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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Christophe Rousseau, directeur adjoint du centre de recherche sur les pollutions accidentelles des eaux, alerte sur la possibilité de pollution atmosphérique.
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Naufrage d’un pétrolier en mer de Chine : « Pas de risque de marée noire importante »

Christophe Rousseau, directeur adjoint du centre de recherche sur les pollutions accidentelles des eaux, alerte sur la possibilité de pollution atmosphérique.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 16h37
    |

            Martine Valo








                        



   


Le Sanchi, un pétrolier iranien, est entré en collision en mer de Chine avec un cargo chinois le samedi 6 janvier, avant de sombrer huit jours plus tard avec à son bord 136 000 tonnes d’hydrocarbure léger. Les 32 membres d’équipage ont péri. Le Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), installé à Brest, suit la situation. Cette associaiton, qui réunit des acteurs publics et privés, a pour mission de partager son expertise en particulier lors des marées noires. Christophe Rousseau, son directeur adjoint, donne un éclairage sur l’hydrocarbure transporté.
Quelle est la nature du « condensat » transporté par le Sanchi ?
Le condensat est un produit brut, entre huile et gaz, très proche de l’essence, extrêmement léger. Une grande quantité a déjà brûlé puisque l’incendie s’est déclaré il y a une semaine. Nous pensons que ce qui reste dans les citernes du navire, qui a coulé, va remonter et s’évaporer. Cela ne va pas durer éternellement. Des nappes sont observées à la surface de l’eau – dont une de près de 20 kilomètres de long et de 3,2 km de large – et nous ne savons pas s’il s’agit de condensat ou du fioul destiné aux machines du navire.
Y avait-il beaucoup de diesel dans ce pétrolier ? Peut-on s’attendre à une marée noire sur les côtes de Chine ?
Non, les Chinois ont d’abord parlé de 2 000 tonnes, puis de 1 000 tonnes, car le navire était près d’atteindre sa destination, ses cuves n’étaient plus pleines. Il va sans doute y avoir, comme lors des naufrages de l’Erika [dans le golfe de Gascogne en 1999] et du Prestige [au large de la Galice en 2002], des fuites erratiques de pétrole qui vont remonter et former des boulettes chargées en eau. Celles-ci pourraient dériver vers l’est et atteindre les côtes sud du Japon, la Chine ou Taïwan. Quoi qu’il en soit, on n’est pas du tout dans les mêmes proportions qu’avec l’Exxon Valdes, par exemple, qui transportait 180 000 tonnes de pétrole brut et en avait relâché 38 500 tonnes au large de l’Alaska [entraînant une marée noire majeure en 1989].
La pire conséquence de l’accident du Sanchi est sans doute la pollution atmosphérique due au condensat qui a brûlé pendant une semaine. Peut-être que l’équipage est mort à cause de ces vapeurs toxiques. Les marins ont dû en prendre une grande bouffée. Cependant, le panache de fumée résultant de la combustion est un peu moins toxique que le produit pur, et l’accident s’est produit à 300 kilomètres au large, je ne pense pas qu’un nuage toxique puisse atteindre les côtes.
Les conséquences d’accidents en mer avec du condensat à bord sont-elles bien connues ?
Nous ne pouvons formuler que des hypothèses. Cependant, au Cedre, nous avons déjà mener des tests de brûlage sur ce produit. Nous serions d’ailleurs très intéressés de recueillir des données sur ce cas réel, mais les autorités chinoises ne communiquent guère. Dans cette partie du monde, nous avons des accords avec les Japonais, les Taïwanais, les Coréens, mais pas les Chinois.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le Parlement s’est opposé par 402 voix contre 232 à une dérogation proposée par la Commission pour élargir la pêche électrique en Europe.
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Le Parlement européen demande l’interdiction de la pêche électrique

Le Parlement s’est opposé par 402 voix contre 232 à une dérogation proposée par la Commission pour élargir la pêche électrique en Europe.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 15h44
   





                        



   


Le Parlement européen a demandé, mardi 16 janvier, l’interdiction de la pêche électrique dans l’Union européenne (UE), s’opposant à une dérogation proposée par la Commission qui souhaite autoriser la pratique à une plus large échelle dans la mer du Nord, où elle est permise à titre expérimental. Plus précisément, l’assemblée a adopté un amendement visant à interdire totalement le recours au courant électrique impulsionnel.
Le vote est une étape sur le long parcours législatif du texte au sein de l’UE. Le Parlement va maintenant entrer en négociation avec le Conseil (les Etats membres) et la Commission pour trouver un compromis final.
« C’est une très belle victoire contre une pêche terriblement néfaste, une véritable arme de prédation massive », s’est immédiatement réjoui dans un communiqué Yannick Jadot (Verts français), qui fait partie des eurodéputés à la pointe de la contestation contre la pêche électrique.

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                L’Europe ouvre la voie à la très décriée pêche électrique



Une pratique critiquée et bannie dans d’autres pays
L’Union européenne a initialement banni la pêche électrique en 1998, au même titre que les Etats-Unis, le Brésil ou la Chine. Mais, depuis 2007, des dérogations ont été accordées par la Commission européenne à titre expérimental à hauteur de 5 % des flottes de chalutiers à perche de chaque Etat membre, et uniquement en mer du Nord.
Le projet de la Commission prévoit de conserver le seuil limite de 5 %, mais pour tous types de chalutiers, les quatre premières années, ce qui permettrait aux pêcheurs de cibler d’autres espèces de poissons au moyen de cette technique de pêche. Au bout de quatre ans, le seuil pourrait être levé si les effets délétères pour la faune aquatique n’ont pas été démontrés.
La pratique, qui consiste à envoyer de puissantes et brèves impulsions électriques dans le fond marin à l’aide de perches rigides munies d’électrodes pour y débusquer les poissons plats y vivant, est très critiquée par les associations de défense de l’environnement, ainsi que par une partie de la classe politique.
Le 10 janvier, 249 députés français (de La République en marche à La France insoumise) ont signé une tribune parue dans Le Monde pour demander au Parlement européen d’interdire la pêche électrique.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le nombre d’enfants par femme est de 1,5 en Allemagne, contre 1,35 en Italie et en Espagne.
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Les taux de fécondité européens à la lumière des politiques familiales

Le nombre d’enfants par femme est de 1,5 en Allemagne, contre 1,35 en Italie et en Espagne.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 12h24
    |

                            service international








                        



                                


                            
En France, le taux de fécondité des femmes s’affiche en baisse, mais reste, à 1,88 enfant par femme, l’un des plus forts d’Europe, selon les chiffres publiés par l’Insee mardi 16 janvier. Chez les pays voisins, la situation du marché de l’emploi et les politiques familiales influent sur ce taux, et le dynamisme démographique demeure un enjeu politique.

Allemagne
Dans la période récente, c’est chaque année une petite satisfaction : le taux de fécondité est en hausse. A 1,5 enfant par femme, il a renoué avec son niveau de 1982. En 2016 (dernières données disponibles), le nombre de naissances a même atteint un nouveau pic, à 792 000, confirmant une nette remontée depuis 2011, où l’Allemagne avait enregistré un minimum à 663 000 naissances.
Le pays enregistre les effets d’une politique familiale volontariste mise en place durant le premier mandat d’Angela Merkel, qui avait introduit le salaire parental et considérablement augmenté le nombre de places en crèche. Les effets sont nets : selon l’office fédéral des statistiques, le taux de fécondité des femmes allemandes a bondi de 1,34 à 1,43 entre 2011 et 2015, avec un record en Saxe, dans l’Est du pays, à 1,59. Mais les experts estiment que c’est la forte hausse de l’immigration depuis 2009 qui a permis à l’Allemagne de faire progresser le plus sa natalité. Le taux de fécondité des femmes d’origine étrangères était de 1,95 en 2015.
Royaume-Uni
Le taux de fécondité, qui avait atteint 1,94 enfant par femme en 2012 après une remontée continue depuis le début des années 2000, est retombé à 1,8 en 2016, largement au-dessous du seuil de renouvellement. Plus obsédés par l’équilibre budgétaire que par la vivacité démographique, les gouvernements conservateurs qui se sont succédé depuis 2010 cherchent à décourager la naissance d’un troisième enfant dans les familles modestes. Ainsi, les troisièmes enfants nés depuis le 6 avril 2017 ne donnent plus droit à un avantage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les défenseurs du projet de nouvel aéroport estiment qu’il n’existe aucune alternative contrairement aux hypothèses avancées par les médiateurs.
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Notre-Dame-des-Landes : le travail des médiateurs contesté

Les défenseurs du projet de nouvel aéroport estiment qu’il n’existe aucune alternative contrairement aux hypothèses avancées par les médiateurs.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 16h13
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Leur travail n’aurait-il servi à rien, une centaine d’auditions et cinq mois de travail en pure perte ? Les trois médiateurs, nommés en juin 2017 pour éclairer le choix du gouvernement sur le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, peuvent le croire tant les critiques des partisans du transfert de l’actuel aéroport nantais sont vives, à quelques jours de la décision du chef de l’Etat, annoncée d’ici la fin du mois de janvier.

Irrités de voir les médiateurs retenir deux solutions, la construction prévue initialement à Notre-Dame-des-Landes ou le réaménagement de Nantes-Atlantique, les élus locaux et le Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) – qui regroupe les vingt collectivités locales bretonnes et ligériennes investies dans le projet de nouvel aéroport du Grand Ouest – font feu de tout bois pour invalider la solution du maintien sur le site actuel.
Les médiateurs, Anne Boquet, Michel Badré et Gérard Feldzer, ont écrit à Emmanuel Macron, le 21 décembre, une longue lettre restée confidentielle… et sans réponse. Dans ce document, que Le Monde a pu consulter, les trois signataires stigmatisent « l’inexactitude parfois grossière des affirmations avancées » par les partisans du transfert. Une attitude qui, selon eux, « ne contribue pas à l’établissement d’un dialogue argumentatif sérieux et apaisé ».
Le chef du gouvernement, Edouard Philippe, avait précisé, dans sa lettre de mission du 1er juin, que « toutes les solutions devront être envisagées, dans le sens de l’intérêt général, avec la préoccupation d’apaiser l’ensemble des acteurs (…) ». Autant dire que la mission n’aura pas permis l’apaisement sur ce dossier qui voit depuis plusieurs dizaines d’années deux camps irréconciliables. « J’ai été très étonné par le changement de ton du SMA, ou encore de Jean-Marc Ayrault [interviewé dans Le Monde du dimanche 14 janvier] dans la dernière période, alors...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a déclaré, mardi 16 janvier, vouloir « maintenir l’ordre républicain » sur la zone occupée par les opposants au projet d’aéroport.
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Notre-Dame-des-Landes : la ZAD sera évacuée de ses « éléments les plus radicaux », assure Collomb

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a déclaré, mardi 16 janvier, vouloir « maintenir l’ordre républicain » sur la zone occupée par les opposants au projet d’aéroport.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 11h17
   





                        



La « ZAD » de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), dans laquelle sont concentrés une partie des opposants au projet d’aéroport, sera « évacuée des éléments les plus radicaux », a déclaré, mardi 16 janvier, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
« Le président prendra sa décision dans les prochaines semaines (sur le projet d’aéroport) », « évidemment, nous sommes toujours prêts à maintenir l’ordre républicain », a déclaré le ministre sur France 2. La « zone d’aménagement différé », rebaptisée par les opposants « zone à défendre », « sera en tout cas évacuée des éléments les plus radicaux », a-t-il ajouté.

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                Notre-Dame-des-Landes : à Bouguenais, une vie sous les avions nantais



« Ce que nous voulons, c’est lui donner un autre avenir. Il y a toute une série de gens qui ont des projets sur la ZAD, donc qui sont prêts le cas échéant à pouvoir faire autre chose », a ajouté M. Collomb. « Il faut gérer ce genre de crise avec beaucoup de maîtrise », a-t-il aussi souligné, louant « la maîtrise » du préfet de police Maurice Grimaud en poste durant les manifestations de Mai 68. Le président de la République Emmanuel Macron s’est engagé à rendre une décision sur la construction ou non d’un nouvel aéroport au plus tard fin janvier.
La présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a estimé de son côté mardi que s’il y avait une autre solution au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, comme l’extension de l’aéroport de Nantes, elle devrait être soumise à un nouveau référendum. « Sur l’aéroport lui-même, seul un référendum peut défaire ce qu’un référendum a fait », a insisté Mme Pécresse sur franceinfo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La commune qui héberge l’aéroport Nantes-Atlantique a voté à 50,6 % en faveur de Notre-Dame-des-Landes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/01/2018
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Notre-Dame-des-Landes : à Bouguenais, une vie sous les avions nantais

La commune qui héberge l’aéroport Nantes-Atlantique a voté à 50,6 % en faveur de Notre-Dame-des-Landes.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 10h57
    |

            Rémi Barroux et 
                                Yan Gauchard (Nantes, correspondant)








                        



                                


                            

« Si Notre-Dame-des-Landes ne se fait pas, il y aura une mobilisation importante, on ne laissera pas faire », promet Lionel Biton, président du Collectif citoyen engagé pour le transfert de l’aéroport, une association notamment implantée sur la commune de Saint-Aignan-Grandlieu (Loire-Atlantique), riveraine de la piste d’atterrissage de l’aéroport Nantes-Atlantique. Le 26 juin 2016, les habitants ont dit oui à 71,7 % au transfert de l’actuelle infrastructure aéroportuaire à Notre-Dame-des-Landes, au nord de l’agglomération nantaise.
Dans la commune voisine, plus touchée encore par le survol des avions et qui héberge l’actuelle aérogare, Bouguenais, ville de 18 800 habitants située au sud-ouest de Nantes, les votes étaient plus partagés avec seulement 50,6 % des voix pour le transfert. « C’est vrai que ce résultat a été une sacrée surprise, lâche Didier Ruaud, barman à la retraite, qui vit ici depuis 1958. En fait, il y a un paquet de gens qui bossent chez Airbus ou dans le secteur aéronautique. Et ils ne veulent pas le départ de l’aéroport. » 
« Il fait bon vivre à Bouguenais »
Le sexagénaire ne prête plus attention aux nuisances. Mais il ne croit guère non plus au scénario privilégiant « l’agrandissement de l’aéroport actuel, sauf à rejeter les nuisances sur d’autres habitants ». Le survol de l’agglomération pose « des questions de sécurité. Je ne souhaite pas qu’un avion atterrisse en catastrophe, mais si cela devait arriver, il y aurait moins de souci à Notre-Dame-des-Landes. Il y a beaucoup moins d’habitants concernés ».
Vincent Egron, 49 ans, chef d’une petite entreprise spécialisée dans les étiquettes adhésives, avoue, lui, se plaire à Bouguenais. Il a investi en 2003 cette commune survolée par des milliers de mouvements d’aéronefs chaque année. Sa maison, implantée dans le périmètre d’exposition au bruit, a bénéficié d’un programme d’insonorisation de 17 000 euros, subventionné à 80 %....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ A l’est de Nairobi, l’une des plus grandes décharges d’Afrique continue de croître malgré le danger pour le million de Kényans habitant les bidonvilles alentour.
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Au Kenya, dans l’enfer de la décharge à ciel ouvert de Dandora

A l’est de Nairobi, l’une des plus grandes décharges d’Afrique continue de croître malgré le danger pour le million de Kényans habitant les bidonvilles alentour.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 15h43
    |

            Stéphane Mandard (Nairobi, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le camion commence à peine à déverser sa cargaison. Des porcs, des vaches, des chèvres, des hommes, des femmes, des enfants, se ruent au milieu des immondices pour récupérer ce qui peut l’être. Et mangent. L’odeur de putréfaction donne la nausée. Mais la faim est plus forte. Alors ils grattent, raclent, lèchent les barquettes en plastique. Des grains de riz, un morceau de poulet ou de poisson, un bout de gâteau… Les restes des plateaux-repas servis lors des vols pour Nairobi atterrissent ici, à Dandora, l’une des plus vastes décharges à ciel ouvert d’Afrique. Aux portes de la capitale du Kenya, elle n’en finit plus de grossir.
Chaque matin, un énorme bahut débarque ainsi de l’aéroport avec le « festin ». Tout au long de la journée, des dizaines d’autres l’imitent, avec leurs tonnes d’ordures raz la benne. Les marabouts, ces grands échassiers aux manières de charognards, planent au-dessus de ce canyon de déchets qui s’étend à perte de vue et fume par endroits sous l’effet de la décomposition des détritus. A Dandora, la mort rôde. L’instinct de survie aussi.
« Quand le camion arrive, le matin, c’est la guerre, raconte Zacharia. Parfois, on ne parvient pas à éviter les bagarres entre les gens. » Zacharia a 36 ans. Depuis dix ans, il est le chef des Jobless Millionaires (« chômeurs millionnaires »). Avec son « gang », il contrôle la « zone 5 » de la décharge, la dernière, la plus récente.
Isabella, 30 ans, est là aussi « pour nourrir [sa] famille ». Accroupie en plein soleil, elle frotte de toutes ses forces des tessons de bouteille (Guiness, Coca-Cola) sur un tamis afin de récupérer les capsules. Une autre femme les trie sur une bâche étalée sur le sol. « C’est un travail difficile, mais je dois gagner de l’argent », dit Isabella, sa fille de 4 ans assise à ses côtés. Le kilo de capsules lui rapporte 3 shillings (moins de 3 centimes d’euros). Isabella fait partie du million de personnes qui s’entassent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le bâtiment, qui transportait 136 000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, a fait naufrage dimanche, tuant près de trente membres de l’équipage.
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La mer de Chine menacée d’une catastrophe écologique après le naufrage d’un pétrolier iranien

Le bâtiment, qui transportait 136 000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, a fait naufrage dimanche, tuant près de trente membres de l’équipage.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 21h29
   





                        



   


Le naufrage du pétrolier iranien Sanchi dimanche 14 janvier en mer de Chine orientale, qui a fait près de trente morts, tous des membres de l’équipage, pourrait également provoquer une catastrophe écologique majeure.

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                Au large de la Chine, le pétrolier iranien a coulé avec 32 personnes à son bord



Le bâtiment, qui transportait 136 000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, était entré en collision début janvier avec un cargo à environ 300 kilomètres à l’est de Shanghaï. « Des nappes d’hydrocarbures en provenance du bateau continuent à brûler » à la surface de l’eau, a fait savoir lundi matin le ministère chinois des transports. L’autorité maritime chinoise a ainsi alerté sur le fait que la marée noire était en train de s’étendre, avec « plusieurs » nappes de pétrole, qui étaient « beaucoup plus importantes » que celles observées dimanche.
Trois nappes distinctes, mesurant jusqu’à 18,2 kilomètres de long, ont notamment été repérées par des avions de surveillance, a annoncé l’Administration océanique d’Etat (SOA), citée par l’agence de presse Xinhua. La marée noire devrait se déplacer vers le nord en raison des vents et des courants marins, a ajouté la SOA.
Les cétacés, poissons et oiseaux en danger
« Le travail d’élimination de la pollution est l’un de nos objectifs. Personne ne veut assister à une nouvelle catastrophe de grande ampleur », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Lu Kang, qui a ajouté que la cause de l’accident faisait l’objet d’une enquête. La « boîte noire » du pétrolier – qui devrait permettre d’en savoir davantage sur le contexte de l’accident – a été envoyée en Corée du Sud pour analyse.
A la différence du brut, les condensats, une fois rejetés en mer, ne forment pas une nappe en surface, mais plutôt un nuage toxique qui flotte entre deux eaux.
Cétacés, poissons, oiseaux et plancton qui entrent en contact avec cette pollution peuvent soit mourir à brève échéance soit contracter des maladies, des infirmités ou encore devenir stériles, selon un spécialiste des marées noires, Richard Steiner, interrogé par l’Agence France-Presse (AFP).
« Vu le mauvais état de la coque après une semaine d’explosions et d’incendie, il est probable que tous les réservoirs aient été endommagés et que tous les condensats ainsi que le carburant se soient déversés. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le gouvernement a décidé d’interdire cette production d’ici à 2025, en démantelant de manière progressive ses 200 à 250 fermes, qui exploitent 610 000 visons et 150 000 renards.
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La Norvège va interdire les élevages d’animaux à fourrure

Le gouvernement a décidé d’interdire cette production d’ici à 2025, en démantelant de manière progressive ses 200 à 250 fermes, qui exploitent 610 000 visons et 150 000 renards.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 20h51
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 06h42
    |

            Audrey Garric








                        



   


En Norvège, les défenseurs des animaux ont repris du poil de la bête. Le gouvernement a décidé d’interdire la production de fourrure d’ici à 2025, en démantelant de manière progressive ses élevages. Le pays abrite 200 à 250 fermes, qui exploitent 610 000 visons et 150 000 renards, selon les derniers chiffres du ministère de l’agriculture, ce qui en fait un important pays producteur en Europe. La monarchie suit ainsi l’exemple du Royaume-Uni (2000), de l’Autriche (2004) et des Pays-Bas (décision votée en 2013, qui sera totalement effective en 2024). L’Allemagne et la République tchèque ont aussi décidé en 2017 de s’engager dans cette voie.
La décision a été prise alors que le gouvernement minoritaire de droite norvégien, composé des conservateurs de la première ministre, Erna Solberg, et des populistes du Parti du progrès, a ouvert ses portes, dimanche 14 janvier, à un petit parti de centre droit, le Parti libéral. Ce dernier, qui défend notamment la cause animale, a poussé la nouvelle coalition à se doter d’un programme plus « vert » – avec également la sanctuarisation d’espaces naturels convoités par l’industrie pétrolière.
Le plan doit encore être voté par le Parlement norvégien, une fois les compensations financières arrêtées pour les élevages affectés. Sept des neuf formations politiques du pays se sont déjà prononcées en faveur de l’interdiction de la production de fourrure, faisant de l’adoption de la mesure une formalité.
Population et scientifiques opposés à la fourrure
« C’est une grande victoire pour les animaux et ceux qui se battent pour les défendre, se réjouit Siri Martinsen, vétérinaire et directrice de la NOAH, la plus grande ONG de protection animale de Norvège, qui se bat pour obtenir cette mesure depuis vingt-huit ans. Le personnel politique a enfin écouté la majorité de l’opinion publique et des scientifiques, qui considèrent qu’il s’agit d’un secteur désuet et cruel. »
Selon les derniers sondages, 68 % de la population est opposée à la fourrure, dans un pays qui était pourtant autrefois le premier producteur mondial de peaux de renard. Les élevages, qui ne trouvent presque plus de débouchés sur leur territoire, exportent alors à 99 % leur production, principalement en Russie et en Chine – ce dernier pays dominant le marché mondial.
Une position de rejet partagée par l’institut vétérinaire norvégien et l’association vétérinaire norvégienne, regroupant la majorité des spécialistes, ainsi que les départements de biologie des universités d’Oslo et de Bergen.
« Nous dénonçons les très mauvaises conditions de détention des animaux, qui ne sont pas compatibles avec leurs besoins physiologiques », assure Siri Martinsen. Les visons et les renards passent ainsi toute leur vie dans de minuscules cages grillagées (d’un mètre carré au maximum), dans lesquelles ils ne voient, le plus souvent, pas la lumière du jour. Leurs excréments s’entassent souvent à même le sol pendant des semaines.



« Nous sommes choqués, ébranlés au plus profond de nous-mêmes », a déclaré, de son côté, Guri Wormdahl, de l’association norvégienne des éleveurs de fourrure, citée par Reuters. Les élevages du pays emploient environ quatre cents personnes « dans le cadre de règles strictes en matière de bien-être animal », a-t-elle plaidé, avec un chiffre d’affaires annuel compris entre 350 millions et 500 millions de couronnes norvégiennes (36 millions à 52 millions d’euros).
De plus en plus de marques, telles que récemment Gucci ou Michael Kors, se désengagent de la fourrure, à la suite des pressions des défenseurs des droits des animaux et à l’évolution des goûts des consommateurs et de l’attente de la société.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Après Notre-Dame-des-Landes, le site de Bure pourrait devenir la nouvelle « zone à défendre ».
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Bure : une opposition plus jeune et plus radicale au « cimetière atomique »

Après Notre-Dame-des-Landes, le site de Bure pourrait devenir la nouvelle « zone à défendre ».



Le Monde
 |    15.01.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 14h30
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Toutes proportions gardées, Bure risque de devenir, pour le gouvernement, un nouveau Notre-Dame-des-Landes. Certes, ce minuscule village meusien de 82 habitants que la France a choisi – précisément parce qu’il se trouve au milieu de nulle part – pour enterrer les déchets les plus dangereux de sa filière nucléaire, n’est pas le bocage nantais. Ici, l’opposition au « cimetière atomique » est encore loin d’être aussi puissante que celle fédérée par le projet d’aéroport de Loire-Atlantique.

Les contestataires eux-mêmes, dont le nombre fluctue entre quelques dizaines présents sur place de façon plus ou moins permanente, et plusieurs centaines lors des rassemblements qu’ils organisent en été, récusent l’appellation de « zadistes », à leurs yeux trop connotée et trop restrictive. En outre, les échéances de la mise en service du centre de stockage sont si lointaines qu’il est difficile de prédire l’avenir du conflit. Les ingrédients n’en sont pas moins réunis pour faire du dossier de Bure un cocktail détonant.
Au départ, lorsque, dans la foulée de la loi de 1991 sur la gestion des déchets radioactifs, l’Etat retient le site de la Meuse, en 1998, pour l’implantation d’un laboratoire souterrain, la fronde n’est portée que par quelques associations environnementales, qui déplient des banderoles hostiles au projet quand un ministre s’aventure sur ces terres lointaines. En 2004, cependant, des antinucléaires français et allemands créent le collectif Bure zone libre et achètent, l’année suivante au cœur de la commune, un ancien corps de ferme bientôt transformé en « Maison de la résistance », avec le soutien du réseau Sortir du nucléaire.
« Poubelle nucléaire »
C’est avec l’arrivée, depuis deux ans, d’une nouvelle génération de militants, plus jeunes et aux méthodes plus radicales, que la lutte prend un nouvel ancrage. Souvent passés par d’autres combats, ces « néo-ruraux » disent vouloir redonner vie à un territoire en voie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le piracatinga, un poisson-chat qui dévore rapidement les corps sans vie tombés au fond de l’eau, est désormais utilisé en médecine légale, explique Marc Gozlan sur son blog.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Le cyclone Ava a traversé l’île de l’océan Indien les 5 et 6 janvier, frappant sa côte orientale avec des vents atteignant 190 km/h.
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Le bilan du cyclone Ava à Madagascar s’élève à 51 morts

Le cyclone Ava a traversé l’île de l’océan Indien les 5 et 6 janvier, frappant sa côte orientale avec des vents atteignant 190 km/h.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 09h31
   





                        



   


Le cyclone Ava, qui a frappé Madagascar au début de janvier, a fait 51 morts et 22 disparus et forcé 54 000 personnes à quitter leur domicile, ont fait savoir lundi 15 janvier les autorités malgaches. Le dernier bilan officiel, communiqué une semaine auparavant, faisait état de 29 morts.
Le cyclone Ava a traversé l’île de l’océan Indien les 5 et 6 janvier, frappant sa côte orientale avec des vents atteignant 190 km/h.
Des vents violents et des pluies diluviennes ont fait déborder de nombreux cours d’eau de l’est de la Grande Ile et ont provoqué d’importantes inondations, notamment à Tamatave et dans les bas quartiers d’Antananarivo.
Le bureau national de gestion des risques et catastrophes écrit dans un communiqué envoyé dimanche que plus de 54 000 personnes ont été déplacées par la catastrophe.
Au cours des dix dernières années, Madagascar, un des pays les plus pauvres au monde, a été frappé par quarante-cinq cyclones et tempêtes tropicales. En mars 2017, Enawo avait fait au moins 78 morts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire, souligne le risque d’incendie associé à certains déchets destinés au centre d’enfouissement de la Meuse.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/01/2018
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Stockage radioactif de Bure : « Une copie à revoir », selon l’ASN

Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire, souligne le risque d’incendie associé à certains déchets destinés au centre d’enfouissement de la Meuse.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 12h16
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) rend public, lundi 15 janvier, son avis sur le « dossier d’options de sûreté » du Centre industriel de stockage géologique (Cigéo). Celui-ci vise à enfouir, dans le sous-sol de la commune de Bure, dans la Meuse, 85 000 m3 de déchets hautement radioactifs et à vie longue. Sa mise en service doit débuter en 2026 ou 2027 et s’étaler jusqu’au milieu du siècle prochain.
Tout en jugeant globalement « très bon » le dossier présenté par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), chargée de ce projet, le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, estime qu’il doit être amélioré.
A ce stade, la fiabilité du futur site du stockage vous semble-t-elle garantie ?
Ce dossier est une étape importante, au regard de l’enjeu majeur de sûreté que constitue la gestion des déchets nucléaires les plus radioactifs et à vie longue – on parle ici de centaines de milliers d’années. La France, et je m’en réjouis, a choisi l’option du stockage géologique à grande profondeur, qui est aussi la solution de référence au niveau international. C’est le seul choix responsable, sauf à reporter sur les générations futures la charge de gérer ces déchets sur le long terme. Pour autant, il se peut que des alternatives soient trouvées dans le futur, raison pour laquelle la loi a prévu que le stockage soit réversible pendant au moins cent ans.
L’Andra nous a soumis un très bon dossier. Il confirme que la zone argileuse retenue possède les caractéristiques géologiques requises. Et il marque des avancées significatives en termes de sûreté. Toutefois, nous avons des réserves sur un sujet important : celui des déchets bitumés. Sur ce point, l’Andra doit revoir sa copie. Si ce sujet n’est pas traité de manière satisfaisante, le stockage de ces déchets ne sera pas autorisé par l’ASN.
Quel risque ces déchets présentent-ils ?
Il s’agit de boues radioactives...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Plus de 12 000 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer lundi, car le cratère du Mayon, l’un des volcans les plus actifs du pays, menace d’éruption imminente.
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Des milliers de Philippins évacués par crainte du réveil d’un volcan

Plus de 12 000 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer lundi, car le cratère du Mayon, l’un des volcans les plus actifs du pays, menace d’éruption imminente.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 05h54
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 07h24
   





                        



   


Le cratère du Mayon, l’un des volcans les plus actifs des Philippines, rougeoyait, lundi 15 janvier, tandis que des milliers de personnes évacuaient la zone, les vulcanologues redoutant une éruption imminente.
Les grondements du volcan, situé sur l’île centrale de Luçon, se sont intensifiés ces dernières vingt-quatre heures et des éboulements ont été observés à son sommet, selon les scientifiques.
Plus de 12 000 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer une zone de sept kilomètres autour du volcan, et les autorités ont mis en garde contre les risques de coulées de boue et de nuages toxiques. « Il est dangereux pour les familles de rester dans ce périmètre et d’inhaler les fumées », a déclaré Claudio Yucot, responsable du bureau régional de la défense civile. « Du fait des pluies des dernières semaines, les débris déposés sur les pentes du Mayon pourraient entraîner des lahars », a-t-il ajouté en référence à ces coulées boueuses d’origine volcanique. « Il y aura un risque si la pluie ne s’arrête pas. »
Eruptions fréquentes
Célèbre aux Philippines pour la quasi-perfection de son cône, ce volcan qui culmine à 2 460 mètres est entré en éruption une cinquantaine de fois au cours des 400 dernières années.
L’éruption la plus meurtrière s’est produite en 1814, lorsque 1 200 personnes sont mortes sous des flots de lave, qui avaient notamment rasé la ville de Cagsawa, à l’exception du clocher d’une église qui est aujourd’hui une attraction touristique majeure.
La dernière éruption de lave du Mayon remonte à 2014, quand 63 000 personnes avaient été évacuées. « Nous pensons que la lave est plus fluide aujourd’hui qu’en 2014, ce qui signifie que la coulée peut descendre plus bas et plus vite », a déclaré Renato Solidum, responsable de Phivolcs.
« Nous voyons des similarités avec les éruptions qui débutent par des coulées de lave et culminent par une phase explosive. C’est ce que nous surveillons et ce dont nous voulons protéger les populations. »
Quatre touristes étrangers et leur guide philippin avaient péri lors d’une éruption en mai 2013. En août 2006, une explosion du volcan n’avait fait aucune victime directe. Mais quelques mois plus tard, un typhon avait provoqué des coulées de débris volcaniques sur les pentes du Mayon qui avaient fait 1 000 morts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La « boîte noire » du pétrolier – qui devrait permettre d’en savoir davantage sur le contexte de l’accident – a été envoyé en Corée du Sud pour analyse.
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Au large de la Chine, le pétrolier iranien a coulé avec 32 personnes à son bord

La « boîte noire » du pétrolier – qui devrait permettre d’en savoir davantage sur le contexte de l’accident – a été envoyé en Corée du Sud pour analyse.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 17h13
   





                        



   


Les flammes ont ravagé le navire durant huit jours. Le pétrolier iranien, entré en collision le 6 janvier avec un navire chinois au large de la Chine, a finalement sombré, dimanche 14 janvier. Un responsable iranien a déclaré qu’il n’y avait plus d’espoir de retrouver de survivants parmi les 32 membres d’équipage, dont une grande majorité d’Iraniens.
Le tanker Sanchi, qui transportait 136 000 tonnes d’hydrocarbures légers, avait pris feu suite à une violente collision avec un navire de fret. La « boîte noire » du pétrolier – qui devrait permettre d’en savoir davantage sur le contexte de l’accident – a été envoyé en Corée du Sud pour analyse.
« Explosions répétées »
Peu avant de sombrer, le navire « s’est subitement embrasé » et la totalité du bâtiment s’est retrouvé la proie des flammes, avec un panache de fumée s’élevant jusqu’à 1 000 mètres dans les airs, a expliqué le ministère du transport chinois. Le porte-parole de l’équipe de secours a regretté qu’une opération n’ait pas pu être menée pour tenter de récupérer l’équipage, mais « cela n’a pas été possible à cause des explosions répétées et les émanations de gaz ». 
De leur côté, les autorités chinoises ont minimisé les risques de catastrophe environnementale, après cet accident qui s’est produit à environ 300 kilomètres à l’est de la ville chinoise de Shanghai. Un journaliste de la télévision chinoise d’Etat CCTV, présent à bord d’un avion de l’administration publique océanique, a toutefois signalé des hydrocarbures répandus sur une zone de dix kilomètres carrés, évoquant une « marée noire très grave ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Certaines zones ont été ensevelies sous plus de 4,5 mètres de boue, ce qui rend les recherches de survivants très difficiles.
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<article-nb="2018/01/16/19-17">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Pourchassé par l’homme, gêné par l’industrialisation et l’urbanisation, l’animal avait progressivement disparu de la quasi-totalité d’Europe de l’Ouest depuis le début du XXe siècle.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Le loup sauvage revenu en Flandre après plus d’un siècle

Pourchassé par l’homme, gêné par l’industrialisation et l’urbanisation, l’animal avait progressivement disparu de la quasi-totalité d’Europe de l’Ouest depuis le début du XXe siècle.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 18h56
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 06h37
   





                        



   


Un loup sauvage se trouve depuis début janvier en Flandre, dans le nord de la Belgique, pour la première fois en plus d’un siècle, a annoncé samedi 13 janvier l’association spécialisée Landschap.
« Notre pays était le seul d’Europe continentale qui n’avait pas encore été visité par un loup » depuis que cette espèce, longtemps pourchassée, a entamé une recolonisation du continent, ajoute l’association.
Ce loup, originaire d’Allemagne, avait été équipé d’un collier émetteur par une équipe scientifique. Il a séjourné autour de Noël dans le nord des Pays-Bas avant d’entamer un voyage vers le Sud jusqu’à franchir le 2 janvier la frontière belge, selon l’association. 
« Ces derniers jours le loup a séjourné près de la ville flamande de Beringen et près du domaine militaire de Leopoldsburg. L’animal a parcouru 500 kilomètres en dix jours ».

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Pourchassé par l’homme, gêné par l’industrialisation et l’urbanisation, le loup sauvage avait progressivement disparu de la quasi-totalité d’Europe de l’Ouest depuis le début du XXe siècle. Mais il a entamé une reconquête depuis les années 1990, comme en France où il a remonté vers le nord depuis les Alpes italiennes.
« Pas besoin d’étendues sauvages »
En 2011, des caméras installées sur un plateau isolé des Ardennes belges (sud) avaient capté, de nuit, des images d’un animal ressemblant très fortement à un loup et qui avait été identifié comme tel par plusieurs spécialistes. Mais faute de traces ADN ou de nouvelle apparition, sa présence n’avait pu être confirmée.

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Plusieurs organisations de défense de la biodiversité se sont réjouies de la nouvelle, appelant le gouvernement à adopter d’urgence un « plan loups » pour accompagner le retour de l’animal, en prévoyant notamment des compensations pour les éleveurs dont le bétail serait attaqué.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le bébé panda, âgé de 5 mois, a découvert, samedi matin sous l’œil de nombreux visiteurs, son enclos.
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Au zoo de Beauval, première sortie pour Yuan Meng, le bébé panda

Le bébé panda, âgé de 5 mois, a découvert, samedi matin sous l’œil de nombreux visiteurs, son enclos.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 14h30
   





                        



   


Pour la première fois depuis sa naissance, Yuan Meng, « accomplissement d’un rêve » en chinois, a pu montrer, samedi 13 janvier, aux visiteurs du zoo de Beauval (Loir-et-Cher) la couleur de son pelage, encore gris et blanc rosé. Dans la matinée, le bébé panda, âgé de 5 mois, a découvert son enclos, en dégustant en présence de sa maman quelques branches de bambou.
Dès 8 heures du matin, avant l’ouverture du zoo, une file d’attente importante s’était constituée devant les grilles. « Nous sommes partis à 4 heures du matin, nous avions mis le réveil à 3 heures. Mon fils voulait absolument voir le bébé panda », a ainsi expliqué Delphine, venue de l’Oise, en région parisienne, avec son fils Kylian. « Nous avons le sentiment d’assister à un moment historique. C’est très émouvant », a-t-elle ajouté. A l’ouverture des portes, les visiteurs ont été accueillis par la famille Delord, propriétaire du zoo, avec des viennoiseries, du café et du chocolat chaud.
Ils ont pu admirer Yuan Meng qui déambulait dans la loge intérieure aménagée. La boule de poils de plus de 10 kg descendait une à une les roches sous les yeux d’une soigneuse prête à intervenir en cas de chute. Il a ensuite déboulé sur sa maman pour lui faire un câlin.

   


La « choupitude » des pandas
De son côté, le papa, Yuan Zi, imperturbable, mangeait du bambou dans un autre espace. « Cela fait dix jours que nous le sortons dans cet enclos pour qu’il s’habitue et que nous puissions vérifier que les aménagements réalisés sont sans danger », a expliqué Baptiste Mulot, responsable vétérinaire. « Les pandas ne sont pas gênés par le public, ils ne se rendent pas compte qu’il y a beaucoup de monde pour les voir », a-t-il précisé.
Pour Delphine Delord, directrice de la communication du zoo de Beauval, « l’engouement est extraordinaire » :
« La “choupitude” des pandas est à nouveau avérée. On ne s’attendait tout de même pas à un tel déferlement. »
En décembre, Brigitte Macron avait rendu visite au bébé panda, à l’occasion d’une grande cérémonie de baptême en présence de dignitaires chinois. Conformément à la tradition, Mme Macron est, avec l’épouse du président chinois, la marraine du petit ursidé herbivore qui ne pesait que 142 grammes à sa naissance, le 4 août.




                            


                        

                        


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