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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Emmanuel Macron s'est rendu à Calais, le 16 janvier. Il s’est exprimé devant les forces de l’ordre, leur réitérant son soutien.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ A travers ce déplacement dans le Pas-de-Calais, mardi, le chef de l’Etat voulait rappeler les grands principes de la politique migratoire qu’il entend mener.
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Emmanuel Macron a annoncé que l’Etat allait assurer la distribution de repas à Calais

A travers ce déplacement dans le Pas-de-Calais, mardi, le chef de l’Etat voulait rappeler les grands principes de la politique migratoire qu’il entend mener.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 18h32
    |

            Maryline Baumard








                        



   


A Croisilles et à Calais, entre soleil et nuages, pour sa première sortie de terrain sur le thème des migrants, Emmanuel Macron avait souhaité voir, mardi 16 janvier, deux visages du département du Pas-de-Calais, qui concentre une bonne part de la pression migratoire que connaît la France aujourd’hui. Un département qui allie « courage » et « générosité », comme a tenu à le souligner le chef de l’Etat.
A travers ce déplacement, le chef de l’Etat voulait avoir l’occasion de rappeler les grands principes de la politique migratoire qu’il entend mener. Il s’était aussi fixé un double objectif : pacifier un débat électrisé ces dernières semaines et préparer le sommet franco-britannique qui se déroulera à Sandhurst, jeudi 18 janvier, et au cours duquel seront évoqués, avec Londres, les moyens d’améliorer la gestion commune de cette frontière où se pressent encore quelque six cents migrants, dans des conditions difficiles.
Trois points, a annoncé Emmanuel Macron, seront discutés jeudi : le cas des mineurs isolés, que les Britanniques prennent trop peu souvent en charge ; la coopération politique ; et l’obtention de fonds pour un développement économique de Calais.

Soutien au projet de loi asile-immigration
L’annonce la plus importante à la mi-journée a été que l’Etat allait prendre à sa charge la nourriture des migrants présents à Calais. « Nous allons le faire de façon organisée », a dit M. Macron. Depuis l’évacuation de la « jungle », à la fin d’octobre 2016, ce sont les associations qui gèrent ce poste. Le chef de l’Etat s’en est d’ailleurs pris à ces dernières, les accusant de façon dure et insistante de dissuader les migrants d’aller vers les centres d’hébergement.
Lors de sa prise de parole, M. Macron a exprimé un soutien au projet de loi asile-immigration porté par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Il a cautionné le passage de la durée maximale de rétention de quarante-cinq à quatre-vingt-dix jours, observant qu’en Allemagne cette durée est de cent quatre-vingts jours. Sous doute pour rééquilibrer un texte jugé par certains, notamment à gauche, comme très coercitif et peu axé sur l’accueil, il a suggéré que des « propositions ambitieuses » sur l’intégration pourraient « alimenter le projet de loi », citant « le volume de cours de français », comme un « engagement en matière de formation professionnelle adapté aux filières en tension ».
Il a par ailleurs rappelé les efforts promis en matière de logement des réfugiés, soit vingt mille logements d’ici à la fin de 2018 pour les réfugiés, et a promis qu’un délégué à l’intégration des réfugiés serait nommé en conseil des ministres.

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          Que contient le projet de loi asile-immigration ?



Peu de propositions de « mise à l’abri »
Dans la matinée, le chef de l’Etat s’est intéressé à l’accueil proposé aux exilés de Calais. Entre le démantèlement de la « jungle«  et l’été 2017, peu de propositions de « mise à l’abri » ont été faites aux exilés qui étaient restés là et à ceux qui y sont revenus. La seule politique à l’œuvre a été la dissuasion, même si officiellement la préfecture a fait valoir quelques départs vers les centres d’accueil et d’orientation (CAO).
Puis, il y a eu le coup de tonnerre du 31 juillet. Ce jour-là, le Conseil d’Etat a condamné l’Etat et la ville de Calais à un peu plus d’humanité. S’en est ensuivie la réorganisation des quelques centres d’accueil avec l’idée qu’il fallait y procéder à une évaluation des statuts administratifs des exilés.
Trois centres d’accueil et d’examen des situations administratives (CAES) ont été ouverts dans les Hauts-de-France, qui ne font pas le plein et connaissent des départs nombreux avant que les migrants ne soient envoyés en préfecture.
A Croisilles, « nous avons un taux d’évaporation de 33 % », a expliqué le directeur, Guillaume Alexandre, lors de la visite du chef de l’Etat. Le taux monte à 70 % globalement pour les trois structures du département. Pourtant, M. Macron s’est félicité de ces structures, qui ont permis de réduire à un mois la demande d’asile.
La peur d’être assigné à résidence et renvoyé
Cela traduit l’inadéquation entre l’offre et les attentes des migrants. Ces derniers ont « quasiment tous laissé des empreintes ailleurs en Europe, et ne veulent donc pas être emmenés dans ces centres, puisqu’ils risquent d’être assignés à résidence, et renvoyés vers l’Italie le plus souvent », rappelle un membre d’une association. Cela n’a pas empêché Gérard Collomb, d’annoncer, dimanche 14 janvier, que l’expérience était concluante et que deux cents places par région seraient ouvertes (deux mille six cents au total, dont la moitié avant la fin de janvier).

        Lire :
         

          Calais : des associations portent plainte contre la confiscation des biens des migrants



M. Macron déclaré, mardi, que « la mise à l’abri des migrants demeur[ait] un objectif prioritaire des services de l’Etat ». Et le chef de l’Etat a instamment répété que ceux-ci devaient aller dans les centres d’accueil.
M. Macron a profité de l’occasion pour rappeler la nécessité d’aller vers « un office européen de l’asile », « une plus grande convergence de nos législations », laissant entendre qu’en attendant, les accords de Dublin devaient continuer à être appliqués.
M. Macron a tenu également à rappeler le problème spécifique des mineurs isolés qui se trouvent à Calais et qui cherchent à rejoindre de la famille en Grande-Bretagne. Soulignant que vingt-cinq mille d’entre eux sont arrivés en France en 2017 et que deux mille deux cents sont accueillis dans le département, il a dit espérer « de la part de nos amis britanniques, une réponse sur ce sujet ». Cette phrase sous-entend qu’il veut demander, jeudi, une prise en charge beaucoup plus systématique des mineurs de cette zone.
« Prime exceptionnelle » aux forces de l’ordre
Le chef de l’Etat doit rencontrer les associations, mardi, en fin de journée, en sous-préfecture. Avant de leur parler, il avait toutefois choisi de s’adresser aux forces de l’ordre. Celles qui sont affectées en permanence à Calais auront droit, cette année, à une « prime exceptionnelle ». Ils sont onze cent soixante fonctionnaires à intervenir en permanence pour sécuriser la frontière, pour éviter les tentatives d’intrusion dans les infrastructures (Eurotunnel, port) ou dans les camions, et pour lutter contre les passeurs.
Le président de la République leur a adressé ses remerciements pour leur « mission hors normes » et les a défendus, sous-entendant que les accusations de violences n’étaient pas fondées. « Des fonctionnaires, quels qu’ils soient, ne se comportent pas comme on le dit », a-t-il dit, déplorant que « certains écrivent sans venir le vérifier eux-mêmes ».
Evoquant des « réveils la nuit », « la confiscation des biens personnels » dénoncés par des associations, M. Macron a dit qu’il ne pensait pas que ces faits étaient avérés. « Mais si cela est fait, cela sera sanctionné. Ma réaction sera sans faille », a poursuivi le chef de l’Etat, promettant des sanctions administratives et demandant que « ceux qui assistent à de telles scènes les dénoncent » . Une circulaire sera adressée aux forces de l’ordre, auxquelles il a demandé de travailler « dans le respect exemplaire de la déontologie policière ».
Les acteurs économiques locaux devaient, eux aussi, rencontrer M. Macron, soucieux de pouvoir saluer ce qu’il qualifie de « redémarrage » de l’économie locale. Un dialogue est également prévu avec l’équipe municipale. La maire de Calais, Natacha Bouchart, qui tente d’empêcher sa ville de basculer vers le Front national, devait rappeler que « le problème des migrants à Calais reste entier » à ses yeux, même si la tolérance zéro empêche la reconstitution de campements.

Une politique articulée en cinq points
La politique qu’entend suivre Emmanuel Macron en matière migratoire a été déclinée dans le plan présenté le 12 juillet 2017 par le premier ministre. Elle s’articule en cinq points. Le premier est de « mieux maîtriser les flux migratoires », comme le chef de l’Etat l’a rappelé à maintes occasions. La diminution escomptée des entrées en France devant permettre dans un second temps, selon l’exécutif, de « mieux accueillir les demandeurs d’asile ». Pour que cela soit possible, il faut toutefois, dans le même temps, « accélérer le traitement des demandes d’asile » (3e point) et « rendre plus efficaces les lois d’éloignement » (4e point). Selon le gouvernement, cela doit finalement conduire à « favoriser l’intégration des réfugiés » (5e point).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le président de Régions de France, Hervé Morin, estime que « les fils du dialogue sont renoués » avec l’exécutif.
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Un accord est en vue sur l’apprentissage avec les régions

Le président de Régions de France, Hervé Morin, estime que « les fils du dialogue sont renoués » avec l’exécutif.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h22
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 12h24
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
A déminer, jamais tu ne renonceras. Le gouvernement d’Edouard Philippe en a fait son adage. Et, en ce qui concerne les collectivités territoriales, celui-ci semble particulièrement pertinent, tant les relations entre celles-ci et l’exécutif ont des airs de montagnes russes, assorties de brusques décompressions.
Lundi 15 janvier, à l’issue de la rencontre à Matignon portant sur la réforme de l’apprentissage entre le premier ministre, entouré de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, et de la ministre auprès du ministre de l’intérieur, Jacqueline Gourault, plus spécifiquement chargée des collectivités territoriales, et la délégation des Régions de France, conduite par son président, Hervé Morin, les sourires étaient de sortie. « On devrait aller vers un accord », estimait-on du côté du gouvernement, soulignant « la volonté des régions d’aboutir sur ce dossier de l’apprentissage ».
Le président de la région Normandie, pour sa part, considérait que « les fils du dialogue [étaient] renoués ». « L’idée d’un nouveau mode de financement de l’apprentissage, nous l’acceptons, ajoutait M. Morin. Ce que nous souhaitons, c’est que soient pris en compte l’aménagement du territoire et la spécificité d’un certain nombre de milieux, qui font que le coût de la formation peut être différent d’un territoire à l’autre, d’un centre à l’autre. Dès lors qu’on trouve ce mécanisme de régulation, je pense que nous serons en mesure de continuer à travailler avec le gouvernement pour une solution commune et acceptable par tous. »
Changement de ton
Les régions, clairement, en ont rabattu sur leurs « exigences ». Moins d’un mois plus tôt, le 19 décembre 2017, à peine quelques jours après la conférence des territoires qui s’était tenue à Cahors (Lot), le même président de Régions de France ne décolérait pas. Il dénonçait « le double langage du premier ministre »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le nombre d’enfants par femme est de 1,5 en Allemagne, contre 1,35 en Italie et en Espagne.
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Les taux de fécondité européens à la lumière des politiques familiales

Le nombre d’enfants par femme est de 1,5 en Allemagne, contre 1,35 en Italie et en Espagne.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 12h24
    |

                            service international








                        



                                


                            
En France, le taux de fécondité des femmes s’affiche en baisse, mais reste, à 1,88 enfant par femme, l’un des plus forts d’Europe, selon les chiffres publiés par l’Insee mardi 16 janvier. Chez les pays voisins, la situation du marché de l’emploi et les politiques familiales influent sur ce taux, et le dynamisme démographique demeure un enjeu politique.

Allemagne
Dans la période récente, c’est chaque année une petite satisfaction : le taux de fécondité est en hausse. A 1,5 enfant par femme, il a renoué avec son niveau de 1982. En 2016 (dernières données disponibles), le nombre de naissances a même atteint un nouveau pic, à 792 000, confirmant une nette remontée depuis 2011, où l’Allemagne avait enregistré un minimum à 663 000 naissances.
Le pays enregistre les effets d’une politique familiale volontariste mise en place durant le premier mandat d’Angela Merkel, qui avait introduit le salaire parental et considérablement augmenté le nombre de places en crèche. Les effets sont nets : selon l’office fédéral des statistiques, le taux de fécondité des femmes allemandes a bondi de 1,34 à 1,43 entre 2011 et 2015, avec un record en Saxe, dans l’Est du pays, à 1,59. Mais les experts estiment que c’est la forte hausse de l’immigration depuis 2009 qui a permis à l’Allemagne de faire progresser le plus sa natalité. Le taux de fécondité des femmes d’origine étrangères était de 1,95 en 2015.
Royaume-Uni
Le taux de fécondité, qui avait atteint 1,94 enfant par femme en 2012 après une remontée continue depuis le début des années 2000, est retombé à 1,8 en 2016, largement au-dessous du seuil de renouvellement. Plus obsédés par l’équilibre budgétaire que par la vivacité démographique, les gouvernements conservateurs qui se sont succédé depuis 2010 cherchent à décourager la naissance d’un troisième enfant dans les familles modestes. Ainsi, les troisièmes enfants nés depuis le 6 avril 2017 ne donnent plus droit à un avantage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le président du groupe La République en marche de l’Assemblée, Richard Ferrand, a assuré que le texte serait largement voté, lors d’un séminaire de la majorité.
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Les députés LRM affichent leur soutien au projet de loi asile-immigration

Le président du groupe La République en marche de l’Assemblée, Richard Ferrand, a assuré que le texte serait largement voté, lors d’un séminaire de la majorité.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h09
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Pas de coup d’éclat, cette fois, mais un vrai débat. Le projet de loi asile-immigration, qui a suscité des critiques au sein de la majorité, a fait l’objet de positions majoritairement consensuelles, lundi 15 janvier, lors du séminaire des députés La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale. Alors que plusieurs voix s’étaient élevées au sein du groupe majoritaire, fin décembre 2017, pour dénoncer la fermeté du gouvernement en matière de politique migratoire – en particulier la députée de la Manche Sonia Krimi –, aucune intervention n’a remis en cause, lundi, la ligne du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
« Tout le monde a plaidé pour la cohérence du texte », s’est félicité le président du groupe LRM à l’Assemblée, Richard Ferrand, devant la presse, en se disant persuadé que ses troupes voteraient à une large majorité ce texte.
Selon lui, « le groupe est rassemblé autour de l’idée qu’il vaut mieux garantir l’intégration » pour « les bénéficiaires du droit à l’asile », mais que, « en même temps », il convient de « rapatrier » dans leur pays ceux qui n’y sont pas éligibles. Un équilibre entre « fermeté et humanité », qui convient en effet à l’immense majorité du groupe LRM.

Seule fausse note lors de ce séminaire : quelques élus ont critiqué la méthode d’élaboration du texte, en regrettant que le groupe d’une dizaine de députés qui s’est constitué pour travailler dessus soit issu de la seule commission des lois. Leur demande, consistant à faire participer des députés appartenant à d’autres commissions, a provoqué un petit débat lors de cet « atelier législatif », qui a duré au total une heure et demie, à l’hôtel de Lassay.
Procédures spécifiques
Le projet de loi n’y a pas été présenté dans le détail mais plusieurs députés se sont relayés à la tribune pour rappeler ses grandes lignes. Chacun avec un rôle bien précis. Chargé par le gouvernement d’une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Editorial. Le nombre de naissances en France est en baisse pour la troisième année consécutive, selon les données publiées par l’Insee mardi.
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Baisse de la natalité : il faut redonner du sens à la politique familiale

Editorial. Le nombre de naissances en France est en baisse pour la troisième année consécutive, selon les données publiées par l’Insee mardi.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 16h32
   





                        


Editorial du « Monde ». Pendant des années, la France a fait figure de paradoxe en Europe en matière de natalité. Même si les Français apparaissaient parmi les peuples les plus pessimistes du monde, ils continuaient inexorablement à être – avec les Irlandais – les plus féconds du Vieux Continent. Mais, depuis 2012, on observe un lent, mais régulier, ralentissement de ce dynamisme démographique.
Le taux de fécondité, qui avait largement progressé depuis 2002, est passé sous la barre des deux ­enfants par femme, pour tomber à 1,88 en 2017. Le solde naturel, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les ­décès, avec 164 000 personnes, n’a jamais été aussi faible depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

        Lire aussi :
         

                Natalité  : vers la fin de l’exception française



Même si la population française reste légèrement en croissance, ces chiffres doivent nous alerter pour au moins deux raisons. La première est d’ordre économique. Une natalité dynamique est cruciale en termes de solidarité nationale, car le renouvellement des jeunes générations permet de contribuer au financement des retraites des plus âgés. Le ressort psychologique est tout aussi important. Faire des enfants traduit une certaine foi dans l’avenir, qui est un ressort indispensable à un pays pour se projeter sur le long terme.
Si la tendance du déclin de la natalité semble se dessiner, l’interprétation du phénomène est plus compliquée. Le fait que l’âge moyen à la maternité ne cesse de reculer, pour atteindre aujourd’hui 30,6 ans, joue un rôle déterminant. Rallongement des études, entrée compliquée dans la vie active en raison d’un marché de l’emploi peu porteur, décision plus tardive de se mettre en couple sont autant de raisons qui conduisent à faire des enfants au-delà de la trentaine. Face à la demande de plus en plus forte de recours à la procréation médicalement assistée pour des questions d’infertilité liée à l’âge, les gynécologues alertent : il ne faut pas trop attendre, car après 35 ans la fertilité baisse fortement.
Une variable d’ajustement budgétaire
Contrairement à ce qui s’est passé dans la plupart des pays développés, la crise financière n’a pas provoqué en France de baisse immédiate de la fécondité. En revanche, le creusement des déficits a conduit le gouvernement à revoir sa politique familiale pour trouver à tout prix des économies. Sous François Hollande, le plafond du quotient familial a été sensiblement abaissé, les allocations familiales ont été divisées par deux ou par quatre pour les ménages les plus aisés, tandis que la prestation d’accueil du jeune enfant est devenue plus sélective.
Certes, dans le même temps, plusieurs prestations sous conditions de ressources ont été revalorisées. Mais ces changements ont été décidés sans vision d’ensemble ni perspective de long terme sur le plan démographique, fragilisant ainsi l’orientation nataliste, qui avait été prise dès la Libération.

        Lire aussi :
         

                Les taux de fécondité européens à la lumière des politiques familiales



La France s’est longtemps targuée de favoriser l’emploi des femmes grâce à la scola­risation précoce et au développement des modes de garde. Mais, sur ce plan, les engagements des pouvoirs publics n’ont pas été respectés : sur les 275 000 solutions d’accueil pour les jeunes enfants, seulement 50 000 ont été concrétisées.
La politique familiale a trop longtemps servi de variable d’ajustement budgétaire. Il est urgent de lui redonner du sens en adoptant une vision à plus long terme permettant de concilier vie personnelle et vie professionnelle. Sans cela, l’exception française en matière de dynamisme démographie aura définitivement vécu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le rapport de Jean-Marc Borello propose un dispositif plus sélectif avec davantage d’accompagnement.
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Le parcours emploi compétence remplace les contrats aidés

Le rapport de Jean-Marc Borello propose un dispositif plus sélectif avec davantage d’accompagnement.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 15h31
    |

            Sarah Belouezzane








                        


Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Cette maxime d’Antoine Lavoisier a beau avoir été pensée pour la chimie, elle vaut aussi pour nombre de politiques publiques. Il en va ainsi des contrats aidés, dispositifs qui permettent aux personnes les plus éloignées de l’emploi d’être embauchées dans une structure publique ou privée pour une durée limitée, moyennant une subvention de l’Etat.
A leur sujet, Muriel Pénicaud, la ministre du travail, n’a jamais caché ses doutes : pour elle, ils ne permettent pas une insertion durable dans l’emploi et condamnent leurs bénéficiaires à les enchaîner avant de se retrouver à nouveau au chômage. Alors, elle a dit vouloir les supprimer afin de les remplacer par un autre système que le gouvernement juge plus efficace. C’est désormais chose faite. Mardi 16 janvier, les préfets ont reçu une circulaire enterrant définitivement le contrat aidé, désormais remplacé par le parcours emploi compétence (PEC).
Ce nouveau dispositif est issu d’un rapport, publié lui aussi mardi, commandé le 5 septembre 2017 par la ministre à Jean-Marc Borello, dirigeant associatif. S’il y a changement de nom, le nouveau dispositif ressemble en partie à l’ancien. La subvention est par exemple toujours présente.
Montrer patte blanche
C’est dans le principe d’attribution et dans l’accompagnement que se trouve l’évolution. Désormais, il y aura une sélection plus stricte des employeurs, qui ne pourront plus relever du privé mais uniquement du public. Une décision conforme à la loi de finances pour 2018, qui n’avait de toute façon pas budgétisé de contrats aidés pour le secteur non marchand.
« Nous avons étudié tous les dispositifs d’aide au retour à l’emploi et avons remarqué que ceux qui fonctionnaient avaient pour point commun une insistance sur la formation des publics, une bonne mise en situation professionnelle ainsi qu’un accompagnement accru. La réalité de l’insertion dépend en réalité de l’employeur et non de l’usager, explique M. Borello. Il ne s’agit pas de sélectionner l’employé mais l’employeur. »
Associations, collectivité territoriales et employeurs publics devront donc désormais, selon M. Borello, montrer patte blanche pour embaucher une personne dans le cadre d’un PEC. Seuls en bénéficieraient les employeurs qui s’engagent à former activement les salariés en question : « remise à niveau, préqualification, période de professionnalisation, acquisition de nouvelles compétences » sont autant de preuves de l’engagement de l’employeur, selon le rapport.
Un suivi plus intense
Autre exigence pour la signature de ce contrat : la mise en place d’un suivi plus intense du nouveau salarié avec une aide à la prise de poste en cas de besoin, une évaluation des compétences de l’employé, une aide à la construction d’un projet professionnel ou à la recherche d’un autre emploi à la sortie.
Pour que les choses soient claires pour tout le monde, et le poids de l’engagement bien pesé par l’employeur, le rapport suggère que l’entretien de la demande d’aide pour les PEC soit signé en présence du salarié mais aussi du prescripteur, en l’occurrence Pôle emploi. Ce dernier pourra, le cas échéant, mettre la structure qui veut employer un jeune dans ces conditions devant ses responsabilités. Et lui refuser la signature d’un deuxième contrat s’il estime que les exigences ne sont pas respectées.
Un bilan sera d’ailleurs conduit un à trois mois avant la fin du PEC. D’abord pour vérifier que l’employeur se plie bien aux engagements. Ensuite pour « identifier les blocs de compétences développés pendant l’emploi ». Le but est de les valoriser par la suite pour la recherche d’un poste plus durable si le contrat ne débouche sur rien. « Sur le volet formation et accompagnement interne, des obligations […] existent déjà mais elles ne sont pas toujours respectées », reconnaît cependant l’auteur du rapport, qui rappelle que l’entretien deux mois avant la fin d’un contrat aidé était déjà obligatoire mais quasi jamais réalisé.
Une somme à dépenser en fonction des besoins
Pour que l’effort enclenché avec la signature d’un PEC ne s’arrête pas la sortie, l’auteur du rapport suggère que l’accent soit mis sur la formation pour assurer un potentiel avenir à ce public fragile. 50 millions d’euros, issus du plan d’investissement en compétences, seront donc redirigés vers les bénéficiaires de ces contrats. DIx-huit mille sortants d’un PEC pourraient, dans ce cadre, bénéficier d’une formation de deux cent quatre-vingts heures.
Autre nouveauté, le financement. Inspiré du rapport, ce nouveau système assurerait aux préfets non pas un stock de contrats, comme c’était le cas auparavant, mais une somme à dépenser en fonction des besoins du bassin d’emploi. Le tout dans le cadre d’un fonds d’inclusion. 1,6 milliard d’euros pour 2018 (conformément à la loi de finances) que les préfets peuvent répartir à leur guise entre les parcours emploi compétence et les dispositifs d’insertion par l’activité économique tels les chantiers d’insertion. Ces derniers auront, d’ailleurs, eux aussi droit à 50 millions d’euros, issus du plan d’investissement dans les compétences, pour financer la formation. Reste à savoir si la chimie de ces nouveaux dispositifs va fonctionner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, a présenté, lundi, les pistes du projet de loi. Une première mouture du texte doit être présentée en conseil de ministre à la mi-mars.
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Loi Pacte : des mesures en faveur des entreprises et de la participation

Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, a présenté, lundi, les pistes du projet de loi. Une première mouture du texte doit être présentée en conseil de ministre à la mi-mars.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h35
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Ce sera l’un des grands chantiers de l’exécutif en 2018. Après les ordonnances travail et la réforme fiscale, la loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) ne vise rien moins que « donner une nouvelle armature » à l’économie française, selon les mots de Bruno Le Maire. Répété à l’envie par Bercy, l’objectif est double : « Faire grandir les entreprises en associant mieux les salariés à leurs résultats. » Une première mouture du texte doit être présentée en conseil de ministre à la mi-mars avant son examen par les parlementaires en avril ou mai.
Les Français, eux, ont jusqu’au 5 février pour donner leur avis (« d’accord », « pas d’accord », « mitigé »), commenter et éventuellement contribuer au projet. Une consultation publique sur le site Pacte-entreprises.gouv.fr a été lancée officiellement par le ministre de l’économie lundi 15 janvier dans la foulée de ses vœux aux forces vives. Une trentaine de propositions ont été retenues, issues des réflexions menées à l’automne par des binômes de parlementaires et de chefs d’entreprise missionnés par le gouvernement.
N’y figurent pas la question de la désindexation du smic aujourd’hui aligné sur l’inflation et le salaire horaire de base moyen des ouvriers et des employés, ni l’ouverture à la concurrence des professions réglementées. Les deux sujets, sensibles politiquement, ont finalement été exclus du projet. « Il faut une loi qui ait un cap, pas une loi attrape-tout », insiste-t-on dans l’entourage de Bruno Le Maire.
Renforcement des sanctions
Parmi les pistes soumises à consultation, on retiendra, en revanche, le renforcement des sanctions en cas de dépassement des délais de paiement, les dispositions pour faciliter la reprise d’une entreprise par les salariés, la mise en place d’un guichet unique pour l’export, la suppression du stage préalable à l’installation des micro-entrepreneurs et, surtout, les mesures destinées à développer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Dans un texte diffusé mardi sur sa page Facebook, l’élu de la Drôme a annoncé qu’il comptait « démissionner de [s]on mandat de sénateur dans les semaines qui viennent ».
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Le président du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume, quitte la vie politique

Dans un texte diffusé mardi sur sa page Facebook, l’élu de la Drôme a annoncé qu’il comptait « démissionner de [s]on mandat de sénateur dans les semaines qui viennent ».



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 11h32
   





                        



   


« J’ai décidé de quitter la vie politique. » Dans un texte diffusé sur sa page Facebook, mardi 16 janvier, le président du groupe socialiste (PS) au Sénat, Didier Guillaume a annoncé qu’il comptait « démissionner de [s]on mandat de sénateur dans les semaines qui viennent ».
« Même si j’ai aimé passionnément chaque mandat, je ne me suis jamais accroché trop longtemps à des fonctions : j’ai été neuf ans maire de Bourg-de-Péage, puis onze ans président du département de la Drôme et neuf ans sénateur. Je n’ai jamais oublié que les mandats politiques avaient un début et une fin, qu’ils n’appartenaient qu’aux électeurs et que les élus n’en étaient que des détenteurs provisoires. » 

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                Prendre du champ, le nouveau mantra politique



Vice-président du Sénat pendant trois ans
Après les élections sénatoriales de septembre, Didier Guillaume avait été réélu dès le premier tour (avec 36 voix sur 70) à la tête du groupe PS, qu’il dirige depuis 2014.
Un résultat qui n’allait pas de soi : plusieurs sénateurs socialistes ont reproché à M. Guillaume d’être trop aligné sur les positions du président de la République, Emmanuel Macron. Avant cela, M. Guillaume a également été vice-président du Sénat de 2011 à 2014, durant la présidence du socialiste Jean-Pierre Bel.
« Durant ces cinq ans, je n’ai jamais renié les engagements pris devant les électeurs, et j’ai toujours été loyal. Je continue d’être fier du bilan qui aujourd’hui contribue à la meilleure santé de la France, au service des Français. »
Dans son texte d’adieu à la vie politique, M. Guillaume dit ainsi tout le bien qu’il pense du Sénat :
« Je garde également ma fidélité au Sénat et à ce que permet le bicamérisme dans notre pays : un équilibre dans la fabrique de la loi et dans la représentation des Français. A trop vouloir aligner le Sénat sur l’Assemblée, on oublie parfois de considérer ce que l’Assemblée pourrait apprendre du Sénat. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Buzzfeed révèle comment le Front national a fabriqué de toutes pièces une fausse nouvelle visant la présidente de France Télévisions, en réponse à une enquête de France 2.
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Nouvelles révélations de Buzzfeed sur le FN : comment le parti a fabriqué le « Ernottegate »

Buzzfeed révèle comment le Front national a fabriqué de toutes pièces une fausse nouvelle visant la présidente de France Télévisions, en réponse à une enquête de France 2.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 11h50
   





                        



   


Les révélations encombrantes s’enchaînent pour le Front national. Après une série d’enquêtes publiées par Mediapart et Buzzfeed News ce week-end relatant l’« amateurisme total » du parti, Buzzfeed publie de nouveaux éléments mardi 16 janvier, rapportant comment le FN a monté de toutes pièces une fausse nouvelle.
Le 16 mars 2017, le directeur de campagne de Marine Le Pen publie sur Twitter une vidéo de deux minutes trente, un témoignage anonymisé d’un homme présenté comme membre de « l’équipe de Delphine Ernotte ». L’homme explique que Ernotte, qui a été nommée en avril 2015 par le CSA à la direction de France Télévisions, a été désignée « pour faire la campagne de François Hollande », ajoutant que celle-ci était en contact permanent avec l’Elysée. Il explique ensuite qu’après le retrait de Hollande « il a fallu soutenir coûte que coûte Macron, avec l’objectif clair de faire battre Marine Le Pen ».
Une fausse interview en réponse à « Envoyé spécial »
L’homme que l’on voit sur la vidéo n’est, pourtant, en aucune façon, membre de l’équipe de direction de France Télévisions, selon Buzzfeed News, qui a obtenu l’information de la part de deux sources internes au parti. L’homme qui apparaît sur la vidéo serait Christophe Boucher, prestataire du FN pour le Web et proche de Frédéric Châtillon, le conseiller de Marine Le Pen mis en examen dans l’affaire du financement illégal lors des campagnes présidentielles et législatives de 2012.
Boucher, ami de longue date de Marine Le Pen, travaille avec le Front national depuis plusieurs années avec sa propre entreprise, Stream on fire, domiciliée au 27, rue des Vignes, dans le 16e arrondissement de Paris, une adresse connue pour avoir été le QG secret de Marine Le Pen.
Selon l’une des sources de Buzzfeed News, l’opération aurait été montée par Damien Philippot (frère de Florian Philippot, directeur du pôle rédaction de la campagne) et Philippe Vardon (vice-président du groupe FN en Provence-Alpes-Côte d’Azur) en réponse à une enquête d’« Envoyé spécial », diffusée le soir même (le 16 mars 2017) et consacrée aux hommes de l’ombre du Front national.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les défenseurs du projet de nouvel aéroport estiment qu’il n’existe aucune alternative contrairement aux hypothèses avancées par les médiateurs.
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Notre-Dame-des-Landes : le travail des médiateurs contesté

Les défenseurs du projet de nouvel aéroport estiment qu’il n’existe aucune alternative contrairement aux hypothèses avancées par les médiateurs.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 16h13
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Leur travail n’aurait-il servi à rien, une centaine d’auditions et cinq mois de travail en pure perte ? Les trois médiateurs, nommés en juin 2017 pour éclairer le choix du gouvernement sur le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, peuvent le croire tant les critiques des partisans du transfert de l’actuel aéroport nantais sont vives, à quelques jours de la décision du chef de l’Etat, annoncée d’ici la fin du mois de janvier.

Irrités de voir les médiateurs retenir deux solutions, la construction prévue initialement à Notre-Dame-des-Landes ou le réaménagement de Nantes-Atlantique, les élus locaux et le Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) – qui regroupe les vingt collectivités locales bretonnes et ligériennes investies dans le projet de nouvel aéroport du Grand Ouest – font feu de tout bois pour invalider la solution du maintien sur le site actuel.
Les médiateurs, Anne Boquet, Michel Badré et Gérard Feldzer, ont écrit à Emmanuel Macron, le 21 décembre, une longue lettre restée confidentielle… et sans réponse. Dans ce document, que Le Monde a pu consulter, les trois signataires stigmatisent « l’inexactitude parfois grossière des affirmations avancées » par les partisans du transfert. Une attitude qui, selon eux, « ne contribue pas à l’établissement d’un dialogue argumentatif sérieux et apaisé ».
Le chef du gouvernement, Edouard Philippe, avait précisé, dans sa lettre de mission du 1er juin, que « toutes les solutions devront être envisagées, dans le sens de l’intérêt général, avec la préoccupation d’apaiser l’ensemble des acteurs (…) ». Autant dire que la mission n’aura pas permis l’apaisement sur ce dossier qui voit depuis plusieurs dizaines d’années deux camps irréconciliables. « J’ai été très étonné par le changement de ton du SMA, ou encore de Jean-Marc Ayrault [interviewé dans Le Monde du dimanche 14 janvier] dans la dernière période, alors...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Les débats sur la circulaire Collomb et la loi immigration démontrent que le « syncrétisme macronien », s’il a déstabilisé les partis, rencontre ses limites, estime l’éditorialiste au « Monde » Gérard Courtois dans sa chronique hebdomadaire.
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« Le clivage droite-gauche reste vivace sur le terrain idéologique et moral »

Les débats sur la circulaire Collomb et la loi immigration démontrent que le « syncrétisme macronien », s’il a déstabilisé les partis, rencontre ses limites, estime l’éditorialiste au « Monde » Gérard Courtois dans sa chronique hebdomadaire.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 14h41
    |

            Gérard Courtois (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            
Chronique. Ce fut l’un des ressorts les plus puissants de la victoire présidentielle d’Emmanuel Macron et du big bang qu’elle a provoqué. Depuis un siècle, au bas mot, l’affrontement entre la droite et la gauche structurait le paysage et les cultures politiques du pays. En deux temps trois mouvements, ce clivage a volé en éclats.
Durant sa campagne, le candidat Macron n’a cessé de récuser cette opposition, à ses yeux obsolète et paralysante, et de prôner son dépassement. Le premier tour de l’élection présidentielle lui a donné raison en écartant François Fillon et Benoît Hamon. Une fois élu, le président a joint le geste à la parole, nommé un gouvernement qui associe des personnalités des deux camps et fait émerger une majorité parlementaire qui a absorbé des bataillons entiers de socialistes et de membre du parti Les Républicains. Quant à sa politique sociale ou fiscale, elle transgresse allègrement les lignes de démarcation traditionnelles.
Beaucoup ont vu dans la circulaire Collomb la volonté de faire le tri entre les demandeurs d’asile et les migrants dits « économiques »
Les Français approuvent la démarche. En juin 2017, au lendemain de ce chambardement, 71 % d’entre eux estimaient que « les notions de droite et de gauche sont dépassées », selon l’enquête « Fractures françaises » réalisée par Ipsos pour la Fondation Jean-Jaurès, Le Monde et Sciences Po. Six mois plus tard, une autre enquête réalisée par Viavoice pour la Fondation Jean-Jaurès et La Revue civique vient de la confirmer : 60 % des Français assurent que « le clivage gauche-droite doit être dépassé, car il n’est plus pertinent pour la vie politique française » (contre 21 % qui estiment qu’il ne doit pas être dépassé et 19 % qui ne se prononcent pas). Une majorité plus large encore (75 %) considère que « faire travailler ensemble élus de gauche et de droite permet de prendre de meilleures décisions pour la France ».
Enfin, tous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Emmanuel Macron ferme la porte à une grande réforme constitutionnelle sur l’indépendance du parquet. Mais il met tout son poids sur les chantiers ouverts par la garde des sceaux.
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L’exécutif prêt à bouleverser le fonctionnement de la justice, mais pas son statut

Emmanuel Macron ferme la porte à une grande réforme constitutionnelle sur l’indépendance du parquet. Mais il met tout son poids sur les chantiers ouverts par la garde des sceaux.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 12h13
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
Sacrifiant à la tradition des présidents de la Ve République tous venus s’exprimer en début de mandat lors de l’audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation – à l’exception de Georges Pompidou –, Emmanuel Macron a livré, lundi 15 janvier, sa vision pour la justice. Affichant de grandes ambitions réformatrices et modernisatrices d’une justice française que l’on sait asphyxiée et décrédibilisée, le président de la République a d’abord fermement clos le débat sur l’indépendance du parquet. Il a confirmé que la réforme constitutionnelle sur ce point se fera a minima, reprenant le plus petit dénominateur commun auquel le projet du précédent quinquennat avait été réduit en 2016, avant d’être abandonné.
Les magistrats du parquet resteront donc nommés par le garde des sceaux, sous réserve d’un avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Cela revient à graver dans la Constitution la pratique respectée de façon ininterrompue par les ministres de la justice successifs depuis 2010. Le régime disciplinaire des magistrats du parquet, ceux qui ordonnent les enquêtes, engagent les poursuites et requièrent les sanctions aux procès, sera par ailleurs aligné sur celui des magistrats du siège, ceux qui jugent.
Bertrand Louvel, premier président de la Cour de cassation, avait plaidé quelques minutes auparavant pour un alignement du statut des magistrats du siège et de ceux du parquet, soulignant en particulier que « le contexte de la reconstruction internationale, qui appelle les systèmes judiciaires à, tout à la fois, coopérer et se concurrencer, ne favorise pas les modèles en déficit de transparence, c’est-à-dire, d’indépendance, de simplicité et de prévisibilité ».
Jean-Claude Marin, procureur général auprès de la Cour de cassation, a lui aussi martelé qu’une réforme sur l’indépendance du parquet « exige davantage d’ambition » que la constitutionnalisation de la nomination sur avis conforme du CSM. Il a demandé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le maire de Bordeaux veut « observer ce que sera l’évolution » du parti, « notamment dans la perspective des élections européennes de 2019 ».
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Alain Juppé, en « recul » du parti Les Républicains, acte le divorce de la droite

Le maire de Bordeaux veut « observer ce que sera l’évolution » du parti, « notamment dans la perspective des élections européennes de 2019 ».



Le Monde
 |    16.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 11h55
    |

            Cédric Pietralunga et 
Olivier Faye








                        



                                


                            

Le supplice chinois de Laurent Wauquiez continue. Après le départ de son parti, Les Républicains, du président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, et le « congé » du président du conseil départemental de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau, tous deux anciens ministres, qui faisaient suite à l’exil des « constructifs » ayant rejoint ou soutenant Emmanuel Macron, voici venu le temps du « recul » d’Alain Juppé.
Le fondateur et premier président de l’UMP – c’était en 2002 – continue l’entreprise de dépouillement du parti de droite, aujourd’hui LR, dont l’élection de M. Wauquiez à la présidence en décembre 2017 hérisse la frange la plus modérée. Le maire de Bordeaux, âgé de 72 ans, a annoncé, lundi 15 janvier, qu’il ne reprendra pas sa carte du parti cette année.
« Je n’ai pas payé ma cotisation de 2017 et je n’ai pas envie de payer celle de 2018, donc j’ai fait savoir que je démissionnais de la présidence de la fédération LR de la Gironde, a-t-il annoncé lors de ses vœux prononcés depuis la cité bordelaise. Je prends du recul et je vais observer ce que sera l’évolution de cette formation politique dans les mois qui viennent, et notamment dans la perspective des élections européennes de 2019. » Un scrutin lors duquel l’ancien premier ministre pourrait tomber dans les bras d’Emmanuel Macron.
L’ancien perdant de la primaire de la droite en 2016 n’a pas dit formellement qu’il quittait sa famille politique, mais il n’en parle plus au possessif. « Une des difficultés de la formation politique LR, c’est que sa composante centriste s’est détachée de ce parti, ce que je regrette », a-t-il souligné. Des centristes pour qui la défense d’un projet résolument proeuropéen est indispensable, et qui ne se reconnaissent donc pas dans les accents eurocritiques développés par M. Wauquiez.
« Pour ou contre l’Europe »
En août 2017, M. Juppé avait tracé à l’intention de son cadet trois « lignes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le premier ministre, qui n’a pas adhéré à La République en marche, est d’autant plus présent auprès des parlementaires de son camp.
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« Coconstruction » des lois, visites à Matignon : Edouard Philippe cajole sa majorité

Le premier ministre, qui n’a pas adhéré à La République en marche, est d’autant plus présent auprès des parlementaires de son camp.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 11h59
    |

            Cédric Pietralunga (avec Alexandre Lemarié)








                        



                                


                            

A ce rythme, ils auront bientôt leur rond de serviette à Matignon. Depuis qu’il a été nommé premier ministre, le 15 mai 2017, Edouard Philippe a pris l’habitude de recevoir les parlementaires de la majorité, rue de Varenne. Toutes les occasions sont bonnes : la présentation d’un projet de loi, la réception d’un rapport, la visite d’une personnalité… A chaque fois, le chef du gouvernement prend le soin d’y associer des députés et des sénateurs de La République en marche (LRM) ou du MoDem, qui louent tous « l’hyperdisponibilité » de leur hôte et de son cabinet.
Ces dernières semaines, les rencontres se sont encore intensifiées. Le 10 janvier, Edouard Philippe a une nouvelle fois réuni les ténors de la Macronie à Matignon, pour un « dîner de la majorité » désormais mensuel – le premier avait eu lieu le 29 novembre 2017. « Ces dîners sont utiles, ils permettent d’élargir le prisme, d’avoir différentes sensibilités », se félicite Julien Denormandie, le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, qui y participe en tant que « marcheur » historique. « C’est un moment hors du temps, où l’on parle stratégie, où on est dans la réflexion, pas le nez sur le court terme », ajoute un conseiller d’Edouard Philippe.
Le premier ministre se rend aussi régulièrement au petit déjeuner qu’organise le groupe LRM à l’Assemblée nationale, chaque mardi matin. « Il y vient entre une fois sur deux et une fois sur trois », calcule Gilles Le Gendre, député (LRM) de Paris et vice-président du groupe. « Cela permet de prendre le pouls », justifie-t-on à Matignon. A chaque fois, l’ex-maire du Havre répond aux questions des élus, qui peuvent l’interroger sur les sujets d’actualité. « Cela se passe bien, il le fait avec beaucoup d’humour », assure un habitué. Mardi 16 janvier, M. Philippe devait y défendre le projet de loi sur l’immigration, qui provoque des remous au sein de l’aile gauche de la majorité.

Autre...




                        

                        


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Migrants : « M. Macron, votre politique contredit l’humanisme que vous prônez ! »

Dans une lettre ouverte au président de la République, des intellectuels et des syndicalistes critiquent sévèrement la politique migratoire du gouvernement.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 11h13
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Par Laurent Berger (secrétaire général de la CFDT), Thierry Pech (directeur général de Terra Nova), Jean Pisani-Ferry (professeur à Sciences Po), Jean-François Rial (PDG du groupe Voyageurs du monde) et Lionel Zinsou (président de Terra Nova).
Tribune. Monsieur le Président de la République, de votre projet, nous avions retenu que nous aurions une politique de l’asile stricte, mais exemplaire : que sous votre autorité la France veillerait à ce que le droit d’asile ne soit pas détourné de son objet, et que, dans le même temps, elle accorderait sa protection à celles et ceux qui sont légitimes à la demander.
Les Français pour qui la protection des persécutés ne fait qu’un avec la vocation historique de notre pays pensaient trouver là un motif de fierté. Ils accueillirent donc avec joie votre profession de foi « universaliste » à Orléans le 27 juillet 2017. Ils saluèrent votre promesse d’une France où plus personne ne dormirait « dans la rue, dans les bois » et où l’on ne chercherait plus à dissuader quiconque d’exercer son droit à la protection. Comme ils avaient salué, quelques mois plus tôt, votre coup de chapeau à l’Allemagne de Madame Merkel qui, disiez-vous alors, avait sauvé la « dignité collective » de l’Europe en accueillant plus d’un million de réfugiés. Enfin, ils approuvèrent votre souci de raccourcir les délais de procédure des demandes d’asile. Bref, à leurs yeux comme aux nôtres, et dans une assez grande diversité de sensibilités, votre présidence se plaçait sous les auspices d’un humanisme responsable et assumé.
« Mépris du principe d’accueil inconditionnel »
Nous nous sommes hélas réveillés dans un pays où l’on arrache leurs couvertures à des migrants à Calais. Où l’on lacère leurs toiles de tente à Paris. Où l’on peut se perdre, pieds et mains gelés, sur les pentes enneigées de la frontière franco-italienne....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Pour des associations, la gauche et une partie de la majorité, le projet de loi immigration porte atteinte au droit d’asile.
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Macron à Calais : « En aucun cas nous ne laisserons ici se reconstituer une “jungle” »

Pour des associations, la gauche et une partie de la majorité, le projet de loi immigration porte atteinte au droit d’asile.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 04h29
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 15h47
   





                        



   


Emmanuel Macron était à Calais, mardi 16 janvier, pour une visite scrutée dans la ville portuaire emblématique de la crise des migrants, car elle se déroule en plein débat sur le projet de loi destiné à réformer la politique migratoire et le droit d’asile, un texte critiqué aussi bien à droite qu’à gauche.
Le chef de l’Etat a commencé son déplacement à Croisilles (Pas-de-Calais), où a été ouvert l’un des trois centres d’accueil et d’examen de situation (CAES), une nouvelle structure pour héberger les migrants dans l’attente d’une décision administrative quant à leur droit à se rendre au Royaume-Uni, à rester en France, à être renvoyé dans le pays d’entrée dans l’Union européenne ou à être expulsé vers leur pays d’origine.
En fin de matinée, M. Macron s’est rendu à Calais pour sa première visite en tant que président de la République, accompagné de quatre ministres, dont le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et la ministre de la justice, Nicole Belloubet.
Dans un discours aux forces de l’ordre, le président leur a renouvelé son soutien, disant que « dans la République, les fonctionnaires appliquent les mesures du gouvernement. Que ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent au gouvernement, et non pas aux fonctionnaires ». 

   


Ce qu’il faut retenir du discours de Macron : 
Pas de nouvelle « jungle »
« En aucun cas nous ne laisserons ici se développer des filières illégales, se reconstituer une “jungle” ou une occupation illégale du territoire. »
Pour le président de la République, « Calais n’est pas une porte d’entrée dérobée vers l’Angleterre, cela continuera à être le cas ».
Soutien aux forces de l’ordre
« Le travail de policier est peu reconnu, souvent caricaturé. Les critiques ne visent qu’un but : mettre à mal la politique mise en œuvre par le gouvernement. (…) Je veux remercier l’ensemble des forces de sécurité qui interviennent dans des conditions difficiles pour assurer la sécurité de nos citoyens et la circulation des marchandises. »
M. Collomb avait déjà vigoureusement contesté, mardi matin sur France 2, les accusations de violences policières envers des migrants lancées par des associations. « Je m’inscris en faux contre ces affirmations » que « personne n’a pu montrer », a-t-il dit, rappelant qu’un récent rapport de l’inspection générale de la police avait conclu « qu’il y avait pu y avoir quelques dérapages individuels mais que les forces de police, dans leur généralité, étaient dans un respect fort de la déontologie ».
Dans un rapport publié en 2017, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait dénoncé un usage excessif de la force contre les migrants et des « abus », notamment envers des enfants.
L’Etat va prendre en charge la distribution de nourriture
Le président de la République a annoncé que l’Etat « allait prendre en charge » la distribution de repas aux migrants de Calais ; un service assuré aujourd’hui par des associations, dont certaines ont refusé de le rencontrer en fin d’après-midi.
« Il y a un service que nous n’apportons pas encore. C’est l’accès à la nourriture et aux repas, qui est assuré aujourd’hui par les associations. Je vais vous le dire très clairement, nous allons le prendre à notre charge, de manière organisée, avec des points mobiles, sans tolérer aucune installation de campements illicites. »
M. Macron appelle « toutes les associations à la responsabilité »
« Lorsque [des associations] encouragent les femmes et les hommes à rester là, voire à passer clandestinement de l’autre côté de la frontière, elles prennent une responsabilité immense. Jamais l’Etat ne sera à leurs côtés. »
Selon le chef de l’Etat, des « mensonges sont diffusés par un trop grand nombre qui nuisent à notre efficacité collective, à l’humanité que nous devons à ces personnes ».
Un délégué ministériel aux réfugiés nommé la semaine prochaine
Le président de la République a fait savoir qu’un délégué interministériel à l’accueil et à l’intégration des réfugiés sera nommé « la semaine prochaine » en conseil des ministres.
Le premier ministre, Edouard Philippe, avait annoncé la création de ce poste en juillet. Il avait précisé qu’il serait placé sous la tutelle du ministère de l’intérieur, provoquant les critiques des associations.
Prime exceptionnelle aux forces de l’ordre
« Nous allons accorder aux policiers et aux gendarmes qui sont en permanence dans le Calaisis une prime exceptionnelle de résultats », a annoncé le chef de l’Etat.
Réponses spécifiques des Britanniques
« Il faut mettre en œuvre des réponses spécifiques, ce sera fait ces prochaines semaines. Et nous allons demander des réponses spécifiques de nos amis britanniques. »
Enigmatique, la phrase du chef de l’Etat sous-entendait qu’il allait demander jeudi une prise en charge beaucoup plus systématique des mineurs dans cette zone, rappelant au passage qu’en 2017, 25 000 d’entre eux étaient arrivés en France.

        Lire aussi :
         

          Des associations portent plainte contre la confiscation des biens des migrants




   


Situation moins critique
Le président de la République doit également s’entretenir avec les élus locaux, les acteurs économiques et les associations d’aide aux migrants, et découvrir le front de mer en partie réhabilité. Deux des principales associations locales d’aide aux migrants, L’Auberge des migrants et Utopia 56, ont décidé de boycotter la rencontre avec le président. « Alors même que le gouvernement n’a pas écouté à Paris les grandes organisations humanitaires, ni sur leurs critiques, ni sur leurs propositions, pourquoi le président tiendrait-il compte des mêmes critiques et propositions des associations locales ? », s’interrogent-elles pour justifier leur refus.
La situation dans le principal port transmanche est moins critique qu’il y a quatorze mois, avant la fermeture de la « jungle », l’immense campement sauvage où cohabitaient près de 8 000 migrants rassemblés dans l’espoir de rejoindre les rives britanniques. Elle s’est « améliorée » mais « n’est pas encore stabilisée », résume l’Elysée.
Entre 350 et 500 migrants, selon l’Etat, sont toujours présents à Calais, essentiellement venus de la corne de l’Afrique (Ethiopie, Erythrée) et d’Afghanistan. Ils survivent dans des conditions difficiles, sans abri fixe, car « les forces de l’ordre ont l’ordre de procéder systématiquement au démantèlement des campements sauvages », selon l’Elysée. Des associations leur distribuent vêtements, duvets et nourriture quotidiennement.

   


Un projet de loi attendu en février
Emmanuel Macron ne s’est pas exprimé en détail sur le projet de loi asile-migration que M. Collomb doit présenter dans le courant de février en conseil des ministres. Le ministre de l’intérieur a redit dimanche qu’il n’était « pas question » de changer l’orientation du projet de loi, qui est selon lui « totalement équilibré ».

        Lire l’article :
         

          « On occulte l’urgence et la nécessité qui ont poussé les gens à venir jusqu’à Calais »



En revanche, le président devrait envoyer des messages à Londres, à deux jours du sommet franco-britannique avec Theresa May qui se tiendra, jeudi, dans le sud de l’Angleterre. Paris veut obtenir de Londres « des mesures concrètes » pour une meilleure prise en charge des mineurs isolés et pour le financement de la sécurisation du terminal transmanche et du port de Calais, selon l’Elysée. A cette occasion, les accords du Touquet, qui fixent depuis 2004 la frontière à Calais, pourraient être aménagés.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Croisilles, le 13 janvier. Sur les trois centres d’accueil et d’examen des situations des Hauts-de-France, aucun n’est plein. Croisilles affiche le meilleur remplissage, avec 62 lits occupés sur 70. Ce qui n’empêche pas le ministère de l’intérieur de se féliciter que « ces centres ont permis de significativement améliorer la situation là où ils sont déployés »."
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            data-slide-description="Partie de ping-pong au centre d'accueil et d'examen des situations de Croisilles. Une soixantaine de migrants sont accueilis, pour une capacité de 70 places."
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            data-slide-description="A l’heure du repas. L’association La Vie active, qui gère le lieu, leur laisse une bonne semaine de répit avant de passer à l’évaluation officielle de leur statut."
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            data-slide-description="Khalid est irakien. Il était membre des forces spéciales irakiennes dans la guerre contre L’organisation Etat islamique. Dans la penderie, une unique veste, prête à être enfilée, et, plus loin, un ordinateur stoppé en plein film. Tout semble en pause dans la chambre de Khalid."
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            data-slide-description="Un médecin visite régulièrement le centre. Un jeune homme a récupéré des médicaments pour soigner ses maux de tête."
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            data-slide-description="« Qu’est-ce que je dois faire ? Est-ce qu’ils vont me renvoyer en Autriche si je reste ici ? », demande Khalid, un jeune Irakien."
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            data-slide-description="La salle à manger du centre d’accueil de Croisilles sert également de salle de jeu pour les migrants."
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            data-slide-description="Dawood Khan est afghan, et souffre de douleurs au genou. Un kinésithérapeuthe vient d'arriver pour s'occuper de lui. Après avoir passé des mois dans la jungle de Calais, Dawood souhaite rentrer en Afghanistan. Il parle quelques mots d'anglais mais communique plutôt par gestes avec le kinésithérapeute."
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            data-slide-description="Un jeune migrant soudanais lit un livre en français. Des cours de français sont dispensés quotidiennement dans le centre."
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            data-slide-description="Le repas est servi par des migrants accompagnés d'un travailleur social."
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            data-slide-description="Après le déjeuner de jeunes Afghans vont surfer sur Internet et écouter de la musique. Une salle est mise à leur disposition."
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            data-slide-description="Moment de détente entre jeunes du centre."
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A Croisilles, le 13 janvier. Sur les trois centres d’accueil et d’examen des situations des Hauts-de-France, aucun n’est plein. Croisilles affiche le meilleur remplissage, avec 62 lits occupés sur 70. Ce qui n’empêche pas le ministère de l’intérieur de se féliciter que « ces centres ont permis de significativement améliorer la situation là où ils sont déployés ».

LAURENCE GEAI POUR "LE MONDE"
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La ministre du travail a notamment annoncé, lundi, que les idées retenues pour la réforme de l’apprentissage seront dévoilées au cours de « la première quinzaine de février ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Syndicats et patronat ont commencé le 11 janvier les négociations sur la réforme de l’assurance-chômage.
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Allocation chômage : qui a droit à quoi ?

Syndicats et patronat ont commencé le 11 janvier les négociations sur la réforme de l’assurance-chômage.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 18h49
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, la réforme de l’assurance-chômage est sur la table des négociations. Syndicats de salariés et du patronat se sont rencontrés, jeudi 11 janvier, pour discuter des objectifs donnés par le gouvernement : ouvrir les droits aux indépendants ainsi qu’à davantage de démissionnaires et agir contre la précarité.
Le système actuel a bénéficié à 3,6 millions de personnes, selon les chiffres de l’Unédic, l’organisme qui gère l’assurance-chômage, au 31 décembre 2016. Mais comment fonctionne-t-il ? Eclaircissements avec quelques cas pratiques.

        Lire aussi :
         

                Assurance-chômage : l’épineuse question de la taxation des contrats courts



Quelles conditions pour bénéficier de l’allocation chômage ? 
Comme 37 % des allocataires, Virginie s’est inscrite à Pôle emploi au terme d’un CDD non renouvelé. Elle a enchaîné deux contrats d’une durée de trois mois et a cumulé plus de 88 jours travaillés. Grâce à l’assurance-chômage, elle aura le droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE).
Car l’assurance-chômage est ouverte aux personnes qui ont perdu leur emploi de façon non volontaire, à la suite d’un licenciement, à la fin d’un CDD, d’une mission d’intérim ou d’une rupture conventionnelle. Elle est assortie de plusieurs conditions :
avoir cumulé au moins 88 jours ou 610 heures travaillés dans les 28 derniers mois (ou 36 derniers mois pour les plus de 53 ans) ;s’inscrire à Pôle emploi dans les 12 mois qui suivent la perte du travail ;ne pas bénéficier de la retraite ou retraite anticipée ;être physiquement apte à travailler ;habiter en France.
Les personnes ayant démissionné peuvent avoir droit à l’ARE en cas d’incompatibilité entre vie professionnelle et vie privée, comme pour suivre son conjoint ou encore pour des raisons professionnelles, selon des conditions très précises. Par exemple, si Claudine démissionne de son poste de cadre moins de trois mois après être arrivée alors qu’elle avait perdu son emploi précédent et ne s’était pas inscrite à Pôle emploi entre les deux, elle aura le droit à l’ARE.
Quel est le montant des indemnisations ?
L’allocation journalière s’élève à 28,86 euros brut par jour minimum et représente en moyenne 72 % nets de l’ancien salaire – une proportion qui varie selon le salaire journalier de référence. Pôle emploi propose sur son site une calculette permettant d’estimer ses indemnisations. Proportionnellement, quelqu’un qui avait un salaire faible sera mieux indemnisé qu’une personne qui avait un haut revenu.
Selon les estimations de l’Unédic pour 2016, pour un salaire mensuel de 1 100 euros net, l’allocation mensuelle représentera 79 % de l’ancien salaire, alors que pour un salaire mensuel de 3 000 euros net, l’indemnisation représentera 64 % de l’ancien salaire. La France possède tout de même le plafond le plus élevé d’Europe pour les hauts salaires, soit 6 291,90 euros net.
Quelques mois passent et Claudine va reprendre une activité professionnelle, bien moins payée que la précédente. Elle pourra cumuler une indemnisation chômage avec ce nouveau salaire. Mais ce cumul est plafonné et ne doit pas dépasser le salaire journalier de référence.
Claudine ne sera pas la seule dans ce cas : 1,7 million de bénéficiaires travaillent, soit près de la moitié des allocataires.

        Lire aussi :
         

                Assurance-chômage : la France indemnise-t-elle mieux les demandeurs d’emploi que ses voisins ?



Pour quelle durée ?
La durée d’indemnisation correspond au nombre de jours travaillés multiplié par 1,4. Elle est de 24 mois maximum pour les moins de 53 ans, puis augmente progressivement avec l’âge, jusqu’à 36 mois.
La durée d’indemnisation de Bernard, 55 ans, sera de trois ans, le maximum. Pour Claudine, 40 ans, ce sera deux ans. Mais ils ne seront pas immédiatement indemnisés.
Un délai de sept jours est appliqué avant de recevoir ses allocations et un différé peut entrer en compte selon les indemnités compensatrices de congés payés, les indemnités de fin de rupture conventionnelle et de fin de contrat, ainsi que les indemnités supra légales. Sans jamais dépasser 75 jours.
Dix mois de durée moyenne d’allocations
Et il est probable que Bernard et Claudine n’aillent pas jusqu’à la fin de leurs droits. En moyenne, les demandeurs d’emploi consomment 68 % des allocations auxquelles ils avaient droit, pour une durée moyenne de dix mois, selon l’Unédic.
Peut-on perdre son allocation d’aide au retour à l’emploi ?
Bernard, Claudine et Virginie devront se montrer actifs dans leur recherche, au risque d’être radiés de la liste de Pôle emploi. Car le refus de tenir un projet personnalisé d’accès à l’emploi, de suivre une formation ou encore d’accepter des offres d’emploi estimées « raisonnables » par Pôle emploi peut signifier l’arrêt des versements.
Concrètement, si Virginie refuse deux offres estimées « raisonnables » par l’organisme, elle pourrait perdre ses indemnisations ; 14 % des inscrits qui ont fait l’objet d’un contrôle ont été radiés en 2016, d’après les chiffres de Pôle emploi. Un taux à relativiser néanmoins, car ces contrôles n’étaient pas exclusivement basés sur des critères aléatoires.

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Si Virginie est mise en cause, elle disposera de dix jours pour apporter des éléments. Sinon, elle pourrait être radiée pendant deux mois puis, si elle récidive, pendant six mois. Les fausses déclarations sont soumises à 30 000 euros d’amende et une radiation d’un an.
Plus généralement, l’indemnisation s’arrête quand un demandeur d’emploi retrouve une activité professionnelle. Mais au bout de quelques mois, Virginie n’a pas retrouvé d’emploi alors elle décide de créer sa propre entreprise. Elle pourra bénéficier de l’aide à la création d’entreprise et d’une somme d’un montant égal à 45 % des allocations qui restaient à verser.
Comment font ceux qui n’ont pas le droit à l’assurance-chômage ?
3,3 millions d’indépendants n’ont pas le droit à l’assurance-chômage. Un indépendant travaille pour son propre compte et ne possède donc pas de contrat de travail, contrairement au salarié. C’est le cas des autoentrepreneurs, artisans et commerçants, par exemple.
Pour eux, il n’existe pas de système d’assurance-chômage obligatoire, il est alors conseillé de souscrire à des assurances privées. Cette situation pourrait changer car le gouvernement a exprimé, en décembre, le souhait d’ouvrir le droit à l’assurance-chômage aux indépendants avec sa réforme.

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Cela pose certaines difficultés car il y a une forte disparité de revenus, qui va presque du simple au triple entre les professions agricoles et libérales. L’arrivée de plateformes comme Uber ou Deliveroo pose également question : par exemple Eric, chauffeur Uber depuis quatre ans, a le statut d’autoentrepreneur, mais il n’est pas si indépendant, car totalement tributaire de la plateforme de transport. La réforme devrait particulièrement s’adresser à sa situation.



                            


                        

                        


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Patrimoine de David Douillet : la justice saisie

La Haute Autorité pour la transparence a fait cette annonce lundi en raison d’un « doute sérieux » dans la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l’ancien député.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 20h50
   





                        



   


La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a annoncé lundi 15 janvier avoir saisi la justice de la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l’ancien député Les Républicains David Douillet, en raison d’un « doute sérieux » lié à « l’omission d’une partie substantielle du patrimoine ».

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Dans un communiqué, la HATVP annonce avoir « jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République de Paris et lui a transmis l’ensemble du dossier ».
Cette autorité indépendante estime qu’« après instruction du dossier et recueil de ses observations », il existe « un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de cette déclaration » de fin de mandat, établie fin 2016.
Selon l’Agence France-Presse (AFP), de source proche du dossier, il s’agit de la sous-évaluation de différents éléments du patrimoine de l’ancien ministre des sports et actuel conseiller régional d’Ile-de-France, également à la tête d’une société. Les évaluations de plusieurs biens mobiliers et de sa société Double D Import (équipements de sport) seraient en cause.
Un organisme créé dans la foulée de l’affaire Cahuzac
La HATVP a été créée par une loi de 2013 adoptée dans la foulée de l’affaire Cahuzac. Elle recueille les déclarations d’intérêts et de patrimoine de plusieurs milliers de responsables politiques (parlementaires, ministres…). L’instance est chargée de détecter toute situation anormale (conflit d’intérêt, variation anormale de patrimoine, etc.) et peut se faire assister à cette fin de l’administration fiscale.
En cas de soupçon, la HATVP demande des explications aux députés concernés. Si ces dernières ne sont pas suffisantes, elle peut transmettre le dossier à la justice, laquelle peut mener l’enquête. Le parquet peut ensuite décider d’ouvrir une enquête judiciaire, comme il l’a fait pour d’autres cas, notamment de parlementaires, signalés par la HATVP.



                            


                        

                        

