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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ En plein cœur de Paris, la chambre anéchoïque de l’Ircam promet un bruit résiduel de seulement 15 décibels. Un silence assourdissant qui peut provoquer hallucinations ou sentiment d’oppression.
<filname="PROF-env_sciences-1"> ¤                
                                       
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J’ai testé la « chambre sourde »


                      En plein cœur de Paris, la chambre anéchoïque de l’Ircam promet un bruit résiduel de seulement 15 décibels. Un silence assourdissant qui peut provoquer hallucinations ou sentiment d’oppression.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 15h01
    |

            Marlène Duretz








                              

                        

Place Igor-Stravinsky, aux abords du centre Pompidou, à Paris, le vacarme citadin de ce début d’après-midi d’automne est, sur la palette sonographique, un arc-en-ciel pour mes oreilles. Mais bientôt, elles seront aux abris, emmitouflées dans le prometteur « silence absolu » de la chambre anéchoïque de l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam). Son bâtiment principal surplombe la fontaine des Automates, de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle, sous laquelle – pile sous l’éléphant – est tapie la « chambre sourde » du centre de recherches scientifiques. « Une chambre anéchoïque est une salle d’expérimentation dénuée d’effets de salle. Elle permet de recréer artificiellement des conditions de champ libre dans lesquelles le son se propage sans risque de réflexion. Ce qui permet de faire des mesures de rayonnement de source », explique ­Olivier Warusfel, qui dirige l’équipe Espaces acoustiques et cognitifs.

La salle est entièrement recouverte de dièdres de 80 cm de long, en laine minérale et mousse de mélamine, à la manière d’une ruche dont les alvéoles seraient des picots. ­Olivier Warusfel ferme la porte de cette « boîte dans une boîte », montée sur des blocs en Néoprène, et dans laquelle persisterait « un bruit résiduel de l’ordre de 15 décibels ». ­A l’intérieur, seule et immobile sur le caillebotis en métal suspendu au-dessus du sol, je savoure un silence de velours : pas un souffle, pas un frémissement, pas l’ombre du début d’une vibration… jusqu’à ce que l’oreille s’emplisse d’une tonalité aiguë ininterrompue. Tout vient me rappeler ma bruyante humanité. ­Déglutissez, et la salive devient torrent. Respirez, et le souffle semble tonitruant, presque aussi retentissant que ce gargouillis digestif ! Vingt minutes ont passé. Pas de sentiment d’oppression, aucune hallucination n’a germé dans mon esprit livré au silence, comme le laissaient entendre de précédentes expériences au sein de la chambre anéchoïque...




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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Au menu : la canicule australienne tue les chauves-souris, l’utilité des nombres premiers, de la glace en abondance sous la surface de Mars, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Les meilleures images des télescopes spatiaux Hubble et Spitzer ont été utilisées pour réaliser cette visite en 3D de l’une des plus vastes régions de formation stellaire de notre galaxie.
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Les fausses informations sur l’environnement ne restent pas cantonnées aux réseaux sociaux. On les débusque jusque dans un manuel scolaire, relève dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au service « Planète ».
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« Les “fake news” sur l’environnement se parent bien souvent des beaux atours du débat scientifique »

Les fausses informations sur l’environnement ne restent pas cantonnées aux réseaux sociaux. On les débusque jusque dans un manuel scolaire, relève dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au service « Planète ».



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 10h46
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Chronique. Le président Emmanuel Macron l’a annoncé début janvier : une nouvelle loi destinée à lutter contre les « fausses nouvelles » (« fake news ») devrait voir le jour avant la fin de l’année. Avec, comme nouveauté attendue, la possibilité d’agir, en référé, afin de tuer le mal à la source et éviter la formation de métastases. Pour ce qui touche à l’environnement ou la santé, une telle approche est certainement inefficace et sans doute dangereuse.
Non qu’il n’existe aucune fausse information en circulation sur ces sujets : elles sont innombrables et chercher à en expurger la Toile serait comme vouloir vider le Pacifique avec un dé à coudre. Le problème est ailleurs. Le plus souvent, sur les sujets connectés à la production scientifique, les « fake news » n’en sont pas vraiment. Elles relèvent plutôt de mises en théorie complexes, d’édifices où s’épaulent les insinuations, les demi-vérités, les approximations et une habile sélection de faits sortis de leur contexte – un peu à la manière dont se construisent les thèses conspirationnistes sur le 11-Septembre ou les révisionnismes historiques. Mais, à la différence de ces derniers, les fausses informations sur l’environnement ne souffrent d’aucun opprobre. Elles se parent bien souvent des beaux atours du débat scientifique, de l’esprit critique ou du doute méthodique.
Courbe de température frauduleuse
Conséquence : ces « fake news » ne restent pas cantonnées à la blogosphère ou aux réseaux sociaux. On les débusque là où on les attend le moins. Jusque dans un manuel scolaire, par exemple. Dans celui de géographie édité par Nathan et destiné aux classes de seconde (Sociétés et développement durable, 2010), on trouve par exemple, à la page 186, une courbe de température frauduleuse – de celles qui circulent sur les blogs climatosceptiques. La courbe (très tranquillisante) exhibe des températures moyennes à l’époque médiévale supérieures de près d’un degré et demi à celles de 2010 !...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Lorsqu’un bébé rampe, il fait voler des centaines de cellules, de bactéries, et du pollen, qu’il inhale. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose si l’on en croit « l’hypothèse de l’hygiène ».
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Sylvestre Huet chronique le livre de Gérard Berry « L’hyperpuissance de l’informatique. Algorithmes, données, machines, réseaux ».
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Parmi les sujets d’accord, figure celui de renoncer aux objectifs prévus pour 2020 de diminution des émissions de gaz à effet de serre du pays.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Des chercheurs expliquent que la mastectomie est utile à titre préventif avant le diagnostic de cancer du sein, mais pas immédiatement après le diagnostic.
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Le gène du cancer du sein serait sans effet sur la mortalité

Des chercheurs expliquent que la mastectomie est utile à titre préventif avant le diagnostic de cancer du sein, mais pas immédiatement après le diagnostic.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 02h07
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 09h03
   





                        


La mutation génétique BRCA, qui avait poussé l’actrice américaine Angelina Jolie à subir une ablation des seins, n’entraîne pas une mortalité plus élevée après un diagnostic du cancer, rapporte une étude publiée vendredi 12 janvier dans The Lancet Oncology. D’après les chercheurs, l’opération est donc utile à titre préventif avant le diagnostic, mais pas immédiatement après.

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                Angelina Jolie lance le débat sur la mastectomie préventive



Les femmes porteuses de cette mutation pourraient même avoir un « avantage » leur permettant de mieux survivre dans le cas d’un cancer du sein « triple négatif », forme particulièrement difficile à traiter de la maladie.
« Les femmes auxquelles est diagnostiqué un cancer du sein précoce et qui portent une mutation BRCA se voient souvent proposer des doubles mastectomies peu après le diagnostic, a rappelé l’une des auteurs, Diana Eccles (université de Southampton, Royaume-Uni). Nos conclusions laissent penser que cette opération chirurgicale ne doit pas nécessairement être faite immédiatement, en plus des autres traitements. »
Selon l’American Cancer Society, les femmes porteuses de cette mutation (BRCA-1 ou BRCA-2) ont sept chances sur dix de développer un cancer du sein avant leurs 80 ans. Elles risquent par ailleurs d’être malades plus jeunes que les autres.
Le choix d’Angelina Jolie sensé
L’étude a porté sur 2 733 Britanniques de 18 à 40 ans ayant été diagnostiquées du cancer du sein entre 2000 et 2008, dont 12 % porteuses de la mutation. Le suivi de leur dossier pendant en moyenne huit ans a montré que sur les 678 personnes ayant succombé à la maladie, le cancer du sein était en cause dans 651 cas (96 %).
Mais « il n’y avait pas de différence dans la survie globale que ce soit deux, cinq ou dix ans après le diagnostic pour les femmes avec ou sans mutation BRCA », ont souligné les auteurs dans un communiqué.
Une différence n’apparaît que dans un sous-groupe, les femmes atteintes du cancer du sein triple négatif. Elles ont de meilleures chances de survie, deux ans après le diagnostic, si elles sont porteuses de la mutation. Celles « qui choisissent de reporter une nouvelle opération pendant un ou deux ans pour mieux se remettre du traitement initial doivent être rassurées : cela n’aura probablement pas d’influence sur leurs chances de survie à long terme », rassurent les médecins.

        Lire aussi :
         

                Les contraceptifs hormonaux augmentent le risque de cancer du sein



Faire le même choix qu’Angelina Jolie reste cependant sensé. « L’opération de réduction du risque sera toujours probablement bénéfique aux porteuses de la mutation BRCA pour empêcher un autre cancer du sein ou des ovaires de se développer à plus long terme », ont-ils expliqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Cour et agression, chez la souris comme chez la drosophile, utilisent des circuits de neurones en partie communs, expliquent les généticiens Benjamin Prud’homme et Nicolas Gompel.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
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Entre séduction et agression, une poignée de neurones

Cour et agression, chez la souris comme chez la drosophile, utilisent des circuits de neurones en partie communs, expliquent les généticiens Benjamin Prud’homme et Nicolas Gompel.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h47
    |

                            Benjamin Prud'homme (Généticien,  Institut de biologie du développement de Marseille-Luminy CNRS) et 
                            Nicolas Gompel (Généticien, LMU de Munich)








                        



                                


                            
Carte blanche. C’est officiel, vu à la télé, la frontière entre séduction et agression est floue pour beaucoup d’hommes. Si la sociologie du phénomène fait les gros ­titres, la neurobiologie de ces deux comportements bien distincts a également beaucoup à dire. Chez les (autres) animaux, ils sont le plus souvent mutuellement exclusifs : les mâles courtisent les femelles par des parades sexuelles élaborées alors qu’ils attaquent et repoussent les mâles rivaux.
Cour et agression sont des modèles privilégiés pour identifier quels neurones produisent des comportements sociaux, innés et stéréotypés. Les neurobiologistes cherchent à comprendre l’organisation de ces neurones en circuits, et de quelle manière ils intègrent diverses informations (sensorielles, physiologiques) et produisent différents états internes (émotions, excitation, motivation) pour aboutir au comportement lui-même.
Les similitudes observées entre la mouche et la souris laissent à penser qu’une même logique neuronale existe dans le cerveau humain
On doit à la génétique moderne, pratiquée notamment chez la mouche drosophile et la souris, des progrès récents et spectaculaires en réponse à ces questions. Alors que les neurobiologistes imaginaient que les comportements de cour et d’agression utilisaient des circuits neuronaux bien distincts, des travaux de plusieurs laboratoires livrent une image différente.
Le neurogénéticien David Anderson, du California Institute of Technology, ­saisit l’essence de ces découvertes dans une perspective publiée fin 2016 dans la revue ­Nature Reviews Neuroscience. Il y explique ­notamment que cour et agression, chez la souris comme chez la drosophile, utilisent des circuits de neurones en partie communs.
Interrupteur commun
Chez les drosophiles, ces comportements se décomposent en actions simples : par exemple un assaut, pattes en avant, sur un mâle ­rival, ou une sérénade, version mouche, chantée à la femelle par des vibrations...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Une équipe lyonnaise a mis au point un modèle prometteur pour évaluer les probabilités de survenue de phénomènes rares.
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Une nouvelle façon de prédire les événements météo extrêmes

Une équipe lyonnaise a mis au point un modèle prometteur pour évaluer les probabilités de survenue de phénomènes rares.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 14h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Les assureurs vont être ­contents. Une méthode mathématique devrait leur permettre d’évaluer les probabilités d’occurrence d’événements météorologiques extrêmes mais, par nature, rares. Et qui coûtent très cher, comme l’ont montré les canicules de l’été 2003 en France ou les passages dévastateurs ­successifs, fin août 2017, des ouragans Harvey et Irma dans l’océan Atlantique.
Pour estimer les risques et calculer les montants des polices d’assurance, il est nécessaire d’avoir de bonnes estimations du pire à venir. Jusque-là, il n’y avait que deux méthodes, chacune avec leur défaut.
On peut utiliser les données du passé pour recenser les fortes ­chaleurs, les tempêtes, les pluies diluviennes… Mais souvent, on ne dispose pas de données précises sur plus d’un siècle, ce qui offre un recul insuffisant pour estimer une probabilité sur des cas extrêmes.

L’autre méthode est de simuler numériquement l’évolution du climat sur plusieurs années dans le futur et de compter combien de fois ces événements extrêmes ont lieu dans ces avenirs numériques. Le défaut est ici que ce genre de calculs est coûteux en temps et qu’il est donc limité pour les périodes dépassant le siècle. Ce qui peut « tromper » les estimations sur les « temps de retour ».
D’où l’intérêt de la méthode présentée dans les PNAS ,le 20 décembre 2017, par Francesco Ragone, ­Jeroen Wouters et Freddy Bouchet de l’ENS Lyon.
Ces chercheurs ont évalué les temps de retour de vagues de chaleur d’au moins 90 jours dépassant les normales saisonnières, en étant cent à mille fois plus ­efficaces que les simulations. Autrement dit en réduisant d’autant les temps de calcul. « Cette amélioration permet d’envisager des études impossibles ­jusqu’à présent », indique Freddy Bouchet, directeur de recherche au CNRS, à l’origine du projet. « C’est un progrès technique avec beaucoup de promesses », estime Pascal Yiou, du CEA, qui espère collaborer avec ses collègues...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Une équipe de Singapour propose un dispositif ­destiné à l’étude de l’athérosclérose.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Lorsque nous prenons une décision, notre cerveau est constamment victime d’un genre un peu particulier d’illusions : les biais cognitifs. Depuis trente ans, l’étude de ces biais est devenue une science : l’économie comportementale.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Celui qui avait posé le pied sur la Lune en 1972 est mort le 5 janvier, à Houston (Texas), à l’âge de 87 ans
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La mort de l’astronaute John Young

Celui qui avait posé le pied sur la Lune en 1972 est mort le 5 janvier, à Houston (Texas), à l’âge de 87 ans



Le Monde
 |    10.01.2018 à 17h15
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Si jamais, à son époque « glorieuse », la conquête spatiale s’est apparentée à une épopée, alors l’astronaute américain John Young, mort le 5 janvier, à Houston (Texas), à l’âge de 87 ans, a été l’un de ses plus grands aventuriers. Un des plus discrets aussi. Il n’a pas eu la carrière politique d’un John Glenn, la dimension iconique d’un Neil Armstrong ou les faveurs médiatiques d’un Buzz Aldrin, mais il partageait avec eux cette fameuse « étoffe des héros » qu’a si bien décrite Tom Wolfe dans son roman du même nom consacré aux pionniers américains de la course à l’espace.
A l’instar de ses célèbres collègues, John Young, né le 24 septembre 1930 à San Francisco (Californie), est passé par la case « guerre » – en Corée – et par celle de pilote d’essai, pour l’US Navy. Tout en gardant son costume militaire, il entre à la NASA en 1962, dans le deuxième groupe d’astronautes que constitue alors l’agence spatiale américaine. Il y restera pendant un marathon temporel de quarante-deux années, le temps d’accumuler un nombre impressionnant de premières et de records.
Trois jours sur la Lune
Cela commence en 1965. Quatre ans auparavant, avec Youri Gagarine, l’URSS a lancé la course spatiale. Outre-Atlantique, c’est l’heure du programme Gemini. Les Etats-Unis veulent maîtriser les techniques de l’espace, ce afin d’envoyer des humains sur la Lune, comme l’a demandé feu le président John Fitzgerald Kennedy. Avec Virgil Grissom, John Young participe à Gemini-3, premier vol habité du programme, au cours duquel les deux hommes font trois fois le tour de la Terre en un peu moins de 5 heures. L’année suivante, John Young repart pour une mission plus longue – trois jours –, Gemini-10.
A Gemini succède Apollo. En mai 1969, l’astronaute est de la mission Apollo-10, répétition générale du vol historique, Apollo-11, qui aura lieu deux mois plus tard. Pendant que ses comparses, Thomas Stafford et Eugene Cernan, prennent place dans l’atterrisseur (qui...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Le défi que représente pour l’humanité l’effondrement de la biodiversité est à traiter avec le même niveau d’importance que le défi climatique, explique un collectif d’experts dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                   
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« La lutte contre l’érosion de la biodiversité doit être une priorité internationale »

Le défi que représente pour l’humanité l’effondrement de la biodiversité est à traiter avec le même niveau d’importance que le défi climatique, explique un collectif d’experts dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    10.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 16h05
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Les chercheurs et les acteurs qui, comme nous, travaillent sur la biodiversité saluent l’initiative prise par le président de la République de relancer, à travers la réunion One Planet Summit, la dynamique portée par l’accord de Paris. Au moment où il apparaît clairement que l’objectif de la limite des 1,5 °C ne pourra probablement pas être atteint, mobiliser les ­acteurs économiques pour réduire les pressions humaines responsables du changement climatique et contribuer aux processus d’adaptation constituait un impératif. Les engagements pris par les donateurs, les Etats ou des organismes comme la Banque mondiale vont dans un sens positif, et il est important que la France ait joué ici un rôle majeur.
A l’heure où de grands acteurs économiques commencent à se soucier fortement de l’impact de leurs activités sur la biodiversité et alors que le récent appel des 15 000 scientifiques du monde ­entier a rappelé que l’impact croissant des activités humaines compromet notre avenir, on aurait pu souhaiter que ce sommet traite à la fois de la lutte contre le réchauffement climatique et de la lutte contre l’érosion de la biodiversité.
« La dégradation des écosystèmes est notamment à l’origine de la diffusion de certaines maladies à l’homme »
A l’image d’une étude qui montre que plus de 75 % de la biomasse des insectes volants a disparu au sein d’espaces pourtant protégés en Allemagne, en vingt-sept ans, les travaux scientifiques récents soulignent tous la gravité des ­atteintes à la biodiversité. Ils montrent également qu’avec une population ­humaine en croissance la situation va empirer fortement sous les effets ­cumulés du changement d’usage des terres – au bénéfice notamment de la production agricole –, de la surexploi­tation des sols, des eaux douces et des ­poissons marins, du braconnage ­de certaines espèces remarquables, de ­l’accroissement des pollutions tant ­chimiques que physiques (plastiques et microplastiques notamment),...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Deux militants associatifs contre le sida analysent le caractère utopique ou non de la fin de l’un des plus grands fléaux infectieux que l’humanité ait connus
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En finira-t-on avec le sida ?

Deux militants associatifs contre le sida analysent le caractère utopique ou non de la fin de l’un des plus grands fléaux infectieux que l’humanité ait connus



Le Monde
 |    10.01.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 15h28
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
Le livre. Après 35 millions de morts depuis le début de l’épidémie et 36,7 millions de personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) dans le monde, l’épidémie de VIH/sida est toujours bien présente. Tardive, la réponse internationale a fini par produire des effets spectaculaires, mais l’épidémie est encore loin de toucher à sa fin. Peut-on espérer en finir un jour avec l’un des plus grands fléaux infectieux que l’humanité ait connus ?
François Berdougo, militant associatif ­contre le sida depuis de longues années, et ­Gabriel Girard, sociologue, discutent du caractère utopique ou non de cette perspective. Ils montrent que les outils nécessaires existent et que tout dépend de la volonté politique et de la mise en œuvre de stratégies efficaces.
L’Onusida a fixé l’objectif de mettre fin à l’épidémie de VIH/sida en 2030, ce qui ne ­signifie pas pour autant qu’à cette échéance le VIH aura disparu, puisque des dizaines de millions de personnes en seront porteuses. L’institution internationale entend par là ­tarir les nouvelles infections, traiter les personnes atteintes et protéger les droits ­humains pour faire cesser la discrimination. Pour reprendre la formule des auteurs, il s’agirait de « mettre le virus “sous cloche”, à l’échelle planétaire, et de bloquer ainsi sa circulation dans les populations. » Dépister et traiter, ­nouveau paradigme de la lutte ­contre le sida à partir de 2010, est la condition indispensable pour y parvenir, faute de perspective proche de voir arriver un vaccin.
Bouleversements importants
MM. Berdougo et Girard articulent leur analyse autour de trois domaines dans lesquels les militants se sont impliqués : l’espace du soin, la prévention et le mouvement social qui s’est créé à travers la lutte contre le sida.
Le soin, que les auteurs appellent « l’espace originel de la lutte contre le sida », est sans doute le champ qui a connu les bouleversements les plus importants,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Cette spécialiste des tumeurs du sein, les cancers les plus meurtriers chez les Françaises, s’investit à fond dans une médecine « 4P » : préventive, prédictive, personnalisée et participative.
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Suzette Delaloge, cancérologue de combat au côté des femmes

Cette spécialiste des tumeurs du sein, les cancers les plus meurtriers chez les Françaises, s’investit à fond dans une médecine « 4P » : préventive, prédictive, personnalisée et participative.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 06h37
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            

Ce jeudi matin, Suzette Delaloge est dans les starting-blocks pour une longue journée de consultation. La cancérologue, chef du service de pathologie mammaire de l’Institut Gustave-Roussy (IGR), à Villejuif (Val-de-Marne), préfère prévenir : aujourd’hui, il y aura beaucoup de patientes qui ne vont pas trop bien. En attendant la première, elle se plonge dans des « demandes d’avis » sur des dossiers de femmes suivies ailleurs. Dicte ses réponses à l’ordinateur par un système de ­reconnaissance vocale. Il lui faut profiter de la moindre occasion pour traiter le flot ininterrompu de requêtes, au moins 4 ou 5 par jour, venant de ­ partout : médecins étrangers passés dans le service et repartis dans leur pays, ­confrères, et bien souvent patientes elles-mêmes.
Les consultations s’enchaînent. Des femmes de tous âges et de tous milieux. Il y a des moments délicats, comme avec cette dame à qui la cancérologue doit annoncer qu’elle rechute, cette autre qu’elle doit convaincre d’aller dans un centre de soins palliatifs. Quelles sont mes chances de m’en sortir ? Combien de temps me reste-t-il à vivre ? Elle répond franchement à toutes les questions, même les plus difficiles. Avec les données de la science, toujours, mais aussi empathie, proximité, humour.
Après vingt-sept ans de cancérologie, dont dix-huit à l’IGR, il lui arrive encore de pleurer. Avec une malade, voire parfois à sa place. « La relation médecin-patient a beaucoup évolué, mais la neutralité, c’est un leurre. Les gens ont ­besoin d’un médecin qui les aide et les aime », dit-elle, comme une évidence. « Suzette traite chaque patiente comme si c’était sa sœur ou sa mère, confirme Céline Lis-Raoux, cofondatrice de Rose, “le magazine du cancer au féminin”, créé en 2011. Elle privilégie toujours leur intérêt, sans craindre de sortir de sa zone de confort. » Ce fut le cas en 2016 avec le docétaxel, cite ainsi ­Céline Lis-Raoux. « Face aux doutes sur...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Développer une pédagogie fondée sur des preuves : telle est l’ambition du nouveau Conseil scientifique de l’éducation nationale, présidé par le neuroscientifique Stanislas Dehaene, et qui se réunit pour la première fois mercredi 10 janvier.
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Un Conseil scientifique pluridisciplinaire pour l’école

Développer une pédagogie fondée sur des preuves : telle est l’ambition du nouveau Conseil scientifique de l’éducation nationale, présidé par le neuroscientifique Stanislas Dehaene, et qui se réunit pour la première fois mercredi 10 janvier.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 16h10
    |

                            Florence Rosier








                        


Peut-on apprendre aux enfants à apprendre ? Quelle grille d’évaluation des manuels scolaires proposer ? Quelles seraient les meilleures pédagogies à enseigner aux enseignants ? Comment mieux accueillir à l’école les élèves en situation de handicap ? Et sur quelles ressources de l’intelligence artificielle s’appuyer pour renforcer les apprentissages ? Voilà quelques-unes des questions dont pourrait se saisir le conseil scientifique de l’éducation nationale, qui se réunira pour la première fois le 10 janvier. Cette instance consultative a été mise en place par Jean-Michel Blanquer en novembre. Pour la présider, le ministre de l’éducation nationale a choisi Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France.

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                Stanislas Dehaene, des neurosciences aux sciences de l’éducation



« Nous allons tenter de dégager des facteurs qui ont prouvé leur effet bénéfique sur l’apprentissage des enfants, explique ce spécialiste des neurosciences. Ensuite, ce sera aux enseignants de s’en emparer pour les transformer en pédagogies effectives. » Le ministre a déjà saisi ce conseil sur un point : comment aider les professeurs des écoles à évaluer par des tests éprouvés, tout au long du CP, le niveau de chaque élève ? « Notre propos n’est évidemment pas d’évaluer les enseignants, mais de leur donner une idée précise des progrès de chaque enfant, afin de les aider à ajuster leur pédagogie, précise Stanislas Dehaene. Toutes nos actions seront centrées sur l’enfant. »
Des craintes sur la nomination d’un scientifique
La nomination d’un neuroscientifique à la tête de ce conseil avait suscité une crainte : les neurosciences n’allaient-elles pas exercer une forme d’emprise sur les politiques éducatives ? Le principal syndicat du primaire, le Snuipp-FSU, rejoint par une cinquantaine de chercheurs – parmi lesquels le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, le géographe et ancien président du Conseil supérieur des programmes Michel Lussault, ou encore le professeur en sciences de l’éducation Philippe Meirieu – avait signé un appel en ce sens. L’annonce de la composition de cette instance devrait rassurer ceux qui craignaient que les neurosciences deviennent l’unique boussole du gouvernement en matière scolaire.
Sur les vingt et un membres, on compte certes six chercheurs en sciences cognitives, mais aussi trois philosophes, une linguiste, des économistes, des sociologues ou encore des spécialistes en sciences de l’éducation… « Cette pluralité disciplinaire est bon signe, se réjouit Roland Goigoux, professeur en sciences de l’éducation à l’université Clermont-Auvergne. Fonder l’éducation sur un éclairage rationnel me semble légitime. » Mais peut-on transposer au contexte français des résultats obtenus en Australie, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ? « Cela demande énormément de prudence, dit-il. Mon vœu serait que ce conseil joue un rôle moteur pour initier une politique structurée de recherche en éducation. » Sur ce point, Stanislas Dehaene le rejoint :
« J’aimerais que l’éducation nationale développe des compétences de recherche en pédagogie. Et que ce conseil puisse recommander le lancement d’expérimentations. »

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                Recherche en éducation : M. Blanquer joue la carte des neurosciences



Peu formés aux sciences cognitives
Quel est, par exemple, l’intérêt de certains outils d’aide aux mathématiques ? Certains objets, comme des puzzles en forme de cubes, peuvent aider les enfants à acquérir des notions de maths, par exemple. « Cette dimension concrète des sciences dures est une des faiblesses du système éducatif français, que pointent les comparaisons internationales. » Des pédagogies alternatives comme la méthode Montessori, à laquelle Jean-Michel Blanquer s’est dit favorable, utilisent déjà ce type d’outils, combinés à des modes d’organisation de la classe qui développent l’autonomie des enfants. « Une étude publiée dans Science en 2006 a montré les bénéfices de cette pédagogie sur la lecture, le langage, les fonctions exécutives et la compréhension des autres », indique Stanislas Dehaene.
« Nous avons besoin de jeunes formés à des raisonnements complexes, capables d’apprendre par eux-mêmes dans un monde changeant » Laelia Benoit, psychiatre
Il pointe une autre faiblesse du système éducatif français : beaucoup d’enseignants n’ont jamais reçu de formation en sciences cognitives. L’enjeu est pourtant de comprendre ce qui pose parfois des difficultés à l’enfant, lors d’un apprentissage, pour y parer au mieux. « Des erreurs sont à éviter, des progressions à respecter », résume Dehaene.
Par ailleurs, le marché du travail est de plus en plus instable, complexe et technologique. « Nous devons donner à nos élèves des outils pour bien vivre dans ce monde », déclare Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale. Dehaene insiste sur cet enjeu crucial : « apprendre à apprendre » aux élèves, pour qu’ils développent leur autonomie et leur confiance en eux. « Qu’est-ce qu’un enfant devrait savoir sur sa manière d’apprendre ? Cette “méta-cognition” est un domaine extrêmement intéressant. » « Nous avons besoin de jeunes formés à des raisonnements complexes, capables d’apprendre par eux-mêmes dans un monde changeant », renchérit Laelia Benoit, psychiatre pour adolescents à la Maison de Solenn (hôpital Cochin, Paris). 
Une portée limitée
Comment mieux apprendre ? Quelques pistes se dessinent. Par exemple, une série d’études a comparé la réussite à des tests de mémoire de deux groupes d’enfants ou d’adultes. Le premier passait tout son temps à étudier. Durant ce même temps, le second groupe alternait des périodes d’étude et des périodes de test des connaissances acquises. Résultats : ce groupe mémorisait bien mieux. « Les tests jouent un rôle actif dans l’apprentissage. Ce type de résultats pourrait mener à des recommandations explicites sur la manière de conduire un cours, estime le neuroscientifique, même si certains enseignants en ont déjà l’intuition. » Laelia Benoit pointe néanmoins les limites potentielles à la portée du travail de ce conseil. 

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                Blanquer annonce des mesures sur la lecture à l’école



« Quels seront, à terme, les moyens donnés aux enseignants pour qu’ils disposent des outils pédagogiques qui auront été validés ? Et les résultats des études de neurosciences expérimentales seront-ils transposables à la réalité du terrain ? » Ces études, en effet, sont toujours réalisées dans des conditions idéales : l’enfant n’est jamais distrait par un environnement bruyant, par exemple. Mais qu’en sera-t-il dans des classes de grands effectifs ou dans des contextes de climat scolaire tendus ?
« Ces études vont dans le bon sens. Mais dans la vie réelle, leur application devra s’efforcer de réduire les inégalités sociales à l’école. Ce sera plus compliqué. »

Composition du Conseil scientifique de l’éducation nationale
Mercredi 10 janvier, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale, installe une nouvelle instance baptisée Conseil scientifique de l’éducation.
A sa tête, Stanislas Dehaene, spécialiste du cerveau et des sciences cognitives. Sur les 21 membres, on compte six chercheurs en sciences cognitives, trois philosophes, une linguiste, trois spécialistes du développement de l’enfant, deux économistes, deux sociologues, deux spécialistes des sciences de l’éducation, un mathématicien et un informaticien.
BERRY Gérard, Professeur au Collège de France, Chaire Informatique et Sciences numériques BIANCO Maryse, Laboratoire des Sciences de l’Education, Université de Grenoble BRESSOUX Pascal, Laboratoire des Sciences de l’Education, Université de Grenoble DEHAENE Stanislas, Professeur au Collège de France, Chaire de Psychologie cognitive expérimentale DEAUVIEAU Jérôme, Professeur en sociologie de l’éducation, ENS Paris DEMEUSE Marc, Psychologue et statisticien, professeur à l’Université de Mons (Belgique) DUFLO Esther, Professeur au MIT - Chaire sur la réduction de la pauvreté et l’économie du développement FAYOL Michel, Professeur de Psychologie cognitive et du Développement, Université de Clermont GHYS Étienne, Mathématicien, CNRS-ENS Lyon GURGAND Marc, Professeur en Politiques publiques et Développement, Ecole d’économie de Paris, ENS Paris HURON Caroline, Psychiatre, chercheuse en sciences cognitives, Inserm KOUIDER Sid, Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique, CNRS-ENS Paris PASQUINELLI Eléna, Philosophe, spécialiste de Sciences Cognitives appliquées à l’Education, Institut Jean Nicod (ENS, EHESS, CNRS) PROUST Joëlle, Philosophe, CNRS-ENS Paris RAMUS Franck, Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique, CNRS-ENS Paris SAVIDAN Patrick, Professeur de philosophie morale et politique, Université Paris-Est SEBASTIAN-GALLES Nuria, Professeur de sciences cognitives, Université de Barcelone SPELKE Élizabeth, Professeur de psychologie comportementale, Harvard Universiy SPRENGER-CHAROLLES Liliane, Linguiste et psycholinguiste, CNRS-Université d’Aix-Marseille SUCHAUT Bruno, Professeur en sciences sociales et politiques, Université de Lausanne ZIEGLER Johannes, Directeur du Laboratoire de Psychologie Cognitive, CNRS-Université Aix-Marseille





                            


                        

                        


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Un nanosatellite à l’affût d’une exoplanète

« PicSat » va scruter la luminosité de l’étoile Beta-Pictoris pour alerter les astronomes du passage devant son disque d’une planète qu’ils souhaitent étudier.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 17h24
    |

                            Vahé Ter Minassian








                        



                                


                            
Elle a de petits moyens mais de grandes ambitions. La mission « PicSat », qui devait être lancée dans les tout prochains jours, à bord d’un lanceur Polar Satellite Launch Vehicle (PSLV) de l’agence spatiale indienne, ISRO. Durant un an, depuis une orbite héliosynchrone qui le fera passer toutes les 90 minutes à 600 km au-dessus de chaque pôle, ce nanosatellite de 3,5 kg construit par le Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique (Lesia) de l’Observatoire de Paris-PSL, du CNRS et des universités Paris-VI et Paris-VII va surveiller Beta-Pictoris, une étoile brillante du ciel austral. Avec un espoir : ­détecter une baisse apparente de sa luminosité causée par le passage devant elle d’une exoplanète, de ses anneaux et de ses satellites !
La mission PicSat fait appel à un satellite modulaire de la famille des « Cubesats ». Ces engins spatiaux lilliputiens constitués de l’assemblage d’une ou de plusieurs unités cubiques de dix centimètres de côté chacune – PicSat en compte trois – ont été imaginés en 1999 outre-Atlantique afin de permettre à des universités d’envoyer, à coûts réduits, des instruments dans l’espace. Légers, d’un format adapté à leur embarquement à bord des lanceurs, ils sont, du fait des risques importants d’échec, le plus souvent employés à des fins pédagogiques et industrielles. « Mais ils commencent à séduire les scientifiques en raison de leur temps de développement court comparé aux dizaines d’années requises par les gros satellites », explique Pierre Drossart, le directeur du Lesia.
Planète en formation
Imaginé en 2014, PicSat a été construit dans un délai record afin d’honorer un rendez-vous avec le système de Beta-Pictoris. Cette étoile brillante, jeune et proche – âgée de 23 millions d’années, elle est située à 63,4 années-lumière de la Terre – intéresse les ­astronomes depuis qu’en 1981, un vaste disque de débris d’astéroïdes, de poussières et de gaz a été repéré autour d’elle. Cette structure, visible...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Nommé à la tête du nouveau Conseil scientifique de l’éducation nationale, ce grand spécialiste des sciences cognitives et professeur au Collège de France a un credo : « enseigner est une science ».
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Stanislas Dehaene, des neurosciences aux sciences de l’éducation

Nommé à la tête du nouveau Conseil scientifique de l’éducation nationale, ce grand spécialiste des sciences cognitives et professeur au Collège de France a un credo : « enseigner est une science ».



Le Monde
 |    09.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 07h54
    |

                            Florence  Rosier








                        



                                


                            
Tout de noir vêtu, coiffé d’un feutre sombre, Stanislas Dehaene nous mène à son bureau d’un pas vif. La pièce est exiguë, mais le lieu prestigieux. Ce 2 janvier, nous sommes au Collège de France, où le professeur tient la chaire de « psychologie cognitive expérimentale ». Comment notre cerveau encode-t-il nos capacités de lecture, de syntaxe, de calcul, de raisonnement, de prise de conscience… ? Pour répondre, il pointe ses « télescopes » (des instruments d’imagerie) sur une galaxie miniature, notre encéphale, peuplée de myriades d’étoiles, les cellules nerveuses.
Ce neuroscientifique de 52 ans, expert des bases cérébrales des opérations les plus pointues du cerveau humain, a un credo : « enseigner est une science ». Un principe qui animera aussi le Conseil scientifique de l’éducation nationale, dont Stanislas Dehaene a été nommé président et qui sera présenté mercredi 10 janvier par le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer.
« Ce qui me motive, c’est l’idée d’agir pour l’éducation des jeunes, indépendamment de toute idéologie, assure-t-il. Beaucoup d’enfants de milieux défavorisés pourraient avoir un avenir brillant, mais ils en sont privés parce qu’ils n’ont pas bénéficié des enseignements adaptés. » « Stanislas Dehaene est dans une quête permanente de l’intérêt général fondé sur la science. Avec ses travaux sur l’origine du langage, il fait l’articulation entre sciences dures et sciences humaines », nous confie à son propos de lui Jean-Michel Blanquer, qui a découvert ses travaux dans les années 2000, en lisant son ouvrage La Bosse des maths (éd. Odile Jacob, 1997).
En 2010-2011, du temps où l’actuel ministre était directeur général de l’enseignement scolaire, il avait invité Stanislas Dehaene à siéger au sein d’un conseil scientifique de l’enseignement scolaire, une ébauche du nouveau Conseil.

En décembre 2013, c’est encore son credo, « Enseigner est une science », qui donne son titre...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Selon une analyse de 61 études sur 3,9 millions de personnes et plus de 100 000 patients, les infirmières de nuit sont particulièrement touchées, avec davantage de cancers de la peau, du sein et du système gastro-intestinal.
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Le travail de nuit favorise le cancer chez les femmes

Selon une analyse de 61 études sur 3,9 millions de personnes et plus de 100 000 patients, les infirmières de nuit sont particulièrement touchées, avec davantage de cancers de la peau, du sein et du système gastro-intestinal.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 00h08
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 11h10
   





                        



   


Le travail de nuit est lié à un risque accru de cancers du sein, gastro-intestinal et de la peau chez les femmes, selon l’analyse de plusieurs études publiée lundi 8 décembre dans Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention, la revue de l’American Association for Cancer Research. Cette étude consiste en une analyse de 61 études couvrant 114 628 cas de cancer et 3,9 millions de participants en Amérique du Nord, en Europe, en Australie et en Asie.
Ces chercheurs, dont le cancérologue Xuelei Ma, de l’Université chinoise Sichuan à Chengdu, ont cherché à déterminer si le fait de travailler de nuit pendant de longues années pouvait accroître le risque de onze types de cancer chez les femmes. Une autre analyse a été effectuée sur les effets du travail de nuit pour six types de cancer parmi des infirmières.
Les conclusions de cette étude montrent une augmentation de 19 % du risque de cancer pour les femmes travaillant de nuit pendant plusieurs années. Ce risque est le plus grand pour le cancer de la peau (41 %), suivi par le cancer du sein (32 %) et le cancer gastro-intestinal (18 %) comparativement aux femmes n’ayant pas effectué de travail de nuit de façon durable.
Niveau d’hormones sexuelles trop élevées
Les chercheurs ont également indiqué que l’accroissement du cancer du sein n’a été constaté que chez les femmes travaillant de nuit en Amérique du Nord et en Europe. Selon eux, cela pourrait indiquer que ces femmes avaient des niveaux d’hormones sexuelles plus élevés, ce qui accroît le risque de cancer mammaire.

        Lire aussi :
         

                Les contraceptifs hormonaux augmentent le risque de cancer du sein



Dans le groupe des infirmières, celles qui travaillaient de nuit avaient un risque nettement plus grand de cancer du sein (58 %) ainsi que de cancer gastro-intestinal (35 %) et du poumon (28 %).
De tous les métiers, les infirmières sont le groupe de femmes avec le risque le plus élevé de cancer du sein, en travaillant la nuit pendant plusieurs années. Mais cette fréquence accrue pourrait aussi s’expliquer par les connaissances médicales des infirmières et le fait qu’elles se soumettent plus fréquemment à des examens médicaux, relèvent les auteurs. Une autre explication réside dans les contraintes du travail d’infirmière, qui peut souvent être plus intense la nuit.

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          « Le manque de sommeil nous tue »



Les chercheurs ont déterminé que le travail nocturne augmente le risque de cancer du sein de 3,3 % par tranche de cinq ans dans une équipe de nuit. « Les résultats de cette étude suggèrent la nécessité de programmes de protection de la santé des femmes travaillant de nuit, avec des examens médicaux réguliers », estiment les chercheurs.



                            


                        

                        

