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Comment fonctionnent les péages urbains ?

La future loi mobilité devrait favoriser la mise en place de péages urbains en France, selon la ministre des transports, Elisabeth Borne.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h19
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Comment restreindre embouteillages et pollution ? Le péage urbain pourrait être un élément de réponse. La ministre des transports, Elisabeth Borne, a annoncé dans Les Echos, mardi 16 janvier, que la loi mobilité, qui devrait être présentée au printemps, facilitera la mise en place du dispositif, aujourd’hui très limité en France.

        Lire :
         

          L’exécutif veut faciliter la mise en place de péages urbains



Mis en place à Londres, à Milan et dans plusieurs villes des pays nordiques, le péage urbain peut coûter cher aux automobilistes mais, sous forme d’éco bonus, il peut aussi leur rapporter de l’argent.
Quels sont les tarifs des péages urbains en Europe ?
Les péages urbains existent depuis les années 1980 et on en trouve plusieurs exemples en Europe. Le principe est simple : les automobilistes doivent s’acquitter d’une taxe en entrant dans la zone réglementée. Le paiement peut se faire soit par prélèvement automatique, par le biais d’un portique qui identifie les plaques d’immatriculation, soit en espèces, avec un parcmètre par exemple. Les modalités de fonctionnement sont presque aussi nombreuses qu’il y a de péages. Le prix peut :
être à la journée, comme à Londres ;diminuer aux heures creuses, comme à Stockholm ;augmenter en fonction du temps passé sur place, comme à La Valette (Malte), où le prix est compté par demi-heure.
De manière générale, l’accès est gratuit le soir et le week-end.


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13 € pour circuler au centre de Londres
Coup d’œil sur le prix des péages urbains de nos voisins européens. Le tarif peut varier selon le temps passé sur place, les horaires ou le nombre de passages.





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Mais ce système peut aussi représenter un obstacle financier, comme à Londres. Alors que le tarif y est déjà élevé comparé aux autres pays européens, depuis octobre 2017, une taxe supplémentaire de 11 euros s’applique pour les véhicules polluants — plus précisément ceux mis en circulation avant 2006. Le péage urbain est d’ailleurs souvent accusé d’instaurer une barrière financière et, de fait, sociale.
Un argument à relativiser, à Paris par exemple, un sondage réalisé par la Ville auprès de plus de 1 000 conducteurs, en septembre, met en avant que 65 % des personnes qui circulent dans Paris font partie des catégories socioprofessionnelles favorisées (cadres, chefs d’entreprise, etc.) et seraient donc les personnes les plus touchées par un péage urbain.
Ce dispositif peut-il être mis en place en France ?
En France, pour les agglomérations de plus de 300 000 habitants, il est possible de mettre en place ce système mais seulement dans le cadre d’une expérimentation de trois ans. Avec la future loi mobilité, le dispositif devrait être élargi afin d’encourager les modes de transport plus propres.
Il n’y a pas encore d’exemple français, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, a affirmé en octobre qu’elle ne voulait pas instaurer un péage urbain. Mais l’Eurométropole de Lille pourrait être la première à en instaurer un. Enfin presque, puisqu’il s’agirait plutôt de l’inverse : un éco bonus mobilité qui récompenserait financièrement les automobilistes qui évitent de prendre leur voiture aux heures de pointe.
A Rotterdam, un éco bonus de 3 euros pour les automobilistes
Gratifier plutôt que punir, c’est le pari qu’ont fait les Pays-Bas, comme à Rotterdam, où un péage positif est en place. Les automobilistes qui ne prennent pas l’autoroute pendant les heures de pointe sont crédités de 3 euros grâce à un portique qui identifie les plaques d’immatriculation ou de 3,50 euros sur leur carte de transports en commun.
Et pour la ville, ces rétributions coûtent finalement moins cher que la création de nouvelles infrastructures. La commune de Boulogne-Billancourt a d’ailleurs expérimenté le dispositif durant l’été sur un panel d’une cinquantaine d’automobilistes, avec le financement de la Société du Grand Paris, sans aller plus loin pour l’instant.

        Lire aussi :
         

                11/14 Un « péage positif » anti-bouchons va être testé en Ile-de-France



Les péages urbains sont-ils efficaces ?
La société Egis, qui gère le système de Rotterdam, estime que le trafic a été réduit de 5 à 8 % durant les heures de pointe, soit 4 100 trajets évités chaque jour et 27 % de temps en moins perdu sur la route.
A Londres, 80 000 voitures en moins chaque jour
A Londres, qui possède un péage urbain depuis 2003, le nombre de cyclistes qui prennent le vélo au moins une fois par jour a augmenté de 53 % en moyenne, entre 2005 à 2015. Le trafic a lui été réduit de 21 % entre 2000 et 2015, selon le rapport de 2016 de la société Transport for London.
Cela a permis de réduire les émissions de CO2 de 19 %, selon le site Urban Access Regulation du cabinet d’experts Sadler Consultants Ltd. Le site présente l’impact des péages urbains en Europe et a recensé les villes où l’accès au centre-ville est réglementé pour limiter la pollution.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Sous-effectifs, violence, insécurité, incivilités... Ils étaient plusieurs dizaines jeudi matin à bloquer l’entrée des prisons pour exprimer leur ras-le-bol.
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A Fresnes et Marseille, les surveillants de prison excédés par leurs conditions de travail

Sous-effectifs, violence, insécurité, incivilités... Ils étaient plusieurs dizaines jeudi matin à bloquer l’entrée des prisons pour exprimer leur ras-le-bol.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 16h39
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h19
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant) et 
Jean-Baptiste Jacquin








                        



   


C’est devenu un rituel. A 6 heures du matin, jeudi 18 janvier, devant l’entrée principale de la maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne), une cinquantaine de représentants syndicaux et de syndiqués ont achevé de bâtir de grandes barricades constituées de palettes de bois et de pneus. Seuls l’UFAP-UNSA, le syndicat majoritaire qui main dans la main avec la CGT négocie actuellement avec le directeur de l’administration pénitentiaire, et FO, qui a refusé les négociations, sont représentés. Seize cars de CRS sont positionnés à moins de 100 mètres.
« Nous demandons que le quartier d’évaluation de la radicalisation [QER] soit fermé », explique Frédéric Godet, secrétaire local UFAP-UNSA. Ce quartier où la dangerosité des personnes détenues pour des affaires liées de près ou de loin au terrorisme est évaluée par une équipe pluridisciplinaire pendant huit semaines compte quinze places. A la différence d’Osny et Fleury-Mérogis, les deux autres prisons franciliennes à accueillir un QER, ici, il n’est pas séparé du reste de la détention, c’est un bout de coursive.
M. Godet reconnaît que l’agression de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), jeudi 11 janvier, qui a provoqué le mouvement de protestation dans les prisons n’a été « qu’une étincelle qui a mis le feu aux poudres ». La radicalisation islamiste de certaines personnes détenues fait peur. « Les agressions en détention, cela arrive partout, mais les radicalisés sont des gens déterminés. On n’a pas tiré les leçons de l’agression d’Osny de septembre 2016. C’est comme si on attendait qu’il y ai un mort pour réagir. » A Fresnes, ils sont une centaine, dont soixante condamnés ou prévenus dans des affaires de terrorisme et quarante pour des affaires de droit commun mais identifiés comme radicalisés.

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                Après l’agression de trois d’entre eux, les gardiens de prison, « usés », se mobilisent



A 6 h 30, plusieurs centaines de surveillants, gradés et personnels qui affluent pour commencer leur journée de travail. La porte d’entrée n’est pas bloquée, mais personne ne pénètre. A 6 h 45, heure théorique de la prise de service, à coup de litres d’essences, la barricade s’embrase dans une ambiance festive.
« La violence est quotidienne en détention, se plaint Cédric Boyer, secrétaire local de FO Pénitentiaire qui tente de lancer quelques slogans. Il manque 70 surveillants sur un effectif de 750 agents alors que le taux d’occupation est de 203 %. » « S’il y avait 400 ou 500 personnes détenues de moins sur les 2 800, cela faciliterait les choses en matière de sécurité », reconnaît un membre de l’équipe de la direction qui préfère garder l’anonymat. A Fresnes, il y a trois ou quatre agressions de surveillant par semaines, « mais c’est parfois une simple bousculade ou un crachat », relativise un gradé.
« Incivilités quotidiennes »
Aurélie, 24 ans, surveillante titulaire à Fresnes depuis un an après une année comme stagiaire, assure « n’avoir encore jamais eu peur en détention », même s’il lui est arrivé d’être seule pour gérer une coursive. Son « record » : 142 détenus. « C’est sûr que ce n’est pas très sécuritaire, concède-t-elle. Certains services sont géniaux, car les personnes détenues sont détendues, et d’autres, on ne sait pas pourquoi, où c’est le bordel. » 
« Le problème, ce sont les incivilités quotidiennes, raconte, las, Louis, 34 ans, dont huit passés à Fresnes. On récupère ceux que la société n’a pas éduqués, et ce n’est pas en prison qu’ils vont progresser. Certains adultes sont de vrais enfants, à peine on ouvre la porte, et c’est les insultes. Sans compter les fous qui n’ont rien à faire en prison. »
A 7 h 30, les pompiers se rapprochent tandis que des échanges discrets se font entre le responsable de la police, le directeur de Fresnes et les responsables syndicaux. Un policier en civil a compté près de 150 « manifestants ».
A 7 h 55, dans une ambiance bon enfant, après deux sommations de théâtre, les CRS vont déloger un à un les manifestants. Les chants et les blagues fusent. A 8 h 15, la porte s’ouvre et les personnels s’y engouffrent. Ils prendront leur service avec près de deux heures de retard. De quoi désorganiser toute la journée alors que les sorties en promenade, au parloir, à l’infirmerie ou en activités sont minutées.
« On n’a pas d’avancée sur notre sécurité »
Au même moment, à Marseille, une trentaine de surveillants étaient délogés par les CRS alors qu’ils bloquaient deux entrées du centre pénitentiaire des Baumettes, comme ils le font depuis le début de la semaine. L’intervention s’est faite avec le sourire aux lèvres devant la porte du bâtiment historique, de façon un peu plus musclée, quelques centaines de mètres plus loin devant les Baumettes 2, ouvert en mai 2017. Un feu de palettes, matelas et canapé a auparavant été noyé par les marins-pompiers.
« On n’a pas d’avancée de la part du ministère sur notre sécurité, voilà pourquoi on est là, explique Sylvain, surveillant de coursive aux Baumettes historiques, deux vieux bâtiments appelés à fermer en 2018. On veut juste être sûr de rentrer chez nous le soir après le travail, pas d’aller à l’hôpital voire, pire, ailleurs. »
Entré dans la pénitentiaire en 2010, il témoigne d’une « montée de la tension en détention. Et dans les situations difficiles, c’est le surveillant qui est en première ligne. Avec les jeunes générations de détenus, la moindre frustration débouche tout de suite sur la violence. Un parloir fantôme – lorsque la famille est absente –, une cantine pas livrée, un oubli d’inscription sur la liste du sport… la moindre étincelle peut déclencher un incendie. »
« On veut juste travailler en sécurité »
Coup de poing au visage, entorses, luxations : Anthony, 29 ans dont sept passés dans la pénitentiaire, affirme avoir subi quatre agressions physiques au cours des trois dernières années. Il a déposé autant de plaintes qui, assure-t- il, ont toutes été classées par le procureur. « On demande des effectifs, c’est vrai, mais aussi que les juges fassent leur travail car la violence physique devient de plus en plus fréquente. » Anthony qui a passé le concours de la pénitentiaire « par défaut » veut à tout prix « entrer dans la police nationale. La pénitentiaire, j’en peux plus ».
Les insultes, les crachats ne donnent même plus lieu à des rapports d’incident, assure Olivier, 32 ans. Un responsable CGT évoque aussi les menaces de certains prisonniers sur ses collègues : « On sait où tes enfants vont à l’école… On sait que tu roules dans telle voiture. Avant l’ouverture d’un parking fermé pour le personnel, c’était un véhicule de surveillant par mois en moyenne qui flambait dans la rue. On veut juste travailler en sécurité. »
Des surveillants assurent qu’une partie des détenus soutient leur mouvement. « Ils m’ont demandé ce qu’ils pouvaient faire pour nous aider », dit un manifestant. Coralie, jeune surveillante est poussée par ses collègues à rapporter les insultes qui fusent parfois derrière les portes : « Sale pute ! Viens me… » Elle aussi a « envie de [se] barrer mais on est là, on a signé et puis j’aime mon travail », dit la jeune femme. Je suis là pour aider les détenus car le contact humain est important ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Un panier en osier connecté permettra aux fidèles de l’église Saint-François de Molitor, à Paris, de faire des dons avec leur carte bancaire.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

A l’église, la quête en paiement sans contact

Un panier en osier connecté permettra aux fidèles de l’église Saint-François de Molitor, à Paris, de faire des dons avec leur carte bancaire.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h38
    |

                            Sidahmed Chikhbled








                        



   


Une petite révolution est en marche au sein du diocèse de Paris. Face à la baisse du nombre de dons en espèces, l’église Saint-François de Molitor, dans le 16e arrondissement, innove dans son expérience de dématérialisation, en utilisant pour la première fois en France, dimanche 21 janvier, un panier connecté pour la quête. Une pratique déjà observée dans une église en Suède.
A la différence d’un simple terminal de paiement sans contact, c’est un panier en résine ressemblant en tout point à ceux utilisés pour collecter pièces et espèces qui sera tendu aux fidèles, afin « de leur faire acquérir un nouveau réflexe de paiement », explique Christophe Rousselot, le directeur du développement des ressources financières du diocèse de Paris. « C’est la traduction normale de l’évolution des usages, poursuit-il, il n’y a aucune raison que l’Eglise ne prenne pas le train de la modernité. » Le design reste le même, pour que les participants puissent donner « tout en gardant leurs repères et leurs codes ».
Concrètement, cinq paniers prototypes seront utilisés, et les fidèles auront le choix de donner 2, 3, 5 ou 10 euros, en passant leur carte sur le lecteur intégré, lui-même relié à un smartphone. Les informations ainsi recueillies seront traitées le jour même, et les donateurs seront débités dans les vingt-quatre heures.
Don moyen de 3 euros par personne
Christophe Rousselot l’affirme : « Les données resteront anonymes, car nous voulons rester dans l’esprit de la quête. » C’est pourquoi l’église s’est associée à la PME Actoll, spécialisée dans le développement de systèmes d’information dans le domaine de la monétique, pour que les données soient sécurisées et anonymes.
Cette nouveauté s’inscrit dans une volonté du diocèse de simplifier la quête afin de s’ouvrir au plus grand nombre. C’est dans cet esprit qu’a été lancée, en octobre 2016, l’application « La Quête », à destination de huit paroisses parisiennes. L’objectif ? Pouvoir donner de l’argent à l’une des huit paroisses participant au projet en utilisant son smartphone, et en associant à l’application ses coordonnées bancaires. Huit autres paroisses seront associées au dispositif dès ce dimanche, parallèlement au lancement du panier connecté.
Alors que le don moyen est de 3 euros par personne, l’offrande par le biais de l’application permet de récolter un peu plus de 4,70 euros, signe que le dispositif arrive à trouver son public. La finalité « n’est pas économique », affirme Christophe Rousselot, mais permet d’épouser les « habitudes de vie » des fidèles, qui, au lieu de chercher de la monnaie, pourront à l’avenir entendre le « bip » des cartes bancaires remplacer le tintement familier des pièces de monnaie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le choix fait par le gouvernement de préférer un agrandissement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse beaucoup de questions en suspens.
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Calendrier, alternative, coûts : les questions que pose l’abandon de Notre-Dame-des-Landes

Le choix fait par le gouvernement de préférer un agrandissement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse beaucoup de questions en suspens.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h22
   





                        



Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). L’annonce de l’abandon du projet, mercredi 17 janvier, par le premier ministre, Edouard Philippe, met un coup d’arrêt définitif à un débat vieux de cinquante ans. Mais le choix fait par le gouvernement de préférer un réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse de nombreuses questions en suspens.

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          « Déni de démocratie » ou « décision courageuse », les réactions à l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes affluent



Que va coûter la rupture de contrat avec Vinci ?
Pour l’heure, on ne sait pas à combien peut se monter la facture. Le contrat fixe de manière assez claire le principe d’une compensation en cas de résiliation pour motif d’intérêt général, dans l’article 81, publié au Journal officiel en 2010.
Le ministre des finances, Bruno Le Maire, a annoncé qu’il recevrait jeudi 18 janvier, dans l’après-midi, avec la ministre des transports Elisabeth Borne, le PDG de Vinci, Xavier Huillard, pour parler de l’indemnisation. Bruno Le Maire a précisé que cette réunion avait pour objet, notamment, de « regarder avec lui [Xavier Huillard] comment nous pouvons réduire le coût de cette opération pour le contribuable ». 
Les trois médiateurs mandatés par l’Etat à l’automne 2017 avaient estimé que la somme à verser à Vinci pourrait varier de 0 à 350 millions d’euros. De son côté, l’expert financier des opposants au projet, Jean-Marie Ravier, avait estimé à 250 millions d’euros la facture pour l’Etat, en s’appuyant sur les clauses du contrat de concession.
A Matignon, on avance que les négociations devront tenir compte de plusieurs éléments juridiques qui ont des implications financières. S’agit-il d’un « cas de force majeure » qui oblige à l’abandon du projet ? Est-il annulé pour « motif d’intérêt général » ? Les modalités d’entente avec Vinci détermineront la hauteur de la compensation.
Ce qui est sûr, c’est que Vinci est gestionnaire des aéroports actuels de Nantes, de Rennes et de Saint-Nazaire, et que la société va probablement vouloir rester dans le jeu. L’hypothèse d’une compensation financière semble donc moins probable qu’une négociation. C’était déjà la stratégie choisie par l’Etat en 2014 avec la société Ecomouv après l’abandon du projet d’écotaxe. Plusieurs pistes sont envisageables pour l’Etat, comme l’allongement de la concession accordée à Vinci pour l’aéroport de Nantes-Atlantique, qui risque d’être un enjeu de taille.

        Lire :
         

          Abandon de Notre-Dame-des-Landes : quelle indemnisation pour Vinci ?



L’Etat va-t-il faire des économies en abandonnant le projet de Notre-Dame-des-Landes ?
En mettant de côté ces indemnisations éventuelles avec Vinci, l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes pourrait ne pas être si coûteux pour l’Etat.
Les subventions prévues pour la construction de la tour de contrôle et le raccordement routier à l’aéroport étaient évaluées à 85 millions d’euros pour l’Etat. Les collectivités locales avaient en outre accepté de contribuer à hauteur de 225 millions d’euros le financement du tramway censé desservir le site. Reste à savoir ce que coûtera le réaménagement de l’autre aéroport nantais.
Comment l’aéroport Nantes-Atlantique va-t-il être agrandi et dans quel délai ?
Edouard Philippe a annoncé que, dans « des délais rapides », l’aérogare de Nantes-Atlantique allait être modernisée et que les abords de pistes seraient aménagés afin d’accueillir plus de passagers. On ignore toutefois les détails exacts de ce calendrier gouvernemental.
Dans un second temps, la piste d’atterrissage de l’actuel aéroport nantais devrait être allongée, afin qu’il puisse accueillir neuf millions de passagers par an à l’horizon 2040, tout en diminuant les nuisances sonores, selon le premier ministre. « Si cela n’est techniquement pas possible, [ces nuisances] feront l’objet de compensations exemplaires », a-t-il promis aux riverains.
De leur côté, les médiateurs ont rendu en décembre un rapport dans lequel ils écrivaient qu’une optimisation progressive des aménagements aéroportuaires pourrait se faire à partir de 2020, découpant en trois temps les travaux jusqu’à 2035.

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Quel est le budget pour l’aménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique ?
Les chiffres sont à prendre avec des pincettes, tant rien de précis n’a été évoqué dans ce dossier. Les opposants à Notre-Dame-des-Landes estiment ainsi à 45 millions d’euros le coût d’un réaménagement de la plate-forme existante. Ses défenseurs estiment eux que ce projet pourrait coûter jusqu’à 340 millions d’euros…
Selon les médiateurs, « la comparaison financière entre les deux options pour l’Etat et les collectivités fait apparaître un écart de l’ordre de 250 millions à 350 millions d’euros en faveur de l’option de Nantes-Atlantique, hors prise en compte d’une éventuelle indemnisation du titulaire du contrat de concession, le cas échéant ».
Pour financer l’aéroport actuel de Nantes, l’Etat devrait pouvoir s’appuyer sur environ 100 millions d’euros récoltés depuis sept ans par l’aviation civile, au titre des taxes réévaluées à la hausse pour financer Notre-Dame-des-Landes. Tout dépendra ensuite de l’importance du réaménagement, des études préparatoires concernant notamment l’allongement de la piste, du temps nécessaire de travaux et de fermeture de l’aéroport. L’agrandissement de Nantes-Atlantique avait ainsi longtemps été écarté des options envisagées en raison notamment de la présence d’une zone naturelle protégée à proximité.
Avant le réaménagement, l’Etat devra dire si Vinci conserve la concession de Nantes-Atlantique, ou s’il lance un nouvel appel d’offres, comme il l’a fait récemment à Toulouse et Nice. Une chose est sûre : les négociations risquent de durer.

   


Y aura-t-il des conséquences sur le transport breton ?
Le premier ministre a bien annoncé que l’aéroport de Rennes fera aussi l’objet d’un agrandissement pour mieux répartir le trafic aérien en Bretagne – si la région « le souhaite », a ajouté Edouard Philippe.
Ce dernier a par ailleurs précisé vouloir travailler sur « la complémentarité rail et air ». Sans donner davantage de détails, le chef du gouvernement a annoncé que les liaisons à grande vitesse qui relient la région aux aéroports de Paris seront « fluidifiées et multipliées ». La ministre déléguée aux transports, Elisabeth Borne, a été chargée d’étudier dans un délai de six mois les conditions de mise en œuvre de ces différents chantiers.
Quel sort pour les zadistes de Notre-Dame-des-Landes ?
La « zone à défendre » (ZAD), installée sur les 1 650 hectares du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, est occupée depuis 2009. Lors d’un récent repérage, les autorités ont recensé 350 occupants sur le site.
« Les occupants illégaux devront partir d’eux-mêmes d’ici au printemps prochain » et la fin de la trêve hivernale fixée au 31 mars, a annoncé le premier ministre, mercredi. Faute de quoi les forces de l’ordre les délogeront. L’Etat appelle également à rendre la libre circulation sur les trois routes qui traversent le site : « Les squats qui débordent sur la route devront être évacués, les obstacles, retirés », a dit Edouard Philippe. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a précisé que les trois routes devraient être débloquées « d’ici la fin de semaine prochaine ».
Reste à savoir comment réagiront les habitants. Ces derniers demandent notamment à ce que la ZAD reste « un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole ».

        Lire :
         

          Notre-Dame-des-Landes : les forces de l’ordre dans l’expectative



Que vont devenir les terres de Notre-Dame-des-Landes ?
La réallocation des parcelles agricoles s’annonce comme un casse-tête, tant les situations sont complexes. L’intégralité de l’emprise foncière consacrée au projet d’aéroport – 1 650 hectares de surfaces déclarées d’utilité publique en 2008 – appartient à l’Etat, à l’exception de trois routes traversant la ZAD, propriétés du département Loire-Atlantique.
Le premier ministre a annoncé qu’il n’était pas question de garder ces terres, vu que le projet d’aéroport ne se fera pas. Les terres vont donc soit revenir aux agriculteurs expropriés en 2012, qui rendront l’argent touché lors de leur cession, soit seront vendues dans le cadre de projets agricoles qui restent à définir. C’est tout l’objet des discussions qui vont avoir lieu avec les zadistes engagés dans des activités agricoles mais qui n’ont aucun titre de propriété.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Notre-Dame-des-Landes : le devenir des terres, autre source de conflits



« Un délai raisonnable de deux ou trois ans doit être accordé », estime Jean-Paul Naud, maire de Notre-Dame-des-Landes, opposé au projet, car « il y aura énormément de problèmes à résoudre ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur revisite les crises alimentaires des deux siècles derniers à la lumière de la crise Lactalis.
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Santé et alimentation : vraies crises et vieux enjeux

Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur revisite les crises alimentaires des deux siècles derniers à la lumière de la crise Lactalis.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h00
    |

Pierre-Cyrille Hautcœur (Directeur d'études à l'EHESS)







                        



                                


                            
Histoire. Au 15 janvier, le site de l’Agence européenne de sécurité des aliments dénombrait une quinzaine d’épisodes de prolifération de salmonelles en Europe depuis le début 2017, mais ne mentionnait pas la crise Lactalis, qui fait pourtant les gros titres en France. De fait, avec 35 cas repérés, cette crise est minime par rapport aux 100 000 cas environ de salmonelloses répertoriés en un an en Europe, responsables d’une dizaine de décès (essentiellement des personnes très âgées) – un nombre d’ailleurs très faible en comparaison avec d’autres maladies, comme les listérioses.

Les salmonelloses sont en fait des maladies très répandues et en général bénignes (au point que la plupart des patients victimes de diarrhées limitées ne consultent pas). Leur origine, leur diffusion et leur prévention sont largement connues depuis le docteur Daniel Elmer Salmon, qui leur donna son nom en 1885. Celui-ci, vétérinaire à l’origine, avait été appelé à créer un bureau de l’industrie animale au sein du ministère de l’agriculture des Etats-Unis, en un moment de mondialisation accélérée où la qualité sanitaire du bétail exporté devenait un enjeu économique majeur, impliquant surveillance des animaux et des navires de transport.
Prohibition
Ainsi, après d’autres pays touchés antérieurement (Allemagne, Espagne et Italie), la France avait, en 1881, fortement restreint l’importation de salaisons de viande américaines, à la suite de la diffusion d’une autre maladie, la trichinose. La France disposait alors déjà, et depuis le XVIIIe siècle au moins, d’un vrai dispositif tant civil que pénal de lutte contre les produits alimentaires impropres à la consommation, qu’ils soient avariés ou frauduleux.
La santé est un des arguments utilisés par les groupes d’intérêt impliqués lors de chaque crise
L’impact sur la santé est devenu à la fin du XIXe siècle un argument majeur dans la réglementation. Les « hygiénistes » appellent à des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Les deux médias ont suspendu leur partenariat avec l’émission présentée par Frédéric Haziza, qui a fait son retour à l’antenne après une plainte pour agression sexuelle.
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« Le Monde » et Franceinfo se retirent de l’émission « Questions d’info », sur LCP

Les deux médias ont suspendu leur partenariat avec l’émission présentée par Frédéric Haziza, qui a fait son retour à l’antenne après une plainte pour agression sexuelle.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h14
   





                        



   


Le Monde et Franceinfo, deux médias partenaires de l’émission « Questions d’info », sur LCP, ont suspendu leur collaboration à cette émission. La direction du Monde met en avant « la dégradation du climat interne à LCP, illustrée par le vote récent d’une motion de défiance ».
Une motion de défiance a en effet été adoptée par la rédaction de LCP pour protester contre la réintégration à l’antenne de Frédéric Haziza. Le journaliste avait été suspendu le 21 novembre à la suite de la plainte d’une journaliste de la chaîne, Astrid de Villaines, pour une agression sexuelle qui serait survenue en 2014. La direction a décidé de réintégrer le journaliste après qu’un rapport interne a conclu qu’il n’y avait eu aucun « geste inapproprié » de la part du journaliste depuis 2014, date à laquelle il avait été sanctionné en interne pour ces faits.
De son côté, Franceinfo a nié tout lien avec les allégations contre le présentateur, invoquant pour justifier son retrait, « le temps que les choses s’apaisent pour LCP », le départ du Monde, tout comme un « contexte perturbé et perturbant », lié selon la radio au renouvellement en cours de la présidence de la chaîne. « Nous estimons que les conditions du partenariat ne sont plus remplies puisque Le Monde est parti », dit-on à Franceinfo.
« Le Point » en renfort, l’AFP maintient sa participation
L’actuelle présidente de LCP-AN (La Chaîne parlementaire Assemblée nationale), Marie-Eve Malouines, dont le mandat s’achève en juin et qui est candidate à sa propre succession, a confirmé que les deux médias seraient remplacés par l’hebdomadaire Le Point. « Nous avons été mis devant le fait accompli », a-t-elle déclaré, précisant que Le Monde avait annoncé son retrait en fin de semaine dernière, et Franceinfo au début de cette semaine. Cependant, l’émission sera bien diffusée ce jeudi, a-t-elle dit. Pour sa part, la direction de l’AFP a fait savoir que l’agence de presse maintenait sa participation à l’émission.
« Questions d’info », une interview d’une personnalité politique diffusée chaque jeudi à 20 h 30, animée par des journalistes des quatre médias partenaires, a été lancée en 2004-2005 par LCP et Franceinfo.
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Mise à jour du 18 janvier à 16 heures : Franceinfo n’a pas mis fin au partenariat avec LCP mais a simplement suspendu sa participation, comme la chaîne nous l’a fait savoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les occupants de la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes ont fêté l’abandon du projet d’aéroport, mercredi 17 janvier.
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Discussion lancée le 18 janvier 2018
18 janvier 2018

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Comme Flavio ou Jean-Philippe, ils font face au quotidien à toutes sortes de stéréotypes liés à leur choix d’une profession exercée en général par des femmes.
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« Sages-femmes », employés de crèche... ces hommes qui choisissent les métiers du soin à la personne

Comme Flavio ou Jean-Philippe, ils font face au quotidien à toutes sortes de stéréotypes liés à leur choix d’une profession exercée en général par des femmes.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 12h53
    |

                            Agathe Charnet








                        



   


« Etre sage-femme, c’est devenu un défi pour moi ! Puisque je suis un homme, autant y aller à fond. » Flavio Rancon, 22 ans, est étudiant en master à l’école des sages-femmes d’Angers. Pour ce jeune homme – qui préfère l’appellation « sage-femme » à « maïeutitien » –, cette orientation n’a pas été initialement un choix. « Après avoir tenté médecine, je n’ai eu que sage-femme. Mais, en faisant des recherches je me suis aperçu que ce métier est vaste et intéressant. » Et Flavio Rancon est déterminé à trouver sa place, en salle d’accouchement comme à l’école – où ils ne sont que deux garçons pour une centaine de filles.
Une configuration qui est loin d’être une exception. Les hommes représentent environ 1,5 % des professionnels de la petite enfance, 2,6 % des sages-femmes et 17 % des élèves infirmiers. En effet, les métiers du soin à la personne ou « métiers du care », concept théorisé en 1982 par la philosophe américaine Carol Gilligan, sont traditionnellement l’apanage du féminin. 
« Les femmes ont longtemps pris en charge les enfants et les personnes malades, à titre gratuit, dans l’espace privé, analyse Pascale Molinier, professeure de psychologie sociale à l’université Paris-XIII et autrice de Le Travail du care (La Dispute, 2013, 224 p.). Le choix des métiers du care pour un homme est encore pour l’instant paradoxal. D’une part, car c’est aller à l’encontre des représentations stéréotypées attribuant à la femme la gentillesse et la disponibilité et, aussi, car les hommes ont accès à d’autres professions bien plus visibles et rémunératrices. »
Sexisme ordinaire
Ce paradoxe, Jean-Philippe Bazin, 35 ans, l’a vécu. Ancien responsable d’agence dans les assurances, il a choisi de se reconvertir dans la petite enfance à la suite d’un congé paternité. « C’est vraiment une quête de sens pour moi, explique cet étudiant éducateur de jeunes enfants à Malakoff (Hauts-de-Seine). Je voulais me sentir utile. Faire quelque chose pour la société. » Si Jean-Philippe Bazin constate qu’il est traité « de façon plutôt privilégiée » dans son cursus, il n’en subit pas moins du sexisme ordinaire.
« Je n’ai aucun mal à trouver un stage, au contraire, dit-il. Mais on m’a déjà dit que c’était bien d’avoir un homme dans l’équipe car j’allais incarner l’autorité. »
Des préjugés qui vont parfois jusqu’à la suspicion ou au rejet, biaisant la relation de soin. Une collègue de Jean-Philippe Bazin a eu des réticences à lui faire changer une enfant tandis que Flavio Rancon se voit refuser l’accès à « un accouchement sur dix », dit-il. « Pour le moment je ne dis rien, mais dès que je serai professionnel, ce sera différent », se promet le jeune soignant.

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                « Il n’y a aucune raison que le sexe biologique ait une influence sur les choix d’orientation »



C’est d’ailleurs dans l’objectif de lutter contre les stéréotypes de genre que l’éducateur et formateur Mike Marchal a fondé l’Association pour la mixité et l’égalité dans la petite enfance. « Le care n’est pas réservé aux femmes, s’insurge celui qui organise notamment des groupes de parole entre professionnels. Ce sont des métiers qui impliquent une utilité sociale, de grandes responsabilités. Il y a des emplois à pourvoir et les hommes sont les bienvenus ! »
« S’occuper des autres ne devrait pas être une tâche assignée à une caste ou un sous-groupe, conclut Pascale Molinier. Ça devrait, au contraire, être une valeur civilisationnelle centrale. Il n’y a aucune raison de dire que le care est masculin ou féminin, c’est humain, tout simplement. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le niveau trop élevé de rémunération des travailleurs les moins qualifiés expliquerait leur chômage. A moins que celui-ci soit dû au déclassement des salariés plus qualifiés, s’interroge l’économiste Jean Vercherand dans une tribune au « Monde ».
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« Il faudrait comprendre pourquoi, tout d’un coup, le smic est devenu un problème »

Le niveau trop élevé de rémunération des travailleurs les moins qualifiés expliquerait leur chômage. A moins que celui-ci soit dû au déclassement des salariés plus qualifiés, s’interroge l’économiste Jean Vercherand dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 12h28
    |

Jean Vercherand (Economiste et historien à l’Institut national de la recherche agronomique)







                        



                                


                            
Tribune. Comme le montre à nouveau le récent débat sur les modalités de la revalorisation du salaire minimum, certains économistes justifient leurs critiques contre le smic par le fait qu’il réduit l’employabilité des chômeurs ne disposant que d’une faible qualification. Cette dernière ne leur permettrait pas de dégager une productivité (marginale) qui soit égale ou supérieure au salaire minimum. Aussi, pour résorber ce chômage, il faudrait soit améliorer la qualification professionnelle de ces travailleurs, soit baisser le niveau du salaire minimum. C’est, à notre avis, en rester à l’apparence des choses.
Si on étudie l’histoire de l’enseignement général et professionnel, on s’aperçoit que, pour la grande masse des salariés, leur formation s’est effectuée uniquement sur le tas, jusqu’à très récemment. Pourtant, cela n’a pas empêché l’économie de connaître des mutations technologiques de grande ampleur depuis l’aube de la révolution industrielle. A chaque fois, les entreprises et les travailleurs ont su s’adapter.

Prenons par exemple la main-d’œuvre qui a « réalisé » les « trente glorieuses », celle qui était en activité en 1960, en plein cœur de cette période de mutations intenses. On constaterait probablement que 85 %, voire 90 % des actifs n’avaient pas dépassé le niveau du certificat d’études primaires – sachant que tous ne l’avaient pas – et ne possédaient strictement aucune formation professionnelle initiale au moment d’entrer dans la vie active. Sans compter les travailleurs immigrés ne pratiquant pas ou peu la langue du pays d’accueil, parfois analphabètes, que les entreprises ont alors recrutés massivement.
Phénomène de déclassement
Ce sont les générations nées après la seconde guerre mondiale, surtout après 1950, qui ont bénéficié d’une formation nettement plus importante que leurs prédécesseurs nés avant guerre. Or, paradoxalement, ce sont ces générations qui se sont trouvées confrontées à la montée du chômage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Dans la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, que le gouvernement ­souhaite voire évacuée fin mars, a lieu depuis dix ans une expérience politique ­singulière. Quels sont les fondements de ce mouvement, et ses points ­communs avec l’occupation du Larzac dans ­les années 1970 ?
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Notre-Dame-des-Landes, Larzac : mêmes combats ?

Dans la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, que le gouvernement ­souhaite voire évacuée fin mars, a lieu depuis dix ans une expérience politique ­singulière. Quels sont les fondements de ce mouvement, et ses points ­communs avec l’occupation du Larzac dans ­les années 1970 ?



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h02
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            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Le gouvernement Macron a donc tranché : il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Au cœur du bocage nantais, sur ces 1 650 hectares dont l’Etat possède la ­majeure partie, quelques centaines de paysans et militants opposés au projet occupent depuis des années le terrain, en toute illégalité. Pour eux comme pour la ZAD (« zone d’aménagement différé » pour les promoteurs de l’aéroport, devenue « zone à défendre » pour ses habitants), l’avenir reste à écrire et certains redoutent de devoir quitter les lieux d’ici le printemps, de gré ou de force.
Mais aujourd’hui, l’heure est à la victoire. Leur victoire. Comment croire en effet que le gouvernement aurait renoncé à ce projet sans la mobilisation qu’ils ont initiée, et sans le soutien d’une ampleur inattendue dont ils ont bénéficié ces dernières années ? Une conclusion qui rappelle singulièrement celle obtenue en 1981 par les opposants à l’extension du camp militaire du Larzac, après dix années de mobilisation.

« Monsieur le Président, mon cher camarade, cher François, (…) vous êtes face à un nouveau Larzac ! », assurait, dans une lettre ouverte adressée en octobre 2012 à François Hollande, son ancien camarade de promotion à l’ENA Patrick Warin, en lui enjoignant d’abandonner le projet d’aéroport. Mais l’héritage est-il réel ou seulement symbolique ? Dans quelle mesure ce qui s’est joué ces dernières années à Notre-Dame-des-Landes est-il comparable à la lutte d’occupation menée dans les années 1970 sur le causse de l’Aveyron, au cri de « Gardarem lo Larzac » ?
Aux bâtons qui martelaient le sol lors des marches vers Paris des paysans aveyronnais répondent aujourd’hui les centaines de bouts de bois fichés en terre dans le bocage nantais
Une certitude : en signant un engagement commun à « repousser toute tentative de séduction ou d’intimidation et toute offre d’achat de nos terres de la part de l’armée et toute indemnisation », les 103 éleveurs de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Privilégier l’autoproduction, limiter les dépenses, adopter un fonctionnement coopératif... La sociologue étudie les pratiques qui s’inventent sur la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs en France.
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Geneviève Pruvost : « La ZAD de Notre-Dame-des-Landes rend visible toute une palette de modes de vie »

Privilégier l’autoproduction, limiter les dépenses, adopter un fonctionnement coopératif... La sociologue étudie les pratiques qui s’inventent sur la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs en France.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h02
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Geneviève Pruvost est chargée de recherches au Centre d’étude des mouvements sociaux de l’Ecole des hautes études en sciences sociales.
« Décroissants », « utopistes », « écolos radicaux » : quel est le dénominateur commun à ceux qui choisissent aujourd’hui des modes de vie radicalement alternatifs ?
Cette population entend mettre son mode de vie en cohérence avec sa pensée politique, dans des domaines aussi variés que le rapport au travail ou à l’argent, la manière de se nourrir, l’occupation de l’espace ou les relations sociales. Il s’agit de vivre autrement en limitant les dépenses et en augmentant la part d’auto­production au sein d’un fonctionnement horizontal et coopératif, avec une prédilection pour les groupes de petite taille.
Quelles sont les lignes de fracture qui divisent ces adeptes de la décroissance ?
Elles sont essentiellement de trois ordres. Le premier clivage concerne l’engagement dans la vie marchande et salariale : il y a des alternatifs qui vivent en squat, de récupération et du RSA ­ [revenu de solidarité active], tandis que d’autres sont autoentrepreneurs, membres d’une SCOP ­ [société coopérative et participative], salariés à mi-temps ou vendeurs de leur production en vente directe.
Le second clivage porte sur le niveau de collectivisation. Certains sont propriétaires de leur terrain, y construisent un habitat léger et pratiquent un haut degré d’hospitalité. D’autres choisissent un projet plus collectif et mettront leurs ressources en commun. D’autres encore, comme une partie des habitants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, militent pour une étatisation des terres, mises à disposition et autogérées par leurs locataires, à l’image de ce qui existe au Larzac.

Le troisième clivage important concerne le niveau d’exigence écologique, plus ou moins élevé en termes d’énergie, d’alimentation, de consommation. Mais tous ces « alternatifs du quotidien »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Editorial. Pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouvait le dossier de l’aéroport NDDL, Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont procédé à une analyse coûts-bénéfices approfondie.
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Notre-Dame-des-Landes : un atterrissage maîtrisé

Editorial. Pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouvait le dossier de l’aéroport NDDL, Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont procédé à une analyse coûts-bénéfices approfondie.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 14h29
   





                        



   


Editorial du « Monde ». L’on ignore si, à leurs moments perdus, le président de la République et le premier ministre pratiquent ce nouveau loisir en vogue que sont les ­« escape games » : ce jeu en équipes consiste à relever quelques défis et à résoudre un certain nombre d’énigmes permettant de trouver la sortie d’un espace clos dans un temps limité. Emmanuel Macron et Edouard Philippe y seraient sans aucun doute performants, si l’on en juge par la manière dont ils viennent de dénouer ­l’invraisemblable pataquès de Notre-Dame-des-Landes.
En effet, cela fait un demi-siècle que ce site a été retenu pour construire un nouvel aéroport régional, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes. Une zone d’aménagement différé (ZAD) a été créée dès 1974 pour l’accueillir. Mis en sommeil, le projet a été relancé en 2000 par le gouvernement Jospin et déclaré d’utilité publique en 2008 par le gouvernement Fillon.

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                Notre-Dame-des-Landes : l’exécutif fait le pari du renoncement



Objet de quelque 180 recours (tous écartés par la justice), soutenu par bon nombre des élus locaux, approuvé à 55 % par les habitants de Loire-Atlantique lors d’une consultation en juin 2016, cet aménagement se heurtait à une opposition virulente : quelques centaines de « zadistes » radicaux qui occupent les lieux depuis des années et des militants écologistes (mais pas seu­lement) qui jugeaient le futur aéroport surdimensionné, excessivement coûteux et nuisible pour l’environnement. Bref, le dossier était dans l’impasse.
Pour en sortir, le gouvernement, premier ministre en tête, a donc tranché, sur la base d’un rapport d’experts qui lui a été remis il y a un mois et après d’intenses consultations avec toutes les parties prenantes. Mercredi 17 janvier, il a annoncé l’abandon du projet Notre-Dame-des-Landes et préconisé le ­développement et la modernisation de l’actuel aéroport de Nantes. Qu’elle relève d’une réelle hésitation ou d’une soigneuse mise en scène, cette décision repose, en tout cas, sur une analyse coûts-bénéfices approfondie.
Coûts politiques
Les coûts possibles sont surtout politiques. Le candidat Macron avait dit, durant la campagne présidentielle, son intention de respecter le résultat de la consultation de 2016. Cela valait approbation du projet de nouvel aéroport. L’abandonner aujourd’hui revient à renier cet engagement et à bafouer la démocratie, martèle donc désormais la droite, trop heureuse de trouver enfin un angle d’attaque contre cet insaisissable président. Et pour faire bon poids, elle ajoute le défaut d’autorité de l’Etat qui a préféré ­capituler devant quelques « zadistes » au détriment de l’intérêt général supposé. Quant aux élus locaux, largement favorables au projet, ils s’insurgent contre le mépris dont ils s’estiment victimes.

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                « Déni de démocratie » ou « décision courageuse », les réactions à l’abandon de Notre-Dame-des-Landes



A l’inverse, le gouvernement souligne avec énergie, et non sans raison, que sa décision est courageuse, ferme et raisonnable. De fait, contrairement à ce qu’avaient fait ses prédécesseurs depuis des années, il a enfin tranché plutôt que de laisser pourrir davantage encore ce dossier. Il a clairement averti les occupants illégaux du site qu’ils devraient quitter les lieux, appelés à retrouver leur vocation agricole, d’ici au printemps – et cela n’est pas sans risques. Il s’engage enfin à ouvrir rapidement le chantier du développement de l’aéroport existant pour répondre aux besoins de la région et il ne doute pas que, passé leur frustration, les élus locaux s’y associeront.

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                Abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, et après ?



Sur un terrain aussi miné que le bocage nantais, l’atterrissage était périlleux. Il a été habilement maîtrisé.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Un troisième poste de conseiller principal d’éducation est réclamé au collège Pablo-Neruda, en Seine-Saint-Denis.
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A Pierrefitte-sur-Seine, enseignants et parents mobilisés face à un collège sous pression

Un troisième poste de conseiller principal d’éducation est réclamé au collège Pablo-Neruda, en Seine-Saint-Denis.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h09
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
Les cours ont repris, mercredi 17 janvier, au collège Pablo-Neruda de Pierrefitte-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis. Après dix jours durant lesquels grève des enseignants et blocage de l’établissement par les parents d’élèves ont alterné, ils ont décidé de se mobiliser autrement, « dans l’intérêt des enfants », selon le président de l’association de parents d’élèves, Farid Aïd. Les élèves étaient privés de cours depuis la rentrée de janvier, ainsi que trois jours avant les vacances de Noël.
La mobilisation n’est pas terminée néanmoins. Enseignants et parents réclament un troisième poste de conseiller principal d’éducation (CPE) pour faire face à des effectifs en hausse : le collège est passé d’environ 500 à 700 élèves en deux ans. Mi-décembre, une CPE a été giflée par une élève, ce qui a précipité le déclenchement du blocage par les parents.
Après une première audition le 8 janvier, la direction d’académie a accordé une formation supplémentaire aux surveillants et proposé de venir réaliser un diagnostic interne sur le fonctionnement de la vie scolaire, cette équipe constituée des CPE et des surveillants qui gère l’organisation quotidienne et la discipline dans les collèges. Pour le rectorat, c’est la procédure habituelle avant d’allouer de nouveaux effectifs. Pour les enseignants, c’est un camouflet.
« On diagnostique un manque de moyens et on nous répond qu’on est sans doute mal organisés ! », réagissait alors Camille Moro, enseignante en histoire-géographie depuis six ans dans l’établissement.
Les grévistes réclamaient par ailleurs la fin du turnover des équipes enseignantes – il y a eu 42 % de renouvellement à la rentrée –, la formation des nouveaux arrivants et le classement de l’établissement en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +). Devant les grilles fermées du collège, le 12 janvier, les professeurs faisaient part de leur quotidien « usant », passé à « faire de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ A Souilly, dans la Meuse, un établissement pour personnes âgées pratique depuis décembre les soins médicaux avec une tablette et des objets connectés.
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Dans un Ehpad de la Meuse, les médecins de retour grâce à la télémédecine

A Souilly, dans la Meuse, un établissement pour personnes âgées pratique depuis décembre les soins médicaux avec une tablette et des objets connectés.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 12h26
    |

            François Béguin (Souilly (Meuse) - envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Bonjour, c’est le docteur Pancher, c’est la première fois qu’on se rencontre. C’est une première consultation un peu particulière… » Installé dans la salle de soins au rez-de-chaussée de l’Ehpad Les Eaux vives à Souilly (Meuse), près de Verdun, où il vit depuis deux ans, Roger Didion, 79 ans, découvre sur la tablette tactile posée en face de lui le visage de son nouveau médecin traitant, en visioconférence depuis son cabinet, à 13 km de là.
« L’infirmière va vous ausculter… Enfin, c’est moi qui vais vous ausculter. Elle va poser le stéthoscope sur votre cœur », explique à distance Dominique Pancher, avant de demander à son nouveau patient de « respirer fort par la bouche ». Après quelques minutes d’échanges, et au tarif d’une consultation standard à 25 euros, le médecin a renouvelé l’ordonnance de kinésithérapie et prescrit un anti-inflammatoire pour une douleur au cou, via une ordonnance immédiatement accessible sur l’ordinateur de la salle de soins. Roger Didion est satisfait, bien conscient que les médecins, aujourd’hui, « ne veulent pas se déplacer ».

Si cette téléconsultation n’a en soit rien de bien spectaculaire, aux Eaux vives, elle change tout. Avant la mise en place, en décembre 2017, de ce service proposé par la société Toktokdoc pour 4 000 à 5 000 euros par an, et permise grâce à une aide financière de l’agence régionale de santé, aucun des 30 résidents de cet établissement privé à but lucratif situé en zone rurale n’avait de médecin traitant.
Baisser le nombre d’hospitalisations
Conséquence : l’équipe médicale était obligée de bricoler. Bien que ce ne soit pas dans ses attributions, Karen Blondel, le médecin coordonnateur de trois maisons de retraite, dont celle de Souilly, se retrouvait à dépanner quand cela était nécessaire. « Il y a un protocole quand je ne suis pas là, avec une liste de cinq à six médecins à appeler, raconte-t-elle. Cela se termine les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le ministre de l’écologie fait profil bas et assure ne pas avoir fait pression sur le premier ministre qui a annoncé mercredi qu’il n’y aurait pas de nouvel aéroport.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes : la victoire discrète de Nicolas Hulot

Le ministre de l’écologie fait profil bas et assure ne pas avoir fait pression sur le premier ministre qui a annoncé mercredi qu’il n’y aurait pas de nouvel aéroport.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h34
    |

            Audrey Garric








                        



   


Nicolas Hulot a remporté un succès politique majeur avec l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, bien qu’il s’en défende et fasse profil bas. Dans un entretien au Parisien paru jeudi 18 janvier, le ministre de la transition écologique et solidaire assure que ce n’est « la victoire de personne aujourd’hui » et qu’il aurait préféré « qu’une solution qui fasse un large consensus se dégage d’elle-même ». « Je n’ai pas fait reculer Edouard Philippe », a-t-il martelé le même jour au micro de RTL.
Le ministre, qui nie catégoriquement avoir conditionné son maintien dans le gouvernement à l’abandon du projet, assure « s’être effacé » et « en aucun cas avoir fait pression » sur la décision du premier ministre, qui n’était « pas évidente ». Il avoue même avoir eu quelques doutes en écoutant les arguments des élus favorables à Notre-Dame-des-Landes, notamment sur le déni démocratique – en juin 2016, les électeurs de Loire-Atlantique s’étaient prononcés à 55 % pour le projet de transfert.

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« Soulagement »
Reste qu’il reconnaît « ressentir du soulagement ». « C’est la moins mauvaise des solutions qui a été retenue, assure au Parisien celui qui a toujours été opposé au nouvel aéroport. Ce projet, conçu au milieu du XXe siècle pour accueillir le Concorde, n’était plus en phase avec les enjeux écologiques du XXIe siècle, ni avec les besoins du territoire, qui sont réels. »
Comme le premier ministre mercredi, Nicolas Hulot a redit que « ceux qui occupent illégalement » la ZAD, environ 300 personnes, devront partir d’ici au printemps et rendre le réseau routier de nouveau accessible « dans un délai de quelques jours ». Il appelle par ailleurs à l’apaisement : « S’il n’y a pas de provocation sur place, si tout le monde respecte la loi, je ne vois pas pourquoi il y aurait un recours à la force. » « Mais l’Etat ne tolérera aucune exaction ni aucune forme de pression », prévient-il.
Le ministre juge enfin qu’« il y a des leçons à tirer » de cette affaire. « On ne peut plus laisser s’enliser des dossiers contestés pendant des décennies », assure-t-il, remettant sur la table le chantier d’une nouvelle démocratie participative, déjà ouvert par François Hollande après la mort du manifestant Rémi Fraisse à Sivens fin 2014 : « A l’avenir, les élus locaux devront écouter davantage les critiques et les oppositions et ne pas proposer à leurs administrés un projet déjà ficelé à l’avance comme cela pourrait être le cas dans d’autres projets en France. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Cette annonce doit être officialisée à l’occasion de la venue au Royaume-Uni du président français Emmanuel Macron pour un sommet bilatéral.
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Le Royaume-Uni va augmenter de 50 millions d’euros sa contribution à la sécurité de la frontière à Calais

Cette annonce doit être officialisée à l’occasion de la venue au Royaume-Uni du président français Emmanuel Macron pour un sommet bilatéral.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h42
   





                        



   


Le gouvernement britannique va annoncer jeudi 18 janvier qu’il augmente de 44,5 millions de livres (50,5 millions d’euros) sa contribution financière à Calais et sur les côtes françaises pour renforcer la sécurité à la frontière.
« Cet argent doit être investi dans l’amélioration de la sécurité à la frontière », a déclaré un porte-parole de l’exécutif britannique. Cette annonce doit être officialisée à l’occasion de la venue au Royaume-Uni du président français Emmanuel Macron pour un sommet bilatéral.
« Tout comme nous investissons pour nos frontières dans le reste du Royaume-Uni, il est normal de surveiller en permanence si nous pouvons renforcer les contrôles en France et en Belgique, pour s’assurer qu’ils sont aussi sécurisés que possible », a ajouté le porte-parole.
En vertu des accords du Touquet en vigueur depuis 2004, les agents britanniques peuvent effectuer librement des contrôles sur le territoire français. Dans ce cadre, le Royaume-Uni a déjà dépensé près de 100 millions de livres (113 millions d’euros) ces trois dernières années.
Un nouveau traité complétant celui du Touquet
Lors d’un déplacement mardi à Calais, ville d’entrée dans le tunnel sous la Manche, Emmanuel Macron avait prévenu que l’Etat « ne laissera pas se reconstituer une “jungle” » comme celle qui a rassemblé jusqu’à 8 000 migrants avant d’être démantelée en 2016.

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Sa venue à Londres doit donner lieu à la signature d’un « nouveau traité qui complétera les accords du Touquet », a annoncé l’Elysée.
Sur les quelque 2 000 mineurs pris en charge après le démantèlement de la « jungle », le Royaume-Uni, qui s’était engagé à accueillir tous les enfants isolés ayant de la famille sur place et à étudier les dossiers des mineurs « vulnérables », en a finalement accueilli 769, selon les chiffres du ministère britannique de l’Intérieur. L’ONG France Terre d’asile, elle, évoque 893 mineurs acceptés.

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A Londres, un porte-parole du gouvernement a reconnu que les accords du Touquet étaient « très bénéfiques au Royaume-Uni ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ En 2013, le juge aux affaires familiales de Cayenne (Guyane) fixe la résidence de la petite Marie (2 ans), chez sa mère, et donne un droit de visite à son père. En 2016, la mère s’installe en métropole avec Marie, sans en avertir le père. La justice la prive de la garde de leur enfant.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Analyse. L’ampleur du mouvement de blocage des établissements pénitentiaires traduit le mécontentement de personnels en manque de considération. Un paradoxe alors que, d’un strict point de vue social, la situation s’est améliorée.
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édition abonné


Malaise social dans les prisons

Analyse. L’ampleur du mouvement de blocage des établissements pénitentiaires traduit le mécontentement de personnels en manque de considération. Un paradoxe alors que, d’un strict point de vue social, la situation s’est améliorée.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 09h15
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Analyse. L’ampleur du mouvement de protestation des surveillants péni­tentiaires a surpris. De fait, l’élément déclencheur, l’agression de trois surveillants dans la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), jeudi 11 janvier, par un détenu armé d’une paire de ciseaux à bouts ronds et d’un couteau à beurre, avait un niveau de gravité relativement bas au regard des irruptions de violence qui émaillent tristement la vie carcérale. S’il y a toujours une part de stratégie syndicale, voire électorale, dans la façon de monter en épingle un événement plus qu’un autre, la réponse du terrain ne trompe pas sur l’état du climat social dans les prisons.

Les surveillants n’ont pas le droit de grève mais ont de nombreux moyens de gripper une organisation toujours proche du point de rupture : retards de 10 à 15 minutes des prises de service, barrage mené par des surveillants en repos et des ­délégués syndicaux afin d’empêcher la venue des intervenants extérieurs, avocats et familles, et la sortie des détenus pour un procès ou une audience avec un juge. Ils sont parvenus à perturber à des degrés divers le fonctionnement de 139 établissements pénitentiaires, lundi 15 janvier, et 96, mardi 16, sur les 188 que compte le pays.

Les négociations ouvertes à la hâte mardi soir par le directeur de l’administration pénitentiaire, Stéphane Bredin, avec le syndicat majoritaire, l’UFAP-UNSA, et la CGT pénitentiaire sur les questions de sécurité pourraient permettre de débloquer la situation. Mais le fond du malaise reste. C’est le pari que fait le troisième syndicat de surveillants, FO pénitentiaire, le plus dur aujour­d’hui et le seul à avoir voulu imposer les questions de rémunération et de statut à une plate-forme commune de revendications qui n’a pas vu le jour.
Paradoxe
Au sujet de la sécurité des personnels, des progrès peuvent être accomplis notamment avec la fourniture de meilleurs équipements pour les surveillants affectés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Les personnels pénitentiaires réclament notamment plus de sécurité après plusieurs agressions, au quatrième jour de mobilisation.
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Les surveillants de prison toujours mobilisés, plusieurs établissements bloqués

Les personnels pénitentiaires réclament notamment plus de sécurité après plusieurs agressions, au quatrième jour de mobilisation.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 09h09
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h33
   





                        


Au quatrième jour de la mobilisation des personnels pénitentiaires, qui réclament notamment plus de sécurité après plusieurs agressions, dont celle de trois d’entre eux jeudi dernier à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), plusieurs prisons étaient bloquées, jeudi 18 janvier.
A Fleury-Mérogis (Essonne), plus grand centre pénitentiaire d’Europe, environ 200 personnes bloquaient l’entrée de l’établissement, selon les syndicats sur place.Dans ce contexte de désorganisation, 123 détenus ont refusé pendant quelques heures de regagner leur cellule après la promenade de la mi-journée. Vers 14 h 30, encadré par des équipes d’intervention appelées en renfort, ils avaient tous quitté la cour, a-t-on fait savoir à la direction de l’administration pénitentiaire (DAP), précisant qu’il n’y avait eu « ni violence ni dégât matériel ». Ce mouvement des détenus est intervenu dans un climat tendu à Fleury où les temps de promenade avaient été raccourcis, selon une source syndicale. A 15 heures, selon une source syndicale, tous les détenus étaient « remontés en cellule » et six d’entre eux, « considérés comme les meneurs » ont été envoyés en quartier disciplinaire.A Marseille, une centaine d’agents des Baumettes bloquaient également totalement tous les accès à la prison, a indiqué à l’AFP un responsable CGT.
Les syndicats UFAP-UNSA (majoritaire), la CGT-Pénitentiaire et FO-Pénitentiaire avaient appelé, mercredi soir, à reprendre le « blocage général », à l’issue d’une nouvelle journée de discussions avec l’administration pénitentiaire.
Le syndicat FO-Direction, majoritaire chez les directeurs de services pénitentiaires, a apporté son soutien au mouvement, assurant notamment que les tâches demandées aux gardiens étaient « irréalisables ou antagonistes à moyen constant ».
« Nous sommes de plus en plus déterminés »
« On continue, ça monte crescendo pour montrer que nous sommes de plus en plus déterminés. Malgré les tentatives de négociations, rien n’avance. Si on doit continuer, on continuera », a déclaré le délégué UFAP-UNSA Frédéric Godet.
Plusieurs autres prisons en France étaient bloquées :
A Fresnes (Val-de-Marne), le blocage mis en place par une centaine de manifestants, avec une barricade de palettes de bois et de pneus enflammés, a été évacué par les forces de l’ordre peu avant 8 h 30, a constaté une journaliste de l’AFP.A Nanterre, une dizaine d’agents tenaient un piquet de grève, avec des palettes enflammées, selon des sources syndicales.A Villepinte (Seine-Saint-Denis), trente à quarante personnes, selon les syndicats, ont également installé des palettes et des pneus, sans y mettre le feu, et déployé une banderole : « Belloubet, ne nous laisse pas crever #onlacherien ».A Meaux-Chauconin (Seine-Maritime), « une bonne quarantaine » d’agents, « avec deux barricades qu’on va allumer d’ici quelque temps », barraient l’accès à l’établissement. Il n’y aura « pas d’activités, pas d’ateliers, pas de parloirs, pas d’extractions judiciaires » jusqu’à ce qu’ils soient « délogés par les forces de l’ordre », a assuré à l’AFP Damien Tripenne (CGT).Dans les Hauts-de-France, « les dix-sept établissements de la région sont bloqués, seul le personnel pénitentiaire peut rentrer », selon le secrétaire régional UFAP-UNSA, Guillaume Pottier. Le directeur interrégional des services pénitentiaires, Alain Jégo, faisait, lui, état de seize prisons bloquées.Dans l’Est, le fonctionnement de plusieurs établissements (Mulhouse, Nancy, Epinal, Sarreguemines, Saint-Mihiel...) était touché. Environ 80 surveillants barraient notamment l’accès à la maison d’arrêt d’Elsau à Strasbourg, avec des pancartes clamant « Sauvez-nous avant qu’il ne soit trop tard », « De belles promesses c’est bien, des promesses tenues c’est mieux ».En Occitanie, « à l’exception de la maison d’arrêt Albi, toutes les prisons sont bloquées », a affirmé à l’AFP Laurens Maffre, secrétaire régional UFAP-UNSA.En Auvergne-Rhône-Alpes, les surveillants étaient mobilisés devant les principaux établissements de la région (Saint-Quentin-Fallavier, Valence, Roanne, Bourg-en-Bresse, Moulins-Yzeure, Chambéry, Varces-Grenoble...). « Les piquets de Villefranche-sur-Saône et de Lyon-Corbas se sont faits déloger par la police », a indiqué Dominique Verriere, secrétaire régional de l’UFAP-UNSA.A Nice, le blocage de la prison a notamment empêché durant quelques heures le transfert vers le tribunal de la « veuve noire » de la Côte d’Azur, Patricia Dagorn, qui est actuellement jugée aux assises pour l’assassinat de deux retraités.
Après l’agression jeudi dernier de trois surveillants, légèrement blessés à l’arme blanche par un détenu djihadiste, les syndicats de personnels pénitentiaires se sont mobilisés pour réclamer notamment une « gestion spécifique pour les détenus terroristes islamistes et radicalisés » et une revalorisation d’un métier n’attirant « plus personne ». Leur colère a été ravivée cette semaine par de nouvelles agressions à Mont-de-Marsan (Landes), Tarascon (Bouches-du-Rhône) et Varces (Isère).



                            


                        

                        

