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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Préparer le travail législatif et améliorer le fonctionnement du groupe. Tels seront les objectifs du séminaire du groupe LRM à l’Assemblée les 15 et 16 janvier.
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La loi immigration au menu des journées parlementaires de LRM

Préparer le travail législatif et améliorer le fonctionnement du groupe. Tels seront les objectifs du séminaire du groupe LRM à l’Assemblée les 15 et 16 janvier.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 07h00
    |

            Alexandre Lemarié








                        



   


Ce sera le troisième depuis le début du quinquennat. Le groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale se rassemblera de nouveau lors d’un séminaire, qui se déroulera lundi 15 et mardi 16 janvier au Palais-Bourbon, à l’hôtel de Lassay et à la questure. Avec un double objectif : préparer le travail législatif, mais aussi tenter d’améliorer le fonctionnement et l’animation du groupe.
Après s’être retrouvés une première fois en juin et en septembre pour des séances de « team building », afin de renforcer les liens entre les 312 députés du groupe, ceux-ci vont cette fois s’atteler au travail de fond. Pas question de mettre un foulard sur la tête, en prononçant des mots-concepts en anglais, comme ce fut le cas lors du précédent séminaire, ce qui avait suscité des railleries. Cette fois, place au sérieux, alors que se profile une série de projets de loi à examiner à l’Assemblée.
Plusieurs ateliers
Lors de ces « journées parlementaires d’hiver », des ateliers législatifs se tiendront lundi matin sur les deux textes de la rentrée : celui sur le droit à l’erreur, qui sera débattu dans l’Hémicycle de l’Assemblée du 23 au 25 janvier, et surtout sur l’asile-immigration, qui suscite des débats internes intenses au sein même du groupe En marche. Avec l’idée de confronter les différents points de vue entre les tenants de la ligne de fermeté du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et les partisans d’une approche plus « humaine », dans l’espoir d’apaiser les tensions. Et si possible aboutir à une position commune.
Ces ateliers seront animés par des députés du groupe particulièrement investis sur ces thématiques. Ainsi, la « whip » de la commission des lois – chargée de veiller à ce que les élus votent en fonction des consignes du parti – Naïma Moutchou devrait présenter le projet de loi asile-immigration.
Avis partagés
Le lundi après-midi sera consacré à un travail sur le fonctionnement du groupe, avec l’idée de faire un point sur la « valorisation des talents et expériences ». Autrement dit : identifier les domaines de compétence de chaque député pour mieux les orienter vers un sujet précis. Et ainsi répondre au malaise de certains élus, issus de la société civile, qui peinent encore à trouver leur place au sein de ce groupe pléthorique (Le Monde daté 15 décembre). La journée sera conclue par un « apéritif des régions », comme lors du premier séminaire en juin dernier, chacun amenant un produit de sa région. Un rendez-vous ouvert au gouvernement.

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                A l’Assemblée, un groupe de gauche se structure au sein de la majorité



Si certains députés LRM, déçus par les précédents séminaires, ont prévu de sécher ce nouveau rendez-vous, d’autres mettent en avant « l’utilité » de ce type de rassemblement. « C’est bénéfique d’avoir des moments où nous pouvons nous retrouver pour échanger dans une ambiance conviviale », estime la députée LRM de la Somme Barbara Pompili. A ses yeux, « cela permet de créer du collectif et parfois de dénouer des problèmes ». Vu le trouble généré par le texte asile-immigration en interne, ce rendez-vous tombe à pic.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le ministre de l’intérieur annonce également la création de 400 places de rétention administrative pour répondre au doublement de la durée légale de celle-ci.
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Collomb veut « accueillir les réfugiés, mais pas tous les migrants économiques »

Le ministre de l’intérieur annonce également la création de 400 places de rétention administrative pour répondre au doublement de la durée légale de celle-ci.



Le Monde
 |    14.01.2018 à 05h49
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 11h34
   





                        



   


Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, affirme que son projet de loi sur l’asile et l’immigration repose sur deux principes : accueillir les réfugiés mais pas tous les migrants économiques, dans un entretien au Parisien dimanche du 14 janvier.
« La France doit accueillir les réfugiés, mais elle ne peut accueillir tous les migrants économiques », a estimé le ministre, qui juge le projet de loi asile-immigration attendu en conseil des ministres fin février « totalement équilibré ».
400 places de rétention administrative
Une trentaine d’associations, de la Ligue des droits de l’homme jusqu’à Médecins du monde en passant par Emmaüs et le Secours catholique, avaient au contraire dénoncé un texte « déséquilibré » après une réunion jeudi à Matignon sur le sujet.
Pour répondre au doublement de la durée de rétention administrative prévue par le texte, M. Collomb annonce la création de « 200 places d’ici à la fin du mois de janvier et 200 autres en 2018 ».
Interrogé quant à la marge de manœuvre laissée aux parlementaires sur le texte, le ministre de l’intérieur admet « des possibilités d’amendement » mais insiste sur le fait qu’il « n’est pas question de changer d’orientation ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Né dans les années 1960, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit être entériné ou enterré en janvier 2018. Pourquoi le processus a-t-il pris si longtemps ? Résumé en images.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le premier ministre a effectué, samedi 13  janvier, une visite surprise dans le bocage nantais au lendemain d’ultimes consultations à Matignon avec les élus.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement ménage le suspense

Le premier ministre a effectué, samedi 13  janvier, une visite surprise dans le bocage nantais au lendemain d’ultimes consultations à Matignon avec les élus.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 12h08
    |

            Rémi Barroux








                        



Il a entretenu l’effet de surprise. Samedi 13 janvier au matin, Edouard Philippe a publié sur Twitter des photos le montrant à Notre-Dame-des-Landes, en compagnie du maire Jean-Paul Naud (opposé au projet de nouvel aéroport), avec ce commentaire : « Voir et écouter. » Matignon n’avait pas donné d’information sur ce déplacement. C’est vers 8 h 30 que le premier ministre est entré dans la petite mairie, située au centre de la commune qui pourrait accueillir le futur aéroport.
Une demi-heure plus tard, Edouard Philippe a discuté avec quelques riverains avant de prendre la direction de Nantes, en prenant bien soin d’éviter de passer par la zone occupée par les opposants au projet d’aéroport (ZAD). Dans la capitale des Pays de la Loire, il a rencontré la maire PS, Johanna Rolland, « une visite républicaine », précise-t-on à Matignon.
Enfin, dans un souci d’équilibre, le premier ministre s’est rendu dans la commune de Saint-Aignan-Grandlieu, qui borde l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique, où il a aussi rencontré le maire (divers gauche), Jean-Claude Lemasson. Ce dernier est, à l’opposé du maire de Notre-Dame-des-Landes, un farouche partisan du transfert de l’actuel aéroport. Le premier ministre a aussi fait un arrêt sur la route qui mène à cette petite commune de près de 4 000 habitants, pour visiter la réserve ornithologique du lac de Grand-Lieu, deuxième en importance du pays. « L’idée était d’aller voir sur place. Il a conscience de l’importance du dossier et il lui semblait nécessaire de se rendre compte sur place, après avoir rencontré les élus et étudié le rapport des médiateurs, qui reste une vraie base de travail », avance-t-on dans son entourage.

Voir et écouter. À Notre-Dame-des-Landes. pic.twitter.com/bgPMIETKt9— Edouard Philippe (@EPhilippePM) 13 janvier 2018


La veille, à Paris, le premier ministre avait bouclé une semaine de consultations avec les élus, pour tenter de déminer ce dossier empoisonné. Ce rendez-vous était probablement la dernière offensive des partisans du transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes. Vendredi 12 janvier, les responsables du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) – qui regroupe les vingt collectivités locales bretonnes et ligériennes investies dans le projet de nouvel aéroport du Grand Ouest – ont tenté de convaincre le premier ministre, Edouard Philippe, ainsi que le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, de la nécessité de poursuivre le projet.
Durant cet ultime rendez-vous à Matignon, après les visites des derniers jours des élus des départements des Pays de la Loire ou de Bretagne, rien n’a filtré une fois encore des intentions du gouvernement. Construire un nouvel aéroport dans le bocage au nord de Nantes ou réaménager l’infrastructure actuelle, la question serait encore à trancher lors d’un tête-à-tête entre le premier ministre et le président de la République. « L’annonce sera faite avant la fin du mois », a répété Edouard Philippe à ses visiteurs. Le rapport des trois médiateurs, remis voici un mois au premier ministre, présentait les deux scénarios, mais il a rouvert le jeu en mettant en avant une alternative à la construction de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au grand dam des porteurs du projet.

        Lire aussi :
         

                Jean-Marc Ayrault : « Renoncer à Notre-Dame-des-Landes serait opportuniste et tactique »



Alors, vendredi, ces derniers ont usé de tous leurs arguments pour inverser la tendance, qu’il s’agisse de Philippe Grosvalet, président du SMA et président (PS) du conseil départemental de Loire-Atlantique ; Christelle Morançais, présidente (LR) de la région Pays de la Loire ; Johanna Rolland, maire (PS) de Nantes ; Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat ; ou encore Jean-Luc Chenut, président (PS) du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, et Jean-Jacques Bernard, vice-président (PS) de Rennes Métropole.
« S’il y avait un plan B... »
Tous ont entendu le chef du gouvernement leur assurer que la question restait ouverte. « Le premier ministre nous a affirmé à plusieurs reprises que la décision n’était pas prise, je n’ai aucune raison de ne pas le croire », déclarait ainsi Johanna Rolland. Cependant, ces ardents partisans d’un nouvel aéroport ont insisté sur le fait que l’exécutif n’avait, selon eux, pas le choix. « Il n’y a pas d’alternative à Notre-Dame-des-Landes, et si le gouvernement propose le réaménagement de Nantes-Atlantique, ce sera un non-choix, un abandon de l’ouest de la France », affirme Philippe Grosvalet. « Ce serait une non-décision, rien ne se passera durant ce quinquennat ni non plus durant le suivant », ajoute Mme Rolland.
Même son de cloche pour la présidente de la région. « S’il y avait un plan B, vous vous doutez bien qu’on l’aurait retenu, insiste la Sarthoise Christelle Morançais. Il faudra une dizaine d’années au moins pour mener à bien le réaménagement de Nantes-Atlantique, avec tous les recours qui seront déposés par les associations d’habitants qui se sont déjà constituées. Alors qu’il en faut cinq environ pour construire l’aéroport dont nous avons besoin. » De leur côté, les trois médiateurs ont estimé qu’il faudrait deux ans pour le réaménagement de l’actuel aéroport.

        Lire le reportage dans la ZAD :
         

          « Ici, c’est comme un bâton de dynamite »



Une chose est sûre, si le scénario de l’abandon de Notre-Dame-des-Landes est retenu par le gouvernement, il faudra renégocier le contrat de concession d’aéroport du Grand Ouest avec Vinci Airports, qui court jusqu’en 2065, la concession englobant aussi bien le futur Notre-Dame-des-Landes que l’actuel Nantes-Atlantique. Les élus bretons ont aussi fait remarquer que si le projet d’un aéroport au nord de Nantes les avait séduits, le maintien sur le site actuel, dans la commune de Bouguenais, au sud de la ville et de la Loire, n’offrait pas d’intérêt pour eux. Autant dire qu’à l’issue de ces consultations, le choix reste difficile, selon les mots mêmes du premier ministre.
L’autre casse-tête
Mais le gouvernement doit trancher, « aucune solution n’étant satisfaisante », selon Nicolas Hulot. C’est bien une décision politique que va prendre Emmanuel Macron : fâcher les élus locaux et les collectivités de l’Ouest au nom de la protection du climat et de l’environnement, ou prendre le risque d’une rupture avec son ministre écologiste et d’un bras de fer long et difficile avec les occupants du bocage à Notre-Dame-des-Landes, appuyés par l’ensemble du mouvement écologiste et une partie de la gauche (Amis de la Terre, Greenpeace, France Nature Environnement, Confédération paysanne, Union syndicale Solidaires, Parti de gauche, Europe Ecologie-Les Verts, NPA, Ensemble !…). Des rendez-vous sont déjà prévus dans la France entière en cas d’annonce d’une intervention dans la « zone à défendre » pour construire l’aéroport.
C’est l’autre casse-tête du gouvernement : l’expulsion des occupants de la ZAD est à haut risque sur le plan sécuritaire et politique. Elle est jugée délicate par les gendarmes eux-mêmes. Si un drame devait survenir, le président de la République et son premier ministre se retrouveraient en première ligne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Gilles de Margerie, ex-directeur de cabinet d’Agnès Buzyn, remplace Michel Yahiel, ancien conseiller de François Hollande.
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Changement de tête pour le centre de réflexion France Stratégie

Gilles de Margerie, ex-directeur de cabinet d’Agnès Buzyn, remplace Michel Yahiel, ancien conseiller de François Hollande.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h15
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

Changement inattendu à France Stratégie, le centre de réflexion économique et sociale rattaché à Matignon. Son patron, Michel Yahiel, est remplacé par l’ancien directeur du cabinet d’Agnès Buzyn, Gilles de Margerie, a annoncé le gouvernement à l’issue du conseil des ministres du vendredi 12 janvier.
Nommé commissaire général à la stratégie et à la prospective, M. de Margerie – cousin de l’ancien patron de Total – « aura une mission importante à accomplir, en particulier pour conduire la transformation économique que le président de la République et le premier ministre ont mise en œuvre dès ces premiers mois », a précisé le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.
Les raisons profondes de ce changement restent toutefois obscures. Ex-conseiller social de François Hollande, M. Yahiel n’avait pris la tête de France Stratégie qu’en janvier 2017, au moment où son prédécesseur, l’économiste Jean Pisani-Ferry, rejoignait l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Remplacer cet inspecteur général des affaires sociales, « c’est le jeu normal des nominations », assure Matignon.
Propositions jugées farfelues
« Dans le cadre de l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, les postes importants sont revus. Il ne s’agit pas d’une sanction contre Michel Yahiel », affirme une autre source. Et d’évoquer le « spoil system », ce processus inspiré des Etats-Unis qui consiste pour l’exécutif à passer au crible la haute administration. M. Yahiel, qui avait côtoyé le futur président de la République à l’Elysée lorsque ce dernier y était secrétaire général adjoint, entre 2012 et 2014, n’avait, de fait, pas été nommé par l’actuelle majorité.
Le mouvement actuel ne serait donc « un problème ni politique ni de personne. Il s’agissait de trouver un point de chute à Gilles de Margerie ».
En octobre 2017, les relations avaient semblé se tendre entre Matignon et France Stratégie. Un proche d’Edouard Philippe, le premier ministre, avait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le premier ministre a annoncé samedi être présent sur place, il a notamment rencontré le maire de la commune. Cette visite intervient après une semaine de consultation à Matignon sur le projet d’aéroport nantais.
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Edouard Philippe en déplacement à Notre-Dame-des-Landes pour « voir et écouter »

Le premier ministre a annoncé samedi être présent sur place, il a notamment rencontré le maire de la commune. Cette visite intervient après une semaine de consultation à Matignon sur le projet d’aéroport nantais.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 14h02
   





                        


C’est à travers un tweet que le premier ministre, Edouard Philippe, a fait savoir qu’il se trouvait, samedi 13 janvier à Notre-Dame-des-Landes pour « voir et écouter ». Cette visite intervient après une semaine de consultation à Matignon sur le projet d’aéroport nantais, avant une décision très sensible attendue d’ici la fin janvier.

        Lire aussi :
         

                NDDL : Edouard Philippe reçoit une dernière fois les élus locaux avant de trancher



Parmi les trois photos publiées avec sont tweet, deux montrent le premier ministre en conversation avec le maire de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud.

Voir et écouter. À Notre-Dame-des-Landes. https://t.co/bgPMIETKt9— EPhilippePM (@Edouard Philippe)


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Jean-Paul Naud s’est dit « satisfait » de la visite surprise samedi matin d’Édouard Philippe. « Il m’a posé quelques questions mais c’est surtout moi qui ait déroulé les arguments en faveur d’une optimisation du site actuel [Nantes-Atlantique] », a déclaré M. Naud. Le maire de la commune a précisé que le premier ministre ne s’est pas rendu sur la ZAD (« Zone à défendre ») mais a discuté du sort des zadistes.
M. Naud est opposé au projet d’aéroport, et plaide en faveur d’une « zone d’agriculture protégée », comme il l’a notamment expliqué au Télégramme. Il était présent le 4 janvier à Matignon dans le cadre des consultations avant la décision. Samedi, il s’est dit il « prêt à discuter avec les zadistes qui sont là depuis des années pour ne pas sombrer dans la violence ».
La décision n’est pas encore prise
Matignon qui n’avait donné aucune information avant cette visite a déclaré samedi : « le premier ministre a décidé de se rendre sur les communes qui seront concernées par la décision ».
Edouard Philippe s’est ensuite rendu à Nantes « pour une visite républicaine à la maire » Johanna Rolland, membre du Syndicat mixte aéroportuaire du Grand-Ouest favorable au nouvel aéroport, avant d’aller à l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique.
« Nous nous sommes vus en tête à tête près de 40 minutes. Je lui ai redit quelles étaient mes convictions pour l’économie, pour l’emploi, pour la métropole et pour l’avenir du grand Ouest », a déclaré à l’Agence France-Presse Mme Rolland. La maire PS a précisé que M. Philippe « a redit très clairement que sa décision n’était pas encore prise, il voulait voir concrètement sur le terrain la réalité ».
« C’est bien aussi de voir »
« J’ai rencontré près d’une centaine d’élus de tous les départements du Grand Ouest, j’ai beaucoup écouté et c’est très important de beaucoup écouter avant de prendre une décision, mais (…) c’est bien aussi de voir », a expliqué M. Philippe, interrogé par BFMTV à sa sortie de la mairie de Nantes.
Vendredi, une rencontre parisienne entre le premier ministre et le Syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest regroupant les élus des vingt collectivités impliquées dans le projet de transfert de l’aéroport de Nantes dans les bocages de Notre-Dame-des-Landes avait eu lieu.
Deux options « envisageables »
Depuis le 4 janvier M. Philippe a rencontré les grands élus de Loire-Atlantique, d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, du Maine-et-Loire, de Mayenne et de Vendée pour entendre leurs positions une dernière fois.

        Lire aussi :
         

                Ce qu’il faut retenir du rapport remis au gouvernement sur Notre-Dame-des-Landes



Un rapport de trois médiateurs nommés par le premier ministre avait conclu que la construction de Notre-Dame-des-Landes et l’agrandissement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique étaient deux options « raisonnablement envisageables », remettant ainsi en selle la seconde possibilité, longtemps écartée sous le quinquennat Hollande.
Seule certitude pour l’heure : le gouvernement compte évacuer le site, que des militants écologistes et anticapitalistes occupent depuis 2009 sous le nom de « zone à défendre » (ZAD).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ L’accord scellé vendredi prévoit de « renforcer » et de « réformer » la zone euro, ainsi que de la doter d’un « budget d’investissement ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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Allemagne : Paris salue un accord « plus favorable au projet européen »

L’accord scellé vendredi prévoit de « renforcer » et de « réformer » la zone euro, ainsi que de la doter d’un « budget d’investissement ».



Le Monde
 |    13.01.2018 à 09h45
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

La France a salué l’accord conclu, vendredi 12 janvier, entre les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD) en vue de la formation d’un nouveau gouvernement en Allemagne. « Les termes de cet accord provisoire sont plus favorables au projet européen que ne l’étaient les termes actés dans les tentatives précédentes en fin d’année dernière », s’est félicité Emmanuel Macron, vendredi après-midi, à Paris, lors d’une conférence de presse conjointe avec le nouveau chancelier autrichien, Sebastian Kurz.

Les « tentatives » évoquées par le président français désignent les négociations ayant échoué, le 19 novembre 2017, près de deux mois après les élections législatives allemandes, entre la CDU-CSU, les libéraux-démocrates (FDP) et les Verts. « Si cette coalition avait vu le jour, les propositions de Macron sur l’Europe, en particulier sur la réforme de la zone euro, se seraient heurtées au feu rouge de l’Allemagne. Aujourd’hui, je n’irai pas jusqu’à dire qu’on est passé au feu vert. On est plutôt au feu orange. Autrement dit, tout est possible, même si beaucoup de choses restent à préciser », analyse l’économiste allemand Henrik Enderlein, directeur de l’Institut Jacques-Delors, à Berlin.
Pas de Fonds monétaire européen
L’entrée du FDP au gouvernement, en Allemagne, aurait sans doute contrecarré l’agenda européen de M. Macron. La perspective d’une nouvelle « grande coalition » entre la CDU-CSU et le SPD rend le jeu plus ouvert. L’accord scellé vendredi prévoit ainsi de « renforcer » et de « réformer » la zone euro, ainsi que de la doter d’un « budget d’investissement », l’Allemagne se disant prête par ailleurs – point significatif – à « contribuer davantage » au budget européen. Il n’entre toutefois pas dans le détail des propositions faites par M. Macron, notamment sur la création d’un ministre des finances et d’un Parlement de la zone euro.
Une proposition, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le chef de l’Etat espère décrocher un nouveau « protocole additionnel » aux accords du Touquet, concernant le regroupement familial et les mineurs isolés.
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Migrants : Macron veut faire pression sur Londres

Le chef de l’Etat espère décrocher un nouveau « protocole additionnel » aux accords du Touquet, concernant le regroupement familial et les mineurs isolés.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 07h03
    |

            Maryline Baumard, 
Philippe Bernard (Londres, correspondant) et 
Solenn de Royer








                        



                                


                            

Battre le fer quand il est chaud. Deux jours avant de se rendre à Sandhurst, au sud de Londres, pour un sommet franco-britannique, Emmanuel Macron se déplacera mardi 16 janvier à Calais, où survivent 600 migrants, en attente de passer au Royaume-Uni. Le chef de l’Etat rendra visite à la fois aux forces de l’ordre, à la mairie, aux élus et aux associations, pour évoquer les « grands principes qui régissent sa politique migratoire », sans entrer dans « le détail » du projet de loi sur l’asile et l’immigration, qui suscite l’ire des associations.
En quelques heures, le chef de l’Etat devra appréhender la difficile cohabitation entre le monde policier, les associations d’aide aux migrants et le secteur économique. Quand les premiers ont ordre d’éviter toute reconstitution de campement, les seconds travaillent à rendre un minimum de dignité aux Erythréens, Ethiopiens et Afghans, pendant que les patrons de sociétés locales tentent, eux, de faire comme si Calais n’était pas, depuis vingt ans, la ville qui cristallise les tensions migratoires en France.

Ce déplacement à Calais sera aussi l’occasion pour M. Macron de préparer le terrain du sommet franco-britannique qui sera consacré, jeudi 18 janvier, à la défense et aux questions migratoires, dont l’incontournable gestion de cette frontière commune très exposée puisqu’elle délimite l’espace Schengen.
Des accords jugés déséquilibrés
Selon plusieurs sources, l’épineuse question des accords du Touquet sera au cœur des discussions. Paris et Londres sont engagés depuis plusieurs semaines dans des négociations délicates concernant ces accords signés en 2003 dans la foulée de la fermeture du centre de Sangatte et qui créent un cadre juridique afin qu’agents français et britanniques puissent effectuer des contrôles dans les deux pays.
Paris espère décrocher un nouveau « protocole additionnel » aux accords du Touquet, concernant le regroupement familial et les mineurs isolés.
Trois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Une trentaine de députés LRM ont décidé de se fédérer pour former un « pôle social » et exprimer une sensibilité de gauche qu’ils estiment étouffée au sein du groupe majoritaire.
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A l’Assemblée, un groupe de gauche se structure au sein de la majorité

Une trentaine de députés LRM ont décidé de se fédérer pour former un « pôle social » et exprimer une sensibilité de gauche qu’ils estiment étouffée au sein du groupe majoritaire.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 09h59
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

Un sous-groupe de gauche à l’intérieur du pléthorique groupe de La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale ? L’initiative est en germe depuis le début du quinquennat. Alors que la politique du gouvernement donne l’impression de pencher à droite, des députés macronistes – essentiellement venus du Parti socialiste – cherchent depuis plusieurs mois à peser en interne pour porter une voix plus sociale.
A leur tête, la présidente de la commission des affaires sociales, Brigitte Bourguignon. Ancienne élue du PS convertie au macronisme, la députée du Pas-de-Calais revendique haut et fort, depuis septembre, le « besoin de justice sociale » dans la politique menée par Emmanuel Macron. Cette ancienne secrétaire médicale, qui se dit davantage attachée aux « questions de précarité et de protection de l’individu » qu’aux sujets économiques, entend représenter l’aile gauche du nouveau parti présidentiel, depuis le début du quinquennat. « Je veux incarner la jambe sociale de la majorité », confie-t-elle au Monde, dans son vaste bureau au Palais-Bourbon. Six mois après, cette femme de 58 ans a réussi son pari : elle est parvenue à fédérer autour d’elle une trentaine de députés LRM pour constituer un « pôle social » parmi les 312 élus du groupe majoritaire.
Peser en interne
Constitué au départ d’une poignée d’élus, ce groupe informel se structure de plus en plus. Après s’être déjà réunis à trois reprises (le 22 novembre, le 13 décembre et le 20 décembre), ses membres vont désormais se rassembler chaque mercredi pour identifier les textes sur lesquels ils peuvent faire avancer leur approche sociale. « L’idée, c’est de réunir des députés appartenant à des commissions différentes pour voir comment on peut avancer nos positions sur les sujets de nos commissions respectives et réfléchir à des sujets qui ne sont pas mis en avant », explique Brigitte Bourguignon, citant comme exemples la petite enfance, la prise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le chef de l’Etat a d’autant plus ménagé le chancelier autrichien, allié à l’extrême droite, que Vienne prendra la présidence de l’UE au second semestre
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A l’Elysée, Macron et Kurz minimisent leurs différences

Le chef de l’Etat a d’autant plus ménagé le chancelier autrichien, allié à l’extrême droite, que Vienne prendra la présidence de l’UE au second semestre



Le Monde
 |    13.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 09h58
    |

            Philippe Ricard








                        



   


Tout oppose en principe Emmanuel Macron au chancelier autrichien, Sebastian Kurz. Le premier a battu Marine Le Pen pour accéder à l’Elysée. Le second vient au contraire de prendre le pouvoir à Vienne grâce à une alliance avec l’extrême droite. Lors d’une rencontre à l’Elysée, vendredi 12 janvier, les deux dirigeants ont cependant cherché à minimiser leurs différences.

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                UE : les incertitudes de la présidence bulgare



Emmanuel Macron s’est bien gardé de faire la leçon au chef du gouvernement autrichien, même s’il a d’abord remarqué que son gouvernement né d’une alliance avec le FPÖ « a suscité l’inquiétude » lors de sa constitution. Il a remercié son interlocuteur d’avoir choisi Paris, avant Berlin la semaine prochaine, pour sa première visite bilatérale depuis son entrée en fonctions. Il a salué son « volontarisme » et ses points de convergence avec lui, au nom d’une « Europe qui protège ». Très à l’aise, M. Kurz a tutoyé M. Macron. Il a surtout demandé à « être jugé sur son programme et sur ses actes », en répétant son intention de mener une politique « proeuropéenne », en dépit de l’euroscepticisme de son partenaire de coalition, allié au Front national.
Divergences
M. Macron ménage d’autant plus son interlocuteur autrichien que son pays s’apprête au second semestre, après la Bulgarie, à occuper la présidence tournante de l’UE. La mise en place d’un gouvernement allemand permettra enfin, espère-t-il, de donner du corps à la relance continentale qu’il appelle de ses vœux, tout en poursuivant de délicates négociations sur le Brexit, le budget communautaire, ou les questions migratoires. Or, si l’Autriche choisit de jouer le jeu des pays d’Europe centrale, la tâche sera encore plus compliquée pour le tandem constitué par la France et l’Allemagne.

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                Sebastian Kurz : « Nous nous devrons d’être proeuropéens »



Au-delà des formules diplomatiques, les divergences sont pourtant perceptibles. Quand le chef de l’Etat plaide pour « davantage d’Europe », le chancelier s’en remet à la subsidiarité, chère à son parti et à son allié d’extrême droite, qui veulent limiter les transferts de pouvoirs vers Bruxelles. « C’est le meilleur moyen pour être efficace », estime le dirigeant conservateur. Quand M. Macron souhaite une politique d’asile « humaine et efficace », son invité insiste sur le « contrôle des frontières extérieures », condition sine qua non, d’après lui, pour préserver un espace sans frontières intérieures.
S’il met en avant la souveraineté de chaque pays pour ne pas commenter les affaires intérieures autrichiennes, M. Macron précise aussi qu’il « déplore l’extrême droite partout », et la combat en France. « Mais, si elle est là, c’est que nous avons échoué à répondre aux angoisses dont elle se nourrit », lance-t-il en guise d’avertissement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ L’ancien maire socialiste de Nantes et premier ministre de François Hollande met en garde contre l’abandon du projet d’aéroport.
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Jean-Marc Ayrault : « Renoncer à Notre-Dame-des-Landes serait opportuniste et tactique »

L’ancien maire socialiste de Nantes et premier ministre de François Hollande met en garde contre l’abandon du projet d’aéroport.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
14.01.2018 à 13h45
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Ancien maire de Nantes et premier ministre de François Hollande, le socialiste Jean-Marc Ayrault a toujours activement défendu le projet de Notre-Dame-des-Landes. Alors que la décision du gouvernement est imminente, il met garde l’Etat contre l’abandon du projet.
Le temps est-il venu d’abandonner le projet de construire un aéroport à Notre-Dame-des-Landes ?
Cette décision traduirait une faiblesse, une impuissance. Tout le monde s’accorde à dire qu’il y a un problème à résoudre : l’aéroport actuel de Nantes Atlantique arrive à saturation avec, en plus, des perspectives de développement. Et l’on agrandirait cet aéroport ? Il faudrait alors tout recommencer à zéro, relancer un débat et une enquête d’utilité publique, avec l’assurance de nouveaux recours. Et ceux-ci auront beaucoup de chances d’être gagnés puisqu’on est très proche du centre de Nantes, des communes avoisinantes et de la réserve ornithologique de Grand-Lieu, une zone classée Natura 2000.
Cela veut dire qu’à la fin du mandat d’Emmanuel Macron, aucun coup de pioche n’aura été donné. Et pendant ce temps, les problèmes se seront aggravés au niveau de la sécurité, du survol de Nantes, du bruit et des nuisances. Nous aurons aussi des conséquences sur le développement urbain puisque beaucoup de sols sont gelés à cause de l’exposition au bruit. Le nombre de passagers continuera d’augmenter : les plus de 5 millions de passagers par an d’aujourd’hui deviendront 9 millions.
Notre-Dame-des-Landes est un projet qui est, lui, prêt à démarrer, puisque tous les obstacles ont été franchis – juridiques, avec 180 recours rejetés, européens aussi –, un référendum largement gagné par les partisans du transfert… Renoncer serait un choix opportuniste, tactique. Ce ne serait pas un choix durable, stratégique. Il ne s’agit pas de décider pour dix ans, mais pour cinquante ans !
Vous parlez d’impuissance de l’Etat, mais vous avez été au pouvoir entre 2012...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Face au tollé des journalistes, la direction a rétabli la diffusion d’une série sur Laurent Wauquiez, président du conseil régional.
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Une motion de défiance adoptée chez France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

Face au tollé des journalistes, la direction a rétabli la diffusion d’une série sur Laurent Wauquiez, président du conseil régional.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 03h00
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 11h28
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        



   


Une crise aiguë secoue la rédaction de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, en raison de la suspension d’une série de reportages consacrés à Laurent Wauquiez, président (Les Républicains, LR) du conseil régional. Vendredi 12 janvier, 46 journalistes ont voté une motion de défiance contre leur rédacteur en chef et le directeur régional de l’antenne. Trois s’y sont opposés, sur une liste d’émargement de 61 personnes, comprenant les journalistes permanents, des journalistes en contrat à durée déterminée et des cadres intermédiaires. Une première dans l’histoire de la chaîne régionale.
France 3 voulait faire le bilan de la gestion de M. Wauquiez à la tête de la deuxième région de France. Le tournage, confié à Sylvie Cozzolino et Thierry Swiderski, s’est déroulé en novembre 2017. Il a pris la forme de cinq sujets, prévus chaque jour de la deuxième semaine de janvier, dans les journaux de midi et du soir des trois stations, Lyon, Grenoble et Clermont-Ferrand. Ce programme « grande région » précédait volontairement l’émission politique du dimanche à 11 heures, dont Laurent Wauquiez était l’invité. Le premier volet de la série, sur l’ascension politique du président LR, a été monté vendredi 5 janvier, visionné puis validé par le rédacteur en chef, Laurent Mazurier, pour diffusion le lundi 8 janvier.

        Lire aussi :
         

                France 3 Auvergne-Rhône-Alpes fait volte-face sur les sujets sur le bilan de Wauquiez



En raison de contraintes internes, chaque volet suivant a été finalisé le jour pour le lendemain. Lundi et mardi, ils ont été validés par un rédacteur en chef adjoint, en l’absence de M. Mazurier. Mais, mercredi 10 janvier, le directeur régional, André Faucon, s’inquiète du ton de la série. Un spécialiste des finances, non identifié, décrit un budget « rusé et habile ». Des élus parlent d’un président « brutal, menaçant, calculateur ». « La manière de traiter est vraiment trop à charge, l’effet de série est cumulatif, je préfère suspendre pour trouver un équilibre », explique M. Faucon au Monde.
Le troisième volet passe à l’antenne à midi, mais pas le soir. Dans l’après-midi, le rédacteur en chef annonce dans un e-mail la suspension de la série : « Je considère que l’angle retenu n’est pas conforme à la commande que j’avais passée (…). Sylvie et Thierry ont réalisé un beau travail d’enquête mais notre mission de service public nous oblige à être équilibrés et à donner la parole à toutes les parties. »
« Aux ordres »
L’entourage de Laurent Wauquiez dément toute intervention, et tout chantage à sa participation à l’émission politique hebdomadaire de la chaîne – en janvier 2016, l’élu avait annulé sa venue à une émission de France 3 prévue en présence de trois opposants. Nouvelle pression ? La direction de la chaîne reconnaît un entretien téléphonique avec le président de la région dans la journée de mercredi, mais à son initiative, pour caler l’enregistrement de l’émission de dimanche. Et pour évoquer un droit de réponse à la série. « Le deuxième épisode mettait en scène des éléments à charge, sans aucune trace de contradictoire », justifie l’entourage de M. Wauquiez. « Le déséquilibre des points de vue est un concept à géométrie variable, on ne l’applique pas quand on annonce un projet de l’exécutif régional, et, souvent, sans faire parler l’opposition », dit un journaliste de France 3.

        Lire aussi :
         

                Laurent Wauquiez tire LR vers une ligne eurocritique



« Tout cela donne l’impression d’être aux ordres, sur le terrain on se moque de nous. On veut des chefs qui nous guident, nous représentent et nous défendent, pas des gens qui ont peur de leur ombre », réagit une journaliste. « Mon erreur a été de laisser un montage à flux tendu, il était trop tard pour corriger l’équilibre, j’ai préféré suspendre, j’assume, je suis responsable du système de validation », reconnaît M. Mazurier. Le rédacteur en chef réfute tout ordre venu de l’extérieur : « Depuis neuf ans à ce poste, je n’ai jamais laissé la porte ouverte à quelque influence politique que ce soit. »
Cette crise cristallise des inquiétudes, après une réorganisation de la chaîne calquée sur les régions administratives, et avant une possible fusion avec le réseau de France Bleu. « On a le sentiment que la chaîne peut se retrouver dépendante financièrement des collectivités, les journalistes redoutent d’y perdre le sens de leur métier, ce qui s’est passé cette semaine à Lyon est important », dit Myriam Figureau, déléguée du Syndicat national des journalistes (SNJ). Face au tollé, la direction de la chaîne a rétabli la diffusion de la série dès jeudi. Assortie d’un droit de réponse d’une minute, sous forme d’interview de M. Wauquiez, dans les journaux de samedi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Depuis la semaine dernière, le premier ministre a successivement rencontré les grands élus des départements concernés par le projet.
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Fin des consultations sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Depuis la semaine dernière, le premier ministre a successivement rencontré les grands élus des départements concernés par le projet.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 21h49
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 07h03
   





                        



   


Le premier ministre, Edouard Philippe, a achevé, vendredi 12 janvier, une semaine d’ultime consultation avec les élus de l’Ouest sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C’était la dernière étape avant l’annonce de l’exécutif qui doit dire d’ici à la fin du mois si l’aéroport au cœur de débats enflammés depuis des dizaines d’années sortira ou non de terre.
Il a reçu le Syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest, qui regroupe les élus des 20 collectivités impliquées dans le projet de transfert de l’aéroport de Nantes dans les bocages de Notre-Dame-des-Landes. Partisan de « NDDL », le groupement présidé par le socialiste Philippe Grosvalet comprend notamment la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, et l’ancien président des Pays de la Loire, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau. Ils ont présenté leurs arguments dans une ultime tentative pour faire pencher la balance en leur faveur.
« Discussion riche et apaisée », a-t-il écrit sur Twitter, après cette réunion en compagnie de son ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot.

Suite des consultations #NotreDamedesLandes : J'ai reçu aujourd'hui, avec @N_Hulot, le bureau du syndicat mixte aér… https://t.co/ucw9ehr0jU— EPhilippePM (@Edouard Philippe)


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Depuis la semaine dernière, le premier ministre a successivement rencontré les grands élus (parlementaires, maires, présidents de conseils départementaux…) de Loire-Atlantique, puis ceux d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, du Maine-et-Loire et enfin ceux de Mayenne et de Vendée mardi.
Seule certitude : l’évacuation de la ZAD
Pro ou anti, chacun a pu exprimer sa position une dernière fois, dans le contexte nouveau des conclusions du rapport des trois médiateurs nommés par Edouard Philippe. Devant ses interlocuteurs successifs, le chef du gouvernement s’est pour l’essentiel contenté de dire à quel point il avait « conscience de la complexité du dossier », sans donner d’indices sur le sens de la décision finale.
Désormais, il « ne s’interdit pas » d’aborder la question avec des responsables qu’il n’a pas encore vus, mais les consultations formelles sont closes. Matignon ne donne aucune précision sur la date exacte de l’annonce finale.
Seule certitude pour l’heure : le gouvernement compte évacuer le site, que des militants écologistes et anticapitalistes occupent depuis 2009 sous le nom de « zone à défendre » (ZAD).
Le gouvernement a, par ailleurs, qualifié de « fausse information » un article de Franceinfo, citant un ministre anonyme, selon lequel l’exécutif envisagerait de dénoncer le contrat passé avec Vinci en raison de clauses trop favorables au groupe de BTP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ L’historien  David Van Reybrouck analyse le déficit démocratique européen et la montée des populismes à la lumière de ce que fut le colonialisme finissant.
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Chronique

« La Commission européenne est comme l’administration coloniale de jadis, elle méprise les peuples »

L’historien  David Van Reybrouck analyse le déficit démocratique européen et la montée des populismes à la lumière de ce que fut le colonialisme finissant.

Par                David Van Reybrouck



LE MONDE
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        Le 12.01.2018 à 18h56

     •
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        Mis à jour le 12.01.2018 à 23h22






    
Joseph Kasa-Vubu, premier président de 1960 à 1965 de la République du Congo, aujourd’hui République démocratique du Congo (RDC).
Crédits : AFP


Chronique. La presse occidentale de qualité semble depuis peu obsédée par un parallèle historique. « Revivons-nous les années 1930 ? », s’interroge The Guardian après le Brexit. « Le monde revient-il aux années 1930 avec le triomphe de Trump ? », écrit El Pais. « Donald Trump : est-ce déjà le fascisme ? », questionne le rédacteur en chef du Spiegel.
En temps de houle, nous cherchons des points de repère familiers. A l’époque aussi, il y avait une crise bancaire, une récession considérable, un chômage massif et d’immenses inégalités. Mais le problème que posent les années 1930 est l’idée qu’une guerre mondiale s’ensuivra obligatoirement. Et cela ne facilite pas le débat. Chaque analyse est immédiatement éclipsée par les conséquences dévastatrices.
Un eurocentrisme exacerbé
N’y a-t-il pas d’autres comparaisons possibles ? Nous clamons être des citoyens du monde, mais nous évaluons l’histoire européenne de préférence à la lumière de… l’histoire européenne. Que des tendances émergentes en Afrique, en Asie, en Amérique latine puissent être des outils pour comprendre l’Union européenne (UE) ne semble pas nous venir à l’esprit. Cet eurocentrisme exacerbé me dérange toujours.
Les douze dernières années, je me suis intéressé de très près aux processus de décolonisation des Indes néerlandaises et du Congo belge. Qu’ont-ils à nous apprendre ? Peut-on comparer l’anticolonialisme croissant d’alors à l’anti-européanisme d’aujourd’hui ?
De toute évidence, l’UE est tout autre chose qu’une colonie. Elle s’est créée de l’intérieur, par le biais de la diplomatie et à sa propre demande. Les colonies, elles, sont créées sans y avoir été invitées, manu militari et de l’extérieur. Elles étaient pétries de pensées raciales.

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Et pourtant, les dernières années, dans des documents de la fin de la période coloniale, j’ai trouvé des passages qui m’ont paru familiers. Sukarno, qui deviendrait le premier président de l’Indonésie, s’exprima ainsi à son procès en 1930 : « Un peuple assujetti, donc tout peuple qui ne peut gérer sa propre administration comme le prescrivent son intérêt et son bien-être, vit en état de “désordre permanent”. (…) Le peuple indonésien est aujourd’hui un peuple vivant dans l’affliction. Et ce n’est pas notre incitation, pas l’incitation de “provocateurs”, mais cette affliction, ces larmes du peuple, qui sont la cause de ce mouvement populaire. »
Où avons-nous déjà entendu ceci ? Le désir d’avoir voix au chapitre. Le malaise social croissant. Le refus de voir les larmes. La diabolisation de facilité de ceux qui nomment et activent ce malaise.
Quelques « pommes véreuses »
En matière de style et de vision, les partisans d’alors peuvent difficilement être comparés aux dirigeants populistes d’aujourd’hui, mais ils étaient tout aussi honnis. Hendrikus Colijn, l’ancien ministre des colonies néerlandais, trouvait le nationalisme naissant aux Indes néerlandaises « futile, ne découlant d’aucun mouvement populaire réel, plutôt une action dans laquelle seule la couche supérieure de la société, aussi fine que la pellicule argentée d’un grain de riz, est impliquée ».
Réduire le « problème » à quelques « pommes véreuses » qui pourrissent les autres est un procédé familier. L’une de ces « pommes pourries » était Sutan Sjahrir, qui deviendra plus tard le premier ministre d’Indonésie. Le colonisateur l’avait banni en 1934 et pour une durée illimitée au camp d’internement de Boven-Digoel, au cœur de la forêt vierge des Papous.

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Dans l’une de ses lettres inspirées, il écrit : « Il faut croire que le gouvernement a trouvé une manière facile de gouverner. Expédier tous les malcontents à Digoel et intimider ainsi la population. Mais s’ils avaient un peu plus de bon sens, ils comprendraient que cette solution est trop simple et trop facile pour être aussi bonne et juste. Plus cela perdurera, plus il apparaîtra que c’est le gouvernement qui crée une situation révolutionnaire par l’agression qu’elle exerce à tous les niveaux, situation qui tend paradoxalement à politiser les couches profondes de la population. »
Naturellement, l’Union européenne n’envoie personne en camp pénitentiaire en pleine brousse. Les dirigeants populistes se voient parfois traînés en justice, mais cela n’a rien à voir avec les procès politiques théâtraux d’alors. Et pourtant, nous pourrions nous demander si le populisme de notre temps ne ressemble pas plus au nationalisme des colonies qu’au fascisme en Europe.
Une imposture injuste
Question du jour : qui a prononcé le discours suivant, Boris Johnson ou Yannis Varoufakis ? « Et que toutes les mesures qui se trament là-bas, à Bruxelles, bien loin de chez nous, sans nous, mais pour nous, sont considérées comme une imposture injuste. Nous avons toujours combattu cette méthode qui n’inspire pas confiance du fait que ces mesures ne résultent pas d’un dialogue sincère, franc et d’égal à égal. » Réponse : aucun des deux. C’est Joseph Kasa-Vubu qui prend ici la parole, en 1958. Deux ans plus tard, il serait le premier président du Congo.
Les mots de Patrice Lumumba, son premier ministre, sont eux aussi d’une actualité étonnante. « Le progrès réalisé ici dans le domaine économique et social surpasse – comme nous l’avons constaté de nos propres yeux – celui de certains pays. Mais là où le bât blesse, c’est que le gouvernement belge a négligé l’émancipation politique des Congolais. (…) Nous regrettons la politique qui consiste à n’accorder aux Congolais que les droits que le gouvernement consent à leur octroyer au compte-gouttes comme une aumône et non les droits légitimes que les nationaux réclament. »

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L’émancipation sans participation conduit à la frustration. C’est aussi simple que cela. « Entrer en ligne de compte », voilà de quoi il en retourne. Qu’on l’ignore, et la situation vire à l’explosif.
Dans une société de fin du colonialisme, les gens vivent sous le joug d’une administration qui réglemente pour ainsi dire tous les aspects de la vie publique et privée. Malgré son omniprésence, cette administration de nature énigmatique est plutôt invisible. Des accords sont passés avec des potentats locaux préexistants. Ce qui permet à la population indigène d’accéder à la nouvelle prospérité : l’enseignement et la santé publique pénètrent jusque dans les villages. Mais les possibilités de participation de la population à la vie publique, et donc politique, restant extrêmement limitées, la frustration s’installe, en premier lieu chez les jeunes qui ont pu faire des études, et plus tard chez les masses populaires qu’ils réussissent à mobiliser. Le colonisateur se voit forcé d’instituer des organes officiels de codécision, comme le Volksraad aux Indes néerlandaises et le Conseil colonial au Congo. Mais ceux-ci n’auront finalement que peu à décider. De plus en plus de gens rêvent dès lors de scénarios radicaux. La décolonisation s’avère dès lors inévitable.
Sous le joug d’une administration omniprésente
Qu’en est-il de l’UE ? Nous aussi, nous vivons sous le joug d’une administration omniprésente, invisible, qui façonne notre existence jusque dans ses moindres détails. L’UE compose elle aussi avec les potentats locaux tout en parvenant à améliorer le sort de beaucoup. Nous aussi, nous avons un organe de codécision, le Parlement européen. Il a plus de pouvoir que les organes consultatifs coloniaux de jadis, mais toujours bien moins que la Commission européenne et le Conseil européen. Le déficit démocratique ne s’en trouve pas comblé. Nombreux sont ceux qui trouvent l’UE hautaine et élitaire. Avec pour corollaire que l’UE voit aussi de plus en plus de ses habitants s’en distancer. Le Brexit est entre-temps un fait, et la crise profonde que connaît l’Europe est loin d’être terminée. L’aventure européenne, comme l’aventure d’outre-mer pourrait bien se terminer abruptement.
Outre le déficit démocratique, un autre s’est ajouté, le déficit bureaucratique. L’Europe a commis de graves erreurs, dans les années 1990. Quelle idée d’opter pour une monnaie unique en 1992, sans développer auparavant les institutions nécessaires à une gestion monétaire, financière et économique ! Et quelle idée d’avoir aboli les frontières intérieures depuis 1993, sans avoir réfléchi sérieusement aux frontières extérieures, avec toutes les répercussions possibles sur la gestion de l’asile et de la migration !

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Ce n’est qu’aujourd’hui que les lacunes systémiques se révèlent : la crise de l’euro a commencé en 2010, la crise migratoire a culminé en 2015. Ne pas avoir voix au chapitre est grave en soi, mais être livré à une technocratie défaillante est catastrophique.
Dans son dernier livre De nieuwe politiek van Europe (éd. Historische Uitgeverij, 2017), l’écrivain et philosophe néerlandais Luuk Van Middelaar décrit comment ces crises ont profondément remanié l’UE. Soudain, il a fallu improviser, pratiquer des choix drastiques. Ménager la Grèce ou pas ? Répartir les réfugiés ou pas ? L’Union s’en est trouvée plus politisée que jamais auparavant. La question est : s’est-elle aussi plus démocratisée ?
A l’heure où l’UE aurait dû miser sur la démocratie, elle est retournée, sous la pression des circonstances, à sa bonne vieille technocratie. Il a fallu sauver l’euro à coups de réunions nocturnes d’urgence, et le flot soudain de réfugiés ne tolérait plus une approche réfléchie. Agir, et vite, tel était le mot d’ordre. Le déficit démocratique a ainsi augmenté. Le citoyen le voyait et le subissait, muré dans l’impuissance – tout comme le colonisé.
Enième petit jeu des politiques
Vivre en Europe en l’an 2017 ressemble de plus en plus à vivre sous la gouvernance d’un colonialisme finissant. S’étonne-t-on dès lors que la révolte gronde ? Le populisme actuel est une tentative brutale de politiser à nouveau l’espace européen. La politique est une question de choix, affirme-t-il, pas de conformité aux lois. L’austérité n’est pas la seule solution, dit le populiste de gauche. La crise migratoire n’a pas à être subie les bras croisés, dit le populiste de droite.
Plus de prospérité grâce à l’UE ? En fait, les couches vulnérables de la société se sentent surtout menacées. Il suffit au populiste d’affirmer qu’il parle « au nom du peuple » – contre l’élite au-dessus, contre les migrants au-dessous – et sa fortune est faite. Intérêt médiatique garanti, clics sur Internet, sièges au Parlement.
Le populiste laisse parler le peuple tant que c’est sous la forme d’un référendum, par lequel il peut parfaitement manipuler les masses. Le peuple croit que les référendums sont libérateurs, mais ne comprend pas qu’il s’agit du énième petit jeu des politiques. La politique du parti s’en trouve renforcée, pas restreinte.

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Si l’UE ne se démocratise pas radicalement, la fin peut arriver très vite. Et cette démocratisation exige plus que quelques tours de passe-passe avec des têtes de liste. Car cela ne livre qu’encore plus de médiatisation et de personnalisation, ces mêmes processus qui ont fait un tel spectacle de la politique nationale.
Et si le peuple pouvait vraiment avoir voix au chapitre ? Cela pourrait se traduire ainsi. Aux élections européennes de 2019, chaque bulletin de vote avec les candidats serait accompagné d’une liste de vingt-cinq prises de position sur l’avenir de l’Europe. Elles pourraient énoncer : « L’UE doit interdire les voitures à carburant fossile à partir de 2040. » Ou encore : « L’UE doit mettre en place une armée européenne. » Le votant indiquerait en cochant à quel point il est d’accord avec chacun de ces énoncés. A la fin, il indiquerait aussi quels sont les cinq énoncés qui lui paraissent les plus importants.
Participation citoyenne
Cela ressemble à la boussole électorale, mais il s’agit ici de vos propres idées, et pas de pour qui il vous faut voter. En amont des élections, vous pourriez recevoir une brochure avec les arguments en faveur ou contre, comme le font les Suisses dans le cas d’un référendum. Le soir à la télévision, vous ne suivriez pas seulement qui a remporté le vote, mais aussi quelles propositions ont été adoptées. Cette liste de priorités partagées offrirait un canevas pour la politique européenne des Pays-Bas pour les cinq ans à venir.
A qui revient de rédiger le second billet de vote ? Le laisser aux mains de la politique serait une mauvaise idée. Alors comment ? Par tirage au sort. Réunissons par un échantillonnage représentatif quelques centaines de citoyens lambda par pays. Donnons-leur quelques mois pour délibérer, un lieu pour le faire et des modérateurs, neutres quant à la teneur, mais qui font en sorte que chacun ait voix au chapitre. Les participants se voient toutes les trois semaines. Ils peuvent inviter des experts à leur convenance. Ils n’ont pas à être d’accord sur tous les points. La seule chose qu’ils doivent faire, c’est rédiger la liste des vingt-cinq énoncés, en accord avec les panels citoyens dans les autres états membres.

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Cette forme innovante de démocratie participative a été utilisée les dernières années en Irlande et en Australie dans le cas de sujets politiquement délicats, comme le mariage entre homosexuels, l’avortement ou la gestion des déchets nucléaires. Des citoyens tirés au sort ont été invités à statuer sur des sujets brûlants que les politiques préféraient éviter. Avec pour résultat, des décisions dûment informées qui misent sur le long terme.
Cette démarche tout à fait faisable renforcerait la teneur de la démocratie européenne. Elle combine les trois formes de participation citoyenne que nous connaissons à ce jour : élections, référendum et tirage au sort. L’avantage d’une élection est qu’elle permet de choisir, son inconvénient est qu’il ne s’agit que du personnel politique. L’avantage du référendum est qu’il porte sur le contenu, son inconvénient est de n’offrir qu’un oui ou un non en réponse. L’avantage du tirage au sort est un processus décisionnel informé, son inconvénient est qu’il ne concerne qu’une petite partie de la population.
En impliquant tout citoyen votant dans ces choix politiques cruciaux, l’Europe donnerait à sa population l’autorité que les colonies déniaient à leurs sujets. Qui comprend que le populisme européen ressemble davantage au colonialisme finissant qu’au fascisme naissant, n’impose pas le silence au citoyen mécontent, mais lui donne la parole.
David Van Rebrouck est un écrivain belge de langue néerlandaise, anthropologue, historien de l’art, archéologue et préhistorien. Il est notamment l’auteur de Congo, une histoire, paru chez Actes Sud en 2012.
Traduction Monique Nagielkopf.


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Emmanuel Besnier, le PDG invisible de Lactalis aux méthodes musclées

Le patron, adepte du secret, s’est expliqué avec le ministre de l’économie sur les défaillances dans le rappel de boîtes de lait infantile contaminées par des salmonelles.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 18h05
   





                        



   


Après des années de dérobade auprès des syndicats et des gouvernements successifs, le discret patron de Lactalis, Emmanuel Besnier, était convoqué vendredi 12 janvier à Bercy. L’homme de 48 ans, adepte du secret, s’est expliqué dans l’après-midi avec le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, sur les défaillances dans le rappel de boîtes de laits infantiles potentiellement contaminées par des salmonelles.
« J’ai d’abord demandé à M. Besnier de faire preuve de davantage de transparence, car je pense que la transparence est un gage de confiance pour les consommateurs et l’ensemble des Français », a déclaré le ministre à l’issue de la rencontre. En dépit de l’appel que lui a lancé le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, vendredi matin sur RTL, à venir s’exprimer publiquement, le patron du leader mondial du lait est arrivé à Bercy par une entrée dérobée, évitant soigneusement les caméras. 

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A la tête du géant de l’agroalimentaire depuis 2000, le patron du groupe mayennais reste finalement sur sa ligne directrice entretenue depuis ses débuts, celle d’un PDG invisible, hermétique à toute forme de dialogue. Jamais une interview, pas une photo — les deux ou trois qui circulent ont été prises contre son gré. Les résultats du groupe, son endettement, tout est confidentiel. Même lorsque la situation est alarmante. A l’image du scandale sanitaire qui vise actuellement son groupe.
Selon Les Echos, le patron de Lactalis a refusé, le 9 décembre, la demande du directeur de cabinet du ministre de l’économie de procéder au retrait des produits contaminés. Bruno Le Maire, qui avait donné vingt-deux heures au PDG pour s’exécuter, a donc été contraint de prendre un arrêté pour faire retirer de la vente 600 lots de lait infantile.
« Je ne l’ai jamais vu »
Une confrontation symptomatique de la façon dont il gère son groupe, numéro un mondial du secteur, dont l’image est nimbée de secrets et de méthodes de management musclées. Il suffit de remonter à 2016 pour en avoir une illustration. Lors de la crise entre les éleveurs et les producteurs laitiers, qui avait couru durant toute la période estivale, le quadragénaire, présenté par Forbes comme étant la huitième fortune française, n’avait pas fait la moindre apparition. Ni auprès des syndicats agricoles, ni auprès des pouvoirs publics.

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« Je ne l’ai jamais vu, je n’ai pas son portable », avait reconnu Stéphane Le Foll, alors ministre de l’agriculture. Vendredi 12 janvier, le député Nouvelle Gauche de la Sarthe a confirmé ses propos sur France Inter :
« On ne le voit jamais, le patron de Lactalis. Cela m’avait marqué à l’époque. J’ai vu des patrons de la grande distribution, souvent même, ils venaient et on parlait. Le patron de Lactalis, jamais. »
L’ancien ministre rappelle également qu’il avait fait voter une loi pour endiguer cette culture de l’opacité, en obligeant le groupe, dont le siège est à Laval, à publier ses résultats, sous peine de sanctions financières. « Lactalis préfère payer les amendes que de jouer la transparence », déplore M. Le Foll, estimant que son successeur, M. Le Maire, aurait dû taper du poing sur la table plus rapidement — « il y a eu un retard que je n’arrive pas à comprendre ».

.@SLeFoll  : "Je n'ai pas le portable du PDG de #Lactalis, je ne l'ai même jamais vu" #le79Inter @ndemorand https://t.co/Br5MbU5MWe— franceinter (@France Inter)


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100 % privé
Le message semble pourtant limpide. Le PDG, qui a repris en 2000 l’entreprise familiale fondée en 1933 par son grand-père, n’a cure des avertissements des politiques. L’industriel est 100 % privé. Il ne réclame, de ce fait, rien à l’Etat. Difficile donc pour ce dernier de tenter de faire pression sur ce géant de l’agroalimentaire, qui emploie 75 000 personnes.
Si le chiffre d’affaires du groupe reste confidentiel, son internationalisation ces dernières années atteste d’une santé financière prospère, hissant la petite laiterie de Laval au premier rang mondial des produits laitiers, devant Nestlé. Depuis qu’il a repris le flambeau du groupe à la suite de la mort brutale de son père, Emmanuel Besnier a multiplié les achats à l’étranger, en Russie, en Egypte, en Pologne, en Italie, etc. Depuis 2014, il a encore mis la main sur le laitier turc AK Gida, et les indiens Tirumala Milk Products et Anik. Le lait Lactel, les yaourts La Laitière, le roquefort Société, la mozzarella Galbani, le beurre Président, la crème Bridel, ou encore le camembert Graindorge… c’est lui.
Cette transformation en multinationale passe par une stratégie offensive où l’affrontement commercial et social est la norme. « Ils nous disent de maîtriser nos charges, ils savent tout de nous, mais nous, on ne sait rien d’eux », confiait en 2016 Marc-Antoine Blot, l’un des responsables des Jeunes Agriculteurs de la Manche. La rencontre entre M. Le Maire et M. Besnier vendredi n’aura pas permis d’en savoir plus. Une fois encore, ce dernier est resté silencieux, laissant le ministre de l’économie s’exprimer seul devant la presse. Selon les propos rapportés par M. Le Maire, il a toutefois assuré qu’il « communiquerait publiquement sur les causes de la contamination dès qu’elles seront établies ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ D’un côté, un syndicat mixte qui regroupe 68 communes – dont Paris – et de l’autre, un consortium d’entreprises qui a pris du retard dans l’installation des stations.
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Vélib’ en Ile-de-France : de l’entreprise Smovengo au syndicat mixte, qui fait quoi ?

D’un côté, un syndicat mixte qui regroupe 68 communes – dont Paris – et de l’autre, un consortium d’entreprises qui a pris du retard dans l’installation des stations.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 17h21
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


C’est désormais une certitude : l’implantation des nouvelles stations Vélib’à Paris et dans 67 communes d’Ile-de-France se fera avec un retard important. Le 9 janvier, le syndicat mixte qui gère les transports en libre-service, Autolib’et Vélib’ métropole, a infligé à Smovengo, le consortium d’entreprises qui gère le déploiement, des pénalités qui pourraient grimper à un million d’euros par mois, selon les termes du contrat, dans le cas où un grand nombre de stations manqueraient à l’appel par rapport au stock prévu.
Un service opéré par Smovengo après un appel d’offres public
Après dix ans et la fin de son contrat, l’entreprise JCDecaux – associée à la RATP et à la SNCF – qui gérait le Vélib’depuis 2007 a perdu l’appel d’offres en avril 2017 au profit d’un groupement d’entreprises baptisé Smovengo (et qui réunit la PME montpelléraine Smoove et les espagnols Mobivia – ex-Norauto – et Moventia).
C’est ce groupement d’entreprises qui doit installer, gérer, réparer, entretenir le réseau et les vélos depuis le 1er janvier 2018 et pour une durée de quatorze ans (jusqu’en 2032). Au 12 janvier, et selon les statistiques mêmes de Vélib’, 80 stations sont installées sur les 1 400 prévues – qui compteront au total 47 000 bornes individuelles de stationnement et donc autant de vélos (contre 510 vélos mécaniques et 168 électriques actuellement disponibles).
A ce rythme, et même en accélérant l’installation à « 60 à 80 stations par semaine », comme annoncé par le concessionnaire – soit 10 à 12 stations par jour –, la totalité des stations seront prêtes dans 17 à 24 semaines, donc autour de fin juin à début juillet 2018.
Si c’étaient 600 stations qui étaient prévues fin janvier au départ, en décembre 2017 et devant le retard, le chiffre avait été abaissé à 300 stations, toujours pour la fin du mois.
Le syndicat mixte ne peut que réclamer des pénalités
L’appel d’offres remporté par Smovengo dépasse largement la ville de Paris géographiquement, et les communes avoisinantes desservies par le Vélib’ 2007-2017. Ce sont désormais 68 communes qui sont concernées, toutes regroupées au sein du syndicat mixte Autolib’et Vélib’ métropole.
Ce syndicat mixte qui regroupe des collectivités et des établissements publics, au départ chargé simplement de l’Autolib’, a depuis 2016 également à sa charge le Vélib’, y compris dans sa version élargie de 2018.





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Villes adhérentes au Vélib' métropole



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Devant le retard néanmoins, et selon les termes du contrat, le syndicat Autolib’ et Vélib’métropole a « exigé le doublement des équipes » pour respecter les délais. Toujours selon le contrat, le syndicat a prévenu : « Des pénalités financières seront appliquées en cas de retard. » Et elles sont importantes, comme le rappelle France Bleu Paris, document à l’appui :
jusqu’à 200 stations de retard, c’est 50 000 euros de pénalité par station ;au-delà, c’est un forfait d’un million d’euros qui s’applique.
En attendant, les élus des communes ont décidé de diminuer de 50 % le montant de l’abonnement des nouveaux usagers (et de ceux qui ont renouvelé) pour les mois de janvier, février et mars 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, s’est un peu trop avancé en déclarant que le train était deux fois plus cher au Japon qu’en France.
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Non, les trains japonais ne coûtent pas deux fois plus cher

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, s’est un peu trop avancé en déclarant que le train était deux fois plus cher au Japon qu’en France.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 14h32
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 15h25
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Amené à défendre la Société nationale des chemins de fer (SNCF) après une répétition d’incidents et des retards réguliers sur les lignes régionales, le président de l’entreprise, Guillaume Pepy, a défendu le choix de privilégier le TGV fait pendant plusieurs années.
« Le Japon, c’est le plus beau pays du monde pour les trains, simplement c’est deux fois plus cher qu’en France au kilomètre, et moi, je pense que les Français ne sont pas prêts à payer encore deux fois plus cher », a-t-il affirmé, mardi 2 janvier, sur le plateau de RMC et de BFM-TV. Comme l’ont souligné nos confrères d’Europe 1, cette affirmation est très exagérée.
C’EST FAUX
En France, le coût moyen par kilomètre est de 0,17 euro sur les lignes TGV, selon une étude du magazine Que choisir. Au Japon, les trains à grande vitesse, comme le Shinkansen, qui peut atteindre 320 km/h, coûtent plus cher que les trains ordinaires (0,07 euro en moyenne pour les trajets longs) mais le prix au kilomètre sur les lignes TGV est bien en dessous du double annoncé par Guillaume Pepy. Par exemple, un trajet Tokyo-Kyoto coûte environ 0,21 euro par kilomètre, un prix supérieur à la moyenne française de 24 %. Et le prix au kilomètre est d’environ 0,18 euro pour un trajet Tokyo-Hiroshima. Europe 1 a étudié le prix de six liaisons principales japonaises et en a conclu que le coût moyen par kilomètre était de… 0,17 euro, comme en France.
Si les trains de la SNCF peuvent se targuer d’aller à une vitesse comparable aux trains japonais, du côté de la ponctualité, la France a de quoi les envier. La compagnie japonaise est presque irréprochable, avec 0,3 % de trains en retard, alors qu’en France, en novembre 2017, par exemple, un TGV sur six n’était pas à l’heure.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          « La dégradation du système ferroviaire découle principalement de décisions de politiques publiques relevant de l’Etat »


The Boston Consulting Group, cabinet de conseil, souligne que la ponctualité est un facteur majeur pour mesurer la qualité des transports, dans son Railway performance index, classement des performances des réseaux ferroviaires européens. L’étude épingle notamment la Suède ainsi que le Royaume-Uni, dont les trains régionaux sont particulièrement en retard. La France est 7e au classement général. Un résultat peu encourageant, les performances du réseau de la SNCF se détériorent. En 2012, la France était tout en haut dans le peloton de tête, juste derrière la Suisse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le cofondateur du Front national va publier le premier volume de son autobiographie le 1er mars, soit quelques jours avant le congrès du parti d’extrême droite (10 et 11 mars).
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Jean-Marie Le Pen va publier ses mémoires juste avant le congrès du Front national

Le cofondateur du Front national va publier le premier volume de son autobiographie le 1er mars, soit quelques jours avant le congrès du parti d’extrême droite (10 et 11 mars).



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 12h08
   





                        



   


Une nouvelle qui ne devrait pas ravir Marine Le Pen. Le père de la présidente du Front national (FN), Jean-Marie Le Pen, va publier le premier tome de ses mémoires le 1er mars, soit quelques jours avant le congrès du parti d’extrême droite qui se tient les 10 et 11 mars, annoncent Le Figaro et l’Agence France-Presse (AFP), vendredi 12 janvier.
Le premier volume de cette autobiographie porte sur la période 1928-1972, soit avant la création du Front national. Il sera publié par l’éditeur Muller, qui « partage les valeurs nationales au cœur de l’engagement politique de Jean-Marie Le Pen », selon son conseiller Lorrain de Saint Affrique.

        Lire aussi :
         

                En crise, le Front national opère un repli identitaire



« Je suis dans la vie politique depuis soixante ans, j’ai fondé et dirigé un parti politique important pendant quarante ans, je suis député européen. (…) J’ai fait beaucoup de choses dans ma vie et ça nourrit le premier volume de mes mémoires », a précisé Jean-Marie Le Pen, à l’AFP.
Bataille sur le changement de nom du parti
Et s’il publie ce premier tome juste avant le congrès du FN, c’est « une coïncidence », assure-t-il, tout en estimant « la conjonction louable ».
« Les militants du FN vont avoir à répondre à un certain nombre de questions originales, étonnantes. Il n’est pas mauvais qu’ils connaissent l’histoire du Front national », explique-t-il, en faisant notamment référence au changement de nom du parti que souhaite mettre en œuvre Marine Le Pen. Ce que ne souhaite pas son père, cofondateur du FN en 1972.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Les 57 articles du texte provisoire proposent des mesures disparates.
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édition abonné


Copropriété, normes simplifiées, attribution des HLM… les grandes lignes du projet de loi

Les 57 articles du texte provisoire proposent des mesures disparates.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h35
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Le gouvernement a publié en décembre 2017, sur le site Internet du ministère de la cohésion des territoires, l’avant-projet de loi Elan, pour Evolution du logement et de la transition numérique. Le texte compte 57 articles, avec des mesures touchant à de très multiples domaines.

Simplification des procédures d’urbanisme
Elle constitue le premier volet, avec la création d’un nouvel outil, les grandes opérations d’urbanisme (GOU), où ce ne seront plus les maires mais les intercommunalités qui seront à la manœuvre. Dans ces périmètres, les maîtres d’ouvrage auront le droit d’innover au-delà des règles d’urbanisme et des normes de construction. « L’idée est intéressante, mais il faudrait préciser le cadre de ces innovations », demande Denis Dessus, président du Conseil de l’ordre des architectes.
Sont visées, par exemple, les opérations d’envergure autour des nouvelles gares du Grand Paris, des quartiers de Lyon, de Bordeaux… Pour aller plus vite, les avis des architectes des Bâtiments de France ne seront plus que facultatifs et les permis de construire dématérialisés, grâce à une télé-procédure, d’ici à 2022.
Les bureaux vacants pourront plus facilement être réquisitionnés et transformés en logements temporaires ou définitifs – les maires bénéficiant en contrepartie d’une dérogation à l’obligation de créer 25 % de logements sociaux. Le mode constructif à partir de préfabriqué sera encouragé, en adaptant les règles de commande publique et les échéanciers de paiement pour, par exemple, les maisons individuelles. Enfin, les normes d’accessibilité aux handicapés sont revues à la baisse, seuls 10 % des logements devant être « accessibles », les 90 % restant pouvant se contenter d’être « évolutifs » pour s’adapter en cas de handicap.
Rénovation des rapports entre bailleurs et locataires
C’est le deuxième grand point, avec la création d’un « bail mobilité » meublé, d’une durée de un à dix mois, le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Une mère et ses quatre enfants ont trouvé la mort, emportés par une coulée de boue, sur cette île qui compte 30 % d’habitat illégal.
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édition abonné


A Mayotte, un drame révélateur de la prolifération des bidonvilles

Une mère et ses quatre enfants ont trouvé la mort, emportés par une coulée de boue, sur cette île qui compte 30 % d’habitat illégal.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 11h32
    |

                            Laurent Canavate (Mayotte, correspondant) et 
Patrick Roger








                        



                                


                            

Une mère de famille et quatre de ses enfants, âgés de 6 à 13 ans, sont morts, mercredi 10 janvier, à Mayotte, ensevelis sous une coulée de boue qui a emporté leur case – un « banga ». Ce drame, conséquence de pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’île, met en lumière la situation d’un département qui compte « 30 % d’habitat illégal », comme l’a rappelé la ministre des outre-mer, Annick Girardin.
Il est 23 heures, mercredi 10 janvier, et de forts orages tombent sur Mayotte en cette saison des pluies. Dans les hauteurs de Koungou, la deuxième ville la plus peuplée de l’île avec 32 000 habitants, au nord de la préfecture, Mamoudzou, la boue dévale le long de la ravine parsemée d’habitations précaires. Arrivés sur place vers 23 h 30, dans une zone inaccessible aux véhicules, les pompiers découvrent un seul rescapé, un garçon de 6 ans. Tous les habitants de la zone sont évacués pour la nuit.

Ce « quartier » de Koungou compte près de 140 habitants, arrivés il y a moins d’un an pour la plupart, comme cette mère d’origine comorienne et ses cinq enfants, chassés du sud de l’île par une population mahoraise excédée par l’immigration clandestine. Le père, qui avait un emploi dans le sud, y résidait encore la semaine et rejoignait sa femme et ses enfants le week-end. En raison des nouvelles perturbations annoncées, l’alerte « vigilance orange » est activée. Le président du conseil général-régional, Soibahadine Ibrahim Ramadani (LR), « invite les autorités de l’Etat et des communes concernées à prendre les mesures nécessaires pour la protection de la population installée dans ces zones à risques ».
Demande d’une mission interministérielle d’urgence
Rapidement, néanmoins, des voix se font entendre sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux pour dénoncer une situation incontrôlable. « Des dizaines de milliers de personnes vivent à Mayotte dans des habitations insalubres, construites sauvagement sur des terrains...




                        

                        

