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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Bruno Le Maire a convoqué jeudi les enseignes et vendredi le groupe laitier pour déterminer les responsabilités dans les failles du rappel des produits.
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Lait contaminé : le groupe Lactalis s’explique

Bruno Le Maire a convoqué jeudi les enseignes et vendredi le groupe laitier pour déterminer les responsabilités dans les failles du rappel des produits.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h31
   





                        


Le groupe Lactalis a renouvelé, jeudi 11 janvier, ses excuses aux parents et a assuré travailler « en parfaite collaboration » avec l’Etat depuis le début de l’affaire du lait contaminé à la salmonelle, en dépit des critiques du gouvernement.
Lactalis « renouvelle ses excuses aux parents » qui ont acheté du lait susceptible d’être contaminé, a dit son porte-parole, Michel Nalet, lors d’un point presse. Depuis le début de la crise, au début de décembre, « nous travaillons en parfaite collaboration avec les services de l’Etat », a-t-il dit.
En décidant, le 21 décembre, de rappeler l’ensemble des laits et produits infantiles élaborés dans son usine de Craon (Mayenne) en février 2017, « nous avons appliqué un principe de précaution maximum », a encore dit le responsable du groupe laitier.
Lors d’un point de presse, dans la matinée, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a tancé le groupe, déclarant avoir dû se substituer à une « entreprise défaillante ». Il a ajouté qu’il recevrait vendredi la direction de Lactalis, une entreprise jugée « défaillante » :
« L’affaire Lactalis est grave et a donné lieu à des comportements inacceptables qui devront être sanctionnés. »
M. Le Maire a ainsi rappelé avoir dû signer lui-même le 9 décembre un arrêté demandant la suspension de la commercialisation des laits infantiles et le rappel de quelque 600 lots, soit 11 000 tonnes. « L’Etat s’est substitué à une entreprise défaillante, dont je rappelle qu’elle est la seule responsable de la qualité et de la sécurité des produits mis sur le marché. »

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Emmanuel Macron a, de son côté, assuré jeudi que « des sanctions » seraient « prises », s’il était avéré que « des pratiques inacceptables » avaient été commises. « Oui, l’Etat français est en mesure d’assurer la sécurité alimentaire », a déclaré le président de la République.
Bruno Le Maire a également annoncé 2 500 contrôles supplémentaires de la répression des fraudes (DGCCRF) la semaine prochaine dans les différents points de vente. « L’urgence, c’est le retrait de tous les lots contaminés », a-t-il fait valoir. Le ministre a rappelé que 2 500 contrôles dans des magasins, grandes surfaces, pharmacies, hôpitaux et crèches avaient déjà permis d’identifier 91 établissements détenant des boîtes de lait qui auraient dû être retirées de la vente.
Au 9 janvier, Santé publique France recensait 35 nourrissons atteints de salmonellose et ayant consommé un lait ou un produit d’alimentation infantile fabriqué dans l’usine Lactalis de Craon, en Mayenne. Dix-huit nourrissons ont été hospitalisés, mais tous sont sortis de l’hôpital, selon la même source.

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« Un dysfonctionnement majeur »
Le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Stéphane Travert, a, quant à lui, évoqué jeudi un « dysfonctionnement majeur » dans les procédures de rappel des boîtes de lait infantile Lactalis. Il a appelé « les industriels, les intermédiaires, les distributeurs » à faire « toute la lumière sur les défaillances qui ont été constatées et [à ce qu’ils] s’assurent que plus aucun des produits concernés n’est sur le marché et ne se trouve dans les magasins ».
Il a ajouté que les services vétérinaires seraient « particulièrement vigilants sur les conditions de reprise de l’activité du site » de Lactalis à Craon, alors que le grand groupe laitier avait annoncé un peu plus tôt la mise en place de mesures de chômage partiel pour 250 salariés de son usine de Craon.
De droite comme de gauche, certains politiques s’insurgent. A l’instar de Geoffroy Didier, secrétaire général délégué des Républicains, et de Clémentine Autain, députée La France insoumise, qui se sont tous deux prononcés en faveur de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Lactalis. « Je trouve ça proprement scandaleux le fait que des laits infantiles qui aient fait l’objet de rappel soient malgré tout vendus en grande distribution », a réagi jeudi M. Didier sur Public Sénat :
« Je crois que les excuses commerciales de la part de certains groupes de grande distribution (…) ne suffiront absolument pas et qu’il faudrait qu’une commission d’enquête parlementaire soit créée, et que les responsabilités soient non seulement prononcées mais aussi exercées, c’est-à-dire avec des sanctions exemplaires. »

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Interrogée sur BFM-TV et RMC, Mme Autain est allée dans le sens de M. Didier. « C’est insensé ce qui s’est passé, et c’est inquiétant. […] Soit il s’agit d’incompétence crasse, mais enfin, répétée dans plusieurs enseignes, c’est quand même étrange… Ou alors, quelque part, au nom du profit, on s’assoit sur la santé », a-t-elle déclaré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Christine Bard, spécialiste de l’histoire du féminisme, explique en quoi la tribune parue dans « Le Monde », signée par cent femmes, relève d’un contre-mouvement classique.
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La tribune signée par Deneuve est « l’expression d’un antiféminisme »

Christine Bard, spécialiste de l’histoire du féminisme, explique en quoi la tribune parue dans « Le Monde », signée par cent femmes, relève d’un contre-mouvement classique.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h29
    |

            Faustine Vincent








                        



   


La tribune d’un collectif de cent femmes, dont Catherine Deneuve, publiée le 9 janvier dans Le Monde, défendant la « liberté d’importuner » a suscité de vives réactions. Des féministes, emmenées par la militante Caroline De Haas, y ont répondu par une autre tribune, publiée sur Franceinfo, les accusant de « refermer la chape de plomb » soulevée par le scandale Weinstein et de « mépriser » les victimes de violences sexuelles.
Christine Bard, historienne, spécialiste de l’histoire du féminisme et de l’antiféminisme, a coordonné le Dictionnaire des féministes, France XVIIIe-XXIe siècles (PUF, 2017). Elle explique en quoi la tribune signée par l’actrice relève de l’antiféminisme, et observe que le mouvement #Metoo a transcendé les clivages qui traversent le féminisme.
Comment analysez-vous le propos de la tribune de ces cent femmes ?
Christine Bard : Il était prévisible que la grande prise de parole à laquelle on assiste depuis plusieurs mois pour dénoncer les violences sexuelles donne lieu à ce type de réaction. Cette tribune développe une rhétorique antiféministe. Elle reprend des arguments classiques, déjà présents au XIXe siècle : l’accusation de censure, d’atteinte à la liberté sexuelle, de haine des hommes et de la sexualité, de victimisation des femmes, sans oublier l’accusation de totalitarisme.
La logique du propos est en apparence moins réactionnaire que celle des courants antiféministes classiques, car ce qui est mis en avant, c’est la liberté. Mais cette notion est manipulée pour défendre « la liberté d’importuner » — c’est-à-dire la liberté sexuelle des hommes —, et pour minimiser, voire légitimer, les comportements machistes et violents.
Les signataires, qui ont des profils variés, ne s’affichent pas comme antiféministes. Mais qu’elles le veuillent ou non, elles s’inscrivent dans ce courant, qui se nomme et s’avoue d’ailleurs rarement comme tel.
La conception naturaliste de la sexualité qui se dégage du texte est également frappante, car elle est réduite à une pulsion, sauvage par essence. Les féministes considèrent au contraire que c’est la culture qui façonne nos comportements sexuels, et qu’il est donc possible d’agir sur les mentalités.
Comment s’exprime cet antiféminisme ?
La domination masculine, qui existe depuis des siècles, est de plus en plus attaquée depuis le XIXe siècle, au nom de l’égalité des sexes. Le féminisme est un processus révolutionnaire en marche, mais fragile, qui change et changera nos sociétés de fond en comble. Il modifie par exemple la représentation que nous avons de la sexualité, nos fantasmes et nos comportements. Un changement aussi important ne peut pas faire l’unanimité. C’est une évolution nécessairement heurtée, qui provoque des réactions passionnelles.
Quand on voit la virulence des oppositions au droit des femmes à faire de la bicyclette à la fin du XIXe siècle ou à leur droit de vote, aujourd’hui cela nous fait sourire. Dans cinquante ans, on trouvera sans doute hallucinant notre débat sur cette tribune, et le fait qu’on ait pu nier à ce point la violence faite aux femmes au quotidien.
Le fait que la tribune soit signée par des femmes vous surprend-il ?
Non, car il y a toujours eu des femmes antiféministes qui ont craint ces changements et estimé dangereuses les revendications féministes. Les résistances ne sont pas seulement dans la tête des hommes, mais aussi dans celle des femmes. C’est un travail considérable que d’essayer de comprendre nos habitus sexistes…
Le féminisme fait peur, car il bouscule les manières de penser, de vivre, de s’exprimer, et interroge les schémas « genrés » qui fabriquent nos identités. Aujourd’hui, on trouve les suffragettes britanniques admirables. Mais à l’époque, la majorité des femmes était hostile à leurs manifestations. De même, en France, à la fin du XIXe siècle, la plupart des féministes étaient encore opposées au droit de vote pour les femmes !
De son côté, la tribune des cent femmes s’en prend à un féminisme fantasmé comme une marâtre qui empêche de jouir et va gâcher le jeu avec les hommes. Or les féministes ne sont évidemment pas contre la liberté sexuelle. D’ailleurs, sans elles, de quelle liberté sexuelle parlerait-on aujourd’hui ? C’est à elles que nous devons la contraception, la liberté d’avorter, l’éducation sexuelle, la critique de la norme hétérosexuelle, et cette révolution sexuelle d’inspiration féministe est d’ailleurs loin d’être achevée.
Vous distinguez trois vagues historiques dans le féminisme, correspondant à trois cycles de mobilisation. Avec le mouvement #Metoo, assiste-t-on à la quatrième ?
Non, nous sommes toujours dans la troisième vague, qui a commencé à la fin du XXe siècle et a mis au premier plan les violences faites aux femmes. Elle se caractérise aussi par une diversification des luttes, à l’image de la pluralité de nos identités, et par l’usage d’Internet, qui a modifié les façons de se mobiliser et a joué un rôle crucial pour #Metoo.
La première vague, des années 1860 à 1960, s’intéressait en priorité à l’accès des femmes dans l’espace public, tandis que la deuxième, des années 1968 à la fin du XXe siècle, a mis la sexualité et le droit à disposer de son corps au cœur de son combat. C’est aussi à ce moment-là que la parole sur le viol a commencé à se libérer.
Le féminisme n’est pas un bloc monolithique, mais regroupe des sensibilités différentes. Avez-vous observé des dissensions face au mouvement #Metoo ?
Non, justement, je ne vois pas de divergences. Les féministes ont des désaccords très profonds sur certains sujets, comme la prostitution, le voile ou encore la pornographie. Mais en ce moment, la cause des violences faites aux femmes transcende les clivages, car elle concerne tout le monde.
Quand le droit de vote a fini par être admis par toutes les féministes, il est devenu le symbole de leur unité. Dans le cas présent, défendre une culture non sexiste dans laquelle les femmes peuvent vivre en sécurité, sans être exposées à la peur des violences, est aussi un objectif fédérateur.
Que la tribune des cent femmes puisse être lue comme l’expression d’un courant féministe signifie qu’on a une représentation du féminisme comme étant l’expression collective de femmes. Mais c’est un amalgame : ce n’est pas parce qu’on s’exprime en tant que femme qu’on a un discours féministe.
Que change le mouvement #Metoo pour le féminisme ?
Les centaines de milliers de femmes qui ont pris la parole ne sont pas toutes, loin de là, des féministes, mais leur parole a une portée féministe et légitime les luttes que mènent les militantes depuis plus de quarante ans.
Ce qui se passe aujourd’hui est la rencontre entre le féminisme, mouvement minoritaire, et cette parole innombrable. On ne mettra pas fin au sujet avec une ou deux lois de plus. Un profond changement culturel passera notamment par l’éducation. Nous ne sommes qu’au tout début de la lutte contre le sexisme et la « culture du viol ».
Cela pourrait aussi retomber : la domination masculine n’a pas été abolie parce que #Metoo a vu le jour. A chaque avancée, elle se recompose ; c’est ce que les recherches sur l’histoire des femmes et du genre ont mis en évidence. Un nouveau monde ne se construit pas en un jour, et ne peut éviter le conflit. Mais c’est le début d’un mouvement, non violent, mais porté par une exaspération et une intensité extraordinaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’association Zero Waste Paris appelle à ne rien acheter de neuf, ou presque, en 2018. Objectif : défendre l’environnement et créer « activités, emplois et échanges locaux ».
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« Rien de neuf » en 2018, un défi pour consommer autrement

L’association Zero Waste Paris appelle à ne rien acheter de neuf, ou presque, en 2018. Objectif : défendre l’environnement et créer « activités, emplois et échanges locaux ».



Le Monde
 |    11.01.2018 à 09h50
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 15h40
    |

            Cécile Bouanchaud








                        


Et si les meilleurs vœux que l’on pourrait souhaiter pour 2018 prenaient la forme d’un éloge du « rien » ? A l’heure des bonnes résolutions, l’association Zero Waste France appelle à ne rien acheter de neuf, ou presque, cette année. Lancé le 1er janvier, son défi baptisé « Rien de neuf », auquel 5 000 personnes ont déjà souscrit, prend une résonance particulière alors qu’ont débuté, mercredi 10 janvier, six semaines de soldes, où les promotions aguicheuses peuvent constituer autant d’appels à une consommation immodérée.
L’enjeu du défi est, à l’inverse, de tendre vers une consommation raisonnée, dans le but de réduire « son sac à dos écologique », résume Flore Berlingen, directrice de l’association, financée en partie par ses donateurs mais aussi par les subventions du ministère de la transition écologique et solidaire et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
« Les objets neufs impliquent, dans le processus de production, un coût écologique, invisible pour le consommateur », détaille Mme Berlingen, qui énumère « le fait d’extraire des matières premières et d’utiliser énormément de ressources naturelles, d’énergie et d’eau ».

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Faire circuler les produits
Cette démarche du « zéro déchet », qui implique notamment de consommer des aliments qui ne produiront pas ou peu d’emballages, étant jugée « trop contraignante » par de nombreux foyers, le défi ne concerne pas la nourriture, les cosmétiques et les produits d’hygiène. L’association entend « seulement » mettre fin aux achats d’objets et d’équipements neufs de la vie quotidienne : vêtements, meubles, électroménager, high-tech, décoration, livres, etc.
« Il y a déjà énormément de biens et d’objets de ce type en circulation, il faut en priorité les faire circuler », considère Mme Berlingen. Selon elle, ces objets sont généralement très polluants et représentent une part considérable dans le budget des ménages, bien qu’il s’agisse d’achats occasionnels.

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L’industrie du textile est considérée comme la deuxième plus néfaste pour l’environnement, après l’industrie du pétrole. La fabrication d’un jean nécessite 8 000 litres d’eau. L’industrie de l’électronique est également « énergivore » : « derrière un smartphone, qui pèse quelques centaines de grammes, il y a en réalité 70 kilos de consommation de matières diverses », informe Mme Berlingen, qui dénonce des modes de production « insoutenables d’un point de vue social et environnemental ».
Des applications, « qui fonctionnent par géolocalisation », permettent de faciliter les prêts. Les sites de dons ou d’échanges prospèrent
Comment remplacer l’aspirateur qui a rendu l’âme ? Où trouver le dernier Goncourt ailleurs qu’en librairie ? Comment gérer l’aménagement de la chambre censée accueillir un nouveau-né ? A écouter Mme Berlingen, les réponses semblent aussi simples que de se rendre dans une grande surface, listant pêle-mêle une série d’alternatives.
La plus évidente est de se tourner vers le secteur de l’occasion, en boutique ou sur Internet, entre particuliers ou auprès de professionnels. La location peut constituer une alternative, notamment pour « les objets de bricolage ou de jardinage, dont on a besoin deux à trois fois par an, comme l’appareil à raclette ou la perceuse ».
De nombreuses applications, « qui fonctionnent par géolocalisation », permettent de faciliter les prêts. Des sites de dons ou d’échanges prospèrent depuis ces dernières années. Quant aux livres, l’option « la plus répandue et la plus pratique » pour se procurer des ouvrages récents reste la bibliothèque, « où l’on peut suggérer des achats au bibliothécaire ».

Lire : « Consommer autrement, le remède anticrise ? »

Les participants, invités à s’inscrire sur le site Riendeneuf.org, reçoivent chaque semaine un mail proposant « des idées concrètes d’alternatives au neuf, des conseils, des témoignages ». Un espace qu’ils se sont approprié, partageant leurs difficultés et leurs astuces pour consommer autrement, à l’instar de Flavie, dont le mariage est prévu cet été, et qui se demande comment l’organiser sans rien acheter de neuf. Sur le groupe Facebook du défi, une jeune mariée lui suggère de louer et de se faire prêter des accessoires par des amis, quand une autre confie que la décoration peut être réalisée avec des objets de récup’.
Outre conseils et témoignages, le site de l’association propose les coordonnées d’organismes utiles classés par thème (électroménager, livres, vêtements, multimédia, meubles, réparation, mutualisation, etc.). Avec l’ambition de redonner une dimension locale à la consommation, en favorisant les secteurs de la réparation et du reconditionnement, et en créant de l’activité et de l’emploi.
Pression sociale
A peine deux semaines après le lancement de cette initiative, la résistance de certain(e)s participant(e)s est mise à rude épreuve, avec les soldes. « Je vais avoir du mal à tenir, vivement que ce soit terminé. En attendant, ne pas sortir et ne pas prendre ma carte bancaire », lance Hélène sur le groupe Facebook, où les profils sont variés, aussi bien s’agissant de l’âge que du lieu de vie. « Ce n’est pas facile de résister, le matraquage publicitaire est efficace, et il induit une vraie pression sociétale », analyse la directrice de Zero Waste, qui a elle-même mis à l’épreuve ses envies d’achat en ne consommant rien de neuf durant l’année écoulée.
Rassurante, Mme Berlingen rappelle que l’enjeu est avant tout de « repenser ses modes de consommation », notamment dans l’espoir que ces nouvelles pratiques rayonnent auprès de l’entourage des participants, « dont les profils et les âges sont variés et répartis dans toute la France ». Et de citer l’exemple de cette jeune femme « pas prête à participer au défi », mais qui a décidé de noter tous les achats neufs qu’elle ferait dans l’année. « C’est une première étape vers une prise de conscience, qui conduira, on l’espère à un changement dans sa façon de consommer ». Et ça, ce n’est pas rien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Nous nous inquiétons de l’évolution trop souvent languissante des petites villes. Il y a peut-être de vraies raisons économiques à cela, et elles n’ont rien à voir avec la globalisation.
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Les petites villes servent-elles encore à quelque chose ?

Nous nous inquiétons de l’évolution trop souvent languissante des petites villes. Il y a peut-être de vraies raisons économiques à cela, et elles n’ont rien à voir avec la globalisation.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 16h51
    |

                            Francis Pisani








                        



   


Les petites villes servent-elles encore à quelque chose ? Cette terrible question vient d’être posée par Paul Krugman, Prix Nobel et chroniqueur vedette du New York Times. Il suit un raisonnement que nous ne saurions ignorer, ne serait-ce que pour mieux en combattre les implications.
Le texte en question est une sorte de commentaire à un article d’Emily Badger dans le même quotidien, sur l’évolution des petites villes aux Etats-Unis. Prenant, entre autres, l’exemple de San Francisco, elle montre comment le développement économique de la ville, avant l’émergence de la Silicon Valley, s’est appuyé sur la construction de bateaux militaires. Pour y parvenir, San Francisco travaillait en relation avec d’autres villes situées un peu partout dans le reste du pays, et les faisait ainsi bénéficier de sa prospérité.
L’économie du savoir et les relations interurbaines
Mais aujourd’hui, Google et Facebook sont utilisés par la plupart des habitants du pays, sans que ce développement leur profite directement. Apple, qui fabrique des objets, les fait produire ailleurs. Le résultat est donc le même. Et San Francisco, comme New York, a plus besoin de relations avec Shenzen ou Londres qu’avec Tacoma dans l’Etat de Washington ou de Detroit dans le Michigan. Après s’être nourries de relations avec des petites villes de l’intérieur, elles prospèrent d’autant plus qu’elles sont mieux connectées à d’autres villes globales distribuées un peu partout sur la planète, affirme la sociologue Saskia Sassen.
Et tout indique qu’il n’y a pas de retour en arrière pensable, dans la mesure où, comme l’explique un membre du conseil de Chicago sur les affaires globales, « l’économie qui a soutenu les relations antérieures a disparu, et ne montre aucun signe de retour ».
A quoi servent les villes, en fait ? Cela tient à ce qu’on appelle « l’effet d’agglomération », à savoir les économies de transport que l’on réalise quand les entreprises de production industrielle sont proches les unes des autres. La réduction de ces coûts sur les très longs trajets contribue à ce qu’ils pèsent moins sur le choix des lieux de production des marchandises.
Dans les villes qui fonctionnent sur une économie de la connaissance, « le savoir se construit sur ce que nous apprenons des gens qui nous entourent », explique Edouard Glaeser, professeur à Harvard et auteur du livre Le Triomphe de la cité. Ce que les villes contribuent encore à réduire, c’est le temps qu’il faut pour déplacer les gens, un temps qui vaut d’autant plus cher que ces derniers deviennent plus productifs : « Même si les changements dans la technologie des transports permettent de situer la production de biens partout dans le monde, il y aura toujours un avantage pour les clusters qui minimisent les coûts de déplacement des personnes à travers l’espace. »
L’effet d’agglomération est donc plus fort dans l’économie du savoir, ce qui explique l’importance des grandes urbanisations. Plus une métropole est directement connectée par avion à d’autres métropoles dans le monde, plus elle se développe et grandit. Un raisonnement qui s’applique à la croissance des villes dans la plupart des pays passés à une économie majoritairement fondée sur le savoir.
Les petites villes perdent du pouvoir
Revenons maintenant aux « petites villes ». Quelle que soit la taille envisagée (elle varie selon les pays), elles ont du mal à bénéficier du dynamisme des métropoles. Le problème n’est pas qu’économique. Selon Greg Spencer, un chercheur de l’université de Toronto cité par Emily Badger, « non seulement elles perdent leur pouvoir, mais elles perdent aussi leurs connections aux centres de pouvoir » que sont les métropoles.
Rien de tout cela n’est pas rassurant, mais voici un début d’explication qui semble logique. Pas si vite, dit Krugman, qui précise que les idées qu’il avance « sont différentes de celles de Badger mais pas nécessairement contradictoires ». Pour lui, les villes ont commencé à jouer un rôle important dans l’économie agricole d’antan en saupoudrant le territoire de points de rencontres pour agriculteurs dispersés.
« Processus aléatoire »

   


Le rôle industriel que certaines ont pu jouer par la suite est souvent le fait du hasard. Ainsi Rochester, dans l’Etat de New York, a commencé à se développer comme pépinière en profitant des voies d’eau de la région. Si elle est devenue le siège de Kodak puis de Xerox, elle le doit à un immigrant allemand qui s’y est installé en 1853 pour y fabriquer des monocles, la transformant ainsi en un endroit où l’on trouvait des compétences utiles en optique.
En fait, « si vous prenez assez de distance, il est logique d’envisager le destin des villes comme un processus aléatoire de victoires et d’échecs, dans lequel les petites villes sont confrontées à une probabilité relativement élevée de subir la ruine du joueur ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Que, selon la théorie des jeux, un joueur qui disposerait d’un nombre fini de jetons (comme une petite ville dispose d’un nombre limité de ressources) et jouerait indéfiniment contre un autre disposant de réserves sans limites (ou, en tout cas, beaucoup plus grandes, comme une métropole globale) est assuré de finir ruiné.
« Contingence historique »
En clair : « Dans l’économie moderne, qui s’est détachée de la terre, toute petite ville particulière n’existe que grâce à une contingence historique, qui perd tôt ou tard sa pertinence. » Une telle évolution dépend assez peu de la globalisation, qui n’a fait qu’accélérer le mouvement, ajoute-t-il.
Tout le problème est que cette « contingence historique » est faite de multiples petites histoires humaines, d’identité territoriale, de tissu social infiniment imbriqué. Krugman est bien conscient – il se situe lui-même du côté du libéralisme social et moderne – des problèmes que cela pose : « Il y a sans doute des coûts sociaux impliqués dans l’implosion des petites villes, de sorte qu’il y a un intérêt pour les politiques de développement régional qui essaient de préserver leur viabilité. Mais ça va être une lutte difficile. »
Un double drame social
L’urbanisation croissante et accélérée nous pose donc deux énormes problèmes sociaux : elle enlève aux petites villes une bonne partie de leur raison d’être et de leurs ressources pour prospérer, alors qu’en même temps elle crée des disparités sociales en leur propre sein (et les rend plus perceptibles).
En clair, les petites villes n’ont plus, selon les études mentionnées par Emily Badger et le raisonnement de Paul Krugman, de raisons d’être, économiquement parlant. C’est sans doute cela qu’il faut comprendre si nous voulons préserver ce qu’elles représentent en termes de qualité de vie.
Dans une vidéo publiée par Le Monde, Michel Lussault, directeur de l’Ecole urbaine de Lyon, et Nadine Cattan, chercheuse au CNRS, montrent bien que les villes de moindre taille peuvent avoir un avenir si elles développent des projets propres et savent engager de nouveaux types de relations avec les métropoles.
Elles peuvent donc « s’inventer un avenir ». Pour cela, elles ne sont pas tenues d’agir seulement en fonction de ce que disent les économistes. Elles ne sauraient, pour autant, ignorer les logiques en cours si elles veulent avoir une chance de réussir à résoudre leurs problèmes et continuer à vraiment vivre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le président américain avait promis de renforcer l’Etat social, rappelle, dans sa chronique, Alain Frachon. Or, son action sert avant tout ceux qui détiennent le pouvoir et la richesse.
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« Trump est le mauvais génie d’une Amérique malheureuse »

Le président américain avait promis de renforcer l’Etat social, rappelle, dans sa chronique, Alain Frachon. Or, son action sert avant tout ceux qui détiennent le pouvoir et la richesse.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h11
    |

            Alain Frachon








                        



                                


                            

Chronique. « J’ai été un homme d’affaires à GRAND [en majuscules] succès, puis une super-vedette de la télévision, enfin élu président des Etats-Unis (du premier coup). (…) Je pense que cela me qualifie comme étant non pas intelligent, mais comme étant un génie – et un génie très équilibré. »

On ne s’en lasse pas. On relit. On s’interroge. Le 45e président des Etats-Unis s’auto-glorifie de la sorte dans un Tweet lâché à l’aube du samedi 6 janvier. On pense à quelques-uns de ses prédécesseurs – à Abraham Lincoln, par exemple. On mesure le chemin parcouru. On veut croire que Donald Trump blaguait. Rien n’est moins sûr. Le « génie très équilibré » éprouvait le besoin de répondre au livre de Michael Wolff, Fire and Fury : Inside the Trump White House (« Le feu et la fureur : à l’intérieur de la Maison Blanche de Trump »), sorti la veille.
Le journaliste a enquêté pendant trois mois à la Maison Blanche. Il décrit une équipe chaotique et un cercle rapproché de collaborateurs du président unanimement arrivé à cette conclusion : Trump est incapable d’assumer sa fonction. Intellectuellement et psychologiquement. Toute la presse reprenant ce diagnostic, grosso modo largement corroboré, le président a voulu rassurer ses fidèles. Méthode habituelle : un Tweet entre 4 heures et 6 heures du matin.

Mais la question des compétences de Donald Trump est mal posée ou, plutôt, elle était tranchée depuis longtemps, comme le dit Ian Bremmer, le président d’Eurasia Group, la grande société d’évaluation des risques politiques : « Bien sûr, Trump n’est pas qualifié pour le job. » Il n’a pas été choisi pour ça. « Un vote de protestation », comme celui de novembre 2016, « n’est pas un vote sur les compétences » supposées d’un candidat, poursuit Bremmer : « C’est un vote de défiance à l’égard des élites. » 
Wall Street plane plus...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ La maison d’édition souhaitait publier trois textes antisémites de l’auteur de « Voyage au bout de la nuit », un projet qui avait suscité l’émoi.
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Gallimard suspend son projet de réédition des pamphlets antisémites de Céline

La maison d’édition souhaitait publier trois textes antisémites de l’auteur de « Voyage au bout de la nuit », un projet qui avait suscité l’émoi.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 14h35
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 16h34
   





                        


La maison d’édition Gallimard a annoncé jeudi 11 janvier qu’elle suspendait son projet de publier les pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline. Antoine Gallimard, président des éditions, a justifié sa décision, « jugeant que les conditions méthodologiques et mémorielles ne sont pas réunies » pour « envisager sereinement » ce projet.
La maison d’édition souhaitait publier trois pamphlets antisémites de l’auteur de Voyage au bout de la nuit : Bagatelles pour un massacre (1937), L’Ecole des cadavres (1938) et Les Beaux Draps (1941, donc pendant l’Occupation).

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                Petites et grandes manœuvres autour des pamphlets de Céline



Les pamphlets de Céline ne sont pas interdits en France, mais ils n’ont pas été réédités depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. L’écrivain lui-même puis sa veuve, Lucette Destouches, âgée de 105 ans, s’y opposaient. Ils peuvent cependant aisément être consultés sur Internet ou achetés chez des bouquinistes.
Inspiré d’une édition québécoise
« Les pamphlets de Céline appartiennent à l’histoire de l’antisémitisme français le plus infâme. Mais les condamner à la censure fait obstacle à la pleine mise en lumière de leurs racines et de leur portée idéologiques, et crée de la curiosité malsaine, là où ne doit s’exercer que notre faculté de jugement », a estimé jeudi l’éditeur. Mais, a-t-il ajouté, « je comprends et partage l’émotion des lecteurs que la perspective de cette édition choque, blesse ou inquiète pour des raisons humaines et éthiques évidentes ».
Gallimard souhaitait publier « une édition critique » des pamphlets « sans complaisance aucune ». L’accompagnement des textes par un appareillage critique était selon le premier ministre, Édouard Philippe, entré dans ce débat, la seule condition acceptable pour que les pamphlets puissent être réédités. « Je n’ai pas peur de la publication de ces pamphlets, mais il faudra soigneusement l’accompagner », avait déclaré le chef du gouvernement dans un entretien au Journal du dimanche.
Dans un communiqué, l’éditeur parisien expliquait vouloir s’inspirer de l’édition publiée au Québec en 2012 par la maison canadienne Editions 8. Il assurait que le livre serait accompagné d’une analyse du professeur d’université Régis Tettamanzi et d’une préface signée de l’écrivain Pierre Assouline. Or de nombreuses voix se sont élevées, notamment celle de Frédéric Potier, à la tête de la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, pour demander qu’un collectif interdisciplinaire incluant des historiens éclaire ces écrits, et que l’éclairage ne soit pas juste sur le plan littéraire.
« Une insupportable incitation à la haine »
Ce projet de réédition avait suscité de nombreuses réactions. Le 20 décembre, Serge Klarsfeld, président de l’association Fils et filles de déportés juifs de France, appellait dans L’Obs à l’interdiction pure et simple du volume et menaçait Gallimard d’une action en justice. Ce projet « est une agression contre les juifs de France », avait répété jeudi matin M. Klarsfeld sur Europe 1. Il s’est dit « soulagé » après l’annonce de Gallimard.
Ces textes constituent « une insupportable incitation à la haine antisémite et raciste », avait estimé mardi le Conseil représentatif des institutions juives (CRIF). Son président, Francis Kalifat, avait appelé les éditions Gallimard « à renoncer au projet de réédition de ces brûlots antisémites ».
Le député de La France insoumise Alexis Corbière s’était également indigné de la démarche de la maison d’édition. « N’oublions pas ce que le passé nous a appris et ne laissons pas des enjeux commerciaux faciliter l’enracinement d’une telle pensée et l’affaiblissement de notre vivre-ensemble », dénonçaient mercredi Guillaume Gouffier-Cha et Jean-François MBaye, deux députés La République en marche du Val-de-Marne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ A l’aéroport de Roissy, 41 800 colis de médicaments ont été saisis en 2016, soit 1,5 million de comprimés.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/01/2018
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En France, l’inquiétant trafic des « faux » médicaments

A l’aéroport de Roissy, 41 800 colis de médicaments ont été saisis en 2016, soit 1,5 million de comprimés.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 16h50
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

Nous sommes à l’aéroport de Roissy, l’un de plus grands hubs aéroportuaires de la planète. Chaque mois, les avions de fret acheminent vers le hangar de La Poste des millions de plis et de colis, en provenance du monde entier. Les gros sacs de courrier multicolores sont déballés sur des tapis roulants en vue d’un premier tri. Dans un coin du hangar, une enclave grillagée accueille le poste des douaniers, une équipe de vingt personnes chargées d’intercepter les envois suspects.

Sur l’une des deux grandes tables où sont inspectés les paquets, des dizaines de blisters attendent d’être étiquetés. Ces médicaments commandés illégalement sur Internet, viennent en grande majorité d’Inde, de Chine et de Thaïlande. En 2016, 41 800 colis de médicaments ont été saisis, soit 1,5 million de comprimés. En 2017, sur les dix premiers mois de l’année, les douaniers avaient intercepté 22 330 envois, soit un peu plus de 800 000 comprimés. Roissy, où transitent plus de 2 millions de tonnes de colis et de fret, est la première porte d’entrée de ces produits.

En gilet bleu, deux douaniers, passent en revue les saisies du jour. « Au fil du temps, on connaît tous les paquets », indique Pascal Metzger, inspecteur régional des douanes, qui dirige les opérations à Roissy. Sur les étiquettes, le nom des fabricants n’est souvent même pas dissimulé et les douaniers les repèrent vite : Vea Impex, Combitic Global Caplet, Fortune Healthcare… Dans les blisters argentés, les losanges multicolores font partie des suspects. Il s’agit de copies de Viagra ou de Cialis – deux traitements contre les dysfonctionnements de l’érection –, les médicaments les plus copiés dans le monde.
Dix fois plus rentable que l’héroïne
Outre ces best-sellers, la pêche du jour a permis aux douaniers de mettre la main sur des antibiotiques, des corticoïdes, des anticancéreux ou encore des pilules abortives. « Nous avons récemment vu arriver du Levothyrox », indique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Une série de cinq reportages était programmée sur la chaîne. Mais la diffusion s’est arrêtée après le deuxième volet consacré aux finances de la région.
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France 3 Auvergne-Rhône-Alpes déprogramme plusieurs sujets sur le bilan de Laurent Wauquiez à la tête de la région

Une série de cinq reportages était programmée sur la chaîne. Mais la diffusion s’est arrêtée après le deuxième volet consacré aux finances de la région.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 18h16
   





                        



   


La direction de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes a suspendu la diffusion d’une série de sujets sur le bilan de Laurent Wauquiez, président (Les Républicains) de la région, les jugeant « déséquilibrés ». Cette série en cinq volets était programmée cette semaine dans les journaux de 12 heures et de 19 heures sur les antennes de Lyon, Clermont-Ferrand et Grenoble. Les deux premiers ont été diffusés lundi 8 et mardi 9 janvier, mais la diffusion s’est arrêtée mercredi.
Des membres de la chaîne interrogés par l’AFP assurent qu’une intervention de Laurent Wauquiez est à l’origine de cette décision, ce que dément l’entourage du président de la région et du parti Les Républicains. La direction de France 3, quant à elle, justifie sa décision par le caractère « déséquilibré » des sujets, qui a suscité « beaucoup de réactions ».
C’est la diffusion, mardi, du deuxième volet — consacré aux finances de la région et qui n’a pas été visionné par le rédacteur en chef en titre avant sa diffusion — qui a mis le feu aux poudres.
« On ne s’empêche pas de faire de l’investigation, mais, dans la forme et sur le fond, on essaie d’être équilibré et plutôt mesuré. Et là, ce n’était pas le cas. On n’était pas dans les clous sur le plan du traitement politique et par rapport à notre tonalité de service public », explique André Faucon, directeur régional de la chaîne.
La suspension de la série a lieu alors que Laurent Wauquiez est l’invité de l’émission politique dominicale de la chaîne, enregistrée ce jeudi. Mais il n’y a aucun lien entre sa participation et la décision prise mercredi, assure la direction.
Droit de réponse
La région, elle, dit avoir été contactée par France 3, mercredi, et avoir alors réclamé un droit de réponse sur le sujet de mardi, « unilatéralement à charge », mais n’être « absolument pour rien » dans la décision de suspendre la diffusion.
« On a perdu toute crédibilité, la plupart des journalistes sont outrés », déplore un membre de la chaîne. « Beaucoup de gens nous ont demandé pourquoi la série n’était plus diffusée, il n’y a pas eu un mot d’explication à l’antenne. Depuis deux ans, on est amené à faire des reportages sur les annonces de Laurent Wauquiez et la question de l’équilibre ne s’est jamais posée dans l’autre sens. »
« Cette série était prévue depuis très longtemps ; elle n’a pas été faite en catimini », souligne Myriam Figureau, déléguée du Syndicat national des journalistes (SNJ), qui dénonce « un choix éditorial fait à la demande d’un responsable politique ». « Le sentiment général, c’est l’atterrement », renchérit Daniel Pajonk, délégué du SNJ-CGT.
Le droit de réponse obtenu par Laurent Wauquiez devrait être d’une durée équivalente — trois minutes — et diffusé samedi dans les mêmes conditions que le sujet mis en cause : dans les journaux de 12 heures et de 19 heures. Du jamais-vu, selon les syndicats.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ « Les employés travaillent en moyenne soixante-douze heures par semaine », parfois plus en période de forte activité, dénoncent plusieurs ONG, s’appuyant sur des rapports d’enquête.
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Accusé d’atteinte aux droits de l’homme, Samsung défend les conditions de travail dans ses usines chinoises

« Les employés travaillent en moyenne soixante-douze heures par semaine », parfois plus en période de forte activité, dénoncent plusieurs ONG, s’appuyant sur des rapports d’enquête.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 18h21
   





                        


L’entreprise sud-coréenne, spécialisée dans l’électronique, a été contrainte de se défendre, jeudi 11 janvier, après que deux ONG ont apporté de nouveaux éléments à leurs accusations de violations des droits de l’homme dans les usines chinoises du constructeur.
S’appuyant sur de nouveaux rapports de militants infiltrés entre 2012 et 2016 dans les usines du groupe électronique, les ONG Peuples solidaires et Sherpa dénoncent « l’emploi d’enfants de moins de 16 ans, des horaires de travail abusifs, l’absence d’équipements appropriés aux risques encourus, des conditions de travail et d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine », selon leur communiqué.
Sherpa et Peuples solidaires annoncent donc le dépôt, ce jeudi, de ces nouveaux éléments au parquet de Paris, à l’appui d’une plainte pour pratiques commerciales trompeuses qui vise Samsung Monde, la maison mère, et sa filiale Samsung Electronics France (SEF). « Cette procédure s’inscrit dans notre lutte de longue date contre l’impunité des multinationales », ont expliqué Sherpa et Peuples solidaires.
Samsung a réagi jeudi en affirmant dans un communiqué appliquer une « tolérance zéro » vis-à-vis du travail des enfants. « Samsung respecte scrupuleusement les normes et réglementations locales et internationales en matière de travail et exige la même conformité de ses fournisseurs », a ajouté le conglomérat.
Première plainte en 2014
Une première plainte, visant uniquement SEF, avait été classée sans suite en 2014 à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Sherpa avait du coup choisi de citer l’entreprise directement devant ce tribunal correctionnel, mais y a finalement renoncé en 2017 pour des raisons de procédure, selon un porte-parole.
Dans leur nouvelle plainte de 40 pages, Sherpa et Peuples solidaires accusent Samsung de contredire ses engagements éthiques et son propre code de conduite, alors que le groupe sud-coréen présente sur ses sites Internet son ambition de « devenir l’une des entreprises les plus éthiques au monde ».
Des contradictions qui constituent, selon les associations, des « pratiques commerciales trompeuses » pour les consommateurs français du leader de la téléphonie mobile, et qui légitimeraient donc une procédure pénale en France.

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« Alors que les multinationales utilisent notamment ces engagements éthiques pour maintenir leur compétitivité, les ouvriers et consommateurs sont démunis face au non-respect de ces engagements. La reconnaissance du délit de pratiques commerciales trompeuses permettrait de rétablir ce rapport de force déséquilibré », écrivent les associations.
Les éléments nouveaux justifiant cette plainte sont tirés « de nouveaux rapports d’enquête très documentés de l’ONG China Labor Watch (CLW) qui s’est infiltrée dans les usines » de filiales du groupe et de ses fournisseurs, principalement dans la région de Tianjin, près de Pékin, affirment les associations.
Soixante-douze heures par semaine
Ces rapports contiendraient des témoignages, des photos et des vidéos réunis par CLW entre 2012 et 2016. L’ONG affirme ainsi que dans ces usines « les employés travaillent en moyenne soixante-douze heures par semaine », parfois plus en période de forte activité. Au mépris de la loi chinoise limitant à quarante-quatre heures le temps de travail hebdomadaire.
« Dix enfants de moins de 16 ans, dont trois jeunes filles, travaillaient dans les usines » de certains fournisseurs de Samsung en 2012, selon CLW. Entre cinq et dix enfants en dessous de l’âge légal étaient encore identifiés lors de plusieurs visites des enquêteurs en 2014 dans une autre usine.
Les enquêteurs documentent encore la présence de benzène, un produit toxique à l’origine de cancers et de leucémie, dans les modes de production. Dans les usines, le benzène est utilisé comme agent nettoyant et comme enduit pour des composants électroniques.
Sherpa et Peuples solidaires plaident pour que « les négociations onusiennes aboutissent à un traité contraignant les multinationales au respect des droits humains sur toute leur chaîne de production » et réclament l’appui de la France à ce processus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La Ligue de football professionnel a décidé de suspendre l’utilisation d’une technologie dont les dysfonctionnements ont émaillé la première partie de saison.
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Football : la LFP suspend la goal-line technology

La Ligue de football professionnel a décidé de suspendre l’utilisation d’une technologie dont les dysfonctionnements ont émaillé la première partie de saison.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h25
   





                        



   


La Ligue de football professionnel (LFP) a décidé « de suspendre immédiatement et à titre conservatoire dès ce week-end l’utilisation de la goal-line technology (GLT) » à la suite d’un nouveau bug, a annoncé jeudi son directeur général, Didier Quillot.
Cette décision fait suite aux multiples dysfonctionnements d’un outil, censé être infaillible, chargé d’alerter l’arbitre lorsque le ballon franchit la ligne de but. Un nouveau bug a affecté la rencontre entre Rennes et le Paris-Saint-Germain, mercredi 10 janvier en Coupe de la Ligue.

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Selon les informations de L’Equipe, la LFP s’apprête à dénoncer le contrat conclu avec GoalControl, le prestataire allemand choisi pour gérer la GLT en France.
Des dysfonctionnements graves
Cette mesure prend effet « sur tous les matchs et toutes les compétitions organisées par la LFP en concertation avec la direction technique de l’arbitrage français et la FIFA ». Cette suspension concerne donc les épreuves phares, la Ligue 1 et Coupe de la Ligue.
« Hier soir [mercredi soir en Coupe de la Ligue], malheureusement, la GLT a connu deux dysfonctionnements graves concernant Amiens-PSG – la GLT n’a pas fait vibrer la montre de l’arbitre et c’est l’assistant vidéo qui a validé le but du PSG – et un deuxième incident sur Angers-Montpellier où la GLT a fait vibrer à tort la montre de l’arbitre », a relaté M. Quillot.

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« Ces deux anomalies sont inacceptables, d’autant qu’elles surviennent juste après que nous avons mis en demeure Goal Control », a encore plaidé le DG de l’instance, selon qui « ces deux anomalies sont la démonstration que la GLT, en tout cas dans sa version actuelle, n’est pas fiable ».
A la mi-décembre après d’autres couacs, la LFP avait averti GoalControl que le contrat qui les liait jusqu’en juin 2019 pourrait être résilié en cas de nouveau dysfonctionnement.
La société GoalControl en question
La société allemande est largement critiquée depuis qu’une ancienne employée de GoalControl, Suzana Castaignede, a créé la polémique en octobre en expliquant dans plusieurs médias qu’il était possible de faire vibrer manuellement la montre des arbitres au cas où le ballon franchirait la ligne sans que le système le perçoive.
Il ne faut pas confondre GLT et VAR, soit l’assistance vidéo à l’arbitrage. Cette dernière sera introduite en L1 la saison prochaine, si le Board, organe garant des lois du jeu, l’autorise en mars. Pour l’instant, plusieurs pays testent la VAR – avec, là aussi, des accrocs. En France, la VAR est testée depuis les quarts de finale de la Coupe de la Ligue cette semaine. La FIFA espère qu’elle sera utilisée au Mondial en Russie cet été (14 juin-15 juillet).



                            


                        

                        


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Classement 2018 des prépas économiques et commerciales qui obtiennent les meilleurs résultats

Voici les prépas ECE, ECS et ECT publiques et privées qui affichent, sur cinq ans, les taux de réussite les plus élevés dans le top 11 des écoles de commerce, à partir de données recueillies par « L’Etudiant ».



Le Monde
 |    11.01.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h45
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


Le mensuel spécialisé L’Etudiant a publié sur son site Internet, mardi 9 janvier, son classement 2018 des classes préparatoires économiques et commerciales dans les différentes filières : ECE, ECS, ECT. Pour chacune d’elles, nous avons choisi de ne reprendre ci-dessous que les résultats des palmarès des prépas comptant plus de quinze élèves, et de lister les cinq établissements qui se distinguent par le meilleur taux de réussite, sur cinq ans, dans le top 11 des écoles de commerce (HEC, Essec, ESCP Europe, EM Lyon, Edhec, ENS Paris-Saclay, Audencia, Grenoble Ecole de management, Neoma, Skema et Toulouse Business School).

        Lire aussi :
         

                Classement 2018 des classes prépa scientifiques : quelles sont celles qui obtiennent les meilleurs résultats sur cinq ans ?



Les élèves qui viseraient seulement HEC, le top 3 (HEC, Essec, ESCP Europe) ou encore le top 6 (Edhec, EM Lyon, ENS Paris-Saclay, ESCP Europe, Essec, HEC), pourront trouver sur le site du mensuel des classements spécifiques recensant les prépas qui y obtiennent le plus d’admis. Il est aussi possible d’effectuer des tris selon différents critères, tels que la région, le caractère public ou privé (sous contrat ou non) de l’établissement, la présence d’un internat, ou la procédure d’inscription avec ou sans Parcoursup.
A noter qu’il convient d’utiliser ces classements avec précaution. Comme expliqué dans l’entretien ci-dessous, « on retrouve en particulier dans les prépas privées beaucoup de cubes ayant fait deux ans dans des prépas publiques auparavant », ce qui améliore leurs résultats, tandis que des prépas privées hors contrat, soucieuses d’afficher des taux de réussite très élevés, présentent leurs élèves moins brillants sous un autre label.

        Lire l’entretien :
         

          Classements des prépas commerciales : quelles sont vraiment les meilleures ?



Classement des prépas ECE (économiques et commerciales, option économique)
Parmi les cent cinq établissements référencés, c’est la prépa privée hors contrat Ipesup (Paris) qui obtient, sur cinq ans, le plus haut taux de réussite de ses élèves dans l’accès à ces écoles du top 11 : 96 %. Les trois établissements suivants sont des lycées privés sous contrat, Madeleine-Daniélou (Rueil-Malmaison) avec 94,5 %, Sainte-Marie (Lyon) avec 92,6 %, Saint-Louis-de-Gonzague (Paris) avec 91,5 %, puis du lycée Ampère (Lyon), public, avec 91,1 %. A noter que les lycées privés sous contrat Notre-Dame-de-Sainte-Croix (Neuilly-sur-Seine) et Notre-Dame-du-Grandchamp (Versailles), qui n’apparaissent que dans le top 10 du classement sur cinq ans, décrochent, pour la seule année 2017, la première et la troisième place.

        Lire le reportage :
         

          A Ipesup, la prépa privée des beaux quartiers, le changement dans la continuité



Classements des prépas ECS (économiques et commerciales, option scientifique)
Quatre-vingt-onze établissements sont référencés dans ce classement. La première place revient au lycée privé sous contrat Sainte-Marie (Lyon) et ses 97,1 % de taux de réussite moyen sur cinq ans. Suivent les prépas privées hors contrat Commercia (Paris) avec 94,9 %, Intégrale (Paris) avec 94,8 %, Ipesup (Paris) avec 90,4 %, et le lycée privé sous contrat Notre-Dame-du-Granchamp (Versailles) avec 88,5 %.
Notons que deux lycées parisiens Stanislas (privé sous contrat) et Henri-IV (public), septième et onzième, si l’on se concentre sur la moyenne sur cinq ans, se placent respectivement à la cinquième et à la troisième place en matière de taux de réussite pour la seule année 2017.

        Lire aussi :
         

                Comment doivent évoluer classes prépas et grandes écoles de management ?



Classements des prépas ECT (économiques et commerciales, option technologique)
Parmi les cinquante-trois établissements pris en compte, le lycée privé sous contrat Notre-Dame-du-Grandchamp (Versailles) qui, avec 70 % de réussite, décroche la meilleure moyenne du taux de réussite sur cinq ans, entre dans le top 11 des écoles de commerce.
Bien plus loin, les quatre établissements suivants sont des lycées publics : Turgot (Paris), avec 56,6 % ; La Résidence Casablanca (Maroc), avec 55,5 % ; Michelet (Vanves), avec 52,1 % ; et Ozenne (Toulouse), avec 45,5 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Représentants des syndicats et du patronat entament jeudi 11 janvier la première réunion de négociation sur la réforme de l’assurance chômage.
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Assurance-chômage : la France indemnise-t-elle mieux les demandeurs d’emploi que ses voisins ?

Représentants des syndicats et du patronat entament jeudi 11 janvier la première réunion de négociation sur la réforme de l’assurance chômage.



Le Monde
 |    20.01.2016 à 18h47
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 17h42
    |

            Aline Leclerc et 
                                Ismaël Halissat








                        



   


Représentants des syndicats et du patronat entament jeudi 11 janvier la première réunion de négociation sur la réforme de l’assurance chômage. Le gouvernement souhaite que certaines règles soient modifiées pour pénaliser le recours excessif aux contrats courts, ou ouvrir l’indemnisation aux démissionnaires ou aux indépendants.
A cette occasion, nous republions un article initialement écrit en 2016 sur la (difficile) comparaison entre les régimes d’assurance-chômage en Europe.
Qu’est-ce que l’assurance chômage ?
L’assurance chômage est un régime obligatoire de protection des salariés du privé. Elle est financée par une cotisation sur les salaires, à hauteur de 4 % pour les employeurs et 2,4 % pour les salariés.
Pour bénéficier de cette allocation, il ne faut pas avoir démissionné de son emploi. Les droits sont ouverts à partir de 610 heures ou 88 jours de travail (4 mois) dans les 28 mois qui précédent la fin du contrat (36 mois pour les salariés âgés de 53 ans et plus). Et le principe est d’un jour indemnisé pour un jour travaillé avec une limite de deux ans (et jusqu’à trois ans pour les plus de 55 ans). Le montant de l’allocation est compris entre 57 % et 75 % du salaire journalier de référence.
Pourquoi la comparaison avec d’autres pays est délicate ?
Comparer les systèmes de prise en charge des chômeurs en Europe est un exercice fort complexe car soumis à de multiples variables. Critères de prise en charge, montant de l’indemnisation, dégressivité ou non, durée de l’indemnisation, obligations du demandeur d’emploi : chaque pays applique ses propres règles.
L’Unedic, qui gère l’assurance chômage, a publié en 2016 un tableau comparatif de ces critères dans douze pays européens qui montre combien il est difficile de se faire un avis rapide et tranché. Une autre étude de la Dares, sur la situation en 2015, pointe aussi les difficultés d’une comparaison. Depuis ces études, les règles d’indemnisation ont légérement changé en France mais la logique globale demeure valable.
Systèmes forfaitaires, indexés ou mixtes
En Europe, deux systèmes différents sont à l’œuvre. Le premier, et le plus simple, est le système forfaitaire : le demandeur d’emploi perçoit la même somme, quel que soit son salaire précédent.
Il est appliqué au Royaume-Uni notamment : les plus de 25 ans perçoivent environ 87 euros par semaine et les moins de 25 ans environ 69 euros. Faiblement rémunérateur, en particulier pour les salaires moyens ou hauts, le système britannique n’exige pas de durée minimale de travail mais un montant minimal de cotisations payées sur les deux années précédentes. La durée d’indemnisation est fixe : six mois pour tout le monde.
La plupart des pays étudiés par l’Unedic ont cependant opté pour un système différent, qui indexe le montant de l’indemnisation du demandeur d’emploi sur son dernier salaire, appelé salaire de référence.
Le calcul de l’allocation française est l’un des plus complexes car il module l’allocation selon le niveau de l’ancien salaire du demandeur d’emploi, pour garantir aux plus bas revenus une meilleure indemnisation. En dessous de 1 143 euros brut, l’allocation du salarié sera de 75 %. Entre 1 143 et 2 118 euros brut, l’indemnisation combine un pourcentage du salaire et une allocation journalière minimale. Au-delà de 2 118 euros brut, l’allocation sera de 57 % du salaire.
En 2013, une étude du ministère du travail avait calculé qu’en France, les demandeurs d’emplois indemnisés au titre du chômage percevaient en moyenne 980 euros brut d’allocation par mois.
On peut comparer les différents taux d’indemnisation pratiqués en France avec les taux en vigueur chez nos voisins (nous avons retenu ceux dont le calcul était le plus simple).


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Des indemnités s'élevant à 90 % du salaire au Danemark 
Taux maximal d'indemnisation, en pourcentage du salaire de référence. Dans certains pays, ici en bleu, le montant de l'indemnisation est dégressif : elle réduit au fil des mois.

Source : Dares



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On constate que pour les salaires supérieurs à 2 000 euros, présenter la France comme un pays où l’on est « très bien indemnisé » – en sous-entendant « mieux que les autres » – est abusif, du moins pendant les premiers mois.
Car en France, ce montant reste le même pendant toute la durée d’indemnisation, à la différence de ce qui se pratique dans plusieurs pays européens (ci-dessus, en bleu) où le montant de l’indemnité est dégressif : il réduit au fil des mois.
Un système plus avantageux… pour les hauts salaires
Ainsi en Espagne, l’indemnité représente 70 % du salaire de référence pendant les six premiers mois mais tombe à 50 % au 7e mois ; en Italie, elle passe de 75 % à 60 % après six mois, et à 45 % après douze mois. Pour les chômeurs de longue durée, le système français devient alors plus avantageux.
L’assurance chômage en France est également mieux disante pour les hauts salaires car c’est en France que le plafond est le plus élevé pour le salaire de référence : jusqu’à 12 680 euros de salaire sont pris en compte. Ce qui représentera 6 291,90 euros net après déduction de la CSG et la CRDS.


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 L'allocation maximale est quatre à cinq fois supérieure en France
Montant maximal de l'allocation, en euros, calculé en fonction du plafond fixé pour le salaire de référence

Source : Unedic



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	//FONCTIONS GLOBALES
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//GRAPHE  
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Le montant maximum d’indemnisation est bien plus bas chez nos voisins européens. Mais ceci n’a évidemment d’incidence que pour les très hauts revenus.
Un jour travaillé, un jour indemnisé
Sur les douze pays européens étudiés par l’Unedic, la France est le pays qui ouvre des droits le plus tôt, à partir de quatre mois travaillés. Et celle-ci sera versée durant une période équivalente : quatre mois indemnisés pour quatre mois travaillés, douze mois indemnisés pour douze mois travaillés. Ce qui fait du régime français d’assurance chômage l’un des mieux-disants à cet égard : aux Pays-Bas, il faut par exemple travailler six mois pour ouvrir des droits à trois mois d’indemnisation seulement ; en Allemagne, il faut vingt-quatre mois de travail pour ouvrir des droits pendant douze mois ; en Espagne, il faut travailler six ans pour avoir droit à deux ans d’allocation.


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L'un des pays où la durée d'indemnisation est la plus longue
Nombre maximum de mois d'indemnisation des chômeurs de moins de 50 ans. En rouge, les pays où la durée ne dépend pas du nombre de mois travaillés.





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Des droits spécifiques pour les plus âgés
En revanche, les Pays-Bas offrent la durée d’indemnisation la plus longue : jusqu’à trente-huit mois pour les personnes qui ont travaillé cinq ans quel que soit leur âge. En France, les droits à l’indemnisation sont limités à vingt-quatre mois, sauf pour les plus de 50 ans (jusqu’à trente-six mois). Le Portugal applique la même discrimination et ouvre des droits jusqu’à vingt-six mois pour les plus de 45 ans, l’Allemagne ouvre jusqu’à vingt-quatre mois pour les plus de 58 ans.
Plusieurs pays (ci-dessus en rouge) prévoient une durée d’indemnisation prédéterminée quel que soit le nombre d’heures précédemment travaillées.
Les critères et méthode de calcul étant très différentes d’un pays à l’autre, il est donc difficile de décréter, en une phrase, qui indemnise le mieux ses chômeurs : les bas salaires sont mieux protégés en France, mais un salarié aux revenus moyens au chômage moins de sept mois est mieux indemnisé en Espagne. Quant aux chômeurs de longue durée, ils recevront des indemnités durant une année supplémentaire aux Pays-Bas. Qui, alors, aura gagné le plus ?
D’autres critères à comparer
S’ajoutent également des différences d’un pays à l’autre dans les obligations pesant sur les chômeurs (ne pas refuser deux « offres raisonnables d’emplois » en France, accepter des offres de salaire inférieur au bout de trois mois d’indemnisation en Allemagne…), ou les aides sociales auxquelles un demandeur d’emploi peut être éligible.
En janvier 2015, Isabelle Grandgérard-Rance, directrice adjointe des affaires juridiques de l’Unedic, concluait ainsi son étude comparative :
« Si l’on prend la durée d’indemnisation, les conditions d’accès et les montants d’indemnisation, la France se situe dans la moyenne haute des pays européens. Pour autant, si l’on prend des parcours d’individus sur une durée de cinq ans, intégrant à la fois des périodes de couverture d’assurance chômage et des dispositifs de solidarité, le système d’indemnisation du chômage en France se situe dans la médiane des pays européens. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La banque a réalisé avec succès sa première transaction de souscription dans un fonds de placement en utilisant la technologie blockchain.
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BNP Paribas expérimente la technologie blockchain

La banque a réalisé avec succès sa première transaction de souscription dans un fonds de placement en utilisant la technologie blockchain.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 18h02
    |

            Jérôme Porier








                        



   


BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) a réalisé avec succès sa première transaction de souscription dans un fonds en utilisant la technologie blockchain tout au long de la chaîne de transaction, a annoncé la banque le 10 janvier. Effectué fin 2017, il s’agit du premier test qui s’appuie sur l’interopérabilité entre des blockchains indépendantes.
Cette annonce marque une étape importante pour la distribution de fonds, et plus généralement pour l’industrie de la gestion collective. En effet, la transaction effectuée couvrait chaque étape du processus, de l’instruction de l’ordre jusqu’à l’exécution de l’opération.
Le premier intérêt de l’utilisation de cette technique est de simplifier le back-office, c’est-à-dire de fluidifier le traitement des opérations de trésorerie interne de la banque. Actuellement, le traitement administratif d’un achat (ou d’une vente) de parts de fonds nécessite une série d’intervenants pour enregistrer la transaction, récolter les données, mettre à jour les registres concernés, etc.

        Lire aussi :
         

                Six questions pour tout savoir — ou presque — du bitcoin



Chacun devant se soumettre à des processus très stricts, l’opération peut parfois prendre plus d’une dizaine d’heures. Ce qui signifie qu’un ordre de ventes de parts de Sicav ou de fonds de placement collectif (FCP) ne sera finalisé que le lendemain du passage de l’ordre.
Demain, grâce à la technologie blockchain, le nombre d’étapes et d’intermédiaires sera réduit, avec une plus grande sécurité puisque tous les acteurs de la chaîne se référeront au même protocole, réputé inviolable.
Cette nouvelle procédure devrait engendrer une source d’économies importante pour la banque, et un gain de temps appréciable pour le client final, dont les ordres seront exécutés et enregistrés de façon presque instantanée.

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                Les alléchantes promesses de la blockchain



« D’ici à 2 ou 3 ans, l’utilisation de cette technologie pourrait se généraliser, anticipe Fabrice Silberzan, président de BNP Paribas AM. Il pourrait en résulter une augmentation des volumes de transaction car l’industrie de la gestion collective va gagner en fluidité et en efficacité. L’intérêt commun des sociétés de gestion et de leurs clients est de rendre la chaîne de production des fonds la plus efficiente possible ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’IEP parisien a présenté le projet architectural retenu pour son nouveau site de l’hôtel de l’Artillerie, tout proche des locaux historiques de la rue Saint-Guillaume.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Sciences Po dévoile les contours de son futur campus parisien

L’IEP parisien a présenté le projet architectural retenu pour son nouveau site de l’hôtel de l’Artillerie, tout proche des locaux historiques de la rue Saint-Guillaume.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 17h29
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h06
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Sciences Po a ouvert en grande pompe les portes de l’hôtel de l’Artillerie, jeudi 11 janvier, et présenté le projet de son nouveau campus vitrine, en présence de la maire de Paris, Anne Hidalgo, et de la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal.
Le réaménagement de ces 14 000 m2, tous proches du siège historique de Sciences Po, rue Saint-Guillaume, a été confié à un consortium d’agences comprenant notamment les agences Wilmotte & associés, Moreau Kusunoki et Sasaki, a annoncé l’institut d’études politiques parisien.
Construit entre 1682 et 1740, cet ancien couvent des dominicains a été reconverti, à la Révolution, pour un usage militaire. Des explosifs y ayant été fabriqués jusqu’en 1964, un important travail de dépollution est prévu, car le projet architectural prévoit d’ajouter un étage en sous-sol, éclairé par des verrières et permettant notamment d’abriter une bibliothèque de mille mètres carrés. Un potager et un jardin des Savoirs sont également prévus.
« Les lieux de savoir doivent être beaux »
Une partie du site est classé Monument historique, un atout pour Charline Avenel, secrétaire générale de Sciences Po chargée du projet : « Les lieux de savoir doivent être beaux et l’on doit s’y sentir bien », annonce-t-elle, en notant que des grandes universités comme Princeton ont des « espaces très qualitatifs », et qu’un tel cadre de vie permet, à défaut de salaires très élevés, d’attirer des enseignants internationaux.
Sciences Po entend en faire un campus du futur, avec un lieu pour les start-up, une « newsroom » pour l’école de journalisme, des salles pour l’innovation pédagogique et des espaces modulables et décloisonnables. Il s’agit de s’adapter à la « mutation très profonde de notre métier : avec le numérique, une nouvelle université pourra s’inventer », explique Frédéric Mion, directeur de Sciences Po.
Chacune des écoles internes de Sciences Po (droit, affaires publiques, management de l’innovation, journalisme, etc.) aura une attache et certains de ses cours à l’Artillerie, laquelle comptera également une cafétéria, un jardin, un amphithéâtre extérieur.

   


« L’Etat a chèrement vendu sa peau »
Sciences Po lorgnait ce site depuis des années. Son rachat au ministère de la défense, rendu possible par la création de l’état-major central des armées, à Balard (Paris 15e), avait fait l’objet de critiques, et de retards, en raison du prix, finalement fixé à 93 millions d’euros, taxes comprises. « L’Etat a chèrement vendu sa peau », a défendu M. Mion, jeudi.
Mais ces atermoiements auront aussi bénéficié à l’institution, qui a pu profiter de la baisse des taux d’intérêt. Et celle-ci, en regroupant sur ce nouveau site des activités disséminées dans le quartier, économisera environ 11 millions d’euros de loyers, soit environ les échéances du prêt de 160 millions d’euros qu’elle a contracté pour l’opération.

        Lire aussi :
         

                Sciences Po acquiert l’hôtel de l’artillerie pour créer son campus parisien



Ce prêt est garanti (à hauteur des trois quarts) par la Ville de Paris, soucieuse de garder dans le quartier cette institution de prestige. Pour boucler l’ensemble du projet, la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) apporte aussi 10 millions d’euros sur ses fonds propres, et 20 millions doivent être levés sous forme de dons et de mécénat.

   


Mille mètres carrés de plus qu’aujourd’hui
En 2021, Sciences Po bénéficiera finalement de 45 000 m2 dans le quartier, soit mille de plus qu’aujourd’hui, répartis sur deux sites voisins dont elle sera intégralement propriétaire. L’ouverture est prévue pour la rentrée de septembre 2021, à l’occasion de la célébration des 150 ans de la création de l’école par Emile Boutmy, en 1871 :

        Lire notre récit sur la création de l’école :
         

          Sciences Po, le renouvellement des élites



Ce nouveau campus va « parachever la réinvention de cette institution », a salué la ministre de l’enseignement supérieur et de l’innovation, Frédérique Vidal, rendant hommage à la « vision » de son ancien directeur, Richard Descoings, et à sa mise en œuvre par son successeur, Frédéric Mion.

        Lire aussi :
         

                Comment Sciences Po s’est internationalisé



Les évolutions de ces dernières années, avec notamment l’ouverture sociale et internationale, en ont fait, selon elle, une université qui répond aux standards mondiaux les plus élevés. « Le résultat, je tiens à vous le dire, est tout simplement impressionnant », a déclaré la ministre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ L’annonce de Séoul a fait baisser de près de 12 % le cours de la devise virtuelle.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Panique sur le bitcoin : la Corée du Sud pense à interdire l’échange de cryptomonnaies

L’annonce de Séoul a fait baisser de près de 12 % le cours de la devise virtuelle.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 18h03
    |

                            Sidahmed Chikhbled








                        



   



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                Le cours du bitcoin décroche violemment



Nouveau coup de froid pour le bitcoin. La monnaie virtuelle a plongé de 12 %, jeudi 11 janvier, à 14 000 dollars (11,6 milliards d’euros), portant à 30 % sa baisse depuis son plus haut, en décembre 2017, après que la Corée du Sud a annoncé qu’elle envisageait d’interdire l’échange de l’ensemble des cryptomonnaies sur son territoire. « Il y a de grandes inquiétudes au sujet des monnaies virtuelles et le ministère de la justice prépare une loi » en ce sens, a annoncé le ministre sud-coréen, Park Sang-ki. D’autres devises virtuelles, comme l’ether ou le litecoin, ont aussi été affectées, avec des chutes de respectivement 15 % et 13 %.
L’annonce a fait un choc dans un pays qui s’est pris de passion pour ces devises virtuelles : 20 % des transactions mondiales passent par la Corée du Sud. Devant le tollé suscité par ces propos – les investisseurs ont inondé le site Internet du palais présidentiel sud-coréen de courriels –, le gouvernement a assuré que la fermeture n’était qu’« une des mesures envisagées par le ministère de la justice ».
Les nuages s’accumulent

        Lire aussi :
         

                L’Autorité des marchés financiers met en garde Nabilla, nouvelle gourou du bitcoin



Les nuages s’accumulent sur le bitcoin. La déclaration du ministre sud-coréen intervient après celle du gouvernement chinois, qui menace d’interdire les fermes de minage, gigantesques hangars qui permettent de fabriquer des bitcoins. Or la Chine fournit plus de 70 % de la puissance informatique mondiale nécessaire pour la production et l’échange de la devise dans le monde.
Pekin voit d’un mauvais œil la prolifération des mineurs sur son territoire. Les perspectives d’un blanchiment d’argent de masse par le biais des monnaies virtuelles et d’une spéculation incontrôlable sont les principales raisons de la méfiance de la Chine. L’aspect énergétique a aussi incité les autorités à se pencher sur la monnaie virtuelle, car ces fermes utilisent une quantité d’électricité phénoménale. A tel point que la compagnie d’électricité Sichuan a décidé d’interdire à ses centrales électriques de fournir l’électricité indispensable aux fermes de minage.
Un engouement qui ne risque pas de faiblir

        Lire aussi :
         

                Et si le bitcoin remplaçait le franc CFA ?



Pour les mineurs, c’est toute une économie parallèle qui risque de s’effondrer. Le Bitcoin Energy Consumption Index estime que les profits générés chaque année par cette activité de minage seraient de l’ordre de 12,6 milliards de dollars (10,5 milliards d’euros) dans le monde…

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                « La frénésie autour du bitcoin rappelle qu’il n’y a pas d’économie sans bulles »



Néanmoins, l’engouement dont profitent les cryptomonnaies ne risque pas de faiblir de sitôt. La messagerie Telegram voudrait créer sa propre cryptomonnaie, « gram », pour permettre à ses 180 millions d’utilisateurs de payer en utilisant sa plate-forme. L’ancien géant de la photographie Kodak a, lui aussi, décidé de lancer sa monnaie virtuelle, le kodakcoin, en s’appuyant sur une interface destinée aux photographes. A la suite de cette annonce du mardi 9 janvier, l’entreprise a vu son titre grimper de 240 % en Bourse en deux jours. La fièvre n’est pas prête de retomber.



                            


                        

                        


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<filnamedate="20180111"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180111"><AAMMJJHH="2018011119">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Amnesty International dénombre cinq morts parmi les 3 700 personnes arrêtées lors des manifestations. Les autorités ont reconnu deux suicides.
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Iran : plusieurs cas de morts en détention font craindre la pratique de la torture en prison

Amnesty International dénombre cinq morts parmi les 3 700 personnes arrêtées lors des manifestations. Les autorités ont reconnu deux suicides.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 12h24
    |

            Louis Imbert








                        



   


Alors que 3 700 personnes ont été arrêtées depuis le début de la vague de contestation en Iran selon un parlementaire réformateur, Mahmoud Sadeghi, une première mort en détention a été rendue publique, le 8 janvier. Selon la version officielle des autorités, Sina Ghanbari, 23 ans, « s’est suicidé par pendaison, le 6 janvier, dans les toilettes de l’une des sections d’Evin », une prison du nord de Téhéran, devant laquelle campent des familles de détenus en attente de nouvelles de leurs proches.

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L’organisation Amnesty International évoque cinq morts en détention depuis le début de la répression : elle réclame au gouvernement iranien « une enquête immédiate » et l’exhorte à prendre « toutes les mesures nécessaires pour protéger les détenus contre la torture ».
Plusieurs officiels, dont M. Sadeghi, avaient tôt mis les autorités en garde contre une répétition de la tragédie de Kahrizak, un centre de détention de la banlieue de Téhéran, dans lequel quatre jeunes Iraniens étaient morts, en 2009, durant les manifestations contre la réélection controversée de l’ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. L’Etat avait alors reconnu sa responsabilité. Le juge Saïd Mortazavi, qui avait autorisé le transfert de manifestants dans ce centre réservé aux prisonniers de droit commun, avait été condamné à deux ans de prison.
Depuis mercredi, des images de la tombe de Sina Ghanbari circulent sur Twitter (il aurait été enterré le 7 janvier dans la banlieue de Téhéran). Une autre image – un portrait du jeune homme, un peu enrobé, aux yeux rieurs derrière ses lunettes – annonce une cérémonie en sa mémoire, prévue vendredi 12 janvier. Le lieu, un quartier pauvre du sud de Téhéran, laisse présumer de ses origines modestes.
Le procureur d’Arak, un chef-lieu de province du centre du pays, a annoncé, le 9 janvier, le suicide en détention d’un deuxième manifestant, sans préciser son nom. « Il existe un enregistrement vidéo, qui montre son suicide », a-t-il précisé. L’homme se nommerait Vahid Heydari, selon l’avocate iranienne et militante des droits de l’homme Nasrin Sotoudeh.
Mme Sotoudeh a affirmé qu’un troisième jeune homme, Mohsen Adeli, était mort en prison à Dezfoul, dans le sud-ouest du pays. Auprès de sa famille, les autorités auraient évoqué un suicide mais elles ont également affirmé publiquement qu’il avait été blessé à la tête par un tir d’arme à feu, probablement durant les manifestations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Un juge californien a ordonné à l’administration Trump, mardi 9 janvier, de rétablir un programme instauré par Barack Obama, et qui a permis de régulariser près de 700 000 personnes.
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Comprendre la situation des « dreamers », jeunes immigrés aux Etats-Unis

Un juge californien a ordonné à l’administration Trump, mardi 9 janvier, de rétablir un programme instauré par Barack Obama, et qui a permis de régulariser près de 700 000 personnes.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 16h16
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 17h08
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        



   


Le programme Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA) a été instauré en 2012 pour protéger les jeunes arrivés illégalement sur le territoire américain. Depuis, près de 800 000 dreamers (rêveurs), comme on les surnomme, se sont vu accorder le droit de travailler et d’étudier légalement aux Etats-Unis pendant deux ans renouvelables.
Mais Donald Trump, en septembre 2017, a annoncé la fin du dispositif et a donné six mois au Congrès pour trouver une solution permanente. Une décision qui a déclenché un déferlement de contestations. La dernière en date relève de la justice. Mardi 9 janvier, un juge de district de San Francisco (Californie), William Alsup, saisi par la présidente de l’université de Californie, Janet Napolitano, a ordonné au gouvernement de remettre en application le programme.
Qui est concerné par le programme DACA ?
Ce dispositif s’adresse aux immigrés entrés sur le sol américain avant l’âge de 16 ans ou qui avaient moins de 31 ans en juillet 2012. Pour y être éligible, il ne faut pas avoir commis de délit majeur et être scolarisé, avoir obtenu un diplôme similaire au baccalauréat ou, à défaut, avoir été engagé dans l’armée américaine.
Les dreamers sont principalement originaires du Mexique, du Salvador, du Guatemala et du Honduras. Plus d’un quart d’entre eux vivent en Californie, où ils sont près de 198 000, et au Texas, où ils sont 113 000, selon le Migration Policy Institute.
Pourquoi M. Trump a-t-il annoncé la fin de ce programme ?
Désormais, le site du centre américain de l’immigration affiche : « Si vous n’avez jamais bénéficié de ce programme [DACA], vous ne pouvez plus postuler. » Et bientôt, il ne sera plus possible de renouveler son permis de séjour non plus.
La décision prise par M. Trump a été qualifiée de « cruelle » par Barack Obama, à l’initiative de ce programme :
« Il s’agit de savoir si nous sommes des personnes qui expulsent de jeunes travailleurs plein d’espoirs hors de l’Amérique ou si nous les traitons de la manière dont nous aimerions que nos enfants soient traités. »

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Les défenseurs du programme DACA soulignent que ces jeunes immigrés contribuent activement à l’économie américaine. Une étude menée par le Centre pour le progrès américain, un think tank progressiste, qui a interrogé trois mille bénéficiaires en août 2017, a établi que 97 % d’entre eux travaillaient ou étaient scolarisés.
Donald Trump, qui avait qualifié le dispositif d’« amnistie illégale », souhaite mettre fin à ce qu’il appelle « l’immigration en chaîne ». Il a également précisé, concernant la proposition de loi que le Congrès doit élaborer : « Cela doit aussi être une loi qui nous permette de sécuriser notre frontière », en référence à la construction du fameux mur entre les Etats-Unis et le Mexique. Cela étant la première phase du plan de réforme de l’immigration du président américain.
Après s’être concentré sur les dreamers et la sécurité aux frontières, le président américain envisage une réforme générale de la politique migratoire. Au total, 11 millions d’immigrés, autres que les bénéficiaires du programme DACA, pourraient être inquiétés.
Où en est l’abrogation du programme DACA ?
Donald Trump se heurte néanmoins à de sévères obstacles. Le 6 septembre 2017, à la suite de l’annonce du président, quinze Etats ont porté plainte contre la fin du programme. Puis, le 11 septembre, encore quatre Etats, dont la Californie, ont fait de même, considérant cette mesure « anticonstitutionnelle ».
Le juge californien William Alsup considère que l’opinion du ministère de la justice selon laquelle le dispositif serait illégal est fondée sur « une base juridique défectueuse ». Il estime même que le programme devrait être remis en place en attendant que le litige soit résolu.
Mais la décision du juge pourrait être cassée par une cour de degré supérieur, comme la Cour suprême, et n’est donc que temporaire. D’ailleurs, le ministère de la justice compte répliquer et « continuera à défendre vigoureusement sa position », ainsi que l’a déclaré l’un de ses porte-parole.

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Le temps presse pour le président, qui a qualifié de « scandaleuse » la décision de William Alsup. Républicains et démocrates doivent trouver un compromis d’ici à début mars (le programme prend officiellement fin le 5 mars), afin d’arriver à bout de ce que Donald Trump a appelé une « loi d’amour ».



                            


                        

                        


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Analyse

Au Liberia, le nouveau président Weah comptable d’un beau moment démocratique

Il revient à l’ancienne star du football, élu fin décembre 2017 à la tête du pays, de ne pas brader la confiance, ni les espoirs placés en lui par l’électorat.

Christophe Châtelot
    



LE MONDE
              datetime="2018-01-11T17:18:34+01:00"

        Le 11.01.2018 à 17h18






    
Le président libérien, George Weah, à Monrovia, le 30 décembre 2017.
Crédits : THIERRY GOUEGNON/REUTERS


Analyse. L’élection de George Weah à la présidence du Liberia un lendemain de Noël est une bonne nouvelle pour le continent africain. Il ne s’agit pas ici d’un jugement de valeur anticipé porté sur l’aptitude d’une ancienne star du football à devenir un grand chef d’Etat qui remettrait sur pied ce petit pays d’Afrique de l’Ouest martyrisé par d’indicibles guerres civiles. Sur ce plan, George Weah doit faire ses preuves.

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Si sa large victoire – 61,5 % des suffrages contre 38,5 % pour son adversaire, le vice-président sortant, Joseph Boakai (73 ans) – comporte des sources de satisfaction, c’est au regard des standards démocratiques. On a pu craindre le pire au lendemain du premier tour organisé dans une certaine confusion le 10 octobre 2017 et rapidement contesté par plusieurs candidats battus. On voyait alors se profiler le spectre de ces élections tronquées, de ces décisions biaisées rendues par des commissions électorales qui n’ont d’indépendantes que leur nom et dont l’objectif n’est autre que de perpétuer les régimes en place, soient-ils d’emblée frappés d’illégitimité.
Respect de la Constitution
L’histoire locale confortait les pessimistes. Jusqu’en 1951, date tardive de l’instauration du suffrage universel, seuls les « Congo » – surnom donné à Monrovia aux descendants des esclaves affranchis aux Etats-Unis qui fondèrent le Liberia en 1822 – avaient le droit de vote. En d’autres termes, 90 % de la population, les « natives », étaient exclus de la vie politique. Les années suivantes, la démocratie balbutia dans l’étreinte du parti unique, puis étouffa sous les coups d’Etat et les guerres civiles qui ensanglantèrent le pays de 1990 à 2003 (environ 250 000 morts pour 4 millions d’habitants).
Il fallut attendre l’arrivée à la présidence d’Ellen Johnson Sirleaf, en 2005, pour que le Liberia connaisse sa première élection démocratique et pluraliste. Première femme africaine à occuper un tel poste, la Prix Nobel de la paix a été réélue six ans plus tard, en 2011. Mais sa victoire était obscurcie par le boycottage de son principal opposant et de son colistier, George Weah, qui dénonçaient des fraudes.
Rien de tel cette fois-ci. En amont du scrutin, rappelons qu’Ellen Johnson Sirleaf, 79 ans, n’a jamais cherché à tripatouiller la Constitution – un sport continental – pour contourner la règle qui fixe à deux le nombre de mandats présidentiels qu’une même personne est autorisée à effectuer. Respect de la Constitution, donc.

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Quant au scrutin proprement dit, les centaines d’observateurs nationaux et internationaux déployés dans tout le pays l’ont jugé libre, transparent et équitable. Seul bémol, une certaine désorganisation au premier tour qui ne relevait pas toutefois d’une volonté de biaiser le vote. Les recours déposés devant la commission électorale nationale et la Cour suprême ont d’ailleurs été examinés, puis retoqués avec pour seule conséquence un glissement du calendrier électoral de quelques semaines. Personne n’a contesté cette décision ni crié à la manipulation par des institutions aux ordres.
Immédiatement après l’annonce de la victoire de George Weah, son adversaire malheureux s’est d’ailleurs empressé de féliciter le vainqueur. « Je ne serai pas le capitaine du bateau, mais mon souhait le plus fervent est que le navire de l’Etat vogue toujours sans encombre. Mon amour pour le pays est plus profond que mon désir d’être président », a déclaré publiquement Joseph Boakai. Un fair-play respectueux du scrutin, des électeurs et des institutions qu’aucun politicien libérien n’avait eu avant lui.
Une forte légitimité
Une autre bonne nouvelle tient à la légitimité du nouveau président du Liberia. Certes le taux de participation a chuté de vingt points entre les deux tours (de 75 % à 55 %). Mais George Weah l’a emporté dans tous les comtés du pays, sauf un, celui d’où Joseph Boakai est originaire, à l’issue d’une campagne électorale paisible.
« Mister George », comme le surnomment les Libériens, est dorénavant comptable de ce beau moment démocratique. Il lui revient en effet de ne pas brader cet acquis, ni la confiance, ni les espoirs placés en lui par l’électorat. C’est là que l’ancien Ballon d’or – seul joueur africain à avoir obtenu cette distinction consacrant le meilleur joueur évoluant en Europe – jouera sa partie la plus difficile.

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Car George Weah a beaucoup promis, notamment la gratuité de l’enseignement et de la santé, secteurs totalement sinistrés. Il a fait miroiter des emplois aux armées de jeunes désœuvrés (85 % des moins de 25 ans) et d’attirer des investisseurs étrangers alors que le pays manque d’infrastructures et d’énergie électrique.
Le Liberia ne s’est jamais vraiment relevé de ces terribles années de guerres civiles, ni, dans une moindre mesure, de l’épidémie d’Ebola de 2014-2015 (4 800 morts) qui a éreinté des hôpitaux déjà rares et moribonds et a fait détaler les quelques grosses entreprises minières présentes dans le pays. En 2016, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) classait ainsi le Liberia à la 177e place, sur 188 pays, dans son index du développement humain basé sur l’espérance de vie, l’accès à l’éducation et le PIB par habitant.
Eradiquer de la corruption
A juste titre, George Weah s’indigne. Légitimement, il a aussi stigmatisé le bilan d’Ellen Johnson Sirleaf. La Prix Nobel de la paix a certes redoré l’image du pays à l’étranger, maintenu la paix ainsi que la sécurité et libéré le droit d’expression. Mais sa présidence a aussi été dominée par le népotisme et la corruption, en toute impunité pour leurs auteurs. Un exemple, cynique, criminel ? La Croix-Rouge internationale a révélé, en novembre 2017, que 5 millions d’euros attribués, à l’époque de l’épidémie, au Liberia pour la lutte contre le virus Ebola avaient été détournés alors que les hôpitaux manquaient de tout.

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Evidemment, George Weah a aussi promis d’éradiquer la corruption. Mais à ce chapitre, comme aux autres, le candidat a oublié de dire comment il allait s’y prendre. Et avec qui ? Les ralliements massifs des autres candidats ou des caciques du précédent régime ont-ils été négociés au prix du statu quo et de l’impunité des voleurs en cols blancs ?



Les jeunes des quartiers populaires – la moitié de l’électorat a moins de 33 ans – ont massivement voté pour George Weah. L’ancien enfant des bidonvilles né en 1966 dans la fange de Clara Town, à Monrovia, devenu star, est perçu comme l’un des leurs, comme l’incarnation d’un rêve que la misère n’est pas une malédiction congénitale. A lui de ne pas les décevoir.


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Article sélectionné dans La Matinale du 10/01/2018
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Assurance-chômage : la guerre de succession au Medef plane sur les négociations

Syndicats et patronat se retrouvent jeudi pour une première réunion sur ce dossier sensible.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 11h26
    |

            Sarah Belouezzane et 
Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            

L’histoire pourrait-elle se répéter ? A l’heure où les partenaires sociaux se réunissent, jeudi 11 janvier, pour parler d’assurance-chômage, certains se demandent si le Medef ne risque pas de renouer avec ses vieux démons, avec en toile de fond la succession de Pierre Gattaz. En 2016, embourbée dans des batailles internes, l’institution de l’avenue Bosquet, à Paris, avait refusé de donner un mandat à son négociateur pour signer une nouvelle convention, obligeant le gouvernement à prolonger celle qui était déjà en vigueur depuis deux ans. C’est in extremis, et après une guerre intestine qui avait vu certaines fédérations quitter le pôle social, que le syndicat patronal avait fini par donner son feu vert en mars 2017.
Jeudi, ce ne sera certes pas une nouvelle convention à définir qui sera au menu de la réunion, mais la réforme du système d’indemnisation telle que l’a pensée Emmanuel Macron dans son programme. Comme pour l’apprentissage et la formation professionnelle, le gouvernement a demandé aux organisations syndicales et patronales de travailler sur la façon de mettre en œuvre ses promesses de campagne en ce qui concerne l’assurance-chômage. Mais, à en croire certains qui ont déjà commencé les concertations sur les deux premiers thèmes, les discussions s’avèrent plus délicates que prévu. Pour eux, une seule raison à cela : les lignes de fracture qui s’expriment au sein du Medef en amont de l’élection pour la présidence qui aura lieu en juillet.
« Le contexte électoral ne facilite vraiment pas les négociations avec le patronat », affirme sans ambages Yvan Ricordeau, négociateur formation professionnelle et apprentissage de la CFDT. Il en veut pour preuve « le fait qu’ils aient mis autant de temps avant d’arriver avec une proposition de texte patronal. Cela montre qu’ils ont des soucis pour prendre des décisions ». Le syndicaliste l’admet cependant volontiers : « Ce ne sont pas vraiment des éléments objectifs, mais on sent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Processeurs ultrapuissants, moteur à hydrogène, détecteur de conduite agressive, camionnette du futur… Le Consumer Electronics Show passe la vitesse supérieure.
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Vues à Las Vegas, les six innovations qui feront la mobilité de demain

Processeurs ultrapuissants, moteur à hydrogène, détecteur de conduite agressive, camionnette du futur… Le Consumer Electronics Show passe la vitesse supérieure.



Le Monde
 |    11.01.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
11.01.2018 à 16h55
    |

                            Éric Béziat








                        


Devenu l’un des plus importants rendez-vous pour les technologies de l’industrie automobile, le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas offre au visiteur son lot de produits et de concepts. Nous en avons sélectionné six, qui racontent, chacun, une tendance de la mobilité de demain.

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Le vrai cerveau de la voiture autonome

   


Ils portent les noms de « Xavier » et « Pegasus ». Vus par le néophyte, ils ressemblent à ces circuits intégrés qui se dévoilent quand vous ouvrez le ventre d’un ordinateur. Ces banales cartes de calcul sont les processeurs les plus avancés pour la voiture autonome de demain que l’on puisse voir à Las Vegas. Ils sont proposés à l’industrie automobile par l’une des entreprises les plus importantes en matière d’intelligence artificielle embarquée et de réseaux neuronaux : la société californienne NVidia.
Ces tablettes de plastique, d’acier et de silicium, aux dimensions d’une plaque d’immatriculation du Nevada, ont des capacités de calcul réservées habituellement aux batteries de gros ordinateurs qui remplissent le coffre des actuels prototypes de voiture autonome.
Xavier et ses 9 milliards de transistors réalisent 9 000 milliards de calculs par seconde. Il est dimensionné pour la conduite autonome de niveau 3 (autonomie partielle sur autoroute, par exemple). Quant à Pegasus, il est constitué de deux Xavier auxquels on a ajouté deux cartes graphiques, ce qui lui permet d’atteindre la capacité monstrueuse de 320 000 milliards de calculs par seconde. Pegasus convient à l’état ultime de la voiture sans chauffeur : les niveaux 4 et 5.
« Nous offrons à l’industrie automobile des produits déjà prêts à être industrialisés », explique Fred Cohen, responsable marketing de la division automobile de NVidia (qui, pour le moment, réalise 90 % de son chiffre d’affaires dans les jeux vidéo et les data centers). Mais l’ambition de la firme de Santa Clara dans l’automobile est considérable et ses clients actuels et futurs se bousculent sur le stand. Signe qui ne trompe pas : Carlos Ghosn, habituellement avare de remarques sur ses fournisseurs, a cité NVidia pour en faire l’éloge lors de sa conférence de presse au CES, mardi 9 janvier.
Une voiture qui nettoie l’air

   


L’un des grands défis de l’automobile de demain, c’est d’être neutre en matière d’émission de CO2 ainsi que de pollution atmosphérique. Avec son modèle Nexo, le géant coréen Hyundai affirme aller plus loin, puisque la voiture qui roule à l’hydrogène non seulement n’émet aucun polluant mais en plus nettoie l’air.
Ce nouveau SUV (Sport Utility Vehicle ou 4x4 urbain), qui sera doté de capacités d’aide à la conduite très avancées, fait fonctionner son moteur à l’aide d’une pile à combustible alimentée par de l’hydrogène liquide mais aussi par l’oxygène de l’air qui a été préalablement filtré puis humidifié. Le résultat c’est que 99,9 % des particules très fines qui entrent dans le capot sont piégées, prétend le constructeur.
La Hyundai Nexo sera commercialisée dès cette année sur plusieurs marchés, dont la Corée. A ce stade, le constructeur n’a pas précisé dans quels autres pays la voiture serait disponible.
L’automobile écran

   


C’est acquis, et c’est déjà une réalité, les écrans seront de plus en plus omniprésents dans l’habitacle de la voiture : sur le tableau de bord, sur le pare-brise, sur le volant, accessibles aux passagers arrière… Au détour de plusieurs stands, on s’aperçoit que la prochaine étape qui se dessine est l’écran à l’extérieur du véhicule, essentiellement destiné à dialoguer avec les usagers de la route.
Ainsi, le concept de la Smart Vision EQ (groupe Daimler), visible sur le stand de Mercedes, dispose d’un écran sur la face avant du capot qui par des flèches, un jeu de couleurs et même tout simplement des mots, fait savoir au piéton ou au cycliste qu’il s’apprête à tourner, à s’arrêter à avancer. On trouve un système équivalent sur des véhicules concepts de Toyota.
Chez Ford, ce n’est pas à proprement parler un écran qui équipe l’une des voitures expérimentales du constructeur américain, mais de grandes diodes lumineuses qui font passer des messages à l’aide de changements de couleur et d’intensité.
Cette recherche d’un dialogue entre la voiture et les humains est rendue nécessaire par l’arrivée des robots-taxis, sans chauffeur (et même dans certaines circonstances sans personne à bord). Les échanges de regards ou de gestes ont leur importance. Ils permettent au piéton de comprendre qu’il a été vu, au camionneur de proposer à un plus petit véhicule de passer. L’absence future de conducteurs nécessite de réinventer ces interactions.
Le capteur qui traque la conduite agressive

   


C’est un petit objet noir conique. Il se branche sur l’allume-cigare de la voiture et a la capacité – avec ses accéléromètres – de distinguer entre les types de conduite de Monsieur X (calme avec des accélérations mesurées et des freinages anticipés) et de Madame Y (nerveuse aux fortes accélérations et aux freinages brusques).
Proposé par Bosch, ce gadget incarne une évolution : celle de la surveillance du conducteur. Une tendance qui est aussi un marché. Cette technologie intéresse les assureurs, qui pourront ainsi individualiser les primes d’assurance selon le mode de conduite, et les gestionnaires de flottes de véhicules, qui amélioreront leurs coûts (usure, consommation) et la gestion des risques.
Il permet, enfin, de démocratiser l’« e-call », ce système d’appel d’urgence, automatique en cas de crash, intégré aujourd’hui à certains véhicules haut de gamme. Le capteur est, en effet, connectable au smartphone du conducteur et peut générer un appel en cas d’accident détecté.
Les constructeurs fouillent notre cerveau

   


C’est l’une des modes du CES 2018 : du vénérable Ford à la toute jeune Byton, en passant par les nombreux équipementiers présents, les industriels de l’automobile s’apprêtent à barder les futures voitures de capteurs de santé qui prendront votre pouls, votre tension, votre température, repéreront votre degré de vigilance ou d’endormissement.

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                Byton ou la nouvelle incarnation du futur automobile



Nissan franchit une étape supplémentaire avec un système permettant de savoir ce qui se passe dans votre cerveau pendant la conduite. Une sorte de casque de vélo (relativement encombrant) – en fait, un encéphalographe – enregistre les ondes du cerveau et cartographie les zones activées. Des algorithmes permettent de signaler à l’ordinateur du véhicule que le conducteur va tourner ou freiner quelques millisecondes avant la manœuvre.
Nissan propose d’utiliser ce très court temps d’avance pour faciliter l’action à venir (en anticipant un mouvement du volant ou une action sur les freins). Le système qui repère aussi les moments d’inconfort du conducteur anticiperait, selon le constructeur, les situations critiques pour améliorer la sécurité.
Tracteurs et magasins mobiles

   


Robotisation et autonomisation des automobiles suscitent la créativité des constructeurs pour inventer de nouveaux véhicules, en particulier adaptés à l’univers du travail. On peut citer le robot de Honda, 3D Empower, tout terrain et autonome, qui aidera à porter des charges à la demande.
Plus surprenant encore est le e-Palette Concept de Toyota, une sorte de camionnette-magasin entièrement électrique, autonome et connectée. L’engin est aménageable au gré des besoins (livraison de colis, transport à la demande, commerce en ligne itinérant). La souplesse d’utilisation permet de le partager entre plusieurs entreprises, et ce même si lesdites sociétés ont des activités et des besoins très différents.
Six sociétés se sont associées à Toyota pour concevoir et promouvoir ce nouveau concept de mobilité commerciale : Uber, Didi, Pizza Hut, Amazon et Mazda.



                            


                        

                        


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Compte rendu

Au Maroc, l’arrestation d’un Français accusé de pédophilie provoque la colère des habitants

Un rassemblement a eu lieu à Fès pour dénoncer le tourisme sexuel de plus en plus répandu dans le royaume chérifien.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 11.01.2018 à 12h56






    
Au Maroc en septembre 2017.
Crédits : FADEL SENNA/AFP


Accusé d’avoir agressé sexuellement deux Marocaines âgées de 10 et 13 ans, un ressortissant français de 58 ans a été interpellé début janvier à Fès (centre) par la police marocaine. Plusieurs dizaines d’habitants se sont rassemblés, mercredi 10 janvier, dans la ville pour dénoncer le tourisme sexuel qui s’est propagé dans le royaume.
Accompagnés d’enfants portant des masques pour certains, les parents des victimes et leurs proches ont exigé la peine maximale contre ce quinquagénaire français accusé d’agression sexuelle sur mineures. « C’est une honte ! », « Nos enfants sont en danger ! », ont-ils scandé, selon des images diffusées par la presse locale. « Nous sommes ici aujourd’hui pour deux choses : réclamer la peine la plus lourde et dire non au tourisme sexuel au Maroc », a déclaré une responsable associative.

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Interrogé par le quotidien marocain L’Economiste, le père des deux fillettes a affirmé que l’homme était un ami à lui « qui jouait avec les filles de temps en temps dans le jardin », sans préciser les circonstances de l’agression présumée.



Le Français avait été interpellé dans un atelier de couture de la vieille ville en possession d’un « objet en plastique utilisé dans des simulations à caractère sexuel », selon l’enquête préliminaire citée par les médias marocains.



Condamnations « trop clémentes »
« Les enfants marocains subissent les sévices des pédophiles qu’ils soient marocains ou étrangers et l’Etat applique la politique de l’autruche », a fustigé l’ONG Touche pas à mon enfant sur sa page Facebook, où l’organisation, qui milite pour la protection des mineurs, partage également des extraits du livre Saint Laurent et moi de Fabrice Thomas. L’auteur, qui fut l’amant du célèbre couturier dans les années 1980, affirme avoir été témoin d’un acte pédophile dans la villa que le créateur partageait avec Pierre Bergé à Marrakech.

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Plusieurs affaires ont défrayé la chronique ces dernières années dans le royaume, suscitant l’indignation des ONG qui dénoncent des condamnations jugées trop clémentes et exhortent les pouvoirs publics à muscler la législation et à renforcer la lutte.
A l’été 2013, la grâce royale un temps accordée par erreur à un pédophile espagnol, Daniel Galvan, avait déclenché une vive polémique et donné lieu à des manifestations à Casablanca et à Rabat.

