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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Suivant l’exemple de leurs consœurs du « Parisien », 65 femmes du quotidien régional dénoncent, dans un texte rendu public mercredi, leur absence au sein des postes de direction et les disparités salariales.
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Les femmes journalistes de « La Provence » en colère

Suivant l’exemple de leurs consœurs du « Parisien », 65 femmes du quotidien régional dénoncent, dans un texte rendu public mercredi, leur absence au sein des postes de direction et les disparités salariales.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 18h33
    |

            François Bougon








                        



   


Le mouvement de protestation lancé la semaine dernière par les femmes journalistes du Parisien ne cesse d’inspirer leurs consœurs. Après L’Obs, c’est le quotidien La Provence qui est touché : sur les 65 femmes de la rédaction – sur un effectif total de 166 journalistes –, 60 ont signé un texte pour dénoncer la situation dans le journal, dont l’homme d’affaires Bernard Tapie détient la majorité aux côtés de la société belge Avenir Développement. Il a été rendu public mercredi 17 janvier.

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« A La Provence, c’est pareil… sauf que c’est pire », écrivent-elles, déplorant leur absence à la direction et à la rédaction en chef, tout comme les disparités salariales. « Elles ont 28, 35, 43 ou 50 ans, elles démontrent chaque jour leur engagement, leur compétence, leur expertise et leur sérieux. Est-il encore besoin de le préciser ? Pourtant, elles n’accèdent pas aux carrières (et aux salaires) de leurs confrères. Des postes auxquels, d’ailleurs, elles ne peuvent pas même postuler, vu qu’il n’y a jamais d’appel à candidatures », soulignent ces femmes qui sont soutenues par les syndicats SNJ et CGT.

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« Il y a un malaise et un ras-le-bol »
Avant de s’interroger : « Au-delà de l’injustice qui nous est faite, quel exemple d’égalité et de progrès donnons-nous à nos lectrices, à nos lecteurs ? A la société à laquelle nous nous adressons chaque jour dans nos colonnes ? La pluralité des regards n’est-elle pas un atout pour un journal qui bataille pour sa survie ? »
« Il y a un malaise et un ras-le-bol à La Provence, a expliqué au Monde une des initiatrices. Chaque fin d’année, c’est le moment des augmentations salariales et, cette année encore, les hommes se sont largement augmentés. C’est une période qui recrée de l’amertume. » Contacté par Le Monde, Franz-Olivier Giesbert, le directeur éditorial, n’a pas souhaité s’exprimer dans nos colonnes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Les journalistes, dont Ragip Duran, l’ancien correspondant de « Libération » à Istanbul, ont été condamnés pour leur solidarité envers « Özgür Gündem », un journal d’opposition pro-kurde.
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Prison ferme pour cinq journalistes en Turquie

Les journalistes, dont Ragip Duran, l’ancien correspondant de « Libération » à Istanbul, ont été condamnés pour leur solidarité envers « Özgür Gündem », un journal d’opposition pro-kurde.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 17h30
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Pour avoir manifesté leur solidarité avec le quotidien d’opposition pro-kurde Özgür Gündem, cinq journalistes ont été condamnés à des peines de prison ferme, mardi 16 janvier, par un tribunal d’Istanbul.
Ragip Duran, journaliste francophone qui fut longtemps le correspondant de Libération à Istanbul, Ayse Düzkan, Mehmet Ali Çelebi et Hüseyin Bektas ont été condamnés à un an et demi de détention. « Ils n’ont pas manifesté assez de remords », a estimé la Cour dans ses attendus. Le rédacteur en chef du quotidien, Hüseyin Akyol, a lui été condamné à trois ans et neuf mois d’emprisonnement.
Absents lors de l’audience, les accusés étaient représentés par leurs avocats qui ont fait appel des condamnations. A Paris, la Société des journalistes et du personnel de Libération a dénoncé un « jugement inique ».
Les cinq journalistes ont été condamnés pour « propagande terroriste » en faveur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre l’Etat turc depuis plus de trente ans. Selon les autorités turques, Özgür Gündem est un des porte-voix de la rébellion armée kurde, perçue comme « terroriste » par la Turquie, l’Union européenne et les Etats-Unis.
« L’une des plus grandes geôles »
Depuis sa fondation en 1992, Özgür Gündem a été interdit à plusieurs reprises, ses locaux ont même été détruits par une explosion en décembre 1994. Avant d’être fermé par décret-loi en octobre 2016, le quotidien pro-kurde a subi des pressions judiciaires.
En signe de soutien, la profession a lancé une campagne en faveur du pluralisme des médias. De mai à août 2016, une veille journalistique a été établie avec la participation de personnalités en vue, dont la militante des droits de l’homme Sebnem Korur Fincanci et le représentant local de Reporters sans frontières (RSF), Erol Önderoglu. Les volontaires se chargeaient symboliquement du travail d’édition pendant une journée, en signe de solidarité.
Cette marque de solidarité leur a coûté cher. En juin, trois des « veilleurs » – Sebnem Korur Fincanci, Erol Önderoglu et Ahmet Nesin – ont été incarcérés pendant dix jours. Ils ont ensuite été libérés mais leur procès se poursuit. La prochaine audience aura lieu le 18 avril devant la 13e chambre du palais de Justice de Caglayan, celle-là même qui vient de condamner les cinq journalistes. Ils risquent jusqu’à quatorze ans de prison.

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Pas moins de 122 journalistes sont derrière les barreaux en ce moment en Turquie, pays décrit par Reporters sans frontières (RSF) comme « l’une des plus grandes geôles du monde » pour les professionnels des médias. Ils risquent de lourdes condamnations, jusqu’à la réclusion à perpétuité pour certains. Et 520 autres journalistes qui comparaissent libres pourraient les rejoindre à tout moment en 2018. Au classement de la liberté de la presse établi par RSF en 2017, la Turquie occupe la 155e place (sur 180), en net recul par rapport à 2005 quand le pays occupait la 98e place.
Préoccupante avant le coup d’Etat manqué du 15 juillet 2016, la situation des médias est devenue critique. A la faveur de l’état d’urgence imposé le 20 juillet 2016 et régulièrement reconduit depuis, les journalistes critiques du gouvernement sont visés par les purges. Plus de 150 médias ont été fermés dans la foulée du coup d’Etat raté.
« Politique draconienne »
La condamnation des cinq journalistes survient en pleine controverse entre la Cour constitutionnelle et le gouvernement au sujet de la libération de deux chroniqueurs, Mehmet Altan, 65 ans, et Sahin Alpay, 73 ans. Emprisonnés juste après le coup d’Etat manqué car accusés de collusion avec le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen qu’Ankara accuse d’avoir fomenté le coup d’état raté, les deux hommes ont présenté un recours individuel devant la Cour.
Jeudi 11 janvier, par onze voix contre six, les juges de la Cour constitutionnelle ont ordonné leur remise en liberté conditionnelle. La plus haute juridiction turque a dénoncé « la violation de la liberté d’expression et de la presse et la violation du droit à la sécurité et à la liberté ». Les défenseurs de la profession ont alors pensé que la décision allait ouvrir un précédent et que de nombreux journalistes injustement incarcérés allaient être libérés.
Mais cinq heures après la décision de la Cour, deux tribunaux d’Istanbul ont refusé d’en tenir compte et se sont prononcé, au contraire, pour le maintien des deux journalistes en détention.
L’exécutif s’en est mêlé. La Cour constitutionnelle a « dépassé les limites de ses pouvoirs législatifs et constitutionnels », a annoncé peu après sur son compte Twitter le porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag, dénonçant une « mauvaise décision ». « La justice turque a pour seule référence la politique draconienne imposée par le gouvernement en matière de sécurité nationale. La défense des libertés individuelles n’est pas sa priorité », déplore Erol Önderoglu, le représentant de RSF en Turquie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Le célèbre snapchatteur, youtubeur et figure de la télé-réalité française Jeremstar a été suspendu « par mesure de précaution » de l’émission « Les Terriens du dimanche ».
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Mêlé à des accusations sur les réseaux sociaux, le chroniqueur Jeremstar suspendu de la chaîne C8

Le célèbre snapchatteur, youtubeur et figure de la télé-réalité française Jeremstar a été suspendu « par mesure de précaution » de l’émission « Les Terriens du dimanche ».



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h43
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 16h39
    |

            Martin Untersinger et 
Alexandre Piquard








                        


Le célèbre snapchatteur, youtubeur et figure de télé-réalité française Jeremstar – Jérémy Gisclon de son vrai nom – a été mis en retrait mardi 16 janvier des « Terriens du dimanche », l’émission de C8 animée par Thierry Ardisson à laquelle il participe depuis la rentrée. « D’un commun accord avec Jeremstar, C8 suspend son activité sur l’antenne. C8 reste très attentif à l’évolution de la situation », fait savoir la filiale de Canal+.
En cause, une polémique dans laquelle est impliquée la célébrité. Il y a quelques jours, un autre utilisateur de Snapchat a accusé Jeremstar de lui avoir volé une information concernant des participants aux « Anges », une émission de télé-réalité, et publiée initialement sur son compte. En représailles, il a publié ce qu’il présente comme une vidéo intime de Jeremstar.
Parallèlement et dans de multiples messages sur les réseaux sociaux, il a aussi formulé de graves accusations à l’encontre d’un proche de la célébrité, Pascal Cardonna, connu des fans de Jeremstar pour apparaître fréquemment dans les vidéos de ce dernier sous le pseudonyme de « Babybel ».
« Mesure de précaution »
Lundi soir, en voyant la polémique monter sur les réseaux sociaux, la chaîne a appelé Jeremstar pour prendre une « mesure de précaution ». Il a été décidé que les conditions n’étaient pas réunies pour garder à l’antenne le blogueur, qui doit se défendre dans ce dossier, explique une source proche de la chaîne. A C8, on se dit attentif à cette affaire aux accusations graves, tout en estimant ne pas avoir les moyens d’en connaître la véracité à ce stade.
Radio France, où travaille Pascal Cardonna, a expliqué par communiqué avoir « pris connaissance sur les réseaux sociaux d’accusations très graves ». Si ces faits étaient avérés, ils seraient condamnables, ajoute la radio, tout en précisant qu’ils relèvent « de la sphère privée ». M. Cardonna est depuis 2008 « coordinateur numérique » du réseau France Bleu pour la région Sud. Il est en poste à Nîmes et n’apparaît pas à l’antenne, note Radio France, dont la direction juridique et les ressources humaines sont mobilisées.
Jeremstar a également annulé une séance de dédicaces à Pau. « Dans ce contexte, cela aurait pu être dangereux, quelqu’un pourrait venir avec de mauvaises intentions » ont expliqué les organisateurs au quotidien Sud Ouest.
Jeremstar est depuis quelques jours muet sur les réseaux sociaux, où il est d’ordinaire très prolixe. Il s’est fait connaître en chroniquant sur son site de nombreuses émissions de télé-réalité et en participant à certaines. Il est aujourd’hui une figure de tout premier plan sur le réseau social Snapchat et rassemble une audience de plusieurs millions de personnes, essentiellement des adolescents.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel engage une procédure avant de décider, la semaine prochaine, de mettre fin ou non au mandat de Mathieu Gallet.
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Affaire Gallet : le CSA doit se prononcer sur le maintien du président de Radio France à son poste

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel engage une procédure avant de décider, la semaine prochaine, de mettre fin ou non au mandat de Mathieu Gallet.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 16h57
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a décidé de voter pour déterminer si Mathieu Gallet peut rester président de Radio France : dans sa séance plénière du mercredi 17 janvier, l’autorité a annoncé avoir « décidé de mettre en œuvre l’article 47-5 de la loi du 30 septembre 1986 modifiée », c’est-à-dire l’article prévoyant les modalités d’un retrait du mandat du président de Radio France (ou de France Télévisions ou de France Médias Monde), qui court jusqu’en mai 2019.
Cette procédure fait suite à la condamnation en justice de Mathieu Gallet, le 15 janvier, à un an de prison avec sursis pour favoritisme lorsqu’il était président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Décision attendue la semaine prochaine
Le CSA précise qu’au terme de la procédure, sa décision sera rendue « le plus rapidement possible dans le respect du contradictoire et notamment après la communication du jugement rendu à l’égard de M. Mathieu Gallet ». En effet, le texte intégral de la décision rendue lundi par le tribunal correctionnel de Créteil n’a pas encore été publié par le greffe.
Selon nos informations, le vote du CSA devrait se tenir la semaine du 22 janvier. Avant cela, le conseil a choisi de donner la possibilité à Mathieu Gallet d’être entendu ou de présenter un dossier de défense. L’autorité est aussi ouverte à l’audition, à leur demande, de tierces parties, par exemple les syndicats de Radio France.
Rappel utile : le CSA peut tout à faire décider in fine de ne pas destituer M. Gallet.
Evaluation du contexte interne et externe
Concrètement, les sept conseillers du Conseil se prononceront à la majorité simple. Ils vont évaluer si la situation dans laquelle se trouve Mathieu Gallet lui permet de continuer à diriger sereinement Radio France ou s’il en est empêché. L’autorité n’a ainsi pas retenu l’argument des avocats du président de Radio France, qui concerne le fond de l’affaire : selon eux, leur client a droit à la présomption d’innocence, car il a fait appel du jugement, rendant une procédure de destitution sans objet.
Le contexte interne à Radio France pourrait jouer en la faveur de M. Gallet : depuis lundi, la plupart des syndicats et les administrateurs n’ont pas demandé son départ. En revanche, les relations tendues qu’il entretient désormais avec le gouvernement pourraient pousser à son départ.
En effet, Françoise Nyssen, la ministre de la culture, a appelé le CSA, le 16 janvier, à « tirer les conséquences » du jugement. Or, ce ministère exerce une tutelle directe sur les entités d’audiovisuel public, comme Radio France, et décide notamment de son budget.

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Le CSA et l’audiovisuel public dans l’incertitude
En ouvrant une procédure, le CSA prend le risque de sembler se plier à la pression de l’exécutif, qui, selon certains, remet en cause l’indépendance de l’audiovisuel public. Mais l’autorité coupe potentiellement cours au reproche selon lequel il ne contrôle pas assez l’action des présidents d’audiovisuel public qu’il a nommés lui-même, à l’image de M. Gallet, en 2014. M. Macron a formulé une telle critique, pour justifier de retirer au CSA son pouvoir de nomination et de le confier aux conseils d’administration des entreprises concernées. Mme Nyssen espère d’ailleurs faire voter « rapidement » une loi dans ce sens.
Si le CSA devait voter la fin du mandat de M. Gallet – un cas inédit –, on entrerait toutefois dans une zone d’incertitudes. A court terme, il serait suppléé par le « doyen d’âge » du conseil d’administration, parmi les membres nommés par le CSA : en principe Jean-Luc Vergne, ex-directeur des ressources humaines de grandes entreprises et président de BGE, réseau d’aide aux entrepreneurs.
Mais à moyen terme se poserait la question de lui nommer un successeur : cette responsabilité reviendrait-elle au CSA, malgré les réserves du gouvernement ? Ou ce dernier pourrait-il faire voter suffisamment vite une loi qui réforme le mode de nomination ? Auquel cas, le mandat de la présidente, Delphine Ernotte, risquerait d’être aussi remis en jeu plus tôt que prévu. D’autant plus si l’exécutif décide de créer une structure commune à Radio France et France Télévisions. L’audiovisuel public est confronté chaque jour à davantage de questions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel doit se prononcer à la majorité sur le sort du président de Radio France condamné pour favoritisme à un an de prison avec sursis.
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Affaire Mathieu Gallet : l’exécutif met le CSA en difficulté

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel doit se prononcer à la majorité sur le sort du président de Radio France condamné pour favoritisme à un an de prison avec sursis.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 11h40
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) se préparait à une réunion inédite, voire historique, mercredi 17 janvier : l’autorité devait examiner le cas de Mathieu Gallet, condamné pour favoritisme à un an de prison avec sursis, afin de déterminer s’il peut poursuivre son mandat de président à Radio France. La pression est très forte sur les épaules des sept conseillers qui, s’ils prennent une décision mercredi, doivent se prononcer à la majorité. La possible destitution d’un dirigeant n’a jamais été ainsi débattue et de plus, un élément extérieur ajoute une tension exceptionnelle : la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a explicitement appelé le CSA à « tirer les conséquences » du jugement. « Un dirigeant d’entreprise publique condamné pour favoritisme, ce n’est pas une situation acceptable », a-t-elle déclaré au Monde.
Le modèle du CSA, « caduc » selon Macron

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Après des premières déclarations plus modérées puis un temps d’attente, la ministre et l’exécutif ont décidé de durcir le ton. Selon nos informations, la position de Mme Nyssen est soutenue par Matignon et par l’Elysée, pour qui la ministre de la culture porte la parole de tout l’exécutif dans ce dossier. En adoptant une position dure, l’exécutif peut espérer plusieurs bénéfices politiques : d’abord, il fait le choix de l’opinion, estimant que l’exigence d’exemplarité est forte. De plus, alors que certains jugeaient le gouvernement hostile à la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, et bienveillant envers M. Gallet, il rééquilibre largement les choses.

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Mais, surtout, le gouvernement met la pression sur le CSA : il renvoie à l’autorité la responsabilité de trancher ce dossier très sensible. Or, Emmanuel Macron a clairement annoncé qu’il souhaitait réformer « le modèle du CSA », jugé « caduc », comme il l’a rappelé en décembre devant des députés, selon l’hebdomadaire Télérama. L’audiovisuel est « le seul secteur où celui qui nomme des gens ne leur demande aucun compte », a-t-il argumenté. Si le CSA ne démettait pas M. Gallet, ce serait donc une raison de plus de lui retirer son pouvoir de nomination des dirigeants d’audiovisuel public, pour le confier aux conseils d’administration des entreprises.

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Mme Nyssen veut une loi « rapidement »
D’ailleurs, Mme Nyssen a profité des circonstances pour accélérer mardi l’agenda : « Cette condamnation en première instance nous invite à penser la transformation indispensable de l’audiovisuel public et plaide pour une loi sur l’audiovisuel public qui soit déposée rapidement », a-t-elle déclaré à l’AFP. La ministre milite donc désormais officiellement pour une « petite loi », par exemple dès le printemps. Ce texte pourrait mettre fin aux mandats de Mme Ernotte et de M. Gallet et relancer des nominations. Voire créer une structure commune à Radio France et à France Télévisions, si le gouvernement fait ce choix.
Mis au défi, le CSA pourrait toutefois choisir de maintenir Mathieu Gallet. Ce dernier a invoqué la présomption d’innocence et fait appel de sa condamnation. Mardi, lors de ses réunions successives avec les administrateurs de Radio France, les directeurs d’antenne puis les syndicats, il a recueilli un relatif soutien tacite. La fédération FO Médias a demandé sa démission, mais le virulent élu Sud de Radio France Jean-Paul Quennesson, « peu soupçonnable de complaisance envers M. Gallet, serviteur zélé des plans d’économies du gouvernement », se dit « choqué » que Mme Nyssen « foule aux pieds la présomption d’innocence et l’indépendance de l’audiovisuel public ». Ce dernier principe, souvent invoqué par le président de l’autorité administrative indépendante, Olivier Schrameck, ne manquera pas d’être un élément important des débats du conseil.
Timing paradoxal
Pour le CSA, le timing de cette affaire est très particulier : prévu de longue date, le renouvellement du mandat de Mathieu Gallet, qui s’achève en mai 2019, devait être le premier à se faire selon les nouvelles modalités voulues par le gouvernement. Il était donc prévu que le conseil d’administration de Radio France, remanié par la loi, prenne la décision, et non plus le CSA. Paradoxalement, si ce dernier démet Mathieu Gallet, il devra probablement nommer son successeur selon « l’ancienne » méthode, pour un mandat très court. A moins que le gouvernement ne fasse voter une loi avant la décision, ce qui semble difficile.
L’agenda et la situation juridique sont confus. Dans le cas, inédit, où le président de Radio France serait démis, il serait suppléé par le « doyen d’âge » du conseil d’administration, parmi les membres nommés par le CSA, en principe Jean-Luc Vergne, ex-directeur des ressources humaines de grandes entreprises et président de BGE, réseau d’aide aux entrepreneurs. Dans le cas contraire, l’exécutif aura face à lui deux dirigeants plutôt affaiblis, à Radio France et à France Télévisions, au moment de mener sa grande réforme du secteur. Dans tous les cas, l’audiovisuel public rentre dans une zone non balisée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ La société d’investissement de Matthieu Pigasse, Xavier Niel (tous deux actionnaires du Monde) et Pierre-Antoine Capton, consacrée aux médias, devient le leader de la fiction télé en France.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Le fonds d’investissement Mediawan achète trois sociétés de production télévisée

La société d’investissement de Matthieu Pigasse, Xavier Niel (tous deux actionnaires du Monde) et Pierre-Antoine Capton, consacrée aux médias, devient le leader de la fiction télé en France.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 18h15
    |

                            Sidahmed Chikhbled








                        



   


C’est un grand coup que vient de frapper la société d’investissement Mediawan. Le groupe de Matthieu Pigasse, Xavier Niel (tous deux actionnaires du Monde) et Pierre-Antoine Capton a annoncé, mardi 16 janvier, les acquisitions de Mon voisin productions, Makever et du pôle télévision d’EuropaCorp. Il devient ainsi le leadeur français dans l’univers de la fiction devant le groupe Lagardère (en termes d’heures de fictions produites en « prime time »).
Ces achats sont le fruit d’une stratégie d’acquisitions menée depuis la création, en 2015, du fonds consacré aux médias, avec notamment, en mars 2016, le rachat, pour 270 millions d’euros, du distributeur AB Group, qui a produit les séries « Hélène et les garçons » ou « Section de recherches ».
80 % d’EuropaCorp Télévision

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Mediawan va acquérir 60 % de Mon voisin productions, société créée en 2008 et productrice, entre autres, de « Dix pour cent », série à succès de France 2, ou de films comme Perfect Mothers (2013), d’Anne Fontaine. Le groupe a aussi déclaré être en négociations exclusives avec Makever en vue de racheter 77 % de son capital. La société produit de nombreuses franchises comme « Kaboul Kitchen », diffusée sur Canal +, ou « Cherif » (France 2).
Mediawan a enfin acquis 80 % d’EuropaCorp Télévision (sans les séries américaines), une filiale d’EuropaCorp, l’entreprise de Luc Besson. La vente de cette activité intervient dans une période compliquée pour la société de production, qui a annoncé, lundi 15 janvier, la suppression d’un quart de ses effectifs en France pour « mener à bien sa stratégie de recentrage sur [son] cœur de métier ».

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Entreprise de diversification
Le catalogue acquis comprend des fictions comme « Taxi Brooklyn » ou « XIII », ainsi qu’une douzaine de projets en cours comme « Arthur et les Minimoys » et « Les Rivières pourpres », projets provenant essentiellement de l’univers de Luc Besson.
L’ensemble de ces acquisitions, d’un montant qui avoisinerait les 40 millions d’euros, devrait se finaliser au premier trimestre. Mediawan devient ainsi « le premier producteur de fiction en volume en France », a déclaré Pierre Antoine Capton, avec, potentiellement, 69 heures de fictions diffusées en prime. Le groupe devance le géant Lagardère Studios, qui produit 66 heures de fiction en prime, et à qui l’on doit « Joséphine, ange gardien » et « Nos chers voisins ».
Mediawan continue donc son entreprise de diversification, après avoir acheté CC & C en juillet 2017, spécialiste de films documentaires comme Apocalypse, et acquis, en décembre 2017, le studio d’animation On kids & family.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ « Le Média », plate-forme soutenue notamment par des proches de Mélenchon, s’est lancé lundi avec son premier « 20 heures ». Un exercice classique, même si le choix des sujets tranche avec celui des grandes télévisions.
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« Le Média » : la gauche alternative a son journal télévisé

« Le Média », plate-forme soutenue notamment par des proches de Mélenchon, s’est lancé lundi avec son premier « 20 heures ». Un exercice classique, même si le choix des sujets tranche avec celui des grandes télévisions.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 22h42
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 07h26
    |

            François Bougon








                        



   


« C’est le grand soir ! », s’est enthousiasmé, lundi 15 janvier, un des « socios » (abonnés qui ont versé au moins 55 euros) du nouveau média alternatif de gauche Le Média, quelques minutes avant le premier journal télévisé de 20 heures, diffusé en accès libre.
Mais ce fut d’abord une déconvenue technique. Pour ceux qui étaient restés sagement sur le site lemediatv.fr, il fut impossible de visionner le programme. Trop de monde ? « Mauvais début. J’ai été incapable de me connecter ou de voir quoi que ce soit sur ce site. Et je ne dois pas être seul. Pas cool du tout », s’est ému un autre socio.

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Pendant ce temps, sur TF1, Gilles Bouleau annonçait ses titres : « Adieu APB, bonjour Parcoursup », « Comment supprimer les passages à niveau dangereux ? », « Tout savoir sur l’intelligence artificielle », « La folie des repas livrés à domicile »… Sur France 2, Anne-Sophie Lapix promettait des sujets sur les ventes records du groupe Renault grâce à l’Asie, sur la taxe d’habitation en France et sur de nouveaux Calais en perspective.
Peu révolutionnaire
Pour profiter de ceux du Média, il a fallu migrer sur YouTube et Facebook. Après avoir déclaré « Nous sommes le 15 janvier 2018. Le “20 heures” s’est échappé de la télé, vous regardez le tout premier journal du Média », Aude Rossigneux les a présentés : l’inégalité salariale, les récentes manifestations en Iran – « un presque printemps » – et les « exilés » en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), là où des militants aident les réfugiés dans la région de la Roya.

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Outre le choix des titres, la deuxième différence marquante avec les autres chaînes est l’absence, faute de moyens, de reportages : pendant les trente minutes que dure le journal, on voit surtout des « têtes parlantes » en studio, dont le discours est entrecoupé de deux interviews de militants, celle de Sophie Binet, dirigeante confédérale de la CGT chargée de l’égalité hommes-femmes, puis celle d’Henri Rossi, président de la Ligue des droits de l’homme en PACA. A Beyrouth, le correspondant nous parle de l’Iran depuis son balcon…

Second sujet mag du journal du Média avec @claudeelkhal : les manifestations en Iran #LeLancement #LeMedia https://t.co/FirVdVfzkI— LeMediaTV (@Le Média)


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Si le journal télé du Média a voulu s’échapper de la télévision classique, en revendiquant en particulier son engagement contre les politiques gouvernementales, il n’a pas pour autant inventé de nouveaux formats. Ce « 20 heures » reste peu révolutionnaire dans la forme et s’avère plutôt austère. Il n’a néanmoins pas échappé à l’autopromotion avec l’interview en plateau d’un « socio », l’humoriste et scénariste Bruno Gaccio, qui s’était fait connaître avec « Les Guignols de l’info » : « J’attends que vous soyez en éveil et en explication du monde », a-t-il dit, après avoir remarqué : « Vous pourriez être ce qu’est Le Monde diplomatique par rapport à un gratuit. »
En tout cas, le tunnel de brèves du début, avec quelques illustrations vidéo et photos de l’Agence France-Presse (AFP), n’a pas été du goût de tous les spectateurs : « L’impression de voir un bulletin radio filmé », a tranché un socio. Les plus militants, eux, ont été comblés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Jugé en tant qu’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, l’actuel président de Radio France fait appel du jugement.
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Favoritisme à l’INA : Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis

Jugé en tant qu’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, l’actuel président de Radio France fait appel du jugement.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 07h18
    |

            Alexandre Piquard








                        


Le jugement est lourd : l’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel Mathieu Gallet a été condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, lundi 15 janvier. L’actuel président de Radio France était jugé pour « favoritisme », soupçonné d’avoir commandé environ 400 000 euros de prestations à deux sociétés de conseil sans avoir respecté les règles des marchés publics, lorsqu’il présidait l’INA. Le tribunal a plutôt suivi les conclusions du parquet, qui avait requis dix-huit mois de prison avec sursis et 40 000 euros d’amende, lors d’une longue audience tenue le 16 novembre.
Une décision contestée en appel par M. Gallet
Contacté par Le Monde, l’avocat de Mathieu Gallet, Christophe Ingrain, annonce sa volonté de contester le jugement : 
« Nous faisons immédiatement appel pour que la cour examine ce dossier avec sérénité et dans le respect des droits de la défense. Compte tenu des conditions dans lesquelles l’enquête et l’audience se sont déroulées, la décision du tribunal n’est pas une surprise. »
Dans leur plaidoirie, les avocats de Mathieu Gallet avaient tenté d’obtenir la nullité de la procédure en arguant que la procureure de la République de Créteil, Amélie Cladière, se serait montrée « partiale » et aurait commis des erreurs : par exemple en imposant à un personnage public une garde à vue superflue, en n’interrogeant pas certains acteurs-clés ou en envoyant deux citations à comparaître successives.
Les avocats avaient même porté plainte contre le parquet de Créteil pour violation du secret de l’enquête car, selon eux, l’enquête pour favoritisme n’était pas officiellement close quand, le 23 juin dernier, les agences de presse ont appris auprès du parquet le renvoi en correctionnelle de Mathieu Gallet.
Deux contrats de conseil au cœur de l’affaire
Lors de l’audition, Mathieu Gallet avait plaidé la méconnaissance de certains usages des établissements publics, assurant qu’« avant [son] arrivée à l’INA, [il] n’avai [t] jamais été confronté à ces questions de marché public ». A l’audience s’étaient affrontées deux cultures : d’un côté, l’habitude, courante dans le secteur privé, d’avoir recours à des consultants extérieurs pour mener des audits, accompagner des projets ou dispenser des conseils en communication. De l’autre, le souci de la dépense de l’argent de l’Etat, avec notamment les procédures de marchés publics.
Deux contrats étaient concernés. Le premier avait été signé avec le cabinet de conseil Roland Berger en 2013, pour accompagner la fusion des directions des archives et du dépôt légal. Un premier marché a été passé avec appel d’offres, mais il a été suivi d’un avenant puis d’un « marché complémentaire », pour un montant total de 290 000 euros, ce qui aurait pu justifier une procédure « d’appel d’offres européen ».
Selon l’accusation, l’INA dirigé par Mathieu Gallet a « saucissonné » le marché pour éviter cette procédure plus contraignante et pour le confier à Roland Berger, qui avait déjà travaillé pour l’INA en 2010. La défense avait rétorqué que seize candidats avaient été mis en concurrence, puis cinq offres formelles longuement examinées. Et que les avenants et le marché complémentaire avaient été rendus nécessaires, car la réforme s’était révélée « difficile » à mener.
Le second contrat n’avait, lui, pas fait l’objet d’une mise en concurrence. Il s’agissait de prestations commandées à Balises, la société du consultant Denis Pingaud : pour 5 000 euros par mois, soit un total de 130 000 euros, ce qui aurait dû déclencher un appel d’offres, selon la procureure. M. Gallet a justifié le choix d’un conseiller qu’il connaissait depuis 2008 et a assuré s’être « reposé sur les équipes en place », qui n’auraient pas demandé la mise en concurrence de ce contrat. « Cela a été fait » à Radio France, a ajouté M. Gallet, qui est ensuite devenu président de cette entreprise de l’audiovisuel public : une société de M. Pingaud y a obtenu un contrat de douze mois, ensuite soumis à un appel d’offres.
Mathieu Gallet n’entend pas démissionner de Radio France
Cette affaire pose la question des conséquences pour Mathieu Gallet : ce jugement peut-il gêner son action à Radio France ou obérer son avenir ? De façon préventive, le président de Radio France, interrogé par Le Monde, avait exclu de démissionner en cas de condamnation, lors d’un entretien recueilli mi-décembre : « Mon mandat court jusqu’en mai 2019 et je resterai pleinement investi jusque-là. »

        Lire l’entretien avec Mathieu Gallet :
         

          « Rapprocher des structures, est-ce être plus fort ou être plus lourd ? »



Le dossier est délicat. Dans la majorité issue de l’élection d’Emmanuel Macron, l’action de Mathieu Gallet semble faire l’objet d’une certaine bienveillance. Les choix budgétaires et les expressions de l’exécutif ont davantage ciblé le groupe France Télévisions de Delphine Ernotte que Radio France.
Joint par Le Monde, le ministère de la culture préfère prudemment renvoyer vers le Conseil supérieur de l’audiovisuel, seule autorité à pouvoir mettre fin à son mandat :
« C’est d’abord à Mathieu Gallet qu’il revient d’apprécier les éventuelles conséquences de la décision. La loi donne actuellement au seul CSA le pouvoir de nommer et de défaire les mandats. Dans ce cadre, toute intervention de l’exécutif serait critiquable. L’audiovisuel public est dans une situation spécifique : ses dirigeants doivent bénéficier de garanties d’indépendance par rapport à l’exécutif. »
Et dans un communiqué diffusé lundi soir, Mme Nyssen « réaffirme son attachement au respect des règles de la commande publique et à l’exemplarité des dirigeants des établissements et des entreprises publiques ». « Ces exigences sont le fondement indispensable de la confiance de nos concitoyens dans l’action publique », ajoute la ministre de la culture.
Quelles conséquences ?
« Le mandat des présidents (…) peut leur être retiré, par décision motivée », prise par le CSA « à la majorité des membres qui le composent », dit la loi de novembre 2013 sur l’indépendance de l’audiovisuel public. Selon nos informations, le Conseil ne devrait pas se pencher sur le cas Gallet avant au minimum mercredi, jour de sa prochaine session plénière.
Pour arguer en faveur du maintien de M. Gallet, il pourrait être mis en avant que les faits ne concernent pas Radio France mais son entreprise précédente. Par ailleurs, le fait que Mathieu Gallet ait fait appel pourrait pousser le CSA à différer sa décision.
La réaction des syndicats sera scrutée. Philippe Ballet, président de l’UNSA (quatrième syndicat de la maison), ne demande pas le départ de M. Gallet : « Doit-il démissionner ? Non, vu qu’il a fait appel. » Il regrette toutefois que « la décision conteste un peu la légitimité du président à la tête de Radio France, à un moment où la relation et le rapport de force avec la tutelle sont importants » en raison de la réforme de l’audiovisuel public annoncée par le gouvernement.
Alors que la procédure de renouvellement du mandat de Mathieu Gallet devrait, en principe, être enclenchée à la fin de 2018, l’exécutif envisage, auparavant, de changer le mode de nomination pour le confier au conseil d’administration des entreprises concernées. De plus, le gouvernement imagine de créer une structure pilotant à la fois Radio France et France Télévisions, ce qui supposerait de nommer un dirigeant unique dès le courant de 2018. Un poste auquel Mathieu Gallet pourrait, en principe, se porter candidat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Leur « candidature collective » à un poste de direction pour protester contre l’absence de féminisation à la tête du journal a inspiré leurs consœurs de « L’Obs »
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Le mouvement des femmes journalistes du « Parisien » fait tache d’huile

Leur « candidature collective » à un poste de direction pour protester contre l’absence de féminisation à la tête du journal a inspiré leurs consœurs de « L’Obs »



Le Monde
 |    15.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 09h50
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            
Une boutade entre collègues au Parisien est en train de se transformer en un mot d’ordre contagieux. Lors d’un déjeuner à la cantine, mardi 9 janvier, des journalistes femmes du quotidien détenu par le groupe LVMH se sont mises à discuter de l’appel à candidatures ouvert pour un nouveau poste au sein de la direction de la rédaction afin de s’occuper des éditions du dimanche. « On va encore avoir un mec », a lancé l’une. « Pourquoi ne pas déposer une candidature collective ? », a répondu une autre.
Le mouvement était enclenché. Alors qu’elles comptaient rassembler seulement une trentaine de noms, leur initiative a fait tache d’huile. Finalement, elles ont été 77 à signer ce texte pour déposer, jeudi, une « candidature de principe ». « De principe, car mon profil ne correspond peut-être pas au poste actuellement ouvert. En revanche, de nombreuses femmes en ont pleinement les qualifications. Des femmes aujourd’hui absentes, à ce niveau de la hiérarchie de notre journal, dont la charge est de donner le cap aux équipes, à travers ses choix éditoriaux », ont-elles écrit dans leur e-mail.
La veille, elles avaient appris la nomination d’un homme comme quatrième adjoint de Stéphane Albouy, le directeur des rédactions : Jean-Baptiste Isaac, un journaliste venu du Figaro. L’annonce a renforcé leur détermination à faire bouger les choses. « Il y a des femmes à l’avant-dernier étage de la fusée, mais pas au dernier. Il y a un plafond de verre », déplore l’une des instigatrices du texte. Actuellement, cinq hommes se trouvent à la tête de la rédaction en chef nationale, cinq aussi dirigent celle des éditions départementales et deux le magazine du week-end. Le seul poste de responsabilité éditoriale au plus haut niveau occupé par une femme se trouve à La Parisienne, le magazine féminin… Nettement insuffisant, jugent les « 77 », alors que l’affaire Weinstein – du nom du producteur américain Harvey...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Le groupe de Patrick Drahi s’apprête à revendre ses nombreux droits de retransmission du football, assombrissant les perspectives de croissance des revenus des clubs français.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Le quotidien britannique connaît un succès d’audience planétaire – deux lecteurs sur trois sont hors du Royaume-Uni – mais est un gouffre financier.
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A la recherche d’un modèle économique, le « Guardian » se mue en tabloïd

Le quotidien britannique connaît un succès d’audience planétaire – deux lecteurs sur trois sont hors du Royaume-Uni – mais est un gouffre financier.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 11h53
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

A trois ans du bicentenaire de sa création, le Guardian passe lundi 15 janvier au format tabloïd, symbole de la crise financière que traverse le quotidien britannique. Après le grand format de ses origines, puis depuis 2005 le format « berlinois » (le même que celui du Monde), le passage à cette petite taille sonne comme le glas de l’ère papier.
Le Guardian symbolise le paradoxe des journaux au XXIe siècle. En vingt ans, ce journal britannique de diffusion moyenne est devenu un succès planétaire, lu désormais par 150 millions de visiteurs uniques par mois sur Internet (moins que le Daily Mail, le journal dont le site est le plus lu au monde, à 230 millions de visiteurs uniques, mais plus que le New York Times, à 90 millions).

Mais dans le même temps, la diffusion papier du quotidien s’est effondrée de 60 % en dix ans, à 150 000 exemplaires par jour. Ses finances sont dans un état déplorable : le groupe a accusé une perte opérationnelle de 45 millions de livres (50 millions d’euros) l’an dernier (avril 2016 à mars 2017), après un gouffre de 69 millions de livres l’année précédente. Son choix de laisser l’accès au site entièrement gratuit a creusé un trou béant. « Le modèle économique [de la publicité sur Internet] est en train de s’effondrer », reconnaissait en novembre Katharine Viner, sa rédactrice en chef, dans une longue tribune sur les valeurs du journal.
Des journalistes influents mais moins riches
Pour les journalistes, cette évolution mène à un curieux paradoxe : ils sont à la fois plus influents et moins riches. « Dans les années 1990, quand j’étais correspondant à Paris, je recevais des appels de mon chef de service me demandant d’utiliser plus de notes de frais, d’inviter plus de contacts au restaurant, se rappelle Jon Henley, qui a rejoint la rédaction en 1993. Tout ça est fini depuis bien longtemps. Mais aujourd’hui, quand j’appelle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Lagardère, Mondadori et Marie Claire, confrontés au déclin du marché, discutent de l’avenir de leurs titres.
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Magazines en France : remue-ménage en vue

Lagardère, Mondadori et Marie Claire, confrontés au déclin du marché, discutent de l’avenir de leurs titres.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 06h37
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Tout n’est que bruits et rumeurs. Début janvier, un site italien a fait état de négociations concernant le marché français menées par trois groupes de presse de magazine : Lagardère Active (Elle, Télé 7 Jours…), Marie Claire (Marie Claire, Cosmopolitan…) et l’italien Mondadori (Closer, Biba, Grazia, Science & Vie…). « Ménage à trois », titrait le Milano Finanza, en évoquant un projet de rapprochement avec une société commune, qui pourrait voir le jour d’ici à fin 2018.
Une telle joint-venture viserait à réduire, en les mutualisant, les coûts de distribution, voire de gestion des abonnements, de comptabilité ou de régie publicitaire. La presse italienne imagine une possible cotation en Bourse, ce qui pourrait permettre à terme à certains des partenaires de se désengager. Si l’on prend en compte tous les titres, un tel groupe générerait un chiffre avoisinant le milliard d’euros.
Pour Jérôme Bodin, analyste média chez Natixis, « cette opération aurait beaucoup de sens d’un point de vue industriel. Elle permettrait la création d’un leader beaucoup plus solide. Le nouveau groupe serait plus fort pour faire face à la concurrence des acteurs du numérique, notamment sur certaines cibles clefs telles que les femmes. »
Pas de confirmation
Cependant, le scénario d’une telle structure commune n’est pas confirmé. Aucun des trois groupes concernés ne commente les hypothèses évoquées dans la presse. Deux sources proches du dossier les jugent même improbables. Il n’en demeure pas moins que des discussions ont lieu entre Lagardère, Mondadori et Marie Claire, dont Lagardère est actionnaire à 42 %.
Des contacts existent en fait d’assez longue date, depuis au minimum fin 2015 : à cette époque, la mise en vente de certains magazines de Lagardère Active, Télé 7 Jours, France Dimanche et Ici Paris, avait donné lieu à des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Les fausses informations sur l’environnement ne restent pas cantonnées aux réseaux sociaux. On les débusque jusque dans un manuel scolaire, relève dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au service « Planète ».
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« Les “fake news” sur l’environnement se parent bien souvent des beaux atours du débat scientifique »

Les fausses informations sur l’environnement ne restent pas cantonnées aux réseaux sociaux. On les débusque jusque dans un manuel scolaire, relève dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au service « Planète ».



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 10h46
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Chronique. Le président Emmanuel Macron l’a annoncé début janvier : une nouvelle loi destinée à lutter contre les « fausses nouvelles » (« fake news ») devrait voir le jour avant la fin de l’année. Avec, comme nouveauté attendue, la possibilité d’agir, en référé, afin de tuer le mal à la source et éviter la formation de métastases. Pour ce qui touche à l’environnement ou la santé, une telle approche est certainement inefficace et sans doute dangereuse.
Non qu’il n’existe aucune fausse information en circulation sur ces sujets : elles sont innombrables et chercher à en expurger la Toile serait comme vouloir vider le Pacifique avec un dé à coudre. Le problème est ailleurs. Le plus souvent, sur les sujets connectés à la production scientifique, les « fake news » n’en sont pas vraiment. Elles relèvent plutôt de mises en théorie complexes, d’édifices où s’épaulent les insinuations, les demi-vérités, les approximations et une habile sélection de faits sortis de leur contexte – un peu à la manière dont se construisent les thèses conspirationnistes sur le 11-Septembre ou les révisionnismes historiques. Mais, à la différence de ces derniers, les fausses informations sur l’environnement ne souffrent d’aucun opprobre. Elles se parent bien souvent des beaux atours du débat scientifique, de l’esprit critique ou du doute méthodique.
Courbe de température frauduleuse
Conséquence : ces « fake news » ne restent pas cantonnées à la blogosphère ou aux réseaux sociaux. On les débusque là où on les attend le moins. Jusque dans un manuel scolaire, par exemple. Dans celui de géographie édité par Nathan et destiné aux classes de seconde (Sociétés et développement durable, 2010), on trouve par exemple, à la page 186, une courbe de température frauduleuse – de celles qui circulent sur les blogs climatosceptiques. La courbe (très tranquillisante) exhibe des températures moyennes à l’époque médiévale supérieures de près d’un degré et demi à celles de 2010 !...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Face au tollé des journalistes, la direction a rétabli la diffusion d’une série sur Laurent Wauquiez, président du conseil régional.
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Une motion de défiance adoptée chez France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

Face au tollé des journalistes, la direction a rétabli la diffusion d’une série sur Laurent Wauquiez, président du conseil régional.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 03h00
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 11h28
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        



   


Une crise aiguë secoue la rédaction de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, en raison de la suspension d’une série de reportages consacrés à Laurent Wauquiez, président (Les Républicains, LR) du conseil régional. Vendredi 12 janvier, 46 journalistes ont voté une motion de défiance contre leur rédacteur en chef et le directeur régional de l’antenne. Trois s’y sont opposés, sur une liste d’émargement de 61 personnes, comprenant les journalistes permanents, des journalistes en contrat à durée déterminée et des cadres intermédiaires. Une première dans l’histoire de la chaîne régionale.
France 3 voulait faire le bilan de la gestion de M. Wauquiez à la tête de la deuxième région de France. Le tournage, confié à Sylvie Cozzolino et Thierry Swiderski, s’est déroulé en novembre 2017. Il a pris la forme de cinq sujets, prévus chaque jour de la deuxième semaine de janvier, dans les journaux de midi et du soir des trois stations, Lyon, Grenoble et Clermont-Ferrand. Ce programme « grande région » précédait volontairement l’émission politique du dimanche à 11 heures, dont Laurent Wauquiez était l’invité. Le premier volet de la série, sur l’ascension politique du président LR, a été monté vendredi 5 janvier, visionné puis validé par le rédacteur en chef, Laurent Mazurier, pour diffusion le lundi 8 janvier.

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En raison de contraintes internes, chaque volet suivant a été finalisé le jour pour le lendemain. Lundi et mardi, ils ont été validés par un rédacteur en chef adjoint, en l’absence de M. Mazurier. Mais, mercredi 10 janvier, le directeur régional, André Faucon, s’inquiète du ton de la série. Un spécialiste des finances, non identifié, décrit un budget « rusé et habile ». Des élus parlent d’un président « brutal, menaçant, calculateur ». « La manière de traiter est vraiment trop à charge, l’effet de série est cumulatif, je préfère suspendre pour trouver un équilibre », explique M. Faucon au Monde.
Le troisième volet passe à l’antenne à midi, mais pas le soir. Dans l’après-midi, le rédacteur en chef annonce dans un e-mail la suspension de la série : « Je considère que l’angle retenu n’est pas conforme à la commande que j’avais passée (…). Sylvie et Thierry ont réalisé un beau travail d’enquête mais notre mission de service public nous oblige à être équilibrés et à donner la parole à toutes les parties. »
« Aux ordres »
L’entourage de Laurent Wauquiez dément toute intervention, et tout chantage à sa participation à l’émission politique hebdomadaire de la chaîne – en janvier 2016, l’élu avait annulé sa venue à une émission de France 3 prévue en présence de trois opposants. Nouvelle pression ? La direction de la chaîne reconnaît un entretien téléphonique avec le président de la région dans la journée de mercredi, mais à son initiative, pour caler l’enregistrement de l’émission de dimanche. Et pour évoquer un droit de réponse à la série. « Le deuxième épisode mettait en scène des éléments à charge, sans aucune trace de contradictoire », justifie l’entourage de M. Wauquiez. « Le déséquilibre des points de vue est un concept à géométrie variable, on ne l’applique pas quand on annonce un projet de l’exécutif régional, et, souvent, sans faire parler l’opposition », dit un journaliste de France 3.

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« Tout cela donne l’impression d’être aux ordres, sur le terrain on se moque de nous. On veut des chefs qui nous guident, nous représentent et nous défendent, pas des gens qui ont peur de leur ombre », réagit une journaliste. « Mon erreur a été de laisser un montage à flux tendu, il était trop tard pour corriger l’équilibre, j’ai préféré suspendre, j’assume, je suis responsable du système de validation », reconnaît M. Mazurier. Le rédacteur en chef réfute tout ordre venu de l’extérieur : « Depuis neuf ans à ce poste, je n’ai jamais laissé la porte ouverte à quelque influence politique que ce soit. »
Cette crise cristallise des inquiétudes, après une réorganisation de la chaîne calquée sur les régions administratives, et avant une possible fusion avec le réseau de France Bleu. « On a le sentiment que la chaîne peut se retrouver dépendante financièrement des collectivités, les journalistes redoutent d’y perdre le sens de leur métier, ce qui s’est passé cette semaine à Lyon est important », dit Myriam Figureau, déléguée du Syndicat national des journalistes (SNJ). Face au tollé, la direction de la chaîne a rétabli la diffusion de la série dès jeudi. Assortie d’un droit de réponse d’une minute, sous forme d’interview de M. Wauquiez, dans les journaux de samedi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Pete Hoekstra, nouvel ambassadeur américain aux Pays-Bas, a refusé de répondre à des journalistes néerlandais lui demandant de clarifier des propos faux tenus deux ans plus tôt au sujet de l’islam en Europe.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Elles ont collectivement décidé d’être candidates à un poste de rédactrice en chef. Cette action a été annoncée jeudi sur Twitter par plusieurs journalistes du quotidien national.
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« Le Parisien » : 77 journalistes femmes protestent contre le manque de parité dans la direction

Elles ont collectivement décidé d’être candidates à un poste de rédactrice en chef. Cette action a été annoncée jeudi sur Twitter par plusieurs journalistes du quotidien national.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 20h37
   





                        



   


Pour dénoncer la composition exclusivement masculine de la direction des rédactions du Parisien, soixante-dix-sept journalistes féminines du quotidien national se sont portées candidates à un poste de rédactrice en chef. La quasi-totalité des services de la rédaction (les locales et les différents services de la rédaction nationale) est représentée dans l’appel, annoncé sur Twitter, jeudi 11 janvier, par plusieurs journalistes du journal.
L’initiative a été lancée alors que vient d’être annoncée la nomination d’un cinquième homme à un autre poste clé de la direction. Cette action symbolique vise à « protester contre l’absence de femmes à la direction du titre », peut-on ainsi lire sur les comptes Twitter de Christel Brigaudeau et de Sandrine Bajos, rédactrices au service société et culture du Parisien. « Etre une femme n’est pas une qualité, mais être un homme non plus. » 

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Une initiative partagée
Un courriel de candidature de principe a été envoyé à la direction de la rédaction, à la direction générale et à la direction des ressources humaines du quotidien, rapporte le quotidien 20 Minutes :
« Par la présente, je vous soumets ma candidature de principe au poste de rédactrice en chef. De principe, car mon profil ne correspond peut-être pas au poste actuellement ouvert. En revanche, de nombreuses femmes en ont pleinement les qualifications. Des femmes aujourd’hui absentes, à ce niveau de la hiérarchie de notre journal, dont la charge est de donner le cap aux équipes, à travers ses choix éditoriaux. »
La directrice générale du Parisien, Sophie Gourmelen, et Stéphane Albouy, directeur des rédactions, ont répondu, vendredi après-midi, dans un courriel qu’ils « partage[aient] le constat » fait par les soixante-dix-sept journalistes féminines. « Nous continuerons à apporter une attention extrême à ce que l’évolution professionnelle des femmes soit accompagnée afin de leur permettre d’accéder à tous les postes de l’entreprise », assurent-ils dans leur message, tout en précisant que « l’ensemble des candidat·es seront rencontré·es par la direction des ressources humaines et la direction de la rédaction dans le cadre du processus classique de recrutement ».

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                « Un nombre non négligeable d’entreprises n’est pas en conformité » avec les lois sur la parité de leur gouvernance


Le Parisien doit prochainement nommer un nouveau rédacteur ou une nouvelle rédactrice en chef responsable des éditions dominicales. Voilà donc soixante-dix-sept candidatures au poste. Et peut-être davantage, les « 77 » ont en effet fait savoir que d’autres journalistes de la rédaction — hommes et femmes — comptent s’associer dans les jours à venir à leur initiative.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Pour répondre aux critiques, le réseau social de Mark Zuckerberg a dévoilé une refonte majeure de son fil d’actualité. Cette mesure inquiète les éditeurs de presse.
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Facebook, une plate-forme qui reste imprévisible pour les médias

Pour répondre aux critiques, le réseau social de Mark Zuckerberg a dévoilé une refonte majeure de son fil d’actualité. Cette mesure inquiète les éditeurs de presse.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 11h58
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Facebook veut désormais aider ses plus de 2 milliards d’utilisateurs à « nouer des relations sociales riches de sens », plutôt que de les « aider à trouver le contenu le plus intéressant ». Cette philosophie, mise en avant jeudi 11 janvier par le réseau social pour justifier un changement d’organisation de sa plate-forme, aura des conséquences concrètes : les liens, textes ou vidéos publiés par des médias, des institutions, des entreprises ou des ONG pourraient être défavorisés au profit des contenus partagés par la famille, les amis et les proches d’un utilisateur. Cette décision illustre la volonté de Facebook d’améliorer son image mais aussi le danger, pour des acteurs extérieurs, de dépendre d’une plate-forme aux règles aussi instables.

« Nous avons la responsabilité de nous assurer que nos services ne sont pas seulement divertissants à utiliser mais aussi bons pour le bien-être des gens », a assuré Mark Zuckerberg. Avec ce changement, le fondateur cherche à répondre aux nombreuses critiques qui ont touché Facebook depuis 2016 : le réseau social a été accusé d’avoir pesé sur les élections en favorisant les contenus les plus partisans et les plus clivants, voire d’avoir prêté le flanc à des manipulations organisées depuis la Russie. Plus récemment, la plate-forme a dû essuyer les réquisitoires d’anciens ingénieurs ou investisseurs repentis, qui regrettent d’avoir participé à façonner un outil addictif et nocif, notamment pour les enfants.

Les modifications annoncées jeudi concernent le newsfeed, ce flux qu’un utilisateur voit quand il se connecte à Facebook, mêlant des publications mises en ligne par ses « amis » et des pages auxquelles il s’est abonné. L’algorithme, qui sélectionne quels contenus sont visibles et dans quel ordre, va désormais favoriser ce qui suscite des interactions avec les proches : « Ce sont les posts qui inspirent des allers-retours de discussions et ceux que vous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Une série de cinq reportages était programmée sur la chaîne. Mais la diffusion s’est arrêtée après le deuxième volet consacré aux finances de la région.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/01/2018
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France 3 Auvergne-Rhône-Alpes fait volte-face sur les sujets sur le bilan de Wauquiez

Une série de cinq reportages était programmée sur la chaîne. Mais la diffusion s’est arrêtée après le deuxième volet consacré aux finances de la région.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 12h53
   





                        



   


Valse hésitation à France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. La direction de la chaîne avait initialement suspendu la diffusion d’une série de sujets sur le bilan de Laurent Wauquiez, président (Les Républicains) de la région. Mais, face à la réaction de membres de la rédaction, la chaîne a annoncé qu’elle faisait machine arrière, écrit le site Arrêt sur Images.
Cette série de reportages en cinq volets est programmée cette semaine dans les journaux de 12 heures et de 19 heures sur les antennes de Lyon, Clermont-Ferrand et Grenoble. Les deux premiers ont été diffusés lundi 8 et mardi 9 janvier, mais la diffusion s’était arrêtée mercredi.
Des membres de la chaîne, interrogés par l’Agence France-Presse (AFP), ont dit qu’une intervention de Laurent Wauquiez était à l’origine de cet arrêt, ce qu’a démenti l’entourage du président de la région et du parti Les Républicains. La direction de France 3, quant à elle, avait justifié sa décision par le caractère « déséquilibré » des sujets, qui avait suscité « beaucoup de réactions ».

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                Laurent Wauquiez tire LR vers une ligne eurocritique



C’est la diffusion, mardi, du deuxième volet — consacré aux finances de la région et qui n’a pas été visionné par le rédacteur en chef en titre avant sa diffusion — qui a mis le feu aux poudres. « On ne s’empêche pas de faire de l’investigation, mais, dans la forme et sur le fond, on essaie d’être équilibré et plutôt mesuré. Et là, ce n’était pas le cas. On n’était pas dans les clous sur le plan du traitement politique et par rapport à notre tonalité de service public », explique André Faucon, directeur régional de la chaîne.
Droit de réponse
La région, elle, a déclaré avoir été contactée par France 3, mercredi, et avoir alors réclamé un droit de réponse sur le sujet de mardi, « unilatéralement à charge », mais n’être « absolument pour rien » dans la décision initiale de suspendre la diffusion.
« On a perdu toute crédibilité, la plupart des journalistes sont outrés », déplore un membre de la chaîne. « Beaucoup de gens nous ont demandé pourquoi la série n’était plus diffusée, il n’y a pas eu un mot d’explication à l’antenne. Depuis deux ans, on est amené à faire des reportages sur les annonces de Laurent Wauquiez et la question de l’équilibre ne s’est jamais posée dans l’autre sens. »
« Cette série était prévue depuis très longtemps ; elle n’a pas été faite en catimini », souligne Myriam Figureau, déléguée du Syndicat national des journalistes (SNJ), qui dénonce « un choix éditorial fait à la demande d’un responsable politique ». « Le sentiment général, c’est l’atterrement », renchérit Daniel Pajonk, délégué du SNJ-CGT.
Le droit de réponse obtenu par Laurent Wauquiez devrait être d’une durée équivalente – une minute – et diffusé samedi dans les mêmes conditions que le sujet mis en cause : dans les journaux de 12 heures et de 19 heures. Du jamais-vu, selon les syndicats.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Une votation va être organisée en Suisse pour remettre en cause le financement de la télévision et de la radio publiques. Une véritable attaque contre la démocratie dénoncent, dans une tribune au « Monde », d’anciens dirigeants de cet organisme.
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« La démocratie suisse est à la veille de se tirer dans le pied »

Une votation va être organisée en Suisse pour remettre en cause le financement de la télévision et de la radio publiques. Une véritable attaque contre la démocratie dénoncent, dans une tribune au « Monde », d’anciens dirigeants de cet organisme.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 17h00
    |

Guillaume Chenevière, Philippe Mottaz, Oswald Sigg et Raymond Vouillamoz (anciens dirigeants de la Télévision suisse)







                        



                                


                            
Tribune. Après avoir déclaré que « l’audiovisuel public français est structuré comme le monde d’avant », le président Macron persiste et signe. Lors de la cérémonie des vœux de Nouvel An à la presse, mercredi 3 janvier, le chef de l’Etat a confirmé sa volonté de réformer l’audiovisuel public avant la fin de l’année et a insisté sur la nécessité pour les médias de réinventer leurs modèles économiques.
Ce débat en Suisse est d’une radicalité et d’une violence inouïes. Les critiques de la démocratie rappellent qu’Hitler est arrivé au pouvoir par les urnes, mais l’histoire ne donne pas d’exemple d’une démocratie directe qui se tire elle-même dans le pied. Patience ! Cela arrivera si les Suisses approuvent l’initiative populaire au nom barbare, No Billag, qui leur est soumise le 4 mars prochain.

De quoi s’agit-il ? De rayer de la loi le principe même d’un service public de radio-télévision, d’interdire la redevance (Billag est le nom de l’organe de perception) et toute forme de subventionnement gouvernemental de l’audiovisuel.
La Suisse (huit millions d’habitants) n’a pas une langue nationale unique. La radio et la télévision suisses produisent leurs émissions en allemand à Zurich, en français à Genève et en italien à Lugano, langues à la fois nationales et étrangères. Cette proximité linguistique avec les grands voisins européens favorise sur le territoire helvétique l’audience des télévisions étrangères.
Dégagisme
Elles captent la moitié des parts de marché en prime-time, d’où l’ouverture sur les chaînes privées françaises et allemandes de fenêtres publicitaires destinées aux téléspectateurs suisses. Autre particularité helvétique due à l’exiguïté du territoire : la SSR (Société suisse de radiodiffusion) est à la fois service public et seule radio-télévision nationale. En Suisse romande, les programmes de la RTS (Radio-Télévision suisse) ont pour objectif de satisfaire tous les segments du public répartis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Après avoir connu la réussite avec « XXI » et « 6Mois », Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry lancent vendredi un nouvel hebdomadaire, tiré à 200 000 exemplaires : « cent pages et sans publicité » pour 3,50 euros.
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Le nouveau journal « Ebdo » se dévoile

Après avoir connu la réussite avec « XXI » et « 6Mois », Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry lancent vendredi un nouvel hebdomadaire, tiré à 200 000 exemplaires : « cent pages et sans publicité » pour 3,50 euros.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 06h40
    |

            François Bougon








                        



   


Ebdo, le nouvel hebdomadaire lancé vendredi 12 janvier, est un journal tissé de convictions et de contradictions assumées. Si la rédaction se trouve à Saint-Germain-des-Prés, au cœur de la capitale, elle refuse le parisianisme et veut aller dormir chez les gens, dans les régions, pour dénicher des histoires et séduire des lecteurs ; et à l’heure du numérique, ses fondateurs, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, qui ont connu la réussite avec les revues XXI et 6Mois, croient toujours au papier. « Cent pages et sans publicité, c’est un espace de liberté », a résumé Constance Poniatowski, directrice de la rédaction, lors d’une conférence de presse avant la soirée de lancement.
La couverture du premier numéro, qui est tiré à 200 000 exemplaires et sera vendu à 3,50 euros (dans les kiosques, mais aussi par abonnement), est consacrée à la SNCF, « l’intouchable ». Le journal a enquêté sur l’entreprise publique et dénonce comment, selon lui, elle « échappe à la justice ». « Mais l’enquête avait commencé il y a deux mois et demi, bien avant les récents incidents », a insisté M. Beccaria. Car, contrairement aux hebdomadaires existants, Ebdo refuse de coller à l’actualité. « Elle nous a rattrapés », a-t-il ajouté. Il y aura aussi des sujets « qui parlent à tout le monde » pour un hebdo sans rubricage, a expliqué Mme Poniatowski : le loup pour commencer, puis, dans les prochains numéros, le sel ou encore les toilettes. Le journal propose aussi de la BD, une histoire du soir « à lire avec un enfant, ou avec des yeux d’enfant », des jeux et une recette de cuisine – une poêlée de palourdes au curry vert. A la fin, une page blanche est laissée au lecteur pour qu’il y inscrive ses « notes », « trouvailles », « émotions » et « gribouillages ».

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                Les fondateurs de « XXI » mettent la dernière main à l’« Ebdo »



Format manga
Bref, les mots-clés se veulent accessibilité et simplicité. D’ailleurs, le format choisi est celui d’un manga, pour une prise en main aisée. « Ni pose ni posture, ce sera la force d’Ebdo », a lancé Patrick Saint-Exupéry, qui était allé chercher les premiers exemplaires au train de 19 h 14. « La ligne éditoriale, c’est de retrouver le lecteur et le journalisme simple », a-t-il expliqué. Pour Laurent Beccaria, il existe un lectorat nouveau pour une « information accessible, généreuse, ambitieuse ». Le projet, a-t-il rappelé, s’inscrit dans la continuité de leur réflexion sur un « autre journalisme » contenue dans le Manifeste XXI publié en 2013. « Il est possible de refonder une presse post-Internet conçue pour les lecteurs, et non à partir des annonceurs », y était-il proclamé.
Le Web n’est pas oublié malgré tout. « S’il n’y a pas de version numérique, cela ne veut pas dire qu’Ebdo n’a pas de stratégie numérique », a noté l’ancien secrétaire d’Etat Thierry Mandon, son directeur général. Le site du magazine servira notamment à animer la communauté des lecteurs, qui sont là, non seulement pour héberger les journalistes en vadrouille, mais aussi leur souffler des idées de papier. Séduits par cette nouvelle aventure, des reporteurs sont venus de toute la presse nationale et régionale, du Figaro à Télérama en passant par Challenges et Le JDD, mais aussi de La Montagne et du Télégramme. Des journalistes sont basés à Marseille, Lyon, Lorient, Lille et Bordeaux.

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Ebdo, qui dispose d’un budget annuel de 13 millions d’euros, se donne jusqu’à fin 2019 pour arriver à l’équilibre financier, avec l’objectif d’atteindre 70 000 abonnements et 20 000 ventes au numéro. Une levée de fonds de 2 millions d’euros est en cours. Le groupe Bayard Presse a déjà annoncé son intention d’entrer au capital autour de 5 %. Mercredi soir, à la fête de lancement d’Ebdo, l’ambiance était joyeuse, voire euphorique. Dans un secteur en pleine crise, les naissances sont rares.



                            


                        

                        

