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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La Ligue de football professionnel a décidé de suspendre l’utilisation d’une technologie dont les dysfonctionnements ont émaillé la première partie de saison.
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Football : la LFP suspend la goal-line technology

La Ligue de football professionnel a décidé de suspendre l’utilisation d’une technologie dont les dysfonctionnements ont émaillé la première partie de saison.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h25
   





                        



   


La Ligue de football professionnel (LFP) a décidé « de suspendre immédiatement et à titre conservatoire dès ce week-end l’utilisation de la goal-line technology (GLT) » à la suite d’un nouveau bug, a annoncé jeudi son directeur général, Didier Quillot.
Cette décision fait suite aux multiples dysfonctionnements d’un outil, censé être infaillible, chargé d’alerter l’arbitre lorsque le ballon franchit la ligne de but. Un nouveau bug a affecté la rencontre entre Rennes et le Paris-Saint-Germain, mercredi 10 janvier en Coupe de la Ligue.

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Selon les informations de L’Equipe, la LFP s’apprête à dénoncer le contrat conclu avec GoalControl, le prestataire allemand choisi pour gérer la GLT en France.
Des dysfonctionnements graves
Cette mesure prend effet « sur tous les matchs et toutes les compétitions organisées par la LFP en concertation avec la direction technique de l’arbitrage français et la FIFA ». Cette suspension concerne donc les épreuves phares, la Ligue 1 et Coupe de la Ligue.
« Hier soir [mercredi soir en Coupe de la Ligue], malheureusement, la GLT a connu deux dysfonctionnements graves concernant Amiens-PSG – la GLT n’a pas fait vibrer la montre de l’arbitre et c’est l’assistant vidéo qui a validé le but du PSG – et un deuxième incident sur Angers-Montpellier où la GLT a fait vibrer à tort la montre de l’arbitre », a relaté M. Quillot.

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« Ces deux anomalies sont inacceptables, d’autant qu’elles surviennent juste après que nous avons mis en demeure Goal Control », a encore plaidé le DG de l’instance, selon qui « ces deux anomalies sont la démonstration que la GLT, en tout cas dans sa version actuelle, n’est pas fiable ».
A la mi-décembre après d’autres couacs, la LFP avait averti GoalControl que le contrat qui les liait jusqu’en juin 2019 pourrait être résilié en cas de nouveau dysfonctionnement.
La société GoalControl en question
La société allemande est largement critiquée depuis qu’une ancienne employée de GoalControl, Suzana Castaignede, a créé la polémique en octobre en expliquant dans plusieurs médias qu’il était possible de faire vibrer manuellement la montre des arbitres au cas où le ballon franchirait la ligne sans que le système le perçoive.
Il ne faut pas confondre GLT et VAR, soit l’assistance vidéo à l’arbitrage. Cette dernière sera introduite en L1 la saison prochaine, si le Board, organe garant des lois du jeu, l’autorise en mars. Pour l’instant, plusieurs pays testent la VAR – avec, là aussi, des accrocs. En France, la VAR est testée depuis les quarts de finale de la Coupe de la Ligue cette semaine. La FIFA espère qu’elle sera utilisée au Mondial en Russie cet été (14 juin-15 juillet).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le duo Loeb-Elena écrit depuis vingt ans les plus belles pages du rallye mondial mais ne gagnera pas le Dakar. Un rendez-vous manqué qui doit précéder leur retour partiel en WRC.
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Le Dakar de trop pour Sébastien Loeb ?

Le duo Loeb-Elena écrit depuis vingt ans les plus belles pages du rallye mondial mais ne gagnera pas le Dakar. Un rendez-vous manqué qui doit précéder leur retour partiel en WRC.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 14h04
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Le feu sacré a-t-il manqué ? L’ultime espoir de Sébastien Loeb et de son copilote, Daniel Elena, de remporter le Dakar s’est éteint, mercredi 10 janvier, dans le sable mou et piégeux du désert d’Ica, au Pérou, lors de la 5e étape. Après s’être ensablée une première fois, la Peugeot 3008 DKR Maxi du duo s’est plantée à nouveau dans une dune, blessant Daniel Elena et contraignant l’équipage à l’abandon.
« Nous avons dû terminer la spéciale au ralenti tellement j’avais mal, témoigne Daniel Elena à l’arrivée. D’habitude, je ne lâche rien mais là, je ne me sens vraiment pas de continuer. » Quelque chose s’est cassé. Depuis vingt ans, les deux hommes vivent une histoire inédite dans le sport automobile, neuf fois champions du monde des rallyes d’affilée, avant de se retirer au sommet de leur gloire du WRC, en 2012.

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« Pour s’amuser »
L’Alsacien, 43 ans, et le Monégasque, 45 ans, restent inséparables. Mais rien n’est plus comme avant. Difficile de retrouver les mêmes sensations, même si Sébastien Loeb pulvérise dès 2013 le record de Pikes Peake, la course de côte du Colorado, sur asphalte. Ensemble, ils tentent plusieurs aventures « pour s’amuser ». La première les mène sur les circuits du championnat du monde de voiture de tourisme, avec Citroën (2014-2015) ; mais tourner en rond n’est pas très excitant. De plus, en France, le WRCC n’a aucune visibilité. « Je croise des gens qui me disent : “Alors, ça y est, tu as pris ta retraite ?” », confiait alors Sébastien Loeb. D’où l’idée du rallycross. Ils y retrouvent Peugeot avec un certain succès (5e en 2016, 4e en 2017) et des projets en Rallye-Raid.

   



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Sébastien Loeb se laisse ainsi convaincre de participer à son premier Dakar en 2016, séduit par un tracé comme dessiné pour lui, qui fait la part belle aux pistes. A condition de rouler avec Daniel Elena, pourtant totalement novice en navigation. Le Rallye-Raid ne s’improvisant pas, l’équipage alsaco-monégasque finit honorablement 6e. Mais, piqué au vif, en 2017, il remet ça et frôle l’exploit (2e), coiffé à la dernière étape par un autre duo Peugeot, l’expérimenté Stéphane Peterhansel-Jean-Paul Cottret.
Cette troisième tentative était-elle celle de trop ? Pragmatique, Sébastien Loeb l’abordait conscient de leur point fort, « les pointes de vitesse sur piste » et de leur point faible, « le hors-piste ». Mais rien ne s’est goupillé comme il le fallait. D’abord, le tracé 2018 fait la part belle au désert, apprécié des spectateurs, mais pas du duo de pilotes, d’autant que pour la première fois, les cartes sont interdites. Ensuite, la nouvelle 3008 DKR Maxi est lourde, beaucoup plus lourde que ses rivales. Il y a également cette première étape, courue avec des freins défaillants, que Sébastien Loeb et Daniel Elena finissent 29e. En quatre jours, ils avaient réussi à remonter deuxièmes au classement général. Sébastien Loeb avait même surpris, lundi, les observateurs, descendant de voiture pour aller examiner ce qu’il y avait derrière une dune avant de s’y aventurer.

   


Retour en rallye « sans prétention »
Rien ne s’est passé comme prévu, jusqu’à la victoire d’étape – enfin – de mardi, devenue le lendemain un handicap fatal, puisqu’elle a contraint l’équipage Loeb-Elena à ouvrir l’étape, entre San Juan de Marcona et Arequipa (267 km), c’est-à-dire à partir en aveugle dans les dunes, sans trace à suivre. C’était pourtant la dernière étape dans les sables, avant de retrouver une piste plus dure à se mettre sous les pneus, et se retrouver en terrain connu, une piste de type rallye.
« Moi ce que je sais faire, c’est trouver la meilleure trajectoire pour prendre un virage, négocier la courbe parfaite », expliquait Sébastien Loeb. C’est pour cela que, depuis 2012, il s’est accordé quelques piges pour le WRC (quatre avec Citroën en 2013 et une à Monte-Carlo en 2015). Plus des extras, comme en septembre 2017, sa participation à la course de côte de Turckheim, en Alsace.
Difficile de raccrocher ? Sébastien Loeb a encore envie d’en profiter. Il a d’ailleurs annoncé le 20 décembre son retour, toujours accompagné de Daniel Elena bien sûr, en WRC pour trois dates : au Mexique (8 au 11 mars), en Corse (5 au 8 avril) et en Espagne (25 au 28 octobre). Un rendez-vous qu’ils ne veulent manquer à aucun prix. « Les sensations du rallye sont parmi les plus fortes que j’ai connues, justifiait simplement alors Sébastien Loeb. Et j’avais envie de rouler en course avec ces nouvelles WRC. C’est sympa de le faire au sein de l’équipe [Citroën] avec laquelle j’ai tout gagné ! J’y vais sans prétentions, avec pour objectif de m’amuser. » Espérons qu’un coccyx endommagé ne va pas les en empêcher.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le Français pourrait retrouver l’ancien numéro un mondial dès le deuxième tour de la première levée du Grand Chelem.
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Open d’Australie : Djokovic sur le chemin de Monfils

Le Français pourrait retrouver l’ancien numéro un mondial dès le deuxième tour de la première levée du Grand Chelem.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 14h20
   





                        



   


Récent vainqueur du tournoi de Doha (Qatar), Gaël Monfils aura l’occasion de confirmer son retour au premier plan dès la première semaine de l’Open d’Australie (15 au 28 janvier). Opposé à un qualifié pour son entrée à Melbourne, le Parisien pourrait affronter Novak Djokovic dès le deuxième tour. Le Serbe, redescendu au 14e rang mondial, fait son retour après six mois d’absence pour cause de blessure au coude.
Jo-Wilfried Tsonga et Lucas Pouille, les deux Français les mieux classés à l’ATP, ont hérité d’un qualifié pour leur début dans le tournoi. Vainqueur à Pune (Inde) la semaine dernière, Gilles Simon croisera le fer avec le Roumain Marius Copil (n° 93).
Les finalistes de l’édition 2017 de l’Open d’Australie, Roger Federer et Rafael Nadal, ont, de leur côté, bénéficié d’un tirage au sort particulièrement clément. Une première semaine sans danger particulier attend le Suisse et l’Espagnol, avant de retrouver potentiellement – et respectivement – David Goffin (Belgique) et Marin Cilic (Croatie) en quarts de finale.

Projected men’s quarterfinals:

Nadal v Cilic
Dimitrov v Sock
Thiem v Zverev
Goffin v Federer

— AustralianOpen (@#AusOpen)


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Garcia-Mladenovic en huitièmes de finale ?
Dans le tableau féminin, Caroline Garcia, tête de série no 8 en Australie, affrontera l’Allemande Carina Witthöft (no 48) au premier tour. La Française, demi-finaliste du Masters 2017, pourrait retrouver sa compatriote Kristina Mladenovic – qui n’a plus gagné le moindre match depuis août 2017 – en huitièmes de finale.
Alizé Cornet débutera elle contre la modeste Xinyu Wang (Chine), bénéficiaire d’une wild card. De retour à Melbourne après y avoir été contrôlée positive au meldonium, Maria Sharapova pourrait retrouver Angélique Kerber (no 22) au troisième tour.

Projected women’s quarterfinals:

Halep v Ka Pliskova
Muguruza v Garcia
Venus v Svitolina
Ostapenko v Wozniacki 

— AustralianOpen (@#AusOpen)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ En l’espace de quelques années, les Golden State Warriors ont révolutionné la façon de jouer en NBA, mais aussi le système d’exploitation des jeunes basketteurs du monde entier.
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Ces joueurs qui changent la façon dont se pratique le basket

En l’espace de quelques années, les Golden State Warriors ont révolutionné la façon de jouer en NBA, mais aussi le système d’exploitation des jeunes basketteurs du monde entier.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h07
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Après son tir lancé derrière la ligne des trois points, Steve fait semblant de se replacer, sans suivre la trajectoire de son tir. Le ballon ne tombera pas dedans cette fois-ci, mais ce jeune basketteur des U15 (moins de 15 ans) de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) va continuer d’essayer, jusqu’à ce qu’il réussisse et puisse le montrer à tous ses coéquipiers. Son influence est facilement traçable : les Etats-Unis et Stephen Curry, l’un des joueurs NBA les plus populaires du moment, MVP des saisons 2015 et 2016, connu pour sa folle réussite et ses tirs venus d’ailleurs.
Le meneur des Golden State Warriors est une référence pour de nombreux joueurs de Saint-Maur-des-Fossés, mais aussi à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep), la formation de référence en France pour les jeunes basketteurs. Louis Lesmond, 15 ans, ne cache d’ailleurs pas son inspiration pour ses tirs lointains.
« Curry, c’est le meilleur à trois points. Il déclenche très vite. Sa gestuelle est presque parfaite, et j’essaie de la reproduire. » « C’est comme la mode, dès qu’il y a une nouveauté, on essaie de la copier », résume Arnaud Fillin, l’entraîneur, des U15 de Saint-Maur-des-Fossés. « Aujourd’hui, c’est Curry et ses tirs lointains. On voit certains joueurs faire ça. C’est quelque chose qu’on ne voyait pas avant. » 
« Une génération marquée par l’image »
Pendant des années, les jeunes basketteurs se sont inspirés des passes de Magic Johnson, des tirs à reculons (fadeaways) de Michael Jordan, ou des dribbles de Tim Hardaway. La différence aujourd’hui, c’est YouTube.
« Les joueurs ont de plus en plus accès aux vidéos, regardent de plus en plus de matchs, et surtout de montages : des highlights, nous explique, dans son bureau de l’Insep, Bernard Faure, entraîneur des U16 du centre fédéral. Evidemment, c’est une génération marquée par l’image. C’est une richesse inouïe d’avoir accès à ça. »
Lors de leur entraînement, les U15 de Saint-Maur-des-Fossés s’amusent à tenter des tirs lointains, ou des jellys, « des double-pas, où une fois en l’air, on tape une pose, avant de finir par un finger-roll ». C’est le nouveau geste préféré de Malek, rendu célèbre par un jeune basketteur, pas encore en NBA, mais déjà populaire sur YouTube.
Pourtant, si ces gestes les aident dans leur créativité sur les parquets, Arnaud Fillin aimerait bien ne pas voir ses jeunes joueurs tout recopier sans réfléchir.
« La semaine dernière, j’ai vu un joueur s’entraîner aux lancers-francs. Je l’observais de loin, et je suis allé le voir pour essayer de comprendre pourquoi il tirait de cette façon. On voyait que son geste n’était pas naturel. Je savais que d’habitude, il ne shootait pas comme ça. Il m’a dit que c’était son nouveau tir, parce que LeBron James faisait comme ça. Je lui ai répondu que James était en NBA et que lui était à Saint-Maur-des-Fossés. »
Inspirations à double tranchant
Autant dire, comme l’explique Bernard Faure, que toutes ces inspirations sont à double tranchant.
« Ça se résume à regarder les choses réussies de gens dont ils ne mesurent pas toujours le travail réalisé en amont. Ils veulent prendre des raccourcis. Avant de faire tout ça, ils doivent réaliser qu’il y a tout un apprentissage. Comme à l’école avant de passer à la leçon numéro 20, il faut déjà assimiler la première, la deuxième… »
Deux petits problèmes d’ailleurs semblent surgir avec ces jeunes joueurs. Physiquement d’abord, puisqu’il leur est souvent compliqué de s’identifier à tous les pros, notamment ceux possédant un physique hors norme. Résultat, à leur niveau régional, « personne n’aimerait jouer pivot », résume Malek. Ce poste est pourtant clé au sein d’une équipe de basket, mais moins mis en valeur par les images.
« De manière générale, c’est aux profils de joueurs extérieurs qu’ils s’identifient, plus qu’aux intérieurs. Ils aiment aussi les hommes à tout faire : les LeBron James, Kevin Durant, Klay Thompson, Kobe Bryant. On remarque aussi que les grandes marques, comme Adidas ou Nike, mettent en avant surtout ces extérieurs », rappelle Arnaud Fillin.
Bernard Faure note d’ailleurs que ses joueurs intérieurs ont de plus en plus tendance à vouloir se comporter comme des extérieurs, ce vers quoi tendent certains désormais en NBA. « C’est vrai que ce n’est pas spectaculaire, mais les intérieurs doivent comprendre que le côté spectaculaire, ce n’est pas tout dans le basket. Les intérieurs “à l’ancienne”, c’est précieux. Notre devoir, en tant que coachs, c’est de valoriser ce travail de l’ombre. De moins en moins veulent le faire, comme la défense. »
Et la défense ?
S’il en existe, les vidéos sur le sujet sont moins consultées, moins influentes sur les jeunes joueurs. « Tout le monde regarde les highlights, mais est-ce qu’un jeune joueur va chercher un montage sur un gros défenseur ? Je ne suis pas sûr », dit-il. Même en défense, les joueurs cherchent le côté spectaculaire, explique Arnaud Fillin. Et forcément, le geste le plus spectaculaire, c’est le contre.
« C’est le dernier geste défensif. Aller contrer le ballon avec force et puissance, pour exciter la foule. Avoir le timing parfait pour aller chercher le joueur au bon moment. On sait que c’est spectaculaire. Et c’est le type de geste qu’ils aiment reproduire à cet âge-là. »
La solution ? Concilier le spectaculaire et l’utile. Parce qu’il n’est pas question d’empêcher ces joueurs de tenter des choses, plutôt de les guider à partir de ce qu’ils admirent et les amener à reproduire ces gestes au bon endroit et au bon moment. Alan Brun, le conseiller technique fédéral de la ligue du Limousin est d’ailleurs persuadé des bénéfices de ce mimétisme.
« Quand ils veulent jouer comme Curry, ils sont obligés de beaucoup travailler parce qu’il y a une vraie aisance technique autour du jeu d’écrans, dans le dribble avant un tir. Il y a un vrai travail des fondamentaux. » Il faut cependant les aider à aller vers le geste juste.
« Le mimétisme, c’est quelque chose qui peut les aider, conclut Bernard Faure. Il faut simplement qu’ils soient accompagnés, et qu’ils ne pensent pas que ça se fait en un claquement de doigts. Quand Curry shoote, est-ce qu’ils regardent si le ballon rentre, ou comment il s’est arrêté, ses appuis, son coude quand le ballon part de ses mains ? Il faut les guider, parce que je pense qu’ils ne regardent pas forcément les bonnes choses. »
Le travail des entraîneurs et des éducateurs est donc primordial. Que ce soit pour espérer devenir professionnel ou tout simplement réussir à s’amuser sur les parquets un peu partout en France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’ambassadeur suédois à l’ONU, dont le pays est très impliqué dans les relations entre Pyongyang et la communauté internationale, a souligné que la participation de la Corée du Nord aux Jeux était « un développement positif ».
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Pourparlers intercoréens : le Conseil de sécurité de l’ONU salue la rencontre

L’ambassadeur suédois à l’ONU, dont le pays est très impliqué dans les relations entre Pyongyang et la communauté internationale, a souligné que la participation de la Corée du Nord aux Jeux était « un développement positif ».



Le Monde
 |    11.01.2018 à 04h53
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 08h26
   





                        



   


Le Conseil de sécurité de l’ONU salue les pourparlers intercoréens intervenus mardi, en espérant qu’ils ouvriront la voie à une dénucléarisation de la péninsule coréenne, a déclaré mercredi 10 janvier son président en exercice, l’ambassadeur du Kazakhstan, Kairat Umarov. « Le Conseil de sécurité accueille favorablement les pas et la communication intervenus entre la Corée du Nord et la Corée du Sud », a affirmé le diplomate, à l’issue de discussions entre les 15 membres du Conseil sur les derniers développements survenus entre les deux voisins. « Les membres du Conseil notent qu’un dialogue initial entre les deux Etats coréens ouvre des possibilités pour établir la confiance dans la péninsule coréenne pour réduire les tensions et mener à une dénucléarisation », a ajouté l’ambassadeur du Kazakhstan, en lisant des éléments à la presse agréés par les 15 membres du Conseil de sécurité.
Une délégation du Nord aux JO
Des représentants sud et nord-coréens se sont rencontrés mardi pour la première fois depuis décembre 2015 lors d’une réunion au cours de laquelle la Corée du Nord – qui avait boycotté en 1988 les jeux de Séoul – a accepté d’envoyer au Sud une délégation pour les Jeux olympiques d’hiver qui se tiendront à Pyeongchang du 9 au 25 février, à 80 km de la frontière.
Dans un communiqué, l’ambassadeur suédois à l’ONU, Olof Skoog, dont le pays est très impliqué dans les relations entre Pyongyang et la communauté internationale, a souligné que la participation de la Corée du Nord aux Jeux était « un développement positif ». A propos de la réouverture de lignes de communication militaire entre les deux pays, il a ajouté que ces canaux de dialogue étaient importants « pour éviter les incompréhensions et réduire les tensions ».
Sous le couvert de l’anonymat, un diplomate occidental a toutefois relativisé les possibilités de voir un jour la péninsule coréenne dénucléarisée. Cela ne pourra intervenir qu’après « un changement de régime » à Pyongyang, a-t-il estimé.
Le président américain, Donald Trump, s’est dit mercredi ouvert à des pourparlers directs entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, au cours d’un entretien avec le président sud-coréen, Moon Jae-In, qui envisage pour sa part un sommet avec Pyongyang.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Pour sa troisième et dernière participation au rallye d’Amérique du Sud, l’équipage Loeb-Elena jette l’éponge après avoir ensablé deux fois sa Peugeot 3008 DKR Maxi.
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Dakar : abandon de Sébastien Loeb

Pour sa troisième et dernière participation au rallye d’Amérique du Sud, l’équipage Loeb-Elena jette l’éponge après avoir ensablé deux fois sa Peugeot 3008 DKR Maxi.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 14h38
   





                        



   


Sébastien Loeb savait que le sable, dominant lors de la première semaine du Dakar, n’était pas son point fort : le pilote Peugeot a abandonné, mercredi 10 janvier, lors de la 5e étape péruvienne du rallye, après s’être ensablé deux fois, son copilote Daniel Elena étant souffrant.
« Ça s’est mal passé. Les dunes sont trop molles, on n’a pas vu le trou, on a tapé fort. Terminé. Daniel a mal, mais ça va. C’est hyper-mou, on ne s’en sort pas. Sans camion [d’assistance], on ne la sortira pas. » C’est le premier message envoyé par le pilote Sébastien Loeb, cité par un journaliste de France Télévisions, diffuseur de la course.
Elena : « D’habitude, je ne lâche rien mais là... »
Le binôme neuf fois champion du monde des rallyes WRC avait pourtant réussi à repartir une première fois lors de cette étape reliant San Juan de Marcona à Arequipa. Mais au terme de la première spéciale de 53 km, il a jeté l’éponge en raison des douleurs de Daniel Elena.
« Nous sommes tombés dans une sorte d’entonnoir de sable qui n’était pas visible. Ce fut un gros choc. J’ai tout de suite ressenti une vive douleur au sternum et au coccyx qui ne s’est pas dissipée. Nous avons dû terminer la spéciale au ralenti tellement j’avais mal, confirme au Monde Daniel Elena, mercredi. D’habitude, je ne lâche rien mais là, je ne me sens vraiment pas de continuer un terrain où il y a autant de compressions. »

A day of struggle ended with an abandon for @SebastienLoeb & @DanosElena on stage 5 of the #Dakar2018.
— dakar (@DAKAR RALLY)


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Pour Loeb, « il n’y avait rien à faire »
« Le sable était hyper mou. On s’est tanké une première fois, on est reparti. [Puis] on est arrivé sur une crête où une autre voiture était bloquée. On suivait Nasser [Al-Attiyah, le pilote Toyota], qui est passé, donc on y est allé aussi, mais je n’ai pas vu que derrière la crête il y avait un trou. Et bam, on est tombé net dans le trou ! », déclare ensuite Loeb. Dans la chute, Daniel Elena se blesse. « La voiture ne bougeait plus. Il n’y avait rien à faire si ce n’est attendre le camion, qui nous a sorti en quelques minutes. Daniel a eu très mal. Nous avons fini la spéciale au ralenti pour ne pas aggraver son état. Au vu de la blessure de Daniel, nous n’avons pas d’autres solutions que d’abandonner », explique Sébastien Loeb au Monde, le 10 janvier, dix jours avant l’arrivée du Dakar à Cordoba en Argentine.

   


Au premier pointage kilométrique, ils accusaient un retard de 2 heures 45 minutes sur la tête de la course, un retard rédhibitoire pour prétendre à la victoire finale, même si, dans le Dakar, tout peut toujours arriver.
« Difficile à accepter » pour Peugeot Sport
Vainqueur la veille autour de San Juan de Marcona, deuxième au classement général, Sébastien Loeb « ouvrait » mercredi la course sans pouvoir s’aider des traces des autres véhicules. « Sébastien et Daniel n’ont vraiment pas eu de chance, car c’est en voulant garder de la vitesse qu’ils sont tombés dans ce trou qu’ils n’ont pas vu. C’est d’autant plus difficile à accepter que la voiture [3008 DKR Maxi] est intacte, mais il est clairement impossible pour Daniel de continuer dans ces conditions », a commenté Bruno Famin, directeur de Peugeot sport.

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Loeb et Elena ambitionnaient de remporter leur premier Dakar pour leur troisième et dernière participation. C’est un coup dur pour Peugeot, dont c’est également le dernier Dakar. L’abandon devrait toutefois profiter à un autre équipage du Lion, Stéphane Peterhansel - Jean-Paul Cottret, double tenant du titre et vainqueur de l’étape. En tête du classement général, il possède désormais une nette avance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ L’octuple champion olympique a sans doute raté sa dernière chance de décrocher un billet pour les Jeux de Pyeongchang, lors d’une course remportée une nouvelle fois par Martin Fourcade.
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La légende du biathlon Ole Einar Björndalen vers la sortie, Fourcade enchaîne

L’octuple champion olympique a sans doute raté sa dernière chance de décrocher un billet pour les Jeux de Pyeongchang, lors d’une course remportée une nouvelle fois par Martin Fourcade.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 16h45
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 17h26
    |

            Clément Guillou








                        



   


A-t-on vu Ole Einar Björndalen disputer mercredi 10 janvier sa dernière course de biathlon, terminée à une triste 42è place ? Lors du 20 km de Ruhpolding (Allemagne), le sportif le plus médaillé de l’histoire aux Jeux olympiques d’hiver – 13 podiums, dont huit titres olympiques – a sans doute raté sa dernière chance d’obtenir sa qualification pour les Jeux de Pyeongchang (du 9 au 25 février).
Loin de ces préoccupations, son successeur au sommet du biathlon, Martin Fourcade, a remporté une quatrième victoire d’affilée en écrasant la concurrence sur l’une de ses pistes favorites.
Malgré une faute sur le dernier de ses 20 tirs, Fourcade, puissant sur des skis visiblement bien préparés (quatre Français dans les 15 meilleurs temps de ski), a relégué le deuxième, le Slovène Ondrej Moravec, à une minute. Son plus dangereux rival cette saison, Johannes Böe, a pris la troisième place. Fourcade et lui se partagent le petit globe de vainqueur de la Coupe du monde de la spécialité, attribué après deux courses seulement. Il rejoindra la collection de globes entamée il y a huit ans par Martin Fourcade, qui compte désormais six gros globes (classement général) et 21 petits globes (classement par spécialité).
Björndalen sixième Norvégien
Cela lui en fait deux de plus que Ole Einar Björndalen, qui n’est plus que l’ombre de lui-même cette année. A 43 ans, le Norvégien n’a jamais trouvé le rythme cette saison, avec une 18e place pour meilleur résultat. Il pensait pourtant disputer en Corée du Sud ses septièmes et derniers Jeux olympiques, 24 ans après ses débuts à Lillehamer.
Il est devancé par cinq compatriotes au classement de la Coupe du monde, ce qui contraint l’encadrement de l’équipe de Norvège à le sélectionner, au mieux, pour un poste de remplaçant du relais aux JO. Or personne n’envisage de laisser la légende du biathlon dans un rôle subalterne.
Björndalen s’était pourtant reposé ces dernières semaines, faisant l’impasse sur les épreuves du Grand-Bornand et d’Oberhof. En théorie, l’idole pourrait trouver sur le relais vendredi ou à Antholz-Anterselva, en Italie, la semaine prochaine, une dernière chance de s’illustrer. Mais les propos avant cette course de Siegfried Mazet, l’entraîneur français des Norvégiens au tir, n’allaient pas dans ce sens : « Si jamais il fait une performance honorable demain [aujourd’hui], il ira peut-être la semaine prochaine à Antholz, où nous alignerons l’équipe qui ira aux Jeux », disait-il dans L’Equipe.
Or une 42è place (avec trois fautes) n’est pas considérée, pour un biathlète norvégien, comme une performance honorable. De sorte que le biathlon a peut-être vu partir, en catimini, ce mercredi, son meilleur spécialiste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La désignation du sponsor maillot de l’équipe nationale illustre la méthode à l’emporte-pièce du président  de la Fédération française de rugby.
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édition abonné


Bernard Laporte, président pressé

La désignation du sponsor maillot de l’équipe nationale illustre la méthode à l’emporte-pièce du président  de la Fédération française de rugby.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 16h38
    |

            Adrien Pécout








                        



                                


                            

Il l’avait marqué rouge sur blanc dans son programme de campagne : en décembre 2016, le candidat Bernard Laporte promettait de « réformer la gouvernance » de la Fédération française de rugby (FFR). Treize mois après son élection, le président dicte la marche. De façon efficace et volontariste, selon ses partisans. Dangereuse et omnipotente, selon ses détracteurs, qui ne manquent pas d’actualités.
Dernier exemple en date : lundi 8 janvier, sur le réseau social Twitter, le patron de la « fédé » a dit sa fierté de « mettre un fleuron industriel français sur le maillot » du XV de France. De 2018 à 2023, les joueurs de l’équipe nationale afficheront sur leur buste le logo du groupe Altrad, entreprise spécialisée dans le matériel de bâtiment, déjà « partenaire maillot » depuis mars 2017.
Un gain considérable
Le nouveau contrat devrait rapporter « au moins 35 millions d’euros » durant toute la période, assortis d’éventuels bonus suivant les résultats sportifs. Toujours au bénéfice, assure Bernard Laporte, de ce « rugby amateur » que l’ancien manageur de l’armada professionnelle de Toulon (2011-2016) invoque comme un mantra à chaque décision.
Si certains adversaires saluent un gain considérable, tous s’accordent à dénoncer la méthode et ses « coups de menton », pour reprendre la formule d’un dirigeant qui préfère rester anonyme. « Bernie le Dingue » – son vieux surnom d’entraîneur – a encore une fois voulu aller (trop ?) vite. Sans même prendre le temps de suivre les recommandations du comité d’éthique et de déontologie du rugby français.
Le 5 janvier, trois jours avant le vote du comité directeur de la FFR sur le sponsor maillot, cette instance consultative recommandait de « prévoir des garde-fous pour garantir l’absence de toute possibilité de favoritisme de la part de la FFR vis-à-vis du club dont l’entité propriétaire est le partenaire maillot », en particulier concernant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La dimension inégalitaire du marché des transferts rend la mise en place d’un plafond salarial potentiellement peu opérante. Mais d’autres dispositifs peuvent être envisagés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Un livre explore l’idée selon laquelle Armstrong aurait utilisé un moteur caché dans son vélo. En France, une enquête est ouverte pour des faits plus récents.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/01/2018
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Cyclisme : un livre et une enquête judiciaire relancent les soupçons de triche au vélo à moteur

Un livre explore l’idée selon laquelle Armstrong aurait utilisé un moteur caché dans son vélo. En France, une enquête est ouverte pour des faits plus récents.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 09h52
    |

            Clément Guillou








                        


Miniaturisés et isolés, les moteurs cachés dans les vélos de course des tricheurs sont devenus quasiment silencieux. Mais pas au point de faire taire la rumeur de l’utilisation de ces dispositifs de fraude technologique dans le peloton professionnel, relancée en cette intersaison cycliste par la publication d’un livre et par une enquête judiciaire.
Cette dernière, révélée par Le Canard enchaîné du mercredi 20 décembre et confirmée depuis au Monde, est menée, au moins depuis l’été 2017, par des enquêteurs spécialisés dans les infractions financières, sous la direction du parquet national financier. Faute d’inscription d’un délit spécifique dans la loi française pour la fraude technologique, qui n’est pas associée au dopage, les gendarmes vont devoir prouver qu’il y a eu, de la part des coureurs professionnels ciblés, escroquerie ou tentative d’escroquerie. Ces faits sont passibles de cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende.
Selon Le Canard enchaîné, les enquêteurs s’interrogent aussi sur le rôle qu’auraient joué « les hautes instances du cyclisme », à savoir l’Union cycliste internationale (UCI), dans cette escroquerie. Elu à la présidence de la fédération internationale en septembre 2017, le Français David Lappartient a immédiatement écarté le responsable de la lutte contre la fraude technologique, l’Anglais Mark Barfield.
Il l’a remplacé par l’ancien professionnel français Jean-Christophe Péraud (deuxième du Tour de France 2014), qui a déjà rencontré des ingénieurs du Commissariat à l’énergie atomique, de l’institut Fraunhofer en Allemagne ou des fabricants de machines à rayons X. Interrogé par Le Monde début décembre, le président de l’UCI affirmait déjà que la méthode de détection par résonance magnétique serait complétée par le passage des vélos aux rayons X et le démontage physique de certaines machines.
De la taille d’une clé USB
Cette agitation doit beaucoup à l’activisme d’un homme, qui se présente comme l’inventeur des moteurs cachés dans les vélos : le Hongrois Istvan Varjas. Il est au cœur d’un livre qui paraît mercredi 10 janvier, intitulé « Rouler plus vite que la mort » (éd. Grasset), dans lequel il dit explicitement ce qu’il laissait entendre il y a un an au Monde, qui l’avait rencontré en Hongrie : Lance Armstrong pourrait bien avoir été, à l’insu de l’inventeur, le premier utilisateur d’un vélo à moteur.

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L’auteur, le journaliste de L’Equipe Philippe Brunel, court après les moteurs cachés depuis 2010. « Cette histoire m’est tombée dessus, je ne l’ai pas cherchée », s’amuse la plume de la rubrique cyclisme du quotidien sportif, qui se dit observateur romantique plutôt qu’enquêteur. Le voilà toutefois explorant la conjecture la plus folle dans l’histoire d’un sport qui s’est pourtant habitué au paranormal.
La thèse : en septembre 1998, Varjas, décrit comme aussi génial pour ses inventions que robuste sur un vélo, met au point, après des années de développement, un moteur discret, de la taille d’une clé USB, capable de fournir 140 watts pendant cinq minutes. Suffisant pour produire, en montagne, l’effort qui vous offre un Tour de France - ou sept. Pour peu que son propriétaire soit déjà doté de l’arsenal chimique en vogue à l’époque – EPO notamment –, comme c’était le cas de Lance Armstrong, depuis privé de ses sept victoires pour dopage.
A la fin de l’année 1998, poursuit Varjas, un ami le persuade de céder l’exclusivité de son invention à quelqu’un qu’il ne connaît pas, pour une somme de 300 000 dollars versée en liquide. Deux ans plus tard, il s’en verra verser 2 millions supplémentaires en quatre fois, sur un compte offshore. L’ami, Paride Cordoni, grenouille dans le milieu du cyclisme de Toscane, petites affaires, petites équipes. Il est mort depuis. Il détenait peut-être, estime Philippe Brunel, la vérité de cette histoire.
« Rien qui épuise le mystère »
En l’absence de preuves, le journaliste se contente de juxtaposer les vies de Varjas et d’Armstrong. Avec le Hongrois, il relève les troublantes concordances de dates, la façon métronomique de grimper de l’Américain, sans effort apparent ni rupture de rythme, s’étonne de la géométrie d’un cadre Trek utilisé par Armstrong, propice à y dissimuler un moteur.
Mais Philippe Brunel, comme avant lui les journalistes de la chaîne américaine CBS, est contraint de s’en tenir là. « Je n’ai recueilli qu’un faisceau de faits convergents. Rien qui épuise le mystère », admet le journaliste.

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Les propos comme les compétences de l’ingénieur sont soumis à caution, comme nous l’avions remarqué durant notre enquête en 2016, durant laquelle plusieurs interlocuteurs de M. Varjas avaient mis en doute son honnêteté.
Les policiers du FBI, qui ont longuement interrogé Istvan Varjas dans le cadre d’une enquête ouverte aux Etats-Unis, sauront-ils y voir plus clair ? Et trouver un témoin qui, dix-huit ans après l’escroquerie présumée, incrimine le cycliste texan ? Selon Philippe Brunel, la machination aurait pu être ourdie avec la seule complicité de Johan Bruyneel, manager historique et fidèle de Lance Armstrong.
Le Texan, qui n’a pas été tenu au courant du livre par l’auteur, n’a pas menacé Grasset comme il avait menacé CBS, qui avait édulcoré son enquête en conséquence. Interrogé par Le Monde, il s’est contenté de répondre par une pirouette :
« J’ai regardé mon calendrier, et nous ne sommes pas le 1er avril ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le président sud-coréen, élu en mai en prônant le dialogue avec Pyongyang, a de nouveau défendu l’option diplomatique pour régler l’un des dossiers les plus épineux du globe.
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La Corée du Sud évoque la possibilité d’un sommet avec le Nord

Le président sud-coréen, élu en mai en prônant le dialogue avec Pyongyang, a de nouveau défendu l’option diplomatique pour régler l’un des dossiers les plus épineux du globe.



Le Monde
 |    10.01.2018 à 05h45
 • Mis à jour le
10.01.2018 à 08h51
   





                        



   


Le président sud-coréen, Moon Jae-in, s’est montré ouvert, mercredi 10 janvier, à l’idée d’un sommet avec le Nord, au lendemain de discussions rares entre les deux camps, la communauté internationale saluant la décision de Pyongyang de participer aux prochains Jeux olympiques.
Après deux années de montée des tensions dans la péninsule, en raison de l’accélération des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang, la situation s’est brusquement apaisée depuis le nouvel an.
Des représentants des deux parties se sont rencontrés mardi, pour la première fois depuis décembre 2015, lors d’une réunion au cours de laquelle la Corée du Nord a accepté d’envoyer une délégation aux JO d’hiver de Pyeongchang, dans le Sud, en février.
Le président Moon Jae-in, qui avait été élu en mai en prônant le dialogue avec le Nord, a de nouveau défendu mercredi l’option diplomatique pour régler l’un des dossiers les plus épineux du globe.

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« Pas une rencontre pour le principe »
« Dans les bonnes conditions, je peux participer n’importe quand à un sommet, a déclaré M. Moon lors d’une conférence de presse, la deuxième depuis son élection. Mais ce ne sera pas une rencontre pour le principe. Pour qu’un sommet ait lieu, il faut que les bonnes conditions soient réunies et que certains résultats soient garantis. »
Le président sud-coréen a dans le même temps réaffirmé que la dénucléarisation de la péninsule était « la voie vers la paix et [son] objectif », alors que Pyongyang dit être désormais en mesure de menacer l’ensemble du territoire continental américain avec ses armes nucléaires. « Nous devons résoudre pacifiquement la question nucléaire nord-coréenne, a plaidé M. Moon. Nous devons continuer les efforts pour organiser des Jeux olympiques de la paix. »
Les Corées du Nord et du Sud sont aujourd’hui encore en guerre, le conflit fratricide de 1950-1953 ayant été stoppé par un armistice et non par un accord de paix. Seuls deux sommets ont depuis lors eu lieu entre leurs chefs d’Etat, en 2000 et en 2007.

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« Athlètes et pom-pom girls »
Les JO de Pyeongchang, qui se dérouleront du 9 au 25 février, sont l’événement qui aura permis l’apaisement dans la péninsule. « La partie nord-coréenne enverra une délégation du comité olympique national, des athlètes, des pom-pom girls, des artistes, une équipe de démonstration de taekwondo et un service de presse », ont annoncé le Nord et le Sud dans un communiqué à l’issue de la rencontre de mardi.
Annonces qui « marquent un grand pas en avant dans l’esprit olympique », s’est félicité Thomas Bach, président du Comité international olympique, dans un communiqué.
Les Etats-Unis ont salué les pourparlers entre les deux Corées, même si le département d’Etat a prévenu qu’il serait vigilant quant au respect des sanctions « imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU ». « La participation nord-coréenne est une occasion pour le régime de voir l’intérêt de la fin de l’isolement international en procédant à la dénucléarisation », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.
Liaison téléphonique cruciale
Séoul et Pyongyang sont par ailleurs convenues « d’abaisser la tension militaire actuelle et d’avoir des discussions à ce propos ». Les deux camps ont aussi décidé de rétablir une liaison téléphonique militaire, coupée en février 2016, afin d’améliorer la communication entre les deux pays.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a salué les progrès accomplis, « en particulier l’accord pour œuvrer à alléger les tensions militaires, à discuter entre armées et à rouvrir la liaison téléphonique militaire ». Le porte-parole de M. Guterres a ajouté que cela était « crucial » pour éviter les erreurs et pour « réduire les tensions dans la région ».
Les discussions se sont déroulées à Panmunjom, village frontalier où fut signé le cessez-le-feu, dans la zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule. Séoul a profité de la rencontre pour demander que soit organisée parallèlement aux JO une réunion des familles séparées par la guerre, l’un des héritages les plus douloureux du conflit.

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Ces pourparlers font suite à la main tendue le jour de l’An par M. Kim Jong-un en vue des JO. La semaine dernière, la liaison téléphonique civile avait été rétablie après presque deux ans de silence.
Reste encore à déterminer si les représentants des deux pays feront une entrée commune lors des cérémonies d’ouverture et de clôture, comme à Sydney en 2000, à Athènes en 2004 et à Turin en 2006.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La réunion entre les principaux acteurs du rugby français avait notamment pour but de donner une nouvelle impulsion à la collaboration entre les clubs et l’équipe nationale.
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Rugby : une photo de famille et trois heures de discussion pour sortir le XV de France de l’impasse

La réunion entre les principaux acteurs du rugby français avait notamment pour but de donner une nouvelle impulsion à la collaboration entre les clubs et l’équipe nationale.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 17h25
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 18h11
    |

            Adrien Pécout








                        



   


La réunion méritait bien une photo de famille et quelques belles intentions. Au premier plan : Jacques Brunel, nouveau sélectionneur du XV de France, Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby, et Paul Goze, président de la Ligue nationale de rugby (LNR). Au milieu d’eux, la plupart des entraîneurs du championnat de France, le Top 14. Tous invités au siège fédéral, à la résidence de Marcoussis (Essonne), dans l’après-midi du lundi 8 janvier.
« Ce n’est pas quelque chose qu’on a l’habitude de faire, on est plutôt en concurrence tout au long de la saison entre les staffs des clubs », reconnaît Franck Azéma, le manageur de Clermont, champion de France en titre.
Trois heures de discussion avec cette question sous-tendue : comment communiquer davantage entre les clubs et la sélection nationale pour sortir le XV de France de l’impasse ? La question n’est pas neuve, eu égard aux intérêts antagonistes entre la FFR (équipe de France) et la LNR (les clubs professionnels). Mais la poser aujourd’hui est aussi une manière pour la FFR de justifier son récent limogeage, très contesté, de Guy Novès (7 victoires en seulement 21 matchs).

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Le camp Laporte avait, en effet, argué de prétendues mauvaises relations entre la sélection nationale et les clubs pour limoger le prédécesseur de Jacques Brunel. Des mauvaises relations que nie toujours l’intéressé.
Première mesure annoncée lundi ? Jacques Brunel entend plus ou moins se passer de la liste Elite, manière de rompre avec l’héritage de Guy Novès. « Je ne suis pas certain que la liste ait encore lieu d’exister. En tout cas, la sélection des joueurs de l’équipe de France ne se fera en fonction d’elle », a-t-il expliqué, alors qu’il présentait à la presse ses adjoints, Sébastien Bruno, Jean-Baptiste Elissalde et Julien Bonnaire.
Revoir la méthode de communication
Au mois de juin 2017, Guy Novès avait communiqué une liste de 45 joueurs censés être protégés par leurs clubs respectifs. Le même été, le groupe en question avait bénéficié d’un surcroît de préparation par rapport à l’année précédente, passant de huit à dix semaines sans disputer le moindre match.
La disparition de cette liste Elite correspond aux souhaits de la direction actuelle de la FFR. « Il y a des situations très diverses suivant les périodes de l’année entre un joueur blessé ou pas blessé, un joueur qui a joué beaucoup ou pas », avance Jacques Brunel, qui était encore manageur de l’Union Bordeaux-Bègles jusqu’à sa prise de fonction officielle à la tête de l’équipe nationale, le 2 janvier.
Favorable à plus de « souplesse », le Clermontois Franck Azéma explique que les débats du jour ont notamment concerné la méthode de communication entre le staff du XV de France et les clubs. « Pour qu’il y ait des remontées d’informations, de données, mais aussi d’échanges, par téléphone sur l’état de forme, l’état de santé. » Rien n’a encore été formalisé, mais ce sont « des choses qu’on peut mettre en place rapidement », souligne l’entraîneur clermontois, dont l’équipe croule justement sous les blessures depuis le début de la saison.

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                Bernard Laporte en première ligne



Immersion
Une mesure a déjà été actée, en revanche, conférant plus de pouvoir aux clubs qu’à la Fédération, laisse entendre Laurent Travers (Racing) : « Il a été décidé que la préparation physique serait à la responsabilité de chaque club. » A l’opposé de la préparation estivale de 2017, durant laquelle le staff précédent du XV de France avait conçu des programmes spécifiques à chaque membre de la liste Elite, y compris pendant leur période en club.
Dernier point : des séjours d’immersion ont été envisagés. Jacques Brunel, mais aussi ses adjoints (Bruno, Bonnaire et Elissalde) iront de club en club dès la fin du Tournoi des six nations… comme pouvait déjà le faire le staff précédent. Réciproquement, et la chose serait plus inhabituelle, les entraîneurs de clubs pourront se rendre à Marcoussis en tant qu’« observateur pour échanger un ou deux jours », précise le sélectionneur.
Je pense que certains ne le feront peut-être pas, certains auront déjà prévu leurs vacances et ne vont pas changer leur billet d’avion, mais bon, la relation a été instaurée et je pense qu’il y en aura quelques-uns qui viendront.
Lundi, tous les entraîneurs du Top 14 avaient répondu à l’invite fédérale. Seuls trois entraîneurs avaient transmis un mot d’excuses pour justifier leur absence à la réunion : Vern Cotter (Montpellier), Christophe Urios (Castres) ainsi qu’Adrien Buononato (Oyonnax).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ L’attaquant du PSG avait lancé des poursuites à l’encontre de Mediapart, après un article décrivant des pratiques d’optimisation fiscale à Malte.
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Procès en diffamation contre Mediapart : la demande de Cavani rejetée

L’attaquant du PSG avait lancé des poursuites à l’encontre de Mediapart, après un article décrivant des pratiques d’optimisation fiscale à Malte.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 17h19
   





                        



   


Le tribunal de grande instance de Nanterre a rejeté, mardi 9 janvier, pour une question de procédure, les poursuites en diffamation engagées par la star du PSG Edinson Cavani à l’encontre de Mediapart, après un article décrivant des pratiques d’optimisation fiscale à Malte, que le footballeur nie.
L’« incertitude quant aux faits dénoncés ne permettait pas aux prévenus de se défendre et d’apporter une preuve contraire », a estimé le tribunal. M. Cavani attaquait la quasi-totalité d’un article publié le 22 mai 2017 par le site d’information, dans le cadre de l’enquête internationale « Malta Files », intitulé « PSG : les millions maltais de la star Edinson Cavani ».
Le journaliste Yann Philippin y décrivait un « montage d’optimisation fiscale » via la création à Malte en 2014 de deux sociétés recevant des revenus de sponsoring, pour bénéficier selon lui du « rabais fiscal maltais ». « Ces structures ont encaissé 1,59 million d’euros rien qu’en 2015, somme sur laquelle Cavani n’a payé que 3 % d’impôts », soit « dix fois moins que ce qu’il aurait réglé en France, où l’impôt sur les sociétés est à 33,3% », expliquait-il.

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                Partie tendue entre les avocats d’Edinson Cavani et de Mediapart



« Intention d’optimisation réelle »
L’article comportait un démenti du joueur affirmant que ces revenus étaient « déclarés et imposés en France », « en parfaite conformité avec [ses] obligations fiscales ». Il avait été décortiqué par le tribunal pendant quatre heures début novembre, en présence de M. Philippin, mais en l’absence de M. Cavani, lors d’une audience ponctuée d’accrochages entre les avocats des parties.
Selon sa défense, M. Cavani a déclaré a posteriori les revenus de ces sociétés maltaises en France au titre de son impôt sur le revenu, versant au dossier sa déclaration d’impôt et son avis d’imposition. « Edinson Cavani est un joueur de football talentueux et honnête » qui « ne fait pas de fraude, d’évasion, d’optimisation fiscale, appelez-cela comme vous voulez », avait plaidé son avocat, Hervé Lehman, dénonçant une « diffamation internationale ». Il « n’y a rien d’extraordinaire, de choquant » à ce qu’il crée ces sociétés à Malte, avait-il soutenu.
Soulignant la « légitimité du but poursuivi » et « un certain sérieux de l’enquête », le procureur s’en était remis au jugement du tribunal. « On a une intention d’optimisation qui est réelle ; il est effectif, le montage », avait de son côté estimé Emmanuel Tordjman, avocat du journaliste et de Mediapart. « On veut faire croire qu’on accuse M. Cavani de fraude fiscale, il n’y a pas une ligne » mentionnant ces termes, avait-il rappelé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’entreprise spécialisée dans le matériel pour le bâtiment appartient à Mohed Altrad, par ailleurs président du Montpellier Hérault Rugby.
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Rugby : le groupe Altrad, sponsor contesté du XV de France

L’entreprise spécialisée dans le matériel pour le bâtiment appartient à Mohed Altrad, par ailleurs président du Montpellier Hérault Rugby.



Le Monde
 |    09.01.2018 à 13h27
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 20h24
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Passez, muscade ! En son siège de Marcoussis (Essonne), la Fédération française de rugby (FFR) proposait deux rendez-vous « médias » en un, lundi 8 janvier. L’un à partir de 13 h 35, pour la première conférence de presse du nouveau staff de l’équipe de France ; l’autre, vers 18 heures, au sortir d’une réunion entre ledit staff et les entraîneurs des clubs du championnat de France.
Mais rien d’organisé, si ce n’est un simple tweet et un communiqué à la mi-journée, pour annoncer la principale décision du jour. Le comité directeur de la FFR l’avait validée le matin même : de 2018 à 2023, le groupe Altrad restera le sponsor maillot du XV de France, à la suite d’un premier contrat conclu dès mars 2017. Les joueurs afficheront sur leur torse la marque de cette société spécialisée dans le matériel pour le bâtiment, propriété de l’homme d’affaires Mohed Altrad, par ailleurs président d’un club professionnel, le Montpellier Hérault Rugby (MHR).

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                La Fédération française de rugby confirme Altrad comme sponsor du XV de France



Bernard Laporte a promis dans un tweet que le partenariat rapporterait « au moins 35 millions d’euros » sur cinq ans, le tout assorti de bonus selon les résultats sportifs, et toujours au bénéfice du « rugby amateur ». Croisé lundi entre deux escaliers, le président de la fédération n’a pas voulu s’arrêter pour en dire plus sur cet engagement. Sujet gênant.
L’appel d’offres pour la période 2018-2023 était ouvert du 31 octobre au 16 novembre 2017. Deux semaines pour se décider sur un engagement de plusieurs dizaines de millions d’euros. A l’issue de cette procédure rapide, le groupe Altrad se présentait comme le seul candidat.
Pour ses détracteurs, ce partenariat s’annonce surtout riche en soupçons de conflits d’intérêts potentiels entre la FFR et le MHR. Au nom de tous les clubs du championnat, la Ligue nationale de rugby (LNR) a « voté contre cette attribution, qu’elle considère précipitée », précise-t-elle dans un communiqué publié lundi soir. Soucieuse de préserver « l’équité du Top 14 », la Ligue « a demandé en séance de différer toute décision tant que les garanties demandées […] n’étaient pas définies et validées conjointement par la FFR et la LNR. » En vain. Son président, Paul Goze, a voté contre, mais n’a pas été suivi par le comité directeur, acquis à la cause de Bernard Laporte.
Conseil élyséen
De fait, le contrat a été conclu sans même prendre en compte les recommandations adressées trois jours plus tôt par le comité d’éthique et de déontologie du rugby français. Saisi par les clubs, cet organe paritaire composé de représentants de la FFR et de la LNR préconise la mise en place de « garde-fous pour garantir l’absence de toute possibilité de favoritisme ». Principalement pour « deux points précis pour lesquels la FFR intervient dans le championnat professionnel : la désignation des arbitres et l’intervention de la commission d’appel ».
Selon les informations de L’Equipe, même la présidence de la République aurait joint Bernard Laporte pour l’inviter à suivre ces recommandations. Celui-ci a préféré passer outre, tout en s’engageant lundi, sur Twitter, à mettre en place un dispositif de contrôle « dans les plus brefs délais ». Mohed Altrad a choisi le même réseau social pour communiquer en quelques mots et se féliciter de « contribuer au XV de France ». « Je m’exprimerai plus amplement prochainement », écrivait-il lundi après-midi.

Je me réjouis que le groupe Altrad devienne le 6e partenaire de la @FFRugby. En tant que sponsor du maillot du XV d… https://t.co/nOaiY2sGYc— mohed_altrad (@Mohed Altrad)


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Les relations entre les deux hommes alimentent la chronique extrasportive depuis déjà plusieurs mois. Au mois de juin 2017, Bernard Laporte aurait fait pression pour amoindrir les sanctions disciplinaires retenues contre Montpellier par la commission d’appel fédérale, selon des informations parues dans Le JDD deux mois plus tard.
« Pas évoqué » en réunion des entraîneurs
Depuis, Bernard Laporte a renoncé au contrat personnel d’image qu’il avait conclu en février 2017 avec la société Altrad. En revanche, les liens entre la FFR et le groupe Altrad n’ont jamais été rompus depuis la signature d’un premier contrat entre ces deux entités, en mars 2017 : le groupe Altrad remportait alors un premier appel d’offres pour devenir sponsor maillot jusqu’à la fin de l’année 2017, léguant sa place à un logo « Mondial 2023 » vantant la candidature française (finalement victorieuse) à l’organisation de la Coupe du monde dans cinq ans.
Au moment de présenter son staff à la presse, Jacques Brunel, lui, n’a pu éviter la question sur le lucratif nouveau contrat de la fédération. « Franchement je me mets dans ma bulle, j’ai trop de travail, trop de responsabilité par rapport aux résultats de l’équipe de France », a éludé le nouveau sélectionneur du XV de France, après le limogeage express de Guy Novès, il y a deux semaines à peine.
« On s’est un peu moins focalisé sur ces questions de marque lorsque Cap Gemini sponsorisait Biarritz et Grenoble », tente de relativiser le sélectionneur en évoquant le souvenir de Serge Kampf, ancien grand mécène du rugby français qui pourvoyait à la fois l’équipe de France et ces deux clubs.
Le nouveau contrat du XV de France avec le groupe Altrad, qui devient le sixième sponsor officiel de la FFR, « n’a pas été évoqué » lundi après-midi au cours des trois heures de réunion entre les entraîneurs du Top 14 et le staff de la sélection nationale, précise Fabien Galthié, manageur de Toulon. Une réunion pour laquelle presque tous les entraîneurs principaux avaient fait le déplacement à Marcoussis, hormis ceux d’Oyonnax, de Castres… et de Montpellier, actuellement en tête du championnat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Les organisateurs du Tour ont notamment préféré les Belges de Wanty-Groupe Gobert à l’équipe bretonne, créée cette saison.
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Cyclisme : l’équipe de Bryan Coquard, Vital Concept, pas invitée sur le Tour de France

Les organisateurs du Tour ont notamment préféré les Belges de Wanty-Groupe Gobert à l’équipe bretonne, créée cette saison.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 16h38
   





                        


Les organisateurs du Tour de France avaient l’embarras du choix pour distribuer leurs quatre invitations à disputer l’édition 2018. En écartant Vital Concept, nouvelle équipe fondée par l’ancien professionnel Jérôme Pineau, ils ont privilégié des valeurs sûres (Cofidis, Direct Energie), la nouvelle star Warren Barguil (Fortuneo-Samsic) et l’expérience du Tour 2017 (Wanty-Groupe Gobert).
Il s’agit d’un nouveau contretemps dans la carrière de Bryan Coquard, non retenu pour le Tour 2017 en raison d’un différend avec son manager de l’époque chez Direct Energie, Jean-René Bernaudeau.
« Non invité sans même avoir eu le temps d’accrocher un dossard… Très déçu », a écrit le sprinteur français, qui espérait justifier une invitation en gagnant tôt dans la saison.

Non invité sans même avoir eu le temps d'accrocher un dossard... 
— bryancoquard (@Coquard Bryan)


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Trois équipes françaises et une équipe belge se joindront donc aux 18 formations World Tour, invitées d’office, au départ de l’épreuve, le 7 juillet, à Noirmoutier-en-l’Île.
Les invitations de Fortuneo-Samsic, grâce au recrutement de Warren Barguil, et Direct Energie, grâce à son ancrage vendéen – lieu du départ du Tour – et à la victoire d’étape de Lilian Calmejane en 2017, paraissaient acquises.
Les Belges de Wanty reconduits
Ce n’était pas le cas des trois autres candidats les plus sérieux.
Cofidis ne pouvait guère mettre en avant son sprinteur Nacer Bouhanni, toujours en déveine sur le Tour de France et auteur d’une pâle saison l’an dernier. Mais l’équipe désormais dirigée par Cédric Vasseur a le privilège de l’âge – toujours présente au départ du Tour depuis 2001.
Wanty-Groupe Gobert s’appuyait sur son omniprésence en tête de peloton sur le Tour 2017. Mais son jeune leader français, le grimpeur Guillaume Martin (troisième d’étape et 23e du classement final) n’a pas encore la cote du sprinteur Bryan Coquard, tête d’affiche de Vital Concept. La formation bretonne – comme Fortuneo-Samsic – pouvait aussi mettre en avant son ancrage dans une région que le Tour traversera durant quatre jours.
Mais le directeur du Tour, Christian Prudhomme, lors de la présentation de l’épreuve en octobre dernier, avait chanté les louanges de Wanty-Groupe Gobert et Guillaume Martin, laissant entendre sa préférence. Les organisateurs du Tour, davantage tournés vers l’international que vers le public français, craignent aussi plus que tout le procès en favoritisme qui leur est souvent fait à l’étranger.

   


Avant de prétendre participer au Tour de France, Vital Concept devra convaincre sur des courses moins exposées lors de sa première saison d’existence. Plus embêtant et inattendu pour elle, l’équipe de Bryan Coquard ne sera pas invitée sur Paris-Nice mais uniquement sur le Critérium du Dauphiné. L’équipe Delko-Marseille lui a été préférée pour l’invitation sur la « Course au soleil », première course française de la saison au plus haut niveau.
L’équipe irlandaise Aqua Blue, vainqueur d’une étape sur le Tour d’Espagne 2017 grâce à Stefan Denifl, n’a été invitée sur aucune de ces épreuves.

🚲⭐ SÉLECTION DES ÉQUIPES 🚲⭐ / 🚲⭐ TEAMS SELECTION 🚲⭐

WILDCARDS: 
@TeamCOFIDIS
@TeamDEN_fr 
— LeTour (@Le Tour de France)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ L’Assurance-maladie vient de lancer une campagne invitant à lutter contre les lombalgies et autres tours de rein en choisissant le mouvement plutôt que l’immobilité.
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édition abonné


Contre le mal de dos, bouger plus, mais pas n’importe comment

L’Assurance-maladie vient de lancer une campagne invitant à lutter contre les lombalgies et autres tours de rein en choisissant le mouvement plutôt que l’immobilité.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 15h09
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Alors que pendant des années, le maître mot pour lutter contre le mal de dos a été de ­rester au lit, surtout pour les lumbagos aigus, désormais, il a changé : il faut bouger. Tel est le message de l’Assurance-maladie, qui a lancé une campagne fin 2017 sur le thème : « Mal de dos : le bon traitement, c’est le mouvement ! »
Lumbago, tour de reins, mal de dos… presque tout le monde (84 %) a eu ou aura une lombalgie au cours de sa vie. Deuxième motif de consultation chez le médecin généraliste, une lombalgie sur cinq entraîne un arrêt de travail. Son coût atteint un milliard d’euros pour l’assurance maladie et les entreprises. Le plus souvent sans gravité, elle n’en a pas moins de lourdes conséquences, notamment sur la qualité de vie, le sommeil, etc. Le risque est que la douleur devienne chronique.
Or, « pour les douleurs chroniques, il est maintenant démontré que l’activité physique a des effets non seulement sur la douleur, mais aussi sur votre sommeil, votre humeur… Il s’agit donc d’un véritable traitement à part entière dont l’efficacité est au moins égale à celle des médicaments », explique le professeur ­Didier Bouhassira dans son livre L’Anti-Douleur, à ­paraître fin janvier (Cherche Midi, 255 p., 19 €).
D’abord pour rompre le cercle vicieux lié à la peur du mouvement (la kinésiophobie), par crainte d’aggraver la douleur. Le repos peut même être plus néfaste qu’utile. En effet, « la réduction d’activité physique, qui entraîne des positions anormales, une faiblesse, voire une fonte musculaire, contribue elle-même à accroître votre douleur », explique ce spécialiste. Cela peut être une baisse de la pratique sportive mais aussi, petit à petit, des activités physiques comme le jardinage, le bricolage, ou faire les courses.
Pratique encadrée
Il est donc fondamental de réintroduire une activité physique, progressivement, même de façon minime. Un constat partagé par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Forfait pour l’Open d’Australie, qui débute lundi 15 janvier, le Britannique espère faire son retour en juin, pour la saison sur gazon.
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Tennis : Andy Murray renonce déjà à Roland Garros

Forfait pour l’Open d’Australie, qui débute lundi 15 janvier, le Britannique espère faire son retour en juin, pour la saison sur gazon.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
09.01.2018 à 12h17
   





                        



   


Opéré de la hanche droite, l’ancien numéro un mondial de tennis Andy Murray a annoncé, lundi 8 janvier, qu’il ne comptait pas revenir sur le circuit avant juin 2018. « Aujourd’hui, j’ai subi avec succès une opération de la hanche droite à l’hôpital Saint-Vincent de Melbourne [Australie]. […] J’ai hâte de retourner à la compétition pour la saison sur gazon », a écrit le Britannique sur son compte Facebook. « Je reviendrai », a promis le double vainqueur de Wimbledon.
En repoussant son retour à la saison sur herbe, l’Écossais renonce déjà à participer au tournoi de Roland Garros, qui débutera le 27 mai.
Absent des courts depuis plus de six mois, l’Écossais (30 ans) avait déjà été contraint de déclarer forfait pour l’Open d’Australie. « J’espère pouvoir jouer à nouve.au bientôt », avait-il ajouté, précisant qu’il allait étudier « toutes les options » pour sa hanche
Un an sans jouer
L’absence de Murray à Melbourne était venue s’ajouter à la longue liste de forfaits pour la première levée du Grand Chelem, amputée de joueurs majeurs chez les hommes (Kei Nishikori) comme dans le tableau féminin (Serena Williams, Victoria Azarenka).
Redescendu à la 16e place mondiale, Murray n’a plus joué depuis son élimination en quarts de finale de Wimbledon, en juillet 2017. S’il revient pour les premiers tournois sur gazon, Stuttgart et Bois-le-Duc, programmés en juin, il aura donc passé près d’un an sans jouer sur le circuit ATP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Unique candidat, le groupe de BTP a été choisi pour figurer sur le maillot des Bleus. Malgré l’enquête sur un possible favoritisme de Bernard Laporte envers le club de Montpellier, détenu par Altrad.
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La Fédération française de rugby confirme Altrad comme sponsor du XV de France

Unique candidat, le groupe de BTP a été choisi pour figurer sur le maillot des Bleus. Malgré l’enquête sur un possible favoritisme de Bernard Laporte envers le club de Montpellier, détenu par Altrad.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 13h48
 • Mis à jour le
08.01.2018 à 14h50
   





                        


Le suspense avait été éventé dimanche soir par le bihebdomadaire Midi olympique : la Fédération française de rugby a confirmé, lundi 8 janvier à la mi-journée, le choix de l’entreprise Altrad pour figurer sur le maillot du XV de France jusqu’en 2023.

Sponsor maillot du XV de France : au moins 35 millions d’euros pour le rugby amateur d’ici #France2023. Le Comité D… https://t.co/JUTN2d63DY— FFRugby (@FF Rugby)


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Ce partenariat apportera « au moins 35 millions d’euros » à la Fédération sur les cinq ans à venir, une somme qu’elle reversera au rugby amateur selon la volonté de son président, Bernard Laporte. Des bonus seront liés aux résultats du XV de France.
Altrad devient le sixième partenaire officiel de la FFR. Il avait été le seul à répondre à un appel d’offres publié le 31 octobre avec une échéance fixée… au 16 novembre.
« Garde-fous »
Unique prétendant, le groupe de BTP n’avait plus qu’à voir sa proposition validée par le comité directeur. Interrogé vendredi sur CNews, Bernard Laporte avait annoncé qu’il s’abstiendrait lors du vote, « qu’on ne [lui] dise pas encore une fois qu’[il a] pris position ».

   


En effet, Laporte est soupçonné d’être intervenu pour réduire une sanction contre Montpellier, l’équipe de l’entrepreneur Mohed Altrad, alors qu’il avait signé à titre personnel un contrat d’image au début de 2017 avec cette entreprise. Un contrat auquel l’ex-ministre des sports de François Fillon a renoncé face à la polémique.
Le mois dernier, le ministère des sports a transmis ses éléments à la justice, à qui il appartiendra désormais de décider d’ouvrir une enquête pénale ou non.
Vendredi, le comité d’éthique et de déontologie du rugby français, organe de la FFR saisi par les présidents de clubs après l’affaire Altrad-Laporte, a recommandé la mise en place de « garde-fous pour garantir l’absence de toute possibilité de favoritisme de la part de la FFR vis-à-vis du club dont l’entité propriétaire est le partenaire maillot ».
Laporte s’engage
Mentionnant « la nécessité d’une mise en concurrence transparente et d’une procédure de sélection impartiale », le comité d’éthique stipule qu’un partenariat de la sorte « doit être conditionné à l’existence de garanties concernant deux points précis pour lesquels la FFR intervient dans le championnat professionnel : la désignation des arbitres et l’intervention de la commission d’appel ».
Or, le comité estime « qu’il n’a pas, en l’état, connaissance de mécanismes prudentiels envisagés par la FFR qui seraient de nature à offrir des garanties suffisantes sur ces deux points », poursuit le communiqué de la LNR.
Lundi, sur son compte Twitter, Bernard Laporte s’est engagé « à mettre en place ces dispositions dans les plus brefs délais ».

Je prends note des recommandations du rapport afin de garantir le sentiment d’impartialité qui doit s’imposer unani… https://t.co/4NN37OYY5O— BernardLaporte_ (@Bernard Laporte)


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Je m'engage au nom de la FFR, à mettre en place ces dispositions dans les plus brefs délais en collaboration avec l… https://t.co/HoqpUGEPMU— BernardLaporte_ (@Bernard Laporte)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à l’élimination de Bordeaux par le club amateur de Granville en Coupe de France. La preuve par Le Monde.fr.
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Racisme, renaissance et Grand Chelem : ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à l’élimination de Bordeaux par le club amateur de Granville en Coupe de France. La preuve par Le Monde.fr.



Le Monde
 |    08.01.2018 à 08h00
   





                        


Oui, Bordeaux n’en finit plus de sombrer après son élimination en 32es de finale de la Coupe de France par Granville.
Oui, Martin Fourcade a réalisé un joli doublé en s’imposant lors du sprint et de la poursuite à Oberhof, en Allemagne.
Mais il s’est passé autre chose dans le monde du sport ce week-end, et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Le goût de la victoire, tu retrouveras

   


Certes, il ne s’agissait que de tournois mineurs. Certes, Gaël Monfils a bénéficié d’un concours de circonstances favorable. Certes, Gilles Simon n’a pas eu à affronter le gratin du tennis mondial. Mais, à quelques heures d’intervalle et quelques milliers de kilomètres de distance, les deux trentenaires sont sortis du tunnel d’une année 2017 frustrante pour Monfils et calamiteuse pour Simon. Les deux tennismen français ont retrouvé la victoire ce week-end en s’imposant respectivement lors des tournois de Doha, au Qatar, et de Pune, en Inde.
Gaël Monfils a ainsi remporté le septième titre de sa carrière et Gilles Simon, le treizième. Au classement des Français les plus souvent victorieux sur le circuit ATP, Yannick Noah mène toujours largement, avec 23 titres, loin devant les mousquetaires actuels : Jo-Wilfried Tsonga compte 16 trophées, devant Richard Gasquet, 14 titres entre 2005 et 2016, Gilles Simon (13) et, donc, Gaël Monfils (7).
Le racisme, tu dénonceras

Victime de propos racistes lors du match Cagliari - Juventus, je ne peux laisser passer cela sans réagir 👉… https://t.co/R6npRg7coK— MATUIDIBlaise (@Blaise Matuidi)


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C’est devenu une triste habitude en Italie. Le Français Blaise Matuidi a été la victime d’insultes racistes samedi lors du match de la Juventus Turin à Cagliari en championnat d’Italie et a demandé sans succès une intervention de l’arbitre. « Aujourd’hui j’ai fait l’expérience du racisme lors du match. Des personnes faibles essaient d’intimider avec de la haine. Je ne suis pas un homme de haine et je ne peux qu’être désolé pour ceux qui donnent le mauvais exemple. »
Le club de Cagliari a promptement présenté ses excuses, en français, sur son compte Twitter :
« Tu es un joueur énorme. Exemple pour les jeunes. Nous désirons nous excuser avec toi si tu as été insulté à la Sardegna Arena pour la couleur de ta peau. Le racisme n’a rien à voir avec le peuple sarde. Seulement l’ignorance peut expliquer certains comportements. Respect. »
L’ancien joueur du PSG a déjà été victime de faits similaires lors du match disputé fin décembre par la Juventus à Vérone face au Hellas. Le club a été sanctionné de 20 000 euros d’amende et, avec sursis, de la fermeture d’une tribune. Une peine clémente qui ne devrait pas freiner les ardeurs des supporteurs les plus haineux.
La défaite, tu célébreras

Quelque 2 000 supporteurs de Cleveland ont défilé autour du stade de leur équipe de football américain pour célébrer, avec une légère pointe d’ironie, la saison calamiteuse des Browns, qui ont perdu leurs 16 matchs de saison régulière. Les supporteurs ont défilé derrière un cercueil avec des pancartes critiquant la direction de leur équipe, notamment son propriétaire, Jimmy Haslam.
Ils avaient également improvisé un cimetière avec les noms de tous les quarterbacks qui se sont succédé, sans succès, à la tête de l’équipe depuis 1999. « C’est le genre d’humour macabre qu’on peut attendre des supporteurs des Browns », s’est amusé l’organisateur de ce défilé, Chris McNeil. Cleveland est devenu la deuxième équipe dans l’histoire de la NFL, après Detroit, en 2008, à perdre ses 16 matchs de saison régulière.
Les joueurs, eux, ont peu goûté l’esprit mordant de leurs fans. « Ce n’est pas comme cela qu’on va changer les choses ; tout ce que cela va faire, c’est encourager les joueurs à ne pas venir ici », a notamment regretté le défenseur Danny Shelton. Ville connue pour la malédiction qui frappe ses équipes professionnelles (jusqu’au récent sacre des Cavs, en 2016, en NBA), Cleveland continue d’entretenir sa légende.
L’homme du week-end : Kamil Stoch

   


Vous n’en avez sans doute jamais entendu parler, à moins de vouer une curieuse passion pour le saut à skis. Le Polonais Kamil Stoch a survolé de sa classe la Tournée des quatre tremplins, le tournoi mythique du saut à skis. il a réussi le Grand Chelem sur le tremplin autrichien de Bischofshofen, en remportant son quatrième succès en quatre concours, après Oberstdorf et Garmisch-Partenkirchen en Allemagne, puis Innsbruck, en Autriche.
Un seul homme avait réussi cet exploit avant lui, l’Allemand Sven Hannavald en 2001-2002, qui est immédiatement descendu de sa cabine de commentateur pour aller embrasser le Polonais.
Le chiffre qui en dit long : 160 millions

   


C’est le montant que va débourser le FC Barcelone pour s’offrir les services du Brésilien Philippe Coutinho. L’opération installe l’international brésilien sur le podium mondial des transferts les plus onéreux : le voilà troisième derrière la pépite du PSG Kylian Mbappé (180 millions d’euros) et surtout son ami Neymar, parti du Barça au PSG pour 222 millions d’euros l’été dernier.
Le milieu offensif, âgé de 25 ans, aura la lourde tâche de faire oublier son compatriote, bien que les deux joueurs évoluent à des postes différents. A l’époque du départ de Neymar, le Barça avait fustigé un marché des transferts inflationniste… avant de s’offrir à deux reprises, en six mois, la recrue la plus chère de l’histoire de la Liga, avec le Français Ousmane Dembélé, débauché pour 100 millions d’euros, puis désormais Philippe Coutinho.
Les wikis du week-end
Facile
Jadis joueur le mieux payé de la planète, je suis retourné dans son club formateur… pour la troisième fois de ma carrière.

   


Difficile
J’ai inscrit un quadruplé pour mon équipe ce week-end et compte trente sélections avec l’équipe d’Italie.

   





                            


                        

                        


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En Arabie saoudite, les femmes gagnent du terrain par le sport

Un tournoi de squash réunissant les meilleures joueuses mondiales est organisé dimanche dans le pays.



Le Monde
 |    07.01.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
07.01.2018 à 12h01
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


La femme est-elle l’avenir du sport saoudien ? Longtemps exclues du domaine sportif, les Saoudiennes sont, en tout cas, en train d’y gagner du terrain. Après Philadelphie et Hongkong, c’est en Arabie saoudite que les meilleures joueuses de squash au monde disputent, à partir de dimanche 7 janvier, la troisième manche des World Series.
Cet événement est une première au sein d’un pays qui n’avait jusqu’alors jamais accueilli de compétition féminine de squash. « Il a fallu quelques années pour essayer de faire venir un événement féminin en Arabie saoudite et avec les récents changements que le Royaume traverse, l’autorité générale des sports a salué l’initiative », a déclaré au Monde le président de l’association professionnelle de squash, le Saoudien Ziad Al-Turki, surnommé le « Sultan du squash ».
Une ouverture progressive
Cela ne doit, en effet, rien au hasard. L’Arabie saoudite commence à s’ouvrir progressivement à la pratique sportive des femmes. En 2012 à Londres, la judoka Wojdan Shaherkani et l’athlète Sarah Attar avaient été les premières Saoudiennes de l’histoire à participer aux Jeux olympiques. Quatre ans plus tard, l’escouade avait doublé à Rio.
Les autorités ont choisi d’ouvrir à leurs citoyennes les salles de sport ainsi que certains stades. En février 2016, les femmes ont d’abord été autorisées à prendre des licences dans des clubs de gym du pays. Au mois de juillet, le ministère de l’éducation a décidé d’introduire la pratiquer du sport en milieu scolaire pour les jeunes filles. Depuis le 1er janvier, les Saoudiennes peuvent également assister, au sein de sections réservées, à des manifestations sportives dans trois enceintes situées à Jeddah, Dammam et Riyad.
En octobre dernier, la princesse Rima Bent Bandar Ben Sultan est devenue la première femme à diriger une fédération sportive, la fédération omnisports. Quelques semaines auparavant, les Saoudiennes avaient enfin été autorisées à conduire grâce à un décret signé par le roi Salman.
Ces décisions successives arrivent dans un contexte favorable, celui du plan de développement, « Vision 2030 », porté par le prince héritier Mohammed Ben Salman. Membre de la Choura, l’assemblée consultative, Lina Almaeena, qui a également fondé le premier club de basket saoudien ouvert aux femmes en 2006, se montre pragmatique dans une interview accordée à TV5 Monde lors d’une tournée de ses basketteuses en France.
« La société saoudienne évolue, pas par choix, mais par nécessité »
« La société saoudienne évolue, pas par choix, mais par nécessité. Quand j’ai fondé le club de sport Jeddah United, le sport pour les filles n’était pas très populaire. 13 % de la société civile (hommes et femmes compris) pratique un sport. Le gouvernement voudrait augmenter ce pourcentage à 40 % en 2030 », explique-t-elle.
Le pays peut-il encore se passer de plus de la moitié de sa population ? « L’inclusion sportive des femmes est une progression naturelle pour une société jeune, dont 70 % de la population a moins de 30 ans. On ne peut pas d’un côté encourager la pratique sportive et de l’autre ne pas permettre l’accès aux manifestations sportives », défend Ziad Al-Turki.
A Riyad, une seule joueuse saoudienne participera au tournoi. Puisque son classement ne lui permettait pas de se qualifier autrement, elle a reçu une invitation, saluée sur les réseaux sociaux par Ziad Al-Turki en personne. « Toutes les fédérations sportives locales sont encouragées à augmenter le nombre d’athlètes féminines… espérons que nous verrons plus de femmes représenter l’Arabie saoudite dans les prochains événements internationaux », lance le patron du squash professionnel, installé à Londres.
Un autre élément capital permet d’expliquer ces changements de la condition de la femme saoudienne, qui reste malgré ces avancées sous la tutelle des hommes pour voyager, entrer à l’université et pour nombre d’autres actes (témoigner devant un tribunal ou encore signer un contrat de travail).
« Le prince Salman a compris l’impact global du sport en termes d’image de marque du pays, ayant vu cela mis en œuvre avec succès aux Emirats arabes unis et au Qatar qui ont mis en place bien plus tôt une stratégie d’organisation d’événements sportifs, analyse Mahfoud Amara, professeur en politique et management du sport à l’université du Qatar. Il envoie le message que l’Arabie saoudite commence une nouvelle page dans sa stratégie de développement, plus ouverte à la modernité et aux normes internationales. »

Congratulations to Nada Aboalnaga for being chosen as the Saudi Wildcard. 1st Saudi Female to join the #psaworldtour— zalturki (@Ziad Al-Turki)


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Une ouverture qui ne se fait pas sans heurts
Mais cette ouverture ne se fait pas sans heurts. Fin décembre, un tournoi d’échecs organisé à Riyad a suscité la polémique à cause du boycott de la double championne du monde en titre, l’Ukrainienne Anna Muzychuk. Cette dernière expliquait notamment « ne pas vouloir porter une abaya et se sentir comme une créature inférieure ». Les dénégations de la Fédération internationale d’échecs, qui précisait que les joueuses ne seraient pas obligées de « porter un hidjab ou une abaya » pendant la compétition, n’y changeaient rien.
Bien qu’aucune joueuse de squash n’ait renoncé à se déplacer en Arabie saoudite, certaines ont regretté ces restrictions vestimentaires. De quoi agacer Ziad Al-Turki pour qui l’essentiel est ailleurs : « C’est une mauvaise interprétation. Il n’y a pas de dress code, juste des lignes directrices. Ce qui compte le plus pour le squash, c’est d’être le premier sport professionnel à organiser un tournoi dans ce pays. »
L’Algérien Mahfoud Amara partage ce point de vue et s’interroge : « Les acteurs internationaux du sport doivent trancher : leur priorité en Arabie est-elle de promouvoir le sport féminin ou de promouvoir les normes occidentales laïques de la pratique du sport ? » 



                            


                        

                        

