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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ A l’occasion de la seconde édition de « O21/S’orienter au 21e siècle » les 19 et 20 janvier à Lille, reportage à la Serre numérique, où se côtoient étudiants, chercheurs et entrepreneurs. Sans véritables liens avec  les habitants.
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O21. A Valenciennes, les corons étanches à la vague numérique ?

A l’occasion de la seconde édition de « O21/S’orienter au 21e siècle » les 19 et 20 janvier à Lille, reportage à la Serre numérique, où se côtoient étudiants, chercheurs et entrepreneurs. Sans véritables liens avec  les habitants.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 16h03
    |

                            Caroline Pain








                        



   


Sedrat dessine de la main les hauts fourneaux et les usines qui s’élevaient ici. Aujourd’hui retraité, il a longtemps travaillé en tant que chalumiste dans l’usine de sidérurgie Vallourec. « Des milliers d’ouvriers, c’était tout le temps en activité ! » Il raconte la fumée crachée par les cheminées, le vacarme des machines. La vie. « Il y avait des magasins, des cafés, tout le long de cette rue, se souvient-il en remontant le col de son manteau. Puis ça s’est arrêté, et les magasins ont fermé. » Silence. Il regarde le bâtiment qui s’élève désormais à l’emplacement de l’usine. Cette « Serre numérique » de 17 000 mètres carrés dont la façade évoque un circuit imprimé géant. Il habite en face mais n’y est jamais entré. Sa fille, si. Une fois. « Ça lui a plu. »

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                Choisir son orientation : nos conférences O21 de retour à Lille les 19 et 20 janvier



Inaugurée en avril 2015, la Serre numérique a coûté 37,25 millions d’euros. Elle rassemble des entreprises, les trois écoles de design, jeux vidéo et animation du groupe Rubika et leurs 850 élèves, ainsi que des laboratoires de recherche. Lancé à l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Grand Hainaut, le projet est de créer une « fertilisation croisée ». Autrement dit, rassembler dans un même bâtiment différents acteurs pour leur permettre d’interagir. Ces liens traversent-ils les immenses baies vitrées de la Serre ?
« C’est un beau bâtiment, oui, mais j’y vais pour le travail et ça s’arrête là »
« 160 emplois ont été créés, indique Eric-Dominique Deburge, vice-président du développement économique et du numérique à Valenciennes Métropole. L’objectif à l’horizon 2025 est de 2 000 emplois. » Les 25 entreprises de la Serre embauchent. Mais combien de Valenciennois ? Chez VSI Innovation par exemple,sur les sept employés, seul Anthony est originaire du secteur. Mais la plupart des autres salariés ont décidé de s’installer ici. Au fond d’une impasse, non loin, Abderezak nettoie sa voiture à l’aide d’un aspirateur. Ce trentenaire algérien est employé en intérim pour la sécurité incendie du lieu. « C’est un beau bâtiment, oui, mais j’y vais pour le travail et ça s’arrête là », lâche-t-il en souriant. Il admet par ailleurs qu’il se méfie de tout ce qui touche au numérique. « En Algérie, dans ma région, des jeunes se sont suicidés à cause d’un jeu vidéo. Je ne veux pas que mes enfants jouent à ça. »

   


Créer des liens localement
La Serre compte pourtant sur le jeu vidéo pour créer des liens avec les habitants du quartier. Le « Gamelab » permet de tester des jeux vidéo auprès d’utilisateurs potentiels. Les chercheurs ont ainsi travaillé avec une école basée à Ronchin, près de Lille.
Stéphane André, directeur de Rubika, voudrait renouveler cette expérience avec des écoles locales. « On aimerait vraiment que les élèves de l’école soient des passeurs, qu’ils échangent autour de leur projet, explique-t-il. Je pense qu’on peut mieux faire, on a eu une phase d’installation, maintenant on doit partager. » Stéphane André souhaite par ailleurs mettre en place un système de bourses pour aider des étudiants du cru à financer les 8 000 euros de frais de scolarité annuels à Rubika.
Aristote, élève en troisième année à Supinfocom, la filière animation, est fier d’avoir pu participer à l’organisation de différents événements. « On a déjà exposé nos œuvres à la bibliothèque et au Musée de Valenciennes, je me souviens d’un petit garçon qui était comme un fou, il voulait tout voir, » raconte-t-il en souriant. Pour des projets, les étudiants doivent par ailleurs souvent échanger avec des habitants ou des entreprises locales. Mais Odilon, de la filière design, reconnaît que le temps manque pour des projets extrascolaires. « Il y a des jours où on part le matin, il fait nuit, on rentre chez nous, il fait nuit. On s’investit beaucoup dans nos études, et c’est vrai que ça laisse peu de temps pour s’ouvrir, admet ce jeune qui a fait le choix d’habiter dans un immeuble à vocation intergénérationnelle. Pour le moment, on est surtout des étudiants, mais d’autres habitants plus âgés devraient s’installer. »
Du côté des élus et des responsables de la Serre, on l’admet volontiers, l’objectif initial de ce projet n’était pas l’ouverture au grand public. « L’intention première est la création d’emplois », affirme Eric-Dominique Deburge. « Cela s’adresse à des professionnels qui veulent concrétiser un projet, explique Mélissa Bourgeois, responsable de la Serre numérique auprès de la CCI Grand Hainaut. On se voulait complémentaire par rapport à des dispositifs déjà existants, comme la Nouvelle forge avec son fab lab, plus accessible. » La CCI voudrait par ailleurs mettre en place des créneaux fixes pour accueillir le grand public, le mercredi ou le week-end par exemple.
Mais pour l’instant, certains estiment que les liens sont quand même manquants, surtout auprès d’un public parfois peu sensibilisé au numérique. A quelques centaines de mètres de la Serre se trouve la maison de quartier Beaujardin. Son directeur, ­Jérémy Pommerolle, a pris les choses en main avec d’autres acteurs locaux. « L’agglomération a pris le parti de créer un pôle d’excellence, ils n’avaient pas besoin d’un public. » Avec son équipe, et l’aide de l’association Hors cadre, ils ont monté un projet pour tourner une vidéo au sein de la Serre.

   


Prothèses en 3D
« On a été très bien reçu, explique Ilies Mahmmed, l’animateur qui a encadré le projet. On a fait une journée de préparation avec sept jeunes, et ensuite on est allés tourner sur place. » Ayoub, 12 ans, faisait partie du projet : « On voulait être renseigné sur ce qu’ils faisaient. » Mais Adam, lui, peine un peu à se souvenir, il se concentrait surtout sur le tournage. « Mais si, l’interpelle Ayoub, rappelle-toi, ils nous ont montré des prothèses pour les dents imprimées en 3D ! » Les collégiens ont rapporté en souvenir un petit personnage de Dark Vador rouge fabriqué par une des imprimantes 3D de la Serre.
« Avez-vous entendu parler de la Serre numérique ? Pensez-vous qu’elle donne de la valeur à votre quartier ? Etes-vous intéressé pour une future collaboration ? »
Dans le même temps, ils ont fait, avec le comité d’usagers du quartier et le conseil citoyen, une enquête auprès des habitants. « Avez-vous entendu parler de la Serre numérique ? Qu’en savez-vous ? Est-ce que vous pensez que la Serre numérique donne de la valeur à votre quartier ? Etes-vous intéressé pour une future collaboration ? » Voilà les questions auxquelles les habitants du quartier ont répondu, ainsi que d’autres, sur leur usage du numérique. La maison de quartier est en train de restituer les informations collectées. « Nous allons proposer aux différents acteurs de faire une table ronde au premier trimestre 2018 pour envisager des collaborations. » Pour Jérémy Pommerolle, les habitants attendent des choses concrètes qui pourraient avoir un impact sur leur quotidien : comment s’approprier le numérique par exemple.
En attendant, une nouvelle employée responsable du numérique a été embauchée à la maison de quartier. C’est là que les habitants peuvent venir suivre une formation informatique et pourront bientôt accéder à une borne pour pouvoir imprimer des documents administratifs.

Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (vendredi 1er et samedi 2 décembre 2017, au centre Prouvé), rendez-vous à Lille (vendredi 19 et samedi 20 janvier 2018, à Lilliad), à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), à Cenon, près de Bordeaux (vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer) et à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettront au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers sont aussi prévus.
Il reste des places pour participer à O21 Lille ! Pour toutes les villes, les inscriptions se font gratuitement via ce lien.

        Lire aussi :
         

                En images : les temps forts d’O21, nos conférences pour s’orienter au 21e siècle, à Nancy



Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Sur l’immense espace dédié aux startups du CES à Las Vegas, deux jeunes sociétés françaises ont développé des systèmes d’observations de l’espace très prometteurs.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Située au centre de l’Inde, Nagpur entend devenir un modèle de « smart city » pour, à terme, rivaliser avec les grands centres industriels et commerciaux du pays que sont Bombay et Hyderabad.
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En Inde, la ville de Nagpur rêve de revanche

Située au centre de l’Inde, Nagpur entend devenir un modèle de « smart city » pour, à terme, rivaliser avec les grands centres industriels et commerciaux du pays que sont Bombay et Hyderabad.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 15h00
   





                        



                                


                            

Stéphane Picard (Nagpur - envoyé spécial)
Elle incarnait jusqu’ici le rêve du retraité indien, avec son climat tempéré, ses jardins luxuriants et sa circulation automobile perpétuellement fluide. Avec son image romantique de capitale des oranges, aussi. Mais Nagpur a d’autres ambitions. Avec ses 2,7 millions d’habitants, cette ville tranquille, située au fin fond de l’Etat du Maharashtra mais au centre géographique exact de l’Inde, s’est mis en tête de devenir une nouvelle Bombay, la capitale commerciale de l’Inde qu’elle jalouse depuis des générations.

Des pelleteuses sont en train d’éventrer ses deux artères principales pour laisser place à des piles de pont qui se dressent peu à peu vers le ciel, sous l’œil des ingénieurs français de Systra et d’Egis, chargés de la maîtrise d’œuvre. Ces immenses colonnes de béton armé porteront, fin 2019, deux lignes de métro aérien alimentées à l’énergie solaire.
L’infrastructure semble démesurée. Elle ne marque pourtant que le coup d’envoi d’un projet encore plus fou porté par la municipalité de droite, celui de rendre la ville « intelligente ». « Nous avons adopté une nouvelle politique urbaine, qui va nous permettre de construire des logements, des écoles, des hôpitaux et une offre de mobilité multimodale unique en Inde, le tout avec des technologies de pointe et un respect absolu de l’environnement », explique Ramnath Sonawane, responsable de ce dossier à la mairie.
Damer le pion aux deux « Silicon Valley » du pays
Ce dernier n’hésite pas à évoquer le roi Bakht Buland Shah, fondateur de Nagpur en 1703, qui buvait, paraît-il, l’eau de la rivière Nag. Trois siècles plus tard, le cours d’eau qui traverse la ville est un cloaque bordé de bidonvilles qui y déversent leurs eaux usées. « Nous allons le dépolluer, l’approfondir et nous réapproprier ses berges, avec des jardins sur 17 kilomètres », assure Ramnath Sonawane.
L’ancienne capitale des Provinces...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Chronique. Deux millions de Brésiliens ont créé leur petite entreprise sans l’aide de personne. Selon l’Institut brésilien de la statistique, entre juin et août 2017, 70 % des offres d’emploi émanaient du marché informel.
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Sao Paulo : des gâteaux à la lavande contre la crise

Chronique. Deux millions de Brésiliens ont créé leur petite entreprise sans l’aide de personne. Selon l’Institut brésilien de la statistique, entre juin et août 2017, 70 % des offres d’emploi émanaient du marché informel.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 12h13
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

Le jour de son licenciement, Vera Gouveia, 45 ans, est rentrée dans son petit appartement du quartier branché Vila Madalena, à Sao Paulo, au Brésil, le cœur serré. Nous sommes à la fin de l’année 2015, la quadragénaire vient, malgré un diplôme universitaire en administration financière, grossir les chiffres d’un chômage hors norme (plus de 13 %) provoqué par l’une des pires récessions du pays.
Mais elle ne se laisse pas envahir par la « saudade » – la nostalgie – d’une prospérité évanouie. Poussée par son entourage, l’élégante Pauliste se met aux fourneaux quatre mois après sa déconvenue, pour vendre d’étonnants gâteaux à la lavande qui font le bonheur de ses proches. « Tout le monde me poussait à le faire, même avant que je ne sois au chômage ! », raconte l’entrepreneuse, jointe par téléphone. Aujourd’hui, Vera Gouveia parvient à se verser un salaire convenable de 2 000 à 3 000 reais (de 515 à 775 euros), soit deux fois le smic brésilien, et compte ouvrir une boutique.
« Ça stimule la solidarité »
Deux millions de Brésiliens ont, comme elle, décidé de faire mentir la crise, rapportait le 5 janvier le quotidien économique Valor. Métallos devenus coiffeurs, ingénieurs reconvertis en chauffeurs Uber, experts en marketing désormais cuistots… Tous ont créé leur petite entreprise sans l’aide de personne. Selon l’Institut brésilien de la géographie et de la statistique (IBGE), entre juin et août 2017, 70 % des offres d’emploi émanaient du marché informel. Un chiffre illustre cette tendance : en octobre 2017, souligne Valor, 500 000 personnes travaillaient pour Uber contre 50 000 un an plus tôt. Une débrouillardise à la brésilienne qui aurait contribué à faire reculer le chômage de 13,7 %, à son apogée au premier trimestre de 2017, à 12 % en novembre de la même année.
Mais la capacité des ex-chômeurs à se réinventer, quitte à oublier leur diplôme, trahit aussi la brutalité d’un marché du travail peu protecteur. « La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Cinq présidents de région et plusieurs élus ont accompagné leurs start-up au CES. La délégation française s’affiche comme la deuxième plus importante du salon.
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Les régions françaises investissent le Consumer Electronics Show de Las Vegas

Cinq présidents de région et plusieurs élus ont accompagné leurs start-up au CES. La délégation française s’affiche comme la deuxième plus importante du salon.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 12h10
    |

            Vincent Fagot (Las Vegas (Nevada)








                        



                                


                            

Arrivé mercredi 10 janvier en fin de journée à Las Vegas, Hervé Morin, président de la région Normandie, en est reparti vendredi après-midi. Il n’aura passé qu’un peu plus d’une journée pleine sur place. L’élu a pourtant éprouvé cette année, pour la première fois, le besoin de se rendre au Consumer Electronics Show (CES), grand-messe mondiale de l’électronique grand public, pour soutenir les start-up normandes qui y exposent. Il est loin d’être une exception.
Valérie Pécresse pour l’Ile-de-France, Renaud Muselier pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Alain Rousset pour la Nouvelle-Aquitaine, et Jean Rottner pour le Grand Est ont également fait le déplacement, sans compter les régions qui ont envoyé des membres de premier plan de leur exécutif. Jamais l’échelon régional n’a semblé aussi fortement représenté dans ce salon, où l’on voyait surtout jusque-là défiler les membres du gouvernement ou les candidats à la présidentielle en quête d’une crédibilité « geek », comme François Fillon en 2017.

Cette présence massive se réduit-elle à une simple volonté d’affichage politique ? Même si certains exposants évoquent la propension des élus à multiplier les selfies sur les stands, ce serait réducteur de la résumer à cela. En amont du CES, les régions se sont largement mobilisées pour préparer ce rendez-vous et aider leurs pépites à y arriver dans les meilleures dispositions.
Engagées financièrement avec elles, en prenant en charge tout ou partie des frais de déplacement, de logement, et de location des stands, les régions, ont opéré la sélection des entreprises qu’elles souhaitaient accompagner. Le plus souvent, elles les ont également préparées, pour s’assurer notamment qu’elles sauraient « pitcher » en anglais ou répondre aux sollicitations des médias internationaux…
Représentation en force
Des voyages préparatoires ont même été organisés. La région Grand Est qui avait fait venir en 2017 une délégation d’entreprises visiteuses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ L’inflation a dépassé 2 610 % en 2017. Et la hausse des prix devrait être tout aussi vertigineuse en 2018.
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Au Venezuela, l’hyperinflation pose la question de confiance

L’inflation a dépassé 2 610 % en 2017. Et la hausse des prix devrait être tout aussi vertigineuse en 2018.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 11h55
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Chronique. L’ampleur d’une telle flambée est difficilement concevable de ce côté-ci de l’Atlantique. Selon les chiffres publiés mardi 8 janvier par l’Assemblée nationale du Venezuela, où domine l’opposition au gouvernement de Nicolas Maduro, l’inflation dans le pays a dépassé les 2 610 % en 2017. Une estimation en ligne avec celle des économistes, dont ceux du Fonds monétaire international (FMI), qui tablent sur une hausse toute aussi vertigineuse en 2018. Toujours selon l’opposition, les prix ont flambé de plus de 85 % sur le seul mois de décembre.

L’économie vénézuélienne, frappée par la baisse passée des cours du pétrole, la corruption, le dysfonctionnement des institutions, est en pleine déroute. Le contrôle des changes et les pénuries font flamber les étiquettes. L’épargne des ménages est laminée. Les salariés ignorent ce que leur paie leur permettra d’acheter le mois suivant. Désespérés, certains Vénézuéliens achètent des bitcoins pour se débarrasser de leurs bolivars et tenter de préserver la valeur de leurs économies.
Planche à billets
Dans les années 1950, l’économiste américain Phillip Cagan a donné une définition du cauchemar de l’hyperinflation. Selon lui, celle-ci se produit lorsque l’indice des prix grimpe de plus de 50 % par mois, pendant au moins un an. La plupart du temps, le phénomène démarre lorsqu’un gouvernement finance ses déficits en utilisant la création monétaire de façon abusive, en imprimant massivement des billets.

L’offre de billets devient alors excessive au regard des besoins de l’économie, ce qui fait baisser la valeur de la monnaie et fait grimper les prix – surtout si cela se conjugue avec des pénuries. Lorsque les citoyens réalisent que le gouvernement, accro, ne dépend plus que de cette technique pour remplir ses caisses, la confiance dans la monnaie s’effondre un peu plus encore. C’est ce que l’on a observé dans les années 1920, lorsque l’Allemagne a massivement fait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le 11 janvier, le baril de brent a brièvement dépassé le seuil des 70 dollars. Un niveau plus atteint depuis décembre 2014.
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Les investisseurs ont retrouvé le goût pour le pétrole

Le 11 janvier, le baril de brent a brièvement dépassé le seuil des 70 dollars. Un niveau plus atteint depuis décembre 2014.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 11h53
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. Intercontinental Exchange, Londres, jeudi 11 janvier, 16 heures : le baril de brent de la mer du Nord passe brièvement le seuil des 70 dollars (57,70 euros). Les investisseurs ont retrouvé le goût de l’or noir. Il y a six mois, quel tradeur aurait imaginé un redressement aussi rapide des cours ? Il faut remonter à décembre 2014 pour retrouver le baril à ce niveau.
En six mois, le brent a gagné 25 dollars (+ 50 %). Oubliées les affres de janvier 2016, quand le pétrole avait plongé sous les 30 dollars…

Pour l’heure, les prix restent soutenus par des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient. Qu’il s’agisse de l’incertitude sur les sanctions américaines contre l’Iran, des troubles sociaux au sein de la République islamique, de la guerre au Yémen, des tensions entre l’Arabie saoudite et le Qatar.
Correction imminente
Les analystes mettent également en avant une demande robuste soutenue par la vague de grand froid qui s’est abattue sur l’Amérique du Nord, dans un contexte de rééquilibrage entre la production et la consommation. Et la poursuite de la baisse des stocks de brut aux Etats-Unis.
Etonnés par la flambée des prix, jusqu’à 70 dollars, certains analystes préviennent que la correction à la baisse est imminente. Elle a commencé vendredi. Leur argumentaire ? Les cours ont été boostés en novembre et décembre par des facteurs conjoncturels : arrêt de la production en mer du Nord et en Libye, tensions liées à l’arrestation de membres de la famille royale en Arabie saoudite, premier exportateur mondial.
Traditionnellement, la demande de pétrole recule à la fin de l’hiver. Les surplus de production reviendront au premier semestre (avant de se réduire au second) et les stocks américains, en baisse, vont à nouveau gonfler, prévoient l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Le marché est « bullish »
Il reste que le sentiment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Les investisseurs continuent de se tourner vers les actions, en raison de la faible rentabilité des autres classes d’actifs.
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Les marchés commencent l’année sur les chapeaux de roue

Les investisseurs continuent de se tourner vers les actions, en raison de la faible rentabilité des autres classes d’actifs.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 11h51
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            

Confiance ! Voici le mot-clé qui définit sans doute le mieux ce début d’année boursière 2018. Grâce au raffermissement de la croissance mondiale, l’optimisme qui semble solidement installé, tant chez les consommateurs que chez les entreprises, se propage aux investisseurs, du moins sur le Vieux Continent : l’indice de confiance des investisseurs européens, calculé tous les mois par State Street, a ainsi grimpé de 16 points en décembre 2017, à 96,9 points.
Après avoir bouclé un bon millésime 2017, les actions ont abordé d’un bon pas la nouvelle année, à l’exemple de notre CAC 40 national. L’indice de la Bourse parisienne, après un léger repli (– 0,45 %) le 2 janvier, a ainsi enchaîné cinq séances consécutives de hausse, avant de refluer légèrement mercredi 10 janvier. Depuis le début de l’année, le CAC 40 gagne déjà 3,85 % et il est revenu toucher le niveau symbolique des 5 500 points.
Le CAC 40, créé en 1987 sur une valorisation de départ de 1 000 points, avait dépassé ce seuil pour la première fois le 6 décembre 1999, en pleine effervescence autour des valeurs Internet, avant de le refranchir à la baisse en juin 2001, alors que la bulle se dégonflait rapidement. Il l’avait ensuite retrouvé le 14 décembre 2006, avant de retomber sous les 5 500 points, et pour longtemps.
Les actions des pétrolières ont légèrement reflué en 2017
Depuis lors, le CAC 40 n’est venu toucher ce niveau qu’à l’occasion de 12 séances boursières : huit en 2017 et quatre en ce début janvier 2018. Le fait qu’il retrouve des plus hauts décennaux ne manquera pas d’alimenter les craintes de ceux qui prévoient un krach boursier en 2018.
Mais cette poursuite de la hausse des actions est-elle vraiment si « folle » qu’elle en a l’air ? Pas si sûr. Bien que très imparfait, le PER (Price Earning Ratio) ou ratio cours/bénéfices est un indicateur souvent utilisé pour mesurer la valorisation des actions, car il est simple à comprendre. Un PER de 15 signifie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Lagardère, Mondadori et Marie Claire, confrontés au déclin du marché, discutent de l’avenir de leurs titres.
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Magazines en France : remue-ménage en vue

Lagardère, Mondadori et Marie Claire, confrontés au déclin du marché, discutent de l’avenir de leurs titres.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 11h29
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Tout n’est que bruits et rumeurs. Début janvier, un site italien a fait état de négociations concernant le marché français menées par trois groupes de presse de magazine : Lagardère Active (Elle, Télé 7 Jours…), Marie Claire (Marie Claire, Cosmopolitan…) et l’italien Mondadori (Closer, Biba, Science & Vie)… « Ménage à trois », titrait le Milano Finanza, en évoquant un projet de rapprochement avec une société commune, qui pourrait voir le jour d’ici à fin 2018.
Une telle joint-venture viserait à réduire, en les mutualisant, les coûts de distribution, voire de gestion des abonnements, de comptabilité ou de régie publicitaire. La presse italienne imagine une possible cotation en Bourse, ce qui pourrait permettre à terme à certains des partenaires de se désengager. Si l’on prend en compte tous les titres, un tel groupe générerait un chiffre avoisinant le milliard d’euros.
Pour Jérôme Bodin, analyste média chez Natixis, « cette opération aurait beaucoup de sens d’un point de vue industriel. Elle permettrait la création d’un leader beaucoup plus solide. Le nouveau groupe serait plus fort pour faire face à la concurrence des acteurs du numérique, notamment sur certaines cibles clefs telles que les femmes. »
Pas de confirmation
Cependant, le scénario d’une telle structure commune n’est pas confirmé. Aucun des trois groupes concernés ne commente les hypothèses évoquées dans la presse. Deux sources proches du dossier les jugent même improbables. Il n’en demeure pas moins que des discussions ont lieu entre Lagardère, Mondadori et Marie Claire, dont Lagardère est actionnaire à 42 %.
Des contacts existent en fait d’assez longue date, depuis au minimum fin 2015 : à cette époque, la mise en vente de certains magazines de Lagardère Active, Télé 7 Jours, France Dimanche et Ici Paris, avait donné lieu à des semaines de négociations....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Une nouvelle ligne électrique souterraine, qui relie Lorient à Saint-Brieuc, inaugurée samedi, devrait contribuer à stabiliser le réseau breton.
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En Bretagne, le courant passe mieux

Une nouvelle ligne électrique souterraine, qui relie Lorient à Saint-Brieuc, inaugurée samedi, devrait contribuer à stabiliser le réseau breton.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 11h22
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


La Bretagne ne sera bientôt plus une péninsule, au moins sur le plan énergétique. Samedi 13 janvier doit être inaugurée une ligne électrique souterraine de 76 kilomètres, qui relie Lorient à Saint-Brieuc, en présence de l’ancien président de la région Jean-Yves Le Drian et de la secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson.
Ce « filet sécurité Bretagne » devrait permettre de limiter la fragilité électrique de la région, en la traversant du nord au sud. Le Bretagne est dans une situation paradoxale : alors qu’elle connaît une hausse continue de sa consommation – quatre fois plus que le reste du pays – la région importe 86 % de son électricité d’autres régions. Ce sont notamment la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), en Normandie, et la centrale au charbon de Cordemais, en Loire-Atlantique, qui apportent la fée électricité aux Bretons.
Alertes par mail ou par SMS lors des pics de consommation
Une situation qui inquiète depuis longtemps les élus locaux et RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité. C’est notamment en Bretagne que RTE a mis en place depuis 2008 le système EcoWatt. Cette application envoie des alertes par mail ou par SMS lors des pics de consommation, le matin ou en début de soirée, sur le modèle des journées rouges de Bison futé, afin d’inviter les Bretons à faire attention. Par exemple en décalant l’utilisation du lave-linge ou du sèche-linge de quelques heures, pour permettre au réseau de tenir la charge. « Cela a un impact sur 1,5 % à 2 % de la consommation, ce qui n’est pas négligeable », se félicite-t-on chez RTE.
Après six ans d’études et de travaux et 120 millions d’euros d’investissement, cette nouvelle ligne devrait contribuer à stabiliser le réseau breton. Surtout, elle pourra aussi accueillir plus facilement l’électricité produite par les énergies renouvelables, qui assurent une écrasante majorité de la maigre production électrique de Bretagne, et plusieurs projets sont en cours de développement, en particulier dans l’éolien en mer, où le potentiel est très important.
Mais plusieurs des parcs éoliens prévus depuis plus de six ans au large de Saint-Nazaire ou de Saint-Brieuc accusent des retards conséquents. Au mieux, des éoliennes offshore commenceront à y produire de l’électricité en 2021. Et même ainsi, la production électrique bretonne restera très largement insuffisante pour couvrir les besoins régionaux.



                            


                        

                        


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Compte rendu

En Tunisie, la crise économique et sociale s’éternise

Les hausses d’impôt de 2018 ont mis le feu aux poudres dans un pays où l’inflation est élevée et où 30 % des jeunes sont sans emploi.

Charlotte Bozonnet
    



LE MONDE ECONOMIE
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        Le 13.01.2018 à 11h14

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        Mis à jour le 13.01.2018 à 14h55






    
Manifestation, à Tunis le 12 janvier, contre la hausse de la TVA et la mise en place de taxes sur des produits alimentaires de base.
Crédits : SOFIENE HAMDAOUI / AFP


Manifestations, arrestations, échauffourées : la contestation a éclaté en Tunisie en janvier, à la suite du vote de la loi de finances 2018. « Les gens se sentaient appauvris mais sans pouvoir désigner de responsable. Le budget a été un déclencheur », souligne Michaël Ayari, spécialiste de la Tunisie à l’International Crisis Group (ICG), un centre de recherche.
Adoptée le 9 décembre 2017 par l’Assemblée des représentants du peuple, la loi prévoit une augmentation de la TVA d’un point, mais aussi des hausses de taxes sur certains produits essentiels. L’alourdissement général de la fiscalité intervient dans un contexte déjà marqué par une inflation galopante (6 %), qui a érodé le pouvoir d’achat des Tunisiens, et par un taux de chômage très élevé (30 % chez les jeunes). Sept ans après la révolution, « le pays n’a pas réussi à proposer un nouveau modèle de développement », résume Michaël Ayari.
La situation économique n’a cessé de se dégrader. « L’activité est faible, l’emploi est bas, les tensions sociales persistent, la composition des dépenses s’est détériorée, et les déséquilibres extérieurs sont prononcés », listait le Fonds monétaire international (FMI) dans un de ses derniers rapports (mai 2016). L’instabilité sociale et la menace terroriste ont frappé de plein fouet les secteurs du tourisme et de l’industrie extractive, découragé les investissements tandis que l’économie parallèle – donc non soumise à l’impôt – a explosé. Le déficit budgétaire s’élève à 6 % du PIB, la dette publique à 70 % du PIB, la croissance stagne à environ 2 % tandis que le déficit commercial a atteint un niveau record.
Concurrence de l’Asie
En 2010, à la veille du soulèvement contre la dictature de Ben Ali, le pays est pourtant stable économiquement, salué même comme un « bon élève » par les institutions internationales et les partenaires étrangers. La croissance du régime est alors assurée par le tourisme, les phosphates, le textile, mais aussi les industries mécaniques et électriques. Le pays jouit d’un bon niveau d’investissements directs étrangers (IDE), et dispose aussi des transferts d’argent des Tunisiens travaillant à l’étranger. L’envers du décor est moins reluisant. « En réalité, l’économie s’était affaiblie dès 2008 [le début de la crise en Europe, son principal partenaire], rappelle l’économiste Radhi Meddeb, qui poursuit : Surtout, la croissance était de mauvaise qualité, très inégalitaire et non créatrice d’emplois. »
La politique économique développée à partir des années 1990 est celle de la main-d’œuvre bon marché destinée à rendre la Tunisie compétitive en matière d’exportations, principalement dans le textile – même si, à partir des années 2000, elle subit la concurrence d’autres pays, devenus moins chers, notamment en Asie. Le modèle fonctionne parce qu’il est porté par un pouvoir autoritaire. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la centrale syndicale, assure aux travailleurs quelques augmentations et maintient le système en ordre. « Mais un tel fonctionnement n’est possible que dans le cadre d’un régime dur », souligne Michaël Ayari.
Avec la révolution, la parole se libère, y compris au sein des entreprises. Les travailleurs n’acceptent plus les conditions qui leur sont faites. Les grèves se multiplient, de même que les sit-in pour obtenir des emplois de fonctionnaires. Mais là où l’Etat bénaliste répondait aux velléités de revendications par la répression, les gouvernements post-2011 vont « acheter la paix sociale : l’Etat a embauché massivement », rappelle l’analyste d’ICG. La masse salariale de la fonction publique passe de 7 milliards de dinars (2,35 milliards d’euros) en 2010 à 15 milliards en 2018.
Lourdeurs bureaucratiques
L’Etat doit aussi faire face à la charge de son endettement croissant auprès des banques et des partenaires étrangers, et financer un coûteux système de subventions aux produits de base. La dette tunisienne grimpe et la monnaie, le dinar, perd de sa valeur depuis plusieurs années (– 20 % en 2017 par rapport à l’euro). Principale conséquence : Tunis a moins d’argent pour financer des projets de développement, notamment dans les régions de l’intérieur enclavées, historiquement marginalisées et en première ligne dans les contestations. Quant au flux d’investissements directs étrangers (IDE), il a reculé de plus de 40 % depuis 2012.
L’un des obstacles au dynamisme économique réside dans la lourdeur de la bureaucratie. La Tunisie reste une économie fermée, les autorisations administratives sont difficiles à obtenir, de même que l’accès au financement pour les PME. « Changer de modèle implique de modifier les conditions de production et de distribution de la richesse. Toute réforme a des gagnants et des perdants. Aujourd’hui, les potentiels perdants sont ceux qui profitaient du système antérieur. Ils sont puissants et très mobilisés », analyse l’économiste Radhi Meddeb.
Le chef de gouvernement, Youssef Chahed, nommé en août 2016, a été perçu plutôt positivement à ses débuts. Il a par exemple lancé une grande opération de lutte contre la corruption. Mais sa marge de manœuvre semble limitée. Le FMI, qui a octroyé en juin 2017 une nouvelle tranche d’aide de 314,4 millions de dollars (257,7 millions d’euros), exige en échange un certain nombre de réformes pour réduire les dépenses. M. Chahed fait surtout face à de fortes pressions politiques. La Tunisie est dirigée par une coalition de deux grands partis rivaux, Nidaa Tounes (dit « moderniste ») et Ennahda (islamiste). Cette stratégie du consensus a permis au pays d’avancer dans son processus de démocratisation, mais pas de répondre aux exigences économiques exprimées en 2011. « L’économie, ce n’est pas seulement de la technique, ce sont des arbitrages au service d’une vision politique. Comment deux partis aussi différents pourraient-ils se mettre d’accord sur un programme ? », interroge M. Meddeb.


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Après les petites électriques de Las Vegas, les constructeurs américains roulent des mécaniques à Detroit.
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Les Etats-Unis raffolent toujours des 4 × 4 urbains

Après les petites électriques de Las Vegas, les constructeurs américains roulent des mécaniques à Detroit.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 11h00
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Détroit
F-150 contre Silverado, Ram contre Ranger, Cherokee contre Frontier… Le grand salon automobile nord-américain, qui ouvre ses portes dimanche 14 janvier à Détroit (Michigan), devrait être plus que jamais cette année le théâtre d’une bataille de gros véhicules. Camionnettes à plateau – les pick-up emblématiques de l’Amérique –, minivans superspacieux, 4 × 4 de ville surdimensionnés seront les vedettes du Naias (North American International Auto Show), bien plus que les petites électriques ou les concepts de navettes partagées zéro émission.

Retour aux bases en quelque sorte pour les constructeurs qui jouent des coudes sur le marché nord-américain, à commencer par les géants locaux : General Motors, premier vendeur de voitures aux Etats-Unis avec ses six marques américaines (dont Chevrolet, Buick, Cadillac…), Ford, le numéro deux, et Fiat Chrysler Automobiles (FCA) qui se contente depuis plusieurs années de la quatrième place, la troisième marche du podium étant occupée durablement par Toyota.
Cette propension des marchands de voiture à aligner les gros cubes au catalogue de leurs nouveautés a des raisons avant tout économiques. Ce sont ces segments-là qui ont sauvé les constructeurs d’une chute sévère du marché en 2017. Ce dernier a reculé de 1,8 % par rapport à 2016 – une première depuis la crise de 2009 – mais il est parvenu à se maintenir à un niveau historiquement haut : 17,2 millions de voitures vendues l’an dernier.
« L’engouement mondial »
Si le marché automobile nord-américain fait globalement grise mine, c’est d’abord à cause de la bérézina des berlines. Ce que l’on appelle outre-Atlantique les « cars » – qui ne sont donc ni des « trucks », ni des « minivans » ni des « sport utility vehicles (SUV) » – n’ont plus la cote chez l’Américain moyen. Qu’on en juge : 50 % de baisse des ventes pour les berlines tricorps Buick, – 23 % pour les Lexus, – 16 % pour les Chevrolet, – 10 % pour les Toyota.
« Nous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Editorial. La contamination à la salmonelle provoquée par les produits du groupe laitier illustre les failles actuelles de la sécurité sanitaire.
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Lactalis : « Il faut renforcer les ­contrôles et les sanction »

Editorial. La contamination à la salmonelle provoquée par les produits du groupe laitier illustre les failles actuelles de la sécurité sanitaire.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 15h05
   





                        


Editorial du « Monde ». Alors que la crise du lait infantile menace de s’étendre en Europe – un cas de salmonellose vient d’être détecté en Espagne, un autre suspecté en Grèce –, Bruno Le Maire a tapé du poing sur la table. Vendredi 12 janvier, après avoir convoqué Emmanuel Besnier, le toujours invisible président de Lactalis, le ministre de l’économie a annoncé que le leader mondial du lait devra reprendre tous les produits laitiers infantiles fabriqués sur son site de Craon (Mayenne), « quelle que soit leur date de fabrication, dans tous les lieux de commercialisation, en particulier la grande distribution et les pharmacies ». Le précédent rappel, qui courait à partir de février 2017, a été élargi. Pour autant, M. Le Maire a écarté une fermeture du site de Craon, où 250 salariés sur 327 sont déjà au chômage technique.

        Lire aussi :
         

                Emmanuel Besnier, le PDG invisible de Lactalis aux méthodes musclées



Révélée début décembre 2017, la contamination à la salmonelle provoquée par les produits de Lactalis – à la date du 9 janvier, en France, 37 nourrissons, âgés de 2 semaines à 9 mois, ont été atteints de salmonellose – est à l’origine de scandales à la chaîne. Le premier responsable est évidemment Lactalis, une entreprise opaque qui ne fait pas de quartier à ses concurrents et pratique le culte du secret, au point de ne pas publier ses comptes. Face au refus du géant agro­alimentaire de retirer les produits contaminés, M. Le Maire a suspendu, le 9 décembre, la commercialisation de ses laits infantiles. Lactalis fait l’objet d’une enquête préliminaire du parquet de Paris pour « blessures involontaires », « mise en danger de la vie d’autrui », « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit ».
Sous-estimation de la gravité de la crise
Mais le scandale sanitaire a fait tache d’huile. Les dysfonctionnements ont aussi touché la grande distribution. Au lendemain des Etats généraux de l’alimentation, qui avaient pour but de rétablir la confiance avec les consommateurs, tous les distributeurs, de Carrefour à Auchan en passant par Leclerc et Système U, qui avaient bien géré le retrait des œufs contaminés au fipronil, ont reconnu des défaillances. Toutes les chaînes ont continué à vendre des produits contaminés après leur rappel. Certaines enseignes ont tenté de se justifier, évoquant la période des fêtes, qui n’a pas permis de se concentrer sur les laits infantiles, ou encore une inflation incompréhensible dans les procédures de retrait. Le président d’Intermarché, Thierry Cotillard, s’en est pris à l’« amateurisme » de Lactalis, qui, la main sur le cœur, multiplie les excuses…
L’Etat a pris ses responsabilités. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a effectué, depuis le 26 décembre, 2 500 contrôles et en a programmé autant la semaine prochaine, pour vérifier la disparition des produits contaminés des rayons et des stocks. Mais des responsables politiques ont jugé que la DGCCRF, en raison d’une baisse de son budget et de son personnel, n’avait pas les moyens de jouer pleinement son rôle de surveillance.

        Lire aussi :
         

                Ce qu’il faut retenir de l’affaire du lait contaminé Lactalis



Cette chaîne de dysfonctionnements résulte aussi d’une sous-estimation de la gravité de la crise, comme si on n’avait pas mesuré les effets de contamination d’un produit aussi sensible que le lait pour nourrisson. Parce que la sécurité sanitaire n’a pas de prix, il faudra renforcer les ­contrôles et les sanctions pour que de tels scandales ne se reproduisent pas. En toute transparence.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Lactalis, sécurité routière, Tunisie : les actualités à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 06h41
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Lait contaminé : Lactalis et les distributeurs sur la sellette
Lactalis s’est engagé à reprendre tous les laits infantiles produits dans l’usine de Craon (Mayenne), où s’est produite une contamination aux salmonelles. Le groupe laitier était sous pression du ministre de l’économie, qui avait dénoncé de « graves dysfonctionnements » dans cette affaire. Après Leclerc, les groupes Auchan, Carrefour et Système U ont reconnu avoir commercialisé des produits Lactalis pourtant retirés de la vente en raison d’une contamination aux salmonelles, depuis le rappel, le 21 décembre, par le géant de l’agroalimentaire, de 720 lots de lait infantile. Au début de décembre, l’industriel laitier avait déjà procédé au retrait de 625 produits.
Les lots de lait retirés de la vente sont susceptibles d’entraîner la salmonellose, une infection fréquente et plutôt bénigne, mais potentiellement dangereuse pour les nourrissons. Cette affaire, qui met en difficulté le groupe Lactalis, est le dernier en date d’une série de scandales sanitaires (Fipronil, Spanghero, poulet à la dioxine…) touchant le secteur agroalimentaire.
La vitesse réduite à 80 km/h sur les routes
Edouard Philippe a annoncé mardi l’abaissement de 90 à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens, dont les deux voies ne sont pas séparées par une barrière, à l’issue d’un comité interministériel de la sécurité routière, qui a adopté un plan pour faire reculer le nombre de morts sur les routes, reparti à la hausse depuis 2014.
Plusieurs autres mesures ont été annoncées :
toute personne dont le permis aura été retiré pour la deuxième fois pour alcoolémie ne pourra le récupérer qu’en équipant son véhicule d’un éthylotest antidémarrage ;
toute personne contrôlée positivement à des stupéfiants ou à un taux d’alcool dans le sang supérieur à 0,8 gramme verra son véhicule placé en fourrière pour sept jours ;les conducteurs qui commettent une infraction en téléphonant pourront se voir retirer leur permis.
Cette mesure impopulaire (60 % des Français sont contre, selon un sondage), adoptée dans plusieurs pays d’Europe, répond au constat que la plupart des accidents mortels se déroulent sur ces voies à double sens. Elle s’inscrit dans le fil d’une politique volontariste pour lutter contre la mortalité routière.
Les explications : Pourquoi abaisser la vitesse à 80 km/h ? 

La Tunisie s’enfièvre, sept ans après la chute de Ben Ali
Dans plusieurs villes tunisiennes et dans certains quartiers de la capitale, Tunis, des heurts ont opposé manifestants et forces de l’ordre depuis lundi, provoquant des centaines d’arrestations, et un homme a été tué à Tebourba en marge d’un rassemblement contre la vie chère.
Sept ans après la « révolution du jasmin » qui avait fait chuter le dictateur Ben Ali, le pays est secoué par des troubles sociaux réguliers, liés à un fort chômage de la jeunesse et à la pression fiscale.
Lire l’entretien : « En Tunisie, la contestation actuelle est un rappel à l’ordre des engagements pris durant la révolution » 
Violences faites aux femmes : une tribune qui fait réagir
Le Monde a publié dans son édition du 10 janvier une tribune signée par une centaine de femmes, dont l’actrice Catherine Deneuve et l’écrivaine Catherine Millet, revendiquant la « liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle », et dénonçant comme du « puritanisme » et un appel à la « délation » le mouvement féministe issu de l’affaire Weinstein.
La tribune : « Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle »
Le texte, provocateur, a suscité de nombreuses réactions de militantes, expertes ou femmes politiques, qui ont exprimé leur mécontentement dans les colonnes du Monde et par le biais d’autres tribunes. Cette polémique a même dépassé la France et été traduite et commentée à travers le monde.
L’analyse : La « tribune de Deneuve » fait réagir au-delà des frontières
La rupture conventionnelle collective entre en vigueur
La chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie, appartenant au groupe Mulliez, a renoncé lundi à recourir à la rupture conventionnelle collective (RCC) pour accompagner son plan de restructuration, qui prévoit la suppression de 208 postes. Mardi, le constructeur PSA a annoncé son intention de proposer 1 300 RCC à ses employés en 2018. Plusieurs autres entreprises, comme le groupe de presse Figaro, ont aussi montré leur intérêt pour la RCC.
Ce système instauré dans les ordonnances de septembre va remplacer les actuels plans de départ volontaire ou plans de sauvegarde de l’emploi. Plus court et moins contraignant pour les employeurs, il doit être validé par un accord majoritaire des syndicats.
Le compte rendu de chat : « La rupture conventionnelle collective prive le salarié du droit au contrat de sécurisation »
Et aussi
Corée du Nord. Pyongyang a annoncé son intention de participer aux Jeux olympiques d’hiver, en février, en Corée du Sud, en signe d’apaisement entre les deux pays.Diplomatie. Emmanuel Macron a effectué une première visite d’Etat en Chine, en se montrant discret au sujet des droits de l’homme.Royaume-Uni. La première ministre britannique, Theresa May, a remanié son gouvernement.Allemagne. Le Parti social-démocrate (SPD) et les conservateurs (CDU) ont trouvé un accord de coalition, première étape pour la formation d’un nouveau gouvernement.Affaire libyenne. L’homme d’affaires Alexandre Djouhri a été arrêté dans le cadre de l’enquête sur un possible financement du régime libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.Intempéries. Les Alpes ont été touchées par un épisode neigeux exceptionnel. Un Britannique a été porté disparu à Tignes et 13 000 touristes ont été bloqués dans la station suisse de Zermat.Etats-Unis. Les coulées de boue en Californie ont provoqué la mort de 17 personnes.Parti socialiste. Jeudi, on comptait quatre postulants, deux hésitants et zéro candidate pour le poste de premier secrétaire.Levothyrox. Vingt-trois patients, qui réclamaient que le laboratoire Merck leur fournisse l’ancienne formule du médicament, ont été déboutés par le TGI de Toulouse mercredi.Impôts. Le ministre de l’économie a assuré qu’il n’y aurait pas de nouvel impôt pour remplacer la taxe d’habitation, contrairement à ce qu’avait affirmé Jacqueline Gourault.Droits. Depuis le 1er janvier, les séropositifs ont désormais accès aux soins funéraires.Affaire Rémi Fraisse. La justice a ordonné un non-lieu sur les circonstances de la mort du militant sur le site du barrage de Sivens en 2014.Bicyclette. Le nouveau Vélib’, qui prend la suite du contrat perdu par JCDecaux à Paris, peine à s’installer, alors que le système de vélos « flottants » montre déjà ses limites.
Disparitions
Philippe Marchand. L’ancien député et ministre de l’intérieur socialiste est mort à 78 ans.Peter Preston. Le rédacteur en chef du Guardian, qui avait relancé le quotidien britannique, est mort samedi à l’âge de 79 ans.Ray Thomas. Le chanteur et flûtiste, fondateur des Moody Blues, s’est éteint dimanche en Angleterre, à 76 ans.France Gall. La chanteuse est morte dimanche à 70 ans. Son cercueil a été présenté au grand public avant une inhumation vendredi.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 12/01/2018
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Lactalis : le rappel des produits contaminés est élargi

L’affaire des produits contaminés à la salmonelle prend de l’ampleur. Tous les lots de lait infantile produits dans l’usine de Craon vont être repris.



Le Monde
 |    13.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
13.01.2018 à 11h44
    |

            Laurence Girard








                        



   


Les cameramen et photographes qui ont fait le déplacement, vendredi 12 janvier à Bercy, en auront été pour leur frais. Ils n’ajouteront aucun nouveau cliché de l’ombrageux patron de Lactalis, Emmanuel Besnier, à la maigre photothèque existante. Et pourtant, M. Besnier avait été assez fermement incité à répondre à l’invitation du ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Il a obtempéré mais est entré au ministère en toute discrétion pour discuter avec M. Le Maire de l’affaire des produits infantiles contaminés à la salmonelle sortis de son usine de Craon, en Mayenne. Une affaire qui a éclaté début décembre 2017, qui vaut à Lactalis d’être l’objet de plus d’une centaine de plaintes de parents, et qui vient de prendre une tournure politique.
A l’issue de cet entretien, M. Le Maire a annoncé que « Lactalis reprendra tous les produits de laits infantiles fabriqués sur le site de Craon, quelle que soit leur date de fabrication ». Il amplifie ainsi le rappel qui concernait, à cette date, toutes les fabrications du site depuis le 15 février 2017. Le ministre souhaite ainsi « éviter les retards, les difficultés dans le tri des lots et le risque d’erreur humaine ». Il a également demandé au patron de Lactalis, connu pour sa discrétion et son silence, de « faire preuve de davantage de transparence », affirmant qu’il communiquera lorsque les causes de la contamination seront établies. Pour l’heure, l’usine de Craon est à l’arrêt depuis le 8 décembre 2017. Un mois plus tard, Lactalis a placé en chômage technique 250 des 327 salariés.

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Jeudi 11 janvier, M. Le Maire avait estimé que Lactalis avait « gravement failli ». Il avait également demandé des comptes à la grande distribution. Quasiment toutes les enseignes ont dû admettre qu’elles avaient commercialisé des produits potentiellement contaminés à la salmonelle et qui devaient être retirés de la vente. Les acteurs de la distribution se sont expliqués jeudi soir avec le ministre. M. Le Maire avait révélé qu’à l’issue des 2 500 contrôles menés par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) depuis le 26 décembre dans les supermarchés, les crèches, les hôpitaux, les pharmacies, il était avéré que 91 établissements proposaient dans leurs rayons des produits Lactalis qui auraient dû être retirés. Le gouvernement a décidé d’instaurer 2 500 contrôles supplémentaires la semaine prochaine.
Manque de « transparence »
L’affaire a relancé le débat sur les moyens accordés à la DGCCRF pour remplir sa mission. Dans un communiqué, la CFDT pointe le fait qu’elle ne compte que 2 800 agents et que la loi de finances pour 2018 prévoit la suppression de 45 emplois…
L’ancien ministre de l’agriculture de François Hollande, Stéphane Le Foll, n’a pas manqué lui aussi de mettre en exergue la « responsabilité » et le manque de « transparence » de Lactalis, mais il a également reproché au gouvernement d’avoir tardé à réagir et s’est interrogé sur une prise de parole officielle – celle de M. Le Maire – plus d’un mois après le début de l’affaire.
Le syndicat agricole FNSEA, associé aux Jeunes agriculteurs et à la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a décidé pour sa part de « convoquer » M. Besnier. « Les effets dévastateurs de cette crise sur la réputation d’excellence du modèle agricole et agroalimentaire français ne doivent pas pénaliser, a posteriori, les éleveurs laitiers déjà fortement malmenés par deux années de crise », font-ils observer ensemble. Le rendez-vous entre la FNSEA et la direction de Lactalis est prévu pour le début de semaine prochaine.



                            


                        

                        


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Emmanuel Besnier, le PDG invisible de Lactalis aux méthodes musclées

Le patron, adepte du secret, s’est expliqué avec le ministre de l’économie sur les défaillances dans le rappel de boîtes de lait infantile contaminées par des salmonelles.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 18h05
   





                        



   


Après des années de dérobade auprès des syndicats et des gouvernements successifs, le discret patron de Lactalis, Emmanuel Besnier, était convoqué vendredi 12 janvier à Bercy. L’homme de 48 ans, adepte du secret, s’est expliqué dans l’après-midi avec le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, sur les défaillances dans le rappel de boîtes de laits infantiles potentiellement contaminées par des salmonelles.
« J’ai d’abord demandé à M. Besnier de faire preuve de davantage de transparence, car je pense que la transparence est un gage de confiance pour les consommateurs et l’ensemble des Français », a déclaré le ministre à l’issue de la rencontre. En dépit de l’appel que lui a lancé le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, vendredi matin sur RTL, à venir s’exprimer publiquement, le patron du leader mondial du lait est arrivé à Bercy par une entrée dérobée, évitant soigneusement les caméras. 

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A la tête du géant de l’agroalimentaire depuis 2000, le patron du groupe mayennais reste finalement sur sa ligne directrice entretenue depuis ses débuts, celle d’un PDG invisible, hermétique à toute forme de dialogue. Jamais une interview, pas une photo — les deux ou trois qui circulent ont été prises contre son gré. Les résultats du groupe, son endettement, tout est confidentiel. Même lorsque la situation est alarmante. A l’image du scandale sanitaire qui vise actuellement son groupe.
Selon Les Echos, le patron de Lactalis a refusé, le 9 décembre, la demande du directeur de cabinet du ministre de l’économie de procéder au retrait des produits contaminés. Bruno Le Maire, qui avait donné vingt-deux heures au PDG pour s’exécuter, a donc été contraint de prendre un arrêté pour faire retirer de la vente 600 lots de lait infantile.
« Je ne l’ai jamais vu »
Une confrontation symptomatique de la façon dont il gère son groupe, numéro un mondial du secteur, dont l’image est nimbée de secrets et de méthodes de management musclées. Il suffit de remonter à 2016 pour en avoir une illustration. Lors de la crise entre les éleveurs et les producteurs laitiers, qui avait couru durant toute la période estivale, le quadragénaire, présenté par Forbes comme étant la huitième fortune française, n’avait pas fait la moindre apparition. Ni auprès des syndicats agricoles, ni auprès des pouvoirs publics.

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« Je ne l’ai jamais vu, je n’ai pas son portable », avait reconnu Stéphane Le Foll, alors ministre de l’agriculture. Vendredi 12 janvier, le député Nouvelle Gauche de la Sarthe a confirmé ses propos sur France Inter :
« On ne le voit jamais, le patron de Lactalis. Cela m’avait marqué à l’époque. J’ai vu des patrons de la grande distribution, souvent même, ils venaient et on parlait. Le patron de Lactalis, jamais. »
L’ancien ministre rappelle également qu’il avait fait voter une loi pour endiguer cette culture de l’opacité, en obligeant le groupe, dont le siège est à Laval, à publier ses résultats, sous peine de sanctions financières. « Lactalis préfère payer les amendes que de jouer la transparence », déplore M. Le Foll, estimant que son successeur, M. Le Maire, aurait dû taper du poing sur la table plus rapidement — « il y a eu un retard que je n’arrive pas à comprendre ».

.@SLeFoll  : "Je n'ai pas le portable du PDG de #Lactalis, je ne l'ai même jamais vu" #le79Inter @ndemorand https://t.co/Br5MbU5MWe— franceinter (@France Inter)


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100 % privé
Le message semble pourtant limpide. Le PDG, qui a repris en 2000 l’entreprise familiale fondée en 1933 par son grand-père, n’a cure des avertissements des politiques. L’industriel est 100 % privé. Il ne réclame, de ce fait, rien à l’Etat. Difficile donc pour ce dernier de tenter de faire pression sur ce géant de l’agroalimentaire, qui emploie 75 000 personnes.
Si le chiffre d’affaires du groupe reste confidentiel, son internationalisation ces dernières années atteste d’une santé financière prospère, hissant la petite laiterie de Laval au premier rang mondial des produits laitiers, devant Nestlé. Depuis qu’il a repris le flambeau du groupe à la suite de la mort brutale de son père, Emmanuel Besnier a multiplié les achats à l’étranger, en Russie, en Egypte, en Pologne, en Italie, etc. Depuis 2014, il a encore mis la main sur le laitier turc AK Gida, et les indiens Tirumala Milk Products et Anik. Le lait Lactel, les yaourts La Laitière, le roquefort Société, la mozzarella Galbani, le beurre Président, la crème Bridel, ou encore le camembert Graindorge… c’est lui.
Cette transformation en multinationale passe par une stratégie offensive où l’affrontement commercial et social est la norme. « Ils nous disent de maîtriser nos charges, ils savent tout de nous, mais nous, on ne sait rien d’eux », confiait en 2016 Marc-Antoine Blot, l’un des responsables des Jeunes Agriculteurs de la Manche. La rencontre entre M. Le Maire et M. Besnier vendredi n’aura pas permis d’en savoir plus. Une fois encore, ce dernier est resté silencieux, laissant le ministre de l’économie s’exprimer seul devant la presse. Selon les propos rapportés par M. Le Maire, il a toutefois assuré qu’il « communiquerait publiquement sur les causes de la contamination dès qu’elles seront établies ».



                            


                        

                        


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Vélib’ en Ile-de-France : de l’entreprise Smovengo au syndicat mixte, qui fait quoi ?

D’un côté, un syndicat mixte qui regroupe 68 communes – dont Paris – et de l’autre, un consortium d’entreprises qui a pris du retard dans l’installation des stations.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 17h21
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


C’est désormais une certitude : l’implantation des nouvelles stations Vélib’à Paris et dans 67 communes d’Ile-de-France se fera avec un retard important. Le 9 janvier, le syndicat mixte qui gère les transports en libre-service, Autolib’et Vélib’ métropole, a infligé à Smovengo, le consortium d’entreprises qui gère le déploiement, des pénalités qui pourraient grimper à un million d’euros par mois, selon les termes du contrat, dans le cas où un grand nombre de stations manqueraient à l’appel par rapport au stock prévu.
Un service opéré par Smovengo après un appel d’offres public
Après dix ans et la fin de son contrat, l’entreprise JCDecaux – associée à la RATP et à la SNCF – qui gérait le Vélib’depuis 2007 a perdu l’appel d’offres en avril 2017 au profit d’un groupement d’entreprises baptisé Smovengo (et qui réunit la PME montpelléraine Smoove et les espagnols Mobivia – ex-Norauto – et Moventia).
C’est ce groupement d’entreprises qui doit installer, gérer, réparer, entretenir le réseau et les vélos depuis le 1er janvier 2018 et pour une durée de quatorze ans (jusqu’en 2032). Au 12 janvier, et selon les statistiques mêmes de Vélib’, 80 stations sont installées sur les 1 400 prévues – qui compteront au total 47 000 bornes individuelles de stationnement et donc autant de vélos (contre 510 vélos mécaniques et 168 électriques actuellement disponibles).
A ce rythme, et même en accélérant l’installation à « 60 à 80 stations par semaine », comme annoncé par le concessionnaire – soit 10 à 12 stations par jour –, la totalité des stations seront prêtes dans 17 à 24 semaines, donc autour de fin juin à début juillet 2018.
Si c’étaient 600 stations qui étaient prévues fin janvier au départ, en décembre 2017 et devant le retard, le chiffre avait été abaissé à 300 stations, toujours pour la fin du mois.
Le syndicat mixte ne peut que réclamer des pénalités
L’appel d’offres remporté par Smovengo dépasse largement la ville de Paris géographiquement, et les communes avoisinantes desservies par le Vélib’ 2007-2017. Ce sont désormais 68 communes qui sont concernées, toutes regroupées au sein du syndicat mixte Autolib’et Vélib’ métropole.
Ce syndicat mixte qui regroupe des collectivités et des établissements publics, au départ chargé simplement de l’Autolib’, a depuis 2016 également à sa charge le Vélib’, y compris dans sa version élargie de 2018.





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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█
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Villes adhérentes au Vélib' métropole



require(['jquery', 'dataTables', "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function($, dataTables, jqueryUICore,tooltipdecodeurs) {

    var dataSet = [["Paris",75,2244000],["Boulogne-Billancourt",92,116927],["Saint-Denis",93,110733],["Argenteuil",95,108865],["Montreuil",93,104748],["Nanterre",92,93509],["Vitry-sur-Seine",94,91188],["Asni\u00e8res-sur-Seine",92,86799],["Courbevoie",92,84658],["Colombes",92,84392],["Aulnay-sous-Bois",93,82314],["Aubervilliers",93,80273],["Rueil-Malmaison",92,79204],["Saint-Maur-des-Foss\u00e9s",94,75285],["Issy-les-Moulineaux",92,67360],["Levallois-Perret",92,65374],["Neuilly-sur-Seine",92,62075],["Ivry-sur-Seine",94,59793],["Clichy-la-Garenne",92,59783],["Villejuif",94,57781],["Pantin",93,54852],["Maisons-Alfort",94,54841],["Fontenay-sous-Bois",94,53272],["Bondy",93,53074],["Clamart",92,52457],["Vincennes",94,49136],["Montrouge",92,48954],["Suresnes",92,48526],["Saint-Ouen",93,47432],["Meudon",92,45507],["Alfortville",94,45043],["Puteaux",92,44506],["Rosny-sous-Bois",93,44488],["Livry-Gargan",93,43798],["Choisy-le-Roi",94,43405],["Gennevilliers",92,43376],["Noisy-le-Sec",93,42607],["Bagneux",92,38817],["Bagnolet",93,36010],["Ch\u00e2tenay-Malabry",92,33067],["Nogent-sur-Marne",94,31292],["Charenton-le-Pont",94,30774],["Malakoff",92,30735],["Cachan",94,29932],["Saint-Cloud",92,29360],["La Garenne-Colombes",92,29072],["Vanves",92,27783],["Le Kremlin-Bic\u00eatre",94,25661],["Romainville",93,25631],["S\u00e8vres",92,23206],["Fontenay-aux-Roses",92,22946],["Les Lilas",93,22762],["Saint-Mand\u00e9",94,22275],["Arcueil",94,20911],["Bourg-la-Reine",92,19881],["Le Plessis-Trevise",94,19732],["Chaville",92,19619],["Sceaux",92,19520],["Joinville-le-Pont",94,18410],["Le Pr\u00e9-Saint-Gervais",93,17554],["Bry-sur-Marne",94,16542],["Gentilly",94,16358],["Le Raincy",93,14400],["Juvisy-sur-Orge",91,14153],["Ville-d'Avray",92,11419],["Saint-Maurice",94,2542],["Marnes-la-Coquette",92,1712]];
        //dataSet = dataSet.replace("\t", "");

    var columns_list = ["ville", "dept", "population"];
    var cols_visible = "111";
    var columns = [];
    console.log(columns_list, typeof(columns_list));
    for(var i=0;i        columns[i] =
        {
            title: columns_list[i].replace("'", ""),
            visible: (cols_visible[i] == "1" ? true : false),
        }
    }
    var myTable = $('#table20180112143222').dataTable( {
        "orderClasses": false,
        

        data: dataSet,
        columns: columns,
        "scrollY": "500px", // Hauteur du tableau
        "scrollX": true,
        "scrollCollapse": true,
        "responsive": true,
        "searching": ("True" == "False" ? false : true),
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            [2, 'desc']
        ],
        
        "language": {
            "zeroRecords": "Pas de données disponibles avec cette recherche",
            "lengthMenu": "_MENU_ entrées affichées",
            "info": "",
            "search": "Recherchez : ",
            "infoEmpty": "Pas de données disponibles avec cette recherche"
        }
    });



});


Devant le retard néanmoins, et selon les termes du contrat, le syndicat Autolib’ et Vélib’métropole a « exigé le doublement des équipes » pour respecter les délais. Toujours selon le contrat, le syndicat a prévenu : « Des pénalités financières seront appliquées en cas de retard. » Et elles sont importantes, comme le rappelle France Bleu Paris, document à l’appui :
jusqu’à 200 stations de retard, c’est 50 000 euros de pénalité par station ;au-delà, c’est un forfait d’un million d’euros qui s’applique.
En attendant, les élus des communes ont décidé de diminuer de 50 % le montant de l’abonnement des nouveaux usagers (et de ceux qui ont renouvelé) pour les mois de janvier, février et mars 2018.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/13/19-18">
<filnamedate="20180113"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180113"><AAMMJJHH="2018011319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Au CES de Las Vegas, les tableaux de bord futuristes des voitures ont presque détrôné les écrans de télévision. Tous les constructeurs rivalisent d’imagination pour rendre ces espaces, autrefois utilitaires, désirables. Nous en avons testé quelques-uns.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/01/13/19-19">
<filnamedate="20180113"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180113"><AAMMJJHH="2018011319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le réseau social a annoncé, jeudi, la plus importante refonte stratégique des contenus effectuée ces dernières années.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

L’action Facebook en repli à Wall Street après l’annonce d’une refonte des contenus

Le réseau social a annoncé, jeudi, la plus importante refonte stratégique des contenus effectuée ces dernières années.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 17h52
   





                        


Affecté par l’annonce d’une refonte de ses contenus, le titre du géant américain Facebook a chuté, vendredi 12 janvier, à l’ouverture de Wall Street.
En début d’après-midi, l’action du réseau social reculait de 4,77 % à 178,44 dollars, alors que le groupe a annoncé que les utilisateurs disposeront désormais d’une nouvelle version du fil d’actualité – la page d’accueil où apparaissent les contenus proposés à chacun des deux milliards d’utilisateurs du réseau social – pour afficher davantage de contenus partagés ou commentés par les proches et les amis, au détriment de ceux publiés par des marques ou des médias.

        Lire :
         

          Facebook donne la priorité aux proches sur le fil d’actualité



Il y a un an et demi, Facebook avait fait une annonce similaire, affirmant déjà vouloir prioriser les contenus issus des cercles sociaux proches. Un changement qui a eu un impact pour les pages professionnelles mais qui n’a nullement entravé les critiques sur le caractère addictif de Facebook. Le réseau social affirme, cependant, que le changement annoncé aujourd’hui est d’ampleur inédite.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/13/19-20">
<filnamedate="20180113"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180113"><AAMMJJHH="2018011319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les créations d’entreprises ont bondi en 2017, selon l’Insee.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤     

APPEL À TÉMOIGNAGES
Microentrepreneur ou jeune patron, vous avez créé votre entreprise en 2017. Racontez-nous

Discussion lancée le 12 janvier 2018

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Les créations d’entreprises ont bondi en 2017, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Vous avez vous-mêmes créé votre entreprise l’an passé ou vous êtes enregistrés comme microentrepreneur. Pourquoi vous êtes-vous lancés ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Avez-vous bénéficié d’aides (chambre de commerce, syndicats patronaux, associations…) ?
Votre témoignage pourra être utilisé dans le cadre d’un article à paraître dans Le Monde. N’oubliez pas de saisir une adresse électronique que vous consultez souvent ou un numéro de téléphone, afin que nous puissions vous contacter pour vous demander quelques précisions. Votre témoignage pourra être publié anonymement si vous le souhaitez.                            





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// Load facebook sdk to make facebook videos work
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        appId      : '166878320861',
        xfbml      : true,
        version    : 'v2.8'
    });
    FB.AppEvents.logPageView();
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(function(d, s, id) {
    var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];
    if (d.getElementById(id)) {return;}
    js = d.createElement(s); js.id = id;
    js.src = "//connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js";
    fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);
}(document, 'script', 'facebook-jssdk'));


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