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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le bébé panda, âgé de 5 mois, a découvert, samedi matin sous l’œil de nombreux visiteurs, son enclos.
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Au zoo de Beauval, première sortie pour Yuan Meng, le bébé panda

Le bébé panda, âgé de 5 mois, a découvert, samedi matin sous l’œil de nombreux visiteurs, son enclos.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 14h30
   





                        



   


Pour la première fois depuis sa naissance, Yuan Meng, « accomplissement d’un rêve » en chinois, a pu montrer, samedi 13 janvier, aux visiteurs du zoo de Beauval (Loir-et-Cher) la couleur de son pelage, encore gris et blanc rosé. Dans la matinée, le bébé panda, âgé de 5 mois, a découvert son enclos, en dégustant en présence de sa maman quelques branches de bambou.
Dès 8 heures du matin, avant l’ouverture du zoo, une file d’attente importante s’était constituée devant les grilles. « Nous sommes partis à 4 heures du matin, nous avions mis le réveil à 3 heures. Mon fils voulait absolument voir le bébé panda », a ainsi expliqué Delphine, venue de l’Oise, en région parisienne, avec son fils Kylian. « Nous avons le sentiment d’assister à un moment historique. C’est très émouvant », a-t-elle ajouté. A l’ouverture des portes, les visiteurs ont été accueillis par la famille Delord, propriétaire du zoo, avec des viennoiseries, du café et du chocolat chaud.
Ils ont pu admirer Yuan Meng qui déambulait dans la loge intérieure aménagée. La boule de poils de plus de 10 kg descendait une à une les roches sous les yeux d’une soigneuse prête à intervenir en cas de chute. Il a ensuite déboulé sur sa maman pour lui faire un câlin.

   


La « choupitude » des pandas
De son côté, le papa, Yuan Zi, imperturbable, mangeait du bambou dans un autre espace. « Cela fait dix jours que nous le sortons dans cet enclos pour qu’il s’habitue et que nous puissions vérifier que les aménagements réalisés sont sans danger », a expliqué Baptiste Mulot, responsable vétérinaire. « Les pandas ne sont pas gênés par le public, ils ne se rendent pas compte qu’il y a beaucoup de monde pour les voir », a-t-il précisé.
Pour Delphine Delord, directrice de la communication du zoo de Beauval, « l’engouement est extraordinaire » :
« La “choupitude” des pandas est à nouveau avérée. On ne s’attendait tout de même pas à un tel déferlement. »
En décembre, Brigitte Macron avait rendu visite au bébé panda, à l’occasion d’une grande cérémonie de baptême en présence de dignitaires chinois. Conformément à la tradition, Mme Macron est, avec l’épouse du président chinois, la marraine du petit ursidé herbivore qui ne pesait que 142 grammes à sa naissance, le 4 août.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Interdite depuis 1998, la pêche électrique profite pourtant de larges dérogations accordées par l’Union européenne en mer du Nord. Quels en sont les risques ? Pourquoi les pêcheurs français s’y opposent-ils ?
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Né dans les années 1960, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes doit être entériné ou enterré en janvier 2018. Pourquoi le processus a-t-il pris si longtemps ? Résumé en images.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Une nouvelle ligne électrique souterraine, qui relie Lorient à Saint-Brieuc, inaugurée samedi, devrait contribuer à stabiliser le réseau breton.
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En Bretagne, le courant passe mieux

Une nouvelle ligne électrique souterraine, qui relie Lorient à Saint-Brieuc, inaugurée samedi, devrait contribuer à stabiliser le réseau breton.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 11h22
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


La Bretagne ne sera bientôt plus une péninsule, au moins sur le plan énergétique. Samedi 13 janvier doit être inaugurée une ligne électrique souterraine de 76 kilomètres, qui relie Lorient à Saint-Brieuc, en présence de l’ancien président de la région Jean-Yves Le Drian et de la secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson.
Ce « filet sécurité Bretagne » devrait permettre de limiter la fragilité électrique de la région, en la traversant du nord au sud. Le Bretagne est dans une situation paradoxale : alors qu’elle connaît une hausse continue de sa consommation – quatre fois plus que le reste du pays – la région importe 86 % de son électricité d’autres régions. Ce sont notamment la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), en Normandie, et la centrale au charbon de Cordemais, en Loire-Atlantique, qui apportent la fée électricité aux Bretons.
Alertes par mail ou par SMS lors des pics de consommation
Une situation qui inquiète depuis longtemps les élus locaux et RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité. C’est notamment en Bretagne que RTE a mis en place depuis 2008 le système EcoWatt. Cette application envoie des alertes par mail ou par SMS lors des pics de consommation, le matin ou en début de soirée, sur le modèle des journées rouges de Bison futé, afin d’inviter les Bretons à faire attention. Par exemple en décalant l’utilisation du lave-linge ou du sèche-linge de quelques heures, pour permettre au réseau de tenir la charge. « Cela a un impact sur 1,5 % à 2 % de la consommation, ce qui n’est pas négligeable », se félicite-t-on chez RTE.
Après six ans d’études et de travaux et 120 millions d’euros d’investissement, cette nouvelle ligne devrait contribuer à stabiliser le réseau breton. Surtout, elle pourra aussi accueillir plus facilement l’électricité produite par les énergies renouvelables, qui assurent une écrasante majorité de la maigre production électrique de Bretagne, et plusieurs projets sont en cours de développement, en particulier dans l’éolien en mer, où le potentiel est très important.
Mais plusieurs des parcs éoliens prévus depuis plus de six ans au large de Saint-Nazaire ou de Saint-Brieuc accusent des retards conséquents. Au mieux, des éoliennes offshore commenceront à y produire de l’électricité en 2021. Et même ainsi, la production électrique bretonne restera très largement insuffisante pour couvrir les besoins régionaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Déterminés, les opposants au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes se préparent à affronter les forces de l’ordre.
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Dans la ZAD du bocage nantais : « Ici, c’est comme un bâton de dynamite »

Déterminés, les opposants au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes se préparent à affronter les forces de l’ordre.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h37
    |

                            Intérim (Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) - envoyé spécial)








                        



                                


                            

L’hélicoptère de la gendarmerie est de retour dans le ciel de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). L’aéronef surveille les mouvements des occupants de la zone du projet d’aéroport – 1 650 hectares – et inventorie les lieux de vie implantés au fil de la lutte : habitations en dur, cabanes de fortune, yourtes, caravanes. Sitôt que le bourdonnement du rotor se fait entendre, les « Camille », le prénom générique que déclinent les occupants de la ZAD (zone d’aménagement différé pour les promoteurs, devenue « zone à défendre » pour les opposants), rabattent leur capuche pour tenter d’« échapper au radar ». Pour se dissimuler, un homme déploie un parapluie tacheté de rosettes léopard. « Bah, avec les caméras thermiques, ils doivent réussir à voir ton visage », s’amuse un camarade.
Selon le dernier décompte des autorités, 350 personnes occuperaient le site. Les zadistes présentent « des profils extrêmement hétérogènes », souligne Nicole Klein, préfète de région et de Loire-Atlantique. Ils sont ainsi « militants radicaux, anticapitalistes, agriculteurs, véganes, antispécistes ». « Récemment, on a vu des renforts arriver, sans doute prêts à jouer les gros bras », rapporte Jean-Paul Naud, maire (sans étiquette) de Notre-Dame-des-Landes. Opposé à l’aéroport, l’élu redoute « des affrontements ultraviolents » si le gouvernement donne son feu vert.

Au lieu-dit La Rolandière, où s’élève un phare faisant office de vigie, un Nantais, installé à demeure depuis 2012, prévient : « On n’a pas l’intention de baisser les bras, d’autant que la médiation diligentée par le gouvernement a mis au jour l’existence d’une alternative réelle avec l’aménagement de l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique. Ce qui se joue ici, ce n’est pas l’affaire de 150 pré-terroristes ou fous dangereux : si tel était le cas, le gouvernement serait débarrassé du sujet depuis belle lurette. On est dans une lutte collective,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les fausses informations sur l’environnement ne restent pas cantonnées aux réseaux sociaux. On les débusque jusque dans un manuel scolaire, relève dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au service « Planète ».
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« Les “fake news” sur l’environnement se parent bien souvent des beaux atours du débat scientifique »

Les fausses informations sur l’environnement ne restent pas cantonnées aux réseaux sociaux. On les débusque jusque dans un manuel scolaire, relève dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au service « Planète ».



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 10h46
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Chronique. Le président Emmanuel Macron l’a annoncé début janvier : une nouvelle loi destinée à lutter contre les « fausses nouvelles » (« fake news ») devrait voir le jour avant la fin de l’année. Avec, comme nouveauté attendue, la possibilité d’agir, en référé, afin de tuer le mal à la source et éviter la formation de métastases. Pour ce qui touche à l’environnement ou la santé, une telle approche est certainement inefficace et sans doute dangereuse.
Non qu’il n’existe aucune fausse information en circulation sur ces sujets : elles sont innombrables et chercher à en expurger la Toile serait comme vouloir vider le Pacifique avec un dé à coudre. Le problème est ailleurs. Le plus souvent, sur les sujets connectés à la production scientifique, les « fake news » n’en sont pas vraiment. Elles relèvent plutôt de mises en théorie complexes, d’édifices où s’épaulent les insinuations, les demi-vérités, les approximations et une habile sélection de faits sortis de leur contexte – un peu à la manière dont se construisent les thèses conspirationnistes sur le 11-Septembre ou les révisionnismes historiques. Mais, à la différence de ces derniers, les fausses informations sur l’environnement ne souffrent d’aucun opprobre. Elles se parent bien souvent des beaux atours du débat scientifique, de l’esprit critique ou du doute méthodique.
Courbe de température frauduleuse
Conséquence : ces « fake news » ne restent pas cantonnées à la blogosphère ou aux réseaux sociaux. On les débusque là où on les attend le moins. Jusque dans un manuel scolaire, par exemple. Dans celui de géographie édité par Nathan et destiné aux classes de seconde (Sociétés et développement durable, 2010), on trouve par exemple, à la page 186, une courbe de température frauduleuse – de celles qui circulent sur les blogs climatosceptiques. La courbe (très tranquillisante) exhibe des températures moyennes à l’époque médiévale supérieures de près d’un degré et demi à celles de 2010 !...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le premier ministre a effectué, samedi 13  janvier, une visite surprise dans le bocage nantais au lendemain d’ultimes consultations à Matignon avec les élus.
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Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement ménage le suspense

Le premier ministre a effectué, samedi 13  janvier, une visite surprise dans le bocage nantais au lendemain d’ultimes consultations à Matignon avec les élus.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 12h08
    |

            Rémi Barroux








                        



Il a entretenu l’effet de surprise. Samedi 13 janvier au matin, Edouard Philippe a publié sur Twitter des photos le montrant à Notre-Dame-des-Landes, en compagnie du maire Jean-Paul Naud (opposé au projet de nouvel aéroport), avec ce commentaire : « Voir et écouter. » Matignon n’avait pas donné d’information sur ce déplacement. C’est vers 8 h 30 que le premier ministre est entré dans la petite mairie, située au centre de la commune qui pourrait accueillir le futur aéroport.
Une demi-heure plus tard, Edouard Philippe a discuté avec quelques riverains avant de prendre la direction de Nantes, en prenant bien soin d’éviter de passer par la zone occupée par les opposants au projet d’aéroport (ZAD). Dans la capitale des Pays de la Loire, il a rencontré la maire PS, Johanna Rolland, « une visite républicaine », précise-t-on à Matignon.
Enfin, dans un souci d’équilibre, le premier ministre s’est rendu dans la commune de Saint-Aignan-Grandlieu, qui borde l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique, où il a aussi rencontré le maire (divers gauche), Jean-Claude Lemasson. Ce dernier est, à l’opposé du maire de Notre-Dame-des-Landes, un farouche partisan du transfert de l’actuel aéroport. Le premier ministre a aussi fait un arrêt sur la route qui mène à cette petite commune de près de 4 000 habitants, pour visiter la réserve ornithologique du lac de Grand-Lieu, deuxième en importance du pays. « L’idée était d’aller voir sur place. Il a conscience de l’importance du dossier et il lui semblait nécessaire de se rendre compte sur place, après avoir rencontré les élus et étudié le rapport des médiateurs, qui reste une vraie base de travail », avance-t-on dans son entourage.

Voir et écouter. À Notre-Dame-des-Landes. pic.twitter.com/bgPMIETKt9— Edouard Philippe (@EPhilippePM) 13 janvier 2018


La veille, à Paris, le premier ministre avait bouclé une semaine de consultations avec les élus, pour tenter de déminer ce dossier empoisonné. Ce rendez-vous était probablement la dernière offensive des partisans du transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes. Vendredi 12 janvier, les responsables du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) – qui regroupe les vingt collectivités locales bretonnes et ligériennes investies dans le projet de nouvel aéroport du Grand Ouest – ont tenté de convaincre le premier ministre, Edouard Philippe, ainsi que le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, de la nécessité de poursuivre le projet.
Durant cet ultime rendez-vous à Matignon, après les visites des derniers jours des élus des départements des Pays de la Loire ou de Bretagne, rien n’a filtré une fois encore des intentions du gouvernement. Construire un nouvel aéroport dans le bocage au nord de Nantes ou réaménager l’infrastructure actuelle, la question serait encore à trancher lors d’un tête-à-tête entre le premier ministre et le président de la République. « L’annonce sera faite avant la fin du mois », a répété Edouard Philippe à ses visiteurs. Le rapport des trois médiateurs, remis voici un mois au premier ministre, présentait les deux scénarios, mais il a rouvert le jeu en mettant en avant une alternative à la construction de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au grand dam des porteurs du projet.

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                Jean-Marc Ayrault : « Renoncer à Notre-Dame-des-Landes serait opportuniste et tactique »



Alors, vendredi, ces derniers ont usé de tous leurs arguments pour inverser la tendance, qu’il s’agisse de Philippe Grosvalet, président du SMA et président (PS) du conseil départemental de Loire-Atlantique ; Christelle Morançais, présidente (LR) de la région Pays de la Loire ; Johanna Rolland, maire (PS) de Nantes ; Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat ; ou encore Jean-Luc Chenut, président (PS) du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, et Jean-Jacques Bernard, vice-président (PS) de Rennes Métropole.
« S’il y avait un plan B... »
Tous ont entendu le chef du gouvernement leur assurer que la question restait ouverte. « Le premier ministre nous a affirmé à plusieurs reprises que la décision n’était pas prise, je n’ai aucune raison de ne pas le croire », déclarait ainsi Johanna Rolland. Cependant, ces ardents partisans d’un nouvel aéroport ont insisté sur le fait que l’exécutif n’avait, selon eux, pas le choix. « Il n’y a pas d’alternative à Notre-Dame-des-Landes, et si le gouvernement propose le réaménagement de Nantes-Atlantique, ce sera un non-choix, un abandon de l’ouest de la France », affirme Philippe Grosvalet. « Ce serait une non-décision, rien ne se passera durant ce quinquennat ni non plus durant le suivant », ajoute Mme Rolland.
Même son de cloche pour la présidente de la région. « S’il y avait un plan B, vous vous doutez bien qu’on l’aurait retenu, insiste la Sarthoise Christelle Morançais. Il faudra une dizaine d’années au moins pour mener à bien le réaménagement de Nantes-Atlantique, avec tous les recours qui seront déposés par les associations d’habitants qui se sont déjà constituées. Alors qu’il en faut cinq environ pour construire l’aéroport dont nous avons besoin. » De leur côté, les trois médiateurs ont estimé qu’il faudrait deux ans pour le réaménagement de l’actuel aéroport.

        Lire le reportage dans la ZAD :
         

          « Ici, c’est comme un bâton de dynamite »



Une chose est sûre, si le scénario de l’abandon de Notre-Dame-des-Landes est retenu par le gouvernement, il faudra renégocier le contrat de concession d’aéroport du Grand Ouest avec Vinci Airports, qui court jusqu’en 2065, la concession englobant aussi bien le futur Notre-Dame-des-Landes que l’actuel Nantes-Atlantique. Les élus bretons ont aussi fait remarquer que si le projet d’un aéroport au nord de Nantes les avait séduits, le maintien sur le site actuel, dans la commune de Bouguenais, au sud de la ville et de la Loire, n’offrait pas d’intérêt pour eux. Autant dire qu’à l’issue de ces consultations, le choix reste difficile, selon les mots mêmes du premier ministre.
L’autre casse-tête
Mais le gouvernement doit trancher, « aucune solution n’étant satisfaisante », selon Nicolas Hulot. C’est bien une décision politique que va prendre Emmanuel Macron : fâcher les élus locaux et les collectivités de l’Ouest au nom de la protection du climat et de l’environnement, ou prendre le risque d’une rupture avec son ministre écologiste et d’un bras de fer long et difficile avec les occupants du bocage à Notre-Dame-des-Landes, appuyés par l’ensemble du mouvement écologiste et une partie de la gauche (Amis de la Terre, Greenpeace, France Nature Environnement, Confédération paysanne, Union syndicale Solidaires, Parti de gauche, Europe Ecologie-Les Verts, NPA, Ensemble !…). Des rendez-vous sont déjà prévus dans la France entière en cas d’annonce d’une intervention dans la « zone à défendre » pour construire l’aéroport.
C’est l’autre casse-tête du gouvernement : l’expulsion des occupants de la ZAD est à haut risque sur le plan sécuritaire et politique. Elle est jugée délicate par les gendarmes eux-mêmes. Si un drame devait survenir, le président de la République et son premier ministre se retrouveraient en première ligne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le premier ministre a annoncé samedi être présent sur place, il a notamment rencontré le maire de la commune. Cette visite intervient après une semaine de consultation à Matignon sur le projet d’aéroport nantais.
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Edouard Philippe en déplacement à Notre-Dame-des-Landes pour « voir et écouter »

Le premier ministre a annoncé samedi être présent sur place, il a notamment rencontré le maire de la commune. Cette visite intervient après une semaine de consultation à Matignon sur le projet d’aéroport nantais.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 14h02
   





                        


C’est à travers un tweet que le premier ministre, Edouard Philippe, a fait savoir qu’il se trouvait, samedi 13 janvier à Notre-Dame-des-Landes pour « voir et écouter ». Cette visite intervient après une semaine de consultation à Matignon sur le projet d’aéroport nantais, avant une décision très sensible attendue d’ici la fin janvier.

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                NDDL : Edouard Philippe reçoit une dernière fois les élus locaux avant de trancher



Parmi les trois photos publiées avec sont tweet, deux montrent le premier ministre en conversation avec le maire de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud.

Voir et écouter. À Notre-Dame-des-Landes. https://t.co/bgPMIETKt9— EPhilippePM (@Edouard Philippe)


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Jean-Paul Naud s’est dit « satisfait » de la visite surprise samedi matin d’Édouard Philippe. « Il m’a posé quelques questions mais c’est surtout moi qui ait déroulé les arguments en faveur d’une optimisation du site actuel [Nantes-Atlantique] », a déclaré M. Naud. Le maire de la commune a précisé que le premier ministre ne s’est pas rendu sur la ZAD (« Zone à défendre ») mais a discuté du sort des zadistes.
M. Naud est opposé au projet d’aéroport, et plaide en faveur d’une « zone d’agriculture protégée », comme il l’a notamment expliqué au Télégramme. Il était présent le 4 janvier à Matignon dans le cadre des consultations avant la décision. Samedi, il s’est dit il « prêt à discuter avec les zadistes qui sont là depuis des années pour ne pas sombrer dans la violence ».
La décision n’est pas encore prise
Matignon qui n’avait donné aucune information avant cette visite a déclaré samedi : « le premier ministre a décidé de se rendre sur les communes qui seront concernées par la décision ».
Edouard Philippe s’est ensuite rendu à Nantes « pour une visite républicaine à la maire » Johanna Rolland, membre du Syndicat mixte aéroportuaire du Grand-Ouest favorable au nouvel aéroport, avant d’aller à l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique.
« Nous nous sommes vus en tête à tête près de 40 minutes. Je lui ai redit quelles étaient mes convictions pour l’économie, pour l’emploi, pour la métropole et pour l’avenir du grand Ouest », a déclaré à l’Agence France-Presse Mme Rolland. La maire PS a précisé que M. Philippe « a redit très clairement que sa décision n’était pas encore prise, il voulait voir concrètement sur le terrain la réalité ».
« C’est bien aussi de voir »
« J’ai rencontré près d’une centaine d’élus de tous les départements du Grand Ouest, j’ai beaucoup écouté et c’est très important de beaucoup écouter avant de prendre une décision, mais (…) c’est bien aussi de voir », a expliqué M. Philippe, interrogé par BFMTV à sa sortie de la mairie de Nantes.
Vendredi, une rencontre parisienne entre le premier ministre et le Syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest regroupant les élus des vingt collectivités impliquées dans le projet de transfert de l’aéroport de Nantes dans les bocages de Notre-Dame-des-Landes avait eu lieu.
Deux options « envisageables »
Depuis le 4 janvier M. Philippe a rencontré les grands élus de Loire-Atlantique, d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, du Maine-et-Loire, de Mayenne et de Vendée pour entendre leurs positions une dernière fois.

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                Ce qu’il faut retenir du rapport remis au gouvernement sur Notre-Dame-des-Landes



Un rapport de trois médiateurs nommés par le premier ministre avait conclu que la construction de Notre-Dame-des-Landes et l’agrandissement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique étaient deux options « raisonnablement envisageables », remettant ainsi en selle la seconde possibilité, longtemps écartée sous le quinquennat Hollande.
Seule certitude pour l’heure : le gouvernement compte évacuer le site, que des militants écologistes et anticapitalistes occupent depuis 2009 sous le nom de « zone à défendre » (ZAD).




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ L’ancien maire socialiste de Nantes et premier ministre de François Hollande met en garde contre l’abandon du projet d’aéroport.
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Jean-Marc Ayrault : « Renoncer à Notre-Dame-des-Landes serait opportuniste et tactique »

L’ancien maire socialiste de Nantes et premier ministre de François Hollande met en garde contre l’abandon du projet d’aéroport.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 13h55
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Ancien maire de Nantes et premier ministre de François Hollande, le socialiste Jean-Marc Ayrault a toujours activement défendu le projet de Notre-Dame-des-Landes. Alors que la décision du gouvernement est imminente, il met garde l’Etat contre l’abandon du projet.
Le temps est-il venu d’abandonner le projet de construire un aéroport à Notre-Dame-des-Landes ?
Cette décision traduirait une faiblesse, une impuissance. Tout le monde s’accorde à dire qu’il y a un problème à résoudre : l’aéroport actuel de Nantes Atlantique arrive à saturation avec, en plus, des perspectives de développement. Et l’on agrandirait cet aéroport ? Il faudrait alors tout recommencer à zéro, relancer un débat et une enquête d’utilité publique, avec l’assurance de nouveaux recours. Et ceux-ci auront beaucoup de chances d’être gagnés puisqu’on est très proche du centre de Nantes, des communes avoisinantes et de la réserve ornithologique de Grand-Lieu, une zone classée Natura 2000.
Cela veut dire qu’à la fin du mandat d’Emmanuel Macron, aucun coup de pioche n’aura été donné. Et pendant ce temps, les problèmes se seront aggravés au niveau de la sécurité, du survol de Nantes, du bruit et des nuisances. Nous aurons aussi des conséquences sur le développement urbain puisque beaucoup de sols sont gelés à cause de l’exposition au bruit. Le nombre de passagers continuera d’augmenter : les plus de 5 millions de passagers par an d’aujourd’hui deviendront 9 millions.
Notre-Dame-des-Landes est un projet qui est, lui, prêt à démarrer, puisque tous les obstacles ont été franchis – juridiques, avec 180 recours rejetés, européens aussi –, un référendum largement gagné par les partisans du transfert… Renoncer serait un choix opportuniste, tactique. Ce ne serait pas un choix durable, stratégique. Il ne s’agit pas de décider pour dix ans, mais pour cinquante ans !
Vous parlez d’impuissance de l’Etat, mais vous avez été au pouvoir entre 2012...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Depuis la semaine dernière, le premier ministre a successivement rencontré les grands élus des départements concernés par le projet.
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Fin des consultations sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Depuis la semaine dernière, le premier ministre a successivement rencontré les grands élus des départements concernés par le projet.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 21h49
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 07h03
   





                        



   


Le premier ministre, Edouard Philippe, a achevé, vendredi 12 janvier, une semaine d’ultime consultation avec les élus de l’Ouest sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C’était la dernière étape avant l’annonce de l’exécutif qui doit dire d’ici à la fin du mois si l’aéroport au cœur de débats enflammés depuis des dizaines d’années sortira ou non de terre.
Il a reçu le Syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest, qui regroupe les élus des 20 collectivités impliquées dans le projet de transfert de l’aéroport de Nantes dans les bocages de Notre-Dame-des-Landes. Partisan de « NDDL », le groupement présidé par le socialiste Philippe Grosvalet comprend notamment la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, et l’ancien président des Pays de la Loire, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau. Ils ont présenté leurs arguments dans une ultime tentative pour faire pencher la balance en leur faveur.
« Discussion riche et apaisée », a-t-il écrit sur Twitter, après cette réunion en compagnie de son ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot.

Suite des consultations #NotreDamedesLandes : J'ai reçu aujourd'hui, avec @N_Hulot, le bureau du syndicat mixte aér… https://t.co/ucw9ehr0jU— EPhilippePM (@Edouard Philippe)


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Depuis la semaine dernière, le premier ministre a successivement rencontré les grands élus (parlementaires, maires, présidents de conseils départementaux…) de Loire-Atlantique, puis ceux d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, du Maine-et-Loire et enfin ceux de Mayenne et de Vendée mardi.
Seule certitude : l’évacuation de la ZAD
Pro ou anti, chacun a pu exprimer sa position une dernière fois, dans le contexte nouveau des conclusions du rapport des trois médiateurs nommés par Edouard Philippe. Devant ses interlocuteurs successifs, le chef du gouvernement s’est pour l’essentiel contenté de dire à quel point il avait « conscience de la complexité du dossier », sans donner d’indices sur le sens de la décision finale.
Désormais, il « ne s’interdit pas » d’aborder la question avec des responsables qu’il n’a pas encore vus, mais les consultations formelles sont closes. Matignon ne donne aucune précision sur la date exacte de l’annonce finale.
Seule certitude pour l’heure : le gouvernement compte évacuer le site, que des militants écologistes et anticapitalistes occupent depuis 2009 sous le nom de « zone à défendre » (ZAD).
Le gouvernement a, par ailleurs, qualifié de « fausse information » un article de Franceinfo, citant un ministre anonyme, selon lequel l’exécutif envisagerait de dénoncer le contrat passé avec Vinci en raison de clauses trop favorables au groupe de BTP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le rapporteur public du Conseil d’Etat a requis l’annulation de la décision sur les delphinariums prise en mai 2017 par Ségolène Royal pour « vice de procédure ».
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L’interdiction de reproduction des dauphins et des orques en captivité risque d’être annulée

Le rapporteur public du Conseil d’Etat a requis l’annulation de la décision sur les delphinariums prise en mai 2017 par Ségolène Royal pour « vice de procédure ».



Le Monde
 |    12.01.2018 à 18h03
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 12h30
    |

            Audrey Garric








                        



   


La messe n’est pas encore dite pour les delphinariums. Vendredi 12 janvier, le rapporteur public du Conseil d’Etat, Louis Dutheillet de Lamothe, a requis l’annulation, pour « vice de procédure », de l’arrêté interministériel sur les « règles de fonctionnement des établissements détenant des cétacés ». Ce texte, présenté le 3 mai 2017 par la ministre de l’environnement d’alors, Ségolène Royal, prévoit notamment l’interdiction de la reproduction des dauphins et des orques en captivité. A terme, il signe la fin de l’activité des parcs marins. Les trois établissements hexagonaux, le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes), le Parc Astérix (Oise) et Planète sauvage (Loire-Atlantique), avaient déposé un recours en annulation.
Lors d’une courte audience, le rapporteur public – un magistrat indépendant dont les avis sont suivis dans 80 % des cas par la plus haute juridiction administrative –, ne s’est pas prononcé sur le fond du texte mais seulement sur la forme. Il a relevé que « le projet adopté [était] substantiellement différent de celui mis à la consultation » à la fois du public dans le cadre d’une enquête, mais aussi de deux organismes, le Conseil national de protection de la nature et le Conseil supérieur de prévention des risques technologiques. Des obligations légales avant la publication d’un texte.
L’arrêté, qui abroge une législation datant de 1981, avait fait l’objet de vingt mois de discussions entre le gouvernement, les delphinariums, les ONG et le Muséum national d’histoire naturelle lorsqu’il a été soumis à consultation, en février 2017. Il prévoyait la fin de la reproduction des orques – au nombre de quatre dans le Marineland d’Antibes –, mais pas celle de la trentaine de grands dauphins, l’attraction phare des établissements aquatiques. Le projet d’arrêté instituait seulement un « contrôle étroit de la reproduction des dauphins ».
« L’arrêté tire les conséquences des avis du public »
Or, au tout dernier moment, à la veille de l’élection présidentielle de 2017, Ségolène Royal a glissé dans le texte un changement majeur : l’interdiction de la captivité de dauphins et d’orques « à l’exception de ceux actuellement détenus sur le territoire ». Derrière cette formulation alambiquée se dessine la fin de la reproduction de ces cétacés, de même que la possibilité d’échanger avec d’autres bassins au niveau européen. Ni les associations ni les professionnels du secteur, qui se sont dits « stupéfaits » et « en colère », n’en avaient été informés. Sans compter que le délai donné aux parcs pour se mettre en conformité avec les travaux demandés est passé de cinq à trois ans.
Aux yeux de Me Dutheillet de Lamothe, « c’est un double durcissement du projet » qui modifie « radicalement l’équilibre de l’arrêté final » et le « dénature ». « Le premier projet pérennisait les delphinariums, en durcissant seulement les normes, tandis que le second conduisait à leur extinction, a plaidé le rapporteur public. Ce changement aurait dû conduire à poser une nouvelle question aux organismes consultés et à mener une enquête publique complémentaire. » Il a donc demandé l’annulation de l’arrêté – ce qui conduirait au retour de celui de 1981 – et le paiement par l’Etat de 4 000 euros au Marineland et à Planète sauvage.
« Je ne peux qu’inviter le Conseil d’Etat à suivre l’avis de son rapporteur public », s’est félicité Me Emmanuel Piwnica, avocat du Marineland. Ce dernier a par ailleurs dénoncé un arrêté « illégal au fond », estimant que les ministres n’ont « pas le pouvoir de prononcer une interdiction générale et absolue de toute forme de reproduction » d’un animal.

        Lire aussi :
         

                Delphinariums : les ONG gagnent une manche devant le Conseil d’Etat



Au contraire, pour Me Louis Boré, l’avocat des associations C’est assez !, la Fondation droit animal, éthique et sciences et l’Association pour la protection des animaux sauvages, la majorité des 4 500 réponses de la consultation publique demandaient déjà au gouvernement « d’aller plus loin » en interdisant toute détention de cétacés. « L’arrêté tire les conséquences des avis du public, assure-t-il. Même avec l’arrêt de la reproduction des dauphins et des orques, le Marineland pourra toujours continuer à fonctionner, car il détient une multitude d’autres animaux. Il peut aussi choisir de remettre en liberté les cétacés », rappelant que tous les parcs ont fermé dans les années 1990 au Royaume-Uni.
Suspension de l’interdiction du chlore
Le 1er août 2017, le Conseil d’Etat avait déjà statué dans l’urgence sur le dossier de delphinariums, saisi en référé par les parcs. Il avait maintenu l’interdiction de la reproduction des cétacés en captivité, mais avait en revanche décidé de suspendre le bannissement de l’usage du chlore pour traiter l’eau. Il avait ainsi estimé que la date d’entrée en vigueur de cette obligation, dans un délai de six mois, était trop courte pour réaliser les travaux nécessaires.
Dans ses 33 articles, l’arrêté prévoit de nombreuses autres dispositions afin de moderniser des établissements de plus en plus soumis aux critiques. S’il venait à être appliqué, les parcs devraient, dans un délai de trois ans, augmenter la taille des bassins et prévoir des « enrichissements » (courants, vagues, cascades, etc.) pour éviter « l’ennui et la frustration des animaux ». Ces travaux n’ont pas débuté.

        Lire le reportage :
         

          La fronde des delphinariums, menacés de disparition



La nouvelle réglementation a également interdit les présentations nocturnes, les effets sonores et lumineux et les contacts directs entre le public et les cétacés. Des mesures censées être entrées en application depuis novembre 2017. Après les batailles d’arguments, les manifestations et les pétitions, le conflit est maintenant suspendu à l’arrêt du juge administratif, qui sera rendu à la fin de janvier ou au début de février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Sylvestre Huet chronique le livre de Gérard Berry « L’hyperpuissance de l’informatique. Algorithmes, données, machines, réseaux ».
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Parmi les sujets d’accord, figure celui de renoncer aux objectifs prévus pour 2020 de diminution des émissions de gaz à effet de serre du pays.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Trente à quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés pour ce qui s’annonce comme l’une des opérations les plus délicates de son histoire en métropole.
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Notre-Dame-des-Landes : la gendarmerie se prépare à une opération d’ampleur

Trente à quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés pour ce qui s’annonce comme l’une des opérations les plus délicates de son histoire en métropole.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 10h38
    |

            Julia Pascual








                        



   


A la veille d’une décision du gouvernement sur l’avenir du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes – et de la possible évacuation de la zone –, la gendarmerie nationale se prépare à l’une des opérations de maintien de l’ordre les plus délicates de son histoire sur le sol métropolitain.
Les difficultés qu’anticipent les militaires relèvent de plusieurs facteurs. D’ordre tactique, elles tiennent notamment à la configuration de la ZAD (« zone à défendre »). Ses occupants sont disséminés sur un espace rural étendu et accidenté, fait de champs, de bosquets, de bois et de sentiers boueux, et en partie aménagé. Les forces de l’ordre ne peuvent donc pas jouer sur un effet de surprise et sont contraintes à une progression lente – accentuée par la lourdeur de leurs équipements – et, par conséquent, plus exposée.
« Les opérations de maintien de l’ordre en milieu rural sont complexes parce que, à la différence d’un environnement urbain très encagé, l’adversaire est mobile, dispersé, et il peut avoir préparé le terrain », ajoute le général à la retraite Bertrand Cavallier, ancien commandant du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne). L’évacuation de la zone devrait se faire par une progression à pied, mais la gendarmerie n’exclut pas de mobiliser ses véhicules blindés – d’ordinaire employés pour des opérations de maintien de l’ordre outre-mer –, et de solliciter des moyens du génie de l’armée de terre pour détruire des obstacles tels que des barricades, déloger des opposants de leurs cabanes perchées ou rétablir la viabilité de certains axes.

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                Hugo Melchior : « Les zadistes ne quitteront jamais spontanément Notre-Dame-des-Landes »



Des opposants hétérogènes et déterminés
L’hétérogénéité des opposants à l’évacuation de la ZAD, mêlant écologistes, black blocs, familles, riverains ou encore agriculteurs, est une complexité supplémentaire. Actuellement, plus de 300 personnes seraient présentes sur place mais, selon la décision prise par le gouvernement, des centaines voire des milliers d’opposants peuvent vouloir les rejoindre. A l’automne 2012, après l’échec de l’opération « César » – une tentative d’expulsion massive de plusieurs semaines –, des milliers de personnes s’étaient réunies sur place (40 000, selon les organisateurs) pour une manifestation de « reconquête ».
La détermination de certains à résister, y compris de façon violente, à leur délogement, est aussi un élément pris en compte par les gendarmes. « L’affrontement sera, à mon sens, inévitable », avance Frédéric Le Louette, président de l’association professionnelle GendXXI. Il se déroulera dans un contexte de « pression médiatique accrue », poursuit-il : « La gendarmerie devra être irréprochable, tout en subissant des gens qui n’ont rien à perdre. » La confrontation sur le terrain sera doublée d’une guerre des images. « La communication est un aspect très important », concède le haut gradé de la gendarmerie.
La mort de Rémi Fraisse, tué par l’explosion d’une grenade offensive sur la ZAD de Sivens (Tarn) en 2014, est présente dans les esprits. Si l’usage des grenades offensives a depuis été interdit, les militaires disposent d’un panel d’armes de force dite « intermédiaire », à l’image des grenades de désencerclement ou lacrymogènes ainsi que des lanceurs de balle de défense. « Il y aura des blessés des deux côtés, voire des morts », prévient un dirigeant de la gendarmerie. « C’est une opération compliquée, mais on n’est pas à la veille de la bataille de Verdun », tient toutefois à tempérer un autre haut gradé.

        Lire aussi :
         

                Ultime face-à-face entre Notre-Dame-des-Landes et Nantes-Atlantique



Trente à quarante escadrons mobilisés
D’après plusieurs sources, entre trente et quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés en cas d’évacuation de la ZAD, soit environ 2 500 militaires, pendant deux à trois semaines au moins. L’hypothèse d’une évacuation de la ZAD pour construire l’aéroport requerrait, en outre, des effectifs dans le temps, puisqu’une partie d’entre eux devrait continuer d’occuper le terrain pour s’assurer qu’il n’est pas réinvesti et que les travaux puissent être conduits.
Pendant l’évacuation, il faudra enfin mobiliser des unités de forces mobiles, gendarmes ou compagnies républicaines de sécurité (CRS), sur les axes routiers conduisant à la ZAD, mais aussi à Nantes et à Rennes, où des manifestations pourraient avoir lieu, ainsi qu’à d’autres endroits où sont envisagées des manifestations et des actions pouvant viser, par exemple, des équipements de Vinci, l’entreprise concessionnaire de l’aéroport.
Si le projet d’aéroport est abandonné, deux scénarios sont envisagés : le gouvernement peut décider d’évacuer la ZAD, ou envisager de permettre à certains occupants de rester sur place. Cette dernière possibilité aurait l’avantage de désamorcer toute une partie de l’opposition, notamment celle des agriculteurs, qui ont déjà manifesté avec 150 tracteurs, en 2016, pour protéger notamment les exploitations agricoles.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Dans sa chronique, l’économiste Pierre-Yves Gomez estime que la contradiction entre l’engagement citoyen des entreprises et des financiers et leurs pratiques d’optimisation fiscale traduit peut-être moins une duplicité de leur part qu’un rapport de force assumé.
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« L’écologie est aussi un enjeu de la recomposition de la gouvernance mondiale »

Dans sa chronique, l’économiste Pierre-Yves Gomez estime que la contradiction entre l’engagement citoyen des entreprises et des financiers et leurs pratiques d’optimisation fiscale traduit peut-être moins une duplicité de leur part qu’un rapport de force assumé.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 14h00
    |

                            Pierre-Yves Gomez (Professeur à l'EM Lyon)








                        



                                


                            
Entreprises. Le One Planet Summit, organisé par la France, le 12 décembre 2017, a voulu clore l’année sur une note optimiste. Deux ans après la COP21, qui avait réuni 196 Etats à Paris pour tenter de définir une politique de lutte commune ­contre le réchauffement climatique, le président Macron a invité cette fois des entreprises, des financiers et de riches philanthropes à ­s’engager sur l’avenir de la planète.
Les discours ont affirmé qu’on ne pouvait se contenter de paroles et que, face à la lenteur des politiques, il fallait miser sur l’efficacité entrepreneuriale. Le salut viendrait en particulier d’une réorientation de l’épargne des ménages ou des fortunes privées vers des investissements dans les énergies ­renouvelables. Ainsi ont pu être tracées les perspectives d’une puissante « finance verte », que symbolisait la participation au sommet de Bill ­Gates.

Celui-ci a fondé, en 2015, la Breakthrough Energy Coalition pour investir dans le solaire et l’éolien les dotations d’une trentaine de ­milliardaires, dont les principaux magnats de la Silicon Valley. Trois milliards d’euros auraient été levés – dont deux apportés par M. Gates.
« Pacte mondial »
Or, quelques semaines auparavant, le Consortium international des journalistes d’investigation avait publié l’enquête dite des « Paradise Papers ». Elle révélait comment des entreprises, des financiers ou de riches particuliers pratiquent massivement l’optimisation fiscale. Celle-ci consiste à gérer les flux de trésorerie interne de manière à payer ses impôts dans les pays où la taxation est la plus faible.
Des cabinets de conseil spécialisés dans l’op­timisation fiscale ont pignon sur rue
On estime à 350 milliards d’euros le manque à gagner pour les Etats. Cette pratique ne viole pas la loi, mais joue sur la concurrence législative que se font les pays pour attirer chez eux soit les emplois, soit les profits des ­sociétés transnationales. Des cabinets de conseil...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Malgré la loi sur la fin des hydrocarbures signée par Emmanuel Macron le 30 décembre 2017, des compagnies continuent de prospecter en France.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Hydrocarbures : des permis d’exploration discrètement prolongés

Malgré la loi sur la fin des hydrocarbures signée par Emmanuel Macron le 30 décembre 2017, des compagnies continuent de prospecter en France.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 10h41
    |

            Pierre Le Hir et 
Simon Roger








                        



   


Dans une mise en scène soignée et inspirée des présidents américains, Emmanuel Macron a paraphé, le 30 décembre 2017, le texte de loi mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels. Face caméra depuis son bureau de l’Elysée, assis au côté du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le chef de l’Etat a réitéré le cérémonial déjà appliqué, quelques semaines plus tôt, pour la loi de moralisation de la vie politique, les ordonnances travail et la loi antiterroriste.
La veille de son discours de vœux aux Français, la loi sur la fin des hydrocarbures a donc bénéficié de la même exposition médiatique, tout comme celle de finances pour 2018 et celle sur le financement de la Sécurité sociale. « A partir de demain [la recherche et l’exploitation des hydrocarbures] ne sera plus possible. La France est le premier pays développé à prendre un tel engagement », s’est félicité le chef de l’Etat après cette signature très solennelle.

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En réalité, le calendrier est plus subtil que ce clap de fin annoncé par Emmanuel Macron. Une semaine plus tôt, le Journal officiel publiait en effet dans ses colonnes six arrêtés prolongeant des permis de recherche de mines d’hydrocarbures dans plusieurs départements métropolitains. Ces deux séquences, intervenues à une semaine d’intervalle, soulignent l’ambiguïté du premier texte de loi défendu par le ministre de la transition écologique et solidaire.
Echappatoires
A l’origine, Nicolas Hulot avait souhaité fermer hermétiquement les vannes des hydrocarbures, avec un texte très coercitif. Mais, soumis au lobbying pressant des entreprises pétrolières et gazières, en même temps qu’aux contraintes du très pesant code minier qui sanctuarise le « droit de suite » dans la recherche et l’exploitation de gisements, il a dû composer. Cela, a-t-il justifié, pour « donner de la sécurité juridique au projet de loi et protéger l’Etat », en évitant que les industriels ne se retournent devant le Conseil constitutionnel pour réclamer des compensations financières, au motif que leurs droits auraient été bafoués.
C’est ainsi que les concessions d’exploitation déjà accordées – au nombre de soixante-deux – pourront être prolongées, mais pas au-delà de 2040. Quant aux titres qui seront délivrés à l’avenir en vertu du droit de suite, ils ne pourront pas non plus s’étendre au-delà de cette échéance… sauf si leurs titulaires démontrent que cette limitation ne leur permet pas de couvrir leurs dépenses et d’atteindre « l’équilibre économique ».
Le texte ménage donc quelques échappatoires pour les industriels, ce qui, reconnaît lui-même le ministre, laissera la possibilité de sortir de terre « quelques gouttes » de pétrole après 2040. M. Hulot et la majorité ont toutefois tenu bon face aux sénateurs qui, détricotant maille à maille son texte, s’étaient ingéniés à multiplier les dérogations.
La portée de cette loi reste avant tout symbolique. L’extraction de pétrole du sous-sol français (800 000 tonnes en 2016) et celle de gaz (400 millions de mètres cubes) ne couvrent qu’environ 1 % de la consommation nationale.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 11/01/2018
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Ségolène Royal, une encombrante ambassadrice des pôles pour Nicolas Hulot

L’ancienne ministre de l’environnement enchaîne les sorties médiatiques. Une attitude qui semble lasser son successeur



Le Monde
 |    12.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 16h02
    |

            Simon Roger








                        



                                


                            

Dans une vidéo postée le 8 janvier sur Twitter, Ségolène Royal enchaîne les inaugurations de « territoires à énergie positive », ces initiatives locales en faveur de la transition énergétique. Le lendemain, elle s’affiche dans les bureaux parisiens du Medef, coprésidant avec le Syndicat des énergies renouvelables une réunion sur les opportunités de la filière solaire. Mi-janvier, elle se déplacera à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, pour le Sommet mondial de l’énergie, puis rejoindra Tromso, en Norvège, où sont organisées les rencontres d’Arctic Frontiers.
Mais que l’on ne s’y trompe pas : l’ex-responsable du Parti socialiste n’est plus ministre de l’environnement, c’est bien Nicolas Hulot qui a été choisi par le nouvel exécutif ! En revanche, il ne lui a pas fallu longtemps pour retrouver une certaine visibilité sur la scène politique. Lorsque le militant écologiste a été confirmé dans ses attributions ministérielles, Ségolène Royal a proposé d’être la nouvelle envoyée spéciale présidentielle pour la protection de la planète. L’Elysée l’a, plus prudemment, nommée « ambassadrice chargée des négociations internationales pour les pôles arctique et antarctique », un poste confié en 2009 à Michel Rocard, qui l’a conservé jusqu’à sa mort en 2016.
Exit les salons dorés et les parquets vernis de l’hôtel parisien de Roquelaure, boulevard Saint-Germain, l’ambassadrice reçoit aujourd’hui dans les locaux modernes du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, rue de la Convention. Le bureau de Matthias Fekl (secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur sous François Hollande), qu’elle occupe désormais, a été redécoré avec des tapisseries et des tentures à dominante orange. Nicolas Hulot, lui, voit rouge. Le ministre d’Etat, qui « ne souhaite faire aucun commentaire sur Mme Royal », précise-t-on boulevard Saint-Germain, semble lassé des sorties médiatiques de cette dernière.
« Je ne suis pas à la retraite »
En octobre 2017,...




                        

                        


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Ultime face-à-face entre Notre-Dame-des-Landes et Nantes-Atlantique

Les maires de deux communes, l’une en faveur du transfert de l’aéroport nantais à Notre-Dame-des-Landes, l’autre pour le réaménagement du site actuel, livrent leurs arguments.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 19h48
    |

            Rémi Barroux








                        



Alors que le dossier de Notre-Dame-des-Landes doit être arbitré dans les jours prochains par le gouvernement, les maires des deux communes les plus concernées livrent au Monde leurs derniers arguments en faveur ou en défaveur d’un nouvel aéroport dans le bocage nantais. Jean-Claude Lemasson, 58 ans, élu en 2008, est maire (sans étiquette) de Saint-Aignan-Grandlieu (3 857 habitants au recensement de 2016), qui jouxte l’actuelle plateforme aéroportuaire nantaise. Jean-Paul Naud, 59 ans, est élu (sans étiquette) lui aussi depuis 2008, à la tête de la commune de Notre-Dame-des-Landes (2 138 habitants).
Le département de Loire-Atlantique a voté en faveur du déménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique vers le bocage à Notre-Dame-des-Landes, par 55,17 % de oui, avec une participation de 51,08 %, le 26 juin 2016. Sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, l’opposition au transfert a recueilli 73,57 % des voix (75 % de participation), tandis qu’à Saint-Aignan-Grandlieu, 71,7 % des votants se sont exprimés pour (65,96 % de participation).

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Dans le cas où l’hypothèse de la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes serait retenue, quelle serait votre réaction ? Quelles en seraient les conséquences ?
Jean-Paul Naud : D’abord, la décision du président de la République et du gouvernement sera très difficile à prendre. Mais elle ne pourra pas être contestée. Si Emmanuel Macron venait à retenir le scénario de la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame- des-Landes, je serais bien sûr extrêmement déçu mais je l’accepterais.
Cette décision serait alors un bouleversement pour notre commune et les communes voisines. Sur un plan environnemental, il s’agirait d’une aberration écologique qui verrait disparaître 1 400 hectares d’un bocage préservé formant de surcroît une double tête de bassin versant alimentant une dizaine de ruisseaux. Elle serait ensuite un formidable accélérateur d’étalement urbain au nord de l’agglomération nantaise, dans un département où disparaissent quotidiennement quatre hectares d’espaces agricoles ou naturels.
Jean-Claude Lemasson : Je saluerais une étape importante pour l’avenir du Grand Ouest de la France, un équipement qui devrait permettre d’assurer le développement économique de ce vaste territoire. Pour la commune, il s’agira, dès la levée du Plan d’exposition au bruit (PEB) dépendant de l’activité aéroportuaire de Nantes-Atlantique, d’organiser le développement de l’habitat dans les limites des périmètres d’urbanisation contraints par la loi Littoral de janvier 1982 au regard du lac de Grand Lieu ; ce qui permettra de maintenir les activités en centre-bourg et de faire vivre la commune.
Pour les riverains, cela signifiera d’être libérés des nuisances acoustiques de plus en plus conséquentes du fait de l’accroissement du trafic aérien, tant en décollage qu’en atterrissage, mais aussi des pollutions atmosphériques du fait de la très grande proximité de la piste avec les zones habitées.
Dans l’hypothèse inverse, comment réagiriez-vous ?
J.-P. N. : Je serais extrêmement satisfait de cette décision car ce choix serait l’aboutissement heureux d’un combat que nous menons depuis des années au sein de nos associations opposées à la construction d’un nouvel aéroport. Elle permettrait à l’agglomération nantaise de bénéficier d’un aéroport optimisé sur un site qui pourrait, à moindre coût, être desservi par plusieurs modes de transport, avec un tram à 800 mètres seulement et une voie ferrée existante à proximité. Et elle permettrait à la commune de Notre-Dame-des-Landes de continuer la politique de développement harmonieux et raisonné menée par l’équipe municipale.
J.-C. L. : Cela serait vécu comme une injustice au regard des décisions précédentes. Cela engendrerait la « mort » de la commune à l’horizon 2030 car il ne lui est pas possible d’organiser un plan B. En effet, Saint-Aignan-Grandlieu est situé quasiment dans l’axe de la piste au sud et à 1 200 m de son seuil. Le bourg, qui ne s’est pas développé du fait de la présence de l’aéroport et de ses contraintes, constitue la seule réserve foncière disponible pour de l’habitat au titre de la loi Littoral.
Un PEB se définit en quatre zones de A à D, du plus contraignant au moins contraignant. Actuellement en zone C, le bourg serait couvert partiellement par la zone B. En zone B, seuls les équipements aéroportuaires sont autorisés ; en zone C, aucun nouveau logement n’est autorisé afin de ne pas exposer au bruit davantage de population. Sans possibilité de construire ou de réhabiliter, cela signifie l’extinction progressive des activités du bourg et donc la mort programmée de la commune.
S’agissant de l’évacuation de la zone à défendre (ZAD), pensez-vous qu’il faille agir rapidement ?
J.-P. N. : Si le président optait pour une réhabilitation du site actuel, l’évacuation forcée de la ZAD ne me semblerait pas indispensable. Les agriculteurs expropriés retrouveraient leurs exploitations. D’autres propriétaires également expropriés, pourraient racheter leurs parcelles de terre. Enfin, pour le surplus des parcelles appartenant actuellement à l’Etat, je ne suis pas opposé à des expériences agro-environnementales qui permettraient de pratiquer une agriculture respectueuse du bocage et des espèces protégées qu’il abrite.
J.-C. L. : L’évacuation est nécessaire et sans attendre, l’accompagnement des agriculteurs est indispensable, mais pour être agriculteur l’adhésion à la Mutualité sociale agricole n’est pas suffisante, un modèle économique doit être validé par les instances consulaires. Cet accompagnement doit pouvoir s’organiser hors périmètre de la ZAD comme l’ont déjà préparé quelques exploitants avec la chambre d’agriculture. Près de 600 ha ont été défrichés en métropole nantaise et à proximité et une large partie est libre d’exploitation.

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Compte tenu de vos positions respectives, que pensez-vous du traitement de ce dossier, dans l’histoire et par ce gouvernement ?
J.-P. N. : Ce gouvernement s’est donné le temps de la réflexion. Rapidement après les élections, il a installé une médiation qui a mis en évidence qu’il n’existait pas un seul scénario, à savoir la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, mais qu’il existait une possibilité de réhabilitation et d’optimisation du site. Pour la première fois, il existait une alternative. Ce temps de réflexion sera suivi d’une prise de décision qui sera immédiatement exécutée. Il s’agit, pour ce gouvernement qui a été nommé il y a huit mois, d’une performance pour un dossier qui était resté à l’état de projet pendant un demi-siècle.
J.-C. L. : Je rejoins le point de vue des médiateurs qui ont annoncé « plus jamais cela » : l’Etat doit pouvoir mieux organiser la temporalité de ces décisions. Mais dire que le débat n’a pas eu lieu est un mensonge. Il est regrettable que certains élus, notamment au moment de la présidentielle de 2012, ont fait de ce dossier un engagement militant au profit de leur seule carrière politique en bafouant les règles de la République.
Si la question de l’aéroport s’est posée à nouveau fin 1999, et la déclaration d’utilité publique a pu voir le jour en février 2008 c’est aussi parce que nos prédécesseurs avaient anticipé en « figeant » une zone d’aménagement différée. Il nous faut aujourd’hui organiser ce vaste territoire – plus de 8 millions d’habitants – à l’échelle des enjeux du XXIe siècle avec des infrastructures assurant la mobilité de tous (aérien, ferré, routier, maritime), c’est comme cela que nous travaillons collectivement entre agglomérations, départements et régions.

Qu’espérez-vous pour l’avenir ?
J.-P. N. : Tous les élus concernés par ce projet ont toujours considéré que l’agglomération nantaise devait bénéficier d’un aéroport international. Le débat portait seulement sur son emplacement. Je ne doute pas que la réhabilitation du site puisse permettre à l’agglomération nantaise de bénéficier, à long terme, d’un tel outil.
J.-C. L. : La protection de la planète et de ses ressources est un enjeu primordial, nous devons tous y contribuer. Mais il ne faut pas tomber dans la caricature, l’humain a aussi toute sa place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les coulées de boue qui ont dévasté le comté de Santa Barbara, en Californie, ont fait 17 morts après la découverte de deux nouveaux corps.
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L’aventure des vélos « flottants » tourne au fiasco

Les « vélos flottants », que l’utilisateur peut emprunter et déposer où il le souhaite, ont rapidement été confrontés à plusieurs défis, notamment au sujet de leur qualité.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h17
    |

                            Olivier Razemon








                        



   


Gobee, c’est fini ! Les premiers Gobee bikes étaient arrivés en fanfare dans les rues de Lille fin octobre 2017. Deux mois plus tard, les vélos vert anis en « free-floating » sont déjà repartis. La société hongkongaise a annoncé le 9 janvier qu’elle se retirait de la capitale des Hauts-de-France, mais aussi de Reims et de Bruxelles.
Les « vélos flottants », que l’utilisateur peut emprunter et déposer où il le souhaite après avoir préalablement téléchargé une application, semblaient pourtant promis à un bel avenir. D’enthousiastes technophiles ne cessaient de vanter la praticité de ces objets, ainsi que l’inventivité du modèle économique des sociétés qui les exploitent. Selon Maddyness, « le magazine des start-up françaises », il existe pas moins de 30 entreprises de vélopartage en free-floating, ayant pour une grande majorité leur siège social en Chine.

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Ces flottes semblaient répondre à tous les dysfonctionnements des systèmes en libre-service. Avec le free-floating, la collectivité ne doit plus installer, ni financer, de coûteuses bornes ; l’utilisateur n’a plus à attendre qu’une borne se libère ; la nécessité de la régulation disparaît en même temps que les stations. Et l’ensemble est intégralement financé par une entreprise privée, qui ambitionne de se rémunérer grâce aux abonnements et aux précieuses données récoltées auprès de ses abonnés, mais qui en attendant survit surtout grâce aux levées de fonds.
Vandalismes et vols
Toutefois, les bicyclettes multicolores (jaune citron pour Ofo, cadre blanc, guidon noir et jantes orange chez Obike, cadre gris et jantes orange pour Mobike) ont rapidement été confrontées à plusieurs défis. Tout d’abord, ces vélos sont certes légers, mais aussi fragiles et de qualité médiocre, dotés d’une seule vitesse pour la plupart.
Les vandales et voleurs s’en sont rapidement aperçus, tordant les rayons, arrachant les selles ou les guidons, mettant en pièces les GPS. A Reims, où Gobee avait déposé 400 vélos début novembre 2017, il n’en restait plus que 20 en état de fonctionnement début janvier. Les 380 autres avaient été détériorés, cassés ou volés.
En l’absence de station, les bicyclettes sont déposées partout, en particulier sur les trottoirs, où elles gênent les piétons et minent la réputation des sociétés qui les possèdent. Pour éviter cet envahissement, Lille réclame depuis le mois de décembre une redevance de 11 euros par an et par vélo à chaque opérateur. Paris envisage de faire de même, ce qui ne manque toutefois pas de piquant lorsque l’on constate que l’envahissement des trottoirs de la capitale est bien davantage le fait des scooters que des vélos flottants.

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Enfin, les valeureuses start-up chinoises ne semblent pas plus solides que les vélos qu’elles déposent dans les rues. Bluegogo, troisième acteur du marché, a rendu l’âme en novembre 2017, après plusieurs de ses concurrents. Les recettes ne suffisent pas à compenser les énormes pertes dues au vandalisme. Les investisseurs ne suivent plus. En matière de vélo, décidément, la martingale n’existe pas.



                            


                        

                        

