<FILE-date="2018/01/15/19">

<article-nb="2018/01/15/19-1">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Selon Paul Romer, chef économiste de la banque, des imprécisions dans la méthodologie du classement « Doing Business », ont affecté les performances de certains pays.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Imbroglio entre le Chili et la Banque mondiale

Selon Paul Romer, chef économiste de la banque, des imprécisions dans la méthodologie du classement « Doing Business », ont affecté les performances de certains pays.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 18h19
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Pour le quinzième anniversaire de son rapport phare « Doing Business », la Banque mondiale se serait sûrement bien passée du dernier imbroglio déclenché par Paul Romer, son chef économiste. Dans une interview au Wall Street Journal, vendredi 12 janvier, celui-ci questionne l’intégrité de ce classement mondial sur la facilité à faire des affaires.
Des changements de méthodologie souffrant d’imprécisions, voire d’un biais politique, ont affecté les performances de certains Etats dont le Chili, affirme M. Romer. S’excusant « personnellement » auprès de ce pays d’Amérique latine, qui a glissé de la 44e à la 55e place depuis 2006, le chef économiste affirme vouloir engager une révision globale de l’indice pour clarifier les choses.

Le Doing Business est une référence scrutée par les milieux d’affaires. Chaque pays y est expertisé à l’aune de multiples critères, tels le nombre de jours nécessaires à la création d’une entreprise ou le coût d’obtention d’un permis de construire. L’ajout de nouvelles mesures, ces dernières années, explique beaucoup le décrochage du Chili, très sévère au cours du dernier mandat de la présidente socialiste Michelle Bachelet.
« Immoral »
Sans surprise, le mea culpa de M. Romer a déclenché une véritable tempête à Santiago, où Mme Bachelet doit céder sa place en mars à l’homme d’affaires de droite, et ancien président, Sebastian Piñera. Ce dernier a remporté les élections sur un programme promettant moins de bureaucratie et plus d’investissement. Celui-ci a chuté de 10 % depuis 2013.
Ce qui s’est passé avec la Banque mondiale est « très inquiétant », a tweeté samedi Mme Bachelet, réclamant une enquête approfondie. « Il est rare de voir quelque chose d’aussi immoral », a renchéri le ministre de l’économie, Jorge Rodriguez Grossi.
Du côté de la Banque, l’affaire crée un certain embarras. Dans un communiqué, samedi, l’institution...




                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-2">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Après les enquêtes du « Monde », de « Mediapart » et de « Canard PC », le monde du jeu vidéo s’interroge sur l’étendue du malaise au sein du studio parisien de David Cage.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Dysfonctionnements à Quantic Dream : l’entreprise continue de nier, les joueurs ironisent

Après les enquêtes du « Monde », de « Mediapart » et de « Canard PC », le monde du jeu vidéo s’interroge sur l’étendue du malaise au sein du studio parisien de David Cage.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 18h33
    |

            William Audureau et 
Corentin Lamy








                        



   


Photomontages dégradants, surcharge de travail, atmosphère toxique, management pressant et contrats à la limite de la légalité… trois enquêtes concordantes du Monde, de Mediapart et de Canard PC ont fait état, dimanche 14 janvier, de dysfonctionnements au sein de Quantic Dream, studio de jeu vidéo indépendant français le plus célèbre à l’international. Le studio fait aussi l’objet d’une enquête préliminaire pour harcèlement et discrimination, confiée au commissariat du 20e arrondissement de Paris.
Soutenue par certains de ses salariés, l’entreprise continue de nier les accusations en bloc. Dans le monde anglophone, où les jeux de David Cage sont célèbres, joueurs et journalistes rappellent les précédentes polémiques liées aux productions du studio français.

        Lire notre enquête :
         

          Quantic Dream, un fleuron du jeu vidéo français aux méthodes de management contestées



Quantic Dream continue de nier « catégoriquement »
Dans un communiqué diffusé dans la soirée de dimanche, et dans la lignée de la défense des dirigeants David Cage et Guillaume de Fondaumière lorsque Le Monde, Mediapart et Canard PC les ont rencontrés début janvier, Quantic Dream a nié « catégoriquement » tout dysfonctionnement : « Les conduites ou pratiques inappropriées n’ont pas leur place chez Quantic Dream. Nous avons pris et prendrons toujours celles-ci au sérieux. »

https://t.co/pna5DrgWmd— QUANTIC_DREAM (@Quantic Dream)


require(["twitter/widgets"]);

Interrogé par le site américain Kotaku, Guillaume de Fondaumière a fait part de sa colère :
« Je suis furieux et outré. Je prends ces accusations très au sérieux. Et j’userai de tous les recours légaux pour défendre mon honneur. »
Sony et le Syndicat du jeu vidéo sur la réserve
Sony, qui édite et finance depuis plus de dix ans les projets de Quantic Dream, tout comme le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV) refusent, pour le moment, de faire tout commentaire. La multinationale japonaise a maintenu auprès du Monde les propos qu’elle avait tenus dans un courriel, avant la publication de notre enquête, à savoir qu’« en tant que studio de développement indépendant, Quantic Dream est responsable de sa politique sociale et salariale » :
« Nous attendons de nos fournisseurs et partenaires qu’ils se conforment aux lois et usages en vigueur dans leur pays. Nous n’avons pas d’autre commentaire. »
Quant à Lévan Sardjevéladzé, président depuis 2016 du SNJV, que Guillaume de Fondaumière a fondé et dirigé de 2008 à 2012 et de 2014 à 2016, il a précisé au Monde que « [ses] fonctions [l’empêchent] de commenter le cas d’une entreprise particulière, ou d’articles de presse la concernant ».
Plusieurs employés solidaires de la direction
Un article « bullshit », « un tissu de mensonges », « de la désinformation ». Quelques salariés ou anciens salariés ont attaqué les accusations portées dans la presse contre l’entreprise. Même s’il reconnaît que tout n’était pas parfait, le responsable de l’équipe de programmation, Aurélien Loizeau, a ainsi défendu sur Twitter l’entreprise au sein de laquelle il travaille depuis onze ans : « Parler de toxicité ou de nombreux départs et en même temps [écrire que] les employés en place ont sept ans d’ancienneté en moyenne est assez ironique ».

My only reaction because it doesn’t deserve more : A lot of bullshit. Is everything perfect ? Not. But for example,… https://t.co/VU8FFGrZdk— m00tm00t (@Aurélien Loizeau)


require(["twitter/widgets"]);

Les faits relatés par Le Monde, par ailleurs confirmés par l’enquête menée en parallèle par Mediapart et Canard PC, sont qualifiés de « tissu de mensonges » par un autre employé, Pierre Tauvel. Selon des informations du Monde, les dirigeants de Quantic Dream ont invité leurs employés à les défendre publiquement.
Des « gamers » qui ironisent
Dans la communauté des joueurs, les réactions sont contrastées. Certains expriment leur déception quand d’autres réclament plus de « preuves », estimant que ces enquêtes sont le fait de « combattants de la justice sociale » n’aimant pas le jeu vidéo – une rhétorique habituelle du Gamergate, nébuleuse réactionnaire, antiféministe et défiante à l’égard de la presse.
Par ailleurs, nombreux sont ceux qui ironisent sur l’injonction de David Cage à « juger son travail » plutôt que les déclarations d’anciens employés. « “Jugez mon travail” ? David, tu ne voudrais vraiment pas que les gens fassent ça », estime un utilisateur du forum anglophone ResetEra. 
« Leurs jeux ont toujours été très légers sur la question du racisme et toujours bizarrement dérangeants quand il s’agissait de mettre en scène des personnages féminins. »

   


Sur cet important forum consacré aux jeux vidéo, plusieurs passages des précédents jeux de Quantic Dream sont cités en illustration des critiques qui sont adressées à ses scénarios. Comme cette scène, dans Fahrenheit, où un David Cage modélisé en 3D danse lascivement avec l’héroïne du jeu, pour l’occasion, en sous-vêtement.
Dans Heavy Rain (2010), Madison, l’héroïne, a, elle aussi, droit à une longue scène de nu sous la douche. Dans une autre séquence, le joueur la manipule alors qu’elle doit réaliser un strip-tease, sous la menace d’une arme. Le blog féministe How Many Princess avait d’ailleurs déjà fustigé en 2013 ce protagoniste féminin si souvent esclave de fantasmes masculins. Le même jeu avait aussi été accusé de stéréotypes racistes, comme le fait remarquer le site Kotaku dès 2010.
De son côté, le Canadien Scott Inglis, développeur au sein du studio indépendant East Side Games, énumère des éléments présents dans les jeux du studio :
« Si seulement nous avions vu les indices ! Souvenir de tous les jeux avec une scène de douche gratuite, de séquence de tentative de viol, où cette fois dans “Omikron” [le premier jeu de Quantic Dream] où vous deviez échanger de corps avec un autre homme pour dormir en secret avec sa femme… »
Surtout, nombreux sont ceux qui trouvent maladroite la défense de David Cage, évoquant sa collaboration avec l’actrice pro-LGBT Ellen Page pour se défendre de tout humour homophobe. A l’image de Kirk McKeand, journaliste entre autres pour Eurogamer et The Telegraph : il rappelle qu’en 2015, l’actrice avait intenté une action en justice contre Sony, l’éditeur de Beyond Two Souls, à cause de la présence dans les fichiers du jeu d’une modélisation 3D de son corps nu.

De son côté, Ethan Gach, journaliste pour le site américain Kotaku, rappelle que Quantic Dream avait déjà fait couler beaucoup d’encre, en septembre lors de la Paris Games Week, avec une bande-annonce pour son prochain jeu « semblant traiter de façon désinvolte de la question de la violence conjugale » et coupable, aux yeux de certains, de « tenter de traiter de façon ludique de problèmes graves ». Cette bande-annonce présentait une androïde frappée par un homme, ainsi qu’une enfant succombant sous ses coups.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-3">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ L’énarque, qui est aussi président de la Fédération française des télécoms, aurait trouvé un nouveau point de chute.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Pierre Louette devrait quitter son poste de directeur général délégué d’Orange

L’énarque, qui est aussi président de la Fédération française des télécoms, aurait trouvé un nouveau point de chute.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 18h35
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Orange pourrait bientôt perdre l’un de ses fidèles. Pierre Louette devrait prochainement quitter l’entreprise, a-t-on appris de bonne source, confirmant une information parue dans La Lettre de L’Expansion, lundi 15 janvier. Le directeur général délégué d’Orange aurait trouvé un nouveau point de chute, sans que l’on sache, à ce stade, où l’énarque atterrirait.
Contacté, celui qui est aussi président de la Fédération française des télécoms (FFT) se contente de dire qu’il « réfléchit comme tout un chacun à l’avenir », mais assure, « pour les prochaines semaines et mois à venir », être « tranquillement et activement chez Orange ».
C’est Stéphane Richard, le PDG d’Orange, qui l’avait appelé à son arrivée en 2010. Depuis, l’homme, qui est, au-delà de son titre, le premier lobbyiste du groupe, s’est occupé de nombreux dossiers clés. Il a notamment conduit les discussions sur l’itinérance avec Free et est le principal interlocuteur de l’Arcep, le gendarme des télécoms. Dernier sujet en date, la négociation avec le gouvernement du plan très haut débit fixe et mobile, qui a trouvé son épilogue, dimanche 14 janvier.

        Lire aussi :
         

                Téléphonie mobile : les opérateurs débloquent 3 à 4 milliards d’euros pour supprimer les « zones blanches »



Ce départ intervient au moment où Stéphane Richard, qui l’avait propulsé numéro deux du groupe au côté de Ramon Fernandez, directeur général délégué chargé de la stratégie et des finances, joue sa réélection pour un troisième mandat à la tête de l’entreprise.
Avant de rejoindre Orange, Pierre Louette dirigeait l’Agence France-Presse. Il a également été secrétaire général de France Télévisions et conseiller technique de Matignon pour la communication, sous Edouard Balladur.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-4">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Syndicats et patronat ont commencé le 11 janvier les négociations sur la réforme de l’assurance-chômage.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Allocation chômage : qui a droit à quoi ?

Syndicats et patronat ont commencé le 11 janvier les négociations sur la réforme de l’assurance-chômage.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 18h49
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, la réforme de l’assurance-chômage est sur la table des négociations. Syndicats de salariés et du patronat se sont rencontrés, jeudi 11 janvier, pour discuter des objectifs donnés par le gouvernement : ouvrir les droits aux indépendants ainsi qu’à davantage de démissionnaires et agir contre la précarité.
Le système actuel a bénéficié à 3,6 millions de personnes, selon les chiffres de l’Unédic, l’organisme qui gère l’assurance-chômage, au 31 décembre 2016. Mais comment fonctionne-t-il ? Eclaircissements avec quelques cas pratiques.

        Lire aussi :
         

                Assurance-chômage : l’épineuse question de la taxation des contrats courts



Quelles conditions pour bénéficier de l’allocation chômage ? 
Comme 37 % des allocataires, Virginie s’est inscrite à Pôle emploi au terme d’un CDD non renouvelé. Elle a enchaîné deux contrats d’une durée de trois mois et a cumulé plus de 88 jours travaillés. Grâce à l’assurance-chômage, elle aura le droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE).
Car l’assurance-chômage est ouverte aux personnes qui ont perdu leur emploi de façon non volontaire, à la suite d’un licenciement, à la fin d’un CDD, d’une mission d’intérim ou d’une rupture conventionnelle. Elle est assortie de plusieurs conditions :
avoir cumulé au moins 88 jours ou 610 heures travaillés dans les 28 derniers mois (ou 36 derniers mois pour les plus de 53 ans) ;s’inscrire à Pôle emploi dans les 12 mois qui suivent la perte du travail ;ne pas bénéficier de la retraite ou retraite anticipée ;être physiquement apte à travailler ;habiter en France.
Les personnes ayant démissionné peuvent avoir droit à l’ARE en cas d’incompatibilité entre vie professionnelle et vie privée, comme pour suivre son conjoint ou encore pour des raisons professionnelles, selon des conditions très précises. Par exemple, si Claudine démissionne de son poste de cadre moins de trois mois après être arrivée alors qu’elle avait perdu son emploi précédent et ne s’était pas inscrite à Pôle emploi entre les deux, elle aura le droit à l’ARE.
Quel est le montant des indemnisations ?
L’allocation journalière s’élève à 28,86 euros brut par jour minimum et représente en moyenne 72 % nets de l’ancien salaire – une proportion qui varie selon le salaire journalier de référence. Pôle emploi propose sur son site une calculette permettant d’estimer ses indemnisations. Proportionnellement, quelqu’un qui avait un salaire faible sera mieux indemnisé qu’une personne qui avait un haut revenu.
Selon les estimations de l’Unédic pour 2016, pour un salaire mensuel de 1 100 euros net, l’allocation mensuelle représentera 79 % de l’ancien salaire, alors que pour un salaire mensuel de 3 000 euros net, l’indemnisation représentera 64 % de l’ancien salaire. La France possède tout de même le plafond le plus élevé d’Europe pour les hauts salaires, soit 6 291,90 euros net.
Quelques mois passent et Claudine va reprendre une activité professionnelle, bien moins payée que la précédente. Elle pourra cumuler une indemnisation chômage avec ce nouveau salaire. Mais ce cumul est plafonné et ne doit pas dépasser le salaire journalier de référence.
Claudine ne sera pas la seule dans ce cas : 1,7 million de bénéficiaires travaillent, soit près de la moitié des allocataires.

        Lire aussi :
         

                Assurance-chômage : la France indemnise-t-elle mieux les demandeurs d’emploi que ses voisins ?



Pour quelle durée ?
La durée d’indemnisation correspond au nombre de jours travaillés multiplié par 1,4. Elle est de 24 mois maximum pour les moins de 53 ans, puis augmente progressivement avec l’âge, jusqu’à 36 mois.
La durée d’indemnisation de Bernard, 55 ans, sera de trois ans, le maximum. Pour Claudine, 40 ans, ce sera deux ans. Mais ils ne seront pas immédiatement indemnisés.
Un délai de sept jours est appliqué avant de recevoir ses allocations et un différé peut entrer en compte selon les indemnités compensatrices de congés payés, les indemnités de fin de rupture conventionnelle et de fin de contrat, ainsi que les indemnités supra légales. Sans jamais dépasser 75 jours.
Dix mois de durée moyenne d’allocations
Et il est probable que Bernard et Claudine n’aillent pas jusqu’à la fin de leurs droits. En moyenne, les demandeurs d’emploi consomment 68 % des allocations auxquelles ils avaient droit, pour une durée moyenne de dix mois, selon l’Unédic.
Peut-on perdre son allocation d’aide au retour à l’emploi ?
Bernard, Claudine et Virginie devront se montrer actifs dans leur recherche, au risque d’être radiés de la liste de Pôle emploi. Car le refus de tenir un projet personnalisé d’accès à l’emploi, de suivre une formation ou encore d’accepter des offres d’emploi estimées « raisonnables » par Pôle emploi peut signifier l’arrêt des versements.
Concrètement, si Virginie refuse deux offres estimées « raisonnables » par l’organisme, elle pourrait perdre ses indemnisations ; 14 % des inscrits qui ont fait l’objet d’un contrôle ont été radiés en 2016, d’après les chiffres de Pôle emploi. Un taux à relativiser néanmoins, car ces contrôles n’étaient pas exclusivement basés sur des critères aléatoires.

        Lire aussi :
         

                Contrôle des chômeurs  : des premiers chiffres contredisent les idées reçues



Si Virginie est mise en cause, elle disposera de dix jours pour apporter des éléments. Sinon, elle pourrait être radiée pendant deux mois puis, si elle récidive, pendant six mois. Les fausses déclarations sont soumises à 30 000 euros d’amende et une radiation d’un an.
Plus généralement, l’indemnisation s’arrête quand un demandeur d’emploi retrouve une activité professionnelle. Mais au bout de quelques mois, Virginie n’a pas retrouvé d’emploi alors elle décide de créer sa propre entreprise. Elle pourra bénéficier de l’aide à la création d’entreprise et d’une somme d’un montant égal à 45 % des allocations qui restaient à verser.
Comment font ceux qui n’ont pas le droit à l’assurance-chômage ?
3,3 millions d’indépendants n’ont pas le droit à l’assurance-chômage. Un indépendant travaille pour son propre compte et ne possède donc pas de contrat de travail, contrairement au salarié. C’est le cas des autoentrepreneurs, artisans et commerçants, par exemple.
Pour eux, il n’existe pas de système d’assurance-chômage obligatoire, il est alors conseillé de souscrire à des assurances privées. Cette situation pourrait changer car le gouvernement a exprimé, en décembre, le souhait d’ouvrir le droit à l’assurance-chômage aux indépendants avec sa réforme.

        Lire :
         

          Réforme de l’assurance-chômage : les pistes pour l’étendre aux indépendants



Cela pose certaines difficultés car il y a une forte disparité de revenus, qui va presque du simple au triple entre les professions agricoles et libérales. L’arrivée de plateformes comme Uber ou Deliveroo pose également question : par exemple Eric, chauffeur Uber depuis quatre ans, a le statut d’autoentrepreneur, mais il n’est pas si indépendant, car totalement tributaire de la plateforme de transport. La réforme devrait particulièrement s’adresser à sa situation.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-5">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Plus qu’un changement d’objet juridique, c’est la valorisation financière des activités d’entreprises concourant au bien commun qu’il faut encourager, estime dans une tribune au « Monde » l’industriel Pierre-Etienne Franc.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Les entreprises doivent faire du bien commun le centre de leur stratégie »

Plus qu’un changement d’objet juridique, c’est la valorisation financière des activités d’entreprises concourant au bien commun qu’il faut encourager, estime dans une tribune au « Monde » l’industriel Pierre-Etienne Franc.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 16h00
    |

Pierre-Etienne Franc (Vice-président en charge des nouveaux marchés de la transition énergétique dans un groupe industriel français)







                        



                                


                            
Tribune. Le débat engagé en France autour de l’objet social de l’entreprise est une forme intéressante de mobilisation face au bouleversement de notre environnement économique et social. La contrainte climatique, ajoutée à la prise de conscience par nos sociétés de la finitude de nos ressources, transforme en effet radicalement le rapport des entreprises au monde. Elles ne peuvent plus se contenter d’un horizon productif efficace comme seul engagement de performance durable. L’analyse des externalités de leurs activités est désormais quotidienne, sous la pression médiatique et des réseaux sociaux. Au point que l’opinion en finit par, parfois, oublier les services multiples que les entreprises rendent quotidiennement à la société.
les marges de manœuvres nationales sont limitées et soumises à la concurrence fiscale, sociale et monétaire
De leur côté, les Etats constatent plus que jamais leur difficulté à réguler le monde pour imposer des modèles de développement économiques vertueux. Les enjeux sont mondiaux et les marges de manœuvres nationales sont limitées et soumises à la concurrence fiscale, sociale et monétaire. Ainsi les entreprises, les plus grandes notamment, compte tenu de leur poids dans la structuration du système économique mondial, sont convoquées instamment au débat pour prendre correctement en compte l’impact de leurs activités sur le bien commun.
Mais la notion de « responsabilité sociale de l’entreprise » ne suffit pas à répondre à cette problématique puisque, dans plusieurs secteurs, il ne s’agit plus seulement de développer une activité « conforme » à un corpus de normes sociales et environnementales, mais de développer une offre qui permette aussi de servir le bien commun et d’aligner les activités et les intérêts de l’entreprise avec ceux de la cité. Non point que cela n’ait jamais été le cas, mais les tensions qui pouvaient parfois exister dans le passé entre la performance industrielle et les questions environnementales...




                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-6">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ L’entreprise israélienne a déjà été sanctionnée en 2016 aux Etats-Unis d’une amende de 519 millions de dollars pour les mêmes accusations.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Teva, le numéro un mondial des médicaments génériques, condamné pour corruption

L’entreprise israélienne a déjà été sanctionnée en 2016 aux Etats-Unis d’une amende de 519 millions de dollars pour les mêmes accusations.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h36
   





                        



   


Le ministère de la justice israélien a annoncé, lundi 15 janvier, avoir infligé une amende de 22 millions de dollars à Teva, le numéro un mondial des médicaments génériques. L’amende a été infligée pour des pots-de-vin versés à des fonctionnaires et des médecins pour décrocher des marchés en Russie, en Ukraine et au Mexique.
Teva a déjà été sanctionné en 2016 aux Etats-Unis d’une amende de 519 millions de dollars pour les mêmes accusations. Les autorités israéliennes avaient lancé leur propre enquête « afin d’examiner les ramifications de cette affaire en Israël », a dit le ministère de la justice dans un communiqué.
Plutôt qu’un procès, le ministère a opté pour une amende de 75 millions de shekels (22 millions de dollars, 18 millions d’euros) en prenant en considération le fait que Teva avait reconnu les faits, coopéré avec les enquêteurs et pris des mesures pour que cela ne se reproduise plus. La situation financière de l’entreprise israélienne et la récente vague de licenciements ont également été pris en compte, a-t-il ajouté. Il y a un mois, Teva a annoncé la suppression de 14 000 emplois à travers le monde.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-7">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Jugé en tant qu’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, l’actuel président de Radio France fait appel du jugement.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Favoritisme à l’INA : Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis

Jugé en tant qu’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, l’actuel président de Radio France fait appel du jugement.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 17h06
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Le jugement est lourd : l’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, Mathieu Gallet, a été condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, lundi 15 janvier. L’actuel président de Radio France était jugé pour « favoritisme », soupçonné d’avoir commandé environ 400 000 euros de prestations à deux sociétés de conseil sans avoir respecté les règles des marchés publics, lorsqu’il présidait l’INA. Le tribunal a plutôt suivi les conclusions du parquet, qui avait requis dix-huit mois de prison avec sursis et 40 000 euros d’amende, lors d’une longue audience tenue le 16 novembre.
Une décision contestée en appel par M. Gallet
Contacté par Le Monde, l’avocat de Mathieu Gallet, Christophe Ingrain, annonce sa volonté de contester le jugement : 
« Nous faisons immédiatement appel pour que la cour examine ce dossier avec sérénité et dans le respect des droits de la défense. Compte tenu des conditions dans lesquelles l’enquête et l’audience se sont déroulées, la décision du tribunal n’est pas une surprise. »
Dans leur plaidoirie, les avocats de Mathieu Gallet avaient tenté d’obtenir la nullité de la procédure en arguant que la procureure de la République de Créteil, Amélie Cladière, se serait montrée « partiale » et aurait commis des erreurs : par exemple en imposant à un personnage public une garde à vue superflue, en n’interrogeant pas certains acteurs-clés ou en envoyant deux citations à comparaître successives.
Les avocats avaient même porté plainte contre le parquet de Créteil pour violation du secret de l’enquête car selon eux, l’enquête pour favoritisme n’était pas officiellement close quand, le 23 juin dernier, les agences de presses ont appris auprès du parquet le renvoi en correctionnelle de Mathieu Gallet.
Deux contrats de conseil au cœur de l’affaire
Lors de l’audition, Mathieu Gallet avait plaidé la méconnaissance de certains usages des établissements publics, assurant qu’« avant [son] arrivée à l’INA, [il] n’avai[t] jamais été confronté à ces questions de marché public ». A l’audience s’étaient affrontées deux cultures : d’un côté, l’habitude, courante dans le secteur privé, d’avoir recours à des consultants extérieurs pour mener des audits, accompagner des projets ou dispenser des conseils en communication. De l’autre, le souci de la dépense de l’argent de l’Etat, avec notamment les procédures de marchés publics.
Deux contrats étaient concernés. Le premier avait été signé avec le cabinet de conseil Roland Berger en 2013 pour accompagner la fusion des directions des archives et du dépôt légal. Un premier marché a été passé avec appel d’offres, mais il a été suivi d’un avenant puis d’un « marché complémentaire », pour un montant total de 290 000 euros, ce qui aurait pu justifier une procédure « d’appel d’offres européen ».
Selon l’accusation, l’INA dirigé par Mathieu Gallet a « saucissonné » le marché pour éviter cette procédure plus contraignante et pour le confier à Roland Berger, qui avait déjà travaillé pour l’INA en 2010. La défense avait rétorqué que seize candidats avaient été mis en concurrence, puis cinq offres formelles longuement examinées. Et que les avenants et le marché complémentaire avaient été rendus nécessaires car la réforme s’était révélée « difficile » à mener.
Le second contrat n’avait lui pas fait l’objet d’une mise en concurrence. Il s’agissait de prestations commandées à Balises, la société du consultant Denis Pingaud : pour 5 000 euros par mois, soit un total de 130 000 euros, ce qui aurait dû déclencher un appel d’offres, selon la procureure. M. Gallet a justifié le choix d’un conseiller qu’il connaissait depuis 2008 et a assuré s’être « reposé sur les équipes en place », qui n’auraient pas demandé la mise en concurrence de ce contrat. « Cela a été fait » à Radio France, a ajouté M. Gallet, qui est ensuite devenu président de cette entreprise de l’audiovisuel public : une société de M. Pingaud y a obtenu un contrat de douze mois, ensuite soumis à un appel d’offres.
Mathieu Gallet n’entend pas démissionner de Radio France
Cette affaire pose la question des conséquences pour Mathieu Gallet : ce jugement peut-il gêner son action à Radio France ou obérer son avenir ? De façon préventive, le président de Radio France, interrogé par Le Monde, avait exclu de démissionner en cas de condamnation lors d’un entretien recueilli mi-décembre : « Mon mandat court jusqu’en mai 2019 et je resterai pleinement investi jusque-là ».

        Lire l’entretien avec Mathieu Gallet :
         

          « Rapprocher des structures, est-ce être plus fort ou être plus lourd ? »



Le dossier est délicat. Dans la majorité issue de l’élection d’Emmanuel Macron, l’action de Mathieu Gallet semble faire l’objet d’une certaine bienveillance. Les choix budgétaires et les expressions de l’exécutif ont davantage ciblé le groupe France Télévisions de Delphine Ernotte que Radio France.
Joint par Le Monde, le ministère de la culture préfère prudemment renvoyer vers le Conseil supérieur de l’audiovisuel, seule autorité à pouvoir mettre fin à son mandat :
« C’est d’abord à Mathieu Gallet qu’il revient d’apprécier les éventuelles conséquences de la décision. La loi donne actuellement au seul CSA le pouvoir de nommer et de défaire les mandats. Dans ce cadre, toute intervention de l’exécutif serait critiquable. L’audiovisuel public est dans une situation spécifique : ses dirigeants doivent bénéficier de garanties d’indépendance par rapport à l’exécutif. »
Quelles conséquences pour la suite ?
« Le mandat des présidents […] peut leur être retiré, par décision motivée », prise par le CSA « à la majorité des membres qui le composent », dit la loi de novembre 2013 sur l’indépendance de l’audiovisuel public. Selon nos informations, le Conseil ne devrait pas se pencher sur le cas Gallet avant au minimum mercredi, jour de sa prochaine session plénière.
Pour arguer en faveur du maintien de M. Gallet, il pourrait être mis en avant que les faits ne concernent pas Radio France mais son entreprise précédente. Par ailleurs, le fait que Mathieu Gallet ait fait appel pourrait pousser le CSA à différer sa décision.
La réaction des syndicats sera scrutée. Philippe Ballet, président de l’Unsa (4e syndicat de la maison), ne demande pas le départ de M. Gallet : « Doit-il démissionner ? Non, vu qu’il a fait appel ». Il regrette toutefois que « la décision conteste un peu la légitimité du président à la tête de Radio France, à un moment où la relation et le rapport de force avec la tutelle est important » en raison de la réforme de l’audiovisuel public annoncée par le gouvernement.
Alors que la procédure de renouvellement du mandat de Mathieu Gallet devrait, en principe, être enclenchée à la fin de 2018, l’exécutif envisage, auparavant, de changer le mode de nomination pour le confier au conseil d’administration des entreprises concernées. De plus, le gouvernement imagine de créer une structure pilotant à la fois Radio France et France Télévisions, ce qui supposerait de nommer un dirigeant unique dès le courant de 2018. Un poste auquel Mathieu Gallet pourrait, en principe, se porter candidat.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-8">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La Commission de Bruxelles a donné le coup d’envoi à un plan de 1 milliard d’euros pour acquérir quatre superordinateurs, capables d’effectuer un milliard de milliards de calculs à la seconde.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Atos espère développer ses supercalculateurs grâce à un appel d’offres européen

La Commission de Bruxelles a donné le coup d’envoi à un plan de 1 milliard d’euros pour acquérir quatre superordinateurs, capables d’effectuer un milliard de milliards de calculs à la seconde.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 13h00
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Des années d’effort sont en passe d’être récompensées. La Commission européenne a annoncé, jeudi 11 janvier, le lancement d’un programme de financement de 1 milliard d’euros afin de doter l’Europe d’une nouvelle génération de superordinateurs, capables d’ingérer des quantités exponentielles de données et d’effectuer des calculs de plus en plus importants.
« Nous poussons cette initiative depuis le début. La première à l’avoir évoquée, c’est Neelie Kroes [l’ancienne Commissaire européenne au numérique], en 2011. Jusque-là, il y avait des financements dans les calculs intensifs, mais ils étaient saupoudrés », rappelle Pierre Barnabé, le directeur général de la division big data et cybersécurité d’Atos. Le groupe informatique joue gros. Depuis le rachat de Bull en 2014, Atos est le seul constructeur européen à fabriquer des supercalculateurs.

Les superordinateurs sont au cœur de la recherche et de l’industrie du futur. Les promesses sont immenses. Imaginer la pluviométrie avec des heures d’avance, réduire les cycles de production d’une voiture de soixante mois à vingt-quatre mois, simuler des crashes sans casser un véhicule ou connaître l’impact d’une cellule sur le reste de l’organisme et faire progresser la recherche dans les sciences du vivant… le champ d’application est vaste.
Du pétaflop à l’exaflop
En débloquant des financements spécifiques, la Commission européenne répond aux grands programmes déjà lancés aux Etats-Unis, en Chine et au Japon, qui portent sur des milliards d’investissements, et qui placent l’Europe en position de challengeur. Au niveau mondial, Atos se situe à la 5e place du marché, derrière IBM, HP, Lenovo et Huawei.
« Les scientifiques et les entreprises d’Europe effectuent de plus en plus souvent le traitement de leurs données en dehors de l’Union européenne. Ce manque d’indépendance constitue une menace pour la vie privée, la protection des données, les secrets commerciaux...




                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-9">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Les enseignes de distribution monomarque pourront détenir 100 % d’une société indienne sans avoir à demander une autorisation spéciale à l’Etat.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Inde tend les bras aux investisseurs étrangers dans le commerce

Les enseignes de distribution monomarque pourront détenir 100 % d’une société indienne sans avoir à demander une autorisation spéciale à l’Etat.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 12h30
    |

                            Intérim (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Le vent du libéralisme, en Inde, souffle davantage comme une brise légère que comme une bourrasque qui emporterait sur son passage tout ce qui reste de l’économie socialiste à la Nehru. Le gouvernement de Narendra Modi vient encore de le prouver. Conformément à sa pratique des réformes par petites touches, il a dévoilé une série de mesures visant à encourager les investissements directs étrangers (IDE), sans aller pour autant jusqu’au bout de sa logique, qui voudrait que le secteur de la grande distribution soit un jour ouvert à la concurrence. Au grand dam des Walmart et autres Carrefour ou Auchan, ce ne sera vraisemblablement pas le cas d’ici à la fin de la législature, en 2019.
En attendant, une mesure importante a été prise pour donner satisfaction au secteur du commerce : les entreprises de distribution monomarque pourront dorénavant détenir jusqu’à 100 % d’une société indienne, sans avoir à demander une autorisation spéciale à l’Etat. Jusqu’à présent, les investissements étaient libres jusqu’à 49 % du capital mais, au-delà, il fallait solliciter le feu vert du département de la politique industrielle et de sa promotion (DIPP), ce qui prenait souvent de longs mois. En outre, l’obligation d’avoir 30 % de fournisseurs locaux va être assouplie : au lieu de devoir respecter cette règle trois ans maximum après l’ouverture d’un magasin, les opérateurs auront cinq ans pour le faire.
« L’Inde se débarrasse des derniers vestiges de protectionnisme  »
C’est le résultat d’un intense lobbying mené ces trois dernières années par l’américain Apple et les suédois Ikea et H&M, lesquels s’estimaient entravés dans leurs projets de développement en Inde et comptaient sur l’appétence supposée de Narendra Modi et de son parti (droite nationaliste), le BJP, pour l’économie de marché, pour y remédier. Le premier ministre en a profité pour acter d’autres dispositions allant dans le même sens, afin de clarifier notamment le statut des agences immobilières, ou de...




                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-10">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ En juillet 2017, le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, avait déclaré que les grands groupes de l’Internet devaient payer en France « un impôt légitime ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Facebook France va déclarer ses revenus en France

En juillet 2017, le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, avait déclaré que les grands groupes de l’Internet devaient payer en France « un impôt légitime ».



Le Monde
 |    15.01.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 12h21
   





                        



   


Laurent Solly, directeur général de Facebook France et Europe du Sud, a annoncé, samedi 13 janvier, sur France Inter, que la filiale française du groupe allait déclarer l’intégralité de ses revenus en France.

« A partir de 2018, les revenus de Facebook France seront déclarés en France » : @laurentsolly au micro d’… https://t.co/OWbNBflqIS— franceinter (@France Inter)


require(["twitter/widgets"]);

Le directeur général confirme que jusqu’à présent l’entreprise déclare la majorité de ses revenus en Irlande par le biais d’une structure « totalement légale, qui existe pour des centaines et des milliers d’entreprises ».
« Impôt légitime »
En décembre, dans un souci de « transparence », Dave Wehner, le directeur financier de Facebook, avait annoncé une modification de l’organisation du groupe afin « que le chiffre d’affaires tiré de la publicité vendue par (ses) équipes locales ne soit plus enregistré par (son) siège international à Dublin mais soit à la place enregistré par (sa) filiale dans ce pays ».
Les recettes tirées de la publicité par le groupe de Mark Zuckerberg étaient en 2015 minimes en France et en Allemagne, mais elles s’élevaient à près de 7,9 milliards d’euros en Irlande, où il y a beaucoup moins de comptes Facebook (2,5 millions) que dans ces deux autres pays.
En juillet 2017, sur RMC et BFMTV, le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, avait déclaré que les grands groupes de l’Internet devaient payer en France « un impôt légitime » correspondant à leurs activités dans le pays.
En 2016, Facebook n’a versé que 1,16 million d’euros aux impôts pour un chiffre d’affaires de 37 millions d’euros, au lieu de 80 millions d’euros. « Si le géant californien devait déclarer au fisc français son chiffre d’affaires réel, et si on applique la marge avant impôt global du californien (45 %) à ce chiffre d’affaires réel, alors on peut estimer que Facebook devrait payer au fisc français 80 millions d’euros d’impôt », écrivait BFM-Business en juillet 2017.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-11">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ En 2017, l’avionneur européen a enregistré 1 109 commandes contre seulement 912 pour l’américain.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

En 2017, Airbus s’impose comme le champion des commandes devant son rival Boeing

En 2017, l’avionneur européen a enregistré 1 109 commandes contre seulement 912 pour l’américain.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 12h27
    |

            Guy Dutheil








                        



   


Fabrice Brégier, numéro deux du groupe Airbus, et John Leahy, le mythique directeur commercial, partiront, en février, sur un record de livraisons pour l’avionneur européen. En 2017, Airbus a, pour la première fois de son histoire, dépassé le cap des 700 livraisons, avec 718 appareils livrés. Toutefois, il termine une nouvelle fois derrière son grand rival Boeing, qui a livré 763 avions en 2017.
Cette bataille n’est pas que symbolique. En effet, c’est au moment de la livraison que les avionneurs sont payés par les compagnies clientes.
Battu en nombre de livraisons, Airbus s’est, en revanche, imposé en termes de prise de commandes. En 2017, l’avionneur de Toulouse a enregistré 1 109 commandes contre seulement 912 pour Boeing. Au total, en 2017, le carnet de commandes d’Airbus s’est gonflé de 154 milliards de dollars (125,3 milliards d’euros) supplémentaires. « Nous avons établi un nouveau record. Ce succès qui s’ajoute à un cinquième record de prises de commandes font de cette année un excellent millésime », s’est félicité, lundi 15 janvier, Fabrice Brégier.

        Lire aussi :
         

                Airbus creuse l’écart avec Boeing en nombre de moyen-courriers commandés



Dans le détail, la croissance de l’avionneur européen a été principalement soutenue par les ventes de son moyen-courrier A320neo. En 2017, 558 appareils de la famille A320 ont été commandés dont 181 Neo, des moyen-courriers remotorisés pour consommer moins de carburant.
Difficultés sur les avions long-courriers
Ultradominateur sur le moyen-courrier, Airbus rencontre plus de difficultés avec ses long-courriers. Notamment le super-Jumbo A380. M. Brégier a confirmé les propos, « un peu crus », selon lui, de M. Leahy, qui a affirmé que, faute de nouvelle commande de la part d’Emirates, Airbus devra arrêter la production d’A380. « Très honnêtement, si nous n’arrivons pas à un accord avec Emirates (…), il n’y aura pas d’autre choix que d’arrêter le programme », a affirmé le directeur commercial.

        Lire aussi :
         

                Airbus Group : l’A380 change de plan de vol



Pour M. Brégier, « l’A380 va connaître des années difficiles ». Toutefois, le numéro deux de l’avionneur, qui doit quitter ses fonctions en février, garde confiance. Airbus « continue ses discussions avec Emirates ». La compagnie de Dubaï, principale cliente de l’A380, a déjà reçu 103 exemplaires du super-Jumbo et voudrait « en reprendre quelques dizaines de plus », a affirmé M. Brégier. Avant de se décider, Emirates demande à Airbus « des garanties sur le maintien du programme A380 dans la durée ». Selon le numéro deux, les discussions devraient aboutir, au plus tard, « dans les prochaines semaines ».
Ces incertitudes vont avoir une incidence sur l’économie du programme du très gros porteur. Toutefois a tenu à préciser M. Brégier, l’absence de commandes d’A380 « ne devrait pas peser de façon significative sur la performance d’Airbus ». Finalement, l’avionneur européen garde l’espoir de convaincre, « dans la durée », les compagnies chinoises de devenir clientes de l’A380. En attendant, Airbus va réduire le rythme de production de son super-Jumbo. Six exemplaires seront assemblés chaque mois contre douze aujourd’hui.
Dix années de production garantie

        Lire aussi :
         

                Les grandes compagnies aériennes débauchent les pilotes des low cost



Malgré la mauvaise passe traversée par l’A380, Airbus prévoit toujours de dépasser Boeing en nombre de livraisons en 2020. L’avionneur a bientôt rattrapé son rival américain, avec déjà « 48,5 % de part de marché des livraisons », a expliqué M. Brégier. Pour voir l’avenir en rose, l’européen table sur « un plus gros catalogue de commandes » que celui de Boeing.
Enfin, le « potentiel de croissance » du constructeur américain serait plus limité, notamment pour son long-courrier 787, qui doit sortir des chaînes au rythme de quatorze par mois. De son côté, Airbus prévoit toujours de produire plus de dix A350, chaque mois, auxquels s’ajoutent dix A330.
Dans le futur, la performance d’Airbus sera principalement liée à la réussite de la montée en cadence de la production de l’A320. D’ici à la mi-2019, il a prévu d’en produire soixante exemplaires par mois, mais seulement si « les motoristes sont capables de suivre », a précisé M. Brégier. Le motoriste américain Pratt & Whitney, qui équipe une partie des A320, a, ces derniers mois, rencontré des difficultés pour fournir des moteurs en temps et en heure.
A l’examen, les difficultés rencontrées par Airbus doivent aussi être relativisées par son carnet de commandes. Fin 2017, il s’élevait à 7 265 appareils pour une valeur, prix catalogue de 1 059 milliards de dollars, soit près de dix années de production garantie.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-12">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Bordeaux, Marseille mais aussi Nantes enregistrent une hausse de leur fréquentation, malgré la concurrence du train à grande vitesse.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les aéroports régionaux profitent de l’élan du trafic aérien et des compagnies low cost

Bordeaux, Marseille mais aussi Nantes enregistrent une hausse de leur fréquentation, malgré la concurrence du train à grande vitesse.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 12h00
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            
Chronique. Manifestement, la crispation du débat autour du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’empêche pas les Bretons de prendre l’avion. Le trafic aérien dans la région nantaise est au beau fixe. Ni les débats politiques ni l’accélération du TGV n’ont empêché l’aéroport de Nantes Atlantique de battre tous ses records.

En 2017, il a allègrement passé le cap des 5 millions de passagers, 5,2 millions, selon le président de la chambre de commerce et d’industrie de Nantes, Yann Trichard, interrogé samedi 13 janvier sur RTL, soit plus de 10 % de hausse par rapport à l’année précédente, qui était elle-même en forte progression. Un chiffre, selon lui, en avance de dix ans par rapport aux prévisions de trafic formulées en 2003, lors de l’enquête publique sur le nouveau projet.
Les prévisions démenties
Un petit décalage qui devrait rendre d’autant plus modestes tous les experts que les études antérieures – celles qui ont justifié l’investissement de Notre-Dame-des-Landes – prévoyaient, elles, une saturation de la plate-forme actuelle entre 3 et 4 millions de passagers. Elle devrait en accueillir deux fois plus en 2018. Les détracteurs du nouvel aéroport affirment que cela démontre la « plasticité » de l’installation nantaise, capable d’absorber une hausse considérable du trafic aérien, quand les autres, comme Yann Trichard, soulignent l’urgence d’une nouvelle infrastructure.
Pas facile donc de tracer des lignes claires en matière de grandes infrastructures quand les chiffres dansent aussi frénétiquement, démentant régulièrement tous les plans sur la comète.

En toute logique, l’extension des lignes ferroviaires à grande vitesse vers Rennes et Bordeaux aurait dû avoir un impact très négatif sur le transport aérien vers l’Ouest et le Sud-Ouest. C’est tout le contraire qui se passe. L’aéroport de Bordeaux a vu l’an dernier son trafic bondir de près de 8 %, alors que la ville n’est plus qu’à deux heures de train...




                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-13">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le PMU renoue avec la croissance. Le total des enjeux de l’opérateur de paris a progressé de 2 % l’an dernier, marquant une rupture après les reculs des années précédentes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

La croissance du PMU soutenue par le rebond des mises sur Internet

Le PMU renoue avec la croissance. Le total des enjeux de l’opérateur de paris a progressé de 2 % l’an dernier, marquant une rupture après les reculs des années précédentes.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 12h03
    |

            Laurence Girard








                        



   


En offrant Vésuve de Brekka, un hongre bai brun de la Garde républicaine à son homologue chinois Xi Jinping, lors de son premier voyage officiel en Chine, le président Emmanuel Macron a remis le cheval sur un piédestal. Tout un symbole pour le PMU.
L’opérateur de paris a bien évidemment contribué à la concrétisation de ce cadeau et s’est retrouvé dans le club des entreprises françaises venant nouer des relations étroites avec des homologues chinois. Mais si la Chine est un pari sur le futur pour le PMU, sa destinée immédiate est entre les mains du gouvernement.
Or la situation du groupement d’intérêt économique (GIE), détenu par les sociétés de courses France Galop et Le Trot reste délicate. La concurrence de la Française des jeux (FDJ) et des opérateurs de paris sportifs et de poker en ligne est rude. Pourtant, malgré ce terrain lourd, à force de cravacher, le PMU a renoué avec la croissance en 2017.
Erosion des paris en points de vente
Selon les chiffres publiés lundi 15 janvier, le total des enjeux, englobant paris hippiques, paris sportifs et poker, a progressé de 2 %, à 9,929 milliards d’euros. L’activité hippique, qui représente près de 80 % du total, affiche elle-même une hausse de 2 %. Portée par la croissance des enjeux à l’international de plus de 10 %, mais aussi par celle des paris hippiques en France, à + 0,9 %. Un retour dans le vert qui doit surtout au rebond des mises sur Internet alors que l’érosion se poursuit dans les points de vente à – 0,7 %.

        Lire aussi :
         

                Les surprenants vrais gagnants du Loto



Une « rupture de tendance » comme la qualifie Alain Resplandy-Bernard, PDG par intérim du PMU, depuis la démission de Xavier Hürstel en novembre 2017. Il se félicite d’autant plus de cette performance que 4 quintés ont été annulés au cours de la saison. Elle est très liée à la dynamique d’innovation retrouvée du PMU.
Le pari hippique par SMS a trouvé son public, avec un total de mises de 90 millions d’euros en 2017.
Le lancement du pari hippique par SMS, par exemple, a trouvé son public avec un total de mises de 90 millions d’euros en 2017. De même que le Simple Jackpot, un pari sur un cheval gagnant ou placé dont le gain peut être multiplié par un facteur allant jusqu’à mille. Seule ombre au tableau, en donnant ainsi un coup d’accélérateur au pari simple, moins lucratif pour l’opérateur, les marges sont un peu sous pression. En l’occurrence, le produit brut des jeux (la différence entre les mises et les gains des joueurs) se tasse de 0,3 %, à 2,437 milliards d’euros.
Pour 2018, le PMU espère repasser la barre des 10 milliards d’euros d’enjeux. Un niveau franchi à la baisse en 2014. « Nous devons allumer le quatrième moteur et être en croissance sur tous nos segments et sur tous les vecteurs de commercialisation, y compris dans les bars PMU », affirme M. Resplandy-Bernard. Sachant que le plan de transformation et de modernisation des 13 350 points de vente se poursuit.
L’objectif est également de continuer à proposer deux nouveaux paris et services par an. Le PMU va ainsi lancer le 28 janvier à l’occasion du Prix d’Amérique, la grande réunion de trot à Vincennes, Epiqe Tracking, une application pour vivre les courses autrement sur son smartphone. Les chevaux seront équipés de capteurs et chacun pourra suivre la chevauchée comme s’il drivait lui-même le sulky de son choix. Les paris sportifs qui bénéficieront cette année de l’engouement pour la Coupe du monde de football sont aussi considérés par l’opérateur historique comme un levier pour recruter une clientèle plus jeune.
60 000 emplois directs
Le recrutement et la fidélisation des joueurs conditionnent la santé économique de toute une filière, qui revendique 60 000 emplois directs, souvent dans des territoires ruraux. Ce qui distingue le PMU des autres opérateurs de jeu. En effet, le GIE verse l’intégralité de ses dividendes aux sociétés de courses, France Galop et Le Trot.
Or, le montant versé a décru avec le repli de l’activité du PMU et les comptes des sociétés de courses ont viré au rouge. Pour 2018, le PMU s’est fixé comme objectif de verser 5 millions d’euros supplémentaires à France Galop et autant au Trot, portant le montant des dividendes à 803 millions d’euros.
Le PMU serre donc les boulons. Il a lancé, en 2016, un plan d’économie sur 3 ans avec un objectif de réduction des coûts de 24 millions d’euros et la suppression de 88 postes. Il a, par exemple, décidé de ne plus être sponsor de l’équipe de football du PSG. Autre coupe nette, côté télé : l’arrêt d’Equidia Life, pour ne garder qu’Equidia en tant que chaîne des courses.

        Lire aussi :
         

                Privatisations : ADP, Française des jeux… l’Etat se lance



Dans ce contexte compliqué, les projets gouvernementaux sont scrutés de près. Comme la possible cession de parts de l’Etat dans la FDJ ou la volonté de libéraliser encore plus le secteur des jeux. Reste à savoir qui succédera officiellement à M. Hürstel à la tête du PMU. Les chasseurs de têtes ont fait une sélection. A moins que M. Resplandy-Bernard ne poursuive le travail engagé. Les paris sont ouverts.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-14">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Jean-Pierre Denis, patron du Crédit mutuel Arkéa, va proposer à son conseil d’administration, mercredi, de faire sécession.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Crédit mutuel : les établissements de Bretagne et du Sud-Ouest pourraient faire sécession

Jean-Pierre Denis, patron du Crédit mutuel Arkéa, va proposer à son conseil d’administration, mercredi, de faire sécession.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 16h32
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

La guerre fratricide qui mine depuis plus de trois ans le Crédit mutuel pourrait trouver son épilogue avec le départ du groupe des fédérations « indépendantistes » de l’Ouest. L’équipe dirigeante du Crédit mutuel Arkéa, qui réunit le Crédit mutuel de Bretagne, celui du Sud-Ouest et pour quelques mois encore celui du Massif central, a décidé de larguer définitivement les amarres.
Selon nos informations, son président Jean-Pierre Denis va en effet proposer mercredi 17 janvier à son conseil d’administration de quitter la Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM), la structure de tête du groupe coopératif et son organe central. Un véritable séisme pour l’institution, qui se verrait amputée d’une partie de son activité, et pour Arkéa, ses 9 000 salariés et ses 3,9 millions de clients. Car en quittant le groupe, Arkéa devra abandonner la marque commerciale « Crédit mutuel », la marque bancaire la plus appréciée des Français selon l’Observatoire Posternak-IFOP. Le nom devra disparaître des agences, des présentoirs, des documents publicitaires. Un saut dans l’inconnu, car il faudra en outre qu’Arkéa obtienne un nouvel agrément bancaire et clarifie son niveau de fonds propres.
Pourquoi cet établissement, dont le bénéfice net a dépassé les 300 millions d’euros en 2016, en arrive-t-il à cette extrémité ? Le feuilleton de la discorde a pris pour la première fois une tournure judiciaire en octobre 2014. Dénonçant « une situation persistante de conflits d’intérêts au sein de la confédération », accusée de faire cause commune avec les puissantes fédérations de l’Est de la France (« CM11-CIC »), le Crédit mutuel Arkéa avait alors saisi l’Autorité de la concurrence et le procureur de la République de Paris.

Jean-Pierre Denis s’est toujours refusé au compromis
Les griefs ont ensuite évolué lorsque la Banque centrale européenne (BCE) a demandé à la confédération de renforcer ses pouvoirs d’organe central, pour une meilleure...




                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-15">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Alors que la présidentielle approche, les réformes ont fait exploser les prix, frappant durement la population.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤         

Compte rendu

L’économie égyptienne, talon d’Achille du président Sissi

Alors que la présidentielle approche, les réformes ont fait exploser les prix, frappant durement la population.

Hélène Sallon
    



LE MONDE
              datetime="2018-01-15T10:38:17+01:00"

        Le 15.01.2018 à 10h38

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-01-15T11:20:02+01:00"

        Mis à jour le 15.01.2018 à 11h20






                        

Crédits : AMR ABDALLAH DALSH / REUTERS


                    

Le candidat Abdel Fattah Al-Sissi n’avait peut-être pas pris toute la mesure de la crise économique lorsqu’il avait promis, lors de la campagne présidentielle de 2014, de remettre l’Egypte sur la voie de la stabilité et de la prospérité en deux ans. Héritant d’un Etat en quasi faillite après trois ans de soubresauts révolutionnaires et des décennies d’attentisme, le président élu a dû se résoudre à lancer un vaste chantier de réformes en novembre 2016, qui a mis fin au modèle d’Etat-providence hérité de la période nassérienne et devenu intenable.
Un an après la mise en œuvre des réformes, le président Sissi sait sa popularité au plus bas parmi la population, qui subit de plein fouet les coupes aux subventions étatiques et une inflation de plus de 30 %. A quelques semaines de l’élection présidentielle, du 26 au 28 mars, ce désarroi populaire pourrait – en l’absence d’une opposition solide, décimée par la répression – être le principal obstacle à une réélection en forme de plébiscite.
« Révolution en cours »
Les acteurs internationaux et les milieux d’affaires sont, eux, unanimes pour saluer « le courage » du gouvernement dans la mise en œuvre de « réformes douloureuses mais indispensables ». « L’Egypte était, il y a un an, comme un malade en phase terminale. Elle entre dans la phase de rémission, qui sera très longue. Mais, l’Egypte d’avant et d’après Sissi ne sera pas la même. C’est une véritable révolution qui est en cours », résume un diplomate occidental.
Le diagnostic était posé depuis longtemps. La période de turbulences ouverte avec la révolution du 25 janvier 2011 a précipité la crise. « L’armée a même dû prêter de l’argent à l’Etat en 2011-2012 », assure un diplomate égyptien. Les quatre rentes sur lesquelles vivait l’Egypte – le tourisme, le canal de Suez, les transferts d’argent des émigrés dans le Golfe et les exportations d’hydrocarbures – se sont effondrées. Devenu importateur en hydrocarbures,...



<article-nb="2018/01/15/19-16">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ D’après l’Observatoire français des conjonctures économiques, « les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux réformes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Les riches, grands gagnants des premières mesures de Macron, selon l’OFCE

D’après l’Observatoire français des conjonctures économiques, « les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux réformes.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 12h28
    |

            Elise Barthet et 
Audrey Tonnelier








                        



   


« Macron, président des riches ! » A l’automne 2017, l’opposition n’en démordait pas. Dans sa ligne de mire : la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) et son remplacement par une taxe sur le patrimoine immobilier, la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % sur les revenus du capital, la baisse de 5 euros des APL ou encore la réduction des emplois aidés.
Le premier marathon budgétaire du gouvernement s’annonçait rude. Malgré les critiques et une opinion partagée, le projet de loi de finances 2018 a été adopté le 21 décembre sans encombre. Le même jour, le gouvernement se félicitait, par la voix du ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, d’un « budget de transformation [de l’économie] au service du pouvoir d’achat des Français ». Tous devaient bénéficier du train de réformes.
Vraiment ? Une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), cercle de réflexion classé à gauche, publiée le lundi 15 janvier, relativise ce satisfecit. Centrée sur les réformes socio-fiscales votées par la majorité et leur impact sur la croissance et le pouvoir d’achat des Français en début de quinquennat (2018-2019), l’analyse vient rappeler que la politique du gouvernement ne fera pas que des heureux. Au moins à court terme.
Du pouvoir d’achat… à terme
« Les mesures nouvelles pour les ménages [seront] en 2018 largement au bénéfice des 2 % de ménages du haut de la distribution des revenus, détenant l’essentiel du capital mobilier, note le rapport. Pour les ménages du bas de la distribution, les revalorisations en fin d’année des minima sociaux ne compensent pas les hausses de la fiscalité indirecte [fiscalité écologique et tabac] ».
Cette année, les 5 % de Français les plus modestes devraient ainsi voir leur niveau de vie reculer de 0,6 % en moyenne, soit 60 euros par ménage, tandis que les 5 % les plus aisés verront le leur augmenter de 1,6 % (1 730 euros par ménage). Toutefois, l’étalement des mesures sur l’année 2018 et notamment la deuxième tranche de baisse des cotisations salariales, couplée à la revalorisation de la prime d’activité, devraient redonner, à terme, du pouvoir d’achat aux Français.
« Au total, sur deux ans, un peu plus de 6 milliards d’euros auront été rendus aux ménages. Il y aura essentiellement des gagnants : cette politique ne se fait pas au détriment des classes modestes », estime Mathieu Plane, économiste à l’OFCE. A la fin 2019, les 5 % du bas de l’échelle enregistreront une hausse de leur niveau de vie de 0,2 % et les 5 % du haut de 2,2 %. Les plus riches resteront les premiers bénéficiaires des réformes entamées. « A eux seuls, les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » de niveau de vie, ajoute l’étude. « Il n’y a pas que les riches qui gagnent, mais ce sont eux qui gagnent le plus », résume M. Plane.
Pour les classes moyennes, peu d’impact
Les ménages aisés mais sans patrimoine seront les seuls à voir leur niveau de vie baisser (– 0,4 %) par rapport à 2017 : ils continueront à payer la taxe d’habitation, sans bénéficier ni des mesures sociales (prime d’activité, allocation de solidarité pour les personnes âgées…) ni des allégements de fiscalité sur le capital. Quant aux classes moyennes, les mesures de l’exécutif devraient peu influer sur leur niveau de vie : l’abattement de 30 % de la taxe d’habitation et l’élargissement du crédit d’impôt pour les emplois à domicile voté par la précédente majorité compenseront les hausses de fiscalité écologique et sur le tabac ainsi que les effets de la hausse de la CSG pour les retraités.
A Bercy, on s’empresse de déminer. « Ce résultat doit être relativisé. (…) Les ménages du premier décile verront leur niveau de vie augmenter de 0,9 % », explique le cabinet du ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui estime que les mesures concernant le tabac et l’énergie modifieront les comportements et ne coûteront pas autant aux Français.
Pourtant, les déséquilibres attendus en 2018 ne surprennent pas Jean Pisani-Ferry, maître d’œuvre du programme économique du président. « La réduction du déficit imposait un choix [nécessité d’être en dessous de 3 % pour se conformer aux règles européennes]. Le gouvernement a choisi de faire passer d’abord les mesures concernant la fiscalité du capital, qui mettent plus de temps à produire leurs effets. (…) Les mesures plus sociales (bascule de cotisations, prime d’activité, emplois francs, minima sociaux) sont étalées dans le temps. C’est un choix politiquement coûteux mais économiquement rationnel », assure l’économiste.
Coupes dans la dépense publique
Reste une interrogation : l’étude ne tient pas compte des coupes dans la dépense publique aux effets non directement quantifiables pour les Français. « A fin 2019, quelque 8 milliards d’euros de mesures ne sont pas encore financés. Ils le seront vraisemblablement par une réduction de la dépense publique, qui amputera le pouvoir d’achat des ménages, notamment des moins aisés (dépenses des collectivités locales, rémunération des fonctionnaires, économies sur le logement…) », avance Mathieu Plane.
« Ce n’est pas contradictoire de constater que cette politique avantage les plus riches et de considérer qu’elle va dans le bon sens, estime quant à lui l’avocat fiscaliste Michel Taly. La réforme de 2012 était allée beaucoup trop loin dans la taxation des revenus mobiliers. La dépense publique ne peut pas être financée uniquement par les riches et les entreprises. »
Pour Emmanuel Jessua, du think tank proche du patronat COE-Rexecode, le budget a surtout le mérite d’instaurer une « fiscalité plus saine et plus neutre, qui incitera davantage les Français à investir en actions pour financer les activités productives ».
En matière de dépenses publiques, le premier budget Macron est, en revanche, loin d’être la « révolution » vantée par la majorité. « Il se caractérise par une faible réduction de la dépense publique structurelle [qui ne dépend pas de la conjoncture], loin des recommandations de la Commission européenne », souligne M. Plane.
Dans l’ensemble, le chef de l’Etat récolte les fruits de la politique économique du précédent quinquennat. En effet, dans l’absolu, les mesures de Macron devraient peser sur le PIB tricolore (– 0,2 point en 2018 et – 0,1 point en 2019). Mais l’impact différé des dispositifs Hollande (le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et le pacte de responsabilité, principalement), qui mettent cinq à dix ans à produire leurs effets complets, apporte « un surplus de croissance significatif ». Ils donnent en outre au gouvernement le temps de mettre en place ses principales réformes. De quoi conforter la stratégie de l’exécutif.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-17">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La société de production et de distribution du cinéaste Luc Besson, a annoncé lundi prévoir un plan de sauvegarde de l’emploi en France.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Europacorp, le groupe de Luc Besson, va supprimer 22 postes sur 79 en France

La société de production et de distribution du cinéaste Luc Besson, a annoncé lundi prévoir un plan de sauvegarde de l’emploi en France.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 11h00
   





                        



   


EuropaCorp, la société de production et de distribution de cinéma en difficulté de Luc Besson, a annoncé qu’elle allait supprimer 22 emplois sur 79 en France.
« Si ce plan était adopté, l’effectif en France serait de 57 personnes à l’issue de sa mise en œuvre », explique le groupe dans un communiqué diffusé lundi 15 janvier. Il estime que cet effectif « correspond aux besoins de l’entreprise pour mener à bien sa stratégie de recentrage sur ses activités cœur de métier » dans l’Hexagone.
Le 15 décembre, EuropaCorp avait annoncé avoir essuyé une perte nette de 70,6 millions d’euros lors du premier semestre de son exercice décalé 2017-2018, due aux contre-performances des films distribués aux Etats-Unis. L’an dernier, sur la même période, le groupe était déjà dans le rouge mais n’avait perdu que 27,6 millions d’euros.
La performance de « Valérian » en question
La « mini-major » créée par Luc Besson en 1999 peine à se relever de la performance moindre qu’espéré de son film à gros budget Valérian et veut réduire ses ambitions en se contentant de produire chaque année quatre ou cinq films d’action ou thrillers, comme Lucy ou les séries Taxi ou Taken, qui ont fait son succès par le passé.
Europacorp a récemment cédé ses activités de production télévisuelle pour la France au patron de cette filiale, EuropaCorp Television, pour onze millions d’euros. Luc Besson a aussi repris les rênes de l’entreprise après le départ programmé de son directeur général, Marc Shmuger, fin 2017.
Sur les six premiers mois de son exercice, le chiffre d’affaires a, en revanche, été multiplié par deux à 138,1 millions d’euros, ce que le groupe explique par « les revenus générés par Valérian et la Cité des milles planètes ». L’action d’EuropaCorp a perdu 72 % l’an dernier.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-18">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Lourdement endetté, le groupe britannique emploie plus de 40 000 personnes dans le monde, dont 19 000 au Royaume-Uni.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Grande-Bretagne : le géant du BTP et des services Carillion en faillite

Lourdement endetté, le groupe britannique emploie plus de 40 000 personnes dans le monde, dont 19 000 au Royaume-Uni.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 09h53
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 10h53
   





                        


Le groupe britannique de construction et de services Carillion s’est déclaré en faillite, lundi 15 janvier, après l’échec de discussions avec les banques et le gouvernement pour maintenir à flot la société, lourdement endettée.
Carillion explique dans un communiqué n’avoir eu d’autre choix que « de se placer en liquidation avec effet immédiat », laissant potentiellement sur le carreau ses quelque 43 000 employés dans le monde, dont 19 500 au Royaume-Uni.
« C’est un jour très triste pour Carillion (...) Ces derniers jours nous n’avons pas été capables de trouver les fonds pour soutenir notre activité et c’est avec le plus grand regret que nous avons pris cette décision », dit Philip Green, président du conseil d’administration du groupe, cité dans le communiqué.
Les services publics pourraient être maintenus
Le groupe précise que le gouvernement devrait apporter les fonds nécessaires pour maintenir les services publics assurés par Carillion, notamment aux écoles et à l’armée britanniques, et qui représentaient une bonne partie de son activité.
La liquidation de la société va désormais être orchestrée par le cabinet PwC et par un responsable désigné par le tribunal des faillites. Carillion a mené d’âpres discussions durant le week-end avec des représentants du gouvernement et avec ses créanciers dans l’espoir de réduire sa dette et de renforcer son capital, mais sans succès.
Le groupe, qui a émis trois avertissements sur résultats depuis juillet 2017 et vu son directeur général démissionner l’été dernier, croulait sous une dette de 1,5 milliard de livres (1,68 milliard d’euros), dont celles liés à son fonds de retraite. Sa situation financière s’est lourdement dégradée ces dernières mois, en raison de reports de chantiers et de difficultés dans l’exécution de contrats. Le prix de son action a été divisé par plus de dix depuis l’été.
Pour Bernard Jenkin, le président (conservateur) de la commission de l’administration publique à la Chambre des communes, la faillite de Carilllion « va ébranler la confiance des gens quant à la capacité du secteur privé à fournir des services publics et des infrastructures », rapporte la BBC lundi. Mick Cash, le secrétaire général du syndicat des transports RMT (Rail, Maritime and Transport), parle « d’une nouvelle désastreuse pour les salariés et pour les transports et services publics en Grande-Bretagne ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-19">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Comme pour tous les discounters, l’économie de la société repose sur le volume. Dans son magasin parisien, l’opticien écoule trois cents paires de lunette par jour, soit dix fois plus qu’une grande enseigne.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Une start-up expérimente avec succès un modèle discount

Comme pour tous les discounters, l’économie de la société repose sur le volume. Dans son magasin parisien, l’opticien écoule trois cents paires de lunette par jour, soit dix fois plus qu’une grande enseigne.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 08h57
    |

                            Valérie Segond








                        



                                


                            

A 13 heures ou 19 heures, il y a toujours la queue au 3, rue de Turbigo, à Paris, où siège le premier magasin Lunettes pour tous. Son argument ? « Des lunettes à votre vue, à 10 euros, prêtes en 10 minutes. » Comme tous les discounters, qui débarquent notamment sur le Web à l’instar de Happyview ou Sensee, son modèle repose sur le volume : « Quand un opticien traditionnel vend très peu de paires de lunettes avec des marges très élevées, chaque jour, des milliers de clients nous permettent de réduire les marges sur chaque paire », explique Paul Morlet, le fondateur, âgé de 27 ans, de Lunettes pour tous.

A l’instar de ses concurrents, Lunettes pour tous a supprimé les intermédiaires et achète directement aux fabricants – des verres simples à moins de 3 euros pièce en Chine, et des montures pas beaucoup plus chères. Mais ce n’est pas sur le prix qu’il entend durer : lui aussi propose tous les traitements de surface de dernière génération, sur des verres achetés directement au sous-traitant tchèque d’un grand verrier français. « C’est sur le service que va se jouer l’avenir de l’optique », estime Paul Morlet.
Un reste à charge égal à zéro
Fondée en 2014 avec 1 million d’euros apportés par Xavier Niel (actionnaire du Monde à titre individuel), la société compte déjà six boutiques en France, toutes profitables, à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille et Toulouse. Et s’apprête à en ouvrir sept autres, dans les prochains mois, notamment à Nantes, Rennes, Montpellier, Nice et Strasbourg. « Notre objectif est d’être présents dans les quinze villes françaises les plus peuplées d’ici à la fin de l’année », ambitionne le patron de l’opticien discount.
Le succès de la formule est tel que, chaque jour, l’opticien procède dans son magasin parisien à entre 80 à 100 bilans visuels
Lunettes pour tous propose d’obtenir en magasin un bilan visuel complet par un opticien diplômé, gratuitement et sans rendez-vous....




                        

                        


<article-nb="2018/01/15/19-20">
<filnamedate="20180115"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180115"><AAMMJJHH="2018011519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Six plate-formes de gestion de réseaux de soins ont été crées par les assurances complémentaires, au début des années 2000, pour permettre à leurs adhérents de bénéficier de meilleurs prix. Un effet très net sur la dépense et le reste à charge.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Des tarifs préférentiels assurent le règne des réseaux de soins

Six plate-formes de gestion de réseaux de soins ont été crées par les assurances complémentaires, au début des années 2000, pour permettre à leurs adhérents de bénéficier de meilleurs prix. Un effet très net sur la dépense et le reste à charge.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 08h57
    |

                            Valérie Segond








                        



                                


                            

C’est la bête noire des opticiens, qui les accusent de tous les maux : elles détourneraient leur clientèle, organiseraient leur dépendance et leur précarité, pousseraient à la baisse de la qualité, complexifieraient leur gestion… « Elles », ce sont ces six plates-formes de gestion de réseaux de soins, créées par les assurances complémentaires au début des années 2000 pour permettre à leurs assurés d’accéder à des tarifs préférentiels, en particulier en matière d’optique.
Beaucoup d’assurés l’ignorent, bien que près de 50 millions de Français aient aujourd’hui accès à ces structures, dont le nom apparaît en tout petit sur leur carte de mutuelle : elles s’appellent Carte Blanche, Istya, Itelis, Kalivia, Santéclair et Sévéane. Or, c’est sur elles que compte le gouvernement pour assainir durablement la filière optique, condition de la baisse du reste à charge.

Sans être prescripteurs, elles guident le marché. Le contrat entre le réseau et l’opticien consiste à échanger des baisses de prix contre une hausse des volumes vendus. Ces plates-formes se divisent en deux catégories, selon qu’elles sont « ouvertes » ou « fermées ». Les premières acceptent les opticiens conventionnés et privilégient la proximité et l’accessibilité géographique, regroupant jusqu’à 8 000 opticiens chez Carte Blanche et Istya.
Méthode hypersélective
Les secondes, à savoir Santéclair et Itelis, procèdent à une sélection beaucoup plus stricte des revendeurs sur la base d’un cahier des charges très détaillé. Elles ne regroupent pas plus de 3 000 opticiens sur le territoire et privilégient la baisse des prix par la hausse des volumes vendus, avec un numerus clausus par zone de chalandise.
La rentabilité des opticiens est très sensible aux volumes
Elles autorisent une offre restreinte de montures et de verres référencés (trois verriers sont référencés chez Santéclair), en fixent les tarifs et orientent résolument leur clientèle en différenciant les remboursements...




                        

                        

