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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ L’attaquant chilien d’Arsenal pourrait devenir le joueur le mieux payé de Premier League si son transfert, dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, se concrétise.
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Football : Alexis Sanchez et Arsenal au centre du jeu de chaises musicales du mercato

L’attaquant chilien d’Arsenal pourrait devenir le joueur le mieux payé de Premier League si son transfert, dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, se concrétise.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h42
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Chaque période de mercato est rythmée par ce gros transfert qui semble s’éterniser et ne jamais se concrétiser, alimenté par les spéculations des agents, de leur entourage et de la presse. Cet hiver, ce feuilleton porte le nom d’Alexis Sanchez, attaquant mécontent d’Arsenal.
Le Chilien est, selon la presse anglaise, sur le point de signer chez les rivaux de Manchester United pour 34 millions d’euros. Il deviendrait, à 29 ans, le joueur le mieux payé de Premier League.
L’entraîneur d’Arsenal, Arsène Wenger, comme tous ses collègues s’étant trouvés dans cette position, est passé par toutes les étapes du deuil – le déni, la colère, le marchandage – avant d’arriver, jeudi 18 janvier, à l’acceptation. « La transaction a des chances d’aboutir », a-t-il reconnu devant des journalistes, avant d’ajouter, évasif : « Tant que ce n’est pas signé, vous devez accepter que ça peut ne pas se faire, ce genre de choses n’est jamais garanti. »
Les envies d’ailleurs de Sanchez datent au moins de cet été. Elles sont autant liées à son contrat, qui se termine en 2018 et pour lequel il a ignoré toute proposition de prolongation, qu’à la mauvaise saison d’Arsenal. Le club de Londres est 6e de Premier League, à 23 points de la machine Manchester City, et déjà loin des places qualificatives pour la Ligue des champions.

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C’est d’ailleurs chez les Citizens que Sanchez était d’abord annoncé. Mais ses revendications salariales auraient été telles qu’elles ont refroidi même les propriétaires émiratis des Citizens. Les poches de Manchester United ne sont pas plus pleines que celles de ses voisins mais semblent plus ouvertes – ou son entraîneur José Mourinho est plus convaincant vis-à-vis des actionnaires. Selon les informations des divers journaux et tabloïds britanniques, le salaire exigé par Sanchez, accepté par United, serait dans une fourchette allant de 450 000 à 560 000 euros brut. Par semaine, bien sûr.
Henrikh Mkhitaryan en monnaie d’échange ?

   


Si rien n’est encore signé entre Arsenal, United et l’agent de Sanchez, c’est que la transaction inclut une quatrième variable : le milieu de terrain arménien Henrikh Mkhitaryan, en disgrâce à Manchester.
Mino Raiola, l’agent italo-néerlandais de Mkhitaryan (celui-là même qui avait touché 49 millions d’euros de commissions dans le transfert de Paul Pogba à Manchester), a essayé de peser dans les négociations. Dans le Times, il conditionnait la venue de Sanchez au départ de son client à Arsenal :
« Manchester United ne recrutera pas Sanchez sauf si “Mkhi” est d’accord pour aller à Arsenal. »
Pour Arsène Wenger, « c’est une possibilité, parce qu’[il] aime le joueur ». Il remplacerait numériquement Alexis Sanchez dans l’effectif londonien. Pour le Guardian, en revanche, la déclaration de Raiola ne serait que du bluff pour faire monter la cote de son joueur, et le départ de Sanchez aura lieu avec ou sans l’Arménien.
Arsenal chasse Malcom et Aubameyang

   


Si la piste Mkhitaryan ne se concrétise pas, Arsenal devra trouver une façon de compenser le départ de Sanchez, et celui de l’enfant-plus-si-prodige-que-ça Theo Walcott, désormais à Everton. Ne serait-ce que pour montrer aux fans qu’il ne tire pas un trait sur la saison, que le club peut encore sauver en revenant dans les places qualificatives pour la Ligue des champions et en remportant la Coupe de la Ligue, pour laquelle les Gunners rencontrent Chelsea en demi-finale retour le 24 janvier (0-0 au match aller).
« Pourra-t-on trouver un joueur exactement de la même trempe pour le remplacer ? Bien sûr que non, reconnaît Wenger, mais il y a toujours moyen de trouver un nouvel équilibre ».
Cet équilibre passera peut-être par le Brésilien de Bordeaux Malcom, un phénomène de 20 ans dont la position au club girondin est précaire. Pris en grippe par le public, il vient d’être convoqué à un entretien disciplinaire pour « manque de maturité, de solidarité et de respect envers l’institution ». Jusqu’ici, les Girondins refusaient de considérer son départ mais le renvoi de l’entraîneur Jocelyn Gourvennec pourrait changer la donne.
La presse sportive évoque aussi l’arrivée possible de Pierre-Emerick Aubameyang, l’attaquant gabonais du Borussia Dortmund, lui aussi fragilisé dans son club. Il vient d’être suspendu pour indiscipline, et les tabloïds allemands le voient déjà à Londres, où son père aurait séjourné cette semaine pour discuter du transfert.
Interrogé sur le sujet jeudi, en conférence de presse, Arsène Wenger n’a pas démenti être intéressé, tout en refusant de commenter « tant que rien n’est fait ». Une manière de faire qui n’a pas plu au Borussia Dortmund, qui affirme ne pas être en contact direct avec le club londonien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Dans un jugement prononcé jeudi, la Cour européenne des droits de l’homme valide le dispositif de localisation des sportifs.
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La CEDH offre une victoire majeure à la lutte antidopage

Dans un jugement prononcé jeudi, la Cour européenne des droits de l’homme valide le dispositif de localisation des sportifs.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h07
    |

            Clément Guillou








                        



   


L’Agence mondiale antidopage (AMA) peut souffler : le dispositif de localisation des sportifs, pan essentiel de la stratégie de dissuasion des tricheurs, a été validé ce jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
L’instance de Strasbourg était amenée à se prononcer sur ce principe en réponse à deux requêtes émanant de sportifs français, des syndicats de sports collectifs, d’une part, et la cycliste Jeannie Longo, d’autre part. Tous estimaient que l’obligation de donner aux acteurs de la lutte contre le dopage leur emploi du temps et un créneau d’une heure par jour pour être contrôlé par surprise constituait une atteinte intolérable à la vie privée, en violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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                Dopage : la localisation obligatoire des sportifs devant la justice européenne



Le principe avait été validé par la justice de plusieurs pays, dont la France, et par la justice sportive avec le Tribunal arbitral du sport, mais certains juristes estimaient qu’il serait jugé plus sévèrement par la CEDH. La requête visait l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), mais toute décision aurait pu avoir des conséquences internationales.
« D’une particulière importance »
Dans son jugement, la Cour reconnaît l’impact sur la vie privée mais considère « que les motifs d’intérêt général qui les rendent nécessaires sont d’une particulière importance et justifient les restrictions apportées aux droits accordés par l’article 8 de la Convention », avant d’ajouter :
« Elle [la CEDH] estime que la réduction ou la suppression de ces obligations conduirait à accroître les dangers du dopage pour la santé des sportifs et celle de toute la communauté sportive et irait à l’encontre de la communauté de vue européenne et internationale sur la nécessité d’opérer des contrôles inopinés pour conduire la lutte antidopage. »
Les juges, dont l’arrêt est rendu respectivement sept et quatre ans après le dépôt des deux requêtes, soulignent en particulier deux rôles essentiels de la lutte antidopage : la protection de la santé, notamment des jeunes sportifs amateurs, et la « protection des droits et libertés d’autrui », estimant que la lutte antidopage autorise une compétition plus loyale.
Lobbying
Le consensus des autorités médicales, gouvernementales et internationales sur le danger du dopage et les moyens de lutter contre est aussi mis au crédit de la lutte antidopage.
L’AMA suivait de très près le destin de ces requêtes devant la CEDH. L’instance régulatrice de la lutte antidopage n’avait pas ménagé ses efforts de lobbying pour échapper à une décision qui remettrait en cause, selon elle, l’efficacité de la lutte antidopage.
Signe de son souci de satisfaire au droit européen, l’AMA a fait surveiller la rédaction du dernier code mondial antidopage, entré en vigueur en 2015, par le juge français Jean-Paul Costa, ancien président de la CEDH. Elle continue depuis de faire régulièrement appel à son expertise.
« Après toutes les manœuvres politiques de ces six dernières années, je ne suis absolument pas surpris, a réagi Jean-François Reymond, directeur du syndicat des joueurs de rugby français Provale et à l’origine de la fronde alors qu’il dirigeait celui des basketteurs. Je ne peux que féliciter l’AMA pour son travail de lobbying auprès de la CEDH. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Après une nouvelle défaite mardi soir, les Girondins de Bordeaux ont annoncé jeudi matin un changement d’entraîneur.
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Football : Bordeaux se sépare de Jocelyn Gourvennec

Après une nouvelle défaite mardi soir, les Girondins de Bordeaux ont annoncé jeudi matin un changement d’entraîneur.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 11h00
   





                        


La huitième défaite en dix matchs aura été celle de trop : deux jours après une défaite 2-0 à domicile face à Caen, les Girondins de Bordeaux ont écarté jeudi Jocelyn Gourvennec de la tête de l’équipe.

Communiqué :
— girondins (@FCGirondins Bordeaux)


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Bordeaux est 13e du classement de Ligue 1 à l’issue de la 21e journée, à trois points de la zone de relégation, et éliminé dans toutes les coupes. Gourvennec était sous pression depuis plusieurs semaines, un automne catastrophique ayant succédé à un été prometteur.
Eric Bedouet, préparateur physique du club, prend provisoirement en charge l’entraînement de l’équipe mais un nouvel entraîneur sera nommé prochainement. La presse belge a déjà annoncé l’arrivée de Michel Preud’homme, technicien chevronné qui a quitté la tête du FC Bruges en fin de saison dernière.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le Français Julien Benneteau, 36 ans, a éliminé le 7e joueur mondial. De son côté, Gaël Monfils a été battu en quatre sets par le Serbe.
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Open d’Australie : Benneteau réalise l’exploit face à Goffin, Monfils impuissant contre Djokovic

Le Français Julien Benneteau, 36 ans, a éliminé le 7e joueur mondial. De son côté, Gaël Monfils a été battu en quatre sets par le Serbe.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 09h56
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 11h04
   





                        



   


Julien Benneteau est décidément inoxydable. Le 59e mondial a éliminé le Belge David Goffin - pourtant 7e à l’ATP et candidat au dernier carré à Melbourne - au deuxième tour de l’Open d’Australie (1-6 ; 7-6 ; 6-1 ; 7-6).
À 36 ans, le Bressan connaît une deuxième jeunesse depuis l’automne dernier. En novembre, il avait atteint pour la première fois les demi-finales du Masters 1000 de Paris-Bercy. Lors de son beau parcours, il avait déjà éliminé Goffin, ainsi que Jo-Wilfried Tsonga et Marin Cilic.
Benneteau a subi ensuite une grosse déception lorsqu’il n’a pas été sélectionné pour disputer la finale de la Coupe Davis contre la Belgique, mais cette désillusion ne lui a pas enlevé l’envie de briller. Il y a moins de deux ans, il était classé 696e mondial après une opération à l’adducteur qui l’avait tenu longtemps écarté des courts, en 2015 et 2016.
Au prochain tour, Benneteau affrontera l’Italien Fabio Fognini, 25e mondial.
Pas d’exploit pour Monfils

   


Pour la quinzième fois en autant de confrontations, Gaël Monfils s’est incliné contre Novak Djokovic. Sous une chaleur écrasante, le Serbe a mis un set pour entrer dans la partie avant de faire cavalier seul (4-6 ; 6-3 ; 6-1 ; 6-3).
Particulièrement fringuant après avoir été absent six mois du circuit pour soigner son coude, l’ancien numéro un mondial (aujourd’hui 14e à l’ATP) affrontera au prochain tour l’Espagnol Albert Ramos.
Gasquet sans accroc

   


Moins attendu que certains de ses compatriotes, Richard Gasquet passe les tours sans faire de bruit à Melbourne. Le Biterrois s’est imposé en trois sets contre l’Italien Lorenzo Sonego, 219e mondial (6-2 ; 6-2 ; 6-3).
La tâche s’annonce plus ardue au troisième tour, où Gasquet retrouvera Roger Federer si celui-ci se défait de l’Allemand Jan-Lennard Struff dans la matinée.
Adrian Mannarino s’est lui débarrassé du Tchèque Jir Vesely (6-3 ; 7-6 ; 5-7 ; 6-3). Pour la première fois de carrière au troisième en Australie, il affrontera l’Autrichien Dominic Thiem, 5e mondial.
Garcia a eu chaud

   


Huitième mondiale, Caroline Garcia n’est pas passée loin de l’élimination. La Française n’a fait plier la Tchèque Marketa Vondrousova qu’au bout du troisième set (6-7 ; 6-2 ; 8-6). La Lyonnaise aura l’occasion de se rassurer au prochain tour, où elle croisera le fer avec une adversaire normalement à sa porté : la Biélorusse Aliaksandra Sasnovich, 87e à la WTA.
Muguruza prend la porte

   


Vainqueure l’an passé de Wimbledon, l’Espagnole Muguruza ne sera pas parvenue à faire mentir ceux qui doutent de sa constance. La numéro 3 mondiale a pris la porte contre la Taïwanaise Su-Wei Hsieh (7-6 ; 6-4).
Maria Sharapova confirme de son côté sa bonne forme. La Russe a disposé en deux temps de la Lettonne Anastasija Sevastova (6-1 ; 7-6). Elle retrouvera au tour suivant l’Allemande Angelique Kerber.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ D’une réponse évasive à une question sur son avenir international, le pivot camerounais a lancé les spéculations sur une sélection en équipe de France.
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Le basket français face à la tentation Joel Embiid, star camerounaise de la NBA

D’une réponse évasive à une question sur son avenir international, le pivot camerounais a lancé les spéculations sur une sélection en équipe de France.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 07h00
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


« On ne sait jamais » : en quatre mots, répondant à la question d’un journaliste français sur son avenir en sélection, l’intérieur camerounais Joel Embiid, jeune vedette du basket international, a semé un début de zizanie dans le basket français.
C’était le vendredi 12 janvier, lors de la conférence de presse précédant un match de NBA délocalisé à Londres entre les Boston Celtics et les 76ers de Philadelphie, franchise que Joel Embiid porte sur ses larges épaules. Et entre le Cameroun, d’où il est originaire, les Etats-Unis, où il vit aujourd’hui, et la France, où il a des attaches, Embiid dit ne pas avoir tranché.
« Je ne viens pas de France, mais ce serait une belle opportunité. J’y ai de la famille. Pour l’instant, je n’ai pas eu d’offres, du Cameroun, de la France ou d’ailleurs, mais on ne sait jamais. »
La réponse est assez ambiguë pour lancer une série de spéculations sur la possibilité de voir un jour en bleu un joueur candidat au All Star Game et présentant cette saison des statistiques de 23,8 points et 10,8 rebonds par match.
Dès le lendemain, Patrick Beesley ancien directeur technique national (DTN) et actuel manageur général à la Fédération française de basket (FFBB), fait comprendre que la porte n’est pas fermée. « C’est un signal qui mérite d’être creusé, dit-il dans L’Equipe, rappelant que cette hypothèse avait déjà été évoquée en 2016. Il avait manifesté son intérêt. Mais ce n’était pas allé plus loin. »
Fournier : « C’est dérangeant »
Les propos du joueur, que certains pourraient considérer comme un appel du pied, a visiblement incité la Fédération à relancer les discussions pour sonder la volonté du joueur. Elle n’est pas seule. L’Equipe rapporte que « Nicolas Batum et Boris Diaw auraient déjà fait du lobbying auprès du joueur de Philadelphie pour le convaincre de franchir le pas ».
Une démarche qui ne fait pas l’unanimité parmi les actuels internationaux français.
Dans une série de tweets, Evan Fournier, l’arrière des Orlando Magics, a rappelé que, pour lui, « l’équipe nationale, c’est pas juste un challenge sportif ».
« Pour moi, jouer pour un pays avec lequel tu n’as pas d’attaches, c’est dérangeant. C’est pas du tout contre Joel. Ça me dérange quand les autres sélections le font et c’est donc valable pour l’équipe de France. »
« Les équipes nationales, c’est pour représenter son pays, récompenser la formation, mettre en avant une fédé, les entraîneurs de jeunes. C’est tout un système », a dit, dans la même veine, l’international français Edwin Jackson.
« Toutes les personnes qui sont pour qu’Embiid soit en équipe de France, ne venez pas dire : “nous sommes pour la formation française, faut faire avancer les clubs, etc.” »

   


L’arrivée d’Embiid en bleu alors que la France ne manque pas de talents confirmés (Gobert, Lauvergne, Séraphin) ou en devenir (Tillie, Poirier, les frères Fall) dans ce secteur pourrait aussi être mal vu par les joueurs déjà installés. Ou comme le dit Evan Fournier : « Le respect pour Rudy [Gobert], il est où ? »
Une rencontre en février
Joint mercredi 17 janvier, après ces réactions réservées de deux joueurs majeurs de l’équipe de France, le président de la Fédération, Jean-Pierre Siutat, préfère éteindre le début d’incendie.
« Nous avons eu un contact avec Joël il y a deux ans, mais cela n’a pas été très poussé », dit-il. Rien n’indiquait à l’époque une volonté du joueur de faire partie de l’équipe de France. Et rien ne l’indique aujourd’hui. Or, pour M. Siutat, c’est la condition sine qua non pour en être.
« Tout le monde aimerait avoir un joueur de 2,13 m qui marque 20 points par match. Mais je préfère avoir une équipe de garçons et de filles, qui ont envie d’être là. En parler aujourd’hui est un faux débat. »

   


La Fédération veut tout de même en avoir le cœur net, et une délégation rencontrera Joel Embiid à Philadelphie au mois de février pour aborder, une nouvelle fois, la question.
Jean-Pierre Siutat rappelle qu’une naturalisation, et donc une place éventuelle en équipe de France, est un processus long, qui se mérite, en vue des prochaines échéances (Coupe du monde en 2019, Jeux olympiques en 2020). A l’image de l’intérieur sénégalais Youssoupha Fall, arrivé en France en 2012 et désormais éligible, après avoir obtenu la nationalité en mars 2017. Surtout, la Fédération ne tient pas à imiter son homologue espagnole, dont Jean-Pierre Siutat ne se privait pas de dénoncer le comportement il y a moins d’un an.
En 2017, il dénonçait dans Le Monde le « pillage » des talents du continent, notamment par l’Espagne « dont les équipes de jeunes ont toujours un ou une Africaine ».

        Notre analyse :
         

          Basket : l’Afrique, gisement de talents mal exploité, « dans un esprit de colonisation »



« Je ne veux pas qu’on soit taxé d’aller chercher des talents comme d’autres le font. Les jeunes joueurs ne sont pas licenciés et ne sont donc pas protégés. Et, à terme, ils ne représentent plus leur pays. Je souhaite, au contraire, que les joueurs soient licenciés dans leur pays, jouent pour leur pays et que leur éventuel départ soit régulé par la Fédération internationale. »
Faire la cour à Embiid reviendrait à se contredire, même si son cas n’est pas celui d’un tout jeune basketteur africain que la France viendrait attirer en sortant son chéquier. Embiid est déjà, à 23 ans, une superstar de la NBA qui a signé un contrat de 148 millions de dollars et dont chaque décision est soupesée à l’aune de ce statut.
Son cas rappelle celui d’un autre intérieur d’origine africaine, le Congolais Serge Ibaka. Passé, deux mois seulement, par l’équipe de Prissé-Mâcon en Nationale 2 en 2006, il arrivera au fil des accords entre clubs, fédérations et agents dans le club espagnol de L’Hospitalet. Il y jouera deux saisons, sera drafté par les Oklahoma Thunders et prendra la nationalité espagnole en 2011.
La polémique sur sa naturalisation ne l’avait pas empêché d’aider son pays d’adoption à remporter, cette année-là, le championnat d’Europe… en battant la France en finale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le centre international de Toulon avait insulté un adversaire en le qualifiant, en anglais, de « putain de pédé ».
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Rugby : Mathieu Bastareaud suspendu trois matchs pour injure homophobe

Le centre international de Toulon avait insulté un adversaire en le qualifiant, en anglais, de « putain de pédé ».



Le Monde
 |    17.01.2018 à 18h14
   





                        



   


Le centre international de Toulon Mathieu Bastareaud a été suspendu trois semaines et manquera donc le match du XV de France face à l’Irlande, pour avoir qualifié un joueur de Trévise de « pédé », a annoncé, mercredi 17 janvier, l’organisateur de la Coupe d’Europe.
Bastareaud ne pourra pas participer aux deux prochains matchs de Toulon, ni à l’ouverture du Tournoi des six nations, le 3 février, avec les Bleus, au sein desquels il est remplacé par le Parisien Jonathan Danty, a annoncé peu après l’encadrement du XV de France.
« Putain de pédé »
Bastareaud, qui peut faire appel de la décision prise par la commission de discipline de l’European Professional Rugby Club (EPCR), organisateur de la Coupe d’Europe, pourra retrouver les Bleus la semaine du déplacement en Ecosse, le 11 février.
Avec le RCT, dont il est le capitaine depuis le début de saison, Bastareaud sera un absent majeur du déplacement samedi à Llanelli chez les Scarlets, décisif en vue de la qualification pour les quarts de finale, et de la réception de Bordeaux-Bègles, le 27 janvier, en Top 14, importante pour la course à la phase finale.
Lors d’un accrochage avec le deuxième ligne italien Sebastian Negri à la fin du match remporté dimanche par le RCT (36-0), Bastareaud semble avoir répondu à une insulte similaire mais moins clairement identifiable de son adversaire, en le qualifiant en anglais de « putain de pédé ».
« Aucun facteur aggravant »
La commission de discipline « a déterminé que la nature de l’insulte aurait mérité un carton rouge », a précisé l’EPCR dans son communiqué. « Elle a estimé que l’infraction correspondait à la sanction minimale du barème des sanctions de World Rugby et a sélectionné six semaines comme point d’entrée. »
« Etant donné qu’il n’y avait aucun facteur aggravant et, en prenant en compte le fait que le joueur ait plaidé coupable, la Commission a ensuite réduit la sanction de moitié (le maximum autorisé), avant de prononcer une suspension de trois semaines. »
Après le match, Bastareaud s’était rapidement excusé sur Twitter, reconnaissant avoir « mal réagi en répondant à sa provocation ». « J’en suis sincèrement navré pour les personnes que j’ai pu blesser », avait-il ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Une des plus belles carrières de l’histoire du football, faite de gestes insensés, de courses, de dribbles et d’un sourire constant, s’est officiellement terminée.
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Football : Ronaldinho, légende du Brésil et du FC Barcelone, prend sa retraite

Une des plus belles carrières de l’histoire du football, faite de gestes insensés, de courses, de dribbles et d’un sourire constant, s’est officiellement terminée.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 14h50
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Ronaldo d’Assis Moreira, dit Ronaldinho Gaucho au Brésil et simplement Ronaldinho dans le reste du monde, a officiellement mis un terme à sa carrière professionnelle, selon son frère et agent, Roberto Assis.
« Sa carrière professionnelle est terminée. Il veut désormais être un ambassadeur du football, aider les œuvres caritatives et travailler avec ses amis dans la musique. »
Après la Coupe du monde en Russie, cela fera trois ans que Ronaldinho n’aura plus disputé un match professionnel. Sa retraite ne faisait presque plus de doute, tant il semblait déjà loin du monde du football professionnel. En juillet, après quelques balles tapées lors d’un match en Tchétchénie, il avait reconnu être « trop vieux » pour reprendre la compétition.
« Merci pour toute la magie, Ronaldinho »
La dernière tentative, en 2015 avec le Fluminense, n’a duré que deux mois et demi. La pige précédente d’une saison dans le club mexicain de Queretaro n’a pas été bien plus marquante. Comme son passage dans une équipe de futsal du… championnat indien.
Qu’importe une fin un peu dissipée, la carrière footballistique de Ronaldinho restera comme l’une des plus belles du début du XXIe siècle.
Toutes ses étapes – au Gremio Porto Alegre, au Paris-SG (2001-2003), au FC Barcelone (2003-2008), au Milan AC (2008-2011), à Flamengo (2011-2012) et à l’Atletico Mineiro (2012-2014) – ont été marquées par des récompenses individuelles et des trophées collectifs, des courses fulgurantes depuis la ligne de touche gauche et des gestes incroyables. Et chacun de ses clubs lui a rendu hommage après l’annonce de la fin de sa carrière.
La Fédération brésilienne a salué « cette star qui a tant brillé avec le maillot jaune. Merci pour toute la magie, Ronaldinho. » Un de ses plus beaux tours était ce lob sur David Seaman lors de la Coupe du monde 2002. Ce sera la seule que Ronnie remportera, après avoir joué 101 matchs et marqués 35 buts pour son pays.

En Europe, c’est bien en France, et au Paris-Saint-Germain, que Ronnie se révèle. En dépit d’une relation compliquée avec l’entraîneur de l’époque, Luis Fernandez, Ronaldinho éclabousse de toute sa classe le championnat de France. La défense de Guingamp s’en souvient encore.

Après deux saisons passées dans un championnat trop étriqué pour son talent, Ronaldinho s’envole pour l’Espagne et le grand Barça. C’est sur cette pelouse qu’il vit le zénith de sa carrière : 207 matchs, 94 buts, 61 passes décisives, deux victoires en Liga, deux Supercoupes, une Ligue des champions (2006), un Ballon d’or (2005), deux récompenses du joueur FIFA de l’année (2004 et 2005).
Son entrée en matière, lors de son premier match sur la pelouse catalane en 2003, marqua les esprits.

Deux ans plus tard, il inventa une feinte pour neutraliser Franck Lampard, John Terry, Ricardo Carvalho et Eidur Gudjohnsen en bougeant à peine.

Le Milan AC n’était pas encore le crépuscule, mais presque. Une victoire en Serie A en 2010-2011, la dernière d’un club qui ne soit pas la Juventus depuis, et quelques gestes extraterrestres restent des beaux souvenirs pour les rossoneri qui ont salué « l’homme qui a enchanté San Siro et tous les fans de football ».

⚽ Goal of the Day from the Man of the Day 💥 
Take a bow, @10Ronaldinho! 🇧🇷 
🔊 Just listen to the crowd roar!
— acmilan (@AC Milan)


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Le retour au pays, après un détour par le Flamengo, fut aussi un triomphe. Quand Ronaldinho arrive à l’Atletico Mineiro, c’est la définition du club du ventre mou du championnat. Il les portera jusqu’à la deuxième place du classement en 2012, et l’année d’après sur le toit de l’Amérique latine en remportant la Copa Libertadores.

O futebol ficou mais triste. Toda a arte, alegria, magia e irreverência do ídolo R10 passam dos gramados para a his… https://t.co/12tzG7egt5— atletico (@Atlético)


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En l’honneur du désormais ex-footballeur de 37 ans, Roberto Assis promet une tournée d’adieux mondiale « après la Coupe du monde en Russie, probablement en août ». « Nous ferons plusieurs tournois au Brésil, en Europe et en Asie et, bien sûr, nous regardons pour disputer un match avec une sélection du Brésil », a-t-il confié à la chaîne Globo. Si les contours et les dates de la tournée de Ronnie restent flous, Assis a déjà laissé entendre que « Nike participera à l’élaboration du projet » et que le fait que son frère soit déjà un ambassadeur pour le FC Barcelone facilitera sa conception.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Trente-six athlètes russes ont renoncé à courir après l’arrivée des contrôleurs antidopage, prétextant être tombés malades ou renonçant simplement à prendre le départ.
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Plus de 30 athlètes russes tombent malades à l’arrivée des contrôleurs antidopage

Trente-six athlètes russes ont renoncé à courir après l’arrivée des contrôleurs antidopage, prétextant être tombés malades ou renonçant simplement à prendre le départ.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h37
   





                        



   


Plus de 30 athlètes russes sont subitement tombés malades ou n’ont pas pris le départ de leur épreuve en voyant arriver les contrôleurs de l’Agence antidopage russe (Rusada) lors d’une compétition régionale à Irkoutsk (Sibérie).
Alors que se déroulaient samedi et dimanche les championnats d’athlétisme du district fédéral de Sibérie, 36 athlètes russes ont renoncé à courir après l’arrivée des contrôleurs de la Rusada, prétextant être tombés malades ou renonçant simplement à prendre le départ, rapporte le journal sportif en ligne Championat.com.

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La Fédération russe d’athlétisme lance une enquête
Parmi les athlètes ayant renoncé figurait la spécialiste du 3 000 m steeple Natalya Aristarkhova. Elle était la grande favorite de sa course après avoir porté en décembre son record personnel à 9 min 6 s 1 ; ce qui ferait d’elle, en cas d’homologation, la dixième performeuse mondiale de tous les temps, ironise encore Championat.com.
« La commission de discipline de la Fédération russe d’athlétisme (FRA) a lancé une enquête interne », a annoncé dans un communiqué la FRA, ajoutant avoir réclamé aux organisateurs et aux fédérations régionales concernées « des informations sur les athlètes qui se sont retirés » de la compétition.
« Au vu des résultats de l’enquête, la commission de discipline prendra les sanctions appropriées », ajoute le communiqué. La Fédération russe d’athlétisme précise avoir recommandé dimanche à la Rusada de cibler particulièrement les compétitions de jeunes et les compétitions régionales en Russie.
Shubenkov scandalisé
« Des contrôleurs antidopage se sont invités aux championnats de Sibérie. Est-ce la raison pour laquelle deux dizaines de participants se sont retirés avant le début de la compétition ? », a de son côté écrit sur Twitter le champion du monde du 110 m haies (2015) Sergey Shubenkov, visiblement scandalisé.

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La Rusada a été suspendue par l’Agence mondiale antidopage (AMA) en novembre 2015, quand a éclaté le scandale qui a abouti à la révélation d’un système de dopage impliquant de nombreux rouages de l’Etat russe, du ministère des sports aux services secrets, sur la période 2011-2015. En juin, elle a été à nouveau autorisée à mener ses propres programmes de contrôles antidopage.
La Russie est engluée dans un scandale de dopage qui a débouché sur l’exclusion de ses athlètes des JO 2016 de Rio et des Mondiaux 2017 d’athlétisme à Londres, puis a conduit le Comité international olympique (CIO) à suspendre la Russie des JO 2018 le mois prochain à Pyeongchang.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La Cour européenne des droits de l’homme rend jeudi une décision potentiellement cruciale pour l’avenir de la lutte antidopage.
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Dopage : la localisation obligatoire des sportifs devant la justice européenne

La Cour européenne des droits de l’homme rend jeudi une décision potentiellement cruciale pour l’avenir de la lutte antidopage.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 16h36
    |

            Clément Guillou








                        



   


La lutte antidopage viole-t-elle depuis 2004 la Convention européenne des droits de l’homme ? La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) doit se prononcer, jeudi 18 janvier, sur cette question qui divise les juristes spécialistes de l’antidopage, en réponse à deux requêtes de sportifs français.
L’une est portée depuis 2011 par les syndicats de joueurs des quatre principaux sports collectifs (football, basket, rugby, handball) ; l’autre est au nom de Jeannie Longo, l’un des plus grands palmarès du sport tricolore. Sa carrière finissant, la cycliste se plaignait d’un acharnement de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui l’inscrivait chaque année dans le groupe des sportifs obligés de signaler leur localisation. Déboutée en 2013 par le Conseil d’Etat, elle s’était tournée vers l’Europe.

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Les requérants voient, dans le système de localisation auquel ils sont soumis, une atteinte à leur vie privée. Depuis 2009, ce régime oblige les sportifs à donner un créneau d’une heure par jour durant lequel ils se rendent disponibles pour des contrôles antidopage, à l’endroit de leur choix. C’est sur ce système que reposent les contrôles aléatoires, qui, selon les experts, sont les plus efficaces pour dissuader les sportifs de se doper.
L’AMA vigilante
Pour cette raison, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a toujours suivi de très près le destin de ces requêtes devant la CEDH. L’instance régulatrice de la lutte antidopage se refuse à tout commentaire avant la décision, mais n’a pas ménagé ses efforts de lobbying pour échapper à une décision qui remettrait en cause, selon elle, l’efficacité de la lutte antidopage.
En 2009, elle avait dû réviser à la marge les règles de localisation afin de satisfaire la Commission européenne. Depuis, le dispositif a été davantage assoupli, notamment dans le volet des sanctions associées au défaut de localisation.

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Signe de son souci de satisfaire au droit européen, l’AMA a fait surveiller la rédaction du dernier code mondial antidopage, entré en vigueur en 2015, par le juge français Jean-Paul Costa, ancien président de la CEDH. Elle continue depuis de faire régulièrement appel à son expertise.
« Quelques athlètes – bien que, je suis heureux de le dire, ils ne soient pas en majorité – ont critiqué le système de localisation, le jugeant invasif et contraignant ; cependant, la plupart d’entre nous dans le monde du sport le considérons comme un moyen efficace et nécessaire pour faire en sorte que le sport propre l’emporte », justifiait Craig Reedie, président de l’AMA, dans une tribune en 2015.
« On a dépassé le délai raisonnable »
Les sportifs et leurs avocats, eux, évoquent l’article 8 de la convention. Il dispose que « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance », et que les exceptions à cette ingérence ne s’appliquent pas à la lutte antidopage.
Ils évoquent en outre la liberté de circulation, contrainte, selon eux, par l’obligation de rester une heure par jour en un endroit donné.
Le dispositif est également validé par le tribunal arbitral du sport
Leur espoir est mince : en France, le Conseil d’Etat a validé la localisation des sportifs et la Cour de cassation a estimé qu’il n’y avait pas lieu de renvoyer au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité. Le dispositif est également validé par le tribunal arbitral du sport. Et quand bien même la CEDH jugerait non conforme le dispositif de localisation, les juristes de l’AMA se battraient pied à pied pour ne pas avoir à y renoncer.
Les requérants, eux, sont presque passés à autre chose. « Au bout de six ans, je ne sais pas si on est encore en droit d’avoir des espoirs. On a largement dépassé le délai raisonnable », dit Jean-François Reymond, directeur du Syndicat des joueurs de rugby, qui avait auparavant mené la fronde à la tête de celui des basketteurs.
Depuis que sa requête a été déposée, il témoigne d’une nette amélioration des relations avec l’AFLD, le nouveau directeur des contrôles, Damien Ressiot, ayant facilité les démarches de localisation. Elles sont désormais remplies le plus souvent par les clubs et les manquements sont rares dans les sports collectifs.
Jeannie Longo, de son côté, estime que sa fin de carrière a été gâchée par ses relations avec l’AFLD qui, en 2011, avait voulu la sanctionner pour avoir fait défaut à trois reprises aux règles de localisation. Elle avait finalement été blanchie par la Fédération française de cyclisme (FFC), mais continuait d’être inscrite dans le « groupe cible » des athlètes de haut niveau.
Sa plainte contre l’AFLD avait été rejetée par le Conseil d’Etat.
« La CEDH a prouvé qu’elle était plus scrupuleuse sur le respect de la vie privée que le Conseil d’Etat, veut croire Me Bruno Ravaz, conseil de Jeannie Longo. Si Jeannie gagne, elle s’estimera un peu réhabilitée. Pour elle, c’était une opération de harcèlement afin de la forcer à raccrocher son vélo. » Jeudi, l’ancienne cycliste sera au ski.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les délégations du Sud et du Nord participeront à la cérémonie d’ouverture derrière un « drapeau de l’unification », sous réserve d’acceptation du CIO.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/01/2018
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JO : les deux Corées formeront une équipe commune de hockey et défileront ensemble

Les délégations du Sud et du Nord participeront à la cérémonie d’ouverture derrière un « drapeau de l’unification », sous réserve d’acceptation du CIO.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 10h16
    |

                            Philippe  Pons (Tokyo, correspondant)








                        


Dans un geste symbolique de réconciliation que l’on n’avait pas vu depuis plus d’une décennie, les deux Corées ont annoncé, mercredi 17 janvier, que leurs équipes défileront ensemble lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, le 9 février, portant le drapeau représentant la péninsule coréenne unifiée, bleu ciel sur fond blanc.
Dans le communiqué diffusé à l’issue de la rencontre des deux délégations dans le village de l’armistice de Panmunjom, le ministère de l’unification de Corée du Sud ajoute que les deux pays formeront une équipe féminine commune pour l’épreuve de hockey sur glace. Une première depuis les championnats du monde de tennis de table en 1991 à Chiba, au Japon.
Après avoir renoué, le 9 janvier, des contacts officiels suspendus depuis deux ans, Pyongyang et Séoul semblent désireux de faire retomber la tension, lourde de risques de conflit, de l’année écoulée marquée par de multiples tirs de missiles – dont trois engins de portée intercontinentale et un essai nucléaire – nord-coréens et les invectives de Donald Trump et du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un.
La délégation nord-coréenne comptera 550 membres dont une équipe de 230 pom-pom girls, des artistes et une trentaine de spécialistes de taekwondo qui se livreront à une démonstration de cet art martial. L’entraînement commun des équipes de skieurs des deux Corées est en outre envisagé à la station de Masikryong en République populaire démocratique de Corée : bien équipée, elle a été ouverte en grande pompe en 2013 pour attirer des touristes étrangers. La Corée du Nord participera aussi aux Jeux paralympiques, qui auront lieu en mars.
Scepticisme
Un rapprochement des deux Corées à l’occasion d’épreuves sportives n’est pas nouveau en soi mais, dans la phase de tension actuelle, la participation de la Corée du Nord aux Jeux de Pyeongchang prend un relief particulier, leur donnant la dimension de « Jeux de la paix », comme le souhaitait le président sud-coréen, Moon Jae-in, qui avait proposé la reprise du dialogue intercoréen dès juin 2017. Une proposition que le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a formulée à son tour dans son message de Nouvel An.
Les équipes des deux Corées ont déjà défilé ensemble à neuf reprises à l’occasion d’événements sportifs : ce fut le cas en 2000 lors des Jeux olympiques de Sydney, année du premier sommet intercoréen qu’avait permis la « politique du rayon de soleil », c’est-à-dire de rapprochement intercoréen, lancée deux ans plus tôt par le président Kim Dae-jung. Egalement aux JO d’Athènes en 2004 puis aux Jeux d’hiver à Turin en 2006, ainsi qu’aux Jeux asiatiques à Doha la même année.

        Lire notre analyse :
         

          Les deux Corées amorcent une timide tentative de rapprochement



La formation d’une équipe commune Nord-Sud a été envisagée à plusieurs reprises mais elle n’a jamais été réalisée, les athlètes sud-coréens, plus rodés aux compétitions olympiques que leurs homologues du Nord, craignant de compromettre leurs chances. C’est apparemment le cas des hockeyeuses sud-coréennes, surprises par une décision qui a été fraîchement accueillie dans une partie de l’opinion. Des pétitions de protestation en ligne se succèdent. Selon un sondage diffusé par le bureau du président de l’Assemblée nationale, 80 % des Sud-Coréens sont favorables à la participation du Nord aux JO de Pyeongchang, mais 70 % voient d’un mauvais œil la formation d’une équipe commune.
L’apaisement qui se dessine dans la péninsule est accueilli avec un scepticisme affiché aux Etats-Unis et au Japon, qui appellent à rester vigilants. Le monde ne doit pas se laisser berner par « l’offensive de charme » de Pyongyang, a déclaré le ministre nippon des affaires étrangères, Taro Kono, qui participait à une rencontre sur la Corée du Nord à Vancouver.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Pour sa première liste depuis sa prise de fonctions en remplacement de Guy Novès, Jacques Brunel a convoqué le demi de mêlée de Clermont, absent depuis deux ans.
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Rugby : Morgan Parra fait son retour dans le XV de France

Pour sa première liste depuis sa prise de fonctions en remplacement de Guy Novès, Jacques Brunel a convoqué le demi de mêlée de Clermont, absent depuis deux ans.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 14h54
   





                        



   


Le demi de mêlée Morgan Parra a été retenu mercredi 17 janvier par le nouveau sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, pour préparer le Tournoi des six nations, plus de deux ans après sa dernière sélection, à l’inverse de Louis Picamoles.
La dernière cape du joueur de Clermont (29 ans, 66 sélections) remonte au 17 octobre 2015 et la déroute des Bleus en quarts de finale de la Coupe du monde face à la Nouvelle-Zélande (13-62). Il avait été convoqué une fois par le prédécesseur de Brunel, Guy Novès, en début de mandat.

        Lire aussi :
         

                Jacques Brunel, du rugby terroir à l’ère professionnelle



Deux jeunes à l’ouverture
« Je n’ai pas à expliquer ce qui a été fait avant, mais surtout pourquoi il [Parra] est là : car depuis le début de saison, il fait des prestations remarquables. Cela me semble normal qu’il figure dans le groupe. D’autant plus par le choix de la jeunesse fait à l’ouverture », a déclaré Brunel, qui dévoilait sa première liste depuis qu’il a remplacé Guy Novès, le 27 décembre.
Brunel a effectivement retenu deux jeunes joueurs au poste de numéro 10 : Anthony Belleau (21 ans, 2 sélections) et Matthieu Jalibert (19 ans, 0 sélection). « S’il y a un garçon que je connais parfaitement, c’est bien Jalibert », a déclaré Brunel, qui l’entraînait à Bordeaux-Bègles il y a encore quelques semaines.
« Il a franchi les étapes depuis le début de saison, il est devenu expérimenté, a évolué dans plusieurs contextes, s’en est relativement bien sorti à chaque fois. [Le niveau international] est encore une autre marche, mais je pense qu’il a les capacités pour les franchir. »

🔴 Voici la liste des 32 joueurs convoqués par le sélectionneur Jacques Brunel et ses adjoints Julien Bonnaire, Séba… https://t.co/iQpaRhe2H6— FFRugby (@FF Rugby)


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Bastareaud bien présent
Brunel n’a en revanche pas convoqué à l’ouverture François Trinh-Duc ni le no 8 Louis Picamoles, deux éléments expérimentés non convoqués au nom de la politique de l’« homme en forme » prônée par Brunel. « J’ai choisi les hommes qui paraissent le plus en forme en ce moment. J’attends de Louis Picamoles qu’il montre qu’il veut prétendre de nouveau à l’équipe de France, qu’il fasse des prestations de grande qualité comme son potentiel l’autorise », a commenté Brunel.
Le nouveau sélectionneur a par ailleurs retenu, outre Jalibert, plusieurs autres non capés : les piliers Dany Priso et Cedate Gomes Sa, le deuxième-ligne Félix Lambey et le no 8 Marco Tauleigne. A la différence de Jalibert, ils avaient déjà été convoqués pour un rassemblement du XV de France.
Figure également dans cette liste de 32 le centre Mathieu Bastareaud, pourtant sous le coup d’une suspension pour des propos homophobes tenus dimanche dernier avec Toulon en Coupe d’Europe. Il devrait être fixé dans la journée.
D’autres joueurs font leur retour, comme les arrières Brice Dulin, Geoffrey Palis et Benjamin Fall. Fall peut aussi jouer à l’aile. Le XV de France, qui reste sur cinq défaites et un nul en test-matchs, commence le Tournoi le 3 février contre l’Irlande au Stade de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le Manceau est passé tout près de la défaite dès le deuxième tour contre le jeune Canadien.
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Open d’Australie : Tsonga sort du piège Shapovalov

Le Manceau est passé tout près de la défaite dès le deuxième tour contre le jeune Canadien.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 12h19
   





                        



   


Jo-Wilfried Tsonga s’est sorti mercredi 17 janvier d’un bien mauvais piège tendu par Denis Shapovalov, au deuxième tour de l’Open d’Australie. Mené 5-3 dans la dernière manche, le Français – de quatorze ans son aîné – a aligné quatre jeux consécutifs pour se défaire du grand espoir du tennis mondial (3-6 ; 6-3 ; 1-6 ; 7-6 ; 7-5), qui l’avait battu lors du dernier US Open.
Au prochain tour, le 15e mondial, qui a concédé avoir une gêne à un mollet, retrouvera le fougueux Australien Nick Kyrgios, vainqueur de Viktor Troicki (Serbie).
Simon abandonne

   


Revenu au premier plan après sa victoire au tournoi de Pune (Inde) en janvier, Gilles Simon a dû rendre les armes dès le deuxième tour, à Melbourne. Blessé à la cuisse, le Niçois a jeté l’éponge face à l’Espagnol Pablo Carreño Busta (11e mondial), après avoir concédé la première manche (6-2 ; 3-0 ab).
Nadal sans forcer

   


Sans véritables repères avant son entrée à l’Open d’Australie, Rafael Nadal rassure ceux qui doutaient de son état de forme. Le numéro un mondial n’a eu besoin que de trois sets pour éliminer l’Argentin Leonardo Mayer (6-3 ; 6-4 ; 7-6).
Le finaliste l’an passé à Melbourne, face à Roger Federer, retrouvera le Bosnien Damir Dzumhur (30e à l’ATP) au troisième tour.
Come-back de Wozniacki

   


La numéro deux mondiale est passée tout près de l’élimination mercredi. Menée 5-1 40/15 dans la troisième manche, la Danoise a sauvé deux balles de match avant de s’imposer face à la modeste Croate Jana Fett (119e).
La vainqueure du Masters en novembre 2017, qui n’a jamais triomphé en Grand Chelem, affrontera la Néerlandaise Kiki Bertens (32e) en fin de semaine.
Belle performance de Cornet

   


Alizé Cornet s’est logiquement imposée contre l’Allemande Julia Görges, pourtant bien mieux classée que la Niçoise – respectivement 12e et 42e à la WTA.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Figure de proue du football français, l’ancienne internationale s’est imposée au poste de sélectionneuse des Bleues, avec, en ligne de mire, le Mondial organisé en France en 2019.
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Corinne Diacre, une autorité naturelle

Figure de proue du football français, l’ancienne internationale s’est imposée au poste de sélectionneuse des Bleues, avec, en ligne de mire, le Mondial organisé en France en 2019.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 11h07
    |

            Anthony Hernandez








                        



                                


                            

Il n’est pas évident de trouver un domaine du football féminin dans lequel Corinne Diacre ne soit pas une ­pionnière. Ex-internationale aux 121 sélections, la Nordiste en est l’incontestable tête d’affiche en France. Elle a été la première femme à obtenir le plus haut diplôme d’entraîneuse de football, le brevet d’entraîneur profes­sionnel de football, en 2014, avant de devenir un mois plus tard la première à entraîner un club professionnel masculin.
Mais samedi 20 janvier, au ­Stade-Vélodrome de Marseille, Corinne Diacre ne dirigera face à l’Italie que son septième match en tant que sélectionneuse des Bleues. Loin du record des 113 rencontres de sa prédécesseure ­Elisabeth Loisel, qui était, jusqu’à la nomination de Corinne Diacre le 30 août 2017, l’unique femme à avoir occupé ce poste tenu successivement par trois hommes depuis dix ans.
Après un championnat d’Europe désastreux cet été, jamais une candidature ne s’était imposée avec autant de clarté. Surtout qu’en 2019, la France accueillera pour la première fois la Coupe du monde féminine. « Elle est absolument légitime. Son intronisation sonne comme une évidence », assène son ex-coéquipière Marinette Pichon, toujours meilleure buteuse sous le maillot tricolore. Le règne de l’ancien joueur Olivier Echouafni n’aura été qu’une éphémère transition avant que Noël Le Graët ne parvienne enfin à convaincre Corinne Diacre.
Car, en 2016, le président de la Fédération française de football avait déjà proposé la place à celle qui avait été élue la saison précédente meilleure coach de Ligue 2. L’ancienne défenseuse ne se voyait alors pas abandonner son club de Clermont (Puy-de-Dôme). « Corinne est quelqu’un d’honnête et de fidèle. Elle a refusé la première proposition. En août, nous avons à nouveau discuté. Entraîner l’équipe de France lors d’un Mondial, c’est un poste dont on n’hérite nor­malement que dans une pochette-surprise », confie Claude Michy, président du Clermont Foot 63.
Leadeuse...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La Cour européenne des droits de l’homme doit rendre une décision cruciale, qui pourrait affecter le caractère aléatoire des contrôles.
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Antidopage : la localisation des sportifs devant la justice européenne

La Cour européenne des droits de l’homme doit rendre une décision cruciale, qui pourrait affecter le caractère aléatoire des contrôles.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 14h04
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            
La lutte antidopage viole-t-elle la convention européenne des droits de l’homme ? La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) doit se prononcer, jeudi 18 janvier, sur cette question qui divise les juristes spécialistes de l’antidopage, en réponse à deux requêtes de sportifs français. L’une est portée depuis 2011 par les syndicats de joueurs des quatre principaux sports collectifs ; l’autre est au nom de Jeannie Longo, l’un des plus grands palmarès du sport tricolore. Sa carrière finissant, la cycliste se plaignait d’un acharnement de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui l’inscrivait chaque année dans le groupe des sportifs obligés de signaler leur localisation. Déboutée en 2013 par le Conseil d’Etat, elle s’était tournée vers l’Europe.
Les requérants voient dans le système de localisation auquel ils sont soumis une atteinte à leur vie privée. Mis en place en 2004, formalisé en 2009, ce régime oblige les sportifs à donner un créneau d’une heure par jour durant lequel ils se rendent disponibles pour des contrôles antidopage, à l’endroit de leur choix. C’est sur ce système que reposent les contrôles aléatoires, qui, selon les experts, sont les plus efficaces pour dissuader les sportifs de se doper.
Pour cette raison, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a toujours suivi de très près le destin de ces requêtes devant la CEDH. L’instance régulatrice de la lutte antidopage se refuse à tout commentaire avant la décision, mais n’a pas ménagé ses efforts de lobbying pour échapper à une décision qui remettrait en cause, selon elle, l’efficacité de la lutte antidopage.
« Une opération de harcèlement »
Signe de son souci de satisfaire au droit européen, l’AMA a fait surveiller la rédaction du dernier code mondial antidopage, entré en vigueur en 2015, par le juge français Jean-Paul Costa, ancien président de la CEDH. Elle continue depuis de faire régulièrement appel à son expertise.
Les requérants, eux, sont presque passés à autre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Les Bleus débuteront le tour préliminaire avec quatre points, le maximum possible, une très bonne option en vue du match contre la Suède.
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Handball : à l’Euro 2018, les Bleus décrochent trois victoires en trois matchs

Les Bleus débuteront le tour préliminaire avec quatre points, le maximum possible, une très bonne option en vue du match contre la Suède.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 22h08
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 10h46
   





                        


L’équipe de France de handball a battu la Biélorussie 32-25 (mi-temps : 14-11) pour son troisième et dernier match du premier tour de l’Euro 2018, mardi 16 janvier, à Porec, dans le nord de la Croatie.
Après deux succès contre la Norvège (32-31) et l’Autriche (33-26), la France achève donc ce premier tour avec trois victoires en trois matches. Les Bleus débuteront le tour préliminaire avec quatre points, le maximum possible.
Restés sur le banc face à l’Autriche après avoir laissé beaucoup d’énergie contre la Norvège, les cadres ont fait leur retour sur le terrain. Et c’est avec son équipe type, comprenant notamment les anciens Michaël Guigou et Luc Abalo, que la France a démarré le match.

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Pendant une bonne partie de la première mi-temps, les partenaires du pivot de Saint-Raphaël Artsem Karalek ont montré pourquoi il ne fallait pas les prendre à la légère. Ils ont mis en danger les Bleus sur jeu rapide et assuré en défense, alors que les Français ont commis quelques fautes de concentration.
Mais les Biélorusses sont aussi tombés sur un grand Vincent Gérard dans les buts, auteur de trois arrêts sur jet de 7 mètres, et un Dika Mem en forme (quatre buts en première période).
A la mi-temps, les Bleus sont repartis aux vestiaires avec une avance de +3 (14-11). « On ne va pas se mentir, on fait une mauvaise entame. Ce n’est pas notre meilleur match mais il y a des enseignements, on voit qu’on arrive encore à faire la différence », a estimé le capitaine Cédric Sorhaindo.
Une deuxième mi-temps plus fluide
La suite a été plus fluide pour les Français, qui ont rapidement creusé l’écart, porté à +8 (26-18) après un peu plus de quarante-cinq minutes, grâce aux actions de Valentin Porte ou Kentin Mahé et à un Dika Mem toujours aussi actif (neuf buts au total).
Une défense beaucoup plus solide dans le deuxième acte a également permis aux Bleus de marquer plusieurs buts en contre-attaque. Les Biélorusses ont ensuite profité de l’exclusion temporaire de Kentin Mahé pour revenir à quatre buts (28-24) mais il était trop tard pour inquiéter les Français.

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Le match contre les Croates « va être très différent », a déclaré Nikola Karabatic. « La Croatie va jouer chez elle avec son public, 15 000 spectateurs, avec tout ce que ça implique de pression sur nous, sur les arbitres. Ça va être un vrai match difficile. »
Les Bleus bénéficient désormais de trois jours de repos avant leur prochain match, qui pourrait voir le retour précieux de Luka Karabatic. Le pivot n’a pas joué lors des trois premières rencontres en raison d’une blessure à une cheville mais a repris l’entraînement lundi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Plus de 140 gymnastes, dont Simone Biles, ont été victimes d’un médecin ayant travaillé plus de trente ans à la fédération américaine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/01/2018
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Aux Etats-Unis, le monde de la gymnastique à l’épreuve d’un scandale d’agressions sexuelles

Plus de 140 gymnastes, dont Simone Biles, ont été victimes d’un médecin ayant travaillé plus de trente ans à la fédération américaine.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 18h26
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 10h03
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Aux Etats-Unis, la presse n’hésite plus à parler du « plus important scandale d’agressions sexuelles dans l’histoire du sport ». Un scandale qui court sur trois décennies et qui a pris de l’ampleur avec l’accumulation de témoignages de jeunes femmes depuis deux ans.
Le principal accusé, Larry Nassar, est le médecin-ostéopathe qui soignait depuis trente ans des gymnastes américaines à la clinique sportive de l’université du Michigan et au sein de la fédération américaine de gymnastique. Nassar était une figure connue dans les délégations olympiques américaines, ayant participé aux quatre derniers Jeux olympiques.
Dans les coulisses, Nassar s’est livré, pendant toutes ces années, à des attouchements et à des agressions sexuelles sur des jeunes filles, en prétextant des massages pour soigner des blessures au dos ou aux hanches. Déjà condamné à soixante ans de prison pour détention de matériel pédopornographique, il a plaidé coupable de dix chefs d’inculpation d’agressions sexuelles.
Sa peine sera connue à l’issue d’un procès qui s’ouvre, mardi 16 janvier, dans l’Etat du Michigan. Pendant quatre jours, des dizaines de jeunes filles, parmi les 140 qui ont publiquement accusé Larry Nassar de les avoir agressées au cours de leur carrière de gymnaste, prendront la parole publiquement pour raconter ce qu’elles ont subi.
Des amatrices jusqu’aux multiples médaillées
L’emprisonnement de ce prédateur sexuel est la conséquence de la prise de parole de ces gymnastes. Elles occupaient tous les échelons de la gymnastique, des amatrices universitaires jusqu’aux multiples médaillées d’or aux JO. Elles ont raconté leur calvaire, parfois plusieurs années après les faits, anonymement dans des enquêtes de presse, des émissions télévisées ou sous forme de messages sur les réseaux sociaux.
Simone Biles, quadruple championne olympique à Rio en 2016, l’a fait dans un tweet posté le 15 janvier :
« Je suis aussi l’une des nombreuses survivantes qui ont été abusées sexuellement par Larry Nassar. Ce comportement est complètement inacceptable, dégoûtant et abusif, surtout venant de quelqu’un à qui l’on m’a dit de faire confiance (…) Non, je ne vais pas et ne devrais pas porter la culpabilité qui appartient à Larry Nassar, à la Fédération américaine et à d’autres ».

   


Avant elle, d’autres gymnastes de premier plan, telles Aly Raisman, McKayla Maroney et Jamie Dantzscher, toutes médaillées olympiques, avaient pris la parole et, ce faisant, avaient attiré l’attention médiatique sur un scandale qui concernait des dizaines de leurs camarades.
Toutes racontent la même histoire, ou presque : des attouchements avant et pendant les compétitions ou les stages d’entraînement, dans des hôtels ou en coulisse. Des abus justifiés sous le nom de « traitement », se souvient Aly Raisman, qui a subi le premier d’une longue liste à l’âge de 15 ans. McKayla Maroney, qui avait 13 ans la première fois, dit que Larry Nassar l’a agressée sexuellement aux JO de Londres, quelques heures avant qu’elle ne gagne l’or au concours par équipes et l’argent au saut de cheval.
En première ligne, la fédération de gymnastique
Larry Nassar finira sans doute sa vie en prison. Son procès ne servira pas seulement à le condamner, ou à permettre à ses victimes de témoigner. C’est, pour ces dernières, le début d’un processus qui aboutira à demander des comptes aux institutions – comité olympique américain, université du Michigan et fédération de gymnastique américaine – au sein desquelles Nassar a pu agir ainsi pendant plusieurs décennies.
En première ligne, USA Gymnastics, la fédération de gymnastique, accusée au mieux d’incompétence grossière, au pire d’avoir voulu étouffer les agressions systématiques. Son président, Steve Penny, a démissionné en mars après avoir été accusé d’avoir alerté les autorités trop tardivement. La fédération justifie ce retard en disant avoir fait appel au FBI à ce moment-là.
Depuis, tout en apportant publiquement son soutien à chaque gymnaste de premier plan, elle dit avoir mis en place, après une longue enquête interne, une nouvelle « politique sportive sûre », qui requiert de « rapporter obligatoirement » tout soupçon d’abus sexuel.
Des mesures jugées tardives et insuffisantes notamment par Simone Biles ou Aly Raisman, qui ont demandé publiquement des comptes aux responsables de la fédération. « Nous avons besoin de savoir pourquoi cela a pu avoir lieu si longtemps et toucher tant d’entre nous », a dit la première. Plus directe sur son compte Twitter, Aly Raisman a directement mis en cause la fédération :
« Nous avons été agressées par un monstre à qui vous avez permis de prospérer pendant des décennies. Vous êtes 100 % responsables. Il était obligatoire de recevoir les “traitements” de Nassar ». 
Rachael Denhollander, la première gymnaste à avoir publiquement accusé l’ancien médecin olympique, a déclaré, en parlant des responsables de la gymnastique américaine et de l’université du Michigan :
« Vous avez échoué à tenir quiconque pour responsable d’avoir permis à la pédophilie de se développer pendant des décennies. »
L’avocat John Manly représente 107 femmes qui ont porté collectivement plainte contre US Gymnastics et l’université du Michigan. A ses yeux, la fédération est coupable « d’avoir éhontément voulu étouffer » cette affaire.

Abus sexuels : la Fédération internationale de gymnastique veut créer un organisme indépendant pour aider les victimes
Face aux cas répétés d’abus sexuels dans la gymnastique, le dernier en date concernant l’Américaine Simone Biles, quadruple championne olympique, la Fédération internationale de gymnastique (FIG) a décidé de créer un organisme indépendant destiné aux victimes.
La FIG va créer un « organisme indépendant où chaque cas potentiel [d’abus] pourra être rapporté. Cet organisme travaillera en étroite collaboration avec des experts juridiques et les autorités compétentes », a annoncé son président, le Japonais Morinari Watanabe, dans un communiqué, mardi 16 janvier. « Nous ne tolérerons aucun abus ou harcèlement sexuel dans la communauté de la gymnastique », a ajouté M. Watanabe.
La FIG « travaille à la mise en place de cette structure et le détail sera annoncé en temps voulu », a précisé l’instance, établie à Lausanne. Au début de décembre, M. Watanabe s’était rendu aux Etats-Unis et avait apporté son soutien à la nouvelle présidente de la fédération américaine de gymnastique, Kerry Perry.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le Parisien retrouvera l’ancien numéro un mondial au deuxième tour à Melbourne. Roger Federer a aussi passé le premier tour.
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Open d’Australie : Monfils rejoint Djokovic

Le Parisien retrouvera l’ancien numéro un mondial au deuxième tour à Melbourne. Roger Federer a aussi passé le premier tour.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h50
   





                        



   


Vainqueur en début de saison du tournoi de Doha (Qatar), Gaël Monfils laissait planer le doute sur son état de forme à son arrivée à Melbourne. Le Français a rassuré mardi ses supporteurs, et tous ceux qu’un duel au deuxième tour face à Djokovic faisait saliver, en disposant en trois sets de l’espoir espagnol Jaume Munar, 20 ans (6-3 ; 7-6 ; 6-4).
Retour gagnant pour Djokovic et Wawrinka

   


Comme annoncé, le Parisien retrouvera au prochain tour Novak Djokovic. Absent six mois des courts pour soigner son coude droit, le Serbe, retombé au 14e rang mondial, a corrigé Donald Young (Etats-Unis) en trois petits sets (6-1 ; 6-2 ; 6-4). L’ancien numéro un mondial tentera de poursuivre sa série d’invincibilité contre Monfils, qui ne l’a jamais battu lors de leurs quatorze précédents duels.
Autre revenant après une longue période de soins, Stanislas Wawrinka a, lui, dû s’employer pour écarter le modeste Lituanien Ricardas Berankis (136e joueur mondial), en quatre manches (6-3 ; 6-4 ; 2-6 ; 7-6). Le Suisse affrontera Tennys Sandgren (Etats-Unis), tombeur plus tôt du Français Jérémy Chardy (6-4 ; 7-6 ; 6-2).
Paire prend la porte 

   


Demi-finaliste la semaine dernière à Sydney (Australie), Benoît Paire est retombé dans ses travers. L’Avignonnais n’est pas sorti du piège tendu par Guillermo Garcia-Lopez (Espagne), qui s’est permis de débuter le match par une roue de bicyclette (6-0 ; 6-7 ; 6-1 ; 6-4).
La journée fut plus radieuse pour les autres Français engagés ce mardi : Julien Benneteau, Adrian Mannarino et Richard Gasquet ont rallié le deuxième tour.
Federer sans souci

   


Hormis l’élimination de Milos Raonic (Canada), quart de finaliste l’an passé, contre le Slovaque Lukas Lacko, les autres têtes d’affiche – Alexander Zverev, Sam Querrey, David Goffin – ont fait respecter leur rang.
Favori à Melbourne après un retour fracassant la saison passée, Roger Federer a confirmé contre le Slovène Aljaz Bedene (6-3 ; 6-4 ; 6-3).
Garcia seule rescapée

   


Demi-finaliste du Masters l’an passé, Caroline Garcia a effacé Carina Witthöft (Allemagne) en deux sets (7-5 ; 6-3). La Lyonnaise est la seule Française à s’être imposée mardi. Océane Dodin et Jessika Ponchet se sont logiquement inclinées, respectivement face à Eugenie Bouchard (Canada) et Garbine Muguruza (Espagne) – numéro 3 à la WTA.
15e défaite consécutive pour Mladenovic

   


2 août 2017. Depuis cette date, Kristina Mladenovic n’a plus connu la victoire. La Française a poursuivi sa terrible série à Melbourne, en concédant sa quinzième défaite d’affilée. Toujours onzième mondiale, la joueuse de 24 ans bénéficiait pourtant d’un premier tour à sa portée. Las. Elle s’est inclinée en deux sets contre la Roumaine Ana Bodgan, 104e à la WTA.
Sharapova sans difficulté

   


De retour à Melbourne deux ans après y avoir été contrôlée positive au meldonium, Maria Shaparova s’est débarrassée de l’Allemande Tatjana Maria (6-1 ; 6-4).

        Lire aussi :
         

                Open d’Australie : le retour victorieux de Maria Sharapova à Melbourne



La numéro une mondiale, Simona Halep a disposé en deux temps de l’Autrichienne Destanee Aiava (7-6 ; 6-1).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Suspendue pendant quinze mois pour dopage, la championne russe a battu sans difficulté l’Allemande Tatjana Maria le 16 janvier.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Open d’Australie : le retour victorieux de Maria Sharapova à Melbourne

Suspendue pendant quinze mois pour dopage, la championne russe a battu sans difficulté l’Allemande Tatjana Maria le 16 janvier.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 10h00
    |

            Bruno Lesprit (Melbourne, envoyé spécial)








                        



   


La dernière fois que Maria Sharapova avait posé ses raquettes à Melbourne, en janvier 2016, c’était pour s’incliner en quarts de finale contre Serena Williams. Et surtout pour être condamnée cinq mois plus tard à une suspension de deux ans par la Fédération de tennis internationale, sanction qui fut réduite à quinze mois ; le tribunal arbitral du sport ayant jugé plus tard que la championne russe n’avait pas commis de « faute importante ». Sharapova avait elle-même annoncé avoir été contrôlée positive au meldonium, à l’Open d’Australie. Ce médicament a été inscrit en décembre 2015 sur la liste des produits prohibés par l’Agence mondiale antidopage. Ce que Sharapova ignorait, selon ses affirmations.
Dix ans après son unique victoire dans ce tournoi, il faut croire que la cognée de la tsarine et ses fameux râles de film d’épouvante ont manqué au public australien. La Margaret Court Arena est copieusement garnie à l’heure du déjeuner, mardi 16 janvier, pour assister à la victoire de Sharapova contre Maria, Tatjana de son prénom, une Allemande émargeant au 47e rang mondial, soit une unité devant celle qui fut no 1 à 18 ans.
Témoignages d’amour
Le match entre néotrentenaires tourne rapidement à l’avantage de la Russe, qui s’impose 6-1 dans la première manche, est menée d’un break dans la deuxième, qu’elle brise pour l’emporter 6-4 en concluant sur un ace. La revenante salue les spectateurs avec la grâce d’une ballerine du Bolchoï, distribue quelques baisers à la volée, se saisit d’une perche pour offrir un selfie. Les témoignages d’amour à son endroit se sont multipliés dans les gradins, des « Let’s Go Maria, Let’s Go ! » scandés par les locaux à cette banderole affectueuse sur fond de drapeau russe déployée par trois fans chinois.
De quoi aller droit au cœur de celle qui passe pourtant pour un personnage aussi glacial qu’arrogant. Les réactions de ses pair·e·s à sa mésaventure médicamenteuse, absence de soutien ou franche condamnation, ont révélé le peu de sympathie quelle inspire sur le circuit. La plus virulente est venue de l’ancienne championne américaine Jennifer Capriati qui a demandé que ses 35 titres – dont cinq de Grand Chelem – soient retirés à Sharapova. Seule la Fédération russe a pris sa défense, sur un mode quelque peu complotiste.
Les innombrables sponsors de cette joueuse qui est aussi une marque ont pris de la distance, à l’exception d’un équipementier américain. Ironiquement, Sharapova est revenue sur le circuit WTA en avril 2017 à l’occasion d’un tournoi financé par l’un d’eux, le Porsche Tennis Grand Prix de Stuttgart, qui lui a accordé une invitation. Sésame qui lui fut en revanche refusée pour Roland-Garros. « Rien ne m’empêchera d’accomplir mes rêves », s’est contentée de réagir la bannie sur les réseaux sociaux.
Tapis rouge
Blessée pour Wimbledon, Sharapova a fait son retour dans un tournoi de Grand Chelem à l’US Open, en battant au premier tour l’actuelle no 1 mondiale, la Roumaine Simona Halep. En octobre, elle a remporté le tournoi de Tianjin, en Chine, son premier titre depuis sa suspension. A Melbourne, elle sera opposée au deuxième tour à la Lettonne Anastasija Sevastova, tête de série no 14.
Du côté des organisateurs de l’Open d’Australie de Melbourne, tout est pardonné et appartient déjà à l’histoire ancienne. Prescription pour la proscrite. C’est avec le tapis rouge que Sharapova a été accueillie, en se substituant même à Serena Williams, vainqueure de l’édition précédente et forfait pour cause de maternité, pour la cérémonie du tirage au sort. Au côté de Roger Federer, qui avait plaidé pour une « tolérance zéro » en ce qui la concernait…
Interrogé pour savoir si ce choix était judicieux, le directeur du tournoi, Craig Tiley, a estimé que « pour être juste avec Maria, le jugement a été prononcé (…) Maria mérite cette occasion ». Après sa victoire mardi, la Russe s’est refusé à tout commentaire sur les critiques autour de sa présence à la cérémonie. Mais elle a réagi à une question sur la campagne #MeToo, à laquelle elle apporte son soutien, en précisant n’avoir jamais été victime de harcèlement sexuel dans le cadre de son métier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La quadruple championne olympique Rio en 2016 a accusé lundi Larry Nassar de l’avoir abusée sexuellement. Ce dernier a déjà été accusé d’agressions sexuelles par plus de 120 personnes.
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La gymnaste Simone Biles révèle avoir été abusée par l’ancien médecin de l’équipe américaine

La quadruple championne olympique Rio en 2016 a accusé lundi Larry Nassar de l’avoir abusée sexuellement. Ce dernier a déjà été accusé d’agressions sexuelles par plus de 120 personnes.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 23h01
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 03h39
   





                        



   


Une révélation de plus dans l’équipe de gymnatique américaine. C’est au tour de Simone Biles, quadruple championne olympique à Rio en 2016, d’affirmer, lundi 15 janvier sur son compte Twitter, avoir été abusée sexuellement par l’ancien médecin de l’équipe américaine, Larry Nassar.

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« La plupart d’entre vous me connaissent comme une jeune femme heureuse, souriante et pleine de vitalité, a écrit Simone Biles, 20 ans. Mais récemment, je me suis sentie un peu brisée et plus j’essayais de faire taire la voix dans ma tête, plus elle résonnait. Je n’ai plus peur désormais de raconter mon histoire ».
« Je suis aussi l’une des nombreuses survivantes qui ont été abusées sexuellement par Larry Nassar. Depuis trop longtemps, je me suis demandée si j’étais trop naïve, si c’était de ma faute. Je connais maintenant la réponse à ces questions. Non, ce n’était pas de ma faute. Non, je ne vais pas et ne devrais pas porter la culpabilité qui appartient à Larry Nassar, à la Fédération américaine et à d’autres ».
« Inacceptable, dégoûtant et abusif »
Après s’être accordée depuis son triomphe à Rio quinze mois sabbatiques, Simone Biles est revenue à l’entraînement en novembre dernier, dans la perspective de disputer les Mondiaux-2018, fin octobre début novembre à Doha, et celle plus lointaine de défendre son titre au concours général aux jeux Olympiques de Tokyo en 2020.
« Il est incroyablement difficile de revivre ces expériences et cela me brise encore plus le cœur de penser que, dans mon rêve de concourir à Tokyo 2020, je devrai sans cesse retourner dans le même centre de formation où j’ai été maltraitée », explique-t-elle. « Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles j’ai hésité à partager mon histoire, mais je sais maintenant que ce n’est pas de ma faute », poursuit encore la gymnaste. « Il n’est pas normal de recevoir un tel traitement de la part d’un médecin de confiance ». « Ce comportement est complètement inacceptable, dégoûtant et abusif, surtout venant de quelqu’un à qui l’on m’a dit de faire confiance », a poursuivi Simone Biles.
Condamné à soixante ans de prison pour pédopornographie
Larry Nassar, médecin emblématique de la sélection américaine de gymnastique, a été condamné début décembre dernier à 60 ans de prison pour détention de matériel pédopornographique. Ces peines s’additionneront aux sentences attendues en janvier devant deux autres cours de l’Etat du Michigan dans le volet principal de l’affaire qui concerne des accusations d’agressions sexuelles sur 125 athlètes. Lawrence Nassar a plaidé coupable pour dix chefs d’inculpation et risque la prison à perpétuité.

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L’ostéopathe avait intégré l’encadrement médical d’USA Gymnastics en 1986, avant d’être nommé coordinateur médical national dix ans plus tard, jusqu’en 2015. En 1997, il avait en parallèle rejoint la clinique sportive de l’Université du Michigan (MSU).
Ses victimes avaient moins de 15 ans lors des agressions qui se sont déroulées de 1998 à 2015. Le médecin se livrait à des attouchements sur les jeunes filles en prétextant des massages pour soigner des blessures au dos ou aux hanches.

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Outre Simone Biles, Aly Raisman, McKayla Maroney et Gabby Douglas, toutes trois également médaillées d’or olympiques, figurent sur la longue liste des victimes du Dr. Nassar. Elles avaient décidé de s’exprimer publiquement après la cascade mondiale de révélations d’abus sexuels déclenchée par l’affaire Weinstein.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ La compétition s’apparentera à un circuit en sept étapes. Baptisée « Open Tour », elle débutera à Lyon en février.
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Riot dévoile l’Open Tour, le nouveau championnat de France du jeu « League of Legends »

La compétition s’apparentera à un circuit en sept étapes. Baptisée « Open Tour », elle débutera à Lyon en février.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 19h00
    |

            William Audureau








                        



   


Sept étapes, des compétitions à chacun des plus grands événements e-sport français, un format ouvert et deux places qualificatives chaque demi-saison pour un tournoi européen de type Ligue des champions… Ce sont les grandes lignes de l’Open Tour, le nouveau format de championnat de France annoncé lundi 15 janvier par Riot Games, l’éditeur du jeu compétitif League of Legends. Il succède au Challenge France, dont la dernière édition s’est déroulée en décembre, et avait vu l’équipe Millenium remporter le titre pour la quatrième fois d’affilée.
C’est la première compétition locale organisée par la structure Riot Games France, créée au printemps 2017. « Il y avait plusieurs options sur la table, on a évalué les plus et les moins pour le jeu ou la communauté, explique au Monde Damien Ricci, responsable e-sport chez Riot Games. Une ligue fermée n’aurait pas été assez “challengeant”, il n’y a pas assez d’acteurs, et la communauté nous demandait quelque chose de plus ouvert. Cela nous permet aussi de faire quelque chose de plus local, plus ancré, à la manière d’un tour de France. » 
Riot Games France n’a pour l’instant annoncé que les quatre premières étapes : Lyon (Lyon e-Sport, 16-18 février), Poitiers (31 mars-2 avril), Tours (Dreamhack, 19-21 mai) et Montpellier (2-3 juin). Les trois suivantes devraient être annoncées en mai – six lieux sont encore en compétition.
« On veut un ancrage local fort »

   


Principale originalité de cet Open Tour, n’importe quelle équipe composée de cinq membres de rang Platine 5 ou plus pourront s’inscrire et concourir dans l’un des tournois-étapes. Ils sont susceptibles de rencontrer sur leur route Millenium, le quadruple champion de France en titre, la toute nouvelle équipe Airbus, ou encore des équipes de streamers, de médias actuellement en cours de constitution…
« Le fait que l’Open Tour soit vraiment ouvert renouvelle la scène et permet de passer un bon week-end entre amis, d’être rémunéré si on rentre dans les points, et ça va donner envie à des gens de participer », veut croire Damien Ricci. Riot Games France prendra par ailleurs à sa charge les frais de déplacement des huis meilleures équipes au classement, avant de faciliter la participation aux formations les plus compétitives, selon un schéma « méritocratique ». 
Inspiré du format de compétition du tennis, avec des points accumulés à chaque tournoi, l’Open Tour cherche également à favoriser, à terme, l’émergence de clubs locaux :
« Une équipe lyonnaise qui joue à Lyon c’est plus intéressant en termes de storytelling et de communication. Elle joue à domicile, il y a donc quelque chose à raconter. Si on a cet attachement local, si les villes jouent le jeu, alors on pourra avoir [à terme] un championnat qui ressemble à ce qu’on a dans les sports traditionnels, on y va tout doucement. » 
La finale se déroulera quant à elle en studio ou en live. Les deux équipes les mieux classées affronteront dans une sorte de Ligue des champions aux contours encore à définir les meilleurs clubs allemands, espagnols ou encore anglais. « On veut un ancrage local fort, on veut que le public soutienne le vainqueur de l’Open Tour, qu’il soit le représentant de la France », insiste Damien Ricci.



                            


                        

                        

