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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Pour les chercheurs d’ICG, Michaël Ayari et Issandr El-Amrani, le pouvoir tunisien doit parachever la transition démocratique sept ans après la chute de Ben Ali.
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Point de vue

En Tunisie, « le risque d’une dérive autoritaire »

Pour les chercheurs d’ICG, Michaël Ayari et Issandr El-Amrani, le pouvoir tunisien doit parachever la transition démocratique sept ans après la chute de Ben Ali.


LE MONDE
              datetime="2018-01-15T18:13:43+01:00"

        Le 15.01.2018 à 18h13






    
Des forces spéciales tunisiennes montant la garde à Ettadhamen, le 14 janvier 2018.
Crédits : FETHI BELAID/AFP


Tribune. La Tunisie connaît un nouvel épisode de contestation et de violence sociale. Le dernier en date, celui de janvier 2016, avait contribué à écourter la durée de vie du gouvernement de Habib Essid, remplacé par l’actuel premier ministre, Youssef Chahed, en août 2016. Si le sentiment diffus est celui d’un bis repetita, le contexte est plus délicat et les aboutissements plus incertains.
L’euphorie révolutionnaire qui a suivi le départ de Zine El Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011, n’est désormais plus qu’un vague souvenir. La realpolitik, l’inertie administrative et le marasme économique ont transformé les espoirs en désillusion, voire en résignation.
Le pays semble prisonnier d’une transition sans fin qui affaiblit l’Etat et le fait dériver vers l’autoritarisme. Les fondamentaux économiques se dégradent, les pouvoirs publics rompent progressivement avec leur politique d’achat de la paix sociale – près de la moitié du budget de l’Etat est, en effet, consacré au paiement des salaires dans la fonction publique.
« Fuite en arrière »
Les décideurs politiques font face à une tâche très délicate à un moment où le doute s’installe quant à l’efficacité de la démocratie à relever les défis. Ils doivent mettre en œuvre une Constitution adoptée en janvier 2014, alors que l’élan révolutionnaire suscité par ledit « printemps arabe » s’essouffle (percée fulgurante de l’Etat islamique en Syrie et en Irak à partir de 2013, coup d’Etat en Egypte en juillet 2013, éclatement de la guerre civile en Libye en juillet-août 2014). Il leur incombe aussi de maintenir tant bien que mal une coalition qui permet de réduire la polarisation entre pro et anti-islamistes, mais dont le fonctionnement plutôt opaque cristallise l’opposition des « révolutionnaires » et des nostalgiques du régime autoritaire. En outre, ils doivent également gérer les problèmes sécuritaires, mais surtout économiques, qui menacent la stabilité du pays.

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La classe politique estime devoir trouver rapidement des solutions de court terme, quitte à recourir à celles déjà mises en œuvre sous l’ancien régime. Cette « fuite en arrière » est alimentée par la nostalgie d’un pouvoir exécutif solide et homogène sur le plan idéologique, capable de prendre des décisions expéditives.
Elle vise en particulier à renouer avec l’hyperprésidence, mesure justifiée par le caractère réputé artificiel (non adapté à la culture politique tunisienne) et dysfonctionnel des institutions créées dans le sillage de la révolution de 2010-2011. Selon les partisans de ce retour de l’ancien régime, la greffe démocratique ne prendrait pas, comme l’attesterait la dispersion des centres de pouvoir, la corruption des politiciens et leurs débats stériles.
La tentation de la « restauration »
Les responsables politiques n’ont pas encore cédé à cette tentation autoritaire, redoutée par plusieurs analystes internationaux et qualifiée de « restauration » par de nombreux militants de la société civile. Ce terme réapparaît en effet pour décrire la banalisation des discours qui assimilent la démocratie à la faillite de l’Etat, à la montée de la corruption et de la paupérisation ainsi qu’au retour de plusieurs figures de l’ancien régime à des postes de décision politiques et administratifs.
Revenir au régime de Ben Ali paraît peu réaliste étant donné les nombreuses divisions socio-économiques, politiques et administratives, et le retour de la liberté d’expression depuis 2011.

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Quoi qu’il en soit, hypertrophier le pouvoir exécutif et parvenir à renouer avec la gouvernance autoritaire serait loin d’être une solution aux défis économiques et sécuritaires structurels auxquels le pays fait face. Cela engendrerait, au contraire, davantage de tensions politiques et sociales. Le pays entrerait dans une spirale de répression visant à créer un climat de peur auprès de l’opposition et de la société civile. La liberté d’expression serait réduite, ce qui rendrait les décideurs politiques moins réactifs aux problèmes de larges pans de la population, dont le niveau de vie se détériore, ce qui renforce leur sentiment de discrimination sociorégional et les rend davantage susceptibles de se soulever contre l’Etat.
Incertitude électorale
La Tunisie entre dans une période d’incertitude électorale. Les élections municipales doivent se tenir en 2018 et les scrutins législatifs et présidentiel en 2019. La coalition actuelle, qui peut théoriquement céder la place à une nouvelle majorité, devrait accélérer les réformes prévues par la Constitution tout en renforçant les conditions d’une alternance politique pacifique.
Pour faire face à tout événement imprévu (attentats, vacance provisoire ou définitive de la présidence de la République) dans ce contexte de montée des tensions sociales, il est nécessaire de mettre en place la Cour constitutionnelle dans les plus brefs délais, de créer les instances constitutionnelles indépendantes sans les vider de leur contenu, d’organiser les élections municipales en 2018 et, dans l’immédiat, d’assurer le bon fonctionnement de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) chargée d’organiser ces scrutins, à l’instar des législatives et de la présidentielle en 2019.
Enfin, pour ne pas avoir à osciller brutalement entre austérité et achat de la paix sociale, des réformes ambitieuses devraient viser à rendre l’économie plus inclusive, ce qui favoriserait la création de richesses dans les régions déshéritées et non le partage, le plus souvent injuste, des ressources clientélistes – notamment les emplois publics – qui tendent à se raréfier.

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Moins attrayant qu’une rupture brutale que nostalgiques de la révolution du 14 janvier 2011 ou de l’ancien régime appellent de leurs vœux, ce programme est nécessaire pour maintenir le cap vers l’idéal démocratique et, surtout, éviter un dénouement violent à l’image de celui qu’ont subi d’autres pays de la région.
Par Michaël Ayari, analyste, et Issandr El-Amrani, directeur du projet Afrique du Nord du cercle de réflexion International Crisis Group (ICG).


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ « Je suis la personne la moins raciste que vous ayez jamais interviewée », a déclaré Donald Trump dimanche, après ses supposées déclarations sur les « pays de merde ».
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le parti EFF de l’opposant Julius Malema a insisté pour que l’enseigne suédoise « ne soit plus autorisée » dans le pays.
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Compte rendu

Des magasins H&M vandalisés en Afrique du Sud après une publicité raciste

Le parti EFF de l’opposant Julius Malema a insisté pour que l’enseigne suédoise « ne soit plus autorisée » dans le pays.

Par                                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)




LE MONDE
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        Le 15.01.2018 à 16h17

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        Mis à jour le 15.01.2018 à 16h55






    
Un magasin H&M vandalisé à Sandton, dans la banlieue nord de Johannesburg, le 13 janvier 2018.
Crédits : Social Media/REUTERS


« H&M : dites bonjour aux singes les plus cool ! » La pancarte brandie par une manifestante donne le ton. Samedi 13 janvier, des dizaines de militants ont protesté devant la plupart des magasins de l’enseigne suédoise H&M en Afrique du Sud. Six ont été vandalisés, poussant la chaîne à baisser le rideau dans tout le pays jusqu’à nouvel ordre.
En cause, une publicité raciste montrant un enfant noir portant un sweat vert à capuche avec l’inscription « singe le plus cool de la jungle ». Le 8 janvier, H&M avait annoncé le retrait de cette photo de son site Internet et présenté ses excuses, après le tollé mondial suscité sur les réseaux sociaux.

H&M apologizes for using a black child to model a sweatshirt with a "coolest monkey in the jungle" slogan… https://t.co/Mgz1ouN9D5— CNN (@CNN)


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Mais le parti des Combattants pour la liberté économique (EFF), le mouvement d’opposition du trublion Julius Malema, a préféré faire passer le message à sa manière. Vêtements jetés au sol, mannequins cassés, miroirs et vitrines brisés : ses militants, reconnaissables au tee-shirt et à la casquette rouges emblématiques du parti, ont semé le chaos dans les centres commerciaux, comme le montrent les photos et vidéos qui ont circulé sur Twitter.

EFF supporters at H&M WATCH the trashing... https://t.co/Kw0xUaG4Cb— Abramjee (@Yusuf Abramjee)


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Dans certains cas, la police est intervenue pour disperser les manifestants en tirant des balles en caoutchouc. Aucun militant n’a été arrêté pour l’instant, mais les forces de police ont promis d’identifier les responsables grâce aux images des caméras de surveillance.
« Nous allons nous battre frontalement contre le racisme »
« H&M doit accepter les conséquences de son racisme. Toute personne sensée serait d’accord pour que cette enseigne ne soit plus autorisée en Afrique du Sud. Bravo aux militants des EFF qui ont affronté physiquement le racisme », a immédiatement tweeté le vice-président du parti, Floyd Shivambu.
En meeting à Polokwane dimanche, Julius Malema a soutenu ses militants, ajoutant qu’ils ont fait passer le message à l’enseigne suédoise. « Personne n’est autorisé à se servir de la couleur de la peau pour humilier les gens. Toute entreprise ou toute personne qui soutient le racisme doit savoir que nous ne lui laisserons pas de répit. Cette année nous allons nous battre frontalement contre le racisme », a-t-il déclaré.

That @hm nonsense of a clothing store is now facing consequences for its racism. All rational people should agree t… https://t.co/fhNiCnriL1— FloydShivambu (@Floyd Shivambu)


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Pour l’instant, l’entreprise a choisi de minimiser l’incident. « H&M a pris connaissance des événements récents touchant plusieurs de nos magasins sud-africains. Ce qui compte le plus pour nous, c’est la sécurité de nos employés et de nos clients, peut-on lire sur un communiqué posté sur le site Internet du groupe. Nous rouvrirons les magasins dès que la sécurité sera de nouveau assurée. »
L’EFF a prévenu dimanche que si H&M tentait de rouvrir ses magasins, ses « combattants » reviendraient. « Nous estimons avoir été clairs : ces magasins doivent fermer pour toujours et non temporairement », a déclaré dimanche Benjamin Desoloane, l’un des représentants locaux du parti.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le parti Convergence démocratique a reçu ces fonds d’un groupe de BTP « en échange de l’attribution garantie d’un certain montant de travaux publics ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Catalogne : le principal parti nationaliste a reçu 6,6 millions d’euros de financements illégaux

Le parti Convergence démocratique a reçu ces fonds d’un groupe de BTP « en échange de l’attribution garantie d’un certain montant de travaux publics ».



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 15h50
   





                        


Un tribunal de Barcelone a déterminé que le parti des ex-présidents nationalistes de la Catalogne Carles Puigdemont, Artur Mas et Jordi Pujol, Convergence démocratique de Catalogne (CDC) – devenu PDeCAT en 2016 – s’était financé illégalement, dans une décision publiée lundi 15 janvier.
Selon la décision de la cour, CDC a reçu au moins 6,6 millions d’euros du groupe espagnol de BTP et services Ferrovial « en échange de l’attribution garantie d’un certain montant de travaux publics ». Les commissions transitaient par le Palais de la musique, prestigieuse institution culturelle de Barcelone, dont les dirigeants sont condamnés à une peine de prison pour avoir détourné 23 millions d’euros entre 2000 et 2009.
Selon la cour, Ferrovial et CDC avaient négocié une commission de 4 % sur le total des marchés publics obtenus, qui se divisait entre le parti (2,5 %) et les deux principaux dirigeants du Palais de la musique.

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Prison pour le trésorier
Le scandale a éclaté en 2009 et a alimenté les soupçons de corruption envers le parti nationaliste, qui a gouverné la région pendant des décennies et est à l’origine de la proclamation d’indépendance de la fin du mois d’octobre 2017.
Pour réhabiliter son image, le parti s’est refondé en 2016 sous le nom PDeCAT (Parti démocrate européen catalan). La semaine dernière, Artur Mas, dirigeant de la Catalogne de 2010 à 2016, en a quitté la direction ; une décision que ses détracteurs attribuent à cette affaire judiciaire.
CDC n’était pas accusée comme personne morale mais devra rendre les 6,6 millions d’euros obtenus de manière irrégulière. Son ancien trésorier, Daniel Osacar, a été condamné à quatre ans et demi de prison.
Difficulté pour former le gouvernement
La décision tombe à deux jours de la constitution du nouveau parlement catalan, où les indépendantistes ont à nouveau obtenu la majorité absolue en sièges aux élections régionales anticipées du 21 décembre.
Ils sont néanmoins en difficulté pour former un gouvernement, leur principal candidat, l’ex-président régional Carles Puigdemont, se trouvant en Belgique. En Espagne, il est poursuivi pour rébellion, sédition et détournement de fonds, des chefs d’accusation qui entraîneraient son placement en détention provisoire s’il rentrait.
Une investiture à distance ne convainc pas son principal allié, la Gauche républicaine de Catalogne, et l’opposition comme le gouvernement central ont promis de saisir la Cour constitutionnelle si elle se produisait.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Au moins neuf personnes ont été tuées lors de l’attaque lancée par un groupe armé. Le trafic aérien a été interrompu.
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Compte rendu

Libye : combats meurtriers près de l’aéroport de Tripoli

Au moins neuf personnes ont été tuées lors de l’attaque lancée par un groupe armé. Le trafic aérien a été interrompu.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 15.01.2018 à 13h23

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        Mis à jour le 15.01.2018 à 14h23






    
Malgré une amélioration relative de la sécurité à Tripoli depuis l’été, des combats éclatent de temps à autre dans le secteur de l’aéroport de Mitiga, au cœur d’une lutte d’influence entre milices.
Crédits : KARIM SAHIB / AFP


Le trafic à l’aéroport de Tripoli a été interrompu, lundi 15 janvier, après les violents combats qui ont suivi l’attaque menée par un groupe armé, a annoncé le gouvernement libyen d’union nationale (GNA).
« Le premier bilan à la suite des combats dans le périmètre de l’aéroport de Mitiga est de cinq morts [transportés] à l’hôpital de Mitiga et quatre autres à l’hôpital (…) de Tajoura », a indiqué sur sa page Facebook le ministère de la santé du GNA, sans autre précision sur ces affrontements.
On ignore toujours le nombre de blessés ou si les victimes sont civiles ou militaires.
Personnel de l’aéroport et passagers évacués
Un groupe armé a lancé « une attaque » sur le site de l’aéroport, le seul de la capitale opérationnel, « qui compte une prison où sont détenues plus de 2 500 personnes pour des affaires diverses », a indiqué la force de dissuasion Al-Radaa, fidèle au GNA, chargée de sécuriser la plateforme.

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« Cette attaque visait la libération de terroristes appartenant aux organisations Etat islamique (EI) et Al-Qaida et d’autres groupes du centre de détention géré par la Force de dissuasion Al-Radaa qui dépend du ministère de l’intérieur », a précisé le GNA dans un communiqué qui condamne une « attaque préméditée (…) mettant en péril la vie des passagers et la sécurité de l’aviation civile ».
« Tout le personnel de l’aéroport et les passagers ont été évacués » lorsque les combats ont commencé, a affirmé à l’AFP un pilote de ligne libyen qui a préféré garder l’anonymat. « On a vu des chars dans le périmètre de l’aéroport », a-t-il ajouté.
Lundi matin, des échanges de tirs à l’arme lourde étaient audibles jusqu’à Tajoura, une petite ville à 30 km à l’est de Tripoli, selon des journalistes de l’AFP. Toutes les routes menant à l’aéroport de Mitiga et sa zone ont été coupées.

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Malgré une amélioration relative de la sécurité à Tripoli depuis l’été 2017, des combats éclatent de temps à autre dans le secteur de l’aéroport de Mitiga, au cœur d’une lutte d’influence entre milices.
La Force de dissuasion Al-Radaa est formée essentiellement de salafistes non djihadistes, principalement basés dans l’est de la capitale. Loyale GNA de Fayez Al-Sarraj soutenu par la communauté internationale, elle fait office de police à Tripoli et pourchasse à la fois les trafiquants et les personnes soupçonnées d’appartenir à l’EI.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Un rapport des Nations unies est à l’origine d’une enquête du parquet de Paris sur des « abus sexuels sur mineurs » qu’auraient commis des soldats en 2013 et 2014.
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Accusations de viols contre des soldats français en Centrafrique : non-lieu ordonné

Un rapport des Nations unies est à l’origine d’une enquête du parquet de Paris sur des « abus sexuels sur mineurs » qu’auraient commis des soldats en 2013 et 2014.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 13h06
   





                        



   


Les juges d’instruction ont ordonné un non-lieu dans l’enquête sur les accusations de viols en Centrafrique, portées par des enfants contre des soldats français de l’opération « Sangaris ».
Conformément aux réquisitions du parquet de Paris, en mars 2017, les juges ont rendu jeudi 11 janvier, un non-lieu dans ce dossier clos sans aucune mise en examen, selon une source judiciaire. Dans ses réquisitions, le parquet soulignait qu’« il ne peut être affirmé à l’issue de l’information qu’aucun abus sexuel n’a été commis », mais il estimait que les incohérences matérielles et « la variation des témoignages ne [permettaient] pas d’établir des faits circonstanciés et étayés à l’encontre des militaires », selon une source proche du dossier.
Appel probable
« Il est vraisemblable que nous allons faire appel pour ne pas donner le sentiment, à celles et ceux qui se sont battus dès le départ, que l’affaire est terminée et que nous renoncerions à identifier les auteurs des infractions et à établir les responsabilités et les culpabilités », a déclaré à l’AFP Emmanuel Daoud, avocat de l’ONG Ecpat qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants.
L’affaire avait été révélée en avril 2015 par le quotidien britannique The Guardian qui avait fait état d’une note interne de l’ONU relatant les auditions de six garçons de 9 à 13 ans. Ils accusaient des militaires français d’avoir abusé d’eux, entre décembre 2013 et juin 2014, dans le camp de déplacés de l’aéroport M’Poko de Bangui, en échange de rations de nourriture.
Saisi par le ministère de la défense, le parquet de Paris avait ouvert dès juillet 2014 une enquête préliminaire, distincte des enquêtes menées par les Nations unies sur des allégations d’abus sexuels concernant la mission de l’ONU (Minusca), mais cette enquête était restée secrète et ce silence avait été reproché aux autorités françaises, ainsi qu’à l’ONU. Depuis, d’autres scandales ont éclaté concernant des contingents d’autres pays et les Nations unies ont souvent été critiquées pour leur manque de réactivité face au phénomène.

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La force « Sangaris » de l’armée française a été déployée en 2013 en Centrafrique alors en proie au chaos après des violences entre rebelles musulmans, les Séléka, et miliciens chrétiens, les anti-balaka.
Les accusations visaient une dizaine de militaires, dont plusieurs désignés comme pouvant être des agresseurs et qui ont été entendus, dont un en garde à vue. Les enquêteurs se sont rendus sur place en 2015 et 2016 pour entendre de nouveau les enfants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’annulation de la visite à Londres du président américain est un fâcheux signal pour Theresa May, qui veut faire des Etats-Unis un partenaire commercial de premier ordre après le Brexit.
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édition abonné


En plein divorce avec l’UE, le Royaume-Uni fragilisé par l’éloignement de l’« ami » Trump

L’annulation de la visite à Londres du président américain est un fâcheux signal pour Theresa May, qui veut faire des Etats-Unis un partenaire commercial de premier ordre après le Brexit.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 12h46
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Au rythme des gaffes et autres saillies de Donald Trump, sa décision, signifiée vendredi 12 janvier, de renoncer à rendre visite au Royaume-Uni, est quasi passée inaperçue aux Etats-Unis, éclipsée par ses déclarations sur Haïti. Il en va tout autrement à Londres, où le spectaculaire lâchage du « plus proche allié » sonne non seulement comme une nouvelle humiliation pour Theresa May, mais aussi comme une sérieuse entorse à la « relation particulière » que Londres s’enorgueillit d’entretenir avec Washington, et surtout comme un fâcheux signal en plein Brexit. Alors que le pays rompt avec l’Union européenne et comptait le plus sur les Etats-Unis, le voilà déséquilibré dans sa relation transatlantique.
« Le président Trump a été invité par le président Macron aux cérémonies du 14-Juillet à Paris. Il a été accueilli par le président Xi à Pékin et par le premier ministre Abe au Japon, résume dans le Times Robin Renwick, ancien ambassadeur britannique à Washington. Etant donné la perte de l’accès commercial à l’Europe qui suivra le Brexit, nous aurons sérieusement besoin d’un meilleur accord de libre-échange avec les Etats-Unis, pour lequel il nous faut le soutien de Trump. »
Tout avait pourtant excellemment commencé. Dès le 15 janvier 2017, avant même son investiture, Donald Trump avait promis qu’un accord de libre-échange serait signé « très rapidement » avec le Royaume-Uni. « Le Brexit va finir par être une chose formidable », s’enthousiasmait-il dans un entretien au Times où il prenait le contre-pied de son prédécesseur. Barack Obama, lui, avait promis qu’un vote des Britanniques en faveur du Brexit renverrait Londres « à la fin de la file d’attente » pour un accord commercial avec Washington.
Manifestations hostiles
En guise de cadeau d’accueil, Theresa May avait offert à M. Trump une copie du discours de Winston Churchill – l’inventeur de l’expression « relation particulière »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Les enseignes de distribution monomarque pourront détenir 100 % d’une société indienne sans avoir à demander une autorisation spéciale à l’Etat.
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L’Inde tend les bras aux investisseurs étrangers dans le commerce

Les enseignes de distribution monomarque pourront détenir 100 % d’une société indienne sans avoir à demander une autorisation spéciale à l’Etat.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 12h30
    |

                            Intérim (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Le vent du libéralisme, en Inde, souffle davantage comme une brise légère que comme une bourrasque qui emporterait sur son passage tout ce qui reste de l’économie socialiste à la Nehru. Le gouvernement de Narendra Modi vient encore de le prouver. Conformément à sa pratique des réformes par petites touches, il a dévoilé une série de mesures visant à encourager les investissements directs étrangers (IDE), sans aller pour autant jusqu’au bout de sa logique, qui voudrait que le secteur de la grande distribution soit un jour ouvert à la concurrence. Au grand dam des Walmart et autres Carrefour ou Auchan, ce ne sera vraisemblablement pas le cas d’ici à la fin de la législature, en 2019.
En attendant, une mesure importante a été prise pour donner satisfaction au secteur du commerce : les entreprises de distribution monomarque pourront dorénavant détenir jusqu’à 100 % d’une société indienne, sans avoir à demander une autorisation spéciale à l’Etat. Jusqu’à présent, les investissements étaient libres jusqu’à 49 % du capital mais, au-delà, il fallait solliciter le feu vert du département de la politique industrielle et de sa promotion (DIPP), ce qui prenait souvent de longs mois. En outre, l’obligation d’avoir 30 % de fournisseurs locaux va être assouplie : au lieu de devoir respecter cette règle trois ans maximum après l’ouverture d’un magasin, les opérateurs auront cinq ans pour le faire.
« L’Inde se débarrasse des derniers vestiges de protectionnisme  »
C’est le résultat d’un intense lobbying mené ces trois dernières années par l’américain Apple et les suédois Ikea et H&M, lesquels s’estimaient entravés dans leurs projets de développement en Inde et comptaient sur l’appétence supposée de Narendra Modi et de son parti (droite nationaliste), le BJP, pour l’économie de marché, pour y remédier. Le premier ministre en a profité pour acter d’autres dispositions allant dans le même sens, afin de clarifier notamment le statut des agences immobilières, ou de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ L’opposition polonaise s’est discréditée à l’occasion d’un vote sur l’interruption volontaire de grossesse.
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En Pologne, le gouvernement s’apprête à rendre l’avortement quasi impossible

L’opposition polonaise s’est discréditée à l’occasion d’un vote sur l’interruption volontaire de grossesse.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 12h12
    |

                            Intérim (Varsovie)








                        


En Pologne, le parti ultraconservateur Droit et justice (PiS), au pouvoir depuis 2015, vient de faire coup double en se rapprochant d’une interdiction quasi-totale de l’avortement, tout en semant la discorde dans l’opposition.
La semaine du 8 janvier, les députés polonais devaient se prononcer sur deux initiatives citoyennes visant à réformer, dans des directions opposées, le droit de l’avortement. Le projet de durcissement a été envoyé en commission pour examen, mais pas la proposition de libéralisation, rejetée à neuf voix près en première lecture, alors que 39 élus des partis libéraux étaient tout bonnement absents de la salle au moment du vote. Furieux, des défenseurs des droits des femmes ont manifesté le week-end du 13 et du 14 janvier dans plusieurs grandes villes pour dénoncer une « honte ».
Comptant parmi les plus restrictives en Europe, la réglementation polonaise actuelle interdit l’avortement sauf dans trois cas de figure : si la grossesse met en danger la vie de la femme enceinte, si elle résulte d’un acte criminel, ou si le fœtus est atteint d’une grave malformation.
Fruit d’un « compromis » passé il y a vingt-cinq ans entre conservateurs et libéraux, cette loi continue de satisfaire une majorité relative de Polonais. En revanche, pour les catholiques radicaux soutenus par l’épiscopat, le millier d’avortements pratiqués légalement chaque année en Pologne représente toujours autant de « meurtres » de trop.
A l’inverse, l’association de planning familial Federa relève que « la loi de 1993 est violée de façon chronique » car, même dans les situations où elle autorise le recours à l’avortement, il existe des régions entières où aucun médecin n’accepte de le pratiquer, soit par peur d’être poursuivi en justice, soit en raison d’une « utilisation abusive de la clause de conscience ».
La tactique a fonctionné
Pour lutter contre les effets négatifs de cette législation, en particulier l’exécution clandestine d’avortements dans des conditions souvent dangereuses, le collectif Sauvons les femmes avait réuni fin 2017 près de 500 000 signatures en soutien à une initiative législative qui aurait établi un droit effectif à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) pendant les douze premières semaines. C’est ce texte qui a été rejeté en première lecture mercredi 10 janvier, par 202 voix contre 194 en faveur de la poursuite des travaux.
Alors que des députés libéraux avaient manqué à l’appel, voire s’étaient prononcés pour l’abandon pur et simple du projet, 58 élus du PiS pourtant hostiles à l’avortement avaient voté pour l’examen du texte en commission. Le parti au pouvoir peut ainsi se vanter de respecter sa promesse de campagne de ne repousser aucune initiative citoyenne d’ampleur tout en renvoyant sur l’opposition la responsabilité de l’échec de la proposition.
La tactique a fonctionné : depuis le vote, les deux partis libéraux se déchirent en interne à coups de sanctions, d’exclusions, de suspensions d’adhésion et de menaces de démission. Côté PiS, le président du Sénat, Stanisław Karczewski, a d’ores et déjà indiqué que la majorité gouvernementale était « ouverte à des discussions » pour accueillir les élus mis au ban de leur formation d’origine.
Les manifestants de ces derniers jours s’en sont également davantage pris à l’opposition qu’au PiS. Samedi soir, malgré le gel, plus d’un millier de personnes étaient présentes devant le Parlement à Varsovie. A l’invitation d’organisations de gauche, ils ont déclamé les noms des députés absents lors du vote sur le texte du collectif Sauvons les femmes en les accusant de « lâcheté ».
Nouvelle journée de mobilisation
Toutefois, au-delà de ces cris de colère, les revendications des participants n’étaient pas unanimes. Pat et Michał (qui n’ont pas communiqué leur patronyme), un jeune couple, continuaient de demander la « libéralisation d’une loi qui ne fonctionne pas » quand d’autres ne veulent que le maintien du statu quo. « Je suis venu réclamer l’abandon du projet de durcissement de la législation sur l’avortement », explique Adam, retraité.
Plus d’un an après l’échec d’une première tentative d’interdiction totale de l’avortement, la nouvelle proposition de durcissement, soutenue par 830 000 citoyens, abandonne l’idée de punir les femmes qui recourent illégalement à l’avortement et maintient la possibilité d’interrompre une grossesse mettant en danger la vie de la femme enceinte ou résultant d’un viol. Toutefois, la suppression de l’exception en cas de malformation grave du fœtus reviendrait de fait à interdire 95 % des avortements légaux aujourd’hui pratiqués en Pologne.

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                Bruxelles et Varsovie baissent le ton



Les organisateurs de la « grève des femmes », à l’origine des « marches noires » qui avaient rassemblé fin 2016 près de 250 000 personnes dans 150 villes et obtenu le retrait du projet d’interdiction totale, appellent à une nouvelle journée de mobilisation mercredi 17 janvier.
Toutefois, face à ce nouveau texte moins sévère, il est possible que la participation soit moindre. Le PiS n’aurait alors plus de raison de pas adopter cette nouvelle restriction du droit à l’avortement, promesse de longue date faite au clergé en échange de son soutien électoral.
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            data-slide-description="La proposition de libéralisation de l’avortement a été rejetée à neuf voix près en première lecture, alors que 39 élus des partis libéraux étaient absents lors du vote. Furieux, des défenseurs des droits des femmes ont manifesté le week-end du 13  janvier à Varsovie pour dénoncer une « honte »."
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            data-slide-description="Loris et son mari Marek : « Nous sommes originaires du Pérou et vivons en Pologne depuis 37 ans, nous sommes solidaires des femmes polonaises.  Le problème concerne directement nos petits-enfants. »"
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            data-slide-description="Gosia (au centre) : « Je ne veux pas que mes petites-filles deviennent des esclaves. J’ai milité contre la loi martiale dans les années 1980. Aujourd’hui, nous devons rester vigilants pour que la situation n’empire pas. »"
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            data-slide-description="Krystyna Kacpura, présidente de Federa, association de planning familial, relève que « la loi de 1993 est violée de façon chronique » car, même dans les situations où elle autorise le recours à l’avortement, il existe des régions entières où aucun médecin n’accepte de le pratiquer, soit par peur d’être poursuivi en justice, soit en raison d’une « utilisation abusive de la clause de conscience »."
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            data-slide-description="Zofia, 20 ans : « Je ne veux pas qu’on restreigne mes droits. Décider de ce que l’on fait de son corps et de sa santé est un droit essentiel. La femme doit être la seule à décider de sa grossesse. Je veux que notre loi soit moderne, comme dans la plupart des pays européens. Je ne veux pas que la Pologne devienne un second Salvador où les femmes son condamnées même pour une fausse couche. »"
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            data-slide-description="Anna Karczewska, vice-présidente de « Sauvons les femmes » : « Nous devons rester mobilisés malgré la fatigue et les doutes. Je rève d’une Pologne où la seule divison sera la sépartion entre l’Eglise et l’Etat. »"
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            data-slide-description="Alan, 16 ans : « Je suis là parce que je ne suis pas d’accord pour qu’un évêque, un prêtre ou un homme politique décide de ce qu’une femme doive faire de son corps. C’est mon devoir d’être aux côtés des femmes qui luttent pour leurs droits. »"
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            data-slide-description="Julia et Marta, 18 ans : « Les médecins devraient faire leur métier sans à priori, selon leurs capacités médicales et non un choix moral. »"
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            data-slide-description="Les restrictions concernant l’avortement font de la Pologne l’un des pays les plus conservateurs d’Europe."
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            data-slide-description="Agnieszka et Anna : « Nous avons participé à toutes les manifestations organisées pour le droit à l’avortement depuis que le débat existe en Pologne. Les femmes doivent être traitées comme des citoyennes à part entière, avec le même respect que les hommes. »"
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            data-slide-description="Grazyna, 67 ans : « L’Eglise et le parti au pouvoir veulent faire de nous des esclaves de leurs volontés. Aujourd’hui, les Polonaises qui s’occupent de leur famille sont traitées comme des citoyennes de seconde zone. Ils ne veulent pas que nous ayons une vie sexuelle, que nous ayons du plaisir, ils veulent juste qu’on fasse des enfants. »"
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            data-slide-description="Agnieszka, 33 ans, et Zosia, 7 ans. « Je suis pour la libéralisation de l’avortement, comme la loi le permet dans de nombreux pays où l’on peut avorter jusqu’à 12 semaines de grosesse. »"
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            data-slide-description="Agnieszka, 42 ans, est venue avec son fils Adrian qui a 21 ans : « C’est très important que les femmes puissent décider ce qu’elles font de leur corps et de leur vie. Dans certaines situations, avorter est la meilleure solution. »"
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            data-slide-description="Lucyna, 60 ans : « Je suis furieuse de devoir me battre pour la même cause qu’il y a trente ans. Je ne peux pas accepter que le monde pour lequel nous avons combattu, la participation à l’UE, disparaissent d’une année à l’autre. Je ne veux pas que ce pays devienne comme un enfer pour les femmes. »"
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            data-slide-description="Janina, 79 ans : « Nous sommes là car personne ne peut décider de la conscience des femmes.  » Romuald, 88 ans : « Je suis gynécologue, et je ne peux comprendre ceux qui ne viennent pas en aide à leurs patientes. »"
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            data-slide-description="Joanna, 35 ans, artiste : « J’avais organisé la première manifestation il y a quinze ans et nous pensions alors que la situation changerait rapidement. Quelle ironie que de manifester de nouveau avec les mêmes slogans et combattre pour des droits essentiels ! »"
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La proposition de libéralisation de l’avortement a été rejetée à neuf voix près en première lecture, alors que 39 élus des partis libéraux étaient absents lors du vote. Furieux, des défenseurs des droits des femmes ont manifesté le week-end du 13  janvier à Varsovie pour dénoncer une « honte ».

KASIA STREK POUR LE MONDE
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Près de deux mille personnes ont manifesté le 13 janvier devant le Parlement, à Varsovie, alors que le pays se rapproche d’une interdiction quasi totale de l’IVG.
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Compte rendu

Le régime soudanais sous pression

Des manifestations contre la vie chère et des tensions avec l’Egypte fragilisent le pouvoir du président Omar Al-Bachir.

Joan Tilouine
    



LE MONDE
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        Le 15.01.2018 à 10h51

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        Mis à jour le 15.01.2018 à 17h20






    
Dans une boulangerie de Khartoum, le 5 janvier.
Crédits : ASHRAF SHAZLY / AFP


La prospérité annoncée par le régime soudanais à la fin de l’embargo américain n’est pour l’instant qu’un mirage. Depuis la levée partielle, en octobre 2017, des sanctions imposées par les Etats-Unis depuis deux décennies, la situation économique s’est dégradée. Le régime d’Omar Al-Bachir, au pouvoir depuis 1989, a en effet multiplié par trois les tarifs des droits de douane, provoquant une hausse mécanique des prix sur les produits importés, soit presque tout, à commencer par le blé, l’essence et l’électricité. Le prix du pain a ainsi doublé. L’inflation de 37 %, conjuguée à une dépréciation de la livre soudanaise face au dollar, a suscité la colère des Soudanais.
Ce sont, comme d’habitude, les étudiants qui ont manifesté un peu partout dans le pays. Craignant des mouvements d’ampleur comme en 2013 (plus de 200 morts) et en 2016, tous deux déclenchés par la hausse des prix, le régime a réagi par la force : arrestations massives d’étudiants et de deux figures de l’opposition, un jeune tué, dimanche 7 janvier, et trois autres blessés à Al-Genaïna au Darfour, confiscation de six quotidiens.

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                « Le jour où les réfugiés soudanais sont revenus à Varennes-sur-Allier, où tout a commencé »



Une controverse a vu le jour la semaine dernière, après la diffusion d’une vidéo montrant Qassem Badri, le doyen de l’université Ahfad pour femmes, en train de frapper des étudiantes qui protestaient contre le prix élevé de la nourriture. L’Union européenne a exhorté, le 11 janvier, Khartoum à autoriser les manifestations pacifiques. Un appel à manifester dans tout le pays a été lancé pour mardi 16 janvier.
« Asphyxié économiquement »
Le gouvernement a tardé à présenter son budget 2018, faisant la part belle à la sécurité et la défense, au détriment de l’éducation et de la santé. Bien qu’avec une intensité moindre, les conflits se poursuivent au Darfour, au Kordofan du Sud et au Nil Bleu. L’Etat reste dépourvu de moyens, privé de la rente pétrolière depuis l’indépendance du Soudan du Sud en 2011 et des revenus tirés de l’exploitation de l’or, en grande partie exporté illégalement.
Toujours inscrit sur la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme, le Soudan ne voit pas venir les investissements escomptés. « Nous n’avons pas tiré profit de la levée de l’embargo [américain]. Les banques du monde entier sont encore réticentes à faire des affaires avec les banques soudanaises », a reconnu le ministre des finances, Mohamed Othmane Al-Rikabi.
Les aides de l’Arabie saoudite, qui a déposé un milliard de dollars (815 millions d’euros) sur le compte de la Banque centrale en 2016 en promettant une aide militaire de 5 milliards de dollars, et des Emirats arabes unis (EAU), qui ont versé 500 millions de dollars au Soudan la même année, n’ont pas suffi. « Asphyxié économiquement, le Soudan a joué la carte de l’Arabie saoudite [contre l’Iran, avec lequel il a rompu], mais a enregistré de lourdes pertes humaines au Yémen, plusieurs centaines d’hommes dans une guerre qui ne va nulle part et ne rapporte pas de fonds, constate Roland Marchal, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris. Le Soudan semble chercher à se désengager et à se rapprocher de l’axe Turquie-Qatar, mais il est inimaginable pour Riyad et Abou Dhabi de laisser la Turquie devenir un grand acteur régional. »
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en visite à Khartoum fin décembre 2017, a multiplié les promesses d’investissements. Le président Omar Al-Bachir a promis de céder à la Turquie la presqu’île de Suakin, un bout de terre de 70 km2, dans le nord-est du pays, pour quatre-vingt-dix-neuf ans, « afin de la reconstruire », restant flou sur les contours de l’accord. Autrefois lieu de passage prisé des pèlerins en route vers La Mecque, ce territoire, parsemé de bâtiments en ruines, occupe une position stratégique sur la mer Rouge.
Bataille d’influence en mer Rouge
Cette annonce a ravivé les tensions entre le Soudan et l’Egypte, qui considère la Turquie d’Erdogan comme un soutien des Frères musulmans. Le Caire redoute l’installation d’une base militaire turque à Suakin, qui ferait suite à celle créée en Somalie en septembre. Dans cette bataille d’influence en mer Rouge, les Emirats arabes unis disposent d’un accès au port d’Assab, en Erythrée, en partie déjà militarisé et où leur allié égyptien aurait renforcé son contingent début janvier. Le 9 janvier, le président égyptien, Abdel Fatah Al-Sissi, a reçu au Caire son homologue érythréen, Isaias Afwerki.

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                Du Soudan à la France, un réfugié dessine son odyssée


En réaction, le Soudan a rappelé son ambassadeur au Caire et décidé la fermeture de ses frontières avec l’Egypte et l’Erythrée. Le vice-président du parti au pouvoir à Khartoum, Ibrahim Mahmoud Hamid, a confirmé jeudi « des informations sur de potentielles menaces sécuritaires de l’Egypte et de l’Erythrée ».


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Un premier défilé d’ampleur entendait dénoncer, samedi, le retour au pouvoir du FPÖ.
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A Vienne, l’autre Autriche manifeste contre l’extrême droite

Un premier défilé d’ampleur entendait dénoncer, samedi, le retour au pouvoir du FPÖ.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 11h17
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


Ils voulaient offrir au monde un autre visage de l’Autriche. Samedi 13 janvier, ils ont surtout prouvé la grande diversité des oppositions à l’extrême droite. Car, finalement, peu de chose rassemblait les milliers de personnes – 20 000 selon la police, 70 000 selon les organisateurs – venues manifester dans le froid d’un mois de janvier continental, à Vienne, contre le retour du FPÖ au pouvoir, dans ce petit pays d’Europe.
Militants d’extrême gauche ou sociaux-démocrates, étudiants, intellectuels engagés, bénévoles soutenant les réfugiés ou simples citoyens alarmés, ils étaient bien plus nombreux que prévu à avoir jugé nécessaire d’entamer l’année en rappelant au nouveau gouvernement, formé le 20 décembre 2017, qu’ils entendaient donner de la voix. « C’était l’une des manifestations les plus importantes depuis des années », s’est réjouie Carla Sedlak, de l’association antifasciste Plattform Radikale Linke, qui déplore que l’Autriche soit à l’aube d’une « transformation autoritaire, comme en Hongrie et en Pologne ».
Très bien représentés, les syndicats de la gauche ont condamné la politique économique de la nouvelle coalition entre les conservateurs-chrétiens (ÖVP, parti populaire) et l’extrême droite (FPÖ, Parti de la liberté d’Autriche), une « attaque frontale de la classe ouvrière », selon l’un de leurs membres, Axel Magnus. Le gouvernement « prévoit des sanctions à l’encontre des chômeurs de longue durée, réfléchit à des journées de douze heures de travail et à réduire les pauses des employés, a énuméré le social-démocrate (SPÖ) Andreas Schieder. Pendant ce temps-là, il accorde des énormes réductions d’impôts à l’industrie du tourisme et aux employeurs. »
« Provocation »
Les manifestants ont par ailleurs réclamé la démission du très controversé nouveau ministre de l’intérieur, Herbert Kickl. Ce dernier a proposé, jeudi 11 janvier, de cantonner les demandeurs d’asile de manière « concentrée » dans des centres. Une terminologie rappelant les camps de concentration.
Une « provocation », selon l’essayiste Robert Misik, tout comme, semble-t-il, pour le président de la République, qui lance un rappel à l’ordre. « Qu’elles soient délibérément utilisées ou non, les formules pouvant être comprises comme autant d’allusions aux heures les plus sombres de notre histoire ne doivent trouver aucune place dans le discours politique », a mis en garde l’écologiste Alexander Van der Bellen, précisément élu en 2016 par une majorité des Autrichiens pour faire barrage au candidat FPÖ, Norbert Hofer, au sommet de l’Etat.

        Lire la tribune :
         

          « Si l’Autriche avait assumé son passé, elle se serait engagée dans une autre voie »



Le chancelier social-démocrate sortant, Christian Kern, a demandé à son successeur, Sebastian Kurz (ÖVP), de sanctionner ce dérapage en invoquant la « réputation » de l’Autriche sur la scène internationale. « Dans six mois, ce ministre va se retrouver dans une position de leader européen de la politique de l’asile, puisque son gouvernement va présider l’Union européenne, rappelle Benjamin Abtan, le président du Mouvement antiraciste européen, qui fédère des organisations dans trente-cinq pays et a participé aux manifestations à Vienne. C’est inacceptable. »
Pour l’instant, M. Kurz semble satisfait de « l’importante clarification » de son ministre, qui a assuré n’avoir « en aucun cas eu l’intention de provoquer ». M. Kickl n’aura sans doute pas convaincu le Comité autrichien de Mauthausen, une organisation de déportés, qui s’était déjà indigné, quinze jours auparavant, de la nomination d’Alexander Höferl comme porte-parole au ministère de l’intérieur.
Ce dernier n’est autre que l’un des anciens journalistes d’Unzensuriert, un site Internet de « réinformation », dont les contenus « aux tendances antisémites et extrêmement hostiles aux étrangers » relaient des « théories du complot et une idéologie prorusse », selon un rapport des services fédéraux de renseignement, datant de 2016 et consulté par Le Monde.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Alors que la présidentielle approche, les réformes ont fait exploser les prix, frappant durement la population.
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Compte rendu

L’économie égyptienne, talon d’Achille du président Sissi

Alors que la présidentielle approche, les réformes ont fait exploser les prix, frappant durement la population.

Hélène Sallon
    



LE MONDE
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        Le 15.01.2018 à 10h38

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        Mis à jour le 15.01.2018 à 11h20






                        

Crédits : AMR ABDALLAH DALSH / REUTERS


                    

Le candidat Abdel Fattah Al-Sissi n’avait peut-être pas pris toute la mesure de la crise économique lorsqu’il avait promis, lors de la campagne présidentielle de 2014, de remettre l’Egypte sur la voie de la stabilité et de la prospérité en deux ans. Héritant d’un Etat en quasi faillite après trois ans de soubresauts révolutionnaires et des décennies d’attentisme, le président élu a dû se résoudre à lancer un vaste chantier de réformes en novembre 2016, qui a mis fin au modèle d’Etat-providence hérité de la période nassérienne et devenu intenable.
Un an après la mise en œuvre des réformes, le président Sissi sait sa popularité au plus bas parmi la population, qui subit de plein fouet les coupes aux subventions étatiques et une inflation de plus de 30 %. A quelques semaines de l’élection présidentielle, du 26 au 28 mars, ce désarroi populaire pourrait – en l’absence d’une opposition solide, décimée par la répression – être le principal obstacle à une réélection en forme de plébiscite.
« Révolution en cours »
Les acteurs internationaux et les milieux d’affaires sont, eux, unanimes pour saluer « le courage » du gouvernement dans la mise en œuvre de « réformes douloureuses mais indispensables ». « L’Egypte était, il y a un an, comme un malade en phase terminale. Elle entre dans la phase de rémission, qui sera très longue. Mais, l’Egypte d’avant et d’après Sissi ne sera pas la même. C’est une véritable révolution qui est en cours », résume un diplomate occidental.
Le diagnostic était posé depuis longtemps. La période de turbulences ouverte avec la révolution du 25 janvier 2011 a précipité la crise. « L’armée a même dû prêter de l’argent à l’Etat en 2011-2012 », assure un diplomate égyptien. Les quatre rentes sur lesquelles vivait l’Egypte – le tourisme, le canal de Suez, les transferts d’argent des émigrés dans le Golfe et les exportations d’hydrocarbures – se sont effondrées. Devenu importateur en hydrocarbures,...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Pierre Krähenbühl, responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine, explique l’importance de la mission alors que Washington menace de ne plus payer sa part.
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Réfugiés palestiniens : « Il n’y a pas d’alternative à ce que fait l’agence de l’ONU »

Pierre Krähenbühl, responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine, explique l’importance de la mission alors que Washington menace de ne plus payer sa part.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 10h26
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



   


Le sort des réfugiés palestiniens est engagé dans le rapport de force diplomatique entre l’administration Trump et l’Autorité palestinienne (AP). Washington menace l’UNRWA, l’agence de l’ONU qui leur prête assistance depuis près de soixante-dix ans, de geler une partie de son importante contribution financière, pour obliger le président palestinien, Mahmoud Abbas, à accepter des négociations sous conditions américaines avec Benyamin Nétanyahou.
Dans un entretien au Monde, le commissaire général de l’agence, Pierre Krähenbühl, souligne l’importance qu’elle revêt pour la stabilité au Moyen-Orient, et renvoie les parties impliquées à leurs responsabilités.
L’UNRWA a-t-elle déjà fait l’objet, par le passé, d’attaques aussi vives de Washington ?
Il faut faire une distinction. L’UNRWA a déjà fait l’objet d’attaques sur son mandat, sa création à l’attention d’une seule communauté, les réfugiés de Palestine. Lorsque vous travaillez dans un environnement aussi polarisé que le Moyen-Orient, au cœur du conflit entre Israël et Palestine, vous êtes souvent exposés à la critique. Il est déjà arrivé, dans le passé, que des donateurs réduisent ou coupent leur contribution.
La situation actuelle diffère. Le principal donateur historique de l’UNRWA – les Etats-Unis –, qui a été extrêmement généreux pendant des décennies, a un débat sur la façon de donner à la suite de ce qui s’est passé à l’Assemblée générale de l’ONU sur Jérusalem [à savoir la condamnation de la reconnaissance unilatérale, par Washington, de Jérusalem comme capitale d’Israël]. Ils ont décidé d’intégrer le financement de l’UNRWA dans cette analyse. Il y a un débat en cours. Mais aucune décision ne nous a été communiquée.

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                Mahmoud Abbas dénonce la « claque du siècle » infligée par Donald Trump sur Jérusalem



Quelles seraient les conséquences d’un retrait américain ?
L’UNRWA dépense entre 1,2 et 1,3 milliard de dollars par an. Si on prend l’ensemble de la contribution américaine, elle représente 300 millions de dollars. Le manque à gagner serait très important. Mais l’Union européenne et ses Etats membres représentent plus de 55 % des fonds. Nous avons de solides soutiens ailleurs. Il est de ma responsabilité que les 5 millions de réfugiés, dont 500 000 élèves dans 700 écoles, de Syrie à Gaza en passant par le Liban, la Cisjordanie et la Jordanie, puissent continuer à avoir accès à nos services. S’il devait y avoir une décision négative, il faudrait bien sûr que nous lancions des plans alternatifs, qu’on trouve de nouvelles alliances. On ne va pas abandonner cette communauté.
On a l’impression que le financement de l’UNRWA est en fait menacé depuis des années…
« Menacé », non, car ce mot donne le sentiment qu’il y aurait une espèce de plan pour mettre l’organisation en faillite. Ce serait injuste, d’autant que les donaateurs sont confrontés à une multiplicité de crises. Les contributions n’ont pas été à la baisse, mais les besoins de l’UNRWA sont en augmentation. Lorsque vous êtes confrontés à la guerre de 2014 à Gaza, ou depuis sept ans aux besoins des 500 000 réfugiés palestiniens en Syrie, il faut mobiliser davantage. Ma position consiste à dire aujourd’hui : n’aggravons pas l’instabilité actuelle au Moyen-Orient. Je pense qu’il n’est dans l’intérêt de personne d’avoir, par exemple, 270 000 enfants dans la bande de Gaza soudain privés de scolarisation.
On reproche parfois à l’UNRWA de permettre à la direction palestinienne de ne pas assumer ses responsabilités. Que répondez-vous ?
Ce genre de commentaires vient d’abord de gens qui se sont eux-mêmes déresponsabilisés politiquement par rapport au conflit. Si l’UNRWA existe après soixante-dix ans, elle n’en avait pas l’intention. C’est parce que la communauté internationale et les parties ont échoué de façon dramatique dans leur engagement à résoudre le conflit. Dans les accords d’Oslo [signés en 1993], un plan de transition sur cinq ans était prévu, selon lequel l’UNRWA aurait remis ses installations et son personnel, en Cisjordanie et à Gaza, à l’Autorité palestinienne. L’UNRWA a grandi parce que le processus d’Oslo est un échec.
J’ai aussi entendu dire qu’on boucherait les horizons pour les réfugiés eux-mêmes. La plus belle découverte que j’ai faite à l’UNRWA, après avoir travaillé vingt ans à la Croix-Rouge internationale, a été de voir un fonctionnement totalement différent des organisations humanitaires traditionnelles. Dans l’humanitaire, on regarde d’abord les victimes d’une catastrophe, de violences, d’un conflit. On les aide à surmonter la crise. Quand on investit comme l’UNRWA dans l’éducation, depuis les années 1950, avec plus de deux millions de personnes qui ont fini leurs études, on ne crée pas de la dépendance, mais les capacités de développement personnel.
Benyamin Nétanyahou réclame le transfert progressif des fonds de l’UNRWA vers le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU. Qu’en pensez-vous ?
Qui peut croire qu’en supprimant l’UNRWA, les Palestiniens n’aspireraient plus à une solution juste et durable, qu’ils ne ressentiraient plus le besoin de régler une injustice profonde ? C’est une illusion. A l’Assemblée générale de l’ONU, le mandat de l’ONU vient d’être reconduit par 167 membres pour trois ans sans modification. L’UNRWA est reconnu pour son rôle indispensable.

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Les Israéliens ne comptent-ils pas sur une révision de la définition de réfugié palestinien, pour la rendre plus étroite ?
Un des arguments les plus souvent utilisés et les plus faux concerne les différences de définition. L’UNRWA a été établi avant le Haut-Commissariat aux réfugiés (UNHCR). Ce n’est pas l’UNRWA qui a défini ce qu’est un réfugié palestinien mais la communauté internationale, qui le reconfirme tous les trois ans.
J’ai longtemps travaillé en Afghanistan. Il y a des familles afghanes qui sont réfugiées au Pakistan ou en Iran depuis quarante ans et l’invasion soviétique de leur pays. Le HCR les reconnaît comme tels et les assiste, de même que leurs enfants. On nous reproche de transférer ce titre de réfugié de génération en génération palestinienne. Le HCR fait de même ! La seule grande différence entre un réfugié afghan et un réfugié palestinien, c’est que le premier peut rentrer dans un pays certes en situation difficile, mais indépendant. Les réfugiés de Palestine, eux, n’ont pas le choix. Les acteurs qui ne contribuent pas à une solution négociée perpétuent aujourd’hui le statut de réfugié palestinien.
Il y a bien sûr des choses que j’aimerais voir évoluer. On a 500 000 enfants dans les écoles. Le grand défi n’est pas seulement de leur fournir une éducation de qualité. Que va-t-il leur arriver après leurs études ? Après neuf ans dans nos établissements, dans la bande de Gaza, 65 % des jeunes se retrouvent sans emploi. Il s’agit d’un défi de société dans un contexte de conflit armé et d’occupation.
Cela ne relève-t-il pas de la responsabilité de l’AP ?
La réalité sur le terrain, celle de l’occupation militaire, est qu’il n’y a pas d’alternative à ce que nous faisons aujourd’hui. La dernière chose dont nous avons besoin au Moyen-Orient est qu’un acteur et contributeur majeur à la stabilité se retrouve en insécurité financière. On peut aussi voir cela d’une perspective européenne. Que se passerait-il dans la durée s’il n’y avait ni horizon politique ni fourniture de services à cette communauté ? Vous pensez que les cinq millions de réfugiés palestiniens resteraient tous dans la région ? On ne peut à la fois se soucier de l’arrivée des migrants en Europe et ne pas vouloir investir ici dans la région. Il faut donner un horizon.
Allons à l’essentiel. Et si c’était moi et ma famille ? Si vous avez le sentiment que l’avenir de vos enfants n’est pas garanti, que l’institution qui vous a permis d’obtenir vos diplômes est affaiblie, que le Moyen-Orient est déterminé par les conflits, et qu’en plus, malgré toutes les promesses faites depuis vingt-cinq ans sur l’intérêt de la modération en politique, rien ne se passe, on se dit qu’il va falloir créer cet horizon ailleurs. Dans ce cas, on n’émigre pas vers le sud… Je ne veux pas faire croire que ce genre de phénomène peut survenir d’un jour à l’autre. Mais souvenons-nous des Syriens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ La présidente sortante est accusée de ne pas avoir fait campagne pour son vice-président Joseph Boakai, battu par George Weah le 26 décembre 2017.
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Compte rendu

Au Liberia, Ellen Johnson Sirleaf exclue de son parti

La présidente sortante est accusée de ne pas avoir fait campagne pour son vice-président Joseph Boakai, battu par George Weah le 26 décembre 2017.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 15.01.2018 à 10h26






    
La présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf à Monrovia, le 12 octobre 2017.
Crédits : Thierry Gouegnon / REUTERS


Le parti au pouvoir au Liberia a annoncé, dimanche 14 janvier, l’exclusion de la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf. Il lui reproche de ne pas avoir fait campagne pour son vice-président Joseph Boakai, battu par George Weah au second tour le 26 décembre 2017. Mme Sirleaf, 79 ans, qui cédera le pouvoir le 22 janvier, ne pouvait se représenter, après deux mandats consécutifs de six ans. George Weah, sénateur et légende du football, l’a emporté sur Joseph Boakai par 61,5 % des voix contre 38,5 %.

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Le comité exécutif du Parti de l’unité, la formation de M. Boakai et Mme Sirleaf, première femme élue à la tête d’un Etat africain, a « voté l’exclusion » de cette dernière, ainsi que de trois autres de ses dirigeants, selon le communiqué. Leur sont reprochées « des violations de la Constitution du parti », imposant notamment à ses membres de « faire campagne aux élections pour le candidat du Parti de l’unité », ainsi que « d’autres actions attentatoires à l’existence ou la réputation » de cette formation. « Le comportement des personnes exclues constitue également un sabotage et a nui à l’existence du parti », selon le texte.
Corruption et népotisme
M. Boakai, perçu comme l’héritier naturel d’Ellen Johnson Sirleaf, avec laquelle il a été élu puis réélu sur un « ticket » présidentiel, a pris ses distances avec la Prix Nobel de la paix 2011, qui n’est pas apparue dans sa campagne. Les commentateurs politiques estiment que M. Boakai lui-même a cherché à se démarquer de la partie la plus contestée du bilan de l’administration sortante, notamment les difficultés économiques vécues par la grande majorité des Libériens et les accusations de corruption, voire de népotisme.

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Le candidat arrivé troisième lors du premier tour, le 10 octobre, Charles Brumskine, et M. Boakai ont accusé la présidente d’avoir pesé sur les résultats, notamment en rencontrant à son domicile des responsables de la commission électorale quelques jours avant le vote.
Cible de violentes critiques, y compris au sein de son propre parti, Mme Sirleaf, avait estimé le 7 novembre que « la démocratie était attaquée » au Liberia, exhortant la classe politique à se ressaisir, dans une déclaration lue à la radio.
« Les allégations, le discours de haine, le langage rétrograde, ont caractérisé ce qui devrait être un moment de fierté dans notre histoire », avait-elle déploré lors de la première transition entre deux présidents élus dans ce pays d’Afrique de l’Ouest depuis plus de soixante-dix ans.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ A l’issue d’une semaine de tensions, au fil de laquelle environ 800 personnes ont été interpellées, le gouvernement affecte de se montrer à l’écoute de la rue.
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Décryptage

En Tunisie, sept ans après la chute de Ben Ali, un anniversaire au goût amer

A l’issue d’une semaine de tensions, au fil de laquelle environ 800 personnes ont été interpellées, le gouvernement affecte de se montrer à l’écoute de la rue.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
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        Le 15.01.2018 à 10h15

     •
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        Mis à jour le 15.01.2018 à 11h06






                        

Crédits : ANIS MILI / AFP


                    

Ce fut une kermesse étrange, à la fois festive et crispée, une fête du souvenir où la police antiémeute déployait ses escouades au pied d’estrades de musiciens, devant une foule drapée dans les couleurs tunisiennes. Dimanche 14 janvier, l’avenue Bourguiba, haut lieu des rassemblements politiques au cœur de Tunis, a célébré dans une atmosphère brouillée le septième anniversaire de la chute du dictateur Zine El-Abidine Ben Ali. En ces temps de fièvre sociale, rien n’avait été laissé au hasard, jusqu’à la fouille des sacs entre deux barrières.

Alors qu’à travers le pays un mécontentement parfois émaillé de violences couve depuis le début de l’année contre la vie chère, le rassemblement de l’avenue Bourguiba – entre 1 000 et 2 000 personnes – offrait une gamme assez complète des humeurs tunisiennes. On pouvait y trouver des durs agitant le drapeau de la révolte, comme des modérés appelant à calmer le jeu.
A écouter Wahib Ben Chahla, membre de Fech Nestannew (« qu’est-ce qu’on attend ? »), le groupe de militants de gauche qui alimente l’agitation à Tunis depuis une semaine, la pression va continuer de monter. « La jeunesse en a marre de ce système qui la marginalise. Elle ne va pas lâcher prise », prévient-il.

A l’opposé, Tawfik Rashid, secrétaire général de la fédération des travaux publics de l’Union générale du travail tunisien (UGTT), le principal syndicat tunisien, joue la pondération. « Les manifestations contre le chômage et la vie chère sont légitimes, explique-t-il, mais la violence des bandits doit être condamnée. A l’UGTT, on demande que le gouvernement rectifie le tir de sa politique d’austérité mais on ne cherche pas le conflit avec lui. »
Conflit larvé
Cette attitude de l’UGTT, acteur qui a historiquement joué un rôle décisif dans les mouvements sociaux et politiques en Tunisie, est probablement le meilleur atout du gouvernement dans sa contre-offensive visant à reprendre...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Lourdement endetté, le groupe britannique emploie plus de 40 000 personnes dans le monde, dont 19 000 au Royaume-Uni.
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Grande-Bretagne : le géant du BTP et des services Carillion en faillite

Lourdement endetté, le groupe britannique emploie plus de 40 000 personnes dans le monde, dont 19 000 au Royaume-Uni.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 09h53
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 10h53
   





                        


Le groupe britannique de construction et de services Carillion s’est déclaré en faillite, lundi 15 janvier, après l’échec de discussions avec les banques et le gouvernement pour maintenir à flot la société, lourdement endettée.
Carillion explique dans un communiqué n’avoir eu d’autre choix que « de se placer en liquidation avec effet immédiat », laissant potentiellement sur le carreau ses quelque 43 000 employés dans le monde, dont 19 500 au Royaume-Uni.
« C’est un jour très triste pour Carillion (...) Ces derniers jours nous n’avons pas été capables de trouver les fonds pour soutenir notre activité et c’est avec le plus grand regret que nous avons pris cette décision », dit Philip Green, président du conseil d’administration du groupe, cité dans le communiqué.
Les services publics pourraient être maintenus
Le groupe précise que le gouvernement devrait apporter les fonds nécessaires pour maintenir les services publics assurés par Carillion, notamment aux écoles et à l’armée britanniques, et qui représentaient une bonne partie de son activité.
La liquidation de la société va désormais être orchestrée par le cabinet PwC et par un responsable désigné par le tribunal des faillites. Carillion a mené d’âpres discussions durant le week-end avec des représentants du gouvernement et avec ses créanciers dans l’espoir de réduire sa dette et de renforcer son capital, mais sans succès.
Le groupe, qui a émis trois avertissements sur résultats depuis juillet 2017 et vu son directeur général démissionner l’été dernier, croulait sous une dette de 1,5 milliard de livres (1,68 milliard d’euros), dont celles liés à son fonds de retraite. Sa situation financière s’est lourdement dégradée ces dernières mois, en raison de reports de chantiers et de difficultés dans l’exécution de contrats. Le prix de son action a été divisé par plus de dix depuis l’été.
Pour Bernard Jenkin, le président (conservateur) de la commission de l’administration publique à la Chambre des communes, la faillite de Carilllion « va ébranler la confiance des gens quant à la capacité du secteur privé à fournir des services publics et des infrastructures », rapporte la BBC lundi. Mick Cash, le secrétaire général du syndicat des transports RMT (Rail, Maritime and Transport), parle « d’une nouvelle désastreuse pour les salariés et pour les transports et services publics en Grande-Bretagne ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Après avoir toujours bénéficié d’une exemption pour leurs études religieuses, les haredim s’opposent farouchement à la possibilité d’un service militaire obligatoire. Mais ils évoluent, comme l’armée elle-même.
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édition abonné


En Israël, les juifs ultra-orthodoxes au seul service de Dieu

Après avoir toujours bénéficié d’une exemption pour leurs études religieuses, les haredim s’opposent farouchement à la possibilité d’un service militaire obligatoire. Mais ils évoluent, comme l’armée elle-même.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 09h39
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

Les canons à eau avancent, puis reculent. Leur détermination est douteuse, leurs jets manquent de puissance. On sent les policiers aussi irrités qu’embarrassés. Face à eux, des centaines de silhouettes sombres dansent et chantent. Certains se jettent sous les roues des camions avant d’être évacués. D’autres, stoïques, ont protégé leur chapeau noir avec un sac plastique puis ont offert leur dos aux jets à haute pression. Ils psalmodient. En ce dimanche de la fin novembre, les tramways ne passent pas au bout de la rue Jaffa, à Jérusalem. Une nouvelle manifestation réunit la frange la plus endurcie, très jeune, des communautés ultra-orthodoxes. Celle prête à tous les excès pour s’opposer à une perspective insupportable : le service militaire obligatoire pour tous.
Plus d’exemption permettant de consacrer sa vie à Dieu et aux textes ? On est encore loin d’une telle révolution. Mais le 12 septembre, la Haute Cour de justice a estimé que la législation en vigueur était discriminatoire envers le reste des jeunes Israéliens, ceux qui font leur service. Une loi qui prévoyait d’accélérer la participation des haredim (« les craignant Dieu ») à l’armée avait en effet été neutralisée par un amendement voté en 2015. Les hauts magistrats ont donné jusqu’à la fin de l’été 2018 au gouvernement de Benyamin Nétanyahou pour concevoir un nouveau dispositif. La coalition de droite, à laquelle participent deux formations ultra-orthodoxes choyées comme jamais, cherche une porte de sortie. En attendant, cette population religieuse est mobilisée pour pousser ses propres représentants à l’action.
Raidissement contre le service militaire
Au moment de la fondation de l’Etat d’Israël, il y a soixante-dix ans, les haredim ne se distinguaient pas du reste de la population. Mais les premiers dirigeants laïcs, à commencer par le premier ministre, David Ben Gourion, ont accordé une exemption aux jeunes ultra-orthodoxes pour étudier la Torah, notamment parce que beaucoup de yeshiva...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Hyon Song-wol, figure de proue du plus populaire groupe pop de Corée du Nord, Moranbong, fera partie de la délégation nord-coréenne.
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Jeux olympiques : les deux Corées discutent de la présence d’artistes du Nord

Hyon Song-wol, figure de proue du plus populaire groupe pop de Corée du Nord, Moranbong, fera partie de la délégation nord-coréenne.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 08h27
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 11h24
   





                        


Des délégués nord et sud-coréens ont entamé, lundi 15 janvier, des discussions sur de possibles prestations d’artistes du Nord en février lors des Jeux olympiques au sud, auxquels Pyongyang a accepté de participer. Ils se sont retrouvés dans la partie nord de la « zone commune de sécurité » du village frontalier de Panmunjom, a annoncé le ministère sud-coréen de l’unification.
Après des mois d’incertitude, la Corée du Nord a décidé la semaine dernière, lors du premier dialogue officiel intercoréen en plus de deux ans, d’envoyer aux jeux de Pyeongchang (du 9 au 25 février) une délégation comptant non seulement des athlètes, mais aussi des pom-pom girls ou encore des artistes.

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          Entre les deux Corées, un début de détente



Parmi la délégation nord-coréenne figurent Kwon Hyok-bong, un haut responsable du ministère nord-coréen de la culture, et Hyon Song-wol, figure de proue du plus populaire groupe pop de Corée du Nord, Moranbong, entièrement féminin. Cette formation créée en 2012 compte dix artistes, qui seraient toutes choisies par le leader nord-coréen Kim Jong-un.
Chansons patriotiques
Ce groupe a bouleversé la scène musicale nord-coréenne avec ses interprétations de succès occidentaux comme My Way ou la chanson-titre du film Rocky, joués sur des violons électriques. Mais son répertoire compte aussi nombre de chansons patriotiques comme L’Anniversaire de maman, qui parle du Parti des travailleurs au pouvoir, ou Nous l’appelons père, une ode à M. Kim, dont les paroles pourraient enfreindre au sud les lois sur la sécurité nationale qui prohibent tout éloge du Nord.
Moranbong avait fait les gros titres fin 2015 en annulant un concert à Pékin en raison d’un différend sur la projection prévue d’images de missiles nord-coréens. Le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo avait rapporté que le groupe avait préféré rentrer en Corée du Nord plutôt que de se plier aux pressions des autorités chinoises qui s’étaient offusquées de ces images belliqueuses.
La délégation sud-coréenne comptait notamment lundi de hauts responsables de l’Orchestre symphonique coréen, ce qui laisse penser que des artistes du Nord et du Sud pourraient se produire ensemble. Les deux Corées doivent également se réunir samedi à Lausanne avec le Comité international olympique (CIO) pour discuter de la participation des athlètes du Nord.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Deux kamikazes se sont fait exploser sur la place Al-Tayyaran, dans le centre de la capitale irakienne. Le bilan est de 31 morts et une cinquantaine de blessés.
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Irak : un double attentat-suicide fait plus de trente morts à Badgad

Deux kamikazes se sont fait exploser sur la place Al-Tayyaran, dans le centre de la capitale irakienne. Le bilan est de 31 morts et une cinquantaine de blessés.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 07h21
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 10h42
   





                        


Un double attentat-suicide a fait trente et un morts, lundi 15 janvier, en majorité des travailleurs journaliers, dans le centre de Bagdad. C’est la deuxième attaque de ce type dans la capitale irakienne en trois jours, selon des sources médicales.
Un policier, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a fait état de « trente et un morts et de quatre-vingt-quatorze blessés ». « Deux kamikazes se sont fait exploser sur la place Al-Tayaran dans le centre de Bagdad », avait auparavant annoncé le général Saad Maan, porte-parole du commandement conjoint des opérations, qui réunit l’armée et la police, évoquant lui seize morts.
Important carrefour commerçant
La place Al-Tayaran est un important carrefour commerçant de Bagdad et un point de rassemblement pour les travailleurs journaliers qui s’y postent tôt le matin pour trouver un employeur. Elle a été visée à de nombreuses reprises par des attaques, souvent meurtrières. Un photographe de l’AFP sur place a rapporté que de nombreuses ambulances étaient sur les lieux, tandis que les forces de sécurité s’étaient déployées en nombre.
Quelques heures après ces attentats, une bombe a explosé dans l’est de Bagdad, faisant un mort et six blessés, selon le même policier. Les attaques n’ont pas été revendiquées dans l’immédiat.
« Eliminer les cellules dormantes » de l’EI en Irak
En décembre, l’Irak a annoncé la « fin de la guerre » contre l’organisation djihadiste Etat islamique (EI), chassée de la région de Bagdad et de l’ensemble des zones urbaines et peuplées qu’elle contrôlait en Irak. Des cellules djihadistes sont toutefois encore actives au nord de la capitale irakienne. L’EI a commis de nombreux attentats sanglants à Bagdad et dans le reste du pays.
Le premier ministre, Haïder Al-Abadi, a convoqué une réunion d’urgence avec le commandement conjoint des opérations et des responsables des services de renseignement. Il leur a demandé d’agir « pour éliminer les cellules dormantes de l’EI et de protéger la sécurité des citoyens », rapporte un communiqué de son bureau.
La question de la sécurité dans un pays qui reste en proie à des violences meurtrières sera un des enjeux des prochaines élections législatives, prévues en mai, pour M. Al-Abadi, qui y affrontera son prédécesseur Nouri Al-Maliki. Le scrutin aura lieu à la proportionnelle dans les dix-huit provinces du pays pour élire trois cent vingt-huit députés le 12 mai.



                            


                        

                        

