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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Après avoir été renversé par Diego Carlos lors du match opposant le FC Nantes au PSG, l’arbitre Tony Chapron a tenté de se faire justice lui-même en taclant le joueur coupable.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le Comité olympique norvégien a confirmé lundi la non-sélection pour Pyeongchang de l’ex-empereur du biathlon, athlète le plus médaillé de l’histoire des JO d’hiver.
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Biathlon : Ole Einar Bjoerndalen, Games over

Le Comité olympique norvégien a confirmé lundi la non-sélection pour Pyeongchang de l’ex-empereur du biathlon, athlète le plus médaillé de l’histoire des JO d’hiver.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 17h21
   





                        



   


« Le Cannibale » du biathlon avait encore faim, malgré ses 13 médailles olympiques (8 en or, 4 en argent, 1 en bronze), mais il a fini, à bientôt 44 ans, par être rattrapé par son âge : Ole Einar Bjoerndalen n’a pas le niveau suffisant pour représenter la Norvège aux prochains Jeux olympiques de Pyeongchang (9-25 février).
L’annonce du Comité olympique norvégien ne faisait plus guère de doute depuis une ultime course ratée, la semaine dernière à Ruhpolding (Allemagne) : Bjoerndalen avait échoué à la 42e place. C’est la première fois depuis 1994 que la liste des olympiens norvégiens n’abrite pas le nom de Bjoerndalen.
« Les résultats atteints par Ole Einar Bjoerndalen en individuel en Coupe du monde (…) ne sont pas assez bons. Il n’a hélas pas satisfait aux critères » de sélection, a expliqué le chef du comité, Tore Oevreboe.
« Ca craint »
« Ça craint que je ne puisse pas y aller », a réagi le champion lundi, cité par la chaîne TV2. « Je pense que j’aurais pu retrouver la forme d’ici les JO », a-t-il ajouté, en se disant en désaccord avec la décision du Comité olympique norvégien. Le biathlète s’est gardé d’annoncer la fin de sa carrière : la possibilité existe en effet qu’il dispute des manches de Coupe du monde après les JO, pour un dernier baroud.
Les JO d’hiver perdent donc un visage familier, qui faisait partie du paysage depuis Lillehammer (Norvège) en 1994. L’actuel roi de la discipline, le Français Martin Fourcade, était alors encore en maternelle… Bjoerndalen était « le héros de mon enfance », disait d’ailleurs de lui Fourcade l’an dernier.
C’est à Nagano (Japon), en 1998, que Bjoerndalen perce. Après avoir été coupé dans son élan la veille par la météo, il remporte le sprint puis offre l’argent à la Norvège en relais. S’ensuit une longue moisson de titres olympiques qui lui assurera une place de choix dans le cœur de ses compatriotes, férus de ski.

   


Bien qu’attendue, la décision du comité a semé la consternation parmi eux. Sur les réseaux sociaux, certains parlaient de « scandale » et de « journée triste pour le biathlon ».
Dans une nouvelle ère
La Norvège se souvient notamment du « grand chelem » réalisé aux JO de Salt Lake City (Etats-Unis) en 2002 (4 titres en 4 épreuves) mais aussi des 95 victoires individuelles en Coupe du monde, des six gros globes de cristal et des 20 titres mondiaux.
Bjoerndalen a fait entrer le biathlon dans une nouvelle ère, s’imposant des charges de travail nouvelles dans la discipline. Ses dix années (1997-2007) de féroce adversité avec le Français Raphaël Poirée ont permis à la discipline de décoller médiatiquement.
Aussi modeste et discret que populaire, le « Roi Ole » a gagné l’estime de tous, coéquipiers comme concurrents. « Ce serait super bizarre d’aller aux JO sans Bjoerndalen », estimait le meilleur biathlète norvégien du moment, Johannes Boe, cité par l’agence NTB quelques heures avant l’annonce de la sélection.
Enfant, le fils d’agriculteur consacrait l’argent gagné grâce aux travaux à la ferme à l’achat d’une lampe frontale, pour s’entraîner le soir. Il pratiquait le tir sur les soutiens-gorge de sa mère, pendus au fil à linge, et faisait vœu dès 12 ans de ne pas toucher à l’alcool, selon des anecdotes relatées par la radiotélévision NRK.
Les experts prédisaient son départ à la retraite depuis de nombreuses années, mais à Sotchi, à 40 ans, Bjoerndalen avait remporté l’or dans le sprint, devenant le plus vieux champion olympique de l’histoire en sports d’hiver.
Mais dans une nation aussi riche en biathlètes que la Norvège, son niveau ne lui permettait plus d’espérer une qualification olympique, ne serait-ce qu’en tant que remplaçant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Les inévitables Patriots de New England, les improbables Jaguars de Jacksonville, les Vikings miraculés de Minnesota… le point sur les playoffs de la NFL.
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Football américain : les Vikings, miraculés des playoffs de la NFL

Les inévitables Patriots de New England, les improbables Jaguars de Jacksonville, les Vikings miraculés de Minnesota… le point sur les playoffs de la NFL.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h59
    |

            Luc Vinogradoff








                        


Les inévitables Patriots de New England, les improbables Jaguars de Jacksonville, les Vikings miraculés de Minnesota… les playoffs de la Ligue nationale de football américain (NFL) ont livré leur lot de surprises et de confirmations à l’issue du deuxième tour qui s’est achevé dimanche 14 janvier.
On vous propose un résumé de l’action et un point sur les prochaines échéances, les finales de conférences :
Eagles de Philadelphie vs Vikings du Minnesota pour la NFC, le 20 janvier.Patriots de New England vs Jaguars de Jacksonville pour l’AFC, le 21 janvier.
Des Vikings miraculés (victoire 29-24 contre les Saints de La Nouvelle-Orléans)

   


Chaque année, le Super Bowl se déroule dans un stade préalablement choisi pour qu’il n’y ait aucun avantage de terrain pour les deux équipes. Cette année, il se trouve que ce sera sur le terrain des Vikings du Minnesota. La franchise n’a jamais remporté le Super Bowl, avec quatre finales perdues vieilles d’un demi-siècle. Ses fans avaient entouré la date de 2018 avec le fol espoir que ce soit enfin le cas, avec en bonus la possibilité d’une victoire à domicile.
Malgré la perte de leur quarterback titulaire Sam Bradford très tôt dans la saison, les Vikings ont dominé leur division et se sont facilement qualifiés pour les playoffs, obtenant même une semaine de repos supplémentaire grâce à leur statut de tête de série. Jusque-là tout allait bien.
Pour leur premier match de playoffs face aux Saints, ils étouffent leurs adversaires en marquant 17 points consécutifs. Jusque-là tout allait bien. Puis ils ont implosé. Les Saints prennent l’avantage (21-20) avec un coup de pied à 29 secondes de la fin. Les Vikings sont à plus de 60 yards. Ils ont une tentative pour marquer et sauver leur saison. On ne sait pas comment Case Keenum a réussi à trouver Stefon Diggs dans ces conditions, ni comment Stefon Diggs a réussi à marquer. C’est une des actions les plus incroyables de l’histoire de la NFL.

.@STEFONDIGGS FOR THE WIN!!!!!!!!! #SKOL 

— NFL (@NFL)


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Des Eagles résilients (victoire 15-10 contre les Falcons d’Atlanta)
A Philadephie aussi, on connaît les affres de perdre son quarterback titulaire. Carson Wentz était parti pour une saison de MVP (meilleur joueur de la ligue) avant qu’un tacle ne brise un ligament croisé antérieur. Sans leur leader, les Eagles, qui n’avaient perdu que trois matchs en saison régulière, ne semblaient plus si invincibles.
Face aux Falcons, finalistes du dernier Super Bowl, ils ont peiné. Le remplaçant de Wentz, NIck Foles, n’a ni sa puissance de bras, ni son intelligence de jeu. Il a dû se contenter de faire ce qu’il pouvait, en minimisant les fautes. Suffisant pour une équipe portée par une défense féroce. Les Eagles ont justifié leur première place dans la NFC et joueront leur première finale de conférence en dix ans. La dernière fois qu’ils avaient remporté un tel match remonte à 2004. Ils avaient alors perdu contre les inévitables Patriots de New England.

Nick Foles goes DEEP on the first play of the game.

— NFL (@NFL)


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Des Patriots indétrônables (victoire 35-14 contre les Titans du Tennessee)

   


On ne présente plus les Patriots à quiconque suit un peu la NFL depuis près de deux décennies. C’est plus qu’une dynastie, c’est l’équivalent sportif d’une certitude. Le proverbe dit « en ce monde rien n’est certain, à part la mort et les impôts ». On peut ajouter « et que les Patriots seront compétitifs en NFL ».
Face aux Titans, le légendaire Tom Brady a ajouté une pierre de plus à son édifice personnel. Un match parfait, avec trois touchdowns et, pour la forme, un énième record : le plus vieux quarterback à gagner un match de playoffs, à 40 ans et 163 jours. Pour continuer sur les records : les Patriots de Brady joueront une septième finale de conférence consécutive. En cas de victoire, ils disputeront le Superbowl pour la dixième fois. Ils l’ont déjà gagné cinq fois en quinze ans, dont l’année dernière. Ils sont, bien sûr, les favoris.

Playoff Brady is the best Brady.

— Patriots (@New England Patriots)


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Des Jaguars que personne ne voyait là (victoire 45-42 contre les Steelers de Pittsburgh)
En 2017, les Jaguars de Jacksonville étaient une des pires équipes de la NFL. En un an, ils en sont devenus une des meilleures. Cela s’explique par le fonctionnement même de la NFL, qui permet aux derniers de devenir les premiers s’ils ont de l’instinct (choisir de bons jeunes joueurs lors du draft) et de l’argent (faire signer des agents libres à grands coups de millions).
Et c’est ainsi, grâce au jeune running-back Leonard Fournette (trois touchdowns contre Pittsburgh), à une défense renforcée à l’intersaison, et depuis devenue la meilleure de la NFL, que les Jaguars, sous la direction de l’entraîner Doug Marrone, se retrouvent en finale de conférence alors que très, très peu d’observateurs avisés auraient parié sur eux en début de saison. Ils sont maintenant confrontés à la machine Patriots et, comme il y a quelque mois, personne ne les donne favoris. Sauf eux-mêmes. Parce que selon le cornerback Jalen Ramsey, « on va aller au Super Bowl, et on va le gagner ». C’est dit.

Deja vu!

@_fournette goes over the top for the touchdown on the opening drive.

— Jaguars (@z-#Sacksonville)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ La virulence avec laquelle l’arbitre est critiqué pour son geste lors de Nantes-PSG interroge sur le statut de ces acteurs indispensables mais déconsidérés.
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Football : derrière le « procès » de Tony Chapron, un mépris des arbitres

La virulence avec laquelle l’arbitre est critiqué pour son geste lors de Nantes-PSG interroge sur le statut de ces acteurs indispensables mais déconsidérés.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 17h41
    |

            Clément Guillou








                        



   


Chronique. La dernière fois que j’ai vraiment joué au foot, c’était il y a dix ans maintenant, nous avions désigné d’autorité un arbitre. La victime avait un atout pour le poste : elle s’appelait Tony. Comme les enfants se donnent des noms de footballeurs les faisant fantasmer, les adultes que nous étions presque l’avions renommé Tony Chapron. Il était même « l’intraitable-Tony-Chapron ».
Dans notre imaginaire, Tony Chapron était l’arbitrage fait homme et les qualificatifs que nous lui attribuions montraient la mauvaise réputation du métier : nous disions intraitable, nous aurions aussi pu dire autoritaire, implacable, sévère ou inflexible, bref, tout épithète pioché dans le dictionnaire des synonymes et désignant un dictateur au petit pied. Quel discours médiatique avait bien pu nous rendre cet homme si détestable, d’une part, et sa profession si méprisable, d’autre part ?
Dimanche soir, Tony Chapron est entré dans l’histoire du football français, non pas en arbitrant une finale de Coupe du monde mais en devenant le premier arbitre à faire l’objet d’un « mème » internet. Sa tentative présumée de balayage de Diego Carlos, le défenseur brésilien du FC Nantes, est détournée de toutes les façons possibles, et son comportement sur l’action – il a adressé un deuxième carton jaune au joueur coupable de l’avoir involontairement bousculé – est tourné en ridicule dans toutes les langues. Lui dit avoir été victime « d’un mauvais réflexe », ayant ressenti « une vive douleur sur une blessure récente ». Les images rendent les deux versions possibles ; on s’en aperçoit ces derniers mois, l’arbitrage vidéo est aussi affaire d’interprétation humaine.
Au fond, peu importe : c’est un moment chaplinesque, rien d’autre. Il prête au rire et au dépit, pour les arbitres qui subiront les moqueries les week-ends prochains sur les pelouses de district. Mais il ne dit rien de la profession en général.
Curée
Bien plus révélatrice est la curée que Tony Chapron subit depuis dimanche 23 heures. Joueurs, entraîneurs, présidents de clubs : quel autre acteur du football, pour un geste ou un mot qui l’a dépassé, subirait sans procès un déchaînement d’une telle violence ? Imagine-t-on un arbitre se précipiter avec fureur dans le vestiaire d’une équipe pour se plaindre des contestations de l’entraîneur ou d’un tacle dangereux ? Imagine-t-on un arbitre faire irruption dans la loge présidentielle à la mi-temps d’un match ? Les scènes inverses se produisent chaque week-end ou presque dans les sous-sols des stades de Ligue 1.
Procureur des comportements arbitraux, Pierre Ménès était encore dimanche à l’avant-poste dans ce courageux combat, décrétant avec finesse qu’il fallait « virer les nuls » (c’était à la télé) et en profiter pour « taper du poing sur la table » car « ces gens-là sont tellement contents d’eux et accumulent tellement d’erreurs qu’ils en deviennent un profond problème pour le football français » (c’était sur son blog).
Plus tôt dans la soirée, le commentateur vedette de Canal+ Stéphane Guy s’était égosillé après un but refusé pour hors-jeu au FC Nantes, sur la base d’un « révélateur » de hors-jeu grossièrement placé et privant l’arbitre de sa faculté d’interprétation de l’action.

Utile
Evidemment, Tony Chapron est bien plus utile au football que tous ceux qui lui tombent dessus.
Celui qui prendra sa retraite à la fin de la saison, à l’âge de 45 ans, figure année après année parmi les arbitres français les mieux notés par leurs évaluateurs, et se voit régulièrement confier le sifflet de matchs importants. Cela malgré l’antipathie qu’il suscite dans le football français, ce qui doit dire quelque chose de sa capacité à prendre des bonnes décisions.
Deux heures avant le geste incompréhensible de Tony Chapron, il semblait normal à tous que Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique lyonnais suspendu à de multiples reprises pour ses propos sur les arbitres, s’inquiète « pour le foot » (rien de moins) que son joueur vedette Nabil Fekir ne soit pas davantage protégé par le corps arbitral. Il y a un mois, le défenseur lyonnais Marçal avait porté sa main au visage d’un arbitre de touche sans en être sanctionné. Le même week-end, des membres de l’encadrement de Montpellier avaient traité un arbitre de « pipe », de « pute », de « porc » et de « grosse merde ».
Le geste de Tony Chapron n’est rien d’autre que l’accès d’autoritarisme d’un arbitre qui lui vaudra une fin de carrière infamante et loin des honneurs auxquels il aurait pu prétendre. Les réactions excessives qu’il suscite, en revanche, rappellent qu’il est miraculeux que le rôle, qui ne rémunère qu’une infime élite, suscite encore des vocations. Particulièrement dans le football, seul sport où l’on tolère que l’arbitre fasse l’objet d’autant de commentaires publics et de pressions physiques de la part des joueurs.

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                En Corrèze, le football amateur marche contre les violences


En Corrèze, le week-end des 9 et 10 décembre, on n’a pas pu jouer au football. Le district avait décrété une grève : les agressions d’arbitres devenaient trop fréquentes. Et Tony Chapron n’était pas dans le coup.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La première journée de l’Open d’Australie n’a pas souri aux Américains. Côté français, Lucas Pouille a été éliminé au contraire de Simon et Monfils.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Open d’Australie : lundi noir à Melbourne pour les Etats-Unis

La première journée de l’Open d’Australie n’a pas souri aux Américains. Côté français, Lucas Pouille a été éliminé au contraire de Simon et Monfils.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 14h03
    |

            Bruno Lesprit (Melbourne, envoyé spécial)








                        



   


Légère bruine sur Melbourne, puis soleil austral pour que puisse résonner le bruit des balles. C’est l’hiver en France et l’été aux antipodes (24 °C) pour la 106e édition de l’Open d’Australie, un des quatre tournois du Grand Chelem et le premier de la saison, qui s’est ouverte lundi 15 janvier. Sur Federation Square, cœur de la capitale du Victoria, a été déployé un portrait géant de l’inattendu vainqueur de l’année précédente, le Suisse Roger Federer, qui s’imposa à 35 ans et en cinq manches face à son vieux rival, l’Espagnol Rafael Nadal, pour leur première opposition en finale d’un grand chelem depuis 2011. Chez les femmes aussi, on ne peut pas dire que le logiciel ait été rafraîchi puisque Serena Williams fit plier sa sœur Venus, qu’elle n’avait pas affrontée depuis huit ans à ce stade de compétition. Le down under australien, avec ses décalages horaires surréalistes, favoriserait ainsi le retour vers le futur.

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Federer, en quête d’un vingtième succès dans un des quatre rendez-vous majeurs — et un sixième à Melbourne —, a d’ores et déjà estimé que son grand âge (36 ans, donc) l’empêchait d’ambitionner le statut de favori. Ce propos d’apparence raisonnable et modeste est en fait un trait d’humour helvète qui a fait sourire sans tromper personne. Quand on est numéro 2 mondial et que l’on s’appelle Federer, on est évidemment favori. D’autant que son concurrent majorquin souffre du genou droit, handicap qui ne l’a pas empêché, lundi, de se débarrasser en trois sets cinglants du Dominicain Victor Estrella.
Venus Williams déjà sortie
Serena Williams, par contre, ne peut ambitionner de se succéder, puisqu’elle a déclaré forfait — en tant que jeune maman. De même (à cause de sa hanche) que l’Ecossais Andy Murray, membre avec Federer, Nadal et le Serbe Novak Djokovic de l’endurant « Big 4 » et éternel loser à Melbourne (cinq finales perdues).
« Djoko », lui, est bien là, après six mois d’absence des courts pour soigner son coude. Retombé pour cette raison à un indigne 14e rang mondial, celui qui fut le patron de 2011 à 2015 attire logiquement les foules pour son entraînement en compagnie de son nouvel entraîneur, un homme de renom en la personne d’Andre Agassi. Des journalistes guettaient le Serbe après la requête qu’il aurait faite lors du meeting annuel des joueurs afin que leurs primes soient augmentées, plaidant même pour la constitution d’une association des joueurs en marge de l’ATP (Association des joueurs de tennis professionnels). Le mutin n’a pas apporté de démenti, il s’est borné à refuser tout commentaire.
Ceux qui n’avaient d’yeux que pour lui et pour le « Kid de Las Vegas » auront manqué les premières surprises de la journée. Faute de Serena Williams, il y a sa sœur Venus. Ou plutôt, il y avait. La tête de série n° 5, 37 ans, a déjà repris l’avion pour la Floride après sa défaite à la Rod Laver Arena contre la Suissesse Belinda Bencic, 20 ans et 78e rang mondial, une joueuse dont elle n’avait aucun souvenir de leurs quatre précédentes rencontres. Bencic, de son côté, récente vainqueur à Perth de la Holman Cup (double mixte) au côté de Roger Federer, avait « beaucoup pensé » à ces défaites et décidé de ne plus s’encombrer du « respect » que lui inspirait Venus Williams.
Pouille déjà éliminé
Au même moment, la dauphine de la numéro 1 américaine, Coco Vandeweghe (9e rang mondial), subissait un sort identique à la Hisense Arena devant la Hongroise Timea Babos. Un lundi noir pour le tennis des Etats-Unis, dont le prélude avait été à la Margaret Court Arena la chute de Sloane Stephens, surprenante vainqueur de l’US Open en septembre 2017, face à la Chinoise Zhang Shuai. Côté hommes, même scénario catastrophique. Sur un court numéro 2 chaud-bouillant et pavoisé de soleils levants, le numéro 1 américain, Jack Sock, tête de série n° 8, a été sorti en fin d’après-midi (australien s’entend) et en quatre manches par Yuichi Sugita, 41e mondial. Plus tôt, le géant John Isner n’a pu se fier à son service canon contre l’Australien Matthew Ebden, un trentenaire qui a déjà remporté l’Open d’Australie en 2013, mais c’était en double mixte.
De quoi consoler les locaux de la défaite de Samantha Stosur, ancienne no 1 mondiale et surtout dernière Australienne à avoir remporté un tournoi du Grand chelem (lors de l’US Open 2011) après plus de deux décennies de disette nationale. Elle s’est inclinée devant la Portoricaine Monica Puig, devenue célèbre pour avoir apporté à son pays le premier titre olympique de son histoire lors des jeux de Rio 2016.
Heureusement pour les porteurs de drapeaux frappés de la Croix du Sud, la numéro 2 australienne Daria Gavrilova s’est facilement imposée, de même que le bad boy et mâle dominant Nick Kyrgios. Pour la journée de mardi, tous les regards seront tournés vers le choc de premier tour entre le Tchèque Tomas Berdych et la nouvelle sensation du tennis australien, Alex de Minaur, 18 ans, demi-finaliste au récent tournoi de Brisbane, puis finaliste à Sydney, après avoir battu le Français Benoît Paire. Pour les Bleus, les fortunes auront été diverses puisque Lucas Pouille a été éliminé en quatre manches par le Belge Ruben Bemelmans, alors que Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga sont passés sans encombre. Ce dernier célébrant cette année les dix ans de son unique finale de Grand Chelem. C’était contre Novak Djokovic, ici même à Melbourne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Renversé par le Nantais Diego Carlos, il a tenté de se faire justice lui-même en taclant le joueur coupable.
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Ligue 1 : l’arbitre Tony Chapron, écarté pour avoir taclé un joueur, présente ses excuses

Renversé par le Nantais Diego Carlos, il a tenté de se faire justice lui-même en taclant le joueur coupable.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 12h44
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 17h40
   





                        



Tony Chapron, l’arbitre-tacleur suspendu jusqu’à nouvel ordre, évoque un « geste maladroit », « inapproprié » et présente ses « excuses » au joueur de Nantes impliqué, Carlos Diego, selon une déclaration transmise lundi 15 janvier à l’AFP.
« Lors du match Nantes-PSG, j’ai été percuté par Diego Carlos, joueur de Nantes. A l’occasion de ce choc, j’ai ressenti une vive douleur sur une blessure récente. Dans un mauvais réflexe, j’ai tendu ma jambe vers le joueur »
« Ce geste maladroit était inapproprié, ajoute-t-il. Je tiens donc à présenter mes excuses à Carlos Diego suite à cette action. Un rapport complémentaire a été adressé à la commission de discipline afin que l’avertissement reçu par le joueur du FC Nantes lui soit retiré, puisqu’au vu des images son geste ne m’a pas paru volontaire ». « Je réserve désormais mes commentaires aux instances compétentes », conclut M. Chapron.
Ecarté jusqu’à nouvel ordre
Tony Chapron, l’un des arbitres plus chevronnés de la Ligue 1 de football, a été écarté « jusqu’à nouvel ordre ». Il n’arbitrera pas « la rencontre Angers-Troyes, comptant pour la 21e journée de Ligue 1 ce mercredi 17 janvier ». Il sera convoqué prochainement par la commission de discipline de la Ligue (LFP), selon le communiqué de la DTA diffusé après une réunion d’urgence. 
L’incident a eu lieu à la fin du match entre le PSG et Nantes. Renversé, involontairement semble-t-il, par le Nantais Diego Carlos, Chapron a tenté de se faire justice lui-même d’une « balayette » – sans effet – puis a infligé un deuxième carton jaune, donc un carton rouge, au joueur coupable.
« Je sais qu’il lui a mis un coup »
Le président du FC Nantes, Waldemar Kita, s’était entretenu avec le corps arbitral après le match. « Il m’a dit qu’il n’avait jamais voulu donner un coup au joueur, qu’il s’était senti poussé dans le dos. Pour lui, il n’est pas tombé tout seul », avait-il rapporté. Sur Canal+, le Nantais Valentin Rongier était plus dubitatif :
« Il dit qu’il a glissé, mais je sais qu’il [l’arbitre] lui a mis un coup [à Diego Carlos]. Je sais que c’est très difficile d’arbitrer, mais il faut qu’il se remette en question de temps en temps parce que si nous, on fait ça, on prend dix matchs. »
L’incident de « l’arbitre-tacleur » a fait le tour du monde, abondamment commenté dans la presse spécialisée et, bien sûr, moqué sur les réseaux qui ont contribué à sa notoriété virale. Tout en finesse, la Gazzetta dello sport a annoncé que l’arbitre français était devenu la « risée du monde ». 
Pour la LFP, c’est une nouvelle polémique qu’il faut gérer alors que celle sur la goal-line technology, censée dire si un ballon a franchi la ligne de but, n’est pas encore éteinte. La LFP a décidé, le 12 janvier, « de suspendre immédiatement et à titre conservatoire dès ce week-end l’utilisation de la goal-line technology (GLT) ». Cette décision fait suite aux multiples dysfonctionnements d’un outil, censé être infaillible mais qui a connu des « dysfonctionnements graves ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ L’Américaine, numéro 5 mondiale, s’est inclinée lundi, dès son entrée en lice à Melbourne face à la Suissesse Belinda Bencic.
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Open d’Australie : Pouille et Williams prennent la porte

L’Américaine, numéro 5 mondiale, s’est inclinée lundi, dès son entrée en lice à Melbourne face à la Suissesse Belinda Bencic.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 12h53
   





                        



   


Lucas Pouille peine décidément à trouver ses marques à Melbourne. Pour la cinquième fois en autant de participations, le 18e joueur mondial a été éliminé dès le premier à l’Open d’Australie. Le Français, vainqueur il y a quelques mois de la Coupe Davis, a rendu les armes en quatre sets face au Belge Ruben Bemelmans, modeste 117e à l’ATP (6-4 ; 6-4 ; 6-7 ; 7-6).
D’autres joueurs attendus en deuxième semaine sont sortis du tableau masculin dès la première journée. Vainqueur surprise du Masters 1000 de Bercy en novembre 2017, l’Américain Jack Sock, neuvième mondial, a chuté en quatre sets contre le Japonais Yuichi Sugita. Kevin Anderson (Afrique du Sud) et John Isner (USA) ne verront eux aussi pas le deuxième tour.
Nadal abandonne trois jeux

   


Le numéro un mondial, Rafael Nadal, n’a laissé que des miettes au Dominicain Víctor Estrella (6-1 ; 6-1 ; 6-1), dissipant quelque peu les doutes sur son état de forme.

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                Open d’Australie : blessées ou fatiguées, les stars du tennis se mettent sur courant alternatif



Chez les Français, Gilles Simon a confirmé sa bonne forme et n’a pas dû s’employer pour écarter le modeste Roumain Marius Copil (7-5 ; 6-4 ; 6-3). Un résultat logique au vu du début de saison du Niçois, marqué par sa victoire au tournoi de Pune (Inde). Pierre-Hugues Herbert et Corentin Moutet ont pris la porte d’entrée.
A noter la victoire de Denis Shapovalov (Canada) face à Stefanos Tsitsipas (Grèce), en trois sets (6-1 ; 6-3 ; 7-6), dans le duel des jeunes espoirs du tennis masculin.
Hécatombe chez les Américaines

   


Pour la première fois depuis vingt ans, aucune des deux sœurs Williams ne disputera le deuxième tour de l’Open Australie. Après le forfait de Serena, Venus s’est inclinée dès son entrée en lice à Melbourne, face à Belinda Bencic (6-3 ; 7-5), lundi 15 janvier.
La victoire de la Suissesse, modeste 78e mondiale, n’est pas une réelle surprise. 7e mondiale en 2016, à seulement 18 ans, la joueuse d’origine slovaque n’avait jamais confirmé ses débuts tonitruants sur le circuit WTA, avant un retour au premier plan fin 2017.
Vainqueure de deux tournois en novembre dernier, Belinda Bencic avait parfaitement lancé sa saison en remportant la Hopman Cup (compétition mixte par équipe), aux côtés de son glorieux aîné, Roger Federer.
Venus Williams n’est pas la seule tête de série à prendre la porte dès la première journée en Australie. L’Américaine Sloane Stephens (nº 13), lauréate de l’US Open en 2017, a perdu contre la chinoise Zhang Shuai (2-6 ; 7-6 ; 6-2). Sa compatriote Coco Vandeweghe (nº 10) a, elle, cédé en deux sets face à la Hongroise Timea Babos (7-6 ; 6-2).
Du côté des Françaises, Alizé Cornet s’est facilement débarrassée de la jeune Wang Xinyu (Chine, 16 ans), quand Pauline Parmentier s’inclinait contre Denisa Allertova (République tchèque).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la défaite du Real de Zidane et à la deuxième victoire des Français à l’Euro de hand. La preuve par Le Monde. fr.
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Tony Chapron, l’arbitre tacleur, et Martin Fourcade : ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la défaite du Real de Zidane et à la deuxième victoire des Français à l’Euro de hand. La preuve par Le Monde. fr.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 00h06
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 10h09
   





                        


Oui, le PSG a accru son avance en tête de la Ligue 1 en profitant des faux pas de Lyon et Monaco.

   


Oui, le Real Madrid de Zinedine Zidane s’est enfoncé dans la crise avec une nouvelle défaite en championnat.

   


Oui, l’équipe de France de handball a remporté ses deux premiers matchs du championnat d’Europe.

   


Mais il s’est passé autre chose dans le monde du sport ce week-end, et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end :
Si tu tombes, sans balayette, tu te relèveras
Ça y est, Tony Chapron est une star du football : l’arbitre français, l’un des plus chevronnés de Ligue 1, a accédé à une notoriété internationale dimanche soir, à la fin du match entre Nantes et le Paris-Saint-Germain.
Renversé, involontairement semble-t-il, par le Nantais Diego Carlos, Chapron a tenté de se faire justice lui-même d’une « balayette » – sans effet – puis a infligé un deuxième carton jaune, donc un carton rouge, au joueur coupable.

Faute de Chapron sur Diego Carlos. Carton Rouge pour Diego Carlos.
Champion.

— ThomasJobard (@💥LeDijonShow💥)


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La séquence s’est rapidement répandue sur les réseaux sociaux et dans la presse internationale, amusée de voir cet arbitre tenter de se faire justice lui-même.
« Blimey » (« Ça alors ! »), a réagi Gary Lineker, le consultant vedette de la télévision britannique, et ancien buteur de l’équipe d’Angleterre, relayant les images à ses près de sept millions d’abonnés.

Blimey 😳 https://t.co/e6XWBJ6Guz— GaryLineker (@Gary Lineker)


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L’ancien gardien du Real Madrid Iker Casillas s’est, lui, amusé d’une « agression » méritant trois matchs de suspension… pour l’arbitre.

Seguro que se habrá disculpado el buen hombre. Ha sido espontáneo. Eso sí, para mí es agresión y roja!! 3 partidos… https://t.co/allc5wd8tu— IkerCasillas (@Iker Casillas)


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Que Casillas se rassure : Tony Chapron doit prendre sa retraite d’arbitre à l’issue de la saison.
Alpagué par les joueurs nantais à l’issue de la partie, celui qui est, par ailleurs, policier a dit avoir simplement glissé en se relevant.

🎙 «Il ose me dire qu'il a glissé.» Valentin Rongier relate l'échange qu'il a eu avec Tony Chapron après Nantes-PSG.… https://t.co/4vNqRRdkKX— lachainelequipe (@la chaine L'ÉQUIPE)


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A ton joueur raciste, ton compte Twitter tu ne confieras pas
C’est un jeu à la mode chez les spécialistes des réseaux sociaux des clubs de football professionnel : confier à un joueur la gestion du compte Twitter officiel du club, pour que les supporteurs sachent comment ces gens-là « vivent vraiment ». Pour montrer, en somme, que « le groupe vit bien ».
Pour le Spartak Moscou, l’opération est allée au-delà des espérances : Georgi Dzhykia, défenseur du club, a publié sur le compte officiel une vidéo de trois coéquipiers brésiliens s’entraînant sur un terrain ensoleillé, accompagnée de ce commentaire : « Regardez comme les chocolats fondent au soleil. » Une phrase également prononcée par Dzhykia dans la vidéo.

There is something fundamentally wrong in Spartak Moscow. It's truly unbelievable what is posted in OFFICIAL Twitte… https://t.co/3lGuHPgDIg— WeAreCSKA11 (@CSKA Against Racism)


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Face au tollé sur le réseau social, le club moscovite a, finalement, supprimé son tweet et publié un message de Fernando, l’un des joueurs brésiliens visés, expliquant qu’il n’y a « pas de racisme au Spartak Moscou ».
A voir : le Spartak Moscou est visé par plusieurs enquêtes de l’UEFA pour des comportements racistes de ses joueurs et de ses supporteurs.
« Ce message ne fait que souligner les préjudices subis par les Noirs en Russie », a estimé Kick it out, association de lutte contre le racisme dans le football. « Alors que la Coupe du monde a lieu dans quelques mois seulement, cela rappelle que la Russie, comme le reste du monde, a beaucoup de travail pour éradiquer toute forme de racisme dans son football. »
Ta propre équipe tu monteras et champion tu deviendras
C’est la victoire d’un éternel passionné, la récompense d’une persévérance qui ne s’est jamais démentie. Professionnel durant neuf saisons, aujourd’hui consultant pour la chaîne Eurosport et manager de sa propre équipe, Steve Chainel peut aussi se targuer depuis dimanche d’être champion de France de cyclo-cross.

🇲🇫 SUBLIME !! Notre consultant @chainelsteve, ému aux larmes à l'arrivée, est sacré champion de France de cyclo-cro… https://t.co/VqofZGdi0s— Eurosport_FR (@Eurosport.fr)


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Le Vosgien de 34 ans a décroché son premier titre sur le circuit breton de Quelneuc, lui qui comptait jusqu’à présent trois deuxièmes places (2009, 2010 et 2012) à son palmarès. Passé au cours de sa carrière sur route par les plus grandes équipes françaises, Chainel a fait le choix de se retirer du circuit professionnel en 2015 pour fonder la Cross Team by G4, devenue depuis la Team Chazal-Canyon.
Une équipe amateurs de cyclo-cross montée avec son épouse Lucie, elle-même double championne de France de la discipline, et labellisée par l’Union cycliste internationale. « Je ne suis pas plus fort que les autres années. Simplement, je suis bien dans ma tête », a dit Chainel à l’arrivée, ému aux larmes, dix-huit ans après l’avoir emporté dans la catégorie juniors.
Les femmes du week-end : les descendeuses italiennes
Una, due e tre. L’Italie s’est offert un triplé inédit, dimanche, sur la descente de Bad Kleinkirchheim, en Autriche. Sur un parcours raccourci en raison du brouillard givrant, Sofia Goggia s’est imposée devant ses compatriotes Federica Brignone et Nadia Fanchini. Le trio de la Squadra Azzura a devancé la Française Tiffany Gauthier, qui avait déjà échoué au pied du podium la veille lors du Super-G… remporté par Brignone.
« J’ai simplement laissé les skis glisser. J’en avais assez de me contenter de juste finir les courses. J’ai été la plus culottée et le style Goggia a fonctionné », a réagi la lauréate du jour, qui a célébré sa victoire en réalisant un « dab », ce geste inspiré de morceaux de hip-hop américain devenu la célébration préférée des footballeurs en 2016.

   


Couronnée d’or pour la troisième fois de sa carrière en Coupe du monde, la Lombarde de 25 ans a tenu à rendre hommage à Nadia Fanchini, de retour sur les podiums après une série de blessures ces dernières années. « Après tout ce qu’elle a surmonté, c’est magnifique, c’est aussi beau qu’une victoire », a confié Goggia.
Les trois Italiennes devraient recevoir un accueil chaleureux lors de la prochaine descente : elle est programmée à Cortina d’Ampezzo, dans les Dolomites, le 19 janvier.
Le chiffre qui en dit long : 12

   


C’est le nombre de podiums décrochés cet hiver par Martin Fourcade en autant de courses disputées. Faire mieux ? Impossible. Avec les trois dernières courses de la saison passée, cette continuité sur les podiums est même portée à 15 épreuves individuelles consécutives. Jusqu’à il y a peu, le biathlon était pourtant censé être un sport relativement imprévisible.
L’incroyable série de Martin Fourcade a failli prendre fin dimanche, durant la mass start de Ruhpolding, en Allemagne. Après deux fautes dans le troisième tir, Martin Fourcade était loin de la lutte pour le podium, mais une remontée exceptionnelle sur les skis et un dernier tir sans faute permettaient au Français d’aborder la dernière boucle juste derrière ses compatriotes Antonin Guigonnat et Quentin Fillon-Maillet.
Loin devant, il y avait son grand rival, le Norvégien Johannes Boe, mais la poursuite de sa série de podiums était désormais garantie : Fourcade finit deuxième, entre Boe et Guigonnat, révélation de la saison.

Martin Fourcade "On avait envie de cette performance collective" #lequipeBIATHLON https://t.co/Kidt7vErxS— lachainelequipe (@la chaine L'ÉQUIPE)


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La semaine prochaine, Fourcade tentera de prolonger la série lors des épreuves d’Antholz-Anterselva. Malgré la victoire de Boe, il reste en tête du classement général de la Coupe du monde.
Les wikis du week-end
Facile
De retour en France dans un club qui va mal, je vais tenter de relancer une carrière qui ne va pas beaucoup mieux.

   


Difficile
Comeilleur buteur de l’histoire de la sélection américaine avec 57 réalisations, j’ai décidé de sortir de ma retraite pour une pige au Mexique.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le Paris Saint-Germain, sans Neymar mais avec Cavani, s’est imposé grâce à Angel Di Maria. Les Canaris ont fini à 10.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’équipe de France de handball n’a pas tremblé face aux Autrichiens et engrange de la confiance avant le deuxième tour.
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Euro de Handball : les Bleus s’imposent facilement face à l’Autriche

L’équipe de France de handball n’a pas tremblé face aux Autrichiens et engrange de la confiance avant le deuxième tour.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 19h51
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 10h34
   





                        



   


Sur le papier, cette équipe d’Autriche n’avait pas les moyens d’inquiéter l’équipe de France. Sur le terrain, ce ne fut pas le cas non plus : efficaces en attaque, les Bleus ont remporté dimanche 14 janvier à Porec (Croatie) leur deuxième match dans ce championnat d’Europe 2018 (33-26).
Ils sont ainsi qualifiés pour le tour principal, mais il leur faudra battre la Biélorussie mardi pour s’y présenter dans les meilleures conditions.

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                Handball : les « Experts » peuvent compter sur la relève



Les Français, rassurés par l’issue positive du thriller de vendredi soir face à la Norvège (32-31), elle aussi candidate au titre, ont engrangé de la confiance et des automatismes lors d’une rencontre où l’écart fut rapidement fait. Avec quatre buts d’avance dès la 12è minute (6-2) et six avant la mi-temps (16-10), les hommes de Didier Dinart ont eu tout le loisir de procéder à une revue d’effectifs en deuxième période.
Timothey N’Guessan, déjà décisif dans les derniers instants du match contre la Norvège, a été le meilleur buteur français avec sept buts sur douze tentatives.
Nikola Karabatic et Cédric Sorhaindo, deux des anciens du groupe français, ont eux été préservés en vue des prochaines échéances.
« Le groupe a sa dynamique, on avance tranquillement dans la compétition », a commenté sur BeIn Sport Didier Dinart, le sélectionneur français.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le PSG s’est imposé face aux Canaris, qui ont fini à 10. Les Lyonnais ont laissé filer deux points face à Angers, comme les Monégasques la veille.
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Ligue 1 : ballotté à Nantes, le PSG s’impose et creuse son avance sur Lyon et Monaco

Le PSG s’est imposé face aux Canaris, qui ont fini à 10. Les Lyonnais ont laissé filer deux points face à Angers, comme les Monégasques la veille.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 23h52
   





                        


Nantes 0 - 1 Paris Saint-Germain

   


Elle n’est pas très belle, mais elle est précieuse : la victoire du Paris Saint-Germain à Nantes, dimanche soir, a été sans éclat et presque heureuse, mais elle renforce la mainmise du club de la capitale sur la Ligue 1.
Les faux pas de Lyon et Monaco, plus tôt dans le week-end, permettent à Paris de faire passer son avance sur ses deux poursuivants à 11 points, un matelas qui lui sera précieux au printemps, lorsque les matches s’enchaîneront dans les quatre compétitions.
Sans Neymar, blessé aux côtes, Paris n’a pas pu compter sur un grand Edinson Cavani, qui bute toujours sur le record de buts inscrits sous le maillot du PSG - détenu par Zlatan Ibrahimovic. Montré du doigt par Thiago Silva pour son retour de vacances tardif, l’Uruguayen a eu très peu de bons ballons à jouer mais a tout de même été à l’origine du seul but de la rencontre.
A la 11è minute de jeu, l’Uruguayen récupérait un ballon devant la surface et tentait de servir Kylian Mbappé, lequel laissait astucieusement passer entre ses jambes. Derrière lui, Angel Di Maria, à la lutte avec deux Nantais, contrôlait et trompait Tatarusanu d’une frappe croisée.
Quelques minutes plus tard, Di Maria a eu l’occasion de doubler la mise à la conclusion d’une nouvelle combinaison du trio offensif parisien mais ratait le cadre à un mètre du but vide.
La suite a été bien plus laborieuse pour le PSG, l’arrière-garde nantaise empêchant les trois attaquants d’Unaï Emery d’approcher du but de Tatarusanu. Le deuxième tir cadré des Parisiens n’est arrivé qu’à la 85è minute.
En deuxième période, ce sont même les Nantais qui ont eu l’occasion d’égaliser. Emiliano Sala a bien marqué de la tête sur un coup franc mais l’arbitre a refusé le but, estimant que d’autres Nantais en position de hors-jeu avaient pu gêner le gardien parisien Alphonse Areola.
Les Nantais ont trouvé en fin de match une occasion supplémentaire de se plaindre de l’arbitrage de Tony Chapron : l’arbitre central a exclu Diego Carlos après un deuxième carton jaune, infligé au Brésilien parce qu’il l’avait - involontairement semble-t-il - renversé lors d’une course de repli vers son but. Projeté à terre, Tony Chapron a, en se relevant, tenté lui-même de faire tomber son malheureux agresseur, d’une balayette inefficace.

Faute de Chapron sur Diego Carlos. Carton Rouge pour Diego Carlos.
Champion.

— ThomasJobard (@💥LeDijonShow💥)


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La scène, survenue au début des arrêts de jeu, a suscité la colère des joueurs nantais et été largement commentée sur les réseaux sociaux, y compris à l’étranger.
Au-delà du résultat négatif, les Nantais ont de quoi se satisfaire de leur prestation face au Paris Saint-Germain, qui n’a plus perdu contre les Canaris depuis 2004.
Lyon 1 - 1 Angers

   


Avant même de jouer dimanche soir à Nantes, le Paris Saint-Germain est déjà le grand vainqueur de cette 20è de journée de Ligue 1 : comme l’AS Monaco, l’Olympique lyonnais a été incapable de se défaire dimanche d’un adversaire à sa portée et pourrait se retrouver à 11 points du leader en cas de victoire parisienne.
Malgré une très nette possession de balle (73%) et pas moins de 19 tirs, dont sept cadrés, les Lyonnais n’ont pu marquer qu’une fois contre Angers, par Nabil Fekir d’une frappe croisée au retour des vestiaires.
En première période, Karl Toko-Ekambi avait fait taire le public lyonnais en transformant un pénalty, provoqué par une faute de Jérémy Morel sur Angelo Fulgini.
Saint-Etienne 2 - 0 Toulouse

   


Sans son gardien titulaire (Stéphane Ruffier), avec un buteur indésirable dans le Forez il y a encore cinq mois (Robert Beric) et devant des supporteurs furieux (une banderole « Cassez-vous » à destination des dirigeants), les Verts ont mis fin à une série de dix matches sans victoire en Ligue 1. Elle permet au club de remonter à la 14è place du championnat mais pas de se rassurer, au vu du contenu la rencontre.
Toulouse a en effet assiégé les buts gardés par Jessy Moulin, impeccable à la place de Stéphane Ruffier, qui doit encore purger à Metz le dernier de ses quatre matches de suspension.
Les Stéphanois ont pris l’avantage juste avant la mi-temps sur un penalty transformé par Beric accordé pour une faute d’Andy Delort sur Jonathan Bamba (45è). Bamba était encore décisif sur le deuxième but, concluant un déboulé sur l’aile droite par un long centre au second poteau repris par Assane Diousse (86è).
Toulouse, dont l’entraîneur Pascal Dupraz était au repos forcé après un malaise samedi, s’enfonce dans la zone de relégation, à la 19è place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Malgré un retour en fin de match, City s’est incliné pour la première fois de la saison en Premier League sur la pelouse de Liverpool (4-3).
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Football : Liverpool fait tomber Manchester City

Malgré un retour en fin de match, City s’est incliné pour la première fois de la saison en Premier League sur la pelouse de Liverpool (4-3).



Le Monde
 |    14.01.2018 à 19h21
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 08h12
   





                        



   


Ce dimanche 14 janvier 2018 ne sera pas tout à fait noir pour les supporteurs d’Arsenal, une nouvelle fois battu en Premier League sur le terrain de Bournemouth (2-1) : en perdant pour la première fois de la saison en championnat, sur le terrain de Liverpool (4-3), Manchester City a renoncé à son rêve d’invincibilité sur l’ensemble d’une saison. Une performance seulement accomplie par Arsenal en 2003-2004, lorsqu’Arsène Wenger était encore l’idole du club londonien et Thierry Henry son buteur.
A Liverpool, Manchester City a confirmé n’être plus la machine à gagner de l’automne. Pendant les fêtes, déjà, City avait concédé un match nul surprenant sur le terrain de Crystal Palace (0-0). Sa série d’invincibilité en Premier League s’est arrêtée à 22 matches — City avait déjà perdu à Donetsk lors d’un match sans enjeu de Ligue des champions.
La défense mise en place par Pep Guardiola a explosé sous les assauts des Reds pourtant orphelins de Philippe Coutinho, leur star brésilienne transférée au FC Barcelone pour 160 millions d’euros (bonus compris). Cela faisait un an que City n’avait pas concédé plus de deux buts lors d’un match anglais.
Salah encore buteur
La défaite ne remet pas en cause le probable futur titre de champion d’Angleterre de Manchester City, nanti d’une confortable avance de 15 points sur Manchester United (un match en moins), Liverpool et Chelsea. Mais elle confirme l’idée d’un ralentissement et offre quelques espoirs aux rivaux des Citizens avant la reprise de la Ligue des champions, où City disposera d’un huitième de finale abordable face à Bâle.
Quel impact, par exemple, pourrait avoir le lob marqué par Mohamed Salah à Ederson sur la confiance en soi du gardien brésilien, d’ordinaire précieux par la qualité de ses relances ?
Outre Salah, l’homme clé de l’excellent début de saison de Liverpool, les trois autres attaquants alignés par Jürgen Klopp ont tous marqué dimanche (Alex Oxlade-Chamberlain, Roberto Firmino et Sadio Mané), alors que le Chilien d’Arsenal Alexis Sanchez est convoité par les Reds.
Jürgen Klopp, dont les premiers duels face à Pep Guardiola remontent à l’époque où les deux hommes se disputaient le titre en Bundesliga à la tête du Borussia Dortmund et du Bayern Munich, peut y voir l’augure d’une deuxième partie de saison prometteuse.

Of the seven managers who have faced Pep Guardiola in 10+ matches just one has a winning head-to-head (W-D-L) recor… https://t.co/uSJE9AFPV5— iammoallim (@Mohamed Moallim)


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D’autant plus que Virgil Van Dijk, le défenseur néerlandais recruté dès le début du mercato pour renforcer la défense des Reds, était absent en raison d’une blessure.
Cela s’est vu dans les derniers instants du match, lorsque Bernardo Silva (84e) et Ilkay Gündogan (91e) ont fait craindre à Anfield un retour improbable, mais le rythme et la pression imposés par Liverpool avaient déjà eu raison auparavant des espoirs de City.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le premier ministre à NDDL, l’affaire du lait contaminé, agression djihadiste en prison... Petite séance de rattrapage avec les informations de ces deux derniers jours à retenir.
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Notre-Dame-des-Landes, migrants, Lactalis... Les cinq informations du week-end à retenir

Le premier ministre à NDDL, l’affaire du lait contaminé, agression djihadiste en prison... Petite séance de rattrapage avec les informations de ces deux derniers jours à retenir.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 19h03
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 11h18
   





                        


Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les informations principales à retenir des samedi 13 et dimanche 14 janvier.
Edouard Philippe en déplacement à Notre-Dame-des-Landes pour « voir et écouter »

   


C’est à travers un tweet que le premier ministre, Edouard Philippe, a fait savoir qu’il se trouvait, samedi, à Notre-Dame-des-Landes pour « voir et écouter ». Cette visite intervient après une semaine de consultation à Matignon sur le projet d’aéroport nantais, avant une décision très sensible attendue d’ici la fin janvier.
Jean-Paul Naud, le maire de Notre-Dame-des-Landes, s’est dit « satisfait » de la visite surprise samedi matin d’Édouard Philippe. Le maire de la commune a précisé que le premier ministre ne s’est pas rendu sur la ZAD (« Zone à défendre ») mais a discuté du sort des zadistes.

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En Tunisie, le pouvoir cherche à reprendre la main face à la grogne sociale

   


Le gouvernement tunisien a annoncé, samedi, une série de mesures, dont l’augmentation des allocations sociales, après une semaine de contestations marquées par des heurts et à la veille du septième anniversaire de la révolution.
Selon ce plan d’action, l’allocation sociale en faveur des familles nécessiteuses passe de 150 dinars (50 euros) à 180 et 210 dinars (60 et 70 euros) en fonction du nombre d’enfants, soit une augmentation d’au moins 20 %, a indiqué à la presse le ministre des affaires sociales, Mohamed Trabelsi.

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Lait contaminé : « Plus de 12 millions de boîtes » retirées de la vente, selon le PDG de Lactalis 

   


Le PDG de Lactalis a promis d’indemniser « toutes les familles qui ont subi un préjudice » en raison d’une contamination à la salmonelle de produits du géant français du lait. Emmanuel Besnier est sorti de son silence dans un entretien au Journal du dimanche du 14 janvier.
Le dirigeant, qui ne s’était jusqu’ici pas exprimé au sujet de l’affaire qui ébranle son entreprise, a assuré avoir eu avant tout à l’esprit les conséquences de cette crise sanitaire pour les consommateurs, « des bébés de moins de 6 mois », a-t-il rappelé : « C’est pour nous, pour moi, une très grande inquiétude. »

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Agression djihadiste : les syndicats réclament le départ du directeur de Vendin-le-Vieil

   


Les syndicats de gardiens de prison ont « claqué la porte » d’une réunion à la chancellerie, dans la matinée, samedi, et surtout, réclamé le départ du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, où trois surveillants ont été attaqués, jeudi, par un détenu islamiste.
Pour apaiser la colère des personnels pénitentiaires, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a annoncé, vendredi, qu’elle se rendrait mardi dans cette prison où trois gardiens ont été blessés à l’arme blanche par le détenu allemand Christian Ganczarski, un des instigateurs de l’attentat contre la synagogue de Djerba (Tunisie), qui avait fait 21 morts en avril 2002.

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Journée mondiale des migrants : le pape François lance un nouvel appel à l’hospitalité

   


Tout sauf moralisateur, le pape François a une nouvelle fois lancé, dimanche 14 janvier, un appel à l’hospitalité envers les immigrés, estimant que « le péché était de renoncer à la rencontre avec l’autre », à l’occasion de la 104e Journée mondiale des migrants et réfugiés.
« Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus-Christ, qui s’identifie à l’étranger de toute époque accueilli ou rejeté, a déclaré le pape lors d’une messe solennelle célébrée dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Il n’est pas facile d’entrer dans la culture des autres, de se mettre à la place de personnes si différentes de nous, de comprendre leurs pensées et leurs expériences. »

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Le week-end sportif 
Reprise de la Ligue 1. Monaco ralentit, Bordeaux rebondit, Lyon rate l’occasion, et surtout, Marseille accélère après un très beau match face à Rennes.
Déroute. Au Real Madrid, Zidane fait face à sa première crise après une nouvelle défaite à domicile contre Villarreal
Blessures. Hanche, cheville, poignet, genou, coude : le tennis souffre, et l’Open d’Australie sera amputé de plusieurs têtes d’affiches
Rugby. Journée noire pour les clubs français en Coupe d’Europe. La situation de La Rochelle et Clermont, battus en Ulster et à Northampton, est moins problématique que celle de Montpellier, écrasé à Exeter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’ancien sprinteur ambitionne d’être recruté par le Borussia Dortmund. Le Jamaïcain devrait faire un essai avec le club de foot allemand en mars. Comme lui, d’autres sportifs ont tenté de briller dans une autre discipline. Avec des fortunes diverses.
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Avant Usain Bolt, d’autres se sont essayés au changement de terrain


                      L’ancien sprinteur ambitionne d’être recruté par le Borussia Dortmund. Le Jamaïcain devrait faire un essai avec le club de foot allemand en mars. Comme lui, d’autres sportifs ont tenté de briller dans une autre discipline. Avec des fortunes diverses.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 18h30
    |

                            Laurent Telo







Arrivés au sommet dans leur catégorie, ces champions se sont lancés dans de nouveaux sports, s’offrant parfois une seconde carrière flamboyante.
2018 : Usain Bolt droit au but

   


Le défi du sprinter jamaïcain, le plus rapide de tous les temps, est énorme : prouver que l’on peut courir aussi vite avec un ballon de football. Il vient d’annoncer, à 31 ans, qu’il allait passer un test en mars prochain au sein du club allemand du Borussia Dortmund. Reste à savoir quel sera son poste. Pas gardien de but a priori.
2016 : le projet Barjot de Florent Manaudou

   


Le champion olympique de natation 2012 (sur 50 mètres) décide de prendre du recul après les Jeux de Rio (deux médailles d’argent) et de tenter l’aventure du handball, sa passion. Après un essai concluant dans le club de première division d’Aix-en-Provence, il évolue actuellement en équipe B et n’a pas encore joué en élite.
2012 : Lolo Jones, razzia rocket

   


Sprinteuse américaine deux fois championne du monde, Lolo Jones décide de mettre sa vitesse au service de l’équipe américaine de bobsleigh. Sans renoncer à sa carrière en athlétisme. Pari gagnant. Elle remporte l’or aux championnats du monde de Saint-Moritz en 2013 et participe aux JO de Sotchi en 2014, qu’elle termine à la onzième place.
2007 : Jean Galfione change de barre

   


Son titre olympique en saut à la perche aux JO d’Atlanta en 1996 et sa longue carrière l’avaient largement contenté. Mais pas rassasié. En 2007, il se jette à l’eau et participe à la Coupe de l’America au sein de l’équipage du bateau français, puis à la Route du rhum en 2014. Il se classera 18e de sa catégorie.
2006 : nouveau cycle pour Rebecca Romero

   


La Britannique, vice-championne olympique d’aviron en 2004 et championne du monde en 2005, n’avait pas le choix : des problèmes de dos l’empêchaient de glaner d’autres médailles à la rame. Alors elle se met au cyclisme sur piste, pour lequel elle est tout aussi douée. Elle devient championne olympique et du monde trois ans plus tard.



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Les Ciel et Blanc ont battu de justesse les Irlandais dans la U Arena, tandis que Toulon et Castres ont écrasé respectivement Trévise et Leicester.
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Rugby : le Racing 92 sauve sa tête en battant le Munster

Les Ciel et Blanc ont battu de justesse les Irlandais dans la U Arena, tandis que Toulon et Castres ont écrasé respectivement Trévise et Leicester.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 18h17
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 21h50
   





                        


Castres 39 - 0 Leicester
Castres a lavé son honneur en écrasant Leicester, une victoire bonifiée qui lui laisse un infime espoir de se qualifier en quarts. Avec 12 points, le CO reste troisième dans la poule 4 derrière le Racing 92 (15 points) et le Munster (16 points), chez qui il devra gagner dimanche prochain s’il veut pouvoir espérer voir les quarts pour la première fois depuis 2002. Ce qui semble difficilement envisageable.
« Il reste un match » mais « force est de constater qu’on est encore en course », a noté le manager tarnais Christophe Urios. Avant d’ajouter dans un langage plus ordurier : « C’est possible de se qualifier, je trouve que c’est un bon message à tous ces cons qui disent que le Castres Olympique ne joue pas la Coupe d’Europe. »
Racing 34 - 30 Munster

   


Le Racing 92 avait deux victoires à obtenir pour se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe d’Europe : en voilà déjà une, de prestige, obtenue dimanche après-midi dans sa toute neuve U Arena face à la province irlandaise.
« Racingmen » et « Munstermen » se sont répondus tout au long d’une rencontre accrochée et c’est la botte de Maxime Machenaud qui a donné le dernier mot aux Franciliens, avec deux pénalités dans les cinq dernières minutes.
Yannick Nyanga, Marc Andreu et Dimitri Szarzewski ont inscrit les trois essais des Ciel et Blanc, qui restaient sur quatre défaites consécutives face au Munster.
La province irlandaise reste très bien placée pour se qualifier puisqu’elle recevra Castres dimanche prochain lors de la sixième et dernière journée.
Le Racing devra s’imposer à Leicester pour atteindre un total de points susceptible de lui garantir une qualification comme meilleur deuxième.
Toulon 36 - 0 Trévise

   


Humilié par une défaite en terre italienne en décembre, Toulon n’a cette fois pas tremblé au stade Mayol face à Trévise, remportant une victoire bonifiée indispensable pour croire encore en la qualification.
Grâce à ce succès, les Varois reprennent la tête de la poule 5, un point devant les Gallois des Scarlets de Llanelli... qu’ils rencontreront la semaine prochaine pour un dernier match décisif à l’extérieur.
Loin d’être dans un grand jour, sous l’épaisse pluie de Mayol, les hommes de Fabien Galthié ont longtemps lutté avant de détacher les Italiens. Il leur aura fallu 53 minutes pour réellement prendre la mesure de leur adversaire du jour. En deuxième période, l’ailier fidjien Josua Tuisova a inscrit deux essais sur des exploits personnels.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ A un mois d’affronter le PSG en huitièmes de finale de la Ligue des champions, Zinedine Zidane ne trouve pas de solution pour redresser le club madrilène.
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Football : au Real Madrid, Zidane fait face à sa première crise

A un mois d’affronter le PSG en huitièmes de finale de la Ligue des champions, Zinedine Zidane ne trouve pas de solution pour redresser le club madrilène.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 08h06
   





                        


Par Rodolphe Ryo

   


Deux ans : c’est le temps, exceptionnellement long dans le football moderne, qu’aura duré l’état de grâce de Zinedine Zidane sur le banc du Real Madrid. Deux ans avant que « Zidane » et « crise » ne puissent être prononcés dans une même phrase par les médias espagnols, toujours pressés de déclarer que la Maison blanche brûle.
Mais la nouvelle défaite à domicile samedi 13 janvier contre Villarreal (0-1) a fini de plonger le Français dans cette vase qui aspire inexorablement tous les entraîneurs madrilènes. La fin malheureuse d’une semaine contrastée : d’un côté, sa prolongation jusqu’en 2020 a été confirmée ; de l’autre, les révélations des Football Leaks sur les revenus de Lionel Messi et la tentative, en 2013, d’attirer l’Argentin au Real Madrid ne peuvent que perturber davantage sa star égotique, Cristiano Ronaldo.

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Défaits pour la deuxième fois d’affilée au Santiago Bernabéu, après leur déroute face au Barça (3-0), les champions d’Espagne en titre restent englués à la quatrième place du classement. Les hommes de Zidane n’ont remporté qu’un seul de leurs cinq derniers matchs.
Un revers de fortune subit pour celui à qui, jusqu’à présent, tout souriait : au printemps, il était devenu le premier entraîneur à remporter deux Ligues des champions d’affilée depuis Arrigo Sacchi en 1990. Avec sept titres gagnés en dix-neuf mois, il avait obtenu, au bout de sa première saison complète comme entraîneur, le titre de meilleur entraîneur du monde décerné par la FIFA.
Comme il le disait dans un entretien à France Football au début de janvier, Zidane savait que ces temps difficiles arriveraient un jour. « J’ai envie de montrer que je peux être un bon entraîneur aussi dans la difficulté. Elle ne me fait pas peur. Je suis armé contre ça. Je me suis préparé à ce que ce soit compliqué », disait-il alors, sûr de lui. Après la rencontre face à Villarreal, perdue malgré vingt-huit frappes tentées, il a pourtant donné l’impression d’être impuissant en conférence de presse, plaidant avant tout un « manque de chance » dans la surface adverse.
« Je n’ai pas d’explication. Le problème, c’est que le ballon n’a pas voulu entrer. C’est une question de mauvaise série, a-t-il avancé, presque fataliste. Il faut continuer à travailler et se tourner vers le prochain match. » Ce sera sur le terrain de Leganes en quart de finale aller de la Coupe du Roi, jeudi 25 janvier.
« Il doit se corriger lui-même »
Cette rencontre sera-t-elle l’occasion pour Zidane de modifier ses plans tactiques, ce qu’il se refuse à faire jusqu’à présent ? Cette semaine, la presse espagnole, notamment Marca, s’interrogeait sur le sort réservé au prodige espagnol de 21 ans Marco Asensio. Révélation de la saison dernière au Real, l’ancien de l’Espanyol est assez peu utilisé cette année, alors que son talent pourrait faire du bien à une formation en panne d’inspiration offensive. A l’inverse, certains joueurs semblent bénéficier d’un étonnant totem d’immunité, à l’instar de Marcelo.
Malgré des prestations en demi-teinte, voire carrément catastrophiques comme face au Celta Vigo le 7 janvier (2-2), le latéral gauche brésilien continue d’avoir la confiance de Zidane.

   


S’il bénéficie encore d’un important crédit à Madrid, hérité à la fois de son passage en tant que joueur et de sa première saison et demie, Zidane a vu son étoile pâlir à l’issue du Clasico face au Barça, pendant les fêtes. Pour tenter de contrer le génie de Lionel Messi, il avait choisi d’aligner Mateo Kovacic au détriment de son meneur de jeu habituel, Isco. Le Croate avait été fautif sur deux des trois buts inscrits par les Catalans.
Ancien attaquant et directeur sportif des Merengue, Jorge Valdano lui a récemment demandé de se remettre en question dans une interview accordée à la radio espagnole Onda Cero : « A l’époque, il devait corriger Rafa Benitez [à qui il a succédé sur le banc]. Aujourd’hui, il doit se corriger lui-même. Il y a un problème qui est clairement lié à l’entraîneur », a soutenu Valdano, rejoint dans son analyse par un autre historique du Real. Dans les colonnes de L’Equipe, l’ancien gardien Santiago Cañizares a regretté de n’avoir « pas encore vu sa patte d’entraîneur » cette saison :
« Depuis septembre, on attend que Zidane soit capable d’inverser la dynamique, avec des ajustements tactiques, certaines décisions importantes. Il ne l’a pas réussi. »
Une place en C1 en danger
Cañizares, comme d’autres observateurs, réclame l’arrivée d’un attaquant lors du marché des transferts de janvier, pour suppléer Cristiano Ronaldo, Karim Benzema et Gareth Bale en total manque de réussite.
Mais ce vœu a peu de chance d’être exaucé, Zidane ayant répété à plusieurs reprises depuis le début du mercato qu’il n’avait besoin d’aucune recrue. Il avait tenu le même discours l’été dernier après le départ du buteur Alvaro Morata, parti à Chelsea pour 65 millions d’euros. Le Colombien James Rodriguez et le Portugais Pepe avaient eux aussi été mis à la porte, sans que le Real les remplace par des joueurs d’expérience. Seuls des jeunes talents prometteurs (Theo Hernandez, Dani Ceballos) étaient arrivés mais ils ne sont pas encore parvenus à se faire une place dans le onze de départ.
« Mécontent, mais pas abattu », selon ses mots, Zidane doit rapidement trouver la formule. Distancés par le trio Barça - Atlético - Valence, les Madrilènes semblent condamnés à lutter en Liga pour la quatrième place, dernier ticket qualificatif pour la phase de poules de la C1, et sont talonnés par Villarreal et Séville.
Surtout, dans un mois jour pour jour, le Paris Saint-Germain se présentera au Bernabéu en huitième de finale aller, avant d’accueillir la seconde manche le 6 mars.

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« On ne va pas arriver le 14 février et se dire : “Youpi, on est là !” Ça se prépare avant. Il faut remotiver les troupes », a-t-il rappelé mardi, après s’être adressé pendant près d’une heure à son effectif en marge de l’entraînement collectif. Sous une pression qu’il n’a jamais subie auparavant, l’ancien Galactique ne pourra pas se manquer face aux Parisiens.
Les prochaines semaines diront comment Zidane l’entraîneur réagit à la pression. Dans France Football, il s’interdisait de paniquer : « Jouer au football, on sait faire, donc les choses finissent toujours par s’arranger. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le groupe de Patrick Drahi s’apprête à revendre ses nombreux droits de retransmission du football, assombrissant les perspectives de croissance des revenus des clubs français.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Les cadors du tennis masculin adaptent désormais leur calendrier à leur corps souffrant, à l’image de Roger Federer. De quoi nuire à l’intérêt du sport ?
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Open d’Australie : blessées ou fatiguées, les stars du tennis se mettent sur courant alternatif

Les cadors du tennis masculin adaptent désormais leur calendrier à leur corps souffrant, à l’image de Roger Federer. De quoi nuire à l’intérêt du sport ?



Le Monde
 |    14.01.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 06h33
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Hanche, cheville, poignet, genou, coude : le circuit ATP grince de partout. Premier grand rendez-vous de l’année, l’Open d’Australie (du 15 au 28 janvier) affiche un tableau masculin amputé de plusieurs têtes d’affiche (Murray, Nishikori). D’autres, encore convalescents (Djokovic, Wawrinka) ou sous la menace d’une rechute (Nadal), ont fait le voyage jusqu’à Melbourne sans certitude sur leur réel niveau, celui d’avant la blessure.
Au point que, comme en 2017, l’ancien Roger Federer, passé maître dans l’art de gérer son corps, est celui qui présente le plus de garanties physiques avant le premier Grand Chelem de la saison, dont il est le tenant du titre.
Voilà deux saisons que les blessures émiettent les corps des meilleurs joueurs du monde. Ce ne sont pas de simples bobos mais des blessures longues, qui en ont poussé beaucoup à interrompre leur saison dès cet été. La pause hivernale, rythmée par les exhibitions asiatiques grassement payées et les sessions d’entraînement au bord du golfe Persique, n’a pas suffi à remettre sur pied les cadors, tombés au-delà du top 10 d’un classement ATP qui ne pardonne aucune faiblesse.
Nadal : « Jouer sans douleur n’arrive pas souvent »
Que le tennis soit traumatisant n’est pas nouveau. Mais le fait que les saisons morcelées concernent désormais tous les joueurs les mieux préparés l’est davantage.
« En vérité, jouer sans douleur n’arrive pas souvent, confiait Rafael Nadal au Monde en fin de saison dernière. La plupart du temps, on peut vivre avec grâce aux anti-inflammatoires. C’est une chose avec laquelle il faut apprendre à vivre. » 
De retour au plus haut niveau en 2017 – vainqueur de Roland-Garros et de l’US Open – après des mois passés loin des terrains, le numéro un mondial maîtrise le mal plus qu’il ne le domine. Refusant de s’apitoyer sur un corps au bord de la rupture.

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                Rafael Nadal : « Je joue avec la douleur »



Stanislas Wawrinka, opéré deux fois d’un genou cet été, admet dans L’Equipe avoir trop souvent fait « surchauffer » son moteur pour profiter de son meilleur tennis, et cite l’usure mentale de la vie de joueur du top 5 mondial.
« Ces blessures sont celles de l’usure et de la quantité. Mais on a la chance d’être au top, c’est une belle usure. Et puis gagner est addictif, on en veut toujours plus : pour avoir plus, il faut faire plus, pour faire plus on pousse encore plus et, à un moment, ça lâche. Quand on est en haut, tout est plus dur. »

Not the place I wanted to be 🤒but 2nd surgery went well 😓😅! That's mean I can start my preparation 🕺🏻... 2018 see y… https://t.co/qvKzR07rbY— stanwawrinka (@Stanislas Wawrinka)


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Jouer en bonne santé est-il devenu impossible dans le tennis moderne, où aucun match n’est facile et où le rythme est considérablement plus rapide qu’il y a trente ans ? « Les blessures font l’actualité car elles touchent les plus connus, mais tout le circuit est concerné, confirme le néo-retraité Paul-Henri Mathieu, ancien douzième mondial. Je jouais chaque match sous anti-inflammatoires, comme près de la moitié des joueurs. »
Des joueurs qui s’écoutent enfin
Si les « bobos » plus ou moins sérieux n’ont jamais épargné les représentants d’un sport parmi les plus traumatisants pour l’organisme, l’hécatombe actuelle frappe par le prestige de ses victimes. Des sportifs pourtant rompus à l’enchaînement des compétitions et entourés d’une pléiade de préparateurs physiques et autres kinésithérapeutes, chargés de détecter la moindre alerte.
« En termes d’exigence physique, il y a une division d’écart entre les meilleurs mondiaux et le reste du top 100, résume Maurice Joris, médecin de l’équipe belge de Coupe Davis. Murray, Djokovic ou Nadal ont atteint les limites physiologiques de leur corps. C’est presque rassurant qu’ils craquent. » La blessure ne résulterait donc plus seulement d’un manque de préparation mais poindrait inévitablement chez qui veut éprouver ses limites pour espérer soulever un trophée du Grand Chelem.
Passage obligé du joueur de tennis professionnel, la blessure est désormais mieux prise en compte par les cadors, qui actent leurs limites physiques et adaptent en conséquence leur jeu et leur calendrier, quitte à se pénaliser dans l’immédiat.
Médecin personnel de l’endurant David Goffin – 7e joueur mondial et recordman du nombre de matchs disputés en 2017 –, Maurice Joris décrit une prise de conscience salutaire par la blessure : « Les joueurs qui n’ont jamais connu la blessure vont vouloir aller au bout, jusqu’à la rupture. Depuis l’entorse subie par David à Roland-Garros, l’année dernière [le Belge est resté éloigné des courts plus de deux mois], il raisonne différemment, apprenant progressivement à se préserver. Nous contrôlons une vingtaine de variables pour déterminer son état de forme et décider de sa participation ou non à un tournoi : fuseau horaire, sieste, pollution de l’air… » 
Les saisons 2017 de Roger Federer et Rafael Nadal servent de références. Revenus l’an passé aux deux premières places mondiales après en avoir été éloignés longuement pour soigner un genou – chez l’Espagnol – et le dos – pour le Suisse –, les deux trentenaires élaborent leurs calendriers respectifs sous la dictée d’une douleur intériorisée.
Un programme à la carte
Incapable à 36 ans de s’aligner sur l’ensemble des tournois sans risquer la rupture définitive, Federer a tiré un trait sur la saison 2017 de terre battue pour se concentrer sur la conquête des principaux trophées sur dur et gazon, ses surfaces de prédilection. Epargné par les pépins physiques pendant quinze ans, « FedEx » a su réorganiser son programme et son jeu dès la première grosse alerte de sa carrière. En 2016, le Suisse a fait le choix de « donner du temps » à son corps, lassé de composer avec la douleur. Dans L’Equipe :
« A un moment donné, tu n’as juste plus envie de jouer comme ça. Parce que tu sais que tu ne peux plus gagner, tu te fais mal, tout devient de pire en pire et, là, tu penses au futur. Tu te dis : comment je ferai à quarante-cinq ans pour aller skier ? Ah, ça sera plus possible ? Alors tu sais quoi, je vais prendre une pause. Parce que, moi, j’ai encore envie de faire des choses après ma carrière. »
Opéré à la hanche au début du mois de janvier, Andy Murray a déjà reporté son retour à la saison sur gazon, en juin prochain. Dans une déclaration à la BBC, l’Ecossais et ancien numéro un mondial évoque un programme à la carte, en droite ligne avec celui élaboré par Federer : « Je vais jouer un emploi du temps réduit, puis je me concentrerai davantage sur les grands événements et les grands tournois plutôt que d’essayer d’atteindre certains objectifs de classement. »
Derrière l’hécatombe qui décime actuellement le circuit masculin, se dessine un tennis à la carte, privant certains tournois majeurs des meilleurs joueurs. Une perspective qui menace le modèle du feuilleton ininterrompu sur dix mois, qui a fait le succès économique du tennis.



                            


                        

                        


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Ligue 1 : Monaco ralentit, Bordeaux rebondit et Marseille accélère

Les Monégasques ont été tenus en échec 0-0 à Montpellier pendant que Marseille et Bordeaux s’imposaient respectivement à Rennes et Troyes.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 22h17
   





                        


Marseille et Bordeaux vainqueurs, débuts victorieux pour Christophe Galtier à Lille et Monaco freiné : le bilan de cette première partie de la 20è journée de Ligue 1, avant les matches de Paris et Lyon dimanche.
Rennes 0 - 3 Marseille

   


Florian Thauvin aurait pu inscrire le but de ce début d’année d’un lob de 45 mètres, il se contente d’avoir été le meilleur joueur marseillais du jour, la faute à une barre transversale qui se trouvait là.
L’international français a conclu le festival de l’attaque marseillaise à Rennes, Valère Germain et Morgan Sanson étant les deux autres buteurs de l’équipe de Rudi Garcia. Kostas Mitroglou est resté sur le banc et personne ne s’est plaint.
Les Rennais, saignants mais inefficaces en première période, auraient malgré tout pu perdre plus largement sans un excellent Tomas Koubek dans les buts.
Marseille n’est plus qu’à un point de Monaco.
Montpellier 0 - 0 Monaco
En l’absence de Falcao, blessé, la meilleure défense de Ligue 1 devait forcément être difficile à transpercer : Monaco a goûté à la solidité de l’arrière-garde montpelliéraine - 13 buts encaissés - et perd deux points dans la course à la deuxième place.
Inoffensif en première période, Monaco accélère en seconde mais Benjamin Lecomte reste intraitable, multipliant les parades. Un 0-0 à La Mosson : ce n’est pas forcément comme ça que Jardim avait envisagé sa 200è sur le banc de Monaco.

   


Troyes 0 - 1 Bordeaux
Benoît Costil, en arrêtant le pénalty tiré par le Troyen Saïf-Eddine Khaoui en début de match (12è), met (provisoirement ?) un terme à la dramatique série de Bordeaux. Pour la première fois depuis le 28 novembre, les Girondins ne perdent pas, et gagnent même grâce à une tête de Gaëtan Laborde, consécutive à un raid de Malcom sur le côté droit.
Le retour de Paul Baysse dans son club formateur a stabilisé la défense bordelaise, même si tous les problèmes ne sont pas réglés, loin de là.
Caen 0 - 1 Lille
Et s’il y avait quelque chose à faire de cette équipe montée selon une logique qui échappe à beaucoup, et inchangeable pour cause de recrutement bloqué par la DNCG ? Christophe Galtier y parvient, pour l’instant, avec une deuxième victoire en deux matches, la première en Ligue 1 pour Lille depuis le 02 décembre.
Yassine Benzia, au service, et Nicolas Pépé, à la conclusion, rappellent la finesse de leur technique et Rémi Vercoutre s’emporte sur la célébration de Pépé. Carton rouge pour le sanguin gardien caennais, dont les partenaires ne parviennent pas à battre Mike Maignan ni ses poteauX en deuxième période.

🔴 Le carton rouge reçu par Rémy Vercoutre est-i-il justifié selon vous ? 🤔
— beINLigue1Confo (@@beINLIGUE1Confo)


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C'est le moment opportun pour se faire un petit best-of Rémy Vercoutre. https://t.co/WN9h3fOdUT— La_SMAcademie (@La SMAcadémie)


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Dijon 1 - 1 Metz
En moins d’une minute de jeu, Julio Tavares se prend pour Neymar dans la défense messine et complique le fantasme d’une remontada messine. Baptiste Reynet, toujours spectaculaire, pense assurer les trois points dans les buts...jusqu’à l’entrée en jeu de Nolan Roux.
Ne jamais enterrer une équipe qui peut faire entrer Nolan Roux en fin de match : sur son premier ballon (89è), il égalise d’une belle frappe à l’entrée de la surface. Sur le deuxième (90è), il est coupable d’une incroyable maladresse alors qu’il a le but de la victoire au bout du pied. Un douzième point tout de même pour le FC Metz, et un carton rouge dans les arrêts de jeu pour le Dijonnais Papy Djilobodji.
Nice 1 - 0 Amiens

   


Jusqu’à l’heure de jeu, on s’endort sur les fauteuils à l’Allianz Riviera. Puis Allan Saint-Maximin accélère, sert Pierre Lees-Melou qui ouvre le score. Puis l’intermittent de la Côte, Mario Balotelli, entre en jeu et signale sa qualité intacte aux recruteurs européens.
Le talent est toujours là à Nice, et les hommes de Lucien Favre remontent, sans faire de bruit, à la sixième place de Ligue 1.



                            


                        

                        


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Football : le Barça, une institution au service de Lionel Messi

Les documents dévoilés par Football Leaks montrent jusqu’où le club catalan était prêt à aller pour conserver Lionel Messi, devenu plus important que cette institution centenaire.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 19h32
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 06h49
   





                        



   


« Més que un club. » « Plus qu’un club », en français. Telle est la devise du FC Barcelone, la machine à titres du football européen qui a toujours assuré que les valeurs de son institution passeraient avant les intérêts des individualités qui la composent. « Aucun joueur ne peut prétendre être au-dessus du club », clamait encore le président Josep Maria Bartomeu après le départ de Neymar pour le Paris Saint-Germain l’été dernier.
Ce discours est mis à mal par les nouvelles révélations des Football Leaks, qui montrent à quel point les dirigeants catalans sont prêts à revoir leur logique lorsqu’il est question de Lionel Messi.

        Lire aussi :
         

                Le contrat de Lionel Messi avec le FC Barcelone dépasserait les 100 millions d’euros par an



Selon les documents dévoilés vendredi par le consortium de journalistes d’investigation European Investigative Collaborations (EIC), dont le site français Mediapart, le Barça a largement cédé aux caprices de son astre argentin pour qu’il accepte de prolonger son contrat le 25 novembre dernier. Selon un pré-contrat établi durant l’été, le clan Messi et l’état-major barcelonais s’étaient mis d’accord sur un salaire de plus de 100 millions d’euros brut par saison jusqu’en 2021. Il pouvait même atteindre les 122 millions d’euros grâce à divers bonus. Il est possible que l’entourage de l’Argentin ait continué à faire monter les enchères jusqu’au mois de novembre, date de signature du contrat par l’attaquant.
Des critiques réduits au silence
Comme le souligne Mediapart, c’est la première fois qu’un footballeur s’assure un tel pactole. À titre de comparaison et d’après les chiffres avancés par les Football Leaks, Neymar toucherait près de 36,8 millions d’euros net par an au Paris Saint-Germain, soit près de 52 millions d’euros brut. Un salaire qui ferait presque passer la star brésilienne pour un attaquant de seconde zone au regard du deal conclu par son ancien coéquipier, dont le poids dépasse amplement celui du terrain à Barcelone. Peut-être même un peu trop pour certains dirigeants, qui se seraient inquiétés des privilèges accordés à Messi.
« Le joueur doit réaliser à quel point son salaire est disproportionné par rapport au reste de l’équipe », aurait écrit l’un d’entre eux dans un courriel envoyé au père-agent de Messi, Jorge Horacio. Un message qui n’a visiblement pas beaucoup pesé dans les négociations. Avec des patrons prêts à satisfaire toutes ses demandes pour le dissuader d’aller voir ailleurs, Messi a toujours eu un statut d’intouchable en Catalogne. Ancien directeur du centre d’entraînement, Pere Gratacos avait pu le constater en janvier 2017. En poste depuis 2010, il avait pris la porte pour avoir osé s’en prendre à celui qui fêtera ses 31 ans en juin.
« Barcelone n’en est pas là uniquement grâce à Messi. Il est très important, mais c’est l’équipe qui gagne. Sans Neymar, Suarez, Piqué et les autres, il ne serait pas un si bon joueur », avait-il déclaré en conférence de presse, s’attirant ainsi les foudres de Bartomeu.

   


En position de force
Un an et demi avant cet épisode, Javier Faus, alors vice-président en charge des dossiers économiques du club, avait lui été contraint de plaider coupable après avoir confié aux médias espagnols que le Barça n’avait aucune raison « d’améliorer le contrat de quelqu’un qui a déjà été augmenté il y a six mois ». La réponse de Messi n’avait pas tardé.
« M. Faus est une personne qui ne connaît rien au football et qui veut gérer le FC Barcelone comme si c’était une entreprise, mais ce n’est pas le cas », avait lâché l’Argentin, qui avait eu droit à des excuses publiques. « Messi a raison, je ne connais rien au football. C’était juste un petit malentendu qu’on a traité avec son père et lui. Nous lui avons fait un nouveau contrat », s’était justifié Faus, qui ne fait aujourd’hui plus partie de l’organigramme du Barça.
Par son palmarès, ses qualités balle au pied et sa notoriété, Messi fait partie des rares joueurs au monde à pouvoir se placer au-dessus de l’institution que représente son club. Cristiano Ronaldo entre évidemment lui aussi dans cette catégorie. Le Portugais sait pertinemment que sa direction ne cherchera jamais à le froisser, sous peine de voir filer un élément dont la valeur symbolique est devenue au moins aussi grande que la valeur sportive.
Neymar peut prétendre au même statut. Avec lui, le PSG n’a pas seulement recruté un Ballon d’or en puissance capable de lui faire gagner la Ligue des champions. Il s’est aussi attaché les services d’un joueur au potentiel marketing immense, qui compte plus d’abonnés (37,1 millions) sur Twitter que le PSG (6 millions) et qui peut lui permettre de signer de nouveaux partenariats avec des marques. En position de force, Neymar dispose des armes pour que ses dirigeants cèdent à toutes ses requêtes.

   


« ALELUYAAAAAAAAAAAAAAAAAA »
Comme le Real avec Ronaldo et Paris avec Neymar, le Barça ne craint qu’une seule chose : un départ de sa vedette. Dans un courriel dévoilé par les Football Leaks, le directeur général du Barça Oscar Grau Gomar définit la prolongation de Messi comme « vitale pour le FC Barcelone ». Lorsque le père de Messi signe, en juillet dernier, le contrat liant son fils au Barça jusqu’en 2021, le directeur juridique du club Roman Gomez Ponti envoie un courriel à Oscar Grau qui ne contient qu’un seul mot, en objet du message : « Aleluya ». Il est écrit en lettres majuscules et avec soixante-huit « A ».
Vénéré dans sa ville d’adoption, Messi a toujours été défendu par sa direction, même lorsqu’il a été condamné en juillet 2016 par le tribunal de Barcelone à 21 mois de prison, avec sursis, pour fraude fiscale. Bartomeu avait alors lancé une campagne surprenante sur les réseaux sociaux.

Leo, ceux qui t'attaquent attaquent aussi le Barça et son histoire. Nous nous défendrons jusqu'au bout. Toujours ensemble!— jmbartomeu (@Josep Maria Bartomeu)


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Il avait demandé aux internautes de soutenir Messi en postant des messages avec le hashtag #TodosSomosLeoMessi (« Nous sommes tous Leo Messi »). « Leo, ceux qui t’attaquent attaquent aussi le Barça et son histoire. Nous nous défendrons jusqu’au bout », avait-il écrit sur Twitter, avant de voir le hashtag #YoNoSoyLeoMessi (« Moi je ne suis pas Leo Messi ») être massivement repris pour dénoncer son attitude. Définitivement condamné en mai dernier par la Cour suprême espagnole, Messi a pu constater la fidélité de son président dans une autre affaire fiscale.
D’après les Football Leaks, il aurait eu droit dans son nouveau contrat à une prime à la signature et à un bonus dit de « loyauté » d’un montant total de 133,5 millions d’euros. Un cadeau pour le récompenser de son attachement aux Blaugrana, mais également pour le sortir d’une affaire dans laquelle il serait empêtré avec sa formation. Les inspecteurs du fisc espagnol chercheraient à savoir si les sommes versées par le Barça à sa fondation entre 2010 et 2016, pour une valeur de plus de 12 millions d’euros, étaient destinées à éviter des impôts, sur les sociétés pour le Barça, et sur les revenus pour le joueur.
Rodolphe Ryo



                            


                        

                        

