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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ A la veille de la venue d’Emmanuel Macron à Calais, la tension monte dans le milieu associatif. Dépôt de plainte et refus d’assister à la réunion de demain montrent l’exaspération des humanitaires.
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Calais : des associations portent plainte contre la confiscation des biens des migrants

A la veille de la venue d’Emmanuel Macron à Calais, la tension monte dans le milieu associatif. Dépôt de plainte et refus d’assister à la réunion de demain montrent l’exaspération des humanitaires.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h43
    |

            Maryline Baumard








                        



   


A la veille de la venue à Calais du chef de l’Etat, des associations déposent plainte contre X pour destruction et « destruction et dégradation » de biens leur appartenant. A 14 heures lundi 15 janvier, un courrier de dépôt de plainte a été posté en recommandé à destination du procureur du tribunal de grande instance de Boulogne. Dans l’enveloppe, une série de témoignages racontent comment les biens appartenant aux quelques centaines de migrants qui errent dans le Calaisis et tentent de franchir la frontière, sont confisqués et détruits. Le Secours catholique et L’Auberge des migrants sont les premiers à se lancer dans la démarche. Devraient suivre toute une série d’autres associations, de Help Refugees à Women Center en passant par Utopia 56 ou Care for Calais.
Pour pouvoir porter plainte, un collectif d’associations avait « tatoué » 700 sacs de couchage et autant de bâches aux logos de leurs associations. Ce matériel a été distribué le 6 décembre à des exilés, avec signature d’un contrat de prêt. « Nous avons fait signer 120 contrats de prêts », raconte un des participants à l’opération. Cette formule permet de faire valoir que le matériel appartient toujours aux associations et de dénoncer une pratique qu’ils estiment quotidienne.
Bâches et sacs de couchage sont des éléments essentiels de la survie dans cette zone au vent glacial et humide. Mais depuis la distribution, les témoignages de confiscation de ces matériaux affluent. Ces objets finissent en général à la déchetterie et sont détruits. Ce qui exaspère les associations, qui disposent d’un large stock mais refusent de cautionner ce gâchis.

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Des confiscations non reconnues officiellement
Parmi ces témoignages, un humanitaire raconte comment le 11 décembre à 15 h 30, il est témoin d’une opération de « nettoyage ». Il demande à vérifier que des objets lui appartenant ne sont pas dans la benne. Le gendarme « me répond que je ne dois pas m’inquiéter et qu’ils ont vérifié que rien qui soit floqué avec nos logos n’est jeté ». L’humanitaire suit pourtant le camion et « à un feu rouge, la personne qui m’accompagne descend de notre voiture et prend clairement la photo du camion et de la bâche marquée avec le nom du Secours catholique et celui des autres associations », raconte-t-il, reprenant les éléments du témoignage envoyé.
Le 13 décembre déjà, une autre association, assurant une mission d’accompagnement auprès de dix exilés, arrive près d’eux alors qu’ils viennent de se faire dépouiller de leurs maigres biens. Ce groupe de migrants affirme s’être fait retirer duvets, bâches et sacs à dos. « Parmi ces duvets et ces bâches certaines appartenaient à des associations et comportaient leur logo », rappelle la personne dont le témoignage fait aussi partie de l’envoi au procureur. Là encore certaines pièces emportées avaient fait l’objet d’un contrat de prêt.
Officiellement, ces confiscations ne sont pas reconnues par les autorités. l’Etat prétend par divers canaux qu’il s’agit d’opérations de nettoyage et que les seuls objets enlevés sont des matériaux abandonnés par les migrants.

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Deux associations ne rencontreront pas Emmanuel Macron
Le 5 décembre 2017, Le Monde avait été témoin du réveil d’un groupe de migrants par la police, dans la ville de Calais. Matelas, couvertures et effets personnels avaient été mis à la benne. Les migrants, eux, étant pour certains consignés sur place sous un pont de la ville pendant que leurs biens étaient chargés dans un camion benne par des agents municipaux.
« Par respect pour les migrants, bien évidemment, mais aussi pour nos donateurs, nous ne pouvons laisser passer ces confiscations sans déposer plainte », observe Vincent de Coninck, du Secours catholique.
Deux des associations importantes sur le terrain à Calais refusent d’être présentes mardi soir à la réunion à laquelle les convie le chef de l’Etat. Il s’agit d’Utopia 56 et de L’Auberge des Migrants. Toutes deux sont des piliers de la gestion locale des 500 à 600 exilés présents sur place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les sites d’information « Mediapart » et « BuzzFeed News » ont publié le témoignage et les documents révélant l’« amateurisme total » qui régnait au parti d’extrême droite.
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Un ex-employé du Front national révèle les coulisses de la campagne présidentielle de Marine Le Pen

Les sites d’information « Mediapart » et « BuzzFeed News » ont publié le témoignage et les documents révélant l’« amateurisme total » qui régnait au parti d’extrême droite.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 18h44
   





                        



   


Ce dimanche 14 janvier, Mediapart et BuzzFeed News ont publié plusieurs articles documentés retraçant les nombreuses difficultés d’organisation du Front national de Marine Le Pen durant la campagne pour l’élection présidentielle de 2017.
Le témoignage dans Mediapart de Mickaël Ehrminger, arrivé au parti frontiste en 2011, est particulièrement édifiant et dresse le portrait d’un parti miné par les conflits de clans, le manque de cadres dirigeants expérimentés et le manque d’organisation qui en découle.

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Le militant, qui explique avoir travaillé aux pôles logistiques et rédaction (chargé de l’argumentaire) de la campagne de Marine Le Pen, témoigne de ce qu’il qualifie d’« amateurisme total ». Selon Ehrminger, qui a quitté le Front national en août 2017, après la campagne des législatives, « tout se faisait au dernier moment » : les tracts, commandés en urgence (« quitte à payer un supplément de livraison pour que cela soit plus rapide »), les déplacements (« parce qu’au début, il y avait des fuites »).
Une guerre de clans permanente
L’ancien chargé de mission, qui travaillait dans l’équipe de Florian Philippot, décrit Marine Le Pen comme une candidate « sans ligne directrice », se laissant influencer par le conseiller qui sera passé en dernier dans son bureau, capable de dire une chose et son contraire en l’espace d’une journée. Occupé entre ses mandats de maire et de sénateur et habitant à 600 km de là, son directeur de campagne, David Rachline, n’est que très peu présent, selon les mots de l’ancien employé : « Il dit oui pour faire plaisir à tous, mais rien ne se passe. Il n’y a pas de coordination, pas de stratégie. »

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Florian Philippot n’est pas non plus épargné par le témoignage de l’ancien employé, qui qualifie la ligne de l’ancien numéro deux du parti de « totalement floue, changeant selon le sondage du jour ». « Philippot, c’est un serpent. Il se faufile là où il y a une opportunité politique. » 
Ehrminger raconte également comment l’organisation de la campagne a souffert de l’opposition entre certains clans, engagés dans une lutte d’influence autour de Marine Le Pen.
« L’opposition était réelle entre les vieux du Front (…) et les philippotistes qui étaient en haut. Le moindre pépin mène à un conflit qui remonte jusqu’à Marine Le Pen, qui doit intervenir. »
Le groupe de conseillers qui entoure la candidate est aussi miné par les conflits personnels. L’opposition est si forte et systématique que « les déplacements, les meetings, les conférences présidentielles » sont préparés à la dernière minute.
Le débat Macron-Le Pen au sommet de l’impréparation
Pendant toute la campagne, Mickaël Ehrminger est chargé de rédiger et fournir des fiches synthétiques pour alimenter l’argumentaire de la candidate frontiste et de ses soutiens qui courent les plateaux télés. Pourtant, ces fiches ne sont d’après lui « jamais consultées ».
« On se dit “il y a un souci, on bosse toute la journée, on scanne l’actualité pour faire des fiches, que ce soit pédago, compréhensible, pour qu’elle comprenne, apprenne, et en fait, ces fiches ne sont jamais consultées”. C’est de la déception, on se dit qu’on travaille pour rien. »
Le débat d’entre-deux tours, programmé le 3 mai, entre Emmanuel Macron et la candidate frontiste va se révéler être un sommet d’impréparation sur le fond des questions politiques pour Marine Le Pen, qui, la veille encore, n’avait pas « le planning libéré pour se préparer ».

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Comme le relatait Le Monde en juillet 2017 et comme en attestent les documents que s’est procurés Mediapart, la candidate ne reçoit que le 2 mai au soir des éléments de stratégie pour se préparer face à Emmanuel Macron de la part de Philippe Vardon, un ancien leader identitaire qui lui conseille de se préparer à des attaques de Macron sur son « entourage radical », ou de Damien Philippot qui lui recommande de « dégrader l’image de Macron, quitte à perdre en crédibilité », et d’être « tout le temps dans l’offensive, de manière calme et souriante ».
Le pôle rédaction n’est sollicité que le jour du débat, vers midi, pour fournir un certain nombre de fiches. « Là on se demande à quoi on a servi pendant tout ce temps. (…) Tout ce que nous avons produit, elle n’est pas au courant. On avait un peu préparé des fiches, de notre côté, en amont, on savait qu’il allait en falloir, mais de toute façon, vingt-quatre heures pour apprendre et réfléchir dessus, ça ne suffit pas », commente Ehrminger, qui dépeint une candidate « bonne oratrice » mais « nulle » face à d’autres candidats ayant « un peu plus travaillé ».
« Elle a été élue présidente du Front en 2011, on était en 2017, elle avait six ans pour se mettre à jour en économie, en social, etc. Elle débarque la veille du second tour et croit que tous les médecins sont fonctionnaires ! Elle ne sait pas ce qu’est une monnaie, comment ça marche, elle ne connaît pas les institutions, le droit, pourtant elle est avocate. »
Problèmes de trésorerie
Le témoignage de l’ancien employé jette également une lumière crue sur la gestion des finances durant la campagne. Alors que la campagne bat son plein, Jean-Michel Dubois, qui est chargé des financements, alerte la direction du parti et engage brutalement des baisses de dépenses, « Dubois a dit “stop les dépenses, on arrête tout”. Il fallait économiser tous les bouts de chandelle, il y avait un problème d’argent », selon Ehrminger.
C’est ainsi que de grosses dépenses de campagne ont été annulées, dont des « projections en 3D, des sortes d’hologrammes dans les airs » ou encore « la moitié des commandes de tracts ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Si nombre de professeurs des écoles ne sont pas réticents à utilier les sciences cognitives, peu les considèrent comme une solution miracle.
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Ecole : l’utilisation des neurosciences interroge des enseignants

Si nombre de professeurs des écoles ne sont pas réticents à utilier les sciences cognitives, peu les considèrent comme une solution miracle.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 17h51
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            

Les neurosciences, une révolution à l’école ? Pas pour Bertrand Picolet, enseignant dans la banlieue lyonnaise, qui a le sentiment d’être « déjà dans le bain ». Si ce professeur des écoles trentenaire conçoit que l’apport des sciences cognitives puisse être une « découverte pour le grand public » – à la faveur de l’inauguration, mercredi 10 janvier, du Conseil scientifique de l’éducation nationale présidé par Stanislas Dehaene, titulaire de la chaire de psychologie cognitive au Collège de France –, lui a le sentiment que « les neurosciences ont déjà trouvé leur place dans bon nombre de classes ».

Dans la sienne – un CM1 –, c’est au quotidien qu’il s’en inspire, raconte-t-il. « Faire travailler les élèves en binômes ou en petits groupes, c’est déjà des neurosciences ; les faire s’autocorriger, les amener à raisonner à partir d’un maximum de supports – cahiers, tableau, outils numériques… -, c’est aussi s’appuyer sur les neurosciences ; repenser l’organisation de la salle de classe, disposer les bureaux en îlots pour favoriser la confrontation cognitive, tout cela relève d’une même démarche », assure-t-il.
Cécile Hémous, qui enseigne en petite section de maternelle en Gironde, n’a pas non plus le sentiment d’une « découverte ». Pas qu’elle s’y soit frottée durant sa formation (« Il y a vingt ans, on ne parlait pas du tout de ce pan de la recherche »), mais parce qu’elle s’est documentée, a compulsé des ouvrages spécialisés… « Porter une attention particulière aux enfants, aux phases de répétition et de mémorisation, penser à les encourager, les motiver, réfléchir au statut de l’erreur… les sciences cognitives viennent légitimer nos pratiques plutôt que bouleverser le métier », dit-elle.
« Réactions défensives »
Se saisir des connaissances sur le fonctionnement du cerveau pour adapter leurs gestes professionnels, leur approche en classe, tous deux y sont « prêts ». Ils...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’organisme public a fait cette annonce lundi en raison d’un « doute sérieux » dans la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l’ancien député, lié à « l’omission d’une partie substantielle de patrimoine ».
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Patrimoine de David Douillet : la Haute Autorité pour la transparence saisit la justice

L’organisme public a fait cette annonce lundi en raison d’un « doute sérieux » dans la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l’ancien député, lié à « l’omission d’une partie substantielle de patrimoine ».



Le Monde
 |    15.01.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 18h15
   





                        



   


La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a annoncé lundi 15 janvier avoir saisi la justice de la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l’ancien député Les Républicains David Douillet, en raison d’un « doute sérieux » lié à « l’omission d’une partie substantielle du patrimoine ».

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Dans un communiqué, la HATVP annonce avoir « jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République de Paris et lui a transmis l’ensemble du dossier ».
Cette autorité indépendante estime qu’« après instruction du dossier et recueil de ses observations », il existe « un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de cette déclaration » de fin de mandat, établie fin 2016. Selon l’Agence France-Presse (AFP), de source proche du dossier, il s’agit de la sous-évaluation de différents éléments du patrimoine de l’ancien ministre des sports et actuel conseiller régional d’Ile-de-France, également à la tête d’une société.
Un organisme créé dans la foulée de l’affaire Cahuzac
La HATVP a été créée par une loi de 2013 adoptée dans la foulée de l’affaire Cahuzac. Elle recueille les déclarations d’intérêts et de patrimoine de plusieurs milliers de responsables politiques (parlementaires, ministres…). L’instance est chargée de détecter toute situation anormale (conflit d’intérêt, variation anormale de patrimoine, etc.) et peut se faire assister à cette fin de l’administration fiscale.
En cas de soupçon, la HATVP demande des explications aux députés concernés. Si ces dernières ne sont pas suffisantes, elle peut transmettre le dossier à la justice, laquelle peut mener l’enquête. Le parquet peut ensuite décider d’ouvrir une enquête judiciaire, comme il l’a fait pour d’autres cas, notamment de parlementaires, signalés par la HATVP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ L’agent de la chanteuse du groupe irlandais, Lindsey Holmes Publicity, a annoncé dans un communiqué que la chanteuse était morte « soudainement » lors d’une session d’enregistrement.
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La chanteuse des Cranberries, Dolores O’Riordan, est morte à 46 ans

L’agent de la chanteuse du groupe irlandais, Lindsey Holmes Publicity, a annoncé dans un communiqué que la chanteuse était morte « soudainement » lors d’une session d’enregistrement.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 18h26
   





                        



   


La chanteuse du groupe irlandais de pop-rock, Cranberries, Dolores O’Riordan est décédée « soudainement » lundi 15 janvier à Londres à l’âge de 46 ans, a annoncé son agent. « La chanteuse du groupe irlandais The Cranberries était à Londres pour une courte session d’enregistrement », a précisé son agent, Lindsey Holmes Publicity, dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Ces images fascinantes obtenues par des équipes françaises permettent de tirer un nouvel atlas d’anatomie moléculaire de notre développement.
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Des images d’embryon d’une précision inégalée porteuses d’espoirs pour la recherche

Ces images fascinantes obtenues par des équipes françaises permettent de tirer un nouvel atlas d’anatomie moléculaire de notre développement.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 18h30
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            

Une main de tanagra, ornée de sa dentelle de nerfs bleus, verts ou violets. Un pied lilliputien où court l’arborescence des vaisseaux sanguins – jaunes, pourpres, turquoise. Un tout petit bras avec les palmes de ses muscles naissants. Et ce délicat, saisissant profil où file une arabesque verte : le système nerveux périphérique.
Et puis cette face étrange qui semble nous fixer, surgit de sa nuit utérine. Pour nous confier quelles lois de son développement ? Pour nous livrer, sur nos premières semaines de vie, quelle mémoire-fantôme ? Nous avons tous vécu ces étapes de vie primordiale, nichée dans le ventre maternel, sans qu’elles inscrivent, dans nos cerveaux en ­devenir, la moindre trace consciente.
Ces images subjuguent ou dérangent, ravissent ou donnent le frisson. Toutes proviennent d’embryons ou de fœtus humains morts, âgés de 6 à 14 semaines (on parle de fœtus à partir de la 8e semaine de vie). Ces poids plume de 1,5 gramme (à 6 semaines) à 110 grammes (à 14 semaines) ­mesurent respectivement huit millimètres et neuf centimètres de long, du sommet du crâne au bas du dos – les bourgeons des jambes sont alors repliés sur l’avant.
Une finesse de cristal
Leur anatomie est ici révélée dans ses détails les plus purs, à l’échelle de la cellule dont chaque sous-type peut être identifié avec certitude. Des vidéos associées permettent d’appréhender dans l’espace le développement de cette architecture arachnéenne. Une finesse de cristal. Prenez garde : face à ces chefs-d’œuvre de la nature, vous risquez le syndrome de Stendhal, ce vertige qui saisit l’écrivain visitant l’Italie, en 1817.
Ces épures qui ourlent les lignes, retracent la construction des organes embryonnaires ou fœtaux, nous les devons à des miniaturistes français. Avant 8 semaines de développement, l’embryon est relativement bien connu car il est ­encore peu complexe. Quant au fœtus, après 15 semaines de développement, son anatomie se rapproche de celle de l’enfant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Jugé en tant qu’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, l’actuel président de Radio France fait appel du jugement.
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Favoritisme à l’INA : Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis

Jugé en tant qu’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, l’actuel président de Radio France fait appel du jugement.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 17h06
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Le jugement est lourd : l’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, Mathieu Gallet, a été condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, lundi 15 janvier. L’actuel président de Radio France était jugé pour « favoritisme », soupçonné d’avoir commandé environ 400 000 euros de prestations à deux sociétés de conseil sans avoir respecté les règles des marchés publics, lorsqu’il présidait l’INA. Le tribunal a plutôt suivi les conclusions du parquet, qui avait requis dix-huit mois de prison avec sursis et 40 000 euros d’amende, lors d’une longue audience tenue le 16 novembre.
Une décision contestée en appel par M. Gallet
Contacté par Le Monde, l’avocat de Mathieu Gallet, Christophe Ingrain, annonce sa volonté de contester le jugement : 
« Nous faisons immédiatement appel pour que la cour examine ce dossier avec sérénité et dans le respect des droits de la défense. Compte tenu des conditions dans lesquelles l’enquête et l’audience se sont déroulées, la décision du tribunal n’est pas une surprise. »
Dans leur plaidoirie, les avocats de Mathieu Gallet avaient tenté d’obtenir la nullité de la procédure en arguant que la procureure de la République de Créteil, Amélie Cladière, se serait montrée « partiale » et aurait commis des erreurs : par exemple en imposant à un personnage public une garde à vue superflue, en n’interrogeant pas certains acteurs-clés ou en envoyant deux citations à comparaître successives.
Les avocats avaient même porté plainte contre le parquet de Créteil pour violation du secret de l’enquête car selon eux, l’enquête pour favoritisme n’était pas officiellement close quand, le 23 juin dernier, les agences de presses ont appris auprès du parquet le renvoi en correctionnelle de Mathieu Gallet.
Deux contrats de conseil au cœur de l’affaire
Lors de l’audition, Mathieu Gallet avait plaidé la méconnaissance de certains usages des établissements publics, assurant qu’« avant [son] arrivée à l’INA, [il] n’avai[t] jamais été confronté à ces questions de marché public ». A l’audience s’étaient affrontées deux cultures : d’un côté, l’habitude, courante dans le secteur privé, d’avoir recours à des consultants extérieurs pour mener des audits, accompagner des projets ou dispenser des conseils en communication. De l’autre, le souci de la dépense de l’argent de l’Etat, avec notamment les procédures de marchés publics.
Deux contrats étaient concernés. Le premier avait été signé avec le cabinet de conseil Roland Berger en 2013 pour accompagner la fusion des directions des archives et du dépôt légal. Un premier marché a été passé avec appel d’offres, mais il a été suivi d’un avenant puis d’un « marché complémentaire », pour un montant total de 290 000 euros, ce qui aurait pu justifier une procédure « d’appel d’offres européen ».
Selon l’accusation, l’INA dirigé par Mathieu Gallet a « saucissonné » le marché pour éviter cette procédure plus contraignante et pour le confier à Roland Berger, qui avait déjà travaillé pour l’INA en 2010. La défense avait rétorqué que seize candidats avaient été mis en concurrence, puis cinq offres formelles longuement examinées. Et que les avenants et le marché complémentaire avaient été rendus nécessaires car la réforme s’était révélée « difficile » à mener.
Le second contrat n’avait lui pas fait l’objet d’une mise en concurrence. Il s’agissait de prestations commandées à Balises, la société du consultant Denis Pingaud : pour 5 000 euros par mois, soit un total de 130 000 euros, ce qui aurait dû déclencher un appel d’offres, selon la procureure. M. Gallet a justifié le choix d’un conseiller qu’il connaissait depuis 2008 et a assuré s’être « reposé sur les équipes en place », qui n’auraient pas demandé la mise en concurrence de ce contrat. « Cela a été fait » à Radio France, a ajouté M. Gallet, qui est ensuite devenu président de cette entreprise de l’audiovisuel public : une société de M. Pingaud y a obtenu un contrat de douze mois, ensuite soumis à un appel d’offres.
Mathieu Gallet n’entend pas démissionner de Radio France
Cette affaire pose la question des conséquences pour Mathieu Gallet : ce jugement peut-il gêner son action à Radio France ou obérer son avenir ? De façon préventive, le président de Radio France, interrogé par Le Monde, avait exclu de démissionner en cas de condamnation lors d’un entretien recueilli mi-décembre : « Mon mandat court jusqu’en mai 2019 et je resterai pleinement investi jusque-là ».

        Lire l’entretien avec Mathieu Gallet :
         

          « Rapprocher des structures, est-ce être plus fort ou être plus lourd ? »



Le dossier est délicat. Dans la majorité issue de l’élection d’Emmanuel Macron, l’action de Mathieu Gallet semble faire l’objet d’une certaine bienveillance. Les choix budgétaires et les expressions de l’exécutif ont davantage ciblé le groupe France Télévisions de Delphine Ernotte que Radio France.
Joint par Le Monde, le ministère de la culture préfère prudemment renvoyer vers le Conseil supérieur de l’audiovisuel, seule autorité à pouvoir mettre fin à son mandat :
« C’est d’abord à Mathieu Gallet qu’il revient d’apprécier les éventuelles conséquences de la décision. La loi donne actuellement au seul CSA le pouvoir de nommer et de défaire les mandats. Dans ce cadre, toute intervention de l’exécutif serait critiquable. L’audiovisuel public est dans une situation spécifique : ses dirigeants doivent bénéficier de garanties d’indépendance par rapport à l’exécutif. »
Quelles conséquences pour la suite ?
« Le mandat des présidents […] peut leur être retiré, par décision motivée », prise par le CSA « à la majorité des membres qui le composent », dit la loi de novembre 2013 sur l’indépendance de l’audiovisuel public. Selon nos informations, le Conseil ne devrait pas se pencher sur le cas Gallet avant au minimum mercredi, jour de sa prochaine session plénière.
Pour arguer en faveur du maintien de M. Gallet, il pourrait être mis en avant que les faits ne concernent pas Radio France mais son entreprise précédente. Par ailleurs, le fait que Mathieu Gallet ait fait appel pourrait pousser le CSA à différer sa décision.
La réaction des syndicats sera scrutée. Philippe Ballet, président de l’Unsa (4e syndicat de la maison), ne demande pas le départ de M. Gallet : « Doit-il démissionner ? Non, vu qu’il a fait appel ». Il regrette toutefois que « la décision conteste un peu la légitimité du président à la tête de Radio France, à un moment où la relation et le rapport de force avec la tutelle est important » en raison de la réforme de l’audiovisuel public annoncée par le gouvernement.
Alors que la procédure de renouvellement du mandat de Mathieu Gallet devrait, en principe, être enclenchée à la fin de 2018, l’exécutif envisage, auparavant, de changer le mode de nomination pour le confier au conseil d’administration des entreprises concernées. De plus, le gouvernement imagine de créer une structure pilotant à la fois Radio France et France Télévisions, ce qui supposerait de nommer un dirigeant unique dès le courant de 2018. Un poste auquel Mathieu Gallet pourrait, en principe, se porter candidat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La virulence avec laquelle l’arbitre est critiqué pour son geste lors de Nantes-PSG interroge sur le statut de ces acteurs indispensables mais déconsidérés.
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Football : derrière le « procès » de Tony Chapron, un mépris des arbitres

La virulence avec laquelle l’arbitre est critiqué pour son geste lors de Nantes-PSG interroge sur le statut de ces acteurs indispensables mais déconsidérés.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 17h41
    |

            Clément Guillou








                        



   


Chronique. La dernière fois que j’ai vraiment joué au foot, c’était il y a dix ans maintenant, nous avions désigné d’autorité un arbitre. La victime avait un atout pour le poste : elle s’appelait Tony. Comme les enfants se donnent des noms de footballeurs les faisant fantasmer, les adultes que nous étions presque l’avions renommé Tony Chapron. Il était même « l’intraitable-Tony-Chapron ».
Dans notre imaginaire, Tony Chapron était l’arbitrage fait homme et les qualificatifs que nous lui attribuions montraient la mauvaise réputation du métier : nous disions intraitable, nous aurions aussi pu dire autoritaire, implacable, sévère ou inflexible, bref, tout épithète pioché dans le dictionnaire des synonymes et désignant un dictateur au petit pied. Quel discours médiatique avait bien pu nous rendre cet homme si détestable, d’une part, et sa profession si méprisable, d’autre part ?
Dimanche soir, Tony Chapron est entré dans l’histoire du football français, non pas en arbitrant une finale de Coupe du monde mais en devenant le premier arbitre à faire l’objet d’un « mème » internet. Sa tentative présumée de balayage de Diego Carlos, le défenseur brésilien du FC Nantes, est détournée de toutes les façons possibles, et son comportement sur l’action – il a adressé un deuxième carton jaune au joueur coupable de l’avoir involontairement bousculé – est tourné en ridicule dans toutes les langues. Lui dit avoir été victime « d’un mauvais réflexe », ayant ressenti « une vive douleur sur une blessure récente ». Les images rendent les deux versions possibles ; on s’en aperçoit ces derniers mois, l’arbitrage vidéo est aussi affaire d’interprétation humaine.
Au fond, peu importe : c’est un moment chaplinesque, rien d’autre. Il prête au rire et au dépit, pour les arbitres qui subiront les moqueries les week-ends prochains sur les pelouses de district. Mais il ne dit rien de la profession en général.
Curée
Bien plus révélatrice est la curée que Tony Chapron subit depuis dimanche 23 heures. Joueurs, entraîneurs, présidents de clubs : quel autre acteur du football, pour un geste ou un mot qui l’a dépassé, subirait sans procès un déchaînement d’une telle violence ? Imagine-t-on un arbitre se précipiter avec fureur dans le vestiaire d’une équipe pour se plaindre des contestations de l’entraîneur ou d’un tacle dangereux ? Imagine-t-on un arbitre faire irruption dans la loge présidentielle à la mi-temps d’un match ? Les scènes inverses se produisent chaque week-end ou presque dans les sous-sols des stades de Ligue 1.
Procureur des comportements arbitraux, Pierre Ménès était encore dimanche à l’avant-poste dans ce courageux combat, décrétant avec finesse qu’il fallait « virer les nuls » (c’était à la télé) et en profiter pour « taper du poing sur la table » car « ces gens-là sont tellement contents d’eux et accumulent tellement d’erreurs qu’ils en deviennent un profond problème pour le football français » (c’était sur son blog).
Plus tôt dans la soirée, le commentateur vedette de Canal+ Stéphane Guy s’était égosillé après un but refusé pour hors-jeu au FC Nantes, sur la base d’un « révélateur » de hors-jeu grossièrement placé et privant l’arbitre de sa faculté d’interprétation de l’action.

Utile
Evidemment, Tony Chapron est bien plus utile au football que tous ceux qui lui tombent dessus.
Celui qui prendra sa retraite à la fin de la saison, à l’âge de 45 ans, figure année après année parmi les arbitres français les mieux notés par leurs évaluateurs, et se voit régulièrement confier le sifflet de matchs importants. Cela malgré l’antipathie qu’il suscite dans le football français, ce qui doit dire quelque chose de sa capacité à prendre des bonnes décisions.
Deux heures avant le geste incompréhensible de Tony Chapron, il semblait normal à tous que Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique lyonnais suspendu à de multiples reprises pour ses propos sur les arbitres, s’inquiète « pour le foot » (rien de moins) que son joueur vedette Nabil Fekir ne soit pas davantage protégé par le corps arbitral. Il y a un mois, le défenseur lyonnais Marçal avait porté sa main au visage d’un arbitre de touche sans en être sanctionné. Le même week-end, des membres de l’encadrement de Montpellier avaient traité un arbitre de « pipe », de « pute », de « porc » et de « grosse merde ».
Le geste de Tony Chapron n’est rien d’autre que l’accès d’autoritarisme d’un arbitre qui lui vaudra une fin de carrière infamante et loin des honneurs auxquels il aurait pu prétendre. Les réactions excessives qu’il suscite, en revanche, rappellent qu’il est miraculeux que le rôle, qui ne rémunère qu’une infime élite, suscite encore des vocations. Particulièrement dans le football, seul sport où l’on tolère que l’arbitre fasse l’objet d’autant de commentaires publics et de pressions physiques de la part des joueurs.

        Lire aussi :
         

                En Corrèze, le football amateur marche contre les violences


En Corrèze, le week-end des 9 et 10 décembre, on n’a pas pu jouer au football. Le district avait décrété une grève : les agressions d’arbitres devenaient trop fréquentes. Et Tony Chapron n’était pas dans le coup.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ D’après l’Observatoire français des conjonctures économiques, « les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux réformes.
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Les riches, grands gagnants des premières mesures de Macron, selon l’OFCE

D’après l’Observatoire français des conjonctures économiques, « les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux réformes.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 12h28
    |

            Elise Barthet et 
Audrey Tonnelier








                        



   


« Macron, président des riches ! » A l’automne 2017, l’opposition n’en démordait pas. Dans sa ligne de mire : la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) et son remplacement par une taxe sur le patrimoine immobilier, la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % sur les revenus du capital, la baisse de 5 euros des APL ou encore la réduction des emplois aidés.
Le premier marathon budgétaire du gouvernement s’annonçait rude. Malgré les critiques et une opinion partagée, le projet de loi de finances 2018 a été adopté le 21 décembre sans encombre. Le même jour, le gouvernement se félicitait, par la voix du ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, d’un « budget de transformation [de l’économie] au service du pouvoir d’achat des Français ». Tous devaient bénéficier du train de réformes.
Vraiment ? Une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), cercle de réflexion classé à gauche, publiée le lundi 15 janvier, relativise ce satisfecit. Centrée sur les réformes socio-fiscales votées par la majorité et leur impact sur la croissance et le pouvoir d’achat des Français en début de quinquennat (2018-2019), l’analyse vient rappeler que la politique du gouvernement ne fera pas que des heureux. Au moins à court terme.
Du pouvoir d’achat… à terme
« Les mesures nouvelles pour les ménages [seront] en 2018 largement au bénéfice des 2 % de ménages du haut de la distribution des revenus, détenant l’essentiel du capital mobilier, note le rapport. Pour les ménages du bas de la distribution, les revalorisations en fin d’année des minima sociaux ne compensent pas les hausses de la fiscalité indirecte [fiscalité écologique et tabac] ».
Cette année, les 5 % de Français les plus modestes devraient ainsi voir leur niveau de vie reculer de 0,6 % en moyenne, soit 60 euros par ménage, tandis que les 5 % les plus aisés verront le leur augmenter de 1,6 % (1 730 euros par ménage). Toutefois, l’étalement des mesures sur l’année 2018 et notamment la deuxième tranche de baisse des cotisations salariales, couplée à la revalorisation de la prime d’activité, devraient redonner, à terme, du pouvoir d’achat aux Français.
« Au total, sur deux ans, un peu plus de 6 milliards d’euros auront été rendus aux ménages. Il y aura essentiellement des gagnants : cette politique ne se fait pas au détriment des classes modestes », estime Mathieu Plane, économiste à l’OFCE. A la fin 2019, les 5 % du bas de l’échelle enregistreront une hausse de leur niveau de vie de 0,2 % et les 5 % du haut de 2,2 %. Les plus riches resteront les premiers bénéficiaires des réformes entamées. « A eux seuls, les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » de niveau de vie, ajoute l’étude. « Il n’y a pas que les riches qui gagnent, mais ce sont eux qui gagnent le plus », résume M. Plane.
Pour les classes moyennes, peu d’impact
Les ménages aisés mais sans patrimoine seront les seuls à voir leur niveau de vie baisser (– 0,4 %) par rapport à 2017 : ils continueront à payer la taxe d’habitation, sans bénéficier ni des mesures sociales (prime d’activité, allocation de solidarité pour les personnes âgées…) ni des allégements de fiscalité sur le capital. Quant aux classes moyennes, les mesures de l’exécutif devraient peu influer sur leur niveau de vie : l’abattement de 30 % de la taxe d’habitation et l’élargissement du crédit d’impôt pour les emplois à domicile voté par la précédente majorité compenseront les hausses de fiscalité écologique et sur le tabac ainsi que les effets de la hausse de la CSG pour les retraités.
A Bercy, on s’empresse de déminer. « Ce résultat doit être relativisé. (…) Les ménages du premier décile verront leur niveau de vie augmenter de 0,9 % », explique le cabinet du ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui estime que les mesures concernant le tabac et l’énergie modifieront les comportements et ne coûteront pas autant aux Français.
Pourtant, les déséquilibres attendus en 2018 ne surprennent pas Jean Pisani-Ferry, maître d’œuvre du programme économique du président. « La réduction du déficit imposait un choix [nécessité d’être en dessous de 3 % pour se conformer aux règles européennes]. Le gouvernement a choisi de faire passer d’abord les mesures concernant la fiscalité du capital, qui mettent plus de temps à produire leurs effets. (…) Les mesures plus sociales (bascule de cotisations, prime d’activité, emplois francs, minima sociaux) sont étalées dans le temps. C’est un choix politiquement coûteux mais économiquement rationnel », assure l’économiste.
Coupes dans la dépense publique
Reste une interrogation : l’étude ne tient pas compte des coupes dans la dépense publique aux effets non directement quantifiables pour les Français. « A fin 2019, quelque 8 milliards d’euros de mesures ne sont pas encore financés. Ils le seront vraisemblablement par une réduction de la dépense publique, qui amputera le pouvoir d’achat des ménages, notamment des moins aisés (dépenses des collectivités locales, rémunération des fonctionnaires, économies sur le logement…) », avance Mathieu Plane.
« Ce n’est pas contradictoire de constater que cette politique avantage les plus riches et de considérer qu’elle va dans le bon sens, estime quant à lui l’avocat fiscaliste Michel Taly. La réforme de 2012 était allée beaucoup trop loin dans la taxation des revenus mobiliers. La dépense publique ne peut pas être financée uniquement par les riches et les entreprises. »
Pour Emmanuel Jessua, du think tank proche du patronat COE-Rexecode, le budget a surtout le mérite d’instaurer une « fiscalité plus saine et plus neutre, qui incitera davantage les Français à investir en actions pour financer les activités productives ».
En matière de dépenses publiques, le premier budget Macron est, en revanche, loin d’être la « révolution » vantée par la majorité. « Il se caractérise par une faible réduction de la dépense publique structurelle [qui ne dépend pas de la conjoncture], loin des recommandations de la Commission européenne », souligne M. Plane.
Dans l’ensemble, le chef de l’Etat récolte les fruits de la politique économique du précédent quinquennat. En effet, dans l’absolu, les mesures de Macron devraient peser sur le PIB tricolore (– 0,2 point en 2018 et – 0,1 point en 2019). Mais l’impact différé des dispositifs Hollande (le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et le pacte de responsabilité, principalement), qui mettent cinq à dix ans à produire leurs effets complets, apporte « un surplus de croissance significatif ». Ils donnent en outre au gouvernement le temps de mettre en place ses principales réformes. De quoi conforter la stratégie de l’exécutif.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Analyse. Pour présider à la refondation d’un PS inaudible qui doit se réinventer une identité, au moins cinq candidats vont briguer les suffrages des adhérents appelés à élire, fin mars, leur nouveau premier secrétaire.
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Le Parti socialiste à la dérive

Analyse. Pour présider à la refondation d’un PS inaudible qui doit se réinventer une identité, au moins cinq candidats vont briguer les suffrages des adhérents appelés à élire, fin mars, leur nouveau premier secrétaire.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 10h27
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            

Analyse. Mercredi 10 janvier, pour la dernière fois à son siège parisien de la rue de Solférino – qu’il a vendu et doit quitter fin septembre –, le Parti socialiste présentait ses vœux à la presse. Un rituel qui attire d’habitude une foule de journalistes. Cette année, ils n’étaient qu’une petite quarantaine, entassés dans une salle étriquée pour écouter le discours de Rachid Temal. Ni flonflons ni bulles de champagne.
Le coordinateur de la direction collégiale de vingt-huit membres du PS a réussi, maniant en virtuose la langue de bois, à ne pas commenter les candidatures au poste de premier secrétaire. Un climat crépusculaire qui reflète l’état d’un parti exsangue, inaudible, à la dérive, à trois mois du congrès qui va se tenir, les 7 et 8 avril, dans la commune communiste d’Aubervilliers.

En vue de cette échéance, destinée à donner le coup d’envoi à la refondation d’un PS en ruine, il y a pour l’heure cinq candidats décidés à briguer les suffrages, le 29 mars, des 90 000 adhérents revendiqués – le corps électoral risquant d’être réduit à moins de 40 000 : les députés Luc Carvounas, 46 ans, Stéphane Le Foll, 57 ans, ainsi qu’Olivier Faure, 49 ans, le député européen Emmanuel Maurel, 44 ans, et la députée Delphine Batho, 44 ans, qui s’est déclarée lundi 15 janvier.
Ecuries présidentielles
Les trois premiers sont issus de la même motion, arrivée largement en tête au congrès de Poitiers, en juin 2015, avec 60,04 % des voix. Le benjamin, disciple de Jean Poperen, incarne l’aile gauche, qui, en 2015, avec le renfort des « frondeurs », laminés depuis aux élections législatives, avait obtenu 28,46 %. La majorité a volé en éclats et M. Maurel prétend aller pêcher au-delà de son pré carré, en prônant une « synthèse nouvelle » rassemblant des socialistes avec lesquels il s’est « parfois affronté ». Les courants, en voie d’extinction depuis le début des années 2000, appartiennent à l’histoire du monde d’hier.

Pendant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La tribune cosignée par Catherine Deneuve et Catherine Millet a suscité un vif débat. Retrouvez les points de vue d’écrivains, d’auteurs, de médecins, d’historiens publiés par « Le Monde ».
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Après la « tribune Deneuve », qui a dit quoi, notamment sur le féminisme

La tribune cosignée par Catherine Deneuve et Catherine Millet a suscité un vif débat. Retrouvez les points de vue d’écrivains, d’auteurs, de médecins, d’historiens publiés par « Le Monde ».



Le Monde
 |    15.01.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 16h50
   





                        



   


Le 10 janvier, Le Monde publiait une tribune signée par plus de cent femmes, dont Catherine Millet et Catherine Deneuve. Les auteures s’inquiétaient de la montée d’un nouveau puritanisme se livrant à la délation, depuis l’explosion de l’affaire Weinstein. Elles défendaient un féminisme soucieux de préserver la liberté sexuelle, au prix d’une « liberté d’importuner ». Contre ce texte, plusieurs voix se sont élevées et y ont vu une banalisation du harcèlement et des violences sexuelles. Le Monde regroupe ici les différentes tribunes publiées dans le cadre de cette controverse.
– « Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle », par un collectif de cent femmes, dont Catherine Millet (critique d’art, commissaire d’exposition et écrivaine) et Catherine Deneuve (actrice). Les auteures rejettent un féminisme qui conduirait à la haine des hommes. Elles dénoncent par ailleurs les effets nocifs que ce « puritanisme » peut avoir actuellement dans le monde de l’art.
– « Le jour où les femmes se sentiront autorisées à exprimer leur désir, elles ne seront plus des proies », par Belinda Cannone. L’essayiste loue la naissance de la parole libérée des femmes. Il faut maintenant arriver à une « égalité dans l’érotisme », c’est-à-dire que l’on cesse d’assigner aux femmes un rôle passif et que l’on repense en profondeur les rapports de séduction.
– Violences sexuelles : « La nature a remplacé la culture comme origine de la violence », par Olivier Roy (politologue). Pour ce spécialiste de l’islam, l’affaire Weinstein replace les violences sexuelles non dans une dynamique culturelle, comme on avait pu le croire après les attaques de Cologne, mais dans une dynamique masculine. C’est la nature du mâle qui est à l’origine des violences sexuelles.
– « A force de laisser croire qu’il est aussi grave de dire que de faire, on finit par inciter au rejet de l’autre », par Murielle Mollo (médecin), elle-même victime de harcèlement sexuel. L’auteure invite à bien distinguer le harcèlement sexuel qui comporte de véritables conséquences psychologiques, de simples approches de séduction. Cet amalgame trop fréquent aujourd’hui pousse, selon elle, à une guerre des sexes.
– « L’absence de solidarité des femmes signataires de cette tribune me sidère », par Michelle Perrot (historienne spécialiste de l’histoire des femmes, professeure émérite à l’université Paris-VII). L’historienne regrette que les cent signataires de la tribune portée par Catherine Deneuve choisissent la voie facile de la soumission. Elles auraient dû mettre leur statut à disposition de la lutte féministe.
– « Mesdames, ne confondez pas les jeux de rôle de salon avec la vie réelle », par Michèle Riot-Sarcey (historienne du politique et du féminisme, professeur d’histoire contemporaine et d’histoire du genre à l’université Paris-VIII-Saint-Denis). Elle estime les signataires de la tribune prônant une liberté d’importuner déconnectées d’avec la réalité du monde quotidien.
– La tribune signée par Mme Deneuve est « l’expression d’un antiféminisme ». Entretien avec Christine Bard (spécialiste de l’histoire du féminisme). Elle explique en quoi la tribune signée par l’actrice peut relever d’une certaine forme d’antiféminisme. Elle observe également que le mouvement #Metoo a transcendé les clivages qui traversent le féminisme.
– Une instigatrice de la tribune des cent femmes dénonce une « censure morale insidieuse », par Sarah Chiche (psychologue et psychanalyste). Signataire de la tribune portée par Catherine Deneuve, la psychologue déplore que le monde de l’art soit aujourd’hui sous le feu du débat féministe, brimant ainsi sa pleine liberté d’expression.
– « La troisième vague du féminisme est tout sauf conservatrice ou puritaine », par Léa Clermont-Dion (auteure et doctorante en sciences politiques à l’université de Laval). L’autrice se révolte de la tribune défendant la liberté d’importuner. En se reposant sur la définition d’une agression sexuelle, elle affirme que cette tribune amène à une banalisation de la violence sexuelle.
– « Continuons sur la lancée de #MoiAussi, les hommes à nos côtés », par un collectif de plus de deux cents Québécoises, dont Aurélie Lanctôt (essayiste), Cœur de Pirate (chanteuse) et Julie Snyder (productrice). Ces femmes affirment leur solidarité envers les victimes de harcèlements ou de violences sexuelles. Elles invitent toutes les parties de la société à se mettre en marche vers une authentique égalité des genres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Pour les chercheurs d’ICG, Michaël Ayari et Issandr El-Amrani, le pouvoir tunisien doit parachever la transition démocratique sept ans après la chute de Ben Ali.
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Point de vue

En Tunisie, « le risque d’une dérive autoritaire »

Pour les chercheurs d’ICG, Michaël Ayari et Issandr El-Amrani, le pouvoir tunisien doit parachever la transition démocratique sept ans après la chute de Ben Ali.


LE MONDE
              datetime="2018-01-15T18:13:43+01:00"

        Le 15.01.2018 à 18h13






    
Des forces spéciales tunisiennes montant la garde à Ettadhamen, le 14 janvier 2018.
Crédits : FETHI BELAID/AFP


Tribune. La Tunisie connaît un nouvel épisode de contestation et de violence sociale. Le dernier en date, celui de janvier 2016, avait contribué à écourter la durée de vie du gouvernement de Habib Essid, remplacé par l’actuel premier ministre, Youssef Chahed, en août 2016. Si le sentiment diffus est celui d’un bis repetita, le contexte est plus délicat et les aboutissements plus incertains.
L’euphorie révolutionnaire qui a suivi le départ de Zine El Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011, n’est désormais plus qu’un vague souvenir. La realpolitik, l’inertie administrative et le marasme économique ont transformé les espoirs en désillusion, voire en résignation.
Le pays semble prisonnier d’une transition sans fin qui affaiblit l’Etat et le fait dériver vers l’autoritarisme. Les fondamentaux économiques se dégradent, les pouvoirs publics rompent progressivement avec leur politique d’achat de la paix sociale – près de la moitié du budget de l’Etat est, en effet, consacré au paiement des salaires dans la fonction publique.
« Fuite en arrière »
Les décideurs politiques font face à une tâche très délicate à un moment où le doute s’installe quant à l’efficacité de la démocratie à relever les défis. Ils doivent mettre en œuvre une Constitution adoptée en janvier 2014, alors que l’élan révolutionnaire suscité par ledit « printemps arabe » s’essouffle (percée fulgurante de l’Etat islamique en Syrie et en Irak à partir de 2013, coup d’Etat en Egypte en juillet 2013, éclatement de la guerre civile en Libye en juillet-août 2014). Il leur incombe aussi de maintenir tant bien que mal une coalition qui permet de réduire la polarisation entre pro et anti-islamistes, mais dont le fonctionnement plutôt opaque cristallise l’opposition des « révolutionnaires » et des nostalgiques du régime autoritaire. En outre, ils doivent également gérer les problèmes sécuritaires, mais surtout économiques, qui menacent la stabilité du pays.

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La classe politique estime devoir trouver rapidement des solutions de court terme, quitte à recourir à celles déjà mises en œuvre sous l’ancien régime. Cette « fuite en arrière » est alimentée par la nostalgie d’un pouvoir exécutif solide et homogène sur le plan idéologique, capable de prendre des décisions expéditives.
Elle vise en particulier à renouer avec l’hyperprésidence, mesure justifiée par le caractère réputé artificiel (non adapté à la culture politique tunisienne) et dysfonctionnel des institutions créées dans le sillage de la révolution de 2010-2011. Selon les partisans de ce retour de l’ancien régime, la greffe démocratique ne prendrait pas, comme l’attesterait la dispersion des centres de pouvoir, la corruption des politiciens et leurs débats stériles.
La tentation de la « restauration »
Les responsables politiques n’ont pas encore cédé à cette tentation autoritaire, redoutée par plusieurs analystes internationaux et qualifiée de « restauration » par de nombreux militants de la société civile. Ce terme réapparaît en effet pour décrire la banalisation des discours qui assimilent la démocratie à la faillite de l’Etat, à la montée de la corruption et de la paupérisation ainsi qu’au retour de plusieurs figures de l’ancien régime à des postes de décision politiques et administratifs.
Revenir au régime de Ben Ali paraît peu réaliste étant donné les nombreuses divisions socio-économiques, politiques et administratives, et le retour de la liberté d’expression depuis 2011.

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Quoi qu’il en soit, hypertrophier le pouvoir exécutif et parvenir à renouer avec la gouvernance autoritaire serait loin d’être une solution aux défis économiques et sécuritaires structurels auxquels le pays fait face. Cela engendrerait, au contraire, davantage de tensions politiques et sociales. Le pays entrerait dans une spirale de répression visant à créer un climat de peur auprès de l’opposition et de la société civile. La liberté d’expression serait réduite, ce qui rendrait les décideurs politiques moins réactifs aux problèmes de larges pans de la population, dont le niveau de vie se détériore, ce qui renforce leur sentiment de discrimination sociorégional et les rend davantage susceptibles de se soulever contre l’Etat.
Incertitude électorale
La Tunisie entre dans une période d’incertitude électorale. Les élections municipales doivent se tenir en 2018 et les scrutins législatifs et présidentiel en 2019. La coalition actuelle, qui peut théoriquement céder la place à une nouvelle majorité, devrait accélérer les réformes prévues par la Constitution tout en renforçant les conditions d’une alternance politique pacifique.
Pour faire face à tout événement imprévu (attentats, vacance provisoire ou définitive de la présidence de la République) dans ce contexte de montée des tensions sociales, il est nécessaire de mettre en place la Cour constitutionnelle dans les plus brefs délais, de créer les instances constitutionnelles indépendantes sans les vider de leur contenu, d’organiser les élections municipales en 2018 et, dans l’immédiat, d’assurer le bon fonctionnement de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) chargée d’organiser ces scrutins, à l’instar des législatives et de la présidentielle en 2019.
Enfin, pour ne pas avoir à osciller brutalement entre austérité et achat de la paix sociale, des réformes ambitieuses devraient viser à rendre l’économie plus inclusive, ce qui favoriserait la création de richesses dans les régions déshéritées et non le partage, le plus souvent injuste, des ressources clientélistes – notamment les emplois publics – qui tendent à se raréfier.

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Moins attrayant qu’une rupture brutale que nostalgiques de la révolution du 14 janvier 2011 ou de l’ancien régime appellent de leurs vœux, ce programme est nécessaire pour maintenir le cap vers l’idéal démocratique et, surtout, éviter un dénouement violent à l’image de celui qu’ont subi d’autres pays de la région.
Par Michaël Ayari, analyste, et Issandr El-Amrani, directeur du projet Afrique du Nord du cercle de réflexion International Crisis Group (ICG).


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le PMU renoue avec la croissance. Le total des enjeux de l’opérateur de paris a progressé de 2 % l’an dernier, marquant une rupture après les reculs des années précédentes.
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La croissance du PMU soutenue par le rebond des mises sur Internet

Le PMU renoue avec la croissance. Le total des enjeux de l’opérateur de paris a progressé de 2 % l’an dernier, marquant une rupture après les reculs des années précédentes.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 12h03
    |

            Laurence Girard








                        



   


En offrant Vésuve de Brekka, un hongre bai brun de la Garde républicaine à son homologue chinois Xi Jinping, lors de son premier voyage officiel en Chine, le président Emmanuel Macron a remis le cheval sur un piédestal. Tout un symbole pour le PMU.
L’opérateur de paris a bien évidemment contribué à la concrétisation de ce cadeau et s’est retrouvé dans le club des entreprises françaises venant nouer des relations étroites avec des homologues chinois. Mais si la Chine est un pari sur le futur pour le PMU, sa destinée immédiate est entre les mains du gouvernement.
Or la situation du groupement d’intérêt économique (GIE), détenu par les sociétés de courses France Galop et Le Trot reste délicate. La concurrence de la Française des jeux (FDJ) et des opérateurs de paris sportifs et de poker en ligne est rude. Pourtant, malgré ce terrain lourd, à force de cravacher, le PMU a renoué avec la croissance en 2017.
Erosion des paris en points de vente
Selon les chiffres publiés lundi 15 janvier, le total des enjeux, englobant paris hippiques, paris sportifs et poker, a progressé de 2 %, à 9,929 milliards d’euros. L’activité hippique, qui représente près de 80 % du total, affiche elle-même une hausse de 2 %. Portée par la croissance des enjeux à l’international de plus de 10 %, mais aussi par celle des paris hippiques en France, à + 0,9 %. Un retour dans le vert qui doit surtout au rebond des mises sur Internet alors que l’érosion se poursuit dans les points de vente à – 0,7 %.

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Une « rupture de tendance » comme la qualifie Alain Resplandy-Bernard, PDG par intérim du PMU, depuis la démission de Xavier Hürstel en novembre 2017. Il se félicite d’autant plus de cette performance que 4 quintés ont été annulés au cours de la saison. Elle est très liée à la dynamique d’innovation retrouvée du PMU.
Le pari hippique par SMS a trouvé son public, avec un total de mises de 90 millions d’euros en 2017.
Le lancement du pari hippique par SMS, par exemple, a trouvé son public avec un total de mises de 90 millions d’euros en 2017. De même que le Simple Jackpot, un pari sur un cheval gagnant ou placé dont le gain peut être multiplié par un facteur allant jusqu’à mille. Seule ombre au tableau, en donnant ainsi un coup d’accélérateur au pari simple, moins lucratif pour l’opérateur, les marges sont un peu sous pression. En l’occurrence, le produit brut des jeux (la différence entre les mises et les gains des joueurs) se tasse de 0,3 %, à 2,437 milliards d’euros.
Pour 2018, le PMU espère repasser la barre des 10 milliards d’euros d’enjeux. Un niveau franchi à la baisse en 2014. « Nous devons allumer le quatrième moteur et être en croissance sur tous nos segments et sur tous les vecteurs de commercialisation, y compris dans les bars PMU », affirme M. Resplandy-Bernard. Sachant que le plan de transformation et de modernisation des 13 350 points de vente se poursuit.
L’objectif est également de continuer à proposer deux nouveaux paris et services par an. Le PMU va ainsi lancer le 28 janvier à l’occasion du Prix d’Amérique, la grande réunion de trot à Vincennes, Epiqe Tracking, une application pour vivre les courses autrement sur son smartphone. Les chevaux seront équipés de capteurs et chacun pourra suivre la chevauchée comme s’il drivait lui-même le sulky de son choix. Les paris sportifs qui bénéficieront cette année de l’engouement pour la Coupe du monde de football sont aussi considérés par l’opérateur historique comme un levier pour recruter une clientèle plus jeune.
60 000 emplois directs
Le recrutement et la fidélisation des joueurs conditionnent la santé économique de toute une filière, qui revendique 60 000 emplois directs, souvent dans des territoires ruraux. Ce qui distingue le PMU des autres opérateurs de jeu. En effet, le GIE verse l’intégralité de ses dividendes aux sociétés de courses, France Galop et Le Trot.
Or, le montant versé a décru avec le repli de l’activité du PMU et les comptes des sociétés de courses ont viré au rouge. Pour 2018, le PMU s’est fixé comme objectif de verser 5 millions d’euros supplémentaires à France Galop et autant au Trot, portant le montant des dividendes à 803 millions d’euros.
Le PMU serre donc les boulons. Il a lancé, en 2016, un plan d’économie sur 3 ans avec un objectif de réduction des coûts de 24 millions d’euros et la suppression de 88 postes. Il a, par exemple, décidé de ne plus être sponsor de l’équipe de football du PSG. Autre coupe nette, côté télé : l’arrêt d’Equidia Life, pour ne garder qu’Equidia en tant que chaîne des courses.

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Dans ce contexte compliqué, les projets gouvernementaux sont scrutés de près. Comme la possible cession de parts de l’Etat dans la FDJ ou la volonté de libéraliser encore plus le secteur des jeux. Reste à savoir qui succédera officiellement à M. Hürstel à la tête du PMU. Les chasseurs de têtes ont fait une sélection. A moins que M. Resplandy-Bernard ne poursuive le travail engagé. Les paris sont ouverts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Dahomey (2/9). Le chef du village près duquel se reposaient les anciens captifs aimerait pouvoir accueillir leurs descendants.
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Reportage

Au Bénin, « nous avons des cousins partout où ont été envoyés les esclaves »

Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Dahomey (2/9). Le chef du village près duquel se reposaient les anciens captifs aimerait pouvoir accueillir leurs descendants.

Pierre Lepidi (envoyé spécial au Bénin)
    



LE MONDE
              datetime="2018-01-15T16:51:10+01:00"

        Le 15.01.2018 à 16h51






    
A Zouzonmè, sur le bord de la route, Nadège vend ses « pâtés » à 25 francs CFA (0,04 euro).
Crédits : Pierre Lepidi


C’est un carrefour qui peut changer une existence, faire basculer le cours d’une vie. Voilà une heure que je marche avec mon guide Hubert sur l’ancienne route des esclaves, au Bénin, qui va d’Abomey jusqu’à Ouidah. Au bout d’une ligne droite, nous arrivons à une patte d’oie. Situé à la sortie d’Abomey, le lieu s’appelle Gbèyizankon.
« A gauche, c’est le chemin qui mène vers la forêt, vers la chasse aux animaux et vers la liberté, dit Hubert. L’autre voie, c’est la route du non-retour, celle qui conduit à Ouidah. Tous les esclaves sont passés ici, aucun n’a jamais pu faire demi-tour. » Ojo Facha, Sakaru, Esso, Deza, Cooyaka, Adissa, Shamba et tous ceux qui ont embarqué avec Cudjo Lewis à bord du Clotilda, le dernier navire négrier à avoir accosté aux Etats-Unis en 1860, ont pris le chemin de droite. Ils sont un million d’hommes, de femmes et d’enfants à avoir bifurqué ici vers l’enfer, selon l’Atlas of the Transatlantic Slave Trade publié par l’Université de Yale.

        Présentation de notre série
         

          Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Bénin



Première pause au village de Zouzonmè. Nadège s’est levée à l’aube pour préparer des beignets (elle dit des « pâtés ») avec de la farine de blé, du piment et du gingembre. Elle va les vendre au bord de cette route, dont elle ignore le lourd passé. Dans ses marmites posées sur le sol mijote sa production du jour qu’elle vend 25 francs CFA pièce (0,04 euro). « Je suis aide-soignante mais mon mari, pasteur, a été muté ici, raconte t-elle. J’ai commencé à vendre mes pâtés il y a un an. » Nous reprenons la route avec deux sachets tout chauds.
Le ciel est couvert, ce qui rend la marche agréable. Nous traversons des villages où la plupart des habitants nous saluent d’un « bonjour » et parfois d’un « bonsoir » plutôt curieux en ce début de matinée. On s’enfonce dans ce Bénin agricole et multiconfessionnel en passant devant des chapelles, des églises évangéliques, des mosquées, des temples vaudous.
« Le roi leur offrait du manioc et du maïs grillé »
Il est 10 heures. La piste s’est réduite et nous parcourons des plantations d’arachide parfaitement alignées. Plus loin, nous longeons l’école municipale de Gnizinta. Estelle Zinsougueli, institutrice dynamique et sévère de 23 ans, donne un cours de français. J’observe la classe sur le pas de la porte. A l’intérieur, les élèves s’entassent à trois ou quatre par pupitre. Une cinquantaine de paires d’yeux me fixent dans un silence de cathédrale.
– « Puis-je connaître la leçon du jour ?
– C’est un exercice de lecture au tableau », répond l’institutrice en plaquant ses cheveux en arrière.
Florence, 11 ans, se présente devant sa classe. Elle sert ses mains dans son dos et, d’une voix timide, lit en butant un peu sur les mots : « Ma mère. J’aime ma mère ! Je l’aime comme tu ne peux pas savoir… » A la demande de la maîtresse, les enfants se lèvent et chantent une chanson pour nous dire au revoir et nous souhaiter bonne route.

        Episode 1
         

          « Marche doucement sur cette route des esclaves, elle est sacrée »



Par un raccourci conseillé par des villageois, nous rejoignons le village de Kinta moins d’une heure après. Sous un toit de paille, nous buvons un Coca à « La Teckeraie », une buvette dressée au milieu d’une plantation de teck, ce bois tropical imputrescible.

    
La route des esclaves du Bénin, une vingtaine de kilomètres après Abomey.
Crédits : Pierre Lepidi


En repartant, Hubert me montre un espace clairsemé d’un demi-hectare environ : « C’est le stationnement de Kinta. C’est là que les esclaves faisaient une pause et que le roi Guézo leur offrait du manioc et du maïs grillé. Ici, ils étaient placés sous la responsabilité de Hounkanlin, un homme de confiance dévoué au royaume. Il devait veiller sur les esclaves pour qu’ils arrivent en forme à Ouidah et puissent être vendus au meilleur prix. » Nous nous avançons, mais il n’y a rien, aucune trace sur les arbres ou sur les rares pierres. Seule la terre pourrait témoigner de ce qui s’est passé ici.
Une forêt d’eucalyptus succède à une palmeraie. Sur un sentier étroit, des herbes hautes nous entourent jusqu’à nous engloutir. Le paysage alterne ensuite entre champs de maïs et plantations d’arachide.
Poulet « bicyclette »
Ouassougon, où nous arrivons après 27 km, marque la fin de cette première étape. Dans l’auberge du village, il n’y a pas d’eau, pas d’électricité et la chambre est une fournaise où s’agitent des nuées de moustiques. Nous décidons de sortir les matelas dans la cour. « En fixant nos moustiquaires à des chaises, on sera à l’abri », propose Hubert. Dans la chambre, je fais un brin de toilette au seau, rince mes vêtements et les étends au soleil qui perce maintenant les nuages.
Le soir est tombé, le thermomètre aussi. Je vais me perdre dans le village, rapidement suivi par une ribambelle de gamins intrigués par le « yovo » (« le Blanc »). J’achète de la volaille avec de l’amiwo, des galettes de maïs avec une sauce rouge un peu relevée. Un régal.
Je retrouve Hubert à l’entrée de Ouassougon, assis sous un arbre avec d’autres hommes dont Nestor Sono, l’ancien chef de village (on dit « l’ancien CV »). Cet homme longiligne d’une cinquantaine d’années s’exprime lentement, comme s’il pesait ses mots. Depuis quelques années, il fabrique avec succès du vin de palme grâce à un vieil alambic et il vit de sa production. A tour de rôle, on remplit le seul verre présent sur la table et chacun avale d’un trait « le liquide », qui doit titrer une trentaine de degrés. « Il faut abattre un arbre et attendre une dizaine de jours pour obtenir l’extraction du jus, explique Nestor Sono. En général, 25 litres de jus de palme donnent 10 litres d’alcool. »

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La lune, presque pleine, se reflète sur les visages. « Beaucoup de monde a emprunté cette route des esclaves, commence l’ancien CV. A l’époque, on avait coutume de dire qu’un repas préparé à Abomey arrivait encore chaud à Ouidah. A Ouassougon, les esclaves se reposaient dans un champ juste à côté. C’est une histoire douloureuse, mais elle appartient au passé. Aujourd’hui, nous avons des cousins en Amérique, en Europe, partout dans le monde et je vois cela comme une chance. Il faudrait pouvoir les accueillir afin qu’ils puissent ressentir les vibrations de cette terre, le souffle et les émotions de leurs ancêtres. »
Nous buvons un dernier verre et Hubert et moi regagnons l’auberge à la lueur de nos téléphones portables. La femme de Nestor nous a préparé pour le dîner du poulet « bicyclette », l’équivalent africain du label « élevé en plein air ». On avale le plat d’un trait et on s’allonge sur les matelas. Des milliers d’étoiles scintillent au-dessus de nos têtes.

Sommaire de notre série Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Dahomey

        Episode 2
         

          Au Bénin, « nous avons des cousins partout où ont été envoyés les esclaves »



        Premier épisode
         

          « Marche doucement sur cette route des esclaves, elle est sacrée »



        Présentation de notre série
         

          Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Bénin


D’Abomey à Ouidah, notre reporter a emprunté la route suivie en 1860 par Cudjo Lewis, le dernier esclave de la traite négrière vers les Etats-Unis.







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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Voici les prépas littéraires A/L, B/L et LSH publiques et privées qui affichent, sur cinq ans, les taux de réussite les plus élevés pour intégrer leurs élèves aux grandes écoles les plus réputées, à partir de données recueillies par « L’Etudiant ».
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Classement 2018 des prépas littéraires qui obtiennent les meilleurs résultats sur cinq ans

Voici les prépas littéraires A/L, B/L et LSH publiques et privées qui affichent, sur cinq ans, les taux de réussite les plus élevés pour intégrer leurs élèves aux grandes écoles les plus réputées, à partir de données recueillies par « L’Etudiant ».



Le Monde
 |    15.01.2018 à 16h54
    |

                            Soazig Le Nevé








                        



   


Le mensuel spécialisé L’Etudiant a publié sur son site internet, mardi 9 janvier, son classement 2018 des classes préparatoires littéraires dans les trois filières : A/L, B/L et LSH (langues et sciences humaines). Pour chacune d’elles, nous avons choisi de ne reprendre ci-dessous que les résultats des palmarès des prépas comptant plus de 15 élèves, et de lister les cinq établissements qui se distinguent par le meilleur taux de réussite, sur cinq ans, pour intégrer leurs élèves aux 3 ENS (Ulm, Lyon, Paris-Saclay), l’Ecole des chartes, l’Ecole du Louvre, les Masters ENS, le Celsa, l’ESIT, l’ISIT, l’Ismapp, les 9 IEP et les écoles de commerce des concours BCE et Ecricome.
Les élèves qui viseraient seulement les trois ENS et l’Ecole des chartes pourront trouver sur le site de L’Etudiant des classements spécifiques, recensant les prépas qui y obtiennent le plus d’admis.
Classement des prépas littéraires A/L
Parmi les 36 établissements référencés, c’est le lycée Henri IV (Paris) qui obtient, sur cinq ans, le taux de réussite le plus élevé avec 47,6 % pour l’ensemble des établissements visés (ENS Ulm, Ecole des chartes, Ecole du Louvre, Masters ENS, Celsa, ESIT, ISIT, Ismapp, 9 IEP, écoles de commerce des concours BCE et Ecricome). Plus de quinze points en dessous, le lycée Louis-le-Grand (Paris) enregistre en moyenne 32,2 % de réussite entre 2013 et 2017. Vient ensuite le lycée Sainte-Marie (Neuilly-sur-Seine), avec 30,6 % – qui se place par contre au septième rang en 2017, perdant plus de huit points). Seul lycée du top 5 situé hors région parisienne, le lycée du Parc (Lyon), atteint un taux moyen de réussite sur cinq ans de 28,6 %. Enfin, le lycée Marcelin-Berthelot (Saint-Maur-des-Fossés) se place cinquième, avec 26,1 %.
Classement des prépas littéraires B/L
Sur 24 lycées référencés, Janson-de-Sailly (Paris) est à la première place, avec, ces cinq dernières années, un taux moyen de réussite de 70,7 % aux concours d’entrée de l’ensemble des établissements visés (les 3 ENS – Ulm, Lyon, Paris-Saclay –, l’Ecole du Louvre, Ensae, Celsa, Ensai, Dauphine, diplômes ENS, UTT, 9 IEP, écoles de commerce des concours BCE et Ecricome). Henri IV (Paris), premier au classement de 2017, se place à 65,6 % de taux de réussite moyen sur ces cinq années, suivi de Stanislas (Paris) avec 59,9 %. Deux établissements lyonnais terminent ce top 5 : Chartreux, à 59,1 %, et Saint-Marc, à 56,9 %.
Classement des prépas littéraires LSH (langues et sciences humaines)
Clairement en tête des 73 lycées répertoriés, Madeleine-Daniélou (Rueil-Malmaison) caracole à 73,8 % de taux moyen de réussite de ses élèves pour intégrer l’ENS-LSH, le Celsa, l’ESIT, l’ISIT, l’Ismapp, Dauphine, Masters ENS, les 9 IEP, les écoles de commerce des concours BCE et Ecricome entre 2013 et 2017. Trente-quatre points plus bas, Henri IV (Paris) affiche un taux de 39,8 % et Blanche-de-Castille (Le Chesnay) un taux de 39,6 %. Viennent ensuite les lycées Chateaubriand (Rennes), à 35 % et Le Parc (Lyon) à 33,5 %.

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« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les voeux d’orientation, Le Monde organise les conférences O21/s’orienter au 21e siècle, à Nancy (1er et 2 décembre 2017), Lille (19 et 20 janvier 2018), Nantes (16 et 17 février 2018), Bordeaux (2 et 3 mars 2018) et Paris (17 et 18 mars 2018).

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S’y ajoutent des salons étudiants : après le salon des grandes écoles (SAGE) et celui des  formations artistiques START, organisés chaque année en novembre et décembre, le Salon des masters et mastères spécialisés (SAMS) est prévu le 27 janvier. A consulter également, notre rubrique Le Monde Campus, et tout particulièrement ses sous-rubriques APB / Parcoursup, O21 et Etudes supérieures.





                            


                        

                        


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Sauver la peau de Carmen dans la foulée de l’affaire Weinstein, un contresens

En épargnant l’héroïne de Bizet, l’Opéra de Florence pense soutenir les femmes mais tue la tragédie.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 09h49
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 16h06
    |

                            Marie-Aude Roux








                        



                                


                            

Qui a dit que l’opéra était un art hors de son temps ? L’onde de choc Weinstein (dont l’histoire finira sans doute sur une scène) et les violences faites aux femmes s’invitent à leur tour dans l’arène lyrique. Dans la série #balancetonopera, Carmen, qui se retrouve en première ligne depuis que la nouvelle production, présentée du 7 au 18 janvier à l’Opéra de Florence, a décidé d’épargner la cigarière pour sacrifier son meurtrier, Don José.
Au-delà du vaste débat sur le respect et la fidélité dus aux œuvres, toucher au synopsis d’un opéra ne relève plus de l’événement depuis que les hommes de théâtre ont pris, avec talent parfois, le pouvoir sur les scènes lyriques. Les exemples abondent, qu’il serait fastidieux de citer. Mais Carmen reste l’opéra le plus joué du monde – en moyenne deux fois par jour si l’on en croit le site Operabase, qui répertorie pour l’année 2017 pas moins de 719 représentations du chef-d’œuvre de Bizet au fil de 179 productions présentées dans 128 villes. C’est aussi le seul qui a su traverser toutes les couches sociales, des plus populaires aux sphères philosophiques, de la habanera muleta (« L’amour est un oiseau rebelle ») à la séguedille banderille « Près des remparts de Séville », en passant par son « Frappe-moi donc, ou laisse-moi passer » final.

Bien-pensance
L’« affaire Carmen » a été lancée médiatiquement le 4 janvier après que fut révélé que le directeur de l’Opéra de Florence, Cristiano Chiarot, avait demandé à son metteur en scène, Leo Muscato, de revisiter le final de l’opéra afin de ne pas souscrire aux violences faites aux femmes en applaudissant le meurtre de l’une d’entre elles. Une initiative approuvée par le maire de la ville, Dario Nardella, qui y voit un « message culturel, social et éthique » face à une violence « accrue en Italie ». Autant sauver la peau de Carmen puisqu’on ne peut rien faire pour la centaine de femmes qui meurent chaque année en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le Comité olympique norvégien a confirmé lundi la non-sélection pour Pyeongchang de l’ex-empereur du biathlon, athlète le plus médaillé de l’histoire des JO d’hiver.
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Biathlon : Ole Einar Bjoerndalen, Games over

Le Comité olympique norvégien a confirmé lundi la non-sélection pour Pyeongchang de l’ex-empereur du biathlon, athlète le plus médaillé de l’histoire des JO d’hiver.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 17h21
   





                        



   


« Le Cannibale » du biathlon avait encore faim, malgré ses 13 médailles olympiques (8 en or, 4 en argent, 1 en bronze), mais il a fini, à bientôt 44 ans, par être rattrapé par son âge : Ole Einar Bjoerndalen n’a pas le niveau suffisant pour représenter la Norvège aux prochains Jeux olympiques de Pyeongchang (9-25 février).
L’annonce du Comité olympique norvégien ne faisait plus guère de doute depuis une ultime course ratée, la semaine dernière à Ruhpolding (Allemagne) : Bjoerndalen avait échoué à la 42e place. C’est la première fois depuis 1994 que la liste des olympiens norvégiens n’abrite pas le nom de Bjoerndalen.
« Les résultats atteints par Ole Einar Bjoerndalen en individuel en Coupe du monde (…) ne sont pas assez bons. Il n’a hélas pas satisfait aux critères » de sélection, a expliqué le chef du comité, Tore Oevreboe.
« Ca craint »
« Ça craint que je ne puisse pas y aller », a réagi le champion lundi, cité par la chaîne TV2. « Je pense que j’aurais pu retrouver la forme d’ici les JO », a-t-il ajouté, en se disant en désaccord avec la décision du Comité olympique norvégien. Le biathlète s’est gardé d’annoncer la fin de sa carrière : la possibilité existe en effet qu’il dispute des manches de Coupe du monde après les JO, pour un dernier baroud.
Les JO d’hiver perdent donc un visage familier, qui faisait partie du paysage depuis Lillehammer (Norvège) en 1994. L’actuel roi de la discipline, le Français Martin Fourcade, était alors encore en maternelle… Bjoerndalen était « le héros de mon enfance », disait d’ailleurs de lui Fourcade l’an dernier.
C’est à Nagano (Japon), en 1998, que Bjoerndalen perce. Après avoir été coupé dans son élan la veille par la météo, il remporte le sprint puis offre l’argent à la Norvège en relais. S’ensuit une longue moisson de titres olympiques qui lui assurera une place de choix dans le cœur de ses compatriotes, férus de ski.

   


Bien qu’attendue, la décision du comité a semé la consternation parmi eux. Sur les réseaux sociaux, certains parlaient de « scandale » et de « journée triste pour le biathlon ».
Dans une nouvelle ère
La Norvège se souvient notamment du « grand chelem » réalisé aux JO de Salt Lake City (Etats-Unis) en 2002 (4 titres en 4 épreuves) mais aussi des 95 victoires individuelles en Coupe du monde, des six gros globes de cristal et des 20 titres mondiaux.
Bjoerndalen a fait entrer le biathlon dans une nouvelle ère, s’imposant des charges de travail nouvelles dans la discipline. Ses dix années (1997-2007) de féroce adversité avec le Français Raphaël Poirée ont permis à la discipline de décoller médiatiquement.
Aussi modeste et discret que populaire, le « Roi Ole » a gagné l’estime de tous, coéquipiers comme concurrents. « Ce serait super bizarre d’aller aux JO sans Bjoerndalen », estimait le meilleur biathlète norvégien du moment, Johannes Boe, cité par l’agence NTB quelques heures avant l’annonce de la sélection.
Enfant, le fils d’agriculteur consacrait l’argent gagné grâce aux travaux à la ferme à l’achat d’une lampe frontale, pour s’entraîner le soir. Il pratiquait le tir sur les soutiens-gorge de sa mère, pendus au fil à linge, et faisait vœu dès 12 ans de ne pas toucher à l’alcool, selon des anecdotes relatées par la radiotélévision NRK.
Les experts prédisaient son départ à la retraite depuis de nombreuses années, mais à Sotchi, à 40 ans, Bjoerndalen avait remporté l’or dans le sprint, devenant le plus vieux champion olympique de l’histoire en sports d’hiver.
Mais dans une nation aussi riche en biathlètes que la Norvège, son niveau ne lui permettait plus d’espérer une qualification olympique, ne serait-ce qu’en tant que remplaçant.



                            


                        

                        


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Compte rendu

Libye : combats meurtriers près de l’aéroport de Tripoli

Au moins neuf personnes ont été tuées lors de l’attaque lancée par un groupe armé. Le trafic aérien a été interrompu.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 15.01.2018 à 13h23

     •
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        Mis à jour le 15.01.2018 à 14h23






    
Malgré une amélioration relative de la sécurité à Tripoli depuis l’été, des combats éclatent de temps à autre dans le secteur de l’aéroport de Mitiga, au cœur d’une lutte d’influence entre milices.
Crédits : KARIM SAHIB / AFP


Le trafic à l’aéroport de Tripoli a été interrompu, lundi 15 janvier, après les violents combats qui ont suivi l’attaque menée par un groupe armé, a annoncé le gouvernement libyen d’union nationale (GNA).
« Le premier bilan à la suite des combats dans le périmètre de l’aéroport de Mitiga est de cinq morts [transportés] à l’hôpital de Mitiga et quatre autres à l’hôpital (…) de Tajoura », a indiqué sur sa page Facebook le ministère de la santé du GNA, sans autre précision sur ces affrontements.
On ignore toujours le nombre de blessés ou si les victimes sont civiles ou militaires.
Personnel de l’aéroport et passagers évacués
Un groupe armé a lancé « une attaque » sur le site de l’aéroport, le seul de la capitale opérationnel, « qui compte une prison où sont détenues plus de 2 500 personnes pour des affaires diverses », a indiqué la force de dissuasion Al-Radaa, fidèle au GNA, chargée de sécuriser la plateforme.

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« Cette attaque visait la libération de terroristes appartenant aux organisations Etat islamique (EI) et Al-Qaida et d’autres groupes du centre de détention géré par la Force de dissuasion Al-Radaa qui dépend du ministère de l’intérieur », a précisé le GNA dans un communiqué qui condamne une « attaque préméditée (…) mettant en péril la vie des passagers et la sécurité de l’aviation civile ».
« Tout le personnel de l’aéroport et les passagers ont été évacués » lorsque les combats ont commencé, a affirmé à l’AFP un pilote de ligne libyen qui a préféré garder l’anonymat. « On a vu des chars dans le périmètre de l’aéroport », a-t-il ajouté.
Lundi matin, des échanges de tirs à l’arme lourde étaient audibles jusqu’à Tajoura, une petite ville à 30 km à l’est de Tripoli, selon des journalistes de l’AFP. Toutes les routes menant à l’aéroport de Mitiga et sa zone ont été coupées.

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Malgré une amélioration relative de la sécurité à Tripoli depuis l’été 2017, des combats éclatent de temps à autre dans le secteur de l’aéroport de Mitiga, au cœur d’une lutte d’influence entre milices.
La Force de dissuasion Al-Radaa est formée essentiellement de salafistes non djihadistes, principalement basés dans l’est de la capitale. Loyale GNA de Fayez Al-Sarraj soutenu par la communauté internationale, elle fait office de police à Tripoli et pourchasse à la fois les trafiquants et les personnes soupçonnées d’appartenir à l’EI.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ « Voldemort : Origins of the Heir » raconte l’émergence de Voldemort, l’ennemi d’Harry Potter, en 52 minutes. Réalisé avec soin, ce film a déjà cumulé plus de quatre millions de vues en ligne.
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Un moyen-métrage « Harry Potter » réalisé par des fans redéfinit les contours du « fanfilm »

« Voldemort : Origins of the Heir » raconte l’émergence de Voldemort, l’ennemi d’Harry Potter, en 52 minutes. Réalisé avec soin, ce film a déjà cumulé plus de quatre millions de vues en ligne.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 12h56
    |

            Morgane Tual








                        



C’est un film impressionnant qui a été mis en ligne, samedi 13 janvier, quand on sait qu’il a été réalisé par des fans de Harry Potter. Voldemort : Origins of the Heir raconte l’émergence de Voldemort, l’ennemi de Harry Potter, en 52 minutes, réalisées de façon très professionnelle. De quoi pousser encore un peu plus loin les limites des « fanfilms », ces vidéos créées par des fans – une pratique courante, dont certains n’ont plus rien de la petite production artisanale et amateure.
Tryangle Films, qui produit ce moyen-métrage anglophone financé par les internautes, met les choses au point dès le début de sa vidéo : « ce film est un film non commercial réalisé par les fans pour les fans et n’est pas approuvé, affilié ou associé avec Warner Bros. ou J. K. Rowling ». Sur YouTube, la vidéo affiche pourtant de la publicité, et avec plus de quatre millions de vues obtenues en moins de quarante-huit heures, elle générera des revenus pour ses créateurs.
Dans un premier temps, Warner Bros., qui détient les droits des adaptations cinématographiques de Harry Potter, s’en était pris au projet et avait notamment demandé en juillet dernier son retrait de la plate-forme de financement participatif Kickstarter. Tryangle Films avait plus tard annoncé avoir trouvé un accord avec l’entreprise. « Nous avons eu une conversation privée et confidentielle avec Warner Bros., qui nous a contactés pendant la campagne de crowdfunding », a expliqué le réalisateur du film au site spécialisé Polygon. « La seule chose que nous pouvons dire, c’est qu’ils nous laissent continuer le film, évidement sans que nous en tirions profit. » Sans connaître les détails de l’accord, difficile de savoir pourquoi ce film « non commercial » affiche de la publicité.
La délicate question des « fanfilms »
J. K. Rowling, l’autrice de Harry Potter, ne s’est pas exprimée publiquement sur ce film. Par le passé, elle s’est généralement montrée bienveillante à l’égard des créations de fans, et notamment des « fanfictions » (récits) et « fanarts » (dessins) qui pullulent sur la Toile. Une tolérance qui a notamment permis à la communauté de fans de Harry Potter de devenir l’une des plus grandes du Web et l’une des plus actives – toujours aujourd’hui, alors que le dernier livre de la saga originale a été publié en 2007 et le dernier film diffusé en 2011.
Le sujet des « fanfilms » est une question délicate pour les détenteurs des droits des franchises à succès. D’un côté, ils représentent un bel hommage et une forme de publicité gratuite – puisqu’ils font parler de la franchise et participent à animer la communauté de fans. De l’autre, ils peuvent être considérés, notamment quand ils sont de grande qualité, comme une forme de concurrence directe et de violation du droit d’auteur.
Un « fanfilm » de Star Trek en a notamment fait les frais. CBS et Paramount avaient porté plainte en 2015 contre ce projet de long-métrage, nomme Axanar, dont le budget financé par les fans avait atteint pas moins de 1 million de dollars. Qui plus est, le film comptait au casting un ancien acteur de Star Trek. Alors que les plaignants réclamaient l’abandon du projet et 150 000 dollars de dommages et intérêts « pour chaque œuvre Star Trek dont le copyright a été violé », un accord a, finalement, été trouvé l’an dernier, imposant notamment au film une durée de trente minutes maximum. L’affaire, qui a fait grand bruit dans la communauté des fans, a aussi poussé CBS et Paramount à publier un règlement concernant les « fanfilms », leur imposant plusieurs restrictions. Ce qui avait suscité de vives critiques dans la communauté des fans de Star Trek, et au-delà.

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                L’épopée du « fanfilm » de Star Trek à 1 million de dollars qui avait fâché Hollywood




« Voldemort : Origins of the Heir » : l’avis de Pixels
C’est en relisant le sixième livre de la saga de J.K. Rowling, Harry Potter et le prince de sang mêlé, que les créateurs du film ont eu l’idée de développer l’histoire de Voldemort. « qu’est-ce qui a poussé le personnage de Tom Jedusor à devenir le sorcier le plus détesté et craint du monde ? », expliquent-ils sur leur site. Résultat : un fanfilm impressionnant, avec des images, des décors et des costumes soignés, qui met en scène Grisha Mac Laggen, héritière de Godric Gryffindor, dans sa tentative de sauver Tom Jedusor « de lui-même ».
C’est un vrai plaisir que de voir réalisé avec autant de professionnalisme une histoire écrite par des fans – le fantasme de tout amateur de fanfictions, ces écrits inspirés d’une œuvre comme Harry Potter. Le film n’est toutefois pas parfait (effets de mise en scène parfois trop appuyés, tout comme le jeu des acteurs), et l’histoire, bien qu’intéressante, n’est toutefois pas palpitante. Mais comment en tenir rigueur à un si beau projet ? Le film, tourné en anglais, dispose de sous-titres dans plusieurs langues, dont le français.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le parti Convergence démocratique a reçu ces fonds d’un groupe de BTP « en échange de l’attribution garantie d’un certain montant de travaux publics ».
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Catalogne : le principal parti nationaliste a reçu 6,6 millions d’euros de financements illégaux

Le parti Convergence démocratique a reçu ces fonds d’un groupe de BTP « en échange de l’attribution garantie d’un certain montant de travaux publics ».



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 15h50
   





                        


Un tribunal de Barcelone a déterminé que le parti des ex-présidents nationalistes de la Catalogne Carles Puigdemont, Artur Mas et Jordi Pujol, Convergence démocratique de Catalogne (CDC) – devenu PDeCAT en 2016 – s’était financé illégalement, dans une décision publiée lundi 15 janvier.
Selon la décision de la cour, CDC a reçu au moins 6,6 millions d’euros du groupe espagnol de BTP et services Ferrovial « en échange de l’attribution garantie d’un certain montant de travaux publics ». Les commissions transitaient par le Palais de la musique, prestigieuse institution culturelle de Barcelone, dont les dirigeants sont condamnés à une peine de prison pour avoir détourné 23 millions d’euros entre 2000 et 2009.
Selon la cour, Ferrovial et CDC avaient négocié une commission de 4 % sur le total des marchés publics obtenus, qui se divisait entre le parti (2,5 %) et les deux principaux dirigeants du Palais de la musique.

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Prison pour le trésorier
Le scandale a éclaté en 2009 et a alimenté les soupçons de corruption envers le parti nationaliste, qui a gouverné la région pendant des décennies et est à l’origine de la proclamation d’indépendance de la fin du mois d’octobre 2017.
Pour réhabiliter son image, le parti s’est refondé en 2016 sous le nom PDeCAT (Parti démocrate européen catalan). La semaine dernière, Artur Mas, dirigeant de la Catalogne de 2010 à 2016, en a quitté la direction ; une décision que ses détracteurs attribuent à cette affaire judiciaire.
CDC n’était pas accusée comme personne morale mais devra rendre les 6,6 millions d’euros obtenus de manière irrégulière. Son ancien trésorier, Daniel Osacar, a été condamné à quatre ans et demi de prison.
Difficulté pour former le gouvernement
La décision tombe à deux jours de la constitution du nouveau parlement catalan, où les indépendantistes ont à nouveau obtenu la majorité absolue en sièges aux élections régionales anticipées du 21 décembre.
Ils sont néanmoins en difficulté pour former un gouvernement, leur principal candidat, l’ex-président régional Carles Puigdemont, se trouvant en Belgique. En Espagne, il est poursuivi pour rébellion, sédition et détournement de fonds, des chefs d’accusation qui entraîneraient son placement en détention provisoire s’il rentrait.
Une investiture à distance ne convainc pas son principal allié, la Gauche républicaine de Catalogne, et l’opposition comme le gouvernement central ont promis de saisir la Cour constitutionnelle si elle se produisait.



                            


                        

                        

