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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le choix fait par le gouvernement de préférer un agrandissement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse beaucoup de questions en suspens.
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Calendrier, alternative, coûts : les questions que pose l’abandon de Notre-Dame-des-Landes

Le choix fait par le gouvernement de préférer un agrandissement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse beaucoup de questions en suspens.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h22
   





                        



Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). L’annonce de l’abandon du projet, mercredi 17 janvier, par le premier ministre, Edouard Philippe, met un coup d’arrêt définitif à un débat vieux de cinquante ans. Mais le choix fait par le gouvernement de préférer un réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique laisse de nombreuses questions en suspens.

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Que va coûter la rupture de contrat avec Vinci ?
Pour l’heure, on ne sait pas à combien peut se monter la facture. Le contrat fixe de manière assez claire le principe d’une compensation en cas de résiliation pour motif d’intérêt général, dans l’article 81, publié au Journal officiel en 2010.
Le ministre des finances, Bruno Le Maire, a annoncé qu’il recevrait jeudi 18 janvier, dans l’après-midi, avec la ministre des transports Elisabeth Borne, le PDG de Vinci, Xavier Huillard, pour parler de l’indemnisation. Bruno Le Maire a précisé que cette réunion avait pour objet, notamment, de « regarder avec lui [Xavier Huillard] comment nous pouvons réduire le coût de cette opération pour le contribuable ». 
Les trois médiateurs mandatés par l’Etat à l’automne 2017 avaient estimé que la somme à verser à Vinci pourrait varier de 0 à 350 millions d’euros. De son côté, l’expert financier des opposants au projet, Jean-Marie Ravier, avait estimé à 250 millions d’euros la facture pour l’Etat, en s’appuyant sur les clauses du contrat de concession.
A Matignon, on avance que les négociations devront tenir compte de plusieurs éléments juridiques qui ont des implications financières. S’agit-il d’un « cas de force majeure » qui oblige à l’abandon du projet ? Est-il annulé pour « motif d’intérêt général » ? Les modalités d’entente avec Vinci détermineront la hauteur de la compensation.
Ce qui est sûr, c’est que Vinci est gestionnaire des aéroports actuels de Nantes, de Rennes et de Saint-Nazaire, et que la société va probablement vouloir rester dans le jeu. L’hypothèse d’une compensation financière semble donc moins probable qu’une négociation. C’était déjà la stratégie choisie par l’Etat en 2014 avec la société Ecomouv après l’abandon du projet d’écotaxe. Plusieurs pistes sont envisageables pour l’Etat, comme l’allongement de la concession accordée à Vinci pour l’aéroport de Nantes-Atlantique, qui risque d’être un enjeu de taille.

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L’Etat va-t-il faire des économies en abandonnant le projet de Notre-Dame-des-Landes ?
En mettant de côté ces indemnisations éventuelles avec Vinci, l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes pourrait ne pas être si coûteux pour l’Etat.
Les subventions prévues pour la construction de la tour de contrôle et le raccordement routier à l’aéroport étaient évaluées à 85 millions d’euros pour l’Etat. Les collectivités locales avaient en outre accepté de contribuer à hauteur de 225 millions d’euros le financement du tramway censé desservir le site. Reste à savoir ce que coûtera le réaménagement de l’autre aéroport nantais.
Comment l’aéroport Nantes-Atlantique va-t-il être agrandi et dans quel délai ?
Edouard Philippe a annoncé que, dans « des délais rapides », l’aérogare de Nantes-Atlantique allait être modernisée et que les abords de pistes seraient aménagés afin d’accueillir plus de passagers. On ignore toutefois les détails exacts de ce calendrier gouvernemental.
Dans un second temps, la piste d’atterrissage de l’actuel aéroport nantais devrait être allongée, afin qu’il puisse accueillir neuf millions de passagers par an à l’horizon 2040, tout en diminuant les nuisances sonores, selon le premier ministre. « Si cela n’est techniquement pas possible, [ces nuisances] feront l’objet de compensations exemplaires », a-t-il promis aux riverains.
De leur côté, les médiateurs ont rendu en décembre un rapport dans lequel ils écrivaient qu’une optimisation progressive des aménagements aéroportuaires pourrait se faire à partir de 2020, découpant en trois temps les travaux jusqu’à 2035.

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Quel est le budget pour l’aménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique ?
Les chiffres sont à prendre avec des pincettes, tant rien de précis n’a été évoqué dans ce dossier. Les opposants à Notre-Dame-des-Landes estiment ainsi à 45 millions d’euros le coût d’un réaménagement de la plate-forme existante. Ses défenseurs estiment eux que ce projet pourrait coûter jusqu’à 340 millions d’euros…
Selon les médiateurs, « la comparaison financière entre les deux options pour l’Etat et les collectivités fait apparaître un écart de l’ordre de 250 millions à 350 millions d’euros en faveur de l’option de Nantes-Atlantique, hors prise en compte d’une éventuelle indemnisation du titulaire du contrat de concession, le cas échéant ».
Pour financer l’aéroport actuel de Nantes, l’Etat devrait pouvoir s’appuyer sur environ 100 millions d’euros récoltés depuis sept ans par l’aviation civile, au titre des taxes réévaluées à la hausse pour financer Notre-Dame-des-Landes. Tout dépendra ensuite de l’importance du réaménagement, des études préparatoires concernant notamment l’allongement de la piste, du temps nécessaire de travaux et de fermeture de l’aéroport. L’agrandissement de Nantes-Atlantique avait ainsi longtemps été écarté des options envisagées en raison notamment de la présence d’une zone naturelle protégée à proximité.
Avant le réaménagement, l’Etat devra dire si Vinci conserve la concession de Nantes-Atlantique, ou s’il lance un nouvel appel d’offres, comme il l’a fait récemment à Toulouse et Nice. Une chose est sûre : les négociations risquent de durer.

   


Y aura-t-il des conséquences sur le transport breton ?
Le premier ministre a bien annoncé que l’aéroport de Rennes fera aussi l’objet d’un agrandissement pour mieux répartir le trafic aérien en Bretagne – si la région « le souhaite », a ajouté Edouard Philippe.
Ce dernier a par ailleurs précisé vouloir travailler sur « la complémentarité rail et air ». Sans donner davantage de détails, le chef du gouvernement a annoncé que les liaisons à grande vitesse qui relient la région aux aéroports de Paris seront « fluidifiées et multipliées ». La ministre déléguée aux transports, Elisabeth Borne, a été chargée d’étudier dans un délai de six mois les conditions de mise en œuvre de ces différents chantiers.
Quel sort pour les zadistes de Notre-Dame-des-Landes ?
La « zone à défendre » (ZAD), installée sur les 1 650 hectares du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, est occupée depuis 2009. Lors d’un récent repérage, les autorités ont recensé 350 occupants sur le site.
« Les occupants illégaux devront partir d’eux-mêmes d’ici au printemps prochain » et la fin de la trêve hivernale fixée au 31 mars, a annoncé le premier ministre, mercredi. Faute de quoi les forces de l’ordre les délogeront. L’Etat appelle également à rendre la libre circulation sur les trois routes qui traversent le site : « Les squats qui débordent sur la route devront être évacués, les obstacles, retirés », a dit Edouard Philippe. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a précisé que les trois routes devraient être débloquées « d’ici la fin de semaine prochaine ».
Reste à savoir comment réagiront les habitants. Ces derniers demandent notamment à ce que la ZAD reste « un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole ».

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Que vont devenir les terres de Notre-Dame-des-Landes ?
La réallocation des parcelles agricoles s’annonce comme un casse-tête, tant les situations sont complexes. L’intégralité de l’emprise foncière consacrée au projet d’aéroport – 1 650 hectares de surfaces déclarées d’utilité publique en 2008 – appartient à l’Etat, à l’exception de trois routes traversant la ZAD, propriétés du département Loire-Atlantique.
Le premier ministre a annoncé qu’il n’était pas question de garder ces terres, vu que le projet d’aéroport ne se fera pas. Les terres vont donc soit revenir aux agriculteurs expropriés en 2012, qui rendront l’argent touché lors de leur cession, soit seront vendues dans le cadre de projets agricoles qui restent à définir. C’est tout l’objet des discussions qui vont avoir lieu avec les zadistes engagés dans des activités agricoles mais qui n’ont aucun titre de propriété.

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« Un délai raisonnable de deux ou trois ans doit être accordé », estime Jean-Paul Naud, maire de Notre-Dame-des-Landes, opposé au projet, car « il y aura énormément de problèmes à résoudre ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA, veulent signer le projet d’accord, qui prévoit 1 300 ruptures conventionnelles collectives. La CGT s’y oppose.
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PSA : les syndicats favorables à un projet de rupture conventionnelle collective

Les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA, veulent signer le projet d’accord, qui prévoit 1 300 ruptures conventionnelles collectives. La CGT s’y oppose.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 14h50
   





                        



   


Le projet de 1 300 ruptures conventionnelles collectives présenté par le constructeur automobile PSA a reçu l’aval d’une majorité de syndicats, a-t-on appris jeudi 18 janvier, une première application de ce dispositif de départs volontaires issu de la récente réforme du code du travail.

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Les syndicats FO, CFDT, CFTC et GSEA, totalisant ensemble plus de 58 % des voix, ont déclaré à l’AFP vouloir signer le projet d’accord. Il prévoit en outre autant d’embauches en CDI en 2018. La CGT (19,6 %) s’y oppose, la CFE-CGC (19,4 %) n’a pas fait connaître sa position.
Le document sera officiellement signé vendredi, à l’occasion d’un comité central d’entreprise consacré à la politique d’emploi 2018 du groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS, Open, Vauxhall) en France.

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PSA promet des embauches en CDI en contrepartie
Issues de la dernière réforme du code du travail, les ruptures conventionnelles collectives (RCC) permettent de supprimer des postes via des départs volontaires, sans justification économique. Elles nécessitent un accord signé par des syndicats représentant au moins 50 % du personnel.
Les Inrockuptibles et la société du Figaro envisagent d’y recourir. La chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie a été contrainte d’y renoncer, faute d’accord avec les syndicats.

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Chez PSA, le projet discuté le 9 janvier s’inscrit « dans la continuité des mesures déjà existantes », où « le volontariat reste la règle », s’est justifiée la CFDT dans un communiqué. Elle a estimé avoir « sécurisé cet accord afin qu’il ne soit pas un danger pour les salariés » mais « une opportunité pour ceux qui le désirent ».
Les mesures d’incitation au départ sont les mêmes que celles négociées lors d’un premier accord signé en 2013. Elles prévoient notamment une prime allant de quatre à huit mois de salaire.
Au global, PSA anticipe 1 300 ruptures conventionnelles collectives, 900 cessations d’activité de séniors (qui toucheront 70 % de leur salaire brut les deux ou trois années précédant leur retraite effective) et plus de 6 000 mobilités internes. En contrepartie, l’entreprise s’engage à recruter « plus de 1 300 » CDI (probablement 1 400, selon un porte-parole) et à accueillir « au moins 2 000 jeunes » apprentis en 2018.
Deuxième syndicat derrière FO, la CGT « refuse catégoriquement de signer ce nouveau plan de suppressions d’emplois, dont le détail par site et par catégorie est caché aux syndicats », a-t-elle fait valoir dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Sous-effectifs, violence, insécurité, incivilités... Ils étaient plusieurs dizaines jeudi matin à bloquer l’entrée des prisons pour exprimer leur ras-le-bol.
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A Fresnes et Marseille, les surveillants de prison excédés par leurs conditions de travail

Sous-effectifs, violence, insécurité, incivilités... Ils étaient plusieurs dizaines jeudi matin à bloquer l’entrée des prisons pour exprimer leur ras-le-bol.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 16h39
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h19
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant) et 
Jean-Baptiste Jacquin








                        



   


C’est devenu un rituel. A 6 heures du matin, jeudi 18 janvier, devant l’entrée principale de la maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne), une cinquantaine de représentants syndicaux et de syndiqués ont achevé de bâtir de grandes barricades constituées de palettes de bois et de pneus. Seuls l’UFAP-UNSA, le syndicat majoritaire qui main dans la main avec la CGT négocie actuellement avec le directeur de l’administration pénitentiaire, et FO, qui a refusé les négociations, sont représentés. Seize cars de CRS sont positionnés à moins de 100 mètres.
« Nous demandons que le quartier d’évaluation de la radicalisation [QER] soit fermé », explique Frédéric Godet, secrétaire local UFAP-UNSA. Ce quartier où la dangerosité des personnes détenues pour des affaires liées de près ou de loin au terrorisme est évaluée par une équipe pluridisciplinaire pendant huit semaines compte quinze places. A la différence d’Osny et Fleury-Mérogis, les deux autres prisons franciliennes à accueillir un QER, ici, il n’est pas séparé du reste de la détention, c’est un bout de coursive.
M. Godet reconnaît que l’agression de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), jeudi 11 janvier, qui a provoqué le mouvement de protestation dans les prisons n’a été « qu’une étincelle qui a mis le feu aux poudres ». La radicalisation islamiste de certaines personnes détenues fait peur. « Les agressions en détention, cela arrive partout, mais les radicalisés sont des gens déterminés. On n’a pas tiré les leçons de l’agression d’Osny de septembre 2016. C’est comme si on attendait qu’il y ai un mort pour réagir. » A Fresnes, ils sont une centaine, dont soixante condamnés ou prévenus dans des affaires de terrorisme et quarante pour des affaires de droit commun mais identifiés comme radicalisés.

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A 6 h 30, plusieurs centaines de surveillants, gradés et personnels qui affluent pour commencer leur journée de travail. La porte d’entrée n’est pas bloquée, mais personne ne pénètre. A 6 h 45, heure théorique de la prise de service, à coup de litres d’essences, la barricade s’embrase dans une ambiance festive.
« La violence est quotidienne en détention, se plaint Cédric Boyer, secrétaire local de FO Pénitentiaire qui tente de lancer quelques slogans. Il manque 70 surveillants sur un effectif de 750 agents alors que le taux d’occupation est de 203 %. » « S’il y avait 400 ou 500 personnes détenues de moins sur les 2 800, cela faciliterait les choses en matière de sécurité », reconnaît un membre de l’équipe de la direction qui préfère garder l’anonymat. A Fresnes, il y a trois ou quatre agressions de surveillant par semaines, « mais c’est parfois une simple bousculade ou un crachat », relativise un gradé.
« Incivilités quotidiennes »
Aurélie, 24 ans, surveillante titulaire à Fresnes depuis un an après une année comme stagiaire, assure « n’avoir encore jamais eu peur en détention », même s’il lui est arrivé d’être seule pour gérer une coursive. Son « record » : 142 détenus. « C’est sûr que ce n’est pas très sécuritaire, concède-t-elle. Certains services sont géniaux, car les personnes détenues sont détendues, et d’autres, on ne sait pas pourquoi, où c’est le bordel. » 
« Le problème, ce sont les incivilités quotidiennes, raconte, las, Louis, 34 ans, dont huit passés à Fresnes. On récupère ceux que la société n’a pas éduqués, et ce n’est pas en prison qu’ils vont progresser. Certains adultes sont de vrais enfants, à peine on ouvre la porte, et c’est les insultes. Sans compter les fous qui n’ont rien à faire en prison. »
A 7 h 30, les pompiers se rapprochent tandis que des échanges discrets se font entre le responsable de la police, le directeur de Fresnes et les responsables syndicaux. Un policier en civil a compté près de 150 « manifestants ».
A 7 h 55, dans une ambiance bon enfant, après deux sommations de théâtre, les CRS vont déloger un à un les manifestants. Les chants et les blagues fusent. A 8 h 15, la porte s’ouvre et les personnels s’y engouffrent. Ils prendront leur service avec près de deux heures de retard. De quoi désorganiser toute la journée alors que les sorties en promenade, au parloir, à l’infirmerie ou en activités sont minutées.
« On n’a pas d’avancée sur notre sécurité »
Au même moment, à Marseille, une trentaine de surveillants étaient délogés par les CRS alors qu’ils bloquaient deux entrées du centre pénitentiaire des Baumettes, comme ils le font depuis le début de la semaine. L’intervention s’est faite avec le sourire aux lèvres devant la porte du bâtiment historique, de façon un peu plus musclée, quelques centaines de mètres plus loin devant les Baumettes 2, ouvert en mai 2017. Un feu de palettes, matelas et canapé a auparavant été noyé par les marins-pompiers.
« On n’a pas d’avancée de la part du ministère sur notre sécurité, voilà pourquoi on est là, explique Sylvain, surveillant de coursive aux Baumettes historiques, deux vieux bâtiments appelés à fermer en 2018. On veut juste être sûr de rentrer chez nous le soir après le travail, pas d’aller à l’hôpital voire, pire, ailleurs. »
Entré dans la pénitentiaire en 2010, il témoigne d’une « montée de la tension en détention. Et dans les situations difficiles, c’est le surveillant qui est en première ligne. Avec les jeunes générations de détenus, la moindre frustration débouche tout de suite sur la violence. Un parloir fantôme – lorsque la famille est absente –, une cantine pas livrée, un oubli d’inscription sur la liste du sport… la moindre étincelle peut déclencher un incendie. »
« On veut juste travailler en sécurité »
Coup de poing au visage, entorses, luxations : Anthony, 29 ans dont sept passés dans la pénitentiaire, affirme avoir subi quatre agressions physiques au cours des trois dernières années. Il a déposé autant de plaintes qui, assure-t- il, ont toutes été classées par le procureur. « On demande des effectifs, c’est vrai, mais aussi que les juges fassent leur travail car la violence physique devient de plus en plus fréquente. » Anthony qui a passé le concours de la pénitentiaire « par défaut » veut à tout prix « entrer dans la police nationale. La pénitentiaire, j’en peux plus ».
Les insultes, les crachats ne donnent même plus lieu à des rapports d’incident, assure Olivier, 32 ans. Un responsable CGT évoque aussi les menaces de certains prisonniers sur ses collègues : « On sait où tes enfants vont à l’école… On sait que tu roules dans telle voiture. Avant l’ouverture d’un parking fermé pour le personnel, c’était un véhicule de surveillant par mois en moyenne qui flambait dans la rue. On veut juste travailler en sécurité. »
Des surveillants assurent qu’une partie des détenus soutient leur mouvement. « Ils m’ont demandé ce qu’ils pouvaient faire pour nous aider », dit un manifestant. Coralie, jeune surveillante est poussée par ses collègues à rapporter les insultes qui fusent parfois derrière les portes : « Sale pute ! Viens me… » Elle aussi a « envie de [se] barrer mais on est là, on a signé et puis j’aime mon travail », dit la jeune femme. Je suis là pour aider les détenus car le contact humain est important ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Un panier en osier connecté permettra aux fidèles de l’église Saint-François de Molitor, à Paris, de faire des dons avec leur carte bancaire.
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A l’église, la quête en paiement sans contact

Un panier en osier connecté permettra aux fidèles de l’église Saint-François de Molitor, à Paris, de faire des dons avec leur carte bancaire.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h38
    |

                            Sidahmed Chikhbled








                        



   


Une petite révolution est en marche au sein du diocèse de Paris. Face à la baisse du nombre de dons en espèces, l’église Saint-François de Molitor, dans le 16e arrondissement, innove dans son expérience de dématérialisation, en utilisant pour la première fois en France, dimanche 21 janvier, un panier connecté pour la quête. Une pratique déjà observée dans une église en Suède.
A la différence d’un simple terminal de paiement sans contact, c’est un panier en résine ressemblant en tout point à ceux utilisés pour collecter pièces et espèces qui sera tendu aux fidèles, afin « de leur faire acquérir un nouveau réflexe de paiement », explique Christophe Rousselot, le directeur du développement des ressources financières du diocèse de Paris. « C’est la traduction normale de l’évolution des usages, poursuit-il, il n’y a aucune raison que l’Eglise ne prenne pas le train de la modernité. » Le design reste le même, pour que les participants puissent donner « tout en gardant leurs repères et leurs codes ».
Concrètement, cinq paniers prototypes seront utilisés, et les fidèles auront le choix de donner 2, 3, 5 ou 10 euros, en passant leur carte sur le lecteur intégré, lui-même relié à un smartphone. Les informations ainsi recueillies seront traitées le jour même, et les donateurs seront débités dans les vingt-quatre heures.
Don moyen de 3 euros par personne
Christophe Rousselot l’affirme : « Les données resteront anonymes, car nous voulons rester dans l’esprit de la quête. » C’est pourquoi l’église s’est associée à la PME Actoll, spécialisée dans le développement de systèmes d’information dans le domaine de la monétique, pour que les données soient sécurisées et anonymes.
Cette nouveauté s’inscrit dans une volonté du diocèse de simplifier la quête afin de s’ouvrir au plus grand nombre. C’est dans cet esprit qu’a été lancée, en octobre 2016, l’application « La Quête », à destination de huit paroisses parisiennes. L’objectif ? Pouvoir donner de l’argent à l’une des huit paroisses participant au projet en utilisant son smartphone, et en associant à l’application ses coordonnées bancaires. Huit autres paroisses seront associées au dispositif dès ce dimanche, parallèlement au lancement du panier connecté.
Alors que le don moyen est de 3 euros par personne, l’offrande par le biais de l’application permet de récolter un peu plus de 4,70 euros, signe que le dispositif arrive à trouver son public. La finalité « n’est pas économique », affirme Christophe Rousselot, mais permet d’épouser les « habitudes de vie » des fidèles, qui, au lieu de chercher de la monnaie, pourront à l’avenir entendre le « bip » des cartes bancaires remplacer le tintement familier des pièces de monnaie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Pour l’industrie pharmaceutique et les start-up du secteur de la santé, l’accès aux informations des patients est un enjeu de plusieurs milliards de dollars.
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Les données génétiques, une mine d’or pour les laboratoires

Pour l’industrie pharmaceutique et les start-up du secteur de la santé, l’accès aux informations des patients est un enjeu de plusieurs milliards de dollars.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h00
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            
Identifier le meilleur cocktail de molécules pour traiter un cancer, retrouver ses ancêtres, identifier le gène prédisposant à une maladie rare ou sélectionner le patrimoine génétique de son futur enfant. Tout cela fait déjà partie de notre quotidien et représente des enjeux financiers gigantesques. Le marché des tests génétiques pourrait dépasser 5,8 milliards de dollars en 2022, contre 4,6 milliards en 2017.
Et ce n’est que le sommet de l’iceberg : les bases de données génétiques sont de véritables mines d’or pour les laboratoires pharmaceutiques et start-up qui misent sur une médecine de plus en plus personnalisée. Croisées avec des données cliniques issues des dossiers médicaux des patients et interprétées par des algorithmes, ces informations représentent une ressource stratégique. Le cadre dans lequel celle-ci peut être exploitée sera l’un des thèmes abordés lors des Etats généraux de la bioéthique, qui s’ouvrent jeudi 18 janvier.

Les tests génétiques grand public sont emblématiques de la bataille qui s’annonce. Pour moins de 100 dollars (81 euros), n’importe qui peut acheter en ligne un kit, avec la promesse de recevoir des indications sur ses origines géographiques, voire de trouver sa place dans un vaste arbre généalogique. Le géant américain Ancestry assure que 6 millions de personnes lui ont déjà confié leurs échantillons de salive. Et son concurrent californien 23andMe – qui commercialise aussi des tests de prédisposition à des maladies comme Parkinson et Alzheimer – totalise plus de 2 millions de clients.

Un marché évalué à 100 milliards de dollars en 2017
Mais ce business n’est qu’une facette de leur activité : pour ces start-up valorisées respectivement 3 et 1,75 milliards de dollars, le futur est dans l’exploitation de leurs bases de données. En signant le formulaire de consentement qui accompagne leurs échantillons, la majorité des clients acceptent que leur profil génétique soit utilisé à des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Cette annonce doit être officialisée à l’occasion de la venue au Royaume-Uni du président français Emmanuel Macron pour un sommet bilatéral.
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Le Royaume-Uni va augmenter de 50 millions d’euros sa contribution à la sécurité de la frontière à Calais

Cette annonce doit être officialisée à l’occasion de la venue au Royaume-Uni du président français Emmanuel Macron pour un sommet bilatéral.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h42
   





                        



   


Le gouvernement britannique va annoncer jeudi 18 janvier qu’il augmente de 44,5 millions de livres (50,5 millions d’euros) sa contribution financière à Calais et sur les côtes françaises pour renforcer la sécurité à la frontière.
« Cet argent doit être investi dans l’amélioration de la sécurité à la frontière », a déclaré un porte-parole de l’exécutif britannique. Cette annonce doit être officialisée à l’occasion de la venue au Royaume-Uni du président français Emmanuel Macron pour un sommet bilatéral.
« Tout comme nous investissons pour nos frontières dans le reste du Royaume-Uni, il est normal de surveiller en permanence si nous pouvons renforcer les contrôles en France et en Belgique, pour s’assurer qu’ils sont aussi sécurisés que possible », a ajouté le porte-parole.
En vertu des accords du Touquet en vigueur depuis 2004, les agents britanniques peuvent effectuer librement des contrôles sur le territoire français. Dans ce cadre, le Royaume-Uni a déjà dépensé près de 100 millions de livres (113 millions d’euros) ces trois dernières années.
Un nouveau traité complétant celui du Touquet
Lors d’un déplacement mardi à Calais, ville d’entrée dans le tunnel sous la Manche, Emmanuel Macron avait prévenu que l’Etat « ne laissera pas se reconstituer une “jungle” » comme celle qui a rassemblé jusqu’à 8 000 migrants avant d’être démantelée en 2016.

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Sa venue à Londres doit donner lieu à la signature d’un « nouveau traité qui complétera les accords du Touquet », a annoncé l’Elysée.
Sur les quelque 2 000 mineurs pris en charge après le démantèlement de la « jungle », le Royaume-Uni, qui s’était engagé à accueillir tous les enfants isolés ayant de la famille sur place et à étudier les dossiers des mineurs « vulnérables », en a finalement accueilli 769, selon les chiffres du ministère britannique de l’Intérieur. L’ONG France Terre d’asile, elle, évoque 893 mineurs acceptés.

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A Londres, un porte-parole du gouvernement a reconnu que les accords du Touquet étaient « très bénéfiques au Royaume-Uni ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Accusés de dumping social et fiscal, les ex-pays de l’Est, qui n’ont pas encore rattrapé le niveau de vie de occidental, se sentent floués.
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Entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest, le fossé se creuse

Accusés de dumping social et fiscal, les ex-pays de l’Est, qui n’ont pas encore rattrapé le niveau de vie de occidental, se sentent floués.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h01
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
                                Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

La Bulgarie, l’Autriche et la Roumanie vont se succéder à la présidence de l’Union européenne dans les dix-huit prochains mois. Ce décentrage vers l’est des centres de décision européens permettra-t-il de réduire le fossé qui s’est creusé avec l’Europe de l’Ouest ? La crise des migrants a exacerbé cette division, certains Etats de l’Est refusant catégoriquement d’accueillir des réfugiés. Les dérives illibérales de la Hongrie et de la Pologne n’ont rien arrangé.
Mais c’est sur le front économique que la division est la plus manifeste entre les économies des pays fondateurs et celles, toujours en rattrapage, des ex-pays du bloc soviétique, entrés dans le club lors des phases d’élargissement de 2004 (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie), 2007 (Bulgarie, Roumanie) et 2013 (Croatie).
La révision de la directive sur le travail détaché, une priorité d’Emmanuel Macron (et de François Hollande, avant lui) a polarisé les débats pendant des mois. Finalement, seuls quatre pays ont voté contre au Conseil (dont la Pologne et la Hongrie). Mais l’affrontement pourrait reprendre au printemps sur les conditions de travail des chauffeurs routiers.
« Démantèlement de l’Union »
Quelles sont les principales lignes de fracture, et pourquoi ? A Paris, Berlin et Bruxelles, on accuse Budapest et Varsovie d’abuser de la libre circulation des services et des personnes, en contournant la directive sur le détachement de 1996, qui impose que le travailleur étranger soit payé au salaire minimum du pays d’accueil. Depuis Bucarest, fin août 2017, Emmanuel Macron avait fustigé ce « dumping social et fiscal », qui pourrait conduire à un « démantèlement de l’Union ».

Pas du tout, répond-on à l’Est : s’il existe des entorses aux directives, elles doivent être sanctionnées. Mais le fait que les salaires y restent bien inférieurs à ceux de l’Ouest n’a rien à voir avec du dumping,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, pourraient décider de diviser quasiment par deux la liste noire, en biffant les noms de 8 pays, sur un total de 17.
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Paradis fiscaux : la liste noire européenne bientôt divisée par deux

Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, pourraient décider de diviser quasiment par deux la liste noire, en biffant les noms de 8 pays, sur un total de 17.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 15h56
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Déjà sérieusement remise en question lors de sa publication en décembre 2017, la liste européenne des paradis fiscaux risque, de nouveau, de concentrer les critiques dans les jours qui viennent. Mardi 23 janvier, les 28 ministres des finances de l’Union européenne (UE), réunis à Bruxelles, pourraient décider de la diviser quasiment par deux, en biffant les noms de 8 pays, sur un total de 17.
Le Panama, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, la Tunisie, la Mongolie, Macao, Grenade et la Barbade sont ainsi sur le point de sortir de cette liste stigmatisante. Ces pays y figuraient pourtant pour n’avoir pas pris à temps (avant fin novembre 2017) les engagements exigés par le groupe « Code de conduite ». Cette émanation du Conseil européen, qui a effectué le travail préparatoire à l’établissement de la liste, exigeait des promesses d’en finir avec des législations beaucoup trop accommodantes (taux zéro sur le profit des sociétés, par exemple), un agenda précis pour ces réformes, etc.

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                Bruxelles : la liste des paradis fiscaux déjà critiquée



Les ONG et les députés verts européens avaient vivement réagi, en décembre 2017, contestant la méthode de travail du « Code de conduite », un groupe d’experts nationaux travaillant dans la plus grande opacité. Ils soulignaient aussi l’absence, dans la liste finale, de membres de l’UE, alors qu’il est de notoriété publique que certains pratiquent des politiques fiscales particulièrement accommodantes (Luxembourg, Irlande, Malte…).
Aucune complaisance
Les 8 pays sortis de la liste noire devraient se retrouver sur une « liste grise » de 47 autres, dont les engagements n’avaient pas été jugés suffisants par le « Code de conduite » en décembre 2017. Certains ministres avaient pourtant contesté, à l’époque, que la liste noire soit aussi rapidement « révisée », estimant que les pays retardataires ne devaient bénéficier d’aucune forme de complaisance. Ils n’ont visiblement pas été suivis par leurs pairs.

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« Si on demande la transparence aux autres, on doit l’être nous-même »
Pierre Moscovici, le commissaire aux affaires économiques et financières, fiscalité et douanes, qui avait initié le processus de la liste noire, a estimé, jeudi 18 janvier, que ce processus de réduction du nombre de pays inscrits était un peu rapide. Certes, « la liste n’est pas une fin en soi », a estimé le Français, mais il demande aux ministres des finances « de rendre publics les engagements pris par les pays » sortis de la liste. « Ces engagements n’ont aucune raison d’être discrets. Si on demande la transparence aux autres, on doit l’être nous-même », a ajouté M. Moscovici.
Qu’adviendra t-il, par ailleurs, des huit autres pays touchés par les ouragans de la fin de l’été 2017 (les Bahamas, les îles Vierges américaines…), à qui le « Code de conduite » avait donné quelques semaines de plus (jusqu’au 14 février) pour s’engager à changer leurs pratiques ? Les ministres européens choisiront-ils de les placer dans la liste noire ou dans la grise ? Rendront-ils publics leurs motivations et les engagements de ces juridictions ?

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                Plongée dans l’arrière-cuisine fiscale de Bruxelles



« Une faiblesse »
M. Moscovici met lui-même le doigt sur le problème : « Le caractère intergouvernemental et forcément un peu diplomatique de la liste est une faiblesse… » Cette dernière aurait gagné en crédibilité sans les soupçons de petits arrangements entre Etats membres : pourquoi le Qatar a-t-il été sorti au dernier moment du projet de liste noire, au tout début de décembre 2017 ? Tout comme le Maroc et le Cap Vert ? « Nous ne pouvons accepter que les Etats membres négocient en catimini des exemptions pour les paradis fiscaux qui ont leurs faveurs », a réagi, jeudi, l’eurodéputée Eva Joly (EELV).
Et surtout : quid des sanctions que la Commission aurait souhaité adjoindre à la liste noire ? L’institution communautaire a, à plusieurs reprises, proposé que l’argent de l’UE ne puisse pas transiter par les paradis fiscaux de la liste noire. Mais les ministres des finances avaient refusé de se prononcer fin 2017. Et, pour l’instant, ce sujet crucial n’est pas à l’ordre du jour de leur réunion de mardi 23…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Lors de ses vœux à la presse, la maire de Lille a apporté son soutien au chef du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.
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Congrès du PS : Martine Aubry choisit Olivier Faure

Lors de ses vœux à la presse, la maire de Lille a apporté son soutien au chef du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h44
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        


Elle est sortie de son silence ce jeudi 18 janvier, lors des vœux à la presse organisés à Lille. Multipliant les piques contre la politique d’Emmanuel Macron, Martine Aubry s’est aussi exprimée sur l’élection du futur premier secrétaire du Parti socialiste, juste avant le congrès des 7 et 8 avril prochains : pour elle, ce sera Olivier Faure. Car la maire de Lille est « convaincue par les convictions » de son ancien attaché parlementaire, qui « refuse les accords d’appareils et les combines » et « veut remettre le parti au travail ».

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Martine Aubry a donc choisi son candidat, mais que pèse encore l’« aubrisme » dans le parti ? « On ne parle plus d’aubristes, de vallsistes, de strauss-kahniens ou de fabiusiens, confie-t-elle. Les courants du PS, c’est fini. Heureusement, tous ceux qui les dirigeaient sont un peu comme moi : dans la dernière partie de leur vie politique. »
Ils sont pourtant nombreux au PS à continuer à penser que sa voix porte toujours. « Martine Aubry n’a jamais eu un courant à proprement parler, à la différence de Fabius ou Strauss-Kahn, et elle n’a jamais eu de réseau très structuré, plutôt un ensemble d’individualités autour d’elle comme François Lamy, Jean-Marc Germain ou Christian Paul, explique Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’université Lille-II. Mais elle a toujours une espèce d’aura qui joue un peu sur la rareté de ses interventions publiques. »

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« L’aubrisme, c’est une certaine idée de la gauche »
Depuis juin dernier, la maire de Lille a été médiatiquement peu présente. Les Français la placent assez haute dans les différents baromètres politiques. Première secrétaire de la fédération PS du Nord, Martine Filleul lui reconnaît « une audience importante auprès des Français à un moment où les socialistes ne sont plus audibles ».
Une audience liée en partie à son action de ministre du gouvernement Jospin. « L’aubrisme, c’est une certaine idée de la gauche basée sur l’égalité, la justice sociale, de réformes », explique Patrick Kanner, qui fut un temps l’un de ses proches avant d’être mis à l’écart, suite à son entrée au gouvernement de Manuel Valls en 2014, où il fut ministre de la ville. Un socialisme basé sur une ligne idéologique démocrate-chrétienne qui s’appuie sur ce qu’elle a réalisé en tant que ministre : la CMU (couverture mutuelle universelle), les emplois jeunes, les 35 heures, etc.
La fille de Jacques Delors est également reconnue pour son travail mené à la tête du PS, de fin 2008 à 2012. « Elle a été une très bonne secrétaire, elle a remis les gens au boulot, elle nous a rassemblé, alors que ce n’était pas facile », raconte le député européen Gilles Pargneaux, ancien lieutenant de Martine Aubry, lui aussi banni depuis son rapprochement avec les positions du président Macron.
« L’aubrisme n’existe plus, c’est évident »
Mais depuis le quinquennat de François Hollande et les défaites électorales successives du PS, les rangs des aubristes, plus ou moins frondeurs, se sont resserrés. Des proches de Martine Aubry ont perdu leur écharpe de député en juin 2017, comme Jean-Marc Germain, Anne-Lise Dufour ou François Lamy, quand d’autres avaient déjà perdu leur poste de maire comme Adeline Hazan à Reims, en 2014. Idéologiquement, Martine Aubry a lancé plusieurs réflexions autour d’une gauche sociale et solidaire à travers Réussir, Renaissance, ou le Carrefour des gauches, mouvements aujourd’hui en veille.
De sa génération, tous les anciens ministres de Jospin (Dominique Strauss-Kahn, Elisabeth Guigou, Claude Allègre, Marylise Lebranchu etc.) ont quitté les responsabilités. Sauf elle. A moins de trois mois du congrès, difficile de quantifier le nombre d’aubristes. « Qui pèse quoi ? Difficile à dire, estime la sénatrice du Nord Martine Filleul. Beaucoup de camarades sont partis, mais on ne sait pas, en terme de sensibilité, qui est ce noyau dur qui est resté. » Certains ont rejoint Génération·s de Benoît Hamon, d’autres ont préféré se rapprocher de La République en marche d’Emmanuel Macron, comme le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt ou le sénateur et ancien maire d’Hellemmes Frédéric Marchand – encore un élu rayé du cercle d’Aubry. « L’aubrisme n’existe plus, c’est évident, tranche Gilles Pargneaux, toujours membre du PS mais définitivement partisan d’une sociale-démocratie comme aiguillon social de la majorité présidentielle. Au niveau national, les lieutenants sont réduits à peau de chagrin. Une page est tournée. »
« On n’a jamais été nombreux »
Pour l’un de ses fidèles bras droits, François Lamy, la question n’est pas de se compter. « On n’a jamais été nombreux, dit-il. Physiquement, on représentait 30 % de la majorité dans les instances au dernier congrès ». Ce qu’il retient, c’est que l’aubrisme restera une référence dans la manière de faire de la politique. « L’aubrisme est né en 1997, avec la création du mouvement Agir, puis de Réformer, autour de 70 parlementaires, se souvient l’ancien député. Ensuite, il y a eu la période où elle est devenue première secrétaire du PS [de 2008 à 2012]. Là, c’était l’image de l’autorité, la défense des valeurs, une certaine façon de faire de la politique. » Autour d’un leitmotiv : valeurs et convictions. Ce que Martine Aubry retrouve dans la candidature d’Olivier Faure. « Désormais, il faut faire du totalement neuf, ajoute l’ancien ministre François Lamy. De nouveaux courants vont apparaître mais dans les partis de gauche, Martine Aubry reste une référence. Nous, aubristes, on peut parler à tous les responsables de la gauche, politiques et syndicalistes. »
« Elle est comme une murène. Elle sort de son trou, elle mord et elle revient dans sa grotte »
Hier, devant la presse, la maire de Lille a souhaité que le PS retrouve la confiance des Français en faisant une analyse du bilan du quinquennat de François Hollande, puis en se positionnant clairement vis-à-vis d’Emmanuel Macron et enfin en construisant un grand projet autour d’une social-démocratie de gauche. « Il faut remettre tout le monde en marche en discutant et en avançant », a-t-elle insisté, entourée de son premier adjoint et des maires de Lomme et Hellemmes.
A Lille aussi, les aubristes sont de plus en plus discrets. En ayant perdu la présidence de la métropole européenne de Lille et la main mise sur la fédération PS du Nord, la maire de Lille a perdu de l’influence. Mais beaucoup connaissent ses capacités à rebondir. « C’est une femme d’Etat qui a une vie politique majeure, confie un parlementaire socialiste. Il vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi ». Au PS, chacun connaît son pouvoir de nuisance et sa capacité à décocher des flèches bien senties. Même si c’en est fini des courants comme l’aubrisme, Martine Aubry n’a pas pour autant annoncé qu’elle cesserait de s’exprimer au PS. « Elle est comme une murène, sourit ce parlementaire PS. Elle sort de son trou, elle mord et elle revient dans sa grotte. » Hier, c’est la politique d’Emmanuel Macron qui a été mordue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’autoproclamé « sale gosse de l’humour » joue, vendredi, sur la scène du théâtre Antoine à Paris, pour une carte blanche.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le ministère de la transition écologique et solidaire veut limiter dans le temps les recours contre les parcs éoliens, alors que la France est à la traîne dans le développement du secteur.
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Le plan du gouvernement pour multiplier les éoliennes

Le ministère de la transition écologique et solidaire veut limiter dans le temps les recours contre les parcs éoliens, alors que la France est à la traîne dans le développement du secteur.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h26
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h33
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


C’est l’une des priorités de Nicolas Hulot : le développement à grande échelle des énergies renouvelables, avec la volonté de rattraper le retard pris par la France, en particulier dans le domaine éolien. La France compte aujourd’hui quelque 6 000 éoliennes installées, mais elles ne produisent que 4 % de l’électricité du pays. L’objectif fixé est de quasi doubler la capacité installée d’ici à 2023.

        Lire notre dossier :
         

          Pourquoi l’éolien français manque de souffle



Le secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a présenté, jeudi 18 janvier, les propositions du groupe de travail sur l’éolien mis en place par le gouvernement. Ces idées devraient être reprises rapidement par l’exécutif.
Les propositions présentées s’articulent autour de deux axes principaux : simplifier les procédures et permettre une meilleure intégration des éoliennes dans les territoires.
Gagner du temps. C’est l’une des difficultés majeures qui freinent le développement des parcs éoliens en France : les projets mettent entre sept et neuf ans pour se concrétiser, contre trois à quatre ans en Allemagne. Le groupe de travail propose donc de supprimer un niveau de juridiction pour les recours contre des projets éoliens terrestres, comme c’est déjà le cas pour l’éolien en mer. Le gouvernement prévoit aussi de clarifier les règles en matière de renouvellement ou de modification d’un parc éolien. Cela ne nécessitera plus une procédure entièrement nouvelle, longue et coûteuse. Enfin, les contraintes posées par l’aviation civile et le ministère de la défense sont, en partie, allégées.Améliorer l’acceptabilité des éoliennes. Principale proposition du groupe de travail : mieux répartir la fiscalité au profit des communes qui accueillent des éoliennes, alors qu’elles doivent aujourd’hui partager les revenus avec les autres collectivités locales. Par ailleurs, les projets qui ont recours au financement participatif seront favorisés lors des appels d’offres. L’une des critiques des habitants qui vivent non loin d’éoliennes est le balisage lumineux clignotant. La réglementation française permettra désormais un balisage fixe, censé réduire les nuisances lumineuses la nuit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’ONG salue l’élection du président français comme « un coup d’arrêt à la vague populiste ». Mais s’inquiète de « faux pas » au sujet des migrants, de la Chine et de la guerre au Yémen.
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Droits de l’homme : Human Rights Watch souligne les « contrastes » de Macron

L’ONG salue l’élection du président français comme « un coup d’arrêt à la vague populiste ». Mais s’inquiète de « faux pas » au sujet des migrants, de la Chine et de la guerre au Yémen.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h20
    |

            Marc Semo








                        



   


C’est la première fois que Human Rights Watch, la grande organisation internationale de défense des droits de l’homme, rend public son rapport annuel depuis la capitale française. « Un hommage à Emmanuel Macron et au symbole qu’avait représenté sa victoire électorale. Elle a marqué un coup d’arrêt à la vague populiste, notamment après le Brexit et l’élection de Donald Trump, montrant qu’il était possible de gagner une élection en affirmant des principes démocratiques », explique Kenneth Roth, juriste et directeur exécutif de HRW.
En trente ans, M. Roth a transformé la modeste ONG en une multinationale de 425 salariés, financée par des dons de particuliers et de fondations. Mais, lucide, il souligne que maintenant « le défi pour le président français est de gouverner selon les principes qu’il a avancés pendant sa campagne ». Or, de l’avis du juriste américain, pour le moment « le bilan est pour le moins contrasté ».
Si la France est en première ligne de la contre-offensive face aux populismes, sa défense des droits de l’homme est inégale, tant en politique intérieure que sur la scène internationale. « Il y a de réels faux pas d’Emmanuel Macron qu’il va, j’espère, corriger », relève Kenneth Roth, s’inquiètant notamment de la loi antiterroriste entrée en vigueur le 1er novembre 2017, qui, en remplacement de l’état urgence, intègre dans le droit commun un certain nombre de mesures liberticides.
« C’est facile quand c’est gratuit »
Il pointe aussi sa politique envers les migrants. HRW approuve le discours tenu à Calais par le chef de l’Etat, affirmant une tolérance zéro pour des abus des forces de l’ordre à l’encontre des migrants, mais la volonté de Paris de raccourcir les délais d’instruction des demandes d’asile et l’introduction de contrôles administratifs des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence préoccupent l’ONG.
L’hypocrisie est évidente à propos de la Libye. « Les autorités françaises reconnaissent que l’on ne peut pas renvoyer de force les migrants dans ce pays où ils sont traités de manière atroce, mais elles acceptent que l’UE et en particulier l’Italie fassent indirectement ce que Paris ne peut pas faire directement, en formant les garde-côtes libyens qui ramènent les migrants sur le territoire libyen », insiste Kenneth Roth, rappelant « qu’il y a plus de migrants qui meurent en Libye qu’en essayant de traverser la Méditerranée ».

        Lire aussi la tribune sur les migrants en France :
         

          « M. Macron, votre politique contredit l’humanisme que vous prônez ! »



Même ambivalence sur la scène internationale. Au crédit d’Emmanuel Macron, M. Roth salue l’attitude de la France face à la Russie de Vladimir Poutine, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, la Hongrie de Viktor Orban et le Venezuela de Nicolas Maduro. Mais « le président n’est pas encore à l’aise avec la défense des droits de l’homme quand elle a un coût », fustige Kenneth Roth, notant le silence de M. Macron sur les violations des droits de l’homme lors de sa visite en Chine, son refus de donner des « leçons » au président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, et ses prudences sur le Yémen et la « tragédie humanitaire » entraînée par la guerre menée par l’Arabie saoudite. Sur ce dossier, Londres comme Washington font tout autant profil bas. « C’est facile de défendre les droits de l’homme quand c’est gratuit », insiste le responsable de HRW.
« Année noire » en Russie
Ce vingt-huitième rapport annuel, un texte de 643 pages dans la version intégrale en anglais, passe en revue la situation des droits de l’homme dans 91 pays, de l’Afghanistan au Zimbabwe. En Chine et en Russie, le directeur de l’ONG dénonce « une vague de répression sans précédent en une génération ». « L’année 2017 a été une année noire pour les voix indépendantes en Russie, et à l’approche de l’élection présidentielle de mars, le Kremlin prend des mesures répressives pour dissuader l’opposition politique, le militantisme indépendant et la critique », note le texte.
La situation n’est pas moins alarmante en Turquie, où « à tous les niveaux, les contre-pouvoirs qui protègent les droits humains et l’Etat de droit sont menacés ». Le rapport évoque longuement le cas de la Birmanie et du nettoyage ethnique contre les Rohingya, mais aussi la situation interne aux Etats-Unis après un an de présidence Trump. Le président républicain, selon HRW, « a promu des politiques mettant en danger les personnes vulnérables et affaiblissant les protections constitutionnelles des droits humains de chacun ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le naufrage d'un pétrolier iranien en mer de Chine orientale a généré en surface quatre nappes d'hydrocarbures de la même superficie globale que la ville de Paris.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La future loi mobilité devrait favoriser la mise en place de péages urbains en France, selon la ministre des transports, Elisabeth Borne.
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Comment fonctionnent les péages urbains ?

La future loi mobilité devrait favoriser la mise en place de péages urbains en France, selon la ministre des transports, Elisabeth Borne.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h19
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Comment restreindre embouteillages et pollution ? Le péage urbain pourrait être un élément de réponse. La ministre des transports, Elisabeth Borne, a annoncé dans Les Echos, mardi 16 janvier, que la loi mobilité, qui devrait être présentée au printemps, facilitera la mise en place du dispositif, aujourd’hui très limité en France.

        Lire :
         

          L’exécutif veut faciliter la mise en place de péages urbains



Mis en place à Londres, à Milan et dans plusieurs villes des pays nordiques, le péage urbain peut coûter cher aux automobilistes mais, sous forme d’éco bonus, il peut aussi leur rapporter de l’argent.
Quels sont les tarifs des péages urbains en Europe ?
Les péages urbains existent depuis les années 1980 et on en trouve plusieurs exemples en Europe. Le principe est simple : les automobilistes doivent s’acquitter d’une taxe en entrant dans la zone réglementée. Le paiement peut se faire soit par prélèvement automatique, par le biais d’un portique qui identifie les plaques d’immatriculation, soit en espèces, avec un parcmètre par exemple. Les modalités de fonctionnement sont presque aussi nombreuses qu’il y a de péages. Le prix peut :
être à la journée, comme à Londres ;diminuer aux heures creuses, comme à Stockholm ;augmenter en fonction du temps passé sur place, comme à La Valette (Malte), où le prix est compté par demi-heure.
De manière générale, l’accès est gratuit le soir et le week-end.


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13 € pour circuler au centre de Londres
Coup d’œil sur le prix des péages urbains de nos voisins européens. Le tarif peut varier selon le temps passé sur place, les horaires ou le nombre de passages.





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Mais ce système peut aussi représenter un obstacle financier, comme à Londres. Alors que le tarif y est déjà élevé comparé aux autres pays européens, depuis octobre 2017, une taxe supplémentaire de 11 euros s’applique pour les véhicules polluants — plus précisément ceux mis en circulation avant 2006. Le péage urbain est d’ailleurs souvent accusé d’instaurer une barrière financière et, de fait, sociale.
Un argument à relativiser, à Paris par exemple, un sondage réalisé par la Ville auprès de plus de 1 000 conducteurs, en septembre, met en avant que 65 % des personnes qui circulent dans Paris font partie des catégories socioprofessionnelles favorisées (cadres, chefs d’entreprise, etc.) et seraient donc les personnes les plus touchées par un péage urbain.
Ce dispositif peut-il être mis en place en France ?
En France, pour les agglomérations de plus de 300 000 habitants, il est possible de mettre en place ce système mais seulement dans le cadre d’une expérimentation de trois ans. Avec la future loi mobilité, le dispositif devrait être élargi afin d’encourager les modes de transport plus propres.
Il n’y a pas encore d’exemple français, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, a affirmé en octobre qu’elle ne voulait pas instaurer un péage urbain. Mais l’Eurométropole de Lille pourrait être la première à en instaurer un. Enfin presque, puisqu’il s’agirait plutôt de l’inverse : un éco bonus mobilité qui récompenserait financièrement les automobilistes qui évitent de prendre leur voiture aux heures de pointe.
A Rotterdam, un éco bonus de 3 euros pour les automobilistes
Gratifier plutôt que punir, c’est le pari qu’ont fait les Pays-Bas, comme à Rotterdam, où un péage positif est en place. Les automobilistes qui ne prennent pas l’autoroute pendant les heures de pointe sont crédités de 3 euros grâce à un portique qui identifie les plaques d’immatriculation ou de 3,50 euros sur leur carte de transports en commun.
Et pour la ville, ces rétributions coûtent finalement moins cher que la création de nouvelles infrastructures. La commune de Boulogne-Billancourt a d’ailleurs expérimenté le dispositif durant l’été sur un panel d’une cinquantaine d’automobilistes, avec le financement de la Société du Grand Paris, sans aller plus loin pour l’instant.

        Lire aussi :
         

                11/14 Un « péage positif » anti-bouchons va être testé en Ile-de-France



Les péages urbains sont-ils efficaces ?
La société Egis, qui gère le système de Rotterdam, estime que le trafic a été réduit de 5 à 8 % durant les heures de pointe, soit 4 100 trajets évités chaque jour et 27 % de temps en moins perdu sur la route.
A Londres, 80 000 voitures en moins chaque jour
A Londres, qui possède un péage urbain depuis 2003, le nombre de cyclistes qui prennent le vélo au moins une fois par jour a augmenté de 53 % en moyenne, entre 2005 à 2015. Le trafic a lui été réduit de 21 % entre 2000 et 2015, selon le rapport de 2016 de la société Transport for London.
Cela a permis de réduire les émissions de CO2 de 19 %, selon le site Urban Access Regulation du cabinet d’experts Sadler Consultants Ltd. Le site présente l’impact des péages urbains en Europe et a recensé les villes où l’accès au centre-ville est réglementé pour limiter la pollution.






                            


                        

                        


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édition abonné


Le « made in France » peine à relancer les ventes de sous-vêtements masculins

Le succès des slips fabriqués dans l’Hexagone échappe aux hypermarchés, le premier circuit de vente.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h01
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Le succès du Slip français fait tourner les têtes. Tous les fabricants de sous-vêtements, réunis au Salon international de la lingerie, qui se tient à Paris du samedi 20 au lundi 22 janvier, rêvent de rencontrer le succès de Guillaume Gibault. La marque qu’il a fondée en 2011 a doublé son chiffre d’affaires en 2017, à 15 millions d’euros. Elle atteint, pour la première fois, l’équilibre d’exploitation. « En 2018, les ventes excéderont 25 millions d’euros », assure Emmanuel Pradère, cofondateur d’Experienced Capital, fonds actionnaire du Slip français depuis 2016.
La marque est parvenue à convaincre les Français de dépenser plus pour enfiler tous les jours un slip fabriqué dans l’Hexagone. Son challenger, Garçon français, marque fondée par Vicky Caffet à la fin de 2012, profite aussi de cette mode, qui oblige à dépenser entre 30 et 40 euros pour un sous-vêtement.
Leurs sous-traitants s’en frottent les mains. A Troyes, dans l’Aube, Garçon français fait tourner deux PME, dont EMO pour ses sous-vêtements. Dans le Nord, autre creuset de la bonneterie, Lemahieu, fournisseur du Slip français, a vu son activité croître de « 15 % en 2017, après 11 % en 2016 », annonce Edith Lemahieu, directrice générale de la PME fondée en 1947 à Saint-André-lez-Lille. Elle estime que « 2018 sera [leur] troisième année de progression. Ce sera au moins 11 % ». L’entreprise, qui emploie cent personnes, embauche en conséquence. A l’autre bout de la France, à Sauve (Gard), l’usine Eminence, autre sous-traitant du Slip français, fait de même.

Guerre des prix
Mais le succès de ces produits chers ne suffit pas à raviver le marché. En 2017, les ventes sont restées stables en volume, et « ont reculé de 4 % en valeur », souligne Hélène Janicaud, directrice du service fashion du cabinet d’études Kantar Worldpanel. En filigrane, les difficultés des hypermarchés : ils ne représentent plus que 8 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Cette commande, d’un montant de 16 milliards de dollars, est jugée vitale par Airbus pour l’avenir du programme.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Airbus : la compagnie Emirates passe une commande cruciale de 36 A380

Cette commande, d’un montant de 16 milliards de dollars, est jugée vitale par Airbus pour l’avenir du programme.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 12h00
   





                        



   


La compagnie Emirates a confirmé une commande de 36 avions très gros porteurs A380, fabriqués par Airbus : vingt appareils ferme et seize en option, pour un montant total de 16 milliards de dollars.
« Je suis personnellement convaincu que d’autres commandes suivront l’exemple d’Emirates et que cet excellent avion continuera à être construit au cours de la décennie 2030 », a déclaré le PDG de la compagnie, cheikh Ahmed Ben Saïd Al-Maktoum. Cette commande est jugée vitale par Airbus pour l’avenir du programme, dont les cadences de production sont progressivement réduites en raison d’une faiblesse de la demande, aucune commande n’ayant été enregistrée depuis deux ans.
L’entreprise émiratie était en discussion depuis plusieurs semaines avec Airbus, qui avait annoncé une commande probable d’une « trentaine d’A380 ». Emirates, qui a déjà commandé 144 A380 dont 103 lui ont été livrés, demandait notamment des garanties de la part d’Airbus concernant le maintien du programme sur la durée.
Lundi 15 janvier, John Leahy, le directeur commercial d’Airbus, avait déclaré que « si nous n’arrivons pas à un accord avec Emirates (…), il n’y aura pas d’autre choix que d’arrêter le programme », mettant un peu plus de pression sur la compagnie aérienne. Avec cette nouvelle commande, ce sont encore 61 très gros porteurs qui doivent être produits pour la compagnie du golfe. Auxquels s’ajoutent les 16 appareils en option.

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Airbus discute avec Pékin
Airbus a annoncé qu’il était capable de produire six A380 par an sans remettre en cause l’économie du programme, c’est-à-dire sans perdre d’argent. L’avionneur a donc dix années de production garantie de l’A380 pour honorer la commande d’Emirates. En outre, ce nouveau contrat permet à Airbus de se mettre en position d’attente pour recevoir de nouvelles commandes notamment de la Chine. Des discussions sont en cours depuis plusieurs semaines avec Pékin.

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Selon Airbus, Emirates n’a pas demandé la mise en œuvre d’un A380 Neo, moins gourmand en carburant, à l’occasion de cette commande supplémentaire. L’avionneur de Toulouse a évalué la production d’une version Neo du super jumbo à 2 milliards d’euros, qui viendraient s’ajouter aux 15 milliards d’euros déjà investis dans le programme.



                            


                        

                        


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Centrale nucléaire de Fessenheim : en cinq ans, les deux réacteurs ont cumulé 1 044 jours d’arrêt

La centrale alsacienne, la plus ancienne du parc nucléaire français, doit être fermée en 2018.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h17
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h41
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                            Les Décodeurs








                        


Dix mois après la signature du décret qui abroge son autorisation d’exploitation, et quarante ans après son ouverture, la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) vit ses derniers mois puisque sa fermeture devrait avoir lieu entre la fin de l’année 2018 et le début de 2019. Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, est allé sur place du 18 au 20 janvier pour rencontrer les différents acteurs du dossier et tenter de le déminer.
Ces dernières années, les jours « d’indisponibilité » des deux réacteurs se sont multipliés. Souvent bénignes, à en croire EDF, parfois « fortuites » (comprendre « liées à l’indisponibilité d’un matériel, à un arrêt automatique » de sécurité), ces indisponibilités atteindront 1 044 jours entre juillet 2013 et mars 2018 — soit près de cinq ans (ou 1 718 jours) — dont :
1 014 jours d’indisponibilité planifiée ;30 jours d’indisponibilité fortuite.
Le réacteur 2 est arrêté depuis le 13 juin 2016 (et a priori jusqu’au 15 mars 2018) en raison d’une « irrégularité dans la fabrication, par l’usine Areva du Creusot, d’une des parties du générateur de vapeur », fait savoir EDF. Par ailleurs, en 2015 la production de Fessenheim a atteint 12,864 térawatt-heure, soit sa deuxième meilleure performance depuis 1977.

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Réacteurs de Fessenheim : 1 044 jours d'arrêt en près de cinq ans
Ce graphique représente les périodes d'arrêt des deux réacteurs nucléaires de la centrale de Fessenheim entre juillet 2013 et mars 2018 (soit 1 718 jours).
Sélectionnez les rectangles pour afficher le détail des arrêts.

 Arrêt fortuit
 Arrêt planifié


Source : EDF


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            left: 80
        };

        var timeDomainMode = FIT_TIME_DOMAIN_MODE; // fixed or fit
        var taskTypes = [];
        var taskStatus = [];
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            if (largeur             else return moment(d, "X").format("MM/YYYY")
        };
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            return "Réact. " + d
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        var keyFunction = function(d) {
            return d.startDate + d.reacteur + d.endDate;
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                        deb = moment(d.startDate, "X").format('Do')
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                    if (moment(d.startDate, "X").format('YY') != moment(d.endDate, "X").format('YY')) {
                        deb = moment(d.startDate, "X").format('Do MMMM YYYY')
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"
Du " + deb + " au " + fin
"
Soit " + moment.duration(d.endDate - d.startDate, "s").humanize() + ""
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                })
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                .attr("height", function(d) { return y.rangeBand(); })
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                });


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                .attr("transform", "translate(0, " + (height - margin.top - margin.bottom) + ")")
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            if (!arguments.length)
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            taskTypes = value;
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<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤         

Reportage

« Le commerce des esclaves était alimenté par les conflits entre les royaumes du Dahomey »

Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Dahomey (5/9). Dernière étape avant le port béninois de Ouidah, la ville qui a marqué la traite négrière.

Pierre Lepidi (envoyé spécial au Bénin)
    



LE MONDE
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        Le 18.01.2018 à 17h20

     •
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        Mis à jour le 18.01.2018 à 17h56






    
Dans un village béninois avant Kpomassè, en octobre 2017.
Crédits : Pierre Lepidi


A cause d’un coq insomniaque qui a commencé à chanter vers 3 heures, j’ai peu dormi. Le jour n’est pas encore levé lorsque mon guide Hubert et moi lançons nos premières foulées dans la nuit encore fraîche. Après une dizaine de kilomètres, nous traversons la nationale goudronnée pour récupérer un chemin de terre plus agréable.

        Présentation de notre série
         

          Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Bénin



La marche a le don de réveiller des souvenirs enfouis. Au moment de retrouver la piste en latérite, je repense à cet ami mauritanien venu me rendre visite à Paris il y a une quinzaine d’années. Un jour où l’on se baladait dans un jardin public, Mustapha m’avait demandé s’il pouvait marcher sur un coin du parc non entretenu. « En Europe, vous avez tout goudronné, même les jardins, m’avait-il expliqué. J’ai besoin d’éprouver le contact du sable, des herbes… J’aime sentir le revêtement naturel de la terre sous mes pieds. »
Nous traversons plusieurs villages, où l’on me salue souvent par un bienveillant « Kuwabo yovo ! » (« bonne arrivée le Blanc ! »). Je suis surpris de voir que certaines localités sont parfaitement entretenues avec des rues balayées quotidiennement, et qu’à quelques mètres, d’autres sont jonchées de détritus et de sacs en plastique.

        Premier épisode
         

          « Marche doucement sur cette route des esclaves, elle est sacrée »



« C’est peut-être lié à l’influence du CV [chef de village] et au message qu’il diffuse dans sa communauté, m’explique le guide. Mais je pense que c’est surtout par effet de mimétisme : si un habitant nettoie l’extérieur de sa maison, son voisin va faire pareil pour ne pas avoir honte et ainsi de suite jusqu’à ce que le village soit entièrement propre. Mais si personne ne montre l’exemple… »
Machettes et parapluie
Denis Hounnon est forgeron et travaille au bord de la piste sablonneuse qui mène à la ville de Kpomassè. D’un geste régulier du bras, il actionne une roue de vélo qui alimente un foyer dans lequel il façonne des outils destinés au travail de la terre. Ce matin, il affine les bords tranchants d’une bêche. « J’aime mon métier. Je viens d’une longue lignée de forgerons », dit-il en me serrant la main. Ses ancêtres travaillaient-ils déjà sur le bord de cette route ? Il l’ignore. J’ai lu que ceux qui assemblaient des pièces de métal étaient très recherchés par les royaumes dahoméens, notamment pour forger les maillons des chaînes des centaines de milliers d’esclaves.

    
Denis Hounnon, un forgeron établi à quelques kilomètres de Kpomassè.
Crédits : Pierre Lepidi


Vers 10 h 30, nous arrivons devant une immense enceinte. Des machettes, deux trônes et un parapluie décorent le portail au-dessus duquel on peut lire : « Conseil suprême des souverains du Bénin ». Deux statues de léopards prêtes à bondir ornent aussi l’entrée.
« Qui cherchez-vous ? demande une femme en sortant de l’épicerie qui jouxte le palais.
– Le roi ! lui dis-je. Est-il possible d’avoir une audience avec lui ?

        Deuxième épisode
         

          Au Bénin, « nous avons des cousins partout où ont été envoyés les esclaves »



– Non, malheureusement. Il ne rentrera qu’après-demain. Mais je suis la reine et je peux répondre à vos questions. En revanche, je ne peux pas vous faire entrer dans le palais en l’absence du souverain et il est interdit de me prendre en photo. »
La reine Gbekonton (littéralement « qui a quitté Abomey ») a épousé le roi de Kpomassè en 2013. A 27 ans, elle est l’une des quatre épouses de ce chef de culte vaudou, guérisseur traditionnel.
« Il m’a donné un fils, le prince Don Rodrigue, dit-elle en désignant le poupon de 4 mois qu’elle serre dans ses bras.
– Don Rodrigue a-t-il des chances de monter un jour sur le trône et de devenir roi de Kpomassè ?
– Je le souhaite, mais seul le roi pourrait répondre à cette question. »

    
L’entrée du palais du roi de Kpomassè, chef de culte vaudou et guérisseur traditionnel.
Crédits : Pierre Lepidi


Nous reprenons la route. Le soleil écrase nos ombres. « On voit souvent des serpents se reposer ici », dit Hubert en me montrant des traces d’ondulations dans le sable. Au détour d’un virage, une rafale apporte un air chargé d’iode. Elle annonce la fin du voyage. Cudjo Lewis, Mahommah Gardo Baquaqua et tous les esclaves qui ont suivi cette route ont-ils senti cette même bourrasque en passant près des champs de manioc et d’igname qui bordent aujourd’hui la voie ? Venant majoritairement du nord, la plupart ne connaissaient pas l’Océan et ignoraient tout de lui jusqu’à son goût de sel. A vol d’oiseau, une dizaine de kilomètres nous séparent maintenant de l’Atlantique.
« Lavés dans une rivière »
Nous retrouvons la route goudronnée qui mène vers Ouidah. Elle passe par la ville de Savi que nous atteignons en début d’après-midi après un virage en montée. Savi fut une étape majeure de la traite négrière. On raconte que c’est ici que le commerce avec des navigateurs portugais a débuté sous le règne de Kpassè, huitième souverain du royaume de Xwéda, fondé vers 1500. Plus tard ont suivi des commerçants anglais, hollandais et français, qui disposaient tous d’un fort pour leur commerce et leurs échanges à proximité du palais royal. « Les esclaves étaient lavés dans une rivière à l’entrée de la ville afin qu’ils puissent être vendus au meilleur prix, raconte Hubert. Le commerce était alimenté en permanence par les conflits entre les différents royaumes du Dahomey. »

        Troisième épisode
         

          « Cette histoire d’esclavage au Bénin, je l’ai apprise à l’école, mais elle ne me rend pas triste »



Grâce à un système douanier efficace à l’entrée de la ville, Savi a prospéré. Et, par extension, Ouidah en a tiré profit. En 1727, le roi Agadja, d’Abomey, a conquis la cité en tuant Houffon, le dernier roi de Savi, lors d’un bain de sang qui aurait fait 5 000 morts et 11 000 prisonniers. Le royaume d’Abomey, d’où nous sommes partis il y a maintenant quatre jours, n’avait alors plus d’obstacle, plus d’entrave pour s’étendre jusqu’à la mer. C’est ainsi qu’il est devenu le plus fort, le plus puissant et le plus respecté de tous.
Hubert me demande de l’accompagner faire une offrande – de l’akassa au poulet – à la divinité To-Legba, dont le temple est situé un peu avant le restaurant Les Trois Singes, où nous avons déjeuné. « On peut nourrir ce dieu avec du bœuf ou du mouton, mais il ne faut jamais lui donner de l’alcool, prévient le guide. C’est un esprit puissant qui peut devenir très nerveux. »

    
A l’entrée de la ville de Savi.
Crédits : Pierre Lepidi


A la nuit tombante, le ciel devient menaçant. Est-ce lié à cette route des esclaves qui nous imprègne jusqu’à nous obséder depuis tant de jours, à l’orage qui gronde ou à la fin du voyage ? Je sens monter comme une angoisse. Pour être déjà allé à Ouidah, que nous atteindrons demain matin et qui marquera la fin de cette marche de 125 km à travers le Bénin, je sais que même si la ville est agréable, la piste qui mène à la fameuse porte du Non-Retour est chargée d’une atmosphère lourde et oppressante. Je me souviens y avoir ressenti une gêne et même des maux de tête il y a quelques années.
Nous restons à l’auberge où nous avalons un sandwich fourré aux sardines en buvant une bière tiède. Un écran géant diffuse des clips nigérians où des filles callipyges se trémoussent autour d’un chanteur qui jette de l’argent dans un jacuzzi. La sono est forte, trop forte. Ce soir, le cœur n’y est pas.

Sommaire de notre série Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Dahomey

        Quatrième épisode
         

          « Certains arbres, au Bénin, portaient des signes laissés par les esclaves »



        Troisième épisode
         

          « Cette histoire d’esclavage au Bénin, je l’ai apprise à l’école, mais elle ne me rend pas triste »



        Deuxième épisode
         

          Au Bénin, « nous avons des cousins partout où ont été envoyés les esclaves »



        Premier épisode
         

          « Marche doucement sur cette route des esclaves, elle est sacrée »



        Présentation de notre série
         

          Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Bénin


D’Abomey à Ouidah, notre reporter a emprunté la route suivie en 1860 par Cudjo Lewis, le dernier esclave de la traite négrière vers les Etats-Unis.









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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le vent a soufflé à 120 km/h sur les côtes françaises. Environ 4 000 foyers étaient privés d’électricité en Corse et dans le Nord. Les Pays-Bas et l’Allemagne sont en alerte rouge.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

La tempête David balaie le nord de l’Europe avec des vents violents

Le vent a soufflé à 120 km/h sur les côtes françaises. Environ 4 000 foyers étaient privés d’électricité en Corse et dans le Nord. Les Pays-Bas et l’Allemagne sont en alerte rouge.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h35
   





                        


Après la Corse, les Hauts-de-France ont été balayés dans la nuit de mercredi à jeudi 18 janvier par des vents violents occasionnés par le passage de la tempête David, qui a également entraîné un important passage pluvieux. Le Nord et le Pas-de-Calais, placés en vigilance orange pour vents violents mercredi, ont connu des rafales jusqu’à 122 km/h au cap Gris-Nez (Pas-de-Calais), a indiqué jeudi Météo France, dans son bulletin matinal.
Les deux départements ont été exposés jeudi matin aux vents les plus forts. Des rafales ont dépassé les 100 km/h dans l’intérieur des terres et les 120 km/h sur le littoral. Le département de la Somme était également concerné à la marge avec des rafales proches de 100 km/h sur son littoral. Le vent devait faiblir en fin de matinée et l’alerte orange a été levée.
Quelque 3 000 foyers étaient toujours privés d’électricité jeudi midi dans ces deux départements. Les vents violents « ont entraîné des incidents sur le réseau électrique, privant d’électricité jusqu’à 11 000 clients », a annoncé la compagnie Enedis. A 11 heures, 950 clients étaient encore privés d’électricité en Corse, également placée en vigilance orange et où les rafales ont atteint plus de 220 km/h.
Pays-Bas et Allemagne en alerte rouge
Des chutes d’arbre ou de débris ont coûté la vie à trois personnes aux Pays-Bas et à une personne en Allemagne, ont déclaré les autorités des deux pays.
A l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, la compagnie KLM a annulé 260 vols. Dans le port de Rotterdam, des conteneurs sont tombés sous la violence du vent.
Dans la région de Rhénanie-du-Nord - Westphalie, Land le plus peuplé d’Allemagne, 100 000 personnes ont été privées d’électricité. Le DWD, le service météorologique allemand, fait état d’une rafale à 158 km/h sur le Zugspitze, une montagne de Bavière. Dans l’ensemble des zones en alerte, le vent commence à dépasser les 100 km/h.
La circulation des trains à grande vitesse Thalys reliant Paris à l’Allemagne et aux Pays-Bas est interrompue « jusqu’à 14 heures au moins » au-delà de Bruxelles, a fait savoir la compagnie jeudi. « La reprise du trafic est conditionnée à la réouverture des lignes classiques et grande vitesse aux Pays-Bas et en Allemagne », a expliqué la compagnie, prévenant que « la situation risque de rester perturbée et dégradée tout au long de la journée ».

La Réunion en alerte cyclonique orange
A l’approche de la tempête tropicale Berguitta, La Réunion a été placée en alerte cyclonique orange mercredi, a-t-on appris auprès de la préfecture. En fin de journée, le cyclone rétrogradé en « tempête tropicale » était situé à un peu moins de 500 km au nord-est de La Réunion.
Son passage au plus près de l’île est prévu dans la journée de jeudi. « L’inflexion de la trajectoire en direction du sud-ouest a débuté, rapprochant désormais plus directement le phénomène de l’île Maurice, puis de La Réunion », a précisé un communiqué de Météo-France Réunion.


Fortes perturbations en Allemagne
En Allemagne, un homme de 59 ans est mort dans un accident provoqué par la tempête Friederike (la tempête David est ainsi nommée en Allemagne) qui balaie le pays.
En Rhénanie-du-Nord - Westphalie, le trafic ferroviaire était complètement interrompu et devrait le rester toute la journée, selon la compagnie allemande de chemins de fer, Deutsche Bahn. Elle a pris des mesures similaires dans une partie de la Rhénanie-Palatinat et de la Basse-Saxe. De nombreuses écoles et crèches sont restées fermées dans ces Lands, où les vents soufflaient à quelque 120 km/h selon les services météorologiques.

   


Le trafic grandes lignes était très perturbé dans l’ensemble du pays, et de nombreux passagers se retrouvaient bloqués dans les gares. Pour les trains à grande vitesse qui roulaient encore, la compagnie a décidé de réduire leur vitesse, notamment entre Wolfsburg et Berlin ainsi qu’entre Hanovre et Wurtzbourg, trajets sur lesquels ils ne pourront rouler au-delà de 140 km/h.
Plusieurs vols ont aussi dû être annulés dans les aéroports de Düsseldorf et de Munich. Depuis la mi-journée, aucun avion n’a pu décoller ou atterrir à Düsseldorf.



                            


                        

                        


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<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Football : Alexis Sanchez et Arsenal au centre du jeu de chaises musicales du mercato

L’attaquant chilien d’Arsenal pourrait devenir le joueur le mieux payé de Premier League si son transfert, dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, se concrétise.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h42
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Chaque période de mercato est rythmée par ce gros transfert qui semble s’éterniser et ne jamais se concrétiser, alimenté par les spéculations des agents, de leur entourage et de la presse. Cet hiver, ce feuilleton porte le nom d’Alexis Sanchez, attaquant mécontent d’Arsenal.
Le Chilien est, selon la presse anglaise, sur le point de signer chez les rivaux de Manchester United pour 34 millions d’euros. Il deviendrait, à 29 ans, le joueur le mieux payé de Premier League.
L’entraîneur d’Arsenal, Arsène Wenger, comme tous ses collègues s’étant trouvés dans cette position, est passé par toutes les étapes du deuil – le déni, la colère, le marchandage – avant d’arriver, jeudi 18 janvier, à l’acceptation. « La transaction a des chances d’aboutir », a-t-il reconnu devant des journalistes, avant d’ajouter, évasif : « Tant que ce n’est pas signé, vous devez accepter que ça peut ne pas se faire, ce genre de choses n’est jamais garanti. »
Les envies d’ailleurs de Sanchez datent au moins de cet été. Elles sont autant liées à son contrat, qui se termine en 2018 et pour lequel il a ignoré toute proposition de prolongation, qu’à la mauvaise saison d’Arsenal. Le club de Londres est 6e de Premier League, à 23 points de la machine Manchester City, et déjà loin des places qualificatives pour la Ligue des champions.

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C’est d’ailleurs chez les Citizens que Sanchez était d’abord annoncé. Mais ses revendications salariales auraient été telles qu’elles ont refroidi même les propriétaires émiratis des Citizens. Les poches de Manchester United ne sont pas plus pleines que celles de ses voisins mais semblent plus ouvertes – ou son entraîneur José Mourinho est plus convaincant vis-à-vis des actionnaires. Selon les informations des divers journaux et tabloïds britanniques, le salaire exigé par Sanchez, accepté par United, serait dans une fourchette allant de 450 000 à 560 000 euros brut. Par semaine, bien sûr.
Henrikh Mkhitaryan en monnaie d’échange ?

   


Si rien n’est encore signé entre Arsenal, United et l’agent de Sanchez, c’est que la transaction inclut une quatrième variable : le milieu de terrain arménien Henrikh Mkhitaryan, en disgrâce à Manchester.
Mino Raiola, l’agent italo-néerlandais de Mkhitaryan (celui-là même qui avait touché 49 millions d’euros de commissions dans le transfert de Paul Pogba à Manchester), a essayé de peser dans les négociations. Dans le Times, il conditionnait la venue de Sanchez au départ de son client à Arsenal :
« Manchester United ne recrutera pas Sanchez sauf si “Mkhi” est d’accord pour aller à Arsenal. »
Pour Arsène Wenger, « c’est une possibilité, parce qu’[il] aime le joueur ». Il remplacerait numériquement Alexis Sanchez dans l’effectif londonien. Pour le Guardian, en revanche, la déclaration de Raiola ne serait que du bluff pour faire monter la cote de son joueur, et le départ de Sanchez aura lieu avec ou sans l’Arménien.
Arsenal chasse Malcom et Aubameyang

   


Si la piste Mkhitaryan ne se concrétise pas, Arsenal devra trouver une façon de compenser le départ de Sanchez, et celui de l’enfant-plus-si-prodige-que-ça Theo Walcott, désormais à Everton. Ne serait-ce que pour montrer aux fans qu’il ne tire pas un trait sur la saison, que le club peut encore sauver en revenant dans les places qualificatives pour la Ligue des champions et en remportant la Coupe de la Ligue, pour laquelle les Gunners rencontrent Chelsea en demi-finale retour le 24 janvier (0-0 au match aller).
« Pourra-t-on trouver un joueur exactement de la même trempe pour le remplacer ? Bien sûr que non, reconnaît Wenger, mais il y a toujours moyen de trouver un nouvel équilibre ».
Cet équilibre passera peut-être par le Brésilien de Bordeaux Malcom, un phénomène de 20 ans dont la position au club girondin est précaire. Pris en grippe par le public, il vient d’être convoqué à un entretien disciplinaire pour « manque de maturité, de solidarité et de respect envers l’institution ». Jusqu’ici, les Girondins refusaient de considérer son départ mais le renvoi de l’entraîneur Jocelyn Gourvennec pourrait changer la donne.
La presse sportive évoque aussi l’arrivée possible de Pierre-Emerick Aubameyang, l’attaquant gabonais du Borussia Dortmund, lui aussi fragilisé dans son club. Il vient d’être suspendu pour indiscipline, et les tabloïds allemands le voient déjà à Londres, où son père aurait séjourné cette semaine pour discuter du transfert.
Interrogé sur le sujet jeudi, en conférence de presse, Arsène Wenger n’a pas démenti être intéressé, tout en refusant de commenter « tant que rien n’est fait ». Une manière de faire qui n’a pas plu au Borussia Dortmund, qui affirme ne pas être en contact direct avec le club londonien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Lisa Inganni est partie huit mois en échange à l’université de Montréal, lors de sa dernière année de licence de droit. Campus à l’américaine, examens à faire à la maison ou à livre ouvert. Une expérience qu’elle recommande à tout étudiant.
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« Au Québec, les professeurs sont beaucoup plus proches des étudiants »

Lisa Inganni est partie huit mois en échange à l’université de Montréal, lors de sa dernière année de licence de droit. Campus à l’américaine, examens à faire à la maison ou à livre ouvert. Une expérience qu’elle recommande à tout étudiant.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 17h34
    |

            Claire Ané








                        



   


C’est le moment de postuler pour les étudiants qui souhaitent partir en échange universitaire à la rentrée prochaine. Lisa Inganni raconte ses huit mois au Québec, lorsqu’elle a quitté l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse pour terminer sa troisième année de licence de droit à l’université de Montréal. Elle avait expliqué, dans un premier volet, ses démarches pour partir : 

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Nous sommes arrivés à Montréal sous la neige, à la mi-décembre. Le passage à la douane ne nous a pas pris plus d’une demi-heure. Nous avions réservé des Airbnb pendant les trois premières semaines afin de mener des recherches de logement. Il est en principe très facile de se loger à Montréal, d’autant que ce n’est pas cher : nous avons trouvé un 20-25 m² pour 470 euros (eau, électricité et Internet inclus) dans le centre-ville, à deux minutes d’une station de métro ! La vie étant un peu plus chère qu’en France (voir trucs et astuces ci-dessous), j’ai fait des baby-sittings pour compléter l’aide de mes parents, ce qui m’a permis de faire de très belles rencontres.
La vie à Montréal a été particulièrement douce, et le froid, entre 0 et - 15 °C, n’y changeait rien. Nous n’avions pas de voiture et nous prenions le métro pour nous déplacer, la neige ne nous a donc jamais gênés, même si nous avons subi une importante tempête en mars. L’été est très humide et il y fait chaud jusqu’au début de novembre.
Quinze heures de cours hebdomadaires
La vie étudiante y ressemble à celle que l’on peut voir dans les films américains : les couloirs bordés de casiers, le campus immense, avec toutes les commodités possibles et imaginables (y compris un restaurant proposant des promotions pour des pichets de bière !). Grâce à l’association chargée des activités pour les étudiants étrangers, nous en avons rencontré beaucoup, majoritairement français. Près de 60 % des étudiants en échange à l’université de Montréal viennent en effet de France.

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L’année scolaire est divisée en trimestres. Celui d’été, facultatif, sert surtout à rattraper des matières ou à s’avancer. Je devais avoir un maximum de quinze heures de cours, comme les étudiants québécois qui passaient le diplôme équivalent de la licence, qui s’appelle le baccalauréat, et ce maximum est de neuf heures hebdomadaires en master. Les cours ne sont pas si éloignés de ceux en France, avec de la prise de notes. Cependant, les professeurs sont très ouverts à la participation, certains faisant même avancer leurs cours ainsi. Ils sont également beaucoup plus proches des étudiants et échangent volontiers. Ils fournissent des listes d’ouvrages à acheter, qui constituent un budget assez important ; certains m’ont été indispensables, d’autres beaucoup moins, cela dépend de la méthode du professeur.
Les cours disponibles sont très divers. J’ai pu étudier des matières proposées seulement en master en France, comme du droit comparé — qui m’a permis de découvrir des droits très différents, notamment anglais et musulman — et du droit du cyberespace, lequel m’a conduite dans mon cursus actuel (master 1 Propriété Intellectuelle, parcours Droit du numérique, à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, . J’ai même eu la chance de participer à l’école d’été du laboratoire de cyberjustice : des conférenciers venus du monde entier parler de l’intelligence artificielle, des problèmes de preuve électronique, de l’apport des nouvelles technologies dans le processus judiciaire et pour favoriser l’accès à la justice des citoyens.
« Take-home  » et examens à cours ouvert
Les examens, eux, sont complètement différents, et souvent sous la forme de « take-home », à faire chez soi. Il s’agissait soit de questions de cours, soit de devoirs de recherche, dont nous étions souvent libres de choisir le sujet, et qui nécessitaient un temps de travail important et une mise en page très précise : un guide indiquait comment présenter les références et la bibliographie. J’ai beaucoup aimé ces devoirs, qui obligent à une très grande rigueur, tout en nous permettant d’utiliser toutes les ressources dont on peut avoir besoin.
Il y a aussi des examens sur table, mais ils se font très souvent à livre ouvert, avec le cours, le livre de référence ainsi que d’autres documents mis spécialement à disposition par le professeur pour l’examen, lequel privilégiera parfois davantage de réflexion.
Au-delà des cours, les voyages sont un passage obligé en échange. Nous avons visité les parcs naturels voisins, le reste du Québec quand nos familles nous ont rendu visite, New York, et, à la fin du semestre d’été, la côte est, lors d’un road trip de deux semaines jusqu’en Floride. Le plus économique était souvent de louer une voiture à plusieurs.
Etudes plus courtes qu’en France
J’ai adoré cette expérience. J’ai pu suivre des cours novateurs et acquérir de la rigueur, outil indispensable à tout juriste. J’ai rencontré des étudiants du Québec et venus des quatre coins du monde. J’ai eu la chance de visiter une multitude de villes et de lieux magnifiques en Amérique du Nord. J’ai surtout pu découvrir un nouveau pays avec de grandes qualités : l’accueil y est très chaleureux, les habitants y sont très agréables et positifs. La ville de Montréal est surprenante, avec toujours quelque chose à faire, tout en proposant un rythme de vie apaisant. S’agissant de défauts, il y en a peu : les soins médicaux sont certes coûteux, mais la couverture médicale est bonne (au moins au Québec) ; la nourriture est plus chère et il est difficile de trouver certains aliments qui nous semblent indispensables, comme le fromage, mais c’est par là que passe le dépaysement !
L’échange permet aussi de redécouvrir les qualités et les défauts de notre mode de vie habituel : par exemple, on s’aperçoit qu’en France, on mange très bien, plutôt sainement, pour peu cher. Qu’il existe beaucoup d’initiatives pour les étudiants et que l’enseignement y est certes intense, mais complet. Et qu’il est très pratique d’avoir les prix affichés TTC ! En revanche, les logements sont plus chers et plus difficiles à obtenir ici qu’au Québec, où le permis d’études, attestant qu’on dispose des ressources suffisantes, nous dispensait d’avoir un garant. Il est aussi frappant de voir qu’en France, il faut généralement un master 2 avant de se lancer dans le monde professionnel, tandis qu’au Canada, on travaille souvent après l’équivalent de notre licence.
Un projet à l’étranger nécessite beaucoup d’organisation l’année précédente, pour monter un dossier, trouver les informations utiles et aussi préparer une alternative dans l’optique où le départ serait impossible. Mais c’est une expérience incroyable. Comme on dit au Québec, « il faut courir la chance !  »
A lire avant de partir : Faire ses études au Canada : inscriptions, bourses, logement…
Trucs et astuces à connaître 
- La régie du logement permet de déceler les arnaques dans les annonces de location (malheureusement assez fréquentes).
- De manière générale, au niveau du budget, la vie est un peu plus chère qu’en France, notamment la nourriture. Pour les transports en commun, il faut compter un abonnement de 130 euros pour quatre mois, incluant le bus et le métro. Globalement, le budget peut se situer aux alentours de 700 euros par mois en faisant bien attention, et de 800 euros si l’on part en week-end ou en voyage.

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- Il faut toujours avoir une application de conversion des devises sur son téléphone (pour ma part, j’utilise XE Currency). Une application de conversion des unités de mesure peut également s’avérer nécessaire pour la masse (au Canada comme aux Etats-Unis) et la distance (les miles étant utilisés au Etats-Unis). J’ai pour cela téléchargé une application nommée Convertisseur d’unités, très fonctionnelle. De plus, il faut faire attention : on ne parle pas de « mètres carrés », mais de « pieds carrés » (1 m² = 10 pieds carrés).
- On ne peut louer une voiture qu’à partir de 21 ans au Canada comme aux Etats-Unis.

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- La carte Visa Premier (ou MasterCard Gold) permet d’assurer les locations de voiture et d’économiser chez certains loueurs l’assurance obligatoire, tant au Canada qu’aux Etats-Unis.



                            


                        

                        

