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Emmanuel Besnier, le PDG invisible de Lactalis aux méthodes musclées

Le patron, adepte du secret, s’est expliqué avec le ministre de l’économie sur les défaillances dans le rappel de boîtes de lait infantile contaminées par des salmonelles.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 18h05
   





                        



   


Après des années de dérobade auprès des syndicats et des gouvernements successifs, le discret patron de Lactalis, Emmanuel Besnier, était convoqué vendredi 12 janvier à Bercy. L’homme de 48 ans, adepte du secret, s’est expliqué dans l’après-midi avec le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, sur les défaillances dans le rappel de boîtes de laits infantiles potentiellement contaminées par des salmonelles.
« J’ai d’abord demandé à M. Besnier de faire preuve de davantage de transparence, car je pense que la transparence est un gage de confiance pour les consommateurs et l’ensemble des Français », a déclaré le ministre à l’issue de la rencontre. En dépit de l’appel que lui a lancé le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, vendredi matin sur RTL, à venir s’exprimer publiquement, le patron du leader mondial du lait est arrivé à Bercy par une entrée dérobée, évitant soigneusement les caméras. 

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A la tête du géant de l’agroalimentaire depuis 2000, le patron du groupe mayennais reste finalement sur sa ligne directrice entretenue depuis ses débuts, celle d’un PDG invisible, hermétique à toute forme de dialogue. Jamais une interview, pas une photo — les deux ou trois qui circulent ont été prises contre son gré. Les résultats du groupe, son endettement, tout est confidentiel. Même lorsque la situation est alarmante. A l’image du scandale sanitaire qui vise actuellement son groupe.
Selon Les Echos, le patron de Lactalis a refusé, le 9 décembre, la demande du directeur de cabinet du ministre de l’économie de procéder au retrait des produits contaminés. Bruno Le Maire, qui avait donné vingt-deux heures au PDG pour s’exécuter, a donc été contraint de prendre un arrêté pour faire retirer de la vente 600 lots de lait infantile.
« Je ne l’ai jamais vu »
Une confrontation symptomatique de la façon dont il gère son groupe, numéro un mondial du secteur, dont l’image est nimbée de secrets et de méthodes de management musclées. Il suffit de remonter à 2016 pour en avoir une illustration. Lors de la crise entre les éleveurs et les producteurs laitiers, qui avait couru durant toute la période estivale, le quadragénaire, présenté par Forbes comme étant la huitième fortune française, n’avait pas fait la moindre apparition. Ni auprès des syndicats agricoles, ni auprès des pouvoirs publics.

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« Je ne l’ai jamais vu, je n’ai pas son portable », avait reconnu Stéphane Le Foll, alors ministre de l’agriculture. Vendredi 12 janvier, le député Nouvelle Gauche de la Sarthe a confirmé ses propos sur France Inter :
« On ne le voit jamais, le patron de Lactalis. Cela m’avait marqué à l’époque. J’ai vu des patrons de la grande distribution, souvent même, ils venaient et on parlait. Le patron de Lactalis, jamais. »
L’ancien ministre rappelle également qu’il avait fait voter une loi pour endiguer cette culture de l’opacité, en obligeant le groupe, dont le siège est à Laval, à publier ses résultats, sous peine de sanctions financières. « Lactalis préfère payer les amendes que de jouer la transparence », déplore M. Le Foll, estimant que son successeur, M. Le Maire, aurait dû taper du poing sur la table plus rapidement — « il y a eu un retard que je n’arrive pas à comprendre ».

.@SLeFoll  : "Je n'ai pas le portable du PDG de #Lactalis, je ne l'ai même jamais vu" #le79Inter @ndemorand https://t.co/Br5MbU5MWe— franceinter (@France Inter)


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100 % privé
Le message semble pourtant limpide. Le PDG, qui a repris en 2000 l’entreprise familiale fondée en 1933 par son grand-père, n’a cure des avertissements des politiques. L’industriel est 100 % privé. Il ne réclame, de ce fait, rien à l’Etat. Difficile donc pour ce dernier de tenter de faire pression sur ce géant de l’agroalimentaire, qui emploie 75 000 personnes.
Si le chiffre d’affaires du groupe reste confidentiel, son internationalisation ces dernières années atteste d’une santé financière prospère, hissant la petite laiterie de Laval au premier rang mondial des produits laitiers, devant Nestlé. Depuis qu’il a repris le flambeau du groupe à la suite de la mort brutale de son père, Emmanuel Besnier a multiplié les achats à l’étranger, en Russie, en Egypte, en Pologne, en Italie, etc. Depuis 2014, il a encore mis la main sur le laitier turc AK Gida, et les indiens Tirumala Milk Products et Anik. Le lait Lactel, les yaourts La Laitière, le roquefort Société, la mozzarella Galbani, le beurre Président, la crème Bridel, ou encore le camembert Graindorge… c’est lui.
Cette transformation en multinationale passe par une stratégie offensive où l’affrontement commercial et social est la norme. « Ils nous disent de maîtriser nos charges, ils savent tout de nous, mais nous, on ne sait rien d’eux », confiait en 2016 Marc-Antoine Blot, l’un des responsables des Jeunes Agriculteurs de la Manche. La rencontre entre M. Le Maire et M. Besnier vendredi n’aura pas permis d’en savoir plus. Une fois encore, ce dernier est resté silencieux, laissant le ministre de l’économie s’exprimer seul devant la presse. Selon les propos rapportés par M. Le Maire, il a toutefois assuré qu’il « communiquerait publiquement sur les causes de la contamination dès qu’elles seront établies ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ D’un côté, un syndicat mixte qui regroupe 68 communes – dont Paris – et de l’autre, un consortium d’entreprises qui a pris du retard dans l’installation des stations.
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Vélib’ en Ile-de-France : de l’entreprise Smovengo au syndicat mixte, qui fait quoi ?

D’un côté, un syndicat mixte qui regroupe 68 communes – dont Paris – et de l’autre, un consortium d’entreprises qui a pris du retard dans l’installation des stations.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 17h21
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


C’est désormais une certitude : l’implantation des nouvelles stations Vélib’à Paris et dans 67 communes d’Ile-de-France se fera avec un retard important. Le 9 janvier, le syndicat mixte qui gère les transports en libre-service, Autolib’et Vélib’ métropole, a infligé à Smovengo, le consortium d’entreprises qui gère le déploiement, des pénalités qui pourraient grimper à un million d’euros par mois, selon les termes du contrat, dans le cas où un grand nombre de stations manqueraient à l’appel par rapport au stock prévu.
Un service opéré par Smovengo après un appel d’offres public
Après dix ans et la fin de son contrat, l’entreprise JCDecaux – associée à la RATP et à la SNCF – qui gérait le Vélib’depuis 2007 a perdu l’appel d’offres en avril 2017 au profit d’un groupement d’entreprises baptisé Smovengo (et qui réunit la PME montpelléraine Smoove et les espagnols Mobivia – ex-Norauto – et Moventia).
C’est ce groupement d’entreprises qui doit installer, gérer, réparer, entretenir le réseau et les vélos depuis le 1er janvier 2018 et pour une durée de quatorze ans (jusqu’en 2032). Au 12 janvier, et selon les statistiques mêmes de Vélib’, 80 stations sont installées sur les 1 400 prévues – qui compteront au total 47 000 bornes individuelles de stationnement et donc autant de vélos (contre 510 vélos mécaniques et 168 électriques actuellement disponibles).
A ce rythme, et même en accélérant l’installation à « 60 à 80 stations par semaine », comme annoncé par le concessionnaire – soit 10 à 12 stations par jour –, la totalité des stations seront prêtes dans 17 à 24 semaines, donc autour de fin juin à début juillet 2018.
Si c’étaient 600 stations qui étaient prévues fin janvier au départ, en décembre 2017 et devant le retard, le chiffre avait été abaissé à 300 stations, toujours pour la fin du mois.
Le syndicat mixte ne peut que réclamer des pénalités
L’appel d’offres remporté par Smovengo dépasse largement la ville de Paris géographiquement, et les communes avoisinantes desservies par le Vélib’ 2007-2017. Ce sont désormais 68 communes qui sont concernées, toutes regroupées au sein du syndicat mixte Autolib’et Vélib’ métropole.
Ce syndicat mixte qui regroupe des collectivités et des établissements publics, au départ chargé simplement de l’Autolib’, a depuis 2016 également à sa charge le Vélib’, y compris dans sa version élargie de 2018.





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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌
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Villes adhérentes au Vélib' métropole



require(['jquery', 'dataTables', "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function($, dataTables, jqueryUICore,tooltipdecodeurs) {

    var dataSet = [["Paris",75,2244000],["Boulogne-Billancourt",92,116927],["Saint-Denis",93,110733],["Argenteuil",95,108865],["Montreuil",93,104748],["Nanterre",92,93509],["Vitry-sur-Seine",94,91188],["Asni\u00e8res-sur-Seine",92,86799],["Courbevoie",92,84658],["Colombes",92,84392],["Aulnay-sous-Bois",93,82314],["Aubervilliers",93,80273],["Rueil-Malmaison",92,79204],["Saint-Maur-des-Foss\u00e9s",94,75285],["Issy-les-Moulineaux",92,67360],["Levallois-Perret",92,65374],["Neuilly-sur-Seine",92,62075],["Ivry-sur-Seine",94,59793],["Clichy-la-Garenne",92,59783],["Villejuif",94,57781],["Pantin",93,54852],["Maisons-Alfort",94,54841],["Fontenay-sous-Bois",94,53272],["Bondy",93,53074],["Clamart",92,52457],["Vincennes",94,49136],["Montrouge",92,48954],["Suresnes",92,48526],["Saint-Ouen",93,47432],["Meudon",92,45507],["Alfortville",94,45043],["Puteaux",92,44506],["Rosny-sous-Bois",93,44488],["Livry-Gargan",93,43798],["Choisy-le-Roi",94,43405],["Gennevilliers",92,43376],["Noisy-le-Sec",93,42607],["Bagneux",92,38817],["Bagnolet",93,36010],["Ch\u00e2tenay-Malabry",92,33067],["Nogent-sur-Marne",94,31292],["Charenton-le-Pont",94,30774],["Malakoff",92,30735],["Cachan",94,29932],["Saint-Cloud",92,29360],["La Garenne-Colombes",92,29072],["Vanves",92,27783],["Le Kremlin-Bic\u00eatre",94,25661],["Romainville",93,25631],["S\u00e8vres",92,23206],["Fontenay-aux-Roses",92,22946],["Les Lilas",93,22762],["Saint-Mand\u00e9",94,22275],["Arcueil",94,20911],["Bourg-la-Reine",92,19881],["Le Plessis-Trevise",94,19732],["Chaville",92,19619],["Sceaux",92,19520],["Joinville-le-Pont",94,18410],["Le Pr\u00e9-Saint-Gervais",93,17554],["Bry-sur-Marne",94,16542],["Gentilly",94,16358],["Le Raincy",93,14400],["Juvisy-sur-Orge",91,14153],["Ville-d'Avray",92,11419],["Saint-Maurice",94,2542],["Marnes-la-Coquette",92,1712]];
        //dataSet = dataSet.replace("\t", "");

    var columns_list = ["ville", "dept", "population"];
    var cols_visible = "111";
    var columns = [];
    console.log(columns_list, typeof(columns_list));
    for(var i=0;i        columns[i] =
        {
            title: columns_list[i].replace("'", ""),
            visible: (cols_visible[i] == "1" ? true : false),
        }
    }
    var myTable = $('#table20180112143222').dataTable( {
        "orderClasses": false,
        

        data: dataSet,
        columns: columns,
        "scrollY": "500px", // Hauteur du tableau
        "scrollX": true,
        "scrollCollapse": true,
        "responsive": true,
        "searching": ("True" == "False" ? false : true),
        "paging": ("False" == "False" ? false : true),
        
        "order": [
            [2, 'desc']
        ],
        
        "language": {
            "zeroRecords": "Pas de données disponibles avec cette recherche",
            "lengthMenu": "_MENU_ entrées affichées",
            "info": "",
            "search": "Recherchez : ",
            "infoEmpty": "Pas de données disponibles avec cette recherche"
        }
    });



});


Devant le retard néanmoins, et selon les termes du contrat, le syndicat Autolib’ et Vélib’métropole a « exigé le doublement des équipes » pour respecter les délais. Toujours selon le contrat, le syndicat a prévenu : « Des pénalités financières seront appliquées en cas de retard. » Et elles sont importantes, comme le rappelle France Bleu Paris, document à l’appui :
jusqu’à 200 stations de retard, c’est 50 000 euros de pénalité par station ;au-delà, c’est un forfait d’un million d’euros qui s’applique.
En attendant, les élus des communes ont décidé de diminuer de 50 % le montant de l’abonnement des nouveaux usagers (et de ceux qui ont renouvelé) pour les mois de janvier, février et mars 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, s’est un peu trop avancé en déclarant que le train était deux fois plus cher au Japon qu’en France.
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Non, les trains japonais ne coûtent pas deux fois plus cher

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, s’est un peu trop avancé en déclarant que le train était deux fois plus cher au Japon qu’en France.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 14h32
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 15h25
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Amené à défendre la Société nationale des chemins de fer (SNCF) après une répétition d’incidents et des retards réguliers sur les lignes régionales, le président de l’entreprise, Guillaume Pepy, a défendu le choix de privilégier le TGV fait pendant plusieurs années.
« Le Japon, c’est le plus beau pays du monde pour les trains, simplement c’est deux fois plus cher qu’en France au kilomètre, et moi, je pense que les Français ne sont pas prêts à payer encore deux fois plus cher », a-t-il affirmé, mardi 2 janvier, sur le plateau de RMC et de BFM-TV. Comme l’ont souligné nos confrères d’Europe 1, cette affirmation est très exagérée.
C’EST FAUX
En France, le coût moyen par kilomètre est de 0,17 euro sur les lignes TGV, selon une étude du magazine Que choisir. Au Japon, les trains à grande vitesse, comme le Shinkansen, qui peut atteindre 320 km/h, coûtent plus cher que les trains ordinaires (0,07 euro en moyenne pour les trajets longs) mais le prix au kilomètre sur les lignes TGV est bien en dessous du double annoncé par Guillaume Pepy. Par exemple, un trajet Tokyo-Kyoto coûte environ 0,21 euro par kilomètre, un prix supérieur à la moyenne française de 24 %. Et le prix au kilomètre est d’environ 0,18 euro pour un trajet Tokyo-Hiroshima. Europe 1 a étudié le prix de six liaisons principales japonaises et en a conclu que le coût moyen par kilomètre était de… 0,17 euro, comme en France.
Si les trains de la SNCF peuvent se targuer d’aller à une vitesse comparable aux trains japonais, du côté de la ponctualité, la France a de quoi les envier. La compagnie japonaise est presque irréprochable, avec 0,3 % de trains en retard, alors qu’en France, en novembre 2017, par exemple, un TGV sur six n’était pas à l’heure.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          « La dégradation du système ferroviaire découle principalement de décisions de politiques publiques relevant de l’Etat »


The Boston Consulting Group, cabinet de conseil, souligne que la ponctualité est un facteur majeur pour mesurer la qualité des transports, dans son Railway performance index, classement des performances des réseaux ferroviaires européens. L’étude épingle notamment la Suède ainsi que le Royaume-Uni, dont les trains régionaux sont particulièrement en retard. La France est 7e au classement général. Un résultat peu encourageant, les performances du réseau de la SNCF se détériorent. En 2012, la France était tout en haut dans le peloton de tête, juste derrière la Suisse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le cofondateur du Front national va publier le premier volume de son autobiographie le 1er mars, soit quelques jours avant le congrès du parti d’extrême droite (10 et 11 mars).
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Jean-Marie Le Pen va publier ses mémoires juste avant le congrès du Front national

Le cofondateur du Front national va publier le premier volume de son autobiographie le 1er mars, soit quelques jours avant le congrès du parti d’extrême droite (10 et 11 mars).



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 12h08
   





                        



   


Une nouvelle qui ne devrait pas ravir Marine Le Pen. Le père de la présidente du Front national (FN), Jean-Marie Le Pen, va publier le premier tome de ses mémoires le 1er mars, soit quelques jours avant le congrès du parti d’extrême droite qui se tient les 10 et 11 mars, annoncent Le Figaro et l’Agence France-Presse (AFP), vendredi 12 janvier.
Le premier volume de cette autobiographie porte sur la période 1928-1972, soit avant la création du Front national. Il sera publié par l’éditeur Muller, qui « partage les valeurs nationales au cœur de l’engagement politique de Jean-Marie Le Pen », selon son conseiller Lorrain de Saint Affrique.

        Lire aussi :
         

                En crise, le Front national opère un repli identitaire



« Je suis dans la vie politique depuis soixante ans, j’ai fondé et dirigé un parti politique important pendant quarante ans, je suis député européen. (…) J’ai fait beaucoup de choses dans ma vie et ça nourrit le premier volume de mes mémoires », a précisé Jean-Marie Le Pen, à l’AFP.
Bataille sur le changement de nom du parti
Et s’il publie ce premier tome juste avant le congrès du FN, c’est « une coïncidence », assure-t-il, tout en estimant « la conjonction louable ».
« Les militants du FN vont avoir à répondre à un certain nombre de questions originales, étonnantes. Il n’est pas mauvais qu’ils connaissent l’histoire du Front national », explique-t-il, en faisant notamment référence au changement de nom du parti que souhaite mettre en œuvre Marine Le Pen. Ce que ne souhaite pas son père, cofondateur du FN en 1972.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Les 57 articles du texte provisoire proposent des mesures disparates.
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Copropriété, normes simplifiées, attribution des HLM… les grandes lignes du projet de loi

Les 57 articles du texte provisoire proposent des mesures disparates.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h35
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Le gouvernement a publié en décembre 2017, sur le site Internet du ministère de la cohésion des territoires, l’avant-projet de loi Elan, pour Evolution du logement et de la transition numérique. Le texte compte 57 articles, avec des mesures touchant à de très multiples domaines.

Simplification des procédures d’urbanisme
Elle constitue le premier volet, avec la création d’un nouvel outil, les grandes opérations d’urbanisme (GOU), où ce ne seront plus les maires mais les intercommunalités qui seront à la manœuvre. Dans ces périmètres, les maîtres d’ouvrage auront le droit d’innover au-delà des règles d’urbanisme et des normes de construction. « L’idée est intéressante, mais il faudrait préciser le cadre de ces innovations », demande Denis Dessus, président du Conseil de l’ordre des architectes.
Sont visées, par exemple, les opérations d’envergure autour des nouvelles gares du Grand Paris, des quartiers de Lyon, de Bordeaux… Pour aller plus vite, les avis des architectes des Bâtiments de France ne seront plus que facultatifs et les permis de construire dématérialisés, grâce à une télé-procédure, d’ici à 2022.
Les bureaux vacants pourront plus facilement être réquisitionnés et transformés en logements temporaires ou définitifs – les maires bénéficiant en contrepartie d’une dérogation à l’obligation de créer 25 % de logements sociaux. Le mode constructif à partir de préfabriqué sera encouragé, en adaptant les règles de commande publique et les échéanciers de paiement pour, par exemple, les maisons individuelles. Enfin, les normes d’accessibilité aux handicapés sont revues à la baisse, seuls 10 % des logements devant être « accessibles », les 90 % restant pouvant se contenter d’être « évolutifs » pour s’adapter en cas de handicap.
Rénovation des rapports entre bailleurs et locataires
C’est le deuxième grand point, avec la création d’un « bail mobilité » meublé, d’une durée de un à dix mois, le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Une mère et ses quatre enfants ont trouvé la mort, emportés par une coulée de boue, sur cette île qui compte 30 % d’habitat illégal.
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A Mayotte, un drame révélateur de la prolifération des bidonvilles

Une mère et ses quatre enfants ont trouvé la mort, emportés par une coulée de boue, sur cette île qui compte 30 % d’habitat illégal.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 11h32
    |

                            Laurent Canavate (Mayotte, correspondant) et 
Patrick Roger








                        



                                


                            

Une mère de famille et quatre de ses enfants, âgés de 6 à 13 ans, sont morts, mercredi 10 janvier, à Mayotte, ensevelis sous une coulée de boue qui a emporté leur case – un « banga ». Ce drame, conséquence de pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’île, met en lumière la situation d’un département qui compte « 30 % d’habitat illégal », comme l’a rappelé la ministre des outre-mer, Annick Girardin.
Il est 23 heures, mercredi 10 janvier, et de forts orages tombent sur Mayotte en cette saison des pluies. Dans les hauteurs de Koungou, la deuxième ville la plus peuplée de l’île avec 32 000 habitants, au nord de la préfecture, Mamoudzou, la boue dévale le long de la ravine parsemée d’habitations précaires. Arrivés sur place vers 23 h 30, dans une zone inaccessible aux véhicules, les pompiers découvrent un seul rescapé, un garçon de 6 ans. Tous les habitants de la zone sont évacués pour la nuit.

Ce « quartier » de Koungou compte près de 140 habitants, arrivés il y a moins d’un an pour la plupart, comme cette mère d’origine comorienne et ses cinq enfants, chassés du sud de l’île par une population mahoraise excédée par l’immigration clandestine. Le père, qui avait un emploi dans le sud, y résidait encore la semaine et rejoignait sa femme et ses enfants le week-end. En raison des nouvelles perturbations annoncées, l’alerte « vigilance orange » est activée. Le président du conseil général-régional, Soibahadine Ibrahim Ramadani (LR), « invite les autorités de l’Etat et des communes concernées à prendre les mesures nécessaires pour la protection de la population installée dans ces zones à risques ».
Demande d’une mission interministérielle d’urgence
Rapidement, néanmoins, des voix se font entendre sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux pour dénoncer une situation incontrôlable. « Des dizaines de milliers de personnes vivent à Mayotte dans des habitations insalubres, construites sauvagement sur des terrains...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le syndicat espère imposer l’idée dans la loi Pacte, qui sera présentée au printemps.
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Avec la codétermination, la CFDT veut renforcer  le pouvoir des salariés

Le syndicat espère imposer l’idée dans la loi Pacte, qui sera présentée au printemps.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 12h43
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            

« Partageons le pouvoir ! » L’injonction est lancée par la CFDT qui organisait, jeudi 11 janvier, une table ronde pour valoriser ses propositions afin de construire une « codétermination à la française » dans les entreprises. Pour le syndicat dirigé par Laurent Berger, cela passe à la fois par un renforcement du rôle des instances représentatives du personnel, mais aussi par celui des administrateurs salariés présents dans les conseils d’administration ou de surveillance. 
Déçue par « l’occasion manquée » des ordonnances réformant le code du travail de moderniser le dialogue social, l’organisation espère pouvoir pousser ses pions à la faveur du projet de loi « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » (Pacte) porté par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui devrait être présenté en conseil des ministres au printemps.

« L’entreprise est une chose trop sérieuse pour la laisser aux seules mains des employeurs, a ironisé M. Berger en introduction. La voix des travailleurs doit être mieux entendue dans l’entreprise (…) qui est un lieu de création collective. » Et de citer un chiffre issu d’une enquête réalisée par la CFDT en 2017 auprès de 200 000 travailleurs : 72 % d’entre eux indiquaient vouloir être davantage associés aux décisions qui les concernent. « L’intérêt d’une entreprise ne peut se résumer à la recherche d’intérêts de court terme », a martelé le secrétaire général qui pointe « une exigence de démocratisation ».
Avancées « trop timides »
La principale proposition de la confédération porte sur les administrateurs salariés. En France, leur participation dans les instances de gouvernance a été rendue obligatoire en 2013 dans les grandes entreprises avant d’être renforcée en 2015. Mais pour la CFDT, ces avancées restent « trop timides ». Le syndicat vise haut : il souhaite accroître les moyens d’action...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Incontournable sur la révision constitutionnelle, le président du Sénat prend date sur d’autres dossiers.
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Gérard Larcher, la stratégie du donnant-donnant

Incontournable sur la révision constitutionnelle, le président du Sénat prend date sur d’autres dossiers.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h11
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

C’était l’invité surprise de la conférence de presse convoquée jeudi 11 janvier, au siège de l’Assemblée des départements de France (ADF), sous l’égide de son président, Dominique Bussereau, en présence des sept présidents des départements franciliens, hors Paris. Au premier rang, en majesté, avait pris place Gérard Larcher, le président du Sénat. Et sa prise de parole a pris l’allure d’une véritable mise en garde à l’intention d’Emmanuel Macron, au moment où ce dernier souhaite engager un processus de révision de la Constitution.
M. Larcher, qui s’est déjà entretenu à plusieurs reprises avec le chef de l’Etat, sait que le Sénat, et donc celui qui le représente au plan institutionnel, est appelé à jouer un rôle pivot pour l’aboutissement de la réforme constitutionnelle, si M. Macron souhaite passer par la voie parlementaire prévue à l’article 89 de la Constitution. Celle-ci prévoit que le texte soit adopté dans des termes identiques par les deux assemblées et qu’il recueille une majorité qualifiée des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Parlement réuni en Congrès.
Le président de la République, dans ces conditions, a besoin de se concilier le Sénat. M. Larcher ne s’est pas privé de le lui rappeler, jeudi, alors que les départements franciliens sont vent debout contre le projet de réorganisation du Grand Paris ébauché sous la houlette du préfet d’Ile-de-France, Michel Cadot, révélé dans les colonnes du Monde du 26 décembre 2017. Son scénario prévoit la suppression des trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), le transfert de leurs compétences à onze établissements publics territoriaux (EPT) et le maintien de la Métropole du Grand Paris dans ses limites actuelles.
« Un schéma inefficace et injuste »
Ni le chef de l’Etat ni le gouvernement n’ont, pour l’instant, fait savoir si ce scénario aurait, ou non, leur faveur, même si, selon François Durovray, le président (LR) de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Malgré la loi sur la fin des hydrocarbures signée par Emmanuel Macron le 30 décembre 2017, des compagnies continuent de prospecter en France.
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Hydrocarbures : des permis d’exploration discrètement prolongés

Malgré la loi sur la fin des hydrocarbures signée par Emmanuel Macron le 30 décembre 2017, des compagnies continuent de prospecter en France.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 10h41
    |

            Pierre Le Hir et 
Simon Roger








                        



   


Dans une mise en scène soignée et inspirée des présidents américains, Emmanuel Macron a paraphé, le 30 décembre 2017, le texte de loi mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels. Face caméra depuis son bureau de l’Elysée, assis au côté du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le chef de l’Etat a réitéré le cérémonial déjà appliqué, quelques semaines plus tôt, pour la loi de moralisation de la vie politique, les ordonnances travail et la loi antiterroriste.
La veille de son discours de vœux aux Français, la loi sur la fin des hydrocarbures a donc bénéficié de la même exposition médiatique, tout comme celle de finances pour 2018 et celle sur le financement de la Sécurité sociale. « A partir de demain [la recherche et l’exploitation des hydrocarbures] ne sera plus possible. La France est le premier pays développé à prendre un tel engagement », s’est félicité le chef de l’Etat après cette signature très solennelle.

        Lire aussi :
         

                Ségolène Royal, une encombrante ambassadrice des pôles pour Nicolas Hulot



En réalité, le calendrier est plus subtil que ce clap de fin annoncé par Emmanuel Macron. Une semaine plus tôt, le Journal officiel publiait en effet dans ses colonnes six arrêtés prolongeant des permis de recherche de mines d’hydrocarbures dans plusieurs départements métropolitains. Ces deux séquences, intervenues à une semaine d’intervalle, soulignent l’ambiguïté du premier texte de loi défendu par le ministre de la transition écologique et solidaire.
Echappatoires
A l’origine, Nicolas Hulot avait souhaité fermer hermétiquement les vannes des hydrocarbures, avec un texte très coercitif. Mais, soumis au lobbying pressant des entreprises pétrolières et gazières, en même temps qu’aux contraintes du très pesant code minier qui sanctuarise le « droit de suite » dans la recherche et l’exploitation de gisements, il a dû composer. Cela, a-t-il justifié, pour « donner de la sécurité juridique au projet de loi et protéger l’Etat », en évitant que les industriels ne se retournent devant le Conseil constitutionnel pour réclamer des compensations financières, au motif que leurs droits auraient été bafoués.
C’est ainsi que les concessions d’exploitation déjà accordées – au nombre de soixante-deux – pourront être prolongées, mais pas au-delà de 2040. Quant aux titres qui seront délivrés à l’avenir en vertu du droit de suite, ils ne pourront pas non plus s’étendre au-delà de cette échéance… sauf si leurs titulaires démontrent que cette limitation ne leur permet pas de couvrir leurs dépenses et d’atteindre « l’équilibre économique ».
Le texte ménage donc quelques échappatoires pour les industriels, ce qui, reconnaît lui-même le ministre, laissera la possibilité de sortir de terre « quelques gouttes » de pétrole après 2040. M. Hulot et la majorité ont toutefois tenu bon face aux sénateurs qui, détricotant maille à maille son texte, s’étaient ingéniés à multiplier les dérogations.
La portée de cette loi reste avant tout symbolique. L’extraction de pétrole du sous-sol français (800 000 tonnes en 2016) et celle de gaz (400 millions de mètres cubes) ne couvrent qu’environ 1 % de la consommation nationale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La ministre auprès du ministre de l’intérieur avait fait part jeudi de son souhait que la taxe d’habitation qui va être supprimée soit remplacée par un nouvel impôt.
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« Il n’y aura pas de nouvel impôt », Bruno Le Maire rectifie les propos de Jacqueline Gourault

La ministre auprès du ministre de l’intérieur avait fait part jeudi de son souhait que la taxe d’habitation qui va être supprimée soit remplacée par un nouvel impôt.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 11h31
   





                        


Le gouvernement doit encore accorder ses violons sur la taxe d’habitation. Invitée jeudi de l’émission « Questions d’info » LCP-franceinfo-Le Monde-AFP, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’intérieur, a affirmé qu’elle souhaitait, à titre personnel, que la taxe d’habitation, dont la suppression totale est annoncée à l’horizon 2020, soit remplacée par un nouvel « impôt plus juste », dans le cadre d’une « réforme fiscale ».
Des propos rectifiés dès le lendemain par le ministre de l’économie. « Il n’y aura pas de nouvel impôt pendant le quinquennat, je m’y engage », a déclaré Bruno Le Maire sur BFM-TV et RMC. « On ne supprime pas un impôt pour en rétablir un autre. On ne prend pas dans la poche des Français ce qu’on vient de leur donner de l’autre main », a-t-il ajouté.
Il a, en revanche, assuré que la taxe d’habitation, dont le chef de l’Etat a promis pendant la campagne présidentielle d’exonérer 80 % des ménages, avec une première tranche dès 2018, serait en fait totalement supprimée sur la durée du quinquennat. « Elle sera supprimée totalement dès que nous aurons toutes les indications sur la manière dont on peut compenser pour les collectivités locales. Le plus tôt sera le mieux, a déclaré Bruno Le Maire.
Une mesure qui devrait coûter 20 milliards d’euros
Selon le ministre, la suppression totale de la taxe d’habitation, qui devrait prolonger la suppression d’ores et déjà votée de cet impôt pour 80 % des Français d’ici à 2020, devrait coûter « près de 20 milliards d’euros », soit deux fois plus que la réforme d’ores et déjà entérinée. Les 80 % actuels « sont financés sur le budget de l’Etat, qui compense à l’euro près pour les collectivités locales la perte de recettes fiscales », a souligné le ministre, ajoutant que l’Etat trouverait pour le reste des solutions, sans créer de nouvelle taxe.
« Le président de la République avait lui-même indiqué il y a quelques mois qu’on pouvait envisager d’attribuer une part de recettes déjà existantes, par exemple une part de la CSG », au financement de cette mesure, a-t-il souligné, estimant que Mme Gourault avait été sans doute « mal comprise ».
La ministre auprès du ministre de l’intérieur avait fait machine arrière dans la soirée sur son compte Twitter : « La taxe d’habitation est définitivement abolie et ne sera pas remplacée par un autre impôt. La fiscalité locale sera entièrement repensée », avait-elle écrit. Lors de l’émission « Questions d’info », Jacqueline Gourault avait pourtant bien évoqué la piste d’un nouvel « impôt » : « Moi je pense que, pour le bloc communal, c’est une opinion strictement personnelle, il est important de laisser un impôt en lien avec le territoire, c’est-à-dire les citoyens. (…) Je n’ai pas de date à vous donner, mais ça doit s’emboîter avec la fin de la taxe d’habitation. On commence les discussions dès maintenant. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Seule une véritable sélection reposant sur les capacités propres des étudiants permettra de résoudre la crise du système éducatif, juge le philosophe Claude Obadia dans une tribune au « Monde ».
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« La réforme d’accès à l’université ne constitue qu’un cautère posé sur une jambe de bois »

Seule une véritable sélection reposant sur les capacités propres des étudiants permettra de résoudre la crise du système éducatif, juge le philosophe Claude Obadia dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    12.01.2018 à 08h15
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 11h49
    |

Claude Obadia (Agrégé de philosophie, enseignant à l'université de Cergy-Pontoise et à l'ISC Paris)







                        



                                


                            
Tribune. Le bon sens l’aura finalement emporté : à compter de la rentrée 2018, plus aucun étudiant ne sera affecté à l’université par tirage au sort. Mais les difficultés liées à l’orientation des bacheliers disparaîtront-elles pour autant avec la mise en service de la nouvelle plate-forme Parcoursup ? Qu’il nous soit permis d’en douter.
Pour le comprendre, il suffit de se demander comment nous avons pu, en France, en arriver à considérer que le tirage au sort constituait la meilleure façon de départager les postulants aux filières dites « à capacité d’accueil insuffisante ». A cette conception si fâcheuse de la justice de l’orientation, avec laquelle l’actuel gouvernement a décidé, semble-t-il, de rompre, il y a deux raisons conjointes.
Première raison, toutes les politiques scolaires mises en œuvre depuis la fin des années soixante se sont systématiquement adossées au principe selon lequel les jeunes issus des milieux les plus modestes ont, en tant que tels, le droit d’accéder aux études supérieures.
L’échec massif des étudiants à l’université
Deuxième raison, le souci afférent d’endiguer la « reproduction des élites » nous a persuadés que toute procédure de sélection maquille une politique de discrimination sociale.
Le souci afférent d’endiguer la « reproduction des élites » nous a persuadés que toute procédure de sélection maquille une politique de discrimination sociale
Comment, dans ces conditions, c’est-à-dire en présupposant que la sélection est forcément contraire à l’idéal républicain de l’émancipation, pouvions-nous nous préserver de l’aberration que constitue le tirage au sort ? Que le gouvernement ait, aujourd’hui, pris la mesure de celle-ci doit donc, sans réserve, nous réjouir.
Pourtant, il est à craindre que la suppression du tirage au sort ne résolve en rien l’épineux problème de l’échec massif des étudiants français à l’université. Cet échec, en effet, s’explique par deux causes majeures.
La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Sa nomination au sein du Conseil national du numérique a provoqué un psychodrame gouvernemental. Un tel tumulte, qu’elle en fut débarquée. « Racisme d’Etat », colonisation, voile islamique… la militante assume des positions tranchées et travaille au corps la société française.
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Rokhaya Diallo, l’antiraciste qui divise


                      Sa nomination au sein du Conseil national du numérique a provoqué un psychodrame gouvernemental. Un tel tumulte, qu’elle en fut débarquée. « Racisme d’Etat », colonisation, voile islamique… la militante assume des positions tranchées et travaille au corps la société française.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 14h48
    |

            Raphaëlle Bacqué








                              

                        

Dans la liste, seul son nom a été retoqué. Parmi les trente personnalités pressenties avant Noël pour faire partie du Conseil national du numérique (CNNum), ni la présence d’une agricultrice spécialiste de permaculture ni celle d’un médecin ou d’une écrivaine au beau milieu d’universitaires et de « start-upeurs », n’avaient paru illégitimes. Celle de Rokhaya Diallo, si. « Pourquoi prendre quelqu’un qui défend le port du voile islamique ? », a glissé un visiteur à Marie Ekeland, l’entrepreneuse choisie par le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, pour présider le CNNum. « Vous savez qu’elle est proche des indigènes de la République ? », a fait remarquer un autre. « Diallo ? Celle qui affirme qu’il existe en France un racisme d’Etat ? », s’est insurgé un troisième.
Comment Marie Ekeland aurait-elle pu ignorer que son choix de nommer cette jeune militante noire, fondatrice des Indivisibles, au sein du petit groupe chargé – bénévolement – de penser l’impact du numérique sur la société française, ferait débat ?
Cédric O, le conseiller conjoint d’Emmanuel Macron et du premier ministre, Edouard Philippe, comme Mounir Mahjoubi, avaient déjà lu la longue notice Wikipédia consacrée à Rokhaya Diallo. Tous les tumultes de l’époque y figurent, bien classés par alinéa : « antiracisme », « racialisme », « camps d’été réservés aux personnes non blanches », « communautarisme », « afroféminisme », « islam politique », « déclaration sur Ben Laden », « attentats contre Charlie Hebdo », le tout nourri par 99 notes en bas de page !
Pour une « journaliste, réalisatrice et militante associative » française de 39 ans, habituée des radios et du plateau télé de Cyril Hanouna, c’est presque un record. « Elle n’est pas “mainstream” », préfèrent dire les trentenaires du nouveau pouvoir, avec ce goût pour les anglicismes qui...




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Emmanuel Macron s’est engagé à rendre des œuvres issues des pillages coloniaux. Allons au bout de ce pari fou, propose dans une tribune au « Monde » l’historienne Bénédicte Savoy.
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Restitutions du patrimoine africain : « Il faut y aller dans la joie  »

Emmanuel Macron s’est engagé à rendre des œuvres issues des pillages coloniaux. Allons au bout de ce pari fou, propose dans une tribune au « Monde » l’historienne Bénédicte Savoy.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 14h30
   





                        



                                


                            

Tribune. On dit que la jeunesse est la saison du courage. En deux minutes et trente-trois secondes, le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron a balayé d’un revers de manche plusieurs décennies de pratiques et de discours officiels français en matière de patrimoine et de musées. Il l’a fait dans un « lieu où on ne peut pas tricher », comme il l’a déclaré : l’amphithéâtre bondé d’une université africaine, devant plusieurs centaines d’étudiantes et d’étudiants, sous l’œil du président burkinabé Roch Kaboré et l’objectif des caméras de France 24.
Il l’a fait au nom de la jeunesse, de sa jeunesse, génie tutélaire sept fois invoqué au seuil du discours : « Je suis d’une génération de Français pour qui les crimes de la colonisation européenne sont incontestables et font partie de notre histoire. » « Je veux que d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique. » Applaudissements et sifflets. Sur Twitter, l’Elysée enfonce le clou :
« Le patrimoine africain ne peut pas être prisonnier de musées européens. »
Violente polémique
C’est la révolution. Du New York Times à la Süddeutsche Zeitung, la presse occidentale enregistre avec stupéfaction cet événement tectonique. En Afrique et hors d’Afrique, ceux qui depuis longtemps militent pour la restitution des patrimoines déplacés voient l’avènement d’une ère nouvelle : « The post Ouagadougou period has begun », écrit Kwame Opoku, spécialiste de la question, sur le site d’actualité Modern Ghana.
Dans une lettre ouverte à Angela Merkel, quarante organisations de la diaspora africaine d’Allemagne enjoignent à la chancelière de réagir à « l’initiative historique du président français »
A Berlin, le discours d’Emmanuel Macron vient alimenter une violente polémique sur l’amnésie coloniale dont semblent frappés les concepteurs du futur Humboldt Forum, censé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ L’ancienne ministre de l’environnement enchaîne les sorties médiatiques. Une attitude qui semble lasser son successeur
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Ségolène Royal, une encombrante ambassadrice des pôles pour Nicolas Hulot

L’ancienne ministre de l’environnement enchaîne les sorties médiatiques. Une attitude qui semble lasser son successeur



Le Monde
 |    12.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 16h02
    |

            Simon Roger








                        



                                


                            

Dans une vidéo postée le 8 janvier sur Twitter, Ségolène Royal enchaîne les inaugurations de « territoires à énergie positive », ces initiatives locales en faveur de la transition énergétique. Le lendemain, elle s’affiche dans les bureaux parisiens du Medef, coprésidant avec le Syndicat des énergies renouvelables une réunion sur les opportunités de la filière solaire. Mi-janvier, elle se déplacera à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, pour le Sommet mondial de l’énergie, puis rejoindra Tromso, en Norvège, où sont organisées les rencontres d’Arctic Frontiers.
Mais que l’on ne s’y trompe pas : l’ex-responsable du Parti socialiste n’est plus ministre de l’environnement, c’est bien Nicolas Hulot qui a été choisi par le nouvel exécutif ! En revanche, il ne lui a pas fallu longtemps pour retrouver une certaine visibilité sur la scène politique. Lorsque le militant écologiste a été confirmé dans ses attributions ministérielles, Ségolène Royal a proposé d’être la nouvelle envoyée spéciale présidentielle pour la protection de la planète. L’Elysée l’a, plus prudemment, nommée « ambassadrice chargée des négociations internationales pour les pôles arctique et antarctique », un poste confié en 2009 à Michel Rocard, qui l’a conservé jusqu’à sa mort en 2016.
Exit les salons dorés et les parquets vernis de l’hôtel parisien de Roquelaure, boulevard Saint-Germain, l’ambassadrice reçoit aujourd’hui dans les locaux modernes du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, rue de la Convention. Le bureau de Matthias Fekl (secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur sous François Hollande), qu’elle occupe désormais, a été redécoré avec des tapisseries et des tentures à dominante orange. Nicolas Hulot, lui, voit rouge. Le ministre d’Etat, qui « ne souhaite faire aucun commentaire sur Mme Royal », précise-t-on boulevard Saint-Germain, semble lassé des sorties médiatiques de cette dernière.
« Je ne suis pas à la retraite »
En octobre 2017,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Lors de ses vœux à la presse, le président de l’Assemblée nationale a annoncé plusieurs propositions de réforme constitutionnelle.
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François de Rugy veut renforcer le pouvoir du Parlement face à l’exécutif

Lors de ses vœux à la presse, le président de l’Assemblée nationale a annoncé plusieurs propositions de réforme constitutionnelle.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 09h52
    |

            Alexandre Lemarié








                        


« Mon rôle, c’est de défendre l’Assemblée nationale et de défendre un Parlement plus autonome et plus fort. » Lors de la présentation de ses vœux à la presse, jeudi 11 janvier, à l’hôtel de Lassay, le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a avancé plusieurs propositions visant à renforcer le pouvoir du Parlement face à l’exécutif. Des réformes qu’il espère voir inscrites dans la révision constitutionnelle en gestation.
Pas question de laisser l’Elysée et le gouvernement dicter la marche à suivre au Palais-Bourbon, comme cela a pu être le cas depuis le début du quinquennat. « Il y a un affaiblissement du pouvoir du Parlement, auquel François de Rugy veut remédier. C’est sa ligne directrice », décrypte son entourage, alors que plusieurs voix dénoncent la mainmise de l’exécutif sur les députés de la majorité. « Le Parlement n’a pas trouvé sa place dans le dialogue avec le gouvernement », a ainsi regretté, lundi 8 janvier sur Public Sénat, le député MoDem des Hauts-de-Seine, Jean-Louis Bourlanges.
Se posant en avocat de l’institution qu’il préside, François de Rugy réclame du temps pour préparer les lois. Il juge nécessaire que le gouvernement transmette à l’Assemblée, tous les trois à six mois, « un programme législatif prévisionnel » pour que les députés puissent avoir « de la visibilité » et se saisir des textes en amont. Et non découvrir les projets de loi impulsés par les ministres au dernier moment. Une proposition d’apparence technique, qui fait grincer des dents à Matignon, tant elle constituerait une petite révolution dans les pratiques entre le gouvernement et le Parlement.

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                François de Rugy : vers « une centaine de députés élus à la proportionnelle »



M. de Rugy a également plaidé pour un renforcement des moyens du Parlement en matière d’évaluation et de contrôle des réformes lancées par le gouvernement, une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. « L’Assemblée nationale doit être en mesure de disposer de sa propre capacité d’expertise, en toute autonomie, pour ne pas dépendre, pour l’essentiel, des seules informations que lui transmet le gouvernement », a-t-il souligné. Pour cela, il souhaite renforcer les liens avec la Cour des comptes et que l’organisme France Stratégie, actuellement rattaché au premier ministre et comptant une centaine d’agents, « soit rattaché directement au Parlement ». En matière d’application des lois, enfin, le président de l’Assemblée plaide pour que le Parlement « reprenne la main » si le gouvernement met plus de six mois à prendre les décrets d’application d’une loi.
Limitation à trois mandats dans le temps
Le président de l’Assemblée a aussi formulé deux propositions inédites dans le cadre de la future révision de la Constitution : inscrire le principe de la neutralité du Net dans la loi fondamentale et transformer le « droit de pétition » des citoyens. A partir de 10 000 signatures, la commission compétente devrait apporter une réponse. A partir d’un million de signatures et avec le soutien d’un dixième des parlementaires, le débat pourrait être automatiquement inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée. Il a également confirmé son intention de défendre la baisse de 30 % du nombre de députés et sénateurs. En 2022, les députés seraient alors 400 (au lieu de 577), dont 100 élus à la proportionnelle.
« Je veux livrer à mon successeur, en 2022, une Assemblée nouvelle »
M. de Rugy a surtout montré ses muscles face au président LR du Sénat, Gérard Larcher, qui ne veut pas entendre parler de la limitation à trois mandats dans le temps, en affirmant qu’il défendrait cette mesure « avec beaucoup de fermeté et beaucoup de détermination ». Avant de mettre en garde le Sénat, à majorité de droite, avec lequel un accord est nécessaire pour toute révision de la Constitution. « Les Français seront impitoyables avec ceux qui bloqueraient tout changement visant à répondre à la crise démocratique », a-t-il prévenu, alors que M. Larcher doit présenter ses propres propositions le 24 janvier.
Quant à son avenir personnel à la tête de l’institution, M. de Rugy a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de rester à la présidence de l’Assemblée pendant cinq ans. « Je veux livrer à mon successeur, en 2022, une Assemblée nouvelle », a-t-il notamment déclaré. Pas question de « remettre en jeu » son siège à mi-mandat, fin 2019, comme il s’y était pourtant engagé en juin 2017, au lendemain de son arrivée au perchoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le député avait tweeté la photo d’un homme gisant au sol, le crâne défoncé, avec ce commentaire : « Bourdin compare le FN à Daech : le poids des mots et le choc des bobos ! »
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Gilbert Collard mis en examen pour avoir diffusé des photos d’une victime de l’Etat islamique

Le député avait tweeté la photo d’un homme gisant au sol, le crâne défoncé, avec ce commentaire : « Bourdin compare le FN à Daech : le poids des mots et le choc des bobos ! »



Le Monde
 |    11.01.2018 à 20h45
   





                        


Le député Front national du Gard, Gilbert Collard, a été mis en examen à Nanterre pour « diffusion d’images violentes » sur Twitter, des photos d’une victime de l’organisation djihadiste Etat islamique, a annoncé son avocat jeudi 11 janvier. Il encourt trois ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende pour ce délit, selon le parquet de Nanterre.
M. Collard a dénoncé « une manipulation politique et une instrumentalisation du parquet » car, « sur la base de huit signalements, sept sont anonymes, et quatre sont antérieurs à la publication du tweet ».

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                L’Assemblée nationale lève l’immunité parlementaire de Gilbert Collard



Le député avait tweeté la photo d’un homme gisant au sol, le crâne défoncé, avec ce commentaire : « Bourdin compare le FN à Daech : le poids des mots et le choc des bobos ! » Le bureau de l’Assemblée nationale avait levé l’immunité parlementaire de M. Collard pour que l’élu se rende aux convocations du juge.
Son avocat, Jean-Marc Descoubes, a précisé qu’il allait déposer un recours pour demander si le fondement juridique de la mise en examen est conforme à la Constitution, notamment à son principe de liberté d’expression.
Levée d’immunité parlementaire
Une enquête préliminaire avait été lancée en décembre 2015 par le parquet de Nanterre pour « diffusion d’images violentes », visant M. Collard et la présidente du FN Marine Le Pen, puis deux informations judiciaires distinctes ouvertes.
Par ces images publiées sur Twitter, ils entendaient protester contre le « parallèle ignoble » EI-FN dressé, selon eux, par le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur BFM-TV et RMC.

        Lire aussi :
         

                Marine Le Pen visée par la justice après avoir diffusé des photos de propagande djihadiste



Marine Le Pen avait posté trois photos avec le texte « Daech ; c’est ça ! » : un homme vêtu d’une combinaison orange sous les chenilles d’un char, un homme vêtu de la même manière enflammé dans une cage, et le corps d’un homme décapité avec la tête posée sur le dos. Elle avait ensuite retiré une des photos, celle de James Foley, qui avait « profondément choqué » la famille de l’otage américain, exécuté par l’EI. Son immunité parlementaire avait également été levée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, évoque « un durcissement très net » et des mesures visant « à reconduire les migrants en situation irrégulière ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                

Immigration : les associations concernées dénoncent un projet de loi « déséquilibré »

Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, évoque « un durcissement très net » et des mesures visant « à reconduire les migrants en situation irrégulière ».



Le Monde
 |    11.01.2018 à 20h17
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 23h10
   





                        


Les associations reçues jeudi 11 janvier par le premier ministre, Edouard Philippe, pour la présentation du projet de loi asile et immigration ont fait part de leur « déception » quant à un texte « qui paraît déséquilibré », a déclaré à l’issue de la réunion Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité.
Ce projet présente « un durcissement très net », avec « une insistance » sur les mesures visant « à reconduire les migrants en situation irrégulière », a dit M. Gallois à la presse, ajoutant, au nom de la trentaine d’associations reçues, souhaiter « que la concertation se continue ».

        Lire aussi :
         

                Que contient le projet de loi asile-immigration ?



« Il y a eu un échange, une expression mais aucune volonté d’infléchir » le texte ni « de tenir compte des propositions de la société civile », a déploré Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France. Pour Patrick Doutreligne, président de l’Union nationale d’associations sanitaires et sociales (Uniopss), « on a été écoutés, mais on a l’impression que lâcher quelque chose de la part du gouvernement semble impensable ».
Evoquant le sort des migrants « ni expulsables ni régularisables » et qui restent pendant des années dans les limbes administratifs, M. Doutreligne a appelé « soit à changer la loi, soit à faire preuve d’un peu de pragmatisme pour les insérer ».
« La bataille continue »
Les « discussions techniques vont se poursuivre avec les associations et les ministères concernés », assure Matignon, laissant entendre que le rapport sur l’intégration des réfugiés que doit prochainement remettre le député Aurélien Taché pourrait inspirer des inflexions au texte. « On fera converger la discussion parlementaire avec les propositions de ce rapport de manière à enrichir le texte de ce volet. »
« Le gouvernement est totalement déterminé à faire aboutir ce texte et il n’est pas certain qu’il y aura de profondes modifications », a estimé Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile, selon qui « la question de l’éloignement n’est pas taboue mais elle ne doit pas venir en premier ».
Aussi les associations reportent-elles leurs espoirs sur le Parlement. « Il y aura bientôt la discussion parlementaire et la bataille continue », dit ainsi M. Henry. Très remontées contre la politique migratoire du gouvernement, des associations avaient saisi le Conseil d’Etat pour obtenir la suspension d’une circulaire contestée organisant le recensement des migrants dans l’hébergement d’urgence.



                            


                        

                        


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Le président de l’Assemblée veut inscrire la neutralité du Net dans la Constitution

« Il n’y a aucun besoin de modification législative ou constitutionnelle », a réagi la Fédération française des télécoms.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 19h41
    |

            Martin Untersinger








                        


La neutralité du Net inscrite dans la Constitution ? Cette idée semblait loin des débats en cours autour de la révision du texte fondamental, théoriquement prévue pour la fin de juillet. Pourtant, lors de ses vœux à la presse, jeudi 11 janvier, le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, l’y a introduite en annonçant vouloir « reconnaître le numérique comme un droit fondamental en promouvant un accès libre, égal et universel aux réseaux numériques ». Bref, à « constitutionnaliser la neutralité du Net » qu’il voit comme « un principe d’égalité et de liberté. »
Ce principe de neutralité veut que les données sur Internet soient acheminées sans discrimination par les fournisseurs d’accès à Internet (FAI), qui ne peuvent ralentir la connexion à un site en particulier. Le faire entrer dans la Constitution « donnerait une force particulière à ce principe dont on voit qu’il peut être attaqué dans de grandes démocraties, comme les Etats-Unis », a expliqué le président de l’Assemblée devant quelques journalistes après sa conférence de presse, en référence à la décision des autorités américaines de revenir sur les règles garantissant ce principe.

        Lire nos explications :
         

          Pourquoi la fin de la neutralité du Net aux Etats-Unis fait peur



Le 3 juillet, lors de son discours au Congrès, Emmanuel Macron avait demandé aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de formuler des propositions en vue de la réforme constitutionnelle. C’est pourquoi François de Rugy a repris la proposition initialement énoncée par les députées Paula Forteza (REM, Français de l’étranger) et Cécile Untermaier (Nouvelle Gauche, Saône-et-Loire) dans le cadre de travaux de réforme de l’Assemblée. François de Rugy a également voulu couper l’herbe sous le pied de certains fournisseurs d’accès qui avaient, après la décision américaine de mettre fin aux règles de neutralité, manifesté la volonté de suivre un chemin similaire en France.
La situation dans l’Hexagone est, de fait, très différente des Etats-Unis. La neutralité du Net y est déjà garantie par le biais de textes européens qui ont une valeur juridique supérieure aux lois nationales. Par ailleurs, le Conseil constitutionnel avait estimé, en 2009 dans un arrêt portant sur la loi Hadopi, que la liberté d’expression impliquait désormais la liberté d’accéder à Internet.

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                En Europe, la neutralité du Net est garantie par la loi mais risque d’être écornée



« Aucun besoin de modification »
« Il n’y a aucun besoin de modification législative ou constitutionnelle. Il faut laisser le temps au cadre actuel de se mettre en œuvre. A ce stade, aucun problème réel n’a d’ailleurs été soulevé par les autorités européennes », a réagi auprès du Monde la Fédération française des télécoms.
« L’idée est assez bonne, parce que la neutralité du Net relève des libertés fondamentales », explique de son côté Benjamin Bayart, président de la Fédération des fournisseurs d’accès à Internet associatif, et défenseur historique de la neutralité du Net en France. « Mais l’articulation en droit est complexe : la Constitution organise le fonctionnement et l’équilibre des pouvoirs, elle vise l’Etat et pas tellement les règles de business. Une formulation trop vague n’aura qu’une portée symbolique ». Même son de cloche du côté de la Quadrature du Net, association de défense des libertés en ligne. Sollicitée, elle estime « l’intention louable » tout en expliquant que « seule une définition précise et complète de la neutralité du Net, qui en anticipe tous les contournements, serait efficace ».
Une loi modifiant la Constitution doit être adoptée par référendum ou par les trois cinquièmes du Congrès. Cette dernière option est actuellement privilégiée par l’Elysée, qui va cependant avoir besoin de rassembler au-delà de ses rangs, particulièrement au Sénat, pour attendre le seuil de voix nécessaire.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Une série de cinq reportages était programmée sur la chaîne. Mais la diffusion s’est arrêtée après le deuxième volet consacré aux finances de la région.
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France 3 Auvergne-Rhône-Alpes fait volte-face sur les sujets sur le bilan de Wauquiez

Une série de cinq reportages était programmée sur la chaîne. Mais la diffusion s’est arrêtée après le deuxième volet consacré aux finances de la région.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 06h43
   





                        



   


Valse hésitation à France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. La direction de la chaîne avait initialement suspendu la diffusion d’une série de sujets sur le bilan de Laurent Wauquiez, président (Les Républicains) de la région. Mais, face à la réaction de membres de la rédaction, la chaîne a annoncé qu’elle faisait machine arrière, écrit le site Arrêt sur Images.
Cette série de reportages en cinq volets est programmée cette semaine dans les journaux de 12 heures et de 19 heures sur les antennes de Lyon, Clermont-Ferrand et Grenoble. Les deux premiers ont été diffusés lundi 8 et mardi 9 janvier, mais la diffusion s’était arrêtée mercredi.
Des membres de la chaîne, interrogés par l’Agence France-Presse (AFP), ont dit qu’une intervention de Laurent Wauquiez était à l’origine de cet arrêt, ce qu’a démenti l’entourage du président de la région et du parti Les Républicains. La direction de France 3, quant à elle, avait justifié sa décision par le caractère « déséquilibré » des sujets, qui avait suscité « beaucoup de réactions ».

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                Laurent Wauquiez tire LR vers une ligne eurocritique



C’est la diffusion, mardi, du deuxième volet — consacré aux finances de la région et qui n’a pas été visionné par le rédacteur en chef en titre avant sa diffusion — qui a mis le feu aux poudres. « On ne s’empêche pas de faire de l’investigation, mais, dans la forme et sur le fond, on essaie d’être équilibré et plutôt mesuré. Et là, ce n’était pas le cas. On n’était pas dans les clous sur le plan du traitement politique et par rapport à notre tonalité de service public », explique André Faucon, directeur régional de la chaîne.
Droit de réponse
La région, elle, a déclaré avoir été contactée par France 3, mercredi, et avoir alors réclamé un droit de réponse sur le sujet de mardi, « unilatéralement à charge », mais n’être « absolument pour rien » dans la décision initiale de suspendre la diffusion.
« On a perdu toute crédibilité, la plupart des journalistes sont outrés », déplore un membre de la chaîne. « Beaucoup de gens nous ont demandé pourquoi la série n’était plus diffusée, il n’y a pas eu un mot d’explication à l’antenne. Depuis deux ans, on est amené à faire des reportages sur les annonces de Laurent Wauquiez et la question de l’équilibre ne s’est jamais posée dans l’autre sens. »
« Cette série était prévue depuis très longtemps ; elle n’a pas été faite en catimini », souligne Myriam Figureau, déléguée du Syndicat national des journalistes (SNJ), qui dénonce « un choix éditorial fait à la demande d’un responsable politique ». « Le sentiment général, c’est l’atterrement », renchérit Daniel Pajonk, délégué du SNJ-CGT.
Le droit de réponse obtenu par Laurent Wauquiez devrait être d’une durée équivalente – trois minutes – et diffusé samedi dans les mêmes conditions que le sujet mis en cause : dans les journaux de 12 heures et de 19 heures. Du jamais-vu, selon les syndicats.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’ancien avocat charentais, membre du Parti socialiste jusqu’en 2006, fut aussi député et président du conseil départemental de Charente-Maritime. Il est décédé le 10 janvier à l’âge de 78 ans.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Mort de l’ancien ministre de l’intérieur Philippe Marchand

L’ancien avocat charentais, membre du Parti socialiste jusqu’en 2006, fut aussi député et président du conseil départemental de Charente-Maritime. Il est décédé le 10 janvier à l’âge de 78 ans.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 14h27
    |

                            Frédéric Zabalza (La Rochelle, correspondant)








                        



   


« J’ai un cancer, mais à part ça tout va bien. » Philippe Marchand, qui est mort le 10 janvier à l’âge de 78 ans, à Saintes (Charente-Maritime) aura gardé jusqu’au bout son sens de l’humour. De même que sa barbe impeccablement taillée, une élégance naturelle et sa fidélité à un territoire, la Haute-Saintonge, où ce grand amateur de pêche et fumeur de pipe aimait taquiner la truite.
C’est là aussi que cet ancien avocat, né le 1er septembre 1939, à Angoulême (Charente), a débuté sa carrière politique, entretenant des rapports parfois tendus avec sa famille, le Parti socialiste, qu’il avait rejoint tardivement, à près de 35 ans. Il avait pris ses distances avec le PS depuis les législatives de 2012, quand il avait soutenu la candidature du dissident Olivier Falorni contre celle de Ségolène Royal. Déjà, en 2006, il s’était mis en congé du parti à la suite des propos de Georges Frêche (1938-2010), ancien maire PS de Montpellier, sur les harkis.
L’homme n’était pas réputé pour ses coups de gueule, sinon pour ses compétences de juriste et sa capacité à arrondir les angles. Ainsi, il présida pendant dix ans la commission nationale des conflits au sein du PS, une lourde tâche. Dominique Bussereau, actuel président (LR) du conseil départemental de la Charente-Maritime, l’avait aussi nommé en 2016 parmi un collège de « sages » chargé d’élaborer la consultation sur un droit de passage à l’entrée de l’île d’Oléron, projet finalement avorté.
Mettre de côté les divergences
Très engagé à gauche, il incarnait ces élus de tout bord du « parti de la Charente-Maritime », qui savaient mettre de côté leurs divergences pour défendre les intérêts de leur territoire. « Mitterrandiste intégral », Philippe Marchand était souvent embarqué par l’ancien chef de l’Etat, un autre Charentais, lors de ses visites surprises en Charente-Maritime auxquelles participaient quelques proches, Robert Badinter, le Rochelais Michel Crépeau ou le Saintais Michel Baron, le temps d’une balade autour de l’île d’Aix ou d’un repas à Soubise.
En juillet 1990, le premier ministre Michel Rocard le nomme ministre délégué aux collectivités locales. En 1991, Mitterrand fait appel à ce serviteur de l’Etat pour prendre la place de Pierre Joxe au ministère de l’intérieur, parti à la défense en pleine guerre du Golfe après le départ de Jean-Pierre Chevènement. Il fut l’un des artisans de la mise en place du plan Vigipirate.
Elu député à quatre reprises, il fut aussi vice-président de l’Assemblée nationale en 1985. Conseiller d’Etat, juge à la Haute Cour de justice, membre de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), il abandonna progressivement tous ses mandats en 2006. Il sortit de sa retraite pour superviser le scrutin de la primaire socialiste en 2011, avant de retourner s’occuper de ses roses à Angoulins, près de La Rochelle, dans l’ancienne maison du radical Michel Crépeau (1930-1999), un ami proche qu’il avait d’abord côtoyé dans les prétoires, puis suivi au Palais-Bourbon, à Paris.
Emmanuel Macron a salué sur Twitter un « humaniste enraciné dans sa terre de Charente-Maritime, fidèle parmi les fidèles de François Mitterrand, grand serviteur de la République comme élu local, comme parlementaire et comme ministre en des temps difficiles ».
L’actuel ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a rendu hommage à Philippe Marchand, « un homme politique visionnaire, doté d’un grand sens de l’engagement au service de l’Etat », en rappelant qu’il fut l’un des pères de la loi créant les intercommunalités en 1992.
Philippe Marchand en dates
1er septembre 1939 Naissance à Angoulême
1982-1985 Président du conseil départemental de Charente-Maritime
1991-1992 Ministre de l’intérieur
10 janvier 2018 Mort à Saintes (Charente-Maritime)



                            


                        

                        

