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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le centre international de Toulon avait insulté un adversaire en le qualifiant, en anglais, de « putain de pédé ».
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Rugby : Mathieu Bastareaud suspendu trois matchs pour injure homophobe

Le centre international de Toulon avait insulté un adversaire en le qualifiant, en anglais, de « putain de pédé ».



Le Monde
 |    17.01.2018 à 18h14
   





                        



   


Le centre international de Toulon Mathieu Bastareaud a été suspendu trois semaines et manquera donc le match du XV de France face à l’Irlande, pour avoir qualifié un joueur de Trévise de « pédé », a annoncé, mercredi 17 janvier, l’organisateur de la Coupe d’Europe.
Bastareaud ne pourra pas participer aux deux prochains matchs de Toulon, ni à l’ouverture du Tournoi des six nations, le 3 février, avec les Bleus, au sein desquels il est remplacé par le Parisien Jonathan Danty, a annoncé peu après l’encadrement du XV de France.
« Putain de pédé »
Bastareaud, qui peut faire appel de la décision prise par la commission de discipline de l’European Professional Rugby Club (EPCR), organisateur de la Coupe d’Europe, pourra retrouver les Bleus la semaine du déplacement en Ecosse, le 11 février.
Avec le RCT, dont il est le capitaine depuis le début de saison, Bastareaud sera un absent majeur du déplacement samedi à Llanelli chez les Scarlets, décisif en vue de la qualification pour les quarts de finale, et de la réception de Bordeaux-Bègles, le 27 janvier, en Top 14, importante pour la course à la phase finale.
Lors d’un accrochage avec le deuxième ligne italien Sebastian Negri à la fin du match remporté dimanche par le RCT (36-0), Bastareaud semble avoir répondu à une insulte similaire mais moins clairement identifiable de son adversaire, en le qualifiant en anglais de « putain de pédé ».
« Aucun facteur aggravant »
La commission de discipline « a déterminé que la nature de l’insulte aurait mérité un carton rouge », a précisé l’EPCR dans son communiqué. « Elle a estimé que l’infraction correspondait à la sanction minimale du barème des sanctions de World Rugby et a sélectionné six semaines comme point d’entrée. »
« Etant donné qu’il n’y avait aucun facteur aggravant et, en prenant en compte le fait que le joueur ait plaidé coupable, la Commission a ensuite réduit la sanction de moitié (le maximum autorisé), avant de prononcer une suspension de trois semaines. »
Après le match, Bastareaud s’était rapidement excusé sur Twitter, reconnaissant avoir « mal réagi en répondant à sa provocation ». « J’en suis sincèrement navré pour les personnes que j’ai pu blesser », avait-il ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Une des plus belles carrières de l’histoire du football, faite de gestes insensés, de courses, de dribbles et d’un sourire constant, s’est officiellement terminée.
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Football : Ronaldinho, légende du Brésil et du FC Barcelone, prend sa retraite

Une des plus belles carrières de l’histoire du football, faite de gestes insensés, de courses, de dribbles et d’un sourire constant, s’est officiellement terminée.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 17h59
   





                        



   


Ronaldo d’Assis Moreira, dit Ronaldinho Gaucho au Brésil et simplement Ronaldinho dans le reste du monde, a officiellement mis un terme à sa carrière professionnelle, selon son frère et agent, Roberto Assis.
« Sa carrière professionnelle est terminée. Il veut désormais être un ambassadeur du football, aider les œuvres caritatives et travailler avec ses amis dans la musique. »
Après la Coupe du monde en Russie, cela fera trois ans que Ronaldinho n’aura plus disputé un match professionnel. Sa retraite ne faisait presque plus de doute, tant il semblait déjà loin du monde du football professionnel. En juillet, après quelques balles tapées lors d’un match en Tchétchénie, il avait reconnu être « trop vieux » pour reprendre la compétition.
« Merci pour toute la magie, Ronaldinho »
La dernière tentative, en 2015 avec le Fluminense, n’a duré que deux mois et demi. La pige précédente d’une saison dans le club mexicain de Queretaro n’a pas été bien plus marquante. Comme son passage dans une équipe de futsal du… championnat indien.
Qu’importe une fin un peu dissipée, la carrière footballistique de Ronaldinho restera comme l’une des plus belles du début du XXIe siècle.
Toutes ses étapes – au Gremio Porto Alegre, au Paris-SG (2001-2003), au FC Barcelone (2003-2008), au Milan AC (2008-2011), à Flamengo (2011-2012) et à l’Atletico Mineiro (2012-2014) – ont été marquées par des récompenses individuelles et des trophées collectifs, des courses fulgurantes depuis la ligne de touche gauche et des gestes incroyables. Et chacun de ses clubs lui a rendu hommage après l’annonce de la fin de sa carrière.
La Fédération brésilienne a salué « cette star qui a tant brillé avec le maillot jaune. Merci pour toute la magie, Ronaldinho. » Un de ses plus beaux tours était ce lob sur David Seaman lors de la Coupe du monde 2002. Ce sera la seule que Ronnie remportera, après avoir joué 101 matchs et marqués 35 buts pour son pays.

En Europe, c’est bien en France, et au Paris-Saint-Germain, que Ronnie se révèle. En dépit d’une relation compliquée avec l’entraîneur de l’époque, Luis Fernandez, Ronaldinho éclabousse de toute sa classe le championnat de France. La défense de Guingamp s’en souvient encore.

Après deux saisons passées dans un championnat trop étriqué pour son talent, Ronaldinho s’envole pour l’Espagne et le grand Barça. C’est sur cette pelouse qu’il vit le zénith de sa carrière : 207 matchs, 94 buts, 61 passes décisives, deux victoires en Liga, deux Supercoupes, une Ligue des champions (2006), un Ballon d’or (2005), deux récompenses du joueur FIFA de l’année (2004 et 2005).
Son entrée en matière, lors de son premier match sur la pelouse catalane en 2003, marqua les esprits.

Deux ans plus tard, il inventa une feinte pour neutraliser Franck Lampard, John Terry, Ricardo Carvalho et Eidur Gudjohnsen en bougeant à peine.

Le Milan AC n’était pas encore le crépuscule, mais presque. Une victoire en Serie A en 2010-2011, la dernière d’un club qui ne soit pas la Juventus depuis, et quelques gestes extraterrestres restent des beaux souvenirs pour les rossoneri qui ont salué « l’homme qui a enchanté San Siro et tous les fans de football ».

⚽ Goal of the Day from the Man of the Day 💥 
Take a bow, @10Ronaldinho! 🇧🇷 
🔊 Just listen to the crowd roar!
— acmilan (@AC Milan)


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Le retour au pays, après un détour par le Flamengo, fut aussi un triomphe. Quand Ronaldinho arrive à l’Atletico Mineiro, c’est la définition du club du ventre mou du championnat. Il les portera jusqu’à la deuxième place du classement en 2012, et l’année d’après sur le toit de l’Amérique latine en remportant la Copa Libertadores.

O futebol ficou mais triste. Toda a arte, alegria, magia e irreverência do ídolo R10 passam dos gramados para a his… https://t.co/12tzG7egt5— atletico (@Atlético)


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En l’honneur du désormais ex-footballeur de 37 ans, Roberto Assis promet une tournée d’adieux mondiale « après la Coupe du monde en Russie, probablement en août ». « Nous ferons plusieurs tournois au Brésil, en Europe et en Asie et, bien sûr, nous regardons pour disputer un match avec une sélection du Brésil », a-t-il confié à la chaîne Globo. Si les contours et les dates de la tournée de Ronnie restent flous, Assis a déjà laissé entendre que « Nike participera à l’élaboration du projet » et que le fait que son frère soit déjà un ambassadeur pour le FC Barcelone facilitera sa conception.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Trente-six athlètes russes ont renoncé à courir après l’arrivée des contrôleurs antidopage, prétextant être tombés malades ou renonçant simplement à prendre le départ.
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Plus de 30 athlètes russes tombent malades à l’arrivée des contrôleurs antidopage

Trente-six athlètes russes ont renoncé à courir après l’arrivée des contrôleurs antidopage, prétextant être tombés malades ou renonçant simplement à prendre le départ.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h37
   





                        



   


Plus de 30 athlètes russes sont subitement tombés malades ou n’ont pas pris le départ de leur épreuve en voyant arriver les contrôleurs de l’Agence antidopage russe (Rusada) lors d’une compétition régionale à Irkoutsk (Sibérie).
Alors que se déroulaient samedi et dimanche les championnats d’athlétisme du district fédéral de Sibérie, 36 athlètes russes ont renoncé à courir après l’arrivée des contrôleurs de la Rusada, prétextant être tombés malades ou renonçant simplement à prendre le départ, rapporte le journal sportif en ligne Championat.com.

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La Fédération russe d’athlétisme lance une enquête
Parmi les athlètes ayant renoncé figurait la spécialiste du 3 000 m steeple Natalya Aristarkhova. Elle était la grande favorite de sa course après avoir porté en décembre son record personnel à 9 min 6 s 1 ; ce qui ferait d’elle, en cas d’homologation, la dixième performeuse mondiale de tous les temps, ironise encore Championat.com.
« La commission de discipline de la Fédération russe d’athlétisme (FRA) a lancé une enquête interne », a annoncé dans un communiqué la FRA, ajoutant avoir réclamé aux organisateurs et aux fédérations régionales concernées « des informations sur les athlètes qui se sont retirés » de la compétition.
« Au vu des résultats de l’enquête, la commission de discipline prendra les sanctions appropriées », ajoute le communiqué. La Fédération russe d’athlétisme précise avoir recommandé dimanche à la Rusada de cibler particulièrement les compétitions de jeunes et les compétitions régionales en Russie.
Shubenkov scandalisé
« Des contrôleurs antidopage se sont invités aux championnats de Sibérie. Est-ce la raison pour laquelle deux dizaines de participants se sont retirés avant le début de la compétition ? », a de son côté écrit sur Twitter le champion du monde du 110 m haies (2015) Sergey Shubenkov, visiblement scandalisé.

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La Rusada a été suspendue par l’Agence mondiale antidopage (AMA) en novembre 2015, quand a éclaté le scandale qui a abouti à la révélation d’un système de dopage impliquant de nombreux rouages de l’Etat russe, du ministère des sports aux services secrets, sur la période 2011-2015. En juin, elle a été à nouveau autorisée à mener ses propres programmes de contrôles antidopage.
La Russie est engluée dans un scandale de dopage qui a débouché sur l’exclusion de ses athlètes des JO 2016 de Rio et des Mondiaux 2017 d’athlétisme à Londres, puis a conduit le Comité international olympique (CIO) à suspendre la Russie des JO 2018 le mois prochain à Pyeongchang.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ La Cour européenne des droits de l’homme rend jeudi une décision potentiellement cruciale pour l’avenir de la lutte antidopage.
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Dopage : la localisation obligatoire des sportifs devant la justice européenne

La Cour européenne des droits de l’homme rend jeudi une décision potentiellement cruciale pour l’avenir de la lutte antidopage.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 16h36
    |

            Clément Guillou








                        



   


La lutte antidopage viole-t-elle depuis 2004 la Convention européenne des droits de l’homme ? La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) doit se prononcer, jeudi 18 janvier, sur cette question qui divise les juristes spécialistes de l’antidopage, en réponse à deux requêtes de sportifs français.
L’une est portée depuis 2011 par les syndicats de joueurs des quatre principaux sports collectifs (football, basket, rugby, handball) ; l’autre est au nom de Jeannie Longo, l’un des plus grands palmarès du sport tricolore. Sa carrière finissant, la cycliste se plaignait d’un acharnement de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui l’inscrivait chaque année dans le groupe des sportifs obligés de signaler leur localisation. Déboutée en 2013 par le Conseil d’Etat, elle s’était tournée vers l’Europe.

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Les requérants voient, dans le système de localisation auquel ils sont soumis, une atteinte à leur vie privée. Depuis 2009, ce régime oblige les sportifs à donner un créneau d’une heure par jour durant lequel ils se rendent disponibles pour des contrôles antidopage, à l’endroit de leur choix. C’est sur ce système que reposent les contrôles aléatoires, qui, selon les experts, sont les plus efficaces pour dissuader les sportifs de se doper.
L’AMA vigilante
Pour cette raison, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a toujours suivi de très près le destin de ces requêtes devant la CEDH. L’instance régulatrice de la lutte antidopage se refuse à tout commentaire avant la décision, mais n’a pas ménagé ses efforts de lobbying pour échapper à une décision qui remettrait en cause, selon elle, l’efficacité de la lutte antidopage.
En 2009, elle avait dû réviser à la marge les règles de localisation afin de satisfaire la Commission européenne. Depuis, le dispositif a été davantage assoupli, notamment dans le volet des sanctions associées au défaut de localisation.

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Signe de son souci de satisfaire au droit européen, l’AMA a fait surveiller la rédaction du dernier code mondial antidopage, entré en vigueur en 2015, par le juge français Jean-Paul Costa, ancien président de la CEDH. Elle continue depuis de faire régulièrement appel à son expertise.
« Quelques athlètes – bien que, je suis heureux de le dire, ils ne soient pas en majorité – ont critiqué le système de localisation, le jugeant invasif et contraignant ; cependant, la plupart d’entre nous dans le monde du sport le considérons comme un moyen efficace et nécessaire pour faire en sorte que le sport propre l’emporte », justifiait Craig Reedie, président de l’AMA, dans une tribune en 2015.
« On a dépassé le délai raisonnable »
Les sportifs et leurs avocats, eux, évoquent l’article 8 de la convention. Il dispose que « toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance », et que les exceptions à cette ingérence ne s’appliquent pas à la lutte antidopage.
Ils évoquent en outre la liberté de circulation, contrainte, selon eux, par l’obligation de rester une heure par jour en un endroit donné.
Le dispositif est également validé par le tribunal arbitral du sport
Leur espoir est mince : en France, le Conseil d’Etat a validé la localisation des sportifs et la Cour de cassation a estimé qu’il n’y avait pas lieu de renvoyer au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité. Le dispositif est également validé par le tribunal arbitral du sport. Et quand bien même la CEDH jugerait non conforme le dispositif de localisation, les juristes de l’AMA se battraient pied à pied pour ne pas avoir à y renoncer.
Les requérants, eux, sont presque passés à autre chose. « Au bout de six ans, je ne sais pas si on est encore en droit d’avoir des espoirs. On a largement dépassé le délai raisonnable », dit Jean-François Reymond, directeur du Syndicat des joueurs de rugby, qui avait auparavant mené la fronde à la tête de celui des basketteurs.
Depuis que sa requête a été déposée, il témoigne d’une nette amélioration des relations avec l’AFLD, le nouveau directeur des contrôles, Damien Ressiot, ayant facilité les démarches de localisation. Elles sont désormais remplies le plus souvent par les clubs et les manquements sont rares dans les sports collectifs.
Jeannie Longo, de son côté, estime que sa fin de carrière a été gâchée par ses relations avec l’AFLD qui, en 2011, avait voulu la sanctionner pour avoir fait défaut à trois reprises aux règles de localisation. Elle avait finalement été blanchie par la Fédération française de cyclisme (FFC), mais continuait d’être inscrite dans le « groupe cible » des athlètes de haut niveau.
Sa plainte contre l’AFLD avait été rejetée par le Conseil d’Etat.
« La CEDH a prouvé qu’elle était plus scrupuleuse sur le respect de la vie privée que le Conseil d’Etat, veut croire Me Bruno Ravaz, conseil de Jeannie Longo. Si Jeannie gagne, elle s’estimera un peu réhabilitée. Pour elle, c’était une opération de harcèlement afin de la forcer à raccrocher son vélo. » Jeudi, l’ancienne cycliste sera au ski.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Les délégations du Sud et du Nord participeront à la cérémonie d’ouverture derrière un « drapeau de l’unification », sous réserve d’acceptation du CIO.
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JO : les deux Corées formeront une équipe commune de hockey et défileront ensemble

Les délégations du Sud et du Nord participeront à la cérémonie d’ouverture derrière un « drapeau de l’unification », sous réserve d’acceptation du CIO.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 14h57
   





                        


Une équipe commune en hockey sur glace et un « drapeau de l’unification » derrière lequel défileront des athlètes de Corée du Nord et de Corée du Sud : les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang (du 9 au 25 février 2018) seront le théâtre d’un rapprochement symbolique entre les deux Corées, a annoncé Séoul mercredi 17 janvier.
Le ministre de l’unification sud-coréen a confirmé que les deux pays s’étaient mis d’accord, lors de négociations qui se sont tenues le jour même à Panmunjeom, dans la « zone commune de sécurité ». Le drapeau lors de la cérémonie d’ouverture montrera l’intégralité de la péninsule.
C’est la première fois qu’une équipe de Corée unifiée sera présente aux Jeux olympiques. Les deux Corées avaient déjà défilé ensemble lors de la cérémonie d’ouverture des JO 2000, 2004 et 2006.

        Lire notre analyse :
         

          Les deux Corées amorcent une timide tentative de rapprochement



Victoire symbolique pour le CIO
Ces deux initiatives doivent encore être approuvées par le Comité international olympique (CIO), mais celui-ci a déjà annoncé qu’il ferait ce qui est en son pouvoir pour favoriser la participation nord-coréenne aux Jeux olympiques d’hiver. Cet accord représente une victoire majeure pour le CIO et son président, Thomas Bach, dont l’obsession est de permettre le rapprochement des peuples grâce au sport.
La Corée du Nord prévoit également d’envoyer à Pyeonchang une équipe de 230 « pom-pom girls », comme elle le fait régulièrement dans de grandes compétitions internationales auxquelles elle participe. La délégation comprendra également, outre les sportifs dont l’inscription sera validée par le CIO, des responsables politiques, un service de presse et une équipe de démonstration de taekwondo.
La Corée du Nord participera également aux Jeux paralympiques, au mois de mars.
La dynamique de rapprochement entre les deux voisins était interrompue depuis dix ans, et l’arrivée au pouvoir à Séoul du conservateur Lee Myung-Bak.
La Corée du Nord et la Corée du Sud sont aujourd’hui encore en guerre, le conflit fratricide de 1950-1953 ayant été stoppé par un armistice et non par un accord de paix. Seuls deux sommets ont depuis eu lieu entre leurs chefs d’Etat, en 2000 et en 2007.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Pour sa première liste depuis sa prise de fonctions en remplacement de Guy Novès, Jacques Brunel a convoqué le demi de mêlée de Clermont, absent depuis deux ans.
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Rugby : Morgan Parra fait son retour dans le XV de France

Pour sa première liste depuis sa prise de fonctions en remplacement de Guy Novès, Jacques Brunel a convoqué le demi de mêlée de Clermont, absent depuis deux ans.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 14h54
   





                        



   


Le demi de mêlée Morgan Parra a été retenu mercredi 17 janvier par le nouveau sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, pour préparer le Tournoi des six nations, plus de deux ans après sa dernière sélection, à l’inverse de Louis Picamoles.
La dernière cape du joueur de Clermont (29 ans, 66 sélections) remonte au 17 octobre 2015 et la déroute des Bleus en quarts de finale de la Coupe du monde face à la Nouvelle-Zélande (13-62). Il avait été convoqué une fois par le prédécesseur de Brunel, Guy Novès, en début de mandat.

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                Jacques Brunel, du rugby terroir à l’ère professionnelle



Deux jeunes à l’ouverture
« Je n’ai pas à expliquer ce qui a été fait avant, mais surtout pourquoi il [Parra] est là : car depuis le début de saison, il fait des prestations remarquables. Cela me semble normal qu’il figure dans le groupe. D’autant plus par le choix de la jeunesse fait à l’ouverture », a déclaré Brunel, qui dévoilait sa première liste depuis qu’il a remplacé Guy Novès, le 27 décembre.
Brunel a effectivement retenu deux jeunes joueurs au poste de numéro 10 : Anthony Belleau (21 ans, 2 sélections) et Matthieu Jalibert (19 ans, 0 sélection). « S’il y a un garçon que je connais parfaitement, c’est bien Jalibert », a déclaré Brunel, qui l’entraînait à Bordeaux-Bègles il y a encore quelques semaines.
« Il a franchi les étapes depuis le début de saison, il est devenu expérimenté, a évolué dans plusieurs contextes, s’en est relativement bien sorti à chaque fois. [Le niveau international] est encore une autre marche, mais je pense qu’il a les capacités pour les franchir. »

🔴 Voici la liste des 32 joueurs convoqués par le sélectionneur Jacques Brunel et ses adjoints Julien Bonnaire, Séba… https://t.co/iQpaRhe2H6— FFRugby (@FF Rugby)


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Bastareaud bien présent
Brunel n’a en revanche pas convoqué à l’ouverture François Trinh-Duc ni le no 8 Louis Picamoles, deux éléments expérimentés non convoqués au nom de la politique de l’« homme en forme » prônée par Brunel. « J’ai choisi les hommes qui paraissent le plus en forme en ce moment. J’attends de Louis Picamoles qu’il montre qu’il veut prétendre de nouveau à l’équipe de France, qu’il fasse des prestations de grande qualité comme son potentiel l’autorise », a commenté Brunel.
Le nouveau sélectionneur a par ailleurs retenu, outre Jalibert, plusieurs autres non capés : les piliers Dany Priso et Cedate Gomes Sa, le deuxième-ligne Félix Lambey et le no 8 Marco Tauleigne. A la différence de Jalibert, ils avaient déjà été convoqués pour un rassemblement du XV de France.
Figure également dans cette liste de 32 le centre Mathieu Bastareaud, pourtant sous le coup d’une suspension pour des propos homophobes tenus dimanche dernier avec Toulon en Coupe d’Europe. Il devrait être fixé dans la journée.
D’autres joueurs font leur retour, comme les arrières Brice Dulin, Geoffrey Palis et Benjamin Fall. Fall peut aussi jouer à l’aile. Le XV de France, qui reste sur cinq défaites et un nul en test-matchs, commence le Tournoi le 3 février contre l’Irlande au Stade de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le Manceau est passé tout près de la défaite dès le deuxième tour contre le jeune Canadien.
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Open d’Australie : Tsonga sort du piège Shapovalov

Le Manceau est passé tout près de la défaite dès le deuxième tour contre le jeune Canadien.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 12h19
   





                        



   


Jo-Wilfried Tsonga s’est sorti mercredi 17 janvier d’un bien mauvais piège tendu par Denis Shapovalov, au deuxième tour de l’Open d’Australie. Mené 5-3 dans la dernière manche, le Français – de quatorze ans son aîné – a aligné quatre jeux consécutifs pour se défaire du grand espoir du tennis mondial (3-6 ; 6-3 ; 1-6 ; 7-6 ; 7-5), qui l’avait battu lors du dernier US Open.
Au prochain tour, le 15e mondial, qui a concédé avoir une gêne à un mollet, retrouvera le fougueux Australien Nick Kyrgios, vainqueur de Viktor Troicki (Serbie).
Simon abandonne

   


Revenu au premier plan après sa victoire au tournoi de Pune (Inde) en janvier, Gilles Simon a dû rendre les armes dès le deuxième tour, à Melbourne. Blessé à la cuisse, le Niçois a jeté l’éponge face à l’Espagnol Pablo Carreño Busta (11e mondial), après avoir concédé la première manche (6-2 ; 3-0 ab).
Nadal sans forcer

   


Sans véritables repères avant son entrée à l’Open d’Australie, Rafael Nadal rassure ceux qui doutaient de son état de forme. Le numéro un mondial n’a eu besoin que de trois sets pour éliminer l’Argentin Leonardo Mayer (6-3 ; 6-4 ; 7-6).
Le finaliste l’an passé à Melbourne, face à Roger Federer, retrouvera le Bosnien Damir Dzumhur (30e à l’ATP) au troisième tour.
Come-back de Wozniacki

   


La numéro deux mondiale est passée tout près de l’élimination mercredi. Menée 5-1 40/15 dans la troisième manche, la Danoise a sauvé deux balles de match avant de s’imposer face à la modeste Croate Jana Fett (119e).
La vainqueure du Masters en novembre 2017, qui n’a jamais triomphé en Grand Chelem, affrontera la Néerlandaise Kiki Bertens (32e) en fin de semaine.
Belle performance de Cornet

   


Alizé Cornet s’est logiquement imposée contre l’Allemande Julia Görges, pourtant bien mieux classée que la Niçoise – respectivement 12e et 42e à la WTA.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Figure de proue du football français, l’ancienne internationale s’est imposée au poste de sélectionneuse des Bleues, avec, en ligne de mire, le Mondial organisé en France en 2019.
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édition abonné


Corinne Diacre, une autorité naturelle

Figure de proue du football français, l’ancienne internationale s’est imposée au poste de sélectionneuse des Bleues, avec, en ligne de mire, le Mondial organisé en France en 2019.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 11h07
    |

            Anthony Hernandez








                        



                                


                            

Il n’est pas évident de trouver un domaine du football féminin dans lequel Corinne Diacre ne soit pas une ­pionnière. Ex-internationale aux 121 sélections, la Nordiste en est l’incontestable tête d’affiche en France. Elle a été la première femme à obtenir le plus haut diplôme d’entraîneuse de football, le brevet d’entraîneur profes­sionnel de football, en 2014, avant de devenir un mois plus tard la première à entraîner un club professionnel masculin.
Mais samedi 20 janvier, au ­Stade-Vélodrome de Marseille, Corinne Diacre ne dirigera face à l’Italie que son septième match en tant que sélectionneuse des Bleues. Loin du record des 113 rencontres de sa prédécesseure ­Elisabeth Loisel, qui était, jusqu’à la nomination de Corinne Diacre le 30 août 2017, l’unique femme à avoir occupé ce poste tenu successivement par trois hommes depuis dix ans.
Après un championnat d’Europe désastreux cet été, jamais une candidature ne s’était imposée avec autant de clarté. Surtout qu’en 2019, la France accueillera pour la première fois la Coupe du monde féminine. « Elle est absolument légitime. Son intronisation sonne comme une évidence », assène son ex-coéquipière Marinette Pichon, toujours meilleure buteuse sous le maillot tricolore. Le règne de l’ancien joueur Olivier Echouafni n’aura été qu’une éphémère transition avant que Noël Le Graët ne parvienne enfin à convaincre Corinne Diacre.
Car, en 2016, le président de la Fédération française de football avait déjà proposé la place à celle qui avait été élue la saison précédente meilleure coach de Ligue 2. L’ancienne défenseuse ne se voyait alors pas abandonner son club de Clermont (Puy-de-Dôme). « Corinne est quelqu’un d’honnête et de fidèle. Elle a refusé la première proposition. En août, nous avons à nouveau discuté. Entraîner l’équipe de France lors d’un Mondial, c’est un poste dont on n’hérite nor­malement que dans une pochette-surprise », confie Claude Michy, président du Clermont Foot 63.
Leadeuse...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La Cour européenne des droits de l’homme doit rendre une décision cruciale, qui pourrait affecter le caractère aléatoire des contrôles.
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Antidopage : la localisation des sportifs devant la justice européenne

La Cour européenne des droits de l’homme doit rendre une décision cruciale, qui pourrait affecter le caractère aléatoire des contrôles.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 14h04
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            
La lutte antidopage viole-t-elle la convention européenne des droits de l’homme ? La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) doit se prononcer, jeudi 18 janvier, sur cette question qui divise les juristes spécialistes de l’antidopage, en réponse à deux requêtes de sportifs français. L’une est portée depuis 2011 par les syndicats de joueurs des quatre principaux sports collectifs ; l’autre est au nom de Jeannie Longo, l’un des plus grands palmarès du sport tricolore. Sa carrière finissant, la cycliste se plaignait d’un acharnement de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui l’inscrivait chaque année dans le groupe des sportifs obligés de signaler leur localisation. Déboutée en 2013 par le Conseil d’Etat, elle s’était tournée vers l’Europe.
Les requérants voient dans le système de localisation auquel ils sont soumis une atteinte à leur vie privée. Mis en place en 2004, formalisé en 2009, ce régime oblige les sportifs à donner un créneau d’une heure par jour durant lequel ils se rendent disponibles pour des contrôles antidopage, à l’endroit de leur choix. C’est sur ce système que reposent les contrôles aléatoires, qui, selon les experts, sont les plus efficaces pour dissuader les sportifs de se doper.
Pour cette raison, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a toujours suivi de très près le destin de ces requêtes devant la CEDH. L’instance régulatrice de la lutte antidopage se refuse à tout commentaire avant la décision, mais n’a pas ménagé ses efforts de lobbying pour échapper à une décision qui remettrait en cause, selon elle, l’efficacité de la lutte antidopage.
« Une opération de harcèlement »
Signe de son souci de satisfaire au droit européen, l’AMA a fait surveiller la rédaction du dernier code mondial antidopage, entré en vigueur en 2015, par le juge français Jean-Paul Costa, ancien président de la CEDH. Elle continue depuis de faire régulièrement appel à son expertise.
Les requérants, eux, sont presque passés à autre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les Bleus débuteront le tour préliminaire avec quatre points, le maximum possible, une très bonne option en vue du match contre la Suède.
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Handball : à l’Euro 2018, les Bleus décrochent trois victoires en trois matchs

Les Bleus débuteront le tour préliminaire avec quatre points, le maximum possible, une très bonne option en vue du match contre la Suède.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 22h08
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 10h46
   





                        


L’équipe de France de handball a battu la Biélorussie 32-25 (mi-temps : 14-11) pour son troisième et dernier match du premier tour de l’Euro 2018, mardi 16 janvier, à Porec, dans le nord de la Croatie.
Après deux succès contre la Norvège (32-31) et l’Autriche (33-26), la France achève donc ce premier tour avec trois victoires en trois matches. Les Bleus débuteront le tour préliminaire avec quatre points, le maximum possible.
Restés sur le banc face à l’Autriche après avoir laissé beaucoup d’énergie contre la Norvège, les cadres ont fait leur retour sur le terrain. Et c’est avec son équipe type, comprenant notamment les anciens Michaël Guigou et Luc Abalo, que la France a démarré le match.

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                Euro de Handball : les Bleus s’imposent facilement face à l’Autriche



Pendant une bonne partie de la première mi-temps, les partenaires du pivot de Saint-Raphaël Artsem Karalek ont montré pourquoi il ne fallait pas les prendre à la légère. Ils ont mis en danger les Bleus sur jeu rapide et assuré en défense, alors que les Français ont commis quelques fautes de concentration.
Mais les Biélorusses sont aussi tombés sur un grand Vincent Gérard dans les buts, auteur de trois arrêts sur jet de 7 mètres, et un Dika Mem en forme (quatre buts en première période).
A la mi-temps, les Bleus sont repartis aux vestiaires avec une avance de +3 (14-11). « On ne va pas se mentir, on fait une mauvaise entame. Ce n’est pas notre meilleur match mais il y a des enseignements, on voit qu’on arrive encore à faire la différence », a estimé le capitaine Cédric Sorhaindo.
Une deuxième mi-temps plus fluide
La suite a été plus fluide pour les Français, qui ont rapidement creusé l’écart, porté à +8 (26-18) après un peu plus de quarante-cinq minutes, grâce aux actions de Valentin Porte ou Kentin Mahé et à un Dika Mem toujours aussi actif (neuf buts au total).
Une défense beaucoup plus solide dans le deuxième acte a également permis aux Bleus de marquer plusieurs buts en contre-attaque. Les Biélorusses ont ensuite profité de l’exclusion temporaire de Kentin Mahé pour revenir à quatre buts (28-24) mais il était trop tard pour inquiéter les Français.

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                Handball : les « Experts » peuvent compter sur la relève



Le match contre les Croates « va être très différent », a déclaré Nikola Karabatic. « La Croatie va jouer chez elle avec son public, 15 000 spectateurs, avec tout ce que ça implique de pression sur nous, sur les arbitres. Ça va être un vrai match difficile. »
Les Bleus bénéficient désormais de trois jours de repos avant leur prochain match, qui pourrait voir le retour précieux de Luka Karabatic. Le pivot n’a pas joué lors des trois premières rencontres en raison d’une blessure à une cheville mais a repris l’entraînement lundi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Plus de 140 gymnastes, dont Simone Biles, ont été victimes d’un médecin ayant travaillé plus de trente ans à la fédération américaine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/01/2018
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Aux Etats-Unis, le monde de la gymnastique à l’épreuve d’un scandale d’agressions sexuelles

Plus de 140 gymnastes, dont Simone Biles, ont été victimes d’un médecin ayant travaillé plus de trente ans à la fédération américaine.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 18h26
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 10h03
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Aux Etats-Unis, la presse n’hésite plus à parler du « plus important scandale d’agressions sexuelles dans l’histoire du sport ». Un scandale qui court sur trois décennies et qui a pris de l’ampleur avec l’accumulation de témoignages de jeunes femmes depuis deux ans.
Le principal accusé, Larry Nassar, est le médecin-ostéopathe qui soignait depuis trente ans des gymnastes américaines à la clinique sportive de l’université du Michigan et au sein de la fédération américaine de gymnastique. Nassar était une figure connue dans les délégations olympiques américaines, ayant participé aux quatre derniers Jeux olympiques.
Dans les coulisses, Nassar s’est livré, pendant toutes ces années, à des attouchements et à des agressions sexuelles sur des jeunes filles, en prétextant des massages pour soigner des blessures au dos ou aux hanches. Déjà condamné à soixante ans de prison pour détention de matériel pédopornographique, il a plaidé coupable de dix chefs d’inculpation d’agressions sexuelles.
Sa peine sera connue à l’issue d’un procès qui s’ouvre, mardi 16 janvier, dans l’Etat du Michigan. Pendant quatre jours, des dizaines de jeunes filles, parmi les 140 qui ont publiquement accusé Larry Nassar de les avoir agressées au cours de leur carrière de gymnaste, prendront la parole publiquement pour raconter ce qu’elles ont subi.
Des amatrices jusqu’aux multiples médaillées
L’emprisonnement de ce prédateur sexuel est la conséquence de la prise de parole de ces gymnastes. Elles occupaient tous les échelons de la gymnastique, des amatrices universitaires jusqu’aux multiples médaillées d’or aux JO. Elles ont raconté leur calvaire, parfois plusieurs années après les faits, anonymement dans des enquêtes de presse, des émissions télévisées ou sous forme de messages sur les réseaux sociaux.
Simone Biles, quadruple championne olympique à Rio en 2016, l’a fait dans un tweet posté le 15 janvier :
« Je suis aussi l’une des nombreuses survivantes qui ont été abusées sexuellement par Larry Nassar. Ce comportement est complètement inacceptable, dégoûtant et abusif, surtout venant de quelqu’un à qui l’on m’a dit de faire confiance (…) Non, je ne vais pas et ne devrais pas porter la culpabilité qui appartient à Larry Nassar, à la Fédération américaine et à d’autres ».

   


Avant elle, d’autres gymnastes de premier plan, telles Aly Raisman, McKayla Maroney et Jamie Dantzscher, toutes médaillées olympiques, avaient pris la parole et, ce faisant, avaient attiré l’attention médiatique sur un scandale qui concernait des dizaines de leurs camarades.
Toutes racontent la même histoire, ou presque : des attouchements avant et pendant les compétitions ou les stages d’entraînement, dans des hôtels ou en coulisse. Des abus justifiés sous le nom de « traitement », se souvient Aly Raisman, qui a subi le premier d’une longue liste à l’âge de 15 ans. McKayla Maroney, qui avait 13 ans la première fois, dit que Larry Nassar l’a agressée sexuellement aux JO de Londres, quelques heures avant qu’elle ne gagne l’or au concours par équipes et l’argent au saut de cheval.
En première ligne, la fédération de gymnastique
Larry Nassar finira sans doute sa vie en prison. Son procès ne servira pas seulement à le condamner, ou à permettre à ses victimes de témoigner. C’est, pour ces dernières, le début d’un processus qui aboutira à demander des comptes aux institutions – comité olympique américain, université du Michigan et fédération de gymnastique américaine – au sein desquelles Nassar a pu agir ainsi pendant plusieurs décennies.
En première ligne, USA Gymnastics, la fédération de gymnastique, accusée au mieux d’incompétence grossière, au pire d’avoir voulu étouffer les agressions systématiques. Son président, Steve Penny, a démissionné en mars après avoir été accusé d’avoir alerté les autorités trop tardivement. La fédération justifie ce retard en disant avoir fait appel au FBI à ce moment-là.
Depuis, tout en apportant publiquement son soutien à chaque gymnaste de premier plan, elle dit avoir mis en place, après une longue enquête interne, une nouvelle « politique sportive sûre », qui requiert de « rapporter obligatoirement » tout soupçon d’abus sexuel.
Des mesures jugées tardives et insuffisantes notamment par Simone Biles ou Aly Raisman, qui ont demandé publiquement des comptes aux responsables de la fédération. « Nous avons besoin de savoir pourquoi cela a pu avoir lieu si longtemps et toucher tant d’entre nous », a dit la première. Plus directe sur son compte Twitter, Aly Raisman a directement mis en cause la fédération :
« Nous avons été agressées par un monstre à qui vous avez permis de prospérer pendant des décennies. Vous êtes 100 % responsables. Il était obligatoire de recevoir les “traitements” de Nassar ». 
Rachael Denhollander, la première gymnaste à avoir publiquement accusé l’ancien médecin olympique, a déclaré, en parlant des responsables de la gymnastique américaine et de l’université du Michigan :
« Vous avez échoué à tenir quiconque pour responsable d’avoir permis à la pédophilie de se développer pendant des décennies. »
L’avocat John Manly représente 107 femmes qui ont porté collectivement plainte contre US Gymnastics et l’université du Michigan. A ses yeux, la fédération est coupable « d’avoir éhontément voulu étouffer » cette affaire.

Abus sexuels : la Fédération internationale de gymnastique veut créer un organisme indépendant pour aider les victimes
Face aux cas répétés d’abus sexuels dans la gymnastique, le dernier en date concernant l’Américaine Simone Biles, quadruple championne olympique, la Fédération internationale de gymnastique (FIG) a décidé de créer un organisme indépendant destiné aux victimes.
La FIG va créer un « organisme indépendant où chaque cas potentiel [d’abus] pourra être rapporté. Cet organisme travaillera en étroite collaboration avec des experts juridiques et les autorités compétentes », a annoncé son président, le Japonais Morinari Watanabe, dans un communiqué, mardi 16 janvier. « Nous ne tolérerons aucun abus ou harcèlement sexuel dans la communauté de la gymnastique », a ajouté M. Watanabe.
La FIG « travaille à la mise en place de cette structure et le détail sera annoncé en temps voulu », a précisé l’instance, établie à Lausanne. Au début de décembre, M. Watanabe s’était rendu aux Etats-Unis et avait apporté son soutien à la nouvelle présidente de la fédération américaine de gymnastique, Kerry Perry.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le Parisien retrouvera l’ancien numéro un mondial au deuxième tour à Melbourne. Roger Federer a aussi passé le premier tour.
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Open d’Australie : Monfils rejoint Djokovic

Le Parisien retrouvera l’ancien numéro un mondial au deuxième tour à Melbourne. Roger Federer a aussi passé le premier tour.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h50
   





                        



   


Vainqueur en début de saison du tournoi de Doha (Qatar), Gaël Monfils laissait planer le doute sur son état de forme à son arrivée à Melbourne. Le Français a rassuré mardi ses supporteurs, et tous ceux qu’un duel au deuxième tour face à Djokovic faisait saliver, en disposant en trois sets de l’espoir espagnol Jaume Munar, 20 ans (6-3 ; 7-6 ; 6-4).
Retour gagnant pour Djokovic et Wawrinka

   


Comme annoncé, le Parisien retrouvera au prochain tour Novak Djokovic. Absent six mois des courts pour soigner son coude droit, le Serbe, retombé au 14e rang mondial, a corrigé Donald Young (Etats-Unis) en trois petits sets (6-1 ; 6-2 ; 6-4). L’ancien numéro un mondial tentera de poursuivre sa série d’invincibilité contre Monfils, qui ne l’a jamais battu lors de leurs quatorze précédents duels.
Autre revenant après une longue période de soins, Stanislas Wawrinka a, lui, dû s’employer pour écarter le modeste Lituanien Ricardas Berankis (136e joueur mondial), en quatre manches (6-3 ; 6-4 ; 2-6 ; 7-6). Le Suisse affrontera Tennys Sandgren (Etats-Unis), tombeur plus tôt du Français Jérémy Chardy (6-4 ; 7-6 ; 6-2).
Paire prend la porte 

   


Demi-finaliste la semaine dernière à Sydney (Australie), Benoît Paire est retombé dans ses travers. L’Avignonnais n’est pas sorti du piège tendu par Guillermo Garcia-Lopez (Espagne), qui s’est permis de débuter le match par une roue de bicyclette (6-0 ; 6-7 ; 6-1 ; 6-4).
La journée fut plus radieuse pour les autres Français engagés ce mardi : Julien Benneteau, Adrian Mannarino et Richard Gasquet ont rallié le deuxième tour.
Federer sans souci

   


Hormis l’élimination de Milos Raonic (Canada), quart de finaliste l’an passé, contre le Slovaque Lukas Lacko, les autres têtes d’affiche – Alexander Zverev, Sam Querrey, David Goffin – ont fait respecter leur rang.
Favori à Melbourne après un retour fracassant la saison passée, Roger Federer a confirmé contre le Slovène Aljaz Bedene (6-3 ; 6-4 ; 6-3).
Garcia seule rescapée

   


Demi-finaliste du Masters l’an passé, Caroline Garcia a effacé Carina Witthöft (Allemagne) en deux sets (7-5 ; 6-3). La Lyonnaise est la seule Française à s’être imposée mardi. Océane Dodin et Jessika Ponchet se sont logiquement inclinées, respectivement face à Eugenie Bouchard (Canada) et Garbine Muguruza (Espagne) – numéro 3 à la WTA.
15e défaite consécutive pour Mladenovic

   


2 août 2017. Depuis cette date, Kristina Mladenovic n’a plus connu la victoire. La Française a poursuivi sa terrible série à Melbourne, en concédant sa quinzième défaite d’affilée. Toujours onzième mondiale, la joueuse de 24 ans bénéficiait pourtant d’un premier tour à sa portée. Las. Elle s’est inclinée en deux sets contre la Roumaine Ana Bodgan, 104e à la WTA.
Sharapova sans difficulté

   


De retour à Melbourne deux ans après y avoir été contrôlée positive au meldonium, Maria Shaparova s’est débarrassée de l’Allemande Tatjana Maria (6-1 ; 6-4).

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                Open d’Australie : le retour victorieux de Maria Sharapova à Melbourne



La numéro une mondiale, Simona Halep a disposé en deux temps de l’Autrichienne Destanee Aiava (7-6 ; 6-1).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Suspendue pendant quinze mois pour dopage, la championne russe a battu sans difficulté l’Allemande Tatjana Maria le 16 janvier.
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Open d’Australie : le retour victorieux de Maria Sharapova à Melbourne

Suspendue pendant quinze mois pour dopage, la championne russe a battu sans difficulté l’Allemande Tatjana Maria le 16 janvier.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 10h00
    |

            Bruno Lesprit (Melbourne, envoyé spécial)








                        



   


La dernière fois que Maria Sharapova avait posé ses raquettes à Melbourne, en janvier 2016, c’était pour s’incliner en quarts de finale contre Serena Williams. Et surtout pour être condamnée cinq mois plus tard à une suspension de deux ans par la Fédération de tennis internationale, sanction qui fut réduite à quinze mois ; le tribunal arbitral du sport ayant jugé plus tard que la championne russe n’avait pas commis de « faute importante ». Sharapova avait elle-même annoncé avoir été contrôlée positive au meldonium, à l’Open d’Australie. Ce médicament a été inscrit en décembre 2015 sur la liste des produits prohibés par l’Agence mondiale antidopage. Ce que Sharapova ignorait, selon ses affirmations.
Dix ans après son unique victoire dans ce tournoi, il faut croire que la cognée de la tsarine et ses fameux râles de film d’épouvante ont manqué au public australien. La Margaret Court Arena est copieusement garnie à l’heure du déjeuner, mardi 16 janvier, pour assister à la victoire de Sharapova contre Maria, Tatjana de son prénom, une Allemande émargeant au 47e rang mondial, soit une unité devant celle qui fut no 1 à 18 ans.
Témoignages d’amour
Le match entre néotrentenaires tourne rapidement à l’avantage de la Russe, qui s’impose 6-1 dans la première manche, est menée d’un break dans la deuxième, qu’elle brise pour l’emporter 6-4 en concluant sur un ace. La revenante salue les spectateurs avec la grâce d’une ballerine du Bolchoï, distribue quelques baisers à la volée, se saisit d’une perche pour offrir un selfie. Les témoignages d’amour à son endroit se sont multipliés dans les gradins, des « Let’s Go Maria, Let’s Go ! » scandés par les locaux à cette banderole affectueuse sur fond de drapeau russe déployée par trois fans chinois.
De quoi aller droit au cœur de celle qui passe pourtant pour un personnage aussi glacial qu’arrogant. Les réactions de ses pair·e·s à sa mésaventure médicamenteuse, absence de soutien ou franche condamnation, ont révélé le peu de sympathie quelle inspire sur le circuit. La plus virulente est venue de l’ancienne championne américaine Jennifer Capriati qui a demandé que ses 35 titres – dont cinq de Grand Chelem – soient retirés à Sharapova. Seule la Fédération russe a pris sa défense, sur un mode quelque peu complotiste.
Les innombrables sponsors de cette joueuse qui est aussi une marque ont pris de la distance, à l’exception d’un équipementier américain. Ironiquement, Sharapova est revenue sur le circuit WTA en avril 2017 à l’occasion d’un tournoi financé par l’un d’eux, le Porsche Tennis Grand Prix de Stuttgart, qui lui a accordé une invitation. Sésame qui lui fut en revanche refusée pour Roland-Garros. « Rien ne m’empêchera d’accomplir mes rêves », s’est contentée de réagir la bannie sur les réseaux sociaux.
Tapis rouge
Blessée pour Wimbledon, Sharapova a fait son retour dans un tournoi de Grand Chelem à l’US Open, en battant au premier tour l’actuelle no 1 mondiale, la Roumaine Simona Halep. En octobre, elle a remporté le tournoi de Tianjin, en Chine, son premier titre depuis sa suspension. A Melbourne, elle sera opposée au deuxième tour à la Lettonne Anastasija Sevastova, tête de série no 14.
Du côté des organisateurs de l’Open d’Australie de Melbourne, tout est pardonné et appartient déjà à l’histoire ancienne. Prescription pour la proscrite. C’est avec le tapis rouge que Sharapova a été accueillie, en se substituant même à Serena Williams, vainqueure de l’édition précédente et forfait pour cause de maternité, pour la cérémonie du tirage au sort. Au côté de Roger Federer, qui avait plaidé pour une « tolérance zéro » en ce qui la concernait…
Interrogé pour savoir si ce choix était judicieux, le directeur du tournoi, Craig Tiley, a estimé que « pour être juste avec Maria, le jugement a été prononcé (…) Maria mérite cette occasion ». Après sa victoire mardi, la Russe s’est refusé à tout commentaire sur les critiques autour de sa présence à la cérémonie. Mais elle a réagi à une question sur la campagne #MeToo, à laquelle elle apporte son soutien, en précisant n’avoir jamais été victime de harcèlement sexuel dans le cadre de son métier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La quadruple championne olympique Rio en 2016 a accusé lundi Larry Nassar de l’avoir abusée sexuellement. Ce dernier a déjà été accusé d’agressions sexuelles par plus de 120 personnes.
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La gymnaste Simone Biles révèle avoir été abusée par l’ancien médecin de l’équipe américaine

La quadruple championne olympique Rio en 2016 a accusé lundi Larry Nassar de l’avoir abusée sexuellement. Ce dernier a déjà été accusé d’agressions sexuelles par plus de 120 personnes.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 23h01
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 03h39
   





                        



   


Une révélation de plus dans l’équipe de gymnatique américaine. C’est au tour de Simone Biles, quadruple championne olympique à Rio en 2016, d’affirmer, lundi 15 janvier sur son compte Twitter, avoir été abusée sexuellement par l’ancien médecin de l’équipe américaine, Larry Nassar.

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« La plupart d’entre vous me connaissent comme une jeune femme heureuse, souriante et pleine de vitalité, a écrit Simone Biles, 20 ans. Mais récemment, je me suis sentie un peu brisée et plus j’essayais de faire taire la voix dans ma tête, plus elle résonnait. Je n’ai plus peur désormais de raconter mon histoire ».
« Je suis aussi l’une des nombreuses survivantes qui ont été abusées sexuellement par Larry Nassar. Depuis trop longtemps, je me suis demandée si j’étais trop naïve, si c’était de ma faute. Je connais maintenant la réponse à ces questions. Non, ce n’était pas de ma faute. Non, je ne vais pas et ne devrais pas porter la culpabilité qui appartient à Larry Nassar, à la Fédération américaine et à d’autres ».
« Inacceptable, dégoûtant et abusif »
Après s’être accordée depuis son triomphe à Rio quinze mois sabbatiques, Simone Biles est revenue à l’entraînement en novembre dernier, dans la perspective de disputer les Mondiaux-2018, fin octobre début novembre à Doha, et celle plus lointaine de défendre son titre au concours général aux jeux Olympiques de Tokyo en 2020.
« Il est incroyablement difficile de revivre ces expériences et cela me brise encore plus le cœur de penser que, dans mon rêve de concourir à Tokyo 2020, je devrai sans cesse retourner dans le même centre de formation où j’ai été maltraitée », explique-t-elle. « Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles j’ai hésité à partager mon histoire, mais je sais maintenant que ce n’est pas de ma faute », poursuit encore la gymnaste. « Il n’est pas normal de recevoir un tel traitement de la part d’un médecin de confiance ». « Ce comportement est complètement inacceptable, dégoûtant et abusif, surtout venant de quelqu’un à qui l’on m’a dit de faire confiance », a poursuivi Simone Biles.
Condamné à soixante ans de prison pour pédopornographie
Larry Nassar, médecin emblématique de la sélection américaine de gymnastique, a été condamné début décembre dernier à 60 ans de prison pour détention de matériel pédopornographique. Ces peines s’additionneront aux sentences attendues en janvier devant deux autres cours de l’Etat du Michigan dans le volet principal de l’affaire qui concerne des accusations d’agressions sexuelles sur 125 athlètes. Lawrence Nassar a plaidé coupable pour dix chefs d’inculpation et risque la prison à perpétuité.

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L’ostéopathe avait intégré l’encadrement médical d’USA Gymnastics en 1986, avant d’être nommé coordinateur médical national dix ans plus tard, jusqu’en 2015. En 1997, il avait en parallèle rejoint la clinique sportive de l’Université du Michigan (MSU).
Ses victimes avaient moins de 15 ans lors des agressions qui se sont déroulées de 1998 à 2015. Le médecin se livrait à des attouchements sur les jeunes filles en prétextant des massages pour soigner des blessures au dos ou aux hanches.

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Outre Simone Biles, Aly Raisman, McKayla Maroney et Gabby Douglas, toutes trois également médaillées d’or olympiques, figurent sur la longue liste des victimes du Dr. Nassar. Elles avaient décidé de s’exprimer publiquement après la cascade mondiale de révélations d’abus sexuels déclenchée par l’affaire Weinstein.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La compétition s’apparentera à un circuit en sept étapes. Baptisée « Open Tour », elle débutera à Lyon en février.
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Riot dévoile l’Open Tour, le nouveau championnat de France du jeu « League of Legends »

La compétition s’apparentera à un circuit en sept étapes. Baptisée « Open Tour », elle débutera à Lyon en février.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 19h00
    |

            William Audureau








                        



   


Sept étapes, des compétitions à chacun des plus grands événements e-sport français, un format ouvert et deux places qualificatives chaque demi-saison pour un tournoi européen de type Ligue des champions… Ce sont les grandes lignes de l’Open Tour, le nouveau format de championnat de France annoncé lundi 15 janvier par Riot Games, l’éditeur du jeu compétitif League of Legends. Il succède au Challenge France, dont la dernière édition s’est déroulée en décembre, et avait vu l’équipe Millenium remporter le titre pour la quatrième fois d’affilée.
C’est la première compétition locale organisée par la structure Riot Games France, créée au printemps 2017. « Il y avait plusieurs options sur la table, on a évalué les plus et les moins pour le jeu ou la communauté, explique au Monde Damien Ricci, responsable e-sport chez Riot Games. Une ligue fermée n’aurait pas été assez “challengeant”, il n’y a pas assez d’acteurs, et la communauté nous demandait quelque chose de plus ouvert. Cela nous permet aussi de faire quelque chose de plus local, plus ancré, à la manière d’un tour de France. » 
Riot Games France n’a pour l’instant annoncé que les quatre premières étapes : Lyon (Lyon e-Sport, 16-18 février), Poitiers (31 mars-2 avril), Tours (Dreamhack, 19-21 mai) et Montpellier (2-3 juin). Les trois suivantes devraient être annoncées en mai – six lieux sont encore en compétition.
« On veut un ancrage local fort »

   


Principale originalité de cet Open Tour, n’importe quelle équipe composée de cinq membres de rang Platine 5 ou plus pourront s’inscrire et concourir dans l’un des tournois-étapes. Ils sont susceptibles de rencontrer sur leur route Millenium, le quadruple champion de France en titre, la toute nouvelle équipe Airbus, ou encore des équipes de streamers, de médias actuellement en cours de constitution…
« Le fait que l’Open Tour soit vraiment ouvert renouvelle la scène et permet de passer un bon week-end entre amis, d’être rémunéré si on rentre dans les points, et ça va donner envie à des gens de participer », veut croire Damien Ricci. Riot Games France prendra par ailleurs à sa charge les frais de déplacement des huis meilleures équipes au classement, avant de faciliter la participation aux formations les plus compétitives, selon un schéma « méritocratique ». 
Inspiré du format de compétition du tennis, avec des points accumulés à chaque tournoi, l’Open Tour cherche également à favoriser, à terme, l’émergence de clubs locaux :
« Une équipe lyonnaise qui joue à Lyon c’est plus intéressant en termes de storytelling et de communication. Elle joue à domicile, il y a donc quelque chose à raconter. Si on a cet attachement local, si les villes jouent le jeu, alors on pourra avoir [à terme] un championnat qui ressemble à ce qu’on a dans les sports traditionnels, on y va tout doucement. » 
La finale se déroulera quant à elle en studio ou en live. Les deux équipes les mieux classées affronteront dans une sorte de Ligue des champions aux contours encore à définir les meilleurs clubs allemands, espagnols ou encore anglais. « On veut un ancrage local fort, on veut que le public soutienne le vainqueur de l’Open Tour, qu’il soit le représentant de la France », insiste Damien Ricci.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Après avoir été renversé par Diego Carlos lors du match opposant le FC Nantes au PSG, l’arbitre Tony Chapron a tenté de se faire justice lui-même en taclant le joueur coupable.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le Comité olympique norvégien a confirmé lundi la non-sélection pour Pyeongchang de l’ex-empereur du biathlon, athlète le plus médaillé de l’histoire des JO d’hiver.
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Biathlon : Ole Einar Bjoerndalen, Games over

Le Comité olympique norvégien a confirmé lundi la non-sélection pour Pyeongchang de l’ex-empereur du biathlon, athlète le plus médaillé de l’histoire des JO d’hiver.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 17h21
   





                        



   


« Le Cannibale » du biathlon avait encore faim, malgré ses 13 médailles olympiques (8 en or, 4 en argent, 1 en bronze), mais il a fini, à bientôt 44 ans, par être rattrapé par son âge : Ole Einar Bjoerndalen n’a pas le niveau suffisant pour représenter la Norvège aux prochains Jeux olympiques de Pyeongchang (9-25 février).
L’annonce du Comité olympique norvégien ne faisait plus guère de doute depuis une ultime course ratée, la semaine dernière à Ruhpolding (Allemagne) : Bjoerndalen avait échoué à la 42e place. C’est la première fois depuis 1994 que la liste des olympiens norvégiens n’abrite pas le nom de Bjoerndalen.
« Les résultats atteints par Ole Einar Bjoerndalen en individuel en Coupe du monde (…) ne sont pas assez bons. Il n’a hélas pas satisfait aux critères » de sélection, a expliqué le chef du comité, Tore Oevreboe.
« Ca craint »
« Ça craint que je ne puisse pas y aller », a réagi le champion lundi, cité par la chaîne TV2. « Je pense que j’aurais pu retrouver la forme d’ici les JO », a-t-il ajouté, en se disant en désaccord avec la décision du Comité olympique norvégien. Le biathlète s’est gardé d’annoncer la fin de sa carrière : la possibilité existe en effet qu’il dispute des manches de Coupe du monde après les JO, pour un dernier baroud.
Les JO d’hiver perdent donc un visage familier, qui faisait partie du paysage depuis Lillehammer (Norvège) en 1994. L’actuel roi de la discipline, le Français Martin Fourcade, était alors encore en maternelle… Bjoerndalen était « le héros de mon enfance », disait d’ailleurs de lui Fourcade l’an dernier.
C’est à Nagano (Japon), en 1998, que Bjoerndalen perce. Après avoir été coupé dans son élan la veille par la météo, il remporte le sprint puis offre l’argent à la Norvège en relais. S’ensuit une longue moisson de titres olympiques qui lui assurera une place de choix dans le cœur de ses compatriotes, férus de ski.

   


Bien qu’attendue, la décision du comité a semé la consternation parmi eux. Sur les réseaux sociaux, certains parlaient de « scandale » et de « journée triste pour le biathlon ».
Dans une nouvelle ère
La Norvège se souvient notamment du « grand chelem » réalisé aux JO de Salt Lake City (Etats-Unis) en 2002 (4 titres en 4 épreuves) mais aussi des 95 victoires individuelles en Coupe du monde, des six gros globes de cristal et des 20 titres mondiaux.
Bjoerndalen a fait entrer le biathlon dans une nouvelle ère, s’imposant des charges de travail nouvelles dans la discipline. Ses dix années (1997-2007) de féroce adversité avec le Français Raphaël Poirée ont permis à la discipline de décoller médiatiquement.
Aussi modeste et discret que populaire, le « Roi Ole » a gagné l’estime de tous, coéquipiers comme concurrents. « Ce serait super bizarre d’aller aux JO sans Bjoerndalen », estimait le meilleur biathlète norvégien du moment, Johannes Boe, cité par l’agence NTB quelques heures avant l’annonce de la sélection.
Enfant, le fils d’agriculteur consacrait l’argent gagné grâce aux travaux à la ferme à l’achat d’une lampe frontale, pour s’entraîner le soir. Il pratiquait le tir sur les soutiens-gorge de sa mère, pendus au fil à linge, et faisait vœu dès 12 ans de ne pas toucher à l’alcool, selon des anecdotes relatées par la radiotélévision NRK.
Les experts prédisaient son départ à la retraite depuis de nombreuses années, mais à Sotchi, à 40 ans, Bjoerndalen avait remporté l’or dans le sprint, devenant le plus vieux champion olympique de l’histoire en sports d’hiver.
Mais dans une nation aussi riche en biathlètes que la Norvège, son niveau ne lui permettait plus d’espérer une qualification olympique, ne serait-ce qu’en tant que remplaçant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Les inévitables Patriots de New England, les improbables Jaguars de Jacksonville, les Vikings miraculés de Minnesota… le point sur les playoffs de la NFL.
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Football américain : les Vikings, miraculés des playoffs de la NFL

Les inévitables Patriots de New England, les improbables Jaguars de Jacksonville, les Vikings miraculés de Minnesota… le point sur les playoffs de la NFL.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h59
    |

            Luc Vinogradoff








                        


Les inévitables Patriots de New England, les improbables Jaguars de Jacksonville, les Vikings miraculés de Minnesota… les playoffs de la Ligue nationale de football américain (NFL) ont livré leur lot de surprises et de confirmations à l’issue du deuxième tour qui s’est achevé dimanche 14 janvier.
On vous propose un résumé de l’action et un point sur les prochaines échéances, les finales de conférences :
Eagles de Philadelphie vs Vikings du Minnesota pour la NFC, le 20 janvier.Patriots de New England vs Jaguars de Jacksonville pour l’AFC, le 21 janvier.
Des Vikings miraculés (victoire 29-24 contre les Saints de La Nouvelle-Orléans)

   


Chaque année, le Super Bowl se déroule dans un stade préalablement choisi pour qu’il n’y ait aucun avantage de terrain pour les deux équipes. Cette année, il se trouve que ce sera sur le terrain des Vikings du Minnesota. La franchise n’a jamais remporté le Super Bowl, avec quatre finales perdues vieilles d’un demi-siècle. Ses fans avaient entouré la date de 2018 avec le fol espoir que ce soit enfin le cas, avec en bonus la possibilité d’une victoire à domicile.
Malgré la perte de leur quarterback titulaire Sam Bradford très tôt dans la saison, les Vikings ont dominé leur division et se sont facilement qualifiés pour les playoffs, obtenant même une semaine de repos supplémentaire grâce à leur statut de tête de série. Jusque-là tout allait bien.
Pour leur premier match de playoffs face aux Saints, ils étouffent leurs adversaires en marquant 17 points consécutifs. Jusque-là tout allait bien. Puis ils ont implosé. Les Saints prennent l’avantage (21-20) avec un coup de pied à 29 secondes de la fin. Les Vikings sont à plus de 60 yards. Ils ont une tentative pour marquer et sauver leur saison. On ne sait pas comment Case Keenum a réussi à trouver Stefon Diggs dans ces conditions, ni comment Stefon Diggs a réussi à marquer. C’est une des actions les plus incroyables de l’histoire de la NFL.

.@STEFONDIGGS FOR THE WIN!!!!!!!!! #SKOL 

— NFL (@NFL)


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Des Eagles résilients (victoire 15-10 contre les Falcons d’Atlanta)
A Philadephie aussi, on connaît les affres de perdre son quarterback titulaire. Carson Wentz était parti pour une saison de MVP (meilleur joueur de la ligue) avant qu’un tacle ne brise un ligament croisé antérieur. Sans leur leader, les Eagles, qui n’avaient perdu que trois matchs en saison régulière, ne semblaient plus si invincibles.
Face aux Falcons, finalistes du dernier Super Bowl, ils ont peiné. Le remplaçant de Wentz, NIck Foles, n’a ni sa puissance de bras, ni son intelligence de jeu. Il a dû se contenter de faire ce qu’il pouvait, en minimisant les fautes. Suffisant pour une équipe portée par une défense féroce. Les Eagles ont justifié leur première place dans la NFC et joueront leur première finale de conférence en dix ans. La dernière fois qu’ils avaient remporté un tel match remonte à 2004. Ils avaient alors perdu contre les inévitables Patriots de New England.

Nick Foles goes DEEP on the first play of the game.

— NFL (@NFL)


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Des Patriots indétrônables (victoire 35-14 contre les Titans du Tennessee)

   


On ne présente plus les Patriots à quiconque suit un peu la NFL depuis près de deux décennies. C’est plus qu’une dynastie, c’est l’équivalent sportif d’une certitude. Le proverbe dit « en ce monde rien n’est certain, à part la mort et les impôts ». On peut ajouter « et que les Patriots seront compétitifs en NFL ».
Face aux Titans, le légendaire Tom Brady a ajouté une pierre de plus à son édifice personnel. Un match parfait, avec trois touchdowns et, pour la forme, un énième record : le plus vieux quarterback à gagner un match de playoffs, à 40 ans et 163 jours. Pour continuer sur les records : les Patriots de Brady joueront une septième finale de conférence consécutive. En cas de victoire, ils disputeront le Superbowl pour la dixième fois. Ils l’ont déjà gagné cinq fois en quinze ans, dont l’année dernière. Ils sont, bien sûr, les favoris.

Playoff Brady is the best Brady.

— Patriots (@New England Patriots)


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Des Jaguars que personne ne voyait là (victoire 45-42 contre les Steelers de Pittsburgh)
En 2017, les Jaguars de Jacksonville étaient une des pires équipes de la NFL. En un an, ils en sont devenus une des meilleures. Cela s’explique par le fonctionnement même de la NFL, qui permet aux derniers de devenir les premiers s’ils ont de l’instinct (choisir de bons jeunes joueurs lors du draft) et de l’argent (faire signer des agents libres à grands coups de millions).
Et c’est ainsi, grâce au jeune running-back Leonard Fournette (trois touchdowns contre Pittsburgh), à une défense renforcée à l’intersaison, et depuis devenue la meilleure de la NFL, que les Jaguars, sous la direction de l’entraîner Doug Marrone, se retrouvent en finale de conférence alors que très, très peu d’observateurs avisés auraient parié sur eux en début de saison. Ils sont maintenant confrontés à la machine Patriots et, comme il y a quelque mois, personne ne les donne favoris. Sauf eux-mêmes. Parce que selon le cornerback Jalen Ramsey, « on va aller au Super Bowl, et on va le gagner ». C’est dit.

Deja vu!

@_fournette goes over the top for the touchdown on the opening drive.

— Jaguars (@z-#Sacksonville)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La virulence avec laquelle l’arbitre est critiqué pour son geste lors de Nantes-PSG interroge sur le statut de ces acteurs indispensables mais déconsidérés.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Football : derrière le « procès » de Tony Chapron, un mépris des arbitres

La virulence avec laquelle l’arbitre est critiqué pour son geste lors de Nantes-PSG interroge sur le statut de ces acteurs indispensables mais déconsidérés.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 17h41
    |

            Clément Guillou








                        



   


Chronique. La dernière fois que j’ai vraiment joué au foot, c’était il y a dix ans maintenant, nous avions désigné d’autorité un arbitre. La victime avait un atout pour le poste : elle s’appelait Tony. Comme les enfants se donnent des noms de footballeurs les faisant fantasmer, les adultes que nous étions presque l’avions renommé Tony Chapron. Il était même « l’intraitable-Tony-Chapron ».
Dans notre imaginaire, Tony Chapron était l’arbitrage fait homme et les qualificatifs que nous lui attribuions montraient la mauvaise réputation du métier : nous disions intraitable, nous aurions aussi pu dire autoritaire, implacable, sévère ou inflexible, bref, tout épithète pioché dans le dictionnaire des synonymes et désignant un dictateur au petit pied. Quel discours médiatique avait bien pu nous rendre cet homme si détestable, d’une part, et sa profession si méprisable, d’autre part ?
Dimanche soir, Tony Chapron est entré dans l’histoire du football français, non pas en arbitrant une finale de Coupe du monde mais en devenant le premier arbitre à faire l’objet d’un « mème » internet. Sa tentative présumée de balayage de Diego Carlos, le défenseur brésilien du FC Nantes, est détournée de toutes les façons possibles, et son comportement sur l’action – il a adressé un deuxième carton jaune au joueur coupable de l’avoir involontairement bousculé – est tourné en ridicule dans toutes les langues. Lui dit avoir été victime « d’un mauvais réflexe », ayant ressenti « une vive douleur sur une blessure récente ». Les images rendent les deux versions possibles ; on s’en aperçoit ces derniers mois, l’arbitrage vidéo est aussi affaire d’interprétation humaine.
Au fond, peu importe : c’est un moment chaplinesque, rien d’autre. Il prête au rire et au dépit, pour les arbitres qui subiront les moqueries les week-ends prochains sur les pelouses de district. Mais il ne dit rien de la profession en général.
Curée
Bien plus révélatrice est la curée que Tony Chapron subit depuis dimanche 23 heures. Joueurs, entraîneurs, présidents de clubs : quel autre acteur du football, pour un geste ou un mot qui l’a dépassé, subirait sans procès un déchaînement d’une telle violence ? Imagine-t-on un arbitre se précipiter avec fureur dans le vestiaire d’une équipe pour se plaindre des contestations de l’entraîneur ou d’un tacle dangereux ? Imagine-t-on un arbitre faire irruption dans la loge présidentielle à la mi-temps d’un match ? Les scènes inverses se produisent chaque week-end ou presque dans les sous-sols des stades de Ligue 1.
Procureur des comportements arbitraux, Pierre Ménès était encore dimanche à l’avant-poste dans ce courageux combat, décrétant avec finesse qu’il fallait « virer les nuls » (c’était à la télé) et en profiter pour « taper du poing sur la table » car « ces gens-là sont tellement contents d’eux et accumulent tellement d’erreurs qu’ils en deviennent un profond problème pour le football français » (c’était sur son blog).
Plus tôt dans la soirée, le commentateur vedette de Canal+ Stéphane Guy s’était égosillé après un but refusé pour hors-jeu au FC Nantes, sur la base d’un « révélateur » de hors-jeu grossièrement placé et privant l’arbitre de sa faculté d’interprétation de l’action.

Utile
Evidemment, Tony Chapron est bien plus utile au football que tous ceux qui lui tombent dessus.
Celui qui prendra sa retraite à la fin de la saison, à l’âge de 45 ans, figure année après année parmi les arbitres français les mieux notés par leurs évaluateurs, et se voit régulièrement confier le sifflet de matchs importants. Cela malgré l’antipathie qu’il suscite dans le football français, ce qui doit dire quelque chose de sa capacité à prendre des bonnes décisions.
Deux heures avant le geste incompréhensible de Tony Chapron, il semblait normal à tous que Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique lyonnais suspendu à de multiples reprises pour ses propos sur les arbitres, s’inquiète « pour le foot » (rien de moins) que son joueur vedette Nabil Fekir ne soit pas davantage protégé par le corps arbitral. Il y a un mois, le défenseur lyonnais Marçal avait porté sa main au visage d’un arbitre de touche sans en être sanctionné. Le même week-end, des membres de l’encadrement de Montpellier avaient traité un arbitre de « pipe », de « pute », de « porc » et de « grosse merde ».
Le geste de Tony Chapron n’est rien d’autre que l’accès d’autoritarisme d’un arbitre qui lui vaudra une fin de carrière infamante et loin des honneurs auxquels il aurait pu prétendre. Les réactions excessives qu’il suscite, en revanche, rappellent qu’il est miraculeux que le rôle, qui ne rémunère qu’une infime élite, suscite encore des vocations. Particulièrement dans le football, seul sport où l’on tolère que l’arbitre fasse l’objet d’autant de commentaires publics et de pressions physiques de la part des joueurs.

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En Corrèze, le week-end des 9 et 10 décembre, on n’a pas pu jouer au football. Le district avait décrété une grève : les agressions d’arbitres devenaient trop fréquentes. Et Tony Chapron n’était pas dans le coup.



                            


                        

                        


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Open d’Australie : lundi noir à Melbourne pour les Etats-Unis

La première journée de l’Open d’Australie n’a pas souri aux Américains. Côté français, Lucas Pouille a été éliminé au contraire de Simon et Monfils.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 14h03
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            Bruno Lesprit (Melbourne, envoyé spécial)








                        



   


Légère bruine sur Melbourne, puis soleil austral pour que puisse résonner le bruit des balles. C’est l’hiver en France et l’été aux antipodes (24 °C) pour la 106e édition de l’Open d’Australie, un des quatre tournois du Grand Chelem et le premier de la saison, qui s’est ouverte lundi 15 janvier. Sur Federation Square, cœur de la capitale du Victoria, a été déployé un portrait géant de l’inattendu vainqueur de l’année précédente, le Suisse Roger Federer, qui s’imposa à 35 ans et en cinq manches face à son vieux rival, l’Espagnol Rafael Nadal, pour leur première opposition en finale d’un grand chelem depuis 2011. Chez les femmes aussi, on ne peut pas dire que le logiciel ait été rafraîchi puisque Serena Williams fit plier sa sœur Venus, qu’elle n’avait pas affrontée depuis huit ans à ce stade de compétition. Le down under australien, avec ses décalages horaires surréalistes, favoriserait ainsi le retour vers le futur.

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Federer, en quête d’un vingtième succès dans un des quatre rendez-vous majeurs — et un sixième à Melbourne —, a d’ores et déjà estimé que son grand âge (36 ans, donc) l’empêchait d’ambitionner le statut de favori. Ce propos d’apparence raisonnable et modeste est en fait un trait d’humour helvète qui a fait sourire sans tromper personne. Quand on est numéro 2 mondial et que l’on s’appelle Federer, on est évidemment favori. D’autant que son concurrent majorquin souffre du genou droit, handicap qui ne l’a pas empêché, lundi, de se débarrasser en trois sets cinglants du Dominicain Victor Estrella.
Venus Williams déjà sortie
Serena Williams, par contre, ne peut ambitionner de se succéder, puisqu’elle a déclaré forfait — en tant que jeune maman. De même (à cause de sa hanche) que l’Ecossais Andy Murray, membre avec Federer, Nadal et le Serbe Novak Djokovic de l’endurant « Big 4 » et éternel loser à Melbourne (cinq finales perdues).
« Djoko », lui, est bien là, après six mois d’absence des courts pour soigner son coude. Retombé pour cette raison à un indigne 14e rang mondial, celui qui fut le patron de 2011 à 2015 attire logiquement les foules pour son entraînement en compagnie de son nouvel entraîneur, un homme de renom en la personne d’Andre Agassi. Des journalistes guettaient le Serbe après la requête qu’il aurait faite lors du meeting annuel des joueurs afin que leurs primes soient augmentées, plaidant même pour la constitution d’une association des joueurs en marge de l’ATP (Association des joueurs de tennis professionnels). Le mutin n’a pas apporté de démenti, il s’est borné à refuser tout commentaire.
Ceux qui n’avaient d’yeux que pour lui et pour le « Kid de Las Vegas » auront manqué les premières surprises de la journée. Faute de Serena Williams, il y a sa sœur Venus. Ou plutôt, il y avait. La tête de série n° 5, 37 ans, a déjà repris l’avion pour la Floride après sa défaite à la Rod Laver Arena contre la Suissesse Belinda Bencic, 20 ans et 78e rang mondial, une joueuse dont elle n’avait aucun souvenir de leurs quatre précédentes rencontres. Bencic, de son côté, récente vainqueur à Perth de la Holman Cup (double mixte) au côté de Roger Federer, avait « beaucoup pensé » à ces défaites et décidé de ne plus s’encombrer du « respect » que lui inspirait Venus Williams.
Pouille déjà éliminé
Au même moment, la dauphine de la numéro 1 américaine, Coco Vandeweghe (9e rang mondial), subissait un sort identique à la Hisense Arena devant la Hongroise Timea Babos. Un lundi noir pour le tennis des Etats-Unis, dont le prélude avait été à la Margaret Court Arena la chute de Sloane Stephens, surprenante vainqueur de l’US Open en septembre 2017, face à la Chinoise Zhang Shuai. Côté hommes, même scénario catastrophique. Sur un court numéro 2 chaud-bouillant et pavoisé de soleils levants, le numéro 1 américain, Jack Sock, tête de série n° 8, a été sorti en fin d’après-midi (australien s’entend) et en quatre manches par Yuichi Sugita, 41e mondial. Plus tôt, le géant John Isner n’a pu se fier à son service canon contre l’Australien Matthew Ebden, un trentenaire qui a déjà remporté l’Open d’Australie en 2013, mais c’était en double mixte.
De quoi consoler les locaux de la défaite de Samantha Stosur, ancienne no 1 mondiale et surtout dernière Australienne à avoir remporté un tournoi du Grand chelem (lors de l’US Open 2011) après plus de deux décennies de disette nationale. Elle s’est inclinée devant la Portoricaine Monica Puig, devenue célèbre pour avoir apporté à son pays le premier titre olympique de son histoire lors des jeux de Rio 2016.
Heureusement pour les porteurs de drapeaux frappés de la Croix du Sud, la numéro 2 australienne Daria Gavrilova s’est facilement imposée, de même que le bad boy et mâle dominant Nick Kyrgios. Pour la journée de mardi, tous les regards seront tournés vers le choc de premier tour entre le Tchèque Tomas Berdych et la nouvelle sensation du tennis australien, Alex de Minaur, 18 ans, demi-finaliste au récent tournoi de Brisbane, puis finaliste à Sydney, après avoir battu le Français Benoît Paire. Pour les Bleus, les fortunes auront été diverses puisque Lucas Pouille a été éliminé en quatre manches par le Belge Ruben Bemelmans, alors que Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga sont passés sans encombre. Ce dernier célébrant cette année les dix ans de son unique finale de Grand Chelem. C’était contre Novak Djokovic, ici même à Melbourne.



                            


                        

                        

