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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La ministre du travail a notamment annoncé, lundi, que les idées retenues pour la réforme de l’apprentissage seront dévoilées au cours de « la première quinzaine de février ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Syndicats et patronat ont commencé le 11 janvier les négociations sur la réforme de l’assurance-chômage.
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Allocation chômage : qui a droit à quoi ?

Syndicats et patronat ont commencé le 11 janvier les négociations sur la réforme de l’assurance-chômage.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 18h49
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, la réforme de l’assurance-chômage est sur la table des négociations. Syndicats de salariés et du patronat se sont rencontrés, jeudi 11 janvier, pour discuter des objectifs donnés par le gouvernement : ouvrir les droits aux indépendants ainsi qu’à davantage de démissionnaires et agir contre la précarité.
Le système actuel a bénéficié à 3,6 millions de personnes, selon les chiffres de l’Unédic, l’organisme qui gère l’assurance-chômage, au 31 décembre 2016. Mais comment fonctionne-t-il ? Eclaircissements avec quelques cas pratiques.

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Quelles conditions pour bénéficier de l’allocation chômage ? 
Comme 37 % des allocataires, Virginie s’est inscrite à Pôle emploi au terme d’un CDD non renouvelé. Elle a enchaîné deux contrats d’une durée de trois mois et a cumulé plus de 88 jours travaillés. Grâce à l’assurance-chômage, elle aura le droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE).
Car l’assurance-chômage est ouverte aux personnes qui ont perdu leur emploi de façon non volontaire, à la suite d’un licenciement, à la fin d’un CDD, d’une mission d’intérim ou d’une rupture conventionnelle. Elle est assortie de plusieurs conditions :
avoir cumulé au moins 88 jours ou 610 heures travaillés dans les 28 derniers mois (ou 36 derniers mois pour les plus de 53 ans) ;s’inscrire à Pôle emploi dans les 12 mois qui suivent la perte du travail ;ne pas bénéficier de la retraite ou retraite anticipée ;être physiquement apte à travailler ;habiter en France.
Les personnes ayant démissionné peuvent avoir droit à l’ARE en cas d’incompatibilité entre vie professionnelle et vie privée, comme pour suivre son conjoint ou encore pour des raisons professionnelles, selon des conditions très précises. Par exemple, si Claudine démissionne de son poste de cadre moins de trois mois après être arrivée alors qu’elle avait perdu son emploi précédent et ne s’était pas inscrite à Pôle emploi entre les deux, elle aura le droit à l’ARE.
Quel est le montant des indemnisations ?
L’allocation journalière s’élève à 28,86 euros brut par jour minimum et représente en moyenne 72 % nets de l’ancien salaire – une proportion qui varie selon le salaire journalier de référence. Pôle emploi propose sur son site une calculette permettant d’estimer ses indemnisations. Proportionnellement, quelqu’un qui avait un salaire faible sera mieux indemnisé qu’une personne qui avait un haut revenu.
Selon les estimations de l’Unédic pour 2016, pour un salaire mensuel de 1 100 euros net, l’allocation mensuelle représentera 79 % de l’ancien salaire, alors que pour un salaire mensuel de 3 000 euros net, l’indemnisation représentera 64 % de l’ancien salaire. La France possède tout de même le plafond le plus élevé d’Europe pour les hauts salaires, soit 6 291,90 euros net.
Quelques mois passent et Claudine va reprendre une activité professionnelle, bien moins payée que la précédente. Elle pourra cumuler une indemnisation chômage avec ce nouveau salaire. Mais ce cumul est plafonné et ne doit pas dépasser le salaire journalier de référence.
Claudine ne sera pas la seule dans ce cas : 1,7 million de bénéficiaires travaillent, soit près de la moitié des allocataires.

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Pour quelle durée ?
La durée d’indemnisation correspond au nombre de jours travaillés multiplié par 1,4. Elle est de 24 mois maximum pour les moins de 53 ans, puis augmente progressivement avec l’âge, jusqu’à 36 mois.
La durée d’indemnisation de Bernard, 55 ans, sera de trois ans, le maximum. Pour Claudine, 40 ans, ce sera deux ans. Mais ils ne seront pas immédiatement indemnisés.
Un délai de sept jours est appliqué avant de recevoir ses allocations et un différé peut entrer en compte selon les indemnités compensatrices de congés payés, les indemnités de fin de rupture conventionnelle et de fin de contrat, ainsi que les indemnités supra légales. Sans jamais dépasser 75 jours.
Dix mois de durée moyenne d’allocations
Et il est probable que Bernard et Claudine n’aillent pas jusqu’à la fin de leurs droits. En moyenne, les demandeurs d’emploi consomment 68 % des allocations auxquelles ils avaient droit, pour une durée moyenne de dix mois, selon l’Unédic.
Peut-on perdre son allocation d’aide au retour à l’emploi ?
Bernard, Claudine et Virginie devront se montrer actifs dans leur recherche, au risque d’être radiés de la liste de Pôle emploi. Car le refus de tenir un projet personnalisé d’accès à l’emploi, de suivre une formation ou encore d’accepter des offres d’emploi estimées « raisonnables » par Pôle emploi peut signifier l’arrêt des versements.
Concrètement, si Virginie refuse deux offres estimées « raisonnables » par l’organisme, elle pourrait perdre ses indemnisations ; 14 % des inscrits qui ont fait l’objet d’un contrôle ont été radiés en 2016, d’après les chiffres de Pôle emploi. Un taux à relativiser néanmoins, car ces contrôles n’étaient pas exclusivement basés sur des critères aléatoires.

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Si Virginie est mise en cause, elle disposera de dix jours pour apporter des éléments. Sinon, elle pourrait être radiée pendant deux mois puis, si elle récidive, pendant six mois. Les fausses déclarations sont soumises à 30 000 euros d’amende et une radiation d’un an.
Plus généralement, l’indemnisation s’arrête quand un demandeur d’emploi retrouve une activité professionnelle. Mais au bout de quelques mois, Virginie n’a pas retrouvé d’emploi alors elle décide de créer sa propre entreprise. Elle pourra bénéficier de l’aide à la création d’entreprise et d’une somme d’un montant égal à 45 % des allocations qui restaient à verser.
Comment font ceux qui n’ont pas le droit à l’assurance-chômage ?
3,3 millions d’indépendants n’ont pas le droit à l’assurance-chômage. Un indépendant travaille pour son propre compte et ne possède donc pas de contrat de travail, contrairement au salarié. C’est le cas des autoentrepreneurs, artisans et commerçants, par exemple.
Pour eux, il n’existe pas de système d’assurance-chômage obligatoire, il est alors conseillé de souscrire à des assurances privées. Cette situation pourrait changer car le gouvernement a exprimé, en décembre, le souhait d’ouvrir le droit à l’assurance-chômage aux indépendants avec sa réforme.

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Cela pose certaines difficultés car il y a une forte disparité de revenus, qui va presque du simple au triple entre les professions agricoles et libérales. L’arrivée de plateformes comme Uber ou Deliveroo pose également question : par exemple Eric, chauffeur Uber depuis quatre ans, a le statut d’autoentrepreneur, mais il n’est pas si indépendant, car totalement tributaire de la plateforme de transport. La réforme devrait particulièrement s’adresser à sa situation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’organisme public a fait cette annonce lundi en raison d’un « doute sérieux » dans la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l’ancien député, lié à « l’omission d’une partie substantielle de patrimoine ».
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Patrimoine de David Douillet : la Haute Autorité pour la transparence saisit la justice

L’organisme public a fait cette annonce lundi en raison d’un « doute sérieux » dans la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l’ancien député, lié à « l’omission d’une partie substantielle de patrimoine ».



Le Monde
 |    15.01.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 18h15
   





                        



   


La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a annoncé lundi 15 janvier avoir saisi la justice de la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l’ancien député Les Républicains David Douillet, en raison d’un « doute sérieux » lié à « l’omission d’une partie substantielle du patrimoine ».

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Dans un communiqué, la HATVP annonce avoir « jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République de Paris et lui a transmis l’ensemble du dossier ».
Cette autorité indépendante estime qu’« après instruction du dossier et recueil de ses observations », il existe « un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de cette déclaration » de fin de mandat, établie fin 2016. Selon l’Agence France-Presse (AFP), de source proche du dossier, il s’agit de la sous-évaluation de différents éléments du patrimoine de l’ancien ministre des sports et actuel conseiller régional d’Ile-de-France, également à la tête d’une société.
Un organisme créé dans la foulée de l’affaire Cahuzac
La HATVP a été créée par une loi de 2013 adoptée dans la foulée de l’affaire Cahuzac. Elle recueille les déclarations d’intérêts et de patrimoine de plusieurs milliers de responsables politiques (parlementaires, ministres…). L’instance est chargée de détecter toute situation anormale (conflit d’intérêt, variation anormale de patrimoine, etc.) et peut se faire assister à cette fin de l’administration fiscale.
En cas de soupçon, la HATVP demande des explications aux députés concernés. Si ces dernières ne sont pas suffisantes, elle peut transmettre le dossier à la justice, laquelle peut mener l’enquête. Le parquet peut ensuite décider d’ouvrir une enquête judiciaire, comme il l’a fait pour d’autres cas, notamment de parlementaires, signalés par la HATVP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Les sites d’information « Mediapart » et « BuzzFeed News » ont publié le témoignage et les documents révélant l’« amateurisme total » qui régnait au parti d’extrême droite.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

Un ex-employé du Front national révèle les coulisses de la campagne présidentielle de Marine Le Pen

Les sites d’information « Mediapart » et « BuzzFeed News » ont publié le témoignage et les documents révélant l’« amateurisme total » qui régnait au parti d’extrême droite.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 18h44
   





                        



   


Ce dimanche 14 janvier, Mediapart et BuzzFeed News ont publié plusieurs articles documentés retraçant les nombreuses difficultés d’organisation du Front national de Marine Le Pen durant la campagne pour l’élection présidentielle de 2017.
Le témoignage dans Mediapart de Mickaël Ehrminger, arrivé au parti frontiste en 2011, est particulièrement édifiant et dresse le portrait d’un parti miné par les conflits de clans, le manque de cadres dirigeants expérimentés et le manque d’organisation qui en découle.

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Le militant, qui explique avoir travaillé aux pôles logistiques et rédaction (chargé de l’argumentaire) de la campagne de Marine Le Pen, témoigne de ce qu’il qualifie d’« amateurisme total ». Selon Ehrminger, qui a quitté le Front national en août 2017, après la campagne des législatives, « tout se faisait au dernier moment » : les tracts, commandés en urgence (« quitte à payer un supplément de livraison pour que cela soit plus rapide »), les déplacements (« parce qu’au début, il y avait des fuites »).
Une guerre de clans permanente
L’ancien chargé de mission, qui travaillait dans l’équipe de Florian Philippot, décrit Marine Le Pen comme une candidate « sans ligne directrice », se laissant influencer par le conseiller qui sera passé en dernier dans son bureau, capable de dire une chose et son contraire en l’espace d’une journée. Occupé entre ses mandats de maire et de sénateur et habitant à 600 km de là, son directeur de campagne, David Rachline, n’est que très peu présent, selon les mots de l’ancien employé : « Il dit oui pour faire plaisir à tous, mais rien ne se passe. Il n’y a pas de coordination, pas de stratégie. »

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Florian Philippot n’est pas non plus épargné par le témoignage de l’ancien employé, qui qualifie la ligne de l’ancien numéro deux du parti de « totalement floue, changeant selon le sondage du jour ». « Philippot, c’est un serpent. Il se faufile là où il y a une opportunité politique. » 
Ehrminger raconte également comment l’organisation de la campagne a souffert de l’opposition entre certains clans, engagés dans une lutte d’influence autour de Marine Le Pen.
« L’opposition était réelle entre les vieux du Front (…) et les philippotistes qui étaient en haut. Le moindre pépin mène à un conflit qui remonte jusqu’à Marine Le Pen, qui doit intervenir. »
Le groupe de conseillers qui entoure la candidate est aussi miné par les conflits personnels. L’opposition est si forte et systématique que « les déplacements, les meetings, les conférences présidentielles » sont préparés à la dernière minute.
Le débat Macron-Le Pen au sommet de l’impréparation
Pendant toute la campagne, Mickaël Ehrminger est chargé de rédiger et fournir des fiches synthétiques pour alimenter l’argumentaire de la candidate frontiste et de ses soutiens qui courent les plateaux télés. Pourtant, ces fiches ne sont d’après lui « jamais consultées ».
« On se dit “il y a un souci, on bosse toute la journée, on scanne l’actualité pour faire des fiches, que ce soit pédago, compréhensible, pour qu’elle comprenne, apprenne, et en fait, ces fiches ne sont jamais consultées”. C’est de la déception, on se dit qu’on travaille pour rien. »
Le débat d’entre-deux tours, programmé le 3 mai, entre Emmanuel Macron et la candidate frontiste va se révéler être un sommet d’impréparation sur le fond des questions politiques pour Marine Le Pen, qui, la veille encore, n’avait pas « le planning libéré pour se préparer ».

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Comme le relatait Le Monde en juillet 2017 et comme en attestent les documents que s’est procurés Mediapart, la candidate ne reçoit que le 2 mai au soir des éléments de stratégie pour se préparer face à Emmanuel Macron de la part de Philippe Vardon, un ancien leader identitaire qui lui conseille de se préparer à des attaques de Macron sur son « entourage radical », ou de Damien Philippot qui lui recommande de « dégrader l’image de Macron, quitte à perdre en crédibilité », et d’être « tout le temps dans l’offensive, de manière calme et souriante ».
Le pôle rédaction n’est sollicité que le jour du débat, vers midi, pour fournir un certain nombre de fiches. « Là on se demande à quoi on a servi pendant tout ce temps. (…) Tout ce que nous avons produit, elle n’est pas au courant. On avait un peu préparé des fiches, de notre côté, en amont, on savait qu’il allait en falloir, mais de toute façon, vingt-quatre heures pour apprendre et réfléchir dessus, ça ne suffit pas », commente Ehrminger, qui dépeint une candidate « bonne oratrice » mais « nulle » face à d’autres candidats ayant « un peu plus travaillé ».
« Elle a été élue présidente du Front en 2011, on était en 2017, elle avait six ans pour se mettre à jour en économie, en social, etc. Elle débarque la veille du second tour et croit que tous les médecins sont fonctionnaires ! Elle ne sait pas ce qu’est une monnaie, comment ça marche, elle ne connaît pas les institutions, le droit, pourtant elle est avocate. »
Problèmes de trésorerie
Le témoignage de l’ancien employé jette également une lumière crue sur la gestion des finances durant la campagne. Alors que la campagne bat son plein, Jean-Michel Dubois, qui est chargé des financements, alerte la direction du parti et engage brutalement des baisses de dépenses, « Dubois a dit “stop les dépenses, on arrête tout”. Il fallait économiser tous les bouts de chandelle, il y avait un problème d’argent », selon Ehrminger.
C’est ainsi que de grosses dépenses de campagne ont été annulées, dont des « projections en 3D, des sortes d’hologrammes dans les airs » ou encore « la moitié des commandes de tracts ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Plus qu’un changement d’objet juridique, c’est la valorisation financière des activités d’entreprises concourant au bien commun qu’il faut encourager, estime dans une tribune au « Monde » l’industriel Pierre-Etienne Franc.
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« Les entreprises doivent faire du bien commun le centre de leur stratégie »

Plus qu’un changement d’objet juridique, c’est la valorisation financière des activités d’entreprises concourant au bien commun qu’il faut encourager, estime dans une tribune au « Monde » l’industriel Pierre-Etienne Franc.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 16h00
    |

Pierre-Etienne Franc (Vice-président en charge des nouveaux marchés de la transition énergétique dans un groupe industriel français)







                        



                                


                            
Tribune. Le débat engagé en France autour de l’objet social de l’entreprise est une forme intéressante de mobilisation face au bouleversement de notre environnement économique et social. La contrainte climatique, ajoutée à la prise de conscience par nos sociétés de la finitude de nos ressources, transforme en effet radicalement le rapport des entreprises au monde. Elles ne peuvent plus se contenter d’un horizon productif efficace comme seul engagement de performance durable. L’analyse des externalités de leurs activités est désormais quotidienne, sous la pression médiatique et des réseaux sociaux. Au point que l’opinion en finit par, parfois, oublier les services multiples que les entreprises rendent quotidiennement à la société.
les marges de manœuvres nationales sont limitées et soumises à la concurrence fiscale, sociale et monétaire
De leur côté, les Etats constatent plus que jamais leur difficulté à réguler le monde pour imposer des modèles de développement économiques vertueux. Les enjeux sont mondiaux et les marges de manœuvres nationales sont limitées et soumises à la concurrence fiscale, sociale et monétaire. Ainsi les entreprises, les plus grandes notamment, compte tenu de leur poids dans la structuration du système économique mondial, sont convoquées instamment au débat pour prendre correctement en compte l’impact de leurs activités sur le bien commun.
Mais la notion de « responsabilité sociale de l’entreprise » ne suffit pas à répondre à cette problématique puisque, dans plusieurs secteurs, il ne s’agit plus seulement de développer une activité « conforme » à un corpus de normes sociales et environnementales, mais de développer une offre qui permette aussi de servir le bien commun et d’aligner les activités et les intérêts de l’entreprise avec ceux de la cité. Non point que cela n’ait jamais été le cas, mais les tensions qui pouvaient parfois exister dans le passé entre la performance industrielle et les questions environnementales...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Pour Martine Devries, présidente de la Plate-forme de service aux migrants, « on exclut des personnes d’un hébergement possible ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

Calais : « On occulte l’urgence et la nécessité qui ont poussé les gens à venir jusqu’ici »

Pour Martine Devries, présidente de la Plate-forme de service aux migrants, « on exclut des personnes d’un hébergement possible ».



Le Monde
 |    15.01.2018 à 14h39
    |

            Anne Guillard








                        



   


A la veille de la venue d’Emmanuel Macron à Calais, la présidente de la Plate-forme de service aux migrants (PSM), Martine Devries, interrogé par Le Monde, fait le vœu que « la venue du président soit l’occasion d’amorcer une concertation avec les associations, qu’elles soient entendues sur l’existence de violences policières, notamment, et la nécessite absolue que ça s’arrête ». « Est-ce le travail des forces de l’ordre de s’opposer à la survie des gens ? », se questionne-t-elle, voyant « derrière cette mission le scandale du non-accueil ». 
Le chef de l’Etat doit rencontrer, en fin de journée mardi, des acteurs associatifs. Les associations L’Auberge des migrants et Utopia 56, entre autres, invitées à le rencontrer, ont décliné cette invitation, selon un communiqué commun publié lundi 15 janvier.
Si elle juge « très cohérent » le projet de loi asile et immigration qui doit être présenté en conseil des ministres en février par le ministre de l’intérieur, la présidente de la PSM déplore qu’« accueillir mieux » conduise à « laisser les autres sur le côté ».
« Calais est et demeurera à 30 kilomètres des côtes britanniques », et « la question posée est celle de l’accueil des gens qui ne sont pas dans les clous », dit-elle, jugeant « inutile la distinction entre migrants économiques et réfugiés ». C’est comme énoncer, selon elle, que « mourir de faim n’est pas un problème » alors que « mourir de la guerre le serait ». « Or, il s’agit avant tout de respecter la dignité et la survie de ces gens », rappelle-t-elle.
« Les problèmes sont complexes », mais Martine Devries estime qu’ils « ne sont pas traités de manière complexe. Cela requiert la réflexion des experts au gouvernement ainsi que celle de ceux qui sont sur le terrain, sans que cette dernière soit balayée ni méprisée. »
« On exclut des gens qui de fait sont là »
Aux propos de la maire de Calais, Natacha Bouchart, qui déclarait, lundi matin sur RMC, que « des associations se servent régulièrement des migrants pour exister », la présidente de la PSM répond fermement :
« Les associations ne sont pas là pour elles-mêmes. Les bénévoles et les militants ne veulent pas cautionner la situation indigne qui est faite aux gens arrivés ici. (…) S’il n’y avait plus de migrants, on saurait exister d’autres manières ! »

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Emmanuel Macron doit visiter mardi un centre d’accueil et d’examen de situation (CAES), à Croisilles (Pas-de-Calais). Si elle se félicite de la « mise à l’abri » de réfugiés, Mme Devries pointe cependant le fait que ces lieux de mise à l’abri « sont restrictifs » dans la circulaire du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, fixant « les objectifs et les priorités en matière de lutte contre l’immigration irrégulière », en date du 20 novembre 2017.

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« Les “dublinés” ne peuvent pas se présenter dans ces centres », que le gouvernement souhaite multiplier sur le territoire, « car ils en seront très vite expulsés », « tout comme les réfugiés économiques ». « On exclut des gens qui de fait sont là. (…) Cela les pousse à échapper à ces mesures et à repartir dans la nature, sans papiers. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le chef de l’Etat a cependant estimé qu’il était nécessaire d’« assurer plus clairement l’indépendance » du parquet et a promis une réforme de leur procédure de nomination.
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Réforme de la justice : Macron souhaite que le parquet reste « attaché à la garde des sceaux »

Le chef de l’Etat a cependant estimé qu’il était nécessaire d’« assurer plus clairement l’indépendance » du parquet et a promis une réforme de leur procédure de nomination.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 14h34
   





                        



   


C’est une fin de non-recevoir aux plaidoyers des deux plus hauts magistrats de France. Emmanuel Macron a souhaité lundi 15 janvier le maintien d’une « chaîne hiérarchique » entre les magistrats du parquet et le garde des sceaux, qui porte la politique pénale du gouvernement. Il a cependant promis des garanties pour « assurer leur indépendance ».
« Le parquet à la française se doit d’être rattaché à la garde des sceaux », a affirmé le président lors de l’audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation. « Qui pourrait assurer la politique pénale en autonomie complète ? A la fin tout doit procéder quelque part de la légitimité du peuple », a-t-il justifié.
En ouvrant l’audience, les deux présidents du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Bertrand Louvel, premier président de la Cour de cassation, et Jean-Claude Marin, son procureur général, avaient réclamé la fin de ce lien hiérarchique entre le parquet et le ministère de la justice.

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« Garanties pour les nominations »
Le chef de l’Etat a toutefois estimé qu’il fallait « assurer plus clairement l’indépendance » du parquet, qui doit être « pleine et entière », « en nous arrêtant au bon endroit ». Pour cela, M. Macron préconise « des garanties supplémentaires pour les nominations » : « Les magistrats du parquet seront nommés, après avis conforme du CSM, et bénéficieront en matière disciplinaire de la même procédure que leurs collègues juges », a-t-il précisé, ce qui impliquera de réviser la Constitution.
Jusqu’ici, le gouvernement n’était pas tenu de suivre l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, composé de magistrats et de personnalités extérieures, pour nommer les magistrats du parquet alors qu’il doit s’y conformer pour ceux du siège. Cependant, dans les faits, depuis 2012, l’exécutif a toujours suivi l’avis du CSM pour les parquetiers. Cette disposition était aussi une des demandes des deux dirigeants du CSM.
Emmanuel Macron a également promis de maintenir le principe, posé dans une loi de 2013, de ne plus donner d’instructions individuelles aux procureurs. « Ce principe intangible sera maintenu », a-t-il dit. Ces décisions figureront dans la réforme que prépare Nicole Belloubet, la ministre de la justice, a-t-il conclu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le maire de Bordeaux a annoncé qu’il quittait la présidence de la Gironde, mettant en lumière la fracture autour de la ligne eurosceptique de Laurent Wauquiez.
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Alain Juppé se met en retrait du parti Les Républicains

Le maire de Bordeaux a annoncé qu’il quittait la présidence de la Gironde, mettant en lumière la fracture autour de la ligne eurosceptique de Laurent Wauquiez.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 13h58
   





                        



   


A l’occasion de ses vœux à la presse lundi 15 janvier, Alain Juppé a annoncé « prendre du recul » vis-à-vis du parti Les Républicains, « en attendant de voir ce que devient LR, notamment dans la perspective des élections européennes de 2019 ».
« Je n’ai pas payé ma cotisation LR 2017 et je ne vais pas payer celle de 2018  », a précisé M. Juppé, candidat malheureux à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017. « J’ai fait savoir que je quittais la présidence LR de la Gironde », a-t-il ajouté.
M. Juppé, qui se déclare depuis deux mois favorable à un « grand mouvement central » avec Emmanuel Macron, dit regretter que « la composante centriste [se soit] détachée de LR », ce qui constitue à ses yeux un « point de clivage fondamental. Il y aura ceux qui sont contre et ceux qui sont pour » l’Europe.

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La décision d’Alain Juppé arrive au lendemain de celle de son ami Dominique Bussereau (ancien ministre et président du conseil départemental de la Charente-Maritime), qui a annoncé se mettre « en congé » du parti en attendant les élections européennes de 2019. « Je comprends parfaitement la décision de Dominique Bussereau, qui m’avait informé » a fait savoir Alain Juppé.
M. Bussereau a depuis quelques semaines fait part de ses doutes sur la ligne politique et européenne de Laurent Wauquiez, élu à la tête du parti le 10 décembre 2017.
« Lignes rouges »
Interrogé pour savoir s’il se mettait également en congé du parti, l’ex-premier ministre a refusé de répondre. « Je suis vigilant », s’est-il contenté de dire, rappelant une nouvelle fois que la défense du projet européen et la lutte contre le Front national (FN) notamment constituaient pour lui des « lignes rouges » au sein des Républicains.

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Questionné sur une possible adhésion à La République en marche, le maire de Bordeaux a répondu : « Je n’en ai pas l’intention. Je veux être libre. J’ai envie de liberté et d’analyse. » « Je ne cherche pas à créer un parti ou une chapelle », a-t-il ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ La photographe Laurence Geai s’est rendue au centre d’accueil et d’examen des situations de Croisilles (Pas-de-Calais) à la rencontre des migrants qui ont accepté une mise à l’abri, à 130 km de Calais. Ces lieux offrent gîte, couvert, soins et contrôle administratif.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ 
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Pierre Laurent veut se représenter à la tête du parti, sur fond d’incertitude quant à l’alliance avec Jean-Luc Mélenchon.
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Congrès : le PCF ne sait à quelle stratégie se vouer

Pierre Laurent veut se représenter à la tête du parti, sur fond d’incertitude quant à l’alliance avec Jean-Luc Mélenchon.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 11h15
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Ce seront peut-être les dix mois qui ébranleront le Parti communiste français (PCF). Prévu en novembre, le congrès extraordinaire du PCF agite déjà les esprits. Présenté comme un rendez-vous où la formation de gauche doit repenser son « action et ses ambitions », il doit lui permettre de « se déployer sur plein de thèmes comme l’écologie, l’égalité des territoires ou le droit des femmes », selon Pierre Laurent, le secrétaire national, qui devait présenter ses vœux à la presse, lundi 15 janvier. Qui ajoute que le congrès sera aussi l’occasion de « revoir les orientations du parti et sa stratégie de rassemblement et d’alliances ». Un vrai travail en profondeur, donc, de redéfinition d’une « identité communiste moderne ». Avant cela, le PCF doit organiser des états généraux du progrès social, le 3 février, rassemblant des syndicalistes, des militants associatifs et, peut-être, des représentants des partis de gauche.
En attendant, place du Colonel-Fabien, à Paris, le mécontentement face aux choix de la direction sortante ne se cache plus. En cause, notamment, l’attitude vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise (LFI). Pour beaucoup, la direction du parti envoie des signaux contradictoires : après avoir soutenu l’ancien candidat à la présidentielle, les relations entre le PCF et Jean-Luc Mélenchon sont allées de mal en pis. Dernier épisode en date : les élections territoriales en Corse où la liste locale PCF-LFI a été vilipendée par l’ancien sénateur socialiste. « De la tambouille », selon lui.

« Débat puéril »
« On ne peut pas rester dans cette situation entre la direction et Jean-Luc Mélenchon. C’est un débat puéril entre dirigeants, alors que les deux groupes travaillent très bien ensemble à l’Assemblée nationale. On est dans une complémentarité totale », juge Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis. Le Dyonisien, élu avec le soutien de LFI, estime d’ailleurs que ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Plusieurs cadres du FN prônent une stratégie électorale resserrée, avec un objectif sur quelques villes, pour éviter les candidatures farfelues.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
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Municipales FN  : « Finies les listes avec un centenaire, un clochard et un mort »

Plusieurs cadres du FN prônent une stratégie électorale resserrée, avec un objectif sur quelques villes, pour éviter les candidatures farfelues.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 11h13
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

« Nos plus beaux succès électoraux partent d’un enracinement local. » Alors qu’aucun vote n’est à l’horizon en 2018, Jean-Lin Lacapelle, le secrétaire général adjoint du Front national, repartirait presque en campagne. C’est qu’après la défaite présidentielle, il ne s’agirait pas, pour le parti d’extrême droite, de perdre en plus son maillage territorial. Deux ans les séparent encore des élections municipales, mais le scrutin commence déjà à agiter les esprits frontistes. Et les stratégies.

Louis Aliot, député des Pyrénées-Orientales, a ainsi annoncé dès novembre qu’il serait de nouveau candidat à Perpignan en 2020... mais sans afficher les couleurs du parti dont il est vice-président. Pour « rallier ceux qui sont gênés par l’étiquette FN », expliquait alors le compagnon de Marine Le Pen à L’Indépendant, il se présentera sans étiquette. Pourtant, le Front national aura probablement changé de nom d’ici là, la présidente du mouvement ayant déclaré y être plus que favorable.
« Former, former, former »
Outre la question des alliances, se pose celle du ciblage. Faut-il se concentrer sur les villes « prenables » ou jouer l’omniprésence, comme en 2014, au risque de disperser une énergie militante encore fragile après le soufflet présidentiel ? Rien n’a encore été tranché en haut lieu, précise-t-on au sein du parti.
Le secrétaire général Steeve Briois, lui, a un avis bien tranché : « Si j’avais les pleins pouvoirs au FN, je me concentrerai sur les villes où on est certains de gagner, plutôt que de monter des listes partout. » Le maire d’Hénin Beaumont commence d’ailleurs déjà à cocher, sur la carte des Hauts-de-France, les dominos qui pourraient tomber, selon lui, dans l’escarcelle frontiste. Il ose même quelques critiques, pour éviter les déperditions d’élus municipaux ensuite, nombreux à démissionner depuis 2014.
« Analyser ce qui n’a pas fonctionné n’est pas un crime,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le président de LR refonde les instances dirigeantes et va mettre en place un comité stratégique avant le conseil national du 27 janvier.
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Laurent Wauquiez se donne le temps de la reconstruction

Le président de LR refonde les instances dirigeantes et va mettre en place un comité stratégique avant le conseil national du 27 janvier.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 14h16
    |

            Olivier Faye








                        



   


Laurent Wauquiez apprend en ce mois de janvier un art qui lui est relativement inconnu : celui de la patience. Elu il y a un peu plus d’un mois président du parti Les Républicains (LR), l’ambitieux chef de file de la droite, âgé de 42 ans, s’efforce de rebâtir les bases de sa formation avant de se lancer tête baissée dans l’opposition à Emmanuel Macron. Une nécessité pour celui qui prétend incarner l’alternative au président de la République, et doit avant tout réunir autour de lui ce qu’il reste de sa famille politique. Ses premières semaines comme patron de LR sont donc consacrées en grande partie aux nominations au sein des structures dirigeantes. « C’est une machine à remettre en place. Il y a tout un boulot de fond », avance-t-on dans son entourage.

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En ce début d’année, M. Wauquiez a attendu deux semaines avant de refaire son apparition dans le débat politique national. Dans un entretien au Journal du dimanche, dimanche 14 janvier, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a affiché une opposition radicale à Emmanuel Macron sur à peu près tous les sujets, et tenté de se poser en héraut d’une France populaire. L’économie ? « Il y a un acharnement du gouvernement contre les classes moyennes, (…) cette France des gens modestes qui prennent leur voiture pour aller travailler et qui, eux, ne profiteront pas des dispositions sur les produits financiers », dénonce-t-il. L’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur certaines routes ? « Une approche typiquement technocratique. » Le projet de loi asile et immigration ? « Un catalogue de mesures techniques qui ne changeront rien à la vague migratoire. »
« Faire vivre les sensibilités »
Cette prise de parole sera en théorie une de ses rares incursions médiatiques d’ici à la fin du mois. Le président de LR prépare en priorité deux événements : son passage à « L’Emission politique » de France 2, le 25 janvier, puis la réunion, deux jours plus tard, du conseil national de LR, le parlement du parti. Une instance dont il a décidé de confier la présidence à l’ancien centriste Jean Leonetti.
Dans son entretien au JDD, M. Wauquiez a confirmé vouloir réunir les figures reconnues et expérimentées de LR au sein d’un comité stratégique. « L’idée est de faire vivre les différentes sensibilités sans pour autant recréer des courants », explique au Monde un dirigeant. Une hypothèse qui suscite quelques haussements de sourcils. « Les sensibilités, il faut qu’elles s’expriment au bureau politique et à la commission d’investiture, il ne s’agit pas juste de les afficher », estime un proche de Valérie Pécresse. Ce comité stratégique va réunir le président du Sénat, les présidents de groupe parlementaires LR, les présidents de région LR ainsi que les anciens présidents du parti. L’objectif de rassemblement qui sous-tend ce projet reste en tout cas plus que jamais d’actualité : dans Le JDD, le juppéiste Dominique Bussereau a annoncé pour sa part se mettre « en congé » de LR, dénonçant une ligne trop radicale.

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De son côté, Mme Pécresse peut se féliciter d’avoir obtenu gain de cause, puisque Laurent Wauquiez s’est montré ouvert à l’idée que son mouvement Libres ! devienne un mouvement associé de LR. « Au même titre que Chasse, pêche, nature et traditions, et que Sens commun », a-t-il précisé, non sans malice. « C’est un premier pas, à suivre », commente-t-on dans l’entourage de la présidente de la région Ile-de-France.
Comme l’a révélé L’Opinion, un centre d’études politiques pourrait également voir le jour en marge du parti et être dirigé par Bernard Accoyer, qui a quitté en décembre ses fonctions de secrétaire général de LR. « Si on me propose cette responsabilité, je l’assumerai, assure au Monde l’intéressé. Les partis politiques n’appuient pas assez leur réflexion sur un travail d’amont, de connaissances. » Ce centre d’études n’aura « pas la prétention d’être la Fondapol [un think tank de droite] ou la Fondation Konrad Adenauer [qui est adossée à la CDU, en Allemagne], mais ça s’en inspire », revendique l’ancien président de l’Assemblée nationale. Favoriser le temps long : une maxime que Laurent Wauquiez tente de s’appliquer en ce début d’année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ La Cour des comptes note un progrès sur la transparence, mais prône un contrôle accru de certains flux, dans un rapport confidentiel que « Le Monde » s’est procuré.
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Financement des partenaires sociaux : des contrôles insuffisants

La Cour des comptes note un progrès sur la transparence, mais prône un contrôle accru de certains flux, dans un rapport confidentiel que « Le Monde » s’est procuré.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 11h04
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Le financement des syndicats et du patronat a gagné en transparence depuis qu’il a été modifié en profondeur par la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale. Mais les mécanismes de contrôle prévus dans ce texte devraient être, à la fois, renforcés et étendus à des flux d’argent qui échappent aux écrans radars, à l’heure actuelle. Telles sont les principales recommandations d’un rapport confidentiel que la Cour des comptes a remis à la fin décembre 2017 – et que Le Monde s’est procuré.
Avant la réforme mise en place il y a trois ans, les ressources des partenaires sociaux reposaient, pour l’essentiel, sur trois piliers, comme le rappelle la haute juridiction : les cotisations – couplées à d’autres rentrées financières propres (revenus locatifs, ventes de publications…) ; des dotations de l’Etat ; des sommes octroyées dans le cadre d’accords de branche ou issues d’organismes paritaires coadministrés par les organisations de salariés et d’employeurs.
Les dispositifs, relevant de cette troisième catégorie, étaient « souvent peu transparents [et] ont pu donner lieu à des dérives », rappelle la Cour des comptes, en citant l’affaire de la caisse noire du patronat de la métallurgie ou celle d’un comité d’établissement de la SNCF dont le budget de fonctionnement avait été mobilisé pour financer les activités de plusieurs syndicats de cheminots.
« Contrôle peu approfondi »
Pour rendre plus lisibles les subsides attribuées aux partenaires sociaux, la loi du 5 mars 2014 a instauré un système de « financement mutualisé », qui est piloté par l’Association de gestion du fonds paritaire nationale (AGFPN). Celle-ci reçoit deux types de ressources : une contribution payée par les entreprises (qui équivaut à 0,016 % de leur masse salariale) et des subventions de l’Etat. Les montants sont ensuite reversés aux organisations syndicales et patronales : soit 115 millions d’euros,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Laïcité, intelligence artificielle, programmes... sur tous ces sujets, le ministre de l’éducation fait travailler des experts, souvent issus de la société civile.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                   
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Comment Jean-Michel Blanquer travaille et s’entoure pour repenser l’école

Laïcité, intelligence artificielle, programmes... sur tous ces sujets, le ministre de l’éducation fait travailler des experts, souvent issus de la société civile.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 16h04
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            

Il l’a développée dans ses écrits – dont le dernier, L’Ecole de demain (Odile Jacob, 2016), peut se lire comme un programme éducatif. L’a soulignée sur le parvis du ministère de l’éducation avant d’y poser ses cartons, le 17 mai 2017 : la politique des trois « piliers » de Jean-Michel Blanquer pour remettre l’école sur des rails sont la science, la comparaison internationale, l’expérience.
Depuis, les lettres de mission ont afflué en direction de scientifiques de renom : un médaillé Fields – équivalent du Nobel en mathématiques –, Cédric Villani (député LRM de l’Essonne), mandaté par Matignon pour définir la « stratégie nationale » en matière d’intelligence artificielle. Un politologue, Pierre Mathiot, faisant référence en matière d’égalité des chances, convoqué pour dépoussiérer cet examen bicentenaire, réputé intouchable, qu’est le baccalauréat. Un neuropsychiatre, Boris Cyrulnik, invité à coordonner des « assises » pour donner un nouvel élan à l’école maternelle.

La mission est parfois collective : ce sont treize « sages » (la liste n’a pas encore été officialisée) qui siégeront autour de Dominique Schnapper pour préciser la position de l’institution scolaire en matière de laïcité et de fait religieux. Douze chercheurs, universitaires et élus qui, avec une philosophe, Souad Ayada, poursuivront la refonte des programmes scolaires engagée sous la gauche. Et une vingtaine d’experts – dont près d’un tiers issu des sciences cognitives – qui, au sein d’un Conseil scientifique, présidée par un spécialiste du fonctionnement du cerveau, Stanislas Dehaene et inauguré le 10 janvier, auront à se pencher sur la pédagogie, la formation, les manuels ou encore la métacognition. Derrière ce terme savant, l’idée qu’il faut « apprendre aux enfants à apprendre ». Un slogan qu’on a plus coutume de voir invoqué à gauche qu’à droite de l’échiquier politique.
Une « inspiration macronienne »
Faut-il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ D’après l’Observatoire français des conjonctures économiques, « les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux réformes.
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Les riches, grands gagnants des premières mesures de Macron, selon l’OFCE

D’après l’Observatoire français des conjonctures économiques, « les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux réformes.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 12h28
    |

            Elise Barthet et 
Audrey Tonnelier








                        



   


« Macron, président des riches ! » A l’automne 2017, l’opposition n’en démordait pas. Dans sa ligne de mire : la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) et son remplacement par une taxe sur le patrimoine immobilier, la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % sur les revenus du capital, la baisse de 5 euros des APL ou encore la réduction des emplois aidés.
Le premier marathon budgétaire du gouvernement s’annonçait rude. Malgré les critiques et une opinion partagée, le projet de loi de finances 2018 a été adopté le 21 décembre sans encombre. Le même jour, le gouvernement se félicitait, par la voix du ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, d’un « budget de transformation [de l’économie] au service du pouvoir d’achat des Français ». Tous devaient bénéficier du train de réformes.
Vraiment ? Une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), cercle de réflexion classé à gauche, publiée le lundi 15 janvier, relativise ce satisfecit. Centrée sur les réformes socio-fiscales votées par la majorité et leur impact sur la croissance et le pouvoir d’achat des Français en début de quinquennat (2018-2019), l’analyse vient rappeler que la politique du gouvernement ne fera pas que des heureux. Au moins à court terme.
Du pouvoir d’achat… à terme
« Les mesures nouvelles pour les ménages [seront] en 2018 largement au bénéfice des 2 % de ménages du haut de la distribution des revenus, détenant l’essentiel du capital mobilier, note le rapport. Pour les ménages du bas de la distribution, les revalorisations en fin d’année des minima sociaux ne compensent pas les hausses de la fiscalité indirecte [fiscalité écologique et tabac] ».
Cette année, les 5 % de Français les plus modestes devraient ainsi voir leur niveau de vie reculer de 0,6 % en moyenne, soit 60 euros par ménage, tandis que les 5 % les plus aisés verront le leur augmenter de 1,6 % (1 730 euros par ménage). Toutefois, l’étalement des mesures sur l’année 2018 et notamment la deuxième tranche de baisse des cotisations salariales, couplée à la revalorisation de la prime d’activité, devraient redonner, à terme, du pouvoir d’achat aux Français.
« Au total, sur deux ans, un peu plus de 6 milliards d’euros auront été rendus aux ménages. Il y aura essentiellement des gagnants : cette politique ne se fait pas au détriment des classes modestes », estime Mathieu Plane, économiste à l’OFCE. A la fin 2019, les 5 % du bas de l’échelle enregistreront une hausse de leur niveau de vie de 0,2 % et les 5 % du haut de 2,2 %. Les plus riches resteront les premiers bénéficiaires des réformes entamées. « A eux seuls, les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » de niveau de vie, ajoute l’étude. « Il n’y a pas que les riches qui gagnent, mais ce sont eux qui gagnent le plus », résume M. Plane.
Pour les classes moyennes, peu d’impact
Les ménages aisés mais sans patrimoine seront les seuls à voir leur niveau de vie baisser (– 0,4 %) par rapport à 2017 : ils continueront à payer la taxe d’habitation, sans bénéficier ni des mesures sociales (prime d’activité, allocation de solidarité pour les personnes âgées…) ni des allégements de fiscalité sur le capital. Quant aux classes moyennes, les mesures de l’exécutif devraient peu influer sur leur niveau de vie : l’abattement de 30 % de la taxe d’habitation et l’élargissement du crédit d’impôt pour les emplois à domicile voté par la précédente majorité compenseront les hausses de fiscalité écologique et sur le tabac ainsi que les effets de la hausse de la CSG pour les retraités.
A Bercy, on s’empresse de déminer. « Ce résultat doit être relativisé. (…) Les ménages du premier décile verront leur niveau de vie augmenter de 0,9 % », explique le cabinet du ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui estime que les mesures concernant le tabac et l’énergie modifieront les comportements et ne coûteront pas autant aux Français.
Pourtant, les déséquilibres attendus en 2018 ne surprennent pas Jean Pisani-Ferry, maître d’œuvre du programme économique du président. « La réduction du déficit imposait un choix [nécessité d’être en dessous de 3 % pour se conformer aux règles européennes]. Le gouvernement a choisi de faire passer d’abord les mesures concernant la fiscalité du capital, qui mettent plus de temps à produire leurs effets. (…) Les mesures plus sociales (bascule de cotisations, prime d’activité, emplois francs, minima sociaux) sont étalées dans le temps. C’est un choix politiquement coûteux mais économiquement rationnel », assure l’économiste.
Coupes dans la dépense publique
Reste une interrogation : l’étude ne tient pas compte des coupes dans la dépense publique aux effets non directement quantifiables pour les Français. « A fin 2019, quelque 8 milliards d’euros de mesures ne sont pas encore financés. Ils le seront vraisemblablement par une réduction de la dépense publique, qui amputera le pouvoir d’achat des ménages, notamment des moins aisés (dépenses des collectivités locales, rémunération des fonctionnaires, économies sur le logement…) », avance Mathieu Plane.
« Ce n’est pas contradictoire de constater que cette politique avantage les plus riches et de considérer qu’elle va dans le bon sens, estime quant à lui l’avocat fiscaliste Michel Taly. La réforme de 2012 était allée beaucoup trop loin dans la taxation des revenus mobiliers. La dépense publique ne peut pas être financée uniquement par les riches et les entreprises. »
Pour Emmanuel Jessua, du think tank proche du patronat COE-Rexecode, le budget a surtout le mérite d’instaurer une « fiscalité plus saine et plus neutre, qui incitera davantage les Français à investir en actions pour financer les activités productives ».
En matière de dépenses publiques, le premier budget Macron est, en revanche, loin d’être la « révolution » vantée par la majorité. « Il se caractérise par une faible réduction de la dépense publique structurelle [qui ne dépend pas de la conjoncture], loin des recommandations de la Commission européenne », souligne M. Plane.
Dans l’ensemble, le chef de l’Etat récolte les fruits de la politique économique du précédent quinquennat. En effet, dans l’absolu, les mesures de Macron devraient peser sur le PIB tricolore (– 0,2 point en 2018 et – 0,1 point en 2019). Mais l’impact différé des dispositifs Hollande (le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et le pacte de responsabilité, principalement), qui mettent cinq à dix ans à produire leurs effets complets, apporte « un surplus de croissance significatif ». Ils donnent en outre au gouvernement le temps de mettre en place ses principales réformes. De quoi conforter la stratégie de l’exécutif.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Analyse. Pour présider à la refondation d’un PS inaudible qui doit se réinventer une identité, au moins cinq candidats vont briguer les suffrages des adhérents appelés à élire, fin mars, leur nouveau premier secrétaire.
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Le Parti socialiste à la dérive

Analyse. Pour présider à la refondation d’un PS inaudible qui doit se réinventer une identité, au moins cinq candidats vont briguer les suffrages des adhérents appelés à élire, fin mars, leur nouveau premier secrétaire.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 10h27
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            

Analyse. Mercredi 10 janvier, pour la dernière fois à son siège parisien de la rue de Solférino – qu’il a vendu et doit quitter fin septembre –, le Parti socialiste présentait ses vœux à la presse. Un rituel qui attire d’habitude une foule de journalistes. Cette année, ils n’étaient qu’une petite quarantaine, entassés dans une salle étriquée pour écouter le discours de Rachid Temal. Ni flonflons ni bulles de champagne.
Le coordinateur de la direction collégiale de vingt-huit membres du PS a réussi, maniant en virtuose la langue de bois, à ne pas commenter les candidatures au poste de premier secrétaire. Un climat crépusculaire qui reflète l’état d’un parti exsangue, inaudible, à la dérive, à trois mois du congrès qui va se tenir, les 7 et 8 avril, dans la commune communiste d’Aubervilliers.

En vue de cette échéance, destinée à donner le coup d’envoi à la refondation d’un PS en ruine, il y a pour l’heure cinq candidats décidés à briguer les suffrages, le 29 mars, des 90 000 adhérents revendiqués – le corps électoral risquant d’être réduit à moins de 40 000 : les députés Luc Carvounas, 46 ans, Stéphane Le Foll, 57 ans, ainsi qu’Olivier Faure, 49 ans, le député européen Emmanuel Maurel, 44 ans, et la députée Delphine Batho, 44 ans, qui s’est déclarée lundi 15 janvier.
Ecuries présidentielles
Les trois premiers sont issus de la même motion, arrivée largement en tête au congrès de Poitiers, en juin 2015, avec 60,04 % des voix. Le benjamin, disciple de Jean Poperen, incarne l’aile gauche, qui, en 2015, avec le renfort des « frondeurs », laminés depuis aux élections législatives, avait obtenu 28,46 %. La majorité a volé en éclats et M. Maurel prétend aller pêcher au-delà de son pré carré, en prônant une « synthèse nouvelle » rassemblant des socialistes avec lesquels il s’est « parfois affronté ». Les courants, en voie d’extinction depuis le début des années 2000, appartiennent à l’histoire du monde d’hier.

Pendant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le gouvernement doit mettre en œuvre la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de garantir à tous des lunettes sans « reste à charge », ce qui suscite l’inquiétude de la profession.
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2018, l’année de tous les dangers pour la filière optique

Le gouvernement doit mettre en œuvre la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de garantir à tous des lunettes sans « reste à charge », ce qui suscite l’inquiétude de la profession.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 15h33
    |

                            Valérie Segond








                        



                                


                            

Coup de stress dans la filière optique. 2018 sera-t-elle l’année de tous les dangers pour une profession qui a si longtemps prospéré à l’abri des mutuelles et de leur propension à rembourser si facilement les lunettes ? Voilà qu’elles resserrent la vis, avec le soutien de gouvernements qui, depuis deux ans, s’inquiètent d’une dérive qui peut se résumer en deux constats : les dépenses d’optique en France sont les plus élevées d’Europe ; et il y a aujourd’hui à Paris autant d’opticiens que de boulangeries.
Pour le secteur, qui emploie 40 000 personnes en France (magasins et fabricants), la fête est finie
L’année 2017 a été marquée par le premier tassement de ce marché en France, avec plus de fermetures que d’ouvertures de magasins. Si, à la pression des pouvoirs publics, on ajoute l’arrivée d’acteurs discount et la menace que fait peser le mariage du premier verrier mondial, Essilor, avec le premier lunetier et distributeur, Luxottica, on peut affirmer, sans crainte d’être démenti, que pour le secteur, qui emploie 40 000 personnes en France (magasins et fabricants), la fête est finie.
Il y a un an, le candidat Emmanuel Macron promettait « la prise en charge à 100 % des lunettes et des prothèses auditives et dentaires d’ici à 2022, en lien avec les mutuelles et l’ensemble des professionnels de santé ». La promesse visait à garantir à tous l’accès à ces équipements vitaux sans « reste à charge » (« zéro RAC »), quand, en moyenne, 24 % du prix des équipements est encore payé par les ménages. Un taux pourtant le plus faible d’Europe. Alors que le ministère de la santé et des solidarités consulte depuis décembre tous les acteurs concernés, chacun s’interroge : qui va payer pour la promesse de campagne ?
Une filière montrée du doigt
Et quelles seront les conséquences sur une chaîne qui s’étend des financeurs – les assurances complémentaires, à 72 % en 2016, la Sécurité sociale n’en payant pas plus de 4 % – aux porteurs de lunettes, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Marine Le Pen tente de se repositionner en chef incontestée du Front national. Mais les critiques continuent de monter et sa crédibilité au sein du parti est à reconstruire
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Face aux doutes de ses troupes avant le congrès du FN, Marine Le Pen joue la carte sécuritaire

Marine Le Pen tente de se repositionner en chef incontestée du Front national. Mais les critiques continuent de monter et sa crédibilité au sein du parti est à reconstruire



Le Monde
 |    15.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 08h07
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

Marine Le Pen refait ses gammes. Elle présente, lundi 15 janvier en fin de matinée, ses vœux à la presse qu’elle a pourtant déjà rassemblée plusieurs fois, la semaine précédente. La présidente du Front national (FN) ouvre l’année sur une offensive sécuritaire. Mercredi 10 janvier, la députée du Pas-de-Calais avait en effet donné son premier rendez-vous de rentrée à l’Assemblée nationale pour une conférence de presse sur les « propositions du Front national sur la sécurité ».
Litanie de faits divers à l’appui, elle a accusé le président de la République, Emmanuel Macron, de mettre en place une « société d’insécurités au pluriel ». Sécurité, immigration, terrorisme… Les accords du discours sont bien connus : « justice laxiste », « fracture identitaire », « tolérance zéro ». Les cités deviennent des « zones de non-France » ; les « revenants » de l’Etat islamique, des « protégés » du gouvernement.
Tout y est, même la référence à Christiane Taubira, l’ancienne ministre de la justice de François Hollande tant honnie par le parti d’extrême droite, à l’époque où il était bien plus audible. C’était avant la défaite présidentielle, et ce débat d’entre-deux-tours qui a entaché la crédibilité de la meneuse de troupes frontiste. Sonnant la refondation depuis quelques mois, le parti en crise revient ici sur ses fondements. Et Mme Le Pen d’user de la rhétorique classique, au FN, d’une France en perdition : « La grande glissade continue », lançait-elle, mercredi, sur son estrade.
Montée des critiques
Le soir même, la présidente du FN a patrouillé avec une brigade anticriminalité parisienne. Quelques clichés avec des hommes en bleu, une ou deux petites phrases de soutien aux policiers « trop souvent mis en cause » devant micros et caméras, et Marine Le Pen se campe en protectrice des forces de l’ordre, alors que la grogne monte une nouvelle fois dans leurs...




                        

                        

