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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les maires de deux communes, l’une en faveur du transfert de l’aéroport nantais à Notre-Dame-des-Landes, l’autre pour le réaménagement du site actuel, livrent leurs arguments.
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Ultime face-à-face entre Notre-Dame-des-Landes et Nantes-Atlantique

Les maires de deux communes, l’une en faveur du transfert de l’aéroport nantais à Notre-Dame-des-Landes, l’autre pour le réaménagement du site actuel, livrent leurs arguments.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h35
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Alors que le dossier de Notre-Dame-des-Landes doit être arbitré dans les jours prochains par le gouvernement, les maires des deux communes les plus concernées livrent au Monde leurs derniers arguments en faveur ou en défaveur d’un nouvel aéroport dans le bocage nantais. Jean-Claude Lemasson, 58 ans, élu en 2008, est maire (sans étiquette) de Saint-Aignan-Grandlieu (3 857 habitants au recensement de 2016), qui jouxte l’actuelle plateforme aéroportuaire nantaise. Jean-Paul Naud, 59 ans, est élu (sans étiquette) lui aussi depuis 2008, à la tête de la commune de Notre-Dame-des-Landes (2 138 habitants).
Le département de Loire-Atlantique a voté en faveur du déménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique vers le bocage à Notre-Dame-des-Landes, par 55,17 % de oui, avec une participation de 51,08 %, le 26 juin 2016. Sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, l’opposition au transfert a recueilli 73,57 % des voix (75 % de participation), tandis qu’à Saint-Aignan-Grandlieu, 71,7 % des votants se sont exprimés pour (65,96 % de participation).

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Dans le cas où l’hypothèse de la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes serait retenue, quelle serait votre réaction ? Quelles en seraient les conséquences ?
Jean-Paul Naud : D’abord, la décision du président de la République et du gouvernement sera très difficile à prendre. Mais elle ne pourra pas être contestée. Si Emmanuel Macron venait à retenir le scénario de la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame- des-Landes, je serais bien sûr extrêmement déçu mais je l’accepterais.
Cette décision serait alors un bouleversement pour notre commune et les communes voisines. Sur un plan environnemental, il s’agirait d’une aberration écologique qui verrait disparaître 1 400 hectares d’un bocage préservé formant de surcroît une double tête de bassin versant alimentant une dizaine de ruisseaux. Elle serait ensuite un formidable accélérateur d’étalement urbain au nord de l’agglomération nantaise, dans un département où disparaissent quotidiennement quatre hectares d’espaces agricoles ou naturels.
Jean-Claude Lemasson : Je saluerais une étape importante pour l’avenir du Grand Ouest de la France, un équipement qui devrait permettre d’assurer le développement économique de ce vaste territoire. Pour la commune, il s’agira, dès la levée du Plan d’exposition au bruit (PEB) dépendant de l’activité aéroportuaire de Nantes-Atlantique, d’organiser le développement de l’habitat dans les limites des périmètres d’urbanisation contraints par la loi Littoral de janvier 1982 au regard du lac de Grand Lieu ; ce qui permettra de maintenir les activités en centre-bourg et de faire vivre la commune.
Pour les riverains, cela signifiera d’être libérés des nuisances acoustiques de plus en plus conséquentes du fait de l’accroissement du trafic aérien, tant en décollage qu’en atterrissage, mais aussi des pollutions atmosphériques du fait de la très grande proximité de la piste avec les zones habitées.
Dans l’hypothèse inverse, comment réagiriez-vous ?
J.-P. N. : Je serais extrêmement satisfait de cette décision car ce choix serait l’aboutissement heureux d’un combat que nous menons depuis des années au sein de nos associations opposées à la construction d’un nouvel aéroport. Elle permettrait à l’agglomération nantaise de bénéficier d’un aéroport optimisé sur un site qui pourrait, à moindre coût, être desservi par plusieurs modes de transport, avec un tram à 800 mètres seulement et une voie ferrée existante à proximité. Et elle permettrait à la commune de Notre-Dame-des-Landes de continuer la politique de développement harmonieux et raisonné menée par l’équipe municipale.
J.-C. L. : Cela serait vécu comme une injustice au regard des décisions précédentes. Cela engendrerait la « mort » de la commune à l’horizon 2030 car il ne lui est pas possible d’organiser un plan B. En effet, Saint-Aignan-Grandlieu est situé quasiment dans l’axe de la piste au sud et à 1 200 m de son seuil. Le bourg, qui ne s’est pas développé du fait de la présence de l’aéroport et de ses contraintes, constitue la seule réserve foncière disponible pour de l’habitat au titre de la loi Littoral.
Un PEB se définit en quatre zones de A à D, du plus contraignant au moins contraignant. Actuellement en zone C, le bourg serait couvert partiellement par la zone B. En zone B, seuls les équipements aéroportuaires sont autorisés ; en zone C, aucun nouveau logement n’est autorisé afin de ne pas exposer au bruit davantage de population. Sans possibilité de construire ou de réhabiliter, cela signifie l’extinction progressive des activités du bourg et donc la mort programmée de la commune.
S’agissant de l’évacuation de la zone à défendre (ZAD), pensez-vous qu’il faille agir rapidement ?
J.-P. N. : Si le président optait pour une réhabilitation du site actuel, l’évacuation forcée de la ZAD ne me semblerait pas indispensable. Les agriculteurs expropriés retrouveraient leurs exploitations. D’autres propriétaires également expropriés, pourraient racheter leurs parcelles de terre. Enfin, pour le surplus des parcelles appartenant actuellement à l’Etat, je ne suis pas opposé à des expériences agro-environnementales qui permettraient de pratiquer une agriculture respectueuse du bocage et des espèces protégées qu’il abrite.
J.-C. L. : L’évacuation est nécessaire et sans attendre, l’accompagnement des agriculteurs est indispensable, mais pour être agriculteur l’adhésion à la Mutualité sociale agricole n’est pas suffisante, un modèle économique doit être validé par les instances consulaires. Cet accompagnement doit pouvoir s’organiser hors périmètre de la ZAD comme l’ont déjà préparé quelques exploitants avec la chambre d’agriculture. Près de 600 ha ont été défrichés en métropole nantaise et à proximité et une large partie est libre d’exploitation.

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Compte tenu de vos positions respectives, que pensez-vous du traitement de ce dossier, dans l’histoire et par ce gouvernement ?
J.-P. N. : Ce gouvernement s’est donné le temps de la réflexion. Rapidement après les élections, il a installé une médiation qui a mis en évidence qu’il n’existait pas un seul scénario, à savoir la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, mais qu’il existait une possibilité de réhabilitation et d’optimisation du site. Pour la première fois, il existait une alternative. Ce temps de réflexion sera suivi d’une prise de décision qui sera immédiatement exécutée. Il s’agit, pour ce gouvernement qui a été nommé il y a huit mois, d’une performance pour un dossier qui était resté à l’état de projet pendant un demi-siècle.
J.-C. L. : Je rejoins le point de vue des médiateurs qui ont annoncé « plus jamais cela » : l’Etat doit pouvoir mieux organiser la temporalité de ces décisions. Mais dire que le débat n’a pas eu lieu est un mensonge. Il est regrettable que certains élus, notamment au moment de la présidentielle de 2012, ont fait de ce dossier un engagement militant au profit de leur seule carrière politique en bafouant les règles de la République.
Si la question de l’aéroport s’est posée à nouveau fin 1999, et la déclaration d’utilité publique a pu voir le jour en février 2008 c’est aussi parce que nos prédécesseurs avaient anticipé en « figeant » une zone d’aménagement différée. Il nous faut aujourd’hui organiser ce vaste territoire – plus de 8 millions d’habitants – à l’échelle des enjeux du XXIe siècle avec des infrastructures assurant la mobilité de tous (aérien, ferré, routier, maritime), c’est comme cela que nous travaillons collectivement entre agglomérations, départements et régions.

Qu’espérez-vous pour l’avenir ?
J.-P. N. : Tous les élus concernés par ce projet ont toujours considéré que l’agglomération nantaise devait bénéficier d’un aéroport international. Le débat portait seulement sur son emplacement. Je ne doute pas que la réhabilitation du site puisse permettre à l’agglomération nantaise de bénéficier, à long terme, d’un tel outil.
J.-C. L. : La protection de la planète et de ses ressources est un enjeu primordial, nous devons tous y contribuer. Mais il ne faut pas tomber dans la caricature, l’humain a aussi toute sa place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Les « vélos flottants », que l’utilisateur peut emprunter et déposer où il le souhaite, ont rapidement été confrontés à plusieurs défis, notamment au sujet de leur qualité.
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L’aventure des vélos « flottants » tourne au fiasco

Les « vélos flottants », que l’utilisateur peut emprunter et déposer où il le souhaite, ont rapidement été confrontés à plusieurs défis, notamment au sujet de leur qualité.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h17
    |

                            Olivier Razemon








                        



   


Gobee, c’est fini ! Les premiers Gobee bikes étaient arrivés en fanfare dans les rues de Lille fin octobre 2017. Deux mois plus tard, les vélos vert anis en « free-floating » sont déjà repartis. La société hongkongaise a annoncé le 9 janvier qu’elle se retirait de la capitale des Hauts-de-France, mais aussi de Reims et de Bruxelles.
Les « vélos flottants », que l’utilisateur peut emprunter et déposer où il le souhaite après avoir préalablement téléchargé une application, semblaient pourtant promis à un bel avenir. D’enthousiastes technophiles ne cessaient de vanter la praticité de ces objets, ainsi que l’inventivité du modèle économique des sociétés qui les exploitent. Selon Maddyness, « le magazine des start-up françaises », il existe pas moins de 30 entreprises de vélopartage en free-floating, ayant pour une grande majorité leur siège social en Chine.

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Ces flottes semblaient répondre à tous les dysfonctionnements des systèmes en libre-service. Avec le free-floating, la collectivité ne doit plus installer, ni financer, de coûteuses bornes ; l’utilisateur n’a plus à attendre qu’une borne se libère ; la nécessité de la régulation disparaît en même temps que les stations. Et l’ensemble est intégralement financé par une entreprise privée, qui ambitionne de se rémunérer grâce aux abonnements et aux précieuses données récoltées auprès de ses abonnés, mais qui en attendant survit surtout grâce aux levées de fonds.
Vandalismes et vols
Toutefois, les bicyclettes multicolores (jaune citron pour Ofo, cadre blanc, guidon noir et jantes orange chez Obike, cadre gris et jantes orange pour Mobike) ont rapidement été confrontées à plusieurs défis. Tout d’abord, ces vélos sont certes légers, mais aussi fragiles et de qualité médiocre, dotés d’une seule vitesse pour la plupart.
Les vandales et voleurs s’en sont rapidement aperçus, tordant les rayons, arrachant les selles ou les guidons, mettant en pièces les GPS. A Reims, où Gobee avait déposé 400 vélos début novembre 2017, il n’en restait plus que 20 en état de fonctionnement début janvier. Les 380 autres avaient été détériorés, cassés ou volés.
En l’absence de station, les bicyclettes sont déposées partout, en particulier sur les trottoirs, où elles gênent les piétons et minent la réputation des sociétés qui les possèdent. Pour éviter cet envahissement, Lille réclame depuis le mois de décembre une redevance de 11 euros par an et par vélo à chaque opérateur. Paris envisage de faire de même, ce qui ne manque toutefois pas de piquant lorsque l’on constate que l’envahissement des trottoirs de la capitale est bien davantage le fait des scooters que des vélos flottants.

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Enfin, les valeureuses start-up chinoises ne semblent pas plus solides que les vélos qu’elles déposent dans les rues. Bluegogo, troisième acteur du marché, a rendu l’âme en novembre 2017, après plusieurs de ses concurrents. Les recettes ne suffisent pas à compenser les énormes pertes dues au vandalisme. Les investisseurs ne suivent plus. En matière de vélo, décidément, la martingale n’existe pas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Guillaume Pitron publie un livre édifiant, dont nous publions des extraits, sur ce qu’il appelle « la face cachée » de la transition énergétique et numérique.
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édition abonné


La grande bataille des métaux rares

Guillaume Pitron publie un livre édifiant, dont nous publions des extraits, sur ce qu’il appelle « la face cachée » de la transition énergétique et numérique.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 10h54
   





                        



                                


                            

Journaliste travaillant pour Geo, National Geographic ou Le Monde diplomatique, lauréat 2017 du prix Erik-Izraelewicz pour une enquête sur la filière bois, Guillaume Pitron publie un livre édifiant sur ce qu’il appelle « la face cachée » de la transition énergétique et numérique. « Du thé à l’or noir, de la muscade à la tulipe, du salpêtre au charbon, les matières premières ont toujours accompagné les grandes explorations, les empires et les guerres. Elles ont souvent contrarié le cours de l’histoire. Les métaux rares sont en train de changer le monde à leur tour », explique-t-il. Une enquête aux sources des prochains conflits économiques et géopolitiques.
Bonnes feuilles. Depuis le début du XXIe siècle, les hommes, inquiets des bouleversements climatiques générés par les énergies fossiles, ont mis au point de nouvelles inventions, réputées plus efficientes, plus propres, et reliées à des réseaux à haute tension ultra-performants : les éoliennes, les panneaux solaires, les batteries électriques. Après la machine à vapeur, après le moteur thermique, ces technologies dites « vertes » engagent l’humanité dans une troisième révolution énergétique, industrielle, qui est en train de transformer notre monde. Comme les deux précédentes, celle-ci s’appuie sur une ressource primordiale. Une matière tellement vitale que les énergéticiens, les technoprophètes, les chefs d’Etat et même les stratèges militaires la surnomment déjà « the next oil », le pétrole du XXIe siècle.
(…)
Longtemps, les hommes ont exploité les principaux métaux connus de tous : le fer, l’or, l’argent, le cuivre, le plomb, l’aluminium… Mais, dès les années 1970, ils ont commencé à tirer parti des fabuleuses propriétés magnétiques et chimiques d’une multitude de petits métaux rares contenus dans les roches terrestres dans des proportions bien moindres. Cette grande fratrie unit des cousins...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Avant d’être cuisinés, les homards transalpins devront désormais être assommés.
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La Suisse interdit la plongée dans l’eau bouillante des homards vivants

Avant d’être cuisinés, les homards transalpins devront désormais être assommés.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 11h03
   





                        



   


Branle-bas de combat dans les cuisines helvétiques, le gouvernement suisse a interdit, mercredi 10 janvier, la pratique culinaire consistant à plonger les homards vivants dans l’eau bouillante, considérée comme cruelle. Cuisiniers et gastronomes devront désormais étourdir les crustacés au préalable. Les importateurs et les poissonniers devront également améliorer le confort du homard durant son transport et sa détention.
Dans le cadre d’une révision des lois relatives à la protection des animaux, le gouvernement fédéral annonce qu’à compter du 1er mars, « la pratique consistant à plonger les homards vivants dans l’eau bouillante, commune dans les restaurants, ne sera plus autorisée ». Les homards « devront désormais être étourdis avant d’être mis à mort », expose l’ordonnance émise par le gouvernement fédéral. Selon la télévision publique RTS, seuls les chocs électriques ou « la destruction mécanique du cerveau » seront autorisés.
« Même en couvrant la marmite et en s’en détournant, on peut entendre les cognements et claquements du homard contre la paroi. Ou encore les pinces de la créature raclant la marmite. En d’autres termes, le homard se comporte pas mal comme vous et moi si nous étions plongés dans de l’eau bouillante », notait dans les années 2000 l’écrivain et journaliste américain David Foster Wallace alors qu’il assistait au spectacle de milliers de homards cuisinés au Lobster Maine Festival, dans le Maine (Etats-Unis).
Ses systèmes nerveux complexes
Les défenseurs des droits des animaux et des scientifiques qui ont travaillé depuis sur la question estiment que les homards et les autres crustacés possèdent des systèmes nerveux complexes et qu’ils ressentent vraisemblablement de la douleur lorsqu’ils sont ébouillantés. Selon l’ordonnance adoptée en Suisse, les crustacés ne pourront également plus être transportés sur de la glace ou de l’eau glacée et devront être maintenus dans leur « environnement naturel ». Cette législation servirait de compromis entre les gastronomes et les défenseurs de la cause animale, selon Le Temps. Ces derniers souhaitant l’arrêt pur et simple de l’importation de homards vivants en Suisse.
Maya Graf, du groupe écologiste suisse et à l’origine d’une motion visant cet objectif, s’est appuyée sur une récente étude menée par l’Association suisse des vétérinaires cantonaux (ASVC) portant sur la pêche, le transport, la détention et la mise à mort de homards destinés à être consommés. Celle-ci montre que la façon dont sont traités les homards contrevient au droit en vigueur : « D’après les connaissances actuelles, ces crustacés solitaires disposent d’un système nerveux complexe et sont sensibles à la douleur. Ils sont attrapés par milliers, plusieurs mois avant d’être consommés, et sont ensuite stockés provisoirement dans des entrepôts frigorifiques, sans eau ni nourriture. Confinés dans des espaces étroits, ils sont condamnés à souffrir sans pouvoir bouger. Leur vie connaît ensuite une fin atroce dans un bain d’eau bouillante », peut-on lire dans le texte législatif. Et de conclure : « Ni le goût, ni l’hygiène ne justifient le fait que les homards soient importés vivants. »
Une interdiction pure et simple serait cependant contraire à l’accord vétérinaire bilatéral conclu entre la Suisse et l’Union européenne. Une telle interdiction est également soumise à des exigences strictes posées tant par l’Organisation mondiale du commerce que par de nombreux accords de libre-échange.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ L’association Zero Waste Paris appelle à ne rien acheter de neuf, ou presque, en 2018. Objectif : défendre l’environnement et créer « activités, emplois et échanges locaux ».
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« Rien de neuf » en 2018, un défi pour consommer autrement

L’association Zero Waste Paris appelle à ne rien acheter de neuf, ou presque, en 2018. Objectif : défendre l’environnement et créer « activités, emplois et échanges locaux ».



Le Monde
 |    11.01.2018 à 09h50
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 15h40
    |

            Cécile Bouanchaud








                        


Et si les meilleurs vœux que l’on pourrait souhaiter pour 2018 prenaient la forme d’un éloge du « rien » ? A l’heure des bonnes résolutions, l’association Zero Waste France appelle à ne rien acheter de neuf, ou presque, cette année. Lancé le 1er janvier, son défi baptisé « Rien de neuf », auquel 5 000 personnes ont déjà souscrit, prend une résonance particulière alors qu’ont débuté, mercredi 10 janvier, six semaines de soldes, où les promotions aguicheuses peuvent constituer autant d’appels à une consommation immodérée.
L’enjeu du défi est, à l’inverse, de tendre vers une consommation raisonnée, dans le but de réduire « son sac à dos écologique », résume Flore Berlingen, directrice de l’association, financée en partie par ses donateurs mais aussi par les subventions du ministère de la transition écologique et solidaire et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
« Les objets neufs impliquent, dans le processus de production, un coût écologique, invisible pour le consommateur », détaille Mme Berlingen, qui énumère « le fait d’extraire des matières premières et d’utiliser énormément de ressources naturelles, d’énergie et d’eau ».

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Faire circuler les produits
Cette démarche du « zéro déchet », qui implique notamment de consommer des aliments qui ne produiront pas ou peu d’emballages, étant jugée « trop contraignante » par de nombreux foyers, le défi ne concerne pas la nourriture, les cosmétiques et les produits d’hygiène. L’association entend « seulement » mettre fin aux achats d’objets et d’équipements neufs de la vie quotidienne : vêtements, meubles, électroménager, high-tech, décoration, livres, etc.
« Il y a déjà énormément de biens et d’objets de ce type en circulation, il faut en priorité les faire circuler », considère Mme Berlingen. Selon elle, ces objets sont généralement très polluants et représentent une part considérable dans le budget des ménages, bien qu’il s’agisse d’achats occasionnels.

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L’industrie du textile est considérée comme la deuxième plus néfaste pour l’environnement, après l’industrie du pétrole. La fabrication d’un jean nécessite 8 000 litres d’eau. L’industrie de l’électronique est également « énergivore » : « derrière un smartphone, qui pèse quelques centaines de grammes, il y a en réalité 70 kilos de consommation de matières diverses », informe Mme Berlingen, qui dénonce des modes de production « insoutenables d’un point de vue social et environnemental ».
Des applications, « qui fonctionnent par géolocalisation », permettent de faciliter les prêts. Les sites de dons ou d’échanges prospèrent
Comment remplacer l’aspirateur qui a rendu l’âme ? Où trouver le dernier Goncourt ailleurs qu’en librairie ? Comment gérer l’aménagement de la chambre censée accueillir un nouveau-né ? A écouter Mme Berlingen, les réponses semblent aussi simples que de se rendre dans une grande surface, listant pêle-mêle une série d’alternatives.
La plus évidente est de se tourner vers le secteur de l’occasion, en boutique ou sur Internet, entre particuliers ou auprès de professionnels. La location peut constituer une alternative, notamment pour « les objets de bricolage ou de jardinage, dont on a besoin deux à trois fois par an, comme l’appareil à raclette ou la perceuse ».
De nombreuses applications, « qui fonctionnent par géolocalisation », permettent de faciliter les prêts. Des sites de dons ou d’échanges prospèrent depuis ces dernières années. Quant aux livres, l’option « la plus répandue et la plus pratique » pour se procurer des ouvrages récents reste la bibliothèque, « où l’on peut suggérer des achats au bibliothécaire ».

Lire : « Consommer autrement, le remède anticrise ? »

Les participants, invités à s’inscrire sur le site Riendeneuf.org, reçoivent chaque semaine un mail proposant « des idées concrètes d’alternatives au neuf, des conseils, des témoignages ». Un espace qu’ils se sont approprié, partageant leurs difficultés et leurs astuces pour consommer autrement, à l’instar de Flavie, dont le mariage est prévu cet été, et qui se demande comment l’organiser sans rien acheter de neuf. Sur le groupe Facebook du défi, une jeune mariée lui suggère de louer et de se faire prêter des accessoires par des amis, quand une autre confie que la décoration peut être réalisée avec des objets de récup’.
Outre conseils et témoignages, le site de l’association propose les coordonnées d’organismes utiles classés par thème (électroménager, livres, vêtements, multimédia, meubles, réparation, mutualisation, etc.). Avec l’ambition de redonner une dimension locale à la consommation, en favorisant les secteurs de la réparation et du reconditionnement, et en créant de l’activité et de l’emploi.
Pression sociale
A peine deux semaines après le lancement de cette initiative, la résistance de certain(e)s participant(e)s est mise à rude épreuve, avec les soldes. « Je vais avoir du mal à tenir, vivement que ce soit terminé. En attendant, ne pas sortir et ne pas prendre ma carte bancaire », lance Hélène sur le groupe Facebook, où les profils sont variés, aussi bien s’agissant de l’âge que du lieu de vie. « Ce n’est pas facile de résister, le matraquage publicitaire est efficace, et il induit une vraie pression sociétale », analyse la directrice de Zero Waste, qui a elle-même mis à l’épreuve ses envies d’achat en ne consommant rien de neuf durant l’année écoulée.
Rassurante, Mme Berlingen rappelle que l’enjeu est avant tout de « repenser ses modes de consommation », notamment dans l’espoir que ces nouvelles pratiques rayonnent auprès de l’entourage des participants, « dont les profils et les âges sont variés et répartis dans toute la France ». Et de citer l’exemple de cette jeune femme « pas prête à participer au défi », mais qui a décidé de noter tous les achats neufs qu’elle ferait dans l’année. « C’est une première étape vers une prise de conscience, qui conduira, on l’espère à un changement dans sa façon de consommer ». Et ça, ce n’est pas rien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le système de vélos en libre-service, qui devait se déployer à partir du 1er janvier dans Paris et 67 autres communes, rencontre de sérieux dysfonctionnements.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/01/2018
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Faux départ pour le nouveau Vélib’ en Ile-de-France

Le système de vélos en libre-service, qui devait se déployer à partir du 1er janvier dans Paris et 67 autres communes, rencontre de sérieux dysfonctionnements.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 10h36
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

Enrobé noir, bandes blanches parfaitement tracées, bordures de protection, les toutes nouvelles pistes cyclables de Paris sont superbes. Mais, en ce début janvier froid et gris, elles demeurent sous-utilisées. Pas seulement à cause de la météo : les abonnés au Vélib’, qui constituent en temps normal 40 % des cyclistes, sont absents.
Le nouveau Vélib’, qui devait se déployer à partir du 1er janvier dans les rues de la capitale et de 67 autres communes d’Ile-de-France, rencontre de sérieux dysfonctionnements. Initialement, 600 stations devaient être installées dans Paris au début de l’année, un nombre ramené à 300 fin 2017 lorsque les premières difficultés ont commencé à se manifester.
Ainsi, le jour du Nouvel An, seulement 64 stations étaient identifiées sur le site velib-metropole.fr, et certaines n’étaient pas actives : on n’y trouvait aucun vélo… Dix jours plus tard, la situation s’est à peine améliorée. Soixante-huit stations étaient opérationnelles le 10 janvier au soir. L’opérateur Smovengo, qui a ravi en avril 2017 le marché à JCDecaux, concessionnaire depuis 2007, assure que la mise en place va s’accélérer, avec l’ouverture de « 60 à 80 stations chaque semaine ».
Une ambition mise en doute par le site velib.nocle.fr, qui tient un décompte rigoureux mais non officiel des stations en service. « Pour atteindre le rythme de 80 par semaine, il faudrait 11 ou 12 nouvelles stations par jour (y compris le dimanche) », observe le créateur de cette plate-forme, « JonathanMM », un « geek célibataire de 26 ans », comme il se définit sur son compte Twitter.
Compensations aux usagers
Le ratage commence à se voir. L’opposition à la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, s’est engouffrée dans la brèche. Les élus Républicains au Conseil de Paris ont dénoncé « un fiasco », tandis que le groupe UDI-MoDem évoque « la chronique d’une catastrophe annoncée ». Sur Twitter, l’édile elle-même...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Les fortes pluies se sont abattues lundi sur le comté de Santa Barbara, au nord de Los Angeles. Il avait été ordonné à des milliers d’habitants d’évacuer la zone.
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Les coulées de boue en Californie provoquent la mort de 17 personnes

Les fortes pluies se sont abattues lundi sur le comté de Santa Barbara, au nord de Los Angeles. Il avait été ordonné à des milliers d’habitants d’évacuer la zone.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 02h57
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 12h16
   





                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 9 janvier"
            data-slide-description="Une centaine d’habitations ont été détruites, plusieurs centaines de bâtiments endommagés et on compte 28 blessés, a rapporté Amber Anderson, porte-parole des pompiers du comté de Santa Barbara."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 9 janvier"
            data-slide-description="Les importants feux de forêt de décembre 2017, les plus importants de l’histoire de la Californie, ont rendu la zone vulnérable aux coulées de boue."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 9 janvier"
            data-slide-description="Des hôtels de renom, comme le Montecito Inn, que Charlie Chaplin avait fait construire il y a quatre-vingt-dix ans, ont été endommagés."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 9 janvier"
            data-slide-description="Les secouristes, à l’aide de chiens et d’hélicoptères, ont sauvé une cinquantaine de personnes coincées dans des maisons effondrées, notamment mardi une adolescente de 14 ans."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 9 janvier"
            data-slide-description="La route 101 qui longe l’océan Pacifique a été fermée à la circulation dans les deux sens pour au moins une semaine."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 9 janvier"
            data-slide-description="Plus de 7 000 habitants avaient reçu l’ordre d’évacuer la zone avant les pluies, mais seulement 10 % à 15 % des personnes concernées l’ont respecté, ont dit les pompiers."
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        A Burbank, comté de Santa Barbara, le 9 janvier"
            data-slide-description="Le shérif du comté, Bill Brown, a déclaré que 17 personnes étaient toujours portées disparues à la suite de la catastrophe. « Nous savons que cela va être long et difficile pour nous tous et notre communauté », a-t-il ajouté."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 10 janvier"
            data-slide-description="Les communes cossues de Montecito et de Carpenteria, prisées des célébrités, telles que l’animatrice-productrice Oprah Winfrey, l’humoriste-animatrice Ellen DeGeneres, l’acteur Rob Lowe ou l’ancien tennisman Jimmy Connors, ont été les plus touchées."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 10 janvier"
            data-slide-description="Une excavatrice enlève les débris d’une zone touchée, mercredi 10 janvier."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 10 janvier"
            data-slide-description="Des lignes haute tension hors service."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 10 janvier"
            data-slide-description="Selon le shérif du comté de Santa Barbara, le nombre de victimes pourrait augmenter à mesure que les équipes de secours – 500 personnes ont été mobilisés – fouillent les maisons détruites."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 10 janvier"
            data-slide-description="Des membres de l’équipe de recherche et de sauvetage du département des incendies du comté de Los Angeles inspectent une zone."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 10 janvier"
            data-slide-description="Les coulées de boue ont renversé des arbres, balayé des voitures et dévasté des zones résidentielles huppées."
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        A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 10 janvier"
            data-slide-description="Dans le secteur de Romero Canyon, coupé du monde, les autorités ont dû héliporter 300 personnes prises au piège."
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A Montecito, dans le comté de Santa Barbara, le 9 janvier            
Une centaine d’habitations ont été détruites, plusieurs centaines de bâtiments endommagés et on compte 28 blessés, a rapporté Amber Anderson, porte-parole des pompiers du comté de Santa Barbara.

DANIEL DREIFUSS / AP
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Dix-sept morts, des dizaines de disparus et de centaines de maisons détruites ou abîmées – dont celle de la grande prêtresse des médias américains Oprah Winfrey : les coulées de boue dévastaient la région de Santa Barbara mercredi 10 janvier, un mois après des incendies ravageurs.
Dans cette région, d’ordinaire l’une des plus bucoliques et majestueuses de Californie, les pluies torrentielles de lundi et mardi, les premières depuis dix mois, se sont transformées en calamités.
Sans végétation pour retenir la terre, celle-ci s’est affaissée sur des centaines de mètres tandis que les rivières montaient jusqu’à plusieurs mètres, charriant boue et rochers et détruisant tout sur leur passage. « Nous sommes tristes d’annoncer que le bilan des victimes est monté à 17 personnes », a déclaré Bill Brown, le shérif du comté de Santa Barbara, lors d’une conférence de presse, ajoutant que d’autres personnes étaient encore en train « d’agoniser » dans l’attente de nouvelles de leurs proches : treize personnes étaient encore portées disparues.

        Lire aussi :
         

                Coulées de boue mortelles en Californie



Ordre d’évacuation de 30 000 personnes

   


M. Brown a décrit des opérations de secours « massives » avec plus de 500 personnes mobilisées, et a qualifié de « stupéfiantes l’étendue et l’ampleur de la dévastation ». Les pompiers du comté de Santa Barbara ont dit avoir secouru une adolescente de 14 ans qui était coincée depuis des heures dans une maison effondrée de Montecito. « Nous comprenons que ce sera une route longue et difficile pour nous et notre communauté », a encore déclaré le shérif Brown. Le comté a également confirmé 28 blessés. Quelque 30 000 personnes faisaient l’objet d’évacuations obligatoires ou conseillées.

Mercredi, Montecito, bourgade cossue voisine de Santa Barbara au bord du Pacifique, à deux heures au nord de Los Angeles, était transformée en paysage de désolation. Les rues et routes étaient envahies de boue ou coupées par des rocs ou des voitures écrasées par les arbres déracinés. Ici, des maisons avaient été éventrées par des torrents de boue… quelques mètres plus loin, d’autres étaient totalement épargnées.
A travers la petite ville prisée des célébrités, des ouvriers s’affairaient pour dégager les rues et réparer les câbles électriques qui pendaient, certains pylônes gisant au sol. La maison d’Oprah Winfrey, à Montecito, a été touchée par le désastre. La présentatrice, actrice et productrice superstar a posté sur Instagram des vidéos de son jardin rempli d’une boue dans laquelle elle s’enfonçait jusqu’à mi-mollet, et jonché de débris.
« Ici il y avait la clôture du voisin, elle a été emportée », remarque-t-elle. La vedette – dont le discours aux Golden Globes dimanche a déclenché un mouvement en faveur de son hypothétique candidature à la présidentielle de 2020 – a également mis en ligne une vidéo d’un feu brûlant à côté de chez elle à cause d’une fuite de gaz, et montrant des hélicoptères survolant la zone.
Comme un train lancé à toute vitesse
Les résidents décrivaient le torrent de boue comme un train lancé à toute vitesse ou un troupeau de buffles écrasant tout. D’après Amber Anderson, porte-parole des pompiers de Santa Barbara citée dans la presse locale, environ 100 maisons ont été détruites et 300 ont été endommagées par les coulées de boue. Des portions d’autoroute étaient fermées pour encore plusieurs jours. Le trafic ferroviaire aussi était perturbé à cause de voies recouvertes de terre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de professionnels du bâtiment et d’acteurs de la lutte pour l’efficacité énergétique, parmi lesquels Christophe Robert (Fondation Abbé Pierre) et Xavier Pintat, sénateur (LR) de Gironde, s’inquiète des fraudes qui affectent son dispositif de financement, les certificats d’économie d’énergie.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Bâtiment : « Les abus ne doivent pas menacer la pérennité des certifications d’économie d’énergie »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de professionnels du bâtiment et d’acteurs de la lutte pour l’efficacité énergétique, parmi lesquels Christophe Robert (Fondation Abbé Pierre) et Xavier Pintat, sénateur (LR) de Gironde, s’inquiète des fraudes qui affectent son dispositif de financement, les certificats d’économie d’énergie.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 18h45
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Alors que le gouvernement a fait de la rénovation énergétique des bâtiments une priorité nationale et que débute une nouvelle période d’obligation de réalisation d’économies d’énergie via les « Certificats d’économie d’énergie » (CEE), des systèmes frauduleux ont été récemment mises au jour.
Tracfin, la cellule de signalement de fraudes financières du ministère de l’économie, souligne dans son rapport annuel avoir constaté en 2016 une augmentation significative du nombre de dossiers en lien avec les fraudes aux CEE. Ces révélations mettent en lumière que tout dispositif vertueux peut être détourné et que l’ensemble des acteurs du secteur doivent rester vigilants et intransigeants pour préserver un mécanisme utile à ses multiples utilisateurs.
Depuis plus de dix ans, les CEE ont prouvé leur efficacité et se sont imposés comme un outil incontournable pour relever les défis de la transition écologique et de la rénovation énergétique en réduisant la consommation d’énergie finale nationale en France. Ce dispositif a d’ailleurs été dupliqué dans de nombreux pays.
1 million de chaudières
Particuliers, collectivités territoriales, bailleurs sociaux, entreprises industrielles… Plusieurs millions de Français ont pu engager des travaux d’efficacité énergétique grâce à ce financement innovant.

Les travaux effectués concernent tant des opérations complexes que des opérations simples à mettre en œuvre et particulièrement efficaces en termes d’économies d’énergie, qui entraînent des gains importants de chaleur ou à des baisses significatives de facture. Grâce aux CEE, les professionnels ont ainsi installé 1 million de chaudières performantes sur l’ensemble du territoire et isolé les combles, les murs et/ou les toitures de plus de 600 000 logements.
Depuis 2016, les CEE permettent également d’apporter un soutien renforcé aux ménages en situation de précarité énergétique. Une obligation spécifique d’économies...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Au moins 13 personnes sont mortes dans des crues et une coulée de boue, dans le sud de la Californie le 9 janvier.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ La préfecture de Haute-Marne a annoncé la découverte, mercredi, du corps d’un septuagénaire disparu le 4 janvier. Une policière de la brigade fluviale de Paris est toujours portée disparue.
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Le bilan de la tempête Eleanor porté à 7 morts

La préfecture de Haute-Marne a annoncé la découverte, mercredi, du corps d’un septuagénaire disparu le 4 janvier. Une policière de la brigade fluviale de Paris est toujours portée disparue.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 17h03
   





                        



   


Le bilan de la tempête Eleanor qui a balayé la France les 2 et 3 janvier est porté à 7 morts. La préfecture de Haute-Marne a annoncé la découverte, mercredi 10 janvier, à Rouvres-sur-Aube, du corps sans vie d’un septuagénaire, porté disparu.
Le corps de cet Allemand, qui possédait une résidence secondaire dans ce village, a été retrouvé à 300 m de son domicile, dans la rivière Aube.
La tempête Eleanor qui a fait 7 morts et une disparue, une policière de la brigade fluviale disparue dans la Seine lors d’un exercice à Paris.
« Selon les premières estimations, les tempêtes Carmen et Eleanor auraient occasionné plus de 150 000 sinistres pour un coût estimé à ce stade d’environ 200 millions d’euros », a écrit la Fédération française de l’assurance (FFA), dans un communiqué, vendredi 5 janvier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Alors que les soldes débutent mercredi, Erwan Autret, ingénieur de l’Ademe, revient sur l’impact dévastateur de l’industrie de la mode sur l’environnement.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Soldes : « On peut passer de la mode jetable à un système plus durable »

Alors que les soldes débutent mercredi, Erwan Autret, ingénieur de l’Ademe, revient sur l’impact dévastateur de l’industrie de la mode sur l’environnement.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 16h19
    |

            Faustine Vincent








                        



   


Quelque 130 milliards de pièces de vêtements sont produites chaque année dans le monde. Une production massive au coût écologique faramineux : le textile est aujourd’hui la deuxième industrie la plus polluante dans le monde, après le pétrole.
Alors que les soldes d’hiver débutent mercredi 10 janvier, Erwan Autret, ingénieur de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) chargé du suivi de la filière textile, constate que le système fonctionne encore sur le modèle de la mode jetable, mais observe des avancées.

        Lire :
         

          La mode se penche sur son poids environnemental



Quel est l’impact de l’industrie de la mode sur l’environnement ?
Erwan Autret : On relève trois impacts principaux : sur les émissions de gaz à effet de serre, sur la consommation d’eau, et sur son eutrophisation, c’est-à-dire le changement de composition chimique de l’eau à cause des polluants qui y sont déversés.
Concernant la consommation d’eau, on sait qu’il faut 2 700 litres pour fabriquer un tee-shirt, soit ce que consomme un individu en trois ans. Pour un jean, entre 7 000 et 11 000 litres d’eau sont nécessaires, l’équivalent de 285 douches.
L’Ademe travaille depuis deux ans avec sept entreprises volontaires, dont Decathlon et Okaïdi, pour évaluer plus précisément ces trois impacts sur l’environnement. L’analyse des données à l’échelle de chaque produit est en cours. On aura tous les résultats d’ici à mi-2018.
L’objectif de cette démarche est de permettre aux entreprises de se doter d’un affichage environnemental. Les consommateurs le verront sur les étiquettes au cours du premier semestre 2018.
On milite également pour que cette méthode d’évaluation de l’impact sur l’environnement, que seule la France expérimente de manière exhaustive, soit reconnue à l’échelle européenne.
Le secteur de la mode s’est-il emparé des enjeux environnementaux ?
Il existe des entreprises précurseuses. Quelques dizaines de petites et moyennes entreprises (PME), comme la marque de jeans 1083, ou les chaussures de sport Ector, s’engagent résolument en développant « l’écoconception », qui consiste à concevoir un vêtement en minimisant son impact environnemental – à travers le choix des matières premières, l’entretien que nécessite le vêtement, etc.
Ces entreprises montrent que l’on peut passer de la mode jetable à un système plus durable, où le vêtement peut être porté plus longtemps, et que faire du textile à 100 % recyclé est possible.
Leur nombre reste marginal…
C’est vrai que la marge de progression des entreprises dans le secteur de la mode reste immense. On est encore sur le modèle : « Je vends plus, et le consommateur jette plus. »
On constate également, à travers la filière de récupération, une baisse de qualité des textiles par rapport à ceux d’il y a quinze ou vingt ans.
L’enseigne H&M, qui incarne cette mode jetable, invite ses clients à rapporter leurs vieux vêtements pour les recycler, en échange d’un bon d’achat. Comment considérez-vous cette initiative ?
Je ne peux pas me prononcer sur une marque en particulier. Mais toute initiative permettant de récupérer une partie des 400 000 tonnes de vêtements non collectés chaque année (sur les 600 000 tonnes annuelles mises sur le marché) est bonne à prendre.
La question, c’est : que deviennent-ils ensuite ? Peuvent-ils atterrir sur le marché de l’occasion ? Refaire du fil ? Etre redécoupés ? Tout l’enjeu consiste à créer vraiment de l’économie circulaire, c’est-à-dire maintenir le maximum de la valeur de la matière, et faire en sorte que le vêtement soit dégradé le plus tard possible.
Quel dispositif légal permet-il de limiter l’impact de la mode sur l’environnement ?
La filière Eco TLC (textile, linge, chaussures) rassemble les marques, les associations et les opérateurs industriels. C’est ce dispositif, agréé par les pouvoirs publics en 2009, qui vise à organiser en France les activités de collecte, de tri et de recyclage des déchets textiles.
Une partie du prix de chaque vêtement, de l’ordre de quelques dizaines de centimes, finance ces activités. Un système de bonus a également été mis en place pour favoriser les matières durables.
Il existe dix labels différents pour le textile. Comment s’y retrouver ?
Pour le consommateur, c’est la jungle. Mais il n’y a qu’un seul label valable, c’est l’« écolabel européen ». C’est LA référence et le label le plus fiable de tous, car il rassemble un grand nombre de critères environnementaux, et évalue chaque phase de vie du produit, de sa création à sa fin. Les autres sont souvent des autodéclarations des entreprises elles-mêmes.
Les attentes des consommateurs ont-elles évolué ?
Oui. Aujourd’hui ils manifestent une réelle préoccupation sur l’aspect éthique des vêtements. Mais cela ne se traduit pas encore dans leurs actes d’achat. Le prix reste le critère numéro un. On reste soumis à la fast fashion (vêtements achetés à bas prix et jetés rapidement), et des achats impulsifs. Cette logique n’est toutefois pas propre à la mode, elle est aussi à l’œuvre pour tout ce qui est alimentaire et produits détergents.
Je ne sais pas quand on sera sortis du tunnel, mais je constate un vrai changement. Des entreprises précurseuses font avancer la filière, et les pouvoirs publics se sont à leur tour emparés de la question. Chacun commence à jouer son rôle. Mais il faut bien sûr que cela continue.

Comment les consommateurs peuvent agir
A leur échelle, les consommateurs peuvent agir pour réduire l’impact de la mode sur l’environnement. D’abord, « en s’informant », souligne Erwan Autret, ingénieur à l’Ademe, qui conseille de consulter le site officiel La Fibre du tri. « A chacun ensuite d’effectuer ses actes d’achat en toute conscience. Le consommateur a une forte responsabilité », souligne-t-il.
L’entretien des vêtements a, lui aussi, un impact important. « La phase de lavage, le séchage, le repassage et la réparation ont des conséquences réelles », à la fois sur la consommation d’énergie et d’eau, mais aussi sur la composition de l’eau, où sont larguées des particules avec les produits détergents. « Il ne faut laver les vêtements que quand c’est nécessaire », rappelle-t-il.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le défi que représente pour l’humanité l’effondrement de la biodiversité est à traiter avec le même niveau d’importance que le défi climatique, explique un collectif d’experts dans une tribune au « Monde ».
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« La lutte contre l’érosion de la biodiversité doit être une priorité internationale »

Le défi que représente pour l’humanité l’effondrement de la biodiversité est à traiter avec le même niveau d’importance que le défi climatique, explique un collectif d’experts dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    10.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 16h05
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Les chercheurs et les acteurs qui, comme nous, travaillent sur la biodiversité saluent l’initiative prise par le président de la République de relancer, à travers la réunion One Planet Summit, la dynamique portée par l’accord de Paris. Au moment où il apparaît clairement que l’objectif de la limite des 1,5 °C ne pourra probablement pas être atteint, mobiliser les ­acteurs économiques pour réduire les pressions humaines responsables du changement climatique et contribuer aux processus d’adaptation constituait un impératif. Les engagements pris par les donateurs, les Etats ou des organismes comme la Banque mondiale vont dans un sens positif, et il est important que la France ait joué ici un rôle majeur.
A l’heure où de grands acteurs économiques commencent à se soucier fortement de l’impact de leurs activités sur la biodiversité et alors que le récent appel des 15 000 scientifiques du monde ­entier a rappelé que l’impact croissant des activités humaines compromet notre avenir, on aurait pu souhaiter que ce sommet traite à la fois de la lutte contre le réchauffement climatique et de la lutte contre l’érosion de la biodiversité.
« La dégradation des écosystèmes est notamment à l’origine de la diffusion de certaines maladies à l’homme »
A l’image d’une étude qui montre que plus de 75 % de la biomasse des insectes volants a disparu au sein d’espaces pourtant protégés en Allemagne, en vingt-sept ans, les travaux scientifiques récents soulignent tous la gravité des ­atteintes à la biodiversité. Ils montrent également qu’avec une population ­humaine en croissance la situation va empirer fortement sous les effets ­cumulés du changement d’usage des terres – au bénéfice notamment de la production agricole –, de la surexploi­tation des sols, des eaux douces et des ­poissons marins, du braconnage ­de certaines espèces remarquables, de ­l’accroissement des pollutions tant ­chimiques que physiques (plastiques et microplastiques notamment),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Entre écologie, science et design, un avenir vertueux pour les ulves, sargasses et autre flore des mers qui parfois prolifèrent.
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Design : du bon usage des algues

Entre écologie, science et design, un avenir vertueux pour les ulves, sargasses et autre flore des mers qui parfois prolifèrent.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 13h24
    |

                            Mélina Gazsi








                        



                                


                            

Qu’elles soient vertes, brunes ou rouges, les algues qui envahissent les eaux, les côtes et les plages ne sont pas en elles-mêmes toxiques. En revanche, lorsqu’elles se mettent à proliférer, dopées aux nitrates – résultat des épandages massifs d’engrais azotés et organiques, autrement dit de quantité de lisiers de porc et autres déjections de vache –, elles se déposent en tapis épais et pourrissent. Les ulves, en particulier, dégagent alors de l’hydrogène sulfuré qui peut se révéler mortel, et elles finissent par étouffer les « bonnes » algues appréciées des industriels de l’alimentation, de la santé et de la cosmétique.
Ce cocktail garantit, à coup sûr, l’eutrophisation des eaux, c’est-à-dire leur enrichissement en sels minéraux. Les phénomènes d’accumulation d’algues ne s’observent au demeurant pas qu’en Bretagne : ils touchent la mer des Caraïbes – sous forme de bancs géants de sargasses –, ainsi que le Chili et les côtes américaines.
Mais si, malgré ce fléau, on cessait de considérer les algues comme des déchets ? Et si, au contraire, on les traitait comme une ressource à valoriser ? La question n’est pas nouvelle. Elle taraude spécialistes et chercheurs depuis au moins une décennie.
Elle a également taraudé Samuel Tomatis. A tout juste 25 ans, il n’est pourtant pas un spécialiste de la mer. Même si l’univers marin a longtemps été pour lui un monde de contemplation. Partout où il a vécu, à Nice et dans le sud-ouest de la France, la mer lui a toujours insufflé des idées et il aime s’inspirer du vivant comme modèle à la création.
Des prototypes de vaisselle, chaises, luminaires

Il n’est pas non plus chercheur. Encore que. Samuel Tomatis est designeur. Diplômé en 2016 de l’ENSCI-Les Ateliers et de l’Institut supérieur des arts appliqués, il vient de remporter le prix 2017 de la bourse Agora pour le design. Créée en 1983 par Claude Lévy-Soussan, soutenue par le ministère de la culture et la fondation d’entreprise Hermès,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Comme chaque année ou presque depuis sa création, le crédit d’impôt en faveur de la transition énergétique est prorogé et ses contours sont aménagés.
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Quels sont les travaux éligibles au crédit d’impôt en faveur de la transition énergétique ?

Comme chaque année ou presque depuis sa création, le crédit d’impôt en faveur de la transition énergétique est prorogé et ses contours sont aménagés.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 10h09
    |

                            Nathalie Cheysson-Kaplan








                        



   


Maintes et maintes fois reconduit, le crédit d’impôt en faveur de la transition énergétique (CITE) est à nouveau prolongé d’un an pour s’appliquer aux travaux réalisés jusqu’au 31 décembre prochain. Il s’agit de dépenses éligibles pour des améliorations effectuées dans votre habitation principale et dont la liste est disponible sur le site de la direction générale des finances publiques.
Certains équipements jugés énergétiquement peu performants sont désormais exclus de la liste des travaux ouvrant droit à l’avantage fiscal (mais continuent à bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 %). C’est le cas des chaudières à haute performance énergétique fonctionnant au fioul : elles n’ouvrent plus le droit au crédit d’impôt sauf si vous aviez accepté le devis et versé un acompte avant le 1er  janvier 2018.
Pour les chaudières à très haute performance énergétique fonctionnant au fioul, il est encore possible de bénéficier de l’avantage mais à un taux moins élevé (15 % au lieu de 30 %) et uniquement pour celles acquises jusqu’au 30 juin. Après cette date, seules les chaudières à haute performance énergétique fonctionnant au gaz ouvriront droit au crédit d’impôt.
Des travaux d’isolation désormais exclus
Autres dépenses désormais exclues du champ d’application du crédit d’impôt : les travaux d’isolation thermique des fenêtres, des volets et des portes d’entrée donnant sur l’extérieur, à moins que vous ayez accepté le devis et versé un acompte avant le 1er janvier 2018. Mais là encore, il est encore possible de bénéficier de l’avantage mais au taux réduit de 15 % lorsque les travaux sont effectués en remplacement de simples vitrages, sous réserve qu’ils soient achevés avant le 30 juin ou que vous ayez accepté le devis et versé un acompte avant cette date.
La liste des autres équipements éligibles au crédit d’impôt (chaudière micro-génération ou fonctionnant avec des énergies renouvelables, matériaux d’isolation thermique des parois opaques, pompes à chaleur…) n’est pas modifiée mais deux nouvelles catégories de dépenses font leur apparition.

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Il s’agit des frais de raccordement à un réseau de chaleur ou de froid alimenté par des énergies renouvelables ou de récupération ou par une installation de cogénération ainsi que les frais d’un audit de performance énergétique, en dehors des cas où il est imposé par la réglementation.
Enfin, les dépenses d’installation de pompes à chaleur ne sont désormais retenues que dans la limite d’un plafond spécifique, dont le montant est de 3000 euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », 249 députés, de La République en marche à La France insoumise, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon et Marielle de Sarnez, s’opposent à la réintroduction de la pêche électrique sur laquelle doit se prononcer le Parlement européen le 16 janvier.
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Pêche électrique : « Cette pratique fait honte à l’Europe et nous décrédibilise sur la scène internationale »

Dans une tribune au « Monde », 249 députés, de La République en marche à La France insoumise, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon et Marielle de Sarnez, s’opposent à la réintroduction de la pêche électrique sur laquelle doit se prononcer le Parlement européen le 16 janvier.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 09h06
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. A l’heure où les Etats européens ont souscrit aux objectifs de l’Union européenne et de l’ONU visant à mettre en œuvre une pêche durable, la pêche électrique qui consiste à capturer des poissons à l’aide d’un courant électrique (principe du taser), interdite ailleurs dans le monde, émerge en Europe à contretemps de l’histoire.
Le Parlement européen, qui aura à statuer le 16 janvier sur cette pratique doit désormais interdire définitivement l’usage de la pêche électrique dont les scientifiques, les pêcheurs et de nombreux pays dénoncent les effets.

En 1998, alors que l’Union européenne interdisait les méthodes de pêche les plus nocives comme la pêche aux explosifs, elle interdisait également la pêche électrique. Toutefois, dès 2007, des dérogations ont été accordées sans aucun fondement scientifique pour l’utilisation de la pêche électrique en Mer du Nord, permettant aux Etats membres d’en équiper jusqu’à 5 % de leur flotte de chaluts à perche soi-disant à des fins d’expérimentation. Le motif initial d’expérimentation, largement dépassé, est fallacieux car la quasi-intégralité de la flotte de chalutiers à perche ciblant la sole a été convertie à l’électricité.
Lobbying des Pays-Bas
Le lobbying intense réalisé par les pêcheurs néerlandais et par le gouvernement des Pays-Bas met en avant un plaidoyer hypocrite en arguant que la technique est moins coûteuse en carburant et moins dommageable pour les fonds marins, grâce à une comparaison avec l’un des engins de pêche les plus destructeurs qui existent : le chalut à perche. Les chaluts électriques demeurent des engins gigantesques, lourds et traînés sur les fonds, qui détruisent les habitats marins en plus de mettre en péril l’ensemble de l’écosystème et les pêcheurs qui en dépendent. 
La situation actuelle en Mer du Nord alarme scientifiques et pêcheurs responsables. Tous témoignent de lourdes conséquences de l’usage du courant électrique sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les secours ont eu recours à des chiens pour chercher les victimes ensevelies dans cette zone qui avait déjà été ravagée par les incendies en fin d’année.
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Coulées de boue mortelles en Californie

Les secours ont eu recours à des chiens pour chercher les victimes ensevelies dans cette zone qui avait déjà été ravagée par les incendies en fin d’année.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 02h53
   





                        



   


Au moins 13 personnes ont trouvé la mort dans le sud de la Californie mardi 9 janvier dans des crues soudaines et une coulée de boue provoqués par un violent orage qui s’est abattu sur des flancs privés de leur végétation protectrice le mois dernier à la suite des feux de forêt qui ont ravagé l’Etat. « Nous sommes tristes d’annoncer que 13 morts sont confirmées après la tempête qui a traversé la région hier soir », a annoncé Bill Brown, le shérif du comté de Santa Barbara, lors d’une conférence de presse.
Plus tôt dans la journée, les pompiers du comté de Santa Barbara (SBCFD) avaient indiqué, sans donner plus de détails, que des corps avaient été retrouvés dans la boue lors d’une opération de secours à Montecito, au nord-ouest de Los Angeles, ont indiqué les médias.
De la boue jusqu’à la taille
Le SBCFD a tweeté qu’il utilisait des chiens pour chercher de possibles victimes à un endroit où se trouvaient plusieurs maisons avant que de fortes pluies ne s’abattent et provoquent des glissements de terrain.
Il a également posté sur son compte Twitter plusieurs photos montrant des quartiers envahis par la boue – parfois à hauteur de taille en épaisseur –, des maisons arrachées de leurs fondations et des routes rendues impraticables par la boue ou des arbres à terre.
L’autoroute 101, qui longe la côte Pacifique, était notamment inaccessible sur une cinquantaine de kilomètres. « Les pompiers ont sauvé une fille de 14 ans qui a été coincée pendant plusieurs heures dans une maison détruite de Montecito », ont-ils ajouté.
Le comté de Ventura a reçu la plus grosse quantité de pluie avec 13 centimètres cumulés, d’après les services météorologiques de Los Angeles.
La plupart des zones affectées par ces coulées de boue ont été dévastées en décembre par l’incendie « Thomas », le plus destructeur en surface brûlée de l’histoire de la Californie. Il n’y a désormais plus de végétation pour absorber l’eau et retenir les sols.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Une note du ministère dresse « quatre scénarios d’ici à 2030 », plus ou moins optimistes, pour les métiers, qualifications et emplois liés à l’enseignement agricole.
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Avec les mutations de l’agriculture, les formations « vertes » vont se développer

Une note du ministère dresse « quatre scénarios d’ici à 2030 », plus ou moins optimistes, pour les métiers, qualifications et emplois liés à l’enseignement agricole.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 17h46
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Les ingénieurs agronomes se mettent au vert : l’Institut polytechnique UniLaSalle et l’Ecole des métiers de l’environnement (EME) ont décidé d’entamer un processus de fusion. Installées à Beauvais, Rouen et Rennes, ces deux écoles d’ingénieurs associatives, reconnues d’intérêt général, annonceront les termes de leur rapprochement jeudi 11 janvier, lors d’une série de conférences de presse.
La première est notamment spécialisée dans l’agronomie et les agro-industries de l’alimentation, de la santé, de la géologie et de l’environnement. L’EME, de son côté, forme aux compétences du développement durable, de l’économie circulaire, de l’écoconception, des techniques de dépollution, de l’écologie industrielle ou des énergies renouvelables.
Cette alliance reflète une réflexion et un mouvement largement entamé, et qui, selon une note publiée en décembre 2017 par le ministère de l’agriculture, va s’amplifier. Cette note dresse, en effet, « quatre scénarios d’ici à 2030 » pour les métiers, qualifications et emplois liés à l’enseignement agricole, dans le prolongement d’un rapport sur le même thème publié en octobre 2017.

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Avec ses 210 000 élèves, étudiants, apprentis et ses 24 500 stagiaires en formation continue répartis dans 800 établissements publics et privés, l’enseignement agricole va devoir s’adapter aux mutations à venir d’ici à 2030, en prenant en compte le développement des métiers « verts », malgré de sérieuses inconnues sur l’évolution de l’agriculture, précise la note du ministère. « Le soutien au verdissement de l’économie influera sur les métiers et le marché de l’emploi. (…) Le développement des métiers “verts” ou “verdissants” aura des conséquences sur l’intégration du thème de l’environnement dans les formations initiales », souligne-t-elle.
Quatre scénarios d’ici à 2030
Le ministère présente « quatre scénarios » très contrastés d’évolution de l’agriculture et de la ruralité d’ici à 2030. Deux d’entre eux plantent un décor « optimiste » en matière d’emploi pour l’avenir des zones rurales. Le premier, qui table sur une poursuite de la décentralisation et un investissement des régions, est intitulé « Accompagnement des transitions, pluricompétences et verdissement ». Il table sur le développement d’une « nouvelle économie » dans les territoires ruraux et les villes moyennes autour de l’alimentation durable, du développement de l’agriculture de proximité, ou biologique, l’agro-écologie, le recyclage, la bio-industrie et les énergies renouvelables.
Celle-ci se développerait « autour d’un tissu dense d’industries petites et moyennes, structuré par l’écologie industrielle et l’économie circulaire ». Dans une telle hypothèse, les emplois dans le secteur agricole et forestier « résistent d’autant plus que les modes de production intensifs en main-d’œuvre gagnent du terrain », souligne la note.

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Un autre scénario, également optimiste, appelé « Collaboration et partage, silver économie et mutualisation des compétences », se révélerait également favorable l’emploi. Il envisage que les villes, ayant absorbé les zones périurbaines, y intègrent davantage d’espaces agricoles : fermes urbaines, jardins collectifs, chantiers agricoles d’insertion… Parallèlement, des activités connexes se développeraient autour de pôles de compétitivité dédiés à la bio économie (énergie et matériaux), à la fabrication, aux biotechnologies… ainsi que des services à la personne.
Dans ce scénario, prévient la note, « les conflits d’usage entre groupes sociaux (urbains-ruraux, agriculteurs-touristes, forestiers-protecteurs de l’environnement, etc.) sont fréquents, mobilisant des compétences en médiation et en droit ». Mais les enjeux autour de l’environnement étant « omniprésents », ils induiraient aussi un « verdissement des activités et des métiers ».

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Les deux derniers scénarios sont plus pessimistes pour l’emploi agricole et en zone rurale. L’un envisage « un marché de l’emploi régionalisé et “ubérisé”, alliant expertise et débrouillardise » où les industries agroalimentaires de transformation et les plates-formes numériques pèsent sur les producteurs agricoles. La société est marquée par de fortes inégalités. Deux types d’exploitation coexistent : des grandes, plurispécialisées, avec des apports externes de main-d’œuvre, et des exploitations « à taille humaine » en circuits courts. Si « les compétences liées à l’automatisation, la robotique, l’intelligence artificielle et l’analyse des données sont valorisées », en revanche, dans cette hypothèse, « l’agriculture et l’agroalimentaire continuent de perdre des effectifs », prévoit la note.
Enfin, un dernier scénario appelé « La compétitivité par la robotisation, la bipolarisation et l’individualisme » dessine une fracture sociale accrue. Un « réinvestissement du rural » par les urbains, servis par « la tertiarisation de l’économie et le télétravail », passerait ainsi par « la robotisation, la spécialisation des régions et des inégalités territoriales croissantes ». « Face au coût élevé du foncier, l’agriculture se “banalise” : les capitaux extérieurs prennent le relais des capitaux familiaux, les exploitations sous statut sociétaire classique (SA SARL) s’imposent », prévoit l’étude. Conséquence : « la baisse des emplois agricoles et industriels s’amplifie sous la pression de la mondialisation », note l’étude. En revanche, « partout les compétences en numérique, robotique et intelligence artificielle sont en tension ».
L’avenir reste donc à inventer. Soit avec les deux premières hypothèses qui « constituent un cadre positif pour réfléchir aux transformations à conduire sur l’enseignement agricole dans les prochaines années », explique Muriel Mahé, auteure de la note pour le centre d’études et de prospective du ministère. A l’inverse, les deux autres scénarios « décrivent des futurs » que le groupe de travail d’une trentaine d’experts, qui a planché avec le ministère, « a jugé non souhaitables ».

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Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (vendredi 1er et samedi 2 décembre 2017, au centre Prouvé), rendez-vous à Lille (vendredi 19 et samedi 20 janvier 2018, à Lilliad), à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), à Cenon, près de Bordeaux (vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer) et à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettront au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers sont aussi prévus.
Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à Lille ! Pour toutes les villes, les inscriptions se font gratuitement via ce lien.

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                En images : les temps forts d’O21, nos conférences pour s’orienter au 21e siècle, à Nancy


Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les températures dépassent actuellement 40 degrés Celsius. Des centaines de chauves-souris ont péri par hyperthermie.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Des coulées de boues, des chutes de pierres et le risque d’avalanche ont provoqué la fermeture de plusieurs routes dans le canton du Valais.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Suisse : 13 000 touristes bloqués dans la station alpine de Zermatt

Des coulées de boues, des chutes de pierres et le risque d’avalanche ont provoqué la fermeture de plusieurs routes dans le canton du Valais.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 12h25
   





                        



   


L’une des stations de ski les plus réputées de Suisse était coupée du monde, mardi 9 janvier, en raison des récentes chutes de neige tombée en abondance. Il y a actuellement « environ 13 000 touristes à Zermatt », situé dans le canton du Valais (sud-ouest), a annoncé une responsable de la station, Janine Imesch. La route cantonale pour accéder à la station a été fermée lundi matin. « Et le train est arrêté depuis hier soir 17 h 30 », a précisé Mme Imesch.
La célèbre station dispose de 13 400 lits touristiques, dont 7 200 dans les hôtels et 6 200 dans des appartements. La population de la commune s’élève, elle, à environ 5 500 habitants. « On ne peut pas skier ou faire de la randonnée, mais c’est tranquille, un peu romantique. Ce n’est pas la panique », a commenté Mme Imesch. Un vol de reconnaissance est prévu au-dessus de la région afin de décider de la suite.
Des coulées de boues, des chutes de pierres et le risque d’avalanche ont provoqué la fermeture de plusieurs routes dans le canton du Valais, selon les médias suisses. Pour cette région, le niveau de danger d’avalanche est en degré 5, le plus élevé, selon la police, qui précise qu’à partir de ce soir, la situation devrait évoluer favorablement avec la fin des précipitations. Des glissements de terrain et des avalanches demeurent cependant toujours possibles.



                            


                        

                        

