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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Avant l’abandon de Notre-Dame-des-Landes par Emmanuel Macron, François Mitterrand avait signé la mort de deux projets, le Larzac et Plogoff, Lionel Jospin celui de Superphénix à Creys-Malville.
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Larzac, Plogoff, Creys-Malville : les précédents projets auxquels l’Etat a renoncé

Avant l’abandon de Notre-Dame-des-Landes par Emmanuel Macron, François Mitterrand avait signé la mort de deux projets, le Larzac et Plogoff, Lionel Jospin celui de Superphénix à Creys-Malville.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 17h40
    |

            Patricia Jolly, 
Sophie Landrin et 
Pierre Le Hir








                        



                                


                            
Avant Notre-Dame-des-Landes, dossier emblématique des conflits environnementaux des années 2000 et 2010 qui a été définitivement clos mercredi 17 janvier, l’Etat-aménageur a été mis en échec dans trois autres dossiers majeurs. Le Larzac, Plogoff et Creys-Malville.
La bataille du Larzac (1971-1981)

C’est la mère de toutes les révoltes environnementales. Dix ans de lutte sur le plateau du Larzac inscrits dans l’histoire nationale. Le 28 octobre 1971, le ministre de la défense nationale du gouvernement Pompidou, Michel Debré, dévoile le projet d’extension du camp militaire du Larzac, installé depuis 1902 dans l’Aveyron, qui doit passer de 3 000 à 17 000 hectares sur des terres consacrées au pâturage. Le camp s’étendrait sur douze communes, dont La Cavalerie.
L’Etat pense s’emparer sans difficulté de ces terres en expropriant les agriculteurs. Le secrétaire d’Etat à la défense nationale, André Fanton, a évoqué un an plus tôt lors d’un congrès de l’UDR la présence sur le plateau d’une poignée de paysans « qui élèvent vaguement quelques moutons, en vivant plus ou moins moyenâgeusement, et qu’il est nécessaire d’exproprier ». 
Rien ne se passera comme prévu. L’opposition s’organise très vite autour de 103 paysans locaux (sur les 109 exploitants) qui signent entre eux un serment de ne pas quitter leurs terres et de n’accepter aucune transaction. Le 6 novembre 1971, 6 000 personnes manifestent à Millau. En 1972 ils sont 20 000 opposants dans les rues de Rodez et en août 1973, 100 000 à défiler sur le Larzac. Aux paysans, s’ajoutent des notables locaux, syndicats et associations, des militants antimilitaristes et hippies de toute la France.
Le mouvement local devient national, clive droite et gauche. Le plateau est désormais une vitrine des contestations occitanistes, antimilitaristes, anticapitalistes ou antiétatiques. Comme des années plus tard à Notre-Dame-des-Landes, les paysans s’unissent aux jeunes « chevelus ». Les sympathisants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ L’abandon de l’aéroport ouvre la question de la redistribution des 1 650 hectares.
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Notre-Dame-des-Landes : le devenir des terres, autre source de conflits

L’abandon de l’aéroport ouvre la question de la redistribution des 1 650 hectares.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 17h03
    |

                            Yan Gauchard (Nantes, correspondant)








                        



                                


                            

Notre-Dame-des-Landes, ou le casse-tête sans fin. Après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport prévu sur cette commune située au nord de Nantes (Loire-Atlantique), mercredi 17 janvier, un autre bras de fer va s’engager sur la zone. Les opposants historiques rêvent de créer une entité juridique, adoubée par l’Etat, gérant la redistribution des 1 650 hectares consacrés au projet.

La référence : le Larzac, la lutte paysanne menée dans les années 1970 contre l’extension d’un camp militaire. Après la victoire de François Mitterrand en 1981 et sa décision d’abandonner le projet, les militants avaient obtenu la possibilité de prendre en main leur destin, et créé la société civile des Terres du Larzac, chargée de la réallocation des terres expropriées.
L’intégralité de l’emprise foncière consacrée au projet d’aéroport – 1 650 hectares de surfaces déclarées d’utilité publique en 2008 – appartient à l’Etat, à l’exception de trois routes traversant la ZAD, propriétés du département de Loire-Atlantique. « L’idéal serait que l’Etat reste propriétaire de ces parcelles et que la société civile que nous souhaitons créer obtienne un bail emphytéotique de la durée la plus longue possible, soit quatre vingt-dix-neuf années », explique Julien Durand, porte-parole de la principale association opposée à l’aéroport.
A charge alors pour cette société civile de contractualiser des baux classiques « avec les agriculteurs ou des structures associatives ». La finalité, précise-t-on, n’étant « pas de devenir propriétaire mais d’avoir une gestion collective de l’usage des terres ».
350 occupants
Un préalable s’impose. Pour gagner le droit de discuter avec l’Etat, les opposants historiques devront négocier une paix des braves durable sur la zone qui représente un sérieux problème d’ordre public. Lors d’un récent repérage, les autorités ont recensé 350 occupants sur le site. Avec l’abandon du projet d’aéroport, la frange...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Philippe Grosvalet, président PS du conseil départemental de Loire-Atlantique et favorable au projet de construction d’un nouvel aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes, reproche au gouvernement de ne pas avoir respecté la justice et le suffrage universel.
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NDDL : « L’abandon du projet ne fera que des perdants »

Dans une tribune au « Monde », Philippe Grosvalet, président PS du conseil départemental de Loire-Atlantique et favorable au projet de construction d’un nouvel aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes, reproche au gouvernement de ne pas avoir respecté la justice et le suffrage universel.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 17h23
    |

Philippe Grosvalet (président PS du conseil départemental de Loire-Atlantique)







                        



                                


                            

Tribune. La décision du président de la République est lourde de conséquences. Il tourne ainsi le dos à la justice, à la décentralisation et au suffrage universel. L’abandon du projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) ne fera que des perdants.
Les habitants d’abord, car les nuisances perdureront pour les 70 000 femmes, hommes et enfants quotidiennement survolés. Le territoire ensuite, car l’abandon sera synonyme de coup de frein porté au développement d’un territoire dont chacun connaît le dynamisme et l’attractivité. Le monde économique, qu’on freine dans son expansion. Le développement durable car, paradoxalement, le transfert est un outil efficace de lutte contre l’étalement urbain qui libère des terres en milieu très urbain. La démocratie car comment justifier, en démocratie, le fait de renier la force du vote populaire, la légitimité des élus locaux et la justesse des décisions de justice ? L’Etat, aussi, car la décision interrogera sa propre capacité à mener à bien de nouveaux projets structurants, tournés vers l’avenir. Emmanuel Macron, enfin, qui commet là son premier grand reniement lui qui, encore candidat à l’élection présidentielle, avait déclaré qu’il fallait respecter le vote.
« L’ouest de la France est une chance pour notre pays »
Demain, l’ouest de la France aura les mêmes besoins, les mêmes attentes qu’aujourd’hui. La décision du président de la République ne saurait être celle qui mettra un coup d’arrêt à nos projets. L’ouest de la France est un territoire périphérique, éloigné du cœur de l’Europe, qui a toujours su surmonter ce handicap géographique par son dynamisme, sa richesse industrielle et culturelle, son inventivité.
Il aura demain besoin de se connecter à un monde en mouvement. J’ai la conviction intime que l’Europe de demain sera celle des mobilités accélérées et des déplacements quotidiens entre les métropoles européennes. Ce n’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Bure, Roybon, la ferme des 1 000 vaches ou Europacity suscitent de vives oppositions locales, souvent depuis plusieurs années, au nom de l’environnement ou de la santé.
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Partout en France, des dizaines de projets d’aménagements farouchement contestés

Bure, Roybon, la ferme des 1 000 vaches ou Europacity suscitent de vives oppositions locales, souvent depuis plusieurs années, au nom de l’environnement ou de la santé.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 16h22
    |

            Audrey Garric et 
Pierre Le Hir








                        



                                


                            

L’arrêt de Notre-Dame-des-Landes et l’évacuation programmée de la ZAD ne laissent pas la France à l’abri de grandes contestations environnementales. Partout sur le territoire, une cinquantaine de projets d’aménagement dans tous les domaines (agriculture, hydrocarbures, stockage de déchets, transports, centres de loisirs ou commerciaux) suscitent de vives oppositions locales, souvent depuis plusieurs années, au nom de l’environnement ou de la santé.
Le dossier radioactif de BureHaute tension autour de lignes électriques et de minesRoutes et trains sur de mauvais railsLes fermes-usines de la colèreCentres commerciaux et de loisirs à l’épreuve du feu
Le dossier radioactif de Bure

Après celui de Notre-Dame-des-Landes, le dossier de Bure est sans doute le plus explosif pour le gouvernement. Dans le sous-sol de cette commune de la Meuse, doivent être enfouis, à 500 mètres de profondeur, les déchets nucléaires français les plus dangereux : 85 000 m3 de produits hautement radioactifs et à vie longue – des dizaines ou des centaines de milliers d’années.
Dans les années 1990, lors de la création d’un laboratoire souterrain, l’opposition ne mobilisait qu’un noyau d’associations locales. Elle a reçu depuis le renfort d’une nouvelle génération de militants, aux méthodes plus radicales, qui revendiquent des actions de « sabotage » contre l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), chargée du Centre industriel de stockage géologique (Cigéo). Plusieurs dizaines de jeunes antinucléaires ont choisi d’investir ce territoire, où ils ont acheté des maisons et construit des cabanes dans une forêt de 220 hectares, le bois Lejuc, qu’ils occupent depuis l’été 2016, tout en récusant l’appellation de « zadistes ».
L’Andra ne déposera sa demande d’autorisation de création du Cigéo que mi-2019, pour une mise en service à partir de 2026 ou 2027. Mais le gouvernement, qui a annoncé qu’il « ne tolérera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le groupe de BTP avait obtenu la concession et la construction de l’aéroport dans le bocage nantais.
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Abandon de Notre-Dame-des-Landes : quelle indemnisation pour Vinci ?

Le groupe de BTP avait obtenu la concession et la construction de l’aéroport dans le bocage nantais.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 16h20
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


« Comme nous l’avons toujours dit, aujourd’hui plus que jamais, Vinci se tient à la disposition de l’Etat. » Telle est la réaction, succincte, du groupe de BTP Vinci, à l’annonce, mercredi 17 janvier, de la décision du gouvernement d’abandonner le projet de plate-forme aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). En 2010, le constructeur avait remporté l’appel d’offres pour un contrat de concession et de conception et construction de l’aéroport du Grand Ouest, avec l’Etat. Après l’abandon, une indemnisation.
Mardi, lors de ses vœux à la presse, Xavier Huillard, le PDG de Vinci, ne souhaitait pas envisager cette issue, et refusait d’évoquer la question d’une éventuelle indemnisation : « Nous ne sommes pas dans cette disposition, assurait-il. Parler du montant d’un dédit de l’Etat n’est pas d’actualité. En fonction de la décision [de l’Etat], il y a un temps qui probablement sera assez long, qui tirera les conclusions de cette décision. » Il rappelait par ailleurs que le « contrat passé avec l’Etat était béton, et nickel » et que l’Etat n’avait pas l’intention d’éviter de payer un dédit.

        Lire :
         

          Le gouvernement annonce l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes



L’article 81 du contrat
Depuis la mi-décembre 2017 et la remise du rapport des médiateurs au premier ministre, la question est cependant sur toutes les lèvres : l’Etat devra-t-il compenser et à quelle hauteur la remise en cause du nouvel de l’aéroport ? Le contrat fixe de manière assez claire le principe d’une compensation en cas de résiliation pour motif d’intérêt général, dans l’article 81 du contrat, publié au Journal officiel en 2010.
Les trois médiateurs mandatés par l’Etat à l’automne 2017 avaient d’ailleurs dit que plusieurs clauses du contrat de concession fixaient des modes de calcul du montant maximal d’indemnisation en cas de résiliation pour « motif d’intérêt général » ou « en cas de force majeure ». « La justification de l’application éventuelle de l’une ou de l’autre de ces clauses, dans un contexte où le concessionnaire n’a pas bouclé son financement ni entrepris les travaux prévus au contrat, relève d’une analyse juridique et de négociations sortant du champ du présent rapport », écrivent les médiateurs. Lors de leur conférence de presse, Ils avaient cependant estimé que la somme à verser à Vinci pourrait varier de 0 et 350 millions d’euros.

        Lire :
         

          Notre-Dames-des-Landes : cinquante ans de batailles



Economies sur les frais annexes
En s’appuyant sur ces clauses, combien peut espérer Vinci après l’arrêt du projet ? Très difficile à savoir. Depuis la signature du projet de concession et de construction, le 30 juillet 2010, Vinci a pris la direction des aéroports de Nantes et de Saint-Nazaire, lancé les premières études, les premiers recrutements et a obtenu la concession de parcelles pour développer la nouvelle plate-forme aéroportuaire, évaluée, à la signature du contrat, entre 400 millions et 500 millions d’euros. Plus récemment, le chiffrage de l’aéroport du Grand Ouest a été réévalué à 561 millions d’euros. Abandonner un tel projet aura donc un coût, que Vinci ne souhaite pas commenter, car il veut conserver ses arguments en cas de négociation avec les pouvoirs publics.
Si le montant des indemnités et du dédit de l’Etat est compliqué à calculer, les soutiens et opposants du projet de Notre-Dame-des-Landes, y sont allés de leur évaluation. Selon l’Atelier citoyen de Nantes-Atlantique, opposé au projet, l’indemnisation irait de 150 millions à 250 millions d’euros. Pour la chambre de commerce et d’industrie de Nantes - Saint-Nazaire, soutien de l’aéroport, la somme serait plus proche des 350 millions d’euros. « Vinci ne commente pas ces chiffrages », dit-on chez le BTPiste.
En abandonnant le nouvel aéroport, l’Etat fera parallèlement d’importantes économies sur les frais annexes du projet, notamment les voies routières d’accès, ferroviaires, la tour de contrôle ou la ligne de tram-train. L’Etat et les collectivités économiseraient de la sorte quelque 423 millions d’euros.

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                Notre-Dame-des-Landes : la gendarmerie se prépare à une opération d’ampleur



Réaménager Nantes-Atlantique
Et si l’Etat devait opter pour un agrandissement de l’aéroport de Nantes-Atlantique ? Les opposants estiment à 45 millions d’euros le coût d’un réaménagement de la plate-forme existante. Les défenseurs de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes estiment que ce projet pourrait coûter jusqu’à 340 millions d’euros… Selon les médiateurs, « la comparaison financière entre les deux options pour l’Etat et les collectivités fait apparaître un écart de l’ordre de 250 millions à 350 millions d’euros en faveur de l’option de Nantes-Atlantique, hors prise en compte d’une éventuelle indemnisation du titulaire du contrat de concession, le cas échéant ». 
Pour financer l’aéroport actuel de Nantes, l’Etat devrait pouvoir s’appuyer sur les environ 100 millions d’euros récoltés depuis sept ans par l’aviation civile, au titre des taxes réévaluées à la hausse, pour financer Notre-Dame-des-Landes. En fait, tout dépendra de l’importance du réaménagement, des études préparatoires concernant notamment l’allongement de la piste, du temps nécessaire de travaux et de fermeture de l’aéroport. Et puis, l’Etat devra dire si Vinci conserve la concession de Nantes-Atlantique, ou s’il lance un nouvel appel d’offres. Une chose est sûre : les négociations risquent de durer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le gouvernement a respecté les conclusions des médiateurs et tenu compte des opinions publiques contre les réseaux et les lobbys, estime dans une tribune Françoise Verchère, à la tête d’un collectif d’élus opposés au projet du grand aéroport.
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Notre-Dame-des-Landes : « L’abandon était la seule décision raisonnable à prendre ! »

Le gouvernement a respecté les conclusions des médiateurs et tenu compte des opinions publiques contre les réseaux et les lobbys, estime dans une tribune Françoise Verchère, à la tête d’un collectif d’élus opposés au projet du grand aéroport.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 17h16
    |

Françoise Verchère (coprésidente du Collectif des élus doutant de la pertinence de l'aéroport (Cédpa), collectif d’élus opposés à l’aéroport de Not...







                        



                                


                            

Tribune. Nous ressentons d’abord un immense soulagement. Le soulagement de savoir qu’il n’y aura pas de destruction de terres agricoles, pas de saccage de la biodiversité, pas de perturbation de cette vaste zone humide, et donc que tous ceux qui y habitent, humains, vaches et tritons, ne verront pas leur vie bouleversée par la réalisation d’un aéroport. Le soulagement aussi de constater que le rapport des médiateurs a confirmé la véracité de tous les arguments que nous avions développés jusqu’ici en vain, permettant ainsi au gouvernement de prendre la seule décision qui était raisonnable et que nous attendions depuis si longtemps : l’abandon d’un projet inutile, coûteux et destructeur.
Il n’y a pas là déni de démocratie, comme certains vont s’empresser de le crier. Le déni de démocratie ne réside pas dans la non-prise en compte d’une consultation finale biaisée et malhonnête, mais bien dans les dysfonctionnements des procédures de débat public, dans le mépris des compétences et des avis des citoyens ou des scientifiques pendant les enquêtes, dans les petits et grands mensonges répétés à l’envi : la saturation prétendue de l’actuel aéroport, la menace imaginaire sur le lac de Grandlieu, le prétendu peu d’intérêt du site de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), le fantasme des créations de lignes aériennes…
Le temps des élus omnipotents est révolu
Si les habitants de Loire-Atlantique qui ont voté oui en 2016 ont l’impression de ne pas être respectés parce que le projet est abandonné, qu’ils n’oublient pas qu’ils ont d’abord été trompés pendant des années. Après Sivens, après NDDL, et alors que tant d’autres projets qui ressemblent à ces deux-là se poursuivent, peut-on espérer que soit enfin compris l’enjeu démocratique qu’ils révèlent ? Le temps des élus omnipotents, seuls décideurs et jamais comptables de leurs décisions, est révolu, celui des réseaux et des lobbys doit l’être aussi, car les citoyens ont des compétences qui leur permettent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Les réactions, hostiles ou positives, se sont multipliées avant même que la décision du gouvernement ne soit rendue publique.
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« Déni de démocratie » ou « décision courageuse », les réactions à l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes affluent

Les réactions, hostiles ou positives, se sont multipliées avant même que la décision du gouvernement ne soit rendue publique.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h25
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 17h37
   





                        


Les réactions n’ont pas attendu l’annonce officielle de la décision du gouvernement sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, mercredi 17 janvier. Après les déclarations de plusieurs élus locaux assurant que le projet était abandonné, les premières réactions, soulagées ou ulcérées, positives comme négatives.

        Suivez notre direct :
         

          les « conditions ne sont pas réunies » pour le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes




Les élus locaux et la droite vent debout contre l’abandon de Notre-Dame-des-Landes
Les premières réactions sont venues d’élus locaux qui soutenaient le projet de Notre-Dame-des-Landes. La critique la plus sévère est celle de Philippe Grosvalet (président socialiste du conseil départemental de la Loire-Atlantique), qui s’est exprimé avant l’annonce officielle, qualifiant le choix du gouvernement de « très mauvaise décision ». Parlant notamment de « trahison », M. Grosvalet a déclaré que cette décision allait avoir de « mauvaises conséquences pour nos territoires et notamment pour le développement économique et donc le monde de l’entreprise », accusant le président de « piétiner [les] collectivités locales » et « l’esprit de la décentralisation ».
Johanna Rolland, la maire PS de Nantes, a elle aussi tenu à réagir à l’annonce d’Edouard Philippe, parlant de « trahison du Grand Ouest et déni de démocratie », ajoutant que « Nantes relèvera[it] ce défi ».
Christelle Morançais, présidente Les Républicains (LR) de la région Pays de la Loire, a, quant à elle, parlé de « décision insupportable et inacceptable ». « C’est la victoire des zadistes sur l’Etat de droit, un coup de poignard pour le développement économique et l’attractivité du Grand Ouest. ».
Joël Guerriau, sénateur de l’Union des démocrates et indépendants (UDI, centre droit) de la Loire-Atlantique, a critiqué l’annonce, affirmant que « c’est beaucoup d’argent public qui va maintenant être jeté à l’eau » et parlant d’une « remise en cause » de la parole d’Emmanuel Macron, qui avait dit pendant la campagne vouloir respecter le oui de consultation populaire menée en 2016.

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A droite, les critiques concernant la décision d’Edouard Philippe et d’Emmanuel Macron mettent en avant un recul de l’autorité de l’Etat. Eric Woerth, député LR et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, parle d’un « renoncement de l’Etat » qui a « le goût amer d’un triste recul » et « pose de sérieuses questions sur la capacité de l’Etat à décider ». M. Woerth dit s’inquiéter également du coût de l’abandon et demande au gouvernement de « rendre publics les coûts directs et indirects de l’abandon du projet d’aéroport ». Bruno Retailleau, sénateur LR de la Vendée, a commenté la nouvelle, parlant de « grande victoire des zadistes » et de « scandale démocratique ».
Les réactions ont suivi le premier ministre jusqu’à l’Assemblée nationale, où de nombreux députés LR ont utilisé la séance des questions au gouvernement pour exprimer de vives critiques à l’encontre de sa décision. L’ambiance s’est révélée chahutée, dès l’ouverture de la séance, à 15 heures, par les protestations des députés LR, selon notre journaliste présent sur place.

« C’est un recul ! » « Les zadistes ont gagné ! » « Y aura plus de grand projet d’infrastructure ! » Les députés de droite contestent la décision du gouvernement d’abandonner le projet de #NDDL #QAG— Alexandre Lemarié (@AlexLemarie) 17 janvier 2018


Sous le feu des critiques de Franck Riester (député Agir de Seine-et-Marne) et surtout de Marc Le Fur (député LR des Côtes-d’Armor), le premier ministre a longuement défendu sa décision face à ses anciens collègues, recevant d’ailleurs autant le soutien de la majorité présidentielle que des députés de La France insoumise, ce qui n’a pas manqué de faire réagir Christian Jacob, président du groupe LR à l’Assemblée.

« Vous êtes même applaudi par Mélenchon ! », lance le patron du groupe LR, Christian Jacob, en direction d’Edouard Philippe #QAG #NDDL— Alexandre Lemarié (@AlexLemarie) 17 janvier 2018


Une décision « courageuse » et « difficile » saluée à gauche
A contrario, l’abandon de la construction de l’aéroport a été très majoritairement salué à gauche et dans les rangs de la majorité présidentielle. Les députés de La France insoumise Adrien Quatennens et Eric Coquerel parlent de « sage décision » et d’une « grande victoire pour les opposants, pour l’environnement et pour l’intérêt général ».
Les écologistes (anciens ou actuels membres d’Europe Ecologie-Les Verts, EELV) ont également salué la décision du gouvernement. Cécile Duflot, ancienne députée EELV et ex-ministre du logement, a dit que « la raison a[vait] prévalu » et a remercié « celles et ceux qui ont œuvré (…) pour que cela advienne ». Yannick Jadot, député Verts au Parlement européen, a accueilli une « décision responsable » qui « récompense des années de résistance locale, d’expertise citoyenne et de mobilisation nationale », appelant dès à présent à « l’apaisement ».
Les deux anciens membres d’EELV Barbara Pompili (députée La République en marche, LRM) et François de Rugy (président de l’Assemblée nationale, LRM) ont eux aussi accueilli favorablement l’annonce d’Edouard Philippe, la première parlant d’une « décision courageuse et difficile », le second soulignant le fait que cette décision « démontre qu’il est possible de concilier la croissance du trafic aérien et le respect des grands enjeux écologiques ».
Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot et qui a lui aussi quitté EELV pour La République en marche, a salué « la méthode irréprochable », « les mots apaisants du premier ministre » et « la vision globale développée sur les mobilités de demain ».

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Florian Philippot, qui a quitté le Front national pour fonder son mouvement, Les Patriotes, a qualifié la décision de « moins mauvaise décision », tout en regrettant « l’immense gâchis de temps et d’argent que ce projet aura représenté » et poussant pour que l’Etat « retrouve son rôle d’aménageur du territoire ». Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, abonde et a tenu à « saluer cette décision de bon sens ».
Sur le site de la Vache rit, lieu symbolique du combat contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Jean-François Guitton, agriculteur membre du collectif Copain 44, a les larmes aux yeux à l’annonce de l’abandon du projet par le premier ministre :
« On en a chié quand même. Depuis le temps qu’on tremble face aux annonces d’expulsion. On avait raison, ce n’est pas un projet du XXIe siècle. On a gagné la première manche, la plus importante. On a sauvé 1 650 hectares de l’artificialisation. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le politologue Eddy Fougier estime que l’exécutif joue très gros sur ce dossier. Il dresse quatre scénarios de sortie de crise dans la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, de la négociation à la manière forte.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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NDDL : « L’un des principaux enjeux est désormais celui de l’évacuation de la ZAD »

Dans une tribune au « Monde », le politologue Eddy Fougier estime que l’exécutif joue très gros sur ce dossier. Il dresse quatre scénarios de sortie de crise dans la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, de la négociation à la manière forte.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h22
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 17h17
    |

Eddy Fougier (politologue et consultant)







                        



                                


                            

Maintenant que le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé la décision d’abandonner le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), l’un des principaux enjeux, pour le gouvernement, est désormais celui de l’évacuation de la zone à défendre (ZAD). A l’instar de la décision qu’il a dû prendre à propos de l’aéroport, il semble bien que, pour la ZAD, il n’y ait pas non plus de bonne solution.

Le gouvernement se trouve, en effet, face à un véritable triangle d’incompatibilité. Il ne pourra pas à la fois satisfaire tout le monde, respecter ses engagements d’évacuer la ZAD et éviter les affrontements violents sur le terrain, avec notamment le risque qu’il y ait un mort. A ce stade, quatre scénarios sont envisageables.
Le premier scénario est celui esquissé par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, dans un entretien accordé à France 2 le 15 janvier, qui semble monter en puissance ces derniers jours. C’est le scénario de la « négociation » avec les zadistes, ou « scénario Larzac ». Dans cette hypothèse, seuls les éléments les plus radicaux seraient évacués de la ZAD ou amenés à partir d’eux-mêmes d’ici au printemps, comme l’a affirmé Edouard Philippe mercredi 17 janvier. Les agriculteurs expropriés récupéreraient alors leurs terres, tandis que les zadistes pacifiques qui souhaiteraient s’installer durablement dans la zone, par exemple pour exploiter des terres, seraient au bout du compte « régularisés ».
« Bons » et « mauvais » zadistes
C’est ce que semblent également souhaiter les zadistes, du moins si l’on en croit ce qu’ils expliquaient, en 2015, dans le texte dit « Les 6 points pour l’avenir de la ZAD ». Le modèle qu’ils prônaient alors est celui du Larzac. Suite à la décision d’abandon du projet d’extension du camp militaire du Larzac, en 1981, les terres agricoles qui avaient été acquises par l’Etat avaient été confiées à la Société civile des terres du Larzac (SCTL) par bail emphytéotique. La SCTL,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, mercredi 17 janvier, à l’issue du conseil des ministres.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Après plus de cinquante ans de blocage, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mercredi la fin du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
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Le gouvernement annonce l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes

Après plus de cinquante ans de blocage, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mercredi la fin du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 17h12
   





                        



C’est un dossier vieux de plus de cinquante ans. Lancé dans les années 1960, le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes est finalement abandonné. Le premier ministre, Edouard Philippe, l’a annoncé, mercredi 17 janvier, depuis l’Elysée :
« En relation étroite avec le président de la République, le gouvernement a pris sa décision : je constate aujourd’hui que les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Un tel projet qui structure le territoire pour un siècle ne peut se faire dans un contexte d’opposition exacerbée de la population.
Les grands projets récents se sont réalisés malgré les oppositions locales car portés par la population. Notre-Dame-des-Landes, aujourd’hui, c’est l’aéroport de la division. Le projet de Notre-Dame-des-Landes sera donc abandonné. »

        Suivez notre direct :
         

          les réactions à l’annonce du gouvernement



L’aéroport de Nantes-Atlantique sera « modernisé »
Les « terres » sur lesquelles le projet devait être édifié ne seront pas gardées par l’Etat, a précisé Edouard Philippe, qui a annoncé que l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique serait « modernisé » avec une procédure engagée pour « rallonger la piste », ainsi que celui de Rennes « si la région le souhaite ».
ZAD à évacuer d’ici au printemps
Le premier ministre a appelé les « squatteurs » dans la « zone de non-droit » de la « ZAD » à quitter les lieux, leur a donné « jusqu’au printemps » pour partir « d’eux-mêmes ».
« Les trois routes qui traversent le site de Notre-Dame-des-Landes doivent maintenant être rendues à la libre circulation pour tous. Les squats qui débordent sur la route doivent être évacués, les obstacles retirés, la circulation rétablie. A défaut, les forces de l’ordre procéderont aux opérations nécessaires. Conformément à la loi, les agriculteurs expropriés pourront retrouver leurs terres s’ils le souhaitent. Les occupants illégaux de ces terres devront partir d’eux-mêmes d’ici le printemps prochain ou en seront expulsés. »
« Victoire des zadistes »

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Avant même l’annonce officielle, plusieurs élus ont déploré l’abandon du projet. Pour le président du département Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, cette décision « piétine toutes les procédures publiques dans notre pays et les 179 décisions de justice qui ont été prises. Il piétine aussi les collectivités locales, toutes les collectivités locales. C’est une remise en cause de l’esprit même de la décentralisation ». 
« Il piétine les habitants de mon département qui sont allés voter. Il piétine le suffrage universel, qui est le socle de notre République et de notre démocratie. Il n’y aura que des mauvaises conséquences au travers de cette décision. »
De son côté, Bruno Retailleau, sénateur Les Républicains de Vendée et conseiller régional des Pays de Loire, a déploré sur Twitter une « grande victoire des zadistes ».
« Vinci se tient à la disposition de l’Etat »

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Vinci s’est déclaré à la disposition de l’Etat après l’officialisation de l’abandon du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mardi, le PDG de Vinci, Xavier Huillard, a déclaré que le gouvernement l’avait assuré ne pas chercher des clauses qui lui permettraient d’échapper à une indemnisation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Plus de 12 000 personnes ont été évacuées depuis le 15 janvier, les vulcanologues craignant des coulées de boue et des nuages toxiques.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Un collectif de députés LRM et MoDem demande, dans une tribune au « Monde », que l’Europe et la France adaptent les législations existantes pour interdire les nouveaux OGM, non concernés par les réglementations actuelles.
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Nouveaux OGM : « La France doit garder une position cohérente »

Un collectif de députés LRM et MoDem demande, dans une tribune au « Monde », que l’Europe et la France adaptent les législations existantes pour interdire les nouveaux OGM, non concernés par les réglementations actuelles.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 12h19
    |

un collectif de députés LRM et MoDem







                        



                                


                            
Tribune. Les Organismes génétiquement modifiés (OGM) sont définis et encadrés par la directive européenne 2001/18. Dans ce cadre, la France a choisi dès 2008 d’exclure toute production OGM sur son sol grâce à l’activation de la clause d’exclusion nationale.
Ce choix est aujourd’hui remis en cause par l’apparition de nouvelles techniques de modification du génome appelées NPBT (New Plant Breeding Technics). Elles recouvrent d’autres procédés que la transgenèse, utilisée pour les OGM « classiques », comme la mutagenèse dirigée par oligonucléotides, la cisgenèse, la technologie des nucléases à doigts de zinc, etc. Toutes ces techniques ne sont pas concernées par la directive 2001/18.

La Cour de Justice de l’Union européenne a été saisie en 2016 par le Conseil d’Etat français et rendra prochainement un avis afin de déterminer si ces nouvelles techniques entrent dans le champ des OGM.
Les « nouveaux OGM » sont généralement développés dans la même logique que les « classiques » (résistance à un herbicide ou production d’un insecticide) et présentent donc des risques similaires pour la santé et la biodiversité.
Risques nouveaux
Ils font également apparaître des risques nouveaux comme l’a pointé un rapport du Haut Conseil des Biotechnologies : une mise à mal des capacités d’adaptation de la biodiversité et des risques de dissémination des modifications génétiques obtenues vers les espèces cultivées.
Face à ces nouveaux risques, nous pensons que la France doit garder une position cohérente en appliquant le principe de précaution et en permettant la transparence sur les produits et la coexistence des cultures.
les nouveaux organismes génétiquement modifiés ne sont, à ce jour, ni identifiables ni étiquetés
En effet, il est impossible de connaître les impacts environnementaux et sanitaires de ces modifications génétiques à long terme. Le principe de précaution, qui prévaut aujourd’hui pour les OGM classiques,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Près de deux tiers des nappes phréatiques présentent un niveau « modérément bas à très bas », selon le Bureau de recherches géologiques et minières.
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En France, deux tiers des nappes phréatiques sont à un niveau inhabituellement bas

Près de deux tiers des nappes phréatiques présentent un niveau « modérément bas à très bas », selon le Bureau de recherches géologiques et minières.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 15h57
   





                        



   


Environ deux tiers (64 %) des nappes phréatiques présentent un niveau « modérément bas à très bas » en France, une situation « pas habituelle » en cette saison, selon le bilan au 1er janvier du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
Cette « situation de basses eaux qui se prolonge jusqu’en fin d’année n’est pas habituelle. Elle traduit l’absence d’incidence notable des premières pluies automnales, qui sont très attendues pour assurer la recharge des aquifères », a fait savoir mercredi le BRGM dans un communiqué.
« Pour une grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont inférieurs à la moyenne » : 27 % sont à un niveau modérément bas, 22 % à un niveau bas et 15 % très bas.

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                La qualité de l’eau se dégrade encore en France



Après un « relatif déficit pluviométrique enregistré ces derniers mois », le mois de décembre a toutefois « été marqué par une pluviométrie excédentaire de près de 30 % », principalement dans la moitié nord de la France. Ainsi, « la situation des nappes au 1er janvier 2018 traduit un début assez timide de recharge hivernale, mais une tendance qui semble se confirmer malgré tout », note le communiqué.
Le sud de la France particulièrement touché
Près de deux tiers des points étudiés (63 %) sont ainsi en hausse, mais 12 % restent orientés à la baisse. Mais les niveaux des nappes sont hétérogènes d’une région à l’autre.
Ainsi, la situation est particulièrement défavorable dans plusieurs zones du sud de la France : les aquifères de la vallée du Rhône, surtout en aval de Lyon, qui sont à des niveaux « bas, voire très bas » et « encore globalement orientés à la baisse », le Languedoc, les nappes du sud de la Vendée et celles de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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                De combien d’heures de soleil avez-vous été privés par rapport à la normale, en décembre 2017 ?



La situation est plus favorable pour la Beauce, la nappe des calcaires de Lorraine ou encore la plaine d’Alsace.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Edouard Philippe a annoncé qu’il n’y aurait pas de nouvel aéroport dans la Loire-Atlantique. Rémi Barroux, journaliste au « Monde », a répondu à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le projet de nouvel aéroport près de Nantes a suivi un très long parcours institutionnel émaillé de nombreuses confrontations sur le terrain.
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Notre-Dame-des-Landes : cinquante ans de batailles

Le projet de nouvel aéroport près de Nantes a suivi un très long parcours institutionnel émaillé de nombreuses confrontations sur le terrain.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 16h54
    |

            Rémi Barroux








                        



Le dossier Notre-Dame-des-Landes touche à sa fin. Ouvert il y a cinquante ans, il constitue le plus ancien conflit environnemental en France. L’aéroport de la discorde est devenu le symbole, pour les défenseurs de l’environnement, des « grands projets inutiles ». Cinquante ans de lutte, d’enlisement, de bataille juridique.
Les années 1970 : Concorde et décentralisation
C’est à la fin des années 1960 que naît l’idée d’un aéroport pour le Grand Ouest, dans le cadre de la décentralisation promue par la délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale. L’aéroport de Nantes Atlantique (anciennement Château-Bougon) est jugé inadapté pour accueillir les millions de passagers prévus. Il est alors question de vols transatlantiques et de faire atterrir le fleuron aéronautique national, le Concorde.
Les terres du bocage, à une vingtaine kilomètres au nord de Nantes et à quatre-vingts kilomètres au sud de Rennes, majoritairement sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, sont désignées, en 1968, comme site préférentiel. Alors que le conseil municipal, comme ceux des bourgs voisins, vote en faveur du projet, certains agriculteurs s’opposent. « On aurait autant aimé pas », déclare un habitant de la commune dans un reportage télévisé de 1974.
Les premiers opposants créent en 1972 l’Association de défense des exploitants concernés par l’aéroport (Adeca). Une petite délégation se rend à Orly (Val-de-Marne) enregistrer des bruits d’avion et recueillir des témoignages de riverains. En janvier 1974, un arrêté préfectoral fixe la zone d’aménagement différé (ZAD) qui permet au département d’acquérir quelque 1 200 ha (la surface totale du projet étant de 1 650 ha).

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Les années 2000 : vers le décret d’utilité publique
Le projet d’aéroport est mis en sommeil durant une quinzaine d’années, à cause de la crise pétrolière et de l’arrivée du TGV à Nantes (1989). L’idée d’un troisième aéroport parisien est promue en 1994 et Notre-Dame-des-Landes reste dans la course. En 2000, le projet est réactivé par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin. En octobre, un comité interministériel décide de « réaliser un nouvel aéroport, en remplacement de Nantes Atlantique, sur le site de Notre-Dame-des-Landes ».
L’apparition des plans d’exposition au bruit, interdisant ou limitant les constructions exposées au bruit des avions, contrarie la volonté du maire (PS) de Nantes, Jean-Marc Ayrault, d’urbaniser l’île de Nantes. Ce dernier est très attaché à l’idée de disposer d’une infrastructure à l’égal des grands aéroports européens. En décembre 2000, l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa) est créée.
En 2003 se met en place la commission consultative du débat public. Trois ans plus tard, sur la base du dossier de déclaration publique (DUP), est organisée l’enquête publique. Le 9 février 2008, l’Etat signe le décret (pour dix ans) déclarant d’utilité publique la construction du nouvel aéroport.
En 2009, naît le Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport (CéDpa). L’été de cette même année se tient sur le site visé un « camp d’action climat ». Dans la foulée, les premières occupations voient le jour et la ZAD est rebaptisée « zone à défendre ».
Les années 2010 : « zadistes » contre « légalistes »
En décembre 2010, le premier ministre François Fillon (UMP) signe le décret d’attribution de la concession à la société Vinci, pour une durée de cinquante-cinq ans, des aéroports existant de Nantes Atlantique et de Saint-Nazaire Montoir, ainsi que du futur Notre-Dame-des-Landes. L’ouverture du nouveau site est prévue en 2017. Vinci sera dans la foulée victime de nombreuses actions un peu partout en France.
De nombreux recours sont déposés par les opposants. Les procès se succèdent et la bataille juridique va durer plusieurs années. En avril 2012, deux agriculteurs, Michel Tarin et Gilles Denigot, font une grève de la faim devant la préfecture de Nantes. François Hollande assure qu’il n’y aura pas d’intervention sur la zone avant la fin de tous les recours.
Le 16 octobre 2012 au petit matin, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault – Manuel Valls est ministre de l’intérieur – lance l’opération « César » pour évacuer la ZAD. Mais les violents affrontements conduisent le gouvernement à suspendre l’opération. Le 17 novembre, plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent pour réoccuper la zone. Une semaine plus tard, le premier ministre annonce la création de trois commissions (experts, dialogue et scientifiques). La commission du dialogue conclut, en avril 2013, à la validité du projet, mais remet en question les mesures de compensation prévues.
Durant l’année 2013, les occupations se multiplient et de nombreux projets agricoles voient le jour. Le 22 février, plusieurs dizaines de milliers de manifestants, appuyés par quelque 500 tracteurs, défilent dans le centre de Nantes. De violents incidents ponctuent la manifestation.

   


Les procès et les recours continuent de s’enchaîner. Ils sont tous perdus par les opposants au projet. En janvier 2016, le tribunal de grande instance de Nantes valide les expulsions des habitants et agriculteurs, opposants historiques. Ségolène Royal, alors ministre de l’environnement, commande une étude au Conseil général à l’environnement et au développement durable (CGEDD), qui propose, le 5 avril, deux solutions : l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes mais avec une seule piste sur les deux prévues, ou le réaménagement de Nantes Atlantique.
Le 11 février, François Hollande propose un référendum local. Il se tiendra sur le seul département de Loire-Atlantique et donnera, le 26 juin, la victoire aux partisans du transfert de l’aéroport vers Notre-Dames-des-Landes (55,1 % pour).
En avril, la Commission européenne classe le contentieux, engagé trois ans plus tôt, sur le non-respect par la France des réglementations sur les impacts environnementaux des projets d’infrastructure. La cour administrative d’appel de Nantes valide, elle, en novembre, les arrêtés préfectoraux – le Conseil d’Etat est toujours saisi des recours des opposants.
2017-2018 : les dernières consultations ?
Avec l’élection d’Emmanuel Macron en mai, puis la nomination de Nicolas Hulot – opposant au projet d’aéroport – à la tête du ministère de la transition écologique et solidaire, le suspense est relancé. Suivant une promesse de campagne, le chef de l’Etat annonce qu’il prendra une décision après avoir pris connaissance d’un ultime rapport. Trois médiateurs sont nommés le 1er juin. Mi-décembre, ils rendent leur travail sans prendre parti pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes selon le projet initial ou pour le réaménagement de Nantes Atlantique. Après consultation des élus locaux, le premier ministre réaffirme que la décision sera annoncée avant la fin du mois de janvier.



                            


                        

                        


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L’arrêt d’autres centrales nucléaires durant le quinquennat est peu probable

Malgré la volonté de Nicolas Hulot de disposer d’un calendrier clair de fermeture de réacteurs, l’Elysée et EDF semblent jouer la montre.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 11h29
    |

                            Nabil Wakim et 
Pierre Le Hir








                        



                                


                            

C’était en juillet 2017. Nicolas Hulot, fraîchement nommé ministre de la transition écologique et solidaire, annonce sur RTL qu’il faudrait fermer « peut-être jusqu’à 17 réacteurs nucléaires » d’ici à 2025 pour faire descendre la part de l’atome dans la production électrique française à 50 %. Mais, début octobre, le ministre revient sur l’objectif de 2025, affirmant qu’il n’est pas tenable sans compenser la diminution du nucléaire par des centrales au gaz, qui émettent du CO2.
Alors que s’amorcent les discussions sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), il semble de plus en plus improbable que la France ferme d’autres réacteurs que Fessenheim pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron.

La PPE doit dessiner la trajectoire énergétique de la France pour les dix prochaines années. Cette feuille de route, qui doit être arrêtée fin 2018, inclut par exemple les objectifs de développement des énergies renouvelables ou de réduction des gaz à effet de serre.
Mais ce sont les termes employés sur le futur des 58 réacteurs du parc nucléaire qui seront scrutés avec attention par tous les observateurs. Les premiers ateliers se sont conclus, mardi 16 janvier, sans détailler les perspectives de fermeture de réacteurs. Les ONG déplorent que n’aient été étudiés que les scénarios les plus favorables au nucléaire.
« Choisir ses batailles »
Pour Nicolas Hulot, cette PPE est pourtant une occasion rêvée de rendre concret l’engagement d’« enclencher la décrue du nucléaire ». « Il faudra dans la PPE avoir un calendrier précis, avec le nom des réacteurs qui vont fermer », a expliqué au Monde le ministre, pour qui « le nucléaire n’est pas forcément une énergie d’avenir ». Selon lui, EDF a désormais compris que l’objectif de 50 %, même décalé dans le temps, « n’était pas négociable ».
Pour le ministère, il y aura trois critères pour décider quels réacteurs seront ciblés : la sûreté, après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le gouvernement installe un comité de pilotage sur la reconversion du site nucléaire, le plus vieux du parc. Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat, est chargé de déminer le dossier.
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A la recherche d’un plan pour fermer Fessenheim

Le gouvernement installe un comité de pilotage sur la reconversion du site nucléaire, le plus vieux du parc. Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat, est chargé de déminer le dossier.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 17h57
    |

            Pierre Le Hir et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Surtout, ne pas donner le sentiment d’une approche technocratique, imposée par l’Etat de façon autoritaire. Au contraire, mettre en avant la volonté d’« accompagner les territoires ». C’est avec cet ordre de mission que le président de la République, Emmanuel Macron, et son premier ministre, Edouard Philippe, ont décidé de faire monter en première ligne non pas un simple délégué interministériel, mais un membre du gouvernement, pour déminer le dossier de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Une échéance qui, restée virtuelle durant le quinquennat de François Hollande – celui-ci s’était engagé à stopper les deux réacteurs du Haut-Rhin avant la fin de son mandat –, se rapproche à grands pas, puisqu’elle doit coïncider avec la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), prévue fin 2018 ou début 2019. La gestion de cette mise à l’arrêt prend valeur de test, car elle constitue une première pour le parc électronucléaire français actuel.
Frictions
Ce n’est pas le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, mais son secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, qui prend son bâton de pèlerin. Pendant trois jours, du jeudi 18 au samedi 20 janvier, il doit rencontrer sur place élus locaux, départementaux et régionaux, salariés et direction de la centrale, mais aussi agents économiques, « y compris suisses et allemands ». Il a conscience d’arriver « dans un territoire fragilisé, dont les acteurs sont déboussolés », confie-t-il au Monde : « Voilà six ans que l’arrêt de Fessenheim a été annoncé, mais rien n’a été fait. Aucun travail de réflexion sur l’avenir du site n’a été mené. Il nous faut rattraper le temps perdu. »
Lui veut apporter « de la méthode et un objectif ». La méthode, c’est l’installation d’un « comité de pilotage » réunissant acteurs de terrain et services de l’Etat pour préparer de manière concertée la reconversion du site alsacien. L’objectif,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ La départementale 281, qui traverse la ZAD, pourrait être le théâtre des premières confrontations entre les CRS et certains des opposants au projet d’aéroport.
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Les forces de l’ordre convergent vers Notre-Dame-des-Landes

La départementale 281, qui traverse la ZAD, pourrait être le théâtre des premières confrontations entre les CRS et certains des opposants au projet d’aéroport.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 12h52
    |

            Rémi Barroux et 
Julia Pascual








                        



   


Certains hôtels de Loire-Atlantique commencent à afficher complet. Face à l’imminence d’une décision gouvernementale sur le sort de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les forces de l’ordre ont entrepris de rejoindre la zone pour se préparer à intervenir. « Il faut gérer ce genre de crise avec beaucoup de maîtrise », a prévenu Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, mardi 16 janvier sur France 2. Quel que soit le choix, maintenir ou abandonner le projet d’aéroport, M. Collomb a assuré que la ZAD « sera[it] en tout cas évacuée de ces éléments les plus radicaux ».
Côté police, six compagnies républicaines de sécurité (CRS) ont pris la route pour l’Ouest de la France mardi, soit entre 400 et 500 effectifs. Deux compagnies devraient être présentes à Rennes et quatre autres à Nantes, deux villes dans lesquelles des actions pourraient avoir lieu en cas d’évacuation de la ZAD, la zone d’aménagement différé, rebaptisée « zone à défendre » par les opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. « Nous ne sommes pas à l’abri d’un maintien de l’ordre violent, avec des manifestations telles qu’on a pu les connaître pendant la loi travail », anticipe David Michaux, secrétaire national CRS du syndicat UNSA-Police.
« Personne n’a une idée exacte de la réaction sur l’ensemble du territoire », tempère un cadre de la police nationale. Une chose est certaine : la lutte emblématique contre le projet d’aéroport a vu, depuis une dizaine d’années, se constituer un réseau de plus d’une centaine de collectifs locaux de soutien.
En prévision de l’arrivée de renforts militants
Côté gendarmerie, les premiers mouvements s’amorcent également. D’après nos informations, six ou sept escadrons de gendarmes mobiles, soit pas loin de 500 militaires, devaient être positionnés dès jeudi aux abords de la ZAD pour « contrôler » notamment l’arrivée de renforts militants. Quelque 300 personnes vivent sur place, mais elles pourraient être rejointes par des opposants à l’évacuation. A l’automne 2012, après l’échec de l’opération « César » – une tentative d’expulsion massive de plusieurs semaines –, des milliers de personnes s’étaient réunies sur place (40 000, selon les organisateurs) pour une manifestation de « reconquête ».
La manœuvre des gendarmes vise justement à éviter cette convergence. Et notamment en empêchant l’arrivée éventuelle de tracteurs, comme cela est déjà arrivé par le passé. En 2016, par exemple, à plusieurs reprises, les agriculteurs avaient manifesté avec des centaines de tracteurs. Ils en annoncent 300 mobilisables rapidement pour converger sur la ZAD en cas d’intervention massive.

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Une évacuation de la zone nécessite, selon diverses sources du ministère de l’intérieur, la mobilisation durant plusieurs semaines d’environ trente escadrons de gendarmes mobiles, mais ce n’est pas nécessairement le scénario qui sera joué dans un premier temps. Si le projet d’aéroport est abandonné, « le gouvernement entrera dans une phase de négociation avec les occupants et on pourra temporiser, analyse un gendarme. Les lieux dans la ZAD seront préservés, mais il y aura quand même des actions menées ».
La départementale 281, axe symbolique et opérationnel
L’enjeu sera d’abord de dégager la départementale 281, l’une des routes qui traversent la zone, reliant le carrefour des Ardinières au bourg de La Pâquelais, sur la commune de Vigneux-de-Bretagne. C’est notamment là qu’eurent lieu, en 2012, certains des affrontements les plus violents. Et c’est sur cette route rebaptisée « route des chicanes », que sont toujours concentrés aujourd’hui, sur quelque 3 kilomètres, de nombreux obstacles, barricades, fossés, carcasses de voitures, pneus…
La D281 sera le symbole de la reconquête de l’espace public par l’autorité, a prévenu la préfète Nicole Klein. Et les opposants historiques, agriculteurs et associations le savent bien, eux qui ont, à plusieurs reprises en 2017, commencé à la nettoyer. Mardi matin, agriculteurs et opposants faisaient encore le point sur la nécessité qu’il y aurait à dégager cette route, dès lors que l’abandon du projet d’aéroport serait annoncé officiellement.

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Ce sera probablement là qu’auront lieu les premiers affrontements, en tout cas le premier test pour les forces de l’ordre. « C’est un trouble majeur à l’ordre public et cet axe revêt aussi un enjeu symbolique et opérationnel », fait valoir le général à la retraite Bertrand Cavallier, ancien commandant du centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne). La gendarmerie pourrait employer ses véhicules blindés et recourir aux moyens logistiques du génie de l’armée de terre pour se réapproprier l’axe.
« La route départementale est importante parce que c’est le point principal d’accès à la ZAD », rappelle un gendarme. En intervenant dessus, les forces de l’ordre pourront à la fois contrôler les arrivées de l’extérieur et pousser les zadistes à venir à eux. « Tactiquement, la manœuvre est facile parce qu’on n’a pas à aller dans les bois, poursuit le gendarme. Cela présente le gros avantage de les faire sortir et ça va permettre de mesurer les forces en présence. »
Incursion possible vendredi

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Quelle sera alors la résistance des opposants présents ? L’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa), comme l’Association de défense des exploitants concernés par l’aéroport (Adeca), qui regroupe les agriculteurs, se disent prêtes à dégager elles-mêmes la route. « On est capable de le faire, il n’y a pas besoin d’intervenir, insiste Sylvain Fresneau. Si deux conditions sont réunies : que le projet soit abandonné et que la déclaration d’utilité publique tombe [elle arrive à échéance le 9 février], nous rendrons une route toute propre à la collectivité. » L’éleveur assure que les agriculteurs et les opposants sont tous prêts à venir, avec leurs machines, pour donner un coup de main.
Mais si les forces de l’ordre interviennent « trop tôt » – la rumeur fait état d’une première incursion possible dès vendredi –, le risque d’affrontements sera grand. Une infime minorité de zadistes se disent prêts à en découdre, même en cas de victoire avec l’abandon du projet. « Il faut nous laisser un peu de temps pour nettoyer, plaide aussi Julien Durand, porte-parole de l’Acipa. S’ils veulent intervenir, on ne pourra rien faire, on restera en retrait, on ne défendra pas la route, mais on ne s’interposera pas devant les gendarmes. » Ce serait un beau gâchis, affirment tous les opposants.
Le mouvement contre l’aéroport, qui regroupe toutes les associations ainsi que la coordination de la ZAD, organisera une conférence de presse, deux heures après l’annonce gouvernementale, à La Vache Rit, une grange qui fut le quartier général des occupants en 2012. Et à partir de 18 heures, ce même jour, une soirée sera organisée avec toutes les composantes du mouvement. « Dans un cas, on rigolera ; dans l’autre cas, on aura fini de rigoler », conclut Sylvain Fresneau.

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L’exécutif veut faciliter la mise en place de péages urbains

La ministre a assuré que cette mesure ne passerait pas forcément par la création d’un nouveau prélèvement mais pourrait consister en des incitations financières.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 09h10
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 18h13
   





                        


La mesure risque de faire réagir les associations d’automobilistes. Le texte de la future loi sur les mobilités, qui comptera de nombreuses mesures, devrait notamment inclure la facilitation de la mise en place des péages urbains par les collectivités locales, selon une information du journal Les Echos.
« Aujourd’hui, la loi donne déjà cette possibilité aux collectivités locales, mais seulement à titre expérimental et pour trois ans, ce qui est trop court au vu des investissements à consentir. Il faut y remédier », a indiqué la ministre des transports, Elisabeth Borne, au quotidien.
Le péage urbain existe depuis des années dans plusieurs villes européennes, comme Londres ou Milan, mais pas en France, où l’opposition des automobilistes rejoint celle des élus, inquiets d’un potentiel effet de ségrégation sociale. A Paris, la maire socialiste Anne Hidalgo a ainsi refusé d’adopter cette mesure en octobre dernier.
« On sait pertinemment que certains usagers ne peuvent pas se passer de voiture. Donc on va créer une ségrégation entre ceux qui auront les moyens de s’acquitter du péage et pourront continuer à se déplacer sans encombre, et ceux pour qui cette taxe supplémentaire sera celle de trop », s’est insurgé Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes, dans un communiqué.

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Dans les villes qui l’ont mis en place, le péage urbain sert à enrayer les embouteillages, diminuer la pollution et inciter les automobilistes à recourir aux transports en commun. Le gouvernement français entend ainsi permettre aux collectivités d’encourager les comportements plus respectueux de l’environnement, comme le covoiturage ou l’achat de véhicules moins polluants.
« Péage inversé »
En revanche, selon Les Echos, la ministre assure que cette mesure ne passera pas forcément par la création d’un nouveau prélèvement. Lille envisage par exemple la création d’un « péage inversé » qui ne pénalise pas les automobilistes mais consiste à verser des incitations financières à ceux qui acceptent de circuler hors des heures de pointe.
Les Echos affirment cependant que le « principal chantier à mener » pour le gouvernement concerne les « déserts de mobilités », c’est-à-dire les zones où les alternatives à la voiture individuelles sont quasiment inexistantes.
« Aujourd’hui, 80 % des territoires ne sont pas couverts par une autorité organisatrice. Cela représente 30 % des Français dont personne n’est chargé d’organiser la mobilité », a déclaré la ministre des transports au quotidien. La future loi devrait ainsi renforcer, entre autres, le rôle des régions pour effacer ces « zones blanches » et promouvoir les offres de transports disponibles sur les territoires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Une large partie de la France métropolitaine a connu une baisse de son ensoleillement en décembre 2017 par rapport à la normale, selon les chiffres de Météo France.
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De combien d’heures de soleil avez-vous été privés par rapport à la normale, en décembre 2017 ?

Une large partie de la France métropolitaine a connu une baisse de son ensoleillement en décembre 2017 par rapport à la normale, selon les chiffres de Météo France.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 08h11
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 11h22
    |

            Pierre Breteau








                        



   


A Beauvais, Biarritz, Le Mans, Bergerac, Chambéry, Orléans ou encore Dax, le soleil s’est fait rare en décembre 2017. A quelques exceptions près – dont Nice, Clermont-Ferrand ou… Le Touquet –, ce mois a été moins ensoleillé que la normale, c’est-à-dire la moyenne sur une période de trente ans selon les chiffres obtenus par Le Monde auprès de Météo France.
Décembre est globalement un mois assez peu propice aux bains de soleil, mais celui de 2017 a été moins généreux encore. Ainsi, à Paris, où la normale est de 70 heures et 31 minutes, la capitale n’a eu droit qu’à 58 heures et 37 minutes (soit 24 % de moins). A ce classement, c’est Rennes (Ille-et-Vilaine) qui arrive première – ou dernière, c’est selon – avec 51 % de soleil en moins par rapport à la normale. La capitale bretonne est suivie par Charleville-Mézières (Ardennes), avec – 48 %, et Besançon, – 36 %.

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Un mois de décembre 2017 moins ensoleillé que la normale
Ce graphique représente le déficit ou le surplus de l'ensoleillement en France métropolitaine – par rapport à la normale (établie entre 1991 et 2010) – du mois d'août 2017 au 15 janvier 2018.
Sélectionnez une des 59 stations météo dans la liste pour afficher ses relevés d'ensoleillement.
La ligne continue est le relevé effectif, celle en pointillés est celle de la normale.

 surplus d'ensoleillement
 déficit par rapport à la normale




 

Source : Météo France


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        liste = [{ "poste": "AMBERIEU", "ville": "Ambérieu", "dept": 1 }, { "poste": "ST QUENTIN", "ville": "Saint-Quentin", "dept": 2 }, { "poste": "VICHY-CHARMEIL", "ville": "Vichy-Charmeil", "dept": 3 }, { "poste": "ST AUBAN", "ville": "Saint-Auban", "dept": 4 }, { "poste": "EMBRUN", "ville": "Embrun", "dept": 5 }, { "poste": "CANNES", "ville": "Cannes", "dept": 6 }, { "poste": "NICE", "ville": "Nice", "dept": 6 }, { "poste": "CHARLEVILLE-MEZ", "ville": "Charleville-Mézières", "dept": 8 }, { "poste": "ST GIRONS", "ville": "Saint-Girons", "dept": 9 }, { "poste": "TROYES-BARBEREY", "ville": "Troyes", "dept": 10 }, { "poste": "CARCASSONNE", "ville": "Carcassonne", "dept": 11 }, { "poste": "MARIGNANE", "ville": "Marignane", "dept": 13 }, { "poste": "CAEN-CARPIQUET", "ville": "Caen", "dept": 14 }, { "poste": "AURILLAC", "ville": "Aurillac", "dept": 15 }, { "poste": "BOURGES", "ville": "Bourges", "dept": 18 }, { "poste": "AVORD", "ville": "Avord", "dept": 18 }, { "poste": "BRIVE", "ville": "Brive", "dept": 19 }, { "poste": "AJACCIO", "ville": "Ajaccio", "dept": "2A" }, { "poste": "CALVI", "ville": "Calvi", "dept": "2B" }, { "poste": "FIGARI", "ville": "Figari", "dept": "2A" }, { "poste": "SOLENZARA", "ville": "Solenzara", "dept": "2A" }, { "poste": "BERGERAC", "ville": "Bergerac", "dept": 24 }, { "poste": "BESANCON", "ville": "Besançon", "dept": 25 }, { "poste": "MONTELIMAR", "ville": "Montélimar", "dept": 26 }, { "poste": "EVREUX-HUEST", "ville": "Évreux", "dept": 27 }, { "poste": "CHARTRES", "ville": "Chartres", "dept": 28 }, { "poste": "CHATEAUDUN", "ville": "Châteaudun", "dept": 28 }, { "poste": "BREST-GUIPAVAS", "ville": "Brest", "dept": 29 }, { "poste": "QUIMPER", "ville": "Quimper", "dept": 29 }, { "poste": "NIMES-COURBESSAC", "ville": "Nîmes", "dept": 30 }, { "poste": "TOULOUSE-BLAGNAC", "ville": "Toulouse-Blagnac", "dept": 31 }, { "poste": "AUCH", "ville": "Auch", "dept": 32 }, { "poste": "CAP-FERRET", "ville": "Cap-Ferret", "dept": 33 }, { "poste": "BORDEAUX-MERIGNAC", "ville": "Bordeaux", "dept": 33 }, { "poste": "DINARD", "ville": "Dinard", "dept": 35 }, { "poste": "RENNES-ST JACQUES", "ville": "Rennes", "dept": 35 }, { "poste": "DAX", "ville": "Dax", "dept": 40 }, { "poste": "MONT-DE-MARSAN", "ville": "Mont-de-Marsan", "dept": 40 }, { "poste": "ROMORANTIN", "ville": "Romorantin", "dept": 41 }, { "poste": "ST ETIENNE-BOUTHEON", "ville": "Saint-Étienne", "dept": 42 }, { "poste": "ORLEANS", "ville": "Orléans", "dept": 45 }, { "poste": "NANCY-ESSEY", "ville": "Nancy", "dept": 54 }, { "poste": "LORIENT-LANN BIHOUE", "ville": "Lorient", "dept": 56 }, { "poste": "BEAUVAIS-TILLE", "ville": "Beauvais", "dept": 60 }, { "poste": "ALENCON", "ville": "Alencon", "dept": 61 }, { "poste": "LE-TOUQUET", "ville": "Le Touquet", "dept": 62 }, { "poste": "CLERMONT-FD", "ville": "Clermont-Ferrand", "dept": 63 }, { "poste": "BIARRITZ-PAYS-BASQUE", "ville": "Biarritz", "dept": 64 }, { "poste": "PAU-UZEIN", "ville": "Pau-Uzein", "dept": 64 }, { "poste": "TARBES-LOURDES-PYRENEES", "ville": "Tarbes-Lourdes", "dept": 65 }, { "poste": "PERPIGNAN", "ville": "Perpignan", "dept": 66 }, { "poste": "STRASBOURG-ENTZHEIM", "ville": "Strasbourg-Entzheim", "dept": 67 }, { "poste": "COLMAR-MEYENHEIM", "ville": "Colmar-Meyenheim", "dept": 68 }, { "poste": "BALE-MULHOUSE", "ville": "Mulhouse", "dept": 68 }, { "poste": "LUXEUIL", "ville": "Luxeuil", "dept": 70 }, { "poste": "LE MANS", "ville": "Le Mans", "dept": 72 }, { "poste": "BOURG ST MAURICE", "ville": "Bourg-Saint-Maurice", "dept": 73 }, { "poste": "CHAMBERY-AIX", "ville": "Chambéry", "dept": 73 }, { "poste": "PARIS-MONTSOURIS", "ville": "Paris", "dept": 75 }];

    var releves = { "AMBERIEU": { "Aug-17": 16674, "Sep-17": 11331, "Oct-17": 11086, "Nov-17": 3625, "Dec-17": 1931, "Jan-18": 1080 }, "ST QUENTIN": { "Aug-17": 10232, "Sep-17": 7406, "Oct-17": 7313, "Nov-17": 4703, "Dec-17": 2365, "Jan-18": 351 }, "VICHY-CHARMEIL": { "Aug-17": 14416, "Sep-17": 9323, "Oct-17": 9665, "Nov-17": 4193, "Dec-17": 2585, "Jan-18": 610 }, "ST AUBAN": { "Aug-17": 17738, "Sep-17": 14317, "Oct-17": 16216, "Nov-17": 11150, "Dec-17": 8453, "Jan-18": 3183 }, "EMBRUN": { "Aug-17": 15281, "Sep-17": 14258, "Oct-17": 15206, "Nov-17": 10403, "Dec-17": 8541, "Jan-18": 2823 }, "CANNES": { "Aug-17": 19588, "Sep-17": 15240, "Oct-17": 14782, "Nov-17": 10781, "Dec-17": 8539, "Jan-18": 3055 }, "NICE": { "Aug-17": 19879, "Sep-17": 15819, "Oct-17": 15785, "Nov-17": 11041, "Dec-17": 9011, "Jan-18": 769 }, "CHARLEVILLE-MEZ": { "Aug-17": 9281, "Sep-17": 7185, "Oct-17": 11583, "Nov-17": 3303, "Dec-17": 1326, "Jan-18": 2220 }, "ST GIRONS": { "Aug-17": 11716, "Sep-17": 10186, "Oct-17": 8862, "Nov-17": 8347, "Dec-17": 4940, "Jan-18": 1229 }, "TROYES-BARBEREY": { "Aug-17": 12462, "Sep-17": 8566, "Oct-17": 10731, "Nov-17": 4209, "Dec-17": 2400, "Jan-18": 2053 }, "CARCASSONNE": { "Aug-17": 15405, "Sep-17": 12475, "Oct-17": 12013, "Nov-17": 7653, "Dec-17": 4997, "Jan-18": 1198 }, "MILLAU": { "Aug-17": 17305, "Sep-17": 11713, "Oct-17": 11568, "Nov-17": 7790, "Dec-17": 5932, "Jan-18": 757 }, "RODEZ-AVEYRON": { "Aug-17": 15524, "Sep-17": 16062, "Oct-17": 15499, "Nov-17": 7514, "Dec-17": 4530, "Jan-18": 3596 }, "MARIGNANE": { "Aug-17": 18912, "Sep-17": 7710, "Oct-17": 6696, "Nov-17": 11782, "Dec-17": 8115, "Jan-18": 1701 }, "CAEN-CARPIQUET": { "Aug-17": 10933, "Sep-17": 8144, "Oct-17": 6871, "Nov-17": 5041, "Dec-17": 2932, "Jan-18": 746 }, "ST GATIEN DES B": { "Aug-17": 11349, "Sep-17": 8718, "Oct-17": 11898, "Nov-17": 3630, "Dec-17": 5148, "Jan-18": 1374 }, "AURILLAC": { "Aug-17": 15307, "Sep-17": 10225, "Oct-17": 10591, "Nov-17": 7287, "Dec-17": 3506, "Jan-18": 881 }, "COGNAC": { "Aug-17": 13766, "Sep-17": 12147, "Oct-17": 10334, "Nov-17": 9020, "Dec-17": 4383, "Jan-18": 544 }, "LA ROCHELLE-ILE DE RE": { "Aug-17": 15461, "Sep-17": 9088, "Oct-17": 10149, "Nov-17": 8905, "Dec-17": 2543, "Jan-18": 2341 }, "BOURGES": { "Aug-17": 14262, "Sep-17": 9026, "Oct-17": 9701, "Nov-17": 5434, "Dec-17": 4056, "Jan-18": 2602 }, "AVORD": { "Aug-17": 13697, "Sep-17": 8660, "Oct-17": 10953, "Nov-17": 4796, "Dec-17": 5937, "Jan-18": 2437 }, "BRIVE": { "Aug-17": 13876, "Sep-17": 15719, "Oct-17": 16315, "Nov-17": 7707, "Dec-17": 6439, "Jan-18": 2951 }, "AJACCIO": { "Aug-17": 22102, "Sep-17": 14949, "Oct-17": 14970, "Nov-17": 9805, "Dec-17": 7127, "Jan-18": 3067 }, "CALVI": { "Aug-17": 21712, "Sep-17": 16206, "Oct-17": 15497, "Nov-17": 8868, "Dec-17": 7709, "Jan-18": 1279 }, "FIGARI": { "Aug-17": 21920, "Sep-17": 15080, "Oct-17": 14847, "Nov-17": 8621, "Dec-17": 7928, "Jan-18": 1474 }, "BASTIA": { "Aug-17": 21254, "Sep-17": 15886, "Oct-17": 13936, "Nov-17": 9709, "Dec-17": 2374, "Jan-18": 618 }, "SOLENZARA": { "Aug-17": 21295, "Sep-17": 9126, "Oct-17": 8639, "Nov-17": 9993, "Dec-17": 2742, "Jan-18": 970 }, "DIJON-LONGVIC": { "Aug-17": 14382, "Sep-17": 7619, "Oct-17": 6971, "Nov-17": 4677, "Dec-17": 2847, "Jan-18": 1480 }, "ST BRIEUC": { "Aug-17": 10487, "Sep-17": 9253, "Oct-17": 9595, "Nov-17": 4875, "Dec-17": 3356, "Jan-18": 1903 }, "GUERET-ST LAURENT": { "Aug-17": 13264, "Sep-17": 9570, "Oct-17": 11076, "Nov-17": 6197, "Dec-17": 2141, "Jan-18": 590 }, "BERGERAC": { "Aug-17": 14316, "Sep-17": 9286, "Oct-17": 9476, "Nov-17": 7883, "Dec-17": 3951, "Jan-18": 385 }, "BESANCON": { "Aug-17": 14284, "Sep-17": 13914, "Oct-17": 13551, "Nov-17": 3922, "Dec-17": 2202, "Jan-18": 1821 }, "MONTELIMAR": { "Aug-17": 17499, "Sep-17": 8267, "Oct-17": 8192, "Nov-17": 8092, "Dec-17": 2387, "Jan-18": 1935 }, "EVREUX-HUEST": { "Aug-17": 10407, "Sep-17": 8568, "Oct-17": 8518, "Nov-17": 4787, "Dec-17": 2747, "Jan-18": 2310 }, "CHARTRES": { "Aug-17": 11494, "Sep-17": 8464, "Oct-17": 9493, "Nov-17": 4660, "Dec-17": 3347, "Jan-18": 1653 }, "CHATEAUDUN": { "Aug-17": 12606, "Sep-17": 7716, "Oct-17": 6425, "Nov-17": 4951, "Dec-17": 7890, "Jan-18": 1679 }, "BREST-GUIPAVAS": { "Aug-17": 9949, "Sep-17": 7018, "Oct-17": 6156, "Nov-17": 4667, "Dec-17": 4842, "Jan-18": 618 }, "QUIMPER": { "Aug-17": 11200, "Sep-17": 14483, "Oct-17": 13653, "Nov-17": 6200, "Dec-17": 4739, "Jan-18": 2557 }, "NIMES-COURBESSAC": { "Aug-17": 17876, "Sep-17": 11348, "Oct-17": 11833, "Nov-17": 10523, "Dec-17": 4839, "Jan-18": 1604 }, "TOULOUSE-BLAGNAC": { "Aug-17": 14719, "Sep-17": 10564, "Oct-17": 11607, "Nov-17": 7789, "Dec-17": 3761, "Jan-18": 1040 }, "AUCH": { "Aug-17": 13725, "Sep-17": 12342, "Oct-17": 12818, "Nov-17": 7997, "Dec-17": 8680, "Jan-18": 861 }, "CAP-FERRET": { "Aug-17": 17376, "Sep-17": 10474, "Oct-17": 11093, "Nov-17": 9793, "Dec-17": 2480, "Jan-18": 704 }, "BORDEAUX-MERIGNAC": { "Aug-17": 15816, "Sep-17": 14960, "Oct-17": 13823, "Nov-17": 9713, "Dec-17": 3282, "Jan-18": 1778 }, "MONTPELLIER-AEROPORT": { "Aug-17": 17784, "Sep-17": 7475, "Oct-17": 5832, "Nov-17": 11960, "Dec-17": 3155, "Jan-18": 1094 }, "DINARD": { "Aug-17": 10831, "Sep-17": 7453, "Oct-17": 5877, "Nov-17": 4207, "Dec-17": 3011, "Jan-18": 1536 }, "RENNES-ST JACQUES": { "Aug-17": 11372, "Sep-17": 9001, "Oct-17": 9869, "Nov-17": 4826, "Dec-17": 2074, "Jan-18": 1853 }, "CHATEAUROUX DEOLS": { "Aug-17": 13980, "Sep-17": 9266, "Oct-17": 9911, "Nov-17": 5851, "Dec-17": 2668, "Jan-18": 2014 }, "TOURS": { "Aug-17": 13227, "Sep-17": 11064, "Oct-17": 12823, "Nov-17": 5576, "Dec-17": 5109, "Jan-18": 481 }, "GRENOBLE-ST GEOIRS": { "Aug-17": 16105, "Sep-17": 8736, "Oct-17": 9319, "Nov-17": 5457, "Dec-17": 5449, "Jan-18": 1029 }, "TAVAUX SA": { "Aug-17": 14656, "Sep-17": 11235, "Oct-17": 11537, "Nov-17": 4415, "Dec-17": 4639, "Jan-18": 1339 }, "BISCARROSSE": { "Aug-17": 16451, "Sep-17": 10551, "Oct-17": 11096, "Nov-17": 8561, "Dec-17": 1955, "Jan-18": 1068 }, "DAX": { "Aug-17": 13341, "Sep-17": 10847, "Oct-17": 11662, "Nov-17": 7457, "Dec-17": 2934, "Jan-18": 525 }, "MONT-DE-MARSAN": { "Aug-17": 14599, "Sep-17": 7741, "Oct-17": 9625, "Nov-17": 8239, "Dec-17": 3870, "Jan-18": 574 }, "ROMORANTIN": { "Aug-17": 12323, "Sep-17": 8522, "Oct-17": 9842, "Nov-17": 4528, "Dec-17": 3803, "Jan-18": 1375 }, "BLOIS": { "Aug-17": 13039, "Sep-17": 10752, "Oct-17": 11124, "Nov-17": 4995, "Dec-17": 2180, "Jan-18": 589 }, "ST ETIENNE-BOUTHEON": { "Aug-17": 15802, "Sep-17": 9896, "Oct-17": 8308, "Nov-17": 4613, "Dec-17": 4097, "Jan-18": 1213 }, "LE PUY-LOUDES": { "Aug-17": 15352, "Sep-17": 9827, "Oct-17": 9629, "Nov-17": 5720, "Dec-17": 3403, "Jan-18": 1131 }, "NANTES-BOUGUENAIS": { "Aug-17": 13780, "Sep-17": 8665, "Oct-17": 11064, "Nov-17": 7427, "Dec-17": 5364, "Jan-18": 1006 }, "ORLEANS": { "Aug-17": 12923, "Sep-17": 8865, "Oct-17": 10688, "Nov-17": 4922, "Dec-17": 3562, "Jan-18": 1170 }, "GOURDON": { "Aug-17": 14365, "Sep-17": 9946, "Oct-17": 12638, "Nov-17": 7194, "Dec-17": 2636, "Jan-18": 1219 }, "AGEN": { "Aug-17": 15676, "Sep-17": 10532, "Oct-17": 7879, "Nov-17": 6458, "Dec-17": 2289, "Jan-18": 774 }, "MENDE": { "Aug-17": 16305, "Sep-17": 9366, "Oct-17": 5934, "Nov-17": 7235, "Dec-17": 1443, "Jan-18": 1452 }, "BEAUCOUZE": { "Aug-17": 12827, "Sep-17": 7737, "Oct-17": 7874, "Nov-17": 5327, "Dec-17": 3025, "Jan-18": 1511 }, "GONNEVILLE": { "Aug-17": 11910, "Sep-17": 8905, "Oct-17": 7865, "Nov-17": 4972, "Dec-17": 1475, "Jan-18": 1089 }, "REIMS-PRUNAY": { "Aug-17": 11138, "Sep-17": 7576, "Oct-17": 7768, "Nov-17": 3017, "Dec-17": 3392, "Jan-18": 261 }, "LANGRES": { "Aug-17": 12479, "Sep-17": 8591, "Oct-17": 7653, "Nov-17": 2585, "Dec-17": 2632, "Jan-18": 692 }, "ST-DIZIER": { "Aug-17": 12130, "Sep-17": 8252, "Oct-17": 7220, "Nov-17": 5133, "Dec-17": 2138, "Jan-18": 642 }, "LAVAL-ETRONNIER": { "Aug-17": 11379, "Sep-17": 8249, "Oct-17": 6953, "Nov-17": 2762, "Dec-17": 2243, "Jan-18": 559 }, "NANCY-ESSEY": { "Aug-17": 12447, "Sep-17": 8288, "Oct-17": 9370, "Nov-17": 7082, "Dec-17": 3105, "Jan-18": 749 }, "LORIENT-LANN BIHOUE": { "Aug-17": 13313, "Sep-17": 8541, "Oct-17": 6104, "Nov-17": 4976, "Dec-17": 3786, "Jan-18": 738 }, "NEVERS-MARZY": { "Aug-17": 13292, "Sep-17": 8180, "Oct-17": 7943, "Nov-17": 5312, "Dec-17": 5594, "Jan-18": 1664 }, "LILLE-LESQUIN": { "Aug-17": 10703, "Sep-17": 7879, "Oct-17": 7828, "Nov-17": 4448, "Dec-17": 5335, "Jan-18": 2352 }, "CREIL": { "Aug-17": 11940, "Sep-17": 8299, "Oct-17": 8045, "Nov-17": 5152, "Dec-17": 5751, "Jan-18": 2405 }, "BEAUVAIS-TILLE": { "Aug-17": 10758, "Sep-17": 7452, "Oct-17": 5546, "Nov-17": 5001, "Dec-17": 6653, "Jan-18": 3266 }, "ALENCON": { "Aug-17": 11789, "Sep-17": 8630, "Oct-17": 10537, "Nov-17": 4005, "Dec-17": 2220, "Jan-18": 1062 }, "LE-TOUQUET": { "Aug-17": 12463, "Sep-17": 9099, "Oct-17": 11211, "Nov-17": 5252, "Dec-17": 4194, "Jan-18": 1507 }, "CLERMONT-FD": { "Aug-17": 14456, "Sep-17": 10458, "Oct-17": 11635, "Nov-17": 7445, "Dec-17": 3354, "Jan-18": 1841 }, "BIARRITZ-PAYS-BASQUE": { "Aug-17": 12364, "Sep-17": 10750, "Oct-17": 12078, "Nov-17": 8796, "Dec-17": 2362, "Jan-18": 1185 }, "PAU-UZEIN": { "Aug-17": 12424, "Sep-17": 10632, "Oct-17": 14314, "Nov-17": 9008, "Dec-17": 2100, "Jan-18": 1275 }, "TARBES-LOURDES-PYRENEES": { "Aug-17": 11588, "Sep-17": 13120, "Oct-17": 7502, "Nov-17": 11546, "Dec-17": 2509, "Jan-18": 838 }, "PERPIGNAN": { "Aug-17": 14672, "Sep-17": 8326, "Oct-17": 9649, "Nov-17": 2999, "Dec-17": 3110, "Jan-18": 614 }, "STRASBOURG-ENTZHEIM": { "Aug-17": 12231, "Sep-17": 8729, "Oct-17": 10030, "Nov-17": 3512, "Dec-17": 5022, "Jan-18": 967 }, "COLMAR-MEYENHEIM": { "Aug-17": 13656, "Sep-17": 9229, "Oct-17": 11924, "Nov-17": 3496, "Dec-17": 2317, "Jan-18": 457 }, "BALE-MULHOUSE": { "Aug-17": 14317, "Sep-17": 11732, "Oct-17": 8442, "Nov-17": 4787, "Dec-17": 2379, "Jan-18": 872 }, "LYON-BRON": { "Aug-17": 16504, "Sep-17": 8645, "Oct-17": 10538, "Nov-17": 3344, "Dec-17": 1805, "Jan-18": 893 }, "LUXEUIL": { "Aug-17": 13257, "Sep-17": 9588, "Oct-17": 8022, "Nov-17": 4778, "Dec-17": 2458, "Jan-18": 1023 }, "MACON": { "Aug-17": 15566, "Sep-17": 7823, "Oct-17": 10413, "Nov-17": 5223, "Dec-17": 2390, "Jan-18": 523 }, "LE MANS": { "Aug-17": 12067, "Sep-17": 10443, "Oct-17": 10664, "Nov-17": 5721, "Dec-17": 3415, "Jan-18": 1116 }, "BOURG ST MAURICE": { "Aug-17": 14508, "Sep-17": 9680, "Oct-17": 8097, "Nov-17": 4286, "Dec-17": 2772, "Jan-18": 1459 }, "CHAMBERY-AIX": { "Aug-17": 14334, "Sep-17": 8547, "Oct-17": 6582, "Nov-17": 4455, "Dec-17": 3556, "Jan-18": 2701 }, "PARIS-MONTSOURIS": { "Aug-17": 10672, "Sep-17": 6923, "Oct-17": 8242, "Nov-17": 2931, "Dec-17": 3517, "Jan-18": 2601 }, "ROUEN-BOOS": { "Aug-17": 9334, "Sep-17": 8104, "Oct-17": 8958, "Nov-17": 4690, "Dec-17": 8064, "Jan-18": 1087 }, "MELUN": { "Aug-17": 11614, "Sep-17": 9147, "Oct-17": 9672, "Nov-17": 5093, "Dec-17": 8286, "Jan-18": 975 }, "TRAPPES": { "Aug-17": 11912, "Sep-17": 10353, "Oct-17": 6713, "Nov-17": 6746, "Dec-17": 3995, "Jan-18": 481 }, "NIORT": { "Aug-17": 14054, "Sep-17": 7919, "Oct-17": 10699, "Nov-17": 4270, "Dec-17": 3418, "Jan-18": 1042 }, "ABBEVILLE": { "Aug-17": 10423, "Sep-17": 10020, "Oct-17": 11815, "Nov-17": 7000, "Dec-17": 3158, "Jan-18": 1056 }, "ALBI": { "Aug-17": 16093, "Sep-17": 11020, "Oct-17": 14318, "Nov-17": 6528, "Dec-17": 2235, "Jan-18": 849 } },
        normales = {
            "AMBERIEU": { "Aug-17": 15133, "Sep-17": 11015, "Oct-17": 7202, "Nov-17": 4134, "Dec-17": 3013, "Jan-18": 1941 },
            "ST QUENTIN": { "Aug-17": 12396, "Sep-17": 9728, "Oct-17": 7013, "Nov-17": 4004, "Dec-17": 3064, "Jan-18": 1843 },
            "VICHY-CHARMEIL": { "Aug-17": 14299, "Sep-17": 11010, "Oct-17": 7687, "Nov-17": 4603, "Dec-17": 3351, "Jan-18": 2116 },
            "ST AUBAN": { "Aug-17": 18612, "Sep-17": 14817, "Oct-17": 11472, "Nov-17": 9550, "Dec-17": 8888, "Jan-18": 4607 },
            "EMBRUN": { "Aug-17": 16120, "Sep-17": 13628, "Oct-17": 10864, "Nov-17": 8668, "Dec-17": 8317, "Jan-18": 4336 },
            "CANNES": { "Aug-17": 18912, "Sep-17": 15236, "Oct-17": 11573, "Nov-17": 8854, "Dec-17": 7941, "Jan-18": 4272 },
            "NICE": { "Aug-17": 18945, "Sep-17": 14517, "Oct-17": 11217, "Nov-17": 8956, "Dec-17": 8359, "Jan-18": 1452 },
            "CHARLEVILLE-MEZ": { "Aug-17": 11811, "Sep-17": 8609, "Oct-17": 9144, "Nov-17": 2737, "Dec-17": 2557, "Jan-18": 3232 },
            "ST GIRONS": { "Aug-17": 12431, "Sep-17": 11405, "Oct-17": 7415, "Nov-17": 7032, "Dec-17": 6522, "Jan-18": 1858 },
            "TROYES-BARBEREY": { "Aug-17": 13692, "Sep-17": 10750, "Oct-17": 8675, "Nov-17": 3993, "Dec-17": 3214, "Jan-18": 2632 },
            "CARCASSONNE": { "Aug-17": 15626, "Sep-17": 12774, "Oct-17": 7927, "Nov-17": 6148, "Dec-17": 5497, "Jan-18": 2718 },
            "MARIGNANE": { "Aug-17": 19645, "Sep-17": 10031, "Oct-17": 7069, "Nov-17": 9149, "Dec-17": 8096, "Jan-18": 1886 },
            "CAEN-CARPIQUET": { "Aug-17": 12261, "Sep-17": 9629, "Oct-17": 7003, "Nov-17": 4762, "Dec-17": 3686, "Jan-18": 2979 },
            "AURILLAC": { "Aug-17": 14928, "Sep-17": 11950, "Oct-17": 8240, "Nov-17": 6016, "Dec-17": 4884, "Jan-18": 1840 },
            "BOURGES": { "Aug-17": 13959, "Sep-17": 10983, "Oct-17": 7161, "Nov-17": 4334, "Dec-17": 4767, "Jan-18": 3672 },
            "AVORD": { "Aug-17": 13644, "Sep-17": 12015, "Oct-17": 8241, "Nov-17": 4292, "Dec-17": 6969, "Jan-18": 3473 },
            "BRIVE": { "Aug-17": 14475, "Sep-17": 15456, "Oct-17": 12038, "Nov-17": 5113, "Dec-17": 7100, "Jan-18": 3626 },
            "AJACCIO": { "Aug-17": 20108, "Sep-17": 14619, "Oct-17": 10951, "Nov-17": 8188, "Dec-17": 6873, "Jan-18": 3399 },
            "CALVI": { "Aug-17": 19391, "Sep-17": 15045, "Oct-17": 11756, "Nov-17": 7834, "Dec-17": 7692, "Jan-18": 1731 },
            "FIGARI": { "Aug-17": 19897, "Sep-17": 13920, "Oct-17": 10550, "Nov-17": 7922, "Dec-17": 6792, "Jan-18": 1754 },
            "SOLENZARA": { "Aug-17": 17487, "Sep-17": 10878, "Oct-17": 7031, "Nov-17": 7482, "Dec-17": 3870, "Jan-18": 2313 },
            "BERGERAC": { "Aug-17": 14410, "Sep-17": 10549, "Oct-17": 7957, "Nov-17": 5324, "Dec-17": 5527, "Jan-18": 1772 },
            "BESANCON": { "Aug-17": 13940, "Sep-17": 13469, "Oct-17": 9135, "Nov-17": 4362, "Dec-17": 3489, "Jan-18": 1664 },
            "MONTELIMAR": { "Aug-17": 17615, "Sep-17": 10174, "Oct-17": 7326, "Nov-17": 6616, "Dec-17": 3504, "Jan-18": 1785 },
            "EVREUX-HUEST": { "Aug-17": 12299, "Sep-17": 10670, "Oct-17": 7151, "Nov-17": 4361, "Dec-17": 3887, "Jan-18": 3835 },
            "CHARTRES": { "Aug-17": 13176, "Sep-17": 10958, "Oct-17": 7205, "Nov-17": 4316, "Dec-17": 4206, "Jan-18": 2506 },
            "CHATEAUDUN": { "Aug-17": 13702, "Sep-17": 9613, "Oct-17": 6460, "Nov-17": 4297, "Dec-17": 8041, "Jan-18": 2503 },
            "BREST-GUIPAVAS": { "Aug-17": 10373, "Sep-17": 10635, "Oct-17": 6688, "Nov-17": 4242, "Dec-17": 5119, "Jan-18": 2600 },
            "QUIMPER": { "Aug-17": 11642, "Sep-17": 14341, "Oct-17": 9998, "Nov-17": 4676, "Dec-17": 4766, "Jan-18": 3871 },
            "NIMES-COURBESSAC": { "Aug-17": 18094, "Sep-17": 12242, "Oct-17": 8951, "Nov-17": 8871, "Dec-17": 5164, "Jan-18": 1881 },
            "TOULOUSE-BLAGNAC": { "Aug-17": 14326, "Sep-17": 11832, "Oct-17": 8714, "Nov-17": 5758, "Dec-17": 4907, "Jan-18": 1871 },
            "AUCH": { "Aug-17": 13413, "Sep-17": 13037, "Oct-17": 9251, "Nov-17": 5670, "Dec-17": 8188, "Jan-18": 1952 },
            "CAP-FERRET": { "Aug-17": 15395, "Sep-17": 12161, "Oct-17": 8829, "Nov-17": 5969, "Dec-17": 3838, "Jan-18": 1893 },
            "BORDEAUX-MERIGNAC": { "Aug-17": 14536, "Sep-17": 14489, "Oct-17": 10116, "Nov-17": 5664, "Dec-17": 4118, "Jan-18": 2575 },
            "DINARD": { "Aug-17": 11914, "Sep-17": 10669, "Oct-17": 7049, "Nov-17": 4670, "Dec-17": 3552, "Jan-18": 2825 },
            "RENNES-ST JACQUES": { "Aug-17": 12327, "Sep-17": 11368, "Oct-17": 7699, "Nov-17": 4879, "Dec-17": 4294, "Jan-18": 2577 },
            "DAX": { "Aug-17": 12764, "Sep-17": 11604, "Oct-17": 8734, "Nov-17": 5612, "Dec-17": 4071, "Jan-18": 1799 },
            "MONT-DE-MARSAN": { "Aug-17": 13052, "Sep-17": 10852, "Oct-17": 6937, "Nov-17": 5634, "Dec-17": 4529, "Jan-18": 2721 },
            "ROMORANTIN": { "Aug-17": 13507, "Sep-17": 10772, "Oct-17": 7200, "Nov-17": 4023, "Dec-17": 4565, "Jan-18": 2100 },
            "ST ETIENNE-BOUTHEON": { "Aug-17": 15082, "Sep-17": 10783, "Oct-17": 7093, "Nov-17": 5012, "Dec-17": 5416, "Jan-18": 1865 },
            "ORLEANS": { "Aug-17": 13475, "Sep-17": 12467, "Oct-17": 8294, "Nov-17": 4233, "Dec-17": 4125, "Jan-18": 1670 },
            "NANCY-ESSEY": { "Aug-17": 12823, "Sep-17": 11556, "Oct-17": 7260, "Nov-17": 5093, "Dec-17": 3155, "Jan-18": 1738 },
            "LORIENT-LANN BIHOUE": { "Aug-17": 12955, "Sep-17": 10798, "Oct-17": 6865, "Nov-17": 3923, "Dec-17": 4154, "Jan-18": 2408 },
            "BEAUVAIS-TILLE": { "Aug-17": 12605, "Sep-17": 10091, "Oct-17": 6798, "Nov-17": 4231, "Dec-17": 7567, "Jan-18": 3826 },
            "ALENCON": { "Aug-17": 12743, "Sep-17": 9482, "Oct-17": 8108, "Nov-17": 3763, "Dec-17": 2587, "Jan-18": 1574 },
            "LE-TOUQUET": { "Aug-17": 12068, "Sep-17": 11126, "Oct-17": 8499, "Nov-17": 5040, "Dec-17": 3451, "Jan-18": 1946 },
            "CLERMONT-FD": { "Aug-17": 14090, "Sep-17": 11566, "Oct-17": 8632, "Nov-17": 6228, "Dec-17": 3303, "Jan-18": 2004 },
            "BIARRITZ-PAYS-BASQUE": { "Aug-17": 12410, "Sep-17": 11028, "Oct-17": 9036, "Nov-17": 6273, "Dec-17": 3268, "Jan-18": 2001 },
            "PAU-UZEIN": { "Aug-17": 12221, "Sep-17": 11390, "Oct-17": 10054, "Nov-17": 7047, "Dec-17": 3295, "Jan-18": 1964 },
            "TARBES-LOURDES-PYRENEES": { "Aug-17": 12357, "Sep-17": 13333, "Oct-17": 5920, "Nov-17": 8953, "Dec-17": 3030, "Jan-18": 1677 },
            "PERPIGNAN": { "Aug-17": 16042, "Sep-17": 9869, "Oct-17": 7012, "Nov-17": 3316, "Dec-17": 3835, "Jan-18": 1794 },
            "STRASBOURG-ENTZHEIM": { "Aug-17": 13177, "Sep-17": 10239, "Oct-17": 7111, "Nov-17": 4229, "Dec-17": 5454, "Jan-18": 1692 },
            "COLMAR-MEYENHEIM": { "Aug-17": 13417, "Sep-17": 9860, "Oct-17": 7777, "Nov-17": 4069, "Dec-17": 3637, "Jan-18": 1587 },
            "BALE-MULHOUSE": { "Aug-17": 13661, "Sep-17": 11686, "Oct-17": 7283, "Nov-17": 4555, "Dec-17": 3084, "Jan-18": 1695 },
            "LUXEUIL": { "Aug-17": 13649, "Sep-17": 11136, "Oct-17": 7127, "Nov-17": 4220, "Dec-17": 2891, "Jan-18": 2114 },
            "LE MANS": { "Aug-17": 13491, "Sep-17": 11072, "Oct-17": 7286, "Nov-17": 5669, "Dec-17": 4526, "Jan-18": 2618 },
            "BOURG ST MAURICE": { "Aug-17": 13650, "Sep-17": 10580, "Oct-17": 7069, "Nov-17": 4273, "Dec-17": 3398, "Jan-18": 2368 },
            "CHAMBERY-AIX": { "Aug-17": 13950, "Sep-17": 10075, "Oct-17": 6467, "Nov-17": 4059, "Dec-17": 5205, "Jan-18": 4088 },
            "PARIS-MONTSOURIS": { "Aug-17": 12725, "Sep-17": 9364, "Oct-17": 7082, "Nov-17": 3601, "Dec-17": 4651, "Jan-18": 4044 }
        };

    var data = [
        { "date": "Aug-17", "soleil": 10672, "normale": 12725 },
        { "date": "Sep-17", "soleil": 6923, "normale": 9364 },
        { "date": "Oct-17", "soleil": 8242, "normale": 7082 },
        { "date": "Nov-17", "soleil": 2931, "normale": 3601 },
        { "date": "Dec-17", "soleil": 3517, "normale": 4651 },
        { "date": "Jan-18", "soleil": 2601, "normale": 4044 }
    ];

    var mois = {
            "8": "août",
            "9": "septembre",
            "10": "octobre",
            "11": "novembre",
            "12": "décembre",
            "1": "janvier"
        },
        moisbruts = ["Aug-17", "Sep-17", "Oct-17", "Nov-17", "Dec-17", "Jan-18"],
        margin = { top: 20, right: 30, bottom: 30, left: 60 },
        width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = (largeur / 1.2) - margin.top - margin.bottom,
        combien = Object.keys(mois).length;


    var parserLaDate = d3.timeParse("%b-%y");

    var x = d3.scaleTime()
        .range([0, width]);

    var y = d3.scaleLinear()
        .range([height, 0]);

    var xAxis = d3.axisBottom()
        .scale(x)
        .tickSizeOuter(0)
        .tickFormat(function(d) {
            return mois[(d.getMonth() + 1)]
        });

    var yAxis = d3.axisLeft()
        .scale(y)
        .ticks(5)
        .tickSizeOuter(0)
        .tickFormat(function(d) {
            texte = (d / 60).toFixed(0) + " h";
            return texte
        });
    var linenormale = d3.area()
        .curve(d3.curveBasis)
        .x(function(d) { return x(d.date); })
        .y(function(d) { return y(d["normale"]); });

    var line = d3.area()
        .curve(d3.curveBasis)
        .x(function(d) { return x(d.date); })
        .y(function(d) { return y(d["soleil"]); });

    var area = d3.area()
        .curve(d3.curveBasis)
        .x(function(d) { return x(d.date); })
        .y1(function(d) { return y(d["soleil"]); });

    var svg = d3.select("#graphe").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    data.forEach(function(d) {
        d.date = parserLaDate(d.date);
        d["soleil"] = +d["soleil"];
        d["normale"] = +d["normale"];
    });

    x.domain(d3.extent(data, function(d) { return d.date; }));

    y.domain([
        d3.min(data, function(d) { return 0 }),
        d3.max(data, function(d) { return (Math.max(d["soleil"], d["normale"] + 30)); })
    ]);

    svg.datum(data);

    svg.append("clipPath")
        .attr("id", "clip-below")
        .append("path")
        .attr("d", area.y0(height));

    svg.append("clipPath")
        .attr("id", "clip-above")
        .append("path")
        .attr("d", area.y0(0));

    svg.append("path")
        .attr("class", "area above")
        .attr("clip-path", "url(#clip-above)")
        .attr("d", area.y0(function(d) { return y(d["normale"]); }));

    svg.append("path")
        .attr("class", "area below")
        .attr("clip-path", "url(#clip-below)")
        .attr("d", area);

    svg.append("path")
        .attr("class", "ensoleillement")
        .attr("d", line);

    svg.append("path")
        .attr("class", "linenormale")
        .attr("d", linenormale);

    svg.append("g")
        .attr("class", "x axis")
        .attr("transform", "translate(1," + height + ")")
        .call(xAxis);

    svg.append("g")
        .attr("class", "y axis")
        .call(yAxis);

    /* on commence par créer la liste */

    $.each(liste, function(i, d) {
" + d.ville
"
        if (i == liste.length - 1) {
"
            $("#selectionner").html(listehtml)
        }
    });

    /* et le déficit */

de moins en décembre par rapport à la normale")


    /* La fonction pour redessiner */

    function redessiner() {
        duree = 1000
        data.forEach(function(d) {
            d.date = parserLaDate(d.date);
            d["soleil"] = +d["soleil"];
            d["normale"] = +d["normale"];
        });

        x.domain(d3.extent(data, function(d) { return d.date; }));

        y.domain([
            d3.min(data, function(d) { return 0 }),
            d3.max(data, function(d) { return (Math.max(d["soleil"], d["normale"] + 30)); })
        ]);

        svg.datum(data);

        svg.select("#clip-below")
            .transition()
            .duration(duree)
            .select("path")
            .attr("d", area.y0(height));

        svg.select("#clip-above")
            .transition()
            .duration(duree)
            .select("path")
            .attr("d", area.y0(0));

        svg.select(".area.above")
            .transition()
            .duration(duree)
            .attr("clip-path", "url(#clip-above)")
            .attr("d", area.y0(function(d) { return y(d["normale"]); }));

        svg.select(".area.below")
            .transition()
            .duration(duree)
            .attr("clip-path", "url(#clip-below)")
            .attr("d", area);

        svg.select("path.ensoleillement")
            .transition()
            .duration(duree)
            .attr("d", line);

        svg.select("path.linenormale")
            .transition()
            .duration(duree)
            .attr("d", linenormale);

        svg.select("g.y.axis")
            .transition()
            .duration(duree)
            .call(yAxis);

    };


    /* L'événément au changement */

    $('#selectionner select').on('change', function() {
        construireData(this.value);
    })

    function pourcentage(total, partie) {
        difference = total - partie
        pourcent = (difference / total) * 100
        return String(pourcent.toFixed(2)).replace(".", ",")
    };

    function construireData(ville) {
        data = []
        for (i = 0; i             data.push({ "date": moisbruts[i], "soleil": +releves[ville][moisbruts[i]], "normale": +normales[ville][moisbruts[i]] })
            if (moisbruts[i] == "Dec-17") {
                monsoleil = +releves[ville][moisbruts[i]]
                manormale = +normales[ville][moisbruts[i]]
                diff = (manormale - monsoleil) / 60
                if (diff.toFixed(0) == 0) {
                    $("#decembre").html("Les relevés se situent dans la normale du mois de décembre")
                } else {

 0) ? "de moins " : "de plus ") + "en décembre par rapport à la normale")
                }
            }
        }
        redessiner();
    };


    $("#ensoleillement a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Corse et Sud-Est plus ensoleillés que la normale
Si le nord de la France a été globalement plus touché par le ciel gris que le sud, c’est bel et bien une station météo du Pas-de-Calais qui a eu droit au solde positif le plus important : Le Touquet avec + 21,5 % par rapport à la normale (près de 70 heures au lieu de 57 heures et 31 minutes). Suivent, plus attendues celles-là, les stations météo des communes de Figari (Corse-du-Sud) et Nice (Alpes-Maritimes), respectivement avec + 16,7 % et + 7,7 % d’ensoleillement.



                            


                        

                        

