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Comment fonctionnent les péages urbains ?

La future loi mobilité devrait favoriser la mise en place de péages urbains en France, selon la ministre des transports, Elisabeth Borne.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h19
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Comment restreindre embouteillages et pollution ? Le péage urbain pourrait être un élément de réponse. La ministre des transports, Elisabeth Borne, a annoncé dans Les Echos, mardi 16 janvier, que la loi mobilité, qui devrait être présentée au printemps, facilitera la mise en place du dispositif, aujourd’hui très limité en France.

        Lire :
         

          L’exécutif veut faciliter la mise en place de péages urbains



Mis en place à Londres, à Milan et dans plusieurs villes des pays nordiques, le péage urbain peut coûter cher aux automobilistes mais, sous forme d’éco bonus, il peut aussi leur rapporter de l’argent.
Quels sont les tarifs des péages urbains en Europe ?
Les péages urbains existent depuis les années 1980 et on en trouve plusieurs exemples en Europe. Le principe est simple : les automobilistes doivent s’acquitter d’une taxe en entrant dans la zone réglementée. Le paiement peut se faire soit par prélèvement automatique, par le biais d’un portique qui identifie les plaques d’immatriculation, soit en espèces, avec un parcmètre par exemple. Les modalités de fonctionnement sont presque aussi nombreuses qu’il y a de péages. Le prix peut :
être à la journée, comme à Londres ;diminuer aux heures creuses, comme à Stockholm ;augmenter en fonction du temps passé sur place, comme à La Valette (Malte), où le prix est compté par demi-heure.
De manière générale, l’accès est gratuit le soir et le week-end.


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13 € pour circuler au centre de Londres
Coup d’œil sur le prix des péages urbains de nos voisins européens. Le tarif peut varier selon le temps passé sur place, les horaires ou le nombre de passages.





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Mais ce système peut aussi représenter un obstacle financier, comme à Londres. Alors que le tarif y est déjà élevé comparé aux autres pays européens, depuis octobre 2017, une taxe supplémentaire de 11 euros s’applique pour les véhicules polluants — plus précisément ceux mis en circulation avant 2006. Le péage urbain est d’ailleurs souvent accusé d’instaurer une barrière financière et, de fait, sociale.
Un argument à relativiser, à Paris par exemple, un sondage réalisé par la Ville auprès de plus de 1 000 conducteurs, en septembre, met en avant que 65 % des personnes qui circulent dans Paris font partie des catégories socioprofessionnelles favorisées (cadres, chefs d’entreprise, etc.) et seraient donc les personnes les plus touchées par un péage urbain.
Ce dispositif peut-il être mis en place en France ?
En France, pour les agglomérations de plus de 300 000 habitants, il est possible de mettre en place ce système mais seulement dans le cadre d’une expérimentation de trois ans. Avec la future loi mobilité, le dispositif devrait être élargi afin d’encourager les modes de transport plus propres.
Il n’y a pas encore d’exemple français, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, a affirmé en octobre qu’elle ne voulait pas instaurer un péage urbain. Mais l’Eurométropole de Lille pourrait être la première à en instaurer un. Enfin presque, puisqu’il s’agirait plutôt de l’inverse : un éco bonus mobilité qui récompenserait financièrement les automobilistes qui évitent de prendre leur voiture aux heures de pointe.
A Rotterdam, un éco bonus de 3 euros pour les automobilistes
Gratifier plutôt que punir, c’est le pari qu’ont fait les Pays-Bas, comme à Rotterdam, où un péage positif est en place. Les automobilistes qui ne prennent pas l’autoroute pendant les heures de pointe sont crédités de 3 euros grâce à un portique qui identifie les plaques d’immatriculation ou de 3,50 euros sur leur carte de transports en commun.
Et pour la ville, ces rétributions coûtent finalement moins cher que la création de nouvelles infrastructures. La commune de Boulogne-Billancourt a d’ailleurs expérimenté le dispositif durant l’été sur un panel d’une cinquantaine d’automobilistes, avec le financement de la Société du Grand Paris, sans aller plus loin pour l’instant.

        Lire aussi :
         

                11/14 Un « péage positif » anti-bouchons va être testé en Ile-de-France



Les péages urbains sont-ils efficaces ?
La société Egis, qui gère le système de Rotterdam, estime que le trafic a été réduit de 5 à 8 % durant les heures de pointe, soit 4 100 trajets évités chaque jour et 27 % de temps en moins perdu sur la route.
A Londres, 80 000 voitures en moins chaque jour
A Londres, qui possède un péage urbain depuis 2003, le nombre de cyclistes qui prennent le vélo au moins une fois par jour a augmenté de 53 % en moyenne, entre 2005 à 2015. Le trafic a lui été réduit de 21 % entre 2000 et 2015, selon le rapport de 2016 de la société Transport for London.
Cela a permis de réduire les émissions de CO2 de 19 %, selon le site Urban Access Regulation du cabinet d’experts Sadler Consultants Ltd. Le site présente l’impact des péages urbains en Europe et a recensé les villes où l’accès au centre-ville est réglementé pour limiter la pollution.






                            


                        

                        


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Un « effet Macron » sur l’immobilier de luxe

Le retour sur le marché parisien des acheteurs étrangers et des Français vivant à Londres ou à Bruxelles dope les prix.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h11
    |

            Jérôme Porier








                        



   


A Paris, les prix de l’immobilier de luxe ont progressé d’environ 10 % en 2017, avec un bond de 25 % du nombre de transactions, selon une étude publiée le jeudi 18 janvier par le réseau Barnes, qui observe un retour en force des investisseurs étrangers en France, en particulier dans la capitale. Même la mise en place de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui remplace l’impôt de solidarité sur la fortune dès 2018, ne semble pas freiner leurs ardeurs.
Un bond des ventes de biens d’une valeur comprise entre 1 et 4 millions d’euros
Barnes fait état d’une progression de 15,6 % du nombre de ses transactions en 2017, avec un bond (+22,5 %) des ventes de biens d’une valeur comprise entre 1 et 4 millions d’euros. « Paris profite des incertitudes liées au Brexit et au projet d’indépendance de la Catalogne, qui a fait chuter les prix de 20 % à Barcelone au second semestre 2017. Dans certains quartiers parisiens, les étrangers représentent un tiers des acheteurs », précise Thibault de Saint-Vincent, président de Barnes.
Sans surprise, les arrondissements de l’ouest et du cœur de la capitale sont les plus recherchés, mais ils sont désormais concurrencés par de « nouveaux » quartiers comme Bastille, le 12e, les Abbesses ou les Batignolles. Si la faiblesse du rouble maintient les Russes à l’écart de Paris et de la Côte d’Azur, un timide retour des acheteurs américains est perceptible, malgré la vigueur de l’euro face au dollar.
Du jamais vu
Même son de cloche chez d’autres spécialistes de l’immobilier de luxe comme Coldwell Banker, Emile Garcin et Daniel Féau, qui n’hésitent pas à parler d’un « effet Macron » sur le marché français de l’immobilier de luxe. « C’est du jamais vu. Tout se passe comme si un vent de confiance totalement inédit avait balayé l’attentisme, voire le pessimisme, qui sévissait encore ces dernières années, qu’il s’agisse de la clientèle française ou internationale. Le niveau des taux d’intérêt est certes très attractif, mais l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron a indéniablement créé une dynamique inconnue », commente Charles-Marie Jottras, président du groupe Féau.
En provenance essentiellement de Bruxelles et de Londres, les Français non-résidents ont recommencé à faire leurs emplettes en France. Président de Coldwell Banker, Laurent Demeure anticipe un cycle haussier « jusqu’en 2020 ». Après Paris, Bordeaux et le bassin d’Arcachon sont les principaux bénéficiaires de la hausse. « Ma principale inquiétude est la raréfaction des biens à vendre, confie M. Demeure. En un an, notre stock est passé de 400 à 320 appartements à Paris. » 

        Lire aussi :
         

                Sauver la maison de famille ? Le dilemme des héritiers



De même, chez Daniel Féau, le stock de biens à vendre, qui représente environ 3 milliards d’euros, a presque diminué de moitié depuis la fin 2012. Dans les beaux quartiers parisiens, les biens les plus recherchés, les appartements familiaux de 120 à 160 mètres carrés, avec trois chambres, partent vite. Pour 2018, Charles-Marie Jottras anticipe une poursuite de la hausse des prix « à un rythme plus raisonnable ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le ministère de la transition écologique et solidaire veut limiter dans le temps les recours contre les parcs éoliens, alors que la France est à la traîne dans le développement du secteur.
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Le plan du gouvernement pour multiplier les éoliennes

Le ministère de la transition écologique et solidaire veut limiter dans le temps les recours contre les parcs éoliens, alors que la France est à la traîne dans le développement du secteur.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h26
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h33
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


C’est l’une des priorités de Nicolas Hulot : le développement à grande échelle des énergies renouvelables, avec la volonté de rattraper le retard pris par la France, en particulier dans le domaine éolien. La France compte aujourd’hui quelque 6 000 éoliennes installées, mais elles ne produisent que 4 % de l’électricité du pays. L’objectif fixé est de quasi doubler la capacité installée d’ici à 2023.

        Lire notre dossier :
         

          Pourquoi l’éolien français manque de souffle



Le secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a présenté, jeudi 18 janvier, les propositions du groupe de travail sur l’éolien mis en place par le gouvernement. Ces idées devraient être reprises rapidement par l’exécutif.
Les propositions présentées s’articulent autour de deux axes principaux : simplifier les procédures et permettre une meilleure intégration des éoliennes dans les territoires.
Gagner du temps. C’est l’une des difficultés majeures qui freinent le développement des parcs éoliens en France : les projets mettent entre sept et neuf ans pour se concrétiser, contre trois à quatre ans en Allemagne. Le groupe de travail propose donc de supprimer un niveau de juridiction pour les recours contre des projets éoliens terrestres, comme c’est déjà le cas pour l’éolien en mer. Le gouvernement prévoit aussi de clarifier les règles en matière de renouvellement ou de modification d’un parc éolien. Cela ne nécessitera plus une procédure entièrement nouvelle, longue et coûteuse. Enfin, les contraintes posées par l’aviation civile et le ministère de la défense sont, en partie, allégées.Améliorer l’acceptabilité des éoliennes. Principale proposition du groupe de travail : mieux répartir la fiscalité au profit des communes qui accueillent des éoliennes, alors qu’elles doivent aujourd’hui partager les revenus avec les autres collectivités locales. Par ailleurs, les projets qui ont recours au financement participatif seront favorisés lors des appels d’offres. L’une des critiques des habitants qui vivent non loin d’éoliennes est le balisage lumineux clignotant. La réglementation française permettra désormais un balisage fixe, censé réduire les nuisances lumineuses la nuit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le succès des slips fabriqués dans l’Hexagone échappe aux hypermarchés, le premier circuit de vente.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Le « made in France » peine à relancer les ventes de sous-vêtements masculins

Le succès des slips fabriqués dans l’Hexagone échappe aux hypermarchés, le premier circuit de vente.



Le Monde
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                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Le succès du Slip français fait tourner les têtes. Tous les fabricants de sous-vêtements, réunis au Salon international de la lingerie, qui se tient à Paris du samedi 20 au lundi 22 janvier, rêvent de rencontrer le succès de Guillaume Gibault. La marque qu’il a fondée en 2011 a doublé son chiffre d’affaires en 2017, à 15 millions d’euros. Elle atteint, pour la première fois, l’équilibre d’exploitation. « En 2018, les ventes excéderont 25 millions d’euros », assure Emmanuel Pradère, cofondateur d’Experienced Capital, fonds actionnaire du Slip français depuis 2016.
La marque est parvenue à convaincre les Français de dépenser plus pour enfiler tous les jours un slip fabriqué dans l’Hexagone. Son challenger, Garçon français, marque fondée par Vicky Caffet à la fin de 2012, profite aussi de cette mode, qui oblige à dépenser entre 30 et 40 euros pour un sous-vêtement.
Leurs sous-traitants s’en frottent les mains. A Troyes, dans l’Aube, Garçon français fait tourner deux PME, dont EMO pour ses sous-vêtements. Dans le Nord, autre creuset de la bonneterie, Lemahieu, fournisseur du Slip français, a vu son activité croître de « 15 % en 2017, après 11 % en 2016 », annonce Edith Lemahieu, directrice générale de la PME fondée en 1947 à Saint-André-lez-Lille. Elle estime que « 2018 sera [leur] troisième année de progression. Ce sera au moins 11 % ». L’entreprise, qui emploie cent personnes, embauche en conséquence. A l’autre bout de la France, à Sauve (Gard), l’usine Eminence, autre sous-traitant du Slip français, fait de même.

Guerre des prix
Mais le succès de ces produits chers ne suffit pas à raviver le marché. En 2017, les ventes sont restées stables en volume, et « ont reculé de 4 % en valeur », souligne Hélène Janicaud, directrice du service fashion du cabinet d’études Kantar Worldpanel. En filigrane, les difficultés des hypermarchés : ils ne représentent plus que 8 %...




                        

                        


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<filnamedate="20180118"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180118"><AAMMJJHH="2018011819">
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Centrale nucléaire de Fessenheim : en cinq ans, les deux réacteurs ont cumulé 1 044 jours d’arrêt

La centrale alsacienne, la plus ancienne du parc nucléaire français, doit être fermée en 2018.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h17
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18.01.2018 à 17h41
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                            Les Décodeurs








                        


Dix mois après la signature du décret qui abroge son autorisation d’exploitation, et quarante ans après son ouverture, la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) vit ses derniers mois puisque sa fermeture devrait avoir lieu entre la fin de l’année 2018 et le début de 2019. Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, est allé sur place du 18 au 20 janvier pour rencontrer les différents acteurs du dossier et tenter de le déminer.
Ces dernières années, les jours « d’indisponibilité » des deux réacteurs se sont multipliés. Souvent bénignes, à en croire EDF, parfois « fortuites » (comprendre « liées à l’indisponibilité d’un matériel, à un arrêt automatique » de sécurité), ces indisponibilités atteindront 1 044 jours entre juillet 2013 et mars 2018 — soit près de cinq ans (ou 1 718 jours) — dont :
1 014 jours d’indisponibilité planifiée ;30 jours d’indisponibilité fortuite.
Le réacteur 2 est arrêté depuis le 13 juin 2016 (et a priori jusqu’au 15 mars 2018) en raison d’une « irrégularité dans la fabrication, par l’usine Areva du Creusot, d’une des parties du générateur de vapeur », fait savoir EDF. Par ailleurs, en 2015 la production de Fessenheim a atteint 12,864 térawatt-heure, soit sa deuxième meilleure performance depuis 1977.

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Réacteurs de Fessenheim : 1 044 jours d'arrêt en près de cinq ans
Ce graphique représente les périodes d'arrêt des deux réacteurs nucléaires de la centrale de Fessenheim entre juillet 2013 et mars 2018 (soit 1 718 jours).
Sélectionnez les rectangles pour afficher le détail des arrêts.

 Arrêt fortuit
 Arrêt planifié


Source : EDF


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            return "Réact. " + d
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Un panier en osier connecté permettra aux fidèles de l’église Saint-François de Molitor, à Paris, de faire des dons avec leur carte bancaire.
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A l’église, la quête en paiement sans contact

Un panier en osier connecté permettra aux fidèles de l’église Saint-François de Molitor, à Paris, de faire des dons avec leur carte bancaire.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h38
    |

                            Sidahmed Chikhbled








                        



   


Une petite révolution est en marche au sein du diocèse de Paris. Face à la baisse du nombre de dons en espèces, l’église Saint-François de Molitor, dans le 16e arrondissement, innove dans son expérience de dématérialisation, en utilisant pour la première fois en France, dimanche 21 janvier, un panier connecté pour la quête. Une pratique déjà observée dans une église en Suède.
A la différence d’un simple terminal de paiement sans contact, c’est un panier en résine ressemblant en tout point à ceux utilisés pour collecter pièces et espèces qui sera tendu aux fidèles, afin « de leur faire acquérir un nouveau réflexe de paiement », explique Christophe Rousselot, le directeur du développement des ressources financières du diocèse de Paris. « C’est la traduction normale de l’évolution des usages, poursuit-il, il n’y a aucune raison que l’Eglise ne prenne pas le train de la modernité. » Le design reste le même, pour que les participants puissent donner « tout en gardant leurs repères et leurs codes ».
Concrètement, cinq paniers prototypes seront utilisés, et les fidèles auront le choix de donner 2, 3, 5 ou 10 euros, en passant leur carte sur le lecteur intégré, lui-même relié à un smartphone. Les informations ainsi recueillies seront traitées le jour même, et les donateurs seront débités dans les vingt-quatre heures.
Don moyen de 3 euros par personne
Christophe Rousselot l’affirme : « Les données resteront anonymes, car nous voulons rester dans l’esprit de la quête. » C’est pourquoi l’église s’est associée à la PME Actoll, spécialisée dans le développement de systèmes d’information dans le domaine de la monétique, pour que les données soient sécurisées et anonymes.
Cette nouveauté s’inscrit dans une volonté du diocèse de simplifier la quête afin de s’ouvrir au plus grand nombre. C’est dans cet esprit qu’a été lancée, en octobre 2016, l’application « La Quête », à destination de huit paroisses parisiennes. L’objectif ? Pouvoir donner de l’argent à l’une des huit paroisses participant au projet en utilisant son smartphone, et en associant à l’application ses coordonnées bancaires. Huit autres paroisses seront associées au dispositif dès ce dimanche, parallèlement au lancement du panier connecté.
Alors que le don moyen est de 3 euros par personne, l’offrande par le biais de l’application permet de récolter un peu plus de 4,70 euros, signe que le dispositif arrive à trouver son public. La finalité « n’est pas économique », affirme Christophe Rousselot, mais permet d’épouser les « habitudes de vie » des fidèles, qui, au lieu de chercher de la monnaie, pourront à l’avenir entendre le « bip » des cartes bancaires remplacer le tintement familier des pièces de monnaie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, pourraient décider de diviser quasiment par deux la liste noire, en biffant les noms de 8 pays, sur un total de 17.
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Paradis fiscaux : la liste noire européenne bientôt divisée par deux

Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, pourraient décider de diviser quasiment par deux la liste noire, en biffant les noms de 8 pays, sur un total de 17.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h56
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Déjà sérieusement remise en question lors de sa publication en décembre 2017, la liste européenne des paradis fiscaux risque, de nouveau, de concentrer les critiques dans les jours qui viennent. Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne (UE), réunis à Bruxelles, pourraient décider de la diviser quasiment par deux, en biffant les noms de 8 pays, sur un total de 17.
Le Panama, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, la Tunisie, la Mongolie, Macao, Grenade et la Barbade sont ainsi sur le point de sortir de cette liste stigmatisante. Ces pays y figuraient pourtant pour n’avoir pas pris à temps (avant fin novembre 2017) les engagements exigés par le groupe « Code de conduite ». Cette émanation du Conseil européen, qui a effectué le travail préparatoire à l’établissement de la liste, exigeait des promesses d’en finir avec des législations beaucoup trop accommodantes (taux zéro sur le profit des sociétés, par exemple), un agenda précis pour ces réformes, etc.

        Lire aussi :
         

                Bruxelles : la liste des paradis fiscaux déjà critiquée



Les ONG et les députés verts européens avaient vivement réagi, en décembre 2017, contestant la méthode de travail du « Code de conduite », un groupe d’experts nationaux travaillant dans la plus grande opacité. Ils soulignaient aussi l’absence, dans la liste finale, de membres de l’UE, alors qu’il est de notoriété publique que certains pratiquent des politiques fiscales particulièrement accommodantes (Luxembourg, Irlande, Malte…).
Aucune complaisance
Les 8 pays sortis de la liste noire devraient se retrouver sur une « liste grise » de 47 autres, dont les engagements n’avaient pas été jugés suffisants par le « Code de conduite » en décembre 2017. Certains ministres avaient pourtant contesté, à l’époque, que la liste noire soit aussi rapidement « révisée », estimant que les pays retardataires ne devaient bénéficier d’aucune forme de complaisance. Ils n’ont visiblement pas été suivis par leurs pairs.

        Lire aussi :
         

                Paradis fiscaux : l’Union européenne a adopté une liste noire de 17 pays



« Si on demande la transparence aux autres, on doit l’être nous-même »
Pierre Moscovici, le commissaire aux affaires économiques et financières, fiscalité et douanes, qui avait initié le processus de la liste noire, a estimé, jeudi 18 janvier, que ce processus de réduction du nombre de pays inscrits était un peu rapide. Certes, « la liste n’est pas une fin en soi », a estimé le Français, mais il demande aux ministres des finances « de rendre publics les engagements pris par les pays » sortis de la liste. « Ces engagements n’ont aucune raison d’être discrets. Si on demande la transparence aux autres, on doit l’être nous-même », a ajouté M. Moscovici.
Qu’adviendra t-il, par ailleurs, des huit autres pays touchés par les ouragans de la fin de l’été 2017 (les Bahamas, les îles Vierges américaines…), à qui le « Code de conduite » avait donné quelques semaines de plus (jusqu’au 14 février) pour s’engager à changer leurs pratiques ? Les ministres européens choisiront-ils de les placer dans la liste noire ou dans la grise ? Rendront-ils publics leurs motivations et les engagements de ces juridictions ?

        Lire aussi :
         

                Plongée dans l’arrière-cuisine fiscale de Bruxelles



« Une faiblesse »
M. Moscovici met lui-même le doigt sur le problème : « Le caractère intergouvernemental et forcément un peu diplomatique de la liste est une faiblesse… » Cette dernière aurait gagné en crédibilité sans les soupçons de petits arrangements entre Etats membres : pourquoi le Qatar a-t-il été sorti au dernier moment du projet de liste noire, au tout début de décembre 2017 ? Tout comme le Maroc et le Cap Vert ? « Nous ne pouvons accepter que les Etats membres négocient en catimini des exemptions pour les paradis fiscaux qui ont leurs faveurs », a réagi, jeudi, l’eurodéputée Eva Joly (EELV).
Et surtout : quid des sanctions que la Commission aurait souhaité adjoindre à la liste noire ? L’institution communautaire a, à plusieurs reprises, proposé que l’argent de l’UE ne puisse pas transiter par les paradis fiscaux de la liste noire. Mais les ministres des finances avaient refusé de se prononcer fin 2017. Et, pour l’instant, ce sujet crucial n’est pas à l’ordre du jour de leur réunion de mardi 23…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Trois consultants en entreprise – Anne-France Bonnet, Agnès Rambaud et Bruno Rebelle – plaident, dans une tribune au « Monde », en faveur de l’adoption du statut « d’entreprise à mission ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Le cadre juridique de l’entreprise « est décalé au regard des enjeux de transition de nos sociétés »

Trois consultants en entreprise – Anne-France Bonnet, Agnès Rambaud et Bruno Rebelle – plaident, dans une tribune au « Monde », en faveur de l’adoption du statut « d’entreprise à mission ».



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h00
    |

Anne-France Bonnet, Agnès Rambaud et Bruno Rebelle (Membres du Comité Développement Durable & RSE de Consult’in France)







                        



                                


                            
Tribune. Lancé par le ministère de l’Economie et des Finances le 23 octobre, le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) veut donner à celles-ci les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois. A l’occasion d’une phase de consultation qui s’est clôturée le 10 décembre, l’article 1833 du code civil s’est vu remettre en question.
« Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés » : cette formule publiée il y a plus de deux siècles, qui se concentre sur les associés, se révèle aujourd’hui décalée au regard des défis planétaires de durabilité et des formidables enjeux de transition de nos sociétés.

Avec d’autres, nous appelons à tracer un cadre législatif plus adapté à ces réalités et qui contribuerait à réguler les pratiques des acteurs économiques par une prise en compte plus formelle des impacts économiques, sociaux et environnementaux de leurs activités.
Parmi les propositions du projet de loi à l’étude, la création d’un nouveau statut « d’entreprise à mission » nous semble particulièrement intéressante : parce que choisie librement, parce que nécessairement innovante, parce que forcément inspirante.
Nouvelles formes juridiques
Le questionnement français n’est pas un cas isolé. Diverses expériences sont menées depuis quelques années, aux Etats-Unis comme en Europe, par des pionniers promoteurs de nouveaux contrats de société pour mieux servir leurs missions sociétales. Les professionnels de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) de Consult’in France observent et accompagnent depuis l’origine ces initiatives. Quelles en sont les caractéristiques ?
Aux Etats-Unis, quatre nouvelles formes juridiques d’entreprise ont été votées entre 2007 et 2013 : Benefit Corporation, Socially Responsible Corporation, Flexible Purpose Corporation (FPC) rebaptisée Social Purpose Corporation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur revisite les crises alimentaires des deux siècles derniers à la lumière de la crise Lactalis.
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Santé et alimentation : vraies crises et vieux enjeux

Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur revisite les crises alimentaires des deux siècles derniers à la lumière de la crise Lactalis.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h00
    |

Pierre-Cyrille Hautcœur (Directeur d'études à l'EHESS)







                        



                                


                            
Histoire. Au 15 janvier, le site de l’Agence européenne de sécurité des aliments dénombrait une quinzaine d’épisodes de prolifération de salmonelles en Europe depuis le début 2017, mais ne mentionnait pas la crise Lactalis, qui fait pourtant les gros titres en France. De fait, avec 35 cas repérés, cette crise est minime par rapport aux 100 000 cas environ de salmonelloses répertoriés en un an en Europe, responsables d’une dizaine de décès (essentiellement des personnes très âgées) – un nombre d’ailleurs très faible en comparaison avec d’autres maladies, comme les listérioses.

Les salmonelloses sont en fait des maladies très répandues et en général bénignes (au point que la plupart des patients victimes de diarrhées limitées ne consultent pas). Leur origine, leur diffusion et leur prévention sont largement connues depuis le docteur Daniel Elmer Salmon, qui leur donna son nom en 1885. Celui-ci, vétérinaire à l’origine, avait été appelé à créer un bureau de l’industrie animale au sein du ministère de l’agriculture des Etats-Unis, en un moment de mondialisation accélérée où la qualité sanitaire du bétail exporté devenait un enjeu économique majeur, impliquant surveillance des animaux et des navires de transport.
Prohibition
Ainsi, après d’autres pays touchés antérieurement (Allemagne, Espagne et Italie), la France avait, en 1881, fortement restreint l’importation de salaisons de viande américaines, à la suite de la diffusion d’une autre maladie, la trichinose. La France disposait alors déjà, et depuis le XVIIIe siècle au moins, d’un vrai dispositif tant civil que pénal de lutte contre les produits alimentaires impropres à la consommation, qu’ils soient avariés ou frauduleux.
La santé est un des arguments utilisés par les groupes d’intérêt impliqués lors de chaque crise
L’impact sur la santé est devenu à la fin du XIXe siècle un argument majeur dans la réglementation. Les « hygiénistes » appellent à des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans sa chronique mensuelle, la journaliste Marie de Vergès pointe l’étrange double casquette d’un pays qui, jamais, n’omet ses intérêts économiques : celle de premier pollueur et premier « verdisseur » de la planète.
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Chine, le joker vert

Dans sa chronique mensuelle, la journaliste Marie de Vergès pointe l’étrange double casquette d’un pays qui, jamais, n’omet ses intérêts économiques : celle de premier pollueur et premier « verdisseur » de la planète.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            
Emergences. Il y a ces visiteurs ébahis devant le ciel bleu de la capitale chinoise. Dernier en date, début janvier, Emmanuel Macron, affirmant n’avoir « jamais vu Pékin comme ça ». Il y a aussi les calculs de Greenpeace, qui vient de saluer la chute vertigineuse de la densité moyenne de particules fines (PM 2,5) à Pékin au dernier trimestre 2017. Les pharmacies chinoises, quant à elles, signalent un plongeon des ventes d’un produit phare de l’hiver, le masque anti-smog… Tous ces indices vont dans le même sens : celui d’un tournant dans la lutte engagée par la Chine, premier émetteur mondial de CO2, contre la pollution.
Les contrôles antipollution se sont durcis ces derniers mois
Pendant longtemps, le discours guerrier des autorités chinoises contre les nuisances environnementales a tenu de l’incantation. On parlait d’économie verte tout en relançant le charbon et l’acier. La peur était trop forte de fabriquer des chômeurs. Seule valait une croissance sous stéroïdes, au prix de brouillards toxiques, de rivières putrides et de sols empoisonnés.
Les choses sont en train de changer. Les contrôles antipollution se sont durcis ces derniers mois. Avec, à la clé, de nombreuses fermetures d’usines. Autour de Pékin, les aciéries ont été sommées de tourner, cet hiver, à la moitié de leur capacité. Dans le nord du pays, le zèle des autorités pour interdire le charbon au profit du gaz a même privé de chauffage des millions de foyers…
Marché du carbone à l’échelle nationale
Les pollueurs doivent désormais passer à la caisse. Pékin vient de lancer un marché du carbone à l’échelle nationale visant à fixer un plafond annuel d’émissions aux différentes industries. Au 1er janvier est aussi entrée en vigueur une taxe sur les rejets de polluants dans l’air, l’eau et le sol. La panoplie d’outils d’incitation et de coercition s’étoffe.
« Des eaux claires et des montagnes fleuries valent autant que l’or et l’argent » Xi Jinping...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA, veulent signer le projet d’accord, qui prévoit 1 300 ruptures conventionnelles collectives. La CGT s’y oppose.
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PSA : les syndicats favorables à un projet de rupture conventionnelle collective

Les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA, veulent signer le projet d’accord, qui prévoit 1 300 ruptures conventionnelles collectives. La CGT s’y oppose.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 14h50
   





                        



   


Le projet de 1 300 ruptures conventionnelles collectives présenté par le constructeur automobile PSA a reçu l’aval d’une majorité de syndicats, a-t-on appris jeudi 18 janvier, une première application de ce dispositif de départs volontaires issu de la récente réforme du code du travail.

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Les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA, totalisant ensemble plus de 58 % des voix, ont déclaré à l’AFP vouloir signer le projet d’accord. Il prévoit en outre autant d’embauches en CDI en 2018. La CGT (19,6 %) s’y oppose, la CFE-CGC (19,4 %) n’a pas fait connaître sa position.
Le document sera officiellement signé vendredi, à l’occasion d’un comité central d’entreprise consacré à la politique d’emploi 2018 du groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS, Open, Vauxhall) en France.

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PSA promet des embauches en CDI en contrepartie
Issues de la dernière réforme du code du travail, les ruptures conventionnelles collectives (RCC) permettent de supprimer des postes via des départs volontaires, sans justification économique. Elles nécessitent un accord signé par des syndicats représentant au moins 50 % du personnel.
Les Inrockuptibles et la société du Figaro envisagent d’y recourir. La chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie a été contrainte d’y renoncer, faute d’accord avec les syndicats.

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Chez PSA, le projet discuté le 9 janvier s’inscrit « dans la continuité des mesures déjà existantes », où « le volontariat reste la règle », s’est justifiée la CFDT dans un communiqué. Elle a estimé avoir « sécurisé cet accord afin qu’il ne soit pas un danger pour les salariés » mais « une opportunité pour ceux qui le désirent ».
Les mesures d’incitation au départ sont les mêmes que celles négociées lors d’un premier accord signé en 2013. Elles prévoient notamment une prime allant de quatre à huit mois de salaire.
Au global, PSA anticipe 1 300 ruptures conventionnelles collectives, 900 cessations d’activité de séniors (qui toucheront 70 % de leur salaire brut les deux ou trois années précédant leur retraite effective) et plus de 6 000 mobilités internes. En contrepartie, l’entreprise s’engage à recruter « plus de 1 300 » CDI (probablement 1 400, selon un porte-parole) et à accueillir « au moins 2 000 jeunes » apprentis en 2018.
Deuxième syndicat derrière FO, la CGT « refuse catégoriquement de signer ce nouveau plan de suppressions d’emplois, dont le détail par site et par catégorie est caché aux syndicats », a-t-elle fait valoir dans un communiqué.



                            


                        

                        


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Audiences : RTL en tête, les radios généralistes en baisse, sauf France Inter

La radio du groupe Lagardère, Europe 1, a notamment connu son plus bas historique en novembre-décembre 2017, selon la dernière vague Médiamétrie de mesure de l’audience.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h34
    |

            François Bougon








                        



   


L’institut Médiamétrie a rendu public, jeudi 18 janvier, les chiffres d’audience de novembre et décembre 2017 pour la radio. Toutes les généralistes, sauf France Inter, ont souffert d’une actualité moins intense qu’il y a un an (élections présidentielles américaines et françaises).
Pour sa part, Europe 1 poursuit sa descente et passe à la septième place toutes catégories confondues. Dans un contexte troublé par la condamnation en justice de son président Mathieu Gallet, Radio France peut se targuer de bons résultats.
Europe 1 à son plus bas historique, dépassé par France Bleu
Malgré l’arrivée d’une nouvelle équipe à l’été 2017, emmenée par l’ancien numéro deux de Radio France Frédéric Schlesinger, et le matinalier de France Inter, Patrick Cohen, la radio du groupe Lagardère continue de chuter. Avec 6,6 % en audience cumulée (contre 8,1 % sur la même période en 2016), elle est dépassée par France Bleu (7 %, stable sur un an), le réseau public des antennes locales.
RTL occupe la première place avec 12,1 % (- 0,6 point). Pour Christopher Baldelli, vice-président du directoire du groupe M6 et chargé de l’information et de la radio, « c’est la fin d’une très belle année avec chaque jour 6 548 000 auditeurs ». « RTL, qui se positionne pour s’adresser à tout le monde, marche sur ses deux pieds, à la fois l’information et les programmes », explique-t-il.

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France Inter, seule généraliste à progresser
Avec une audience cumulée de 11,3 % (contre 11,2 % en novembre-décembre 2016), France Inter, est la seule radio généraliste à progresser. D’où la satisfaction de Laurence Bloch, sa directrice : « France Inter reste la première matinale de France, Marc Fauvelle, aux commandes du 8 heures, l’homme le plus écouté de France. Nous sommes la seule généraliste en hausse, ce qui montre la solidité et la clarté de la grille. »

[ MEDIAMETRIE ]  1ère matinale de France sur tous les indicateurs avec 3 841 000 auditeurs 🔝. #AudiencesRadio 126 0… https://t.co/av0K90HS8m— franceinter (@France Inter)


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Plus largement, les chiffres sont bons pour Radio France. Dans un contexte troublé après la condamnation en justice de son président Mathieu Gallet à un an de prison avec sursis pour favoritisme lorsqu’il était président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), c’est un motif de réconfort. D’ailleurs, M. Gallet, accompagné de Laurent Guimier, directeur délégué aux antennes et aux contenus de Radio France, a rendu visite, jeudi, à la matinale de France Inter, qui, emmenée par Nicolas Demorand et Léa Salamé, est donc la première de France avec 1,857 million d’auditeurs.
« Depuis quatre ans, on a un média radio qui a perdu 700 000 auditeurs, alors que nous en gagnons près d’1,5 million », souligne M. Guimier, qui met en avant la « complémentarité des antennes ». Ainsi, malgré une actualité moins forte, France Info reste stable, à 8,5 % (-0,4 point). Vincent Giret, son directeur, se réjouit du « pari réussi de la matinale » après le recrutement de Bruce Toussaint pour remplacer à la rentrée Fabienne Sintès, partie sur France Inter.

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Avec ses 44 antennes, France Bleu, le réseau local du service public désormais en sixième position, poursuit également sa relance après avoir créé de nouveaux rendez-vous dans sa matinale. « Dans un univers complexe, nous gagnons en part d’audience (+ 0,3 point à 6,3 %). Ce qui fait notre force, c’est la proximité, la force du réseau France Bleu c’est son maillage », juge Eric Revel, son directeur depuis novembre 2016.
Score historique pour France Culture
France Culture atteint un score historique à 2,5 % (+ 0,2 point). « C’est un seuil symbolique important. Cela représente une augmentation d’audience de 9 %, soit 100 000 auditeurs », déclare Sandrine Treiner, sa directrice depuis août 2015. « C’est de notre projet exigeant dévolu aux savoirs que nous tirons notre succès. » Outre la matinale, les tranches 14h-17h et 18h-20h ont été repensées, avec pour la première une émission consacrée à l’économie. Pour la seconde, les débats ont été privilégiés.
RMC solide troisième
RMC (7,4 %, - 0,7 point) conforte sa troisième place chez les généralistes, derrière RTL et France Inter. « Une année historique », juge Cécilia Ragueneau, directrice de RMC, filiale de NextRadioTV (Altice). Elle met en avant la stratégie bimédia, avec trois émissions diffusées également sur la télévision (BFM TV), notamment l’interview politique de Jean-Jacques Bourdin le matin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Comme Flavio ou Jean-Philippe, ils font face au quotidien à toutes sortes de stéréotypes liés à leur choix d’une profession exercée en général par des femmes.
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« Sages-femmes », employés de crèche... ces hommes qui choisissent les métiers du soin à la personne

Comme Flavio ou Jean-Philippe, ils font face au quotidien à toutes sortes de stéréotypes liés à leur choix d’une profession exercée en général par des femmes.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 12h53
    |

                            Agathe Charnet








                        



   


« Etre sage-femme, c’est devenu un défi pour moi ! Puisque je suis un homme, autant y aller à fond. » Flavio Rancon, 22 ans, est étudiant en master à l’école des sages-femmes d’Angers. Pour ce jeune homme – qui préfère l’appellation « sage-femme » à « maïeutitien » –, cette orientation n’a pas été initialement un choix. « Après avoir tenté médecine, je n’ai eu que sage-femme. Mais, en faisant des recherches je me suis aperçu que ce métier est vaste et intéressant. » Et Flavio Rancon est déterminé à trouver sa place, en salle d’accouchement comme à l’école – où ils ne sont que deux garçons pour une centaine de filles.
Une configuration qui est loin d’être une exception. Les hommes représentent environ 1,5 % des professionnels de la petite enfance, 2,6 % des sages-femmes et 17 % des élèves infirmiers. En effet, les métiers du soin à la personne ou « métiers du care », concept théorisé en 1982 par la philosophe américaine Carol Gilligan, sont traditionnellement l’apanage du féminin. 
« Les femmes ont longtemps pris en charge les enfants et les personnes malades, à titre gratuit, dans l’espace privé, analyse Pascale Molinier, professeure de psychologie sociale à l’université Paris-XIII et autrice de Le Travail du care (La Dispute, 2013, 224 p.). Le choix des métiers du care pour un homme est encore pour l’instant paradoxal. D’une part, car c’est aller à l’encontre des représentations stéréotypées attribuant à la femme la gentillesse et la disponibilité et, aussi, car les hommes ont accès à d’autres professions bien plus visibles et rémunératrices. »
Sexisme ordinaire
Ce paradoxe, Jean-Philippe Bazin, 35 ans, l’a vécu. Ancien responsable d’agence dans les assurances, il a choisi de se reconvertir dans la petite enfance à la suite d’un congé paternité. « C’est vraiment une quête de sens pour moi, explique cet étudiant éducateur de jeunes enfants à Malakoff (Hauts-de-Seine). Je voulais me sentir utile. Faire quelque chose pour la société. » Si Jean-Philippe Bazin constate qu’il est traité « de façon plutôt privilégiée » dans son cursus, il n’en subit pas moins du sexisme ordinaire.
« Je n’ai aucun mal à trouver un stage, au contraire, dit-il. Mais on m’a déjà dit que c’était bien d’avoir un homme dans l’équipe car j’allais incarner l’autorité. »
Des préjugés qui vont parfois jusqu’à la suspicion ou au rejet, biaisant la relation de soin. Une collègue de Jean-Philippe Bazin a eu des réticences à lui faire changer une enfant tandis que Flavio Rancon se voit refuser l’accès à « un accouchement sur dix », dit-il. « Pour le moment je ne dis rien, mais dès que je serai professionnel, ce sera différent », se promet le jeune soignant.

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C’est d’ailleurs dans l’objectif de lutter contre les stéréotypes de genre que l’éducateur et formateur Mike Marchal a fondé l’Association pour la mixité et l’égalité dans la petite enfance. « Le care n’est pas réservé aux femmes, s’insurge celui qui organise notamment des groupes de parole entre professionnels. Ce sont des métiers qui impliquent une utilité sociale, de grandes responsabilités. Il y a des emplois à pourvoir et les hommes sont les bienvenus ! »
« S’occuper des autres ne devrait pas être une tâche assignée à une caste ou un sous-groupe, conclut Pascale Molinier. Ça devrait, au contraire, être une valeur civilisationnelle centrale. Il n’y a aucune raison de dire que le care est masculin ou féminin, c’est humain, tout simplement. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Pour la première fois, la radio du groupe Lagardère a été dépassée par France Bleu en novembre et décembre 2017, selon la dernière vague de mesure d’audience Médiamétrie. Un plus bas historique.
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Europe 1 poursuit sa dégringolade

Pour la première fois, la radio du groupe Lagardère a été dépassée par France Bleu en novembre et décembre 2017, selon la dernière vague de mesure d’audience Médiamétrie. Un plus bas historique.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h12
    |

            François Bougon








                        



   


Pour Europe 1, qui affiche l’ambition de devenir la radio d’une France qui a confiance en elle et qui positive, le coup est rude. La dernière vague de mesure de l’audience, réalisée par Médiamétrie et portant sur novembre et décembre 2017, confirme la dégringolade : créditée de 6,6 % en audience cumulée, elle est dépassée, pour la première fois, par France Bleu (7 %), le réseau des locales de Radio France, et occupe la septième place. « On n’est pas loin de céder à l’abattement. L’humiliation suprême, c’est de passer derrière France Bleu », dit un journaliste, dépité.
L’année 2017 n’a donc pas permis à la radio de la rue François-Ier de rebondir malgré l’arrivée durant l’été d’une nouvelle équipe, emmenée par l’ancien numéro deux de Radio France, Frédéric Schlesinger, et le journaliste de la matinale de France Inter, Patrick Cohen. Si Europe 1 reste encalminée, loin derrière RTL (12,1 %),Christopher Baldelli, vice-pré­sident du directoire du groupe M6 et chargé de l’information et de la radio, célèbre une « très belle ­année avec chaque jour 6 548 000 auditeurs ». Arrivent ensuite France Inter (11,3 %), RMC (7,4 %) et France Bleu.
« Un projet au long cours »
Cependant, le vice-PDG de la station du groupe Lagardère, Frédéric Schlesinger – qui avait préparé le terrain dans une interview ­récente au Monde en affirmant n’attendre rien de bon de ces chiffres – ne se laisse pas démonter. L’heure du renouveau viendra, jure-t-il, grâce à une grille profondément transformée.

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« J’ai un projet au long cours, qui permettra à Europe 1 de renouer avec la croissance », souligne-t-il, ajoutant : « Tout le monde est troublé de voir ces résultats difficiles, mais je reste convaincu que cette radio va retrouver des niveaux importants. »

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Cette vision optimiste n’est pas partagée par tous au sein de la ­rédaction. La greffe ne semble pas avoir pris avec les nouveaux responsables, qui ont modifié près de 90 % de la grille.
La veille de la publication de ces chiffres d’audience, Le Canard enchaîné faisait état de discussions entre Lagardère et TF1 en vue d’une cession d’Europe 1, alourdissant encore le climat.
Les changements apportés après les chiffres décevants de septembre-octobre (audience cumulée de 7,2 %, près d’un point de moins qu’à la rentrée 2016) ne sont pas forcément compris. Ce sont des « ajustements », insiste M. Schlesinger, avec Patrick ­Cohen désormais aux commandes du journal de 8 heures et l’arrivée de Laurent Bazin, un ancien de RTL, pour la présentation de celui de 18 heures.
La veille de la publication de ces chiffres d’audience, la parution dans Le Canard enchaîné d’un article faisant état de discussions entre Lagardère et TF1 en vue d’une cession d’Europe 1 a encore alourdi le climat. « Arnaud Lagardère a un nouveau projet : céder Europe 1, dont l’audience ne ­parvient pas à remonter et qui ne permet pas d’améliorer la rentabilité du groupe », écrivait l’hebdomadaire satirique.
Si, en interne, des pertes de plusieurs millions d’euros en 2017 sont évoquées, la direction, elle, se refuse à tout commentaire. Les deux groupes ont cependant démenti toute prise de contact au sujet de la radio. « Le groupe Lagardère n’a jamais envisagé de se séparer d’Europe 1. Affirmer le contraire serait sans fondement », a indiqué à l’AFP le porte-parole de Lagardère. « C’est une non-information », nous-a-t-il confirmé. Même son de cloche du côté de TF1.
Arnaud Lagardère n’est jamais venu
Le groupe Lagardère a toujours affirmé qu’Europe 1 était « sanctuarisée », c’est-à-dire invendable, tout comme le JDD et Paris Match, alors qu’Arnaud Lagardère avait évoqué en novembre d’éventuelles cessions d’actifs. Il n’a pas cependant précisé quelle branche de son groupe était concernée par ce projet (médias, édition, voyage et distribution, sport et divertissement).

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Néanmoins, juge un salarié, une vente pourrait constituer une voie de salut après des années difficiles, alors que le climat n’a cessé de se dégrader. Au sein de la rédaction, certains relèvent que, malgré les engagements de M. Lagardère de s’impliquer directement en devenant président, il n’est jamais venu dans les locaux.
« Arnaud Lagardère vend par appartements ; il finira par vendre », commente un autre salarié. Frédéric Schlesinger insiste : « On retrouvera 9 % avant juin 2020. Ça va être un long chemin, difficile, mais on tient un concept fort et une offre éditoriale claire. » Rester positif malgré la tempête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Confrontée au départ de centaines de ses pilotes, la compagnie aérienne à bas coût veut ouvrir quatre bases dans l’Hexagone et recruter 1000 salariés.
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Ryanair lance sa campagne de France

Confrontée au départ de centaines de ses pilotes, la compagnie aérienne à bas coût veut ouvrir quatre bases dans l’Hexagone et recruter 1000 salariés.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h04
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Ryanair reprend l’offensive. A en croire la compagnie irlandaise à bas coût, l’exode à l’automne 2017 de centaines de ses pilotes et les annulations de dizaines de milliers de vols ne seraient plus qu’un mauvais souvenir. Pour prouver un dynamisme retrouvé, elle a fait de la France son nouveau champ de bataille.

Il faut dire que la compagnie la plus rentable d’Europe n’a encore jamais réussi une véritable percée dans l’Hexagone. Alors que sa part de marché moyenne en Europe est de 15 %, elle ne dépasse pas 6 % en France. Un retard que Ryanair veut absolument combler.
L’objectif de la compagnie aérienne est de conforter son implantation pour attirer de nouveaux clients. Ryanair a affirmé, mercredi 17 janvier, à l’occasion d’une conférence de presse « avoir pris la décision d’ouvrir quatre bases en France d’ici à 2019 ».
Toutefois, elle n’aurait pas encore choisi les villes où elle compte déployer ses équipes. Beauvais, Nantes, Marseille, Toulouse et Lyon sont en concurrence. Avec ces quatre futures implantations, « nous pensons raisonnablement pouvoir doubler d’ici trois ou quatre ans notre trafic en France », a précisé David O’Brien, directeur commercial de Ryanair qui, pendant cette période, veut faire passer le nombre de passagers transportés de dix millions à vingt millions.
Contrats français
Pour parvenir à ses fins, la compagnie low cost qui a toujours flirté avec les limites de la réglementation, notamment sociale, pour maximiser ses bénéfices, a choisi de rentrer dans le rang. En décembre, pour la première depuis son lancement il y a trente-deux ans, la compagnie irlandaise a reconnu les syndicats de pilotes. Elle y avait été contrainte par le départ massif de plusieurs centaines de ses navigants et par des menaces de grève.
Pour s’installer en France, la compagnie irlandaise à bas coût se déclare prête à composer avec la réglementation sociale locale. Un passage obligé pour lancer ses ­projets...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le niveau trop élevé de rémunération des travailleurs les moins qualifiés expliquerait leur chômage. A moins que celui-ci soit dû au déclassement des salariés plus qualifiés, s’interroge l’économiste Jean Vercherand dans une tribune au « Monde ».
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édition abonné


« Il faudrait comprendre pourquoi, tout d’un coup, le smic est devenu un problème »

Le niveau trop élevé de rémunération des travailleurs les moins qualifiés expliquerait leur chômage. A moins que celui-ci soit dû au déclassement des salariés plus qualifiés, s’interroge l’économiste Jean Vercherand dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 12h28
    |

Jean Vercherand (Economiste et historien à l’Institut national de la recherche agronomique)







                        



                                


                            
Tribune. Comme le montre à nouveau le récent débat sur les modalités de la revalorisation du salaire minimum, certains économistes justifient leurs critiques contre le smic par le fait qu’il réduit l’employabilité des chômeurs ne disposant que d’une faible qualification. Cette dernière ne leur permettrait pas de dégager une productivité (marginale) qui soit égale ou supérieure au salaire minimum. Aussi, pour résorber ce chômage, il faudrait soit améliorer la qualification professionnelle de ces travailleurs, soit baisser le niveau du salaire minimum. C’est, à notre avis, en rester à l’apparence des choses.
Si on étudie l’histoire de l’enseignement général et professionnel, on s’aperçoit que, pour la grande masse des salariés, leur formation s’est effectuée uniquement sur le tas, jusqu’à très récemment. Pourtant, cela n’a pas empêché l’économie de connaître des mutations technologiques de grande ampleur depuis l’aube de la révolution industrielle. A chaque fois, les entreprises et les travailleurs ont su s’adapter.

Prenons par exemple la main-d’œuvre qui a « réalisé » les « trente glorieuses », celle qui était en activité en 1960, en plein cœur de cette période de mutations intenses. On constaterait probablement que 85 %, voire 90 % des actifs n’avaient pas dépassé le niveau du certificat d’études primaires – sachant que tous ne l’avaient pas – et ne possédaient strictement aucune formation professionnelle initiale au moment d’entrer dans la vie active. Sans compter les travailleurs immigrés ne pratiquant pas ou peu la langue du pays d’accueil, parfois analphabètes, que les entreprises ont alors recrutés massivement.
Phénomène de déclassement
Ce sont les générations nées après la seconde guerre mondiale, surtout après 1950, qui ont bénéficié d’une formation nettement plus importante que leurs prédécesseurs nés avant guerre. Or, paradoxalement, ce sont ces générations qui se sont trouvées confrontées à la montée du chômage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Après l’embellie de 2017, pourtant annoncée comme l’année de tous les dangers pour Pékin, la croissance en Chine a accéléré, à 6,9%.
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La Chine prouve sa capacité à piloter son économie

Après l’embellie de 2017, pourtant annoncée comme l’année de tous les dangers pour Pékin, la croissance en Chine a accéléré, à 6,9%.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 12h56
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

La Chine marche à l’unisson du mouvement de reprise planétaire. En 2017, la deuxième puissance économique mondiale a vu son produit intérieur brut (PIB) progresser de 6,9 %, selon les chiffres officiels publiés jeudi 18 janvier. Après 6,7 % en 2016, l’activité a ­accéléré pour la première fois depuis sept ans. Et dépasse largement l’objectif officiel d’« environ 6,5 % » que s’était fixé Pékin.
Certains analystes suggèrent que l’embellie pourrait même avoir été encore plus prononcée, tant la fiabilité des statistiques chinoises reste sujette à caution. Des provinces ont admis, ces dernières semaines, avoir falsifié certaines données et devoir réviser à la baisse leur PIB pour 2016…

Quoi qu’il en soit, le géant asiatique a prouvé sa résilience, porté par des dépenses effrénées dans les infrastructures, des investissements dans l’immobilier, une consommation solide et la dynamique du commerce international. De multiples aléas assombrissaient pourtant les perspectives à l’orée de 2017 : fuites de capitaux, dégringolade du yuan (la monnaie chinoise), emballement de la dette, craintes d’un dégonflement brutal de la bulle immobilière…
« Croissance de haute qualité »
« Le changement du sentiment vis-à-vis de l’économie chinoise a été stupéfiant », note Louis Kuijs, du cabinet d’analyses Oxford Eco­nomics. « Les autorités chinoises ont démontré leur capacité à piloter l’économie, ajoute Sopanha Sa, économiste à la Société générale, et à contrôler les risques dans une certaine mesure. »
Mais ceux-là n’ont pas tous disparu. Et la ligne suivie par le pouvoir chinois s’infléchit peu à peu : le président chinois Xi Jinping dit désormais viser une « croissance de haute qualité ». Autrement dit, un peu plus faible sans doute, mais aussi plus saine, avec une meilleure maîtrise des risques, notamment financiers. Un exercice périlleux tant l’économie est dopée au crédit. Au total (hors ­secteur...




                        

                        


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Pékin resserre son étau sur le bitcoin et les autres cryptomonnaies

A la suite de l’annonce de mesures sévères contre l’échange et la production de bitcoins, le cours de la cryptomonnaie a plongé.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 11h43
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

La Chine joue la fermeté face au bitcoin. Après avoir interdit les plates-formes d’échanges de cryptomonnaies et les levées de fonds réalisées dans ces nouvelles monnaies (Initial Coin Offering, ICO) en septembre dernier, Pékin poursuit sa lutte contre les devises virtuelles.
Dans sa ligne de mire désormais, tous les moyens détournés d’échanger des bitcoins dans le pays qui ont essaimé : transactions directes de particulier à ­particulier, entreprises locales utilisant des sites à l’étranger… D’après un document vu par Reuters le 16 janvier, le vice-gou­verneur de la Banque du peuple, Pan Gongsheng a appelé à « limiter les “innovations” qui dévient des ­besoins de l’économie réelle et se soustraient aux régulations ».

En Chine, il faut, en effet, désormais passer par des intermédiaires pour acheter des bitcoins. Ces personnes, ou ces entreprises, effectuent les transactions à la place des acheteurs, depuis des sites ­hébergés à l’étranger.
Limiter le « minage »
« Il faut faire un virement Alipay [le portefeuille électronique d’Alibaba] à quelqu’un qu’on ne connaît pas. C’est un peu effrayant, mais apparemment, cela fonctionne », témoigne un acheteur récent qui préfère garder l’anonymat. Les acheteurs potentiels se regroupent sur des groupes de discussion, sur les réseaux sociaux chinois WeChat et QQ, ou sur la messagerie sécurisée Telegram (bloquée en Chine, mais accessible au moyen de logiciels de contournement de la censure).
Dans le sillage du bitcoin, d’autres cryptomonnaies ont elles aussi plongé. Les investisseurs craignent que les gouvernements reprennent la main sur les cryptomonnaies, qui échappent à tout contrôle.
La Chine cherche aussi à limiter le « minage » de bitcoin, ce procédé très gourmand en énergie, qui consiste à résoudre des équations complexes pour valider la création de bitcoins. Un coup dur pour la monnaie et ses mineurs, 70 % des volumes mondiaux étaient effectués en Chine....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Cette commande, d’un montant de 16 milliards de dollars, est jugée vitale par Airbus pour l’avenir du programme.
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Airbus : la compagnie Emirates passe une commande cruciale de 36 A380

Cette commande, d’un montant de 16 milliards de dollars, est jugée vitale par Airbus pour l’avenir du programme.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 12h00
   





                        



   


La compagnie Emirates a confirmé une commande de 36 avions très gros porteurs A380, fabriqués par Airbus : vingt appareils ferme et seize en option, pour un montant total de 16 milliards de dollars.
« Je suis personnellement convaincu que d’autres commandes suivront l’exemple d’Emirates et que cet excellent avion continuera à être construit au cours de la décennie 2030 », a déclaré le PDG de la compagnie, cheikh Ahmed Ben Saïd Al-Maktoum. Cette commande est jugée vitale par Airbus pour l’avenir du programme, dont les cadences de production sont progressivement réduites en raison d’une faiblesse de la demande, aucune commande n’ayant été enregistrée depuis deux ans.
L’entreprise émiratie était en discussion depuis plusieurs semaines avec Airbus, qui avait annoncé une commande probable d’une « trentaine d’A380 ». Emirates, qui a déjà commandé 144 A380 dont 103 lui ont été livrés, demandait notamment des garanties de la part d’Airbus concernant le maintien du programme sur la durée.
Lundi 15 janvier, John Leahy, le directeur commercial d’Airbus, avait déclaré que « si nous n’arrivons pas à un accord avec Emirates (…), il n’y aura pas d’autre choix que d’arrêter le programme », mettant un peu plus de pression sur la compagnie aérienne. Avec cette nouvelle commande, ce sont encore 61 très gros porteurs qui doivent être produits pour la compagnie du golfe. Auxquels s’ajoutent les 16 appareils en option.

        Lire aussi :
         

                L’avenir de l’Airbus A380 suspendu à une commande d’Emirates



Airbus discute avec Pékin
Airbus a annoncé qu’il était capable de produire six A380 par an sans remettre en cause l’économie du programme, c’est-à-dire sans perdre d’argent. L’avionneur a donc dix années de production garantie de l’A380 pour honorer la commande d’Emirates. En outre, ce nouveau contrat permet à Airbus de se mettre en position d’attente pour recevoir de nouvelles commandes notamment de la Chine. Des discussions sont en cours depuis plusieurs semaines avec Pékin.

        Lire aussi :
         

                Airbus Group : l’A380 change de plan de vol


Selon Airbus, Emirates n’a pas demandé la mise en œuvre d’un A380 Neo, moins gourmand en carburant, à l’occasion de cette commande supplémentaire. L’avionneur de Toulouse a évalué la production d’une version Neo du super jumbo à 2 milliards d’euros, qui viendraient s’ajouter aux 15 milliards d’euros déjà investis dans le programme.



                            


                        

                        


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Le yuan chinois gagne du terrain dans les réserves des banques centrales

Les instituts monétaires sont de plus en plus nombreux à intégrer la devise chinoise dans leurs réserves de change.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 11h41
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Le yuan est-il en passede voler la vedette au dollar ? Pas encore. Mais peu à peu, il se taille une place dans le concert des grandes devises. Lundi 15 janvier, la Bundesbank (banque centrale allemande) a ainsi déclaré qu’elle s’apprêtait à intégrer le renminbi – l’autre nom de la devise chinoise – dans ses réserves de change.
Elle n’est pas la seule : la Banque de France et la Banque d’Angleterre en détiennent déjà un peu, la Banque d’Espagne envisage de les suivre. Et l’été dernier, la Banque centrale européenne (BCE) a converti l’équivalent de 500 millions d’euros de ses réserves de dollars en yuans.

Au total, une cinquantaine d’instituts monétaires dans le monde ont ainsi déjà intégré la devise de l’empire du Milieu à leurs réserves. Ce matelas de sécurité, conservé sous forme d’avoirs libellés en devises étrangères – comme des bons du Trésor – leur sert, par exemple, à soutenir leur monnaie en cas d’attaque spéculative. « Ils ont intérêt à le diversifier, notamment dans la monnaie de la puissance économique chinoise », remarque Ludovic Subran, directeur de la recherche économique d’Allianz.
Une part mondiale encore limitée
Le yuan séduit plus encore depuis qu’en octobre 2016, le Fonds monétaire international (FMI) l’a accepté dans son panier de devises, les « droits de tirage spéciaux » – un actif de réserve que les banques centrales peuvent s’échanger. Sa part reste néanmoins limitée : au troisième trimestre 2017, il pesait 1,1 % des réserves mondiales de change, selon les chiffres du FMI, loin derrière le dollar américain (63,5 %), l’euro (20 %), le yen (4,52 %) ou encore la livre sterling (4,49 %) et le dollar canadien (1,77 %).
De même, selon les données de Swift, l’entreprise spécialiste des transferts de données bancaires, le dollar est toujours la monnaie la plus utilisée pour les échanges internationaux, à hauteur de 40 %, suivi par l’euro (30 %) et la livre sterling (7 %). Le yuan, lui, ne ­dépasse...




                        

                        

