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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Arthur et Audrey Kermalvezen, nés par PMA, se battent depuis de longues années pour l’accès à leurs origines des enfants conçus grâce au don.
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Comment Arthur Kermalvezen, né d’un don de gamète anonyme, a retrouvé son géniteur

Arthur et Audrey Kermalvezen, nés par PMA, se battent depuis de longues années pour l’accès à leurs origines des enfants conçus grâce au don.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 18h43
    |

            Gaëlle Dupont








                        



   


Cela faisait plusieurs semaines qu’ils tenaient leurs découvertes secrètes et se demandaient quand ils allaient faire exploser cette bombe. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Le lancement des états généraux de la bioéthique, jeudi 18 janvier, les a décidés. Arthur et Audrey Kermalvezen, âgés de 34 et 37 ans, sont mariés et tous deux nés par procréation médicalement assistée avec don de sperme. Depuis des années, ils luttent ensemble contre l’anonymat à vie des donneurs, comme c’est la règle en France. Ils pensent qu’elle ne tiendra plus longtemps. Et en donnent la preuve.
De simples tests génétiques récréatifs, de ceux qui sont offerts en cadeau de Noël aux Etats-Unis pour connaître les origines géographiques de ses ancêtres, ont permis à Arthur de retrouver son géniteur. Audrey a, quant à elle, eu l’assurance que son frère était né du même donneur qu’elle, et s’est découvert un demi-frère et une demi-sœur.

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Ils n’ont pas fait ces tests « de gaieté de cœur », car la loi française interdit d’y recourir, mais « en dernier recours ». Elle, juriste spécialisée en droit de la bioéthique et lui, commercial dans l’immobilier, ont été auditionnés ensemble et séparément depuis une dizaine d’années par une ribambelle de ministres de la santé, de la famille, de la justice. Ils ont saisi les tribunaux pour avoir accès à tout ou partie de leurs origines personnelles. En vain. « Nous restons inaudibles et invisibles », constate Arthur.
Un besoin médical et existentiel
Si l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules fait partie des principaux thèmes des états généraux de la bioéthique, l’accès à leurs origines des enfants conçus par don ne figure pas au menu des débats. « Nous ne sommes pas contre la PMA, sinon nous ne serions pas là, dit Audrey. Mais nous pensons qu’elle peut être améliorée et humanisée. » Ils souhaitent le maintien de l’anonymat lors du don, mais la possibilité pour l’enfant de connaître l’identité du donneur à sa majorité. Pour eux, cette quête relève du besoin médical (connaître ses antécédents) mais surtout existentiel.
« Nos pères [non biologiques] sont assurés de l’amour que nous leur portons, dit Audrey. Ce que nous voulons, c’est connaître un visage, savoir qui nous a permis de naître. » 
L’« aventure humaine extraordinaire » qu’ils sont en train de vivre commence le 23 septembre. Une dizaine de membres de l’association PMAnonymes (qui en compte 300) ou de proches, tous nés d’un don de gamètes, se réunissent pour procéder à des tests génétiques. Baptisés « ancestry composition », ils ont été achetés 99 dollars (81 euros) pièce sur 23andme.com et expédiés par la poste. Pour savoir si vos ancêtres étaient bretons ou africains, il suffit de placer sa salive dans un tube et d’expédier les échantillons à l’entreprise, qui se charge d’identifier les variants génétiques spécifiques à certaines origines.
Mais celle-ci propose aussi, en option, de participer au programme « DNA relatives » (parents ADN). Après décryptage, elle recherche des correspondances entre les génomes de sa base de données, des « matchs ». « A ce moment-là, l’espoir, c’est d’avoir dans dix ou quinze ans un match avec quelqu’un de la famille du donneur et de remonter le fil », explique Arthur.
« En voyant mon demi-frère et ma demi-sœur, je peux m’imaginer mon géniteur. Je me sens plus ancrée. Et en même temps, je suis inquiète. Combien ai-je de demi-frères et demi-sœurs dans la nature ? », Audrey
Tout va aller plus vite… Trois semaines après, les résultats arrivent. Stupeur : sur les 10 personnes qui ont effectué le test, quatre sont demi-frères et sœurs, donc nés du même donneur. Audrey et son frère, qui ignoraient avoir été conçus avec les gamètes du même homme, et Sophie et David, deux membres de l’association, également frères et sœurs, dont Audrey est proche.
« Je suis ravie, dit Audrey. En voyant mon demi-frère et ma demi-sœur, je peux m’imaginer mon géniteur. Je me sens plus ancrée. Et en même temps, je suis inquiète. Combien ai-je de demi-frères et demi-sœurs dans la nature ? » La loi interdit la conception de plus de 10 enfants avec les paillettes de sperme d’un même homme. Dans le cas d’Audrey, elle connaissait deux d’entre eux en ignorant leur lien de parenté. « On nous dit qu’il n’y a pas de risque de consanguinité, ce n’est pas vrai », commente-t-elle.
« Bravo de m’avoir retrouvé »
Arthur, de son côté, se découvre un « match » à 6,28 % avec un certain Larry, qui vit en Angleterre. Larry est un « first cousin », cousin germain. Magie des réseaux sociaux, Arthur le retrouve sur LinkedIn, et entre en contact avec lui sur WhatsApp. « Si je matche avec vous, c’est que le donneur est dans votre entourage familial », explique Arthur. Sans lui donner la réponse, Larry ne dément pas, l’encourage à chercher, lui indique la région française d’où une partie de sa famille est originaire. Et lui livre ce faisant la clé de l’énigme. Larry a composé son arbre généalogique, accessible sur le site Internet Ancestry. Un seul homme de la branche française a l’âge compatible avec un don, le petit frère du grand-père de Larry.

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Arthur a de la chance : son géniteur ne s’appelle pas Paul Durand ou François Martin. Avec seulement un prénom et un nom, il retrouve son adresse. « Voilà trente ans que je cherchais quelqu’un qui vit à une heure trente en voiture de chez moi », s’exclame-t-il. Contrairement à Audrey qui l’a appris à l’âge de 29 ans, Arthur a toujours connu son mode de conception, et explique avoir attendu cette rencontre depuis son plus jeune âge. Mais il ne veut pas l’importuner, ni lui faire peur. Il rédige une lettre, avec l’aide de ses parents, de sa sœur, et de sa femme. « Je m’appelle Arthur, j’ai 34 ans (…) Depuis toujours je me pose la question, à qui dois-je aussi d’être né ? (…) Cela me permettrait de raconter à mes enfants qui est mon géniteur, de leur expliquer d’où ils viennent. (…) J’ai déjà un père, je n’en cherche pas un autre. J’espère du plus profond de mon cœur que vous serez sensible à ma demande. » 
« Il m’a dit qu’on avait l’obstination comme point commun. Et qu’il trouvait très bien que ce que j’ai fait puisse servir aux autres qui cherchent », Arthur
Pour plus de discrétion, Arthur charge des voisins de remettre sa lettre en main propre au donneur, sans témoins. Le 25 décembre, son téléphone sonne. « D’abord, bravo de m’avoir retrouvé, je ne sais pas comment tu as fait, mais bravo », dit la voix. Son géniteur n’a pas choisi le jour au hasard, son appel est un cadeau. Alors Arthur a enfin su où, quand, et « surtout pourquoi » cet homme avait fait ce geste. Donneur de sang régulier, il était sensible à l’idée qu’un couple de parents aide un autre couple à le devenir. Arthur a appris au passage être issu de paillettes congelées pendant dix ans, le don ayant eu lieu dans les années 1970.
« Il m’a dit qu’on avait l’obstination comme point commun, détaille Arthur. Et qu’il trouvait très bien que ce que j’ai fait puisse servir aux autres qui cherchent. » D’autant que le géniteur du jeune homme a appris être porteur d’une maladie génétique rare qu’il pourrait avoir transmise à Arthur et ses enfants, et que ceux-ci doivent donc pratiquer des examens. Une rencontre est prévue mais pour l’instant, ils se sont seulement parlé au téléphone. Et Arthur a vu une photo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Depuis novembre, 77 cas ont été recensés autour de Bordeaux. En cause, une insuffisance de la couverture vaccinale qui avait permis jusqu’ici d’éradiquer cette maladie.
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Faut-il craindre un retour de la rougeole ?

Depuis novembre, 77 cas ont été recensés autour de Bordeaux. En cause, une insuffisance de la couverture vaccinale qui avait permis jusqu’ici d’éradiquer cette maladie.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 18h01
    |

            Mathilde Damgé








                        



   


Depuis le mois de novembre, 77 cas de rougeole (dont douze hospitalisations) ont été recensés dans l’agglomération bordelaise, émanant d’une épidémie sur le campus universitaire de la ville. L’Agence régionale de santé (ARS) met en garde contre une insuffisance de la couverture vaccinale, notamment en Nouvelle-Aquitaine.

[⚠️Alerte sanitaire] Agglomération @Bordeaux : 77 cas de #rougeole recensés sur @BxMetro depuis novembre 2017. Pour… https://t.co/2Zoen0qmMd— ARS_NAquit (@ARS Nouvelle-Aquitaine)


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La rougeole, qui touche habituellement les très jeunes enfants, concerne cette fois aussi des adultes. Des cas potentiellement dangereux. Le point sur l’épidémie actuelle, ses origines et la réponse des autorités sanitaires.
1. La rougeole, une fièvre très contagieuse
La rougeole a trop souvent l’image d’une maladie bénigne, alors qu’elle peut être très grave dans certains cas. La transmission se fait essentiellement par voie aérienne : éternuements ou persistance du virus dans l’air (le virus reste actif pendant deux heures). Le malade devient contagieux la veille de l’apparition des premiers symptômes et le reste jusqu’à cinq jours après le début de l’apparition des boutons. Une personne malade peut à elle seule contaminer quinze à vingt personnes.
La plupart des décès sont dus aux complications de la maladie, explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :
« De sérieuses complications sont plus fréquentes avant l’âge de 5 ans ou chez l’adulte de plus de 30 ans. »
En effet, le virus peut avoir des conséquences neurologiques laissant de lourdes séquelles : cécité, encéphalite (inflammation aiguë du cerveau). Il peut causer aussi des infections graves des poumons.
Au moins dix personnes sont mortes de la rougeole sur la dernière décennie : trois sujets vaccinables mais non vaccinés et sept ayant des contre-indications – bébés trop jeunes, femmes enceintes ou personnes immunodépressives (dont les défenses immunitaires sont largement affaiblies ou inexistantes). En somme, des victimes dont la protection dépendait, de façon volontaire ou pas, de la vaccination des autres.


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Rougeole : 1 500 cas de pneumopathies graves en 9 ans
Du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France.

Source : Santé publique France



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Or l’immunité de groupe, qui permet de protéger ces sujets vulnérables, n’est plus garantie quand la population passe sous un certain seuil de vaccination. Résultat, ces personnes ne sont plus protégées.
2. Pourquoi des gens ont arrêté de se faire vacciner
En 2015, la couverture vaccinale rougeole-oreillons-rubéole (ROR) de la Gironde était de 80,3 % chez les enfants de 2 ans, alors que l’OMS recommande 95 % de couverture. Au niveau national, ce taux est encore plus faible (en dessous de 80 %). En fait, aucun département n’atteint les 95 % de couverture vaccinale à 2 ans pour les deux doses de vaccin, rendant possible une propagation de l’épidémie à toutes les régions françaises.

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Rubéole : aucun département n'a une couverture de 95 %
L’OMS recommande 95 % de couverture vaccinale pour garantir l'immunité de groupe, qui protège les personnes non vaccinées (bébés, femmes enceintes, personnes immunodéficientes...).



Source : INVS Santé publique
Taux de couvertures vaccinales ROR (rougeole, oreillons, rubéole) à 24 mois, en 2015 (onze départements n'ont pas communiqué de données aux autorités sanitaires).



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Cette couverture vaccinale insuffisante peut notamment s’expliquer par la controverse provoquée par une étude parue en 1998 dans la revue The Lancet par le britannique Andrew Wakefield, faisant le lien entre le vaccin ROR et l’autisme. Alors même que l’étude en question a été strictement contredite par tous les travaux de recherche ultérieurs, que la revue l’ayant publiée s’est rétractée, qu’elle était gravement entachée de manquements méthodologiques (elle était basée sur l’étude de douze patients seulement) et motivée par un financement de son auteur, l’impact médiatique qu’elle a eu sur l’opinion occidentale a alimenté une méfiance qui perdure.
La confiance dans les vaccins a été si émoussée qu’en 2016, 41 % des Français interrogés estimaient que les vaccins ne sont pas sûrs, un record mondial. Selon des résultats du Baromètre santé, publié en octobre, les Français sont favorables à 75 % à la vaccination. Mais cette proportion dépassait 90 % au début des années 2000.

        Lire aussi :
         

                L’efficacité des vaccins en onze maladies



3. Les autorités sortent l’artillerie lourde
La rougeole est devenue l’une des bêtes noires des autorités sanitaires françaises, ainsi que de l’ensemble des campagnes antivaccins. Pour la ministre de la santé, Agnès Buzyn, lors d’un point presse le 5 janvier :
« Quand on prend la décision de désinformer l’opinion publique, qu’on fait circuler des fausses informations et que des familles hésitent et ne font pas vacciner des enfants, et que ces familles perdent un enfant de méningite, aujourd’hui elles ne peuvent pas se retourner contre ces distilleurs de mauvaises informations. Et donc les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités. »
Depuis le 1er janvier, quel que soit l’âge, les autorités imposent donc une obligation vaccinale (et les enfants non vaccinés ne seront plus admis dans les crèches et écoles à partir du 1er juin) :
une première dose du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole à 12 mois ;une seconde dose du vaccin entre 16 mois et 18 mois ;pour les enfants, adolescents et adultes nés depuis 1980 et n’ayant pas reçu les deux doses préconisées, un rattrapage peut se faire à n’importe quel âge.


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Le nombre de cas de rougeole au plus haut depuis 5 ans
La dernière résurgence de l'épidémie de rougeole, entre 2009 et 2011, avait été résorbée en 2012.

Source : INVS Santé publique



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La France n’est pas le seul pays concerné par cette résurgence de la rougeole. Les hôpitaux italiens ont aussi été confrontés à une hausse brutale des cas. La Roumanie doit, de son côté, combattre une épidémie très active avec plus de trente morts depuis deux ans.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/16/19-4">
<filnamedate="20180116"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180116"><AAMMJJHH="2018011619">
<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Une équipe de chercheurs a pu filmer, à l’Institut de la vision à Paris, des images inédites d’embryons.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤ 
<article-nb="2018/01/16/19-5">
<filnamedate="20180116"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180116"><AAMMJJHH="2018011619">
<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Spécialiste de protohistoire, professeur d’archéologie, Dominique Garcia vient d’être reconduit à la tête de l’Institut national de recherches archéologiques préventives.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Dominique Garcia : « L’Inrap a transformé la France en grand site archéologique »

Spécialiste de protohistoire, professeur d’archéologie, Dominique Garcia vient d’être reconduit à la tête de l’Institut national de recherches archéologiques préventives.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h00
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Spécialiste de protohistoire, professeur d’archéologie, Dominique Garcia vient d’être reconduit, par un décret présidentiel du 27 décembre 2017, à la tête de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).
L’Inrap est un institut de recherches encore jeune et pas toujours bien connu du public. Quelle est sa mission ?
L’Inrap est effectivement jeune puisqu’il a été créé en 2002, sous la double tutelle des ­ministère de la culture et de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il a vu le jour à la suite de la loi de 2001 sur l’archéologie préventive, c’est-à-dire l’étude du patrimoine archéologique réalisée en préalable aux chantiers d’aménagement du territoire. Pour donner une idée, 700 km2 sont aménagés chaque année en France. 8 % de cette superficie sont soumis à un diagnostic – une opération où l’on sonde le terrain pour voir si des sites ­archéologiques sont conservés, quel est leur intérêt pour la réflexion historique et scientifique. Au bout du compte, seulement 2 % des 700 km2 font l’objet d’une fouille. Ces chiffres montrent que l’archéologie préventive n’est pas quelque chose de systématique, mais que nous intervenons, de manière raisonnée, uniquement sur les zones qui ont un potentiel scientifique.
La loi de 2001 est un changement de paradigme : auparavant, le patrimoine enfoui était sanctuarisé par une loi de 1941. Mais quand la France de l’après-guerre a agrandi ses villes, s’est équipée d’autoroutes et de TGV, a construit des grands parkings, etc., on s’est aperçu qu’on ne pouvait pas conserver dans le sous-sol tout le patrimoine qui s’y trouvait, qu’on ne pouvait pas fossiliser les sites archéologiques et qu’on détruisait en réalité beaucoup de sites si des opérations dites « de sauvetage » n’étaient pas organisées par des citoyens, des élus et des archéologues attentifs. On a donc préféré préserver le patrimoine en l’étudiant, en envoyant les archéologues avant les...




                        

                        


<article-nb="2018/01/16/19-6">
<filnamedate="20180116"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180116"><AAMMJJHH="2018011619">
<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ En France, une hausse de 10 % des espaces verts autour des ­habitations pourrait permettre d’économiser chaque année 56 millions d’euros sur les traitements de l’asthme, et 38 millions sur ceux de l’hypertension artérielle.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le bonheur est dans le parc

En France, une hausse de 10 % des espaces verts autour des ­habitations pourrait permettre d’économiser chaque année 56 millions d’euros sur les traitements de l’asthme, et 38 millions sur ceux de l’hypertension artérielle.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 14h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Petit sondage à l’usage des lecteurs citadins : à quelle distance est le parc le plus proche de votre domicile (ou de votre lieu de travail), et qu’y avez-vous fait la dernière fois que vos pas vous y ont porté ? Pour les employés du Monde, Montsouris est à 1,1 km, soit 1 500 à 1 800 pas. L’équipe des « runners » du journal y trottine au moins une fois par semaine. Ce poumon de 15,5 hectares du 14e arrondissement de la capitale est aussi un lieu privilégié pour marcher, organiser des pique-niques, bouquiner au bord du lac pendant que les enfants profitent des aires de jeux. Ou pratiquer d’autres activités plus ou moins avouables. « Le parc Montsouris c’est le domaine/où je promène mes anomalies/où j’me ­décrasse les antennes/des mesquineries de la vie », chanta Jacques Higelin. Mais qu’on s’y décrasse les antennes, les poumons ou les gambettes, les parcs et autres espaces verts urbains sont indiscutablement des vecteurs de santé mentale et physique, dont les effets sont de mieux en mieux établis par la science.
Même sans y mettre les pieds, un îlot de nature peut être bénéfique pour notre organisme, comme en témoignage une étude américaine publiée en 1984 dans la revue Science. Roger Ulrich a suivi la convalescence de 46 patients opérés de la vésicule biliaire, une moitié bénéficiant d’une chambre donnant sur des arbres, l’autre ayant vue sur un mur de brique. Devinez quel groupe a consommé moins d’antalgiques, et a quitté l’hôpital en moyenne un jour plus tôt ! ­Depuis, des centaines d’études ont exploré d’une ­façon ou d’une autre les liens entre ­espaces verts ­urbains – dont la définition est éminemment variable – et santé. Cette abondante littérature a été décortiquée dans un passionnant rapport du bureau ­européen de l’Organisation mondiale de la santé de novembre 2016, intitulé « Urban Green Spaces and Health ». On y découvre par exemple que des études menées en Australie,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Pourquoi l’eau peut-elle, dans certaines conditions, rester liquide en dessous de zéro degré ? Parce qu’elle serait double, prétendent certains chercheurs.
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Guerres de l’eau chez les physiciens

Pourquoi l’eau peut-elle, dans certaines conditions, rester liquide en dessous de zéro degré ? Parce qu’elle serait double, prétendent certains chercheurs.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
La situation commence à devenir ­agaçante. La molécule parmi les plus essentielles à la vie et les plus simples qui soient, H2O, échappe encore à notre entendement, se comportant des plus bizarrement par rapport à ses congénères. Un exemple simple. Refroidir un liquide diminue les mouvements des molécules en son sein, donc les rapproche et donc augmente la densité. Si bien qu’un solide se forme, plus lourd que le liquide de départ. Sauf, qu’à l’inverse, un glaçon d’eau flotte.
Idem, en pressurant un liquide, il devient plus visqueux puisque les molécules se rapprochent. Sauf l’eau, qui peut couler même deux fois mieux à forte pression, comme l’a démontré en ­septembre 2017 une équipe de l’Institut Lumière Matière (Lyon) dirigée par Frédéric Caupin, ­professeur à l’université Lyon-I.
Des anomalies comme celles-ci, la petite molécule d’eau en compte en fait des dizaines. Abandonner l’espoir de les comprendre n’empêchera pas les glaçons de flotter, mais a des inconvénients. « Nous ignorons quelle est exactement la probabilité que l’eau se transforme en glace en fonction de la température, note Frédéric Caupin. Or, ce paramètre est important pour modéliser les nuages et donc leur effet sur le climat. »
Entre deux eaux
Evidemment, sur ces problèmes, les physico-chimistes ne sont pas secs, et les hypothèses ne manquent pas. L’une d’elles, évoquée dès 1892 par le découvreur des rayons X, Wilhelm Rœntgen, vient de refaire surface dans deux articles parus dans Science le 22 décembre 2017 et dans Physical Review Letters (PRL) le 5 janvier.
Elle est assez troublante. Il n’y aurait pas une seule eau liquide, mais deux, dont l’une plus dense que l’autre. Si bien que, dans certaines ­conditions de température et de pression, elles pourraient coexister, l’une flottant sur l’autre, comme l’huile sur l’eau. Leur différence est que les molécules seraient plus ou moins agrégées dans chacune de ces deux phases....




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Le psychiatre et spécialiste de la douleur Daniel Annequin explique comment médecins et patients se sont retrouvés dans la spirale infernale des opiacés.
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Douleur chronique : le piège des opiacés

Le psychiatre et spécialiste de la douleur Daniel Annequin explique comment médecins et patients se sont retrouvés dans la spirale infernale des opiacés.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 11h22
   





                        



                                


                            
Les Etats-Unis font face à une épidémie de décès par overdose aux opiacés d’une ampleur inégalée. La grande majorité est liée aux médicaments contre la douleur (opiacés, morphiniques naturels ou synthétiques…). Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation ­dramatique.
Il y a d’abord le marketing agressif des laboratoires pharmaceutiques qui en ont banalisé, minoré, caché les effets indésirables ; et leur lobbying massif vis-à-vis des professionnels de santé. Les politiques de lutte contre la douleur – « le droit de ne plus souffrir » – ont également favorisé l’escalade médicamenteuse vers les produits les plus puissants. La politique du « tout-médicament », particulièrement développée aux Etats-Unis, ­médicalise et privilégie les réponses médicamenteuses à des problématiques complexes : prescription d’anti­dépresseurs pour la tristesse ou la ­dépression, usage massif des amphétamines pour les enfants agités ou hyperactifs, large utilisation des produits antalgiques pour toute plainte douloureuse… La nature des produits, leur profil pharmacologique, leur rapidité d’action vont également faciliter les risques d’appétence et d’addiction.
La consommation des antalgiques puissants a augmenté de 74 % entre 2004 et 2015
Un facteur important qui permet de comprendre cette spirale infernale nous paraît avoir été jusqu’à présent négligé : la prescription d’opiacés pour la douleur chronique non cancéreuse. Dans les années 1950, les anesthésistes américains vont être les premiers à faire du soulagement de la douleur l’objectif principal de leur ­démarche. Grâce à leurs succès, en ­raison de l’utilisation décomplexée de la morphine pour des douleurs ­sévères, jusque-là très mal soulagées (cancer, fin de vie, traumatologie, ­chirurgie), des structures spécialisées dans la douleur vont apparaître. Mais cette efficacité sur la douleur aiguë va vite se heurter à d’autres douleurs particulièrement invalidantes et pour lesquelles tous les bilans s’avèrent négatifs :...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Ces images fascinantes obtenues par des équipes françaises permettent de tirer un nouvel atlas d’anatomie moléculaire de notre développement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/01/2018
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Des images d’embryon d’une précision inégalée porteuses d’espoirs pour la recherche

Ces images fascinantes obtenues par des équipes françaises permettent de tirer un nouvel atlas d’anatomie moléculaire de notre développement.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 09h03
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            

Une main de tanagra, ornée de sa dentelle de nerfs bleus, verts ou violets. Un pied lilliputien où court l’arborescence des vaisseaux sanguins – jaunes, pourpres, turquoise. Un tout petit bras avec les palmes de ses muscles naissants. Et ce délicat, saisissant profil où file une arabesque verte : le système nerveux périphérique.
Et puis cette face étrange qui semble nous fixer, surgit de sa nuit utérine. Pour nous confier quelles lois de son développement ? Pour nous livrer, sur nos premières semaines de vie, quelle mémoire-fantôme ? Nous avons tous vécu ces étapes de vie primordiale, nichée dans le ventre maternel, sans qu’elles inscrivent, dans nos cerveaux en ­devenir, la moindre trace consciente.
Ces images subjuguent ou dérangent, ravissent ou donnent le frisson. Toutes proviennent d’embryons ou de fœtus humains morts, âgés de 6 à 14 semaines (on parle de fœtus à partir de la 8e semaine de vie). Ces poids plume de 1,5 gramme (à 6 semaines) à 110 grammes (à 14 semaines) ­mesurent respectivement huit millimètres et neuf centimètres de long, du sommet du crâne au bas du dos – les bourgeons des jambes sont alors repliés sur l’avant.
Une finesse de cristal
Leur anatomie est ici révélée dans ses détails les plus purs, à l’échelle de la cellule dont chaque sous-type peut être identifié avec certitude. Des vidéos associées permettent d’appréhender dans l’espace le développement de cette architecture arachnéenne. Une finesse de cristal. Prenez garde : face à ces chefs-d’œuvre de la nature, vous risquez le syndrome de Stendhal, ce vertige qui saisit l’écrivain visitant l’Italie, en 1817.
Ces épures qui ourlent les lignes, retracent la construction des organes embryonnaires ou fœtaux, nous les devons à des miniaturistes français. Avant 8 semaines de développement, l’embryon est relativement bien connu car il est ­encore peu complexe. Quant au fœtus, après 15 semaines de développement, son anatomie se rapproche de celle de l’enfant...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ La NASA vient de publier des images spectaculaires en 3D de la nébuleuse Orion, produites à partir des spectres combinés de deux téléscopes.
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Ces polymères de synthèse pourraient fournir la base de déodorants non toxiques. Ils servent déjà pour la détection de contaminants présents dans les eaux.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤                     
                                                   
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Contre les mauvaises odeurs corporelles, des anticorps en plastique

Ces polymères de synthèse pourraient fournir la base de déodorants non toxiques. Ils servent déjà pour la détection de contaminants présents dans les eaux.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 14h42
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            
Ce sont des matériaux bio-inspirés aux vertus prometteuses. Leurs applications potentielles ? La cosmétique : ils pourraient donner naissance à une nouvelle génération de déodorants corporels, plus respectueux de l’écosystème de notre peau. Mais aussi l’imagerie biomédicale, le traitement des cancers… Certains sont déjà commercialisés pour la détection de contaminants (mycotoxines, antibiotiques, pesticides et herbicides, hormones, perturbateurs endocriniens…), dans les eaux ou les denrées alimentaires.
Ces matériaux sont des anticorps artificiels, nommés « polymères à empreintes moléculaires » ou MIP (acronyme anglais). En clair, ce sont des réseaux 3D de polymères de synthèse. Ils sont dotés de cavités sur-mesure, abritant des « récepteurs chimiques », choisis pour reconnaître des molécules-cibles (un contaminant, par exemple). Comment fabrique-t-on ces pseudo-anticorps ? L’astuce consiste à ajouter la molécule-cible dans le milieu réactionnel, à base de monomères dotés de ces récepteurs: ces monomères s’organisent en se moulant autour de la molécule-cible. On laisse la réaction de polymérisation se produire, puis on ôte la molécule-cible. Résultat : le polymère apparaît creusé de cavités « complémentaires en forme, en taille et en groupes chimiques fonctionnels » de la molécule cible, explique Jeanne Tse Sum Bui, qui vient de recevoir la médaille de cristal 2017 du CNRS pour ses travaux dans ce domaine, à l’Université de technologie de Compiègne (UTC) en France.

Ces fac-similés reconnaissent leur cible avec une affinité et une spécificité comparables à celle des anticorps naturels. Leur point fort ? « A température ambiante, ils sont bien plus stables que les anticorps naturels : pas besoin de les conserver à 4°C. Autre atout : leur production est rapide, simple et peu coûteuse. Et elle ne nécessite pas le sacrifice de vies animales », relève Jeanne Tse Sum Bui.
A vrai dire, le concept n’est pas neuf : il a été forgé...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Une équipe américaine révèle l’étrange structure des plumes du volatile, qui explique l’intensité du  « supernoir » des mâles.
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Pour l’oiseau de paradis, noir c’est noir

Une équipe américaine révèle l’étrange structure des plumes du volatile, qui explique l’intensité du  « supernoir » des mâles.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 14h36
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Qui n’a jamais vu la parade nuptiale d’un oiseau de paradis ne devrait pas avoir le droit de mourir. « D’une beauté indicible », résumait, en 1857, le naturaliste Alfred Wallace. « Le plus extraordinaire et le plus bel habitant à plume de notre planète », poursuivait le codécouvreur, avec Charles Darwin, de la théorie de l’évolution. En 1522, déjà, les plumages colorés rapportés au Portugal par le seul navire « survivant » de l’équipage de Magellan avaient fait sensation. Près de cinq siècles plus tard, ces fameuses plumes ont livré un nouveau secret. Une équipe américaine est parvenue à expliquer la provenance du « supernoir » exhibé par les mâles lors de leur superparade. Ces étonnants résultats ont été publiés, mardi 9 janvier, dans la revue Nature Communications.

Le noir se caractérise par une absorption particulièrement importante de la lumière : environ 97 %. C’est du reste à peu près le niveau qu’a observé l’équipe américaine sur deux espèces cousines des oiseaux de paradis, utilisées comme témoins. Le supernoir, c’est bien autre chose, un taux d’absorption qui dépasse les 99 %, et même 99,95 % pour les meilleurs matériaux produits par les humains pour réduire les lumières parasites des télescopes spatiaux ou des lunettes à infrarouge des militaires. Ici, le phénomène n’est plus d’origine chimique mais physique. La lumière se trouve piégée par la structure même de la surface exposée.
C’est précisément ce que les ornithologues américains ont découvert chez les cinq espèces d’oiseaux de paradis qu’ils ont étudiées. Une chimie identique, un mélange de mélanine et de kératine, mais une structure de plumes exceptionnelle. Par microscopie électronique à balayage, ils ont observé les barbules, ces filaments portés par les barbes, elles-mêmes situées à l’extrémité des plumes. Ils y ont trouvé « presque une structure de fractale, où chaque branche cache une nouvelle structure complexe, souligne Dakota McCoy,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Le piracatinga, un poisson-chat qui dévore rapidement les corps sans vie tombés au fond de l’eau, est désormais utilisé en médecine légale, explique Marc Gozlan sur son blog.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤ 
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<filnamedate="20180116"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180116"><AAMMJJHH="2018011619">
<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Slip chauffant, injections de testostérone... plusieurs contraceptions masculines sont difficilement accessibles en France et surtout très méconnues.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                

Contraception masculine : quelles sont les méthodes disponibles en France ?

Slip chauffant, injections de testostérone... plusieurs contraceptions masculines sont difficilement accessibles en France et surtout très méconnues.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 06h36
    |

                            Florian Reynaud








                        



   


Cinquante ans après la loi Neuwirth, légalisant en France la fabrication et la mise à disposition de contraceptifs, en dépit d’un modèle en évolution, le poids du contrôle des naissances repose encore majoritairement sur les épaules des femmes.
Depuis le 1er janvier 2017, le Planning familial propose, à Paris, des journées de consultation groupées adressées aux hommes. Mais celles-ci n’attirent pas les foules. « Les premiers mois, il y avait une personne par consultation, ces derniers temps, on est entre trois et quatre », estime Caroline Rémy, coprésidente du Planning familial.
Lors des consultations, les hommes recherchent avant tout « une méthode un peu plus fiable que le préservatif, qui peut craquer de temps en temps », poursuit Caroline Rémy :
« Ils veulent aussi partager la contraception avec leur femme et être une forme de soutien dans les méthodes contraceptives. »

        Lire (en édition abonnés) :
         

          50 ans après l’autorisation de la pilule, trois générations de femmes livrent leur expérience



Toujours pas de pilule pour les hommes
Il faut dire que les alternatives au préservatif ne sont pas encore largement popularisées. La pilule contraceptive, qui représentait encore en 2016 le principal moyen de contraception d’une femme sur deux, selon l’Institut national d’études démographiques (INED), n’existe toujours pas pour les hommes. « Je pense qu’il n’y a pas un afflux de demandes et donc les laboratoires ne se penchent pas vraiment sur la question », juge Mme Rémy.
« On a largement les moyens scientifiques de développer la pilule pour homme », assure quant à elle Cécile Ventola, chercheuse à l’INED, qui note un intérêt au statu quo et une frilosité des laboratoires pharmaceutiques.
« Toutes les innovations en matière de contraception féminine qui ont été réalisées dans les dernières décennies n’ont pas été portées par l’industrie pharmaceutique mais par des organismes publics : anneau vaginal, stérilet hormonal, etc. »
Pour Pierre Colin, cofondateur de l’Association pour la recherche et le développement de la contraception masculine (Ardecom), il s’agit d’un faux problème : 
« Pourquoi une pilule ? On entend les femmes parler de leur contraception, elles en ont marre de leur pilule et le stérilet en cuivre a beaucoup de succès à cause de ça. »
« Depuis quarante ans, on a deux types de contraception — trois avec la vasectomie — et on est une centaine d’hommes “contraceptés” en France. »

        Lire :
         

          Apogée et déclin de la pilule, tabou de la stérilisation : 50 ans de contraception en France



L’injection d’hormones
Peu médiatisée, la contraception hormonale masculine consiste en des injections hebdomadaires de testostérone. Une méthode qui, en plus d’être méconnue, est lente à se mettre en place. « Il faut faire des spermogrammes [au cours du traitement], déjà ça va rebuter certains hommes qui ne vont pas se compliquer la tâche », dit la coprésidente du Planning familial. Il faut attendre jusqu’à trois mois pour l’arrêt de la production de spermatozoïdes :
« Le cycle masculin ne s’arrête pas aussi rapidement que le cycle féminin. Les trois premiers mois, vous n’êtes pas vraiment “contraceptés”. »
Au cours de l’utilisation, les piqûres sont autoadministrables et coûtent « dix euros par semaine en pharmacie », précise Pierre Colin. Ce traitement hormonal est réversible mais, là encore, il faut attendre trois mois pour pouvoir à nouveau procréer.
Ce traitement doit impérativement faire l’objet d’une discussion préalable avec un professionnel de santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un usage limité à dix-huit mois, et réservé aux « hommes de 25 à 45 ans n’ayant pas certains antécédents (cardiovasculaires, hépatiques, de cancers, d’obésité, psychiatriques, etc.) ou ne consommant pas de tabac », rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).
Le « slip chauffant »
Une autre méthode, nommée « contraception masculine thermique », consiste en une légère augmentation de la température des testicules, « méthode qu’on appelle également “slip chauffant” », précise Caroline Rémy. Il s’agit donc d’un sous-vêtement ajusté qui place les testicules dans une certaine position pour les réchauffer. Le prix ? « Cinq euros de plus qu’un slip normal », répond Pierre Colin. Il faut porter ce sous-vêtement sept jours sur sept, et quinze heures par jour. Là encore, la méthode est réversible mais met jusqu’à trois mois pour devenir efficace ou cesser de l’être.
Pour la contraception thermique comme hormonale, le nombre d’utilisateurs est flou : « Je pense que ça se compte sur les doigts d’une main, peut-être deux, dit Cécile Ventola. Les usagers potentiels ne savent pas que ça existe et les médecins non plus », regrette la chercheuse.
Attention, le « slip chauffant » n’est pas une méthode reconnue par l’OMS, et l’Agence nationale de santé publique (ministère de la santé) fait savoir au Monde qu’elle refuse de prendre position sur son efficacité contraceptive et d’en faire la promotion pour le moment. Santé publique France déclare cependant suivre les travaux de l’Ardecom, « interlocuteur privilégié sur la méthode en France ». Les études sur cette méthode sont, pour le moment, limitées. « On doit le porter tout le temps, et ce n’est pas fiable », disait l’urologue Didier Legeais sur Franceinfo.

        Lire :
         

          Une enquête sur la contraception confirme la désaffection pour la pilule



La stérilisation reste taboue en France
Enfin, l’ultime moyen de contraception masculine, la vasectomie, est également très peu répandu en France, où la stérilisation est autorisée depuis 2001. Elle concerne environ mille hommes en France, selon l’Ardecom et le Planning familial. Il s’agit d’une opération des testicules qui va bloquer de façon permanente la production de spermatozoïdes.
Cette méthode n’est pas toujours réversible, aussi les hommes qui y recourent ont-ils la possibilité de congeler du sperme gratuitement avant l’opération. Selon Pierre Colin, elle est pratiquée par « une cinquantaine de médecins » en France. « L’Angleterre est beaucoup plus en avance et a beaucoup plus accès à la vasectomie, qui est proposée dans beaucoup de centres et par beaucoup plus de praticiens qu’en France », dit Caroline Rémy.
Pour développer l’accès et le recours à la stérilisation, il faudrait « un changement de mentalités large », estime la coprésidente du Planning familial, alors que la plupart des personnes interrogées évoquent les effets d’une politique nataliste française, couplée à un manque de sensibilisation parmi les professionnels de santé. Contre les préjugés, Pierre Colin rappelle que l’érection et la libido ne sont en rien affectées par cette opération.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ En plein cœur de Paris, la chambre anéchoïque de l’Ircam promet un bruit résiduel de seulement 15 décibels. Un silence assourdissant qui peut provoquer hallucinations ou sentiment d’oppression.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                
                                       
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J’ai testé la « chambre sourde »


                      En plein cœur de Paris, la chambre anéchoïque de l’Ircam promet un bruit résiduel de seulement 15 décibels. Un silence assourdissant qui peut provoquer hallucinations ou sentiment d’oppression.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 15h01
    |

            Marlène Duretz








                              

                        

Place Igor-Stravinsky, aux abords du centre Pompidou, à Paris, le vacarme citadin de ce début d’après-midi d’automne est, sur la palette sonographique, un arc-en-ciel pour mes oreilles. Mais bientôt, elles seront aux abris, emmitouflées dans le prometteur « silence absolu » de la chambre anéchoïque de l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam). Son bâtiment principal surplombe la fontaine des Automates, de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle, sous laquelle – pile sous l’éléphant – est tapie la « chambre sourde » du centre de recherches scientifiques. « Une chambre anéchoïque est une salle d’expérimentation dénuée d’effets de salle. Elle permet de recréer artificiellement des conditions de champ libre dans lesquelles le son se propage sans risque de réflexion. Ce qui permet de faire des mesures de rayonnement de source », explique ­Olivier Warusfel, qui dirige l’équipe Espaces acoustiques et cognitifs.

La salle est entièrement recouverte de dièdres de 80 cm de long, en laine minérale et mousse de mélamine, à la manière d’une ruche dont les alvéoles seraient des picots. ­Olivier Warusfel ferme la porte de cette « boîte dans une boîte », montée sur des blocs en Néoprène, et dans laquelle persisterait « un bruit résiduel de l’ordre de 15 décibels ». ­A l’intérieur, seule et immobile sur le caillebotis en métal suspendu au-dessus du sol, je savoure un silence de velours : pas un souffle, pas un frémissement, pas l’ombre du début d’une vibration… jusqu’à ce que l’oreille s’emplisse d’une tonalité aiguë ininterrompue. Tout vient me rappeler ma bruyante humanité. ­Déglutissez, et la salive devient torrent. Respirez, et le souffle semble tonitruant, presque aussi retentissant que ce gargouillis digestif ! Vingt minutes ont passé. Pas de sentiment d’oppression, aucune hallucination n’a germé dans mon esprit livré au silence, comme le laissaient entendre de précédentes expériences au sein de la chambre anéchoïque...




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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Au menu : la canicule australienne tue les chauves-souris, l’utilité des nombres premiers, de la glace en abondance sous la surface de Mars, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Les meilleures images des télescopes spatiaux Hubble et Spitzer ont été utilisées pour réaliser cette visite en 3D de l’une des plus vastes régions de formation stellaire de notre galaxie.
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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Les fausses informations sur l’environnement ne restent pas cantonnées aux réseaux sociaux. On les débusque jusque dans un manuel scolaire, relève dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au service « Planète ».
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤                     
                                                   
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« Les “fake news” sur l’environnement se parent bien souvent des beaux atours du débat scientifique »

Les fausses informations sur l’environnement ne restent pas cantonnées aux réseaux sociaux. On les débusque jusque dans un manuel scolaire, relève dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au service « Planète ».



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 10h46
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Chronique. Le président Emmanuel Macron l’a annoncé début janvier : une nouvelle loi destinée à lutter contre les « fausses nouvelles » (« fake news ») devrait voir le jour avant la fin de l’année. Avec, comme nouveauté attendue, la possibilité d’agir, en référé, afin de tuer le mal à la source et éviter la formation de métastases. Pour ce qui touche à l’environnement ou la santé, une telle approche est certainement inefficace et sans doute dangereuse.
Non qu’il n’existe aucune fausse information en circulation sur ces sujets : elles sont innombrables et chercher à en expurger la Toile serait comme vouloir vider le Pacifique avec un dé à coudre. Le problème est ailleurs. Le plus souvent, sur les sujets connectés à la production scientifique, les « fake news » n’en sont pas vraiment. Elles relèvent plutôt de mises en théorie complexes, d’édifices où s’épaulent les insinuations, les demi-vérités, les approximations et une habile sélection de faits sortis de leur contexte – un peu à la manière dont se construisent les thèses conspirationnistes sur le 11-Septembre ou les révisionnismes historiques. Mais, à la différence de ces derniers, les fausses informations sur l’environnement ne souffrent d’aucun opprobre. Elles se parent bien souvent des beaux atours du débat scientifique, de l’esprit critique ou du doute méthodique.
Courbe de température frauduleuse
Conséquence : ces « fake news » ne restent pas cantonnées à la blogosphère ou aux réseaux sociaux. On les débusque là où on les attend le moins. Jusque dans un manuel scolaire, par exemple. Dans celui de géographie édité par Nathan et destiné aux classes de seconde (Sociétés et développement durable, 2010), on trouve par exemple, à la page 186, une courbe de température frauduleuse – de celles qui circulent sur les blogs climatosceptiques. La courbe (très tranquillisante) exhibe des températures moyennes à l’époque médiévale supérieures de près d’un degré et demi à celles de 2010 !...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Lorsqu’un bébé rampe, il fait voler des centaines de cellules, de bactéries, et du pollen, qu’il inhale. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose si l’on en croit « l’hypothèse de l’hygiène ».
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Sylvestre Huet chronique le livre de Gérard Berry « L’hyperpuissance de l’informatique. Algorithmes, données, machines, réseaux ».
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