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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La société d’investissement de Matthieu Pigasse, Xavier Niel (tous deux actionnaires du Monde) et Pierre-Antoine Capton, consacrée aux médias, devient le leader de la fiction télé en France.
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Le fonds d’investissement Mediawan achète trois sociétés de production télévisée

La société d’investissement de Matthieu Pigasse, Xavier Niel (tous deux actionnaires du Monde) et Pierre-Antoine Capton, consacrée aux médias, devient le leader de la fiction télé en France.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 18h15
    |

                            Sidahmed Chikhbled








                        



   


C’est un grand coup que vient de frapper la société d’investissement Mediawan. Le groupe de Matthieu Pigasse, Xavier Niel (tous deux actionnaires du Monde) et Pierre-Antoine Capton a annoncé, mardi 16 janvier, les acquisitions de Mon voisin productions, Makever et du pôle télévision d’EuropaCorp. Il devient ainsi le leadeur français dans l’univers de la fiction devant le groupe Lagardère (en termes d’heures de fictions produites en « prime time »).
Ces achats sont le fruit d’une stratégie d’acquisitions menée depuis la création, en 2015, du fonds consacré aux médias, avec notamment, en mars 2016, le rachat, pour 270 millions d’euros, du distributeur AB Group, qui a produit les séries « Hélène et les garçons » ou « Section de recherches ».
80 % d’EuropaCorp Télévision

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Mediawan va acquérir 60 % de Mon voisin productions, société créée en 2008 et productrice, entre autres, de « Dix pour cent », série à succès de France 2, ou de films comme Perfect Mothers (2013), d’Anne Fontaine. Le groupe a aussi déclaré être en négociations exclusives avec Makever en vue de racheter 77 % de son capital. La société produit de nombreuses franchises comme « Kaboul Kitchen », diffusée sur Canal +, ou « Cherif » (France 2).
Mediawan a enfin acquis 80 % d’EuropaCorp Télévision (sans les séries américaines), une filiale d’EuropaCorp, l’entreprise de Luc Besson. La vente de cette activité intervient dans une période compliquée pour la société de production, qui a annoncé, lundi 15 janvier, la suppression d’un quart de ses effectifs en France pour « mener à bien sa stratégie de recentrage sur [son] cœur de métier ».

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                Lancement du projet « Mediawan » par MM. Capton, Niel et Pigasse



Entreprise de diversification
Le catalogue acquis comprend des fictions comme « Taxi Brooklyn » ou « XIII », ainsi qu’une douzaine de projets en cours comme « Arthur et les Minimoys » et « Les Rivières pourpres », projets provenant essentiellement de l’univers de Luc Besson.
L’ensemble de ces acquisitions, d’un montant qui avoisinerait les 40 millions d’euros, devrait se finaliser au premier trimestre. Mediawan devient ainsi « le premier producteur de fiction en volume en France », a déclaré Pierre Antoine Capton, avec, potentiellement, 69 heures de fictions diffusées en prime. Le groupe devance le géant Lagardère Studios, qui produit 66 heures de fiction en prime, et à qui l’on doit « Joséphine, ange gardien » et « Nos chers voisins ».
Mediawan continue donc son entreprise de diversification, après avoir acheté CC & C en juillet 2017, spécialiste de films documentaires comme Apocalypse, et acquis, en décembre 2017, le studio d’animation On kids & family.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Dans un rapport à paraître mercredi, la juridiction s’inquiète de l’augmentation du coût de construction du nouveau réseau de lignes de métro.
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La Cour des comptes dresse un constat sévère du coût du Grand Paris Express

Dans un rapport à paraître mercredi, la juridiction s’inquiète de l’augmentation du coût de construction du nouveau réseau de lignes de métro.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 17h46
   





                        



Le tunnel en direction de la Porte de Clichy. Cette partie de l'ouvrage est déjà bien avancée, le radier horizontal destiné à accueillir les voies ferrées a déjà été aménagé. Le 21/12/2017.
   Le tunnel en direction de la Porte de Clichy. Cette partie de l'ouvrage est déjà bien avancée, le radier horizontal destiné à accueillir les voies ferrées a déjà été aménagé. Le 21/12/2017.



La Cour des comptes dresse un constat alarmant sur le Grand Paris Express dans un rapport à paraître mercredi 17 janvier. Il évoque la dérive continuelle des coûts, émet de sérieux doutes sur le respect des échéances olympiques de 2024, et souligne le risque pour les finances publiques à court et à moyen terme.
Le Grand Paris Express est un nouveau réseau de lignes de métro automatiques visant à désengorger le réseau actuel et à relier entre eux les départements de la proche couronne parisienne.
« La Cour croit nécessaire d’alerter sur le dérapage considérable du coût prévisionnel du projet de Grand Paris Express », peut-on lire dans ce rapport qui évoque des dépenses totales désormais estimées à 38,5 milliards d’euros, à comparer à un coût initial de 25,5 milliards, fixé par le gouvernement en 2013.

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                Le chantier du Grand Paris Express dérape



Alors que l’ouverture partielle de ce réseau est envisagée pour l’accueil des Jeux olympiques à Paris en 2024, la Cour fait part de ses « sérieuses interrogations sur la capacité à respecter les échéances olympiques ».
Elle s’inquiète également de la soutenabilité du modèle économique, de la dérive des coûts du projet, combinée à des incertitudes quant aux recettes attendues, conduisant à « s’interroger sur le caractère amortissable de (la) dette (du projet) à long terme ».
La Cour des comptes préconise de « stabiliser » le coût du projet
Au-delà, la Cour déplore une incidence « significative » du chantier sur les comptes publics, jugeant qu’il « pèsera sur la trajectoire de dépenses, de déficit et de dette publics de la loi de programmation des finances publiques 2018-2022 ».

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                Quelle sera l’efficacité du Grand Paris Express ?



Forte de ce constat, la Cour préconise une réforme de la gouvernance de la Société du Grand Paris (SGP), structure créée en 2010 et chargée de réaliser le Grand Paris Express pour le compte de l’Etat.
« La gouvernance de la SGP est désormais trop tournée vers la dimension politique du projet et pas assez vers la maîtrise des enjeux, en particulier les objectifs de coûts. »
« Le coût du projet doit désormais être stabilisé » et « ce nouveau coût doit s’imposer à la SGP », souligne la Cour, appelant également à « revoir le calendrier » pour éviter d’« accroître l’instabilité de la maîtrise des risques et des coûts ».

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                Ces lignes déjà menacées du Grand Paris Express



Le Grand Paris Express prévoit la construction de deux cents kilomètres de lignes de métro supplémentaires (à comparer aux deux cent vingt kilomètres existants) avec la création de quatre lignes automatiques circulant dans les départements de la petite couronne et la prolongation de deux lignes existantes (les lignes 11 et 14).

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ 197 millions de bouteilles ont été expédiées pour un chiffre d’affaires total de 3,15 milliards d’euros.
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Record historique de ventes de cognac en 2017

197 millions de bouteilles ont été expédiées pour un chiffre d’affaires total de 3,15 milliards d’euros.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h00
    |

            Laurence Girard








                        



   


Tout va bien pour les producteurs de cognac. Pour la troisième année d’affilée, les groupes LVMH, Pernod Ricard et Rémy Cointreau, principaux vendeurs de flacons d’eau-de-vie de Charente, ont fêté l’événement. Les ventes de cognac ont battu, en 2017, un nouveau record historique en valeur comme en volume. Selon les chiffres publiés par le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC), mardi 17 janvier, 197 millions de bouteilles ont été expédiées pour un chiffre d’affaires total de 3,15 milliards d’euros.
Rendement en baisse

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Sans surprise, les Français boudent toujours ce spiritueux exporté à 98 %. Et les Américains restent les plus grands amateurs. Les Etats-Unis ont importé 82,6 millions de bouteilles. Le succès ne se dément pas en Amérique du Nord, avec une progression de 11 % en volume et de 12,6 % en valeur. Le rebond des ventes en Chine se poursuit. Près de 25,5 millions de bouteilles y ont été expédiées. Sans compter celles qui passent par Singapour (24 millions). Globalement, en Extrême-Orient, la progression a été de plus de 11 % en volume et de 18 % en valeur. Mais le cognac conquiert aussi un nouveau public en Afrique.

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Reste à répondre à cette demande. Les 4 300 viticulteurs de cognac n’ont pas tous eu le sourire en 2017. Les épisodes de gel du mois d’avril ont amputé la récolte. Avec un rendement de 88,95 hl vol/ha (contre 101,94 hl vol/ha pour la précédente récolte), la distillation sera moindre, à 635 000 hl. Le vignoble compte sur ses réserves (184 000 hectolitres) pour absorber le choc.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le gouvernement américain exige d’obtenir des données stockées en Irlande sans recourir à la coopération juridique internationale. Une affaire qui devrait, pour le juriste Théodore Christakis dans une tribune au « Monde », inquiéter les pays européens.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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« La protection de nos données personnelles pourrait être contournée par des pays étrangers »

Le gouvernement américain exige d’obtenir des données stockées en Irlande sans recourir à la coopération juridique internationale. Une affaire qui devrait, pour le juriste Théodore Christakis dans une tribune au « Monde », inquiéter les pays européens.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h00
    |

Théodore Christakis (Professeur de droit international à l’Université Grenoble Alpes, membre de l’Institut universitaire de France et directeur adj...







                        



                                


                            
Tribune. La Cour suprême des Etats-Unis est actuellement saisie d’une affaire qui pourrait avoir d’importantes conséquences pour la protection des données personnelles des Européens. Le 18 janvier est la date butoir pour le dépôt des « amici curiae » (littéralement « amis de la cour »), une procédure qui permet aux différents acteurs intéressés d’intervenir pour défendre leurs intérêts ou leurs positions.
Cette affaire concerne un mandat dans lequel le gouvernement américain demande à Microsoft de lui livrer les mails d’un suspect dans une affaire de stupéfiants. Microsoft s’y oppose au motif que les données en question sont en Irlande. Selon Microsoft, les Etats-Unis doivent s’adresser à l’Irlande dans le cadre de l’accord d’entraide judiciaire entre les deux pays. Dans une décision de 2016, une cour d’appel américaine a donné raison à Microsoft et c’est cette décision que l’administration Trump essaie maintenant de renverser.

Le gouvernement américain n’a pas précisé la nationalité du suspect (il s’agit probablement d’un Irlandais). L’affaire en elle-même n’a en réalité guère d’importance au regard de l’effet recherché : permettre demain aux autorités américaines d’émettre un mandat exigeant de Microsoft ou d’un autre fournisseur (Apple, Google, Facebook…) de livrer, par exemple, les mails d’un ressortissant français suspecté d’un crime aux Etats-Unis (y compris un journaliste accusé de porter atteinte à la sécurité nationale américaine, ou les échanges d’un suspect avec son avocat), alors même que ce Français réside en France et que ses données sont stockées en France. Et ceci sans passer par une quelconque coopération judiciaire avec les autorités françaises.
Effet extraterritorial
Tant Microsoft que le gouvernement américain reconnaissent que la loi sur laquelle se fonde le mandat n’a pas d’effet extraterritorial. Mais le gouvernement soutient qu’il n’y a rien « d’extraterritorial » dans sa demande car un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le publicitaire Thomas Le Thierry décrit, dans une tribune au « Monde », l’impact majeur qu’auront les Alexa, Home Pod et autre Google Home sur les secteurs du commerce, de la publicité et du marketing qui vont devoir se réinventer.
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« Avec les assistants connectés intelligents, les courses à l’ancienne vont passer à la postérité »

Le publicitaire Thomas Le Thierry décrit, dans une tribune au « Monde », l’impact majeur qu’auront les Alexa, Home Pod et autre Google Home sur les secteurs du commerce, de la publicité et du marketing qui vont devoir se réinventer.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 15h00
    |

Thomas Le Thierry (Président de l’agence de conseil média Vizeum du groupe de publicité Dentsu Aegis Network)







                        



                                


                            
Tribune. Elle se prénomme Alexa. Les concurrents, moins glamour mais tout aussi sérieux, s’appellent Google Home ou encore Home Pod. Combien s’en vendra-t-il cette année ? Ces assistants connectés et intelligents débarquent à grand renfort de publicité et surtout, ils vont ouvrir une nouvelle ère ! On estime que d’ici 2020, un foyer américain sur deux sera équipé. Le taux d’adoption est équivalent à celui des smartphones en leur temps.
Demain, nous commanderons des produits génériques par simple commande vocale
Les progrès en matière de reconnaissance visuelle et vocale vont permettre de nous connecter de façon fiable et continue aux objets qui nous entourent : nos voitures, notre maison, et, bien sûr, nos smartphones. Ces assistants seront un maillon clé de cette chaîne. Bientôt, ces enceintes, boostées par l’intelligence artificielle, seront capables d’anticiper nos besoins et nos souhaits. Demain, nous commanderons des produits génériques par simple commande vocale. « Alexa, je n’ai plus rien dans mon frigo. J’ai besoin de yaourts ! » Alexa et ses équivalents conserveront évidemment nos références habituelles en « tête ». La prime aux produits star n’en sera que plus que renforcée. Breizh-Cola pourra-t-il encore se faire une place face à Coca ou Pepsi ?

Au-delà de cette traditionnelle bataille entre marques, une autre révolution consumériste se prépare, avec une forte diminution des lieux d’achats « en dur ». Quelle place restera-t-il pour les hypermarchés et leurs centaines de mètres de rayonnage ? Les courses « à l’ancienne », en poussant son chariot, vont progressivement passer à la postérité… C’est tout le parcours commercial qui est bouleversé : le supermarché a vécu. Le rôle mais surtout le format du point de vente est à repenser. Ces dernières années, le développement de la livraison à domicile et du « drive » ont déjà bousculé la donne, mais les assistants connectés vont achever ce changement de paradigme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Marc Renner, président de la conférence des écoles d’ingénieurs, estime qu’il faut créer un système dans lequel les apprentis-ingénieurs accéléreront l’innovation et la compétitivité des entreprises françaises.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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« La réforme de l’apprentissage doit renforcer l’accès au titre d’ingénieur, et non le fragiliser »

Dans une tribune au « Monde », Marc Renner, président de la conférence des écoles d’ingénieurs, estime qu’il faut créer un système dans lequel les apprentis-ingénieurs accéléreront l’innovation et la compétitivité des entreprises françaises.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 15h00
    |

Marc Renner (Président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI))







                        



                                


                            
Tribune. Les ingénieurs français sont réputés mondialement pour leurs compétences et constituent un atout pour l’économie du pays. Pour réussir, la réforme de l’apprentissage préparée par le gouvernement devra permettre à nos jeunes ingénieurs de contribuer davantage encore à la compétitivité de nos entreprises, qui peinent à recruter : l’étude annuelle 2016 de Pôle Emploi sur les difficultés de recrutement des entreprises établissait que les ingénieurs étaient les salariés les plus difficiles à recruter.
En 2017, l’OCDE confirmait ce phénomène en relevant la pénurie de compétences en ingénierie en France par rapport à la demande. Or, en regard de ce manque d’ingénieurs en France, on constate que près d’un ingénieur français sur six travaille à l’étranger. Retenir les « talents » est donc un enjeu de compétitivité pour les entreprises, notamment industrielles, présentes en France.
le nombre d’apprentis-ingénieurs a augmenté de 32 % sur les cinq dernières années
Le recrutement par la voie de l’apprentissage constitue un moyen de plus en plus prisé par les entreprises françaises pour attirer les jeunes ingénieurs et les fidéliser, et nos écoles sont à l’écoute de ce besoin : le nombre d’apprentis-ingénieurs a ainsi augmenté de 32 % sur les cinq dernières années, et représente désormais 15 % du nombre total d’ingénieurs diplômés chaque année.
Les filières de l’apprentissage sont particulièrement favorables aux PME de nos territoires, car elles leur permettent de recruter des ingénieurs issus des écoles « voisines », le réseau des écoles s’étendant à toute la France ; sans cette proximité à la fois géographique et stratégique, ces PME ou ETI n’auraient pas forcément pu recruter de tels profils.
Un tremplin efficace
Du côté des formations, l’alternance, gratuite et rémunérée pour les élèves-ingénieurs, est très attractive et constitue un tremplin efficace vers l’emploi : les apprentis-ingénieurs connaissent une insertion professionnelle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Jean-Pierre Petit estime que, malgré des risques mondiaux et européens potentiels, la zone euro devrait continuer, comme en 2017, à surperformer en 2018 par rapport aux Etats-Unis, au Japon et au Royaume-Uni.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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La bonne dynamique de la zone euro

Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Jean-Pierre Petit estime que, malgré des risques mondiaux et européens potentiels, la zone euro devrait continuer, comme en 2017, à surperformer en 2018 par rapport aux Etats-Unis, au Japon et au Royaume-Uni.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 15h00
    |

                            Jean-Pierre Petit (Economiste et président de la société de conseil Les Cahiers verts de l'économie)








                        



                                


                            
L’éclairage. La zone euro a été la grande surprise macroéconomique de 2017. Le consensus des prévisionnistes tablait, au début de l’année dernière, sur une croissance réelle moyenne de 1,4 % pour 2017. Le résultat sera certainement de 2,4 %, soit une divergence de plus de 70 % entre la prévision et le résultat ! Actuellement, le consensus pour 2018 paraît encore trop prudent : il est de 2,2 %, alors qu’une expansion de 2,5 à 2,7 % semble plus plausible.
Sur la base d’un scénario médian à horizon de deux ans, le rattrapage macroéconomique de la zone euro devrait se poursuivre
La zone euro bénéficie toujours aujourd’hui d’une bonne dynamique et, surtout, d’une très forte diffusion géographique et sectorielle. Les derniers indices PMI (purchasing managers index, fondés sur les prévisions des directeurs d’achat du secteur manufacturier) suggèrent une croissance annualisée proche de 3 % au premier trimestre 2018.
Sur la base d’un scénario médian à horizon de deux ans (sans récession américaine ni graves accidents de crédit en Chine), le rattrapage macroéconomique de la zone euro devrait se poursuivre.
Par rapport au niveau d’avant la crise de 2008, le PIB réel de la zone euro est en effet 10 points au-dessous de celui des Etats-Unis. Cela ne s’explique pas exclusivement par les différentiels de croissance potentielle, mais par les nombreuses erreurs des gouvernements et des institutions européennes lors de la crise de la dette souveraine (2010-2012) qui ont considérablement retardé le redressement.
Un cycle économique européen encore jeune
Le rattrapage sera particulièrement marqué en matière d’investissement des entreprises. L’évolution en ­volume des dépenses des entreprises européennes en biens d’équipement accuse en effet un retard de plus de 20 points par rapport à celle des entreprises américaines. Or la plupart des voyants sont au vert en matière d’investissement productif en Europe (hausse de la profitabilité,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Editorial. Le nombre de naissances en France est en baisse pour la troisième année consécutive, selon les données publiées par l’Insee mardi.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Baisse de la natalité : il faut redonner du sens à la politique familiale

Editorial. Le nombre de naissances en France est en baisse pour la troisième année consécutive, selon les données publiées par l’Insee mardi.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 16h32
   





                        


Editorial du « Monde ». Pendant des années, la France a fait figure de paradoxe en Europe en matière de natalité. Même si les Français apparaissaient parmi les peuples les plus pessimistes du monde, ils continuaient inexorablement à être – avec les Irlandais – les plus féconds du Vieux Continent. Mais, depuis 2012, on observe un lent, mais régulier, ralentissement de ce dynamisme démographique.
Le taux de fécondité, qui avait largement progressé depuis 2002, est passé sous la barre des deux ­enfants par femme, pour tomber à 1,88 en 2017. Le solde naturel, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les ­décès, avec 164 000 personnes, n’a jamais été aussi faible depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

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                Natalité  : vers la fin de l’exception française



Même si la population française reste légèrement en croissance, ces chiffres doivent nous alerter pour au moins deux raisons. La première est d’ordre économique. Une natalité dynamique est cruciale en termes de solidarité nationale, car le renouvellement des jeunes générations permet de contribuer au financement des retraites des plus âgés. Le ressort psychologique est tout aussi important. Faire des enfants traduit une certaine foi dans l’avenir, qui est un ressort indispensable à un pays pour se projeter sur le long terme.
Si la tendance du déclin de la natalité semble se dessiner, l’interprétation du phénomène est plus compliquée. Le fait que l’âge moyen à la maternité ne cesse de reculer, pour atteindre aujourd’hui 30,6 ans, joue un rôle déterminant. Rallongement des études, entrée compliquée dans la vie active en raison d’un marché de l’emploi peu porteur, décision plus tardive de se mettre en couple sont autant de raisons qui conduisent à faire des enfants au-delà de la trentaine. Face à la demande de plus en plus forte de recours à la procréation médicalement assistée pour des questions d’infertilité liée à l’âge, les gynécologues alertent : il ne faut pas trop attendre, car après 35 ans la fertilité baisse fortement.
Une variable d’ajustement budgétaire
Contrairement à ce qui s’est passé dans la plupart des pays développés, la crise financière n’a pas provoqué en France de baisse immédiate de la fécondité. En revanche, le creusement des déficits a conduit le gouvernement à revoir sa politique familiale pour trouver à tout prix des économies. Sous François Hollande, le plafond du quotient familial a été sensiblement abaissé, les allocations familiales ont été divisées par deux ou par quatre pour les ménages les plus aisés, tandis que la prestation d’accueil du jeune enfant est devenue plus sélective.
Certes, dans le même temps, plusieurs prestations sous conditions de ressources ont été revalorisées. Mais ces changements ont été décidés sans vision d’ensemble ni perspective de long terme sur le plan démographique, fragilisant ainsi l’orientation nataliste, qui avait été prise dès la Libération.

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                Les taux de fécondité européens à la lumière des politiques familiales



La France s’est longtemps targuée de favoriser l’emploi des femmes grâce à la scola­risation précoce et au développement des modes de garde. Mais, sur ce plan, les engagements des pouvoirs publics n’ont pas été respectés : sur les 275 000 solutions d’accueil pour les jeunes enfants, seulement 50 000 ont été concrétisées.
La politique familiale a trop longtemps servi de variable d’ajustement budgétaire. Il est urgent de lui redonner du sens en adoptant une vision à plus long terme permettant de concilier vie personnelle et vie professionnelle. Sans cela, l’exception française en matière de dynamisme démographie aura définitivement vécu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le livre. Le dernier essai de la sociologue Cécile Guillaume fourmille de portraits de militantes qui portent, toujours plus nombreuses, la parole syndicale dans les entreprises.
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La place des femmes dans l’univers syndical

Le livre. Le dernier essai de la sociologue Cécile Guillaume fourmille de portraits de militantes qui portent, toujours plus nombreuses, la parole syndicale dans les entreprises.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h01
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            

Le livre. Maître de conférences en sociologie à l’Université de Roehampton à Londres, Cécile Guillaume a choisi d’explorer un sujet largement méconnu, celui de la parole syndicale des femmes. Si elles sont entrées massivement sur le marché du travail dans les années 1970, elles ont dû attendre trente ans pour, grâce à des politiques d’égalité volontaristes, commencer à investir l’univers syndical.
« Le champ syndical est souvent structuré par des clans internes ou des cliques »
L’enquête menée en France et au Royaume-Uni montre que la féminisation des syndicats a progressé : sur la période 2013-2015, la part des femmes syndiquées était de 37,5 % à la CGT, 45 % à FO et 47 % à la CFDT. En Grande-Bretagne, une femme, Frances O’Grady, a été portée en 2013 à la tête du Trade-Union Congress (TUC) et Nicole Notat a dirigé, de 1992 à 2002, la CFDT mais l’ouverture aux fonctions dirigeantes reste encore faible.
Dans les syndicats, si la cause des femmes a été bien soutenue, elle a parfois buté sur la reproduction des inégalités. Selon la charte du TUC, adoptée en 1979, « la structure du syndicat doit être examinée pour voir si elle empêche les femmes d’accéder aux instances de décision ». « Le champ syndical, note Cécile Guillaume, est souvent structuré par des clans internes ou des cliques qui ont des effets excluants pour ceux qui n’en sont pas et contraignants pour ceux qui en font partie. » Ils favorisent « la conformité des comportements » et « l’entre-soi masculin ». 
Féminisation
Le chapitre le plus riche de cette étude de terrain concerne la fabrication des carrières syndicales. Il confirme que « la précarité de l’emploi constitue l’un des principaux freins à la syndicalisation des femmes », comme pour les hommes, mais pour elles la marche est plus haute à monter. Il fourmille surtout de portraits. Technicienne dans une entreprise d’entretien de chaudières,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, a présenté, lundi, les pistes du projet de loi. Une première mouture du texte doit être présentée en conseil de ministre à la mi-mars.
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Loi Pacte : des mesures en faveur des entreprises et de la participation

Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, a présenté, lundi, les pistes du projet de loi. Une première mouture du texte doit être présentée en conseil de ministre à la mi-mars.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h35
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Ce sera l’un des grands chantiers de l’exécutif en 2018. Après les ordonnances travail et la réforme fiscale, la loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) ne vise rien moins que « donner une nouvelle armature » à l’économie française, selon les mots de Bruno Le Maire. Répété à l’envie par Bercy, l’objectif est double : « Faire grandir les entreprises en associant mieux les salariés à leurs résultats. » Une première mouture du texte doit être présentée en conseil de ministre à la mi-mars avant son examen par les parlementaires en avril ou mai.
Les Français, eux, ont jusqu’au 5 février pour donner leur avis (« d’accord », « pas d’accord », « mitigé »), commenter et éventuellement contribuer au projet. Une consultation publique sur le site Pacte-entreprises.gouv.fr a été lancée officiellement par le ministre de l’économie lundi 15 janvier dans la foulée de ses vœux aux forces vives. Une trentaine de propositions ont été retenues, issues des réflexions menées à l’automne par des binômes de parlementaires et de chefs d’entreprise missionnés par le gouvernement.
N’y figurent pas la question de la désindexation du smic aujourd’hui aligné sur l’inflation et le salaire horaire de base moyen des ouvriers et des employés, ni l’ouverture à la concurrence des professions réglementées. Les deux sujets, sensibles politiquement, ont finalement été exclus du projet. « Il faut une loi qui ait un cap, pas une loi attrape-tout », insiste-t-on dans l’entourage de Bruno Le Maire.
Renforcement des sanctions
Parmi les pistes soumises à consultation, on retiendra, en revanche, le renforcement des sanctions en cas de dépassement des délais de paiement, les dispositions pour faciliter la reprise d’une entreprise par les salariés, la mise en place d’un guichet unique pour l’export, la suppression du stage préalable à l’installation des micro-entrepreneurs et, surtout, les mesures destinées à développer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Notre choix du soir. Le magazine animé par Elise Lucet fait sa rentrée avec une enquête consacrée aux géants Lactalis et Sodiaal (sur France 2 à 20 h 55).
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Scandale Lactalis : l’enquête de « Cash Investigation » sur les produits laitiers

Notre choix du soir. Le magazine animé par Elise Lucet fait sa rentrée avec une enquête consacrée aux géants Lactalis et Sodiaal (sur France 2 à 20 h 55).



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 11h47
    |

                            Mathieu Ait Lachkar








                        


Magazine sur France 2 à 20 h 55

C’est l’histoire d’un paradoxe. Celui d’un secteur d’activité évalué à 27 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France, qui pourtant ne rapporte rien à ceux qui en sont la source. En octobre 2016 déjà, France 2 avait consacré un numéro d’« Envoyé spécial » à l’industrie laitière qui se concentrait principalement sur la mobilisation des éleveurs laitiers contre Lactalis. En cause, les cours intenables imposés par le numéro un mondial aux producteurs dont certains travaillent parfois plus de soixante-dix heures par semaine, à perte. Cette année-là, ils étaient d’ailleurs 10 000 à mettre la clef sous la porte.
Mais alors, où passe l’argent de la production ? C’est à cette question qu’a tenté de répondre Jean-Baptiste Renaud pour « Cash Investigation ». Le journaliste a enquêté pendant un an sur le secteur laitier, notamment sur Lactalis – au cœur de l’actualité dans le scandale des laits infantiles contaminés par des salmonelles –, réputé faire partie des groupes qui paient le moins bien les agriculteurs. Afin d’en comprendre les raisons, il s’est penché de plus près sur cette entreprise familiale opaque, dirigée par Emmanuel Besnier, onzième fortune de France, selon le classement 2017 de l’hebdomadaire économiques Challenges. Une enquête pour le moins édifiante.
Conflit d’intérêts
On découvre que Lactalis ne publie pas ses comptes, alors que la loi le lui impose. Celle-ci prévoit même, dans certains cas, une amende de 2 % du chiffre d’affaires par jour de retard dans la publication des comptes d’une entreprise. A condition toujours que celle-ci les ait publiés au préalable. Ce qui n’est pas le cas de Lactalis. Une situation kafkaïenne, puisque le magazine de France 2 révèle également un conflit d’intérêts au sein du tribunal de commerce de Laval (ville où siège Lactalis), chargé de faire publier ses comptes à l’entreprise. Son vice-président n’est autre qu’un cadre dirigeant du groupe mayennais.

   


Alors, après mûre réflexion, certains fermiers, comme Pierre, se sont dit qu’il était préférable de travailler pour la coopérative Sodiaal. Tenue par des fermiers pour des fermiers, elle est censée être plus vertueuse. De prime abord seulement. Car, en 2016, Sodiaal, maison mère de Yoplait et Candia, figurait aussi sur la liste des mauvais payeurs. Si la coopérative reverse bien tous ses bénéfices déclarés à ses agriculteurs, il semblerait qu’elle en dissimule une partie dans plusieurs de ses filiales, afin de faire grimper sa valeur.
Ainsi, en 2015, les exploitants de chez Sodiaal se seraient contentés de 3,5 millions d’euros sur les 51 millions de bénéfices enregistrés par la coopérative. Pourtant, cet argent, ils en auraient bien besoin depuis que le groupe les a poussés vers une agriculture productiviste dès la fin des quotas laitiers en 2015, dans l’espoir d’éponger leurs dettes. Mais c’était loin d’être une bonne idée. En témoigne, dans le documentaire, la frénésie hyperproductive du secteur laitier en Nouvelle-Zélande, pays où la dette des éleveurs se chiffre en millions d’euros. Loin des reportages cousus de fil blanc sur la énième manifestation d’agriculteurs mécontents, « Cash Investigation » s’attache à comprendre pourquoi, dans un secteur où tout va bien pour les industriels, les agriculteurs survivent. Si la réputation de Lactalis n’est plus à faire, la partie sur Sodiaal, elle, est plus surprenante.
Produits laitiers : où va l’argent du beurre ?, de Jean-Baptiste Renaud (Fr., 2017, 140 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Onze  milliards de dollars seront consacrés au lancement de 40 véhicules électriques d’ici à 2022.
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Ford double son effort d’investissement pour rattraper son retard dans l’électrique

Onze  milliards de dollars seront consacrés au lancement de 40 véhicules électriques d’ici à 2022.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h19
    |

                            Éric Béziat (à Detroit)








                        



                                


                            

Au royaume des pick-up géants et des énormes 4 × 4, elles ne sont pas faciles à dénicher. Mais on finit par les trouver : ici, dans un coin, des véhicules concept de Mercedes ou Volkswagen ; là, la petite i3 de BMW ; plus loin, la Chevrolet Bolt (groupe GM)… Et, au détour d’une allée, surgit une inattendue Renault Twizzy, sorte de scooter-voiture électrique marquée du sigle d’un équipementier allemand.

Une poignée d’« e-voitures » à batteries figure donc sur les stands du Salon automobile international de Detroit qui a ouvert ses portes dimanche 14 janvier. Cette relative discrétion n’a pas empêché le plus grand rendez-vous des professionnels de l’automobile en Amérique du Nord d’accoucher d’une annonce spectaculaire en matière d’électromobilité.
Ford, le deuxième constructeur automobile américain, et la première marque outre-Atlantique, va investir 11 milliards de dollars (8,9 milliards d’euros) dans le lancement, d’ici à 2022, de seize modèles 100 % électriques, et vingt-quatre hybrides rechargeables ; soit la bagatelle de quarante nouvelles voitures très – voire complètement – électrifiées. Ford double ainsi l’effort d’investissement initialement annoncé de 4,5 milliards de dollars dépensés d’ici à 2020.
« Notre stratégie est de créer des véhicules électriques à partir des modèles les plus populaires, a expliqué Jim Hackett, le PDG de Ford, à un groupe de journalistes en marge du salon. Tout simplement parce que ce sont ceux qui plaisent aux gens. Ce qui compte à mes yeux ce n’est pas d’avoir la technologie la plus avancée mais d’avoir la meilleure technologie pour les besoins de nos clients. »
Etat de niche
Illustration de ces propos : la marque à l’ovale bleu a annoncé la sortie en 2020 d’une version hybride de son célèbre pick-up F-150, le modèle le plus vendu de tous les temps aux Etats-Unis. Ford a aussi confirmé que son équipe d’ingénieurs travaillait sur le projet « Mach 1 », nom de code pour...




                        

                        


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Bruno Le Maire donne le coup d’envoi au fonds pour l’innovation de rupture

Le ministre de l’économie, a révélé, lundi, les contours de cet outil. Initialement doté de 10 milliards d’euros, celui-ci sera financé par les produits de cessions d’actifs et de privatisation.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 11h38
    |

            Sandrine Cassini, 
Philippe Jacqué et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

Emmanuel Macron l’avait promis, le fonds pour l’innovation de rupture va bien voir le jour. Après six mois de préparation, Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances, a annoncé, lundi 15 janvier, lors de ses vœux à la presse à Bercy, les contours de ce nouvel outil censé financer les innovations que lancera officiellement, courant février, le président de la République.
« On ne va pas laisser les futurs SpaceX ou les producteurs de véhicules autonomes nous passer sous le nez. Il faut que nous puissions investir davantage dans les innovations de rupture, qui ne sont pas immédiatement rentables pour les entreprises », a insisté M. Le Maire. 
Lundi, « j’ai signé le transfert de 1,6 milliard d’euros issu des cessions d’actifs dans Engie et Renault dans ce fonds, a ajouté le ministre. J’ai également mis à disposition de celui-ci 8,4 milliards d’euros de titres EDF et Thales, qui restent propriété de l’Etat. Au total, ces 10 milliards d’euros constituent la dotation initiale du fonds. A terme, cette dotation reposera exclusivement sur les cessions d’actifs et sur des produits de privatisation. » 
Le fonds devrait produire chaque année 200 millions à 300 millions d’euros de recettes
Dans le détail, l’Agence des participations de l’Etat (APE) a transféré du Compte d’affectation spéciale (CAS) 1,6 milliard sur les 3 milliards d’euros obtenus de la cession récente d’actions Renault et Engie vers le fonds hébergé par Bpifrance, sa filiale à 50 %. L’APE va également placer sous la responsabilité du nouveau fonds 13,30 % du capital d’EDF et 25,76 % du capital de Thales. L’Autorité des marchés financiers (AMF) doit encore donner son feu vert à l’opération.

A terme, les intérêts liés à l’argent placé et les dividendes attachés à ces actions serviront au financement de l’innovation. Au fur et à mesure des cessions d’actifs et des privatisations, l’Etat y affectera les produits de cessions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Faute de nouveaux clients, l’avionneur européen envisage d’arrêter la production de son très gros porteur long-courrier.
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L’avenir de l’Airbus A380 suspendu à une commande d’Emirates

Faute de nouveaux clients, l’avionneur européen envisage d’arrêter la production de son très gros porteur long-courrier.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h07
    |

            Guy Dutheil








                        



   


L’A380 est le (gros) caillou dans la chaussure d’Airbus. En 2017, l’avionneur européen n’a enregistré aucune nouvelle commande de son très gros porteur long-courrier. Faute de client, il s’est désormais fait à l’idée d’abandonner la production de son super-jumbo. Il espère toujours une commande de la dernière chance. Elle pourrait venir d’Emirates.
La compagnie de Dubaï est le plus important client du gros-porteur d’Airbus, avec 144 exemplaires commandés et déjà 103 livrés. « Très honnêtement, si nous n’arrivons pas à un accord avec Emirates […], il n’y aura pas d’autre choix que d’arrêter le programme », a affirmé John Leahy, le directeur commercial d’Airbus, lundi 15 janvier. Des propos jugés « un peu crus », mais confirmés par Fabrice Brégier, le numéro deux du groupe.

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                Airbus Group : l’A380 change de plan de vol



Emirates est encore en discussion avec Airbus pour une commande éventuelle « d’une trentaine d’A380 », fait-on savoir du côté du constructeur. Une décision devrait être prise dans les prochaines semaines. 
« Garanties » exigées
La compagnie de Dubaï ne souhaite pas s’engager à la légère. Un A380 est commercialisé 440 millions de dollars (près de 360 millions d’euros). In fine, Emirates pourrait donc avoir à débourser 13,2 milliards de dollars. Avant de conclure un accord, elle réclame des « garanties », notamment sur le maintien du programme dans la durée. Il n’empêche, même si cette commande de la dernière chance se concrétisait, l’avenir du super-jumbo resterait fragile. Son destin se trouverait encore un peu plus entre les seules mains d’Emirates.
Airbus nourrit encore le fol espoir que la Chine se décide enfin à en commander, notamment pour capter la croissance du trafic à l’international, qui échappe encore à ses compagnies nationales.
Depuis ses débuts commerciaux, en 2000, l’A380 n’a jamais répondu aux espoirs placés en lui. Comme s’il avait été construit trop tôt. A l’origine, Airbus misait dans ses prévisions sur un marché de 1 400 très gros-porteurs entre 2000 et 2020, avec pour seul concurrent la version longue du 747 de Boeing. Las ! L’avionneur n’a vendu jusqu’à présent que trois cent dix-sept A380, son rival américain n’ayant écoulé qu’une cinquantaine d’exemplaires de son très gros-porteur.
Dès sa conception, Airbus destinait son super-jumbo « aux marchés à forte croissance ». Capable d’emporter jusqu’à 800 passagers, l’A380 devait s’imposer comme la solution idéale pour soulager « des hubs parvenus à saturation ».
Une erreur d’analyse. Aux très gros-porteurs capables d’alimenter le trafic des passagers en correspondance des grands aéroports, les compagnies aériennes ont préféré, pour l’instant, des avions long-courriers de moindre capacité, mais moins onéreux. La crise économique survenue en 2008, au moment où démarrait véritablement la commercialisation de l’A380, a surtout permis le développement des compagnies à bas coûts.
Un avion à risque
En pratique, l’appareil est considéré comme un avion à risque. Avant de l’acquérir, les compagnies doivent s’assurer de pouvoir le remplir toute l’année. De plus, tous les aéroports ne possèdent pas les infrastructures pour l’accueillir. Certaines des premières compagnies clientes de l’A380, telles Singapore Airlines ou l’australienne Qantas, ont déjà annoncé qu’elles ne commanderaient pas de nouveaux exemplaires.
Toutefois, l’horizon de l’A380 n’est pas totalement bouché. L’appareil a pour principal atout d’être l’avion préféré des passagers. Il contribue au prestige des grandes compagnies, qui se doivent d’en posséder quelques exemplaires pour satisfaire leurs clients. Enfin, Airbus nourrit encore le fol espoir que la Chine se décide enfin à en commander, notamment pour capter la croissance du trafic à l’international, qui échappe encore à ses compagnies nationales.

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                Airbus et Areva dans l’attente des retombées du voyage de Macron en Chine



Lors de la visite à Pékin du président Macron, les discussions portaient sur un contrat incluant aussi des commandes d’A380. Pour sauver son navire amiral, Airbus, qui a déjà investi près de 15 milliards d’euros, devra peut-être en passer par la mise au point d’une version Neo. Un surcoût d’environ deux milliards d’euros, que l’avionneur est prêt à assumer si les commandes sont à la hauteur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les deux constructeurs français ont forgé leurs résultats 2017 en Europe. PSA y a écoulé près de 2,4  millions de véhicules et Renault 1,9  million.
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Renault et PSA battent des records de vente dans le monde

Les deux constructeurs français ont forgé leurs résultats 2017 en Europe. PSA y a écoulé près de 2,4  millions de véhicules et Renault 1,9  million.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h07
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


La course n’a jamais été aussi serrée entre les deux constructeurs nationaux Renault et PSA. Les deux groupes ont battu leur record de ventes pour la quatrième année consécutive. Lundi 15 janvier, Renault a annoncé avoir livré 3,76 millions de véhicules dans le monde, en forte hausse de 8,5 %. Mardi, c’était au tour de PSA de présenter ses résultats commerciaux, et il n’a pas à rougir. Il a écoulé 3,63 millions de voitures et utilitaires, en croissance de 15,4 % !
Les deux constructeurs surfent bien sûr sur la croissance de leurs différents marchés, mais ils ont surtout changé de périmètre. Côté Renault, pour la première fois, les immatriculations de Lada (335 000 unités), sa filiale russe, ont été ajoutées à celles des marques Dacia, Renault, Renault Samsung et Alpine. Et cela permet à la marque au losange de conserver une longueur d’avance sur son rival hexagonal.

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                Le marché automobile français a conservé en 2017 une très bonne allure



Côté PSA, la croissance est portée en grande partie par le rachat d’Opel à General Motors, officiel depuis le 1er août 2017. Au second semestre de l’année dernière, 403 000 voitures badgées Opel ou Vauxhall ont été vendues, gonflant les volumes du groupe. Sans cette acquisition, ceux-ci n’auraient crû que de 2,6 %. C’est Peugeot qui tire aujourd’hui le constructeur et franchit pour la première fois la barre historique des deux millions de véhicules livrés. « 2017 a été un millésime exceptionnel, avec une croissance de plus de 10 % des volumes, et ce partout dans le monde », salue son patron Jean-Philippe Imparato, alors que Citroën (– 7,5 %) et DS (– 38,5 %) ont encore connu une année médiocre.
La différence se fait sur les marchés émergents
Renault et PSA ont avant tout forgé leurs résultats en Europe, de loin leur premier marché mondial. Avec près de 2,4 millions de véhicules écoulés sur ce marché encore très dynamique, PSA redevient le numéro deux derrière l’allemand Volkswagen grâce à la commercialisation de ses 4x4 urbains, très populaires (3008, 2008, etc.), mais également ses berlines (308, C3, Insignia). Le groupe historique de Sochaux vend désormais 65,5 % de ses voitures et utilitaires sur le Vieux Continent. Renault, pour sa part y a immatriculé 1,9 million de véhicules et y écoule 50,8 % de sa production mondiale.
Sur le marché spécifique des véhicules utilitaires, les deux groupes sont également au coude à coude. Avec 476 500 immatriculations, essentiellement en Europe et en Amérique du Sud, PSA a dépassé désormais Renault grâce à un bond de 15 % de ses livraisons mondiales. Renault, qui a crû de 4 % en 2017, a commercialisé pour sa part 462 900 utilitaires dans le monde entier.
La différence entre les deux français se fait essentiellement sur les marchés émergents. En Russie, en Amérique du Sud et en Inde, Renault est clairement le mieux placé, grâce à des implantations datant du début des années 2000. Renault et Lada profitent notamment du redémarrage, après quatre années de crise, du marché russe. Le constructeur y a vendu 448 000 véhicules, ce qui équivaut à une part de marché de 28 %, quand PSA plafonne à 15 000 unités…
En Amérique du Sud, le Losange surfe également sur le redémarrage des marchés brésiliens et argentins après plusieurs années de stagnation. Il y a vendu 380 000 véhicules, près de deux fois plus que PSA. En Inde, enfin, Renault a maintenu ses commandes au-dessus des 100 000 exemplaires, quand PSA n’y commercialise toujours pas de véhicules. Il n’entend s’attaquer à ce marché qu’à partir de 2020.
Des dynamiques opposées
PSA fait pour sa part la différence en Iran et en Chine. Premier groupe historique dans l’ancienne Perse, il y a encore écoulé 445 000 exemplaires en 2017. Pour l’instant, il s’agit essentiellement de 206, 207 et 405, qui rapportent peu au constructeur. En 2018, les premiers véhicules de dernière génération, plus rémunérateurs, seront mis en vente. Renault, pour sa part, a réalisé en Iran 160 000 immatriculations, en croissance de 50 %.
En Chine, PSA conserve également une grande avance sur son concurrent français, fort d’une implantation historique dans l’empire du Milieu. Reste que les dynamiques des deux groupes sont diamétralement opposées. Alors que PSA y distribuait encore en 2015 700 000 véhicules, il n’en a vendu en 2017 que 350 000 unités, et ce alors que le marché est toujours en croissance.
Renault, qui s’est relancé en 2016 sur le premier marché de la planète, connaît pour sa part un démarrage relativement lent. Il a bien affiché une croissance de 100 % en 2017, mais ses ventes n’atteignent que 72 000 exemplaires, alors que l’usine inaugurée à Wuhan en 2015 peut produire deux fois plus de véhicules chaque année.
Pour les perspectives 2018, tant Renault que PSA visent une nouvelle hausse de leurs ventes sur un marché mondial attendu en croissance de 2,5 %, et un marché européen en croissance plus modérée de 1 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Fort de 43 000 employés, le groupe est l’un des principaux prestataires du gouvernement.
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Faillite de Carillion, « l’entreprise qui gère le Royaume-Uni »

Fort de 43 000 employés, le groupe est l’un des principaux prestataires du gouvernement.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 16h30
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

L’affaire est remontée au plus haut niveau de l’Etat. Le gouvernement britannique a tenu une réunion de crise, lundi 15 janvier au soir, à propos de Carillion, et c’est David Lidington, le numéro 2 du cabinet, qui a été chargé du dossier. L’entreprise, mise en liquidation judiciaire, revêt une importance primordiale pour le bon fonctionnement de l’Etat. Avec 43 000 employés, dont près de la moitié au Royaume-Uni, c’est l’un de ses plus gros sous-traitants.

Le gouvernement possède 450 contrats avec l’entreprise, sans compter ceux passés avec les collectivités locales. Carillion sert 32 000 repas scolaires par jour, gère des prisons, assure la maintenance et la propreté dans des hôpitaux… Elle s’occupe de 50 000 logements dans les casernes de l’armée, est le deuxième fournisseur de travaux sur le réseau ferroviaire et fait partie du consortium qui doit construire la deuxième ligne de trains à grande vitesse du pays.
L’éditorialiste du Guardian, Aditya Chakrabortty la surnomme « l’entreprise qui gère le Royaume-Uni ». L’appellation est certes exagérée, mais l’importance systémique de la société est évidente. A tel point que l’idée de la nationaliser a été brièvement évoquée, avant d’être écartée. « On ne peut pas s’attendre à ce que le contribuable sauve une entreprise privée », explique M. Lidington.
Néanmoins, l’Etat va injecter des liquidités pour que ses services ne s’arrêtent pas brusquement. Pour que les cantines, les hôpitaux et autres casernes continuent de fonctionner, les employés de Carillion qui travaillaient indirectement pour le gouvernement seront désormais payés directement par lui, du moins de manière temporaire.
Endettement excessif
Cela ne change pas fondamentalement la donne. Cet argent passait autrefois par Carillion, mais avait la même origine. Ensuite, il faudra trouver un repreneur, « soit un autre sous-traitant soit en ramenant les services au sein du gouvernement », souligne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La mise en liquidation pure et simple de l’une des plus grandes sociétés britanniques de services pose la question de la sous-traitance à des acteurs aussi indélicats que fragiles, explique Philippe Escande dans sa chronique.
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La faillite de Carillion, ou quand une société s’évapore

La mise en liquidation pure et simple de l’une des plus grandes sociétés britanniques de services pose la question de la sous-traitance à des acteurs aussi indélicats que fragiles, explique Philippe Escande dans sa chronique.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h02
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Il y avait bien une entreprise : ses contrats prestigieux, ses dizaines de milliers d’employés, son nom déployé sur des grues, des uniformes, des bâtiments. Et puis soudain, plus rien. Carillion s’est tout bonnement évaporée. L’une des plus grandes sociétés britanniques de services a disparu, passée directement de la case activité à celle de la liquidation pure et simple.
Habituellement, quand une société est en difficulté, elle commence par vendre des activités pour se renflouer, voire se vend à un concurrent pour limiter les dégâts vis-à-vis de ses employés, de ses clients, de ses fournisseurs et de ses actionnaires. Ici, ils n’ont que leurs yeux pour pleurer.
Le 3 mai 2017, le PDG de l’entreprise assurait que son entreprise affichait un début d’année encourageant. Deux mois plus tard, il démissionnait, reconnaissant des pertes massives sur des contrats. Depuis, les avertissements sur résultats se sont enchaînés, jusqu’à l’effacement total du lundi 15 janvier.
Le sort brutal de cette firme de 43 000 personnes s’explique simplement : elle n’avait rien à vendre pour se renflouer. Spécialiste de la construction et de la sous-traitance de services de gestion ou de restauration, la firme ne pouvait même pas céder ses contrats, notamment avec le gouvernement britannique. Les banques ont retiré le tapis et le gouvernement s’est refusé à intervenir.
Logique dangereuse
Le scandale politique enfle dans le pays, où l’opposition travailliste fustige la frénésie de privatisations qui a poussé le gouvernement à confier la gestion de services publics (des prisons, des cantines…) à des acteurs aussi indélicats que fragiles.
Pourtant, l’histoire pose question bien au-delà de la seule question de la délégation de services publics. Après tout, la France est probablement le pays le plus développé dans ce domaine, en tout cas celui qui a fait émerger le plus d’acteurs internationaux en matière de concession, la plupart...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La maître de conférences à l’université de Caen-Normandie et spécialiste de la civilisation irlandaise revient sur l’histoire économique du « tigre celtique ».
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Alexandra Slaby : « La production de richesse en Irlande repose sur une base plus large que dans le passé »

La maître de conférences à l’université de Caen-Normandie et spécialiste de la civilisation irlandaise revient sur l’histoire économique du « tigre celtique ».



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h01
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Maître de conférences à l’université de Caen-Normandie et spécialiste de la civilisation irlandaise, Alexandra Slaby est auteure de l’ouvrage Histoire de l’Irlande de 1912 à nos jours, (Tallandier, 2016). Alors que le Brexit inquiète une partie des exportateurs irlandais, elle revient sur l’histoire économique de l’île, dominée par la présence des multinationales.
Comment, après la seconde guerre mondiale, le pays a-t-il déployé une stratégie pour attirer les multinationales sur son territoire ?
La recherche d’investissements étrangers pour dynamiser l’industrie irlandaise, chroniquement déficiente dans une économie qui a toujours privilégié l’agriculture, remonte à la fin des années 1950, décennie la plus austère du XXe siècle irlandais. Elle est portée, en premier lieu, par un haut fonctionnaire du ministère des finances, T. K. Whitaker (1916-2017), considéré comme l’architecte de l’Irlande moderne.
Un rapport intitulé Economic Development, qu’il rédigea en 1958 pour tirer l’économie irlandaise de son ornière et réduire sa dépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne, inaugura une politique de planification du développement industriel, qui comportait des mesures pour attirer les entreprises étrangères sur le sol irlandais, afin de stimuler les exportations. A l’heure de la construction européenne, il fallait préparer l’industrie irlandaise aux perspectives du libre-échange.
A quoi ressemblaient la société et l’économie irlandaise auparavant ?

La situation de l’Irlande est unique dans l’Europe d’après-guerre. A la différence des autres pays européens, une hémorragie démographique endémique, remontant au milieu du XIXe siècle, contractait le marché intérieur, qui était alors incapable de soutenir le développement industriel. Les années 1950 ont été surnommées la décennie où les Irlandais ont disparu (« the vanishing Irish »). Cette situation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ L’économie du pays a renoué avec une croissance solide. Mais la sortie du Royaume-Uni de l’UE inquiète les PME du « tigre celtique » et les oblige à accélérer leur diversification.
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Les entreprises irlandaises face au défi du Brexit

L’économie du pays a renoué avec une croissance solide. Mais la sortie du Royaume-Uni de l’UE inquiète les PME du « tigre celtique » et les oblige à accélérer leur diversification.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 14h53
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

« Je vais vous montrer comment le “tigre celtique” renvoie les coups. » Visage taillé à la serpe, silhouette athlétique, John Power a le goût de la métaphore sportive. D’un pas leste, il dévale les escaliers d’Aerogen, l’entreprise spécialiste de l’administration de médicaments par aérosols qu’il a fondée il y a vingt ans à Galway, dans l’ouest de l’Irlande. « Ici, nous testons tous nos produits », explique-t-il, dépassant une poignée de laborantins penchés sur des boîtiers gris.
Au rez-de-chaussée, le sémillant patron tombe la veste dans une petite pièce sombre. « Nous nous entraînons ici toutes les semaines, dit-il, avant d’enfiler des gants de boxe, puis d’envoyer quelques coups au punching-ball. C’est pareil en économie : nous, les exportateurs irlandais, sommes petits, mais cela ne nous empêche pas de boxer dans la catégorie des poids lourds. »
A l’heure où le Brexit menace une partie de l’économie de l’île verte, Aerogen, dont les produits sont commercialisés dans 75 pays, est le genre de « success story » que Dublin se plaît à mettre en avant pour souligner la santé de ses exports. « Notre économie s’est relevée de la crise de 2008 grâce à eux », souligne Fergal O’Brien, membre de l’Irish Business and Employers Confederation, le patronat irlandais. Le pays est au quasi-plein-emploi, les investissements sont repartis et la croissance devrait frôler les 5 % en 2017. « Mais le possible retour des barrières commerciales entre l’Union européenne [UE] et le Royaume-Uni, notre principal partenaire commercial, nous pose un sacré défi. »
Attirer les groupes étrangers
En mesurer l’ampleur exige de se plonger un instant dans le labyrinthe des statistiques irlandaises. Selon les données publiées lundi 15 janvier, les exportations de biens ont légèrement reculé en novembre (– 1 %).  Mais cela ne dit pas grand-chose de l’activité réelle du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ A 5,7 % en  2017, le taux de chômage est à son plus bas depuis quarante-deux ans. Les entreprises peinent à embaucher.
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Les pénuries de main-d’œuvre ternissent le miracle canadien

A 5,7 % en  2017, le taux de chômage est à son plus bas depuis quarante-deux ans. Les entreprises peinent à embaucher.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 10h56
    |

            Anne Pélouas (Montréal, correspondance)








                        



                                


                            

« Nous avons créé 400 000 emplois en 2017 et l’économie est florissante », se réjouissait le premier ministre canadien, Justin Trudeau, le 12 janvier. Dans ce contexte d’une économie vigoureuse, la Banque du Canada pourrait relever progressivement ses taux d’intérêt, avec une première hausse de 0,25 %, dès mardi 16 janvier.
Mais, malgré une situation de quasi-plein-emploi, plusieurs ombres se profilent à l’horizon, dont celle d’un possible retrait des Etats-Unis de l’Accord de libre-échange nord-américain. Dans le milieu des affaires, toutefois, on s’inquiète surtout d’une aggravation de la pénurie de main-d’œuvre. A 5,7 %, le taux de chômage a atteint en 2017 son plus bas niveau en quarante-deux ans.
Si le marché de l’emploi se porte bien, il est aussi source de préoccupations pour la banque centrale, le gouvernement canadien et les entreprises. Les salaires sont à la hausse et le manque de main-d’œuvre se généralise, notamment à cause du vieillissement de la population. Cette situation pousse à une accélération de l’automatisation, relève Joseph Marchand, professeur d’économie à l’université de l’Alberta. Même les PME s’y mettent, constate Simon Gaudreault, directeur des affaires économiques à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). Parmi ses 109 000 membres, 20 %, surtout des PME, y voient une solution au problème de recrutement.
Forte pénurie dans le transport
Le manque de main-d’œuvre pourrait contraindre des entreprises canadiennes à limiter leurs capacités de production, alors qu’une majorité prévoit plutôt d’accélérer leurs ventes en 2018 et seraient prêtes à hausser leurs investissements… Selon une enquête sur les perspectives des entreprises, publiée le 8 janvier par la Banque du Canada, 56 % estiment qu’elles auraient du mal à faire face à une hausse inattendue de la demande, en cas d’aggravation de la pénurie de main-d’œuvre. Celle-ci s’observe « surtout dans les domaines des technologies...




                        

                        

