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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ « Les employés travaillent en moyenne soixante-douze heures par semaine », parfois plus en période de forte activité, dénoncent plusieurs ONG, s’appuyant sur des rapports d’enquête.
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Accusé d’atteinte aux droits de l’homme, Samsung défend les conditions de travail dans ses usines chinoises

« Les employés travaillent en moyenne soixante-douze heures par semaine », parfois plus en période de forte activité, dénoncent plusieurs ONG, s’appuyant sur des rapports d’enquête.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 18h21
   





                        


L’entreprise sud-coréenne, spécialisée dans l’électronique, a été contrainte de se défendre, jeudi 11 janvier, après que deux ONG ont apporté de nouveaux éléments à leurs accusations de violations des droits de l’homme dans les usines chinoises du constructeur.
S’appuyant sur de nouveaux rapports de militants infiltrés entre 2012 et 2016 dans les usines du groupe électronique, les ONG Peuples solidaires et Sherpa dénoncent « l’emploi d’enfants de moins de 16 ans, des horaires de travail abusifs, l’absence d’équipements appropriés aux risques encourus, des conditions de travail et d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine », selon leur communiqué.
Sherpa et Peuples solidaires annoncent donc le dépôt, ce jeudi, de ces nouveaux éléments au parquet de Paris, à l’appui d’une plainte pour pratiques commerciales trompeuses qui vise Samsung Monde, la maison mère, et sa filiale Samsung Electronics France (SEF). « Cette procédure s’inscrit dans notre lutte de longue date contre l’impunité des multinationales », ont expliqué Sherpa et Peuples solidaires.
Samsung a réagi jeudi en affirmant dans un communiqué appliquer une « tolérance zéro » vis-à-vis du travail des enfants. « Samsung respecte scrupuleusement les normes et réglementations locales et internationales en matière de travail et exige la même conformité de ses fournisseurs », a ajouté le conglomérat.
Première plainte en 2014
Une première plainte, visant uniquement SEF, avait été classée sans suite en 2014 à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Sherpa avait du coup choisi de citer l’entreprise directement devant ce tribunal correctionnel, mais y a finalement renoncé en 2017 pour des raisons de procédure, selon un porte-parole.
Dans leur nouvelle plainte de 40 pages, Sherpa et Peuples solidaires accusent Samsung de contredire ses engagements éthiques et son propre code de conduite, alors que le groupe sud-coréen présente sur ses sites Internet son ambition de « devenir l’une des entreprises les plus éthiques au monde ».
Des contradictions qui constituent, selon les associations, des « pratiques commerciales trompeuses » pour les consommateurs français du leader de la téléphonie mobile, et qui légitimeraient donc une procédure pénale en France.

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« Alors que les multinationales utilisent notamment ces engagements éthiques pour maintenir leur compétitivité, les ouvriers et consommateurs sont démunis face au non-respect de ces engagements. La reconnaissance du délit de pratiques commerciales trompeuses permettrait de rétablir ce rapport de force déséquilibré », écrivent les associations.
Les éléments nouveaux justifiant cette plainte sont tirés « de nouveaux rapports d’enquête très documentés de l’ONG China Labor Watch (CLW) qui s’est infiltrée dans les usines » de filiales du groupe et de ses fournisseurs, principalement dans la région de Tianjin, près de Pékin, affirment les associations.
Soixante-douze heures par semaine
Ces rapports contiendraient des témoignages, des photos et des vidéos réunis par CLW entre 2012 et 2016. L’ONG affirme ainsi que dans ces usines « les employés travaillent en moyenne soixante-douze heures par semaine », parfois plus en période de forte activité. Au mépris de la loi chinoise limitant à quarante-quatre heures le temps de travail hebdomadaire.
« Dix enfants de moins de 16 ans, dont trois jeunes filles, travaillaient dans les usines » de certains fournisseurs de Samsung en 2012, selon CLW. Entre cinq et dix enfants en dessous de l’âge légal étaient encore identifiés lors de plusieurs visites des enquêteurs en 2014 dans une autre usine.
Les enquêteurs documentent encore la présence de benzène, un produit toxique à l’origine de cancers et de leucémie, dans les modes de production. Dans les usines, le benzène est utilisé comme agent nettoyant et comme enduit pour des composants électroniques.
Sherpa et Peuples solidaires plaident pour que « les négociations onusiennes aboutissent à un traité contraignant les multinationales au respect des droits humains sur toute leur chaîne de production » et réclament l’appui de la France à ce processus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ L’annonce de Séoul a fait baisser de près de 12 % le cours de la devise virtuelle.
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Panique sur le bitcoin : la Corée du Sud pense à interdire l’échange de cryptomonnaies

L’annonce de Séoul a fait baisser de près de 12 % le cours de la devise virtuelle.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h03
    |

                            Sidahmed Chikhbled








                        



   



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Nouveau coup de froid pour le bitcoin. La monnaie virtuelle a plongé de 12 %, jeudi 11 janvier, à 14 000 dollars (11,6 milliards d’euros), portant à 30 % sa baisse depuis son plus haut, en décembre 2017, après que la Corée du Sud a annoncé qu’elle envisageait d’interdire l’échange de l’ensemble des cryptomonnaies sur son territoire. « Il y a de grandes inquiétudes au sujet des monnaies virtuelles et le ministère de la justice prépare une loi » en ce sens, a annoncé le ministre sud-coréen, Park Sang-ki. D’autres devises virtuelles, comme l’ether ou le litecoin, ont aussi été affectées, avec des chutes de respectivement 15 % et 13 %.
L’annonce a fait un choc dans un pays qui s’est pris de passion pour ces devises virtuelles : 20 % des transactions mondiales passent par la Corée du Sud. Devant le tollé suscité par ces propos – les investisseurs ont inondé le site Internet du palais présidentiel sud-coréen de courriels –, le gouvernement a assuré que la fermeture n’était qu’« une des mesures envisagées par le ministère de la justice ».
Les nuages s’accumulent

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Les nuages s’accumulent sur le bitcoin. La déclaration du ministre sud-coréen intervient après celle du gouvernement chinois, qui menace d’interdire les fermes de minage, gigantesques hangars qui permettent de fabriquer des bitcoins. Or la Chine fournit plus de 70 % de la puissance informatique mondiale nécessaire pour la production et l’échange de la devise dans le monde.
Pekin voit d’un mauvais œil la prolifération des mineurs sur son territoire. Les perspectives d’un blanchiment d’argent de masse par le biais des monnaies virtuelles et d’une spéculation incontrôlable sont les principales raisons de la méfiance de la Chine. L’aspect énergétique a aussi incité les autorités à se pencher sur la monnaie virtuelle, car ces fermes utilisent une quantité d’électricité phénoménale. A tel point que la compagnie d’électricité Sichuan a décidé d’interdire à ses centrales électriques de fournir l’électricité indispensable aux fermes de minage.
Un engouement qui ne risque pas de faiblir

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Pour les mineurs, c’est toute une économie parallèle qui risque de s’effondrer. Le Bitcoin Energy Consumption Index estime que les profits générés chaque année par cette activité de minage seraient de l’ordre de 12,6 milliards de dollars (10,5 milliards d’euros) dans le monde…

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Néanmoins, l’engouement dont profitent les cryptomonnaies ne risque pas de faiblir de sitôt. La messagerie Telegram voudrait créer sa propre cryptomonnaie, « gram », pour permettre à ses 180 millions d’utilisateurs de payer en utilisant sa plate-forme. L’ancien géant de la photographie Kodak a, lui aussi, décidé de lancer sa monnaie virtuelle, le kodakcoin, en s’appuyant sur une interface destinée aux photographes. A la suite de cette annonce du mardi 9 janvier, l’entreprise a vu son titre grimper de 240 % en Bourse en deux jours. La fièvre n’est pas prête de retomber.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Symphony installe un centre de recherche et développement à Sophia Antipolis. A la tête de cette messagerie sécurisée prisée des traders, le Français David Gurlé ne tarit pas d’éloges sur les avantages offerts par l’Hexagone.
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édition abonné


La start-up américaine Symphony choisit la France pour se développer

Symphony installe un centre de recherche et développement à Sophia Antipolis. A la tête de cette messagerie sécurisée prisée des traders, le Français David Gurlé ne tarit pas d’éloges sur les avantages offerts par l’Hexagone.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h46
    |

            Sandrine Cassini et 
                                Véronique Chocron








                        



                                


                            

Montrer qu’il fait bon faire des affaires en France, mettre à bas les clichés sur le droit du travail, et rappeler l’existence de dispositifs fiscaux attractifs… L’occasion était trop belle pour la laisser passer. Le ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire accueillera, vendredi 12 janvier, à Bercy l’entrepreneur David Gurlé. Le fondateur de la start-up à succès Symphony vient annoncer l’ouverture d’un centre d’ingénieurs en France, à Sophia Antipolis, qui recrutera 30 développeurs informatiques cette année.
« Nous avons mis 15 pays en concurrence. Trois se sont retrouvés en fin de course, le Brésil, Singapour et la France. Nous avons choisi la France, car au-delà de l’intérêt économique, Symphony a également un intérêt stratégique à s’installer en France, qui sait fabriquer de grands champions internationaux », se félicite le Français.
Ascension fulgurante
Inconnue du grand public, Symphony a connu une ascension fulgurante depuis sa création en 2014. A la faveur de trois levées de fonds, la jeune pousse, qui compte à son capital Goldman Sachs, comme premier actionnaire, et la plupart des grandes banques internationales, est valorisée un milliard de dollars (830 millions d’euros). En concurrence des fameux terminaux Bloomberg, sa messagerie instantanée sécurisée a conquis les traders et les salles de marché.
Si David Gurlé est français, c’est aux Etats-Unis, où il a fait carrière que cet ancien cadre de Microsoft, a implanté sa start-up, qui compte 242 salariés, essentiellement dans la Silicon Valley, à Palo Alto. Symphony totalise déjà 271 clients et 303 000 utilisateurs. « Nous avons une croissance à 3 chiffres chaque année », dit M. Gurlé. Avec un prix d’abonnement à ses services de 240 dollars par an et par utilisateur, la société devrait atteindre l’équilibre en 2019 - soit un an après la date initialement prévue - et afficher un chiffre d’affaires autour de 70 millions de dollars à cette date. « Nous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Lorsqu’une « anomalie » sur un produit alimentaire est détectée, une alerte sanitaire peut être déclenchée et un retrait ou un rappel du produit peuvent être mis en place.
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Du retrait au rappel de produit, comment fonctionne une alerte sanitaire ?

Lorsqu’une « anomalie » sur un produit alimentaire est détectée, une alerte sanitaire peut être déclenchée et un retrait ou un rappel du produit peuvent être mis en place.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 17h54
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h35
   





                        



   


Alors que plusieurs grands groupes de distribution ont annoncé avoir vendu des centaines de boîtes de lait potentiellement contaminées aux salmonelles, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, parle jeudi 11 janvier d’un « dysfonctionnement majeur » dans les procédures de rappel des produits infantiles Lactalis.
Le ministère de l’agriculture et de l’alimentation est chargé de la vérification de la bonne qualité des aliments, et ce « à tous les maillons de la chaîne alimentaire », prévient le ministère. Mais, en amont de ces vérifications, ce sont d’abord aux entreprises de mettre en place un « plan de maîtrise des risques sanitaires », et de procéder à des contrôles sur la totalité de la chaîne de production.
Comment est lancée une alerte sanitaire ?
Selon le ministère, une « alerte sanitaire, correspond à deux types de situations » : la détection d’une anomalie sur un produit (germes, contaminants chimiques, anomalie visuelle, ou encore une odeur anormale) et l’apparition de personnes malades.
Lorsqu’une personne est atteinte d’une maladie dont l’origine est suspectée d’être alimentaire, un organisme (Santé publique France) est chargé de centraliser les alertes que font remonter les médecins. Son objectif est de détecter le plus rapidement possible une éventuelle contamination. Santé publique France transmet alors l’alerte aux administrations concernées : la Direction générale de la santé (DGS), la Direction générale de l’alimentation (DGAL) ou la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
C’est le cas de l’alerte lancée le 2 décembre lors du signalement de vingt cas de salmonellose chez des bébés de moins de 6 mois ayant consommé des produits Lactalis.

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Ces alertes sanitaires sont gérées et coordonnées par un service national, la mission des urgences sanitaire (MUS), qui est relié à un dispositif plus large permettant de diffuser l’alerte dans les pays de l’Union européenne, le Rapid Alert System for Food and Feed (système d’alerte rapide européen).
En cas de d’alerte sanitaire concernant un produit, deux possibilités peuvent être mises en application en même temps :
le retrait des produits concernés des lieux d’entreposage et des rayons,demander aux consommateurs de ne pas consommer, voire de rapporter des produits qu’ils ont achetés.
Qui est chargé du retrait ou du rappel ?
L’office chargé de faire appliquer les rappels de produits qui présentent des risques est la DGCCRF, rattachée au ministère de l’économie. Comme elle le précise sur son site : « Elle reçoit des entreprises les signalements obligatoires de produits dangereux (accidents survenus et risques avérés), en application de la réglementation européenne. »
La décision du retrait et rappel de produit peut se faire à l’initiative de l’industriel, mais aussi à celle des autorités. Ainsi, le 10 décembre 2017, c’est le ministre de l’économie et des finances qui a ordonné la procédure.
Le gouvernement annonçait alors un retrait massif de produits, non seulement des laits, mais aussi d’autres produits de nutrition infantile, soit 7 000 tonnes, et l’arrêt de la production.

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Comment est-il mis en œuvre ?
Dans un communiqué faisant un « point de situation » sur les retraits de produits Lactalis, la DGCCRF précise que c’est l’industriel qui « est responsable de sa mise en œuvre ». Elle développe : « Il lui revient de déterminer les moyens nécessaires pour assurer l’efficacité des opérations (information directe de ses clients, communiqués de presse…). » 
Ensuite, c’est à « chaque maillon » de la chaîne de distribution de faire cesser la distribution des produits concernés, et d’informer la clientèle de la procédure. Le distributeur final a une obligation d’information de la procédure.
La DGCCRF procède également à des contrôles dans les points de ventes des produits, afin de vérifier que ces derniers ont bien été retirés de la vente. Dans les « sièges des grandes enseignes de distribution, chez les grossistes, ou encore dans les hôpitaux et les crèches » des vérifications ont ainsi été réalisées, précise l’organisme, qui s’appuie sur « la base des listings clients obtenus auprès de Lactalis ». Ainsi, selon la répression des fraudes, « plus de 2 000 contrôles ont été effectués » depuis le début de la procédure de retrait.
Malgré tous ces contrôles, les groupes Leclerc, Auchan, Carrefour et Système U ont reconnu, en début de semaine, avoir commercialisé des produits Lactalis pourtant retirés de la vente. E.Leclerc, a reconnu, mardi, « que 984 produits [avaient] malgré tout été vendus après le rappel dans plusieurs magasins ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ « Le Monde » organise, vendredi 2 février 2018, une rencontre de deux heures autour de la manière dont les 20-35 ans réinventent les villes. Cette conférence, qui se tiendra de 8 h 30 à 10 h 30, est gratuite et ouverte à tous.
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Les millenials vont-ils changer les villes ? Une conférence du « Monde » le 2 février

« Le Monde » organise, vendredi 2 février 2018, une rencontre de deux heures autour de la manière dont les 20-35 ans réinventent les villes. Cette conférence, qui se tiendra de 8 h 30 à 10 h 30, est gratuite et ouverte à tous.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 17h18
   





                        



   


Comment les 20-35 ans envisagent-ils leur rapport à la citoyenneté, à la consommation, à l’espace urbain ou aux lieux de travail ? Est-il pertinent de penser la ville au travers de cette catégorie générationnelle ? Comment ces nouveaux modes de vie imprègnent-ils l’ensemble de la société ?
Voici quelques-unes des questions qui seront abordées lors d’une conférence organisée par Le Monde sur la ville du XXIe siècle, telle qu’elle est façonnée par ses jeunes habitants. Parmi les intervenants, des responsables d’associations, des fondateurs de start-up, des écrivains, une sociologue, des acteurs du monde économique...
Cet événement se tiendra dans l’auditorium du Monde vendredi 2 février de 8 h 30 à 10 h 30 (80, boulevard Auguste-Blanqui, Paris 13e).
L’inscription, gratuite, se réalise ici.
Les millenials vont-ils changer les villes ?
8 h 30 : Ouverture. Entretien avec Gaspard Koenig, écrivain, philosophe, fondateur du think tank Génération libre. Qu’est-ce qui caractérise cette génération, notamment dans son rapport au travail, son rapport à la société, à l’engagement ? L’idée de génération est-elle pertinente ?
8 h 45 : La ville connectée du futur. Quelles technologies, quels nouveaux services, quels dangers ? Avec Benoit Bailliart, responsable d’Urban Lab, laboratoire qui teste de nouvelles technologies appliquées aux villes au sein de The Camp.
9 heures : Une nouvelle manière d’investir les lieux de travail ? Avec Céline Pauchon, de Welcome at Work.
9 h 10 : De la propriété à l’usage. Un nouveau rapport à la consommation et de nouveaux business models. Avec Hubert Dubois, fondateur de Chez Nestor, Julien Honnart, fondateur de Klaxit, et Monique Dagnaud, sociologue, directrice de recherches au CNRS.
9 h 35 : Investir un lieu pour faire ensemble. Zoom sur L’Hermitage, « laboratoire collectif d’initiatives citoyennes », avec Gaël Musquet.
9 h 45 : Une génération en quête de sens. Dialogue entre Jean-Laurent Casely, auteur de La Révolte des premiers de la classe, Rachel Vanier, auteure du roman Ecosystèmes, et Chloé Pahud, fondatrice de la start-up Civocracy.
10 h 10 : Conclusion. Avec Roxane Varza, directrice de Station F.
Cette conférence est organisée par Le Monde, en partenariat avec l’Atelier BNP Paribas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Une votation va être organisée en Suisse pour remettre en cause le financement de la télévision et de la radio publiques. Une véritable attaque contre la démocratie dénoncent, dans une tribune au « Monde », d’anciens dirigeants de cet organisme.
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édition abonné


« La démocratie suisse est à la veille de se tirer dans le pied »

Une votation va être organisée en Suisse pour remettre en cause le financement de la télévision et de la radio publiques. Une véritable attaque contre la démocratie dénoncent, dans une tribune au « Monde », d’anciens dirigeants de cet organisme.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 17h00
    |

Guillaume Chenevière, Philippe Mottaz, Oswald Sigg et Raymond Vouillamoz (anciens dirigeants de la Télévision suisse)







                        



                                


                            
Tribune. Après avoir déclaré que « l’audiovisuel public français est structuré comme le monde d’avant », le président Macron persiste et signe. Lors de la cérémonie des vœux de Nouvel An à la presse, mercredi 3 janvier, le chef de l’Etat a confirmé sa volonté de réformer l’audiovisuel public avant la fin de l’année et a insisté sur la nécessité pour les médias de réinventer leurs modèles économiques.
Ce débat en Suisse est d’une radicalité et d’une violence inouïes. Les critiques de la démocratie rappellent qu’Hitler est arrivé au pouvoir par les urnes, mais l’histoire ne donne pas d’exemple d’une démocratie directe qui se tire elle-même dans le pied. Patience ! Cela arrivera si les Suisses approuvent l’initiative populaire au nom barbare, No Billag, qui leur est soumise le 4 mars prochain.

De quoi s’agit-il ? De rayer de la loi le principe même d’un service public de radio-télévision, d’interdire la redevance (Billag est le nom de l’organe de perception) et toute forme de subventionnement gouvernemental de l’audiovisuel.
La Suisse (huit millions d’habitants) n’a pas une langue nationale unique. La radio et la télévision suisses produisent leurs émissions en allemand à Zurich, en français à Genève et en italien à Lugano, langues à la fois nationales et étrangères. Cette proximité linguistique avec les grands voisins européens favorise sur le territoire helvétique l’audience des télévisions étrangères.
Dégagisme
Elles captent la moitié des parts de marché en prime-time, d’où l’ouverture sur les chaînes privées françaises et allemandes de fenêtres publicitaires destinées aux téléspectateurs suisses. Autre particularité helvétique due à l’exiguïté du territoire : la SSR (Société suisse de radiodiffusion) est à la fois service public et seule radio-télévision nationale. En Suisse romande, les programmes de la RTS (Radio-Télévision suisse) ont pour objectif de satisfaire tous les segments du public répartis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Nous nous inquiétons de l’évolution trop souvent languissante des petites villes. Il y a peut-être de vraies raisons économiques à cela, et elles n’ont rien à voir avec la globalisation.
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Les petites villes servent-elles encore à quelque chose ?

Nous nous inquiétons de l’évolution trop souvent languissante des petites villes. Il y a peut-être de vraies raisons économiques à cela, et elles n’ont rien à voir avec la globalisation.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 16h51
    |

                            Francis Pisani








                        



   


Les petites villes servent-elles encore à quelque chose ? Cette terrible question vient d’être posée par Paul Krugman, Prix Nobel et chroniqueur vedette du New York Times. Il suit un raisonnement que nous ne saurions ignorer, ne serait-ce que pour mieux en combattre les implications.
Le texte en question est une sorte de commentaire à un article d’Emily Badger dans le même quotidien, sur l’évolution des petites villes aux Etats-Unis. Prenant, entre autres, l’exemple de San Francisco, elle montre comment le développement économique de la ville, avant l’émergence de la Silicon Valley, s’est appuyé sur la construction de bateaux militaires. Pour y parvenir, San Francisco travaillait en relation avec d’autres villes situées un peu partout dans le reste du pays, et les faisait ainsi bénéficier de sa prospérité.
L’économie du savoir et les relations interurbaines
Mais aujourd’hui, Google et Facebook sont utilisés par la plupart des habitants du pays, sans que ce développement leur profite directement. Apple, qui fabrique des objets, les fait produire ailleurs. Le résultat est donc le même. Et San Francisco, comme New York, a plus besoin de relations avec Shenzen ou Londres qu’avec Tacoma dans l’Etat de Washington ou de Detroit dans le Michigan. Après s’être nourries de relations avec des petites villes de l’intérieur, elles prospèrent d’autant plus qu’elles sont mieux connectées à d’autres villes globales distribuées un peu partout sur la planète, affirme la sociologue Saskia Sassen.
Et tout indique qu’il n’y a pas de retour en arrière pensable, dans la mesure où, comme l’explique un membre du conseil de Chicago sur les affaires globales, « l’économie qui a soutenu les relations antérieures a disparu, et ne montre aucun signe de retour ».
A quoi servent les villes, en fait ? Cela tient à ce qu’on appelle « l’effet d’agglomération », à savoir les économies de transport que l’on réalise quand les entreprises de production industrielle sont proches les unes des autres. La réduction de ces coûts sur les très longs trajets contribue à ce qu’ils pèsent moins sur le choix des lieux de production des marchandises.
Dans les villes qui fonctionnent sur une économie de la connaissance, « le savoir se construit sur ce que nous apprenons des gens qui nous entourent », explique Edouard Glaeser, professeur à Harvard et auteur du livre Le Triomphe de la cité. Ce que les villes contribuent encore à réduire, c’est le temps qu’il faut pour déplacer les gens, un temps qui vaut d’autant plus cher que ces derniers deviennent plus productifs : « Même si les changements dans la technologie des transports permettent de situer la production de biens partout dans le monde, il y aura toujours un avantage pour les clusters qui minimisent les coûts de déplacement des personnes à travers l’espace. »
L’effet d’agglomération est donc plus fort dans l’économie du savoir, ce qui explique l’importance des grandes urbanisations. Plus une métropole est directement connectée par avion à d’autres métropoles dans le monde, plus elle se développe et grandit. Un raisonnement qui s’applique à la croissance des villes dans la plupart des pays passés à une économie majoritairement fondée sur le savoir.
Les petites villes perdent du pouvoir
Revenons maintenant aux « petites villes ». Quelle que soit la taille envisagée (elle varie selon les pays), elles ont du mal à bénéficier du dynamisme des métropoles. Le problème n’est pas qu’économique. Selon Greg Spencer, un chercheur de l’université de Toronto cité par Emily Badger, « non seulement elles perdent leur pouvoir, mais elles perdent aussi leurs connections aux centres de pouvoir » que sont les métropoles.
Rien de tout cela n’est pas rassurant, mais voici un début d’explication qui semble logique. Pas si vite, dit Krugman, qui précise que les idées qu’il avance « sont différentes de celles de Badger mais pas nécessairement contradictoires ». Pour lui, les villes ont commencé à jouer un rôle important dans l’économie agricole d’antan en saupoudrant le territoire de points de rencontres pour agriculteurs dispersés.
« Processus aléatoire »

   


Le rôle industriel que certaines ont pu jouer par la suite est souvent le fait du hasard. Ainsi Rochester, dans l’Etat de New York, a commencé à se développer comme pépinière en profitant des voies d’eau de la région. Si elle est devenue le siège de Kodak puis de Xerox, elle le doit à un immigrant allemand qui s’y est installé en 1853 pour y fabriquer des monocles, la transformant ainsi en un endroit où l’on trouvait des compétences utiles en optique.
En fait, « si vous prenez assez de distance, il est logique d’envisager le destin des villes comme un processus aléatoire de victoires et d’échecs, dans lequel les petites villes sont confrontées à une probabilité relativement élevée de subir la ruine du joueur ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Que, selon la théorie des jeux, un joueur qui disposerait d’un nombre fini de jetons (comme une petite ville dispose d’un nombre limité de ressources) et jouerait indéfiniment contre un autre disposant de réserves sans limites (ou, en tout cas, beaucoup plus grandes, comme une métropole globale) est assuré de finir ruiné.
« Contingence historique »
En clair : « Dans l’économie moderne, qui s’est détachée de la terre, toute petite ville particulière n’existe que grâce à une contingence historique, qui perd tôt ou tard sa pertinence. » Une telle évolution dépend assez peu de la globalisation, qui n’a fait qu’accélérer le mouvement, ajoute-t-il.
Tout le problème est que cette « contingence historique » est faite de multiples petites histoires humaines, d’identité territoriale, de tissu social infiniment imbriqué. Krugman est bien conscient – il se situe lui-même du côté du libéralisme social et moderne – des problèmes que cela pose : « Il y a sans doute des coûts sociaux impliqués dans l’implosion des petites villes, de sorte qu’il y a un intérêt pour les politiques de développement régional qui essaient de préserver leur viabilité. Mais ça va être une lutte difficile. »
Un double drame social
L’urbanisation croissante et accélérée nous pose donc deux énormes problèmes sociaux : elle enlève aux petites villes une bonne partie de leur raison d’être et de leurs ressources pour prospérer, alors qu’en même temps elle crée des disparités sociales en leur propre sein (et les rend plus perceptibles).
En clair, les petites villes n’ont plus, selon les études mentionnées par Emily Badger et le raisonnement de Paul Krugman, de raisons d’être, économiquement parlant. C’est sans doute cela qu’il faut comprendre si nous voulons préserver ce qu’elles représentent en termes de qualité de vie.
Dans une vidéo publiée par Le Monde, Michel Lussault, directeur de l’Ecole urbaine de Lyon, et Nadine Cattan, chercheuse au CNRS, montrent bien que les villes de moindre taille peuvent avoir un avenir si elles développent des projets propres et savent engager de nouveaux types de relations avec les métropoles.
Elles peuvent donc « s’inventer un avenir ». Pour cela, elles ne sont pas tenues d’agir seulement en fonction de ce que disent les économistes. Elles ne sauraient, pour autant, ignorer les logiques en cours si elles veulent avoir une chance de réussir à résoudre leurs problèmes et continuer à vraiment vivre.



                            


                        

                        


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Vues à Las Vegas, les six innovations qui feront la mobilité de demain

Processeurs ultrapuissants, moteur à hydrogène, détecteur de conduite agressive, camionnette du futur… Le Consumer Electronics Show passe la vitesse supérieure.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 16h55
    |

                            Éric Béziat








                        


Devenu l’un des plus importants rendez-vous pour les technologies de l’industrie automobile, le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas offre au visiteur son lot de produits et de concepts. Nous en avons sélectionné six, qui racontent, chacun, une tendance de la mobilité de demain.

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Le vrai cerveau de la voiture autonome

   


Ils portent les noms de « Xavier » et « Pegasus ». Vus par le néophyte, ils ressemblent à ces circuits intégrés qui se dévoilent quand vous ouvrez le ventre d’un ordinateur. Ces banales cartes de calcul sont les processeurs les plus avancés pour la voiture autonome de demain que l’on puisse voir à Las Vegas. Ils sont proposés à l’industrie automobile par l’une des entreprises les plus importantes en matière d’intelligence artificielle embarquée et de réseaux neuronaux : la société californienne NVidia.
Ces tablettes de plastique, d’acier et de silicium, aux dimensions d’une plaque d’immatriculation du Nevada, ont des capacités de calcul réservées habituellement aux batteries de gros ordinateurs qui remplissent le coffre des actuels prototypes de voiture autonome.
Xavier et ses 9 milliards de transistors réalisent 9 000 milliards de calculs par seconde. Il est dimensionné pour la conduite autonome de niveau 3 (autonomie partielle sur autoroute, par exemple). Quant à Pegasus, il est constitué de deux Xavier auxquels on a ajouté deux cartes graphiques, ce qui lui permet d’atteindre la capacité monstrueuse de 320 000 milliards de calculs par seconde. Pegasus convient à l’état ultime de la voiture sans chauffeur : les niveaux 4 et 5.
« Nous offrons à l’industrie automobile des produits déjà prêts à être industrialisés », explique Fred Cohen, responsable marketing de la division automobile de NVidia (qui, pour le moment, réalise 90 % de son chiffre d’affaires dans les jeux vidéo et les data centers). Mais l’ambition de la firme de Santa Clara dans l’automobile est considérable et ses clients actuels et futurs se bousculent sur le stand. Signe qui ne trompe pas : Carlos Ghosn, habituellement avare de remarques sur ses fournisseurs, a cité NVidia pour en faire l’éloge lors de sa conférence de presse au CES, mardi 9 janvier.
Une voiture qui nettoie l’air

   


L’un des grands défis de l’automobile de demain, c’est d’être neutre en matière d’émission de CO2 ainsi que de pollution atmosphérique. Avec son modèle Nexo, le géant coréen Hyundai affirme aller plus loin, puisque la voiture qui roule à l’hydrogène non seulement n’émet aucun polluant mais en plus nettoie l’air.
Ce nouveau SUV (Sport Utility Vehicle ou 4x4 urbain), qui sera doté de capacités d’aide à la conduite très avancées, fait fonctionner son moteur à l’aide d’une pile à combustible alimentée par de l’hydrogène liquide mais aussi par l’oxygène de l’air qui a été préalablement filtré puis humidifié. Le résultat c’est que 99,9 % des particules très fines qui entrent dans le capot sont piégées, prétend le constructeur.
La Hyundai Nexo sera commercialisée dès cette année sur plusieurs marchés, dont la Corée. A ce stade, le constructeur n’a pas précisé dans quels autres pays la voiture serait disponible.
L’automobile écran

   


C’est acquis, et c’est déjà une réalité, les écrans seront de plus en plus omniprésents dans l’habitacle de la voiture : sur le tableau de bord, sur le pare-brise, sur le volant, accessibles aux passagers arrière… Au détour de plusieurs stands, on s’aperçoit que la prochaine étape qui se dessine est l’écran à l’extérieur du véhicule, essentiellement destiné à dialoguer avec les usagers de la route.
Ainsi, le concept de la Smart Vision EQ (groupe Daimler), visible sur le stand de Mercedes, dispose d’un écran sur la face avant du capot qui par des flèches, un jeu de couleurs et même tout simplement des mots, fait savoir au piéton ou au cycliste qu’il s’apprête à tourner, à s’arrêter à avancer. On trouve un système équivalent sur des véhicules concepts de Toyota.
Chez Ford, ce n’est pas à proprement parler un écran qui équipe l’une des voitures expérimentales du constructeur américain, mais de grandes diodes lumineuses qui font passer des messages à l’aide de changements de couleur et d’intensité.
Cette recherche d’un dialogue entre la voiture et les humains est rendue nécessaire par l’arrivée des robots-taxis, sans chauffeur (et même dans certaines circonstances sans personne à bord). Les échanges de regards ou de gestes ont leur importance. Ils permettent au piéton de comprendre qu’il a été vu, au camionneur de proposer à un plus petit véhicule de passer. L’absence future de conducteurs nécessite de réinventer ces interactions.
Le capteur qui traque la conduite agressive

   


C’est un petit objet noir conique. Il se branche sur l’allume-cigare de la voiture et a la capacité – avec ses accéléromètres – de distinguer entre les types de conduite de Monsieur X (calme avec des accélérations mesurées et des freinages anticipés) et de Madame Y (nerveuse aux fortes accélérations et aux freinages brusques).
Proposé par Bosch, ce gadget incarne une évolution : celle de la surveillance du conducteur. Une tendance qui est aussi un marché. Cette technologie intéresse les assureurs, qui pourront ainsi individualiser les primes d’assurance selon le mode de conduite, et les gestionnaires de flottes de véhicules, qui amélioreront leurs coûts (usure, consommation) et la gestion des risques.
Il permet, enfin, de démocratiser l’« e-call », ce système d’appel d’urgence, automatique en cas de crash, intégré aujourd’hui à certains véhicules haut de gamme. Le capteur est, en effet, connectable au smartphone du conducteur et peut générer un appel en cas d’accident détecté.
Les constructeurs fouillent notre cerveau

   


C’est l’une des modes du CES 2018 : du vénérable Ford à la toute jeune Byton, en passant par les nombreux équipementiers présents, les industriels de l’automobile s’apprêtent à barder les futures voitures de capteurs de santé qui prendront votre pouls, votre tension, votre température, repéreront votre degré de vigilance ou d’endormissement.

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                Byton ou la nouvelle incarnation du futur automobile



Nissan franchit une étape supplémentaire avec un système permettant de savoir ce qui se passe dans votre cerveau pendant la conduite. Une sorte de casque de vélo (relativement encombrant) – en fait, un encéphalographe – enregistre les ondes du cerveau et cartographie les zones activées. Des algorithmes permettent de signaler à l’ordinateur du véhicule que le conducteur va tourner ou freiner quelques millisecondes avant la manœuvre.
Nissan propose d’utiliser ce très court temps d’avance pour faciliter l’action à venir (en anticipant un mouvement du volant ou une action sur les freins). Le système qui repère aussi les moments d’inconfort du conducteur anticiperait, selon le constructeur, les situations critiques pour améliorer la sécurité.
Tracteurs et magasins mobiles

   


Robotisation et autonomisation des automobiles suscitent la créativité des constructeurs pour inventer de nouveaux véhicules, en particulier adaptés à l’univers du travail. On peut citer le robot de Honda, 3D Empower, tout terrain et autonome, qui aidera à porter des charges à la demande.
Plus surprenant encore est le e-Palette Concept de Toyota, une sorte de camionnette-magasin entièrement électrique, autonome et connectée. L’engin est aménageable au gré des besoins (livraison de colis, transport à la demande, commerce en ligne itinérant). La souplesse d’utilisation permet de le partager entre plusieurs entreprises, et ce même si lesdites sociétés ont des activités et des besoins très différents.
Six sociétés se sont associées à Toyota pour concevoir et promouvoir ce nouveau concept de mobilité commerciale : Uber, Didi, Pizza Hut, Amazon et Mazda.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le programme permettant à ces jeunes immigrés de travailler aux Etats-Unis est censé prendre fin dans quelques semaines, à la demande de Donald Trump.
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Apple, Google et Facebook pressent le Congrès américain de défendre les « Dreamers »

Le programme permettant à ces jeunes immigrés de travailler aux Etats-Unis est censé prendre fin dans quelques semaines, à la demande de Donald Trump.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 15h57
   





                        


Les dirigeants d’une centaine d’entreprises, parmi lesquelles Facebook, Google, Apple, Microsoft ou encore IBM, ont adressé mercredi 10 janvier une lettre ouverte au Congrès américain pour protéger les « Dreamers », ces jeunes arrivés illégalement sur le territoire et autorisés depuis 2012 à y travailler.
En septembre 2017, Donald Trump avait abrogé ce programme, nommé DACA (Deferred Action for Chilhood Arrivals), qui avait permis à des centaines de milliers de jeunes, arrivés aux Etats-Unis enfants, d’y étudier et d’y travailler sans risquer l’expulsion. Le président américain avait alors donné six mois au Congrès pour leur trouver une « solution permanente » – le programme prend officiellement fin le 5 mars.
Entre temps, plusieurs Etats américains ont porté plainte contre cette décision. Mardi 9 janvier, un juge de San Francisco a d’ailleurs ordonné le rétablissement de ce programme. Une décision jugée « scandaleuse » par Donald Trump, qui a organisé, mardi, une réunion avec les parlementaires pour trouver un compromis.
« Des coûts significatifs »
Dans leur lettre, titrée « Le Congrès doit agir maintenant pour protéger les “Dreamers” », les signataires demandent que soit « immédiatement » trouvée « une solution législative ». « La fin imminente du programme DACA est en train de générer une crise de la main-d’œuvre dans le pays », écrivent-ils.
« L’inaction du Congrès risquerait non seulement d’immensément bouleverser la vie des employés bénéficiant du DACA, mais en plus de faire perdre aux entreprises des talents de valeur, de causer des problèmes de ressources humaines, ce qui générera des coûts significatifs. »
Ce n’est pas la première fois que les dirigeants des grandes entreprises du Web prennent la défense des « Dreamers ». Ils avaient déjà, en septembre 2017, exprimé leur indignation et leurs inquiétudes quant à l’impact économique de la fin du programme DACA.
Ils ont par ailleurs, ces derniers mois, plusieurs fois fait part de leur opposition à des décisions de l’administration Trump, comme le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat ou l’interdiction des personnes transgenre dans l’armée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ L’aéroport parisien est la principale porte d’entrée en France des médicaments contrefaits. Lors des dix premiers mois de 2017, les douaniers y ont saisi plus de 800 000 comprimés. Reportage.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ C’est souvent un manquement aux règles d’hygiène qui entraîne une contamination à l’alimentation humaine.
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La salmonellose, une infection fréquente mais potentiellement dangereuse pour les nourrissons

C’est souvent un manquement aux règles d’hygiène qui entraîne une contamination à l’alimentation humaine.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 15h36
    |

                            Le Monde.fr








                        


Les salmonelles, bactéries relativement répandues dans notre environnement, sont à l’origine d’infections alimentaires souvent bénignes, mais aux conséquences potentiellement graves pour les nourrissons, comme l’illustre la crise du lait infantile contaminé de Lactalis.
Comment apparaissent les salmonelles ?
Baptisées d’après le vétérinaire américain qui les a découvertes, Daniel Elmer Salmon, elles proviennent du tube digestif des animaux. C’est souvent un manquement aux règles d’hygiène qui entraîne une contamination à l’alimentation humaine.
Les salmonelles survivent aux basses températures, y compris à la congélation, mais meurent à la cuisson. Elles peuvent donc pulluler dans un réfrigérateur et sur des aliments froids, précédemment cuits.
Que sont les salmonelloses ?
Les salmonelles sont à l’origine des salmonelloses, maladies infectieuses « généralement bénignes », selon le ministère de l’agriculture, et « relativement fréquentes, avec environ 300 cas par million d’habitants par an ».
Les symptômes, qui surviennent en moyenne au bout d’une demi-journée, sont ceux de la gastro-entérite : diarrhée et crampes abdominales, légère fièvre, voire nausée. Un adulte en bonne santé va guérir en quelques jours.

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                Lactalis : quels sont les lots de lait infantile concernés par le rappel et par quoi les remplacer ?



Mais il peut y avoir des complications, comme une septicémie. Et pour un nourrisson déjà moins bien protégé par son système immunitaire, le risque de déshydratation est bien plus élevé. De manière générale, la maladie met en danger ceux dont la santé est fragile : enfants, personnes âgées, malades chroniques.
Au 20 décembre, Santé publique France recensait 35 nourrissons atteints de salmonellose en France depuis la mi-août. Tous ceux pour qui le diagnostic est sûr sont en « bonne santé », mais le recensement n’est peut-être pas exhaustif.
Comment éviter toute contamination ?
Pour les familles comme pour les professionnels de l’alimentation, l’important est la prévention. Il faut respecter quelques règles d’hygiène : se laver les mains après un contact avec un animal vivant et après toute manipulation de viande, respecter la chaîne du froid, conserver les aliments crus à part des autres, nettoyer régulièrement, etc.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) déconseille aussi aux personnes âgées, aux malades, aux immunodéprimées, aux jeunes enfants et aux femmes enceintes, de consommer des œufs crus ou peu cuits, des viandes crues ou peu cuites et du lait cru.

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Pour un industriel qui repérerait une contamination aux salmonelles, la décontamination, qui s’effectue par des produits chimiques, est impérative. Lactalis semble avoir échoué dans ce domaine. Les pouvoirs publics ont forcé l’usine à arrêter sa production en décembre, en invoquant l’insuffisance des mesures prises.
Comment le lait Lactalis a-t-il été contaminé ?
La source de la contamination d’une tour de séchage de l’usine Lactalis de Craon (Mayenne) n’a pas été divulguée par l’industriel, à supposer qu’il la connaisse lui-même. Le groupe disait le 10 décembre avoir trouvé une « cause probable » qui situerait la contamination au début de mai.
Le directeur du Centre national de référence salmonelles à l’Institut Pasteur de Paris, François-Xavier Weill, estime qu’il y a plusieurs hypothèses. « La salmonelle est rentrée via des animaux, ou des produits animaux, comme le lait, et s’est enfilée dans un endroit pas facile à décontaminer. C’est une possibilité. Ou alors, comme dans certains laits on rajoute des compléments, comme la lécithine ou des végétaux, c’est par là que la salmonelle s’est introduite dans le produit final ».



                            


                        

                        


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De Lactalis aux distributeurs, une gestion défaillante sur toute la chaîne

Le scandale sanitaire des laits infantiles contaminés à la salmonelle fait éclater au grand jour toutes les anomalies dans les dispositifs de sécurité alimentaire.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 15h13
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 17h37
    |

            Laurence Girard et 
Cécile Prudhomme








                        



   


Jeudi 11 janvier, évoquant le scandale des laits infantiles contaminés à la salmonelle de l’usine Lactalis, découvert en décembre 2017, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a qualifié la situation de « grave », ayant « donné lieu à des dysfonctionnements inacceptables qui devront être sanctionnés ». Il a révélé que l’enquête menée depuis le 26 décembre − soit après la date de retrait des produits concernés − par les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans 2 500 établissements, a montré que 91 d’entre eux « détenaient des boîtes qu’ils auraient dû retirer : 30 grandes surfaces, 44 pharmacies, 2 crèches, 12 hôpitaux et 3 grossistes. Des boîtes qui ont immédiatement été retirées. »

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Le ministre a annoncé qu’une nouvelle vague d’investigations sera menée dans 2 500 établissements dès la semaine prochaine par les services de la DGCCRF.
Lactalis, « entreprise défaillante »
Bruno Le Maire a mis en avant, jeudi, la faute de Lactalis dans la responsabilité de la crise, indiquant que l’affaire était entre les mains de la justice. Le gouvernement a dû « se substituer à une entreprise défaillante » en prenant un arrêté, le 9 décembre, pour suspendre et rappeler plus de 600 lots de lait infantile, a souligné M. Le Maire. Ceci « faute de réponses suffisantes de la part du groupe Lactalis » et « d’accord sur le volume des lots à retirer et sur la date de production des lots », lors d’un entretien avec le groupe, le 9 décembre. « Du 11 au 13 décembre, la DGCCRF a vérifié les fichiers transmis par Lactalis, et leur examen a montré des incohérences et des lots manquants, a relaté le ministre. Nous avons saisi Lactalis pour qu’ils nous envoient des fichiers complets. Ils ont alors identifié que 5 lots étaient manquants. »

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Emmanuel Macron, lui, a assuré jeudi que « des sanctions » seraient « prises » si « des pratiques inacceptables » étaient avérées. « Oui, l’Etat français est en mesure d’assurer la sécurité alimentaire », a en outre affirmé M. Macron au cours d’une conférence de presse commune avec le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni.
La responsabilité des distributeurs 
Le scandale sanitaire et industriel a pris de l’ampleur cette semaine après les révélations de l’enseigne Leclerc qui a annoncé, mardi 9 janvier, avoir retrouvé dans ses circuits de distribution 984 produits non autorisés à la vente et en avoir vendu à 782 clients. L’ensemble des acteurs du secteur a, du coup, déclenché des investigations approfondies pour déceler si chez eux toutes les procédures avaient bien été respectées et les produits retirés.
Plusieurs distributeurs ont reconnu, mercredi, avoir découvert des failles dans leur dispositif de retrait des laits infantiles fabriqués par Lactalis rappelés pour cause de salmonelle. Chez Carrefour, pour lequel l’usine fabriquait aussi sa marque de distributeur, 434 produits ont été vendus après le rappel, 52 chez Auchan dans 28 magasins, et 384 chez Système U : « 352 produits retrouvés dans les hypermarchés Géant, les supermarchés Casino et les magasins de proximité, 11 dans les Franprix, malgré l’application stricte du rappel de produits formulé par Lactalis en lien avec les autorités sanitaires », a reconnu, jeudi, un porte-parole du groupe Casino, à l’issue de nouvelles investigations en interne.

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Monoprix, qui n’a pas encore communiqué, indique « être sur des touts petits chiffres ». Chez Intermarché, des investigations étaient encore en cours. Son président, Thierry Cotillard, a indiqué mercredi à l’AFP n’avoir « jamais vu une telle confusion de la part d’un fournisseur quant à la gestion d’un retrait rappel », allant jusqu’à qualifier d’« amateur » la gestion de Lactalis. Il a annoncé que son groupe allait arrêter « définitivement » de commercialiser des laits infantiles Lactalis de la marque Milumel, après la découverte de « deux produits qui nous ont été remontés par deux consommatrices ».
Pour retrouver les clients ayant acheté les boites afin de les en informer, les enseignes ont analysé les tickets de caisse. Elles ont exploité le fichier de leurs cartes de fidélité, et, pour les autres, elles ont sollicité le GIE Cartes bancaires , de manière à ce que les banques contactent leurs clients pour les avertir.
Les circuits logistiques d’approvisionnement des distributeurs, comme les systèmes d’alerte de leurs magasins semblent également avoir montré leur inefficacité. Le groupe Auchan a précisé que, le 2 janvier, un magasin avait même « reçu une livraison comprenant des références concernées par le rappel du 21 décembre ».
Reconnaissant leur responsabilité dans les défaillances de leur procédure de retrait dans les magasins et la nécessité de tout remettre à plat, certaines enseignes de distribution expliquent que les dysfonctionnements sont la conjonction de plusieurs facteurs : « La période des fêtes, où l’activité est intense sur les produits alimentaires festifs, ce qui n’aide pas à se concentrer sur les laits infantiles, explique un distributeur. Mais aussi les trois demandes de retraits successives qui font qu’au bout d’un moment, on n’y comprend plus rien. »
D’autant que ce distributeur note une « une inflation dans les procédures de retraits et de rappels ». « Sur les quinze derniers jours, il y a eu 15 retraits de produits divers que nous avons envoyés à nos magasins, que ce soit pour une suspicion de présence de bouts de verre dans une crème dessert, ou encore une erreur d’étiquetage sur l’origine d’un produit. Il y a vingt ans, lorsqu’il y avait un rappel, c’était quelque chose d’exceptionnel », explique-t-il.

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Lors d’un rappel de produit, « l’industriel est responsable de sa mise en œuvre »
Interrogée sur ces défaillances, la DGCCRF a rappelé les grands principes de ces opérations. Elle explique que « lors d’une opération de retrait/rappel de produits, menée de manière volontaire ou en application d’une décision du ministre, l’industriel est responsable de sa mise en œuvre. Il lui revient de déterminer les moyens nécessaires pour assurer l’efficacité des opérations (information directe de ses clients, communiqués de presse,…). Tout au long de la chaîne de distribution, chaque maillon est responsable, d’une part, de cesser la commercialisation des produits concernés et, d’autre part, d’informer ses clients de la procédure de retrait/rappel. Le distributeur final a une obligation d’information des consommateurs de l’existence d’une procédure de rappel pour les produits qu’il a déjà commercialisés. » 
La DGCCRF vérifie que les mesures mises en place par l’ensemble des acteurs sont effectives. Elle contribue en outre à relayer l’information auprès des consommateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Plus de 100 millions d’euros ont été collectés et quelque 29 millions d’euros remboursés sur les plates-formes de « crowdfunding ».
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2017, année record pour le financement participatif immobilier

Plus de 100 millions d’euros ont été collectés et quelque 29 millions d’euros remboursés sur les plates-formes de « crowdfunding ».



Le Monde
 |    11.01.2018 à 14h09
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 14h26
    |

            Jérôme Porier








                        



   


En 2017, 101 millions d’euros ont été collectés par les plates-formes de crowdfunding – « financement participatif » – françaises, soit une hausse de 83 % par rapport à 2016. Le nombre de projets financés est passé de 134 à 220, soit une augmentation de 64 %.
Ces données sont extraites d’une enquête publiée jeudi 11 janvier par Fundimmo, site de crowdfunding immobilier, auprès de 23 plates-formes de financement participatif, en collaboration avec Hellocrowdfunding.

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Côté remboursement, la hausse est aussi significative : 29 millions d’euros ont été remboursés (+ 123 %). Quatre-vingt-trois projets ont été remboursés en 2017, contre 41 en 2016. Le taux de défaillance est évalué à 1,33 %.
En 2017, le montant de collecte moyen était de 457 749 euros (+ 13 %). La durée moyenne de placement est de dix-huit mois, et le rendement annuel moyen s’est établi à 9,9 %.

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L’offre s’est également diversifiée, puisque 78 % des collectes de fonds concernent des projets résidentiels, 7 % des aménagements, 5 % des commerces et 4 % de l’immobilier tertiaire. Les quatre régions les plus actives sont l’Ile-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Nouvelle Aquitaine.
« Le succès rencontré par le crowdfunding immobilier auprès des promoteurs s’explique car il s’agit d’une source de financement qui permet de ne plus immobiliser tous les fonds propres dans une seule et même opération, mais de les allouer à plusieurs opérations », conclut Jérémie Benmoussa, cofondateur de Fundimmo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’avocat Jacques Barthélémy et l’économiste Gilbert Cette estiment qu’il faut élargir les protections sociales à tous les travailleurs en situation de dépendance économique, que celle-ci corresponde ou non à un contrat de travail.
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Pour « un droit de l’activité professionnelle »

Dans une tribune au « Monde », l’avocat Jacques Barthélémy et l’économiste Gilbert Cette estiment qu’il faut élargir les protections sociales à tous les travailleurs en situation de dépendance économique, que celle-ci corresponde ou non à un contrat de travail.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 14h15
    |

                            Gilbert Cette (Professeur d’économie associé à l’université d’Aix-Marseille) et 
                            Jacques Barthélémy (Avocat conseil en droit social)








                        



                                


                            
Tribune. Les effets éventuels de la révolution numérique sur le marché du travail suscitent des appréhensions. La première concerne la disparition de nombreux emplois, en particulier dans le transport, les activités financières et le commerce. Or, les gains de productivité, et donc les destructions d’emploi, sont les plus faibles depuis près d’un siècle et demi.
Toutes les précédentes révolutions technologiques ont suscité cette même angoisse, toujours démentie ensuite : les emplois détruits ont été remplacés par d’autres, dans de nouvelles activités. Mais cela exige que notre système de formation devienne très réactif pour adapter les qualifications de nombreux travailleurs aux activités qui se développeront. C’est l’un des objectifs de la réforme envisagée de la formation professionnelle.

L’autre angoisse est celle de voir l’emploi indépendant se développer aux dépens de l’emploi salarié, avec en corollaire des droits sociaux réduits. En effet, comparé à l’emploi salarié, l’emploi indépendant bénéficie d’une couverture sociale réduite (tout spécialement face au chômage), mais aussi de moindres possibilités de recours en cas de séparation à l’initiative du donneur d’ordre.
Polarisation de l’emploi indépendant
Pour autant, sur les deux dernières décennies, la part de l’emploi indépendant dans l’emploi total est stable ou se réduit dans trente-deux des trente-cinq pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Elle n’augmente qu’en France, en raison de la création du statut d’autoentrepreneur, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Ici encore, l’angoisse ne repose pas sur des faits avérés.
En revanche, dans les principaux pays développés, l’emploi indépendant se polarise entre, d’un côté, en proportion encore faible, des prestataires de services à haute valeur ajoutée, très diplômés et qualifiés qui, par le biais des outils de mobilité, connaissent une forte interpénétration entre vie familiale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Bruno Le Maire a convoqué jeudi les enseignes et vendredi le groupe laitier pour déterminer les responsabilités dans les failles du rappel des produits.
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Lait contaminé : le groupe Lactalis s’explique

Bruno Le Maire a convoqué jeudi les enseignes et vendredi le groupe laitier pour déterminer les responsabilités dans les failles du rappel des produits.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h31
   





                        


Le groupe Lactalis a renouvelé, jeudi 11 janvier, ses excuses aux parents et a assuré travailler « en parfaite collaboration » avec l’Etat depuis le début de l’affaire du lait contaminé à la salmonelle, en dépit des critiques du gouvernement.
Lactalis « renouvelle ses excuses aux parents » qui ont acheté du lait susceptible d’être contaminé, a dit son porte-parole, Michel Nalet, lors d’un point presse. Depuis le début de la crise, au début de décembre, « nous travaillons en parfaite collaboration avec les services de l’Etat », a-t-il dit.
En décidant, le 21 décembre, de rappeler l’ensemble des laits et produits infantiles élaborés dans son usine de Craon (Mayenne) en février 2017, « nous avons appliqué un principe de précaution maximum », a encore dit le responsable du groupe laitier.
Lors d’un point de presse, dans la matinée, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a tancé le groupe, déclarant avoir dû se substituer à une « entreprise défaillante ». Il a ajouté qu’il recevrait vendredi la direction de Lactalis, une entreprise jugée « défaillante » :
« L’affaire Lactalis est grave et a donné lieu à des comportements inacceptables qui devront être sanctionnés. »
M. Le Maire a ainsi rappelé avoir dû signer lui-même le 9 décembre un arrêté demandant la suspension de la commercialisation des laits infantiles et le rappel de quelque 600 lots, soit 11 000 tonnes. « L’Etat s’est substitué à une entreprise défaillante, dont je rappelle qu’elle est la seule responsable de la qualité et de la sécurité des produits mis sur le marché. »

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                Lait contaminé : après Leclerc, Auchan, Système U et Carrefour reconnaissent avoir vendu des produits Lactalis interdits



Emmanuel Macron a, de son côté, assuré jeudi que « des sanctions » seraient « prises », s’il était avéré que « des pratiques inacceptables » avaient été commises. « Oui, l’Etat français est en mesure d’assurer la sécurité alimentaire », a déclaré le président de la République.
Bruno Le Maire a également annoncé 2 500 contrôles supplémentaires de la répression des fraudes (DGCCRF) la semaine prochaine dans les différents points de vente. « L’urgence, c’est le retrait de tous les lots contaminés », a-t-il fait valoir. Le ministre a rappelé que 2 500 contrôles dans des magasins, grandes surfaces, pharmacies, hôpitaux et crèches avaient déjà permis d’identifier 91 établissements détenant des boîtes de lait qui auraient dû être retirées de la vente.
Au 9 janvier, Santé publique France recensait 35 nourrissons atteints de salmonellose et ayant consommé un lait ou un produit d’alimentation infantile fabriqué dans l’usine Lactalis de Craon, en Mayenne. Dix-huit nourrissons ont été hospitalisés, mais tous sont sortis de l’hôpital, selon la même source.

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« Un dysfonctionnement majeur »
Le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Stéphane Travert, a, quant à lui, évoqué jeudi un « dysfonctionnement majeur » dans les procédures de rappel des boîtes de lait infantile Lactalis. Il a appelé « les industriels, les intermédiaires, les distributeurs » à faire « toute la lumière sur les défaillances qui ont été constatées et [à ce qu’ils] s’assurent que plus aucun des produits concernés n’est sur le marché et ne se trouve dans les magasins ».
Il a ajouté que les services vétérinaires seraient « particulièrement vigilants sur les conditions de reprise de l’activité du site » de Lactalis à Craon, alors que le grand groupe laitier avait annoncé un peu plus tôt la mise en place de mesures de chômage partiel pour 250 salariés de son usine de Craon.
De droite comme de gauche, certains politiques s’insurgent. A l’instar de Geoffroy Didier, secrétaire général délégué des Républicains, et de Clémentine Autain, députée La France insoumise, qui se sont tous deux prononcés en faveur de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Lactalis. « Je trouve ça proprement scandaleux le fait que des laits infantiles qui aient fait l’objet de rappel soient malgré tout vendus en grande distribution », a réagi jeudi M. Didier sur Public Sénat :
« Je crois que les excuses commerciales de la part de certains groupes de grande distribution (…) ne suffiront absolument pas et qu’il faudrait qu’une commission d’enquête parlementaire soit créée, et que les responsabilités soient non seulement prononcées mais aussi exercées, c’est-à-dire avec des sanctions exemplaires. »

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Interrogée sur BFM-TV et RMC, Mme Autain est allée dans le sens de M. Didier. « C’est insensé ce qui s’est passé, et c’est inquiétant. […] Soit il s’agit d’incompétence crasse, mais enfin, répétée dans plusieurs enseignes, c’est quand même étrange… Ou alors, quelque part, au nom du profit, on s’assoit sur la santé », a-t-elle déclaré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Pétitions et lettres ouvertes se multiplient de la part des nombreux établissements et des étudiants du plateau de Saclay pour défendre la construction, d’ici à 2024, de cette ligne de métro.
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Inquiétudes à l’université Paris-Saclay sur l’avenir de la ligne 18 du Grand Paris Express

Pétitions et lettres ouvertes se multiplient de la part des nombreux établissements et des étudiants du plateau de Saclay pour défendre la construction, d’ici à 2024, de cette ligne de métro.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 14h14
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


La question de la suppression des départements de la petite couronne parisienne n’est pas la seule à provoquer des tensions quant à l’avenir de la métropole du Grand Paris, en ce début d’année. A l’université Paris-Saclay, pétitions et lettres ouvertes se multiplient depuis quelques semaines au sujet de la future ligne 18 du Grand Paris Express, vaste projet de construction d’environ 200 kilomètres de lignes de métro supplémentaires.
« L’arrivée de la ligne 18 est une absolue nécessité pour la réussite du projet du plateau de Saclay et ne doit pas être reportée », alerte l’université Paris-Saclay elle-même, dans une pétition lancée sur la plate-forme Change.org, mardi 9 janvier, qui avait déjà réuni 10 180 signatures deux jours plus tard.

L’arrivée de la Ligne 18 est une absolue nécessité pour la réussite du projet du Plateau de Saclay et NE DOIT PAS Ê… https://t.co/NNKyWWtCy8— UnivParisSaclay (@Univ. Paris-Saclay)


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Des rumeurs d’un report de trois ou quatre ans
Selon l’université, « il semble que l’arrivée de la ligne 18 du Grand Paris Express sur le plateau de Saclay en 2024 serait remise en cause par le gouvernement ». Alors même que l’existence de cette ligne « était un préalable majeur au déménagement des écoles, des facultés et des industriels et à la construction de nouveaux logements indispensables pour nos étudiants et nos personnels », ajoute le texte, dont Emmanuel Macron est le destinataire. 
En cause : une réunion qui aurait eu lieu à la fin du mois de décembre à l’Elysée au cours de laquelle le sort de cette ligne, devant désenclaver le pôle technologique du plateau de Saclay, aurait été scellé, rapporte au Monde un observateur. Les rumeurs évoqueraient un report de la construction de la ligne de trois ou quatre ans.
Emmanuel Macron est pourtant venu à Saclay en octobre pour défendre et relancer « ce cœur battant de la science française », avec de prestigieuses écoles, des universités et des organismes, qui représentent 15 % à 20 % du potentiel de recherche français, en actant, faute de consensus, sa séparation en deux pôles, l’un autour de l’université Paris-Sud, l’autre autour de Polytechnique.

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Lettres ouvertes
Les bruits de couloirs sur le report de construction de la ligne 18 sont assez sérieux pour avoir fait également réagir, le 27 décembre, le mathématicien et député de l’Essonne (La République en marche) Cédric Villani. Dans une lettre au premier ministre, il soulignait, avec la députée Amélie de Montchalin, que « la date de livraison [de la ligne 18] fixée à 2024 est déjà si lointaine quand on songe aux difficultés quotidiennes de desserte vécues par des milliers d’étudiants, chercheurs et ingénieurs, en nombre croissant ; une décision de report serait interprétée comme totalement déconnectée des besoins du terrain ».

Avec @VillaniCedric nous sommes deux députés engagés pour que le calendrier de la #Ligne18 entre Orly et Saclay soi… https://t.co/rYGMmQHrkj— AdeMontchalin (@Amélie de Montchalin)


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Le 10 janvier, rapporte l’agence de presse spécialisée AEF, c’était au tour des étudiants de la communauté d’universités et établissements du plateau d’adresser une lettre ouverte au président de la République et au premier ministre, en leur rappelant qu’« assurer des moyens de transports rapides, fiables, durables, permettant de rendre le campus Paris-Saclay facile d’accès et intégré à son territoire est une prérogative de l’Etat ».

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Des chercheurs et des personnalités du plateau, parmi lesquels de nombreux membres des académies (sciences, technologies) et médaillés institutionnels, prévoient, eux aussi, de monter au créneau dans les jours qui viennent en publiant une lettre ouverte au président de la République.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Malgré une croissance solide, l’économie du pays, qui a pris la présidence tournante de l’Union européenne le 1er janvier, reste minée par de nombreux problèmes structurels.
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La Bulgarie peine à rattraper les standards européens

Malgré une croissance solide, l’économie du pays, qui a pris la présidence tournante de l’Union européenne le 1er janvier, reste minée par de nombreux problèmes structurels.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 12h27
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Le 1er janvier, la Bulgarie a pris la présidence de l’Union européenne (UE) pour six mois. Après la cérémonie d’inauguration, qui devait se tenir les 11 et 12 janvier, la capitale Sofia accueillera les nombreuses délégations de commissaires européens, ministres et observateurs – plus de 20 000 personnes au total.
Elle devra piloter des dossiers aussi brûlants que l’accueil des migrants et la nouvelle phase des négociations sur le Brexit avec le Royaume-Uni. Un défi pour ce petit pays de 7,1 millions d’habitants, le plus pauvre des 28 Etats membres. « Et dont l’économie est, à bien des égards, très éloignée des standards européens », souligne Ruslan Stefanov, du Centre pour l’étude de la démocratie, un institut d’études de Sofia.

Située le long de la péninsule balkanique, à la frontière extérieure de l’UE, la Bulgarie profite d’une conjoncture plutôt bonne depuis quelques mois. En 2017, elle devrait enregistrer une croissance de 3,9 %, au plus haut depuis dix ans, selon les prévisions de la Commission européenne.
« Notre pays bénéficie de la bonne santé économique retrouvée de ses partenaires européens, qui captent les deux tiers de nos exportations », résume Desislava Nikolova, économiste en chef à l’IME, un think tank de Sofia. Le pays exporte notamment des matières premières des biens d’équipement et des pièces automobiles. « Ces dix dernières années, l’industrie locale s’est en partie intégrée aux chaînes de production européennes », ajoute Mme Nikolova.
Le pays, qui a rejoint l’UE en 2007, attire de plus en plus de services informatiques, séduits par les bas salaires et le faible taux d’imposition sur les sociétés (10 %). Hewlett Packard et KPMG ont ouvert des centres de services près de Sofia. Uber y a implanté son centre de développement.
« Les efforts se sont relâchés »
La croissance est aussi portée par le dynamisme de la consommation. A 6,4 %, le taux de chômage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le député LRM de Paris a démissionné mercredi 10 janvier, « avec un immense regret », prenant acte d’un risque de conflit d’intérêts à la tête de la Caisse des dépôts.
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Gilles Le Gendre quitte la commission de surveillance de la CDC

Le député LRM de Paris a démissionné mercredi 10 janvier, « avec un immense regret », prenant acte d’un risque de conflit d’intérêts à la tête de la Caisse des dépôts.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 12h03
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                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Jusqu’au bout, le renouvellement de la gouvernance de la Caisse des dépôts (CDC) aura été un parcours semé d’embûches. Emmanuel Macron a d’abord mis de longs mois avant de choisir le nouveau directeur général de l’institution publique. Au point que l’établissement s’est retrouvé sans maître à bord entre le 23 août 2017 et la nomination effective de son nouveau patron, Eric Lombard, le 8 décembre. Dans l’intervalle, Pierre-René Lemas, le patron sortant, a dû assurer l’intérim.

C’est désormais le poste du président de la commission de surveillance de la CDC qui, à peine pourvu l’été dernier, se trouve de nouveau vacant. Gilles Le Gendre, député de La République en marche ! (LRM), avait été élu le 19 juillet 2017 à la tête de cette commission garante de l’indépendance de la CDC, chargée du contrôle de la gestion de l’établissement. Mais le député de Paris a démissionné mercredi 10 janvier, « avec un immense regret », prenant acte d’un risque de conflit d’intérêts à la tête de la Caisse.
La décision de M. Le Gendre fait suite à un avis défavorable rendu par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le mettant en garde contre un « risque d’interférence », en raison des relations professionnelles qu’il a entretenues par le passé avec M. Lombard.
M. Le Gendre a en effet exercé des activités de conseil entre 2007 et 2017 auprès de Generali France, société d’assurances dont M. Lombard a été le dirigeant entre 2013 et 2017. L’avis de la HATVP précise que, pendant cette période, le contrat conclu avec Generali « constituait une part substantielle des revenus de M. Le Gendre. A titre d’exemple, pour l’année 2016, cela représentait 40 % du chiffre d’affaires de [sa] société ».
Excès de confiance de la part de l’Elysée
Le chef de l’Etat n’ignorait pourtant rien de ce risque de conflit d’intérêts lorsqu’il a décidé de miser sur le duo Eric Lombard-Gilles Le Gendre....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Plus d’un tiers des médicaments fabriqués dans le pays et écoulés à l’étranger ne respectent pas les règles en vigueur, selon l’Organisation mondiale de la santé.
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L’Inde, laboratoire mondial des médicaments non conformes

Plus d’un tiers des médicaments fabriqués dans le pays et écoulés à l’étranger ne respectent pas les règles en vigueur, selon l’Organisation mondiale de la santé.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h59
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                            Intérim (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

En Inde, pas un mois ne s’écoule sans qu’un scandale éclabousse l’industrie pharmaceutique. En octobre 2017, l’autorité de régulation du secteur a révélé que deux antiacides très populaires – utilisés dans le traitement des nausées et des douleurs gastriques et commercialisés sous le nom de Pantocid (qui appartient à la marque Sun Pharma) – avaient échoué à passer avec succès les contrôles de qualité. Le laboratoire concerné, numéro un dans le pays, a aussitôt rétorqué qu’il s’agissait de contrefaçons qui n’étaient pas de son fait.
Il s’agit là d’un exemple parmi d’autres, tant le phénomène est prégnant  : 20 % des médicaments en vente sur le marché national et 35 % de ceux fabriqués en Inde et écoulés sur tous les continents sont toujours non conformes aux règles en vigueur, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Un constat d’autant plus désastreux pour la population indienne que « cela est susceptible de déclencher des maladies sévères qui affectent en premier lieu les populations les plus vulnérables », relevait l’OMS, au printemps 2017.
Dans ce pays connu pour être l’une des grandes terres d’accueil de la criminalité pharmaceutique, la situation a pourtant tendance à s’améliorer, à en croire une étude du ministère de la santé publiée en mars 2017. L’Institut national de biologie y évalue à 3 % la part des médicaments disponibles dans les pharmacies indiennes n’ayant pas les effets thérapeutiques escomptés, soit parce qu’ils sont « sous-dosés », soit parce qu’ils« ne répondent pas aux normes de qualité ». A titre de comparaison, cette part était de 5 % en 2009. 
Longtemps dans le déni
« Alors que de nombreux laboratoires indiens ont dû faire face à des interdictions et à des mises en garde dans certains pays industrialisés entre 2010 et 2013, le secteur se met progressivement en conformité avec les règles internationales. Quant à...




                        

                        


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Au CES de Las Vegas, Valérie Pécresse courtise les start-up étrangères

La présidente d’Ile-de-France a présenté, mercredi, son plan d’incitations financières destiné à attirer des entreprises high tech dans la région et à créer de l’emploi.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 12h25
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            Vincent Fagot








                        



   


A la tête de la délégation régionale française la plus fournie au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, soit près de 40 % des entreprises présentes, Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France, n’a pas fait le déplacement dans le Nevada uniquement pour promouvoir les start-up franciliennes sur le marché américain. Il s’agissait aussi de venir promouvoir l’écosystème de sa région : « C’est notre priorité cette année. »

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A cette fin, elle a présenté, mercredi 10 janvier, un plan, baptisé « Paris région start-up », d’incitations financières en direction des candidats prêts à s’implanter en région parisienne. Avec la possibilité, pour ceux qui s’engageraient à y créer de l’emploi, d’obtenir une aide allant jusqu’à 250 000 euros sur trois ans. Leur serait également ouverte la possibilité de candidater au programme Innov Up Proto (100 000 euros pour la création d’un prototype). Enfin, un challenge international doté de 1 million d’euros devrait être organisé en 2018, qui portera spécifiquement sur les projets dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Des « villages de chercheurs »
Ce secteur a été identifié comme un axe majeur de développement en matière d’innovation : « On veut être la région européenne leader en la matière », explique Mme Pécresse. Une volonté qui passe par la création, d’ici à 2020-2021, d’un lieu de 60 000 mètres carrés consacré à la recherche dans ce domaine sur le campus de Paris-Saclay, pour un budget de 100 millions d’euros.
La présidente de la région Ile-de-France ne sous-estime pas les obstacles qui compliquent la venue de start-up étrangères sur son territoire, à commencer par l’inadéquation de la formation par rapport aux besoins, notamment en langue étrangère. Pour ce qui est du logement des nouveaux venus, Mme Pécresse propose le développement d’une région polycentrique, capable de produire des « villages de chercheurs ».
Enfin, Valérie Pécresse plaide pour « la levée d’un tabou » : celui des start-up françaises parties à l’étranger en raison de « l’écosystème défavorable mis en place par François Hollande ». « Je leur dis : vous avez aujourd’hui un président de la République et une présidente de région favorables au business, alors revenez. » Pour elle, un seul critère doit compter : la création d’emplois.



                            


                        

                        

