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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Alors que des associations critiquent vivement le projet de loi asile-immigration, le président de la République s’est rendu dans la ville emblématique de la crise migratoire, un an et demi après le démantèlement de la « jungle ».
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Ce qu’il faut retenir de la visite d’Emmanuel Macron à Calais

Alors que des associations critiquent vivement le projet de loi asile-immigration, le président de la République s’est rendu dans la ville emblématique de la crise migratoire, un an et demi après le démantèlement de la « jungle ».



Le Monde
 |    16.01.2018 à 18h35
   





                        


L’essentiel
La France ne laissera pas s’installer une nouvelle « jungle » à Calais « ou une occupation illégale du territoire », a déclaré mardi 16 janvier le président Emmanuel Macron. « Calais n’est pas une porte d’entrée dérobée vers l’Angleterre, cela continuera à être le cas », a-t-il dit. L’Etat va prendre en charge la distribution de nourriture aux migrants présents à Calais, a également annoncé M. Macron. Cette tâche était précédemment assurée par des associations.En déplacement dans le Pas-de-Calais, le chef de l’Etat s’est rendu pour la première fois de son mandat dans cette ville emblématique de la crise migratoire. En octobre 2016, quand la « jungle » a été démantelée, 7 400 migrants y étaient installés, ils seraient aujourd’hui entre 300 et 600.
Le contexte
Emmanuel Macron s’est rendu à Calais quelques jours après la présentation aux associations concernées du projet de loi asile-immigration, que le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, doit exposer dans le courant de février en conseil des ministres. Les associations, reçues le 11 janvier par le premier ministre Edouard Philippe, ont dénoncé un texte « qui paraît déséquilibré », selon le président de la Fédération des acteurs de la solidarité, Louis Gallois, soulignant « une insistance » sur les mesures visant « à reconduire les migrants en situation irrégulière ».
La citation
« Le travail de policier est peu reconnu, souvent caricaturé. Les critiques ne visent qu’un but : mettre à mal la politique mise en œuvre par le gouvernement. »
S’exprimant devant les forces de l’ordre, Emmanuel Macron leur a renouvelé son soutien, les appelant à être « exemplaires » vis-à-vis des migrants en ne procédant à aucune violence ni confiscation de leurs effets personnels. Le président de la République a également annoncé l’accord d’une prime exceptionnelle « de résultats » aux policiers et aux gendarmes postés à Calais. Dans un rapport publié en octobre, les inspections générales de l’administration (IGA), de la police nationale (IGPN) et de la gendarmerie nationale (IGGN) ont estimé « plausibles », « des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la déontologie policière ».

Pour aller plus loin
Que contient le projet de loi asile-immigration ?Emmanuel Macron a annoncé que l’Etat allait assurer la distribution de repas à CalaisUn an après l’évacuation de la « jungle », les conditions de vie « inhumaines » des migrantsComment fonctionne la politique migratoire entre le Royaume-Uni et la France ?


Le chiffre
600
Environ 600 migrants cherchant à rejoindre l’Angleterre vivent encore à Calais, selon le comptage effectué par l’association L’Auberge des migrants le 2 janvier. Ils sont 350, selon la préfecture du Pas-de-Calais. Tous ne dorment pas dehors, certains sont hébergés par des habitants, et 270 places d’hébergement ont été ouvertes par la préfecture avec le plan « grand froid ». Mardi, Emmanuel Macron a annoncé que l’Etat « allait prendre en charge » la distribution de repas aux migrants à Calais, « de manière organisée, avec des points mobiles. »
Des migrants continuent de mourir en tentant de franchir la frontière. Trois d’entre eux ont perdu la vie sur l’autoroute le 9 janvier et les 22 et 29 décembre 2017.
Un délégué interministériel aux réfugiés bientôt nommé
Un délégué interministériel aux réfugiés, attendu depuis l’été dernier, sera nommé « la semaine prochaine », a annoncé mardi Emmanuel Macron, en plaidant pour une « impulsion forte » à la politique d’intégration. Le chef du gouvernement avait annoncé en juillet la création de ce poste, placé sous la houlette du ministère de l’intérieur, une tutelle qui avait fait grincer des dents du côté des associations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de 110 signataires, dont Elisabeth Badinter, Pierre Rosanvallon et Irène Théry, demande une réforme urgente des lois de bioéthique et l’organisation d’un débat de fond notamment sur la gestation pour autrui.
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édition abonné


« On ne peut plus ignorer les enfants nés par GPA »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de 110 signataires, dont Elisabeth Badinter, Pierre Rosanvallon et Irène Théry, demande une réforme urgente des lois de bioéthique et l’organisation d’un débat de fond notamment sur la gestation pour autrui.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 18h20
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Nous, associations de lutte contre l’infertilité, citoyens engagés en faveur de l’égalité des droits, demandons que le débat qui va s’ouvrir à l’occasion de la révision des lois de bioéthique soit un véritable débat, et de ce fait, inclue la gestation pour autrui (GPA). En effet, cette dernière fait partie des techniques d’assistance médicale à la procréation selon l’Organisation mondiale de la santé qui en a donné une définition précise.
1. Les enfants nés par le recours à la GPA sont là. Ils ont des parents, hétérosexuels ou homosexuels. Ils sont des milliers, de plus en plus visibles, on ne peut plus les ignorer comme des fantômes et faire comme s’ils n’existaient pas. On ne peut pas continuer à bafouer leurs droits en ignorant les jugements de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui ne cesse de condamner la France. La Cour de cassation a proposé une voie discriminante à l’égard des femmes qui ne peuvent porter un enfant puisqu’elle les efface purement et simplement de l’acte de naissance transcrit (filiation paternelle exclusivement reconnue). Pourquoi les adaptations juridiques tenant compte des condamnations de notre pays par la CEDH pour manquement aux droits de l’homme devraient-elles être apportées uniquement par les juges ?
C’est ici le rôle et la responsabilité du législateur, en relation avec la société, de faire évoluer le droit. Nous demandons la transcription intégrale à l’état civil français de la filiation de l’enfant établie légalement à l’étranger à l’égard de ses parents. Les Français y sont favorables dans leur écrasante majorité (71 % - sondage IFOP - juin 2017).
2. Il faut lutter efficacement et avec détermination contre les dérives de la GPA et les mafias qui en profitent, au-delà de la réforme urgente qu’appellent les droits fondamentaux des enfants à leur filiation. Nombreux sont ceux, en France, qui s’alarment à juste titre de la marchandisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le député du Finistère est soupçonné de « prise illégale d’intérêts » alors qu’il était directeur général des Mutuelles de Bretagne.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Affaire Ferrand : le parquet national financier ouvre une information judiciaire

Le député du Finistère est soupçonné de « prise illégale d’intérêt » alors qu’il était directeur général des Mutuelles de Bretagne.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 18h12
   





                        



   


Richard Ferrand n’en a pas fini avec l’affaire des Mutuelles de Bretagne. Le parquet national financier (PNF) a ouvert une information judiciaire le 12 janvier pour « prise illégale d’intérêts » après la plainte déposée en novembre de l’association Anticor contre l’ancien ministre, selon une information du Canard Enchaîné dont Le Monde a eu confirmation mardi 16 janvier. Le juge d’instruction désigné pour enquêter est le doyen des juges d’instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke.
Le parquet de Brest avait classé l’affaire sans suite en octobre 2017 mais l’association avait porté plainte un mois après pour relancer l’enquête. La plainte portait sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.
« Nous étions en attente de la suite de la procédure »
« Cela ne nous étonne pas. Ce n’est que la suite logique de la procédure car nous savions depuis octobre que Anticor avait porté plainte et avait l’intention d’aller jusqu’au bout. Nous étions donc en attente de la suite de la procédure. S’il y a besoin d’autres éléments, on leur fournira », a assuré l’entourage de M. Ferrand au Monde.
Dans sa décision, rendue mi-octobre, le procureur de Brest, Jean-Philippe Récappé, avait fait savoir que « les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie ne sont pas constituées, faute d’un préjudice avéré ». Si M. Récappé avait reconnu que « le parquet de Brest aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire » au sujet de l’éventuelle « prise illégale d’intérêt », cette possibilité avait été écartée car les faits avaient été considérés comme prescrits.
Mutuelles de Bretagne
En mai 2017, Le Canard Enchaîné avait révélé que, alors que les Mutuelles de Bretagne cherchaient un endroit pour relocaliser l’un de leurs centres de soin dans le centre de Brest, Richard Ferrand, alors directeur général des Mutuelles, avait organisé l’achat de locaux rue George-Sand par sa compagne Sandrine Doucen, pour qu’elle les loue aux Mutuelles dans la foulée.

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                L’affaire Richard Ferrand en cinq points



A l’époque, le PNF avait déclaré que ces faits n’entraient pas dans son « champ de compétence » et n’avait pas ouvert d’enquête préliminaire. M. Ferrand, tout juste nommé ministre, avait démissionné avant d’être nommé président du groupe La République en Marche (LRM) à l’Assemblée nationale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La journaliste et réalisatrice Stefania Rousselle a passé l’été sur les routes de France pour entendre des histoires de cœur. En juillet, Julie s’est confiée à elle.
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L’été de l’amour : « Pendant des années, on s’est vus en secret »


                      La journaliste et réalisatrice Stefania Rousselle a passé l’été sur les routes de France pour entendre des histoires de cœur. En juillet, Julie s’est confiée à elle.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 17h45
    |

                            Stefania Rousselle







Julie Lafourcade, 32 ans, et Jean-Pierre Nouailles, 71 ans, propriétaires du restaurant Le Fromage rit, à Moissac (Tarn-et-Garonne), en juillet 2017. 

   


« J’ai toujours été une enfant super sage et très bonne à l’école. Je suis fille unique. J’étais très solitaire. Pas de garçons, pas d’amis. Rien que mes études.
J’ai 17 ans et demi. Comme chaque année, je vais au bal musette avec ma mère. Mon père y tient un stand. J’ai envie d’un Coca. Je vois un homme accoudé au bar buvant une pression. Il est classe. Il est beau. Il a du style. Je commence à lui parler. On parle pendant des heures. Il a 55 ans.
Je veux le revoir. Je me renseigne pour savoir où il habite. A l’époque, je passe mon bac, je révise. Et, pendant une de mes pauses, je décide d’aller chez lui, à la ferme. Il est là. C’est de nouveau le coup de foudre, comme une princesse.
Le problème quand tu as 17 ans et que tu tombes amoureuse d’une personne âgée, c’est que tu te poses plein de questions : est-ce que j’ai un problème psychologique ? Est-ce que je n’ai pas réglé mon Œdipe ?
Je n’ai aucune expérience. Mon premier baiser, c’est avec lui.
« Je n’osais pas avouer cette relation à mon père »
Pendant des années, on s’est vus en secret, avec Jean-Pierre. Ma mère était décédée entre-temps, et je n’osais pas avouer cette relation à mon père. Quand je suis partie à la fac, je n’avais pas encore 18 ans. Et, quand je rentre le week-end, Jean-Pierre vient me chercher au train, et je me cache dans le coffre de sa voiture pour qu’on ne me voie pas. On ne va pas au marché ensemble. Ni à la piscine. L’expression « pour être heureux, vivons cachés », c’est ce qu’on a fait pendant quatre ans. Sauf que ça nuit à la relation. Jean-Pierre veut que ça sorte, mais je n’y arrive pas.
Et puis, un jour, on va à Montauban faire des courses. Je marche main dans la main avec Jean-Pierre, et on se retrouve nez à nez avec mon père. Il me dit : “C’est simple, c’est cet homme ou moi. C’est ça ou tu prends tes affaires et je ne veux plus te voir.” Alors j’ai pris mes affaires, et je suis partie vivre chez Jean-Pierre. Mon père, je ne l’ai pas vu pendant sept ans. Je suis plus jeune que les enfants de Jean-Pierre, mais eux m’ont tout de suite acceptée. Ma famille, elle, m’a rejetée.
Je suis tombée amoureuse de Jean-Pierre parce qu’il avait vu le monde. Il me parlait de musées, de cinéma, d’agriculture, de fleurs. Et ça m’a séduite, au-delà du charisme du personnage. Et, au fil de notre relation, je me suis aperçue qu’il était sensible, qu’il était courageux. Il a su jouer le rôle d’amoureux et de papa quand je n’étais pas sûre de moi.
« On se dit que, si je m’en sors, on se marie »
J’ai 25 ans. Je ne me sens pas bien. Je vais consulter. Cancer du sein. On me dit que ce n’est pas opérable, que c’est trop avancé. Je commence une chimiothérapie. On m’enlève un sein. J’apprends que j’ai un cancer métastatique, que je ne pourrai jamais en guérir.
Deux ans après, je suis remise de mon cancer. Je suis bien. Avec Jean-Pierre, on ouvre le restaurant. Mais j’ai mal aux os. Au tibia, surtout. Cancer des os, cette fois-ci. Je rentre dans un programme d’essai thérapeutique à Toulouse. Je teste des médicaments qui ne sont pas sur le marché. Je touche du bois, pour l’instant, ça marche.
Mais, l’année dernière, je frôle de nouveau la mort. Avec Jean-Pierre, on se dit que, si je m’en sors, on se marie. C’est ce qui s’est passé. Mon amour pour lui est intense, exclusif et exponentiel. Il est inaliénable. Il est fort. Il me submerge. La raison n’a pas sa place.

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                L’été de l’amour : « Je suis rentré avec lui le soir même et ne suis jamais reparti »



Je peux mourir à n’importe quel instant. Je le sais. Mais je suis dans la vie. Il y a une phrase que j’aime bien me dire depuis que je suis malade, et qui me fait pleurer, c’est : “Je l’ai vécu.” Oui, je l’ai vécu, le grand amour. Je l’ai ressenti. C’est ça le plus important. D’avoir ressenti cette émotion. Ça peut être futile. Ça peut être une envolée de papillons dans le ventre. Le cœur qui bat. Ça peut être perdre ses moyens ou se sentir surpuissant. La vie, elle vaut d’être vécue pour ce sentiment. C’est ça que je me dis. »
Retrouvez la série sur Instagram : @stefaniarousselle



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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Dans un rapport à paraître mercredi, la juridiction s’inquiète de l’augmentation du coût de construction du nouveau réseau de lignes de métro.
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La Cour des comptes dresse un constat sévère du coût du Grand Paris Express

Dans un rapport à paraître mercredi, la juridiction s’inquiète de l’augmentation du coût de construction du nouveau réseau de lignes de métro.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 17h46
   





                        



Le tunnel en direction de la Porte de Clichy. Cette partie de l'ouvrage est déjà bien avancée, le radier horizontal destiné à accueillir les voies ferrées a déjà été aménagé. Le 21/12/2017.
   Le tunnel en direction de la Porte de Clichy. Cette partie de l'ouvrage est déjà bien avancée, le radier horizontal destiné à accueillir les voies ferrées a déjà été aménagé. Le 21/12/2017.



La Cour des comptes dresse un constat alarmant sur le Grand Paris Express dans un rapport à paraître mercredi 17 janvier. Il évoque la dérive continuelle des coûts, émet de sérieux doutes sur le respect des échéances olympiques de 2024, et souligne le risque pour les finances publiques à court et à moyen terme.
Le Grand Paris Express est un nouveau réseau de lignes de métro automatiques visant à désengorger le réseau actuel et à relier entre eux les départements de la proche couronne parisienne.
« La Cour croit nécessaire d’alerter sur le dérapage considérable du coût prévisionnel du projet de Grand Paris Express », peut-on lire dans ce rapport qui évoque des dépenses totales désormais estimées à 38,5 milliards d’euros, à comparer à un coût initial de 25,5 milliards, fixé par le gouvernement en 2013.

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                Le chantier du Grand Paris Express dérape



Alors que l’ouverture partielle de ce réseau est envisagée pour l’accueil des Jeux olympiques à Paris en 2024, la Cour fait part de ses « sérieuses interrogations sur la capacité à respecter les échéances olympiques ».
Elle s’inquiète également de la soutenabilité du modèle économique, de la dérive des coûts du projet, combinée à des incertitudes quant aux recettes attendues, conduisant à « s’interroger sur le caractère amortissable de (la) dette (du projet) à long terme ».
La Cour des comptes préconise de « stabiliser » le coût du projet
Au-delà, la Cour déplore une incidence « significative » du chantier sur les comptes publics, jugeant qu’il « pèsera sur la trajectoire de dépenses, de déficit et de dette publics de la loi de programmation des finances publiques 2018-2022 ».

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                Quelle sera l’efficacité du Grand Paris Express ?



Forte de ce constat, la Cour préconise une réforme de la gouvernance de la Société du Grand Paris (SGP), structure créée en 2010 et chargée de réaliser le Grand Paris Express pour le compte de l’Etat.
« La gouvernance de la SGP est désormais trop tournée vers la dimension politique du projet et pas assez vers la maîtrise des enjeux, en particulier les objectifs de coûts. »
« Le coût du projet doit désormais être stabilisé » et « ce nouveau coût doit s’imposer à la SGP », souligne la Cour, appelant également à « revoir le calendrier » pour éviter d’« accroître l’instabilité de la maîtrise des risques et des coûts ».

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                Ces lignes déjà menacées du Grand Paris Express



Le Grand Paris Express prévoit la construction de deux cents kilomètres de lignes de métro supplémentaires (à comparer aux deux cent vingt kilomètres existants) avec la création de quatre lignes automatiques circulant dans les départements de la petite couronne et la prolongation de deux lignes existantes (les lignes 11 et 14).

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Arthur et Audrey Kermalvezen, nés par PMA, se battent depuis de longues années pour l’accès à leurs origines des enfants conçus grâce au don.
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Comment Arthur Kermalvezen, né d’un don de gamète anonyme, a retrouvé son géniteur

Arthur et Audrey Kermalvezen, nés par PMA, se battent depuis de longues années pour l’accès à leurs origines des enfants conçus grâce au don.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 18h43
    |

            Gaëlle Dupont








                        



   


Cela faisait plusieurs semaines qu’ils tenaient leurs découvertes secrètes et se demandaient quand ils allaient faire exploser cette bombe. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Le lancement des états généraux de la bioéthique, jeudi 18 janvier, les a décidés. Arthur et Audrey Kermalvezen, âgés de 34 et 37 ans, sont mariés et tous deux nés par procréation médicalement assistée avec don de sperme. Depuis des années, ils luttent ensemble contre l’anonymat à vie des donneurs, comme c’est la règle en France. Ils pensent qu’elle ne tiendra plus longtemps. Et en donnent la preuve.
De simples tests génétiques récréatifs, de ceux qui sont offerts en cadeau de Noël aux Etats-Unis pour connaître les origines géographiques de ses ancêtres, ont permis à Arthur de retrouver son géniteur. Audrey a, quant à elle, eu l’assurance que son frère était né du même donneur qu’elle, et s’est découvert un demi-frère et une demi-sœur.

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                Bioéthique : des Etats généraux pour ouvrir le débat le plus largement possible



Ils n’ont pas fait ces tests « de gaieté de cœur », car la loi française interdit d’y recourir, mais « en dernier recours ». Elle, juriste spécialisée en droit de la bioéthique et lui, commercial dans l’immobilier, ont été auditionnés ensemble et séparément depuis une dizaine d’années par une ribambelle de ministres de la santé, de la famille, de la justice. Ils ont saisi les tribunaux pour avoir accès à tout ou partie de leurs origines personnelles. En vain. « Nous restons inaudibles et invisibles », constate Arthur.
Un besoin médical et existentiel
Si l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules fait partie des principaux thèmes des états généraux de la bioéthique, l’accès à leurs origines des enfants conçus par don ne figure pas au menu des débats. « Nous ne sommes pas contre la PMA, sinon nous ne serions pas là, dit Audrey. Mais nous pensons qu’elle peut être améliorée et humanisée. » Ils souhaitent le maintien de l’anonymat lors du don, mais la possibilité pour l’enfant de connaître l’identité du donneur à sa majorité. Pour eux, cette quête relève du besoin médical (connaître ses antécédents) mais surtout existentiel.
« Nos pères [non biologiques] sont assurés de l’amour que nous leur portons, dit Audrey. Ce que nous voulons, c’est connaître un visage, savoir qui nous a permis de naître. » 
L’« aventure humaine extraordinaire » qu’ils sont en train de vivre commence le 23 septembre. Une dizaine de membres de l’association PMAnonymes (qui en compte 300) ou de proches, tous nés d’un don de gamètes, se réunissent pour procéder à des tests génétiques. Baptisés « ancestry composition », ils ont été achetés 99 dollars (81 euros) pièce sur 23andme.com et expédiés par la poste. Pour savoir si vos ancêtres étaient bretons ou africains, il suffit de placer sa salive dans un tube et d’expédier les échantillons à l’entreprise, qui se charge d’identifier les variants génétiques spécifiques à certaines origines.
Mais celle-ci propose aussi, en option, de participer au programme « DNA relatives » (parents ADN). Après décryptage, elle recherche des correspondances entre les génomes de sa base de données, des « matchs ». « A ce moment-là, l’espoir, c’est d’avoir dans dix ou quinze ans un match avec quelqu’un de la famille du donneur et de remonter le fil », explique Arthur.
« En voyant mon demi-frère et ma demi-sœur, je peux m’imaginer mon géniteur. Je me sens plus ancrée. Et en même temps, je suis inquiète. Combien ai-je de demi-frères et demi-sœurs dans la nature ? », Audrey
Tout va aller plus vite… Trois semaines après, les résultats arrivent. Stupeur : sur les 10 personnes qui ont effectué le test, quatre sont demi-frères et sœurs, donc nés du même donneur. Audrey et son frère, qui ignoraient avoir été conçus avec les gamètes du même homme, et Sophie et David, deux membres de l’association, également frères et sœurs, dont Audrey est proche.
« Je suis ravie, dit Audrey. En voyant mon demi-frère et ma demi-sœur, je peux m’imaginer mon géniteur. Je me sens plus ancrée. Et en même temps, je suis inquiète. Combien ai-je de demi-frères et demi-sœurs dans la nature ? » La loi interdit la conception de plus de 10 enfants avec les paillettes de sperme d’un même homme. Dans le cas d’Audrey, elle connaissait deux d’entre eux en ignorant leur lien de parenté. « On nous dit qu’il n’y a pas de risque de consanguinité, ce n’est pas vrai », commente-t-elle.
« Bravo de m’avoir retrouvé »
Arthur, de son côté, se découvre un « match » à 6,28 % avec un certain Larry, qui vit en Angleterre. Larry est un « first cousin », cousin germain. Magie des réseaux sociaux, Arthur le retrouve sur LinkedIn, et entre en contact avec lui sur WhatsApp. « Si je matche avec vous, c’est que le donneur est dans votre entourage familial », explique Arthur. Sans lui donner la réponse, Larry ne dément pas, l’encourage à chercher, lui indique la région française d’où une partie de sa famille est originaire. Et lui livre ce faisant la clé de l’énigme. Larry a composé son arbre généalogique, accessible sur le site Internet Ancestry. Un seul homme de la branche française a l’âge compatible avec un don, le petit frère du grand-père de Larry.

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Arthur a de la chance : son géniteur ne s’appelle pas Paul Durand ou François Martin. Avec seulement un prénom et un nom, il retrouve son adresse. « Voilà trente ans que je cherchais quelqu’un qui vit à une heure trente en voiture de chez moi », s’exclame-t-il. Contrairement à Audrey qui l’a appris à l’âge de 29 ans, Arthur a toujours connu son mode de conception, et explique avoir attendu cette rencontre depuis son plus jeune âge. Mais il ne veut pas l’importuner, ni lui faire peur. Il rédige une lettre, avec l’aide de ses parents, de sa sœur, et de sa femme. « Je m’appelle Arthur, j’ai 34 ans (…) Depuis toujours je me pose la question, à qui dois-je aussi d’être né ? (…) Cela me permettrait de raconter à mes enfants qui est mon géniteur, de leur expliquer d’où ils viennent. (…) J’ai déjà un père, je n’en cherche pas un autre. J’espère du plus profond de mon cœur que vous serez sensible à ma demande. » 
« Il m’a dit qu’on avait l’obstination comme point commun. Et qu’il trouvait très bien que ce que j’ai fait puisse servir aux autres qui cherchent », Arthur
Pour plus de discrétion, Arthur charge des voisins de remettre sa lettre en main propre au donneur, sans témoins. Le 25 décembre, son téléphone sonne. « D’abord, bravo de m’avoir retrouvé, je ne sais pas comment tu as fait, mais bravo », dit la voix. Son géniteur n’a pas choisi le jour au hasard, son appel est un cadeau. Alors Arthur a enfin su où, quand, et « surtout pourquoi » cet homme avait fait ce geste. Donneur de sang régulier, il était sensible à l’idée qu’un couple de parents aide un autre couple à le devenir. Arthur a appris au passage être issu de paillettes congelées pendant dix ans, le don ayant eu lieu dans les années 1970.
« Il m’a dit qu’on avait l’obstination comme point commun, détaille Arthur. Et qu’il trouvait très bien que ce que j’ai fait puisse servir aux autres qui cherchent. » D’autant que le géniteur du jeune homme a appris être porteur d’une maladie génétique rare qu’il pourrait avoir transmise à Arthur et ses enfants, et que ceux-ci doivent donc pratiquer des examens. Une rencontre est prévue mais pour l’instant, ils se sont seulement parlé au téléphone. Et Arthur a vu une photo.



                            


                        

                        


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Faut-il craindre un retour de la rougeole ?

Depuis novembre, 77 cas ont été recensés autour de Bordeaux. En cause, une insuffisance de la couverture vaccinale qui avait permis jusqu’ici d’éradiquer cette maladie.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 18h01
    |

            Mathilde Damgé








                        



   


Depuis le mois de novembre, 77 cas de rougeole (dont douze hospitalisations) ont été recensés dans l’agglomération bordelaise, émanant d’une épidémie sur le campus universitaire de la ville. L’Agence régionale de santé (ARS) met en garde contre une insuffisance de la couverture vaccinale, notamment en Nouvelle-Aquitaine.

[⚠️Alerte sanitaire] Agglomération @Bordeaux : 77 cas de #rougeole recensés sur @BxMetro depuis novembre 2017. Pour… https://t.co/2Zoen0qmMd— ARS_NAquit (@ARS Nouvelle-Aquitaine)


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La rougeole, qui touche habituellement les très jeunes enfants, concerne cette fois aussi des adultes. Des cas potentiellement dangereux. Le point sur l’épidémie actuelle, ses origines et la réponse des autorités sanitaires.
1. La rougeole, une fièvre très contagieuse
La rougeole a trop souvent l’image d’une maladie bénigne, alors qu’elle peut être très grave dans certains cas. La transmission se fait essentiellement par voie aérienne : éternuements ou persistance du virus dans l’air (le virus reste actif pendant deux heures). Le malade devient contagieux la veille de l’apparition des premiers symptômes et le reste jusqu’à cinq jours après le début de l’apparition des boutons. Une personne malade peut à elle seule contaminer quinze à vingt personnes.
La plupart des décès sont dus aux complications de la maladie, explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :
« De sérieuses complications sont plus fréquentes avant l’âge de 5 ans ou chez l’adulte de plus de 30 ans. »
En effet, le virus peut avoir des conséquences neurologiques laissant de lourdes séquelles : cécité, encéphalite (inflammation aiguë du cerveau). Il peut causer aussi des infections graves des poumons.
Au moins dix personnes sont mortes de la rougeole sur la dernière décennie : trois sujets vaccinables mais non vaccinés et sept ayant des contre-indications – bébés trop jeunes, femmes enceintes ou personnes immunodépressives (dont les défenses immunitaires sont largement affaiblies ou inexistantes). En somme, des victimes dont la protection dépendait, de façon volontaire ou pas, de la vaccination des autres.


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Rougeole : 1 500 cas de pneumopathies graves en 9 ans
Du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France.

Source : Santé publique France



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Or l’immunité de groupe, qui permet de protéger ces sujets vulnérables, n’est plus garantie quand la population passe sous un certain seuil de vaccination. Résultat, ces personnes ne sont plus protégées.
2. Pourquoi des gens ont arrêté de se faire vacciner
En 2015, la couverture vaccinale rougeole-oreillons-rubéole (ROR) de la Gironde était de 80,3 % chez les enfants de 2 ans, alors que l’OMS recommande 95 % de couverture. Au niveau national, ce taux est encore plus faible (en dessous de 80 %). En fait, aucun département n’atteint les 95 % de couverture vaccinale à 2 ans pour les deux doses de vaccin, rendant possible une propagation de l’épidémie à toutes les régions françaises.

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Rubéole : aucun département n'a une couverture de 95 %
L’OMS recommande 95 % de couverture vaccinale pour garantir l'immunité de groupe, qui protège les personnes non vaccinées (bébés, femmes enceintes, personnes immunodéficientes...).



Source : INVS Santé publique
Taux de couvertures vaccinales ROR (rougeole, oreillons, rubéole) à 24 mois, en 2015 (onze départements n'ont pas communiqué de données aux autorités sanitaires).



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Cette couverture vaccinale insuffisante peut notamment s’expliquer par la controverse provoquée par une étude parue en 1998 dans la revue The Lancet par le britannique Andrew Wakefield, faisant le lien entre le vaccin ROR et l’autisme. Alors même que l’étude en question a été strictement contredite par tous les travaux de recherche ultérieurs, que la revue l’ayant publiée s’est rétractée, qu’elle était gravement entachée de manquements méthodologiques (elle était basée sur l’étude de douze patients seulement) et motivée par un financement de son auteur, l’impact médiatique qu’elle a eu sur l’opinion occidentale a alimenté une méfiance qui perdure.
La confiance dans les vaccins a été si émoussée qu’en 2016, 41 % des Français interrogés estimaient que les vaccins ne sont pas sûrs, un record mondial. Selon des résultats du Baromètre santé, publié en octobre, les Français sont favorables à 75 % à la vaccination. Mais cette proportion dépassait 90 % au début des années 2000.

        Lire aussi :
         

                L’efficacité des vaccins en onze maladies



3. Les autorités sortent l’artillerie lourde
La rougeole est devenue l’une des bêtes noires des autorités sanitaires françaises, ainsi que de l’ensemble des campagnes antivaccins. Pour la ministre de la santé, Agnès Buzyn, lors d’un point presse le 5 janvier :
« Quand on prend la décision de désinformer l’opinion publique, qu’on fait circuler des fausses informations et que des familles hésitent et ne font pas vacciner des enfants, et que ces familles perdent un enfant de méningite, aujourd’hui elles ne peuvent pas se retourner contre ces distilleurs de mauvaises informations. Et donc les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités. »
Depuis le 1er janvier, quel que soit l’âge, les autorités imposent donc une obligation vaccinale (et les enfants non vaccinés ne seront plus admis dans les crèches et écoles à partir du 1er juin) :
une première dose du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole à 12 mois ;une seconde dose du vaccin entre 16 mois et 18 mois ;pour les enfants, adolescents et adultes nés depuis 1980 et n’ayant pas reçu les deux doses préconisées, un rattrapage peut se faire à n’importe quel âge.


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Le nombre de cas de rougeole au plus haut depuis 5 ans
La dernière résurgence de l'épidémie de rougeole, entre 2009 et 2011, avait été résorbée en 2012.

Source : INVS Santé publique



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La France n’est pas le seul pays concerné par cette résurgence de la rougeole. Les hôpitaux italiens ont aussi été confrontés à une hausse brutale des cas. La Roumanie doit, de son côté, combattre une épidémie très active avec plus de trente morts depuis deux ans.



                            


                        

                        


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Emmanuel Macron a annoncé que l’Etat allait assurer la distribution de repas à Calais

A travers ce déplacement dans le Pas-de-Calais, mardi, le chef de l’Etat voulait rappeler les grands principes de la politique migratoire qu’il entend mener.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 18h32
    |

            Maryline Baumard








                        



   


A Croisilles et à Calais, entre soleil et nuages, pour sa première sortie de terrain sur le thème des migrants, Emmanuel Macron avait souhaité voir, mardi 16 janvier, deux visages du département du Pas-de-Calais, qui concentre une bonne part de la pression migratoire que connaît la France aujourd’hui. Un département qui allie « courage » et « générosité », comme a tenu à le souligner le chef de l’Etat.
A travers ce déplacement, le chef de l’Etat voulait avoir l’occasion de rappeler les grands principes de la politique migratoire qu’il entend mener. Il s’était aussi fixé un double objectif : pacifier un débat électrisé ces dernières semaines et préparer le sommet franco-britannique qui se déroulera à Sandhurst, jeudi 18 janvier, et au cours duquel seront évoqués, avec Londres, les moyens d’améliorer la gestion commune de cette frontière où se pressent encore quelque six cents migrants, dans des conditions difficiles.
Trois points, a annoncé Emmanuel Macron, seront discutés jeudi : le cas des mineurs isolés, que les Britanniques prennent trop peu souvent en charge ; la coopération politique ; et l’obtention de fonds pour un développement économique de Calais.

Soutien au projet de loi asile-immigration
L’annonce la plus importante à la mi-journée a été que l’Etat allait prendre à sa charge la nourriture des migrants présents à Calais. « Nous allons le faire de façon organisée », a dit M. Macron. Depuis l’évacuation de la « jungle », à la fin d’octobre 2016, ce sont les associations qui gèrent ce poste. Le chef de l’Etat s’en est d’ailleurs pris à ces dernières, les accusant de façon dure et insistante de dissuader les migrants d’aller vers les centres d’hébergement.
Lors de sa prise de parole, M. Macron a exprimé un soutien au projet de loi asile-immigration porté par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Il a cautionné le passage de la durée maximale de rétention de quarante-cinq à quatre-vingt-dix jours, observant qu’en Allemagne cette durée est de cent quatre-vingts jours. Sous doute pour rééquilibrer un texte jugé par certains, notamment à gauche, comme très coercitif et peu axé sur l’accueil, il a suggéré que des « propositions ambitieuses » sur l’intégration pourraient « alimenter le projet de loi », citant « le volume de cours de français », comme un « engagement en matière de formation professionnelle adapté aux filières en tension ».
Il a par ailleurs rappelé les efforts promis en matière de logement des réfugiés, soit vingt mille logements d’ici à la fin de 2018 pour les réfugiés, et a promis qu’un délégué à l’intégration des réfugiés serait nommé en conseil des ministres.

        Lire :
         

          Que contient le projet de loi asile-immigration ?



Peu de propositions de « mise à l’abri »
Dans la matinée, le chef de l’Etat s’est intéressé à l’accueil proposé aux exilés de Calais. Entre le démantèlement de la « jungle«  et l’été 2017, peu de propositions de « mise à l’abri » ont été faites aux exilés qui étaient restés là et à ceux qui y sont revenus. La seule politique à l’œuvre a été la dissuasion, même si officiellement la préfecture a fait valoir quelques départs vers les centres d’accueil et d’orientation (CAO).
Puis, il y a eu le coup de tonnerre du 31 juillet. Ce jour-là, le Conseil d’Etat a condamné l’Etat et la ville de Calais à un peu plus d’humanité. S’en est ensuivie la réorganisation des quelques centres d’accueil avec l’idée qu’il fallait y procéder à une évaluation des statuts administratifs des exilés.
Trois centres d’accueil et d’examen des situations administratives (CAES) ont été ouverts dans les Hauts-de-France, qui ne font pas le plein et connaissent des départs nombreux avant que les migrants ne soient envoyés en préfecture.
A Croisilles, « nous avons un taux d’évaporation de 33 % », a expliqué le directeur, Guillaume Alexandre, lors de la visite du chef de l’Etat. Le taux monte à 70 % globalement pour les trois structures du département. Pourtant, M. Macron s’est félicité de ces structures, qui ont permis de réduire à un mois la demande d’asile.
La peur d’être assigné à résidence et renvoyé
Cela traduit l’inadéquation entre l’offre et les attentes des migrants. Ces derniers ont « quasiment tous laissé des empreintes ailleurs en Europe, et ne veulent donc pas être emmenés dans ces centres, puisqu’ils risquent d’être assignés à résidence, et renvoyés vers l’Italie le plus souvent », rappelle un membre d’une association. Cela n’a pas empêché Gérard Collomb, d’annoncer, dimanche 14 janvier, que l’expérience était concluante et que deux cents places par région seraient ouvertes (deux mille six cents au total, dont la moitié avant la fin de janvier).

        Lire :
         

          Calais : des associations portent plainte contre la confiscation des biens des migrants



M. Macron déclaré, mardi, que « la mise à l’abri des migrants demeur[ait] un objectif prioritaire des services de l’Etat ». Et le chef de l’Etat a instamment répété que ceux-ci devaient aller dans les centres d’accueil.
M. Macron a profité de l’occasion pour rappeler la nécessité d’aller vers « un office européen de l’asile », « une plus grande convergence de nos législations », laissant entendre qu’en attendant, les accords de Dublin devaient continuer à être appliqués.
M. Macron a tenu également à rappeler le problème spécifique des mineurs isolés qui se trouvent à Calais et qui cherchent à rejoindre de la famille en Grande-Bretagne. Soulignant que vingt-cinq mille d’entre eux sont arrivés en France en 2017 et que deux mille deux cents sont accueillis dans le département, il a dit espérer « de la part de nos amis britanniques, une réponse sur ce sujet ». Cette phrase sous-entend qu’il veut demander, jeudi, une prise en charge beaucoup plus systématique des mineurs de cette zone.
« Prime exceptionnelle » aux forces de l’ordre
Le chef de l’Etat doit rencontrer les associations, mardi, en fin de journée, en sous-préfecture. Avant de leur parler, il avait toutefois choisi de s’adresser aux forces de l’ordre. Celles qui sont affectées en permanence à Calais auront droit, cette année, à une « prime exceptionnelle ». Ils sont onze cent soixante fonctionnaires à intervenir en permanence pour sécuriser la frontière, pour éviter les tentatives d’intrusion dans les infrastructures (Eurotunnel, port) ou dans les camions, et pour lutter contre les passeurs.
Le président de la République leur a adressé ses remerciements pour leur « mission hors normes » et les a défendus, sous-entendant que les accusations de violences n’étaient pas fondées. « Des fonctionnaires, quels qu’ils soient, ne se comportent pas comme on le dit », a-t-il dit, déplorant que « certains écrivent sans venir le vérifier eux-mêmes ».
Evoquant des « réveils la nuit », « la confiscation des biens personnels » dénoncés par des associations, M. Macron a dit qu’il ne pensait pas que ces faits étaient avérés. « Mais si cela est fait, cela sera sanctionné. Ma réaction sera sans faille », a poursuivi le chef de l’Etat, promettant des sanctions administratives et demandant que « ceux qui assistent à de telles scènes les dénoncent » . Une circulaire sera adressée aux forces de l’ordre, auxquelles il a demandé de travailler « dans le respect exemplaire de la déontologie policière ».
Les acteurs économiques locaux devaient, eux aussi, rencontrer M. Macron, soucieux de pouvoir saluer ce qu’il qualifie de « redémarrage » de l’économie locale. Un dialogue est également prévu avec l’équipe municipale. La maire de Calais, Natacha Bouchart, qui tente d’empêcher sa ville de basculer vers le Front national, devait rappeler que « le problème des migrants à Calais reste entier » à ses yeux, même si la tolérance zéro empêche la reconstitution de campements.

Une politique articulée en cinq points
La politique qu’entend suivre Emmanuel Macron en matière migratoire a été déclinée dans le plan présenté le 12 juillet 2017 par le premier ministre. Elle s’articule en cinq points. Le premier est de « mieux maîtriser les flux migratoires », comme le chef de l’Etat l’a rappelé à maintes occasions. La diminution escomptée des entrées en France devant permettre dans un second temps, selon l’exécutif, de « mieux accueillir les demandeurs d’asile ». Pour que cela soit possible, il faut toutefois, dans le même temps, « accélérer le traitement des demandes d’asile » (3e point) et « rendre plus efficaces les lois d’éloignement » (4e point). Selon le gouvernement, cela doit finalement conduire à « favoriser l’intégration des réfugiés » (5e point).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Marc Renner, président de la conférence des écoles d’ingénieurs, estime qu’il faut créer un système dans lequel les apprentis-ingénieurs accéléreront l’innovation et la compétitivité des entreprises françaises.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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« La réforme de l’apprentissage doit renforcer l’accès au titre d’ingénieur, et non le fragiliser »

Dans une tribune au « Monde », Marc Renner, président de la conférence des écoles d’ingénieurs, estime qu’il faut créer un système dans lequel les apprentis-ingénieurs accéléreront l’innovation et la compétitivité des entreprises françaises.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 15h00
    |

Marc Renner (Président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI))







                        



                                


                            
Tribune. Les ingénieurs français sont réputés mondialement pour leurs compétences et constituent un atout pour l’économie du pays. Pour réussir, la réforme de l’apprentissage préparée par le gouvernement devra permettre à nos jeunes ingénieurs de contribuer davantage encore à la compétitivité de nos entreprises, qui peinent à recruter : l’étude annuelle 2016 de Pôle Emploi sur les difficultés de recrutement des entreprises établissait que les ingénieurs étaient les salariés les plus difficiles à recruter.
En 2017, l’OCDE confirmait ce phénomène en relevant la pénurie de compétences en ingénierie en France par rapport à la demande. Or, en regard de ce manque d’ingénieurs en France, on constate que près d’un ingénieur français sur six travaille à l’étranger. Retenir les « talents » est donc un enjeu de compétitivité pour les entreprises, notamment industrielles, présentes en France.
le nombre d’apprentis-ingénieurs a augmenté de 32 % sur les cinq dernières années
Le recrutement par la voie de l’apprentissage constitue un moyen de plus en plus prisé par les entreprises françaises pour attirer les jeunes ingénieurs et les fidéliser, et nos écoles sont à l’écoute de ce besoin : le nombre d’apprentis-ingénieurs a ainsi augmenté de 32 % sur les cinq dernières années, et représente désormais 15 % du nombre total d’ingénieurs diplômés chaque année.
Les filières de l’apprentissage sont particulièrement favorables aux PME de nos territoires, car elles leur permettent de recruter des ingénieurs issus des écoles « voisines », le réseau des écoles s’étendant à toute la France ; sans cette proximité à la fois géographique et stratégique, ces PME ou ETI n’auraient pas forcément pu recruter de tels profils.
Un tremplin efficace
Du côté des formations, l’alternance, gratuite et rémunérée pour les élèves-ingénieurs, est très attractive et constitue un tremplin efficace vers l’emploi : les apprentis-ingénieurs connaissent une insertion professionnelle...




                        

                        


<article-nb="2018/01/16/19-10">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le démographe Gilles Pison analyse les données publiées par l’Insee mardi qui témoignent d’une érosion de la croissance de la population française.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/01/16/19-11">
<filnamedate="20180116"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180116"><AAMMJJHH="2018011619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ En France, une hausse de 10 % des espaces verts autour des ­habitations pourrait permettre d’économiser chaque année 56 millions d’euros sur les traitements de l’asthme, et 38 millions sur ceux de l’hypertension artérielle.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le bonheur est dans le parc

En France, une hausse de 10 % des espaces verts autour des ­habitations pourrait permettre d’économiser chaque année 56 millions d’euros sur les traitements de l’asthme, et 38 millions sur ceux de l’hypertension artérielle.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 14h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Petit sondage à l’usage des lecteurs citadins : à quelle distance est le parc le plus proche de votre domicile (ou de votre lieu de travail), et qu’y avez-vous fait la dernière fois que vos pas vous y ont porté ? Pour les employés du Monde, Montsouris est à 1,1 km, soit 1 500 à 1 800 pas. L’équipe des « runners » du journal y trottine au moins une fois par semaine. Ce poumon de 15,5 hectares du 14e arrondissement de la capitale est aussi un lieu privilégié pour marcher, organiser des pique-niques, bouquiner au bord du lac pendant que les enfants profitent des aires de jeux. Ou pratiquer d’autres activités plus ou moins avouables. « Le parc Montsouris c’est le domaine/où je promène mes anomalies/où j’me ­décrasse les antennes/des mesquineries de la vie », chanta Jacques Higelin. Mais qu’on s’y décrasse les antennes, les poumons ou les gambettes, les parcs et autres espaces verts urbains sont indiscutablement des vecteurs de santé mentale et physique, dont les effets sont de mieux en mieux établis par la science.
Même sans y mettre les pieds, un îlot de nature peut être bénéfique pour notre organisme, comme en témoignage une étude américaine publiée en 1984 dans la revue Science. Roger Ulrich a suivi la convalescence de 46 patients opérés de la vésicule biliaire, une moitié bénéficiant d’une chambre donnant sur des arbres, l’autre ayant vue sur un mur de brique. Devinez quel groupe a consommé moins d’antalgiques, et a quitté l’hôpital en moyenne un jour plus tôt ! ­Depuis, des centaines d’études ont exploré d’une ­façon ou d’une autre les liens entre ­espaces verts ­urbains – dont la définition est éminemment variable – et santé. Cette abondante littérature a été décortiquée dans un passionnant rapport du bureau ­européen de l’Organisation mondiale de la santé de novembre 2016, intitulé « Urban Green Spaces and Health ». On y découvre par exemple que des études menées en Australie,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ A la rentrée 2017, 18 box vitrés ont été installés dans des tribunaux d’Ile-de-France, provoquant la fronde des avocats.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Les écoles de commerce et d’ingénieurs recrutent une partie de leurs élèves après un bac + 2 à + 4. Une manière de diversifier les profils, y compris socialement, et de faire une place à ceux qui « ne sont pas faits pour étudier en classe préparatoire ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Intégrer une grande école sans prépa, grâce aux admissions parallèles

Les écoles de commerce et d’ingénieurs recrutent une partie de leurs élèves après un bac + 2 à + 4. Une manière de diversifier les profils, y compris socialement, et de faire une place à ceux qui « ne sont pas faits pour étudier en classe préparatoire ».



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 18h20
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            Eric Nunès








                        



   


Devenir un « Barjot », un « Expert » ou un « Costaud » ? A 18 ans, Quentin Darmaillac pense, respire et rêve hand-ball. Le jeune homme regarde l’équipe de France imposer son empreinte sur les grands championnats de la planète tout en intégrant, bac ES en poche, une classe préparatoire aux grandes écoles de commerce. Il abandonne après quatre mois : « j’étais perdu », confesse-t-il. Après une réorientation vers un Institut universitaire de technologie (IUT) et quelques pépins physiques, Quentin abandonne son rêve de devenir un cadre de l’équipe de France, obtient son DUT de technique de commercialisation et intègre, via un concours en admissions parallèles, Kedge Business School, à Bordeaux. Et il a aujourd’hui un pied dans le management d’une des plus célèbres marques de sport au monde.
Avoir lâché la prépa pour un enseignement moins théorique, « c’est le meilleur choix de ma vie », témoigne-t-il. Selon les derniers chiffres de la Conférence des grandes écoles (CGE), environ 60 % des étudiants qui intègrent une école de management ou d’ingénieurs ne sont pas passés par une classe préparatoire. Jean-François Fiorina, directeur adjoint de Grenoble Ecole de management, reconnaît :
« Les admissions parallèles apportent de la diversité, des talents qui se révèlent au fur et à mesure de la progression dans les études. »
Pourquoi faire le choix d’un parcours moins linéaire que la classique « voie royale » des classes prépa ? Parce que tout le monde, « même parmi les élèves les plus brillants scolairement, n’est pas fait pour étudier en classe préparatoire », souligne Chantal Dardelet, directrice du centre égalité des chances de l’Essec et animatrice du groupe ouverture sociale de la CGE. Multiplier les voies d’entrée possibles, c’est offrir des opportunités à des étudiants aux profils variés.
Un remède à « la consanguinité des profils »
Les admissions parallèles sont un remède à « la consanguinité des profils dans nos classes », assène Didier Degny, directeur des programmes de l’école d’ingénieurs Esiee :
« Elles permettent d’ouvrir les grands établissements à d’autres jeunes que des fils de cadres dirigeants et d’enseignants. »
Alors que la classe préparatoire est considérée comme une clé d’insertion professionnelle par les familles aisées, « l’obtention d’un diplôme intermédiaire rassure beaucoup celles qui sont plus modestes », témoigne également Mme Dardelet. Car le corollaire d’un cursus long est le financement. Cinq années d’études, c’est la perspective d’« un retour sur investissement plus tardif », poursuit-elle. Une première étape, en deux ou trois ans, atténue la pression portée sur les épaules de l’étudiant et de sa famille, et lui permet de prendre conscience de ses capacités et des opportunités que lui ouvriront des études plus longues.
Ensuite, en ouvrant leurs portes au-delà des 40 000 places que fournissent les classes préparatoires, les grandes écoles augmentent le nombre d’étudiants susceptibles de suivre leurs formations et renforcent ainsi leur modèle économique. Elles répondent aussi à la demande des entreprises. Si la qualité des élèves issus des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) est unanimement reconnue, d’autres profils sont également attendus par un monde professionnel en perpétuel mouvement. « Les entreprises ont besoin de profils atypiques, celui de l’étudiant scolaire et brillant ne répond pas seul à leurs besoins », constate Nathalie Hector, directrice des programmes de Kedge Business School, qui recrutera, en 2018, 600 élèves de classes préparatoires et 760 étudiants en admissions parallèles, à l’issue d’un bac + 2, + 3 ou + 4.
Qualité de l’enseignement
Du brassage des compétences naît également la qualité de l’enseignement. Quentin Darmaillac, l’amateur de hand qui a goûté quelques mois de classe préparatoire avant de faire le choix d’un IUT, témoigne : 
« Lorsque les étudiants issus de différents horizons se retrouvent dans la même classe, on constate que ceux issus de classe préparatoire savent mieux structurer leur travail. Ils ont des facilités en mathématiques qu’ils peuvent transposer en comptabilité, en finance, gestion budgétaire. Mais ceux issus d’un BTS ou d’un IUT ont déjà derrière eux de nombreux mois de stages en entreprise. Ils ont appris à travailler collectivement et comprennent mieux les rouages du collectif. Or, il faut du savoir, mais il faut aussi du savoir-être. »
Se confronter à des approches différentes est également un plus pour les étudiants. « La multiplicité des parcours de chacun entraîne des confrontations multiculturelles enrichissantes », observe Mme Hector. Un constat que partage Didier Degny au sein de son école d’ingénieurs :
« Les élèves issus de classes préparatoires sont plus forts en science fondamentale, alors que les élèves en provenance d’IUT ont des connaissances techniques. Cela crée une dynamique pédagogique intéressante. »
Il demeure toutefois que toutes les grandes écoles n’ont pas la même exigence en matière de sélectivité. « Il faut que la promesse d’un accès privilégié à l’emploi soit conservée », rappelle M. Fiorina. A titre d’exemple, l’Essec a proposé 395 places aux élèves de prépa à la rentrée 2017, et un peu plus d’une cinquantaine à des étudiants français et internationaux, via les admissions sur titres français et international.
Triés sur le volet, [les étudiants] doivent convaincre l’école de la pertinence de leur projet de management
Pour la grande école francilienne, pas question de franchir la porte avec un BTS. Les candidats doivent être déjà titulaires d’une équivalence bac + 4 pour intégrer l’école en master 1 (bac + 4 également). Triés sur le volet, ils doivent convaincre l’école de la pertinence de leur projet de management, quelle que soit leur provenance ou leur formation initiale : économie-gestion, sciences, sciences humaines, pharmacie… c’est ce mélange d’étudiants aux parcours et aux compétences multiples qui doit produire l’alchimie de l’excellence.
HEC, aux tout premiers rangs mondiaux des « business schools » selon les classements internationaux, demeure, elle aussi, surtout fidèle aux classes préparatoires. « C’est grâce à ce concours que nous avons créé la qualité d’HEC », souligne Julien Manteau, directeur de la stratégie et du développement :
« Nous sommes toujours impressionnés par les élèves que nous recrutons via les classes préparatoires ; leurs qualités d’analyse, de synthèse, de conceptualisation sont bluffantes. »
A l’exception de passerelles ouvertes pour quelques dizaines d’élèves via des partenariats avec Sciences Po, Paris-I en droit et quelques écoles d’ingénieurs, la voie royale des prépas constitue la meilleure chance pour un étudiant français d’intégrer cette grande école. « Mais il existe d’autres écoles et des bonnes, insiste Quentin Darmaillac, et pour les rejoindre, il ne faut pas hésiter à choisir les admissions parallèles. » 

Tout savoir sur les admissions parallèles pour intégrer une grande école à bac + 2, + 3 ou + 4
Toutes les grandes écoles de commerce et d’ingénieurs recrutent-elles en admissions parallèles ? Celles-ci sont-elles un plus sûr moyen qu’une classe prépa d’accéder à de telles études ? Les admis sur titres s’intègrent-ils facilement dans les établissements puis sur le marché du travail ? Voici nos principaux articles parus sur ce thème :

        Décryptage :
         

          De l’université vers les grandes écoles, une voie royale négligée




        Zoom :
         

          Les grandes écoles les plus prestigieuses recrutent peu hors des prépas




        Compte-rendu :
         

          Ecoles de commerce : « Si on veut être PDG du CAC 40, mieux vaut faire une prépa »




        Enquête :
         

          Dans les grandes écoles, « prépa » et « admis sur titres », camarades et rivaux




        Témoignages :
         

          Ils ont intégré Polytechnique, Normale Sup et HEC par une voie détournée




        Témoignage :
         

          O21. « Après un bac techno et un BTS, j’ai travaillé d’arrache pied pour entrer à l’EM Lyon »




        Témoignage :
         

          « Mon BTS m’a permis d’intégrer une école de commerce »



Retrouvez toute l’actualité des admissions parallèles sur notre rubrique lemonde.fr/admissions-paralleles/





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le nombre d’enfants par femme est de 1,5 en Allemagne, contre 1,35 en Italie et en Espagne.
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Les taux de fécondité européens à la lumière des politiques familiales

Le nombre d’enfants par femme est de 1,5 en Allemagne, contre 1,35 en Italie et en Espagne.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 12h24
    |

                            service international








                        



                                


                            
En France, le taux de fécondité des femmes s’affiche en baisse, mais reste, à 1,88 enfant par femme, l’un des plus forts d’Europe, selon les chiffres publiés par l’Insee mardi 16 janvier. Chez les pays voisins, la situation du marché de l’emploi et les politiques familiales influent sur ce taux, et le dynamisme démographique demeure un enjeu politique.

Allemagne
Dans la période récente, c’est chaque année une petite satisfaction : le taux de fécondité est en hausse. A 1,5 enfant par femme, il a renoué avec son niveau de 1982. En 2016 (dernières données disponibles), le nombre de naissances a même atteint un nouveau pic, à 792 000, confirmant une nette remontée depuis 2011, où l’Allemagne avait enregistré un minimum à 663 000 naissances.
Le pays enregistre les effets d’une politique familiale volontariste mise en place durant le premier mandat d’Angela Merkel, qui avait introduit le salaire parental et considérablement augmenté le nombre de places en crèche. Les effets sont nets : selon l’office fédéral des statistiques, le taux de fécondité des femmes allemandes a bondi de 1,34 à 1,43 entre 2011 et 2015, avec un record en Saxe, dans l’Est du pays, à 1,59. Mais les experts estiment que c’est la forte hausse de l’immigration depuis 2009 qui a permis à l’Allemagne de faire progresser le plus sa natalité. Le taux de fécondité des femmes d’origine étrangères était de 1,95 en 2015.
Royaume-Uni
Le taux de fécondité, qui avait atteint 1,94 enfant par femme en 2012 après une remontée continue depuis le début des années 2000, est retombé à 1,8 en 2016, largement au-dessous du seuil de renouvellement. Plus obsédés par l’équilibre budgétaire que par la vivacité démographique, les gouvernements conservateurs qui se sont succédé depuis 2010 cherchent à décourager la naissance d’un troisième enfant dans les familles modestes. Ainsi, les troisièmes enfants nés depuis le 6 avril 2017 ne donnent plus droit à un avantage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Editorial. Le nombre de naissances en France est en baisse pour la troisième année consécutive, selon les données publiées par l’Insee mardi.
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Baisse de la natalité : il faut redonner du sens à la politique familiale

Editorial. Le nombre de naissances en France est en baisse pour la troisième année consécutive, selon les données publiées par l’Insee mardi.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 16h32
   





                        


Editorial du « Monde ». Pendant des années, la France a fait figure de paradoxe en Europe en matière de natalité. Même si les Français apparaissaient parmi les peuples les plus pessimistes du monde, ils continuaient inexorablement à être – avec les Irlandais – les plus féconds du Vieux Continent. Mais, depuis 2012, on observe un lent, mais régulier, ralentissement de ce dynamisme démographique.
Le taux de fécondité, qui avait largement progressé depuis 2002, est passé sous la barre des deux ­enfants par femme, pour tomber à 1,88 en 2017. Le solde naturel, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les ­décès, avec 164 000 personnes, n’a jamais été aussi faible depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

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                Natalité  : vers la fin de l’exception française



Même si la population française reste légèrement en croissance, ces chiffres doivent nous alerter pour au moins deux raisons. La première est d’ordre économique. Une natalité dynamique est cruciale en termes de solidarité nationale, car le renouvellement des jeunes générations permet de contribuer au financement des retraites des plus âgés. Le ressort psychologique est tout aussi important. Faire des enfants traduit une certaine foi dans l’avenir, qui est un ressort indispensable à un pays pour se projeter sur le long terme.
Si la tendance du déclin de la natalité semble se dessiner, l’interprétation du phénomène est plus compliquée. Le fait que l’âge moyen à la maternité ne cesse de reculer, pour atteindre aujourd’hui 30,6 ans, joue un rôle déterminant. Rallongement des études, entrée compliquée dans la vie active en raison d’un marché de l’emploi peu porteur, décision plus tardive de se mettre en couple sont autant de raisons qui conduisent à faire des enfants au-delà de la trentaine. Face à la demande de plus en plus forte de recours à la procréation médicalement assistée pour des questions d’infertilité liée à l’âge, les gynécologues alertent : il ne faut pas trop attendre, car après 35 ans la fertilité baisse fortement.
Une variable d’ajustement budgétaire
Contrairement à ce qui s’est passé dans la plupart des pays développés, la crise financière n’a pas provoqué en France de baisse immédiate de la fécondité. En revanche, le creusement des déficits a conduit le gouvernement à revoir sa politique familiale pour trouver à tout prix des économies. Sous François Hollande, le plafond du quotient familial a été sensiblement abaissé, les allocations familiales ont été divisées par deux ou par quatre pour les ménages les plus aisés, tandis que la prestation d’accueil du jeune enfant est devenue plus sélective.
Certes, dans le même temps, plusieurs prestations sous conditions de ressources ont été revalorisées. Mais ces changements ont été décidés sans vision d’ensemble ni perspective de long terme sur le plan démographique, fragilisant ainsi l’orientation nataliste, qui avait été prise dès la Libération.

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La France s’est longtemps targuée de favoriser l’emploi des femmes grâce à la scola­risation précoce et au développement des modes de garde. Mais, sur ce plan, les engagements des pouvoirs publics n’ont pas été respectés : sur les 275 000 solutions d’accueil pour les jeunes enfants, seulement 50 000 ont été concrétisées.
La politique familiale a trop longtemps servi de variable d’ajustement budgétaire. Il est urgent de lui redonner du sens en adoptant une vision à plus long terme permettant de concilier vie personnelle et vie professionnelle. Sans cela, l’exception française en matière de dynamisme démographie aura définitivement vécu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ L’écart entre les sexes se réduit, l’espérance de vie à la naissance atteignant 85,3 ans pour les femmes et 79,5 ans pour les hommes.
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L’espérance de vie des femmes en léger recul

L’écart entre les sexes se réduit, l’espérance de vie à la naissance atteignant 85,3 ans pour les femmes et 79,5 ans pour les hommes.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 12h04
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            Gaëlle Dupont








                        



   


C’est un élément du bilan démographique annuel de l’Insee observé à la loupe : l’espérance de vie à la naissance atteint 85,3 ans pour les femmes et 79,5 ans pour les hommes en 2017. L’écart entre les sexes se réduit. L’espérance de vie des hommes s’est en effet remise à progresser depuis 2016 (79,3 ans), après un recul en 2015, à 79 ans. Elle est en très légère baisse pour les femmes, qui ne retrouvent pas le niveau atteint en 2014 et 2016 (85,4 ans). Elle avait chuté à 85,1 ans en 2015.
« On a l’impression d’un plafonnement », observe le géographe Laurent Chalard. Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer cette relative stagnation. Une épidémie de grippe particulièrement meurtrière a sévi pendant l’hiver 2016-2017, qui a entraîné une forte augmentation du nombre de morts en janvier.

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Comportements à risque
Or ce sont les conditions de mortalité de l’année qui sont prises en compte pour calculer l’espérance de vie. « Les progrès de la lutte contre la mort aux grands âges sont conditionnés par les épidémies », observe le démographe Laurent Toulemon.
D’autres causes expliquent l’évolution spécifique des femmes. « Elles ont adopté les comportements à risque masculins, le tabagisme en particulier », poursuit M. Chalard. Et décèdent donc davantage de cancers du poumon.
La France n’est cependant pas dans la situation des Etats-Unis, qui ont vu leur espérance de vie diminuer pour la deuxième année consécutive en 2017 – en raison notamment d’une épidémie d’overdose d’opioïdes. Les deux sexes sont concernés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les naissances baissent pour la troisième année de suite. Le taux de fécondité passe à 1,88 enfant par femme, s’éloignant du seuil de renouvellement de la population.
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Natalité  : vers la fin de l’exception française

Les naissances baissent pour la troisième année de suite. Le taux de fécondité passe à 1,88 enfant par femme, s’éloignant du seuil de renouvellement de la population.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 12h13
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            Gaëlle Dupont








                        


Est-ce une mauvaise passe ou la fin d’une époque ? Le dynamisme démographique exceptionnel qui a caractérisé la France jusqu’au tournant des années 2010 semble avoir vécu. Les données publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) mardi 16 janvier dépeignent un tableau plus sombre. Si la population continue d’augmenter, pour s’établir à 67,2 millions de personnes, elle le fait à un rythme moins soutenu que les années précédentes (+ 0,3 %, contre + 0,5 % entre 2008 et 2013, + 0,4 % entre 2014 et 2016). Le solde naturel, c’est-à-dire la différence entre les naissances et les décès est « historiquement bas » à + 164 000 personnes, au niveau le plus faible constaté depuis l’après-guerre (hors Mayotte).

   


Deux facteurs expliquent cette évolution : une baisse de la natalité et une hausse de la mortalité. Si les deux sujets sont politiquement sensibles, le nombre de naissances enregistré chaque année l’est particulièrement, une forte natalité étant interprétée comme un signe de bonne santé actuelle et future pour un pays. Or, la tendance à la baisse amorcée en 2015 se confirme. Le nombre de naissances est en baisse pour la troisième année consécutive. En 2017, 767 000 bébés sont nés, soit 17 000 de moins qu’en 2016, après des baisses d’ampleur comparable en 2016 et 2015. Cette évolution s’explique en partie par la diminution du nombre de femmes en âge de procréer, mais surtout par la baisse de la fécondité. L’indicateur s’établit à 1,88 enfant par femme, contre 1,92 en 2016, et 2 en 2012. Il s’éloigne donc du seuil de renouvellement des générations (2,1 enfants par femme). Ce sont les femmes âgées de 25 à 34 ans en particulier qui ont moins d’enfants qu’auparavant.

   


Pour quelle raison ? « Il n’existe pas de modèle explicatif des variations de fécondité, observe Laurent Chalard, géographe de la population à l’université Paris-Sorbonne. Elles résultent de décisions personnelles et sont liées aux évolutions des mentalités. » Les chercheurs sont donc partagés. « La crise économique de 2008 a provoqué une baisse de la fécondité dans la plupart des pays développés, analyse Gilles Pison, professeur de démographie au Muséum national d’histoire naturelle. En France, les politiques sociales et familiales ont retardé ses conséquences. » Dans cette hypothèse, la baisse serait temporaire. « Beaucoup va dépendre de l’évolution du chômage en France », poursuit M. Pison.

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                L’espérance de vie des femmes en léger recul



Baisse des allocations familiales
Autre explication conjoncturelle possible : les coups de rabot portés à la politique d’aides aux familles pendant le quinquennat de François Hollande. Diminution des allocations familiales et baisse du plafond du quotient familial pour les plus aisés, modulation des aides à l’accueil des jeunes enfants… Une politique poursuivie sous la présidence d’Emmanuel Macron, avec un nouvel abaissement des plafonds de ressources donnant droit au versement de l’allocation de base pour les parents de jeunes enfants, voté fin 2017, qui touche au portefeuille les classes moyennes.
Dans le même temps, moins de 50 000 nouvelles places de garde pour les jeunes enfants ont été créées depuis 2012 (contre 275 000 promises). Pour Gérard-François Dumont, professeur de démographie à Paris-Sorbonne, la corrélation ne fait pas de doute. « Les évolutions de la natalité depuis quarante ans suivent celles de la politique familiale, affirme-t-il. Les effets des mesures prises depuis 2012 ont commencé à se faire sentir en 2016 et cela s’aggrave en 2017. Il ne faut pas oublier la baisse des dotations aux collectivités locales qui sont du coup plus réticentes à développer l’accueil des jeunes enfants. Les difficultés à concilier vie familiale et vie professionnelle sont plus grandes. »
Mais d’autres spécialistes sont moins catégoriques, en particulier parce que seuls les 20 % de ménages les plus aisés ont perdu financièrement aux réformes. « Il est difficile d’établir un lien direct mais la baisse des aides pourrait entrer dans le jeu, nuance Laurent Toulemon, démographe à l’Institut national d’études démographiques (INED). Nous avions auparavant une politique familiale très inclusive, avec l’idée que l’Etat aide toutes les familles. Son érosion structurelle a pu avoir un effet sur la confiance des Français. » 

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                Les taux de fécondité européens à la lumière des politiques familiales



Précarité du marché du travail
Dernière hypothèse : un changement plus profond des comportements chez les jeunes générations. Les jeunes étudient plus longtemps, se mettent en couple plus tard et reculent l’âge d’avoir un premier enfant. Comme en témoigne l’âge moyen à la maternité des femmes, qui continue d’augmenter pour atteindre 30,6 ans (contre 29,8 dix ans plus tôt). La précarité du marché du travail et l’instabilité qu’elle induit frappent particulièrement les jeunes, ce qui ne favorise pas l’arrivée d’enfants : la norme est d’avoir une vie professionnelle stable avant de fonder une famille.
Il ne s’agit cependant pas d’un simple décalage dans le temps. « La baisse de la fécondité observée chez les femmes de 24 à 35 ans n’est pas compensée par une augmentation chez les femmes plus âgées, comme c’était le cas jusqu’en 2014 », observe Marie Reynaud, responsable des études démographiques et sociales de l’Insee. Les limites physiologiques pourraient jouer un rôle. Les chances d’être enceinte diminuent après 35 ans. Des travaux ont mis en évidence un impact de l’âge sur la fécondité à l’échelle individuelle (après 35 ans, les chances de réaliser un projet d’enfant diminuent fortement) mais pas à l’échelle nationale.
Est-ce la fin d’une exception française en matière de natalité ? La baisse est forte… mais la France reste en tête de peloton aux côtés de l’Irlande (1,9 enfant par femmes en 2016), notent les spécialistes. « Nous restons à un niveau élevé par rapport à la moyenne européenne, observe Laurent Toulemon. Je n’anticipe pas un effondrement comme on l’a vu dans d’autres pays. » Laurent Chalard est plus interrogatif : « La France reste une exception, mais va-t-elle perdurer encore longtemps ? » 
La question doit d’autant plus d’être posée qu’un autre facteur entre en jeu dans la dynamique démographique : la mortalité. En 2017, 603 000 personnes sont décédées, soit 9 000 de plus qu’en 2016. Et cela va continuer, car les générations nombreuses issues du baby-boom, qui a été particulièrement marqué en France, atteignent des âges de forte mortalité. « C’est une vague qui arrive, ce n’est que le début », observe M. Toulemon. « Même si l’espérance de vie continue à progresser, nous avons plusieurs décennies de hausse de la mortalité devant nous, renchérit Gilles Pison. Il faut se faire à cette idée. » 
De ce fait, sauf baby-boom imprévu, le rôle prépondérant du solde naturel (différence entre les naissances et les décès) dans la croissance démographique française devrait régresser au profit du solde migratoire (différence entre le nombre de personnes entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties). Ce dernier était évalué à 69 000 personnes en 2017. Le chiffre ne tient pas compte des évolutions les plus récentes de l’immigration, car il est calculé en effectuant une moyenne des trois années pour lesquelles l’Insee détient des chiffres consolidés (2012, 2013 et 2014). Mais, bien que l’attention politique portée au sujet soit considérable, le solde migratoire est traditionnellement faible en France. « Il pèsera plus à l’avenir, comme c’est déjà le cas dans de nombreux pays européens », affirme Gilles Pison.

7 000 mariages de moins en 2017
Le nombre de mariage continue à décroître : 228 000 ont été célébrés en 2017, soit 7 000 de moins qu’en 2016. Parmi eux, le nombre d’unions entre personnes de même sexe reste stable à 7 000. Le pacte civil de solidarité, après avoir connu une chute au début de la décennie, est reparti à la hausse : 192 000 ont été conclus en 2016, dont 7 000 par des personnes de même sexe, soit quatre pacs conclus pour cinq mariages célébrés (les chiffres 2 017 ne sont pas connus en raison du délai de transmission des données par les notaires). L’Insee détaille les caractéristiques des couples pacsés : ils sont plus nombreux parmi les 26-35 ans, plus diplômés, vivent plus souvent dans les grandes villes, et sont rarement issus de l’immigration. Les cadres et professions intermédiaires sont davantage enclins à se pacser, contrairement aux agriculteurs qui se marient le plus.

   







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ La ministre de la justice s’est rendue à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, « pour comprendre ce qu’il s’est passé ».
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Après l’agression de trois d’entre eux, les gardiens de prison, « usés », se mobilisent

La ministre de la justice s’est rendue à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, « pour comprendre ce qu’il s’est passé ».



Le Monde
 |    16.01.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 12h26
    |

            Jean-Baptiste Jacquin et 
Elise Vincent








                        



   


De nouvelles actions de blocages des prisons ont eu lieu mardi 16 janvier au matin, à l’appel de trois syndicats de surveillants qui avaient lancé lundi un mouvement national après l’agression de trois de leurs collègues par un détenu condamné pour terrorisme, le 11 janvier, au centre de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais). Un mouvement d’une ampleur inédite depuis deux ans sur fond de colère liée aux conditions de travail et aux tâtonnements dans la prise en charge de la ­ « radicalisation ». Lundi 15 janvier, sept surveillants ont été agressés et blessés à coups de poing par un détenu « radicalisé » au centre pénitentiaire de Pémégnan, à Mont-de-Marsan (Landes).

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                Prisons : les surveillants inquiets face au nombre grandissant de détenus radicalisés



La ministre de la justice, Nicole Belloubet, s’est rendue, à Vendin-le-Vieil, mardi matin, « pour écouter les personnels, comprendre ce qu’il s’est passé et voir ce qui peut être amélioré sur la sécurité ». Un déplacement sensible alors que les perturbations à l’appel des syndicats UFAP-UNSA Justice, FO pénitentiaire et CGT pénitentiaire, ont affecté lundi à des degrés divers les trois quarts des 188 prisons françaises, selon l’administration pénitentiaire.
Tension palpable
Cas exceptionnel, les syndicats ont obtenu lundi la démission du directeur de Vendin-le-Vieil. Selon un syndicat, ce dernier aurait refusé des « tenues de protection » à ses agents alors que le profil du détenu incriminé était inquiétant et que des écoutes téléphoniques avaient montré son envie de s’attaquer à un surveillant. Selon le rapport de l’inspection remis à la garde des sceaux, le directeur n’a pas commis de « faute », affirme l’un des destinataires de ce document.
« Nous attendons du pouvoir politique qu’il ne fasse pas partir un directeur dès qu’il y a un problème », pointe Jean-Michel Dejenne, conseiller national du syndicat national des directeurs pénitentiaires (SNDP).
De l’avis de toutes les parties, l’agression de Vendin-le-Vieil est en réalité une occasion qui a été saisie par les syndicats dans un contexte d’usure global du métier de surveillant. Une profession minée par le turn-over, les nouvelles missions (extractions judiciaires) et le niveau élevé des agressions. Syndicats et ministère s’accordent même pour dire qu’il manque, a minima, 1 500 postes de surveillants en prison. En outre, à Vendin-le-Vieil, la tension était palpable. Un détenu avait tué un autre prisonnier, en janvier 2017, dans des circonstances contestées entre direction et personnel. La prison était aussi censée être une vitrine : ultra-sécurisée, avec un taux d’occupation dérisoire (une centaine de détenus pour 240 places).
Application plus intransigeante des règlements
La montée de la violence touche tous les établissements, mais la multiplication des détenus « radicalisés » inquiète. « Avant on avait des coups de poing chez tout le monde, maintenant ce sont des lames de rasoir et des couteaux », détaille Samuel Gauthier, secrétaire général adjoint de FO pénitentiaire. Avec l’UFAP-UNSA, il appelle collectivement à plus de « sécurité », et une application plus intransigeante des règlements intérieurs. La CGT, elle, y ajoute des revendications salariales et statutaires.
La « radicalisation » demeure un sujet qui divise le monde pénitentiaire. L’UFAP-UNSA et FO militent pour des établissements où seraient regroupés les 500 détenus liés à des affaires de terrorisme. Une façon d’espérer notamment une reconnaissance de pénibilité. A l’inverse, le SNDP et la CGT y sont opposés, redoutant une hausse de la violence. Ils sont cependant favorables à l’essor des quartiers d’évaluation de la radicalisation (QER) où les détenus sont « évalués » pendant quatre mois avant d’être dispatchés.
Dans ce contexte Emmanuel Macron a annoncé lundi avoir demandé pour la fin février la présentation d’un « plan péni­tentiaire global » qui, outre les modalités de construction de 15 000 places de prison, devra porter sur les personnels, le renseignement pénitentiaire et le statut des détenus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ En France, de nombreux jeunes diplômés doutent de l’utilité de leurs études pour trouver un travail, à tort.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Les défenseurs du projet de nouvel aéroport estiment qu’il n’existe aucune alternative contrairement aux hypothèses avancées par les médiateurs.
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Notre-Dame-des-Landes : le travail des médiateurs contesté

Les défenseurs du projet de nouvel aéroport estiment qu’il n’existe aucune alternative contrairement aux hypothèses avancées par les médiateurs.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
16.01.2018 à 16h13
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Leur travail n’aurait-il servi à rien, une centaine d’auditions et cinq mois de travail en pure perte ? Les trois médiateurs, nommés en juin 2017 pour éclairer le choix du gouvernement sur le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, peuvent le croire tant les critiques des partisans du transfert de l’actuel aéroport nantais sont vives, à quelques jours de la décision du chef de l’Etat, annoncée d’ici la fin du mois de janvier.

Irrités de voir les médiateurs retenir deux solutions, la construction prévue initialement à Notre-Dame-des-Landes ou le réaménagement de Nantes-Atlantique, les élus locaux et le Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) – qui regroupe les vingt collectivités locales bretonnes et ligériennes investies dans le projet de nouvel aéroport du Grand Ouest – font feu de tout bois pour invalider la solution du maintien sur le site actuel.
Les médiateurs, Anne Boquet, Michel Badré et Gérard Feldzer, ont écrit à Emmanuel Macron, le 21 décembre, une longue lettre restée confidentielle… et sans réponse. Dans ce document, que Le Monde a pu consulter, les trois signataires stigmatisent « l’inexactitude parfois grossière des affirmations avancées » par les partisans du transfert. Une attitude qui, selon eux, « ne contribue pas à l’établissement d’un dialogue argumentatif sérieux et apaisé ».
Le chef du gouvernement, Edouard Philippe, avait précisé, dans sa lettre de mission du 1er juin, que « toutes les solutions devront être envisagées, dans le sens de l’intérêt général, avec la préoccupation d’apaiser l’ensemble des acteurs (…) ». Autant dire que la mission n’aura pas permis l’apaisement sur ce dossier qui voit depuis plusieurs dizaines d’années deux camps irréconciliables. « J’ai été très étonné par le changement de ton du SMA, ou encore de Jean-Marc Ayrault [interviewé dans Le Monde du dimanche 14 janvier] dans la dernière période, alors...




                        

                        

