        "",
        2.3
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        13
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " €",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Mais ce système peut aussi représenter un obstacle financier, comme à Londres. Alors que le tarif y est déjà élevé comparé aux autres pays européens, depuis octobre 2017, une taxe supplémentaire de 11 euros s’applique pour les véhicules polluants — plus précisément ceux mis en circulation avant 2006. Le péage urbain est d’ailleurs souvent accusé d’instaurer une barrière financière et, de fait, sociale.
Un argument à relativiser, à Paris par exemple, un sondage réalisé par la Ville auprès de plus de 1 000 conducteurs, en septembre, met en avant que 65 % des personnes qui circulent dans Paris font partie des catégories socioprofessionnelles favorisées (cadres, chefs d’entreprise, etc.) et seraient donc les personnes les plus touchées par un péage urbain.
Ce dispositif peut-il être mis en place en France ?
En France, pour les agglomérations de plus de 300 000 habitants, il est possible de mettre en place ce système mais seulement dans le cadre d’une expérimentation de trois ans. Avec la future loi mobilité, le dispositif devrait être élargi afin d’encourager les modes de transport plus propres.
Il n’y a pas encore d’exemple français, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, a affirmé en octobre qu’elle ne voulait pas instaurer un péage urbain. Mais l’Eurométropole de Lille pourrait être la première à en instaurer un. Enfin presque, puisqu’il s’agirait plutôt de l’inverse : un éco bonus mobilité qui récompenserait financièrement les automobilistes qui évitent de prendre leur voiture aux heures de pointe.
A Rotterdam, un éco bonus de 3 euros pour les automobilistes
Gratifier plutôt que punir, c’est le pari qu’ont fait les Pays-Bas, comme à Rotterdam, où un péage positif est en place. Les automobilistes qui ne prennent pas l’autoroute pendant les heures de pointe sont crédités de 3 euros grâce à un portique qui identifie les plaques d’immatriculation ou de 3,50 euros sur leur carte de transports en commun.
Et pour la ville, ces rétributions coûtent finalement moins cher que la création de nouvelles infrastructures. La commune de Boulogne-Billancourt a d’ailleurs expérimenté le dispositif durant l’été sur un panel d’une cinquantaine d’automobilistes, avec le financement de la Société du Grand Paris, sans aller plus loin pour l’instant.

        Lire aussi :
         

                11/14 Un « péage positif » anti-bouchons va être testé en Ile-de-France



Les péages urbains sont-ils efficaces ?
La société Egis, qui gère le système de Rotterdam, estime que le trafic a été réduit de 5 à 8 % durant les heures de pointe, soit 4 100 trajets évités chaque jour et 27 % de temps en moins perdu sur la route.
A Londres, 80 000 voitures en moins chaque jour
A Londres, qui possède un péage urbain depuis 2003, le nombre de cyclistes qui prennent le vélo au moins une fois par jour a augmenté de 53 % en moyenne, entre 2005 à 2015. Le trafic a lui été réduit de 21 % entre 2000 et 2015, selon le rapport de 2016 de la société Transport for London.
Cela a permis de réduire les émissions de CO2 de 19 %, selon le site Urban Access Regulation du cabinet d’experts Sadler Consultants Ltd. Le site présente l’impact des péages urbains en Europe et a recensé les villes où l’accès au centre-ville est réglementé pour limiter la pollution.






                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-2">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le ministère de la transition écologique et solidaire veut limiter dans le temps les recours contre les parcs éoliens, alors que la France est à la traîne dans le développement du secteur.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Le plan du gouvernement pour multiplier les éoliennes

Le ministère de la transition écologique et solidaire veut limiter dans le temps les recours contre les parcs éoliens, alors que la France est à la traîne dans le développement du secteur.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h26
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h33
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


C’est l’une des priorités de Nicolas Hulot : le développement à grande échelle des énergies renouvelables, avec la volonté de rattraper le retard pris par la France, en particulier dans le domaine éolien. La France compte aujourd’hui quelque 6 000 éoliennes installées, mais elles ne produisent que 4 % de l’électricité du pays. L’objectif fixé est de quasi doubler la capacité installée d’ici à 2023.

        Lire notre dossier :
         

          Pourquoi l’éolien français manque de souffle



Le secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a présenté, jeudi 18 janvier, les propositions du groupe de travail sur l’éolien mis en place par le gouvernement. Ces idées devraient être reprises rapidement par l’exécutif.
Les propositions présentées s’articulent autour de deux axes principaux : simplifier les procédures et permettre une meilleure intégration des éoliennes dans les territoires.
Gagner du temps. C’est l’une des difficultés majeures qui freinent le développement des parcs éoliens en France : les projets mettent entre sept et neuf ans pour se concrétiser, contre trois à quatre ans en Allemagne. Le groupe de travail propose donc de supprimer un niveau de juridiction pour les recours contre des projets éoliens terrestres, comme c’est déjà le cas pour l’éolien en mer. Le gouvernement prévoit aussi de clarifier les règles en matière de renouvellement ou de modification d’un parc éolien. Cela ne nécessitera plus une procédure entièrement nouvelle, longue et coûteuse. Enfin, les contraintes posées par l’aviation civile et le ministère de la défense sont, en partie, allégées.Améliorer l’acceptabilité des éoliennes. Principale proposition du groupe de travail : mieux répartir la fiscalité au profit des communes qui accueillent des éoliennes, alors qu’elles doivent aujourd’hui partager les revenus avec les autres collectivités locales. Par ailleurs, les projets qui ont recours au financement participatif seront favorisés lors des appels d’offres. L’une des critiques des habitants qui vivent non loin d’éoliennes est le balisage lumineux clignotant. La réglementation française permettra désormais un balisage fixe, censé réduire les nuisances lumineuses la nuit.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-3">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ La centrale alsacienne, la plus ancienne du parc nucléaire français, doit être fermée en 2018.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Centrale nucléaire de Fessenheim : en cinq ans, les deux réacteurs ont cumulé 1 044 jours d’arrêt

La centrale alsacienne, la plus ancienne du parc nucléaire français, doit être fermée en 2018.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h17
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h41
    |

                            Les Décodeurs








                        


Dix mois après la signature du décret qui abroge son autorisation d’exploitation, et quarante ans après son ouverture, la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) vit ses derniers mois puisque sa fermeture devrait avoir lieu entre la fin de l’année 2018 et le début de 2019. Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, est allé sur place du 18 au 20 janvier pour rencontrer les différents acteurs du dossier et tenter de le déminer.
Ces dernières années, les jours « d’indisponibilité » des deux réacteurs se sont multipliés. Souvent bénignes, à en croire EDF, parfois « fortuites » (comprendre « liées à l’indisponibilité d’un matériel, à un arrêt automatique » de sécurité), ces indisponibilités atteindront 1 044 jours entre juillet 2013 et mars 2018 — soit près de cinq ans (ou 1 718 jours) — dont :
1 014 jours d’indisponibilité planifiée ;30 jours d’indisponibilité fortuite.
Le réacteur 2 est arrêté depuis le 13 juin 2016 (et a priori jusqu’au 15 mars 2018) en raison d’une « irrégularité dans la fabrication, par l’usine Areva du Creusot, d’une des parties du générateur de vapeur », fait savoir EDF. Par ailleurs, en 2015 la production de Fessenheim a atteint 12,864 térawatt-heure, soit sa deuxième meilleure performance depuis 1977.

 #graphe_fessenheim { border-left: 1px solid #eef1f5; border-right: 1px solid #eef1f5; border-top: 4px solid #16212c; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: 10px 0; width: 100%; color: #16212c; } #graphe_fessenheim .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #graphe_fessenheim .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #graphe_fessenheim .texte { margin: 1rem .5rem; padding: 0 10px; } #graphe_fessenheim .explications { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 20px 0px; padding: 10px; background-color: #f5f6f8; color: #383f4e; text-align: center; font-size: 1.5rem; } .ui-tooltip p:before { color: #a2a9ae; content: '› '; font-family: arial; display: inline-block; font-size: inherit; left: 0; position: relative; width: 9px; font-weight: 400 } .ui-tooltip p.petiteliste { margin-left: 1rem; } .tooltipdecodeurs .titre_tt { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-weight: bold; font-size: 1.5rem; letter-spacing: .07rem; margin: .5rem 0; } .tooltipdecodeurs .gris { color: #a2a9ae; } .tooltipdecodeurs .bulle { border-radius: 50%; width: 1rem; height: 1rem; border: 0; display: inline-block; margin: -.3rem .5rem 0 0; vertical-align: middle; cursor: default; } .tooltipdecodeurs div { display: block!important; } .tooltipdecodeurs { border-radius: 4px; padding: 2rem; position: absolute; z-index: 9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222 } .tooltipdecodeurs .hr { margin-top: 1rem; border-top: 1px solid #e8eaee; padding-bottom: 1rem; } #graphe_fessenheim .source { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #graphe_fessenheim .passelect { -webkit-touch-callout: none; -webkit-user-select: none; -khtml-user-select: none; -moz-user-select: none; -ms-user-select: none; user-select: none; } /* CSS du graphique */ #graphe_fessenheim .legende { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.3rem; margin: 1rem 0; width: 100%; text-align: center; } #graphe_fessenheim .legende div { display: inline-block; } #graphe_fessenheim .legende span.carre { width: 1.7rem; height: 1.7rem; display: inline-block; margin: -.5rem .5rem 0 0; vertical-align: middle; cursor: default; } .chart { font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; } .axis path, .axis line { fill: none; stroke: #000; shape-rendering: crispEdges; } .bar { cursor: pointer; } rect.bar.fortuite { fill: #F19300; } rect.bar.planifiee { fill: #0386c3; } .bar:hover { stroke: rgba(0, 0, 0, .2); stroke-width: 1px; } .y.axis text { font-weight: bold; font-size: 1.5rem; } .x.axis text { font-size: 1.3rem; } /* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { .tooltipdecodeurs { position: fixed; bottom: 0!important; left: 0!important; top: auto!important; right: auto!important; min-width: 100%!important; border-radius: 0; padding: 1.5rem; z-index: 9999; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border-top: 1px solid #e8eaee!important; border-left: 0!important; border-right: 0!important; border-bottom: 0!important; background: #fcfcfd!important; color: #383f4e; } .tooltipdecodeurs:after { content: '×'; position: absolute; top: .5rem; right: .5rem; color: #ccd0d3; font-size: 3rem; } .y.axis text { font-size: 1.3rem; } .x.axis text { font-size: 1.1rem; } #graphe_fessenheim .explications { font-size: 1.3rem; } }
                                                                                
              ▄▓▄                                                               
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌  
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Réacteurs de Fessenheim : 1 044 jours d'arrêt en près de cinq ans
Ce graphique représente les périodes d'arrêt des deux réacteurs nucléaires de la centrale de Fessenheim entre juillet 2013 et mars 2018 (soit 1 718 jours).
Sélectionnez les rectangles pour afficher le détail des arrêts.

 Arrêt fortuit
 Arrêt planifié


Source : EDF


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/3.5.6", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, moment) {


    /*        La localisation de Moment.js        */

    moment.locale('fr', {
        months: "janvier_février_mars_avril_mai_juin_juillet_août_septembre_octobre_novembre_décembre".split("_"),
        monthsShort: "janv._févr._mars_avr._mai_juin_juil._août_sept._oct._nov._déc.".split("_"),
        weekdays: "dimanche_lundi_mardi_mercredi_jeudi_vendredi_samedi".split("_"),
        weekdaysShort: "dim._lun._mar._mer._jeu._ven._sam.".split("_"),
        weekdaysMin: "Di_Lu_Ma_Me_Je_Ve_Sa".split("_"),
        longDateFormat: {
            LT: "HH:mm",
            LTS: "HH:mm:ss",
            L: "DD/MM/YYYY",
            LL: "D MMMM YYYY",
            LLL: "D MMMM YYYY LT",
            LLLL: "dddd D MMMM YYYY LT"
        },
        calendar: {
            sameDay: "[Aujourd'hui à] LT",
            nextDay: '[Demain à] LT',
            nextWeek: 'dddd [à] LT',
            lastDay: '[Hier à] LT',
            lastWeek: 'dddd [dernier à] LT',
            sameElse: 'L'
        },
        relativeTime: {
            future: "dans %s",
            past: "il y a %s",
            s: "%d secondes",
            m: "une minute",
            mm: "%d minutes",
            h: "une heure",
            hh: "environ %d heures",
            d: "une journée",
            dd: "%d jours",
            M: "un mois",
            MM: "environ %d mois",
            y: "un an",
            yy: "environ %d ans"
        },
        ordinalParse: /\d{1}(er)/,
        ordinal: function(number) {
er' : '');
        },
    });

    var largeur = document.getElementById("graphe_fessenheim").offsetWidth;

    var tasks = [{ "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1372756200, "endDate": 1372903200 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1375229400, "endDate": 1375282800 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1380135600, "endDate": 1380240000 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1380814500, "endDate": 1381104000 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1383881700, "endDate": 1383954600 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1385438400, "endDate": 1385467200 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1386000780, "endDate": 1386288000 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1388955600, "endDate": 1388966400 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1390068300, "endDate": 1390204800 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1397066400, "endDate": 1397347200 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1397861100, "endDate": 1397966400 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1418431800, "endDate": 1419020400 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1425085200, "endDate": 1429308600 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1425148800, "endDate": 1425729600 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1429380900, "endDate": 1429381800 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1429593600, "endDate": 1429658400 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1432657200, "endDate": 1432776600 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1432998000, "endDate": 1433001600 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1433329800, "endDate": 1433419200 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1433419200, "endDate": 1433721540 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1437580800, "endDate": 1437962400 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1437789600, "endDate": 1439164800 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1439596800, "endDate": 1440007200 }, { "reacteur": 1, "status": "fortuite", "startDate": 1440753300, "endDate": 1440822600 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1443216600, "endDate": 1443387600 }, { "reacteur": 2, "status": "fortuite", "startDate": 1447755240, "endDate": 1447858800 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1454720400, "endDate": 1462424400 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1463595300, "endDate": 1463681700 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1463681700, "endDate": 1471906800 }, { "reacteur": 2, "status": "planifiée", "startDate": 1465849800, "endDate": 1521072000 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1472256000, "endDate": 1472380200 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1481328000, "endDate": 1483127100 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1491004800, "endDate": 1491670800 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1492543800, "endDate": 1492705800 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1500681600, "endDate": 1506883800 }, { "reacteur": 1, "status": "planifiée", "startDate": 1514372400, "endDate": 1514390400 }],
        taskStatus = {
            "planifiée": "planifiee",
            "fortuite": "fortuite"
        },
        reacteurs = [1, 2];

    d3.gantt = function() {
        var FIT_TIME_DOMAIN_MODE = "fit";
        var FIXED_TIME_DOMAIN_MODE = "fixed";

        var margin = {
            top: 20,
            right: 30,
            bottom: 20,
            left: 80
        };

        var timeDomainMode = FIT_TIME_DOMAIN_MODE; // fixed or fit
        var taskTypes = [];
        var taskStatus = [];
        var width = largeur - margin.right - margin.left - 5;
        var height = (largeur / 2) - margin.top - margin.bottom - 5;

        var tickFormat = function(d) {
            if (largeur             else return moment(d, "X").format("MM/YYYY")
        };
        var yTickFormat = function(d) {
            return "Réact. " + d
        };

        var keyFunction = function(d) {
            return d.startDate + d.reacteur + d.endDate;
        };

        var rectTransform = function(d) {
            return "translate(" + x(d.startDate) + "," + y(d.reacteur) + ")";
        };


        function gantt(tasks) {


            x = d3.scale.linear().domain([d3.min(tasks, function(d) { return d.startDate - (86400 * 15); }), d3.max(tasks, function(d) { return d.endDate; })]).range([0, width]);
            y = d3.scale.ordinal().domain(taskTypes).rangeRoundBands([0, height - margin.top - margin.bottom], .1);

            xAxis = d3.svg.axis().scale(x).orient("bottom").tickFormat(tickFormat).tickSize(4).tickPadding(8).outerTickSize(0).ticks(10);

            yAxis = d3.svg.axis().scale(y).orient("left").tickFormat(yTickFormat).tickSize(0).tickPadding(8).outerTickSize(0);


            var svg = d3.select("#arrets")
                .append("svg")
                .attr("class", "chart")
                .attr("width", "100%")
                .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
                .append("g")
                .attr("class", "gantt-chart")
                .attr("width", width + margin.left + margin.right)
                .attr("height", height + margin.top + margin.bottom)
                .attr("transform", "translate(" + margin.left + ", " + margin.top + ")");

            svg.selectAll(".chart")
                .data(tasks, keyFunction).enter()
                .append("rect")
                .attr("class", function(d) {
                    return "bar " + taskStatus[d.status];
                })
                .attr("title", function(d) {
                    /* dates */
                    deb = moment(d.startDate, "X").format('Do MMMM')
                    fin = moment(d.endDate, "X").format('Do MMMM YYYY')
                    if (moment(d.startDate, "X").format('MMMM') == moment(d.endDate, "X").format('MMMM')) {
                        deb = moment(d.startDate, "X").format('Do')
                    }
                    if (moment(d.startDate, "X").format('YY') != moment(d.endDate, "X").format('YY')) {
                        deb = moment(d.startDate, "X").format('Do MMMM YYYY')
                    }

                    /* tooltip */
Réacteur " + d.reacteur + ""
Indisponibilité " + d.status + ""
"
Du " + deb + " au " + fin
"
Soit " + moment.duration(d.endDate - d.startDate, "s").humanize() + ""
                    return html
                })
                .attr("y", 0)
                .attr("transform", rectTransform)
                .attr("height", function(d) { return y.rangeBand(); })
                .attr("width", function(d) {
                    return Math.max((x(d.endDate) - x(d.startDate)), 2);
                });


            svg.append("g")
                .attr("class", "x axis")
                .attr("transform", "translate(0, " + (height - margin.top - margin.bottom) + ")")
                .call(xAxis);

            svg.append("g").attr("class", "y axis").call(yAxis);

            return gantt;

        };

        gantt.margin = function(value) {
            if (!arguments.length)
                return margin;
            margin = value;
            return gantt;
        };

        gantt.taskTypes = function(value) {
            if (!arguments.length)
                return taskTypes;
            taskTypes = value;
            return gantt;
        };

        gantt.taskStatus = function(value) {
            if (!arguments.length)
                return taskStatus;
            taskStatus = value;
            return gantt;
        };

        gantt.width = function(value) {
            if (!arguments.length)
                return width;
            width = +value;
            return gantt;
        };

        gantt.height = function(value) {
            if (!arguments.length)
                return height;
            height = +value;
            return gantt;
        };




        return gantt;
    };


    var gantt = d3.gantt().taskTypes(reacteurs).taskStatus(taskStatus);
    gantt(tasks);



    /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"    */
    $("#arrets").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.bar",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
    $("#graphe_fessenheim a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });



});





                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-4">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le naufrage d'un pétrolier iranien en mer de Chine orientale a généré en surface quatre nappes d'hydrocarbures de la même superficie globale que la ville de Paris.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ 
<article-nb="2018/01/18/19-5">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le choix fait par le gouvernement de préférer un agrandissement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse beaucoup de questions en suspens.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Calendrier, alternative, coûts : les questions que pose l’abandon de Notre-Dame-des-Landes

Le choix fait par le gouvernement de préférer un agrandissement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse beaucoup de questions en suspens.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h22
   





                        



Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). L’annonce de l’abandon du projet, mercredi 17 janvier, par le premier ministre, Edouard Philippe, met un coup d’arrêt définitif à un débat vieux de cinquante ans. Mais le choix fait par le gouvernement de préférer un réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse de nombreuses questions en suspens.

        Lire :
         

          « Déni de démocratie » ou « décision courageuse », les réactions à l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes affluent



Que va coûter la rupture de contrat avec Vinci ?
Pour l’heure, on ne sait pas à combien peut se monter la facture. Le contrat fixe de manière assez claire le principe d’une compensation en cas de résiliation pour motif d’intérêt général, dans l’article 81, publié au Journal officiel en 2010.
Le ministre des finances, Bruno Le Maire, a annoncé qu’il recevrait jeudi 18 janvier, dans l’après-midi, avec la ministre des transports Elisabeth Borne, le PDG de Vinci, Xavier Huillard, pour parler de l’indemnisation. Bruno Le Maire a précisé que cette réunion avait pour objet, notamment, de « regarder avec lui [Xavier Huillard] comment nous pouvons réduire le coût de cette opération pour le contribuable ». 
Les trois médiateurs mandatés par l’Etat à l’automne 2017 avaient estimé que la somme à verser à Vinci pourrait varier de 0 à 350 millions d’euros. De son côté, l’expert financier des opposants au projet, Jean-Marie Ravier, avait estimé à 250 millions d’euros la facture pour l’Etat, en s’appuyant sur les clauses du contrat de concession.
A Matignon, on avance que les négociations devront tenir compte de plusieurs éléments juridiques qui ont des implications financières. S’agit-il d’un « cas de force majeure » qui oblige à l’abandon du projet ? Est-il annulé pour « motif d’intérêt général » ? Les modalités d’entente avec Vinci détermineront la hauteur de la compensation.
Ce qui est sûr, c’est que Vinci est gestionnaire des aéroports actuels de Nantes, de Rennes et de Saint-Nazaire, et que la société va probablement vouloir rester dans le jeu. L’hypothèse d’une compensation financière semble donc moins probable qu’une négociation. C’était déjà la stratégie choisie par l’Etat en 2014 avec la société Ecomouv après l’abandon du projet d’écotaxe. Plusieurs pistes sont envisageables pour l’Etat, comme l’allongement de la concession accordée à Vinci pour l’aéroport de Nantes-Atlantique, qui risque d’être un enjeu de taille.

        Lire :
         

          Abandon de Notre-Dame-des-Landes : quelle indemnisation pour Vinci ?



L’Etat va-t-il faire des économies en abandonnant le projet de Notre-Dame-des-Landes ?
En mettant de côté ces indemnisations éventuelles avec Vinci, l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes pourrait ne pas être si coûteux pour l’Etat.
Les subventions prévues pour la construction de la tour de contrôle et le raccordement routier à l’aéroport étaient évaluées à 85 millions d’euros pour l’Etat. Les collectivités locales avaient en outre accepté de contribuer à hauteur de 225 millions d’euros le financement du tramway censé desservir le site. Reste à savoir ce que coûtera le réaménagement de l’autre aéroport nantais.
Comment l’aéroport Nantes-Atlantique va-t-il être agrandi et dans quel délai ?
Edouard Philippe a annoncé que, dans « des délais rapides », l’aérogare de Nantes-Atlantique allait être modernisée et que les abords de pistes seraient aménagés afin d’accueillir plus de passagers. On ignore toutefois les détails exacts de ce calendrier gouvernemental.
Dans un second temps, la piste d’atterrissage de l’actuel aéroport nantais devrait être allongée, afin qu’il puisse accueillir neuf millions de passagers par an à l’horizon 2040, tout en diminuant les nuisances sonores, selon le premier ministre. « Si cela n’est techniquement pas possible, [ces nuisances] feront l’objet de compensations exemplaires », a-t-il promis aux riverains.
De leur côté, les médiateurs ont rendu en décembre un rapport dans lequel ils écrivaient qu’une optimisation progressive des aménagements aéroportuaires pourrait se faire à partir de 2020, découpant en trois temps les travaux jusqu’à 2035.

        Lire :
         

          Abandon de Notre-Dame-des-Landes : quelle indemnisation pour Vinci ?



Quel est le budget pour l’aménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique ?
Les chiffres sont à prendre avec des pincettes, tant rien de précis n’a été évoqué dans ce dossier. Les opposants à Notre-Dame-des-Landes estiment ainsi à 45 millions d’euros le coût d’un réaménagement de la plate-forme existante. Ses défenseurs estiment eux que ce projet pourrait coûter jusqu’à 340 millions d’euros…
Selon les médiateurs, « la comparaison financière entre les deux options pour l’Etat et les collectivités fait apparaître un écart de l’ordre de 250 millions à 350 millions d’euros en faveur de l’option de Nantes-Atlantique, hors prise en compte d’une éventuelle indemnisation du titulaire du contrat de concession, le cas échéant ».
Pour financer l’aéroport actuel de Nantes, l’Etat devrait pouvoir s’appuyer sur environ 100 millions d’euros récoltés depuis sept ans par l’aviation civile, au titre des taxes réévaluées à la hausse pour financer Notre-Dame-des-Landes. Tout dépendra ensuite de l’importance du réaménagement, des études préparatoires concernant notamment l’allongement de la piste, du temps nécessaire de travaux et de fermeture de l’aéroport. L’agrandissement de Nantes-Atlantique avait ainsi longtemps été écarté des options envisagées en raison notamment de la présence d’une zone naturelle protégée à proximité.
Avant le réaménagement, l’Etat devra dire si Vinci conserve la concession de Nantes-Atlantique, ou s’il lance un nouvel appel d’offres, comme il l’a fait récemment à Toulouse et Nice. Une chose est sûre : les négociations risquent de durer.

   


Y aura-t-il des conséquences sur le transport breton ?
Le premier ministre a bien annoncé que l’aéroport de Rennes fera aussi l’objet d’un agrandissement pour mieux répartir le trafic aérien en Bretagne – si la région « le souhaite », a ajouté Edouard Philippe.
Ce dernier a par ailleurs précisé vouloir travailler sur « la complémentarité rail et air ». Sans donner davantage de détails, le chef du gouvernement a annoncé que les liaisons à grande vitesse qui relient la région aux aéroports de Paris seront « fluidifiées et multipliées ». La ministre déléguée aux transports, Elisabeth Borne, a été chargée d’étudier dans un délai de six mois les conditions de mise en œuvre de ces différents chantiers.
Quel sort pour les zadistes de Notre-Dame-des-Landes ?
La « zone à défendre » (ZAD), installée sur les 1 650 hectares du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, est occupée depuis 2009. Lors d’un récent repérage, les autorités ont recensé 350 occupants sur le site.
« Les occupants illégaux devront partir d’eux-mêmes d’ici au printemps prochain » et la fin de la trêve hivernale fixée au 31 mars, a annoncé le premier ministre, mercredi. Faute de quoi les forces de l’ordre les délogeront. L’Etat appelle également à rendre la libre circulation sur les trois routes qui traversent le site : « Les squats qui débordent sur la route devront être évacués, les obstacles, retirés », a dit Edouard Philippe. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a précisé que les trois routes devraient être débloquées « d’ici la fin de semaine prochaine ».
Reste à savoir comment réagiront les habitants. Ces derniers demandent notamment à ce que la ZAD reste « un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole ».

        Lire :
         

          Notre-Dame-des-Landes : les forces de l’ordre dans l’expectative



Que vont devenir les terres de Notre-Dame-des-Landes ?
La réallocation des parcelles agricoles s’annonce comme un casse-tête, tant les situations sont complexes. L’intégralité de l’emprise foncière consacrée au projet d’aéroport – 1 650 hectares de surfaces déclarées d’utilité publique en 2008 – appartient à l’Etat, à l’exception de trois routes traversant la ZAD, propriétés du département Loire-Atlantique.
Le premier ministre a annoncé qu’il n’était pas question de garder ces terres, vu que le projet d’aéroport ne se fera pas. Les terres vont donc soit revenir aux agriculteurs expropriés en 2012, qui rendront l’argent touché lors de leur cession, soit seront vendues dans le cadre de projets agricoles qui restent à définir. C’est tout l’objet des discussions qui vont avoir lieu avec les zadistes engagés dans des activités agricoles mais qui n’ont aucun titre de propriété.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Notre-Dame-des-Landes : le devenir des terres, autre source de conflits



« Un délai raisonnable de deux ou trois ans doit être accordé », estime Jean-Paul Naud, maire de Notre-Dame-des-Landes, opposé au projet, car « il y aura énormément de problèmes à résoudre ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-6">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Dans sa chronique mensuelle, la journaliste Marie de Vergès pointe l’étrange double casquette d’un pays qui, jamais, n’omet ses intérêts économiques : celle de premier pollueur et premier « verdisseur » de la planète.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Chine, le joker vert

Dans sa chronique mensuelle, la journaliste Marie de Vergès pointe l’étrange double casquette d’un pays qui, jamais, n’omet ses intérêts économiques : celle de premier pollueur et premier « verdisseur » de la planète.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            
Emergences. Il y a ces visiteurs ébahis devant le ciel bleu de la capitale chinoise. Dernier en date, début janvier, Emmanuel Macron, affirmant n’avoir « jamais vu Pékin comme ça ». Il y a aussi les calculs de Greenpeace, qui vient de saluer la chute vertigineuse de la densité moyenne de particules fines (PM 2,5) à Pékin au dernier trimestre 2017. Les pharmacies chinoises, quant à elles, signalent un plongeon des ventes d’un produit phare de l’hiver, le masque anti-smog… Tous ces indices vont dans le même sens : celui d’un tournant dans la lutte engagée par la Chine, premier émetteur mondial de CO2, contre la pollution.
Les contrôles antipollution se sont durcis ces derniers mois
Pendant longtemps, le discours guerrier des autorités chinoises contre les nuisances environnementales a tenu de l’incantation. On parlait d’économie verte tout en relançant le charbon et l’acier. La peur était trop forte de fabriquer des chômeurs. Seule valait une croissance sous stéroïdes, au prix de brouillards toxiques, de rivières putrides et de sols empoisonnés.
Les choses sont en train de changer. Les contrôles antipollution se sont durcis ces derniers mois. Avec, à la clé, de nombreuses fermetures d’usines. Autour de Pékin, les aciéries ont été sommées de tourner, cet hiver, à la moitié de leur capacité. Dans le nord du pays, le zèle des autorités pour interdire le charbon au profit du gaz a même privé de chauffage des millions de foyers…
Marché du carbone à l’échelle nationale
Les pollueurs doivent désormais passer à la caisse. Pékin vient de lancer un marché du carbone à l’échelle nationale visant à fixer un plafond annuel d’émissions aux différentes industries. Au 1er janvier est aussi entrée en vigueur une taxe sur les rejets de polluants dans l’air, l’eau et le sol. La panoplie d’outils d’incitation et de coercition s’étoffe.
« Des eaux claires et des montagnes fleuries valent autant que l’or et l’argent » Xi Jinping...



                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-7">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le vent a soufflé à 120 km/h sur les côtes françaises. Environ 4 000 foyers étaient privés d’électricité en Corse et dans le Nord. Les Pays-Bas et l’Allemagne sont en alerte rouge.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

La tempête David balaie le nord de l’Europe avec des vents violents

Le vent a soufflé à 120 km/h sur les côtes françaises. Environ 4 000 foyers étaient privés d’électricité en Corse et dans le Nord. Les Pays-Bas et l’Allemagne sont en alerte rouge.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h35
   





                        


Après la Corse, les Hauts-de-France ont été balayés dans la nuit de mercredi à jeudi 18 janvier par des vents violents occasionnés par le passage de la tempête David, qui a également entraîné un important passage pluvieux. Le Nord et le Pas-de-Calais, placés en vigilance orange pour vents violents mercredi, ont connu des rafales jusqu’à 122 km/h au cap Gris-Nez (Pas-de-Calais), a indiqué jeudi Météo France, dans son bulletin matinal.
Les deux départements ont été exposés jeudi matin aux vents les plus forts. Des rafales ont dépassé les 100 km/h dans l’intérieur des terres et les 120 km/h sur le littoral. Le département de la Somme était également concerné à la marge avec des rafales proches de 100 km/h sur son littoral. Le vent devait faiblir en fin de matinée et l’alerte orange a été levée.
Quelque 3 000 foyers étaient toujours privés d’électricité jeudi midi dans ces deux départements. Les vents violents « ont entraîné des incidents sur le réseau électrique, privant d’électricité jusqu’à 11 000 clients », a annoncé la compagnie Enedis. A 11 heures, 950 clients étaient encore privés d’électricité en Corse, également placée en vigilance orange et où les rafales ont atteint plus de 220 km/h.
Pays-Bas et Allemagne en alerte rouge
Des chutes d’arbre ou de débris ont coûté la vie à trois personnes aux Pays-Bas et à une personne en Allemagne, ont déclaré les autorités des deux pays.
A l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, la compagnie KLM a annulé 260 vols. Dans le port de Rotterdam, des conteneurs sont tombés sous la violence du vent.
Dans la région de Rhénanie-du-Nord - Westphalie, Land le plus peuplé d’Allemagne, 100 000 personnes ont été privées d’électricité. Le DWD, le service météorologique allemand, fait état d’une rafale à 158 km/h sur le Zugspitze, une montagne de Bavière. Dans l’ensemble des zones en alerte, le vent commence à dépasser les 100 km/h.
La circulation des trains à grande vitesse Thalys reliant Paris à l’Allemagne et aux Pays-Bas est interrompue « jusqu’à 14 heures au moins » au-delà de Bruxelles, a fait savoir la compagnie jeudi. « La reprise du trafic est conditionnée à la réouverture des lignes classiques et grande vitesse aux Pays-Bas et en Allemagne », a expliqué la compagnie, prévenant que « la situation risque de rester perturbée et dégradée tout au long de la journée ».

La Réunion en alerte cyclonique orange
A l’approche de la tempête tropicale Berguitta, La Réunion a été placée en alerte cyclonique orange mercredi, a-t-on appris auprès de la préfecture. En fin de journée, le cyclone rétrogradé en « tempête tropicale » était situé à un peu moins de 500 km au nord-est de La Réunion.
Son passage au plus près de l’île est prévu dans la journée de jeudi. « L’inflexion de la trajectoire en direction du sud-ouest a débuté, rapprochant désormais plus directement le phénomène de l’île Maurice, puis de La Réunion », a précisé un communiqué de Météo-France Réunion.


Fortes perturbations en Allemagne
En Allemagne, un homme de 59 ans est mort dans un accident provoqué par la tempête Friederike (la tempête David est ainsi nommée en Allemagne) qui balaie le pays.
En Rhénanie-du-Nord - Westphalie, le trafic ferroviaire était complètement interrompu et devrait le rester toute la journée, selon la compagnie allemande de chemins de fer, Deutsche Bahn. Elle a pris des mesures similaires dans une partie de la Rhénanie-Palatinat et de la Basse-Saxe. De nombreuses écoles et crèches sont restées fermées dans ces Lands, où les vents soufflaient à quelque 120 km/h selon les services météorologiques.

   


Le trafic grandes lignes était très perturbé dans l’ensemble du pays, et de nombreux passagers se retrouvaient bloqués dans les gares. Pour les trains à grande vitesse qui roulaient encore, la compagnie a décidé de réduire leur vitesse, notamment entre Wolfsburg et Berlin ainsi qu’entre Hanovre et Wurtzbourg, trajets sur lesquels ils ne pourront rouler au-delà de 140 km/h.
Plusieurs vols ont aussi dû être annulés dans les aéroports de Düsseldorf et de Munich. Depuis la mi-journée, aucun avion n’a pu décoller ou atterrir à Düsseldorf.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-8">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Les occupants de la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes ont fêté l’abandon du projet d’aéroport, mercredi 17 janvier.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/01/18/19-9">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ La commission sera chargée de déterminer notamment s’il y a eu des failles dans le long processus qui a mené à la réautorisation fin novembre du glyphosate pour cinq ans.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Glyphosate réautorisé : l’UE crée une commission spéciale sur les pesticides

La commission sera chargée de déterminer notamment s’il y a eu des failles dans le long processus qui a mené à la réautorisation fin novembre du glyphosate pour cinq ans.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 13h33
   





                        


En réponse à la longue saga qui a mené à la réautorisation du glyphosate, herbicide controversé, à quelques jours de l’expiration de sa licence, le Parlement européen a décidé, jeudi 18 janvier, de créer une « commission spéciale sur la procédure d’autorisation des pesticides » dans l’Union européenne.
La commission sera chargée de déterminer notamment s’il y a eu des failles dans le long processus, de plus de deux ans, qui a mené à la réautorisation fin novembre du glyphosate pour cinq ans, et de « jeter les bases de nouvelles pratiques garantissant transparence et indépendance du processus décisionnel de l’Union », se sont félicités les eurodéputés socialistes Eric Andrieu et Marc Tarabella. « L’affaire du glyphosate a agi comme un révélateur des défaillances structurelles de la Commission européenne », ont-il estimé dans un communiqué.

        Lire aussi :
         

                Glyphosate : réponse minimale de la Commission européenne à la société civile



Alors que la polémique a été alimentée par des accusations d’ingérence du géant américain de l’agrochimie Monsanto dans le débat, la commission parlementaire s’attachera à « analyser et évaluer les conflits d’intérêts éventuels à tous les niveaux », selon le projet de mandat vu par l’AFP.
Le mandat de la commission spéciale, approuvé lors d’une réunion entre les présidents des groupes politiques représentés dans l’hémicycle et le président du Parlement, devra encore recevoir l’aval de l’assemblée réunie en plénière, à une date ultérieure, ont annoncé plusieurs groupes politiques.
« Faire toute la lumière sur les dysfonctionnements »
La France a décidé en novembre 2017 d’interdire le recours au glyphosate d’ici à trois ans, après que les États membres de l’UE eurent voté une prolongation de cinq ans de son autorisation. D’une manière générale, c’est tout le processus d’autorisation des produits phytosanitaires qui doit être passé au crible : le rôle de la Commission européenne, les avis scientifiques et l’indépendance du processus par rapport à l’industrie.

        Lire aussi :
         

                Glyphosate : les ONG portent plainte contre les agences d’expertise européennes



La commission spéciale se penchera également sur la situation des agences scientifiques de l’UE, à qui les opposants au glyphosate ont reproché de trop s’appuyer sur des données fournies par l’industrie, par manque de moyens et de personnel. « On se rend bien compte qu’il y a un problème dans les procédures européennes qui ont été mises en place. Cette commission spéciale va nous permettre de faire toute la lumière sur les dysfonctionnements qui jalonnent les processus d’évaluation et d’autorisation des pesticides à travers le cas du glyphosate », a réagi l’élue des Verts Michèle Rivasi.

        Lire aussi :
         

                Glyphosate : de la confusion scientifique au trouble politique



La commission spéciale sera composée de trente membres et travaillera durant neuf mois pour rendre son rapport en décembre, accompagné de recommandations.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-10">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Dans la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, que le gouvernement ­souhaite voire évacuée fin mars, a lieu depuis dix ans une expérience politique ­singulière. Quels sont les fondements de ce mouvement, et ses points ­communs avec l’occupation du Larzac dans ­les années 1970 ?
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Notre-Dame-des-Landes, Larzac : mêmes combats ?

Dans la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, que le gouvernement ­souhaite voire évacuée fin mars, a lieu depuis dix ans une expérience politique ­singulière. Quels sont les fondements de ce mouvement, et ses points ­communs avec l’occupation du Larzac dans ­les années 1970 ?



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h02
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Le gouvernement Macron a donc tranché : il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Au cœur du bocage nantais, sur ces 1 650 hectares dont l’Etat possède la ­majeure partie, quelques centaines de paysans et militants opposés au projet occupent depuis des années le terrain, en toute illégalité. Pour eux comme pour la ZAD (« zone d’aménagement différé » pour les promoteurs de l’aéroport, devenue « zone à défendre » pour ses habitants), l’avenir reste à écrire et certains redoutent de devoir quitter les lieux d’ici le printemps, de gré ou de force.
Mais aujourd’hui, l’heure est à la victoire. Leur victoire. Comment croire en effet que le gouvernement aurait renoncé à ce projet sans la mobilisation qu’ils ont initiée, et sans le soutien d’une ampleur inattendue dont ils ont bénéficié ces dernières années ? Une conclusion qui rappelle singulièrement celle obtenue en 1981 par les opposants à l’extension du camp militaire du Larzac, après dix années de mobilisation.

« Monsieur le Président, mon cher camarade, cher François, (…) vous êtes face à un nouveau Larzac ! », assurait, dans une lettre ouverte adressée en octobre 2012 à François Hollande, son ancien camarade de promotion à l’ENA Patrick Warin, en lui enjoignant d’abandonner le projet d’aéroport. Mais l’héritage est-il réel ou seulement symbolique ? Dans quelle mesure ce qui s’est joué ces dernières années à Notre-Dame-des-Landes est-il comparable à la lutte d’occupation menée dans les années 1970 sur le causse de l’Aveyron, au cri de « Gardarem lo Larzac » ?
Aux bâtons qui martelaient le sol lors des marches vers Paris des paysans aveyronnais répondent aujourd’hui les centaines de bouts de bois fichés en terre dans le bocage nantais
Une certitude : en signant un engagement commun à « repousser toute tentative de séduction ou d’intimidation et toute offre d’achat de nos terres de la part de l’armée et toute indemnisation », les 103 éleveurs de...




                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-11">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Privilégier l’autoproduction, limiter les dépenses, adopter un fonctionnement coopératif... La sociologue étudie les pratiques qui s’inventent sur la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs en France.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Geneviève Pruvost : « La ZAD de Notre-Dame-des-Landes rend visible toute une palette de modes de vie »

Privilégier l’autoproduction, limiter les dépenses, adopter un fonctionnement coopératif... La sociologue étudie les pratiques qui s’inventent sur la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs en France.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h02
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Geneviève Pruvost est chargée de recherches au Centre d’étude des mouvements sociaux de l’Ecole des hautes études en sciences sociales.
« Décroissants », « utopistes », « écolos radicaux » : quel est le dénominateur commun à ceux qui choisissent aujourd’hui des modes de vie radicalement alternatifs ?
Cette population entend mettre son mode de vie en cohérence avec sa pensée politique, dans des domaines aussi variés que le rapport au travail ou à l’argent, la manière de se nourrir, l’occupation de l’espace ou les relations sociales. Il s’agit de vivre autrement en limitant les dépenses et en augmentant la part d’auto­production au sein d’un fonctionnement horizontal et coopératif, avec une prédilection pour les groupes de petite taille.
Quelles sont les lignes de fracture qui divisent ces adeptes de la décroissance ?
Elles sont essentiellement de trois ordres. Le premier clivage concerne l’engagement dans la vie marchande et salariale : il y a des alternatifs qui vivent en squat, de récupération et du RSA ­ [revenu de solidarité active], tandis que d’autres sont autoentrepreneurs, membres d’une SCOP ­ [société coopérative et participative], salariés à mi-temps ou vendeurs de leur production en vente directe.
Le second clivage porte sur le niveau de collectivisation. Certains sont propriétaires de leur terrain, y construisent un habitat léger et pratiquent un haut degré d’hospitalité. D’autres choisissent un projet plus collectif et mettront leurs ressources en commun. D’autres encore, comme une partie des habitants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, militent pour une étatisation des terres, mises à disposition et autogérées par leurs locataires, à l’image de ce qui existe au Larzac.

Le troisième clivage important concerne le niveau d’exigence écologique, plus ou moins élevé en termes d’énergie, d’alimentation, de consommation. Mais tous ces « alternatifs du quotidien »...




                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-12">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Cédric Pietralunga, journaliste au service politique du « Monde », a répondu aux questions des internautes après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Notre-Dame-des-Landes : « La décision prise par l’exécutif est la moins risquée pour lui »

Cédric Pietralunga, journaliste au service politique du « Monde », a répondu aux questions des internautes après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 13h55
   





                        


Cédric Pietralunga, journaliste au service politique du Monde, a répondu aux questions des internautes après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Bernard : Est-ce que la décision d’abandonner le projet ne met pas le président et le gouvernement en difficulté puisque le résultat de la consultation était en faveur de la construction de l’aéroport ?
Cédric Pietralunga : Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était à plusieurs reprises prononcé en faveur de la construction de l’aéroport, estimant qu’il fallait respecter le référendum local organisé en 2016. On peut donc y voir un reniement de sa part et c’est d’ailleurs l’angle d’attaque choisi par l’opposition.
Pour autant, le chef de l’Etat et le premier ministre estiment que le procès en trahison qui leur est intenté n’aura pas d’impact dans l’opinion qui, au contraire, sera redevable à l’exécutif d’avoir enfin pris une décision sur un dossier ouvert il y a un demi-siècle et qui empoisonnait les gouvernements depuis une quinzaine d’années.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : l’exécutif fait le pari du renoncement



Ugo : Lors de son discours, Edouard Philippe a très peu mis en avant les arguments écologiques. Peut-on qualifier cette décision de victoire de Nicolas Hulot ?
La décision de ne pas construire d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes est incontestablement une victoire pour Nicolas Hulot, même s’il ne faisait pas partie des plus farouches opposants au projet parmi les écologistes. Elle lui permet d’afficher une victoire alors que le ministre de la transition écologique est régulièrement accusé depuis le début du quinquennat de servir de caution verte à Emmanuel Macron.
Pour autant, Nicolas Hulot et ses soutiens ne font pas de triomphalisme, estimant qu’ils ont d’autres arbitrages à gagner (fermeture de centrales nucléaires, baisse de la part du diesel dans le parc automobile, etc.) avant la fin du quinquennat.

        Lire aussi :
         

                Abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes : la victoire discrète de Nicolas Hulot



Maxime : Le renoncement à la construction de NDDL ne s’inscrit-il pas dans la logique de réexamen attentif de tous les grands projets d’infrastructures français ?
Le gouvernement a en effet indiqué dès le début du quinquennat que la priorité n’était plus à la construction de grands projets d’infrastructures, davantage pour des raisons budgétaires que par conviction écologique d’ailleurs. L’abandon de NDDL peut être analysé à travers ce prisme, même si le coût du renoncement sera sans doute élevé : certains évoquent un montant de quelque 350 millions d’euros que l’Etat devra verser à Vinci, qui s’était vu attribuer le projet.
Pour autant, tous les grands projets d’infrastructures ne sont pas enterrés : en 2017, Emmanuel Macron a ainsi assuré à Paolo Gentiloni, le président du conseil italien, que le chantier ferroviaire Lyon-Turin n’était pas abandonné.
Philippe D : Je pense que le retrait du gouvernement est lié au fait que nous n’avons pas les forces de l’ordre nécessaires pour évacuer et sécurisé pendant des mois un chantier aussi vaste. C’est une marche arrière difficile à admettre, non ?
L’aspect sécuritaire a bien évidemment compté dans la décision prise par l’exécutif. Tous les acteurs du dossier s’accordaient à dire qu’évacuer la zone de NDDL de ses zadistes et les empêcher d’y revenir nécessiterait la présence durable de plusieurs milliers de représentants des forces de l’ordre – certains évoquaient le chiffre de 3 000. Un effort financier et humain difficile à tenir alors que la France est sous la menace du terroriste et que les forces de l’ordre sont mobilisées depuis plusieurs années sur l’ensemble du territoire.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : les forces de l’ordre dans l’expectative



Thierry : Il semble que l’opinion soit plutôt favorable à la décision annoncée par le premier ministre. Est-ce que l’on ne surjoue pas un peu les aspects polémiques dans ce dossier ?
C’est le pari d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe : convaincre les Français que c’est le fait de prendre une décision qui est important et non pas la décision elle-même. Selon les sondages publiés depuis hier soir, mais qui méritent d’être affinés compte tenu du court délai dans lequel ils ont été réalisés, le pari semble pour l’instant gagnant, une majorité de personnes interrogées se déclarant satisfaites de la décision de l’exécutif.
Gigi : L’annonce de l’arrêt du projet est souvent présentée comme un déni de démocratie après le référendum. Pourriez-vous rappeler que ce référendum n’était pas unanime (46 % de non) et surtout sujet à caution du fait du périmètre de vote ?
Le référendum local décidé par François Hollande et organisé en 2016 a effectivement donné un résultat serré : le oui ne l’a emporté qu’à 55,17 % des voix. Concernant le périmètre du vote, il a été critiqué mais ses partisans estimaient qu’il fallait à un moment choisir et que consulter uniquement les habitants de Loire-Atlantique avait l’avantage de la cohérence.
Cet argument est néanmoins repris aujourd’hui par l’Elysée afin d’expliquer qu’Emmanuel Macron n’a pas changé d’avis sur le sujet par rapport à ses propos de campagne… mais qu’il ne maîtrisait pas l’ensemble des paramètres du dossier, et notamment celui des conditions du vote au référendum.
Emily : Le gouvernement n’a-t-il finalement pas pris la décision la moins coûteuse politiquement ? Hulot ne démissionne pas, la gauche et les écologistes approuvent, la tension baisse sur le terrain…
La décision prise par l’exécutif est sans doute celle qui est la moins risquée pour lui. Ces dernières semaines, les proches d’Edouard Philippe et d’Emmanuel Macron expliquaient que les deux options étaient étudiées en détail et que, in fine, ce serait celle qui comporterait le plus d’occurrences dans la colonne « + » qui l’emporterait. Les considérations politiques ont beaucoup pesé dans cette décision.
Rom21 : Cette décision ne permet-elle pas également à l’exécutif de donner des gages à la gauche de son électorat alors que la rhétorique de « président des riches » est toujours présente ? Inversement, ne peut-elle pas donner un nouvel élan à une opposition de droite qui met en avant le déficit d’autorité de l’Etat et le déni de démocratie ?
Il est difficile de répondre à cette question car le projet de NDDL transcendait le traditionnel clivage droite-gauche. Le président socialiste du conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, et la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, faisaient partie des plus farouches soutiens au projet. De la même façon, dire que renoncer à un projet d’infrastructure est une position de gauche plutôt que de droite me semble un peu rapide.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : dans la ZAD, rires et danses pour un « jour historique »



Par contre, vous avez raison, le fait de donner satisfaction aux zadistes présents sur le site, qui ont exprimé leur joie à l’annonce du renoncement, et ce malgré une déclaration d’utilité publique et quelque 178 décisions de justice favorables au projet, donne un angle d’attaque idéal à la droite, qui peut facilement accuser Emmanuel Macron de ne pas être légitimiste.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-13">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Editorial. Pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouvait le dossier de l’aéroport NDDL, Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont procédé à une analyse coûts-bénéfices approfondie.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Notre-Dame-des-Landes : un atterrissage maîtrisé

Editorial. Pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouvait le dossier de l’aéroport NDDL, Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont procédé à une analyse coûts-bénéfices approfondie.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 14h29
   





                        



   


Editorial du « Monde ». L’on ignore si, à leurs moments perdus, le président de la République et le premier ministre pratiquent ce nouveau loisir en vogue que sont les ­« escape games » : ce jeu en équipes consiste à relever quelques défis et à résoudre un certain nombre d’énigmes permettant de trouver la sortie d’un espace clos dans un temps limité. Emmanuel Macron et Edouard Philippe y seraient sans aucun doute performants, si l’on en juge par la manière dont ils viennent de dénouer ­l’invraisemblable pataquès de Notre-Dame-des-Landes.
En effet, cela fait un demi-siècle que ce site a été retenu pour construire un nouvel aéroport régional, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes. Une zone d’aménagement différé (ZAD) a été créée dès 1974 pour l’accueillir. Mis en sommeil, le projet a été relancé en 2000 par le gouvernement Jospin et déclaré d’utilité publique en 2008 par le gouvernement Fillon.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : l’exécutif fait le pari du renoncement



Objet de quelque 180 recours (tous écartés par la justice), soutenu par bon nombre des élus locaux, approuvé à 55 % par les habitants de Loire-Atlantique lors d’une consultation en juin 2016, cet aménagement se heurtait à une opposition virulente : quelques centaines de « zadistes » radicaux qui occupent les lieux depuis des années et des militants écologistes (mais pas seu­lement) qui jugeaient le futur aéroport surdimensionné, excessivement coûteux et nuisible pour l’environnement. Bref, le dossier était dans l’impasse.
Pour en sortir, le gouvernement, premier ministre en tête, a donc tranché, sur la base d’un rapport d’experts qui lui a été remis il y a un mois et après d’intenses consultations avec toutes les parties prenantes. Mercredi 17 janvier, il a annoncé l’abandon du projet Notre-Dame-des-Landes et préconisé le ­développement et la modernisation de l’actuel aéroport de Nantes. Qu’elle relève d’une réelle hésitation ou d’une soigneuse mise en scène, cette décision repose, en tout cas, sur une analyse coûts-bénéfices approfondie.
Coûts politiques
Les coûts possibles sont surtout politiques. Le candidat Macron avait dit, durant la campagne présidentielle, son intention de respecter le résultat de la consultation de 2016. Cela valait approbation du projet de nouvel aéroport. L’abandonner aujourd’hui revient à renier cet engagement et à bafouer la démocratie, martèle donc désormais la droite, trop heureuse de trouver enfin un angle d’attaque contre cet insaisissable président. Et pour faire bon poids, elle ajoute le défaut d’autorité de l’Etat qui a préféré ­capituler devant quelques « zadistes » au détriment de l’intérêt général supposé. Quant aux élus locaux, largement favorables au projet, ils s’insurgent contre le mépris dont ils s’estiment victimes.

        Lire aussi :
         

                « Déni de démocratie » ou « décision courageuse », les réactions à l’abandon de Notre-Dame-des-Landes



A l’inverse, le gouvernement souligne avec énergie, et non sans raison, que sa décision est courageuse, ferme et raisonnable. De fait, contrairement à ce qu’avaient fait ses prédécesseurs depuis des années, il a enfin tranché plutôt que de laisser pourrir davantage encore ce dossier. Il a clairement averti les occupants illégaux du site qu’ils devraient quitter les lieux, appelés à retrouver leur vocation agricole, d’ici au printemps – et cela n’est pas sans risques. Il s’engage enfin à ouvrir rapidement le chantier du développement de l’aéroport existant pour répondre aux besoins de la région et il ne doute pas que, passé leur frustration, les élus locaux s’y associeront.

        Lire aussi :
         

                Abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, et après ?



Sur un terrain aussi miné que le bocage nantais, l’atterrissage était périlleux. Il a été habilement maîtrisé.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-14">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Explosions de joie, rires, fumigènes : les zadistes ont fêté leur victoire tout en revendiquant leur mode de vie.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Notre-Dame-des-Landes : dans la ZAD, rires et danses pour un « jour historique »

Explosions de joie, rires, fumigènes : les zadistes ont fêté leur victoire tout en revendiquant leur mode de vie.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h15
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes, envoyé spécial) et 
                                Yan Gauchard (Nantes, correspondant)








                        



                                


                            

Il est bientôt minuit sur la ZAD, la zone à défendre où aurait pu se construire un aéroport, et la question stratégique qui se pose à quelque 200 à 300 personnes, c’est où continuer la fête. Il était convenu d’arrêter à 23 heures avec les propriétaires de la grange de la Vache rit, au lieu-dit Les Domaines. Depuis le début de soirée, mercredi 17 janvier, « jour historique » – l’expression est sur toutes les lèvres – de l’abandon officiel par le gouvernement du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, la musique, les danses et les embrassades agitent les corps.
Vins en cubi, bières, champagne aussi, emplissent les gobelets. On trinque, on se sourit. Le rêve devenu réalité devient rave. Techno, rap, rock, et même Dalida, provoquent fusions et vagues dans ce lieu, en plein cœur de la zone, qui fut un quartier général, en particulier lors de l’opération d’évacuation César, à l’automne 2012. Mais mercredi soir, les dizaines de voitures qui encombrent les bas-côtés de la route ne sont pas là pour protéger fermes, cabanes et fortifications. Et les fumigènes qui dispensent leur halo rosé n’ont rien à voir avec les fumées de lacrymogènes souvent tirées dans le bocage.
Les nombreux visiteurs, qui marchent dans le noir pour rejoindre la grange, dans l’humidité et le froid de cette soirée hivernale, sont venus fêter l’abandon d’un projet contre lequel les plus anciens se battent depuis plusieurs dizaines d’années. Ce sont eux qui partiront les premiers. Il y a réunion, jeudi 18, et les sujets sont importants, notamment la mise en œuvre du nettoyage de la route départementale 281, la dernière totalement encombrée de chicanes et de barricades. Tout faire pour éviter que les gendarmes mobiles, en attente non loin, ne se rapprochent trop de la zone sensible. Les occupants n’ont que quelques jours pour envoyer des signaux à la préfecture.

« On passe dans la sérénité »
Les plus anciens sont aussi...




                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-15">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le ministre de l’écologie fait profil bas et assure ne pas avoir fait pression sur le premier ministre qui a annoncé mercredi qu’il n’y aurait pas de nouvel aéroport.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes : la victoire discrète de Nicolas Hulot

Le ministre de l’écologie fait profil bas et assure ne pas avoir fait pression sur le premier ministre qui a annoncé mercredi qu’il n’y aurait pas de nouvel aéroport.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h34
    |

            Audrey Garric








                        



   


Nicolas Hulot a remporté un succès politique majeur avec l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, bien qu’il s’en défende et fasse profil bas. Dans un entretien au Parisien paru jeudi 18 janvier, le ministre de la transition écologique et solidaire assure que ce n’est « la victoire de personne aujourd’hui » et qu’il aurait préféré « qu’une solution qui fasse un large consensus se dégage d’elle-même ». « Je n’ai pas fait reculer Edouard Philippe », a-t-il martelé le même jour au micro de RTL.
Le ministre, qui nie catégoriquement avoir conditionné son maintien dans le gouvernement à l’abandon du projet, assure « s’être effacé » et « en aucun cas avoir fait pression » sur la décision du premier ministre, qui n’était « pas évidente ». Il avoue même avoir eu quelques doutes en écoutant les arguments des élus favorables à Notre-Dame-des-Landes, notamment sur le déni démocratique – en juin 2016, les électeurs de Loire-Atlantique s’étaient prononcés à 55 % pour le projet de transfert.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : l’exécutif fait le pari du renoncement



« Soulagement »
Reste qu’il reconnaît « ressentir du soulagement ». « C’est la moins mauvaise des solutions qui a été retenue, assure au Parisien celui qui a toujours été opposé au nouvel aéroport. Ce projet, conçu au milieu du XXe siècle pour accueillir le Concorde, n’était plus en phase avec les enjeux écologiques du XXIe siècle, ni avec les besoins du territoire, qui sont réels. »
Comme le premier ministre mercredi, Nicolas Hulot a redit que « ceux qui occupent illégalement » la ZAD, environ 300 personnes, devront partir d’ici au printemps et rendre le réseau routier de nouveau accessible « dans un délai de quelques jours ». Il appelle par ailleurs à l’apaisement : « S’il n’y a pas de provocation sur place, si tout le monde respecte la loi, je ne vois pas pourquoi il y aurait un recours à la force. » « Mais l’Etat ne tolérera aucune exaction ni aucune forme de pression », prévient-il.
Le ministre juge enfin qu’« il y a des leçons à tirer » de cette affaire. « On ne peut plus laisser s’enliser des dossiers contestés pendant des décennies », assure-t-il, remettant sur la table le chantier d’une nouvelle démocratie participative, déjà ouvert par François Hollande après la mort du manifestant Rémi Fraisse à Sivens fin 2014 : « A l’avenir, les élus locaux devront écouter davantage les critiques et les oppositions et ne pas proposer à leurs administrés un projet déjà ficelé à l’avance comme cela pourrait être le cas dans d’autres projets en France. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-16">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Quelles seront les conséquences politiques de l’abandon du projet d’aéroport ? Cédric Pietralunga, journaliste au service politique, a répondu à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ 
<article-nb="2018/01/18/19-17">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, souhaite que cela se fasse « par la discussion et la négociation » plutôt que par la force.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

NDDL : Collomb veut libérer les routes d’accès « d’ici à la fin de la semaine prochaine »

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, souhaite que cela se fasse « par la discussion et la négociation » plutôt que par la force.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 14h31
   





                        


Les routes d’accès à Notre-Dame-des-Landes seront libérées « d’ici à la fin de la semaine prochaine », a assuré le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, jeudi 18 novembre au matin sur CNews, qui souhaite que cela se fasse « par la discussion et la négociation » plutôt que par la force.
Les occupants de la zone de Notre-Dame-des-Landes ont annoncé mercredi leur volonté de rouvrir les routes, après l’annonce par le premier ministre, Edouard Philippe, de l’abandon du projet controversé d’aéroport, tout en exprimant également leur « refus de toute expulsion ».
Si les opposants ne libéraient pas les routes, « nous le ferons, bien évidemment », a affirmé Gérard Collomb.
« Ce que nous voulons assurer dans un premier temps, c’est la circulation sur les routes, faire en sorte que ces lieux deviennent normaux et ensuite nous donnons deux mois, le temps de la trêve hivernale (pour que les occupants zadistes évacuent les lieux). Nous positionnons un certain nombre de forces dans le temps de manière à pouvoir contrôler ces lieux sur deux mois, trois mois, quatre mois, le temps qu’il faudra pour pouvoir arriver à pacifier. »

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : le devenir des terres, autre source de conflits



Question de coût
Interrogé sur le choix du gouvernement, M. Collomb a évoqué une question de coût, affirmant que « sur l’ensemble du projet, c’est environ 400 millions d’euros en moins par rapport à ce qu’on aurait dû engager si on avait fait (l’aéroport de) Notre-Dame-des-Landes ».
De son côté, la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a annoncé avoir signé cinq arrêtés préfectoraux interdisant le transport de matières « dangereuses », en prévision de la libération des routes. Il s’agit du transport « de carburant, d’accélérateur de carburant, de gaz, d’explosifs, de produits inflammables, de pétards, de matières dangereuses, d’objets pouvant constituer une arme par destination, d’armes de chasse et de munitions », a précisé la préfète.
Assurant une présence discrète jeudi aux premières heures de la matinée en périphérie de la ZAD, « les gendarmes peuvent contrôler les véhicules pour s’assurer que ces matériaux ne s’y trouvent pas ; il y aura des contrôles à l’entrée et à la sortie des routes » et « des patrouilles fixes et mobiles vont assurer ces contrôles », a-t-elle ajouté.
Sur les trois routes traversant la zone, une pose problème : la D281, dite aussi « route des chicanes », obstruée depuis cinq ans de divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tous genres) et « gardée » quasiment en permanence depuis des cabanes et miradors.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : l’exécutif fait le pari du renoncement



Après des années de controverse, l’exécutif a annoncé mercredi l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, malgré des décisions de justice et une consultation locale favorables, au profit d’un réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique. Edouard Philippe a donné « jusqu’au printemps » aux « squatteurs » pour quitter la « zone de non-droit » de Notre-Dame-des-Landes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-18">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le projet d’aéroport près de Nantes est abandonné, en contradiction avec les engagements de Macron lors de la présidentielle. Mais le gouvernement défend le fait d’avoir pris une « décision », après des années de tergiversation de ses prédécesseurs.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 17/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Notre-Dame-des-Landes : l’exécutif fait le pari du renoncement

Le projet d’aéroport près de Nantes est abandonné, en contradiction avec les engagements de Macron lors de la présidentielle. Mais le gouvernement défend le fait d’avoir pris une « décision », après des années de tergiversation de ses prédécesseurs.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h16
    |

            Cédric Pietralunga, 
Solenn de Royer, 
Bastien Bonnefous et 
Rémi Barroux








                        



                                


                            

Il était un peu plus de 13 h 30, mercredi, quand ils sont entrés sous la verrière du jardin d’hiver de l’Elysée, groupés autour d’Edouard Philippe comme un pack de rugby. Six membres du gouvernement pour annoncer la décision la plus délicate qu’a eu à prendre l’exécutif depuis le début du quinquennat : l’abandon du projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), un dossier lancé il y a un demi-siècle et qui empoisonne les gouvernements successifs depuis une quinzaine d’années.
« Je constate aujourd’hui que les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Un tel projet d’aménagement qui structure un territoire pour un siècle ne peut se faire dans un contexte d’opposition exacerbée entre deux parties presque égales de la population », a indiqué le chef du gouvernement à l’issue du conseil des ministres, mettant fin à un suspense qui durait depuis des semaines.
« Cette décision est logique au regard de l’impasse dans laquelle se trouve ce dossier. Cinquante années d’hésitation n’ont jamais fait une évidence », a plaidé M. Philippe dans une déclaration d’une quinzaine de minutes, fustigeant « l’indécision des gouvernements successifs [qui] a laissé les partisans du projet et ses opposants s’affronter, se dresser les uns contre les autres. On a parfois instrumentalisé ces oppositions à des fins politiciennes ». « Il n’y avait pas de bonne décision mais il était temps de choisir », explique-t-on dans l’entourage du premier ministre.
Réaménagement de l’actuel aéroport Nantes-Atlantique
Plutôt que de construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, petit bourg situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, l’exécutif choisit de réaménager celui de Nantes-Atlantique, en rallongeant sa piste et en augmentant sa capacité. C’est un moyen de répondre aux élus locaux qui estiment nécessaire d’améliorer la desserte...




                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-19">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Neuf des douze membres de l’organisme bipartisan ont quitté leurs fonctions, estimant que la politique actuelle ne leur permet pas de remplir leur mission.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Vague de démissions au sein du conseil des parcs nationaux aux Etats-Unis

Neuf des douze membres de l’organisme bipartisan ont quitté leurs fonctions, estimant que la politique actuelle ne leur permet pas de remplir leur mission.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 00h46
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 10h49
   





                        



   


Hécatombe au conseil consultatif des parcs nationaux américain. Neuf de ses douze membres ont démissionné, s’estimant incapables de remplir leur mission de protection des sanctuaires historiques et environnementaux par la politique de l’administration Trump.

        Lire aussi :
         

                Donald Trump va passer en revue le classement des monuments nationaux américains récents



Le président Tony Knowles, ancien gouverneur de l’Alaska, et huit autres membres de cet organisme bipartisan ont envoyé en début de semaine une lettre commune au ministre des ressources naturelles, Ryan Zinke, a rapporté mercredi 17 janvier le Washington Post.
« Nos sollicitations pour être impliqués ont été ignorées et les sujets que nous voulions évoquer avec la nouvelle équipe du ministère ne font clairement pas partie de son agenda, explique M. Knowles dans cette missive citée par le quotidien. Je suis profondément inquiet du fait que la mission de gestion, de protection et de développement de nos parcs nationaux ait été mise de côté. »
Le ministère a pris acte de leur décision, affirmant dans un communiqué au ton amer : « Leurs démissions sont les bienvenues et nous n’attendions rien moins qu’un départ de la part de membres qui ont trouvé approprié de fermer les yeux sur le harcèlement sexuel de femmes au sein des parcs nationaux. » Le texte ne détaille pas cette allégation et assure que les postes vacants seront rapidement pourvus, à « des personnes qui sont vraiment attachées à travailler avec le ministère ».
Prise en compte du changement climatique
Tony Knowles a aussi exprimé sa frustration dans une interview à la radio publique de l’Alaska.
« Nous voulions exprimer nos inquiétudes en tant que conseil, par notre démission, parce que nous pensons que leurs [nouvelles politiques] ne reflètent pas une grande partie du public qui soutient le système des parcs nationaux. »

        Lire aussi :
         

          Sur l’environnement, l’autre Amérique contre-attaque



Sur la chaîne CNN, mercredi, il a encore expliqué : « Nous voulions nous assurer que les sciences et le changement climatique soient pris en compte. Aucun de ces centres d’intérêt ne semble obtenir l’attention du ministère des ressources naturelles ».
Le conseil consultatif des parcs nationaux est notamment chargé de conseiller son ministère de tutelle sur la désignation de nouveaux parcs. Depuis sa prise de fonctions, Ryan Zinke a réduit de façon drastique la taille de parcs nationaux dans l’Utah et annoncé des plans pour étendre les autorisations de forages en mer. La réforme fiscale approuvée le mois dernier inclut par ailleurs l’ouverture de terres protégées de l’Alaska aux forages pétroliers.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/18/19-20">
<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Larmes de joie dans la ZAD depuis l’annonce, mercredi, de l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes. Les agriculteurs demandent, eux, qu’on les laisse gérer les terres occupées illégalement.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Dans la ZAD, « on a gagné la première manche, la plus importante »

Larmes de joie dans la ZAD depuis l’annonce, mercredi, de l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes. Les agriculteurs demandent, eux, qu’on les laisse gérer les terres occupées illégalement.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 19h12
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 07h43
    |

                            Yan Gauchard (Nantes, correspondant)








                        



   


Sur le site de La Vache rit, lieu symbolique du combat contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Jean-François Guitton, agriculteur membre du collectif Copain 44, a les larmes aux yeux, en ce mercredi 17 janvier, après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport par le premier ministre.
« On en a chié quand même. Depuis le temps qu’on tremble face aux annonces d’expulsion. On avait raison, ce n’est pas un projet du XXIe siècle. On a gagné la première manche, la plus importante. On a sauvé 1 650 hectares de l’artificialisation. »

Jean-François Guitton, paysan hors zone #NDDL "On a gagné la première partie et sauvé 1650 hectares de l'artificial… https://t.co/TZYqkdRiJH— yangauchard (@Yan Gauchard)


require(["twitter/widgets"]);

L’agriculteur Sylvain Fresneau, figure de la lutte paysanne, moustache à la José Bové, a écouté l’annonce de l’abandon du projet NDDL avec sa famille et deux amis : « On a pleuré des yeux, oui. On s’est tombés dans les bras et on s’est embrassés. Ça a été une explosion de joie. »
« Moi, j’étais la génération sacrifiée par ce projet. J’ai consacré ma vie à la lutte. Maintenant je suis heureux : mon gars, lui, va pouvoir vivre et exploiter ces terres tranquillement. On va s’associer en groupement d’exploitation en commun [GAEC] et travailler pour l’avenir et la préservation de ce territoire. Tout ce qui a été empêché par ce projet, on va pouvoir le faire, créer des circuits courts, réfléchir autrement. »

#NDDL Sylvain Fresneau, figure de la lutte: "on va pouvoir continuer à vivre et à exploiter nos terres  agricoles" https://t.co/soO415udmQ— yangauchard (@Yan Gauchard)


require(["twitter/widgets"]);

« Je suis très surpris de voir que tout ce qu’a dit le premier ministre me convient »
Son frère, Pascal Fresneau, 61 ans, garagiste à la retraite et habitant de Notre-Dame-des-Landes, partage la joie ambiante et s’étonne :
« Je me sens de gauche, je vote écolo pour lutter contre le projet, mais là, je suis très surpris de voir que tout ce qu’a dit le premier ministre me convient. Et ce, même si tous les opposants ne penseront peut-être pas la même chose. »
Il a une pensée pour leur père, décédé il y a douze ans. « Il n’aura pas vu cette victoire alors qu’il a été le premier président de l’Adeca, première association d’agriculteurs ayant combattu le projet », regrette Pascal Fresneau. A l’âge de 12 ans, il faisait « des pochoirs pour les panneaux d’affichage antiaéroport. Il y a des manifs qui m’ont pris à la gorge, rapporte-t-il. Quand vous voyez des milliers de personnes converger, et que vous êtes chargé de la circulation, ce qui est mon cas dans toutes les manifestations, ça prend aux tripes. » Il garde aussi en mémoire « la condescendance de certains citoyens et élus pour ce qu’ils jugeaient comme un petit combat d’agriculteurs ».
Et il ajoute, hilare : « Tout à l’heure, on a vu de la fumée blanche dans les airs. On s’est dit que c’était notre député qui brûlait sa carte d’électeur. » Le député de la circonscription englobant Notre-Dame-des-Landes, Yves Daniel, ex-socialiste passé sous la bannière En marche ! avait, en effet, déclaré qu’il brûlerait sa carte d’électeur en cas d’arrêt du projet.
« Laissez-nous travailler deux mois et vous verrez »
La suite de l’histoire reste à écrire en ce qui concerne le devenir des terres. Sylvain Fresneau souhaite que l’Etat garde la main sur les terres : « Il y aura une période de transition inévitable. Qui a vendu, qui veut récupérer les terres expropriées ? » Selon l’agriculteur, « ce sont les gens du cru qui sont le mieux à même de défendre ce territoire et gérer la réallocation des terres sous l’égide d’un médiateur nommé par l’Etat ». Une solution préconisée mot pour mot par les trois médiateurs nommés par le gouvernement pour dénouer le dossier.
La route départementale 281 va être « libérée sans difficulté », assure M. Fresneau.
« Laissez-nous faire, plutôt que les forces de l’ordre. On veut à tout prix que les forces de l’ordre ne viennent pas, ça fera des abcès de tension pour rien. Nous, on est d’accord pour qu’il n’y ait pas de bordel. Laissez-nous travailler deux mois et vous verrez, on aura avancé dans les projets et les gens les plus extrémistes seront partis. On peut parler, faire comprendre, on sait faire. »
Jean-François Guitton va dans son sens. Il faut « arrêter de croire que les zadistes sont des gens ultraviolents, plaide-t-il. Ce n’est pas l’état de guerre ici, il n’y a pas de terroristes. La lutte a duré tellement longtemps… Des gens sont partis, d’autres se sont installés et ont développé de vrais projets de vie. On ne peut pas balayer cela d’un revers de main. » 
« La ZAD restera aussi un lieu d’expérimentation »
« Jusqu’à ce mercredi midi, j’étais expulsable du jour au lendemain, témoigne Marcel Thébault, 59 ans, producteur de lait installé dans la zone depuis 1999 et faisant partie des agriculteurs expropriés. Ce qui était dur, c’était le soir, après le repas, quand les gamins demandaient si on dormirait sous un pont le lendemain. Dans pareil cas, on se sent seuls et démunis. Là, on change de régime, on passe dans la sérénité ; on redevient des occupants parfaitement légaux sur nos terres et dans nos maisons. »
Quid de l’avenir de la ZAD ? « Ce que j’ai compris des propos du premier ministre me convient. J’ai entendu qu’on allait laisser du temps aux gens pour s’adapter. Il y aura des négociations. Qu’il y ait besoin de conformité et de règles communes dans ce pays, c’est quelque chose que l’on peut comprendre », remarque Marcel Thébault. Pour autant, impossible « d’aller vers une normalisation totale. Personne n’a envie de ça. Toutes les habitations créées ne peuvent pas disparaître. Il ne faut pas oublier que dans la lutte, on s’est tous protégés et renforcés. Demain, cette solidarité continuera. La ZAD restera aussi un lieu d’expérimentation avec pour partie des modes de vie décalés. »




                            


                        

                        

