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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Une pétition contre la visite du président américain au Royaume-Uni avait recueilli 1,9 million de signatures.
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En annulant son voyage à Londres, Donald Trump snobe Theresa May

Une pétition contre la visite du président américain au Royaume-Uni avait recueilli 1,9 million de signatures.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 17h42
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


La « relation particulière » que les Britanniques se flattent d’entretenir avec les Etats-Unis a été mise à mal par l’annonce par Donald Trump sur Twitter, dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 janvier, de l’annulation de la visite qu’il devait effectuer en février à Londres. « Trump laisse tomber la Grande-Bretagne », titre le Daily Mail, premier média britannique à avoir répercuté la nouvelle. Le tabloïd juxtapose une longue série de photos de dirigeants auxquels le président américain a rendu visite, dont Emmanuel Macron, insistant sur l’humiliation infligée à la première ministre, Theresa May.
« La raison pour laquelle j’annule mon voyage à Londres est que je ne suis pas un grand fan de l’administration Obama qui a vendu l’ambassade la mieux située et la plus agréable à Londres pour des cacahuètes, afin d’en construire une autre bien plus éloignée pour 1,2 milliard de dollars. Mauvaise opération. On voulait que je coupe le ruban. NON ! », a écrit M. Trump dans un Tweet nocturne.

Reason I canceled my trip to London is that I am not a big fan of the Obama Administration having sold perhaps the… https://t.co/9crSrOBXme— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Une pétition hostile à une « visite d’Etat » avait recueilli 1,9 million de signatures. Devant la menace de manifestations, le format du voyage de M. Trump avait été réduit à celui d’une « visite de travail » avec pour prétexte l’inauguration de la nouvelle ambassade américaine construite au sud de Londres, au bord de la Tamise, dans le quartier autrefois industriel de Nine Elms.
Mais dans un pays où le mouvement « anti-Trump » est autrement plus vivace qu’en France et où de gros rassemblements étaient programmés, la crainte de manifestations hostiles paraît être la véritable raison de la rebuffade. Interrogé sur l’annulation, un porte-parole de Mme May a simplement répété la version officielle : « Une invitation a été adressée et acceptée, mais aucune date n’a été fixée. »
Un renoncement salué par plusieurs élus travaillistes
« C’est tout à fait dommage. Les Etats-Unis sont l’un de nos alliés les plus proches, mais l’alliance ne repose pas sur le locataire de la Maison Blanche ou de Downing Street, mais sur des valeurs et des intérêts communs, a commenté à la BBC Tom Tugendhat, président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes. En même temps, je crois que cela reflète le fait que, alors que d’autres critiquent [Donald Trump] en français, italien ou coréen, nous le critiquons en anglais, ce qui est beaucoup plus facile à comprendre pour lui. »
Le renoncement de M. Trump a été salué par plusieurs élus travaillistes, dont le leader Jeremy Corbyn, qui avait appelé à protester contre sa venue. « C’est une bonne chose qu’il ne vienne plus, a estimé Chuka Umunna, député et figure du Labour. Il va à l’encontre des valeurs britanniques. »
Pour le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, « il semble que le président Trump ait compris le message envoyé par de nombreux Londoniens qui aiment et admirent l’Amérique et les Américains, mais trouvent que ses politiques et ses actions sont complètement à l’opposé des valeurs d’inclusion, de diversité et de tolérance que défend notre ville. » Un porte-parole des LibDems s’est aussi félicité du renoncement de M. Trump en persiflant : « L’autorité de Theresa May est si faible qu’elle n’a pas eu le courage d’annuler elle-même la visite. » 
En janvier 2017, l y a tout juste un an, juste après l’investiture de M. Trump, la première ministre, qui a besoin du président américain pour décrocher un accord commercial post-Brexit avec les Etats-Unis, s’était précipitée à la Maison Blanche. L’image du président lui prenant la main avait fait scandale. Elle apparaît aujourd’hui comme un symbole de faiblesse et de compromission.
Boris Johnson : Trump « aboie plus qu’il ne mord »
Entre-temps, les relations entre Londres et Washington ont connu plusieurs coups de froid. Le 29 novembre, le président américain a re­tweeté à ses quelque 40 millions d’abonnés trois vidéos antimusulmanes mises en ligne par Britain First, un groupuscule britannique d’extrême droite, lui offrant une audience inespérée.
Mme May lui a donné « tort » et Donald Trump lui a rétorqué qu’elle ferait mieux de lutter contre « le terrorisme radical destructeur ». « Le fait que nous coopérons ne signifie pas que nous avons peur de nous exprimer lorsque les Etats-Unis se trompent », avait insisté la première ministre. Londres a ensuite qualifié l’installation à Jérusalem de l’ambassade américaine en Israël de « peu utile pour la paix dans la région ». 

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L’invitation à une visite d’Etat (impliquant une rencontre avec la reine) au Royaume-Uni avait été formalisée à Washington et, le 30 janvier, Mme May s’était déclarée « très heureuse » que M. Trump ait accepté la proposition d’Elizabeth II. M. Trump « aboie plus qu’il ne mord », avait déclaré au Parlement le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, en réponse aux protestations de députés.
Conçue par l’architecte américain Kieran Timberlake, la nouvelle ambassade remplace celle du quartier central ultrachic de Mayfair construite en 1956 par l’Américano-Finlandais Eero Saarinen. Justifiée notamment par la difficulté d’en assurer la sécurité, la décision de déménager l’ambassade de Londres avait été annoncée en octobre 2008, alors que George W. Bush était encore président, et non Barack Obama, comme M. Trump le laisse entendre aujourd’hui.
De source officielle, le coût du transfert a été intégralement couvert par l’énorme plus-value de la vente du bâtiment de Mayfair à un promoteur qatari, qui l’a transformé à la fin 2016 en hôtel de luxe. En décembre 2017, William Moser, directeur adjoint chargé des immeubles à l’étranger au département d’Etat américain, a précisé le montant de la facture de la nouvelle ambassade, qui s’annonce comme la plus chère du monde : 1 milliard de dollars. Soit 200 millions de moins que le prix annoncé par M. Trump pour justifier sa décision de snober Theresa May.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Trente à quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés pour ce qui s’annonce comme l’une des opérations les plus délicates de son histoire en métropole.
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Notre-Dame-des-Landes : la gendarmerie se prépare à une opération d’ampleur

Trente à quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés pour ce qui s’annonce comme l’une des opérations les plus délicates de son histoire en métropole.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 16h16
    |

            Julia Pascual








                        



   


A la veille d’une décision du gouvernement sur l’avenir du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes – et de la possible évacuation de la zone –, la gendarmerie nationale se prépare à l’une des opérations de maintien de l’ordre les plus délicates de son histoire sur le sol métropolitain.
Les difficultés qu’anticipent les militaires relèvent de plusieurs facteurs. D’ordre tactique, elles tiennent notamment à la configuration de la ZAD (« zone à défendre »). Ses occupants sont disséminés sur un espace rural étendu et accidenté, fait de champs, de bosquets, de bois et de sentiers boueux, et en partie aménagé. Les forces de l’ordre ne peuvent donc pas jouer sur un effet de surprise et sont contraintes à une progression lente – accentuée par la lourdeur de leurs équipements – et, par conséquent, plus exposée.
« Les opérations de maintien de l’ordre en milieu rural sont complexes parce que, à la différence d’un environnement urbain très encagé, l’adversaire est mobile, dispersé et il peut avoir préparé le terrain », ajoute le général à la retraite Bertrand Cavallier, ancien commandant du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne). L’évacuation de la zone devrait se faire par une progression à pied, mais la gendarmerie n’exclut pas de mobiliser ses véhicules blindés – d’ordinaire employés pour des opérations de maintien de l’ordre outre-mer –, et de solliciter des moyens du génie de l’armée de terre pour détruire des obstacles tels que des barricades, déloger des opposants de leurs cabanes perchées ou rétablir la viabilité de certains axes.

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Des opposants hétérogènes et déterminés
L’hétérogénéité des opposants à l’évacuation de la ZAD, mêlant écologistes, black blocs, familles, riverains ou encore agriculteurs, est une complexité supplémentaire. Actuellement, entre 200 et 300 personnes seraient présentes sur place mais, selon la décision prise par le gouvernement, des centaines voire des milliers d’opposants peuvent vouloir les rejoindre. A l’automne 2012, après l’échec de l’opération « César » – une tentative d’expulsion massive de plusieurs semaines –, des milliers de personnes s’étaient réunies sur place (40 000, selon les organisateurs) pour une manifestation de « reconquête ».
La détermination de certains à résister, y compris de façon violente, à leur délogement, est aussi un élément pris en compte par les gendarmes. « L’affrontement sera, à mon sens, inévitable », avance Frédéric Le Louette, président de l’association professionnelle GendXXI. Il se déroulera dans un contexte de « pression médiatique accrue », poursuit-il : « La gendarmerie devra être irréprochable, tout en subissant des gens qui n’ont rien à perdre. » La confrontation sur le terrain sera doublée d’une guerre des images. « La communication est un aspect très important », concède le haut gradé de la gendarmerie.
La mort de Rémi Fraisse, tué par l’explosion d’une grenade offensive sur la ZAD de Sivens (Tarn) en 2014, est présente dans les esprits. Si l’usage des grenades offensives a depuis été interdit, les militaires disposent d’un panel d’armes de force dite « intermédiaire », à l’image des grenades de désencerclement ou lacrymogènes ainsi que des lanceurs de balle de défense. « Il y aura des blessés des deux côtés, voire des morts », prévient un dirigeant de la gendarmerie. « C’est une opération compliquée, mais on n’est pas à la veille de la bataille de Verdun », tient toutefois à tempérer un autre haut gradé.

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Trente à quarante escadrons mobilisés
D’après plusieurs sources, entre trente et quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés en cas d’évacuation de la ZAD, soit environ 2 500 militaires, pendant deux à trois semaines au moins. L’hypothèse d’une évacuation de la ZAD pour construire l’aéroport requerrait en outre des effectifs dans le temps, puisqu’une partie d’entre eux devrait continuer d’occuper le terrain pour s’assurer qu’il n’est pas réinvesti et que les travaux puissent être conduits.
Pendant l’évacuation, il faudra enfin mobiliser des unités de forces mobiles, gendarmes ou compagnies républicaines de sécurité (CRS), sur les axes routiers conduisant à la ZAD, mais aussi à Nantes et à Rennes, où des manifestations pourraient avoir lieu, ainsi qu’à d’autres endroits où sont envisagées des manifestations et des actions pouvant viser, par exemple, des équipements de Vinci, l’entreprise concessionnaire de l’aéroport.
Si le projet d’aéroport est abandonné, deux scénarios sont envisagés : le gouvernement peut décider d’évacuer la ZAD, ou envisager de permettre à certains occupants de rester sur place. Cette dernière possibilité aurait l’avantage de désamorcer toute une partie de l’opposition, notamment celle des agriculteurs, qui ont déjà manifesté avec 150 tracteurs en 2016 pour protéger notamment les exploitations agricoles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’équipe de France, qui s’appuie sur une formation solide, débute le championnat d’Europe face aux Norvégiens, vendredi 12 janvier en Croatie.
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Handball : les « Experts » peuvent compter sur la relève

L’équipe de France, qui s’appuie sur une formation solide, débute le championnat d’Europe face aux Norvégiens, vendredi 12 janvier en Croatie.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 14h45
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Janvier. Sa galette, sa litanie de vœux et de bonnes résolutions et… sa glorieuse tournée de l’équipe de France de handball. Ces dix dernières années, les Bleus, renommés « Experts » de leur sport au fil de leur insatiable ruée vers l’or, ont amassé les trophées.
Depuis 2009, les tricolores ont empoché six des neuf titres hivernaux mis en jeu – championnats du monde et d’Europe alternant chaque mois de janvier. Année paire oblige, les hommes entraînés par Didier Dinart et Guillaume Gille tenteront de conquérir la couronne européenne disputée du 12 au 28 janvier, en Croatie.
S’ils n’abordent pas la compétition dans la peau – si souvent teintée de bleu – du tenant du titre, tombé dans l’escarcelle des Allemands en 2016, les Français feront encore figure d’hommes à abattre pendant l’Euro. Un statut que ni le temps, ses départs en retraite et changements d’organigramme, ni les blessures, qui ont mis plusieurs cadres sur le flanc (William Accambray, Ludovic Fabregas, Olivier Nyokas), ne semblent pouvoir effriter.
Un maillage territorial
« La France surfe sur le toit du monde, on est tout en haut de la vague, et il n’est pas question d’en descendre, prévient, confiant, Philippe Bana, directeur technique national. Notre système est bourré d’assurance et de sécurité. Nous sommes à l’abri de la chute brutale subie par les Suédois dans les années 2000. » L’antidote argué par la fédération française contre la traversée du désert vécue par les Scandinaves, après avoir dominé le handball de la fin des années 1990 ? Un système de formation qui assurerait le renouvellement de son équipe vitrine sur plusieurs générations.
Contrairement à d’autres sports collectifs qui misent sur un unique centre national pour former l’élite des catégories jeunes, le handball a privilégié un maillage territorial. « Chaque région dispose de son pôle espoirs, présente Joël da Silva, l’entraîneur de Saint-Raphaël (Var). Cette toile d’araignée tissée sur l’ensemble du pays évite de passer à côté d’un talent et fournit chaque année aux clubs de première division des joueurs à faire émerger avec les professionnels. »

Les 18 sélectionnés pour l’Euro 2018! https://t.co/AHtXBHl966— dinart33 (@DINART)


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Pour les éducateurs fédéraux, il s’agit non seulement d’assurer le développement des futurs internationaux mais d’anticiper, poste par poste, le renouvellement au sommet du handball national. « L’objectif est de rechercher les joueurs d’avenir sur les postes les moins bien pourvus en séniors, explique Pascal Person, coach de l’équipe de France des moins de 17 ans. Nous sommes actuellement concentrés sur la formation au poste d’arrière gauche, un manque ayant été identifié chez les Bleus dans cette zone. »
Cinq novices en Croatie
Guidés à l’Euro par plusieurs artisans de la dernière décennie dorée (Luc Abalo, Michaël Guigou, Nikola Karabatic, Cédric Sorhaindo), les « Experts » compteront dans leurs rangs des éléments bien moins habitués aux joutes internationales. Cinq des dix-huit joueurs convoqués par Didier Dinart et Guillaume Gille disputeront leur première grande compétition en Croatie : Benjamin Afgour, Raphaël Caucheteux, Nicolas Claire, Romain Lagarde, Nicolas Tournat.
Une prise de relais progressive, en droite ligne avec la politique fédérale. « L’équipe de France est comme le Sénat : elle se renouvelle par tiers, compare Philippe Bana. Aux tauliers se substituent lentement une classe moyenne, arrivée à maturité, puis une classe biberon, qui peut assumer le rôle de titulaire. Ce renouvellement tient à notre usine à champions, qui crache [sic] de l’athlète de haut niveau comme dans aucun autre sport. »

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Le roulement générationnel ne requiert pas moins chez les plus jeunes une certaine dose de patience. Convoqué pour le stage préparatoire à l’Euro mais recalé de la dernière liste, Julien Meyer (21 ans), gardien à Chambéry (Savoie), sait qu’il devra patienter avant de faire définitivement son trou dans les cages des Bleus : « Je n’ai aucune volonté de bouleverser l’équilibre établi d’un claquement de doigt. Mes prédécesseurs seront de toute façon difficiles à bousculer avant leur retraite. »

Tableau de bord de l’Euro 2018
COMPOSITION DES GROUPES
Groupe A (à Split) : Croatie, Suède, Serbie, Islande Groupe B (à Porec) : France, Biélorussie, Norvège, Autriche Groupe C (à Zagreb) : Allemagne, Macédoine, Monténégro, Slovénie Groupe D (à Varazdin) : Espagne, Danemark, République tchèque, Hongrie
FORMULE
Les seize équipes sont reversées dans 4 groupes de 4 au premier tour. Chaque équipe rencontre les trois autres 1 fois. Les 3 premiers de chaque groupe avancent au tour principal qui comprend 2 groupes de six équipes. Les résultats face aux autres qualifiés sont conservés. Chaque équipe joue 3 matches contre les équipes qu’elle n’a pas encore rencontrées au premier tour. Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les demi-finales croisées.
CALENDRIER
Premier tour du 12 au 17 janvier. Tour principal du 18 au 24 janvier. Demi-finales et finale les 26 et 28 janvier à Zagreb.
MATCH DE CLASSEMENT 5e-6e place : Vendredi 26 janvier à Zagreb à 15 h 30
DEMI-FINALES : Vendredi 26 janvier à Zagreb à 18 heures et 20 h 30
MATCH POUR LA TROISIÈME PLACE : Dimanche 28 janvier à Zagreb à 18 heures
FINALE : Dimanche 28 janvier à Zagreb à 20 h 30
LE PROGRAMME DES PREMIERS MATCHS DES BLEUS
France - Norvège, le vendredi 12 janvier 2018, à 20 h 30, sur beIN Sports 1 et en direct commenté sur notre site.
France - Autriche, le dimanche 14 janvier 2018, à 18 h 15, sur beIN Sports 1
France - Biélorussie, le mardi 16 janvier 2018, à 18 h 15, sur beIn Sports 1





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le patron, adepte du secret, s’est expliqué avec le ministre de l’économie sur les défaillances dans le rappel de boîtes de lait infantile contaminées par des salmonelles.
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Emmanuel Besnier, le PDG invisible de Lactalis aux méthodes musclées

Le patron, adepte du secret, s’est expliqué avec le ministre de l’économie sur les défaillances dans le rappel de boîtes de lait infantile contaminées par des salmonelles.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 18h05
   





                        



   


Après des années de dérobade auprès des syndicats et des gouvernements successifs, le discret patron de Lactalis, Emmanuel Besnier, était convoqué vendredi 12 janvier à Bercy. L’homme de 48 ans, adepte du secret, s’est expliqué dans l’après-midi avec le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, sur les défaillances dans le rappel de boîtes de laits infantiles potentiellement contaminées par des salmonelles.
« J’ai d’abord demandé à M. Besnier de faire preuve de davantage de transparence, car je pense que la transparence est un gage de confiance pour les consommateurs et l’ensemble des Français », a déclaré le ministre à l’issue de la rencontre. En dépit de l’appel que lui a lancé le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, vendredi matin sur RTL, à venir s’exprimer publiquement, le patron du leader mondial du lait est arrivé à Bercy par une entrée dérobée, évitant soigneusement les caméras. 

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A la tête du géant de l’agroalimentaire depuis 2000, le patron du groupe mayennais reste finalement sur sa ligne directrice entretenue depuis ses débuts, celle d’un PDG invisible, hermétique à toute forme de dialogue. Jamais une interview, pas une photo — les deux ou trois qui circulent ont été prises contre son gré. Les résultats du groupe, son endettement, tout est confidentiel. Même lorsque la situation est alarmante. A l’image du scandale sanitaire qui vise actuellement son groupe.
Selon Les Echos, le patron de Lactalis a refusé, le 9 décembre, la demande du directeur de cabinet du ministre de l’économie de procéder au retrait des produits contaminés. Bruno Le Maire, qui avait donné vingt-deux heures au PDG pour s’exécuter, a donc été contraint de prendre un arrêté pour faire retirer de la vente 600 lots de lait infantile.
« Je ne l’ai jamais vu »
Une confrontation symptomatique de la façon dont il gère son groupe, numéro un mondial du secteur, dont l’image est nimbée de secrets et de méthodes de management musclées. Il suffit de remonter à 2016 pour en avoir une illustration. Lors de la crise entre les éleveurs et les producteurs laitiers, qui avait couru durant toute la période estivale, le quadragénaire, présenté par Forbes comme étant la huitième fortune française, n’avait pas fait la moindre apparition. Ni auprès des syndicats agricoles, ni auprès des pouvoirs publics.

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« Je ne l’ai jamais vu, je n’ai pas son portable », avait reconnu Stéphane Le Foll, alors ministre de l’agriculture. Vendredi 12 janvier, le député Nouvelle Gauche de la Sarthe a confirmé ses propos sur France Inter :
« On ne le voit jamais, le patron de Lactalis. Cela m’avait marqué à l’époque. J’ai vu des patrons de la grande distribution, souvent même, ils venaient et on parlait. Le patron de Lactalis, jamais. »
L’ancien ministre rappelle également qu’il avait fait voter une loi pour endiguer cette culture de l’opacité, en obligeant le groupe, dont le siège est à Laval, à publier ses résultats, sous peine de sanctions financières. « Lactalis préfère payer les amendes que de jouer la transparence », déplore M. Le Foll, estimant que son successeur, M. Le Maire, aurait dû taper du poing sur la table plus rapidement — « il y a eu un retard que je n’arrive pas à comprendre ».

.@SLeFoll  : "Je n'ai pas le portable du PDG de #Lactalis, je ne l'ai même jamais vu" #le79Inter @ndemorand https://t.co/Br5MbU5MWe— franceinter (@France Inter)


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100 % privé
Le message semble pourtant limpide. Le PDG, qui a repris en 2000 l’entreprise familiale fondée en 1933 par son grand-père, n’a cure des avertissements des politiques. L’industriel est 100 % privé. Il ne réclame, de ce fait, rien à l’Etat. Difficile donc pour ce dernier de tenter de faire pression sur ce géant de l’agroalimentaire, qui emploie 75 000 personnes.
Si le chiffre d’affaires du groupe reste confidentiel, son internationalisation ces dernières années atteste d’une santé financière prospère, hissant la petite laiterie de Laval au premier rang mondial des produits laitiers, devant Nestlé. Depuis qu’il a repris le flambeau du groupe à la suite de la mort brutale de son père, Emmanuel Besnier a multiplié les achats à l’étranger, en Russie, en Egypte, en Pologne, en Italie, etc. Depuis 2014, il a encore mis la main sur le laitier turc AK Gida, et les indiens Tirumala Milk Products et Anik. Le lait Lactel, les yaourts La Laitière, le roquefort Société, la mozzarella Galbani, le beurre Président, la crème Bridel, ou encore le camembert Graindorge… c’est lui.
Cette transformation en multinationale passe par une stratégie offensive où l’affrontement commercial et social est la norme. « Ils nous disent de maîtriser nos charges, ils savent tout de nous, mais nous, on ne sait rien d’eux », confiait en 2016 Marc-Antoine Blot, l’un des responsables des Jeunes Agriculteurs de la Manche. La rencontre entre M. Le Maire et M. Besnier vendredi n’aura pas permis d’en savoir plus. Une fois encore, ce dernier est resté silencieux, laissant le ministre de l’économie s’exprimer seul devant la presse. Selon les propos rapportés par M. Le Maire, il a toutefois assuré qu’il « communiquerait publiquement sur les causes de la contamination dès qu’elles seront établies ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Depuis mi-décembre, les débats sur ce dossier ont été lancés, au Sénat, suivant un calendrier serré de cinq réunions thématiques d’ici au 25 janvier.
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Future loi logement : une concertation au pas de charge et un débat parlementaire a minima

Depuis mi-décembre, les débats sur ce dossier ont été lancés, au Sénat, suivant un calendrier serré de cinq réunions thématiques d’ici au 25 janvier.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 14h41
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Face à la fronde des élus, inquiets pour leurs finances et leurs prérogatives, et à celle des organismes HLM, choqués par la baisse de 1,5 milliard d’euros de leurs loyers imposée par le gouvernement, le président de la République s’est résolu à concerter. « J’ai fait mienne la proposition du président du Sénat, Gérard Larcher, de réunir une conférence de consensus sur le logement », a ainsi déclaré Emmanuel Macron le 23 novembre 2017 au Congrès des maires, souhaitant « associer étroitement les collectivités territoriales et les acteurs du logement pour finaliser un projet de loi début 2018 ».
Dès le 12 décembre, les débats ont été lancés au Sénat par Gérard Larcher, en présence du ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, et de son secrétaire d’Etat, Julien Denormandie. Les discussions avancent à marche forcée, selon un calendrier serré de cinq réunions thématiques d’ici au 25 janvier. C’est la méthode Macron : mélange d’écoute, d’autorité et d’effets de surprise.
L’objectif est de finaliser d’ici à fin janvier le projet de loi baptisé « Evolution du logement et aménagement numérique » (loi ELAN, clin d’œil peut-être involontaire à la loi ALUR de Cécile Duflot, tant décriée par certains professionnels), dont un premier jet a été publié le 18 décembre 2017. Ce texte touffu de 57 articles brasse large, de la simplification des règles d’urbanisme à la réforme du secteurr HLM, en passant par la digitalisation du secteur du logement ou la revitalisation des centres-villes.


Speed dating
Le gouvernement veut aller vite, voire brûler des étapes. L’avant-projet prévoit une dizaine d’ordonnances qui court-circuitent la discussion parlementaire sur des points parfois majeurs comme la modernisation de la procédure des zones d’aménagement concerté, la hiérarchie des documents d’urbanisme, la réquisition de bureaux vacants pour l’hébergement ou la création d’observatoires des loyers. Et surtout les sujets...




                        

                        


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Accord de gouvernement en Allemagne : visualisez soixante-huit ans de coalitions dans le pays

Depuis 1949, les Allemands n’ont connu que quatre années où un seul parti avait la majorité au Bundestag.



Le Monde
 |    22.09.2017 à 14h14
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 15h11
    |

            Pierre Breteau








                        


Trois mois et demi après les élections législatives, les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD) ont trouvé, vendredi 12 janvier, un accord en vue de former une « grande coalition », après vingt-quatre heures de pourparlers à huis clos. Dans la foulée, la direction du SPD a approuvé cet accord. Mais cette décision doit encore être validée par la base militante. Le prochain gouvernement ne pourra en tout cas pas être constitué avant mars.

        Lire aussi :
         

                Un accord entre CDU et SPD pour diriger l’Allemagne



Le mode de scrutin, particulier, fait qu’il est très difficile pour un parti d’obtenir la majorité à lui seul. Seule la CDU-CSU (conservateurs) réussit cet exploit lors de l’élection fédérale de 1957, en remportant 277 sièges (sur 518, soit une majorité absolue, établie à 260). Les formations politiques doivent conclure entre elles un accord de gouvernement pour espérer obtenir une majorité. Jusqu’aux élections de septembre 2017, les conservateurs de la CDU (Union chrétienne-démocrate) cohabitaient avec les membres du SPD (Parti social-démocrate).

        Lire aussi :
         

                Ce qu’il faut savoir sur le système parlementaire allemand



Contrairement au système français, conçu pour faire émerger une majorité claire à l’Assemblée nationale, l’histoire politique allemande d’après-guerre est faite de coalitions gouvernementales. Elles sont volontiers définies par les couleurs traditionnelles des partis. Ainsi la coalition au pouvoir de 1998 à 2005, formée par le SPD et Les Verts (Die Grünen) fut-elle qualifiée de « rouge-verte ».
La règle n’est néanmoins pas intangible, puisque la coalition précédente, constituée du SPD (en rouge) et de la CDU-CSU (en noir) est qualifiée de « grande coalition » (große Koalition).


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Sept coalitions et huit chanceliers depuis 1949
Ces graphiques représentent la composition du Bundestag de la République fédérale d'Allemagne (le parlement allemand) de 1949 à 2017.
Les rectangles pleins représentent les groupes de députés de la majorité, les grisés sont ceux de l'opposition. Sélectionnez les rectangles pour afficher le détail.

Légende :
 Union chrétienne-démocrate d’Allemagne / Union chrétienne-sociale en Bavière (CDU/CSU)
 Parti social-démocrate (SPD)
 Parti libéral-démocrate (FDP)
 Alliance 90 / Les Verts (B90/DG)
 Parti du socialisme démocratique (jusqu'en 2007), puis Die Linke
 Alternative pour l'Allemagne (AfD)



Source : Commission des élections fédérales


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            "sonstige": { "nom": "Divers", "court": "Autre", "tendance": "", "couleur": "193,193,193" } 
        },
        bundestag = [{ "periode": "1949-1953", "chancelier": "Konrad Adenauer", "kpd": 15, "gaucherad": null, "verts": null, "spd": 136, "fdp": 53, "BP": 17, "cdu-csu": 141, "DP": 17, "sonstige": 31, "total": 410, "maj": 206 }, { "periode": "1953-1957", "chancelier": "Konrad Adenauer", "kpd": null, "gaucherad": null, "verts": null, "spd": 162, "fdp": 53, "BP": null, "cdu-csu": 249, "DP": 15, "sonstige": 30, "total": 509, "maj": 255 }, { "periode": "1957-1961", "chancelier": "Konrad Adenauer", "kpd": null, "gaucherad": null, "verts": null, "spd": 181, "fdp": 43, "BP": null, "cdu-csu": 277, "DP": 17, "sonstige": null, "total": 518, "maj": 260 }, { "periode": "1961-1965", "chancelier": "Konrad Adenauer", "kpd": null, "gaucherad": null, "verts": null, "spd": 203, "fdp": 67, "BP": null, "cdu-csu": 251, "DP": null, "sonstige": null, "total": 521, "maj": 261 }, { "periode": "1965-1969", "chancelier": "Ludwig Erhard", "kpd": null, "gaucherad": null, "verts": null, "spd": 217, "fdp": 50, "BP": null, "cdu-csu": 251, "DP": null, "sonstige": null, "total": 518, "maj": 260 }, { "periode": "1969-1972", "chancelier": "Willy Brandt", "kpd": null, "gaucherad": null, "verts": null, "spd": 237, "fdp": 31, "BP": null, "cdu-csu": 250, "DP": null, "sonstige": null, "total": 518, "maj": 260 }, { "periode": "1972-1976", "chancelier": "Willy Brandt", "kpd": null, "gaucherad": null, "verts": null, "spd": 242, "fdp": 42, "BP": null, "cdu-csu": 234, "DP": null, "sonstige": null, "total": 518, "maj": 260 }, { "periode": "1976-1980", "chancelier": "Helmut Schmidt", "kpd": null, "gaucherad": null, "verts": null, "spd": 224, "fdp": 40, "BP": null, "cdu-csu": 254, "DP": null, "sonstige": null, "total": 518, "maj": 260 }, { "periode": "1980-1983", "chancelier": "Helmut Schmidt", "kpd": null, "gaucherad": null, "verts": null, "spd": 228, "fdp": 54, "BP": null, "cdu-csu": 237, "DP": null, "sonstige": null, "total": 519, "maj": 260 }, { "periode": "1983-1987", "chancelier": "Helmut Kohl", "kpd": null, "gaucherad": null, "verts": 28, "spd": 202, "fdp": 35, "BP": null, "cdu-csu": 255, "DP": null, "sonstige": null, "total": 520, "maj": 261 }, { "periode": "1987-1990", "chancelier": "Helmut Kohl", "kpd": null, "gaucherad": null, "verts": 44, "spd": 193, "fdp": 48, "BP": null, "cdu-csu": 234, "DP": null, "sonstige": null, "total": 519, "maj": 260 }, { "periode": "1990-1994", "chancelier": "Helmut Kohl", "kpd": null, "gaucherad": 17, "verts": 8, "spd": 239, "fdp": 79, "BP": null, "cdu-csu": 319, "DP": null, "sonstige": null, "total": 662, "maj": 332 }, { "periode": "1994-1998", "chancelier": "Helmut Kohl", "kpd": null, "gaucherad": 30, "verts": 49, "spd": 252, "fdp": 47, "BP": null, "cdu-csu": 294, "DP": null, "sonstige": null, "total": 672, "maj": 337 }, { "periode": "1998-2002", "chancelier": "Gerhard Schröder", "kpd": null, "gaucherad": 36, "verts": 47, "spd": 245, "fdp": 43, "BP": null, "cdu-csu": 298, "DP": null, "sonstige": null, "total": 669, "maj": 335 }, { "periode": "2002-2005", "chancelier": "Gerhard Schröder", "kpd": null, "gaucherad": 2, "verts": 55, "spd": 251, "fdp": 47, "BP": null, "cdu-csu": 248, "DP": null, "sonstige": null, "total": 603, "maj": 302 }, { "periode": "2005-2009", "chancelier": "Angela Merkel", "kpd": null, "gaucherad": 54, "verts": 51, "spd": 222, "fdp": 61, "BP": null, "cdu-csu": 226, "DP": null, "sonstige": null, "total": 614, "maj": 308 }, { "periode": "2009-2013", "chancelier": "Angela Merkel", "kpd": null, "gaucherad": 76, "verts": 68, "spd": 146, "fdp": 93, "BP": null, "cdu-csu": 239, "DP": null, "sonstige": null, "total": 622, "maj": 312 }, { "periode": "2013-2017", "chancelier": "Angela Merkel", "kpd": null, "gaucherad": 64, "verts": 63, "spd": 193, "fdp": null, "BP": null, "cdu-csu": 311, "DP": null, "sonstige": null, "total": 631, "maj": 316 }, { "periode": "En discussion", "chancelier": "Angela Merkel", "kpd": null, "gaucherad": 69, "verts": 67, "spd": 153, "fdp": 80, "BP": null, "cdu-csu": 246, "DP": null, "afd": 94, "sonstige": null, "total": 709, "maj": 355 }],
        coalitions = { "1949-1953": ["cdu-csu", "fdp", "DP"], "1953-1957": ["cdu-csu", "fdp", "DP"], "1957-1961": ["cdu-csu", "DP"], "1961-1965": ["cdu-csu", "fdp"], "1965-1969": ["cdu-csu", "spd"], "1969-1972": ["spd", "fdp"], "1972-1976": ["spd", "fdp"], "1976-1980": ["spd", "fdp"], "1980-1983": ["spd", "fdp"], "1983-1987": ["cdu-csu", "fdp"], "1987-1990": ["cdu-csu", "fdp"], "1990-1994": ["cdu-csu", "fdp"], "1994-1998": ["cdu-csu", "fdp"], "1998-2002": ["spd", "verts"], "2002-2005": ["spd", "verts"], "2005-2009": ["cdu-csu", "spd"], "2009-2013": ["cdu-csu", "fdp"], "2013-2017": ["cdu-csu", "spd"], "En discussion": ["cdu-csu", "spd"] },
        meineParteien = ["kpd", "gaucherad", "verts", "spd", "fdp", "cdu-csu", "DP", "BP", "afd", "sonstige"],
        chanceliers = { "Angela Merkel": { "quand": "2005-2017", "parti": "CDU", "commentaire": "" }, "Gerhard Schröder": { "quand": "1998-2005", "parti": "SPD", "commentaire": "" }, "Helmut Kohl": { "quand": "1982-1998", "parti": "CDU", "commentaire": "" }, "Helmut Schmidt": { "quand": "1974-1982", "parti": "SPD", "commentaire": "Quitte la chancellerie à la suite d'une motion des députés en 1982, remplacé par Helmut Kohl (CDU). Des élections anticipées sont ensuite organisées en mars 1983" }, "Willy Brandt": { "quand": "1969-1974", "parti": "SPD", "commentaire": "Démissionne de la chancellerie en 1974, remplacé par Helmut Schmidt (SPD)" }, "Ludwig Erhard": { "quand": "1963-1966", "parti": "CDU", "commentaire": "Démissionne de la chancellerie en 1966, remplacé par Kurt Georg Kiesinger (CDU) jusqu'en 1969" }, "Konrad Adenauer": { "quand": "1949-1963", "parti": "CDU", "commentaire": "Démissionne de la chancellerie en 1963, remplacé par Ludwig Erhard (CDU)" } };

    /* Fin des variables, à nous les boucles */

    for (var i = 0; i         zeit = bundestag[i].periode
        tot = bundestag[i].total
        if (i == 0 || bundestag[i].chancelier != bundestag[i - 1].chancelier) {
" + ((bundestag[i].chancelier == "Angela Merkel") ? "Chancelière" : "Chancelier") + " " + bundestag[i].chancelier + " (" + chanceliers[bundestag[i].chancelier].quand + ", " + chanceliers[bundestag[i].chancelier].parti + ")"
" + chanceliers[bundestag[i].chancelier].commentaire + "."
        }
" + zeit + " : "
        html += " coalition "
        for (k = 0; k             html += parti[coalitions[zeit][k]].court
            if (coalitions[zeit].length == 2) {
                if (k == 0) html += " et "
            }
 2) {
                if (k == 0) html += ", "
                if (k == 1) html += " et "
            }
        }
"
"

        for (j = 0; j             ceparti = meineParteien[j]
            sieges = bundestag[i][meineParteien[j]]
            pourcent = ((sieges / tot) * 100)
            /* gestion de la coalition */
= 0) {
                classe = "coal"
                couleur = "rgba(" + parti[ceparti].couleur + ",.8)"
            } else {
                classe = "nein"
                couleur = "rgba(" + parti[ceparti].couleur + ",.1)"
            }

            /* si y a des sièges, on crée une div*/
            if (sieges) {
                /*  console.log(zeit, ceparti, sieges, pourcent + "%")*/
                html += "                html += "style=\"background-color:" + couleur + ";"
                html += "border-top-color:rgba(" + parti[ceparti].couleur + ",1);"
                html += "border-bottom-color:rgba(" + parti[ceparti].couleur + ",1);"
                html += "opacity:.8;"
"
"
            }
        }
"
    }

    /* on colle tout dans la div */

    document.getElementById("graphique").innerHTML = html;

    /*    La gestion du tooltip  */
    $("#graphique").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "div.parti",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            p = $(this).data("parti")
            t = $(this).data("total")
            s = $(this).data("sieges")
            pr = String($(this).data("pourcent").toFixed(2)).replace(".", ",") + " %"
" + parti[p].nom + " " + ((parti[p].court != "Autre") ? " (" + parti[p].court + ")" : "") + ""
Famille politique : " + parti[p].tendance + ", participe à la coalition"
            else if (!parti[p].tendance) html += ""
Famille politique : " + parti[p].tendance + ", dans l'opposition"
"

" + s + " députés sur " + t + " (" + pr + ")"
            return htmltt
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
    $("#coalitions a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Pour le chercheur de l’université Columbia, la transition démocratique tunisienne est avant tout le produit d’une histoire singulière qui la rend difficilement reproductible dans le reste du monde arabe.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤         

Entretien

Safwan Masri : « La Tunisie n’est pas un modèle pour le monde arabe »

Pour le chercheur de l’université Columbia, la transition démocratique tunisienne est avant tout le produit d’une histoire singulière qui la rend difficilement reproductible dans le reste du monde arabe.

Frédéric Bobin (propos recueillis -Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
              datetime="2017-12-18T12:20:50+01:00"

        Le 18.12.2017 à 12h20

     •
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          datetime="2018-01-12T11:31:51+01:00"

        Mis à jour le 12.01.2018 à 11h31






                        

Crédits : FETHI BELAID / AFP


                    
Alors que la Tunisie célèbre dans une certaine morosité le 7e anniversaire du renversement du président Zine Al-Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011, l’universitaire américano-jordanien Safwan Masri affiche son optimisme sur l’avenir de la transition démocratique du pays. Mais il met en garde, dans son ouvrage Tunisia, an Arab Anomaly (« La Tunisie, une anomalie arabe », Columbia University Press, New York 2017, non traduit), contre toute tentation d’en faire un « modèle » transposable dans le reste du monde arabe.

Vous estimez que la Tunisie n’est pas un modèle pour le monde arabe. Vous prenez le contre-pied d’une idée assez convenue. Pourquoi ?
Il est difficile, voire impossible, pour un pays de servir de modèle. Chaque pays a ses spécificités. Je me souviens de l’époque où l’on présentait la Turquie comme un « modèle » pour le monde arabe en raison de ses succès économiques, de sa laïcité et de sa démocratie. Ce qu’il faut commencer à questionner, et on le fait de plus en plus, c’est l’identité arabe. Qu’est-ce que cela signifie ? Bien sûr, il y a des points communs à travers le monde arabe : une histoire partagée, la langue, la religion, etc. Mais il y a aussi de vastes différences entre l’Afrique du Nord et les pays du Golfe, ou entre ces derniers et le Levant.
Dans ce contexte, la Tunisie a une identité spécifique et plus ancienne, à l’exception de l’Egypte, du Maroc et d’Oman, dont les frontières n’ont pas beaucoup bougé au cours de l’histoire. Dans le reste du monde arabe, l’Etat-nation a été créé durant la période post-coloniale. La plupart des pays n’avaient pas d’identité avant la période coloniale. Et même l’identité arabe est une invention moderne associée au colonialisme dans les derniers jours de l’Empire ottoman et ensuite à l’ère post-coloniale. Le panarabisme est une réponse au colonialisme et à ce qui a suivi. Et à Israël.
Qu’est-ce qui fait la spécificité...



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Après l’attaque de trois surveillants par un détenu djihadiste jeudi, les syndicats de l’administration pénitentiaire appellent à « un blocage total » lundi des prisons françaises.
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Agression djihadiste : la ministre de la justice se rendra mardi à la prison de Vendin-le-Vieil

Après l’attaque de trois surveillants par un détenu djihadiste jeudi, les syndicats de l’administration pénitentiaire appellent à « un blocage total » lundi des prisons françaises.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 18h39
   





                        


La garde des sceaux, ministre de la justice, Nicole Belloubet, se rendra mardi 16 janvier au centre de détention de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, où trois surveillants ont été blessés jeudi par un détenu djihadiste. La ministre de la justice « a diligenté aujourd’hui même une inspection pour faire la lumière sur les conditions et les circonstances ayant conduit à cette agression », a fait savoir son cabinet par un communiqué. « Les syndicats [de la pénitentiaire] seront reçus à la Chancellerie demain par le cabinet de la garde des sceaux. La ministre les recevra dans les prochains jours », selon le texte.

Communiqué de presse du ministère de la Justice  - Agression Vendin-le-Vieil ➡️https://t.co/UdMnLFjan9 https://t.co/lLh9YGbJzT— justice_gouv (@Ministère Justice)


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De leur côté, l’UFAP-UNSA Justice, syndicat majoritaire, et la CGT Pénitentiaire ont appelé vendredi dans un tract commun à « un blocage total » des prisons françaises à compter de lundi 6 heures du matin.
Dénonçant le « laxisme » des gouvernements successifs face au traitement des détenus radicalisés les plus violents, les deux organisations appellent « l’ensemble des personnels pénitentiaires (…) à participer aux actions de blocage total des structures », après une première journée de débrayage vendredi dans une bonne partie des établissements du pays.
Les syndicats exigent par ailleurs « la mise à pied immédiate du chef d’établissement, responsable par ses décisions, de la mise en danger » des surveillants. Ils critiquent en particulier le récent allégement des conditions de détention du détenu djihadiste alors qu’il avait été placé à l’isolement avec des mesures renforcées en raison d’écoutes qui laissaient penser à un passage à l’acte imminent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Les Soudan Célestins Music et moi (4). Pablo Aiquel, journaliste à Vichy, se souvient de l’année 2017, riche en événements et en surprises pour les nouveaux arrivants que « Le Monde » suit.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

« Le jour où les réfugiés soudanais sont revenus à Varennes-sur-Allier, où tout a commencé »

Les Soudan Célestins Music et moi (4). Pablo Aiquel, journaliste à Vichy, se souvient de l’année 2017, riche en événements et en surprises pour les nouveaux arrivants que « Le Monde » suit.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 18h14
    |

Pablo Aiquel







                        



   


Chronique. L’année 2017 restera, pour les membres du groupe Soudan Célestins Music, inoubliable. Elle avait commencé dans un restaurant de Clermont-Ferrand, où ils avaient assuré l’animation musicale du réveillon. Puis, petit à petit, les invitations s’étaient égrenées, dans des sites hébergeant des demandeurs d’asile venus de Calais ou de la région parisienne.
Mi-janvier, à Saint-Beauzire, petit village altiligérien situé aux environs de Brioude, les musiciens venus de Vichy découvraient une épaisse couche de neige, couvrant les champs, les toits des voitures, des maisons et des clochers, tandis que les bénévoles du centre Léo-Lagrange voyaient, eux, pour la première fois, sourire et danser les migrants qu’ils accueillaient.

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A Pessat-Villeneuve en février, à Monistrol en mars, près d’Arlenc en avril, le printemps avait permis de confirmer que les Soudan Célestins Music chantaient des tubes connus de tous leurs compatriotes.
Puis ce fut, l’été venu, le contact avec Le Monde et le projet des Nouveaux Arrivants. Le concert du 14 juillet à Vichy, retransmis sur Facebook Live, fut suivi de nombreuses invitations. A la Fête de L’Huma, à Montluçon, à Aubusson, à Paris au festival Culture au Quai.
Quel chemin parcouru pour ceux qui, à peine plus d’un an auparavant avaient dormi à même la rue ou squatté le lycée Jean-Quarré dans le XXe arrondissement ! Comment ne pas y penser, quand ils partagèrent la scène avec Abd Al-Malik ou rencontrèrent des artistes en exil, tel le flûtiste soudanais Gandi Adam.
En novembre, pour la semaine festive dédiée aux réfugiés, les Soudan Célestins Music figuraient dans les deux programmes du Festival des solidarités (Festisol) et Migrant’scène de la Cimade, à Clermont-Ferrand.
Malgré tout
Que faire alors, pour clore en beauté cette année qui a vu tous les membres du groupe de départ obtenir le sésame de l’asile politique ? « Nous voulions retourner à Varennes-sur-Allier, la ville où a commencé notre parcours de migrants, ici en France », déclare Ahmed Khamis, le chauffeur chanteur. « C’est ici que, pour la première fois, nous avions été logés, nourris, accueillis », ajoute Hassan Osmane, le jardinier musicien.
Pour le réveillon du Nouvel An, sans tambours ni trompettes, sans affiches ni médias, ils ont voulu offrir une fête dans l’ancienne base militaire qui abrite l’un des plus grands centres d’accueil d’orientation de France.

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« Cela faisait longtemps que nous pensions à animer une fête à Varennes. Dès que nous en avons eu l’occasion, nous n’avons pas hésité. Une grande tristesse règne dans ce camp de réfugiés. La musique apporte de la joie à ceux qui sont loin de leur pays. C’est un double sentiment : triste de voir ces jeunes qui ont quitté leur famille et risqué leur vie et, en même temps, heureux de les voir chanter avec nous », assure Ahmed.
« Varennes représente beaucoup de choses pour nous. Des bons souvenirs et d’autres tristes. Notre message est d’abord un remerciement, pour les assistantes sociales et ceux qui nous ont accueillis. Mais nous voulions montrer aussi que les réfugiés ne sont pas ce que certains en pensent, que les migrants ne servent à rien. Il nous tenait à cœur de montrer que nous avons aussi des choses à partager », souligne Hassan.
Fêter l’arrivée de la nouvelle année dans cette base militaire du centre de la France, partager avec ceux qui vivent ce qu’ils avaient vécu deux ans auparavant, leur souhaiter d’obtenir le statut de réfugié, de commencer une nouvelle vie, pour eux, cela voulait dire beaucoup. Cela voulait dire qu’ils étaient libres, heureux d’être là malgré tout.



                            


                        

                        


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Le Parlement égyptien veut légiférer contre l’athéisme

L’absence de croyance, déjà réprimée sous prétexte de blasphème ou de diffamation de la religion, pourrait devenir un crime à part entière.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 18h22
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 18h22
    |

                            Eddie Rabeyrin








                        



   


La lutte contre l’athéisme pourrait bientôt franchir un nouveau cap en Egypte. Amr Amroush, le président du comité religieux du Parlement égyptien, a annoncé, fin décembre 2017, la préparation d’un projet de loi criminalisant l’absence de croyance. Une initiative qui a reçu le soutien de la mosquée d’Al-Azhar, la plus haute autorité religieuse sunnite du pays. S’il venait à être adopté par le Parlement, le texte permettrait le recours à des peines de prison ou à des amendes.
En parallèle, elle prévoit une surveillance accrue sur Internet des sites et réseaux sociaux. « La répression sera plus dure et plus ciblée sur les athées », estime Mohammed Zaree, directeur du bureau égyptien de l’Institut du Caire pour les études sur les droits humains.

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                L’athéisme, ce tabou du monde musulman



L’actuelle législation permet déjà, par le biais de l’article 98 du code pénal égyptien, d’entamer des poursuites pour blasphème ou diffamation de la religion. De nombreuses personnes en ont d’ailleurs déjà fait les frais. Dernier exemple en date : le 24 décembre, une mère s’est vue retirer la garde de ses deux enfants par le tribunal des affaires familiales du Caire, au motif qu’elle était athée.
« La Constitution n’est qu’un bout de papier »
Le projet de loi peut sembler contraire à la Constitution égyptienne qui, bien que faisant de l’islam la « religion d’Etat », garantit aussi la liberté de croyance. Pourtant, dans un entretien donné au quotidien national Al-Chourouk le 23 décembre, Amr Amroush assurait ne pas y voir d’obstacle juridique. « A l’heure actuelle, la Constitution n’est qu’un bout de papier », regrette M. Zaree.
La question de l’athéisme a émergé de façon visible lors de la révolution de 2011. « Je ne dirais pas que c’est une tendance qui monte. Simplement, les gens se sont sentis plus libres de s’exprimer à ce moment-là », ajoute Mohammed Zaree.
La libération de la parole a été de courte durée : en 2014, peu après l’élection d’Abdel Fattah Al-Sissi à la présidence, le ministère de la jeunesse et des sports et celui des affaires religieuses avaient lancé un grand plan d’action nationale contre la « diffusion de l’athéisme ». « En réalité, les dirigeants ne s’inquiètent pas vraiment d’une montée de l’athéisme au sein de la population. Ils cherchent surtout à se créer une légitimité en satisfaisant les penchants conservateurs de la majorité », analyse M. Zaree.
Les comportements peu conformes aux valeurs de l’islam font désormais l’objet d’une forte répression. Le 12 décembre, la chanteuse égyptienne Shyma a été condamnée à deux ans de prison pour « incitation à la débauche » à la suite d’un clip jugé trop suggestif – on y voit notamment la jeune femme en tenue légère lécher une pomme d’amour et manger une banane.
De même, lors d’un concert au Caire du groupe libanais Mashrou’Leila en septembre, une trentaine de personnes ont été arrêtées pour avoir déployé des drapeaux arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT. Huit d’entre eux ont été condamnés à des peines d’emprisonnement. Dans la foulée, des parlementaires ont présenté un projet de loi visant à pénaliser l’homosexualité.

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                Quatorze Egyptiens condamnés à trois ans de prison pour homosexualité



Ce faisant, la politique intérieure égyptienne apparaît en décalage avec l’image que le pouvoir voudrait renvoyer à la communauté internationale. Dans son discours du 19 septembre à l’ONU, le président Al-Sissi disait vouloir « rectifier le discours religieux de l’islam, afin de mettre en avant ses valeurs de modération et de tolérance ».



                            


                        

                        


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Bizutage : l’Ecole des arts et métiers interdit définitivement les périodes d’intégration

La décision fait suite aux « dérives » révélées par « Le Monde », lors de la période de transmission des valeurs sur le campus d’Angers, en octobre.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 18h14
    |

            Claire Ané








                        



   


La direction générale de l’Ecole nationale des arts et métiers (Ensam) a annoncé, vendredi 12 janvier, sa décision de « mettre fin définitivement à la période de transmission des valeurs », et ce, sur l’ensemble de ses huit campus. Elle précise, dans un communiqué, avoir fait ce choix en raison des « dérives » qui ont eu lieu sur celui d’Angers. Et indique que le conseil de discipline réuni le 10 janvier a « sanctionné à l’unanimité l’ensemble des élèves » à l’origine de ces dérives, ces sanctions allant de l’avertissement jusqu’à six mois d’exclusion.
Comme révélé par Le Monde en décembre, seize élèves de première année sur le campus angevin s’étaient vus tatouer à vif des numéros sur le bras, à l’aide de cuillères brûlantes, lors d’une soirée, le 11 octobre. Il s’agissait d’un rituel « mal maîtrisé », selon les termes du directeur de l’école, Laurent Champaney, et consistant habituellement à donner une illusion de brûlure en passant un glaçon sur la peau à un élève qui a les yeux bandés.

        Lire notre enquête :
         

          Des étudiants des arts et métiers tatoués à la cuillère brûlante lors d’un rituel d’intégration



A la suite de ces faits, la « période de transmission des valeurs » avait été suspendue sur tous les sites de l’Ensam, puis de nouveau autorisée quelques jours après, dans les deux cas avec l’aval du cabinet de Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur. Les personnels de l’école avaient été instamment priés, par un message électronique, de ne pas communiquer sur le sujet. Sollicité par Le Monde en décembre, le ministère avait, de son côté, annoncé la tenue du conseil de discipline le 10 janvier, soit deux mois après les faits.

        Lire aussi l’entretien :
         

          « Les Arts et Métiers souffrent terriblement de cette image de bizutage qui leur colle à la peau »



S’il apparaît tardif, ce conseil de discipline a néanmoins « prononcé des sanctions qui semblent à la hauteur des faits, et de nature à réparer le préjudice subi par les victimes, même si elles n’avaient pas porté plainte : ces élèves exclus pour six mois vont, en effet, perdre toute une année de scolarité », salue Marie-France Henry, présidente du comité national contre le bizutage, également très satisfaite de « cette décision de sagesse d’interdire la période de transmission, qui permettra de poursuivre la réflexion déjà ébauchée – et que nous sommes prêts à nourrir – sur comment accueillir les nouveaux élèves ».
Anciennement appelée « l’usinage », la période de transmission des valeurs est un rite initiatique séculaire au sein de cette école, ardemment défendu par ses anciens élèves. Deux rapports de l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR), en 2015 et en 2016, avaient pointé des dérives lors de ces périodes, vécues par certains élèves « comme du harcèlement et de l’endoctrinement ». Avait aussi été pointée la difficulté, pour les directeurs de l’école, de lutter efficacement contre les dérives, du fait du poids de l’association des anciens élèves dans les instances de direction. Suivant l’une des préconisations du rapport, la ministre de l’éducation nationale de l’époque, Najat Vallaud-Belkacem avait publié un décret affaiblissant drastiquement le pouvoir des anciens dans le conseil d’administration de l’école.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Sa vie a été a été vouée à un engagement sans faille au sein de la gauche, marxiste d’abord, critique ensuite, républicaine et antiraciste enfin.
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L’historien des idées Daniel Lindenberg est mort

Sa vie a été a été vouée à un engagement sans faille au sein de la gauche, marxiste d’abord, critique ensuite, républicaine et antiraciste enfin.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 18h29
    |

            Jean Birnbaum et 
Nicolas Weill








                        



                                


                            
L’historien des idées, essayiste et sociologue Daniel Lindenberg est mort des suites d’une longue maladie, vendredi 12 janvier, à Paris. Sa vie a été a été vouée à un engagement sans faille au sein de la gauche, marxiste d’abord, critique ensuite, républicaine et antiraciste enfin. Issu d’une famille liée au Bund, mouvement socialiste juif et antisioniste actif à la fin du XIXe siècle en Russie, en Lituanie et en Pologne, il a toujours revendiqué son attachement à un judaïsme laïc et progressiste. Son itinéraire se confond surtout avec celui d’une génération marquée par l’avant et l’après-Mai 68, moment auquel il sera toujours resté fidèle.
Partisan du franco-judaïsme
Daniel Lindenberg est né en 1940 à Clermont-Ferrand, alors que ses parents, juifs polonais, tentaient de passer en zone libre. Son père et sa mère s’étaient rencontrés quelques années auparavant à Strasbourg, où l’un et l’autre avaient émigré pour suivre des études de médecine (en Pologne, le numerus clausus concernant les juifs les en avait empêchés). Après des études d’histoire et de sociologie à la Sorbonne, Daniel Lindenberg adhère, dans les années 1960, à l’Union des étudiants communistes, dont la fraction gauchiste avait été « épurée » par le PCF. Puis il passe à l’Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes, groupe maoïste où milite également Blandine Kriegel, dont il croise l’itinéraire. C’est sous l’influence de la philosophe qu’il dira avoir rompu avec le marxisme.
Il devient ensuite historien des idées, sa carrière épousant l’aventure de l’université de Vincennes (aujourd’hui Paris VIII-Saint-Denis, où Daniel Lindenberg était professeur depuis 1996). Ses premiers livres sont marqués par les options politiques de l’époque : L’Internationale communiste et l’Ecole de classe (Maspero, 1972), sous l’inspiration du philosophe althussérien Nikos Poulantzas, et Le Marxisme introuvable (Calmann-Lévy, 1975). Un autre essai, Lucien Herr,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le rapporteur public du Conseil d’Etat a requis l’annulation de la décision sur les delphinariums prise en mai 2017 par Ségolène Royal pour « vice de procédure ».
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La reproduction des dauphins et des orques en captivité risque de ne pas être interdite

Le rapporteur public du Conseil d’Etat a requis l’annulation de la décision sur les delphinariums prise en mai 2017 par Ségolène Royal pour « vice de procédure ».



Le Monde
 |    12.01.2018 à 18h03
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 18h31
    |

            Audrey Garric








                        



   


La messe n’est pas encore dite pour les delphinariums. Vendredi 12 janvier, le rapporteur public du Conseil d’Etat, Louis Dutheillet de Lamothe, a requis l’annulation, pour « vice de procédure », de l’arrêté interministériel sur les « règles de fonctionnement des établissements détenant des cétacés ». Ce texte, présenté le 3 mai 2017 par la ministre de l’environnement d’alors, Ségolène Royal, prévoit notamment l’interdiction de la reproduction des dauphins et des orques en captivité. A terme, il signe la fin de l’activité des parcs marins. Les trois établissements hexagonaux, le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes), le Parc Astérix (Oise) et Planète sauvage (Loire-Atlantique), avaient déposé un recours en annulation.
Lors d’une courte audience, le rapporteur public – un magistrat indépendant dont les avis sont suivis dans 80 % des cas par la plus haute juridiction administrative –, ne s’est pas prononcé sur le fond du texte mais seulement sur la forme. Il a relevé que « le projet adopté [était] substantiellement différent de celui mis à la consultation » à la fois du public dans le cadre d’une enquête, mais aussi de deux organismes, le Conseil national de protection de la nature et le Conseil supérieur de prévention des risques technologiques. Des obligations légales avant la publication d’un texte.
L’arrêté, qui abroge une législation datant de 1981, avait fait l’objet de vingt mois de discussions entre le gouvernement, les delphinariums, les ONG et le Muséum national d’histoire naturelle lorsqu’il a été soumis à consultation en février 2017. Il prévoyait la fin de la reproduction des orques – au nombre de quatre dans le Marineland d’Antibes –, mais pas celle de la trentaine de grands dauphins, l’attraction phare des établissements aquatiques. Le projet d’arrêté instituait seulement un « contrôle étroit de la reproduction des dauphins ».
« L’arrêté tire les conséquences des avis du public »
Or, au tout dernier moment, à la veille de l’élection présidentielle de 2017, Ségolène Royal a glissé dans le texte un changement majeur : l’interdiction de la captivité de dauphins et d’orques « à l’exception de ceux actuellement détenus sur le territoire ». Derrière cette formulation alambiquée se dessine la fin de la reproduction de ces cétacés, de même que la possibilité d’échanger avec d’autres bassins au niveau européen. Ni les associations ni les professionnels du secteur, qui se sont dits « stupéfaits » et « en colère », n’en avaient été informés. Sans compter que le délai donné aux parcs pour se mettre en conformité avec les travaux demandés est passé de cinq à trois ans.
Aux yeux de Me Dutheillet de Lamothe, « c’est un double durcissement du projet » qui modifie « radicalement l’équilibre de l’arrêté final » et le « dénature ». « Le premier projet pérennisait les delphinariums, en durcissant seulement les normes, tandis que le second conduisait à leur extinction, a plaidé le rapporteur public. Ce changement aurait dû conduire à poser une nouvelle question aux organismes consultés et à mener une enquête publique complémentaire. » Il a donc demandé l’annulation de l’arrêté – ce qui conduirait au retour de celui de 1981 – et le paiement par l’Etat de 4 000 euros à Marineland et à Planète sauvage.
« Je ne peux qu’inviter le Conseil d’Etat à suivre l’avis de son rapporteur public », s’est félicité Me Emmanuel Piwnica, avocat du Marineland. Ce dernier a par ailleurs dénoncé un arrêté « illégal au fond », estimant que les ministres n’ont « pas le pouvoir de prononcer une interdiction générale et absolue de toute forme de reproduction » d’un animal.

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                Delphinariums : les ONG gagnent une manche devant le Conseil d’Etat



Au contraire, pour Me Louis Boré, l’avocat de trois associations, la majorité des 4 500 réponses de la consultation publique demandaient déjà au gouvernement « d’aller plus loin » en interdisant toute détention de cétacés. « L’arrêté tire les conséquences des avis du public, assure-t-il. Même avec l’arrêt de la reproduction des dauphins et des orques, le Marineland pourra toujours continuer à fonctionner car il détient une multitude d’autres animaux. Il peut aussi choisir de remettre en liberté les cétacés », rappelant que tous les parcs ont fermé dans les années 1990 au Royaume-Uni.
Suspension de l’interdiction du chlore
Le 1er août 2017, le Conseil d’Etat avait déjà statué dans l’urgence sur le dossier de delphinariums, saisi en référé par les parcs. Il avait maintenu l’interdiction de la reproduction des cétacés en captivité, mais avait en revanche décidé de suspendre le bannissement de l’usage du chlore pour traiter l’eau. Il avait ainsi estimé que la date d’entrée en vigueur de cette obligation, dans un délai de six mois, était trop courte pour réaliser les travaux nécessaires.
Dans ses 33 articles, l’arrêté prévoit de nombreuses autres dispositions afin de moderniser des établissements de plus en plus soumis aux critiques. S’il venait à être appliqué, les parcs devront, dans un délai de trois ans, augmenter la taille des bassins et prévoir des « enrichissements » (courants, vagues, cascades, etc.) pour éviter « l’ennui et la frustration des animaux ». Ces travaux n’ont pas débuté.

        Lire le reportage :
         

          La fronde des delphinariums, menacés de disparition



La nouvelle réglementation a également interdit les présentations nocturnes, les effets sonores et lumineux et les contacts directs entre le public et les cétacés. Des mesures censées être entrées en application depuis novembre 2017. Après les batailles d’arguments, les manifestations et les pétitions, le conflit est maintenant suspendu à l’arrêt du juge administratif, qui sera rendu fin janvier-début février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’ex-président, destitué par Madrid, sait que s’il regagne l’Espagne, il sera arrêté. Ce qui pose la question d’une éventuelle investiture à distance et de la manière dont il entendrait exercer le pouvoir.
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A Bruxelles, Puigdemont réunit ses députés mais n’évoque toujours pas son retour en Catalogne

L’ex-président, destitué par Madrid, sait que s’il regagne l’Espagne, il sera arrêté. Ce qui pose la question d’une éventuelle investiture à distance et de la manière dont il entendrait exercer le pouvoir.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 18h20
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        


Vingt-cinq élus posant devant une grande structure métallique sciemment choisie pour sa couleur jaune, la teinte fétiche des indépendantistes catalans. C’est à peu près tout ce que l’on retiendra de la « séance de travail » organisée, vendredi 12 janvier, dans un hôtel de Bruxelles, par Carles Puigdemont et une grande partie des députés de sa formation, le Parti démocrate européen catalan (PDeCAT, droite). Deux autres sont emprisonnés et certains n’avaient pu quitter Barcelone, leur passeport leur ayant été retiré.
Une fois la séance de pose achevée, l’ex-président de Catalogne, candidat à sa réélection mais toujours en exil, s’est retiré avec son groupe sans répondre à aucune question. Le but essentiel était manifestement d’éviter l’oubli médiatique et de mobiliser les nombreux correspondants espagnols présents dans la capitale belge et européenne.
Deux porte-parole, s’exprimant surtout en catalan pour cette troisième conférence de presse des indépendantistes à Bruxelles, ont, une nouvelle fois, appelé le pouvoir espagnol à « respecter la démocratie » et « la normalité », concrétisée par la mise en place d’un gouvernement que dirigerait leur leader.
Etre ou ne pas être présent physiquement
Carles Puigdemont, mis en examen pour « rébellion », ne manifeste toutefois pas l’intention de regagner Barcelone. « Il aimerait rentrer, mais… », a seulement lâché un membre de son entourage. L’ancien président, destitué par Madrid après la déclaration d’indépendance du 27 octobre 2017, sait que s’il met un pied en Espagne, il sera arrêté. Ce qui pose la question de son éventuelle investiture à distance et de la manière dont il entendrait exercer le pouvoir.

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                La Catalogne suspendue aux desiderata de Carles Puigdemont



Deux voies sont ouvertes : présider la Catalogne à distance, par vidéoconférence, ce que la presse espagnole a surnommé ironiquement la « Skype-présidence », ou rentrer à Barcelone, éventuellement accompagné de milliers de personnes, pour se livrer à la justice après avoir été réélu à la tête de la région.
La Gauche républicaine de Catalogne (ERC), dont M. Puigdemont a besoin pour être réélu, a prévenu qu’elle attendrait l’accord des services juridiques du Parlement catalan avant de se prononcer sur son investiture à distance.
Les juristes de la Chambre régionale catalane jugent apparemment que la présence physique du candidat serait indispensable.
Le PDeCAT estime, en revanche, que d’autres solutions sont possibles et dépendent de la future présidence de l’assemblée, qui fixera les règles de l’élection.
Plusieurs scénarios possibles
Les porte-parole du PDeCAT évoquent plusieurs scénarios possibles, sans les détailler outre mesure, avant l’élection du bureau du Parlement, qui doit avoir lieu mercredi.
La séance de travail à huis clos de vendredi visait probablement à trancher entre ceux-ci. L’hypothèse de voir M. Puigdemont céder finalement sa place à un autre candidat n’a, en tout cas, pas été mentionnée devant les journalistes.

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                Le leader indépendantiste de gauche Junqueras reste en prison, la Catalogne dans l’impasse



Lors de la conférence de presse soigneusement encadrée, le temps manquait aussi, semble-t-il, pour évoquer Carme Forcadell, la présidente du Parlement régional sortant, poursuivie pour avoir fait voter des lois jugées anticonstitutionnelles par Madrid. Ou pour parler du retrait récent d’Artur Mas, président du PDeCAT et mentor de M. Puigdemont. Or, avant l’annonce de son départ, M. Mas s’était prononcé en faveur d’une législature « longue » et « constructive » qui « respecte le cadre légal espagnol ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ D’un côté, un syndicat mixte qui regroupe 68 communes – dont Paris – et de l’autre, un consortium d’entreprises qui a pris du retard dans l’installation des stations.
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Vélib’ en Ile-de-France : de l’entreprise Smovengo au syndicat mixte, qui fait quoi ?

D’un côté, un syndicat mixte qui regroupe 68 communes – dont Paris – et de l’autre, un consortium d’entreprises qui a pris du retard dans l’installation des stations.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 17h21
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


C’est désormais une certitude : l’implantation des nouvelles stations Vélib’à Paris et dans 67 communes d’Ile-de-France se fera avec un retard important. Le 9 janvier, le syndicat mixte qui gère les transports en libre-service, Autolib’et Vélib’ métropole, a infligé à Smovengo, le consortium d’entreprises qui gère le déploiement, des pénalités qui pourraient grimper à un million d’euros par mois, selon les termes du contrat, dans le cas où un grand nombre de stations manqueraient à l’appel par rapport au stock prévu.
Un service opéré par Smovengo après un appel d’offres public
Après dix ans et la fin de son contrat, l’entreprise JCDecaux – associée à la RATP et à la SNCF – qui gérait le Vélib’depuis 2007 a perdu l’appel d’offres en avril 2017 au profit d’un groupement d’entreprises baptisé Smovengo (et qui réunit la PME montpelléraine Smoove et les espagnols Mobivia – ex-Norauto – et Moventia).
C’est ce groupement d’entreprises qui doit installer, gérer, réparer, entretenir le réseau et les vélos depuis le 1er janvier 2018 et pour une durée de quatorze ans (jusqu’en 2032). Au 12 janvier, et selon les statistiques mêmes de Vélib’, 80 stations sont installées sur les 1 400 prévues – qui compteront au total 47 000 bornes individuelles de stationnement et donc autant de vélos (contre 510 vélos mécaniques et 168 électriques actuellement disponibles).
A ce rythme, et même en accélérant l’installation à « 60 à 80 stations par semaine », comme annoncé par le concessionnaire – soit 10 à 12 stations par jour –, la totalité des stations seront prêtes dans 17 à 24 semaines, donc autour de fin juin à début juillet 2018.
Si c’étaient 600 stations qui étaient prévues fin janvier au départ, en décembre 2017 et devant le retard, le chiffre avait été abaissé à 300 stations, toujours pour la fin du mois.
Le syndicat mixte ne peut que réclamer des pénalités
L’appel d’offres remporté par Smovengo dépasse largement la ville de Paris géographiquement, et les communes avoisinantes desservies par le Vélib’ 2007-2017. Ce sont désormais 68 communes qui sont concernées, toutes regroupées au sein du syndicat mixte Autolib’et Vélib’ métropole.
Ce syndicat mixte qui regroupe des collectivités et des établissements publics, au départ chargé simplement de l’Autolib’, a depuis 2016 également à sa charge le Vélib’, y compris dans sa version élargie de 2018.





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Villes adhérentes au Vélib' métropole



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Devant le retard néanmoins, et selon les termes du contrat, le syndicat Autolib’ et Vélib’métropole a « exigé le doublement des équipes » pour respecter les délais. Toujours selon le contrat, le syndicat a prévenu : « Des pénalités financières seront appliquées en cas de retard. » Et elles sont importantes, comme le rappelle France Bleu Paris, document à l’appui :
jusqu’à 200 stations de retard, c’est 50 000 euros de pénalité par station ;au-delà, c’est un forfait d’un million d’euros qui s’applique.
En attendant, les élus des communes ont décidé de diminuer de 50 % le montant de l’abonnement des nouveaux usagers (et de ceux qui ont renouvelé) pour les mois de janvier, février et mars 2018.



                            


                        

                        


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Compte rendu

L’Algérie fête officiellement le Nouvel An berbère pour la première fois

Si Alger a décidé de rendre fériée cette journée du calendrier amazigh, les droits de la communauté, disséminée dans tout le Maghreb, ont peu avancé.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 12.01.2018 à 17h08

     •
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        Mis à jour le 12.01.2018 à 17h52






    
Des femmes berbères algériennes préparent la nourriture pour la célébration du Nouvel An, dans le village de Ait Al-Kecem, à l’est d’Alger, le 11 janvier 2018.
Crédits : RYAD KRAMDI/AFP


C’est une première au Maghreb. L’Algérie a décrété jour férié le Nouvel An berbère, appelé Yennayer, fêté cette année le vendredi 12 janvier, selon le calendrier berbère. Si chaque année des fêtes ont lieu dans les principales régions berbérophones, c’est la première fois qu’un pays officialise la célébration de ce Nouvel An.
Présents dans plusieurs pays du Maghreb et au Sahara, les Berbères regroupent des populations autochtones d’Afrique du Nord. Célébrant l’an 2968, leur présence est antérieure à l’arabisation et à l’islamisation. Ils se nomment eux-mêmes imazighen, pluriel d’amazigh, qui signifie « homme libre » dans leur langue, le tamazight, différente de l’arabe. S’ils ont réussi à obtenir plus de droits au fil des années, les Berbères continuent de revendiquer une plus large reconnaissance de leur identité. Revue de détails.
Algérie
Le pays compte 10 millions de Berbérophones, soit environ un quart de la population et lutte de longue date pour des revendications identitaires, longtemps niées par l’Etat qui s’est construit autour de l’arabité.
Majoritairement concentrés en Kabylie, à l’est d’Alger, les Berbères sont également présents dans le centre, l’est et le grand sud. Le tamazight est devenu la deuxième langue officielle avec l’arabe dans la Constitution de 2016.
Maroc
Le Maroc est le pays du Maghreb qui compte le plus de Berbères avec plus de 8 millions sur 33 millions d’habitants qui parlent l’un des trois principaux dialectes berbères du pays (le tarifit, le tamazight et le tachelit). De nombreuses voix réclament de rendre férié le jour du Nouvel An amazigh dans le royaume, alors que ceux des calendriers musulman et grégorien le sont déjà. Les militants s’appuient sur la reconnaissance par la nouvelle Constitution (2011) de leur langue comme idiome officiel au côté de l’arabe.

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L’une des conséquences les plus notables de cette officialisation a été l’apparition de l’alphabet tifinagh sur les bâtiments publics, en plus de l’arabe et du français. Depuis 2010, une chaîne de la télévision publique marocaine, Tamazight TV, est consacrée à la promotion de la culture amazigh. Un projet de loi, en cours d’examen par le gouvernement, prévoit de diversifier l’apprentissage des langues dans les écoles, avec notamment une généralisation de la langue amazigh.
Il y a quelques années, des députés avaient fait sensation en s’exprimant en berbère au Parlement. L’administration marocaine continue toutefois de refuser sporadiquement d’inscrire des prénoms berbères dans les registres de l’Etat civil. Le drapeau amazigh, dont l’emblème représente les Imazighen, constitue un marqueur fort lors des manifestations dans les régions berbérophones, comme le Rif, dans le nord du pays.
Libye
Persécutés sous la dictature de Mouammar Kadhafi, qui niait leur existence, les Imazighen s’estiment marginalisés et réclament le « droit » à l’officialisation de leur langue, au même titre que l’arabe, et à une représentation équitable au Parlement. Ils représentent 10 % de la population et vivent notamment dans les montagnes à l’ouest de Tripoli ou dans le sud désertique.
Depuis la chute du régime en 2011, leurs revendications se font de plus en plus pressantes. Le drapeau amazigh flotte sur tous les bâtiments publics au côté du drapeau libyen, et souvent seul dans leurs régions d’origine. Des manuels scolaires en langue amazigh ont vu le jour, même s’ils ne sont pas homologués par le ministère de l’éducation (du GNA, gouvernement internationalement reconnu).

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Les Imazighen réclament des mécanismes leur permettant de faire valoir leurs spécificités culturelles dans la future Constitution. Dans le projet de Constitution entériné au Parlement, qui attend d’être soumis à référendum, les langues parlées par les différentes communautés, dont tamazight, sont reconnues comme faisant partie du patrimoine culturel libyen. Mais l’arabe reste pour l’instant la seule langue officielle.
Tunisie
En Tunisie, le poids démographique des Imazighen est méconnu, les statistiques par ethnie ou langue étant interdites. Outre les zones du sud, la majorité réside à Tunis, du fait de l’exode rural.
Les Berbères se disent victimes de marginalisation, d’exclusion et de déni de leurs spécificités culturelles de la part d’un Etat qui s’identifie dans sa Constitution comme étant de langue arabe et de religion musulmane. Selon le président de l’association tunisienne de la culture amazigh (ATCA), Jalloul Ghaki, si 50 % des Tunisiens sont d’origine berbère, moins d’un pour cent parle encore le dialecte (chelha). « Il n’y a pas de volonté de l’Etat de préserver le patrimoine culturel amazigh, quasiment absent des programmes scolaires », déplore un autre militant, Nouri Nemri.

    
Le drapeau des Imazighen flotte à Ath Mendes, au sud de Tizi-Ouzou, à l’est d’Alger le 12 janvier 2018, date du Nouvel An berbère désormais férié en Algérie.
Crédits : RYAD KRAMDI/AFP


La majorité des militants souhaitent « des réformes à petits pas », dans le but que « le peuple tunisien reconnaisse la culture amazigh comme une part de l’identité tunisienne », avec par exemple « un espace dans les médias ». Depuis la révolution de 2011, ces médias et la société civile se montrent plus ouverts. Le ministre des droits de humains avait marqué le Yennayer en 2017 en souhaitant bonne année à ses concitoyens berbères.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ La neutralité du Net est mal appliquée en Europe, selon l’activiste Thomas Lohninger, qui juge qu’insérer ce principe dans la Constitution française serait une « sage décision ».
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La neutralité du Net dans la Constitution ? « Ce serait une sage décision »

La neutralité du Net est mal appliquée en Europe, selon l’activiste Thomas Lohninger, qui juge qu’insérer ce principe dans la Constitution française serait une « sage décision ».



Le Monde
 |    12.01.2018 à 17h36
    |

            Martin Untersinger








                        


Juste avant les fêtes, le gendarme américain des télécoms a aboli des règles garantissant la neutralité du Net, ce principe qui veut que les données circulant sur Internet ne peuvent pas être discriminées pour des raisons commerciales.
En Europe, le principe est ancré dans la loi, mais son application est loin d’être parfaite. Entretien avec Thomas Lohninger, le directeur exécutif d’Epicenter. Works, une ONG autrichienne de défense des libertés numériques et un des meilleurs experts européens de la question, au lendemain de l’annonce par le président de l’Assemblée nationale de sa volonté d’inscrire ce principe dans la Constitution.

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                Le président de l’Assemblée veut inscrire la neutralité du Net dans la Constitution



Comment jugez-vous la volonté du président de l’Assemblée nationale d’intégrer la neutralité du Net dans la loi ?
Je suis agréablement surpris par cette initiative. J’espère que cela aboutira. Ce serait une sage décision, à la fois d’un point de vue économique comme social.
Pensez-vous que cela puisse donner des idées à d’autres pays européens ?
Si cette initiative est couronnée de succès, cela se pourrait. Vous avez Donald Trump d’un côté, qui retire la neutralité du Net, et de l’autre vous auriez Emmanuel Macron prenant le contre-pied. Cela mettrait la France sous un jour très favorable.
Est-ce les règles européennes sur la neutralité du Net ont rendu l’Internet européen neutre ?
Malheureusement non. L’industrie télécoms s’est adaptée aux nouvelles règles et cherche à voir jusqu’où elle peut aller en matière d’offres commerciales [enfreignant la neutralité du Net]. Très peu de pays ont fait interdire des offres, et certaines sont encore devant les tribunaux. Les pénalités en cas d’infraction varient beaucoup selon les pays, entre 10 % du chiffre d’affaires… et 250 euros !
Quels sont les autres problèmes en matière de neutralité de l’Internet européen ?
Le principal problème, c’est le « zero rating » [une offre commerciale qui ne décompte pas d’un forfait limité les données d’un certain type d’usage comme la musique]. Ces offres existent dans 85 % des pays, et seulement onze pays ont lancé un examen de ces offres. Aucune n’a, jusqu’à présent, été jugée illégale. Cela pose la question de savoir si les règles de neutralité fonctionnent vraiment en Europe. Les autorités nationales ont chacune peur d’être la première à prendre une décision à ce sujet.
Un autre sujet qui m’inquiète est celui des services spécialisés [qui permettent de favoriser certains flux comme la télévision par Internet, donc une dérogation à la neutralité]. Le garde-fou c’est que les fournisseurs d’accès à Internet ne peuvent pas dégrader leurs autres services. Mais pour le savoir, il faut connaître la taille des tuyaux, or très peu de régulateurs surveillent le réseau, et les autres sont complètement aveugles. Je pense que les FAI vont se servir de l’arrivée de la 5G pour plaider pour des nouveaux services spécialisés. Les autorités sont sensibles à cet argument et j’ai peur que les FAI obtiennent ce qu’ils cherchent.
Si on constate que son fournisseur d’accès à Internet ralentit certains sites ou applications, que peut-on faire ?
La meilleure chose à faire est de se rendre sur RespectMyNet, une plate-forme réalisée par plusieurs ONG européennes. Une fois que nous avons reçu une plainte, nous pouvons en discuter avec son auteur et soumettre la question aux autorités. Le problème c’est que nous n’avons pas de logiciel de mesure de la neutralité du Net. Le régulateur européen a commencé un long processus de création d’un tel logiciel, capable à la fois de mesurer la vitesse et de détecter une éventuelle priorisation des contenus. Il faut que ce logiciel soit transparent, que son code soit libre. Il faut aussi que les résultats soient en open data, pour ne pas que la mesure soit dans les mains des seules autorités. Pour les FAI, savoir que leurs pratiques contraires à neutralité du Net se traduisent par des données, c’est avoir une épée de Damoclès au-dessus de leur tête.
Quel impact aura en Europe la décision américaine de mettre fin à la neutralité du Net ?
L’impact direct concerne les entreprises européennes qui veulent atteindre les internautes américains et qui pourront être confrontées à du ralentissement, à un péage… L’industrie télécoms peut aussi s’en servir pour montrer que la neutralité du Net n’est pas soutenable dans la durée.
Dans tout ce débat, un point n’est pas suffisamment abordé : celui de la vie privée. Si se développent des offres de « zero rating », sur la vidéo par exemple, cela signifie qu’en cas d’erreur sur la facture, il faudra se pencher sur le détail précis de l’activité de l’internaute. Soudainement, l’activité précise de l’internaute va devenir une donnée de facturation, obligeant à stocker encore davantage de données personnelles. Ce serait une énorme violation de la vie privée.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Auteure dramatique à succès, elle a écrit une vingtaine de romans et autant de pièces de théâtre et nombre de chansons à succès, interprétées notamment par Juliette Gréco, Dalida ou Céline Dion.
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Mort de la romancière Françoise Dorin

Auteure dramatique à succès, elle a écrit une vingtaine de romans et autant de pièces de théâtre et nombre de chansons à succès, interprétées notamment par Juliette Gréco, Dalida ou Céline Dion.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 18h07
   





                        



   


La romancière Françoise Dorin est morte vendredi 12 janvier, quelques jours avant son 9Oe anniversaire, à l’hôpital de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Née à Paris le 23 janvier 1928, Françoise Dorin fit ses débuts de comédienne en 1957 au Théâtre des Deux-Anes dans des revues de chansonniers, auprès de son père, le célèbre chansonnier René Dorin (1891-1969), puis sur diverses scènes. Elle écrivit sa première pièce (sous pseudonyme) en 1967, Comme au théâtre. En 1969, elle présenta « Paris Club », une émission de télévision où son sens de la repartie faisait merveille.
Françoise Dorin était aussi une parolière douée. On lui doit Que c’est triste Venise, mis en musique par Charles Aznavour, N’avoue jamais, qui représenta la France au concours 1965 de l’Eurovision, chantée par Guy Mardel, et beaucoup d’autres titres interprétés par Juliette Gréco, Dalida, Claude François, Michel Legrand ou Céline Dion.
Un « phénomène Dorin »
Il y eut dans les années 1970 et 1980 un véritable « phénomène Dorin ». Des pièces comme La Facture (1968), Un sale égoïste (1970) ou Le Tournant (1973) furent jouées un millier de fois chacune. En 1976, elle fit un malheur avec son roman Va voir maman, papa travaille. En 1981, sa pièce L’intoxe fit chaque soir salle comble à Paris, et son livre Les Lits à une place a dépassé le million d’exemplaires.
Françoise Dorin, blonde au sourire généreux et punch à toute épreuve, a écrit plus de vingt-cinq romans, empreints de légèreté et de bonne humeur, et une vingtaine de pièces, servies par de grands noms comme Jacqueline Maillan, Edwige Feuillère, Jeanne Moreau, Michèle Morgan, Jean-Claude Brialy, Jacques Dufilho ou Michel Serrault.
Dans ses livres ou son théâtre, elle savait à merveille créer des dialogues et des situations piquantes, vaudevillesques, sans toutefois renoncer à donner son point de vue sur la marche de la société et notamment sur les relations hommes-femmes. « On pense que je suis là pour faire sourire, pour faire des choses faciles. C’est vrai. Mais j’aimerais qu’on reconnaisse que la facilité n’est pas facile ! », assurait-elle au Monde en 2002.
« Je suis de la droite saucisson »
Des critiques ont brocardé son œuvre qu’ils qualifiaient de « bourgeoise ». Pas du genre à se laisser démonter, Françoise Dorin lança un jour à un journaliste : « Les bourgeois, ce sont des gens qui existent et dont j’espère que vous pensez qu’ils ont le droit d’exister ! ». Elle s’opposait, entre autres, au « théâtre intello », à l’obsession du paraître ou à un certain féminisme. « Je n’aime pas la gauche caviar, disons que je suis de la droite saucisson », s’amusait-elle à dire.
Mais Françoise Dorin était plus complexe qu’il n’y paraissait. Va voir maman, papa travaille est un réquisitoire contre la maternité qui lui fit dire, avec son humour coutumier : « Mais où allons-nous si les auteurs bourgeois se mettent à avoir des idées révolutionnaires ? » De même, Les Lits à une place est une critique de la vie conjugale traditionnelle…
Divorcée de l’acteur Jean Poiret, avec qui elle eut une fille, Françoise Dorin partageait depuis 1975 la vie de l’acteur Jean Piat. Elle avait reçu le Grand Prix du théâtre 1984 de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques pour L’Etiquette, récompense qu’elle dut ironiquement partager avec son contraire artistique : Samuel Beckett, dramaturge longtemps d’avant-garde devenu un classique.

Françoise Dorin en sept dates
23 janvier 1928 : naissance à Paris.
1957 : fait ses débuts au Théâtre des Deux-Anes, auprès de son père, célèbre chansonnier, René Dorin.
1965 : paroles de « Que c’est triste Venise » (mis en musique par Charles Aznavour)
1973 : écrit la pièce Le tournant.
1981 : L’intoxe (théâtre) et Les lits à une place (presque 1 million d’exemplaires vendus)
1984 : Grand prix du théâtre de la SACD pour L’étiquette
12 janvier 2018 : mort à Courbevoie (Hauts-de-Seine)





                            


                        

                        


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« Black Elk », un Sioux en route vers le Vatican

Les évêques américains ont engagé des démarches en vue de la canonisation d’« Elan noir », ce chef indien au parcours d’exception qui, au début du XXe siècle, évangélisa des centaines de ses frères.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 16h25
    |

Thomas Saintourens







                        



                                


                            

Sur la photographie, qui date des années 1940, un vieillard aux cheveux noirs, vêtu d’un costume-cravate, présente un rosaire à une fillette comme s’il lui confiait un trésor. Que sait-elle de cet humble catéchiste un peu endimanché ? Imagine-t-elle à quel point il a traversé les époques ? Dans une autre vie, ce fils de chamane appelé Black Elk (« Elan noir ») a été chef spirituel sioux, « homme-médecine » de la tribu des Lakota ; il a survécu aux batailles de Little Bighorn (1876) et de Wounded Knee (1890), avant de se convertir au catholicisme et d’être baptisé Nicholas en 1904. Depuis, il diffuse dans les grandes plaines du Midwest la religion des colons, ceux-là même qui ont parqué son clan dans les réserves du Dakota du Sud. Au fil d’un magistère moral qui lui a assuré une renommée comparable à celles des valeureux guerriers Sitting Bull et Crazy Horse, il a converti 400 de ses frères sioux.
C’est ce destin hors du commun dont l’épiscopat américain plaide aujourd’hui la cause. Réunis en congrès à Baltimore (Maryland), le 14 novembre, les évêques ont décidé à l’unanimité d’engager auprès du Vatican des démarches pour que Black Elk soit sanctifié. Parmi les soutiens de cette candidature figure un neveu éloigné du vieil Indien, Bill White, fraîchement retraité de la garde nationale. Nommé « postulateur » en février 2017, il a été chargé de coordonner l’enquête biographique indispensable pour étayer le procès en canonisation de son aïeul. « Notre mission consiste à récupérer le maximum de documents sur lui, traduire certains de ses écrits inédits, afin de présenter à la commission vaticane un dossier démontrant l’influence de cet homme exceptionnel », précise-t-il, depuis sa maisonnette de Porcupine (Dakota du Sud), une bourgade du comté d’Oglala Lakota, le plus pauvre des Etats-Unis, où réside la majorité des 4 000 derniers membres de la communauté.
La vie spirituelle de Black Elk, décédé à près de 90 ans le 19 août 1950, a débuté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Selon le « Washington Post », il a tenu ces propos alors qu’il recevait plusieurs sénateurs pour évoquer un projet proposant de limiter le regroupement familial.
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Trump traite Haïti et des nations africaines de « pays de merde »

Selon le « Washington Post », il a tenu ces propos alors qu’il recevait plusieurs sénateurs pour évoquer un projet proposant de limiter le regroupement familial.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
12.01.2018 à 17h39
   





                        


« Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? » Evoquant plusieurs nations africaines, le Salvador et Haïti, le président des Etats-Unis s’est emporté jeudi 11 janvier lors d’une réunion sur l’immigration, rapporte le Washington Post.
Donald Trump recevait dans le bureau Ovale plusieurs sénateurs, dont le républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Durbin, pour évoquer un projet bipartisan proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l’accès à la loterie pour la carte verte. En échange, l’accord permettrait d’éviter l’expulsion de milliers de jeunes, souvent arrivés enfants aux Etats-Unis.

        Lire aussi :
         

                Comprendre la situation des « dreamers », jeunes immigrés aux Etats-Unis



Selon plusieurs sources anonymes, le président américain faisait référence à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador, expliquant que les Etats-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège, dont il avait rencontré la première ministre la veille. Toujours de même source, les sénateurs présents ont été déconcertés par ces propos.
Dans l’après-midi, vendredi, le président américain a affirmé dans un tweet n’avoir « jamais dit de mal des Haïtiens » :
« Je n’ai jamais dit quelque chose d’insultant sur les Haïtiens outre le fait que, et c’est une évidence, Haïti était un pays très pauvre et en difficulté. Je n’ai jamais dit “virez-les”. (…) J’ai une relation merveilleuse avec les Haïtiens. »
De son côté, le New York Times, qui fait état des mêmes propos du président, citant des participants non identifiés de la réunion, avait rapporté en juin que Donald Trump avait assuré lors d’une autre réunion sur l’immigration, que les Haïtiens « ont tous le sida ». La Maison Blanche avait démenti.
Des propos « racistes », « désobligeants » et « clivants »
Les réactions se succèdent vendredi pour dénoncer les propos du président des Etats-Unis. Le Botswana a notamment annoncé avoir convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis pour lui faire part « de son mécontentement ». « Nous considérons que les propos de l’actuel président américain sont hautement irresponsables, répréhensibles et racistes », a estimé le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.
L’Organisation des nations unies (ONU), par la voix du porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Rupert Colville, a regretté des « commentaires choquants et honteux ». « Désolé, mais il n’y a pas d’autre mot que “raciste” », a-t-il poursuivi. De son côté, l’Union africaine a déploré vendredi des remarques « blessantes » et « dérangeantes ».
« C’est d’autant plus blessant compte tenu de la réalité historique du nombre d’Africains qui sont arrivés aux Etats-Unis comme esclaves », a regretté le porte-parole du président de la commission de l’UA, Moussa Faki.
« Racisme latent »
Membre du Congrès, le démocrate Luis Gutierrez a réagi en déclarant : « Nous pouvons dire maintenant avec 100 % de certitude que le président est un raciste qui ne partage pas les valeurs inscrites dans notre Constitution. » Le ton est le même du côté du sénateur démocrate Richard Blumenthal, qui a jugé sur MSNBC que les propos de M. Trump « transpirent le racisme latent. Le plus odieux et insidieux racisme qui se fait passer pour une politique d’immigration ».
La républicaine Mia Love, d’ascendance haïtienne, a pour sa part jugé « désobligeants » et « clivants » les propos présidentiels et a demandé des excuses. « Cette attitude est inacceptable de la part du chef de notre nation », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Et le représentant républicain de la Floride, Carlos Curbelo, a estimé qu’il n’était « acceptable dans aucune circonstance de dégrader, dénigrer ou de déshumaniser les migrants ». 
« La Maison Blanche doit immédiatement expliquer la situation. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Porté par son public et un président providentiel, le vieux Racing retrouve des ailes.
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A Strasbourg, le football revit en mode start-up

Porté par son public et un président providentiel, le vieux Racing retrouve des ailes.



Le Monde
 |    12.01.2018 à 12h03
    |

                            Etienne Labrunie (Strasbourg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Proverbe alsacien : « Ce n’est que quand l’arbre est tombé qu’on peut voir sa hauteur. » Un dicton sur mesure pour illustrer le cas du Racing Club de Strasbourg (RCS), élément patrimonial du sport régional depuis plus de cent ans, tombé de toute sa hauteur au cinquième niveau du football national avant de retrouver l’élite cette saison.
« Je savais que le Racing reviendrait, car une institution ne peut pas disparaître », avance Léonard Specht, lui-même institution du club, ex-joueur, entraîneur et éphémère président (deux mois), aujourd’hui à la tête de l’association des anciens du RCS.. A 64 ans, l’ancien défenseur international ne se dépare pas de son grand sourire : « Cette équipe fait plaisir à voir. » 
Ambiance de start-up
Une ambiance de start-up règne dans les bureaux du club, dont on n’arrête pas de repousser les cloisons pour gagner de la place. « Tu sens qu’il se passe quelque chose », confie Thierry Hubac, qui a pris en charge la communication du club il y a six mois. Une douce euphorie renforcée par la très honorable onzième place occupée à la trêve.
La première partie de saison a été marquée par une invraisemblable victoire face au Paris Saint-Germain, la seule défaite du leader en L1. « C’est clair, après ce match, les gens nous ont regardés différemment », raconte Kader Mangane, le capitaine et défenseur du RCS. « Ce match, c’était un truc inimaginable qui nous a donné des ailes », confesse le milieu de terrain Jérémy Grimm.
Depuis, les Alsaciens volent, portés par un public chaud bouillant – 24 100 spectateurs en moyenne pour un stade d’une capacité de 26 000 (2e taux de remplissage de L1 après le PSG), bruyants comme cinquante mille. « Je ne veux pas casser l’ambiance, mais si on a battu Paris et qu’on descend en Ligue 2, on passera pour des cons », tempère l’entraîneur Thierry Laurey.
Il n’empêche, l’histoire est sympathique : il y...




                        

                        

