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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Philippe Grosvalet, président PS du conseil départemental de Loire-Atlantique et favorable au projet de construction d’un nouvel aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes, reproche au gouvernement de ne pas avoir respecté la justice et le suffrage universel.
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NDDL : « L’abandon du projet ne fera que des perdants »

Dans une tribune au « Monde », Philippe Grosvalet, président PS du conseil départemental de Loire-Atlantique et favorable au projet de construction d’un nouvel aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes, reproche au gouvernement de ne pas avoir respecté la justice et le suffrage universel.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 17h23
    |

Philippe Grosvalet (président PS du conseil départemental de Loire-Atlantique)







                        



                                


                            

Tribune. La décision du président de la République est lourde de conséquences. Il tourne ainsi le dos à la justice, à la décentralisation et au suffrage universel. L’abandon du projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) ne fera que des perdants.
Les habitants d’abord, car les nuisances perdureront pour les 70 000 femmes, hommes et enfants quotidiennement survolés. Le territoire ensuite, car l’abandon sera synonyme de coup de frein porté au développement d’un territoire dont chacun connaît le dynamisme et l’attractivité. Le monde économique, qu’on freine dans son expansion. Le développement durable car, paradoxalement, le transfert est un outil efficace de lutte contre l’étalement urbain qui libère des terres en milieu très urbain. La démocratie car comment justifier, en démocratie, le fait de renier la force du vote populaire, la légitimité des élus locaux et la justesse des décisions de justice ? L’Etat, aussi, car la décision interrogera sa propre capacité à mener à bien de nouveaux projets structurants, tournés vers l’avenir. Emmanuel Macron, enfin, qui commet là son premier grand reniement lui qui, encore candidat à l’élection présidentielle, avait déclaré qu’il fallait respecter le vote.
« L’ouest de la France est une chance pour notre pays »
Demain, l’ouest de la France aura les mêmes besoins, les mêmes attentes qu’aujourd’hui. La décision du président de la République ne saurait être celle qui mettra un coup d’arrêt à nos projets. L’ouest de la France est un territoire périphérique, éloigné du cœur de l’Europe, qui a toujours su surmonter ce handicap géographique par son dynamisme, sa richesse industrielle et culturelle, son inventivité.
Il aura demain besoin de se connecter à un monde en mouvement. J’ai la conviction intime que l’Europe de demain sera celle des mobilités accélérées et des déplacements quotidiens entre les métropoles européennes. Ce n’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ Le gouvernement a respecté les conclusions des médiateurs et tenu compte des opinions publiques contre les réseaux et les lobbys, estime dans une tribune Françoise Verchère, à la tête d’un collectif d’élus opposés au projet du grand aéroport.
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Notre-Dame-des-Landes : « L’abandon était la seule décision raisonnable à prendre ! »

Le gouvernement a respecté les conclusions des médiateurs et tenu compte des opinions publiques contre les réseaux et les lobbys, estime dans une tribune Françoise Verchère, à la tête d’un collectif d’élus opposés au projet du grand aéroport.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 17h16
    |

Françoise Verchère (coprésidente du Collectif des élus doutant de la pertinence de l'aéroport (Cédpa), collectif d’élus opposés à l’aéroport de Not...







                        



                                


                            

Tribune. Nous ressentons d’abord un immense soulagement. Le soulagement de savoir qu’il n’y aura pas de destruction de terres agricoles, pas de saccage de la biodiversité, pas de perturbation de cette vaste zone humide, et donc que tous ceux qui y habitent, humains, vaches et tritons, ne verront pas leur vie bouleversée par la réalisation d’un aéroport. Le soulagement aussi de constater que le rapport des médiateurs a confirmé la véracité de tous les arguments que nous avions développés jusqu’ici en vain, permettant ainsi au gouvernement de prendre la seule décision qui était raisonnable et que nous attendions depuis si longtemps : l’abandon d’un projet inutile, coûteux et destructeur.
Il n’y a pas là déni de démocratie, comme certains vont s’empresser de le crier. Le déni de démocratie ne réside pas dans la non-prise en compte d’une consultation finale biaisée et malhonnête, mais bien dans les dysfonctionnements des procédures de débat public, dans le mépris des compétences et des avis des citoyens ou des scientifiques pendant les enquêtes, dans les petits et grands mensonges répétés à l’envi : la saturation prétendue de l’actuel aéroport, la menace imaginaire sur le lac de Grandlieu, le prétendu peu d’intérêt du site de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), le fantasme des créations de lignes aériennes…
Le temps des élus omnipotents est révolu
Si les habitants de Loire-Atlantique qui ont voté oui en 2016 ont l’impression de ne pas être respectés parce que le projet est abandonné, qu’ils n’oublient pas qu’ils ont d’abord été trompés pendant des années. Après Sivens, après NDDL, et alors que tant d’autres projets qui ressemblent à ces deux-là se poursuivent, peut-on espérer que soit enfin compris l’enjeu démocratique qu’ils révèlent ? Le temps des élus omnipotents, seuls décideurs et jamais comptables de leurs décisions, est révolu, celui des réseaux et des lobbys doit l’être aussi, car les citoyens ont des compétences qui leur permettent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le président de la fédération des autoentrepreneurs, Grégoire Leclecq, estime que limiter l’extension de l’indemnisation du chômage aux seuls travailleurs des plates-formes serait une erreur.
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« L’envie de faire réussir nos travailleurs indépendants doit guider la réforme de l’assurance-chômage »

Dans une tribune au « Monde », le président de la fédération des autoentrepreneurs, Grégoire Leclecq, estime que limiter l’extension de l’indemnisation du chômage aux seuls travailleurs des plates-formes serait une erreur.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h30
    |

Grégoire Leclercq (Président de la Fédération des autoentrepreneurs)







                        



                                


                            
Tribune. Emmanuel Macron l’avait promis : il faudra étendre l’assurance-chômage aux indépendants. C’est donc un chantier d’ampleur qui s’est ouvert à l’automne 2017, chantier au cours duquel inspection des finances, inspection générale des affaires sociales, ministères, syn­dicats, experts et instituts de sondage ont fait état de propositions diverses pour répondre à la commande présidentielle. Les pistes ne manquent pas…
Devant la difficulté manifeste à obtenir une solution qui tienne la route, les prétentions ont été revues à la baisse
Les trois principales : le maintien du ­caractère volontaire de l’assurance-chômage, au risque de faire émerger un système dans lequel seuls les indépendants au risque élevé adhéreraient ; la création pure et simple d’un régime obligatoire d’assurance-chômage, au sein duquel l’indemnisation serait essen­tiellement forfaitaire ; la mise en place d’un dispositif obligatoire, mais avec une indemnisation calculée en fonction des revenus antérieurs (système assurantiel contributif).
Devant la difficulté manifeste à obtenir une solution qui tienne la route, les prétentions ont été revues à la baisse. L’assurance-chômage « universelle » semble quelque peu avoir du plomb dans l’aile… L’extension de l’assurance-chômage à 100 % des indépendants serait finalement limitée aux seuls « travailleurs des plates-formes », qui pourraient bénéficier de cette nouvelle couverture, négociée par les seuls syndicats de salariés et de patrons.
Protection sociale à deux vitesses
Mais en voulant cibler uniquement les chauffeurs d’Uber ou de Chauffeur privé, les livreurs de Foodora ou de Deliveroo, ou encore les free-lances de Malt, on fait triplement fausse route. D’abord, parce que la définition au sens propre d’un « travailleur de plate-forme » n’existe pas et ne peut véritablement exister. Notons au passage que la dépendance économique ne peut être un critère, tant il existe de cas de dépendance économique en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le politologue Eddy Fougier estime que l’exécutif joue très gros sur ce dossier. Il dresse quatre scénarios de sortie de crise dans la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, de la négociation à la manière forte.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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NDDL : « L’un des principaux enjeux est désormais celui de l’évacuation de la ZAD »

Dans une tribune au « Monde », le politologue Eddy Fougier estime que l’exécutif joue très gros sur ce dossier. Il dresse quatre scénarios de sortie de crise dans la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes, de la négociation à la manière forte.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h22
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 17h17
    |

Eddy Fougier (politologue et consultant)







                        



                                


                            

Maintenant que le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé la décision d’abandonner le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), l’un des principaux enjeux, pour le gouvernement, est désormais celui de l’évacuation de la zone à défendre (ZAD). A l’instar de la décision qu’il a dû prendre à propos de l’aéroport, il semble bien que, pour la ZAD, il n’y ait pas non plus de bonne solution.

Le gouvernement se trouve, en effet, face à un véritable triangle d’incompatibilité. Il ne pourra pas à la fois satisfaire tout le monde, respecter ses engagements d’évacuer la ZAD et éviter les affrontements violents sur le terrain, avec notamment le risque qu’il y ait un mort. A ce stade, quatre scénarios sont envisageables.
Le premier scénario est celui esquissé par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, dans un entretien accordé à France 2 le 15 janvier, qui semble monter en puissance ces derniers jours. C’est le scénario de la « négociation » avec les zadistes, ou « scénario Larzac ». Dans cette hypothèse, seuls les éléments les plus radicaux seraient évacués de la ZAD ou amenés à partir d’eux-mêmes d’ici au printemps, comme l’a affirmé Edouard Philippe mercredi 17 janvier. Les agriculteurs expropriés récupéreraient alors leurs terres, tandis que les zadistes pacifiques qui souhaiteraient s’installer durablement dans la zone, par exemple pour exploiter des terres, seraient au bout du compte « régularisés ».
« Bons » et « mauvais » zadistes
C’est ce que semblent également souhaiter les zadistes, du moins si l’on en croit ce qu’ils expliquaient, en 2015, dans le texte dit « Les 6 points pour l’avenir de la ZAD ». Le modèle qu’ils prônaient alors est celui du Larzac. Suite à la décision d’abandon du projet d’extension du camp militaire du Larzac, en 1981, les terres agricoles qui avaient été acquises par l’Etat avaient été confiées à la Société civile des terres du Larzac (SCTL) par bail emphytéotique. La SCTL,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Quinze économistes s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre le peu de place laissé à leur discipline dans le projet de réforme des lycées.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Réforme des lycées : « Une solide culture économique est indispensable pour se comporter en citoyen éclairé »

Quinze économistes s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre le peu de place laissé à leur discipline dans le projet de réforme des lycées.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h15
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 15h25
    |

un collectif d'économistes







                        



                                


                            
Tribune. Une réforme du lycée est en préparation. Les décisions définitives ne sont pas prises, mais les informations qui circulent suscitent notre inquiétude en ce qui concerne l’enseignement des sciences économiques et sociales (SES). Dans l’état actuel du projet, l’enseignement des SES occuperait une place marginale en classe de seconde et ne figurerait pas dans le tronc commun du cycle terminal. La formation à la science économique et aux autres sciences sociales (sociologie, science politique) n’apparaît que dans deux des neuf couples d’enseignement de spécialisation qui seraient proposés aux lycéens.
La mise en œuvre d’une telle réforme conduirait donc à la marginalisation des SES dans la formation des lycéens français. Certes, une minorité seulement de lycéens se destinent à des formations spécialisées en sciences économiques, mais il est indispensable dans le monde d’aujourd’hui de disposer d’une solide culture économique pour se comporter en citoyen éclairé.
Comment comprendre les débats sur la lutte contre le réchauffement climatique si l’on ne maîtrise pas le rôle des prix, de la fiscalité et de la réglementation dans le fonctionnement des économies ? Comment comprendre les débats sur l’avenir de la construction européenne sans une solide culture concernant le rôle des marchés et des Etats dans l’intégration économique ? Comment comprendre la mondialisation sans disposer des concepts et des méthodes permettant d’analyser le commerce international, le rôle des firmes globales et les enjeux de la gouvernance mondiale ?
Des concepts essentiels
Il ne s’agit pas de former des spécialistes de l’analyse économique ou de surcharger les programmes. Mais il est indispensable de fournir à tous les élèves la maîtrise des raisonnements de base et des concepts essentiels leur per­mettant de porter un regard informé sur le monde économique et social. De mê­me que des enseignements portent sur les humanités (langues, littérature, philosophie)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ Racontez-nous comment vous réagissez au débat #metoo dénonçant les violences sexuelles.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤     

APPEL À TÉMOIGNAGES
En tant qu’homme, qu’a changé pour vous le mouvement de libération de la parole des femmes ?

Discussion lancée le 17 janvier 2018

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Depuis les révélations sur le producteur américain Harvey Weinstein, les femmes dénoncent par milliers le harcèlement, les agressions sexuelles et le sexisme qu’elles ont subis. Le débat sur les violences sexuelles, qui traverse aujourd’hui la société, interroge les relations entre hommes et femmes, et bouscule parfois les idées des uns et des autres.
En tant qu’homme, comment réagissez-vous à ce mouvement de libération de la parole, et aux débats qu’il suscite ? Les témoignages des femmes ont-ils modifié votre façon de voir les choses ? Votre comportement a-t-il changé ? Réagissez-vous différemment aujourd’hui dans certaines situations, que ce soit chez vous, sur votre lieu de travail ou dans l’espace public ?
Racontez-nous votre expérience et votre ressenti. Merci de préciser votre âge et votre profession. Votre témoignage pourra être publié dans un article du Monde.fr. N’oubliez pas de laisser votre adresse e-mail ou un numéro de téléphone afin qu’un ou une journaliste puisse vous recontacter.                            





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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Dans cette chronique, les économistes Kemal Dervis et Zia Qureshi préviennent que la bonne santé de l’économie mondiale ne doit pas faire oublier l’urgence de la mise en place de politiques de réduction des inégalités.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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« On ne peut compter sur le “ruissellement” du sommet vers le reste de l’économie »

Dans cette chronique, les économistes Kemal Dervis et Zia Qureshi préviennent que la bonne santé de l’économie mondiale ne doit pas faire oublier l’urgence de la mise en place de politiques de réduction des inégalités.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 15h00
    |

                            Kemal Dervis (« senior fellow »  à la Brookings Institution et ancien ministre turc de l'économie)








                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. En ce début 2018, tout semble aller mieux sur le plan éco­nomique. Au cours des six ­derniers mois, les prévisions de croissance de l’économie mondiale publiées par des institutions telles que le Fonds monétaire international (FMI) ont été ajustées à la hausse. Les prévisions privées les ont égalées ou même dépassées. L’indice des ­directeurs d’achat de l’industrie dans la zone euro a atteint un niveau record en décembre 2017 ; même l’économie de la Grèce a renoué avec la croissance. Aux Etats-Unis, la croissance devrait pouvoir dépasser les prédictions du FMI pour 2018, qui étaient en octobre de 2,3 %.
 « Financial Times » a augmenté de près de 22 % en 2017
Dans le monde émergent, la Chine semble avoir évité le risque d’un ­ralentissement brutal : bien que son économie ne connaisse plus de croissance à deux chiffres, sa taille accrue implique que, en termes absolus, le taux annuel actuel de 7 % vaut plus que le taux de 10 % du passé. La Turquie a enregistré 11 % de croissance au troisième trimestre 2017. Même le Brésil, qui a connu une croissance négative en 2016, devrait dépasser les prévisions de croissance établies par le FMI à 1,5 % pour 2018.
L’envolée de la valeur des actions – qui, un certain temps, semblait déconnectée des fondamentaux – est de plus en plus confirmée par ce renforcement de l’économie réelle. Le Stock Exchange All-World Index du Financial Times a augmenté de près de 22 % en 2017 – sa meilleure performance depuis le rebond post-crise de 2009.
Obstacle potentiel à une reprise durable
Certains avertissements pessimistes de ces années semblent être devenus obsolètes. Robert Gordon (université Northwestern), par exemple, estimait que l’économie américaine ralentirait forcément, parce que les innovations technologiques d’aujourd’hui ne stimuleraient pas la croissance autant que dans le passé.
à plus long terme, la performance économique...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Un collectif de députés LRM et MoDem demande, dans une tribune au « Monde », que l’Europe et la France adaptent les législations existantes pour interdire les nouveaux OGM, non concernés par les réglementations actuelles.
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Nouveaux OGM : « La France doit garder une position cohérente »

Un collectif de députés LRM et MoDem demande, dans une tribune au « Monde », que l’Europe et la France adaptent les législations existantes pour interdire les nouveaux OGM, non concernés par les réglementations actuelles.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 12h19
    |

un collectif de députés LRM et MoDem







                        



                                


                            
Tribune. Les Organismes génétiquement modifiés (OGM) sont définis et encadrés par la directive européenne 2001/18. Dans ce cadre, la France a choisi dès 2008 d’exclure toute production OGM sur son sol grâce à l’activation de la clause d’exclusion nationale.
Ce choix est aujourd’hui remis en cause par l’apparition de nouvelles techniques de modification du génome appelées NPBT (New Plant Breeding Technics). Elles recouvrent d’autres procédés que la transgenèse, utilisée pour les OGM « classiques », comme la mutagenèse dirigée par oligonucléotides, la cisgenèse, la technologie des nucléases à doigts de zinc, etc. Toutes ces techniques ne sont pas concernées par la directive 2001/18.

La Cour de Justice de l’Union européenne a été saisie en 2016 par le Conseil d’Etat français et rendra prochainement un avis afin de déterminer si ces nouvelles techniques entrent dans le champ des OGM.
Les « nouveaux OGM » sont généralement développés dans la même logique que les « classiques » (résistance à un herbicide ou production d’un insecticide) et présentent donc des risques similaires pour la santé et la biodiversité.
Risques nouveaux
Ils font également apparaître des risques nouveaux comme l’a pointé un rapport du Haut Conseil des Biotechnologies : une mise à mal des capacités d’adaptation de la biodiversité et des risques de dissémination des modifications génétiques obtenues vers les espèces cultivées.
Face à ces nouveaux risques, nous pensons que la France doit garder une position cohérente en appliquant le principe de précaution et en permettant la transparence sur les produits et la coexistence des cultures.
les nouveaux organismes génétiquement modifiés ne sont, à ce jour, ni identifiables ni étiquetés
En effet, il est impossible de connaître les impacts environnementaux et sanitaires de ces modifications génétiques à long terme. Le principe de précaution, qui prévaut aujourd’hui pour les OGM classiques,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Editorial. A Calais, le 16 janvier, le chef de l’Etat a fermement défendu sa politique migratoire, conjuguant devoir d’humanité, ordre républicain et efficacité administrative. Un équilibre mis en doute par les associations humanitaires et caritatives sur place.
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Migrants : Macron sans concession

Editorial. A Calais, le 16 janvier, le chef de l’Etat a fermement défendu sa politique migratoire, conjuguant devoir d’humanité, ordre républicain et efficacité administrative. Un équilibre mis en doute par les associations humanitaires et caritatives sur place.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 11h39
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le lieu et le moment ne devaient rien au hasard. C’est à Calais, ville symbole dont la « jungle » a accueilli, avant son démantèlement il y a un an, jusqu’à 8 000 réfugiés et migrants désireux de gagner la Grande-Bretagne, qu’Emmanuel Macron est venu défendre sa politique en matière d’immigration, mardi 16 janvier.
Quant au moment, il est marqué depuis quelques semaines par les vives critiques, formulées notamment par les associations humanitaires ou des autorités morales, contre les orientations tracées par le président de la République et mises en œuvre par le gouvernement.
Après le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, le week-end passé, le chef de l’Etat a fermement confirmé qu’il n’entendait pas modifier son cap en la matière. « Notre ligne est claire : à chacun nous devons garantir un accueil digne et humain, à tous nous devons donner une réponse rapide, mais, à ceux qui ne sont pas admis, nous devons faire en sorte qu’ils regagnent effectivement leur pays », a-t-il réaffirmé.

        Lire aussi :
         

                Emmanuel Macron a annoncé que l’Etat allait assurer la distribution de repas à Calais



En d’autres termes, « protéger les uns, raccompagner les autres ». Bref, tenir un « langage de vérité » et conjuguer devoir d’humanité, ordre républicain et efficacité administrative. Cet équilibre, a-t-il confirmé, sera à la base du projet de loi sur l’asile et l’immigration en préparation et qui doit être présenté au Parlement au printemps.
Absurdité kafkaïenne
Or, c’est précisément cet équilibre revendiqué que mettent vivement en doute, de façon unanime, les nombreuses associations humanitaires ou caritatives qui prennent en charge, au quotidien, l’essentiel de l’accueil, de la protection et de l’hébergement des migrants. Rejointes par des intellectuels souvent proches du chef de l’Etat ou par les partis de gauche, elles estiment que le gouvernement est loin de tenir l’équilibre entre humanité et sécurité.
Si les associations saluent, dans l’ensemble, la volonté d’accélérer l’instruction des dossiers de demande d’asile (plus d’une centaine de milliers en 2016) et d’améliorer l’accueil, l’hébergement et l’intégration des réfugiés qui obtiennent un titre de séjour, elles déplorent le sort réservé à tous les autres. Et dénoncent le contrôle rigoureux, voire le « tri », jusque dans les centres d’hébergement, que le gouvernement entend faire entre ceux qui fuient les guerres et les persécutions d’un côté et, de l’autre, ceux qui fuient la misère ou la famine et dont il souhaite au maximum tarir le flux incessant.

        Lire aussi :
         

                Macron en visite à Calais, où « le problème des migrants reste entier »



En outre, elles soulignent l’absurdité kafkaïenne (ou l’hypocrisie) des règles européennes qui, conformément à l’accord de Dublin, conduit bon nombre de réfugiés à errer hors statut entre leur pays d’entrée dans l’Union et la France. Enfin, les associations mettent en cause les brutalités policières destinées à empêcher, à Calais comme à Paris, toute reconstitution de campements « sauvages ».
Se sachant en phase avec l’opinion largement majoritaire des Français, Emmanuel Macron n’a cédé aucun pouce de terrain à ses détracteurs. Tout en appelant les forces de l’ordre à être « exemplaires », il a fermement dénoncé « les approximations, parfois les mensonges » concernant leur action. Il a appelé à la « responsabilité » les associations, qui parfois « nuisent à l’efficacité collective ». Et, sans les nommer, il a invité les donneurs de leçons à ne pas céder à un excès de bons sentiments.

        Lire aussi :
         

                Migrants : la charge de Macron à Calais contre les associations



Or, ce n’est pas de bons sentiments qu’il s’agit. Mais d’un principe élémentaire et républicain d’accueil de personnes en détresse et de respect de la dignité humaine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ PMA, fin de vie, médecine prédictive… Une grande variété de sujets seront débattus à partir de jeudi lors des Etats généraux de la bioéthique .
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Bioéthique : six mois de débats pour une loi

PMA, fin de vie, médecine prédictive… Une grande variété de sujets seront débattus à partir de jeudi lors des Etats généraux de la bioéthique .



Le Monde
 |    17.01.2018 à 11h25
    |

            Gaëlle Dupont, 
Nathaniel Herzberg, 
Sandrine Cabut, 
Paul Benkimoun et 
François Béguin








                        



                                


                            

C’est une obligation depuis la dernière loi de 2011 : tous les sept ans au moins, la France doit réviser sa législation en matière de bioéthique. Le processus sera officiellement lancé jeudi 18 janvier avec l’ouverture d’Etats généraux qui doivent durer jusqu’au 7 juillet. L’objectif de ces six mois de débats, organisés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ? Eclairer le législateur, qui devra déposer un projet de loi à l’automne afin de mettre à jour les textes. Les évolutions très rapides de la science interrogent sur l’attitude à avoir face à de nombreuses innovations : faut-il autoriser, interdire, contrôler ces pratiques ? Conditions du début et de la fin de vie, limites de l’intervention médicale sur le vivant… Les thèmes abordés, sensibles, intéressent militants, chercheurs, religieux. Les débats qui s’ouvrent seront donc vifs. Tour d’horizon des principaux enjeux.
Procréation médicalement assistée
C’est la question politiquement centrale, dont le président du CCNE, Jean-François Delfraissy, redoute qu’elle éclipse toutes les autres. Faut-il ouvrir l’accès de la procréation médicalement assistée (PMA), aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels infertiles, aux couples de femmes et aux femmes seules ? En la matière, ce n’est pas la science qui a évolué, mais la société. « La question avait été abordée lors des précédents Etats généraux [préalables à la loi de 2011], au même titre que la gestation pour autrui et l’anonymat des donneurs de gamètes, mais brièvement et de façon très abstraite, observe la sociologue au CNRS Dominique Mehl. Le débat sur le mariage pour tous a tout changé. »
La France a alors découvert que des milliers de femmes, en couples ou célibataires, avaient déjà recours à la procréation avec don de gamètes à l’étranger. Des médecins ont admis publiquement orienter leurs patientes vers des cliniques étrangères, bien que ce soit interdit par la loi. Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ Analyse. Pour le journaliste du service international Philippe Pons, la reprise du dialogue intercoréen complexifie l’équation géostratégique en rappelant que l’avenir de la péninsule dépend aussi – sinon d’abord – des Coréens.
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Les deux Corées amorcent une timide tentative de rapprochement

Analyse. Pour le journaliste du service international Philippe Pons, la reprise du dialogue intercoréen complexifie l’équation géostratégique en rappelant que l’avenir de la péninsule dépend aussi – sinon d’abord – des Coréens.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 09h08
    |

            Philippe Pons (Tokyo, correspondant)








                        



                                


                            
Analyse. L’accalmie qui se dessine en Corée à la faveur des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, auxquels participera une équipe nord-coréenne, amorce-t-elle une détente durable, une fois éteints les feux de l’évé­nement, ou bien la péninsule retombera-t-elle dans une tension non exempte de ­risques de conflit ? Les déclarations à Pyongyang et à Séoul donnent à penser que la ­première hypothèse n’est pas à exclure, les deux pays essayant de reprendre la main dans un jeu qui risque de les entraîner dans un nouveau conflit fratricide.

Plus que le rétablissement des communications officielles intercoréennes, suspendues depuis deux ans et rétablies depuis le 9 janvier, c’est l’amorce d’une dynamique de rapprochement entre Pyongyang et Séoul qui peut faire évoluer la donne. Un tel rapprochement est, lui, interrompu depuis dix ans.
les tenants du rapprochement intercoréen ­cherchaient surtout à créer un climat de ­confiance afin de désamorcer une hostilité d’un demi-siècle
Les projets de coopération décidés lors du second sommet intercoréen à Pyongyang en octobre 2007 ont été balayés par le conser­vateur Lee Myung-bak, arrivé au pouvoir l’année suivante. Ce dernier reprochait à la « politique du rayon de soleil » de ses prédécesseurs de ne pas avoir empêché la République populaire démocratique de Corée (RPDC) de poursuivre ses ambitions nucléaires et d’avoir au contraire favorisé ses avancées par de généreux financements.
Sans faire preuve d’angélisme à l’égard du régime nordiste, les tenants du rapprochement intercoréen ­cherchaient surtout à créer un climat de ­confiance afin de désamorcer une hostilité d’un demi-siècle. L’administration Bush, qui, à partir de 2002, plaça la RPDC dans l’« axe du Mal », s’employa à torpiller cette politique qui n’a atteint que partiellement ses objectifs et demeure frappée d’anathème pour la droite sud-coréenne, dont la présidente, Park Geun-hye, arrêtée pour abus de pouvoir en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ Après quelques années mouvementées, le Vieux Continent s’est imposé aux brexiters, mais aussi aux populistes de tout poil, qui désormais ne veulent plus en sortir. Mais où est donc passé l’euroscepticisme ?, s’interroge notre éditorialiste Sylvie Kauffmann dans sa chronique « L’air du Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/01/2018
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« L’Europe, on l’aime ou on la quitte ? Visiblement, ces temps-ci, on ne la quitte pas »

Après quelques années mouvementées, le Vieux Continent s’est imposé aux brexiters, mais aussi aux populistes de tout poil, qui désormais ne veulent plus en sortir. Mais où est donc passé l’euroscepticisme ?, s’interroge notre éditorialiste Sylvie Kauffmann dans sa chronique « L’air du Monde ».



Le Monde
 |    17.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 11h19
    |

            Sylvie Kauffmann








                        



                                


                            
Chronique. Re-voilà Nigel Farage ! Non content d’avoir plongé son pays dans le chaos en lançant la révolte contre l’Union européenne (UE) il y a plus de vingt ans, l’ex-leader du parti nationaliste britannique UKIP se déclare aujourd’hui, toute honte bue, en faveur d’un second référendum sur le Brexit : les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l’UE, explique-t-il, sont en train de retourner l’opinion publique et menacent même de défaire le résultat du référendum de juin 2016 par un vote au Parlement. Seul un deuxième vote populaire, franc et massif, pourrait donc définitivement leur clouer le bec.
Ce qui est intéressant dans cette nouvelle perle de trublion en mal d’attention médiatique, c’est sa reconnaissance implicite que les brexiters ont perdu la bataille « des cœurs et des esprits », pour reprendre une expression des stratèges militaires américains. La violence du rejet européen au Royaume-Uni a fait place à un doute insidieux, à mesure que la mise en œuvre du processus de séparation en éclaire toute la complexité et les incertitudes.
C’est, dira-t-on, un peu l’affaire des Britanniques, qui se sont mis eux-mêmes dans de beaux draps. Mais c’est aussi beaucoup la nôtre, nous les Vingt-Sept, que cette négociation empoisonne plus encore que tous les coups de Trafalgar de la diplomatie du Royaume-Uni au sein de l’UE. Le président Emmanuel Macron ne s’apprête-t-il pas, jeudi 18 janvier, à déployer de nouveaux trésors d’imagination pour prouver l’indéfectibilité du lien franco-britannique ?
Frilosité des nationalistes, populistes et autres eurosceptiques
La réalité, c’est que l’Europe existe et qu’elle résiste. Après ces quelques années mouvementées, elle s’est imposée non seulement à M. Farage et à ses amis brexiters, mais aussi aux nationalistes, populistes et eurosceptiques de tout poil que les insurrections électorales ont fait émerger depuis 2014. Frileux, ils n’ont plus du tout envie de sortir de l’Europe : tous comptes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Euclide Tsakalotos, ministre grec des finances, approuve certaines propositions d’Emmanuel Macron sur l’avenir de l’Europe, mais juge qu’il faut davantage se préoccuper du déficit démocratique et social de l’UE.
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Revitaliser l’Europe avec l’adhésion de la société

Euclide Tsakalotos, ministre grec des finances, approuve certaines propositions d’Emmanuel Macron sur l’avenir de l’Europe, mais juge qu’il faut davantage se préoccuper du déficit démocratique et social de l’UE.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 06h30
    |

Euclide Tsakalotos (ministre grec des finances)







                        



                                


                            
TRIBUNE. Il est incontestable que depuis son élection, le président Macron a redynamisé le débat sur la réforme de l’Europe, et en particulier de la zone euro. Il est cependant trop tôt pour savoir ce qu’il en sortira concrètement, notamment parce que la fenêtre d’opportunité entre la mise en place du nouveau gouvernement allemand et la tenue des élections parlementaires européennes à l’été 2019 sera relativement courte.
Vouloir réformer l’architecture économique et financière de l’Europe est un agenda ambitieux. La mise en place de l’union bancaire devrait améliorer considérablement la stabilité financière de l’Europe et sa capacité à faire face à de futures crises financières, surtout si l’on transforme le Mécanisme européen de stabilité (MES) en un Fonds monétaire européen (FME) doté de réelles capacités de soutien. On sait que certains Etats membres du nord de l’Europe voudraient d’abord réduire les risques avant d’envisager de les partager. C’est une attitude étrange au vu de tout ce qui a déjà été fait sur le plan de la réduction des risques, au travers par exemple de la directive de redressement des banques et de la résolution de leurs défaillances.
Du point de vue de la Grèce, l’Europe a déjà largement pratiqué le partage du risque lorsque notre premier Programme d’ajustement structurel de 2010 a aidé à consolider les banques d’Europe du Nord, notamment grâce au Securities Markets Program de la Banque centrale européenne, qui a permis à ces banques de revendre leurs obligations souveraines grecques à leurs banques centrales.

Mécanisme stabilisateur
Créer une forme de stabilisateur automatique pour les économies européennes, soit par des prêts garantissant l’investissement public d’un Etat membre subissant un choc asymétrique comme le proposent les Français, soit par un soutien aux systèmes nationaux d’assurance-chômage comme le souhaitent les Italiens, contribuera à la stabilité de l’économie réelle. Mais il existe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique considère qu’il revient aux patients, et non à une autorité administrative, de définir son parcours santé.
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«Notre système de santé souffre d’un cloisonnement multiple »

Dans une tribune au « Monde », le directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique considère qu’il revient aux patients, et non à une autorité administrative, de définir son parcours santé.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 04h30
    |

Laurent Chambaud (directeur de l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP))







                        



                                


                            

Tribune. Le terme de parcours est en train de devenir un mot magique dans le domaine de la santé. C’est aujourd’hui l’expression consacrée pour caractériser les évolutions nécessaires permettant de répondre aux attentes des patients, des usagers ou des citoyens. Citée abondamment dans la loi de modernisation de notre système de santé (votée en 2016), cette notion est évoquée à de nombreuses reprises dans la stratégie nationale de santé définie le 29 décembre dernier. Mais qu’en est-il exactement ?
Le vocable de parcours apparaît dans la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance-maladie. Il s’agissait, à l’époque, d’instituer un parcours de soins coordonnés et de revaloriser ainsi le rôle du médecin traitant, chargé de coordonner les différentes interventions professionnelles autour du patient. L’utilisation du terme parcours faisait donc référence à une filière de prise en charge, notamment pour l’accès au médecin spécialiste en médecine ambulatoire.
Il serait urgent, à l’heure où le terme parcours est constamment utilisé, de s’interroger sur sa définition
Depuis cette époque (et même avant), les critiques se sont accumulées sur notre système de santé, dénonçant principalement, à l’instar de ce qui se passe dans de nombreux pays, une organisation fortement cloisonnée et se trouvant dans l’incapacité de répondre aux nouveaux besoins d’aujourd’hui (accroissement des maladies chroniques, vieillissement de la population…) et à ceux de demain. C’est dans ce contexte que la notion de parcours a fait florès en France, mais en y accolant d’autres termes rendant le concept de plus en plus flou : parcours de soins pour certains, de santé pour d’autres, de vie parfois, voire parcours du combattant lorsqu’il s’agit d’exprimer la difficulté pour le patient de s’y retrouver. Pourtant, il serait urgent, à l’heure où le constat semble consensuel et le terme parcours constamment utilisé, de s’interroger sur sa définition. Qu’est-ce qu’un parcours ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », 110 signataires, dont Elisabeth Badinter, Pierre Rosanvallon et Irène Théry, demandent une réforme urgente des lois de bioéthique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/01/2018
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« On ne peut plus ignorer les enfants nés par GPA »

Dans une tribune au « Monde », 110 signataires, dont Elisabeth Badinter, Pierre Rosanvallon et Irène Théry, demandent une réforme urgente des lois de bioéthique.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 09h04
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Nous, associations de lutte contre l’infertilité, citoyens engagés en faveur de l’égalité des droits, demandons que le débat qui va s’ouvrir à l’occasion de la révision des lois de bioéthique soit un véritable débat, et de ce fait, inclue la gestation pour autrui (GPA). En effet, cette dernière fait partie des techniques d’assistance médicale à la procréation selon l’Organisation mondiale de la santé qui en a donné une définition précise.
1. Les enfants nés par le recours à la GPA sont là. Ils ont des parents, hétérosexuels ou homosexuels. Ils sont des milliers, de plus en plus visibles, on ne peut plus les ignorer comme des fantômes et faire comme s’ils n’existaient pas. On ne peut pas continuer à bafouer leurs droits en ignorant les jugements de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui ne cesse de condamner la France. La Cour de cassation a proposé une voie discriminante à l’égard des femmes qui ne peuvent porter un enfant puisqu’elle les efface purement et simplement de l’acte de naissance transcrit (filiation paternelle exclusivement reconnue). Pourquoi les adaptations juridiques tenant compte des condamnations de notre pays par la CEDH pour manquement aux droits de l’homme devraient-elles être apportées uniquement par les juges ?
C’est ici le rôle et la responsabilité du législateur, en relation avec la société, de faire évoluer le droit. Nous demandons la transcription intégrale à l’état civil français de la filiation de l’enfant établie légalement à l’étranger à l’égard de ses parents. Les Français y sont favorables dans leur écrasante majorité (71 % – sondage IFOP – juin 2017).
2. Il faut lutter efficacement et avec détermination contre les dérives de la GPA et les mafias qui en profitent, au-delà de la réforme urgente qu’appellent les droits fondamentaux des enfants à leur filiation. Nombreux sont ceux, en France, qui s’alarment à juste titre de la marchandisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Le gouvernement américain exige d’obtenir des données stockées en Irlande sans recourir à la coopération juridique internationale. Une affaire qui devrait, pour le juriste Théodore Christakis dans une tribune au « Monde », inquiéter les pays européens.
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« La protection de nos données personnelles pourrait être contournée par des pays étrangers »

Le gouvernement américain exige d’obtenir des données stockées en Irlande sans recourir à la coopération juridique internationale. Une affaire qui devrait, pour le juriste Théodore Christakis dans une tribune au « Monde », inquiéter les pays européens.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h00
    |

Théodore Christakis (Professeur de droit international à l’Université Grenoble Alpes, membre de l’Institut universitaire de France et directeur adj...







                        



                                


                            
Tribune. La Cour suprême des Etats-Unis est actuellement saisie d’une affaire qui pourrait avoir d’importantes conséquences pour la protection des données personnelles des Européens. Le 18 janvier est la date butoir pour le dépôt des « amici curiae » (littéralement « amis de la cour »), une procédure qui permet aux différents acteurs intéressés d’intervenir pour défendre leurs intérêts ou leurs positions.
Cette affaire concerne un mandat dans lequel le gouvernement américain demande à Microsoft de lui livrer les mails d’un suspect dans une affaire de stupéfiants. Microsoft s’y oppose au motif que les données en question sont en Irlande. Selon Microsoft, les Etats-Unis doivent s’adresser à l’Irlande dans le cadre de l’accord d’entraide judiciaire entre les deux pays. Dans une décision de 2016, une cour d’appel américaine a donné raison à Microsoft et c’est cette décision que l’administration Trump essaie maintenant de renverser.

Le gouvernement américain n’a pas précisé la nationalité du suspect (il s’agit probablement d’un Irlandais). L’affaire en elle-même n’a en réalité guère d’importance au regard de l’effet recherché : permettre demain aux autorités américaines d’émettre un mandat exigeant de Microsoft ou d’un autre fournisseur (Apple, Google, Facebook…) de livrer, par exemple, les mails d’un ressortissant français suspecté d’un crime aux Etats-Unis (y compris un journaliste accusé de porter atteinte à la sécurité nationale américaine, ou les échanges d’un suspect avec son avocat), alors même que ce Français réside en France et que ses données sont stockées en France. Et ceci sans passer par une quelconque coopération judiciaire avec les autorités françaises.
Effet extraterritorial
Tant Microsoft que le gouvernement américain reconnaissent que la loi sur laquelle se fonde le mandat n’a pas d’effet extraterritorial. Mais le gouvernement soutient qu’il n’y a rien « d’extraterritorial » dans sa demande car un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ Spécialiste de protohistoire, professeur d’archéologie, Dominique Garcia vient d’être reconduit à la tête de l’Institut national de recherches archéologiques préventives.
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Dominique Garcia : « L’Inrap a transformé la France en grand site archéologique »

Spécialiste de protohistoire, professeur d’archéologie, Dominique Garcia vient d’être reconduit à la tête de l’Institut national de recherches archéologiques préventives.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 13h00
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Spécialiste de protohistoire, professeur d’archéologie, Dominique Garcia vient d’être reconduit, par un décret présidentiel du 27 décembre 2017, à la tête de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).
L’Inrap est un institut de recherches encore jeune et pas toujours bien connu du public. Quelle est sa mission ?
L’Inrap est effectivement jeune puisqu’il a été créé en 2002, sous la double tutelle des ­ministère de la culture et de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il a vu le jour à la suite de la loi de 2001 sur l’archéologie préventive, c’est-à-dire l’étude du patrimoine archéologique réalisée en préalable aux chantiers d’aménagement du territoire. Pour donner une idée, 700 km2 sont aménagés chaque année en France. 8 % de cette superficie sont soumis à un diagnostic – une opération où l’on sonde le terrain pour voir si des sites ­archéologiques sont conservés, quel est leur intérêt pour la réflexion historique et scientifique. Au bout du compte, seulement 2 % des 700 km2 font l’objet d’une fouille. Ces chiffres montrent que l’archéologie préventive n’est pas quelque chose de systématique, mais que nous intervenons, de manière raisonnée, uniquement sur les zones qui ont un potentiel scientifique.
La loi de 2001 est un changement de paradigme : auparavant, le patrimoine enfoui était sanctuarisé par une loi de 1941. Mais quand la France de l’après-guerre a agrandi ses villes, s’est équipée d’autoroutes et de TGV, a construit des grands parkings, etc., on s’est aperçu qu’on ne pouvait pas conserver dans le sous-sol tout le patrimoine qui s’y trouvait, qu’on ne pouvait pas fossiliser les sites archéologiques et qu’on détruisait en réalité beaucoup de sites si des opérations dites « de sauvetage » n’étaient pas organisées par des citoyens, des élus et des archéologues attentifs. On a donc préféré préserver le patrimoine en l’étudiant, en envoyant les archéologues avant les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ Le publicitaire Thomas Le Thierry décrit, dans une tribune au « Monde », l’impact majeur qu’auront les Alexa, Home Pod et autre Google Home sur les secteurs du commerce, de la publicité et du marketing qui vont devoir se réinventer.
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« Avec les assistants connectés intelligents, les courses à l’ancienne vont passer à la postérité »

Le publicitaire Thomas Le Thierry décrit, dans une tribune au « Monde », l’impact majeur qu’auront les Alexa, Home Pod et autre Google Home sur les secteurs du commerce, de la publicité et du marketing qui vont devoir se réinventer.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 15h00
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Thomas Le Thierry (Président de l’agence de conseil média Vizeum du groupe de publicité Dentsu Aegis Network)







                        



                                


                            
Tribune. Elle se prénomme Alexa. Les concurrents, moins glamour mais tout aussi sérieux, s’appellent Google Home ou encore Home Pod. Combien s’en vendra-t-il cette année ? Ces assistants connectés et intelligents débarquent à grand renfort de publicité et surtout, ils vont ouvrir une nouvelle ère ! On estime que d’ici 2020, un foyer américain sur deux sera équipé. Le taux d’adoption est équivalent à celui des smartphones en leur temps.
Demain, nous commanderons des produits génériques par simple commande vocale
Les progrès en matière de reconnaissance visuelle et vocale vont permettre de nous connecter de façon fiable et continue aux objets qui nous entourent : nos voitures, notre maison, et, bien sûr, nos smartphones. Ces assistants seront un maillon clé de cette chaîne. Bientôt, ces enceintes, boostées par l’intelligence artificielle, seront capables d’anticiper nos besoins et nos souhaits. Demain, nous commanderons des produits génériques par simple commande vocale. « Alexa, je n’ai plus rien dans mon frigo. J’ai besoin de yaourts ! » Alexa et ses équivalents conserveront évidemment nos références habituelles en « tête ». La prime aux produits star n’en sera que plus que renforcée. Breizh-Cola pourra-t-il encore se faire une place face à Coca ou Pepsi ?

Au-delà de cette traditionnelle bataille entre marques, une autre révolution consumériste se prépare, avec une forte diminution des lieux d’achats « en dur ». Quelle place restera-t-il pour les hypermarchés et leurs centaines de mètres de rayonnage ? Les courses « à l’ancienne », en poussant son chariot, vont progressivement passer à la postérité… C’est tout le parcours commercial qui est bouleversé : le supermarché a vécu. Le rôle mais surtout le format du point de vente est à repenser. Ces dernières années, le développement de la livraison à domicile et du « drive » ont déjà bousculé la donne, mais les assistants connectés vont achever ce changement de paradigme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Marc Renner, président de la conférence des écoles d’ingénieurs, estime qu’il faut créer un système dans lequel les apprentis-ingénieurs accéléreront l’innovation et la compétitivité des entreprises françaises.
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« La réforme de l’apprentissage doit renforcer l’accès au titre d’ingénieur, et non le fragiliser »

Dans une tribune au « Monde », Marc Renner, président de la conférence des écoles d’ingénieurs, estime qu’il faut créer un système dans lequel les apprentis-ingénieurs accéléreront l’innovation et la compétitivité des entreprises françaises.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 15h00
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Marc Renner (Président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI))







                        



                                


                            
Tribune. Les ingénieurs français sont réputés mondialement pour leurs compétences et constituent un atout pour l’économie du pays. Pour réussir, la réforme de l’apprentissage préparée par le gouvernement devra permettre à nos jeunes ingénieurs de contribuer davantage encore à la compétitivité de nos entreprises, qui peinent à recruter : l’étude annuelle 2016 de Pôle Emploi sur les difficultés de recrutement des entreprises établissait que les ingénieurs étaient les salariés les plus difficiles à recruter.
En 2017, l’OCDE confirmait ce phénomène en relevant la pénurie de compétences en ingénierie en France par rapport à la demande. Or, en regard de ce manque d’ingénieurs en France, on constate que près d’un ingénieur français sur six travaille à l’étranger. Retenir les « talents » est donc un enjeu de compétitivité pour les entreprises, notamment industrielles, présentes en France.
le nombre d’apprentis-ingénieurs a augmenté de 32 % sur les cinq dernières années
Le recrutement par la voie de l’apprentissage constitue un moyen de plus en plus prisé par les entreprises françaises pour attirer les jeunes ingénieurs et les fidéliser, et nos écoles sont à l’écoute de ce besoin : le nombre d’apprentis-ingénieurs a ainsi augmenté de 32 % sur les cinq dernières années, et représente désormais 15 % du nombre total d’ingénieurs diplômés chaque année.
Les filières de l’apprentissage sont particulièrement favorables aux PME de nos territoires, car elles leur permettent de recruter des ingénieurs issus des écoles « voisines », le réseau des écoles s’étendant à toute la France ; sans cette proximité à la fois géographique et stratégique, ces PME ou ETI n’auraient pas forcément pu recruter de tels profils.
Un tremplin efficace
Du côté des formations, l’alternance, gratuite et rémunérée pour les élèves-ingénieurs, est très attractive et constitue un tremplin efficace vers l’emploi : les apprentis-ingénieurs connaissent une insertion professionnelle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Jean-Pierre Petit estime que, malgré des risques mondiaux et européens potentiels, la zone euro devrait continuer, comme en 2017, à surperformer en 2018 par rapport aux Etats-Unis, au Japon et au Royaume-Uni.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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La bonne dynamique de la zone euro

Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Jean-Pierre Petit estime que, malgré des risques mondiaux et européens potentiels, la zone euro devrait continuer, comme en 2017, à surperformer en 2018 par rapport aux Etats-Unis, au Japon et au Royaume-Uni.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 15h00
    |

                            Jean-Pierre Petit (Economiste et président de la société de conseil Les Cahiers verts de l'économie)








                        



                                


                            
L’éclairage. La zone euro a été la grande surprise macroéconomique de 2017. Le consensus des prévisionnistes tablait, au début de l’année dernière, sur une croissance réelle moyenne de 1,4 % pour 2017. Le résultat sera certainement de 2,4 %, soit une divergence de plus de 70 % entre la prévision et le résultat ! Actuellement, le consensus pour 2018 paraît encore trop prudent : il est de 2,2 %, alors qu’une expansion de 2,5 à 2,7 % semble plus plausible.
Sur la base d’un scénario médian à horizon de deux ans, le rattrapage macroéconomique de la zone euro devrait se poursuivre
La zone euro bénéficie toujours aujourd’hui d’une bonne dynamique et, surtout, d’une très forte diffusion géographique et sectorielle. Les derniers indices PMI (purchasing managers index, fondés sur les prévisions des directeurs d’achat du secteur manufacturier) suggèrent une croissance annualisée proche de 3 % au premier trimestre 2018.
Sur la base d’un scénario médian à horizon de deux ans (sans récession américaine ni graves accidents de crédit en Chine), le rattrapage macroéconomique de la zone euro devrait se poursuivre.
Par rapport au niveau d’avant la crise de 2008, le PIB réel de la zone euro est en effet 10 points au-dessous de celui des Etats-Unis. Cela ne s’explique pas exclusivement par les différentiels de croissance potentielle, mais par les nombreuses erreurs des gouvernements et des institutions européennes lors de la crise de la dette souveraine (2010-2012) qui ont considérablement retardé le redressement.
Un cycle économique européen encore jeune
Le rattrapage sera particulièrement marqué en matière d’investissement des entreprises. L’évolution en ­volume des dépenses des entreprises européennes en biens d’équipement accuse en effet un retard de plus de 20 points par rapport à celle des entreprises américaines. Or la plupart des voyants sont au vert en matière d’investissement productif en Europe (hausse de la profitabilité,...




                        

                        

