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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le parti Convergence démocratique a reçu ces fonds d’un groupe de BTP « en échange de l’attribution garantie d’un certain montant de travaux publics ».
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Catalogne : le principal parti nationaliste a reçu 6,6 millions d’euros de financements illégaux

Le parti Convergence démocratique a reçu ces fonds d’un groupe de BTP « en échange de l’attribution garantie d’un certain montant de travaux publics ».



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 15h50
   





                        


Un tribunal de Barcelone a déterminé que le parti des ex-présidents nationalistes de la Catalogne Carles Puigdemont, Artur Mas et Jordi Pujol, Convergence démocratique de Catalogne (CDC) – devenu PDeCAT en 2016 – s’était financé illégalement, dans une décision publiée lundi 15 janvier.
Selon la décision de la cour, CDC a reçu au moins 6,6 millions d’euros du groupe espagnol de BTP et services Ferrovial « en échange de l’attribution garantie d’un certain montant de travaux publics ». Les commissions transitaient par le Palais de la musique, prestigieuse institution culturelle de Barcelone, dont les dirigeants sont condamnés à une peine de prison pour avoir détourné 23 millions d’euros entre 2000 et 2009.
Selon la cour, Ferrovial et CDC avaient négocié une commission de 4 % sur le total des marchés publics obtenus, qui se divisait entre le parti (2,5 %) et les deux principaux dirigeants du Palais de la musique.

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                Les nationalistes catalans cernés par un scandale de corruption



Prison pour le trésorier
Le scandale a éclaté en 2009 et a alimenté les soupçons de corruption envers le parti nationaliste, qui a gouverné la région pendant des décennies et est à l’origine de la proclamation d’indépendance de la fin du mois d’octobre 2017.
Pour réhabiliter son image, le parti s’est refondé en 2016 sous le nom PDeCAT (Parti démocrate européen catalan). La semaine dernière, Artur Mas, dirigeant de la Catalogne de 2010 à 2016, en a quitté la direction ; une décision que ses détracteurs attribuent à cette affaire judiciaire.
CDC n’était pas accusée comme personne morale mais devra rendre les 6,6 millions d’euros obtenus de manière irrégulière. Son ancien trésorier, Daniel Osacar, a été condamné à quatre ans et demi de prison.
Difficulté pour former le gouvernement
La décision tombe à deux jours de la constitution du nouveau parlement catalan, où les indépendantistes ont à nouveau obtenu la majorité absolue en sièges aux élections régionales anticipées du 21 décembre.
Ils sont néanmoins en difficulté pour former un gouvernement, leur principal candidat, l’ex-président régional Carles Puigdemont, se trouvant en Belgique. En Espagne, il est poursuivi pour rébellion, sédition et détournement de fonds, des chefs d’accusation qui entraîneraient son placement en détention provisoire s’il rentrait.
Une investiture à distance ne convainc pas son principal allié, la Gauche républicaine de Catalogne, et l’opposition comme le gouvernement central ont promis de saisir la Cour constitutionnelle si elle se produisait.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ L’annulation de la visite à Londres du président américain est un fâcheux signal pour Theresa May, qui veut faire des Etats-Unis un partenaire commercial de premier ordre après le Brexit.
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En plein divorce avec l’UE, le Royaume-Uni fragilisé par l’éloignement de l’« ami » Trump

L’annulation de la visite à Londres du président américain est un fâcheux signal pour Theresa May, qui veut faire des Etats-Unis un partenaire commercial de premier ordre après le Brexit.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 12h46
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Au rythme des gaffes et autres saillies de Donald Trump, sa décision, signifiée vendredi 12 janvier, de renoncer à rendre visite au Royaume-Uni, est quasi passée inaperçue aux Etats-Unis, éclipsée par ses déclarations sur Haïti. Il en va tout autrement à Londres, où le spectaculaire lâchage du « plus proche allié » sonne non seulement comme une nouvelle humiliation pour Theresa May, mais aussi comme une sérieuse entorse à la « relation particulière » que Londres s’enorgueillit d’entretenir avec Washington, et surtout comme un fâcheux signal en plein Brexit. Alors que le pays rompt avec l’Union européenne et comptait le plus sur les Etats-Unis, le voilà déséquilibré dans sa relation transatlantique.
« Le président Trump a été invité par le président Macron aux cérémonies du 14-Juillet à Paris. Il a été accueilli par le président Xi à Pékin et par le premier ministre Abe au Japon, résume dans le Times Robin Renwick, ancien ambassadeur britannique à Washington. Etant donné la perte de l’accès commercial à l’Europe qui suivra le Brexit, nous aurons sérieusement besoin d’un meilleur accord de libre-échange avec les Etats-Unis, pour lequel il nous faut le soutien de Trump. »
Tout avait pourtant excellemment commencé. Dès le 15 janvier 2017, avant même son investiture, Donald Trump avait promis qu’un accord de libre-échange serait signé « très rapidement » avec le Royaume-Uni. « Le Brexit va finir par être une chose formidable », s’enthousiasmait-il dans un entretien au Times où il prenait le contre-pied de son prédécesseur. Barack Obama, lui, avait promis qu’un vote des Britanniques en faveur du Brexit renverrait Londres « à la fin de la file d’attente » pour un accord commercial avec Washington.
Manifestations hostiles
En guise de cadeau d’accueil, Theresa May avait offert à M. Trump une copie du discours de Winston Churchill – l’inventeur de l’expression « relation particulière »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ L’opposition polonaise s’est discréditée à l’occasion d’un vote sur l’interruption volontaire de grossesse.
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En Pologne, le gouvernement s’apprête à rendre l’avortement quasi impossible

L’opposition polonaise s’est discréditée à l’occasion d’un vote sur l’interruption volontaire de grossesse.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 12h12
    |

                            Intérim (Varsovie)








                        


En Pologne, le parti ultraconservateur Droit et justice (PiS), au pouvoir depuis 2015, vient de faire coup double en se rapprochant d’une interdiction quasi-totale de l’avortement, tout en semant la discorde dans l’opposition.
La semaine du 8 janvier, les députés polonais devaient se prononcer sur deux initiatives citoyennes visant à réformer, dans des directions opposées, le droit de l’avortement. Le projet de durcissement a été envoyé en commission pour examen, mais pas la proposition de libéralisation, rejetée à neuf voix près en première lecture, alors que 39 élus des partis libéraux étaient tout bonnement absents de la salle au moment du vote. Furieux, des défenseurs des droits des femmes ont manifesté le week-end du 13 et du 14 janvier dans plusieurs grandes villes pour dénoncer une « honte ».
Comptant parmi les plus restrictives en Europe, la réglementation polonaise actuelle interdit l’avortement sauf dans trois cas de figure : si la grossesse met en danger la vie de la femme enceinte, si elle résulte d’un acte criminel, ou si le fœtus est atteint d’une grave malformation.
Fruit d’un « compromis » passé il y a vingt-cinq ans entre conservateurs et libéraux, cette loi continue de satisfaire une majorité relative de Polonais. En revanche, pour les catholiques radicaux soutenus par l’épiscopat, le millier d’avortements pratiqués légalement chaque année en Pologne représente toujours autant de « meurtres » de trop.
A l’inverse, l’association de planning familial Federa relève que « la loi de 1993 est violée de façon chronique » car, même dans les situations où elle autorise le recours à l’avortement, il existe des régions entières où aucun médecin n’accepte de le pratiquer, soit par peur d’être poursuivi en justice, soit en raison d’une « utilisation abusive de la clause de conscience ».
La tactique a fonctionné
Pour lutter contre les effets négatifs de cette législation, en particulier l’exécution clandestine d’avortements dans des conditions souvent dangereuses, le collectif Sauvons les femmes avait réuni fin 2017 près de 500 000 signatures en soutien à une initiative législative qui aurait établi un droit effectif à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) pendant les douze premières semaines. C’est ce texte qui a été rejeté en première lecture mercredi 10 janvier, par 202 voix contre 194 en faveur de la poursuite des travaux.
Alors que des députés libéraux avaient manqué à l’appel, voire s’étaient prononcés pour l’abandon pur et simple du projet, 58 élus du PiS pourtant hostiles à l’avortement avaient voté pour l’examen du texte en commission. Le parti au pouvoir peut ainsi se vanter de respecter sa promesse de campagne de ne repousser aucune initiative citoyenne d’ampleur tout en renvoyant sur l’opposition la responsabilité de l’échec de la proposition.
La tactique a fonctionné : depuis le vote, les deux partis libéraux se déchirent en interne à coups de sanctions, d’exclusions, de suspensions d’adhésion et de menaces de démission. Côté PiS, le président du Sénat, Stanisław Karczewski, a d’ores et déjà indiqué que la majorité gouvernementale était « ouverte à des discussions » pour accueillir les élus mis au ban de leur formation d’origine.
Les manifestants de ces derniers jours s’en sont également davantage pris à l’opposition qu’au PiS. Samedi soir, malgré le gel, plus d’un millier de personnes étaient présentes devant le Parlement à Varsovie. A l’invitation d’organisations de gauche, ils ont déclamé les noms des députés absents lors du vote sur le texte du collectif Sauvons les femmes en les accusant de « lâcheté ».
Nouvelle journée de mobilisation
Toutefois, au-delà de ces cris de colère, les revendications des participants n’étaient pas unanimes. Pat et Michał (qui n’ont pas communiqué leur patronyme), un jeune couple, continuaient de demander la « libéralisation d’une loi qui ne fonctionne pas » quand d’autres ne veulent que le maintien du statu quo. « Je suis venu réclamer l’abandon du projet de durcissement de la législation sur l’avortement », explique Adam, retraité.
Plus d’un an après l’échec d’une première tentative d’interdiction totale de l’avortement, la nouvelle proposition de durcissement, soutenue par 830 000 citoyens, abandonne l’idée de punir les femmes qui recourent illégalement à l’avortement et maintient la possibilité d’interrompre une grossesse mettant en danger la vie de la femme enceinte ou résultant d’un viol. Toutefois, la suppression de l’exception en cas de malformation grave du fœtus reviendrait de fait à interdire 95 % des avortements légaux aujourd’hui pratiqués en Pologne.

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                Bruxelles et Varsovie baissent le ton



Les organisateurs de la « grève des femmes », à l’origine des « marches noires » qui avaient rassemblé fin 2016 près de 250 000 personnes dans 150 villes et obtenu le retrait du projet d’interdiction totale, appellent à une nouvelle journée de mobilisation mercredi 17 janvier.
Toutefois, face à ce nouveau texte moins sévère, il est possible que la participation soit moindre. Le PiS n’aurait alors plus de raison de pas adopter cette nouvelle restriction du droit à l’avortement, promesse de longue date faite au clergé en échange de son soutien électoral.
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            data-slide-description="La proposition de libéralisation de l’avortement a été rejetée à neuf voix près en première lecture, alors que 39 élus des partis libéraux étaient absents lors du vote. Furieux, des défenseurs des droits des femmes ont manifesté le week-end du 13  janvier à Varsovie pour dénoncer une « honte »."
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            data-slide-description="Loris et son mari Marek : « Nous sommes originaires du Pérou et vivons en Pologne depuis 37 ans, nous sommes solidaires des femmes polonaises.  Le problème concerne directement nos petits-enfants. »"
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            data-slide-description="Gosia (au centre) : « Je ne veux pas que mes petites-filles deviennent des esclaves. J’ai milité contre la loi martiale dans les années 1980. Aujourd’hui, nous devons rester vigilants pour que la situation n’empire pas. »"
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            data-slide-description="Krystyna Kacpura, présidente de Federa, association de planning familial, relève que « la loi de 1993 est violée de façon chronique » car, même dans les situations où elle autorise le recours à l’avortement, il existe des régions entières où aucun médecin n’accepte de le pratiquer, soit par peur d’être poursuivi en justice, soit en raison d’une « utilisation abusive de la clause de conscience »."
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            data-slide-description="Zofia, 20 ans : « Je ne veux pas qu’on restreigne mes droits. Décider de ce que l’on fait de son corps et de sa santé est un droit essentiel. La femme doit être la seule à décider de sa grossesse. Je veux que notre loi soit moderne, comme dans la plupart des pays européens. Je ne veux pas que la Pologne devienne un second Salvador où les femmes son condamnées même pour une fausse couche. »"
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            data-slide-description="Anna Karczewska, vice-présidente de « Sauvons les femmes » : « Nous devons rester mobilisés malgré la fatigue et les doutes. Je rève d’une Pologne où la seule divison sera la sépartion entre l’Eglise et l’Etat. »"
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            data-slide-description="Alan, 16 ans : « Je suis là parce que je ne suis pas d’accord pour qu’un évêque, un prêtre ou un homme politique décide de ce qu’une femme doive faire de son corps. C’est mon devoir d’être aux côtés des femmes qui luttent pour leurs droits. »"
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            data-slide-description="Julia et Marta, 18 ans : « Les médecins devraient faire leur métier sans à priori, selon leurs capacités médicales et non un choix moral. »"
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            data-slide-description="Les restrictions concernant l’avortement font de la Pologne l’un des pays les plus conservateurs d’Europe."
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            data-slide-description="Agnieszka et Anna : « Nous avons participé à toutes les manifestations organisées pour le droit à l’avortement depuis que le débat existe en Pologne. Les femmes doivent être traitées comme des citoyennes à part entière, avec le même respect que les hommes. »"
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            data-slide-description="Grazyna, 67 ans : « L’Eglise et le parti au pouvoir veulent faire de nous des esclaves de leurs volontés. Aujourd’hui, les Polonaises qui s’occupent de leur famille sont traitées comme des citoyennes de seconde zone. Ils ne veulent pas que nous ayons une vie sexuelle, que nous ayons du plaisir, ils veulent juste qu’on fasse des enfants. »"
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            data-slide-description="Agnieszka, 33 ans, et Zosia, 7 ans. « Je suis pour la libéralisation de l’avortement, comme la loi le permet dans de nombreux pays où l’on peut avorter jusqu’à 12 semaines de grosesse. »"
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            data-slide-description="Agnieszka, 42 ans, est venue avec son fils Adrian qui a 21 ans : « C’est très important que les femmes puissent décider ce qu’elles font de leur corps et de leur vie. Dans certaines situations, avorter est la meilleure solution. »"
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            data-slide-description="Lucyna, 60 ans : « Je suis furieuse de devoir me battre pour la même cause qu’il y a trente ans. Je ne peux pas accepter que le monde pour lequel nous avons combattu, la participation à l’UE, disparaissent d’une année à l’autre. Je ne veux pas que ce pays devienne comme un enfer pour les femmes. »"
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            data-slide-description="Janina, 79 ans : « Nous sommes là car personne ne peut décider de la conscience des femmes.  » Romuald, 88 ans : « Je suis gynécologue, et je ne peux comprendre ceux qui ne viennent pas en aide à leurs patientes. »"
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            data-slide-description="Joanna, 35 ans, artiste : « J’avais organisé la première manifestation il y a quinze ans et nous pensions alors que la situation changerait rapidement. Quelle ironie que de manifester de nouveau avec les mêmes slogans et combattre pour des droits essentiels ! »"
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La proposition de libéralisation de l’avortement a été rejetée à neuf voix près en première lecture, alors que 39 élus des partis libéraux étaient absents lors du vote. Furieux, des défenseurs des droits des femmes ont manifesté le week-end du 13  janvier à Varsovie pour dénoncer une « honte ».

KASIA STREK POUR LE MONDE
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Près de deux mille personnes ont manifesté le 13 janvier devant le Parlement, à Varsovie, alors que le pays se rapproche d’une interdiction quasi totale de l’IVG.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Un premier défilé d’ampleur entendait dénoncer, samedi, le retour au pouvoir du FPÖ.
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A Vienne, l’autre Autriche manifeste contre l’extrême droite

Un premier défilé d’ampleur entendait dénoncer, samedi, le retour au pouvoir du FPÖ.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 11h17
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


Ils voulaient offrir au monde un autre visage de l’Autriche. Samedi 13 janvier, ils ont surtout prouvé la grande diversité des oppositions à l’extrême droite. Car, finalement, peu de chose rassemblait les milliers de personnes – 20 000 selon la police, 70 000 selon les organisateurs – venues manifester dans le froid d’un mois de janvier continental, à Vienne, contre le retour du FPÖ au pouvoir, dans ce petit pays d’Europe.
Militants d’extrême gauche ou sociaux-démocrates, étudiants, intellectuels engagés, bénévoles soutenant les réfugiés ou simples citoyens alarmés, ils étaient bien plus nombreux que prévu à avoir jugé nécessaire d’entamer l’année en rappelant au nouveau gouvernement, formé le 20 décembre 2017, qu’ils entendaient donner de la voix. « C’était l’une des manifestations les plus importantes depuis des années », s’est réjouie Carla Sedlak, de l’association antifasciste Plattform Radikale Linke, qui déplore que l’Autriche soit à l’aube d’une « transformation autoritaire, comme en Hongrie et en Pologne ».
Très bien représentés, les syndicats de la gauche ont condamné la politique économique de la nouvelle coalition entre les conservateurs-chrétiens (ÖVP, parti populaire) et l’extrême droite (FPÖ, Parti de la liberté d’Autriche), une « attaque frontale de la classe ouvrière », selon l’un de leurs membres, Axel Magnus. Le gouvernement « prévoit des sanctions à l’encontre des chômeurs de longue durée, réfléchit à des journées de douze heures de travail et à réduire les pauses des employés, a énuméré le social-démocrate (SPÖ) Andreas Schieder. Pendant ce temps-là, il accorde des énormes réductions d’impôts à l’industrie du tourisme et aux employeurs. »
« Provocation »
Les manifestants ont par ailleurs réclamé la démission du très controversé nouveau ministre de l’intérieur, Herbert Kickl. Ce dernier a proposé, jeudi 11 janvier, de cantonner les demandeurs d’asile de manière « concentrée » dans des centres. Une terminologie rappelant les camps de concentration.
Une « provocation », selon l’essayiste Robert Misik, tout comme, semble-t-il, pour le président de la République, qui lance un rappel à l’ordre. « Qu’elles soient délibérément utilisées ou non, les formules pouvant être comprises comme autant d’allusions aux heures les plus sombres de notre histoire ne doivent trouver aucune place dans le discours politique », a mis en garde l’écologiste Alexander Van der Bellen, précisément élu en 2016 par une majorité des Autrichiens pour faire barrage au candidat FPÖ, Norbert Hofer, au sommet de l’Etat.

        Lire la tribune :
         

          « Si l’Autriche avait assumé son passé, elle se serait engagée dans une autre voie »



Le chancelier social-démocrate sortant, Christian Kern, a demandé à son successeur, Sebastian Kurz (ÖVP), de sanctionner ce dérapage en invoquant la « réputation » de l’Autriche sur la scène internationale. « Dans six mois, ce ministre va se retrouver dans une position de leader européen de la politique de l’asile, puisque son gouvernement va présider l’Union européenne, rappelle Benjamin Abtan, le président du Mouvement antiraciste européen, qui fédère des organisations dans trente-cinq pays et a participé aux manifestations à Vienne. C’est inacceptable. »
Pour l’instant, M. Kurz semble satisfait de « l’importante clarification » de son ministre, qui a assuré n’avoir « en aucun cas eu l’intention de provoquer ». M. Kickl n’aura sans doute pas convaincu le Comité autrichien de Mauthausen, une organisation de déportés, qui s’était déjà indigné, quinze jours auparavant, de la nomination d’Alexander Höferl comme porte-parole au ministère de l’intérieur.
Ce dernier n’est autre que l’un des anciens journalistes d’Unzensuriert, un site Internet de « réinformation », dont les contenus « aux tendances antisémites et extrêmement hostiles aux étrangers » relaient des « théories du complot et une idéologie prorusse », selon un rapport des services fédéraux de renseignement, datant de 2016 et consulté par Le Monde.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Lourdement endetté, le groupe britannique emploie plus de 40 000 personnes dans le monde, dont 19 000 au Royaume-Uni.
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Grande-Bretagne : le géant du BTP et des services Carillion en faillite

Lourdement endetté, le groupe britannique emploie plus de 40 000 personnes dans le monde, dont 19 000 au Royaume-Uni.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 09h53
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 10h53
   





                        


Le groupe britannique de construction et de services Carillion s’est déclaré en faillite, lundi 15 janvier, après l’échec de discussions avec les banques et le gouvernement pour maintenir à flot la société, lourdement endettée.
Carillion explique dans un communiqué n’avoir eu d’autre choix que « de se placer en liquidation avec effet immédiat », laissant potentiellement sur le carreau ses quelque 43 000 employés dans le monde, dont 19 500 au Royaume-Uni.
« C’est un jour très triste pour Carillion (...) Ces derniers jours nous n’avons pas été capables de trouver les fonds pour soutenir notre activité et c’est avec le plus grand regret que nous avons pris cette décision », dit Philip Green, président du conseil d’administration du groupe, cité dans le communiqué.
Les services publics pourraient être maintenus
Le groupe précise que le gouvernement devrait apporter les fonds nécessaires pour maintenir les services publics assurés par Carillion, notamment aux écoles et à l’armée britanniques, et qui représentaient une bonne partie de son activité.
La liquidation de la société va désormais être orchestrée par le cabinet PwC et par un responsable désigné par le tribunal des faillites. Carillion a mené d’âpres discussions durant le week-end avec des représentants du gouvernement et avec ses créanciers dans l’espoir de réduire sa dette et de renforcer son capital, mais sans succès.
Le groupe, qui a émis trois avertissements sur résultats depuis juillet 2017 et vu son directeur général démissionner l’été dernier, croulait sous une dette de 1,5 milliard de livres (1,68 milliard d’euros), dont celles liés à son fonds de retraite. Sa situation financière s’est lourdement dégradée ces dernières mois, en raison de reports de chantiers et de difficultés dans l’exécution de contrats. Le prix de son action a été divisé par plus de dix depuis l’été.
Pour Bernard Jenkin, le président (conservateur) de la commission de l’administration publique à la Chambre des communes, la faillite de Carilllion « va ébranler la confiance des gens quant à la capacité du secteur privé à fournir des services publics et des infrastructures », rapporte la BBC lundi. Mick Cash, le secrétaire général du syndicat des transports RMT (Rail, Maritime and Transport), parle « d’une nouvelle désastreuse pour les salariés et pour les transports et services publics en Grande-Bretagne ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Deux kamikazes se sont fait exploser sur la place Al-Tayyaran, dans le centre de la capitale irakienne. Le bilan est de 31 morts et une cinquantaine de blessés.
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Irak : un double attentat-suicide fait plus de trente morts à Badgad

Deux kamikazes se sont fait exploser sur la place Al-Tayyaran, dans le centre de la capitale irakienne. Le bilan est de 31 morts et une cinquantaine de blessés.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 07h21
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 10h42
   





                        


Un double attentat-suicide a fait trente et un morts, lundi 15 janvier, en majorité des travailleurs journaliers, dans le centre de Bagdad. C’est la deuxième attaque de ce type dans la capitale irakienne en trois jours, selon des sources médicales.
Un policier, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a fait état de « trente et un morts et de quatre-vingt-quatorze blessés ». « Deux kamikazes se sont fait exploser sur la place Al-Tayaran dans le centre de Bagdad », avait auparavant annoncé le général Saad Maan, porte-parole du commandement conjoint des opérations, qui réunit l’armée et la police, évoquant lui seize morts.
Important carrefour commerçant
La place Al-Tayaran est un important carrefour commerçant de Bagdad et un point de rassemblement pour les travailleurs journaliers qui s’y postent tôt le matin pour trouver un employeur. Elle a été visée à de nombreuses reprises par des attaques, souvent meurtrières. Un photographe de l’AFP sur place a rapporté que de nombreuses ambulances étaient sur les lieux, tandis que les forces de sécurité s’étaient déployées en nombre.
Quelques heures après ces attentats, une bombe a explosé dans l’est de Bagdad, faisant un mort et six blessés, selon le même policier. Les attaques n’ont pas été revendiquées dans l’immédiat.
« Eliminer les cellules dormantes » de l’EI en Irak
En décembre, l’Irak a annoncé la « fin de la guerre » contre l’organisation djihadiste Etat islamique (EI), chassée de la région de Bagdad et de l’ensemble des zones urbaines et peuplées qu’elle contrôlait en Irak. Des cellules djihadistes sont toutefois encore actives au nord de la capitale irakienne. L’EI a commis de nombreux attentats sanglants à Bagdad et dans le reste du pays.
Le premier ministre, Haïder Al-Abadi, a convoqué une réunion d’urgence avec le commandement conjoint des opérations et des responsables des services de renseignement. Il leur a demandé d’agir « pour éliminer les cellules dormantes de l’EI et de protéger la sécurité des citoyens », rapporte un communiqué de son bureau.
La question de la sécurité dans un pays qui reste en proie à des violences meurtrières sera un des enjeux des prochaines élections législatives, prévues en mai, pour M. Al-Abadi, qui y affrontera son prédécesseur Nouri Al-Maliki. Le scrutin aura lieu à la proportionnelle dans les dix-huit provinces du pays pour élire trois cent vingt-huit députés le 12 mai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la défaite du Real de Zidane et à la deuxième victoire des Français à l’Euro de hand. La preuve par Le Monde. fr.
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Tony Chapron, l’arbitre tacleur, et Martin Fourcade : ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la défaite du Real de Zidane et à la deuxième victoire des Français à l’Euro de hand. La preuve par Le Monde. fr.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 00h06
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 10h09
   





                        


Oui, le PSG a accru son avance en tête de la Ligue 1 en profitant des faux pas de Lyon et Monaco.

   


Oui, le Real Madrid de Zinedine Zidane s’est enfoncé dans la crise avec une nouvelle défaite en championnat.

   


Oui, l’équipe de France de handball a remporté ses deux premiers matchs du championnat d’Europe.

   


Mais il s’est passé autre chose dans le monde du sport ce week-end, et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end :
Si tu tombes, sans balayette, tu te relèveras
Ça y est, Tony Chapron est une star du football : l’arbitre français, l’un des plus chevronnés de Ligue 1, a accédé à une notoriété internationale dimanche soir, à la fin du match entre Nantes et le Paris-Saint-Germain.
Renversé, involontairement semble-t-il, par le Nantais Diego Carlos, Chapron a tenté de se faire justice lui-même d’une « balayette » – sans effet – puis a infligé un deuxième carton jaune, donc un carton rouge, au joueur coupable.

Faute de Chapron sur Diego Carlos. Carton Rouge pour Diego Carlos.
Champion.

— ThomasJobard (@💥LeDijonShow💥)


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La séquence s’est rapidement répandue sur les réseaux sociaux et dans la presse internationale, amusée de voir cet arbitre tenter de se faire justice lui-même.
« Blimey » (« Ça alors ! »), a réagi Gary Lineker, le consultant vedette de la télévision britannique, et ancien buteur de l’équipe d’Angleterre, relayant les images à ses près de sept millions d’abonnés.

Blimey 😳 https://t.co/e6XWBJ6Guz— GaryLineker (@Gary Lineker)


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L’ancien gardien du Real Madrid Iker Casillas s’est, lui, amusé d’une « agression » méritant trois matchs de suspension… pour l’arbitre.

Seguro que se habrá disculpado el buen hombre. Ha sido espontáneo. Eso sí, para mí es agresión y roja!! 3 partidos… https://t.co/allc5wd8tu— IkerCasillas (@Iker Casillas)


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Que Casillas se rassure : Tony Chapron doit prendre sa retraite d’arbitre à l’issue de la saison.
Alpagué par les joueurs nantais à l’issue de la partie, celui qui est, par ailleurs, policier a dit avoir simplement glissé en se relevant.

🎙 «Il ose me dire qu'il a glissé.» Valentin Rongier relate l'échange qu'il a eu avec Tony Chapron après Nantes-PSG.… https://t.co/4vNqRRdkKX— lachainelequipe (@la chaine L'ÉQUIPE)


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A ton joueur raciste, ton compte Twitter tu ne confieras pas
C’est un jeu à la mode chez les spécialistes des réseaux sociaux des clubs de football professionnel : confier à un joueur la gestion du compte Twitter officiel du club, pour que les supporteurs sachent comment ces gens-là « vivent vraiment ». Pour montrer, en somme, que « le groupe vit bien ».
Pour le Spartak Moscou, l’opération est allée au-delà des espérances : Georgi Dzhykia, défenseur du club, a publié sur le compte officiel une vidéo de trois coéquipiers brésiliens s’entraînant sur un terrain ensoleillé, accompagnée de ce commentaire : « Regardez comme les chocolats fondent au soleil. » Une phrase également prononcée par Dzhykia dans la vidéo.

There is something fundamentally wrong in Spartak Moscow. It's truly unbelievable what is posted in OFFICIAL Twitte… https://t.co/3lGuHPgDIg— WeAreCSKA11 (@CSKA Against Racism)


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Face au tollé sur le réseau social, le club moscovite a, finalement, supprimé son tweet et publié un message de Fernando, l’un des joueurs brésiliens visés, expliquant qu’il n’y a « pas de racisme au Spartak Moscou ».
A voir : le Spartak Moscou est visé par plusieurs enquêtes de l’UEFA pour des comportements racistes de ses joueurs et de ses supporteurs.
« Ce message ne fait que souligner les préjudices subis par les Noirs en Russie », a estimé Kick it out, association de lutte contre le racisme dans le football. « Alors que la Coupe du monde a lieu dans quelques mois seulement, cela rappelle que la Russie, comme le reste du monde, a beaucoup de travail pour éradiquer toute forme de racisme dans son football. »
Ta propre équipe tu monteras et champion tu deviendras
C’est la victoire d’un éternel passionné, la récompense d’une persévérance qui ne s’est jamais démentie. Professionnel durant neuf saisons, aujourd’hui consultant pour la chaîne Eurosport et manager de sa propre équipe, Steve Chainel peut aussi se targuer depuis dimanche d’être champion de France de cyclo-cross.

🇲🇫 SUBLIME !! Notre consultant @chainelsteve, ému aux larmes à l'arrivée, est sacré champion de France de cyclo-cro… https://t.co/VqofZGdi0s— Eurosport_FR (@Eurosport.fr)


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Le Vosgien de 34 ans a décroché son premier titre sur le circuit breton de Quelneuc, lui qui comptait jusqu’à présent trois deuxièmes places (2009, 2010 et 2012) à son palmarès. Passé au cours de sa carrière sur route par les plus grandes équipes françaises, Chainel a fait le choix de se retirer du circuit professionnel en 2015 pour fonder la Cross Team by G4, devenue depuis la Team Chazal-Canyon.
Une équipe amateurs de cyclo-cross montée avec son épouse Lucie, elle-même double championne de France de la discipline, et labellisée par l’Union cycliste internationale. « Je ne suis pas plus fort que les autres années. Simplement, je suis bien dans ma tête », a dit Chainel à l’arrivée, ému aux larmes, dix-huit ans après l’avoir emporté dans la catégorie juniors.
Les femmes du week-end : les descendeuses italiennes
Una, due e tre. L’Italie s’est offert un triplé inédit, dimanche, sur la descente de Bad Kleinkirchheim, en Autriche. Sur un parcours raccourci en raison du brouillard givrant, Sofia Goggia s’est imposée devant ses compatriotes Federica Brignone et Nadia Fanchini. Le trio de la Squadra Azzura a devancé la Française Tiffany Gauthier, qui avait déjà échoué au pied du podium la veille lors du Super-G… remporté par Brignone.
« J’ai simplement laissé les skis glisser. J’en avais assez de me contenter de juste finir les courses. J’ai été la plus culottée et le style Goggia a fonctionné », a réagi la lauréate du jour, qui a célébré sa victoire en réalisant un « dab », ce geste inspiré de morceaux de hip-hop américain devenu la célébration préférée des footballeurs en 2016.

   


Couronnée d’or pour la troisième fois de sa carrière en Coupe du monde, la Lombarde de 25 ans a tenu à rendre hommage à Nadia Fanchini, de retour sur les podiums après une série de blessures ces dernières années. « Après tout ce qu’elle a surmonté, c’est magnifique, c’est aussi beau qu’une victoire », a confié Goggia.
Les trois Italiennes devraient recevoir un accueil chaleureux lors de la prochaine descente : elle est programmée à Cortina d’Ampezzo, dans les Dolomites, le 19 janvier.
Le chiffre qui en dit long : 12

   


C’est le nombre de podiums décrochés cet hiver par Martin Fourcade en autant de courses disputées. Faire mieux ? Impossible. Avec les trois dernières courses de la saison passée, cette continuité sur les podiums est même portée à 15 épreuves individuelles consécutives. Jusqu’à il y a peu, le biathlon était pourtant censé être un sport relativement imprévisible.
L’incroyable série de Martin Fourcade a failli prendre fin dimanche, durant la mass start de Ruhpolding, en Allemagne. Après deux fautes dans le troisième tir, Martin Fourcade était loin de la lutte pour le podium, mais une remontée exceptionnelle sur les skis et un dernier tir sans faute permettaient au Français d’aborder la dernière boucle juste derrière ses compatriotes Antonin Guigonnat et Quentin Fillon-Maillet.
Loin devant, il y avait son grand rival, le Norvégien Johannes Boe, mais la poursuite de sa série de podiums était désormais garantie : Fourcade finit deuxième, entre Boe et Guigonnat, révélation de la saison.

Martin Fourcade "On avait envie de cette performance collective" #lequipeBIATHLON https://t.co/Kidt7vErxS— lachainelequipe (@la chaine L'ÉQUIPE)


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La semaine prochaine, Fourcade tentera de prolonger la série lors des épreuves d’Antholz-Anterselva. Malgré la victoire de Boe, il reste en tête du classement général de la Coupe du monde.
Les wikis du week-end
Facile
De retour en France dans un club qui va mal, je vais tenter de relancer une carrière qui ne va pas beaucoup mieux.

   


Difficile
Comeilleur buteur de l’histoire de la sélection américaine avec 57 réalisations, j’ai décidé de sortir de ma retraite pour une pige au Mexique.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Dix ans après la crise financière, l’année 2018 sera-t-elle celle du sursaut de l’Union européenne ? Plusieurs éléments y concourent, mais rien n’est gagné, estime l’économiste Thomas Piketty dans sa chronique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/01/2018
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2018, l’année de l’Europe

Dix ans après la crise financière, l’année 2018 sera-t-elle celle du sursaut de l’Union européenne ? Plusieurs éléments y concourent, mais rien n’est gagné, estime l’économiste Thomas Piketty dans sa chronique.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 08h02
   





                        



                                


                            

Chronique. La crise de 2008, qui conduisit à la plus forte récession mondiale depuis la crise de 1929, avait clairement pour origine les faiblesses de plus en plus criantes du système américain : excès de dérégulation, explosion des inégalités, endettement des plus pauvres. Portée par un modèle de développement plus égalitaire et inclusif, l’Europe aurait pu saisir cette occasion pour promouvoir un meilleur système de régulation du capitalisme global. Patatras : faute d’une confiance suffisante entre ses membres, prisonnière de règles rigides appliquées à contretemps, l’Union européenne (UE) provoqua en 2011-2013 une nouvelle récession dont on se remet à peine.
L’arrivée au pouvoir de Donald Trump en 2017 a révélé une nouvelle faille béante du modèle américain. Cela relance la demande d’Europe, d’autant plus que l’évolution des modèles alternatifs (Chine, Russie) n’est guère rassurante.
De multiples défis à surmonter
Pour répondre aux attentes, l’Europe devra toutefois surmonter de multiples défis. D’abord un défi général : la dérive inégalitaire de la mondialisation. L’Europe ne rassurera pas ses citoyens en leur expliquant que la situation y est meilleure qu’aux Etats-Unis ou au Brésil. Les inégalités progressent dans tous les pays, encouragées par une concurrence fiscale exacerbée en faveur des plus mobiles, que l’Europe continue toujours à attiser. Les risques de repli identitaire et de logiques de bouc émissaire ne seront surmontés que si l’on parvient à proposer aux classes populaires et aux jeunes générations une véritable stratégie de réduction des inégalités et d’investissement dans l’avenir.
Deuxième défi : le clivage Nord-Sud, qui s’est dramatiquement accentué au sein de la zone euro, et qui repose sur des récits contradictoires des événements. En Allemagne et en France, on continue de s’imaginer que l’on a aidé les Grecs, puisqu’on leur a prêté de l’argent à un taux d’intérêt inférieur à celui auquel ils auraient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Le ministre de l’intérieur annonce également la création de 400 places de rétention administrative pour répondre au doublement de la durée légale de celle-ci.
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Collomb veut « accueillir les réfugiés, mais pas tous les migrants économiques »

Le ministre de l’intérieur annonce également la création de 400 places de rétention administrative pour répondre au doublement de la durée légale de celle-ci.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 05h49
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 11h34
   





                        



   


Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, affirme que son projet de loi sur l’asile et l’immigration repose sur deux principes : accueillir les réfugiés mais pas tous les migrants économiques, dans un entretien au Parisien dimanche du 14 janvier.
« La France doit accueillir les réfugiés, mais elle ne peut accueillir tous les migrants économiques », a estimé le ministre, qui juge le projet de loi asile-immigration attendu en conseil des ministres fin février « totalement équilibré ».
400 places de rétention administrative
Une trentaine d’associations, de la Ligue des droits de l’homme jusqu’à Médecins du monde en passant par Emmaüs et le Secours catholique, avaient au contraire dénoncé un texte « déséquilibré » après une réunion jeudi à Matignon sur le sujet.
Pour répondre au doublement de la durée de rétention administrative prévue par le texte, M. Collomb annonce la création de « 200 places d’ici à la fin du mois de janvier et 200 autres en 2018 ».
Interrogé quant à la marge de manœuvre laissée aux parlementaires sur le texte, le ministre de l’intérieur admet « des possibilités d’amendement » mais insiste sur le fait qu’il « n’est pas question de changer d’orientation ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ La mobilisation est la première de cette ampleur depuis l’installation du gouvernement de Sebastian Kurz il y a un mois.
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En Autriche, 20 000 manifestants contre la coalition gouvernementale incluant l’extrême droite

La mobilisation est la première de cette ampleur depuis l’installation du gouvernement de Sebastian Kurz il y a un mois.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 19h16
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 06h39
   





                        



   


Dans les rues de Vienne, une manifestation d’ampleur inattendue s’est tenue, samedi 13 janvier, contre la coalition entre la droite et l’extrême droite au pouvoir depuis près d’un mois en Autriche. Les manifestants reprochent aux nouvelles autorités ses positions sur l’immigration et son programme social.
Sous le mot d’ordre « comité d’accueil de la nouvelle année », 20 000 manifestants, selon la police, ont formé un long cortège dans le centre ville à destination du quartier des ministères. Du côté des organisateurs, qui tablaient sur quelque 10 000 participants, les estimations variaient de 25 000 à plus de 50 000 personnes.
Dirigé par le jeune conservateur Sebastian Kurz, vainqueur à 31 ans des élections du 15 octobre, le nouveau gouvernement autrichien formé mi-décembre a intégré six ministres d’extrême droite à des postes clés, dont Heinz-Christian Strache, chef du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) et vice-chancelier.

        Lire aussi :
         

                En Autriche, droite et extrême droite ont prêté serment



« S’il vous plaît, pas encore »
Organisée à l’appel d’organisations de gauche et de la mouvance antiraciste, la mobilisation, première de cette ampleur depuis l’installation du gouvernement, a rassemblé un public de tous âges, dont beaucoup de familles. De nombreux slogans faisaient référence à l’histoire de pays, 80 ans après l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie en mars 1938 et la mise en place d’un régime autoritaire fasciste. « S’il vous plaît, pas encore », proclamait une pancarte tandis qu’une banderole avertissait : « Ceux qui tolèrent Kurz et Strache auraient applaudi 1938. »

        Lire aussi :
         

                Autriche, Pologne, Hongrie… que faire face à la « banalisation » de l’extrême droite en Europe ?




   


« Ce que je crains le plus, c’est que ce genre de gouvernement se banalise, devienne la nouvelle norme », confiait à l’Agence France-Presse Christa, une manifestante de 55 ans, tandis que Tobias Grettica, un Allemand de 47 ans, disait être « inquiet de voir le nationalisme progresser partout, pas seulement en Autriche ».
C’est la deuxième coalition formée entre conservateurs (ÖVP) et FPÖ en Autriche, après une première expérience de gouvernement au début des années 2000. L’alliance des deux partis avait à l’époque suscité la réprobation internationale et entraîné des sanctions européennes. De nombreuses manifestations avaient eu lieu en Autriche dont les plus massives avaient rassemblé jusqu’à 250 000 personnes.
La nouvelle majorité a recueilli près de 60 % des suffrages aux législatives d’octobre, après dix ans de coalition centriste entre droite et sociaux-démocrates.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Au second tour, il affrontera le proeuropéen Jiri Drahos, qui a réuni 26,39 % des voix.
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En République tchèque, le président sortant, Milos Zeman, en tête du premier tour de la présidentielle

Au second tour, il affrontera le proeuropéen Jiri Drahos, qui a réuni 26,39 % des voix.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 16h56
   





                        



   


Il était le favori du premier tour de l’élection présidentielle. Le président tchèque sortant, Milos Zeman, est arrivé samedi 13 janvier nettement en tête du scrutin, avec 38,98 % des suffrages, après le dépouillement de 97,5 % des suffrages. Au second tour, il affrontera le proeuropéen Jiri Drahos, qui a réuni 26,39 % des voix.
Si la première étape est passée pour le candidat prorusse, âgé de 73 ans, sa victoire reste encore précaire. Les Tchèques ont fini par se lasser de ce vétéran de la gauche, salué pour son rôle de importance après la chute du régime autoritaire en 1989. Milos Zeman est entré dans l’histoire comme étant le premier président tchèque élu au suffrage universel avec 54,8 % des voix, dans ce pays d’Europe centrale qui compte 10,5 millions d’habitants. C’était en 2013.

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Déclarations polémiques
Mais son image a été largement écornée par plusieurs controverses – tant sur sa vie privée, son mode de vie relativement sulfureux, que dans ses relations houleuses avec l’opposition. Ses prises de position polémiques ont également lassé une partie de l’électorat. Il est notamment connu pour son soutien inconditionnel au président états-unien, Donald Trump, mais aussi pour sa proximité avec le Kremlin, qu’il soutient notamment sur le volet ukrainien.
Enfin, M. Zeman s’est distingué ces dernières années par son positionnement farouchement antimigrants, qu’il considère comme une « invasion » organisée par les Frères musulmans. Populiste et eurosceptique, il maintient que seule une exclusion de la Grèce permettrait au pays d’adhérer à la zone euro.

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Son adversaire du second tour de la présidentielle, le centriste Jiri Drahos, est, lu, un novice en politique. Ce qui fera du scrutin, qui aura lieu les 26 et 27 janvier, un véritable référendum pour ou contre Milos Zeman.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Le parti Droit et justice a fait adopter une réforme lui permettant d’accroître son contrôle sur la surveillance des prochains scrutins.
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Pologne  : un code électoral sur mesure pour les ultraconservateurs

Le parti Droit et justice a fait adopter une réforme lui permettant d’accroître son contrôle sur la surveillance des prochains scrutins.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h10
    |

                            Intérim








                        



                                


                            

Déjà assuré du contrôle de la justice, des médias publics et des fonctionnaires, le parti conservateur Droit et justice (PiS) est sur le point de renforcer encore son emprise sur la Pologne en modifiant le code électoral. Une vaste réforme, adoptée par le Parlement dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 janvier, deux mois seulement après l’introduction de la proposition de loi, prévoit en effet d’accroître les pouvoirs de l’exécutif dans l’organisation des élections.
Au motif de « renforcer la participation des citoyens dans le processus d’élection, de fonctionnement et de contrôle de certains organismes publics », le texte comporte en réalité des dispositions qui donneront au PiS la main sur les instances de contrôle du financement des partis politiques et de la régularité des élections. Cette réforme précède les scrutins locaux, qui se dérouleront dans onze mois et qui représentent pour le PiS la première occasion de vérifier sa popularité dans les urnes depuis son retour au gouvernement en 2015. En dépit d’une forte avance dans les sondages sur ses concurrents, le PiS dispose aujourd’hui de peu de pouvoir au niveau local, et reproche aux collectivités de freiner délibérément les investissements et l’exécution de certaines lois, afin de gêner le gouvernement.

La loi prévoit notamment d’étendre le scrutin proportionnel aux villes moyennes, ce qui devrait favoriser le PiS. Au nom de la lutte contre la fraude, la réforme adoptée cette semaine prévoit également l’installation de caméras dans les bureaux de vote, mais surtout le renforcement du rôle des « commissaires électoraux » qui seront chargés de l’organisation des scrutins à la place des collectivités. Tous les commissaires actuels seront révoqués dès l’entrée en vigueur de la loi au profit de candidats désignés par la Commission électorale d’Etat, sur proposition du ministre de l’intérieur. Contrairement à leurs prédécesseurs, ils ne devront pas nécessairement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Critiqué face à l’ampleur de la corruption, le gouvernement s’efforce de donner des gages à ses partenaires européens.
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UE : les incertitudes de la présidence bulgare

Critiqué face à l’ampleur de la corruption, le gouvernement s’efforce de donner des gages à ses partenaires européens.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 09h57
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 06h48
    |

            Cécile Ducourtieux (Sofia, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Faut-il s’inquiéter de voir la Bulgarie hériter durant les six prochains mois de la présidence tournante de l’Union européenne (UE), alors que ce pays souffre d’une corruption endémique, et surtout parce qu’il est gouverné par une coalition entre les conservateurs et l’extrême droite ? Cet attelage ne risque-t-il pas d’avoir une influence néfaste sur une Union déjà fragilisée par les remises en cause de ses valeurs démocratiques, alors que la Pologne est sous le coup d’une procédure européenne pour violation de l’Etat de droit ?
L’année 2018 s’annonce risquée de ce point de vue pour Bruxelles, d’autant que c’est l’Autriche, elle aussi en partie gouvernée par l’extrême droite, qui prendra le relais de Sofia au second semestre. Inaugurant la présidence de l’UE à Sofia, jeudi 11 janvier, le premier ministre conservateur, Boïko Borissov, a multiplié les déclarations de foi pro-européennes. « L’UE est le meilleur endroit au monde où vivre, j’ai un très grand respect pour ses institutions », a affirmé cet ex-garde du corps réputé pour son pragmatisme.
Adhésion à l’euro
Fin 2017, son gouvernement s’est empressé, comme le recommandait la Commission, de présenter une nouvelle réforme de lutte contre la corruption. Elle est critiquée par l’opposition, et le président, Roumen Radev, y a mis son veto, mais il a été rejeté vendredi 12 janvier par le Parlement bulgare. A la tête de son troisième gouvernement depuis 2009, le dernier en date étant fragilisé par la présence de trois petits partis d’extrême droite très divergents, M. Borissov a par ailleurs officiellement réclamé l’adhésion à l’euro de la Bulgarie, pays le plus pauvre de l’Union. Elle serait prête, à l’en croire, avec un déficit public nul et une dette publique inférieure à 30 % du produit intérieur brut (PIB). 
Présider l’UE consiste surtout à faciliter la formation de compromis entre Etats, et la Bulgarie, membre depuis seulement onze ans, dit vouloir respecter la neutralité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ L’accord scellé vendredi prévoit de « renforcer » et de « réformer » la zone euro, ainsi que de la doter d’un « budget d’investissement ».
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Allemagne : Paris salue un accord « plus favorable au projet européen »

L’accord scellé vendredi prévoit de « renforcer » et de « réformer » la zone euro, ainsi que de la doter d’un « budget d’investissement ».



Le Monde
 |    13.01.2018 à 09h45
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

La France a salué l’accord conclu, vendredi 12 janvier, entre les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD) en vue de la formation d’un nouveau gouvernement en Allemagne. « Les termes de cet accord provisoire sont plus favorables au projet européen que ne l’étaient les termes actés dans les tentatives précédentes en fin d’année dernière », s’est félicité Emmanuel Macron, vendredi après-midi, à Paris, lors d’une conférence de presse conjointe avec le nouveau chancelier autrichien, Sebastian Kurz.

Les « tentatives » évoquées par le président français désignent les négociations ayant échoué, le 19 novembre 2017, près de deux mois après les élections législatives allemandes, entre la CDU-CSU, les libéraux-démocrates (FDP) et les Verts. « Si cette coalition avait vu le jour, les propositions de Macron sur l’Europe, en particulier sur la réforme de la zone euro, se seraient heurtées au feu rouge de l’Allemagne. Aujourd’hui, je n’irai pas jusqu’à dire qu’on est passé au feu vert. On est plutôt au feu orange. Autrement dit, tout est possible, même si beaucoup de choses restent à préciser », analyse l’économiste allemand Henrik Enderlein, directeur de l’Institut Jacques-Delors, à Berlin.
Pas de Fonds monétaire européen
L’entrée du FDP au gouvernement, en Allemagne, aurait sans doute contrecarré l’agenda européen de M. Macron. La perspective d’une nouvelle « grande coalition » entre la CDU-CSU et le SPD rend le jeu plus ouvert. L’accord scellé vendredi prévoit ainsi de « renforcer » et de « réformer » la zone euro, ainsi que de la doter d’un « budget d’investissement », l’Allemagne se disant prête par ailleurs – point significatif – à « contribuer davantage » au budget européen. Il n’entre toutefois pas dans le détail des propositions faites par M. Macron, notamment sur la création d’un ministre des finances et d’un Parlement de la zone euro.
Une proposition, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le chef de l’Etat espère décrocher un nouveau « protocole additionnel » aux accords du Touquet, concernant le regroupement familial et les mineurs isolés.
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Migrants : Macron veut faire pression sur Londres

Le chef de l’Etat espère décrocher un nouveau « protocole additionnel » aux accords du Touquet, concernant le regroupement familial et les mineurs isolés.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 07h03
    |

            Maryline Baumard, 
Philippe Bernard (Londres, correspondant) et 
Solenn de Royer








                        



                                


                            

Battre le fer quand il est chaud. Deux jours avant de se rendre à Sandhurst, au sud de Londres, pour un sommet franco-britannique, Emmanuel Macron se déplacera mardi 16 janvier à Calais, où survivent 600 migrants, en attente de passer au Royaume-Uni. Le chef de l’Etat rendra visite à la fois aux forces de l’ordre, à la mairie, aux élus et aux associations, pour évoquer les « grands principes qui régissent sa politique migratoire », sans entrer dans « le détail » du projet de loi sur l’asile et l’immigration, qui suscite l’ire des associations.
En quelques heures, le chef de l’Etat devra appréhender la difficile cohabitation entre le monde policier, les associations d’aide aux migrants et le secteur économique. Quand les premiers ont ordre d’éviter toute reconstitution de campement, les seconds travaillent à rendre un minimum de dignité aux Erythréens, Ethiopiens et Afghans, pendant que les patrons de sociétés locales tentent, eux, de faire comme si Calais n’était pas, depuis vingt ans, la ville qui cristallise les tensions migratoires en France.

Ce déplacement à Calais sera aussi l’occasion pour M. Macron de préparer le terrain du sommet franco-britannique qui sera consacré, jeudi 18 janvier, à la défense et aux questions migratoires, dont l’incontournable gestion de cette frontière commune très exposée puisqu’elle délimite l’espace Schengen.
Des accords jugés déséquilibrés
Selon plusieurs sources, l’épineuse question des accords du Touquet sera au cœur des discussions. Paris et Londres sont engagés depuis plusieurs semaines dans des négociations délicates concernant ces accords signés en 2003 dans la foulée de la fermeture du centre de Sangatte et qui créent un cadre juridique afin qu’agents français et britanniques puissent effectuer des contrôles dans les deux pays.
Paris espère décrocher un nouveau « protocole additionnel » aux accords du Touquet, concernant le regroupement familial et les mineurs isolés.
Trois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Les conservateurs et les sociaux-démocrates se sont mis d’accord vendredi sur un cadre de négociations formelles en vue de former un gouvernement de coalition. Un compromis de circonstance.
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En Allemagne, entre Angela Merkel et Martin Schulz, une coalition par défaut

Les conservateurs et les sociaux-démocrates se sont mis d’accord vendredi sur un cadre de négociations formelles en vue de former un gouvernement de coalition. Un compromis de circonstance.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 09h40
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Il ne faut pas se tromper sur la nature de l’accord scellé, vendredi 12 janvier à Berlin, entre les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD). S’il constitue l’ébauche d’un programme de gouvernement pour les quatre ans à venir, il s’agit avant tout d’un compromis de circonstance qui vise à éviter ce que les dirigeants des trois partis, à l’instar d’une majorité d’Allemands, redoutent au plus haut point : la tenue de nouvelles élections, quelques mois seulement après celles du 24 septembre 2017, qui ont vu l’extrême droite entrer au Bundestag pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale.
Pour rendre possible un tel compromis, chacun des deux camps a dû reculer sur certains points, tout en veillant à imposer sa propre marque ici et là. Le document de vingt-huit pages publié vendredi matin en témoigne. Le fait – assez surprenant pour un tel texte – que le premier chapitre soit consacré à la politique européenne (« Un nouvel élan pour l’Europe ») est ainsi une claire concession faite à Martin Schulz, le président du SPD. « Schulz devait justifier d’avoir accepté de discuter avec les conservateurs après avoir juré, le soir des élections, qu’il n’était plus question de gouverner avec eux. En faisant en sorte que l’Europe soit mise en tête des priorités de la future “grande coalition”, il a obtenu une victoire personnelle, lui dont l’ADN politique est lié à son passé d’ex-président du Parlement européen », analyse un proche.
A l’inverse, les conservateurs ont imposé l’essentiel de leurs vues en matière de politique migratoire. Une limite, comprise entre 180 000 et 200 000, sera ainsi fixée au nombre de demandeurs d’asile susceptibles d’être accueillis chaque année en Allemagne. De même, le regroupement familial pour les réfugiés bénéficiant d’une « protection subsidiaire » (ceux qui ont obtenu un titre de séjour d’un an renouvelable) sera strictement encadré. Actuellement suspendu, il va certes pouvoir reprendre, comme...




                        

                        


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A l’Elysée, Macron et Kurz minimisent leurs différences

Le chef de l’Etat a d’autant plus ménagé le chancelier autrichien, allié à l’extrême droite, que Vienne prendra la présidence de l’UE au second semestre



Le Monde
 |    13.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 09h58
    |

            Philippe Ricard








                        



   


Tout oppose en principe Emmanuel Macron au chancelier autrichien, Sebastian Kurz. Le premier a battu Marine Le Pen pour accéder à l’Elysée. Le second vient au contraire de prendre le pouvoir à Vienne grâce à une alliance avec l’extrême droite. Lors d’une rencontre à l’Elysée, vendredi 12 janvier, les deux dirigeants ont cependant cherché à minimiser leurs différences.

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Emmanuel Macron s’est bien gardé de faire la leçon au chef du gouvernement autrichien, même s’il a d’abord remarqué que son gouvernement né d’une alliance avec le FPÖ « a suscité l’inquiétude » lors de sa constitution. Il a remercié son interlocuteur d’avoir choisi Paris, avant Berlin la semaine prochaine, pour sa première visite bilatérale depuis son entrée en fonctions. Il a salué son « volontarisme » et ses points de convergence avec lui, au nom d’une « Europe qui protège ». Très à l’aise, M. Kurz a tutoyé M. Macron. Il a surtout demandé à « être jugé sur son programme et sur ses actes », en répétant son intention de mener une politique « proeuropéenne », en dépit de l’euroscepticisme de son partenaire de coalition, allié au Front national.
Divergences
M. Macron ménage d’autant plus son interlocuteur autrichien que son pays s’apprête au second semestre, après la Bulgarie, à occuper la présidence tournante de l’UE. La mise en place d’un gouvernement allemand permettra enfin, espère-t-il, de donner du corps à la relance continentale qu’il appelle de ses vœux, tout en poursuivant de délicates négociations sur le Brexit, le budget communautaire, ou les questions migratoires. Or, si l’Autriche choisit de jouer le jeu des pays d’Europe centrale, la tâche sera encore plus compliquée pour le tandem constitué par la France et l’Allemagne.

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                Sebastian Kurz : « Nous nous devrons d’être proeuropéens »



Au-delà des formules diplomatiques, les divergences sont pourtant perceptibles. Quand le chef de l’Etat plaide pour « davantage d’Europe », le chancelier s’en remet à la subsidiarité, chère à son parti et à son allié d’extrême droite, qui veulent limiter les transferts de pouvoirs vers Bruxelles. « C’est le meilleur moyen pour être efficace », estime le dirigeant conservateur. Quand M. Macron souhaite une politique d’asile « humaine et efficace », son invité insiste sur le « contrôle des frontières extérieures », condition sine qua non, d’après lui, pour préserver un espace sans frontières intérieures.
S’il met en avant la souveraineté de chaque pays pour ne pas commenter les affaires intérieures autrichiennes, M. Macron précise aussi qu’il « déplore l’extrême droite partout », et la combat en France. « Mais, si elle est là, c’est que nous avons échoué à répondre aux angoisses dont elle se nourrit », lance-t-il en guise d’avertissement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Pete Hoekstra, nouvel ambassadeur américain aux Pays-Bas, a refusé de répondre à des journalistes néerlandais lui demandant de clarifier des propos faux tenus deux ans plus tôt au sujet de l’islam en Europe.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Il y a cent ans, jour pour jour, des milliers de Français qui avaient investi toute leur épargne dans des emprunts russes se retrouvèrent ruinés. Aujourd’hui, leurs ayants droit réclament encore ce qui leur est dû.
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