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Harcèlement : Charles Dutoit dans la tourmente

Visé par des révélations d’agressions, le chef d’orchestre suisse, qui nie les faits, voit ses concerts annulés.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 16h55
    |

                            Marie-Aude Roux








                        



                                


                            

Le dernier des bastions symphoniques tenus par le grand chef d’orchestre suisse Charles Dutoit, accusé d’agression sexuelle, est tombé le 10 janvier : le Royal Philharmonic Orchestra de Londres a annoncé le départ immédiat de celui qui était son directeur musical depuis 2009. La fin du mandat du Suisse, 81 ans, qui appartient au gotha mondial de la direction d’orchestre, était prévue pour octobre 2019. Mais « une réunion d’urgence avec le conseil d’administration » et « un dialogue plus approfondi » ont convaincu les deux parties de mettre « conjointement » fin à leur collaboration, la position du chef d’orchestre devenant « intenable » en raison du « traitement médiatique de l’affaire ».

Depuis que celle-ci a éclaté, le 21 décembre 2017, celui qui fut directeur musical de l’Orchestre national de France de 1991 à 2001 ­récuse les accusations dont il est l’objet. Ce 21 décembre, l’agence Associated Press révélait que trois chanteuses d’opéra (dont la mezzo-soprano Paula Rasmussen et la soprano Sylvia McNair) ainsi qu’une musicienne soutenaient que Charles Dutoit les avait agressées sexuellement ­entre 1985 et 2010, dans cinq villes américaines (Chicago, Los ­Angeles, Minneapolis, Philadelphie et Saratoga Springs).
Puis ce fut au tour de la soprano française Anne-Sophie Schmidt, via sa page Facebook. Les faits dateraient de mars 1995, alors qu’elle tenait le rôle-titre de Pelléas et ­Mélisande, de Debussy, monté au Théâtre des Champs-Elysées, à ­Paris, avec Charles Dutoit et ­l’Orchestre national de France. Suivirent l’épouse du chef d’orchestre italien Fabio Luisi, la photographe et violoniste Barbara Luisi, alors que la jeune femme faisait partie de l’Orchestre symphonique de Bamberg.
Une avalanche d’annulations
Le 23 décembre, Charles Dutoit adressait à la presse, via l’adresse administrative de son bureau (au nom de sa femme, Chantal Juillet), une missive dans laquelle il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Près de quarante ans après les faits, les magistrats ont prononcé un non-lieu en faveur d’Hassan Diab, qui a passé plus de trois ans en détention provisoire. Le parquet annonce qu’il fera appel.
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Attentat de la rue Copernic : les juges d’instruction ordonnent la remise en liberté de l’unique suspect

Près de quarante ans après les faits, les magistrats ont prononcé un non-lieu en faveur d’Hassan Diab, qui a passé plus de trois ans en détention provisoire. Le parquet annonce qu’il fera appel.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 17h43
   





                        



   


Près de quarante ans après l’attentat à la bombe de la rue Copernic à Paris, le 3 octobre 1980, qui fit quatre morts devant une synagogue, les juges d’instruction ont rendu un non-lieu, vendredi 12 janvier, en faveur de l’unique suspect, Hassan Diab.
Dans la foulée, le parquet, qui avait requis le renvoi de ce dernier devant les assises, a annoncé qu’il faisait appel de l’ordonnance des juges. Des parties civiles ont déclaré qu’elles allaient faire de même. « Vu les nombreuses divergences qui existent dans ce dossier, ce sera une bonne chose que la cour d’appel tranche », a relevé l’un de leurs avocats, Eric Morain.
Les magistrats ont estimé que les charges pouvant être retenues contre Hassan Diab, un Libano-Canadien de 64 ans, « ne sont pas suffisamment probantes » et « se heurtent à trop d’éléments à décharge », selon une source proche du dossier. Par conséquent, les juges ont ordonné la « mise en liberté immédiate » de l’ancien professeur de sociologie à l’université d’Ottawa, qui a passé plus de trois ans en détention provisoire depuis son extradition du Canada, en novembre 2014. Conformément à la décision des juges, Hassan Diab est sorti de prison vendredi.

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          37 ans après l’attentat, les juges ont terminé leurs investigations



« Cette décision dans une affaire de terrorisme d’une extrême gravité est exceptionnelle. Elle consacre la rigueur et l’indépendance des juges d’instruction face à toutes les pressions », ont souligné ses avocats, William Bourdon, Apolline Cagnat et Amélie Lefebvre.
« Absence d’empreintes digitales »
Dans leur ordonnance signée vendredi, les magistrats mettent en lumière « un certain nombre d’éléments […] qui permettent d’estimer qu’Hassan Diab se trouvait vraisemblablement au Liban pendant cette période » et ne pouvait donc ni avoir confectionné ni posé l’engin explosif, caché sur une moto.
La découverte d’un passeport à son nom avec des tampons d’entrée et de sortie d’Espagne, d’où serait parti le commando, était l’un des principaux éléments à charge à son encontre. Mais depuis, un certain nombre de faits, notamment le témoignage de son ex-épouse, ont montré le contraire.
Hassan Diab a d’ailleurs toujours assuré qu’il était à Beyrouth pour passer ses examens à la faculté au moment des faits. « Les documents de l’université libanaise » et « les témoignages de plusieurs étudiants » ont corroboré sa version, soulignent les juges.
Autre élément à décharge pour les magistrats, « l’absence d’empreintes digitales » d’Hassan Diab parmi toutes celles retrouvées sur différentes pièces qui ont pu être manipulées par le ou les auteurs de l’attentat.
Bataille judiciaire
Depuis plusieurs mois, le cas d’Hassan Diab est au cœur d’une bataille judiciaire entre le parquet et les juges. Ces derniers ont demandé à plusieurs reprises sa remise en liberté, avec assignation à résidence et port d’un bracelet électronique. Mais à chaque fois, le ministère public a fait appel, et la cour d’appel a décidé de prolonger sa détention.
Le 29 novembre, le parquet de Paris avait requis son renvoi devant la cour d’assises spéciale de Paris, seule habilitée à juger les crimes terroristes. Il s’appuyait notamment sur des notes du renseignement, des expertises graphologiques et la ressemblance d’Hassan Diab avec des portraits-robots réalisés à l’époque, estimant que les « éléments à charge et à décharge » devaient être débattus lors d’un procès.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les créations d’entreprises ont bondi en 2017, selon l’Insee.
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Discussion lancée le 12 janvier 2018

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L’amendement « scélérat » qui irrite les agents immobiliers

La Fnaim a découvert après coup une disposition votée dans la loi de finances pour 2018 qui plafonne les honoraires des intermédiaires pour certaines transactions.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 15h42
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


Les agents immobiliers sont furieux. « Mais de quel droit l’Etat s’interpose-t-il dans la relation entre nous et nos clients acquéreurs en voulant plafonner nos honoraires ? », s’est insurgé Jean-Marc Torrollion, nouveau président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), mercredi 10 janvier, lors d’une conférence de presse. « L’Etat n’a pas vocation à réglementer tout l’immobilier », a-t-il insisté.
L’objet de ce courroux est l’article 68 de la loi de finances pour 2018, adoptée fin décembre 2017, qui renvoie à un décret à venir plafonnant « le montant des frais et commissions directs et indirects lors d’une acquisition d’un logement ouvrant droit à réduction d’impôt ». L’article vise le dispositif Pinel consenti aux particuliers achetant un logement pour le louer, qui permet de bénéficier d’une réduction d’impôt de 6 % à 18 %.

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                Définitivement voté, le budget 2018 traduit une maîtrise de la dépense moins stricte que prévu



« Une entorse au contrat de confiance passé avec le gouvernement  »
L’agacement de M. Torrollion est amplifié par la découverte, bien après le vote, de cette disposition, glissée subrepticement dans la loi sous la forme d’un amendement, sans concertation : « Cette disposition scélérate a été prise sans aucun échange avec les professionnels visés, agents immobiliers, conseils en gestion de patrimoine, et témoigne du plus souverain mépris pour le Conseil national de la transaction et de la gestion immobilières dont la consultation est pourtant obligatoire », assène un communiqué de la Fnaim du 8 janvier, qui considère l’incident comme « une entorse au contrat de confiance passé avec le gouvernement ».
Ledit amendement « scélérat » a été porté par le sénateur (LR) d’Eure-et-Loir, Albéric de Montgolfier, rapporteur du groupe de travail sénatorial sur la fiscalité du logement. Le dispositif Pinel, introduit par la loi de finances 2015, est utile, juge son rapport, et a permis à 66 000 investisseurs, en 2016, et 75 000 en 2017, d’acheter un logement destiné à la location, mais il pèse de plus en plus sur le budget de l’Etat. L’ensemble des dispositifs d’incitation fiscale va coûter 2 milliards d’euros en 2018, et la dépense fiscale pour le seul « Pinel » est estimée à 6,4 milliards d’euros entre 2019 et 2035.
« Il est légitime que l’Etat, qui dépense de l’argent pour, d’une certaine manière, subventionner ces opérations, intervienne pour que les avantages fiscaux ne soient pas captés par les intermédiaires, qui s’octroient des marges entre 5% et 15% du prix du bien », précise Albéric de Montgolfier. Les sénateurs avaient déjà procédé de même, sous sa houlette, à propos d’autres avantages fiscaux, comme l’investissement dans les PME ou les contrats retraite « Madelin » : « Nous avions constaté avec satisfaction que les frais de commercialisation ont par la suite baissé de 30 % », se félicite-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Trente à quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés pour ce qui s’annonce comme l’une des opérations les plus délicates de son histoire en métropole.
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Notre-Dame-des-Landes : la gendarmerie se prépare à une opération d’ampleur

Trente à quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés pour ce qui s’annonce comme l’une des opérations les plus délicates de son histoire en métropole.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 16h16
    |

            Julia Pascual








                        



   


A la veille d’une décision du gouvernement sur l’avenir du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes – et de la possible évacuation de la zone –, la gendarmerie nationale se prépare à l’une des opérations de maintien de l’ordre les plus délicates de son histoire sur le sol métropolitain.
Les difficultés qu’anticipent les militaires relèvent de plusieurs facteurs. D’ordre tactique, elles tiennent notamment à la configuration de la ZAD (« zone à défendre »). Ses occupants sont disséminés sur un espace rural étendu et accidenté, fait de champs, de bosquets, de bois et de sentiers boueux, et en partie aménagé. Les forces de l’ordre ne peuvent donc pas jouer sur un effet de surprise et sont contraintes à une progression lente – accentuée par la lourdeur de leurs équipements – et, par conséquent, plus exposée.
« Les opérations de maintien de l’ordre en milieu rural sont complexes parce que, à la différence d’un environnement urbain très encagé, l’adversaire est mobile, dispersé et il peut avoir préparé le terrain », ajoute le général à la retraite Bertrand Cavallier, ancien commandant du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne). L’évacuation de la zone devrait se faire par une progression à pied, mais la gendarmerie n’exclut pas de mobiliser ses véhicules blindés – d’ordinaire employés pour des opérations de maintien de l’ordre outre-mer –, et de solliciter des moyens du génie de l’armée de terre pour détruire des obstacles tels que des barricades, déloger des opposants de leurs cabanes perchées ou rétablir la viabilité de certains axes.

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Des opposants hétérogènes et déterminés
L’hétérogénéité des opposants à l’évacuation de la ZAD, mêlant écologistes, black blocs, familles, riverains ou encore agriculteurs, est une complexité supplémentaire. Actuellement, entre 200 et 300 personnes seraient présentes sur place mais, selon la décision prise par le gouvernement, des centaines voire des milliers d’opposants peuvent vouloir les rejoindre. A l’automne 2012, après l’échec de l’opération « César » – une tentative d’expulsion massive de plusieurs semaines –, des milliers de personnes s’étaient réunies sur place (40 000, selon les organisateurs) pour une manifestation de « reconquête ».
La détermination de certains à résister, y compris de façon violente, à leur délogement, est aussi un élément pris en compte par les gendarmes. « L’affrontement sera, à mon sens, inévitable », avance Frédéric Le Louette, président de l’association professionnelle GendXXI. Il se déroulera dans un contexte de « pression médiatique accrue », poursuit-il : « La gendarmerie devra être irréprochable, tout en subissant des gens qui n’ont rien à perdre. » La confrontation sur le terrain sera doublée d’une guerre des images. « La communication est un aspect très important », concède le haut gradé de la gendarmerie.
La mort de Rémi Fraisse, tué par l’explosion d’une grenade offensive sur la ZAD de Sivens (Tarn) en 2014, est présente dans les esprits. Si l’usage des grenades offensives a depuis été interdit, les militaires disposent d’un panel d’armes de force dite « intermédiaire », à l’image des grenades de désencerclement ou lacrymogènes ainsi que des lanceurs de balle de défense. « Il y aura des blessés des deux côtés, voire des morts », prévient un dirigeant de la gendarmerie. « C’est une opération compliquée, mais on n’est pas à la veille de la bataille de Verdun », tient toutefois à tempérer un autre haut gradé.

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                Ultime face-à-face entre Notre-Dame-des-Landes et Nantes-Atlantique



Trente à quarante escadrons mobilisés
D’après plusieurs sources, entre trente et quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés en cas d’évacuation de la ZAD, soit environ 2 500 militaires, pendant deux à trois semaines au moins. L’hypothèse d’une évacuation de la ZAD pour construire l’aéroport requerrait en outre des effectifs dans le temps, puisqu’une partie d’entre eux devrait continuer d’occuper le terrain pour s’assurer qu’il n’est pas réinvesti et que les travaux puissent être conduits.
Pendant l’évacuation, il faudra enfin mobiliser des unités de forces mobiles, gendarmes ou compagnies républicaines de sécurité (CRS), sur les axes routiers conduisant à la ZAD, mais aussi à Nantes et à Rennes, où des manifestations pourraient avoir lieu, ainsi qu’à d’autres endroits où sont envisagées des manifestations et des actions pouvant viser, par exemple, des équipements de Vinci, l’entreprise concessionnaire de l’aéroport.
Si le projet d’aéroport est abandonné, deux scénarios sont envisagés : le gouvernement peut décider d’évacuer la ZAD, ou envisager de permettre à certains occupants de rester sur place. Cette dernière possibilité aurait l’avantage de désamorcer toute une partie de l’opposition, notamment celle des agriculteurs, qui ont déjà manifesté avec 150 tracteurs en 2016 pour protéger notamment les exploitations agricoles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Pour certains, l’automobile est considérée comme le dernier bastion des libertés individuelles. Limitation de vitesse, radars, renforcement des sanctions… Ils trouvent que l’Etat dépasse les bornes.
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La voiture, un sujet épidermique pour les Français


                      Pour certains, l’automobile est considérée comme le dernier bastion des libertés individuelles. Limitation de vitesse, radars, renforcement des sanctions… Ils trouvent que l’Etat dépasse les bornes.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 14h58
    |

            Jean-Michel Normand








                              

                        

Le macronisme a brouillé le clivage droite-gauche, mais il n’a rien pu faire pour désamorcer la controverse née de l’annonce du passage à 80 kilomètres par heure (km/h) de la vitesse maximale sur les routes à double sens. Ces dix petits kilomètres par heure « perdus » qui alimentent tant de discussions lors des réunions familiales, depuis que le premier ministre, Edouard Philippe, a présenté, le 9 janvier, une série de mesures sur la sécurité routière, ravivent une querelle fort ancienne et très française. D’un côté, les pouvoirs publics, tenants d’une sécurité routière essentiellement punitive. De l’autre, les associations d’automobilistes qui dénoncent un « discours de culpabilisation moralisatrice » et la mise à mal d’une liberté individuelle – le droit de rouler trop vite, ricanent les mauvaises langues.
Les deux camps s’affrontent à grand renfort de pétitions et se jettent au visage les sempiternelles études-scientifiques-qui-révèlent-que… « C’est épidermique, chez nos adhérents ! », constate Daniel Quéro, le président de 40 Millions d’automobilistes, l’une des organisations les plus en pointe contre la remise en question du principe des 90 km/h. Le terme est parfaitement choisi. En France, pour tout ce qui touche à la voiture en général et à la sécurité routière en particulier, on a les nerfs à fleur de peau.
Un attachement paradoxal aux sacro-saints 90 km/h
Selon un sondage Harris-Interactive publié le 9 janvier et réalisé pour RMC et Atlantico, 59 % des personnes interrogées se montrent critiques à l’égard du passage à 80 km/h. On notera que les femmes, dont toutes les études soulignent le comportement plus apaisé au volant, y sont à peine moins hostiles que les hommes (57 % contre 62 %). Cet attachement manifeste aux sacro-saints 90 km/h, même s’il peut apparaître paradoxal – depuis une quinzaine d’années, la vitesse moyenne s’est stabilisée à la baisse sur la plupart des routes : en 2015, elle atteignait 82 km/h sur...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Près de 80 % des couples français reconnaissent s’être déjà disputés en voiture. Les motifs ? La conduite, l’itinéraire à prendre, la vitesse, les bouchons et le choix de la musique.
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Scènes de ménage au volant


                      Près de 80 % des couples français reconnaissent s’être déjà disputés en voiture. Les motifs ? La conduite, l’itinéraire à prendre, la vitesse, les bouchons et le choix de la musique.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 14h07
    |

            Marlène Duretz








                              

                        

Les histoires d’amour commencent parfois sur le cuir des sièges avant d’une voiture ou sur le velours de la banquette arrière, mais elles peuvent aussi finir dans un claquement de portière. « A nos débuts, on passait des heures dans sa Renault 5 vert pomme à refaire le monde, et pas que, se remémore Stéphanie, la cinquantaine espiègle, mariée depuis trente ans. On en a fait du chemin depuis… »
La paix des ménages ne passe pas toujours le péage. Près de 80 % des couples français, interrogés par le comparateur d’offres de location de voitures Happycar en juillet 2017, reconnaissent s’être déjà disputés en voiture. Derrière les ­Espagnols, les Français appartiennent même au quarté gagnant des nationalités qui se prennent le plus la tête en bagnole, devant les Italiens et les Allemands. La palme des motifs de dispute reviendrait au style de conduite, talonné par les désaccords sur l’itinéraire à prendre, la vitesse, les bouchons et le choix de la musique/fréquence radio.
« Le couple en voiture n’est que le pâle prolongement de ce qu’il est en dehors. Et de cet espace confiné naissent des interactions d’autant plus intenses. » Yvon ­Dallaire, psychologue
Communément, ils en conviennent, les couples s’écharpent, se brouillent, s’insultent et se balancent à la figure tickets de péage et chargeurs de téléphone. La faute aux discordances préexistantes qui s’y trouvent exacerbées ? A la présence de ce volant qui permet à l’un de prendre le contrôle, d’être seul(e) maître(sse) à bord et d’en imposer à l’autre ? « Dans cette lutte de pouvoir, le couple en voiture n’est que le pâle prolongement de ce qu’il est endehors. Et de cet espace confiné naissent des interactions d’autant plus intenses, considère le psychologue Yvon ­Dallaire, auteur de Conflits et disputes dans le couple. Comment les gérer ? (Québec-Livres, 2017). Il n’est pas simple d’accepter que l’autre soit autre, qu’il ne soit pas ce que je voudrais qu’il...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’apparition de l’acteur à la cérémonie des Golden Globes, dimanche, arborant un pin’s soutenant l’organisation Time’s Up, semble avoir déclenché cette salve d’accusations.
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L’acteur américain James Franco accusé de comportement inapproprié par cinq femmes

L’apparition de l’acteur à la cérémonie des Golden Globes, dimanche, arborant un pin’s soutenant l’organisation Time’s Up, semble avoir déclenché cette salve d’accusations.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 14h56
   





                        


L’acteur américain James Franco était sous le coup de nouvelles accusations jeudi 11 janvier, cinq femmes dénonçant des comportements inappropriés et du harcèlement sexuel dans les pages du Los Angeles Times. L’acteur de 39 ans et son avocat ont démenti toutes les accusations.
Parmi les accusatrices, quatre anciennes élèves de l’école de cinéma Studio 4 montée par James Franco affirment avoir été mal à l’aise face à son comportement, notamment lors de scènes de nu. La cinquième, Violet Paley, âgée aujourd’hui de 23 ans, dénonce s’être sentie forcée de faire une fellation à l’acteur.
« Je l’ai pris comme une gifle en plein visage »
C’est l’apparition de James Franco à la cérémonie des Golden Globes, dimanche, arborant un pin’s soutenant l’organisation Time’s Up de défense de victimes d’agressions sexuelles au travail, qui semble avoir déclenché cette salve d’accusations. Il y a reçu le prix du meilleur acteur dans une comédie pour The Disaster Artist et est pressenti pour les Oscars.
« Je l’ai pris comme une gifle en plein visage », a déclaré au LA Times Sarah Tither-Kaplan, une ancienne élève de Studio 4. Elle avait réagi sur Twitter dès dimanche soir. Dans le quotidien américain, elle relate notamment comment James Franco aurait retiré les films plastiques protegeant les parties intimes des actrices pendant une scène de simulation de sexe oral.
Deux autres anciennes élèves, Hilary Dusome et Natalie Chmiel, expliquent comment James Franco leur aurait demandé, ainsi qu’à d’autres actrices, d’enlever leurs hauts pendant un tournage dans un club de strip-tease. Devant leur refus, il aurait quitté les lieux furieux.
Une autre ancienne élève, Katie Ryan, a déclaré au LA Times que James Franco « faisait toujours ressentir à tout le monde qu’il pouvait y avoir des rôles en jeu si on était prêtes à jouer des actes sexuels ou à enlever notre haut ».
Violet Paley revient sur des accusations déjà faites sur Twitter dimanche : la jeune aspirante réalisatrice se trouvait dans une voiture lorsqu’il l’aurait poussée à pratiquer une fellation.
« Je suis devenue très stressée et j’ai dit “Est-ce qu’on peut le faire plus tard ?” Il poussait en quelque sorte ma tête vers le bas et je ne voulais juste pas qu’il me déteste alors je l’ai fait. »
Selon la jeune femme, après l’explosion de l’affaire Weinstein James Franco aurait reconnu avoir mal agi en s’engageant dans une relation sexuelle « avec quelqu’un qui était en pleine désintoxication », mais il aurait également souligné n’avoir rien fait d’illégal.
« Les choses que j’ai vues sur Twitter ne sont pas exactes »
Invité sur les plateaux depuis le début de la semaine après sa victoire aux Golden Globes et en pleine campagne pour les Oscars, James Franco a encore été interrogé mercredi soir sur les tweets accusateurs. « Ceux que j’ai lus étaient inexacts », a-t-il répété, comme la veille, lors de l’émission « Late Night with Seth Meyers ».
« Dans la vie, je suis fier d’assumer les choses que j’ai faites. J’ai besoin de le faire pour me sentir bien. Quand je sais qu’il y a quelque chose qui cloche qui a besoin d’être changé, je mets un point d’honneur à le faire. Les choses que j’ai vues sur Twitter ne sont pas exactes, mais je soutiens les personnes qui dénoncent et qui peuvent parler, parce qu’elles n’ont pas pu parler pendant si longtemps. Je ne veux pas les faire taire. »
A la suite de ces accusations, le New York Times a annulé la venue de James Franco à des échanges avec ses journalistes. Dans un communiqué émis par l’avocat de l’acteur, une de ses directrices de casting sur le film The Long Home, qui doit sortir en 2018, affirme n’avoir jamais reçu aucune plainte venant d’actrices. « James fait tout pour aider les jeunes acteurs, actrices et réalisateurs prometteurs à percer dans ce secteur », poursuit-elle.
James Franco avait fait les gros titres en 2014 lorsqu’une Britannique avait publié un échange de messages sur Instagram dans lequel l’acteur lui proposait de louer une chambre d’hôtel même après avoir appris qu’elle n’avait que 17 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Cette action a été révélée jeudi sur Twitter par plusieurs journalistes du quotidien national.
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« Le Parisien » : l’action de 77 femmes pour protester contre le manque de parité dans la direction

Cette action a été révélée jeudi sur Twitter par plusieurs journalistes du quotidien national.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 16h31
   





                        



   


Pour dénoncer la composition exclusivement masculine de la direction des rédactions du Parisien, soixante-dix-sept journalistes féminines du quotidien national se sont portées candidates à un poste de rédacteur en chef. La quasi-totalité des services de la rédaction (les locales et les différents services de la rédaction nationale) sont représentés dans l’appel, annoncé sur Twitter, jeudi 11 janvier, par plusieurs journalistes du journal.
Cette action symbolique a été menée pour « protester contre l’absence de femmes à la direction du titre », peut-on ainsi lire sur les comptes Twitter de Christel Brigaudeau et de Sandrine Bajos, rédactrices au service société et culture du Parisien. « Etre une femme n’est pas une qualité, mais être un homme non plus ». 

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                En France, parmi les 1 000 personnes les plus médiatisées en 2017, seules 169 sont des femmes



Toutes les candidates envoient le même courriel
Un courriel de candidature de principe a été envoyé à la direction de la rédaction, à la direction générale et à la direction des ressources humaines du quotidien, rapporte le quotidien 20 Minutes :
« Par la présente, je vous soumets ma candidature de principe au poste de rédactrice en chef. De principe, car mon profil ne correspond peut-être pas au poste actuellement ouvert. En revanche, de nombreuses femmes en ont pleinement les qualifications. Des femmes aujourd’hui absentes, à ce niveau de la hiérarchie de notre journal, dont la charge est de donner le cap aux équipes, à travers ses choix éditoriaux. »

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La directrice générale du Parisien est une femme, Sophie Gourmelen, mais la direction des rédactions est assurée par des hommes depuis le départ de Béatrice Madeline, en 2014. Et le quotidien doit, dans les tout prochains jours, nommer un nouveau rédacteur en chef. Voilà donc soixante-dix-sept candidatures au poste. Et peut-être davantage, les « 77 » font en effet savoir que d’autres journalistes – hommes et femmes – de la rédaction comptent s’associer dans les jours à venir à leur initiative.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ VU D’AILLEURS. Dans un essai paru au Royaume-Uni, l’historienne britannique Mary Beard rappelle que la difficuté des femmes à se faire entendre remonte à l’Antiquité – et invite à redéfinir la notion de pouvoir.
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Pourquoi les oratrices dérangent

VU D’AILLEURS. Dans un essai paru au Royaume-Uni, l’historienne britannique Mary Beard rappelle que la difficuté des femmes à se faire entendre remonte à l’Antiquité – et invite à redéfinir la notion de pouvoir.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 12h00
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
En plus d’être professeure à Cambridge, spécialiste de la Rome antique et l’une des meilleures vulgarisatrice du monde anglo-saxon, Mary Beard multiplie les livres, les conférences, et tient un blog sur le Times Literary Supplement – le célèbre TLS. Elle est aussi une forte personnalité, pas du genre à se laisser faire. Quand elle a été la cible de violentes attaques sur les réseaux sociaux, elle n’a pas hésité à répliquer. Le magazine américain The New Yorker l’a surnommée, en 2014, la « tueuse de trolls ».
Mais il n’est pas question de se laisser traiter de sorcière parce que, à plus de 60 ans, on ne cache ni n’attache sa longue chevelure grise, n’est-ce pas ? De ce combat qui lui a fait mesurer la force de la misogynie, Mary Beard est ressortie avec la conviction que la parole des femmes dans l’espace public est une chose qui dérange.
Intimation au silence
Et même si elle pense qu’on ne peut tirer des leçons simples de l’histoire de l’Antiquité, elle s’est remémoré une scène, à ses yeux emblématique, de l’Odyssée. C’est au chant I : parce que la sage Pénélope a demandé à l’aède de cesser de jouer, elle se fait rabrouer devant les prétendants par son fils, Télémaque, et ordonner sans ambages de retourner dans ses appartements. De cette brutale intimation au silence, Mary Beard tire l’une des méditations qui constituent Women & Power. ­A Manifesto, le court ouvrage qu’elle signe cet hiver.
Car il y a bien un lien, pense-t-elle, entre la difficulté des femmes aujourd’hui à se faire entendre, dans les arènes politiques comme dans les réunions d’entreprise, et cette manière ancestrale d’invalider toute prise de parole féminine. L’auteure remarque d’ailleurs que l’homme accompli, selon les critères des Romains, était précisément celui qui savait parler et se faire entendre grâce à son apanage, le timbre grave de sa voix.
Certes, « nous ne sommes pas les victimes ou les dupes de notre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le géant laitier est critiqué notamment pour le manque de transparence de la direction dans le scandale sanitaire des laits infantiles contaminés par des salmonelles.
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Lactalis, un groupe habitué au secret, contraint de sortir de son silence

Le géant laitier est critiqué notamment pour le manque de transparence de la direction dans le scandale sanitaire des laits infantiles contaminés par des salmonelles.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 11h59
    |

            Cécile Prudhomme et 
Laurence Girard








                        



                                


                            

Une conférence de presse dans ses locaux de la tour Montparnasse. L’exercice est pour le moins inhabituel pour le groupe Lactalis, tant ce géant laitier est adepte du culte du secret. Le signe que la situation est grave. « Nous n’avons jamais vécu un événement de cette nature », a d’ailleurs reconnu Michel Nalet, directeur des relations extérieures de l’entreprise, qui a réuni les journalistes jeudi 11 janvier dans l’après-midi.
Une rencontre organisée de manière impromptue, au moment même où l’affaire des produits infantiles contaminés aux salmonelles, qui éclabousse Lactalis depuis plus d’un mois, commençait à prendre une tournure politique.
A peine descendu de l’avion le ramenant du voyage présidentiel en Chine, le ministre de l’économie avait convoqué la presse jeudi en fin de matinée. Et il n’a pas mâché ses mots. « L’affaire Lactalis est grave et a donné lieu à des comportements inacceptables qui devront être sanctionnés », a déclaré Bruno Le Maire. Demandant des comptes au groupe agroalimentaire, il a dénoncé un « dysfonctionnement majeur » et une « entreprise défaillante ». Un peu plus tard, le président, Emmanuel Macron, en déplacement en Italie pour un mini-sommet européen, a enfoncé le clou, en promettant que « si des sanctions doivent être prises, elles seront prises ».

Un poids lourd de l’agroalimentaire mondial
Des critiques très vives auxquelles Lactalis semble apparemment rester sourd. Son porte-parole a assuré que son groupe avait travaillé depuis décembre « en parfaite collaboration avec l’ensemble des autorités ». Déni de réalité ? Volonté de minimiser la crise ? Sentiment de toute-puissance ?
Depuis que l’affaire a éclaté le 2 décembre, en plein week-end, par une alerte de Bercy, annonçant le retrait de douze lots de laits infantiles fabriqués dans l’usine Lactalis de Craon (Mayenne) et susceptibles d’être contaminés par des salmonelles,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Les 57 articles du texte provisoire proposent des mesures disparates.
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Copropriété, normes simplifiées, attribution des HLM… les grandes lignes du projet de loi

Les 57 articles du texte provisoire proposent des mesures disparates.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h35
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Le gouvernement a publié en décembre 2017, sur le site Internet du ministère de la cohésion des territoires, l’avant-projet de loi Elan, pour Evolution du logement et de la transition numérique. Le texte compte 57 articles, avec des mesures touchant à de très multiples domaines.

Simplification des procédures d’urbanisme
Elle constitue le premier volet, avec la création d’un nouvel outil, les grandes opérations d’urbanisme (GOU), où ce ne seront plus les maires mais les intercommunalités qui seront à la manœuvre. Dans ces périmètres, les maîtres d’ouvrage auront le droit d’innover au-delà des règles d’urbanisme et des normes de construction. « L’idée est intéressante, mais il faudrait préciser le cadre de ces innovations », demande Denis Dessus, président du Conseil de l’ordre des architectes.
Sont visées, par exemple, les opérations d’envergure autour des nouvelles gares du Grand Paris, des quartiers de Lyon, de Bordeaux… Pour aller plus vite, les avis des architectes des Bâtiments de France ne seront plus que facultatifs et les permis de construire dématérialisés, grâce à une télé-procédure, d’ici à 2022.
Les bureaux vacants pourront plus facilement être réquisitionnés et transformés en logements temporaires ou définitifs – les maires bénéficiant en contrepartie d’une dérogation à l’obligation de créer 25 % de logements sociaux. Le mode constructif à partir de préfabriqué sera encouragé, en adaptant les règles de commande publique et les échéanciers de paiement pour, par exemple, les maisons individuelles. Enfin, les normes d’accessibilité aux handicapés sont revues à la baisse, seuls 10 % des logements devant être « accessibles », les 90 % restant pouvant se contenter d’être « évolutifs » pour s’adapter en cas de handicap.
Rénovation des rapports entre bailleurs et locataires
C’est le deuxième grand point, avec la création d’un « bail mobilité » meublé, d’une durée de un à dix mois, le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Une mère et ses quatre enfants ont trouvé la mort, emportés par une coulée de boue, sur cette île qui compte 30 % d’habitat illégal.
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A Mayotte, un drame révélateur de la prolifération des bidonvilles

Une mère et ses quatre enfants ont trouvé la mort, emportés par une coulée de boue, sur cette île qui compte 30 % d’habitat illégal.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 11h32
    |

                            Laurent Canavate (Mayotte, correspondant) et 
Patrick Roger








                        



                                


                            

Une mère de famille et quatre de ses enfants, âgés de 6 à 13 ans, sont morts, mercredi 10 janvier, à Mayotte, ensevelis sous une coulée de boue qui a emporté leur case – un « banga ». Ce drame, conséquence de pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’île, met en lumière la situation d’un département qui compte « 30 % d’habitat illégal », comme l’a rappelé la ministre des outre-mer, Annick Girardin.
Il est 23 heures, mercredi 10 janvier, et de forts orages tombent sur Mayotte en cette saison des pluies. Dans les hauteurs de Koungou, la deuxième ville la plus peuplée de l’île avec 32 000 habitants, au nord de la préfecture, Mamoudzou, la boue dévale le long de la ravine parsemée d’habitations précaires. Arrivés sur place vers 23 h 30, dans une zone inaccessible aux véhicules, les pompiers découvrent un seul rescapé, un garçon de 6 ans. Tous les habitants de la zone sont évacués pour la nuit.

Ce « quartier » de Koungou compte près de 140 habitants, arrivés il y a moins d’un an pour la plupart, comme cette mère d’origine comorienne et ses cinq enfants, chassés du sud de l’île par une population mahoraise excédée par l’immigration clandestine. Le père, qui avait un emploi dans le sud, y résidait encore la semaine et rejoignait sa femme et ses enfants le week-end. En raison des nouvelles perturbations annoncées, l’alerte « vigilance orange » est activée. Le président du conseil général-régional, Soibahadine Ibrahim Ramadani (LR), « invite les autorités de l’Etat et des communes concernées à prendre les mesures nécessaires pour la protection de la population installée dans ces zones à risques ».
Demande d’une mission interministérielle d’urgence
Rapidement, néanmoins, des voix se font entendre sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux pour dénoncer une situation incontrôlable. « Des dizaines de milliers de personnes vivent à Mayotte dans des habitations insalubres, construites sauvagement sur des terrains...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ La banque avait bénéficié d’un crédit d’impôt de 2,2 milliards d’euros après les pertes de son ancien trader.
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Affaire Kerviel : Anticor interpelle Darmanin sur la ristourne fiscale de la Société générale

La banque avait bénéficié d’un crédit d’impôt de 2,2 milliards d’euros après les pertes de son ancien trader.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h18
    |

            Yann Bouchez et 
Anne Michel








                        



                                


                            

Voilà une manière de commémorer les dix ans de l’affaire Kerviel – du nom de la fraude qui a coûté 4,9 milliards d’euros à la Société générale, commise par l’ex-tradeur Jérôme Kerviel et découverte en janvier 2008. Mais il faut avant tout y lire la volonté de ne pas voir gaspillés les deniers publics. Selon les informations du Monde, l’association de lutte contre la corruption Anticor a adressé, jeudi 11 janvier, un courrier au ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, pour l’interpeller sur la déduction fiscale de 2,2 milliards d’euros accordée à la banque à la suite de la fraude, et controversée depuis l’origine.
Avec pour fil rouge, ces questions : qu’est-il advenu de cet avantage fiscal substantiel ? L’Etat l’a-t-il effectivement renégocié, comme avait pu le laisser entendre l’ex-ministre de l’économie Michel Sapin, à la fin de l’année 2016, ou a-t-il renoncé à le faire ? « Nous considérons que les citoyens sont en droit de connaître le sens des mesures qui ont été prises par l’Etat, ou qu’il envisage de prendre, pour obtenir la restitution de cette déduction fiscale », écrit Jean-Christophe Picard, le président d’Anticor, dans cette lettre de deux pages.
Pour comprendre la controverse, il faut remonter le fil de l’affaire. Au lendemain de la découverte des investissements frauduleux de Jérôme Kerviel de 2008, la Société générale a bénéficié d’une créance d’impôt de 2,2 milliards d’euros, ainsi que le permet la loi lorsque des entreprises subissent un exercice déficitaire et une fraude dont elles ne sont pas responsables. Cette déduction fiscale, décidée sous le mandat de Nicolas Sarkozy, a aussitôt été critiquée par une grande partie de l’opposition au motif qu’elle anticipait sur l’issue des procédures judiciaires en cours. La décision de la cour d’appel de Versailles du 23 septembre 2016 a ravivé la polémique, en concluant à une responsabilité partagée entre l’ex-tradeur et la Société générale, du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Un rapport remis le 11 janvier suggère d’accélérer le traitement de ces procédures, habituellement longue de plus de 20 mois.
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Un projet de loi pour limiter les recours abusifs contre les permis de construire

Un rapport remis le 11 janvier suggère d’accélérer le traitement de ces procédures, habituellement longue de plus de 20 mois.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 11h18
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Les recours abusifs contre les permis de construire sont dénoncés de longue date par les promoteurs. Pour réguler ce droit et faciliter la construction comme le souhaite le chef de l’Etat, le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, a chargé la conseillère d’Etat Christine Maugüe d’un rapport. Remis jeudi 11 janvier, ses propositions sont d’ores et déjà intégrées dans le futur projet de loi.
La magistrate rappelle, non sans malice, les nombreux documents et rapports traitant de ce thème : en 1992, c’était le conseiller Daniel Labetoulle qui publiait « L’urbanisme, pour un droit plus efficace » ; en 2005, l’avocat Philippe Pelletier qui faisait des propositions pour « une meilleure sécurité juridique des autorisations d’urbanisme » ; en 2013, second rapport Labetoulle, « Construction et droit au recours : pour un meilleur équilibre » ; en 2016, deux rapports encore.

La loi a changé au fil de ces travaux, ratiboisant le droit au recours, supprimant, avec la loi Macron d’août 2015, le droit d’appel dans certains cas ou la demande de démolition d’une construction illégale, et tendant toujours à raccourcir les délais de jugement. Rien n’y fait, les recours continuent, mais il faut en relativiser l’ampleur : moins de 500 par an, selon un rapport remis en 2016 par Daniel Goldberg (ex-député PS de Seine-Saint-Denis), soit 1,2 % à 1,6 % des permis de construire. La moitié porte sur des maisons individuelles, un quart sur des immeubles collectifs et seulement 10 % émanent d’associations.
Selon Alexandra François-Cuxac, présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers, de « 30 000 à 50 000 logements sont, chaque année, bloqués par ces procédures ». Un chiffre « invérifiable et invérifié », rectifie Benoist Busson, avocat spécialisé dans le droit de l’environnement.
23 mois de procédure en moyenne
La géographie des recours n’est pas uniforme : dans le Var, leur taux monte à 6 % et l’essentiel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ En octobre, les professionnels des Ehpad ont lancé un appel au secours inédit à Emmanuel Macron.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Salarié·e dans une maison de retraite, racontez-nous vos conditions de travail

Discussion lancée le 12 janvier 2018
12 janvier 2018

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En octobre, les professionnels des Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), un secteur en sous-effectif chronique, ont lancé un appel au secours inédit à Emmanuel Macron. Cadences, hygiène, conditions matérielles : vous travaillez dans une maison de retraite, racontez-nous les conditions dans lesquelles vous exercez votre métier.
Comment votre charge de travail a-t-elle évolué ces dernières années ? Estimez-vous disposer du temps et des moyens nécessaires pour prendre en charge correctement les personnes âgées ? Vos études vous avaient-elles correctement préparé à l’exercice de ce métier ? Selon vous, des changements sont-ils nécessaires dans le fonctionnement des Ehpad ?
Certains témoignages pourront être utilisés dans le cadre d’un article sur Le Monde. Merci de nous laisser vos coordonnées afin qu’un ou une journaliste puisse, au besoin, vous recontacter.                            





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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais prévient qu’avant toute inscription dans une salle de sport il est impératif de souscrire une assurance individuelle accidents.
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Musculation : la difficile mise en cause du club en cas d’accident

Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais prévient qu’avant toute inscription dans une salle de sport il est impératif de souscrire une assurance individuelle accidents.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 10h30
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
SOS Conso. En ce début d’année, peut-être avez-vous pris de bonnes résolutions, comme celle de vous mettre au sport. Si vous vous inscrivez dans un club de musculation, pour sculpter vos abdominaux, n’oubliez pas de souscrire une assurance pour les dommages corporels auxquels vous vous exposez, en plus de votre assurance responsabilité civile (cette dernière, généralement incluse dans la multirisque habitation, ne garantit que les dommages que vous causez aux tiers). En effet, une blessure est vite arrivée, et il n’est pas toujours aisé de se faire indemniser par l’assurance du club, comme le montrent les deux affaires suivantes.
Le 28 février 2009, Daniel S., 50 ans, s’entraîne avec un « coach personnel », dans le cadre d’un abonnement Premium, au centre sportif Fitness First (devenu HealthCity France), à Paris. Il pratique le « squat à la barre guidée », exercice de musculation des cuisses, qui consiste à s’accroupir puis à se relever avec une barre sur les épaules chargée de poids. Au moment où il repose la charge, un craquement se fait entendre dans son dos, suivi d’une douleur violente qui l’oblige à interrompre la séance.
Il va dans une clinique, qui le dirige vers les urgences d’un hôpital, où l’on diagnostique une fracture au niveau des vertèbres cervicales. Les suites sont très graves : soins de longue durée, incapacité à exercer son métier de maçon, dissolution de sa société. 
« Obligation de sécurité de moyens »
Daniel considère que son entraîneur n’a pas été assez attentif à son exercice. Il était censé « le guider en lui tenant le dos », et non le laisser forcer seul. Si cela avait été le cas, l’accident ne se serait pas produit, estime-t-il. Il attaque donc le centre Fitness First en soutenant qu’il a manqué à son obligation de sécurité pour défaut d’encadrement, et demande à son assurance de prendre en charge l’indemnisation de l’accident. Les clubs sportifs ont en effet une obligation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Seule une véritable sélection reposant sur les capacités propres des étudiants permettra de résoudre la crise du système éducatif, juge le philosophe Claude Obadia dans une tribune au « Monde ».
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« La réforme d’accès à l’université ne constitue qu’un cautère posé sur une jambe de bois »

Seule une véritable sélection reposant sur les capacités propres des étudiants permettra de résoudre la crise du système éducatif, juge le philosophe Claude Obadia dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    12.01.2018 à 08h15
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 11h49
    |

Claude Obadia (Agrégé de philosophie, enseignant à l'université de Cergy-Pontoise et à l'ISC Paris)







                        



                                


                            
Tribune. Le bon sens l’aura finalement emporté : à compter de la rentrée 2018, plus aucun étudiant ne sera affecté à l’université par tirage au sort. Mais les difficultés liées à l’orientation des bacheliers disparaîtront-elles pour autant avec la mise en service de la nouvelle plate-forme Parcoursup ? Qu’il nous soit permis d’en douter.
Pour le comprendre, il suffit de se demander comment nous avons pu, en France, en arriver à considérer que le tirage au sort constituait la meilleure façon de départager les postulants aux filières dites « à capacité d’accueil insuffisante ». A cette conception si fâcheuse de la justice de l’orientation, avec laquelle l’actuel gouvernement a décidé, semble-t-il, de rompre, il y a deux raisons conjointes.
Première raison, toutes les politiques scolaires mises en œuvre depuis la fin des années soixante se sont systématiquement adossées au principe selon lequel les jeunes issus des milieux les plus modestes ont, en tant que tels, le droit d’accéder aux études supérieures.
L’échec massif des étudiants à l’université
Deuxième raison, le souci afférent d’endiguer la « reproduction des élites » nous a persuadés que toute procédure de sélection maquille une politique de discrimination sociale.
Le souci afférent d’endiguer la « reproduction des élites » nous a persuadés que toute procédure de sélection maquille une politique de discrimination sociale
Comment, dans ces conditions, c’est-à-dire en présupposant que la sélection est forcément contraire à l’idéal républicain de l’émancipation, pouvions-nous nous préserver de l’aberration que constitue le tirage au sort ? Que le gouvernement ait, aujourd’hui, pris la mesure de celle-ci doit donc, sans réserve, nous réjouir.
Pourtant, il est à craindre que la suppression du tirage au sort ne résolve en rien l’épineux problème de l’échec massif des étudiants français à l’université. Cet échec, en effet, s’explique par deux causes majeures.
La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Sa nomination au sein du Conseil national du numérique a provoqué un psychodrame gouvernemental. Un tel tumulte, qu’elle en fut débarquée. « Racisme d’Etat », colonisation, voile islamique… la militante assume des positions tranchées et travaille au corps la société française.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                


Article sélectionné dans La Matinale du 11/01/2018
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Rokhaya Diallo, l’antiraciste qui divise


                      Sa nomination au sein du Conseil national du numérique a provoqué un psychodrame gouvernemental. Un tel tumulte, qu’elle en fut débarquée. « Racisme d’Etat », colonisation, voile islamique… la militante assume des positions tranchées et travaille au corps la société française.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 14h48
    |

            Raphaëlle Bacqué








                              

                        

Dans la liste, seul son nom a été retoqué. Parmi les trente personnalités pressenties avant Noël pour faire partie du Conseil national du numérique (CNNum), ni la présence d’une agricultrice spécialiste de permaculture ni celle d’un médecin ou d’une écrivaine au beau milieu d’universitaires et de « start-upeurs », n’avaient paru illégitimes. Celle de Rokhaya Diallo, si. « Pourquoi prendre quelqu’un qui défend le port du voile islamique ? », a glissé un visiteur à Marie Ekeland, l’entrepreneuse choisie par le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, pour présider le CNNum. « Vous savez qu’elle est proche des indigènes de la République ? », a fait remarquer un autre. « Diallo ? Celle qui affirme qu’il existe en France un racisme d’Etat ? », s’est insurgé un troisième.
Comment Marie Ekeland aurait-elle pu ignorer que son choix de nommer cette jeune militante noire, fondatrice des Indivisibles, au sein du petit groupe chargé – bénévolement – de penser l’impact du numérique sur la société française, ferait débat ?
Cédric O, le conseiller conjoint d’Emmanuel Macron et du premier ministre, Edouard Philippe, comme Mounir Mahjoubi, avaient déjà lu la longue notice Wikipédia consacrée à Rokhaya Diallo. Tous les tumultes de l’époque y figurent, bien classés par alinéa : « antiracisme », « racialisme », « camps d’été réservés aux personnes non blanches », « communautarisme », « afroféminisme », « islam politique », « déclaration sur Ben Laden », « attentats contre Charlie Hebdo », le tout nourri par 99 notes en bas de page !
Pour une « journaliste, réalisatrice et militante associative » française de 39 ans, habituée des radios et du plateau télé de Cyril Hanouna, c’est presque un record. « Elle n’est pas “mainstream” », préfèrent dire les trentenaires du nouveau pouvoir, avec ce goût pour les anglicismes qui...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Depuis mi-décembre, les débats sur ce dossier ont été lancés, au Sénat, suivant un calendrier serré de cinq réunions thématiques d’ici au 25 janvier.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/01/2018
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édition abonné


Future loi logement : une concertation au pas de charge et un débat parlementaire a minima

Depuis mi-décembre, les débats sur ce dossier ont été lancés, au Sénat, suivant un calendrier serré de cinq réunions thématiques d’ici au 25 janvier.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 14h41
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Face à la fronde des élus, inquiets pour leurs finances et leurs prérogatives, et à celle des organismes HLM, choqués par la baisse de 1,5 milliard d’euros de leurs loyers imposée par le gouvernement, le président de la République s’est résolu à concerter. « J’ai fait mienne la proposition du président du Sénat, Gérard Larcher, de réunir une conférence de consensus sur le logement », a ainsi déclaré Emmanuel Macron le 23 novembre 2017 au Congrès des maires, souhaitant « associer étroitement les collectivités territoriales et les acteurs du logement pour finaliser un projet de loi début 2018 ».
Dès le 12 décembre, les débats ont été lancés au Sénat par Gérard Larcher, en présence du ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, et de son secrétaire d’Etat, Julien Denormandie. Les discussions avancent à marche forcée, selon un calendrier serré de cinq réunions thématiques d’ici au 25 janvier. C’est la méthode Macron : mélange d’écoute, d’autorité et d’effets de surprise.
L’objectif est de finaliser d’ici à fin janvier le projet de loi baptisé « Evolution du logement et aménagement numérique » (loi ELAN, clin d’œil peut-être involontaire à la loi ALUR de Cécile Duflot, tant décriée par certains professionnels), dont un premier jet a été publié le 18 décembre 2017. Ce texte touffu de 57 articles brasse large, de la simplification des règles d’urbanisme à la réforme du secteurr HLM, en passant par la digitalisation du secteur du logement ou la revitalisation des centres-villes.


Speed dating
Le gouvernement veut aller vite, voire brûler des étapes. L’avant-projet prévoit une dizaine d’ordonnances qui court-circuitent la discussion parlementaire sur des points parfois majeurs comme la modernisation de la procédure des zones d’aménagement concerté, la hiérarchie des documents d’urbanisme, la réquisition de bureaux vacants pour l’hébergement ou la création d’observatoires des loyers. Et surtout les sujets...




                        

                        

