<FILE-date="2018/01/11/19">

<article-nb="2018/01/11/19-1">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Au Pakistan, une violente manifestation a fait deux morts et trois blessés à Kasur, dans l’est du pays. Des centaines d’habitants exprimaient leur colère à la suite du viol et de la mort par strangulation d’une enfant de 8 ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/01/11/19-2">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Il revient à l’ancienne star du football, élu fin décembre 2017 à la tête du pays, de ne pas brader la confiance, ni les espoirs placés en lui par l’électorat.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤         

Analyse

Au Liberia, le nouveau président Weah comptable d’un beau moment démocratique

Il revient à l’ancienne star du football, élu fin décembre 2017 à la tête du pays, de ne pas brader la confiance, ni les espoirs placés en lui par l’électorat.

Christophe Châtelot
    



LE MONDE
              datetime="2018-01-11T17:18:34+01:00"

        Le 11.01.2018 à 17h18






    
Le président libérien, George Weah, à Monrovia, le 30 décembre 2017.
Crédits : THIERRY GOUEGNON/REUTERS


Analyse. L’élection de George Weah à la présidence du Liberia un lendemain de Noël est une bonne nouvelle pour le continent africain. Il ne s’agit pas ici d’un jugement de valeur anticipé porté sur l’aptitude d’une ancienne star du football à devenir un grand chef d’Etat qui remettrait sur pied ce petit pays d’Afrique de l’Ouest martyrisé par d’indicibles guerres civiles. Sur ce plan, George Weah doit faire ses preuves.

        Lire notre portrait
         

          George Weah, l’enfant du ghetto devenu président du Liberia



Si sa large victoire – 61,5 % des suffrages contre 38,5 % pour son adversaire, le vice-président sortant, Joseph Boakai (73 ans) – comporte des sources de satisfaction, c’est au regard des standards démocratiques. On a pu craindre le pire au lendemain du premier tour organisé dans une certaine confusion le 10 octobre 2017 et rapidement contesté par plusieurs candidats battus. On voyait alors se profiler le spectre de ces élections tronquées, de ces décisions biaisées rendues par des commissions électorales qui n’ont d’indépendantes que leur nom et dont l’objectif n’est autre que de perpétuer les régimes en place, soient-ils d’emblée frappés d’illégitimité.
Respect de la Constitution
L’histoire locale confortait les pessimistes. Jusqu’en 1951, date tardive de l’instauration du suffrage universel, seuls les « Congo » – surnom donné à Monrovia aux descendants des esclaves affranchis aux Etats-Unis qui fondèrent le Liberia en 1822 – avaient le droit de vote. En d’autres termes, 90 % de la population, les « natives », étaient exclus de la vie politique. Les années suivantes, la démocratie balbutia dans l’étreinte du parti unique, puis étouffa sous les coups d’Etat et les guerres civiles qui ensanglantèrent le pays de 1990 à 2003 (environ 250 000 morts pour 4 millions d’habitants).
Il fallut attendre l’arrivée à la présidence d’Ellen Johnson Sirleaf, en 2005, pour que le Liberia connaisse sa première élection démocratique et pluraliste. Première femme africaine à occuper un tel poste, la Prix Nobel de la paix a été réélue six ans plus tard, en 2011. Mais sa victoire était obscurcie par le boycottage de son principal opposant et de son colistier, George Weah, qui dénonçaient des fraudes.
Rien de tel cette fois-ci. En amont du scrutin, rappelons qu’Ellen Johnson Sirleaf, 79 ans, n’a jamais cherché à tripatouiller la Constitution – un sport continental – pour contourner la règle qui fixe à deux le nombre de mandats présidentiels qu’une même personne est autorisée à effectuer. Respect de la Constitution, donc.

        Lire aussi :
         

                Au Liberia, le désenchantement des femmes qui comptaient sur Ellen Johnson Sirleaf



Quant au scrutin proprement dit, les centaines d’observateurs nationaux et internationaux déployés dans tout le pays l’ont jugé libre, transparent et équitable. Seul bémol, une certaine désorganisation au premier tour qui ne relevait pas toutefois d’une volonté de biaiser le vote. Les recours déposés devant la commission électorale nationale et la Cour suprême ont d’ailleurs été examinés, puis retoqués avec pour seule conséquence un glissement du calendrier électoral de quelques semaines. Personne n’a contesté cette décision ni crié à la manipulation par des institutions aux ordres.
Immédiatement après l’annonce de la victoire de George Weah, son adversaire malheureux s’est d’ailleurs empressé de féliciter le vainqueur. « Je ne serai pas le capitaine du bateau, mais mon souhait le plus fervent est que le navire de l’Etat vogue toujours sans encombre. Mon amour pour le pays est plus profond que mon désir d’être président », a déclaré publiquement Joseph Boakai. Un fair-play respectueux du scrutin, des électeurs et des institutions qu’aucun politicien libérien n’avait eu avant lui.
Une forte légitimité
Une autre bonne nouvelle tient à la légitimité du nouveau président du Liberia. Certes le taux de participation a chuté de vingt points entre les deux tours (de 75 % à 55 %). Mais George Weah l’a emporté dans tous les comtés du pays, sauf un, celui d’où Joseph Boakai est originaire, à l’issue d’une campagne électorale paisible.
« Mister George », comme le surnomment les Libériens, est dorénavant comptable de ce beau moment démocratique. Il lui revient en effet de ne pas brader cet acquis, ni la confiance, ni les espoirs placés en lui par l’électorat. C’est là que l’ancien Ballon d’or – seul joueur africain à avoir obtenu cette distinction consacrant le meilleur joueur évoluant en Europe – jouera sa partie la plus difficile.

        Lire aussi :
         

                Au Liberia, le bilan plombé d’Ellen Johnson Sirleaf



Car George Weah a beaucoup promis, notamment la gratuité de l’enseignement et de la santé, secteurs totalement sinistrés. Il a fait miroiter des emplois aux armées de jeunes désœuvrés (85 % des moins de 25 ans) et d’attirer des investisseurs étrangers alors que le pays manque d’infrastructures et d’énergie électrique.
Le Liberia ne s’est jamais vraiment relevé de ces terribles années de guerres civiles, ni, dans une moindre mesure, de l’épidémie d’Ebola de 2014-2015 (4 800 morts) qui a éreinté des hôpitaux déjà rares et moribonds et a fait détaler les quelques grosses entreprises minières présentes dans le pays. En 2016, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) classait ainsi le Liberia à la 177e place, sur 188 pays, dans son index du développement humain basé sur l’espérance de vie, l’accès à l’éducation et le PIB par habitant.
Eradiquer de la corruption
A juste titre, George Weah s’indigne. Légitimement, il a aussi stigmatisé le bilan d’Ellen Johnson Sirleaf. La Prix Nobel de la paix a certes redoré l’image du pays à l’étranger, maintenu la paix ainsi que la sécurité et libéré le droit d’expression. Mais sa présidence a aussi été dominée par le népotisme et la corruption, en toute impunité pour leurs auteurs. Un exemple, cynique, criminel ? La Croix-Rouge internationale a révélé, en novembre 2017, que 5 millions d’euros attribués, à l’époque de l’épidémie, au Liberia pour la lutte contre le virus Ebola avaient été détournés alors que les hôpitaux manquaient de tout.

        Lire aussi :
         

                Au Liberia, le combat de Hassan Bility contre l’impunité des seigneurs de la guerre



Evidemment, George Weah a aussi promis d’éradiquer la corruption. Mais à ce chapitre, comme aux autres, le candidat a oublié de dire comment il allait s’y prendre. Et avec qui ? Les ralliements massifs des autres candidats ou des caciques du précédent régime ont-ils été négociés au prix du statu quo et de l’impunité des voleurs en cols blancs ?



Les jeunes des quartiers populaires – la moitié de l’électorat a moins de 33 ans – ont massivement voté pour George Weah. L’ancien enfant des bidonvilles né en 1966 dans la fange de Clara Town, à Monrovia, devenu star, est perçu comme l’un des leurs, comme l’incarnation d’un rêve que la misère n’est pas une malédiction congénitale. A lui de ne pas les décevoir.


<article-nb="2018/01/11/19-3">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Cette notion, à laquelle les gouvernement si souvent font appel, correspond-elle à une réalité ? Trois questions au démographe Cris Beauchemin.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’immigration réagit-elle aux « appels d’air »?

Cette notion, à laquelle les gouvernement si souvent font appel, correspond-elle à une réalité ? Trois questions au démographe Cris Beauchemin.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 17h00
    |

            Anne Chemin








                        



                                


                            
Cris Beauchemin est directeur de recherches à l’Institut national des études démographiques (INED), il y dirige l’unité de recherche « Migrations internationales et minorités ». Il est l’auteur, avec Mathieu Ichou, ­ d’Au-delà de la crise des migrants : décentrer le regard (Karthala, « Disputatio », 2016).
Les gouvernements qui souhaitent durcir les textes sur l’immigration invoquent souvent la notion d’« appel d’air » pour justifier leur politique. Quelle vision cette notion porte-t-elle ?
La notion d’appel d’air repose sur l’idée qu’une politique d’accueil généreuse a un effet d’attraction sur les migrants – un discours généralement assorti de l’idée qu’ils sont trop nombreux. Mais qu’est-ce que ce « trop » ? Les Français ont une vision assez déformée des migrations : ils situent la part des étrangers vivant en France à 30 %, alors qu’elle est d’environ 10 %. L’image de l’appel d’air suggère en outre que les migrations sont à sens unique alors que cette représentation est fausse : selon l’OCDE, dix ans après leur arrivée, 30 % à 50 % des migrants sont déjà repartis et, selon l’Insee, le volume des départs de France a triplé entre 2006 et 2013, ce qui a entraîné une diminution significative du solde migratoire. Enfin, la notion d’appel d’air suggère que les migrants sont irrésistiblement attirés vers la France, ce qui, là encore, n’est pas vrai : l’Hexagone n’est pas une destination de premier choix en Europe, comme on l’a vu lors de la crise des migrants de 2015. Les camps qui se perpétuent aux alentours de Calais sont d’ailleurs peuplés de personnes qui veulent partir au Royaume-Uni.
La notion d’appel d’air repose sur l’idée que les migrants choisissent leur pays de destination en comparant leurs politiques migratoires. Est-ce le cas ?
Les politiques migratoires ne sont qu’un facteur d’explication parmi d’autres : il faut aussi prendre en compte le contexte économique du pays et les caractéristiques...




                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-4">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Habib Al-Adly, symbole de la répression des années Moubarak, était accusé d’avoir détourné plus de 100 millions d’euros.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤         

Compte rendu

En Egypte, peine de prison annulée pour l’ex-ministre de l’intérieur de Moubarak

Habib Al-Adly, symbole de la répression des années Moubarak, était accusé d’avoir détourné plus de 100 millions d’euros.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-11T16:38:46+01:00"

        Le 11.01.2018 à 16h38






    
L’ex-ministre de l’intérieur Habib Al-Adly devant la cour criminel du Caire, le 3 août 2011.
Crédits : AFP


La Cour de cassation égyptienne a annulé, jeudi 11 janvier, la peine de prison de sept ans pour corruption de l’ex-ministre de l’intérieur Habib Al-Adly, symbole de la répression des années Moubarak, a-t-on appris de source judiciaire. L’avocat de M. Adly, Farid Al-Dib, a dit à l’AFP que l’ancien ministre serait libéré de prison en attendant un nouveau jugement.
Le général Habib Al-Adly dirigeait d’une main de fer la toute-puissante police égyptienne, dont les exactions ont été l’un des déclencheurs de la révolte populaire qui a chassé le président Hosni Moubarak du pouvoir en 2011.
Un tribunal du Caire l’avait jugé en avril 2017, avec dix autres responsables du ministère de l’intérieur, coupable d’avoir détourné plus de 2 milliards de livres (environ 104 millions d’euros) alors qu’il était ministre de l’intérieur.

Egypte : le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu du 26 au 28 mars
Le premier tour de l’élection présidentielle en Egypte aura lieu du 26 au 28 mars et un second tour se tiendra, si besoin, du 24 au 26 avril, a annoncé, lundi 8 janvier, l’autorité nationale des élections. Il s’agira du troisième scrutin présidentiel depuis la chute de Hosni Moubarak, en 2011.
L’actuel président, Abdel Fattah Al-Sissi, élu en 2014, a récemment déclaré qu’il ne briguerait pas un troisième mandat en 2022, laissant entendre qu’il serait candidat à sa réélection cette année. Trois personnalités ont annoncé en novembre leur intention de concourir, mais l’une d’elles est récemment revenue sur sa décision, une autre a, depuis, été condamnée à de la prison et la candidature de la dernière semble incertaine à cause d’une affaire judiciaire.
La commission électorale enregistrera les candidats du 20 au 29 janvier et une « liste provisoire » sera publiée le 31 janvier dans les journaux d’Etat Al-Ahram et Akbhar Al-Youm.


La Cour de cassation a décidé jeudi d’annuler ce jugement, ainsi que celui concernant les dix autres anciens responsables du ministère, pour une raison procédurale qui n’a pas été précisée. M. Adly avait été arrêté en décembre 2017.
L’ex-ministre avait été en revanche acquitté, de même que l’ex-président Moubarak lui-même, après des accusations d’implication dans la mort de manifestants lors de la révolte de 2011. L’ex-président Moubarak a été libéré en mars 2017, à la suite de cet acquittement.
Sous M. Adly, le ministère de l’intérieur était accusé de pratiquer la torture de façon systématique et de réprimer toute forme d’opposition au régime Moubarak.


<article-nb="2018/01/11/19-5">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Un juge californien a ordonné à l’administration Trump, mardi 9 janvier, de rétablir un programme instauré par Barack Obama, et qui a permis de régulariser près de 700 000 personnes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Comprendre la situation des « dreamers », jeunes immigrés aux Etats-Unis

Un juge californien a ordonné à l’administration Trump, mardi 9 janvier, de rétablir un programme instauré par Barack Obama, et qui a permis de régulariser près de 700 000 personnes.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 16h16
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 17h08
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        



   


Le programme Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA) a été instauré en 2012 pour protéger les jeunes arrivés illégalement sur le territoire américain. Depuis, près de 800 000 dreamers (rêveurs), comme on les surnomme, se sont vu accorder le droit de travailler et d’étudier légalement aux Etats-Unis pendant deux ans renouvelables.
Mais Donald Trump, en septembre 2017, a annoncé la fin du dispositif et a donné six mois au Congrès pour trouver une solution permanente. Une décision qui a déclenché un déferlement de contestations. La dernière en date relève de la justice. Mardi 9 janvier, un juge de district de San Francisco (Californie), William Alsup, saisi par la présidente de l’université de Californie, Janet Napolitano, a ordonné au gouvernement de remettre en application le programme.
Qui est concerné par le programme DACA ?
Ce dispositif s’adresse aux immigrés entrés sur le sol américain avant l’âge de 16 ans ou qui avaient moins de 31 ans en juillet 2012. Pour y être éligible, il ne faut pas avoir commis de délit majeur et être scolarisé, avoir obtenu un diplôme similaire au baccalauréat ou, à défaut, avoir été engagé dans l’armée américaine.
Les dreamers sont principalement originaires du Mexique, du Salvador, du Guatemala et du Honduras. Plus d’un quart d’entre eux vivent en Californie, où ils sont près de 198 000, et au Texas, où ils sont 113 000, selon le Migration Policy Institute.
Pourquoi M. Trump a-t-il annoncé la fin de ce programme ?
Désormais, le site du centre américain de l’immigration affiche : « Si vous n’avez jamais bénéficié de ce programme [DACA], vous ne pouvez plus postuler. » Et bientôt, il ne sera plus possible de renouveler son permis de séjour non plus.
La décision prise par M. Trump a été qualifiée de « cruelle » par Barack Obama, à l’initiative de ce programme :
« Il s’agit de savoir si nous sommes des personnes qui expulsent de jeunes travailleurs plein d’espoirs hors de l’Amérique ou si nous les traitons de la manière dont nous aimerions que nos enfants soient traités. »

        Lire aussi :
         

                Supprimer la protection des jeunes clandestins est « cruel », juge Obama



Les défenseurs du programme DACA soulignent que ces jeunes immigrés contribuent activement à l’économie américaine. Une étude menée par le Centre pour le progrès américain, un think tank progressiste, qui a interrogé trois mille bénéficiaires en août 2017, a établi que 97 % d’entre eux travaillaient ou étaient scolarisés.
Donald Trump, qui avait qualifié le dispositif d’« amnistie illégale », souhaite mettre fin à ce qu’il appelle « l’immigration en chaîne ». Il a également précisé, concernant la proposition de loi que le Congrès doit élaborer : « Cela doit aussi être une loi qui nous permette de sécuriser notre frontière », en référence à la construction du fameux mur entre les Etats-Unis et le Mexique. Cela étant la première phase du plan de réforme de l’immigration du président américain.
Après s’être concentré sur les dreamers et la sécurité aux frontières, le président américain envisage une réforme générale de la politique migratoire. Au total, 11 millions d’immigrés, autres que les bénéficiaires du programme DACA, pourraient être inquiétés.
Où en est l’abrogation du programme DACA ?
Donald Trump se heurte néanmoins à de sévères obstacles. Le 6 septembre 2017, à la suite de l’annonce du président, quinze Etats ont porté plainte contre la fin du programme. Puis, le 11 septembre, encore quatre Etats, dont la Californie, ont fait de même, considérant cette mesure « anticonstitutionnelle ».
Le juge californien William Alsup considère que l’opinion du ministère de la justice selon laquelle le dispositif serait illégal est fondée sur « une base juridique défectueuse ». Il estime même que le programme devrait être remis en place en attendant que le litige soit résolu.
Mais la décision du juge pourrait être cassée par une cour de degré supérieur, comme la Cour suprême, et n’est donc que temporaire. D’ailleurs, le ministère de la justice compte répliquer et « continuera à défendre vigoureusement sa position », ainsi que l’a déclaré l’un de ses porte-parole.

        Lire aussi :
         

                Immigration : un juge américain bloque une décision de Donald Trump



Le temps presse pour le président, qui a qualifié de « scandaleuse » la décision de William Alsup. Républicains et démocrates doivent trouver un compromis d’ici à début mars (le programme prend officiellement fin le 5 mars), afin d’arriver à bout de ce que Donald Trump a appelé une « loi d’amour ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-6">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le programme permettant à ces jeunes immigrés de travailler aux Etats-Unis est censé prendre fin dans quelques semaines, à la demande de Donald Trump.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Apple, Google et Facebook pressent le Congrès américain de défendre les « Dreamers »

Le programme permettant à ces jeunes immigrés de travailler aux Etats-Unis est censé prendre fin dans quelques semaines, à la demande de Donald Trump.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 15h57
   





                        


Les dirigeants d’une centaine d’entreprises, parmi lesquelles Facebook, Google, Apple, Microsoft ou encore IBM, ont adressé mercredi 10 janvier une lettre ouverte au Congrès américain pour protéger les « Dreamers », ces jeunes arrivés illégalement sur le territoire et autorisés depuis 2012 à y travailler.
En septembre 2017, Donald Trump avait abrogé ce programme, nommé DACA (Deferred Action for Chilhood Arrivals), qui avait permis à des centaines de milliers de jeunes, arrivés aux Etats-Unis enfants, d’y étudier et d’y travailler sans risquer l’expulsion. Le président américain avait alors donné six mois au Congrès pour leur trouver une « solution permanente » – le programme prend officiellement fin le 5 mars.
Entre temps, plusieurs Etats américains ont porté plainte contre cette décision. Mardi 9 janvier, un juge de San Francisco a d’ailleurs ordonné le rétablissement de ce programme. Une décision jugée « scandaleuse » par Donald Trump, qui a organisé, mardi, une réunion avec les parlementaires pour trouver un compromis.
« Des coûts significatifs »
Dans leur lettre, titrée « Le Congrès doit agir maintenant pour protéger les “Dreamers” », les signataires demandent que soit « immédiatement » trouvée « une solution législative ». « La fin imminente du programme DACA est en train de générer une crise de la main-d’œuvre dans le pays », écrivent-ils.
« L’inaction du Congrès risquerait non seulement d’immensément bouleverser la vie des employés bénéficiant du DACA, mais en plus de faire perdre aux entreprises des talents de valeur, de causer des problèmes de ressources humaines, ce qui générera des coûts significatifs. »
Ce n’est pas la première fois que les dirigeants des grandes entreprises du Web prennent la défense des « Dreamers ». Ils avaient déjà, en septembre 2017, exprimé leur indignation et leurs inquiétudes quant à l’impact économique de la fin du programme DACA.
Ils ont par ailleurs, ces derniers mois, plusieurs fois fait part de leur opposition à des décisions de l’administration Trump, comme le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat ou l’interdiction des personnes transgenre dans l’armée.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-7">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Alors que Donald Trump pourrait décider de nouvelles sanctions, la « troïka » juge que le texte de 2015 garantit « la préservation de la paix »
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

A Bruxelles, les Européens répètent leur soutien à l’accord nucléaire avec l’Iran

Alors que Donald Trump pourrait décider de nouvelles sanctions, la « troïka » juge que le texte de 2015 garantit « la préservation de la paix »



Le Monde
 |    11.01.2018 à 15h22
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 15h31
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


A la veille d’une possible décision de Donald Trump sur le rétablissement de sanctions économiques contre l’Iran, les responsables européens ont voulu redire, jeudi 11 janvier, leur soutien très ferme à l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 avec Téhéran, sous l’égide des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la Chine et de la Russie.

        Lire notre éditorial :
         

          Divisions transatlantiques sur l’Iran



A l’issue d’une réunion convoquée à la hâte avec les ministres français, britannique et allemand des affaires étrangères, la haute représentante Federica Mogherini a déclaré que l’accord avec Téhéran « marche ». « Il rend le monde plus sûr et empêche une course à l’armement nucléaire potentielle dans la région, a-t-elle indiqué après une rencontre de la « troïka » européenne avec le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif. Nous attendons de toutes les parties qu’elles continuent de pleinement mettre en œuvre cet accord. »
« Ce texte est essentiel et il n’a pas d’alternative », soulignait quant à lui le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, estimant qu’il n’existait pas, pour les Etats-Unis non plus, de « raison particulière » de le remettre en question. D’autant plus, enchaînait son homologue allemand Sigmar Gabriel, que la Corée du Nord tente d’acquérir un armement nucléaire et que la remise en question de l’accord avec l’Iran serait « un très mauvais signal » à envoyer au monde dans ce contexte.

        Lire aussi :
         

                La colère des Iraniens profite au président Rohani



D’autres questions, dont celle de la répression des manifestations qui ont touché le pays fin décembre-début janvier, ont-elles été abordées ? Le sujet des droits humains aurait bien été évoqué mais « isolé » du reste de la discussion, selon une source diplomatique. Les journalistes n’ont pu poser aucune question, ni sur ce sujet ni sur d’autres.
« Une forme de préservation de la paix »
Selon M. Le Drian, la réunion avec M. Zarif ne visait cependant pas à « cacher les désaccords » avec Téhéran sur son rôle dans la région ou son programme d’armement balistique. Quant au respect des droits et des libertés, le ministre a redit la « vigilance » de la France. Ces points doivent toutefois être découplés de la question nucléaire et d’un accord qui est « une forme de préservation de la paix », estime-t-il. Pour le ministre britannique Boris Johnson, c’est bien « en parallèle » qu’il convient d’aborder avec le pouvoir iranien le débat sur son rôle en Syrie, au Yémen, ou au Liban.
Les Européens, cornaqués par Mme Mogherini qui entend sauver un « deal » auquel elle a personnellement contribué, voulaient surtout afficher leur unité alors que Donald Trump pourrait mettre à mal dix ans de négociations ardues qui ont également impliqué la Russie et la Chine. Et ils entendaient convaincre, en outre, que la population iranienne bénéficiera, à terme, d’une amélioration de ses conditions de vie grâce à l’accord.

        Lire aussi :
         

                En dépit de la levée des sanctions, l’économie iranienne ne décolle pas



Le président américain doit indiquer prochainement – vendredi 12 janvier en principe – s’il renoue avec la politique de sanctions suspendue après le démantèlement d’installations d’enrichissement d’uranium notamment. Téhéran, soutenu aussi par Moscou, a promis des représailles.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-8">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Face à leur refus de donner leurs empreintes en Italie, 38 migrants ont été « maltraités, battus, victimes de chantage » et même « torturés », assurent leurs avocats.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Pau : des migrants portent plainte pour tortures et mauvais traitements subis en Italie

Face à leur refus de donner leurs empreintes en Italie, 38 migrants ont été « maltraités, battus, victimes de chantage » et même « torturés », assurent leurs avocats.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 13h53
   





                        


Trente-huit migrants, essentiellement soudanais, ont déposé plainte jeudi 11 janvier auprès du procureur de Pau, pour « actes de torture et traitements humains dégradants », qu’ils auraient subis à leur arrivée en Italie, a-t-on appris auprès de l’une de leurs avocats, Isabelle Casau.
Ces 37 Soudanais et un Erythréen sont presque tous arrivés par la mer via la Libye, accostant sur l’île de Lampedusa ou directement en Sicile, où ils ont d’abord refusé de donner leurs empreintes, comme le règlement communautaire dit « Dublin » le prévoit, de manière à ce que le pays d’arrivée d’un migrant dans l’Union européenne (UE) soit aussi celui qui gère sa demande d’asile. Face à ce refus, ces 38 migrants « ont été maltraités, d’autres battus, très souvent emprisonnés arbitrairement, victimes de chantage, privés d’eau et de nourriture », assure Me Casau, selon qui deux d’entre eux relatent des faits de torture, « l’un ayant eu un bras cassé et l’autre les testicules broyés ».
La préfecture prépare leur retour en Italie
Transférés dans des camps une fois leurs empreintes finalement prises, ces migrants, tous considérés comme majeurs, se sont enfuis et, durant la mi-2017, ont gagné la France via Vintimille, voulant aujourd’hui rester dans le pays, explique l’avocate. Or la préfecture prépare aujourd’hui leur retour en Italie, pays d’arrivée. Ils sont hébergés dans un centre de la commune de Gelos (Pyrénées-Atlantique) et dans un ancien hôtel Formule 1 de Pau, dans le cadre du Prahda (programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile).
Chaque plainte vise « les personnes physiques qui ont commis ces tortures, traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que leurs responsables administratifs et politiques italiens », selon l’un de ces documents qu’a pu consulter l’Agence France-Presse. Le tribunal de Pau est-il compétent ? « Les atteintes sont tellement graves qu’il y a compétence universelle de toutes les juridictions », assure Me Casau, qui argue que la justice peut « au moins entendre » les migrants. Les plaintes s’appuient notamment sur le code pénal français, la Convention européenne des droits de l’homme et la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, adoptée dans le cadre des Nations unies.

Le règlement Dublin
Le règlement européen Dublin III du 26 juin 2013 établit que, sauf critères familiaux, le pays responsable de la demande d’asile d’un migrant est le premier pays qui l’a contrôlé. Ses empreintes sont enregistrées dans le fichier Eurodac.
La procédure. Un migrant qui veut faire une demande d’asile en France doit d’abord s’enregistrer à la préfecture, qui consulte Eurodac pour déterminer si un autre pays est responsable. Si c’est le cas, le migrant est placé en « procédure Dublin », le temps de demander à l’État responsable de le reprendre. Durant cette période, il dispose de certains droits (dont l’allocation pour demandeur d’asile) mais peut être assigné à résidence ou placé en rétention. S’il ne se rend pas à plusieurs convocations, il est déclaré « en fuite » et perd ses droits.
Le transfert peut être décidé si l’État responsable donne son accord. Si cette expulsion n’est pas réalisée dans les six mois après la réponse (dix-huit mois en cas de fuite), le migrant peut faire sa demande d’asile en France.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-9">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Un rassemblement a eu lieu à Fès pour dénoncer le tourisme sexuel de plus en plus répandu dans le royaume chérifien.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤         

Compte rendu

Au Maroc, l’arrestation d’un Français accusé de pédophilie provoque la colère des habitants

Un rassemblement a eu lieu à Fès pour dénoncer le tourisme sexuel de plus en plus répandu dans le royaume chérifien.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-11T12:56:27+01:00"

        Le 11.01.2018 à 12h56






    
Au Maroc en septembre 2017.
Crédits : FADEL SENNA/AFP


Accusé d’avoir agressé sexuellement deux Marocaines âgées de 10 et 13 ans, un ressortissant français de 58 ans a été interpellé début janvier à Fès (centre) par la police marocaine. Plusieurs dizaines d’habitants se sont rassemblés, mercredi 10 janvier, dans la ville pour dénoncer le tourisme sexuel qui s’est propagé dans le royaume.
Accompagnés d’enfants portant des masques pour certains, les parents des victimes et leurs proches ont exigé la peine maximale contre ce quinquagénaire français accusé d’agression sexuelle sur mineures. « C’est une honte ! », « Nos enfants sont en danger ! », ont-ils scandé, selon des images diffusées par la presse locale. « Nous sommes ici aujourd’hui pour deux choses : réclamer la peine la plus lourde et dire non au tourisme sexuel au Maroc », a déclaré une responsable associative.

        Lire aussi :
         

                Pédophilie: le Maroc va juger un hôtelier français



Interrogé par le quotidien marocain L’Economiste, le père des deux fillettes a affirmé que l’homme était un ami à lui « qui jouait avec les filles de temps en temps dans le jardin », sans préciser les circonstances de l’agression présumée.



Le Français avait été interpellé dans un atelier de couture de la vieille ville en possession d’un « objet en plastique utilisé dans des simulations à caractère sexuel », selon l’enquête préliminaire citée par les médias marocains.



Condamnations « trop clémentes »
« Les enfants marocains subissent les sévices des pédophiles qu’ils soient marocains ou étrangers et l’Etat applique la politique de l’autruche », a fustigé l’ONG Touche pas à mon enfant sur sa page Facebook, où l’organisation, qui milite pour la protection des mineurs, partage également des extraits du livre Saint Laurent et moi de Fabrice Thomas. L’auteur, qui fut l’amant du célèbre couturier dans les années 1980, affirme avoir été témoin d’un acte pédophile dans la villa que le créateur partageait avec Pierre Bergé à Marrakech.

        Lire aussi :
         

                Prostitution à Marrakech : « Ici, c’est Vice City »



Plusieurs affaires ont défrayé la chronique ces dernières années dans le royaume, suscitant l’indignation des ONG qui dénoncent des condamnations jugées trop clémentes et exhortent les pouvoirs publics à muscler la législation et à renforcer la lutte.
A l’été 2013, la grâce royale un temps accordée par erreur à un pédophile espagnol, Daniel Galvan, avait déclenché une vive polémique et donné lieu à des manifestations à Casablanca et à Rabat.


<article-nb="2018/01/11/19-10">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Malgré une croissance solide, l’économie du pays, qui a pris la présidence tournante de l’Union européenne le 1er janvier, reste minée par de nombreux problèmes structurels.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La Bulgarie peine à rattraper les standards européens

Malgré une croissance solide, l’économie du pays, qui a pris la présidence tournante de l’Union européenne le 1er janvier, reste minée par de nombreux problèmes structurels.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 12h27
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Le 1er janvier, la Bulgarie a pris la présidence de l’Union européenne (UE) pour six mois. Après la cérémonie d’inauguration, qui devait se tenir les 11 et 12 janvier, la capitale Sofia accueillera les nombreuses délégations de commissaires européens, ministres et observateurs – plus de 20 000 personnes au total.
Elle devra piloter des dossiers aussi brûlants que l’accueil des migrants et la nouvelle phase des négociations sur le Brexit avec le Royaume-Uni. Un défi pour ce petit pays de 7,1 millions d’habitants, le plus pauvre des 28 Etats membres. « Et dont l’économie est, à bien des égards, très éloignée des standards européens », souligne Ruslan Stefanov, du Centre pour l’étude de la démocratie, un institut d’études de Sofia.

Située le long de la péninsule balkanique, à la frontière extérieure de l’UE, la Bulgarie profite d’une conjoncture plutôt bonne depuis quelques mois. En 2017, elle devrait enregistrer une croissance de 3,9 %, au plus haut depuis dix ans, selon les prévisions de la Commission européenne.
« Notre pays bénéficie de la bonne santé économique retrouvée de ses partenaires européens, qui captent les deux tiers de nos exportations », résume Desislava Nikolova, économiste en chef à l’IME, un think tank de Sofia. Le pays exporte notamment des matières premières des biens d’équipement et des pièces automobiles. « Ces dix dernières années, l’industrie locale s’est en partie intégrée aux chaînes de production européennes », ajoute Mme Nikolova.
Le pays, qui a rejoint l’UE en 2007, attire de plus en plus de services informatiques, séduits par les bas salaires et le faible taux d’imposition sur les sociétés (10 %). Hewlett Packard et KPMG ont ouvert des centres de services près de Sofia. Uber y a implanté son centre de développement.
« Les efforts se sont relâchés »
La croissance est aussi portée par le dynamisme de la consommation. A 6,4 %, le taux de chômage...




                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-11">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Amnesty International dénombre cinq morts parmi les 3 700 personnes arrêtées lors des manifestations. Les autorités ont reconnu deux suicides.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Iran : plusieurs cas de morts en détention font craindre la pratique de la torture en prison

Amnesty International dénombre cinq morts parmi les 3 700 personnes arrêtées lors des manifestations. Les autorités ont reconnu deux suicides.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 12h24
    |

            Louis Imbert








                        



   


Alors que 3 700 personnes ont été arrêtées depuis le début de la vague de contestation en Iran selon un parlementaire réformateur, Mahmoud Sadeghi, une première mort en détention a été rendue publique, le 8 janvier. Selon la version officielle des autorités, Sina Ghanbari, 23 ans, « s’est suicidé par pendaison, le 6 janvier, dans les toilettes de l’une des sections d’Evin », une prison du nord de Téhéran, devant laquelle campent des familles de détenus en attente de nouvelles de leurs proches.

        Lire aussi :
         

                La colère des Iraniens profite au président Rohani



L’organisation Amnesty International évoque cinq morts en détention depuis le début de la répression : elle réclame au gouvernement iranien « une enquête immédiate » et l’exhorte à prendre « toutes les mesures nécessaires pour protéger les détenus contre la torture ».
Plusieurs officiels, dont M. Sadeghi, avaient tôt mis les autorités en garde contre une répétition de la tragédie de Kahrizak, un centre de détention de la banlieue de Téhéran, dans lequel quatre jeunes Iraniens étaient morts, en 2009, durant les manifestations contre la réélection controversée de l’ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. L’Etat avait alors reconnu sa responsabilité. Le juge Saïd Mortazavi, qui avait autorisé le transfert de manifestants dans ce centre réservé aux prisonniers de droit commun, avait été condamné à deux ans de prison.
Depuis mercredi, des images de la tombe de Sina Ghanbari circulent sur Twitter (il aurait été enterré le 7 janvier dans la banlieue de Téhéran). Une autre image – un portrait du jeune homme, un peu enrobé, aux yeux rieurs derrière ses lunettes – annonce une cérémonie en sa mémoire, prévue vendredi 12 janvier. Le lieu, un quartier pauvre du sud de Téhéran, laisse présumer de ses origines modestes.
Le procureur d’Arak, un chef-lieu de province du centre du pays, a annoncé, le 9 janvier, le suicide en détention d’un deuxième manifestant, sans préciser son nom. « Il existe un enregistrement vidéo, qui montre son suicide », a-t-il précisé. L’homme se nommerait Vahid Heydari, selon l’avocate iranienne et militante des droits de l’homme Nasrin Sotoudeh.
Mme Sotoudeh a affirmé qu’un troisième jeune homme, Mohsen Adeli, était mort en prison à Dezfoul, dans le sud-ouest du pays. Auprès de sa famille, les autorités auraient évoqué un suicide mais elles ont également affirmé publiquement qu’il avait été blessé à la tête par un tir d’arme à feu, probablement durant les manifestations.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-12">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le pays a la gueule de bois. Ses gouvernants sont éméchés par le pouvoir et son peuple est enivré par des effluves démocratiques insaisissables, analyse la journaliste tunisienne Inès Oueslati.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤         

Point de vue

« La Tunisie à l’épreuve des tisons de la discorde »

Le pays a la gueule de bois. Ses gouvernants sont éméchés par le pouvoir et son peuple est enivré par des effluves démocratiques insaisissables, analyse la journaliste tunisienne Inès Oueslati.

Par                Inès Oueslati



LE MONDE
              datetime="2018-01-11T12:15:37+01:00"

        Le 11.01.2018 à 12h15

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-01-11T15:29:08+01:00"

        Mis à jour le 11.01.2018 à 15h29






    
Des protestataires affrontent la police, en banlieue de Tunis, le 10 janvier 2018.
Crédits : SOFIENE HAMDAOUI/AFP


Tribune. La Tunisie vit au rythme de tensions nocturnes. Protester contre une vie qui devient de plus en plus chère a tourné aux émeutes. Les manifestations ont favorisé le chaos généré par des casseurs et ont abouti à des pillages et à diverses scènes de sauvagerie.
Le citoyen qui voulait lancer un time’s up (« C’est fini ») n’y est pour rien. Ses propres contestations lui échappent pour profiter à des intrus. Son message de colère a été parasité par des affrontements qu’il n’a pas cherchés. De victime il devient coupable.

        Lire aussi :
         

                Nouvelle poussée de fièvre sociale en Tunisie



Pourtant, on lui avait expliqué lui, qui fait ses premiers pas en démocratie que la dictature mise à bas, sa voix était plus audible, que ses gouvernants ont changé, qu’une oreille lui est tendue, lui le centre de la démocratie. Tout a changé depuis, tout sauf ses gouvernants. Certes, les visages ont changé, mais un air de rupture persiste.
Un terrain inflammable
Obnubilés par leurs partis, les dirigeants ne raisonnent qu’en termes d’enjeux électoraux, leurs discours bourrés de promesses ont cessé d’enchanter depuis longtemps, leurs paroles ne peuvent plus duper personne et leur incapacité à gérer des aléas se déroulant, désormais, d’une manière providentielle est sue de tous.

        Lire aussi :
         

                En Tunisie, la contestation populaire ne diminue pas



Il suffit de regarder les grands faits de la semaine pour visualiser ce décalage entre les deux composantes majeures de la démocratie : les citoyens et la classe politique. Les premiers crient à qui veut les entendre que l’inflation les a épuisés, que la loi de finances dernièrement votée a fini par les abattre, eux, leur pouvoir d’achat et leurs rêves de dignité. La deuxième, sans classe aucune, est obnubilée par les affaires partisanes. On lit dans la presse que « de nombreux ministres ont rallié le parti au pouvoir », Nidaa, parti sans pouvoir qui n’en a pas fini de lutter contre ses propres démons.
L’Etat est à l’épreuve des tisons de discorde. Que les contestations soient orchestrées ou spontanées, la classe politique doit composer avec. Car la gouvernance d’après-révolution a fait de la Tunisie un terrain inflammable, un feu parti spontanément ou d’une manière préméditée risque, en pareil contexte, de prendre. L’autarcie ne profitera qu’aux pyromanes.

        Lire aussi :
         

                Migrants : « Ceux qui ne rêvent que de départ et ceux qui ne veulent pas les voir »



Aucun message politique fort n’a été lancé : pas de discours de crise bienveillant pour calmer le mécontentement, pas de discours de crise intransigeant pour dire halte à ceux qui risquent d’amener le pays vers le chaos. Niet ! Nous baignons dans le creux. Au creux de la vague, tous ! Gouvernants et gouvernés, et, de notre rupture, nous ferons notre perte.
La faillite d’un système
Avons-nous compris la démocratie ? Ni les uns ni les autres ne l’ont fait visiblement. Ni ceux qui ne veulent pas attendre des élections pour agir positivement en faveur d’un changement, ni ceux qui n’ont rien fait pour revoir leur mode de gouvernance.
Dans cet exemple de démocratie, loin d’être exemplaire, un monde sépare les principaux protagonistes de la prospérité promise et d’une dignité, à défaut, compromise. L’expérience d’un président qui a la bosse de la politique et la jeunesse d’un chef de gouvernement loin d’y avoir roulé la sienne n’ont pas pu lutter contre la faillite d’un système qui s’est laissé gangrener par les partis et leurs aspirants au pouvoir.



Car peut-être qu’un discours maîtrisé aurait pu calmer, convaincre sans chercher à amadouer, contenir sans écraser. Il suffisait peut-être de communiquer, de gérer le discours de ministres à qui des portefeuilles ont été offerts rien que pour leurs appartenances partisanes.
Après trois nuits de contestations et de violences, aux mains des néophytes, la Tunisie a la gueule de bois. Ses gouvernants sont éméchés par le pouvoir, son peuple est enivré par des effluves démocratiques vaporeusement insaisissables. Y plane comme un relent d’inconnu et un air de révolte.
Inès Oueslati est une journaliste tunisienne vivant à Tunis.


<article-nb="2018/01/11/19-13">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Plus d’un tiers des médicaments fabriqués dans le pays et écoulés à l’étranger ne respectent pas les règles en vigueur, selon l’Organisation mondiale de la santé.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Inde, laboratoire mondial des médicaments non conformes

Plus d’un tiers des médicaments fabriqués dans le pays et écoulés à l’étranger ne respectent pas les règles en vigueur, selon l’Organisation mondiale de la santé.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h59
    |

                            Intérim (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

En Inde, pas un mois ne s’écoule sans qu’un scandale éclabousse l’industrie pharmaceutique. En octobre 2017, l’autorité de régulation du secteur a révélé que deux antiacides très populaires – utilisés dans le traitement des nausées et des douleurs gastriques et commercialisés sous le nom de Pantocid (qui appartient à la marque Sun Pharma) – avaient échoué à passer avec succès les contrôles de qualité. Le laboratoire concerné, numéro un dans le pays, a aussitôt rétorqué qu’il s’agissait de contrefaçons qui n’étaient pas de son fait.
Il s’agit là d’un exemple parmi d’autres, tant le phénomène est prégnant  : 20 % des médicaments en vente sur le marché national et 35 % de ceux fabriqués en Inde et écoulés sur tous les continents sont toujours non conformes aux règles en vigueur, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Un constat d’autant plus désastreux pour la population indienne que « cela est susceptible de déclencher des maladies sévères qui affectent en premier lieu les populations les plus vulnérables », relevait l’OMS, au printemps 2017.
Dans ce pays connu pour être l’une des grandes terres d’accueil de la criminalité pharmaceutique, la situation a pourtant tendance à s’améliorer, à en croire une étude du ministère de la santé publiée en mars 2017. L’Institut national de biologie y évalue à 3 % la part des médicaments disponibles dans les pharmacies indiennes n’ayant pas les effets thérapeutiques escomptés, soit parce qu’ils sont « sous-dosés », soit parce qu’ils« ne répondent pas aux normes de qualité ». A titre de comparaison, cette part était de 5 % en 2009. 
Longtemps dans le déni
« Alors que de nombreux laboratoires indiens ont dû faire face à des interdictions et à des mises en garde dans certains pays industrialisés entre 2010 et 2013, le secteur se met progressivement en conformité avec les règles internationales. Quant à...




                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-14">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Editorial. L’IG Metall, le plus grand syndicat allemand, a lancé un mouvement social pour obtenir la semaine de 28 heures et une hausse des salaires de 6%.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

En Allemagne, travailler moins pour vivre mieux

Editorial. L’IG Metall, le plus grand syndicat allemand, a lancé un mouvement social pour obtenir la semaine de 28 heures et une hausse des salaires de 6%.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h42
   





                        


Editorial du « Monde ». « Gagner plus pour ne rien faire. » Rainer Dulger, le président de la fédération patronale de l’industrie allemande, n’hésite pas à ironiser sur les revendications de l’IG Metall. Le plus grand syndicat allemand vient en effet de se lancer dans une épreuve de force en réclamant la semaine de 28 heures, contre 35 actuellement. Une demande extravagante, répond le patronat, déclenchant ainsi un conflit social qui s’annonce long. Du jamais-vu depuis la réforme du marché du travail lancée en 2003 par Gerhard Schröder.
Les 3,9 millions de salariés de la métallurgie veulent toucher les fruits des efforts consentis depuis quinze ans. Mais, contrairement à 2003, ce ne sont plus les patrons qui demandent davantage de flexibilité, mais les salariés qui souhaitent que l’entreprise s’adapte à leur vie personnelle. Il s’agit de proposer à ceux qui le désirent de réduire leur temps de travail sur une période de deux ans pour s’occuper d’un enfant ou d’un parent âgé, le tout assorti d’une prime compensatrice de 200 euros. Parallèlement, le syndicat revendique une hausse de salaire de 6 % pour tous.
Les employeurs s’inquiètent surtout des conséquences d’une nouvelle réduction du temps de travail (RTT), alors que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée se fait cruellement sentir sous le double effet du vieillissement de la population et d’une économie au bord de la surchauffe. L’économie a progressé de 2,2 % en 2017 et pourrait même accélérer en 2018, à 2,5 %. Les entreprises ont de plus en plus de mal à honorer des carnets de commandes qui ne désemplissent pas.
Un problème de riches
La marge de manœuvre du patronat est donc étroite. Son principal argument consiste à souligner qu’il serait discriminatoire d’accorder une compensation financière aux candidats aux 28 heures, pendant que ceux qui ont déjà des horaires aménagés ne toucheraient rien.
A l’heure où les patrons français cherchent à regagner la flexibilité perdue lors du passage aux 35 heures, le cas allemand a de quoi faire réfléchir. Les contempteurs de la RTT n’ont-ils pas martelé que la France faisait fausse route en voulant partager le travail pour créer de l’emploi ? Mais, qu’on ne s’y trompe pas : la métallurgie allemande fait face à un problème de riches, difficilement transposable à la France.
D’abord, la mesure concerne un secteur industriel qui est au plein-emploi. Même si, à côté des salariés défendus par l’IG Metall, 50 % des entreprises allemandes restent sans convention collective, tandis que, dans les services, la précarité est souvent la règle. L’économie allemande est à deux vitesses. Avec le risque qu’une victoire de l’IG Metall accentue plus encore les inégalités.

        Lire aussi.
         

          La croissance s’accélère en Allemagne : 2,2 % en 2017



Ensuite, si le syndicat réclame les 28 heures, c’est avant tout pour attirer à lui de nouveaux adhérents en rajeunissant et en féminisant sa base, pas pour faire baisser le chômage, comme c’était l’idée en France.
Le principal intérêt du rapport de force qui se joue en Allemagne est qu’il ne porte pas sur des revendications purement économiques, mais sur des aspirations sociétales. Celles-ci ont été formalisées par le syndicat à la suite d’enquêtes à grande échelle. Tout le contraire de la loi française, qui avait imposé d’en haut une réduction généralisée de la RTT. L’IG Metall a compris que le bien-être social doit être précédé par la prospérité économique. La France n’a pas procédé dans cet ordre. Pas étonnant que, de ce côté du Rhin, on discute encore de la suppression des 35 heures, tandis que, de l’autre, on cherche à passer aux 28 heures.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-15">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Depuis sa prise de fonction en septembre 2017, le président Joao Lourenço a commencé à démanteler l’empire politico-financier bâti par son prédécesseur.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤         

Compte rendu

En Angola, le fils de l’ex-président Dos Santos limogé du fonds d’investissement souverain

Depuis sa prise de fonction en septembre 2017, le président Joao Lourenço a commencé à démanteler l’empire politico-financier bâti par son prédécesseur.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-11T11:36:27+01:00"

        Le 11.01.2018 à 11h36






    
L’ancien président de l’Angola José Eduardo dos Santos (à gauche) et son successeur Joao Lourenço (à droite) à Luanda le 19 août 2017 lors de la campagne électorale présidentielle.
Crédits : MARCO LONGARI/AFP


Le président angolais Joao Lourenço a démis de ses fonctions le fils de l’ancien chef de l’Etat José Eduardo dos Santos qui était à la tête du fonds d’investissement souverain du pays, a annoncé, mercredi soir 10 janvier, la présidence. José Filomeno dos Santos a été remplacé par un ancien ministre des finances, Carlos Alberto Lopes.
Le fils de l’ex-président, surnommé « Zenu », avait été mis en cause dans le scandale des « Paradise Papers ». Le fonds aurait versé des dizaines de millions de dollars à un homme d’affaires proche de Zenu, Jean-Claude Bastos de Morais, pour gérer cette entité.

        Lire aussi :
         

                En Angola, la compagnie pétrolière enquête sur son ex-patronne, Isabel dos Santos



Comme de nombreuses puissances pétrolières, l’Angola a mis en place un fonds pour investir les revenus de l’or noir. Lancé en 2011, il était alors doté de 5 milliards de dollars.
Depuis qu’il a pris ses fonctions en septembre 2017, Joao Lourenço, dauphin désigné par José Eduardo dos Santos, a commencé à démanteler pièce par pièce l’empire politico-financier bâti par son prédécesseur, au pouvoir pendant trente-huit ans.
Des mouvements de fonds jugés suspects
Il a ainsi congédié plusieurs patrons des institutions ou secteurs les plus sensibles du pays (Banque centrale, pétrole, industrie du diamant, médias), tous des fidèles de l’ancien président.
La fille dos Santos, Isabel, classée femme la plus riche d’Afrique par le magazine américain Forbes, a été évincée en novembre 2017 de la présidence de la compagnie pétrolière nationale Sonangol. Depuis, la compagnie a indiqué enquêter sur des mouvements de fonds jugés suspects ordonnés par la femme d’affaires.

        Lire aussi :
         

                En Angola, la chute de la « princesse » Isabel met à mal le clan dos Santos



Son époux, Sindika Dokolo, n’a pas échappé au grand ménage organisé par le président. La Société publique angolaise de commercialisation des diamants (Sodiam) s’est retirée du capital du bijoutier suisse de Grisogono, dont est actionnaire le mari d’Isabel dos Santos.
José Eduardo dos Santos, qui est resté le patron du parti du Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), a déploré en décembre 2017 des décisions à ses yeux trop « radicales ». Lundi 8 janvier, à l’occasion d’une conférence de presse pour ses cent jours au pouvoir, Joao Lourenço lui a répondu en niant toute « tension » avec son prédécesseur.
Lors de sa campagne, Joao Lourenço avait promis d’éradiquer la corruption et de relancer l’économie du pays, en panne depuis la chute des cours du pétrole, sa principale ressource, en 2014.


<article-nb="2018/01/11/19-16">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Moscou accuse la coalition dirigée par les Etats-Unis d’être à l’origine de cette tentative d’assaut aérien. Washington dément.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’étrange attaque de treize drones sur les bases russes en Syrie

Moscou accuse la coalition dirigée par les Etats-Unis d’être à l’origine de cette tentative d’assaut aérien. Washington dément.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 16h34
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

L’attaque simultanée de treize drones qui s’est produite dans la nuit du 6 janvier contre les bases russes implantées en Syrie alimente les tensions et soulève des questions. Dix de ces engins équipés d’explosifs ont été détectés alors qu’ils s’approchaient de la base aérienne de Hmeimim, et trois autres se dirigeaient vers la base maritime de Tartous, a affirmé le ministère russe de la défense, en se félicitant d’avoir repoussé une « attaque terroriste massive » et de n’avoir subi aucun dégât.
« Pour la première fois, les terroristes utilisent des drones de type avion lancés à une distance de plus de 50 kilomètres en ayant recours à des technologies de guidage modernes basées sur les coordonnées GPS des satellites », avait alors souligné l’état-major russe en accusant, sans le nommer, un « pays doté de hautes technologies » d’avoir permis un tel transfert. Un soupçon clairement dirigé contre la coalition dominée par les Etats-Unis, renforcé par cette autre assertion de Moscou : au moment de l’attaque, un avion de reconnaissance américain Poseidon aurait volé au-dessus de la Méditerranée « pendant plus de quatre heures, à une altitude de 7 000 mètres, entre Hmeimim et Tartous ».
Une charge aussitôt qualifiée de « totalement irresponsable » par Eric Pahon, porte-parole du Pentagone. « Les forces de la coalition et nos partenaires ont rencontré des systèmes aériens sans pilote disponibles dans le commerce et utilisés par [le groupe Etat islamique], avait-il ajouté. Ces systèmes sont largement disponibles, faciles à contrôler, et ne nécessitent certainement pas d’expertise technique significative – vous pouvez les acheter à peu près n’importe où sur Internet. »
Vulnérabilité des bases russes en Syrie
La distance parcourue par ces drones, telle qu’elle a été évaluée par Moscou, intrigue. Car, d’après les photos diffusées par l’armée russe de trois d’entre eux, ces engins, effectivement...




                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-17">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ La Turquie proteste auprès de la Russie, ainsi que de l’Iran, contre la « violation des frontières de la zone de désescalade » dans cette région.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Syrie : la bataille d’Idlib met l’axe Moscou-Ankara à l’épreuve

La Turquie proteste auprès de la Russie, ainsi que de l’Iran, contre la « violation des frontières de la zone de désescalade » dans cette région.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 14h22
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

L’alliance entre la Russie, la Turquie et l’Iran, les trois Etats garants du processus d’Astana (Kazakhstan) engagés dans la neutralisation des zones tenues par la rébellion anti-Assad en Syrie, n’a jamais été aussi fragile. Entre Moscou et Ankara, des frictions ont surgi à propos de l’offensive menée actuellement par le régime syrien, avec l’appui de l’aviation russe, dans le sud-est de la région d’Idlib, la dernière province syrienne entièrement aux mains des insurgés.
Sous le contrôle d’une multitude de groupes rebelles dominés par l’ex-Front Al-Nosra, filiale syrienne d’Al-Qaida, la région d’Idlib abrite 2,6 millions de personnes, dont plus d’un million de déplacés du conflit. Forte du soutien militaire de ses alliés russe et iranien, l’armée de Bachar Al-Assad y a récemment conquis une centaine de villages et cherche désormais à prendre le contrôle de la route qui relie Damas à Alep, ainsi que de la base d’Abou Al-Douhour, tenue par les rebelles depuis 2015. Des groupes liés à l’organisation Etat islamique (EI) ont en outre occupé une vingtaine de localités abandonnées par les rebelles.

« Embarras » turc
Les forces syriennes ont atteint, mercredi 10 janvier, les abords de la base, et de violents combats se déroulaient dans des villages adjacents tandis que des dizaines de milliers de civils fuyant l’offensive ont pris la direction du nord de la province, vers la frontière turque. Or la Turquie, qui héberge déjà 3 millions de réfugiés syriens sur son sol, ne veut pas d’un nouvel afflux.
Ulcérée par l’offensive du régime syrien sur Idlib, la Turquie a convoqué, mardi 9 janvier, les ambassadeurs d’Iran et de Russie au ministère des affaires étrangères, à Ankara. Il s’agissait de leur dire l’« embarras » turc face à la « violation des frontières de la zone de désescalade d’Idlib » telle qu’elle avait été définie au printemps 2017 dans l’accord tripartite d’Astana. Les deux diplomates ont été priés de demander...




                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-18">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le président américain a assoupli sa position  sur la question des migrants arrivés mineurs.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Donald Trump en quête d’un compromis sur l’immigration

Le président américain a assoupli sa position  sur la question des migrants arrivés mineurs.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h19
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche aurait voulu prouver que Donald Trump agit en président capable et responsable, contrairement à l’image donnée par le livre Fire and Fury : Inside the Trump White House (Henry Holt & Co ; à paraître en français, en février, chez Robert Laffont ), qu’elle ne s’y serait pas prise autrement. Contrairement à l’usage, les journalistes autorisés à assister, mardi 9 janvier, au début de la réunion sur l’immigration entre le président et des élus du Congrès n’ont pas été rapidement escortés vers la sortie.
Ils ont pu, au contraire, suivre pendant près d’une heure des échanges qui ont laissé plus d’un élu perplexe quant aux intentions de Donald Trump. Après une campagne présidentielle fondée en grande partie sur un discours intransigeant à propos de l’immigration, ce dernier a en effet suggéré des ouvertures. Au point d’esquisser les bases d’un éventuel accord entre démocrates et républicains.
Le temps est compté pour certains points de ce sujet de discorde entre les deux principaux partis des Etats-Unis. Après la révocation par le président, en septembre 2017, d’un décret signé par son prédécesseur, Barack Obama, le Congrès a jusqu’au début du mois de mars pour adopter un statut permanent visant les sans-papiers arrivés aux Etats-Unis alors qu’ils étaient mineurs. Particulièrement bien intégrés, ces « Dreamers », leur autre nom, jouissent d’un large soutien dans l’opinion, y compris des électeurs républicains. Les démocrates ont juré de tout faire pour les tirer d’affaire. Près de 800 000 personnes sont concernées.
Sauver la face
Une autre date butoir est en ligne de mire à la Maison Blanche, celle du 19 janvier. A moins d’un nouveau report, toujours possible, le Congrès devra alors trancher sur les dépenses à venir de l’Etat fédéral, et donc sur les moyens alloués ou non pour ériger à la frontière avec le Mexique le « mur » promis pendant la campagne par le président et refusé par les démocrates.
M. Trump...




                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-19">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ A peine entré en application, le texte suscite les critiques de plusieurs partis politiques, de l’AfD aux Verts, au nom de la liberté d’expression.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Polémique en Allemagne sur une loi contrôlant les réseaux sociaux

A peine entré en application, le texte suscite les critiques de plusieurs partis politiques, de l’AfD aux Verts, au nom de la liberté d’expression.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h15
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

L’une des premières tâches du prochain gouvernement allemand sera peut-être de remettre sur le métier la dernière loi adoptée par le gouvernement sortant. Depuis qu’elle est entrée en vigueur, le 1er janvier, la loi sur le contrôle des réseaux sociaux (« NetzDG ») suscite en effet une telle opposition que Steffen Seibert, le porte-parole de la chancellerie, a déjà annoncé qu’une « évaluation très précise » de son application serait faite rapidement, et que « des conséquences seront tirées ». « La liberté d’opinion est ancrée dans la Constitution allemande et constitue un bien extrêmement précieux aux yeux du gouvernement », a-t-il déclaré, lundi 8 janvier, lors d’un point presse.
Promu par le ministre social-démocrate de la justice, Heiko Maas, ce texte impose aux plates-formes d’échange sur Internet – comme Twitter, Facebook, YouTube ou Instagram – de supprimer les messages dont le contenu est « manifestement illégal ». Si elles ne le font pas dans les vingt-quatre heures qui suivent leur signalement par des utilisateurs, elles s’exposent à des amendes pouvant atteindre 50 millions d’euros.
Rare unanimité
Les premiers cas pratiques n’ont pas tardé. Dès le 1er janvier, Twitter a ainsi effacé un message de la députée Beatrix von Storch, membre du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), dans lequel elle s’indignait d’un Tweet posté, la veille, par la police de Cologne dans plusieurs langues dont l’arabe. « [La police] s’adresse-t-elle aux hordes d’hommes barbares, musulmans et violeurs pour tenter de les amadouer ? », demandait l’élue, dont le compte a été bloqué pendant une douzaine d’heures. Depuis, l’AfD ne cesse de fustiger une loi qui, selon son coprésident, Alexander Gauland, rappelle les « méthodes de la Stasi », la police politique de l’ex-Allemagne de l’Est.
Si le parti d’extrême droite avait été la seule « victime » de cette...




                        

                        


<article-nb="2018/01/11/19-20">
<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le président américain avait promis de renforcer l’Etat social, rappelle, dans sa chronique, Alain Frachon. Or, son action sert avant tout ceux qui détiennent le pouvoir et la richesse.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Trump est le mauvais génie d’une Amérique malheureuse »

Le président américain avait promis de renforcer l’Etat social, rappelle, dans sa chronique, Alain Frachon. Or, son action sert avant tout ceux qui détiennent le pouvoir et la richesse.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h11
    |

            Alain Frachon








                        



                                


                            

Chronique. « J’ai été un homme d’affaires à GRAND [en majuscules] succès, puis une super-vedette de la télévision, enfin élu président des Etats-Unis (du premier coup). (…) Je pense que cela me qualifie comme étant non pas intelligent, mais comme étant un génie – et un génie très équilibré. »

On ne s’en lasse pas. On relit. On s’interroge. Le 45e président des Etats-Unis s’auto-glorifie de la sorte dans un Tweet lâché à l’aube du samedi 6 janvier. On pense à quelques-uns de ses prédécesseurs – à Abraham Lincoln, par exemple. On mesure le chemin parcouru. On veut croire que Donald Trump blaguait. Rien n’est moins sûr. Le « génie très équilibré » éprouvait le besoin de répondre au livre de Michael Wolff, Fire and Fury : Inside the Trump White House (« Le feu et la fureur : à l’intérieur de la Maison Blanche de Trump »), sorti la veille.
Le journaliste a enquêté pendant trois mois à la Maison Blanche. Il décrit une équipe chaotique et un cercle rapproché de collaborateurs du président unanimement arrivé à cette conclusion : Trump est incapable d’assumer sa fonction. Intellectuellement et psychologiquement. Toute la presse reprenant ce diagnostic, grosso modo largement corroboré, le président a voulu rassurer ses fidèles. Méthode habituelle : un Tweet entre 4 heures et 6 heures du matin.

Mais la question des compétences de Donald Trump est mal posée ou, plutôt, elle était tranchée depuis longtemps, comme le dit Ian Bremmer, le président d’Eurasia Group, la grande société d’évaluation des risques politiques : « Bien sûr, Trump n’est pas qualifié pour le job. » Il n’a pas été choisi pour ça. « Un vote de protestation », comme celui de novembre 2016, « n’est pas un vote sur les compétences » supposées d’un candidat, poursuit Bremmer : « C’est un vote de défiance à l’égard des élites. » 
Wall Street plane plus...



                        

                        

